Fondé en Ecosse dans les années 1650, l'Ordre des Francs-Jardiniers s'est rapidement développé en Angleterre puis en Irlande. Son principal objectif étant le partage des connaissances liées au métier, cette société amicale a basé ses activités sur l'entraide mutuelle. Aujourd'hui, elle se développe non seulement au Royaume Uni, mais également en France, en Allemagne, à Monaco, en Espagne, aux Philippines et en Afrique du Sud.
Historique
Env 1650 : Naissance de sociétés de jardiniers écossais pour l’entraide, pour promouvoir et pour réglementer leur profession.
1676 : Compte-rendu de Haddington Lodge, daté du mois d'août attestant de l’existence d'une "loge une, première".
1715 : Création d’une loge similaire à Haddington, à Dunfermline.
1780 : Publication du Dictionnaire des Jardiniers par Philippe Miller (1691-1771) botaniste d'origine écossaise, chef-jardinier du Chelsea Physic Garden, pionnier de l’horticulture.
1782 : Création des loges Lothian et Fife à Édimbourg.
1796 : Création de 3 nouvelles loges à Arbroath, Bothwell et Cumbnathan.
1817 : Création de la loge : British Order of Ancient Free Gardeners (->1972)
1817 : Création de la loge Newton Heath (numéro 99) à Manchester.
1821 : Création de loge Lasswade.
1822 : Création de loge Penicuik.
1845 : Création de loges Stratheden à Letham.
1849 : Lasswade St Paul's Lodge of Free Gardeners a invité des délégués à une réunion pour ouvrir une grande loge. Il y en avait une en Angleterre depuis un certain temps - l'Ordre britannique des jardiniers libres.
1849 : Création de la loge : l'Ancient Order of Free Gardeners (->1958) à St Paul à Lasswade regroupant 5 loges) à Édimbourg. La numérotation des lodges a été introduite : Lasswade est numéro 1 et Penicuik numéro 2.
1859 : Création de la loge : St Andrew Order of Ancient Free Gardeners Friendly Society (->1974)
1879 : l'Ordre de l'Ouest a ouvert la St Andrew Order of Ancient Free Gardeners Friendly Society.
1880 : L'Ordre apparaît pour la première fois dans le PO Directory dans les années 1880 sous le nom d'Ancien Ordre des jardiniers libres situé à Édimbourg et à Leith.
1911 : Réunion des loges des anciens ordres, britanniques et occidentaux et les sociétés non affiliées au total ils représentaient 70 à 80 lodges soient 12 000 francs-jardiniers.
1912 : Regroupement de 44 loges de Francs-jardiniers se regroupent pour fonder officiellement l'Ancient Order of Free Gardeners (Scotland) National Insurance Association.
L' Ancien Ordre, l'Ordre de l'Ouest (St Andrews) et "l'Ordre écossais" se sont combinés aux fins de l'approbation de la Loi sur l'assurance nationale créant à cet effet l'Association nationale d'assurance de l'Ancien Ordre des jardiniers libres (Écosse). Cependant, chaque loge (et ordre) participant a maintenu sa propre identité et ses propres traditions.
1928 : 79ème conférence annuelle de la Grande Loge de l'Ancien Ordre des Jardiniers libres (plaçant l'origine de cet organisme en 1849.)
2022 : L' I.O.F.G (d'après leur site facebook) a des Loges au Royaume-Uni, en Belgique, en France (une "branche" française existe), en Allemagne, à Monaco, en Espagne, aux Philippines et en Afrique du Sud.
11 Décembre 2022 : création du Jardin : "Les Jardiniers du Temple" à Lyon. Ordre de Franc-Jardinerie mixte, libre et totalement indépendant. 7 membres fondateurs.
Quand le maçon devient jardinier. Pourquoi être jardinier en plus de maçon ? Qu'apporte la jardinerie à un Maître Maçon ?
Notre démarche se veut une voie parallèle, complémentaire à la Franc-Maçonnerie Traditionnelle initiatique. Tout membre du Jardin aura au préalable été initié au troisième degré dans une loge maçonnique régulière mixte, féminine ou masculine.
Ce critère d’admission a pour but de réunir des personnes venant d’horizons différents mais liées par une culture commune du symbolisme.
