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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rassembler ce qui est épars, rechercher par thème.

REAA : déclaration de Rome(2007)

Publié le 2 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA

  1. Les Juridictions des Hauts Grades Écossais réunies en XIXe Rencontre Internationale du 24 au 27 mai 2007 au Zénith de Rome confirment l’importance de la méthode d’échanges périodiques multilatéraux, ouverts et dynamiques. Elle permet de confronter des expériences, des idées, des projets pour partager un élan commun autorisant à  concourir à l’amélioration et au progrès de l’humanité.            
  2. Elles réitèrent leur attachement aux principes de liberté absolue de conscience, de respect de la diversité des identités et leur profonde fidélité aux principes énoncés lors des déclarations de Lausanne en 1875 et de Genève en 2005 qui représentent les fondements de la Franc-maçonnerie  des Hauts Grades Écossais. 
  3. Elles  expriment leur pleine satisfaction pour les résultats obtenus lors des Travaux de la XIXème Rencontre et pour la convergence d’idées sur le thème à l’étude. Ceci a conduit à exclure un engagement direct des Juridictions Ecossaises dans la transmission du message maçonnique envers la Société et à interpréter avec plus de force la mission initiatique. Le but est de former d’authentiques Maçons unis et  véritables vecteurs des principes de Tolérance dans la Société profane, de respect humain, de liberté, d’altruisme, qui sont les conditions pour la cohabitation pacifique des peuples et pour le progrès humain, en tenant compte de l’évolution de la société 
  4. Les Juridictions expriment dans un même temps la conviction que la Franc-maçonnerie des Hauts Grades Ecossais a vocation à conduire une action indirecte, afin de mettre en pratique le projet énoncé au paragraphe cinq de la Déclaration de Genève qui leur assigne pour mission de concourir au rapprochement solidaire entre les différentes cultures et civilisations pour contribuer ensemble au développement 
  5. Toutes les Juridictions ont adhéré à l’idée et soutenu le projet de tenir une « Conférence Méditerranéenne des Hauts Grades Écossais » en octobre 2008 à l’Or\ de Marseille, en vue d’étudier les instruments et propositions de nature à favoriser l’ouverture, le dialogue et le dépassement des différences idéologiques et spirituelles.  
  6. Les Juridictions expriment leurs plus vives félicitations pour la constitution de l’ « Association Européenne d’Etudes et de Recherches Écossaises » (S.EU.RE). Elles remercient leurs promoteurs et déclarent leur soutien à l’initiative. Elles souhaitent qu’à travers cette « société savante », ouverte à des chercheurs Maçons et profanes, les principes des Hauts Grades Écossais puissent s’introduire dans le tissu de la société contemporaine et susciter l’ adhésion aux niveaux les plus élevés de l’Union Européenne.  
  7. La 19e Rencontre Internationale des Hauts Grades Écossais a conclu ses travaux dans une atmosphère de grande Fraternité et un niveau conforme à la Tradition. Les Juridictions ont décidé de tenir la prochaine et 20e Rencontre internationale au Royaume du Maroc, dans un Orient restant à définir, et remercient le Suprême Conseil du Maroc d’avoir bien voulu accepter d’en être l’hôte.  

8.     Le thème de travail sera le suivant :

       « Comment l’Écossisme, avec sa conception progressive de l’évolution, peut-il trouver sa place dans une société où règne la dictature du présent ? »


Alors que l’Italie célèbre le bicentenaire du F\Giuseppe Garibaldi, les Juridictions s’honorent de s’associer à ce devoir de mémoire autour d’un Franc-maçon emblématique de l’universalité. Membre du R\ E\ A\ A\   et Grand Inspecteur Général (33e), il symbolise l’engagement dans la cité pour les valeurs de Liberté, Égalité, Fraternité. Citoyen des deux Mondes, ce T\ Ill \F\ a œuvré de manière exemplaire pour faire prévaloir les idéaux d’émancipation, de progrès et de rassemblement dans l’unité fraternelle.  Les Suprêmes Conseils ont tenu à saluer l’engagement du S\ C\ d’Italie et lui expriment leur plus profonde gratitude.

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REAA : déclaration de Genève(2005)

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA

PRÉAMBULE


 
Les juridictions des hauts grades Écossais réunies à Genève du 5 au 8  mai 2005 dans le cadre de leur XVIIIème Rencontre Écossaise Internationale, considèrent le moment venu de marquer une nouvelle étape après la déclaration faite à Lausanne voici cent trente ans dans un contexte maçonnique international différent. Elles se réfèrent néanmoins à ce texte fondateur, car il permet d’affirmer notamment la pérennité et l’universalité des principes maçonniques.

En 1875, le monde était dominé par l’Europe. Le XIX° siècle était par ailleurs marqué par le triomphe des nationalités et l’apogée d’États Nations enclos dans des frontières jalousement protégées. Dans un même temps, les idées des Lumières d’universalisme, d’humanisme et de  progrès  s’étaient propagées sur le  continent entraînant dans certains pays une opposition à la modernité sociale, politique et religieuse.

En ce début de XXIème siècle, le monde a changé. Il semble dépourvu de sens, c’est-à-dire de signification intellectuelle et d’orientation morale. Les cloisonnements qu’étaient les frontières nationales ont largement cédé la place à  de nouveaux ensembles régionaux et à une mondialisation économique trop souvent génératrice d’inégalités et non d’ un universalisme respectueux de l’Homme et de son environnement. 

 Le doute, voire le soupçon, ont remplacé l’espoir en un avenir meilleur. La tyrannie d’un immédiat omniprésent nous prive du recul nécessaire pour connaître  le passé et envisager l’avenir. La résurgence des cléricalismes, des intégrismes et des fanatismes est porteuse d’incompréhension et de violence. 

Francs-maçons,  devons-nous  pour autant  renoncer aux acquis et aux espaces conquis par nos aînés, aux combats d’aujourd’hui et aux espérances de demain ? Ce serait une profonde erreur. Aussi  est-il  apparu souhaitable aux juridictions signataires de la présente déclaration d’élaborer un texte fondateur, témoin d’une époque nouvelle et qui ait valeur de référence pour une action commune et future.

                                             ______________________     
       

 1.     Les Juridictions des Hauts Grades Écossais, siégeant ce jour, 7 mai 6005 au Zénith de Genève, réaffirment solennellement et avec force leur pleine et entière   adhésion aux principes fondamentaux de l’Ordre.  Après avoir délibéré de leur vocation contemporaine, de leur caractère spécifique et du contexte dans lequel elles pratiquent la progression initiatique,  deux siècles après la création du rite dans la lignée de la Franc-maçonnerie Universelle, elles mettent l’accent sur le respect de la dignité humaine, l’accueil en son sein de tout Maçon à la probité reconnue, sans discrimination, ni distinction de caractère ethnique, politique, philosophique ou religieux.

2.     Leur tradition est fondée sur une méthode maçonnique qui passe par un symbolisme,  enseigné et vécu, non imposé mais suggéré. Ce symbolisme constitue le langage commun autorisant une réflexion sur le devenir humain. Celle-ci  dépassant les cloisonnements, les barrières idéologiques, les postulats doctrinaux, se situe  dans une perspective illimitée de recherche.

3.     Le Rite Écossais Ancien et Accepté  est le plus largement utilisé dans le monde. Il est un courant initiatique, traditionnel et universel qui comporte trente hauts grades. Il est fondé sur la fraternité, la justice et l’esprit de chevalerie.

4.     Le Rite est administré  par des juridictions souveraines et indépendantes qui exercent leur  compétence sur les grades  postérieurs à celui initiatique symbolique de maître maçon. Par sa pratique, le rite contribue aussi à créer des liens entre les différentes cultures et civilisations.

5.     Le Rite ajoute à sa dimension internationale, l’universalisme de ses principes fondés sur un humanisme soucieux de placer l’être humain au centre de ses réflexions et de ses actions.

6.     Le Rite, refusant tout dogme ou idéologie contraignants, affirme la nécessité de la liberté de conscience, seule capable de développer une libre spiritualité accessible par une constante recherche de la vérité.

7.     Le Rite ambitionne par son principe de perfectionnement progressif du maçon,  un travail de recherche sur soi-même, par la méthode initiatique, auquel s’ajoute la volonté d’œuvrer sans relâche au bonheur de l’humanité et de réaliser son émancipation intellectuelle et morale.

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L'Ordre Ecossais à Berlin de 1742 à 1752(P Mollier)

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA

L’apparition des hauts-grades, leur origine, leur fonctionnement et leur rôle avant les années 1760 restent parmi les problèmes les plus obscurs de l’histoire maçonnique. Antérieurement à 1745, les témoignages sont rares, souvent allusifs et leur interprétation toujours difficile. Le premier est une liste de loges anglaises de 1733-1734 où l’on découvre une « Scotts Masons’ Lodge ». Le second est un extrait du livre d’architecture de la loge de Bath, toujours en Angleterre, qui relate, en 1735, que des frères ont été « faits et admis Maîtres Maçons Écossais ». A Londres, en 1740, le livre d’architecture de la Old Lodge n°1 rend aussi compte que le 17 juin des frères ont été « faits Maîtres Maçons Écossais ». Il faut ensuite aller à Paris où, le 11 décembre 1743, la Grande Loge de France, en l'article 20 de ses Ordonnances Générales, met en garde les frères contre ce qui lui semble une nouveauté : « Ayant appris depuis peu que quelques frères se présentent sous le titre de maitre écossois et revendiquent, dans certaines loges, des droits et privilèges... ».
Les divulgations de cette époque comme L’Ordre des Francs-maçons trahis, Le Parfait Maçon ou La Franc-maçonne ne manquent pas de faire allusion à ce « Secret des Maçons Ecossois...qui commence à être connu en France ». Enfin, en 1745, les Statuts dressés par la R.L. Saint-Jean de Jérusalem, le 24 juin, ne laissent plus place au doute, ils précisent : « Les Maîtres ordinaires s'assembleront avec les maîtres les parfaits et Irlandais trois mois après la Saint Jean, les maîtres Elus six mois après, les Écossais neuf mois après, et ceux pourvus de grades supérieurs quand ils le jugeront à propos » (Art. XXXX).
Peu de documents et tous de quelques lignes au plus, on voit combien une meilleure connaissance de cette difficile question repose avant tout sur la découverte de nouvelles archives.
Cela souligne la grande importance de la pièce dont nous allons maintenant faire état. Un registre de « la Très Respectable Société des Maîtres Ecossois de la Très Vénérable et Très Respectable Loge de L’Union depuis sa fondation du trentième de novembre 1742 » vient en effet d’être mis au jour dans la collection de documents historiques de la Bibliothèque du Grand Orient de France récemment restituée par la Russie.
Il ne s’agit plus là de quelques lignes mais d’un volume de 140 feuillets ! Il est relié dans un cartonnage vert – 21 sur 35 centimètres – et en parfait état. L’ensemble – tant le papier que l’encre – est d’une grande fraîcheur. La lecture de ce manuscrit de qualité ne présente en aucune partie la moindre difficulté. On y découvre d’abord, sur les 16 premiers folios, les « Loix, Statuts et Ordonnances » c’est-à-dire les règlements de la loge écossaise, qui ont d’ailleurs subi différents amendements au fil des années. A leur suite prennent place les signatures des près de 80 maçons reçus par la loge, qui marquaient ainsi leur adhésion aux dits statuts. On peut ensuite y lire les comptes rendus des 141 réunions tenues par la loge écossaise entre le 30 novembre1742 et le 13 novembre 1752. La troisième et dernière partie du document présente un annuaire détaillé – les qualités civiles des membres sont souvent données – des frères reçus Maîtres Écossais pendant cette période. L’étude approfondie de cette pièce exceptionnelle va se révéler riche en informations sur les débuts de l’ « écossisme ». L’existence de cette loge écossaise n’était cependant pas totalement inconnue des historiens. Elle avait été signalée dans la sixième édition (1903) de l’Histoire de la Grande Mère-Loge Nationale aux Trois Globes.