L’interaction entre la Franc-Maçonnerie et notre Jardin se base sur un lien de filiation et nous acceptons donc les sœurs ou frères visiteurs désirant découvrir notre rituel. Cependant, nous affirmons rester dans une démarche indépendante et n’avons aucunement besoin de reconnaissance de la part d’une obédience maçonnique.
L’ordre des Francs-Jardiniers qui existe depuis plusieurs siècles, aurait pu disparaître mais a, fort heureusement, rebourgeonné depuis quelques décennies dans de nombreux pays. Notre Franc-Jardinerie a une identité propre à nos rituels qui sont volontairement différents de ceux pratiqués par l’Ordre International des Francs-Jardiniers. Cette différence ne nous empêche pas de reconnaître les autres ordres de Francs-Jardiniers. Les visites peuvent être envisagées au cas par cas.
Les Jardiniers du Temple se réunissent 4 fois par an pour célébrer l’entrée dans une nouvelle saison, lors de tenues aux solstices et aux équinoxes.
Chaque tenue commence par la création du jardin (en extérieur comme en intérieur), suivie de l’ouverture et de la cérémonie saisonnière spécifique : solstice d'été, équinoxe d’automne, solstice d’hiver ou équinoxe de printemps.
Les Jardiniers proposent alors à l’ensemble des jardiniers et des visiteurs présents, des "semis", "plants" ou "récoltes". Ce sont des écrits de taille plus ou moins importante, dont la liste a été transmise à tous dans l’invitation à la tenue.
La "récolte", équivalent de la planche en Franc-Maçonnerie, donne lieu à des échanges entre Francs-Jardiniers. Il en est de même avec le "plant" (équivalent de la minute symbolique).
Le "semis" est un écrit court sur un outil ou un symbole. Il n'est pas discuté et peut être ajouté à la dernière minute sans être préalablement présent dans l’ordre du jour.
Nous avons également la "moisson", une récolte co-écrite et lue par 2 ou plusieurs Francs-Jardiniers.
Huit Francs-Jardiniers sont chargés du bon déroulement des travaux. Il sont répartis dans le Jardin comme suit :
- 4 aux 4 points cardinaux,
- les 4 autres entre les premiers.
- les 4 fonctions aux points cardinaux :
Maître du Jardin
Seul Jardinier regardant l’Ouest, il est situé à l'EST (Orient), le Maître du Jardin comme son nom l’indique ouvre, ferme, dirige et donne une vision au jardin.
Il introduit toutes les cérémonies saisonnières, fait circuler la parole, veille au bon déroulé de l’ordre du jour et au bien être de tous.
1er Chef Jardinier
Situé au SUD (Midi), le 1er Chef Jardinier assiste le Maître du Jardin dans le bon déroulement de celui-ci.
2nd Chef Jardinier
Situé au NORD (Septentrion), le 2nd Chef Jardinier assiste le Maître du Jardin dans le bon déroulement de celui-ci.
Gardien du Portail
Situé à l’OUEST (Occident), face au Maître du Jardin, le Gardien du portail en détient la clé.
- Les quatre fonctions suivantes :
Digne Guide
Le Digne Guide est basé au Sud-Est. Il se déplace régulièrement afin d’accompagner les jardiniers ou visiteurs. Détenteur de la lettre A dont il marque le Jardin en début de tenue, il délimite la cloture du jardin et le début des travaux.
Secrétaire
Le Secrétaire siège au Nord-Est, proche du Maître du Jardin. Il rend compte des précédents échanges. Il préserve ainsi la mémoire du Jardin.
Avant les rencontres, il veille à la constitution d’un ordre du jour varié, harmonieux, cohérent et juste ainsi qu’à sa diffusion et à son archivage.
Il a en charge aussi les communications (hors lien de solidarité et de fraternité de l’Hospitalier) et compte-rendus des échanges des comités administratifs (hors comités d’apprentis et de compagnons).
Intendant
Depuis le Nord-Ouest, l’Intendant pourvoit en tant que de besoin à l’apport de tout ce qui est nécessaire à l’ouverture des travaux. Il finalise la sacralisation du Jardin et est responsable de la terre et des graines des jardiniers. Armé du Greffoir de l’Equerre et du Compas, il répond à la demande du Maître du Jardin.
Hospitalier
La Fraternité, le bien-être et la solidarité sont fondamentales dans notre Jardin, et plus largement dans notre association et philosophie. L’Hospitalier depuis le Sud-Ouest veille scrupuleusement à cela.
Notre jardin est généralement installé en intérieur, dans un Temple maçonnique, et parfois en extérieur, dans un jardin ou dans la nature.
Il est toujours symboliquement orienté avec son portail à l’Ouest.
Une allée au Nord et une au Sud permettent de rallier l’Ouest à l'Est, où siège le Maître du Jardin entouré de la Lune et du Soleil.
Notre parterre de jardin, élément central, est un carré long, appelé le "Tapis Vert". Il est composé de carrés et rectangles en nombre, position et couleur spécifiques et symboliques.
Il se compose de la manière suivante :
4 couleurs, 4 nuances de vert
4 saisons de notre hémisphère : printemps, été, automne et hiver avec les 2 équinoxes et les 2 solstices.
12 carrés :
• 4 points cardinaux : est, sud, ouest, nord
• 4 éléments : Terre, Air , Eau , Feu
• 4 qualités élémentaires : le chaud, le froid, le sec, l'humide.
24 rectangles : 24 heures
Un écrin est réservé à quelque chose de précieux que l’on veut conserver tel un bijou.
La terre, et tout particulièrement celle conservée dans l’écrin des JDT placé au centre du Tapis vert, est de grande valeur. En effet, elle est constituée du mélange des 7 terres apportées par les 7 fondateurs lors de la cérémonie de création du premier Jardin. C’est sur ces terres mêlées et à jamais intimement liées que seront ouvertes les tenues et passés les serments, ce qui lui vaut son caractère sacré.
La terre est la matrice de la vie, celle qui accueille et qui donne sans compter. Elle procure le confort d'une température favorable et sera le support nourricier de la future plante en lui apportant les éléments nutritifs favorables à son développement. Elle est aussi l'un des 4 éléments avec l’Air, l’Eau et le Feu. Elément qui, fécondé par l’eau tombée du ciel et éclairé par les rayons de feu du soleil, filtrés par l’air, peut engendrer la vie. Matière première épaisse, obscure, qui contient tout en elle-même, et en particulier les 4 éléments.
Adam a été créé à partir de la terre. Alors que le mot "Adam" signifie "homme", la racine du nom adama en hébreu signifie "terre". Ainsi, placé dans le Jardin d'Eden qu'il est chargé de garder et de cultiver, Adam est le symbole de l'Etre primordial.
Pour les Jardiniers du Temple, Adam, représentant l'humanité, est symboliquement le premier Franc-Jardinier. Il est placé dans le paradis d'Eden, jardin dans lequel il s'émerveille, travaille avec la Nature et se nourrit.
Eden abrite l’Arbre de Vie, symbole de protection et de sagesse et l’arbre de la Connais-sance du bien et du mal. Eve, puis Adam, croquent le fruit défendu de ce dernier, ce qui a entraîné leur expulsion du jardin et la perte de leur innocence.
Le fleuve qui irrigue le Jardin d'Eden se divise en quatre bras, qui se nomment Phison, Gihon, Hiddekel et Euphrate.
L'histoire de Noé est l'un des grands récits narratifs de l'humanité.
Pour nous, Franc-Jardiniers, Noé est avant tout un homme de la terre, un homme du sol. Avant même qu'il ne pose pied sur la terre régénérée, c'est la plante qui annonce le retour du vivant : un rameau d'olivier vert, fragile, minuscule, porté par une colombe, symbole d'une immense espérance concrète et active.
Ainsi, le végétal précède l'homme ; il est la première promesse du jardin à venir.
Noé choisit de faire vivre cette espérance par un geste humble, presque invisible : il plante une vigne, qui est une plante lente, exigeante et vulnérable. Cet acte silencieux nous dit l'essentiel de sa nature, celle d'un homme attentif, patient et en relation avec le vivant. Noé renoue ainsi un fil entre ciel et terre, entre le temps des hommes et celui du sacré. Son geste est à la fois jardinier et sacerdotal.