Les origines

« La très Vénérable et très Respectable Loge Écossaise de l’Union » a été fondée à Berlin le 30 novembre 1742 par les frères Fabris, Roman, Pérard, Fromery, Roblau, Fünster et Perret. La capitale du Royaume de Prusse est alors dans la deuxième année du règne prometteur du jeune Frédéric II (1712-1740-1786). La Maçonnerie a fait son apparition institutionnelle en Prusse le 13 septembre 1740 avec la création de la loge « Aux Trois Globes ». Cependant dès 1738, Frédéric, alors prince-héritier, avait lui-même été reçu maçon par une délégation de la loge de Hambourg, la première loge ouverte dans les Etats allemands en 1737. La Maçonnerie « écossaise » ne s’implante ainsi en Prusse que deux ans après la Maçonnerie symbolique des trois premiers grades.
Si la Prusse prend une place de plus en plus importante sur la scène européenne, ses élites, à l’image du nouveau monarque, sont très marquées par la culture française. Le souverain fait bon accueil dans sa capitale aux français et ils seront nombreux à Berlin à cette époque, Voltaire ne sera que le plus célèbre d’entre eux ! Si Jacopo Fabris (peintre né à Venise en 1689 et mort à Copenhague en 1771) est un italien cosmopolite et Fünster, probablement, un allemand, à la consonance de leurs noms, on peut supposer que cinq des sept fondateurs sont français. Même si l’immense majorité des frères reçus Maîtres Écossais pendant près de dix ans sont allemands, tous les comptes rendus de la loge seront rédigés en français. Et lorsqu’ils signent les statuts, une partie des récipiendaires francisent d’ailleurs leurs prénoms.
Où les fondateurs ont-ils eux-mêmes été reçus Maîtres Écossais et sur quel titre fondent-ils le nouvel atelier ? On l’ignore. On peut juste souligner, qu’alors que la loge écossaise de l’Union sera très soucieuse de doter les loges écossaises qu’elle créera dans différentes villes, de patentes en bonne et due forme, elle-même ne se réclame, en 1742, d’aucun document fondateur. Sa création semble seulement le fruit de la réunion et du projet commun de sept Maîtres Écossais le jour de la Saint-André 1742. Il est même possible que le nouveau grade n’ait été amené à Berlin que par un Frère, le Vénérable Maître fondateur par exemple, le Frère Fabris, et que les six autres Maîtres Écossais fondateurs ne l’aient reçu qu’à la veille de fonder la nouvelle loge écossaise. On en est réduit là aux conjectures.

Les grades

A sa création, la loge écossaise semble ne pratiquer et transmettre qu’un grade, celui de Maître Écossais. La plupart des réunions consistent d’ailleurs à voter sur l’admission de candidats, puis à conférer le grade à ceux acceptés lors de la tenue précédente. Le récipiendaire doit être revêtu des trois grades symboliques et c’est un Maître Maçon « bleu » qui est reçu Maître Écossais. Il n’y a donc pas de grades intermédiaires comme le Maître Parfait, le Maître Irlandais ou l’Elu. On ne connaît malheureusement pas le rituel d’Écossais pratiqué par la loge de l’Union. On regrette bien de ne pas avoir « l’ouvrage Écossais en forme de catéchisme » proposé par le Frère Roblau le 22 avril 1745 et « généralement approuvé du T.V. Maître et de toute la loge », mais un certain nombre d’indices repérés dans les procès-verbaux peuvent peut-être permettre de s’en faire une idée. On apprend ainsi lors de la tenue du 14 octobre 1743 que les décors sont uniformément verts puisque : « le frère Fünster a été chargé de faire faire 14 tabliers bordés d’un ruban vert et les bavettes des officiers garnies d’un taffeta(s) de la même couleur, celui du très vénérable sera distingué par une brodure (?) sur la bavette. »
Par ailleurs, « les honneurs de la Maçonnerie Écossaise [se font] par 4 fois 4 » (31 décembre 1743) et la croix de Saint-André est un des éléments principaux de la symbolique du grade. La couleur verte, l’acclamation par 4 fois 4, la croix de Saint-André font irrésistiblement penser à l’« Écossais vert » de la Stricte Observance et, au-delà, à la famille de rituels de « Maître Écossais » dont il est le représentant le plus notable. Il est d’ailleurs curieux qu’Eric Ward avance que cet « Écossais vert » pourrait fort bien être le « Scott Master Mason » anglais des années 1730-1740.
Ce grade d’Écossais est-il d’origine française comme probablement la majorité des fondateurs de la loge ? Ce nouveau grade serait alors une des traductions maçonniques de la mode française qui règne alors sans partage en Prusse. Inversement, les derniers signes d’activité de la loge écossaise de Berlin coïncident avec le retournement de l’opinion quant à la France, et au début de la guerre de Sept Ans qui opposera Louis XV à Frédéric II.
S’il n’était français, ce grade de Maître Écossais pourrait-il être, comme la Maçonnerie elle-même, d’origine britannique ? L’appellation de certains officiers de la loge écossaise peut le faire penser. Les dénominations d’ « Ainé Surveillant » et de « Jeune Surveillant » qu’affichent les tableaux, sentent la traduction littérale récente des traditionnels « Senior Warden » et « Junior Warden » d’Outre-manche, quant à l’office de « Stuart de la loge » le terme dut paraître intraduisible. Mais il pourrait s’agir d’un procédé pour tenter de légitimer ce nouveau grade en suggérant une origine britannique, synonyme d’authenticité maçonnique ? D’autant que, dans le corps des comptes rendus, il est question de Premier et Second Surveillants selon l’usage français. En faveur de la filière britannique, notons aussi que la loge écossaise « L’Union » de Berlin est en correspondance avec la loge « L’Union » de Londres (31 décembre 1743). Une correspondance, a fortiori avec une loge londonienne, n’implique-t-elle pas à un moment ou à un autre un échange d’information sur les rituels ? D’autant que le vénérable maître fondateur, Fabris avait lui-même été initié à Londres dans la dite loge de L’Union !

Jusqu’à la fin 1743, lorsque la loge procède à une initiation, les récipiendaires sont « reçus Maîtres Écossais dans toutes les formes dues et requises ». Dès la tenue de fondation, qui se tient justement le 30 novembre 1742, on célèbre « la fête de Saint André le patron des Écossais avec toute la décence qui convient à un jour aussi solennel ». Un an après, le 30 novembre 1743, le jour de la Saint-André est à nouveau l’occasion d’une tenue particulièrement importante. Le rituel de la loge s’enrichit alors d’une cérémonie qui apparaît bien a minima comme un complément conséquent au grade de Maître Écossais. En effet, après les élections :

« Le Très Vénérable Passé Maître Frère Fabris a créé le nouveau Maître en Chaire Frère Roman Chevalier de l’Ordre Écossais par trois coup d’épée qu’il lui a donné en croix sur le dos avec ces paroles, je vous crée et fait Chevalier de l’Ordre Écossais par ces trois coups dont le premier est pour le Roi le second pour le patron et le troisième coup est pour la loge puis l’a revêtu de l’Ordre Écossais. Le Très Vénérable enfin pris possession de la chaire a créé chevalier du dit Ordre les Frères Passé Maître Fabris, Lamprecht, de Gerresheim, Fromery, Roblau, Funster, Pérard, D’Alençon, Rollet, de Often et de Brefeld dans les mêmes formes et cérémonies mentionnées ci-dessus puis il a prononcé un petit discours concernant les devoirs qui sont attachés à cet Ordre auquel le Frère Secrétaire a répondu par un second discours dans lequel il a fait voir l’ancienneté de cet Ordre, ses nobles progrès et sa sublimité. »

D’où vient cette cérémonie chevaleresque ? Est-ce une innovation et dans ce cas à quel mobile obéit-elle et quelles sont ses sources ? Il semble que l’on assiste à la création d’un nouveau grade « en direct » ? Il est en effet curieux de noter que le Frère Fabris fait Chevalier Écossais le Frère Roman, puis celui-ci élève à cette dignité les principaux animateurs de la loge écossaise… y compris celui qui, quelques instants auparavant, l’avait adoubé ! A moins qu’il ne s’agisse d’une erreur dans la conduite des travaux ou dans le compte rendu, la procédure est difficile à interpréter au regard des us et coutumes de la Chevalerie.
Est-ce un rite tenu secret jusque là par le principal fondateur de la loge, qui serait alors son premier Vénérable, le Frère Fabris, qui aurait estimé qu’après un an de bon fonctionnement, il pouvait enfin dévoiler à ses Frères la totalité des cérémonies écossaises ?
Il s’agit en tout cas bien d’un deuxième grade de nature chevaleresque. Il en présente les deux composantes fondamentales : l’adoubement chevaleresque et le discours légendaire sur « l’ancienneté de cet Ordre, ses nobles progrès et sa sublimité ».
Ainsi, le 31 décembre 1743, le Maître en Chaire « a créé le très digne frère Katsch - qui avait été reçu Maître Écossais le 14 octobre 1743 - Chevalier de l’Ordre Écossais dans toutes les formes requises [… et] le frère secrétaire Roblau a déclaré que le très digne frère Patonnier désirait ardemment d’être initié dans notre très sublime Ordre Ecossois ».
L’atelier s’étant prononcé favorablement, dès la tenue suivante, le 23 janvier 1744 « le Frère secrétaire Roblau a reçu […] le très digne frère Patonnier Maître Écossais dans toutes les formes dues et requises, puis le Très Vénérable a créé le dit frère Patonnier Chevalier de l’Ordre Écossais selon les cérémonies usitées à cette occasion ».
Même si elles sont toujours conférées à la suite l’une de l’autre, ce sont donc bien deux cérémonies rituelles que pratique, à partir de la Saint-André 1743, la loge écossaise.
L’Ordre Écossais est aussi appelé Ordre de Saint-André. Ainsi lors de la réception solennelle de « Son A.R. Monseigneur le Margrave Charles notre Très Illustre Frère - le 13 février 1744 - […] le Très Vénérable Maître en chaire Frère Roman après avoir ouvert la loge a reçu S.A.R. Maître Écossais dans toutes les formes dues et requises, et le Frère secrétaire Roblau lui a donné l’explication de l’origine, de la parole, des signes, et des marques de Maître Écossais, puis le T.V. Maître lui a présenté l’Ordre de Saint-André notre Patron qu’il a eu agréable d’accepter ».
D’ailleurs, le 12 juillet 1745, « le Frère Salimbeni a proposé à la loge qu’il conviendrait que dorénavant les Frères membres portassent en loge l’Ordre de St André attaché à un ruban large, pendu de l’épaule gauche au côté droit ».

Une « Mère Loge Écossaise » ?

Non seulement la loge écossaise de L’Union met en place à Berlin une autre Maçonnerie, mais elle se montre soucieuse de la diffuser. Ainsi on apprend à la lecture du procès-verbal de la tenue du 28 octobre 1743 que : « Le Très Digne Frère Fromery à fait part à la loge qu’il avait ouvert Loge Écossaise à Leipzig et qu’assisté du Très Digne Frère Perret, ils avaient reçu les Très Dignes Frères Baron d’Often, Semsch et Gérard de Dresden Maîtres Ecossois ».
Après Leipzig, Francfort puisque : « La Très Sublime Loge Écossaise de l’Union de Berlin a accordé le 6e de mars 1745 une patente aux Très Dignes Frères Maîtres Écossais de la Ville de Francfort-sur-le-Main pour l’erection d’une Juste et Parfaite loge Écossaise dans la dite ville sous le titre de La Sincérité en déclarant par le consentement unanime des frères mentionnés ci-dessus le Très Digne Frère Sturtz notre Député-Maître de la dite loge notre chère fille. ».
La loge sera installée le 4 septembre 1745 et recevra le jour même 8 frères Maîtres Écossais.
Dans la foulée, le même frère Sturtz constitue des noyaux de Maîtres Écossais à Iéna et à Erffurth en septembre et octobre 1745. C’est là qu’un frère qui jouera un rôle important dans l’histoire des hauts-grades en Allemagne, recevra la Maîtrise Écossaise : « de Knigge, Gentilhomme Courlandais reçu à Iéna le 8 octobre 1745 ».
Le 25 novembre 1745, L’Union accorde une patente pour ériger à Halle une loge écossaise sous le titre de La Concorde et sous la direction du frère Galafrès, ministre du Saint-Evangile.
Le 11 janvier 1749, la loge donne une patente au frère Neégard « pour l’érection d’une loge écossaise sous le titre des quatre étoiles resplandissantes dans la ville de Copenhagen ».
Le 30 juillet 1749 « la Très Vénérable loge Écossaise de l’Union de Berlin a accordé au très digne frère Seulen, gentlihomme transylvain, une patente de permission pour l’établissement d’une Juste et Parfaite loge Écossaise en Transylvanie sous le titre de(s) Quatre Lunes ».
Le 23 janvier 1751 « La Très Vénérable Loge, à la réquisition de Son Altesse Sérénissime, le Frère Louis-Ernest, Duc de Saxen Gotha, lui a accordé une Patente pour l’établissement d’une loge Écossaise dans la ville d’Altenbourg, sa résidence, sous le titre des Quatre Pierres Cubiques ».
Par son activisme, la loge écossaise de L’Union apparaît véritablement comme l’une des premières Mères-Loges Écossaises. Il est singulier – mais doit-on vraiment s’en étonner ? – de voir là l’histoire « authentique » et « positive » aller à l’appui du légendaire maçonnique pour faire de Berlin et de l’entourage, plus ou moins proche, de Frédéric II, l’un des foyers les plus anciens d’activité et de diffusion de « l’écossisme ».

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Les destins de l'Ecossisme au 18ème siècle(R Dachez)

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA

Célébrer un bicentenaire, comme n’importe quel autre anniversaire, est toujours une entreprise équivoque. Que célèbre-t-on au juste ? La création d’une structure, l’acte légal qui en a scellé la naissance, ou l’aboutissement d’un projet mûri de longue date ?

  Toutes ces question s’appliquent, sans réserve, à la naissance du Rite Ecossais Ancien et Accepté. (R\E\A\A\) Elle en suscitent surtout une autre que nous voudrions examiner ici : à quelle logique - si le terme est approprié -, à quel besoin, à quelle nécessité même, a pu répondre la mise en place non seulement d’un Suprême Conseil, mais d’un Rite nouveau ? En quoi était-il vraiment nouveau, du reste ?

  Délaissant pour une fois la vision purement événementielle, c’est sur cet aspect des origines du R\E\A\A\ que nous souhaitons proposer quelques réflexions nourries de l’histoire.


 
L’Écossisme : une impossible définition.

 

On a souvent souligné à quel point les termes « écossais », « écossisme », sont ambigus lorsqu’on les envisage dans leurs premières attestations, soit dès la fin des années 1730 au moins pour le premier d’entre eux. Il ne nous appartient pas ici de nous pencher à nouveau, après bien d’autres, sur les raisons possibles d’une telle dénomination affectée aux plus anciens « hauts grades », mais nous devons rappeler à quel point le mot est polysémique, tout au long du 18ème siècle, et combien il serait risqué, en s’en servant, de prétendre établir des filiations légitimes et sûres et de dévoiler des origines historiques certaines aux « Rites écossais », apparus cinquante ans plus tard.

  Les plus anciens grades « postérieurs » sinon supérieurs au grade de maître, furent presque d’emblée qualifiés de « grades écossais ». On le sait en Angleterre, dès les années 1730, où font leur apparition d’énigmatiques Scots Masters dont la nature exacte n’est pas encore déterminée, mais qui paraissent bien les ancêtres incontestables des « Maîtres écossais » qui se répandront sur la Continent quelques années plus tard.

  En fait cette dénomination porte en elle, dès son origine, une redoutable ambiguïté.

  La première concerne le lien avec l’Écosse. Lien mythique, symbolique à l’évidence, et la légende a fait long feu depuis longtemps qui voyait en Écosse des hauts grades constitués dès le 17ème siècle, même si parfois encore, ici où là, de regrettables fables, non dépourvues d’arrière-pensées, sont encore colportées sans aucun fondement documentaire, cela va sans dire.

  La seconde ambiguïté est en fait liée à la première : si on a choisi la référence à l’Ecosse c’est sans doute pour donner à ces nouveaux grades une dignité particulière, évoquant les sources écossaises, légendaires et en partie historiques, de la tradition maçonnique tout entière. Or nous touchons ici à un ressort essentiel, nous semble-t-il, de cette prodigieuse aventure des hauts grades.

  On a depuis longtemps établi de façon assez convaincante que les hauts grades eurent un prototype - le premier d’entre eux, à vrai dire - à savoir le grade de maître. L’histoire de sa genèse demeure encore nimbée de mystère, mais on en sait aujourd’hui suffisamment pour proposer avec une certaine vraisemblance que l’institution de ce « nouveau » grade fut inspirée par la volonté de créer une « plus haute » maçonnerie, une sorte d’aristocratie du Métier (en anglais, la maçonnerie se nomme Craft). Cette intention fondatrice des hauts grades mérite qu’on s’y arrête un instant, car elle éclaire d’un jour singulier le développement ultérieur des grades « écossais. »

  La cristallisation finale de l’institution maçonnique sous sa forme obédientielle s’est accomplie en Angleterre, chacun le sait, dans les années 1717-1720. Or, on a créé la « Première Grande Loge » sans que les protagonistes de la fameuse réunion du 21 juin 1717, à L’Oie et le gril, en ait eu le moins du monde conscience, on peut en être certain.

Un fait encore imparfaitement élucidé s’est produit en quelque deux ou trois années : à l’assemblée de petits boutiquiers, de petits artisans, de gens modestes que réunissait essentiellement une intention corporative de soutien mutuel et d’assistance fraternelle, s’est substituée une structure aux visées hégémoniques bientôt dirigée par les personnages les plus considérables et les plus en vue dans le pays. De Anthony Sayer en 1717, grand maître si peu fortuné que des années plus tard il demandera un secours financier à la Grande Loge pour subvenir à ses besoins, on était passé en 1721 à un grand maître dénommé lord Montagu, sans doute l’homme le plus riche du Royaume Uni ! Cette dernière expression doit précisément être soulignée car depuis 1707, en vertu de l’Acte d’Union, l’Écosse et l’Angleterre, traditionnellement ennemies et que tout séparait - la langue, la dynastie, la religion – ne formaient plus qu’un seul et même royaume, officiellement uni sous une seule et même couronne.

  On sait peu de chose des pratiques et des usages des loges maçonniques anglaises dans la période précédant la formation de la Grande Loge de Londres et préludant surtout à la rédaction de cet instrument politique de normalisation de la jeune maçonnerie que furent les Constitutions de 1723, mais il demeure certain qu’entre 1719 et 1723 des choix majeurs ont été faits en matière d’organisation et surtout de rituel. Un homme se trouve au centre de ce travail : le Révérend James Anderson. Or, faut-il rappeler que ce pasteur, dirigeant à Londres une congrégation de presbytériens dissidents, était de souche écossaise et que son père, Robert Anderson, avait été membre bien des années plus tôt de l’antique loge d’Aberdeen ? En somme, c’est un fils de vieille Écosse qui avait été chargé de dessiner les contours de la « nouvelle » maçonnerie anglaise : tout un symbole, on en conviendra.

  Un clé aussi, peut-être. Pourquoi la qualification « d’écossais » aurait-elle joui d’une faveur particulière chez les ennemis anglais ? Les fils d’Albion avaient accoutumé, depuis des siècles, de mépriser à la fois leurs farouches voisins d’au-delà de la Northern Border et les « purs Celtes » de la pauvre et malheureuse Irlande. D’où aurait bien pu venir cette valeur laudative soudainement attribuée à une mythique origine écossaise ? A force de détacher l’histoire de la maçonnerie de l’histoire générale, comme on l’a trop souvent fait au nom d’une « spécificité » que rien ne fonde, on a parfois oublié des évidences majeures.