Père symbolique de toute l'humanité, Noé transmet une posture : s'agenouiller devant le vivant, lire une terre, écouter les saisons. À nous, jardiniers, son histoire ne dit pas quoi faire, elle montre comment être : ne pas maîtriser la nature, ne pas la conquérir mais travailler avec elle en s'inscrivant dans le temps long, avec l'humilité de celui qui sait qu'il ne verra pas toujours les récoltes ou l'aboutissement de son travail. Qui, sous l'arc-en-ciel d'une alliance universelle, lentement, recommence, saison après saison, en cultivant, en transmettant et en remettant sans cesse son ouvrage.
Salomon, le bâtisseur. Il revêtit tout l'intérieur de son Temple avec du bois : des plaques de cèdre sur les murs, du sol au plafond et des planches de cyprès sur le sol. Dans le sanctuaire, destiné à protéger l'Arche d'Alliance, il sculpta deux chérubins en bois d'olivier.
Notre Jardin s'apparente à ce Temple, qui symbolise pour le Jardinier, la poursuite du travail initiatique. Salomon nous invite ainsi à porter la spiritualité partout dans le monde considérant la Nature comme principe sacré omniscient, la Lumière comme guide, les Eléments comme repères.
Les abeilles comptent parmi les plus anciens insectes que la vie terrestre ait connus. Elles sont un élément central, même vital, pour la nature et la survie de l'humanité.
L’abeille est comme nous Francs-Jardiners, elle possède des outils pour travailler la nature.
L’abeille nous renvoie à la dualité, de par sa physionomie et son fonctionnement :
- elle est striée de jaune et de noir, tel l’ombre et la lumière
- elle alterne entre sa ruche et l’extérieur, passant ainsi de l’ombre à la lumière : comme une alliance entre la quête du sublime et la descente dans ses profondeurs. Elle retire des choses de ses expériences à l’extérieur pour nourrir la ruche, qui symboliquement représente son monde intérieur. L’abeille peut être ainsi vue comme l’âme de la nature.
- Enfin elle est un animal à double facette de par la douceur de son miel et la dureté de son dard qui provoque d’âcres douleurs.
Les abeilles ont également une symbolique très riche, en voici quelques-unes : symbole d’une rectitude dans le travail et l’organisation, de fertilité et d'abondance, de dévouement, de douceur et bienveillance, la sagesse et la connaissance, et bien d’autres encore. Les abeilles sont un symbole puissant et polyvalent, elles sont à elles seules un éco système assurant le cycle de la vie.
C’est un travail d’équipe et de communauté que nous renvoie l’image de la ruche: elle symbolise le travail assidu, la coopération, et la notion que le tout est plus grand que la somme de ses parties. Elle rappelle l'importance du travail d'équipe et de la collaboration pour atteindre des objectifs communs. Cela nous demandera ordre et organisation. En effet, les abeilles vivent dans une ruche bien organisée, avec des rôles clairement définis pour chaque membre de la colonie. La ruche symbolise donc l'ordre, la discipline et la structure. Qualités nécessaires à la réalisation et l’épanouissement de notre jardin.
Le serpent est l'un des animaux les plus ambivalents et les plus mystérieux. Présent dans le Jardin d'Eden, on lui reproche d'avoir tenté Eve de goûter au fruit défendu. Et pourtant, n'est-ce pas grâce à lui que, depuis lors, l'humanité peut bénéficier de son libre arbitre ?
Symbole de vie et de mort : d'un côté force destructrice, responsable du chaos et de la chute de l'Homme, de l'autre force créatrice de par son côté régénérateur dans le cycle de la vie. Son venin est à la fois poison et antidote, incitant à la prudence et à la vigilance. Le Serpent questionne.
Sa présence sur le tapis vert encourage le Jardinier a, comme lui, changer de peau à bon escient, induisant ainsi la transmutation de l’ancien en nouveau, pour une transformation intérieure vers plus d'humanité et de spiritualité.
La bêche est l’un de nos quatre outils présents sur le tapis au 1er degré avec le râteau, la fourche et le balai à gazon. Ces outils anciens, manuels, simples, tous constitués d’une partie bois et métal sont "officiellement" présentés, au postulant à l’entrée dans le Jardin et plus largement pour l’entrée sur le chemin initiatique des Jardiniers du Temple.