  L’histoire nous montre du reste, que loin de détenir le leadership dans la construction d’un nouveau monde maçonnique, l’Écosse fut plutôt suiviste - de gré ou de force -, tirant les conséquences en maçonnerie de sa sujétion dans l’ordre politique : lorsqu’une Grande Loge d’Écosse est fondée en 1736, c’est par pure imitation du modèle anglais. Le mot « écossais » avait échappé à l’Écosse pour devenir, en quelque sorte, une épithète maçonnique forgée en Angleterre pour désigner une maçonnerie d’élite. Bientôt, le même mot allait franchir la Manche et connaître en France un destin sans égal. On ne s’en étonnera guère, ce fut un Écossais, là encore, qui fit le lien. Et quel  Écossais !  Presque un mythe à lui tout seul : André Michel de Ramsay.

  Ramsay fut une sorte de météore de l’histoire maçonnique : reçu franc-maçon à Londres dans la loge Horn - celle qui initiera aussi Montesquieu -, il abandonna toute activité maçonnique en 1737 sur ordre de son protecteur, le cardinal de Fleury. Entre-temps il avait produit un texte véritablement fondateur : le fameux Discours qui, jusqu’à la fin du siècle, fut cent fois reproduit et mille fois prononcé dans les loges comme l’expression même du programme intellectuel la maçonnerie française.

  On a souvent analysé le contenu du Discours, et notre propos n’est pas d’y revenir ici. Soulignons seulement qu’il attribue à la maçonnerie un illustre passé écossais (Jacques, Lors Steward d’Écosse fut Grand Maître d’une Loge établie à Kilwinning dans l’ouest de l’Écosse en l’an1286) et qu’il lui assigne un projet à la fois humaniste (rechercher tout ce qui peut contribuer à l’ordre, à la paix et à l’union de la société) et culturel (on réunira les lumières de toutes les nations dans un seul ouvrage qui sera comme un magasin général et une bibliothèque universelle de ce qu’il y a de beau, de grand, de lumineux, de solide et d’utile dans toutes les sciences naturelles et dans tous les arts nobles.)

  Abordant la fondation légendaire de l’Ordre en Terre sainte, lors des Croisades - on est ici très loin des bâtisseurs de cathédrales, des Rose-Croix et même des Templiers -, il est surtout le premier à évoquer les glorieux ancêtres de la maçonnerie « tenant une truelle d'une main et de l'autre une épée. » Sur ce seul fondement, apparemment, on a longtemps fait de Ramsay le créateur des hauts grades. Cette fable ne repose évidemment sur rien et toute la documentation dément une thèse aussi simpliste. On ne peut toutefois négliger le fait que la plus ancienne attestation d’une légende joignant « la truelle et l’épée », thème emprunté à la Bible et qui devait former la trame essentielle du grade de Chevalier de l’Orient ou de l’Épée, quelques années plus tard, se trouve précisément dans le récit du fameux Écossais.

  En fallait-il beaucoup plus pour que les hauts grades, dont celui de Chevalier de l’Orient sera le nec plus ultra pendant une quinzaine d’années, fussent définitivement qualifiés de « grades écossais » ? Probablement pas.

  Le mystère n’est donc pas nécessairement si impénétrable et son élucidation permet de préciser encore l’intentionnalité de cette dénomination : la maçonnerie « écossaise » est avant tout, dès son apparition,  une maçonnerie supérieure ; elle est surtout une maçonnerie désireuse d’approfondir les perspectives de l’Ordre dans le domaine intellectuel comme dans le domaine social ; une maçonnerie destinée, enfin, à régénérer l’Ordre perpétuellement en péril et constamment menacé de dégénérescence et d’appauvrissement, thème récurrent, évoqué en permanence dès le début des années 1740 dans tous les textes imprimés, divulgations, apologies ou pamphlets maçonniques.

  On comprend ainsi sans peine qu’en 1745, dans L’Ordre des francs-maçons trahi et leur secret révélé, on puisse lire cette mention fugitive mais très révélatrice :

« Je n’ignore pas qu’il court un bruit vague parmi les Francs-maçons, touchant un certain ordre qu’ils appellent les Écossais, supérieur, à ce qu’on prétend, aux Francs-maçons ordinaires et qui ont leur secret à part.»

Quelques mois plus tôt, en décembre 1743, le comte de Clermont avait été élu Grand Maître, et on lui prêtait l’intention « de tout rétablir sur l’ancien pied. » Dès lors, on découvre sans surprise que le plus ancien système connu de hauts grades fut mis en oeuvre dès les années 1740 dans la loge personnelle de Louis de Clermont et que ce Grand Maître, apparemment peu soucieux de surveiller ses loges bleues, consacra en revanche tous ses soins à répandre avec prudence les plus hauts grades, dont celui de la « grande croix rouge », grade suprême qu’il recommandait encore au marquis de Gages, en 1763, de n’attribuer qu’à des frères choisis et éprouvés.

  Tous les « systèmes écossais » hériteront de cet état d’esprit. Car « l’écossisme » est une appellation générique sans signification immédiate : il y eut, au cours du 18ème  siècle, plusieurs écossismes, souvent fort différents et volontiers rivaux. L’histoire du dernier d’entre eux, le R\E\A\A\, s’éclaire de cette diversité et de ces conflits.

 

  Les écossismes à la fin du 18ème siècle.

 

La complexité du sujet se redouble du fait que l’écossisme n’a pas constamment désigné, au 18ème siècle, un système de hauts grades. Il a aussi qualifié, dans le dernier tiers du siècle, certaines loges, de Marseille à Avignon et Paris, dites « écossaises » bien que pratiquant un rituel des trois premiers degré de type Modern, c’est-à-dire conforme pour l’essentiel aux schémas de ce que l’on nommera un peu plus tard le Rite… français !

Ce dernier label est en effet d’apparition tardive et ne se définit nullement en opposition au label « écossais ». Les hauts grades qui forment ce qu’on codifiera sous le nom de Rite français en fixant seulement un usage assez général au milieu des années 1780, sont bel et bien des grades écossais, tout à fait classiques et reconnus comme tels par les auteurs de cette remise en ordre eux-mêmes, qui conserveront d’ailleurs cet adjectif dans le deuxième Ordre dit de Grand Elu Ecossais. Presque tous les frères, au 18ème  siècle, ont connu une maçonnerie symbolique de style Modern, c’est-à-dire respectant les cadres symboliques fondamentaux du Rite français, tout en pratiquant largement au-delà des loges bleues les grades écossais…

  Presque tous, disions-nous, car il a existé quelques exceptions à cette règle. Les loges de la filière écossaise de Marseille en premier lieu, mentionnées plus haut, dont l’originalité la plus remarquable - et pratiquement la seule sur le plan rituel - était la disposition dite plus tard « écossaise » des colonnes, à savoir : sud-ouest, nord-ouest et sud-est. Il faut aussi évoquer le Rite écossais rectifié, établi en France à partir de 1773, qui se caractérisera lui aussi par une disposition écossaise des colonnes, alors que tous les autres marqueurs de la tradition « modern » étaient présents : la place des Surveillants et l’ordre des mots des deux premiers grades pour ne citer que les plus importants.

  Ces divers milieux maçonniques étaient, si l’on peut ainsi l’exprimer, deux fois écossais : d’abord - et avant tout parce qu’ils cultivaient les hauts grades, ensuite parce qu’ils voulaient se singulariser par rapport aux autres loges et revendiquaient à leur tour une ascendance plus noble - écossaise et probablement fallacieuse à Marseille, allemande et bien réelle mais elle-même fondée sur une supercherie pour les maçons rectifiés. Par-dessus tout ils se réclamaient, les uns et les autres, d’une conception plus élevée, épurée et renouvelée de la maçonnerie, souhaitant  expurger la maçonnerie de quelques une de ses impuretés, redresser quelques uns de ses dévoiements et, pour reprendre l’appellation si suggestive de l’un de ces rites, « rectifier » l’Ordre maçonnique tout entier. C’est là, on le voit, une constante sémantique remarquable du mot « écossais » en maçonnerie, à travers des situations historiques pourtant très diverses.

  La loge écossais du Contrat Social, à Paris, s’apparente à ce mouvement, et son opposition relative au processus enclenché par la formation du Grand Orient de France ne doit pas nécessairement s’interpréter comme un conflit idéologique, ce qui n’avait guère de sens à cette époque. Lors de la fondation du Grand Orient, par exemple, ce sont des frères tout à fait étrangers à cette filière qui pour beaucoup d’entre eux, à Paris, ont refusé d’accepter la transformation de l’ancienne Grande Loge de France au seul motif - peu glorieux, convenons-en - que leur privilège de maîtres de la loge ad vitam allait être aboli !

Nombre de conflits maçonnique au 18ème siècle ont été avant tout fondés sur des querelles de personnes et des questions de préséance, que dissimulaient mal de prétendues divergences doctrinales. L’historien du futur nous dira, le temps venu, si de telles faiblesses ont disparu de la maçonnerie contemporaine.

 

Du Rite Ancien Accepté au Rite Écossais Ancien et Accepté

 

Si l’on conserve à l’esprit ces antécédents historiques et les significations revêtues par la qualification « écossaise » tout au long du 18ème siècle, l’apparition en France du R\E\A\A\ s’éclaire d’un jour un peu différent. Son surgissement dans le paysage maçonnique français au début du 19ème siècle semble surtout bien moins « dramatique » et sa nouveauté moins radicale qu’on ne l’a dit parfois.

Notre propos, soulignons-le à nouveau, n’est pas de refaire ici l’histoire détaillée de l’établissement du Suprême Conseil de France, mais d’approcher la nature du phénomène que représenta cette fondation. Or, on ne peut ignorer que le système venait des Amériques, mais qu’il s’agissait pour ses adeptes avant toute chose d’un système de hauts grades dont presque tous, à l’exception  de quelques-uns uns dans les échelons les plus élevés, étaient d’origine française, connus et pratiqués sans interruption pour beaucoup d’entre eux depuis plus cinquante ans ! La nouveauté ne résidait nullement dans ces grades eux-mêmes, ni dans leur formule particulière, elle-même sujette en France à d’innombrables variations : une de ces expressions de la tradition luxuriante des hauts grades était simplement de retour dans sa patrie.

  La difficulté à laquelle devait inévitablement s’affronter le nouveau Suprême Conseil était donc exclusivement d’ordre politique, comme cela avait été la cas à maintes reprises depuis la fin des années 1750 en France entre les multiples organismes qui, successivement ou simultanément, avaient prétendu au moins à l’autonomie, mais trop souvent à l’hégémonie. Ici, l’alliance immédiatement opérée avec la loge Saint Alexandre d’Écosse, réveillant opportunément sous ce nom le Contrat Social, - la loge mère de Grasse-Tilly - pour établir sur cette base bien faible une Grande Loge générale écossaise, apparaît comme un procédé classique traduisant une volonté évidente : vivre dans l’indépendance et s’imposer comme une puissance maçonnique souveraine. On peut aussi y déceler les raisons probables et, nous semble-t-il, généralement peu soulignées, du souci manifesté par les membres du R\E\A\A\ - c’est-à-dire d’un système de hauts grades parmi d’autres, répétons-le avec insistance - de se soustraire à l’autorité du Grand Orient de France. Là encore, la préoccupation « idéologique » n’eut vraisemblablement aucune part : les motifs de cette exigence étaient en fait culturels.