Chaque outil est lié aux potentialités d'un ensemble de forces dont il faut connaître l'énergie pour savoir la réguler et la maîtriser avec discernement, afin de composer son jardin personnel et partagé.
Dans le calendrier républicain les outils sont mis à l’honneur le 10ème, 20ème et 30ème jour de chaque mois, la bêche, assez importante par sa fonctionnalité et par son nom, était attribuée au 10ème jour du mois de ventôse et correspond généralement au 28 février de notre calendrier grégorien.
Outil horticole, à large lame trapézoïdale ou rectangulaire, qu'on enfonce dans le sol avec le pied et qui sert à retourner le sol par un mouvement de levier, la bêche est également appelée pelle-bêche. Elle est faite d’un long manche en bois, qui peut être légèrement courbé pour un travail plus aisé de la terre, et d’une pièce de travail en fer. Certaines bêches se terminent en T au bout du manche pour donner plus d’appui et donc plus de force dans le travail.
Elle sert à retourner et à ameublir la terre, on voit la toute l’importance de ces travaux préparatoire à tout projet d’envergure. C’est également à cette étape que la fumure peut être apportée afin d’enrichir les travaux.
Le râteau est un outil agricole courant utilisé pour ratisser et ameublir le sol, ramasser les feuilles mortes ou d'autres débris, ou encore niveler des surfaces. Il est utilisé pour nettoyer et aménager des espaces extérieurs.
En conséquence, il peut symboliser le désir d'ordre, de propreté et de beauté dans l'environnement.
Le râteau est souvent utilisé dans le jardinage pour préparer le sol pour la plantation. Il peut symboliser la préparation nécessaire pour la croissance future, que ce soit dans un jardin littéral ou dans la vie en général. Il est souvent associé au travail manuel et à l'effort physique. Il symbolise le dur labeur, la persévérance et l'humilité, car il est utilisé pour effectuer des tâches parfois ingrates et exigeantes.
A noter que le râteau est donc un outil polyvalent qui peut être utilisé dans différentes situations. Cela peut symboliser l'importance de l'adaptabilité et de la flexibilité dans la vie, la capacité à s'ajuster aux circonstances changeantes.
Enfin, dans la culture japonaise et ses jardins zen, le râteau est synonyme de créativité : c’est dans un contexte artistique mais aussi de recherche de plénitude que le râteau peut être utilisé pour créer des motifs décoratifs dans le sable ou dans d'autres matériaux.
La fourche, en tant qu'outil agricole traditionnel, est utilisée pour récolter des cultures souterraines comme les pommes de terre ou les betteraves. Elle est alors associée à la récolte, à l'abondance et à la nourriture.
Elle est aussi un outil utilisé pour labourer la terre, retourner le sol et préparer le terrain pour la plantation. Elle est souvent associée au travail acharné et à l'effort physique requis dans l'agriculture.
La fourche a souvent deux ou plusieurs dents qui peuvent être utilisées pour saisir ou soulever la terre. Dans ce contexte, elle peut symboliser la dualité, la capacité à faire des choix et à prendre des décisions.
En raison de sa forme bifurquée, la fourche peut symboliser le choix de chemin ou de direction dans la vie. Elle rappelle que chacun doit faire des choix qui peuvent influencer son destin.
Le balai à gazon, également appelé râteau à gazon ou râteau de jardin, est un outil de jardinage conçu pour ramasser les feuilles mortes, l'herbe coupée et d'autres débris sur la pelouse ou dans le jardin.
Humble parmi les outils du jardinier, il incarne la maîtrise et la persévérance. Face à la bêche, au râteau et à la fourche, il vient parfaire l’ouvrage dans un mouvement horizontal, discret mais essentiel.
Il symbolise le désir d'ordre, de propreté et de beauté dans l'environnement. Il rappelle l'importance de maintenir un espace extérieur propre et bien entretenu.
Comme le rappelait Boileau - "Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage" - il symbolise l’effort répété, la quête d’un perfectionnement sans fin. Outil d’entretien et de vigilance, il rappelle au Maître Jardinier que rien n’est jamais acquis : la nature commande, et l’homme apprend à se tenir à sa juste place.