  Grasse-Tilly et ses compagnons étaient des Français, véhiculant des grades de tradition française pour l’essentiel, mais ils avaient passé de longues années dans un contexte britannique, pratiquant une maçonnerie : la maçonnerie « Ancienne et Acceptée » dont l’esprit et surtout les règles de fonctionnement différaient en plusieurs points de ceux de la maçonnerie française. Un des points majeurs portait précisément sur les relations entre les Grande Loges gouvernant les grades bleus et les structures régissant les hauts grades.

  Sur ce sujet, la maçonnerie anglaise, qui s’apprêtait au début du 19ème siècle à établir définitivement l’Union de ses Grands Loges rivales - les Antients et les Moderns - avait posé un principe d’une importance considérable à ses yeux : les Grandes Loges ne devaient en aucune manière régir des grades supérieurs au grade de maître, et ces mêmes Grandes Loges ne devaient jamais être inféodées à une puissance maçonnique de hauts grades, ni directement ni indirectement. Cette question avait même été l’un des enjeux les plus lourds de la querelle des Antients et des Moderns. Il s’agissait de l’Arc Royal, considéré par les premiers comme « le cœur et la moelle de la franc-maçonnerie », tandis que les seconds prétendaient l’ignorer, n’y voyant qu’un haut grade parmi les autres, par nature étranger au Métier - Craft, c’est-à-dire la maçonnerie symboliques des trois premiers grades. Lorsqu’en 1813 la Grande Loge Unie d’Angleterre sera enfin constituée, dans un inoubliable exercice de rhétorique anglaise, les Articles de l’Union stipuleront que :

« La maçonnerie pure et ancienne ne comprend que trois grades et trois seulement, à savoir ceux d’apprenti entré, de compagnon du métier et de maître maçon, y compris l’Arc Royal. »

  Comprenne qui voudra…

 

Il reste que les fondateurs «américano-français » du R\E\A\A\ en France étaient pénétrés de cette culture et de cette vision anglo-saxonne de l’édifice maçonnique. Dans les loges bleues, ils avaient appris à pratiquer la « maçonnerie ancienne et acceptée » - nom qu’il donneront d’abord à leur Rite, mais leurs grades écossais ne pouvaient vivre, selon eux, qu’en dehors de ce premier champ maçonnique. Or, la tradition constante de la maçonnerie française était presque l’inverse. De tous temps, depuis Louis de Clermont en tout cas, le grand maître était le chef de tous les grades, et la Grande Loge dirigeait, en dernier ressort, toutes les loges et tous les chapitres, fût-ce par l’intermédiaire de corps spécialisés qu’elle contrôlait en fait. On a ainsi depuis longtemps définitivement établi que la fameuse patente de Morin, délivrée par… l’est en fait par la…

  La revendication du Grand Orient d’être le corps gouvernant les hauts grades, comme on le vit dans les années 1780 lors la fixation des quatre ordres du Rite français, était dans le droit fil de cet usage invariable. Le Grand Chapitre général, constitué en marge du Grand Orient, ne pouvait y demeurer et, pour achever son travail, il dut reconnaître son incorporation au Grand Orient.

  Le R\E\A\A\ présentait un contenu en grande partie identique. Seule sa conception des relations administratives maçonniques différait. Le conflit était donc quasiment inévitable, presque mécaniquement programmé, malgré le Concordat imposé en 1804 par l’Empereur, et peut-être à cause de lui.

  Lorsque le Rite devint, par alliance avec les Écossais de l’Ancien Régime, le Rite « Écossais » Ancien et Accepté, il ne pouvait que revendiquer son indépendance.

  Mais l’histoire est curieuse et ses retournements parfois singuliers. Du fait du conflit avec le Grand Orient, une partie des troupes du R\E\A\A\ ne rejoignit pas le centre historique de la maçonnerie en France et se constitua, comme Suprême Conseil indépendant, en puissance maçonnique autonome… revendiquant une autorité sur les loges bleues. En France les fondateurs avaient ainsi abouti à un système maçonnique qui tournait le dos à l’un des principes les plus solides de la tradition maçonnique anglaise !

  Le Grand Orient eut aussi, jusqu’à nos jours son système écossais, mais intégré à ses structures conformément aux pratiques les plus anciennes de la maçonnerie française. Le Suprême Conseil indépendant, quant à lui, dut régir ses loges bleues pendant quelques décennies, jusqu’à leur révolte autour de 1890, provoquant finalement la formation de la Grande Loge de France, puissance souveraine des grades bleus… écossais ! Point d’idéologie, là encore : l’histoire maçonnique bégayait simplement.

  Si l’écossisme est aujourd’hui divisé en France, ce n’est pas seulement pour des motifs, parfois peu substantiels, de divergence doctrinale entre les Obédiences : c’est simplement par récurrence historique des deux modèles anciens d’organisation des grades - le modèle français et le modèle anglais.

  Une fois encore, la connaissance de l’histoire est un moyen sûr pour relativiser les querelles en en désignant les sources réelles. Ne pourrait-elle, à ce titre, être à son tour source d’apaisement ?

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Rite Français : de la présentation du Rite par Yves Hivert Messega

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du Rite Français


..La franc-maçonnerie qui s'implante en France vers 1725, dans le sillage d'exilés politico-religieux britanniques, est issue de la Grande Loge de Londres, d'inspiration Moderne. 

Le rite des futurs Modernes est traduit en français. Il est pratiqué par la quasi-totalité des loges qui se créent dans le royaume et ne semble pas avoir de nom. A partir de ce rite, à Lyon et en Alsace, va s'élaborer avec d'importants apports juifs, christiques, et chevaleresco-templiers, le Régime Rectifié. 

L'apparition d'autres systèmes maçonniques, dits presque toujours"écossais", la volonté du Grand Orient de France d'organiser et de contrôler la franc-maçonnerie française, et le désir de nombreuses loges d'avoir une version universelle des rituels, provoquent la fixation d'un rite" Moderne" qualifié en 1785-1786 de "Français". Au sein du Grand Orient, pour les grades bleus, dans la 4ème chambre dite Chambre des Grades, créée en 1782, et au sein du Grand Chapitre Général de France, quelques frères, notamment Alexandre-Louis Roëttiers de Montaleau, ont mené à bien ce travail. 


En 1785, le modèle français est à peu près fixé. Aux trois grades symboliques d'esprit Moderne, s'ajoutent quatre ordres supérieurs : Élu Secret, Grand Élu Écossais, Chevalier d'Orient et Souverain Prince Rose-Croix. En 1786 le Grand Orient propose un texte de référence pour les trois grades bleus, diffusé sous la forme de copies manuscrites. L'ensemble est désigné sous le nom de Rite Français. Pourtant. si certains des quatre grades supérieurs sont peut-être français, les trois premiers sont d'origine anglaise Moderne. L'objectif est en fait de se distinguer des divers systèmes dits écossais, souvent élaborés ou synthétisés en France, mais qui viennent rarement en droite ligne d'Écosse.

 La Révolution passée, en 1801, 1e Grand Orient le fixe en le faisant imprimer dans le Régulateur.  On notera qu'au début du siècle, ledit Régulateur du maçon (1801) inspiré du Rite des Modernes, et le Guide des maçons écossais (1803), en partie inspiré du Rite des Anciens, texte de référence du Rite Écossais Ancien et Ac­cepté, divergent plus sur la forme que sur l'esprit. Pourtant la concurrence de ces deux rites conduit à un effet de nomination. 


Au XIX' siècle, Rite Moderne devient équivalent de Rite Français. C'est ainsi que Vuillaume emploie les deux termes. Ils s'appliquent aussi bien aux trois premiers grades qu'aux quatre ordres supérieurs, mais l'un ou l'autre terme est historiquement contestable quand il désigne l'ensemble.

Le terme de Rite Français va ensuite s'imposer tandis que celui de Rite Moderne va tomber en désuétude dans le dernier tiers du XIX" siècle. Notons cependant qu'en Belgique, où les pesanteurs nationalo-linguistiques n'ont pas imposé l'adjectif "Français", le qualificatif "Moderne" est toujours utilisé. Quoi qu'il en soit, durant tout le XIX" siècle, la différenciation entre Régime Français et écossisme va aller croissant. Si le Rite Français est très majoritaire au Grand Orient de France, quelques-unes de ses loges travaillent au Rite Écossais Ancien et Accepté.        

En 1858, une nouvelle rédaction du Rite Français dit Murat, du nom du Grand Maître, est publiée "idéologiquement", le texte n'est guère différent de celui du Régulateur. Le nouveau modèle continue de définir la maçonnerie de manière "classique", dans la tradition andersonienne. On reste dans l'héritage de la philosophie des Lumières, et dans un spiritualisme assez fade et assez flou pour ne pas trop gêner les consciences. Notons cependant que ce premier toilettage se fait dans une obédience qui, depuis l'amendement Charles Duez adopté le 13 avril 1849, précise que la franc-maçonnerie "a pour base l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme".  
 

L'après-Convent de 1877 conduit à des retouches plus hardies. En 1879, le Grand Collège des Rites, chargé par le Conseil de l'Ordre du Grand Orient, fait disparaître des rituels les formules trop ouvertement religieuses, comme la référence au Grand Architecte de l'Univers, les devoirs envers Dieu au 1°, l'explication métaphysique de la lettre G au 2° et l'invocation à Dieu du signe d'horreur au grade de maître. En 1886, une commission de 12 membres, présidée par l'avocat Louis Amiable (1837-1897), procède à une nouvelle révision adoptée en Conseil de l'Ordre les 15-16 avril. Le nouveau rituel français, qui prendra le nom de son principal rédacteur, est accompagné d'un "rapport sur les nouveaux rituels pour les loges" rédigé par Amiable lui-même. Ce codicille explique que le nouveau texte, en partie inspiré des rituels du Grand Orient de Belgique, se réfère grandement au positivisme. Sa philosophie générale est la "neutralité entre les diverses croyances" et le fait que"les données certaines fournies par l'état actuel de la science devaient être par nous mises à profit". Daniel LIGOU a présenté les violentes critiques adressées au rituel Amiable par Oswald WIRTH. Un rapport d'Amiable, adopté par le Grand Collège des Rites et transmis par le Conseil de l'Ordre du Grand Orient à toutes les loges en mars 1896, clôt provisoirement le débat.  

Durant ce demi-siècle, les quatre ordres supérieurs tombent en désuétude. Le rituel Amiable, quelque peu modifié en 1907 sous l'autorité du Grand Commandeur Jean-Baptiste Blatin,  restera en l'état jusqu'en 1938, date où, sur l'initiative d'Arthur Groussier, alors Grand Maître du Grand Orient pour la 9" fois, un nouveau modèle du Rite Français est adopté. La nouvelle version est une tentative de retour aux sources symboliques du système français, et non une nouvelle mouture encore plus ultra positiviste. 


En 1955, la version définitive du rituel Groussier, légèrement aménagée dans la forme sous l'autorité de Paul Chevalier est imprimée et diffusée. Malgré quelques apports et quelques ajouts opérés par un certain nombre de loges, le rituel Groussier est toujours en vigueur. 

Dans le long travail de reconstruction des obédiences dans l'après-guerre, des maçons érudits et/ou versés dans les recherches initiatiques ou symboliques souhaitent retrouver ou revivifier les potentialités de la tradition maçonnique française du XVlIIème siècle, héritière des Modernes.

Ainsi, au sein du Grand Orient de France, des maçons regrettent que les frères attirés par le symbolisme et le respect des pratiques rituelles quittent le Rite Français pour l'écossisme. Ce petit groupe pense que l'on peut concilier option symbolique et rigueur rituelle au sein du Régime Français. Avec l'accord de Francis Viaud, alors Grand Maître du Grand Orient de France, il est décidé de "réveiller" le Rite Français dans sa version originale. A cet effet est créée la loge du Devoir et de la Raison (1955). Ses membres auraient pu utiliser le modèle imprimé du Régulateur (1801). Ils préfèrent essayer de reconstituer à partir de ce dernier, mais en y incluant des ajouts tirés de divers documents du XVl!l" siècle, un rituel proche de celui qui est pratiqué dans la franc-maçonnerie française adolescente. Ainsi naît le Rite Moderne Français Rétabli "Moderne", puisqu'il s'inscrit dans la tradition de la Grande Loge Anglaise des Modernes "Français" car il est fidèle à la version implantée en France et traduite en français "Rétabli" pour affirmer que le texte est le résultat d'un travail de reconstruction, de recomposition et de restitutions historiques, symboliques et philologiques. 


Aujourd'hui, le Rite Français Groussier est largement dominant au Grand Orient de France où il est exclusivement pratiqué par 750 loges (80% de l'effectif) et à la Grande Loge Mixte Universelle (38 loges sur 100). Il est légèrement majoritaire au sein de la Grande Loge Mixte de France (41 loges sur 75).  Depuis 1972 il est également pratiqué au sein de la Grande Loge Féminine de France, le Grand Orient ayant accordé une patente "française" à l'obédience féminine. 

Le Rite Moderne Français Rétabli est utilisé par 7 loges du Grand Orient tandis que 4 autres ateliers de cette obédience maçonnent au Rite Français Ancien, version voisine du Rétabli. Quelques frères de la rue Cadet, fondateurs ou affiliés à la Grande Loge Nationale Française Opéra devenue Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra apportent en 1958, le Rétabli à la nouvelle obédience où un dixième des ateliers l'utilisent encore. En 1968 les frères qui fondent la Loge Nationale Française apportent le Rite Moderne Français Rétabli qui donnera, après un long et minutieux travail "d'archéologie symbolique" pour retrouver des documents encore plus originaux, le Rite Français Traditionnel. 

Lors de la remise de la patente du Rite Français par le Grand Orient à la Grande Loge Féminine de France, quelques loges féminines adoptent également le Rite Français Moderne Rétabli. 

La Grande Loge Indépendante et Symbolique des Rites Unis-Humanilas issue d'une scission de la Loge Nationale Française, compte également quelques loges travaillant au Rétabli. 

39 loges du Grand Orient et quelques ateliers de la Grande Loge Féminine de France ont adopté le Rite Français Moderne d'après le Régulateur de 1801. 


En 1978, des frères de la Loge Nationale Française rejoignent la Grande Loge Nationale Française en y apportant le Rite Français Traditionnel. Londres, consultée le juge un peu trop"chrétien". Aussi l'obédience du boulevard Bineau a-t-elle préféré adopter le Rite Français d'après le canon du Régulateur de 1801. Aujourd'hui, une centaine d'ateliers de la Grande Loge Nationale Française le pratiquent. 


Ce panorama complexe montre combien les équations (Rite Français = Grand Orient de France et Rite Français = version Groussier) méritent d'être nuancées. De plus, ce tableau ne tient pas compte de diverses retouches ou réécritures apportées par des maçons ou des loges à l'une des trois grandes versions du Rite Français, ni des querelles picrocholines et des discours matamoresques des uns et des autres pour prouver l'authenticité, l'historicité et la véracité des diverses rédactions peu"orthodoxes". Quoi qu'il en soit, le Rite Français utilisé dans l'une des trois versions "historiques", proches dans la forme mais parfois différentes dans l'esprit, n'est plus majoritaire au sein de la franc-maçonnerie française, où il est rejoint  -voire dépassé - par le Rite Écossais Ancien et Accepté.

Source : le blog de Montaleau

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Martinisme : symbolisme du premier degré

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Symbolisme

Le langage direct est incapable d’exprimer pleinement et complètement les pensées. S’il répond aux besoins immédiats de l’Homme, il est néanmoins insuffisant pour présenter en un grand ensemble une idée avec ses développements, ses corollaires et ses analogies. De même que les sentiments et les passions sont mieux décrits par les langages immatériels qui s’adressent directement au coeur, comme la musique et la peinture, de même les conceptions métaphysiques sont mieux développées et plus complètement exprimées par les allégories et les figures matérielles appelées symboles.
Un drame, lu dans un cabinet de travail, ne peut produire l’effet terriflant Si grandes que soient l’imagination du lecteur et son expérience en matière dramatique —de son interprétation par des acteurs complètement pénétrés de leurs rôles ; car, à la lecture, l’esprit, le principe vital du drame, ne peut pas empiéter sur la lettre, ni même se manifester par le moyen de la lettre.
Dans chaque idée, qu’elle soit exprimée par la parole ou par l’écriture, il est nécessaire de considérer la forme et le motif premier, la lettre et l’esprit, l’enveloppe matérielle et l’essence spirituelle, ou, suivant le langage des Mystères, l’exotérisme et l’esotérisme.
Le Langage direct et précis ne peut rendre une pensée que dans sa forme extérieure et incomplète. la nature grossière et indocile de nos langues occidentales, combinée avec la rigidité de notre système alphabétique représentant non des idées, mais seulement des sons, empêche entièrement l’essence de la pensée de s’ouvrir un chemin à travers la pure succession de mots constituant ce qu’on appelle une phrase grammaticalement construite.
Les anciens philosophes orientaux comprenaient parfaitement cela et donnaient par consequent à leurs discours une portée plus grande : car, non seulement leurs paroles avaient un sens strict et littéral, mais encore et surtout elles avaient un sens figuré. Ils imageaient richement leur langage, et parlaient en apologues, fables et paraboles, dirigeant ainsi les méditations de leurs auditeurs vers une source inépuisable d’applications religieuses et scientifiques.
De plus, leur écriture était également imagée, et les Egyptiens, nos anciens Maîtres, donnaient trois principales interpretations à chacun de leur caractères graphiques. Outre leur valeur phonétique, ces caractères avaient un sens symbolique ou hièroglyphique et un sens sacré ou hièratique.
Le langage sacré des Kabbalistes, sur la philosophie desquels reposent les enseignements de la Franc-Maçonnerie en général et du Martinisme en particulier, était l’Hébreu. Une lettre, en Hébreu, avait : 1° une valeur phonétique ; 2° une valeur numérique ; 3° elle représentait une idée positive, quand elle était seule ; 4° une idée relative, lorsqu’elle était accompagnée d’autres lettres ; enfin, 5° elle avait un pouvoir effectif et talismanique, combinant tout de suite la pensée, la parole et l’action.
Un simple mot de la langue sacrée renferme en lui-même un sujet inépuisable de méditations qui ne sauraient trouver place dans des volumes écrits au moyen de nos caractères graphiques, directs et mathématiques, signes dépourvus de sens, étranglés au milieu d’une orthographe barbare et dune syntaxe tyrannique.
Pour comprendre les Mystères de l’Antiquité et perpétuer l’ancienne Sagesse, le recours à leur Symbolisme est nécessaire ; ce fut le premier langage de l’homme, ce sera aussi le dernier, car, comme dans le cercle formé par un serpent se  mordant la queue, la fin des choses se confond avec leur origine et ainsi l’Humanité ne meurt jamais que pour se survivre à elle-même.
Ceci est le premier et sera le dernier Symbole du Martinisme, institution qui représente aujourd’hui les anciennes écoles de philosophie. Cet Ordre communique ses enseignements par le moyen de la méthode éminemment intellectuelle de l’analogie, qui est la seule voie conduisant à la comprehension de la nature abstraite de Dieu, de l’Homme et de l’Univers.
Suivant les Traditions de nos anciens maîtres, les Egyptiens, les Chaldéens, les Platoniciens et plus spécialement les Kabbalistes, nous croyons que toutes les lois de la création sont identiques et peuvent être réunies dans un grand et unique Principe, appelé l’Absolu, qui gouverne avec une égale régularité les phénomènes de la nature, les pensées et les actions de l’Homme, et la puissance créatrice de Dieu.
Cest pour la recherche de l’Absolu, autre dénomination de ce que nos Frères Hermétiques appelaient la Pierre philosophale, qu’on engage les Martinistes à méditer avec patience sur les beaux symboles qui vont vous être expliqués.
 