Par sa délicatesse, le balai redresse les brins d’herbe, éclaire les racines, révèle l’essentiel. Au Japon, son cousin le kumade trace dans le gravier la paix intérieure. Car entretenir, c’est "tenir entre", maintenir le lien vivant entre l’homme et son œuvre.
Dans la lenteur du geste s’exprime une sagesse profonde pour raviver sans cesse la flamme du vivant.
Deux outils indispensables à la création de notre jardin. Sous le contrôle de l'Equerre et du Compas, les francs-jardiniers complètent notre accomplissement personnel, intellectuel et spirituel. Rectitude et harmonie les aident ainsi à oeuvrer ensemble pour le bien individuel et collectif.
L'équerre nous apporte la précision, en tant que tel, elle symbolise l'ordre, la structure, l'organisation, l’exactitude et la rigueur dans la mesure et la construction. Elle nous garantit la qualité du travail et l'importance de bâtir sur des fondations solides. Elle fait également écho à une notion d’Équité et justice : L'équerre étant le symbole de la justice dans de nombreuses cultures. Elle représente l'idée d'équité, de rectitude morale et de conformité aux normes éthiques. Afin d’assurer le respect et l’humanité au sein de toute communauté. L'équerre, en tant qu'outil qui crée des angles droits, symbolise également l'équilibre. Elle rappelle l'importance de maintenir un équilibre dans différents aspects de la vie, qu'il s'agisse de l'équilibre entre le travail et la vie personnelle ou entre les aspects spirituels et matériels de l'existence.
Le compas est l'instrument utilisé pour tracer des cercles, des arcs et des angles dans la géométrie et la construction. Il est également un symbole riche en significations dans divers contextes : Le compas est souvent associé à la dualité, car il se compose de deux bras mobiles. Ces bras peuvent être ouverts et fermés, symbolisant ainsi la dualité et l'opposition apparente. Cependant, ils travaillent ensemble pour créer des formes harmonieuses, ce qui représente l'unité dans la diversité.
Le compas est utilisé pour créer des formes et des motifs. En tant que tel, il symbolise la créativité, le pouvoir de création et la capacité à donner une forme concrète à des idées abstraites. C’est avec un compas que nous pouvons tracer des cercles, nous renvoyant ainsi au Cercle de la Vie : et donc au cycle de la vie, la continuité et l'éternité. Le cercle est une forme sans fin, ce qui nous rappeler notre action dans le jardin avec l'idée de renaissance et de renouvellement.
Ajouté à l’équerre et au compas des Francs-maçons, le couteau à greffer trône au centre de notre Jardin. Outil et symbole suggérant la Nature, il illustre aussi notre volonté de nous greffer les uns aux autres pour collaborer et s’entre-aider dans le travail. Le fruit de nos récoltes n’en sera que meilleur.
Le couteau à greffer est un outil important dans le jardin notamment pour réaliser des greffes, il permet de fusionner deux parties de plantes distinctes afin d'en former une seule. Ce processus permet de créer de nouvelles variétés de plantes.
Il permet aussi d'améliorer leur résistance aux maladies, leur rendement ou leurs caractéristiques. Le couteau à greffer est donc associé à plusieurs symboliques tel la transformation et la création: Il symbolise ainsi la capacité de l'homme à transformer et à améliorer la nature pour répondre à ses besoins.
Ou en encore la patience et la persévérance: La greffe est une technique délicate qui demande du temps et de la patience. Le couteau à greffer rappelle la persévérance requise pour réussir ce processus, tout comme dans la vie où la réalisation de projets peut nécessiter du temps et des efforts constants.
L'union et la collaboration: Le couteau à greffer unit deux parties de plantes différentes pour en former une seule. Cela peut symboliser l'importance de l'union et de la collaboration dans la réalisation de projets ou d'objectifs communs.
La transmission des connaissances: La technique de greffe a été transmise de génération en génération, et le couteau à greffer est un outil qui symbolise la transmission du savoir-faire et des connaissances liées au jardin.
Avec le couteau à greffer, nous sommes amenés à couper les vices et greffer les vertus. Sa présence nous rappelle l'importance de la vie et de sa sauvegarde. Il nous permet aussi de greffer d'autres Francs-Jardiniers dans une chaîne de fraternité et de solidarité.
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