 
Les Luminaires
 
Voyez ces Luminaires, disposés en triangle et qui reposent sur des couches de différente couleur, rouge et noire. Ils symbolisent l’Unité émanant de la Diversité.
De même qu’une seule et unique Lumière émane de trois Luminaires différents, de même une seule et unique Vérité émane de sources différentes et en apparence opposées.
Dans ce Symbole, l’Initié sait reconnaître la Religion, toujours la même sous les cultes multiples qui la traduisent aux profanes.
Il n'y a qu’une Religion, comme il n’y a qu’une Vérité, et aucun Culte, qu’il se nomme Brahmanisme, Bouddhisme, Catholicisme, Judaisme ou Islamisme, ne peut s’attribuer le monopole à l’exclusion des autres Cultes. C’était là le fond des initiations antiques, mystères de Memphis, d’Eleusis, de Mithra, etc.
Tout prêtre d’un ancien Culte était un Initié : c’est-à-dire qu’il comprenait parfaitement qu’une seule Religion existait et que les différentes formes de Culte ne servaient qu’il traduire cette Religion aux différents peuples, selon leurs temperaments particuliers. Comme résultat important de ce fait, le prêtre d’un Dieu pouvait être honorablement reçu dans les Temples de tous les autres dieux, et autorisé à leur sacrifier. Il ne faut pas penser, cependant, que cela fût dû à la doctrine ou à l’idée du Polythéisme : le Grand-Prêtre des Israélites reçut dans le Temple un Initié, Alexandre le Grand, et le conduisit dans le Saint des Saints pour offrir un sacrifice (Papus, Le Tarot).
Nos querelles religieuses pour la suprématie d’un Culte sur un autre auraient beaucoup amusé un ancien Initié et l’auraient rempli de mépris pour notre ignorance et notre mauvaise foi. Le but de la plupart des Sociétés secrètes est, par le moyen des hommes d’intelligence, de rétablir cette union, cette tolérance, parmi les membres de la famille humaine.
Songez à l’immense progrès que ferait accomplir à la marche des peuples vers la Perfection cette Communion Universelle des prêtres de tous les Cultes, et vous comprendrez alors la grandeur de l’idée que nous poursuivons.
De même que la Foi, la Science doit voir l’Unité sortir de la Diversité par la synthèse scientifique, concilliant enfin, d’une manière rationnelle, le Matérialisme et l’Idéalisme.
L’Orateur qui s’adresse à un Néophyte bien au courant de la science petit ici disserter sur les vérités et les erreurs des écoles modernes de philosophie.
 
 
Hiérarchie
 
Les Luminaires reposent sur des couches de différente couleur comme un emblème du vrai principe de Hiérarchie, qu’on retrouve à l’origine de toute organisation. la Hiérarchie est ici figurée par les luminaires eux-mêmes, et la lumière, représentée par les couleurs rouge et noire, s’atténue à mesure que l’on descend.
 


HIÉRARCHIE


SOCIALE*


SCIENTIFIQUE*


RELIGIEUSE*


Luminaires
Rouge
Noir


Exécutive
Législative
Judiciaire


Maître
Disciples
Éléves


Dieu
Prêtres
Croyants


*Chacun de ces sujets pourra servir de théme à de longs développements, suivant les préférences reconnues du Candidat.
 

Telle doit être la base de toute organisation véritable et sûre, qu’elle soit sociale, scientifique ou religieuse.
Nous adorons la Divinité dans ses manifestations hiérarchiques dans la Nature dans l’Homme et dans ce Divin « Monde des Esprits qui n’est pas ferme ».
Au sujet de l’Homme, nous retrouvons la même Hiérarchie dans les trois parties qui constituent le tronc : le Ventre, la Poitrine, la Tête, qui donnent respectivement naissance : le Ventre, au Corps qu’il renouvelle ; la Poitrine, à la Vie, qu’elle entretient ; la Tête, à la Pensée qu’elle manifeste.
La Tête et la Pensée, figurées par les Luminaires, sont le degré de la Lumière ; la Poitrine et la Vie, figurées par le drap rouge, sont le degré de la Pénombre ; et le Ventre et le Corps, figures par le drap noir, sont le degré de l’Ombre.
Dans la Nature aussi bien que dans l’Homme, on retrouve encore cette Hièrarchie mystérieuse de trois degrés, dans ce qu’on nomine les trois règnes : le Minéral, le Végétal et l’Animal le règne minéral correspondant au Corps de l’Hommeou au Drap noir, le règne végétal à la Vie de l’Homme ou au Drap rouge, et le règne animal à la Pensée de l’Homme ou aux Luminaires.
Dieu, l’Homme et la Nature forment les trois grandes divisions hièrarchiques de l’Univers, et chaque terme semble être animé d’un pouvoir qui lui est particulier.
La Nature agit par une force fatale guidée par le hasard, dirions-nous, si le hasard existait. Cette force fatale et aveugle est la Destinée, le Dieu des Matérialistes, symbolisé par le Drap noir.
L’Homme agit par la force, demi-fatale et demi-intelligente, de son cerveau ; par sa Volonté, aussi puissante que la Destinée, et qui est symbolisée par le Drap rouge. La Volonté humaine est le Dieu du Panthéisme.
Dieu agit par le force superintelligente et supersconciente nominée Providence, Laquelle peut s’unir à la Volonté humaine, mais seulement par le consentement libre et absolu de cette Volonté ce qui est un grand mystère que nous devons abandonner a votre méditation. La Providence est le Dieu du plus pur Théisme de l’impressionnante initiation des Anciens ; elle est symbolisée ici par les Luminaires.
Mais, de même que ces trois Luminaires ne donnent qu’une seule lumière, de même ces trois grandes puissances, Destinée, Volonté humaine et Providence, ne sont qu’une seule et unique Force Universelle occupant le Centre de tout ce qui existe.
A cette grande force, l’Ancienne Sagesse a donna le nom de Lumière, et c’est bien cette lumière qui, crée par Dieu « dans le commencement », quand la Terre était informe et vide, précéda la lumière purement physique du soleil.
C’est sur la parfaite considération des analogies, même de l’identité de ces trois grandes forces, que doit être basée la réconciliation des trois grandes Écoles de la Philosophie moderne l’Athéisme, le Panthéisme et le Théisme en une grande et forte association pour le triomphe de la Vérité scientifique et religieuse : la proclamation d’une seule Loi, d’une seule Force, d’une seule Lumière, d’un seul Dieu.
Enfin, les trois Luminaires, véritables flambeaux de la Science Universelle, symbolisent aussi les trois grandes Colonnes de la Kabbale, sur lesquelles repose l’Univers intellectuel et physique la Beauté, la Force et la Sagesse.
Dans les Écoles gnostiques, auxquelles le Martinisme se rattache étroitement, la Beauté, dont l’initiale en hébreu est G (רםנ, Gomer), est la force morale, la force de la volonté, dispensatrice de la Vie et de la Mort, du Bien et du Mal, ou, en d’autres termes, le Pouvoir social ; la Force, dont l’initiale en hébreu est O (צר, oz), est la force matérielle, dynamique ou numérique ; la Sagesse, dont l’initiale en hébreu est D (רפד Dabar), est la force spirituelle manifestée par la Science philosophique et religieuse.
Ces initiales, G. O. D., vous rappellent que c'est dans l’association de la Sagesse, ou Religion et Science psychique, de la Force ou Philosophie naturelle, et de la Beauté ou Morale et Politique, que les Martinistes arrivent à la compréhension du Grand Principe unique, l’Absolu, qui est représenté par la pointe d’un instrument effilé et dont le nom, dans nos Mystères, est composé kabbalistiquement des initiales de Gomer, Oz et Dabar, c’est-à-dire Beauté, Force et Sagesse, G-O-D.
Les applications des quelques principes qui vous ont été exposés sont infinis. Mais vous seul devez les développer à vous-même, dès que vous avez découvert la route à suivre. Méditez de tout votre coeur sur le Symbole des trois Luminaires et sur leur mystèrieuse disposition, et la Providence vous sanctifiera.
Nous représentons ce Symbole des trois Luminaires par des hiéroglyphes et des nombres.
Enseignant la grande Loi de l’Unité dans la Trinité, les Luminaires sont représentés par la lettre hébraïque Aleph (א), qui, en Kabbale, est le symbole de Dieu et de l’Homme. Cette lettre est composée de deux iods (י) placés de chaque côté d’un vau incliné (ו). Ces trois lettres, cependant, par leur disposition, ne font qu’un seul caractère.
Celui-ci représente trois nombres : un, vingt-six et huit. Un, parce qu’il est la première lettre de l’alphabet hébreu ; —vingt-six, parce-qu'il est compose de deux iods et d’un vau, dont les valeurs respectives sont 10, 10 et 6 ; huit, parce qu’il est la somme de la réduction théosophique de 26, c’est-à-dire 2 + 6 = 8.
La figure 1 est le nombre de Dieu ; le nombre 26 est celui du Nom incommunicable de la Divinité הןהי (Iod-Hé-Vau-Hé) dont les lettres totalisées forment le nombre 26, c’est-à-dire ה5 + ן6 + ה5 + י10 = 26
Enfin, le nombre 8 symbolise la divine Unité des Cercles Universels, les Cieux et la Terre, la Pensée de Dieu.
 
 
Le Masque
 
Le Masque est posé sur le visage du Néophyte par le 1er Maître des Cérémonies.
Par ce masque, ta personnalité mondaine disparaît. Tu deviens un Inconnu, au milieu d’autres Inconnus ; tu n’as plus à redouter les susceptibilités mesquines auxquelles est astreinte ta vie quotidienne au milieu de gens qui te guettent sans cesse ; tu es bien protégé contre les pièges que l’ignorance, jointe à l’opinion prétentieuse, tendra chaque jour devant toi. Comme nos Anciens Frères, applique—toi à l’art de rester Inconnu, à te retirer en toi—même, tout en observant les autres. Que le masque de la circonspection te protège toujours contre les regards inquisiteurs de ceux dont le caractère. Et la conduite ne prouveraient pas qu’ils sont dignes de venir et de paraître dans le Sanctuaire sacré où la Vérité délivre ses oracles.
Te trouvant seul en face de gens que tu ne connais pas, tu n’as rien à leur demander. C'est de toi-même, dans tout ton isolement, que tu dois tirer les principes de ton avancement. N’attends rien des autres qu’en cas de suprême besoin ; en d’autres termes, apprends à toujours être toi-même.
Inconnu, tu n’as d’ordre à recevoir de personne. Seul tu es responsable de tes actes devant toi-même, et ta Conscience est le maître redouté de qui tu dois toujours prendre conseil, le juge sévère et inflexible à qui tu dois rendre un juste compte de tes actes.
Ce masque, qui t’isole du reste de tes semblables pendant la période de travail, te montre le prix que tu dois attacher à ta Liberté, toute-puissante par ta Volonté devant le Destin et devant la Providence, « cette Liberté que l’on peut appeler la Divinité de l’Homme, le plus beau, le plus superbe, le plus irrévocable de tous les dons de Dieu de l’Homme ; cette Liberté que le Créateur suprême lui-même ne saurait violer sans nier sa propre nature ; cette liberté que l’on doit obtenir par la force quand on ne la possède pas comme une suprême autocratic » (Ehiphas Lévi).
Et, ô mon Frère, tu le possèdes pas cette liberté, qui est la liberté de l’âme et de l’esprit, et non pas seulement celle du corps ; c’est en combattant contre tes passions, tes désirs terrestres, que tu peux espérer conquérir cette indépendance si glorifiée, si vraiment divine.
Personne au monde n’a le droit de te priver de cette liberté intellectuelle et morale ; seul tu en es le Maître absolu, seul tu répondras devant ta conscience des erreurs et des fautes qu’elle t’aura fait commettre.
Que le masque t’enseigne à demeurer Inconnu de ceux que tu auras tirés du malheur ou de l’ignorance ; sache sacrifier ta personnalité toutes les fois qu’il le faut pour le Bien de la Collectivité.
B.-B. Nagarkar disait en 1893, devant le Grand Parlement des Religions tenu à Chicago :
« Bouddha, le grand instituteur de la Morale, nous enseigne, dans le style le plus sublime, la doctrine de Nirvâna, de l’abnégation de soi-même, de l’effacement personnel. Cette doctrine n’est pas autre chose que celle de la subjugation et de la conquête de notre sensualité. Car vous savez que l’Homme est un être composé. En lui, il y a l’ange et l’animal ; et l’entraînement spirituel de notre vie ne signifie pas autre chose que la subjugation de l’animal et la misé en liberté de h’ange... »
Tels sont, ô mon Frère, les enseignements du Symbole si profond du masque ; d’autres sens te seront révélés, si ton coeur sait les désirer.
Ce Symbole est la pierre fondamentale du Martinisme, et nous le représentons hièroglyphiquement par la lettre י (iod), parce que cette lettre est le principe, la cellule, dont toutes les lettres de l’alphabet hébraïque sont formées. L’Associé masqué est aussi le principe, la cellule qui forme le grand corps de l’Humanité temporelle et spirituelle régénérée.
Le Masque est aussi représenté par la figure 10, qui est le nombre de la lettre י (iod) et le nombre de la Pensée, et la fois Humaine et Divine.

Source : rituel martiniste

commentaires

Le nombre 7 (suite)

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Symbolisme

Général

·    Jésus serait tombé sur le chemin de la croix sept fois, selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerick. [3]

·    Les sept blessures infligées à Jésus-Christ après son arrestation, sur le chemin menant au calvaire et sur la croix: la flagellation, la couronne d'épine sur la tête, un coup de lance dans son flanc, les blessures provoquées par les clous (aux 2 mains et aux 2 pieds).

·    Les sept vertus. Trois théologales: foi, espérance, amour ‑ ou charité. Quatre cardinales: force, justice, prudence et tempérance.

·    Les sept sacrements de l'Église catholique romaine: Baptême, Confirmation, Eucharistie, Pénitence, Onction des malades, Ordre, Mariage.

·    Le nombre sept est caractéristique de la Vierge Marie: les sept mystères du chapelet commémorant les douleurs de la Vierge Marie [59]; on représente la Vierge avec une couronne au coeur de sept roses et aussi sept poignards piqués sur son coeur ‑ d'où l'appellation Notre‑Dame des Sept Douleurs ‑ dont 3 d'un côté et 4 de l'autre; les sept fêtes de la Vierge Marie célébrées dans l'Eglise catholique ‑ la purification, l'annonciation, la visitation, l'assomption, la nativité, la présentation de la Vierge et l'immaculée conception; les chrétiens des premiers siècles faisaient naître la Vierge Marie après sept mois de gestation.

·    Les sept Archanges qui se tiennent continuellement devant Dieu: Gabriel, Michel ou Michaël, Uriel, Raphaël, Chamuel ou Samael ou Sealtiel, Japhiel ou Orifiel ou Jéhudiel, Zadkiel ou Zachariel ou Barachiel. Dans les messages donnés par la Vierge Marie à "Buisson d'épines", le 28 mai 1995, la Vierge spécifiait que chacun était soumis à la garde d'un des sept sacrements de l'Eglise: L'Eucharistie est assignée à Saint Michel, le Baptême à Saint Gabriel, la Confirmation à Saint Uriel, la Pénitence à Saint Jéhudiel, l'Extrême-Onction à Saint Raphaël, l'Ordre à Saint Sealtiel et le Mariage à Saint Barachiel.

·    Les sept péchés capitaux, correspondant aux sept désirs matériels: l'orgueil, l'avarice, l'impureté, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse.

·   Les sept mondes dans le purgatoire, appelés aussi le bas astral, ou séjour des morts, ou l'Hadès, ou Champs d'Elisé.

·   A propos du miracle de la multiplication des pains relaté dans la Bible en Jean chapitre 6 verset 1 à 15, Jésus dira dans les révélations à Françoise ("Jésus commente aux petits l'Evangile de saint Jean", Editions du Parvis, 1999, page 39) sur les cinq pains d'orge et deux petits poissons qui servirent pour la multiplication: «Mais Dieu a compté: cinq + deux =  sept; ce chiffre sacré se multiplira toujours, lorsque c'est pour le bien de l'humanité...»

·    Dans les récits de Maria Valtorta, Jésus enseigne quelles sont les sept questions que le prêtre doit bien avoir à l'esprit lorsqu'un pécheur vient le voir pour se confesser. Ceci parce qu'une même faute peut avoir des nuances et des dégrés infinis selon toutes les circonstances qui l'ont créée et les individus qui l'ont accomplie. Ces sept questions sont les suivantes:

 

                Qui: Qui a péché?

                Quoi: Quelle est la matière du péché?

                Où: En quel lieu?

                Comment: En quelles circonstances?

                Avec quoi ou avec qui: L'instrument ou la créature qui a été la matière du péché?

                Pourquoi: Quelles sont les impulsions qui ont créé l'ambiance favorable au péché?

                Quand: Dans quelles conditions ou avec quelles réactions, et si c'est accidentellement

                                                                              ou par suite d'habitude malsaines?

 

·    Selon l'évangile de Barnabé, chapitre 26, Abraham avait sept ans quand il commença à chercher Dieu.

·    Dans la langue hébraïque, le mot qui signifie sept signifie en même temps "faire serment".

·    Les Bambaras, le bouddhique et le Talmud comptent sept niveaux, ou degrés de la perfection, du ciel. [9, 13, 81, 365]

·    La Sainte Famille séjourna sept ans en Égypte, à Héliopolis, selon les visions de Marie d'Agréda. [3, 50]

·    Dans l'une des sept visions que reçues Esdras, qui sont décrites dans son deuxième livre des écrits de la bibliothèque de Qumrân, il parle des sept jours où le monde restera dans le silence primordial tel qu'il en avait été à la première origine avant que le monde nouveau se réveille. [400]

·    Dans le Livre d'Hénoch, livre apocryphe, on parle des sept veilleurs, des sept grandes montagnes, des sept grands fleuves, des sept grandes îles, etc.

·    Adam gémit sept fois plus qu'il ne se réjouit quand il voit les âmes à leur sortie du corps se diriger à la perdition plutôt qu'à la vie, selon le testament d'Abraham des écrits de la bibliothèque de Qumrân.

·    Les sept chemins au paradis, chacun devant être parcouru par le corps, le coeur et l'esprit en une communion unique.

·    Les sept "Dormants d'Ephèse". Selon une légende d'origine syrienne, dans la mythologie chrétienne et islamique - Coran 18 -, ce sont sept jeunes gens qui, retirés dans une caverne, furent miraculeusement sauvés des persécutions des chrétiens à l'époque de Dèce - 250 après le Christ - par un sommeil prolongé. Ce sommeil dura près de deux siècles, et c'est vers 447, sous l'empereur bien chrétien Théodore, que les sept jeunes gens se réveillèrent.

·    Dans la religion islamique: le Coran comporte sept sens ésotériques, selon les mystiques musulmans ‑ il est parfois question de soixante‑dix sens; il y a sept consonnes, appelés sawakit, qui ne se trouvent pas dans la première sourate du Coran; il y a sept tours composant les circumambulations de La Mecque; lors du pèlerinage à la Mecque, on doit effectuer sept tours de la Ka'ba et sept parcours entre les monts Cafâ et Marmia; l'âme des morts demeure sept jours auprès de la tombe et le nouveau‑né reçoit son nom le 7e jour; les chats et les chiens ont sept vies; la Fatiha compte sept versets ‑ sourates ouvrant le Coran; les sept portes que possèdent l'Enfer qui sont en relation avec les différents supplices qu'il renferme, et il y aurait aussi sept enfers: Géhennan, Ladha, Hatorna, Saïr, Sakar, Jahim et Hawiyat; le Coran dit qu'Allah a créé sept cieux et autant de terres. (Coran 65,12 et 41,8‑11)

·    L'homme serait composé de sept âmes selon Platon et aussi selon les hindous. [1, 3, 10]

·    Les sept emblèmes du Bouddha.

·    Certains s'accordent pour dire que la grosseur des lobes d'oreille détermine le degré d'affinité spirituelle d'un individu. Lao-tseu, le fondateur du taoïsme, avait dit-on des oreilles de sept pouces, ce qui lui valu le surnom de "longues-oreilles". Aussi, dans l'iconographie orientale, Bouddha est-il toujours représenté avec des lobes excessivement longs.

·    Le Soufisme nomme sept plans cosmiques: Zat, le non‑manifesté; Ahadiat, la conscience; Vahdat, le soi intérieur; Vahdamiat, la lumière intérieure; Arwah, le plan spirituel; Ajsam, le plan astral; Insaam, le plan physique. Il reconnaît également sept aspects de la manifestation: les étoiles, la lune, le soleil, le règne minéral, végétal, animal et humain.

·    L'homme comparativement à un arbre est pourvu de sept racines ‑ nombre de forces terrestres qui l'alimentent ‑ et de sept branches ‑ dans l'éther.

·    Chacune des quatre périodes lunaires dure sept jours. [4, 28]

·    Les sept chakras ‑ appelés roues, Lotus ou centres subtils ‑ selon les hindouistes: [4, 8, 72000, 144000]

 

                                    coccygien interne:                             Muladhara

                                    sacré:                                                 Swadhistana

                                    solaire:                                               Manipura

                                    cardiaque:                                          Anahata

                                    laryngé:                                             Vishuddha

                                    frontal:                                                          Ajna

                                    coronal:                                             Sahasrara

 

·    A l'image de l'homme, la Terre serait composée de sept chakras et elle se situerait dans le septième super‑univers. (G6‑79, I3‑76, N3‑73) [12, 22]

·    L'homme est composé de sept corps: physique, éthérique ou vital, émotionnel ou astral, causal, mental, corps de vitalité divine ou bouddhique, et le corps d'esprit divin ou atmique.

·    Le corps éthérique de l'homme n'est totalement développé et installé que vers l'âge de sept ans. [14]

·    Les sept couleurs symboliques du Tarot.

·    Les sept piliers de la Sagesse.

·    Un des douze travaux d'Hercule consista à couper d'un seul coup les sept têtes de l'hydre de Lerne.

·    Les sept cordes de la lyre d'Hermès et les sept cordes que possède le vînâ, un instrument de l'Inde.

·    Les sept tuyaux de la flûte de Pan.

·    Les sept sages de la Grèce antique: Thalès de Milet, Solon d'Athène, Chilo de Lacédémone, Pittacos de Mitylène, Bias de Priène, Cléobule de Lindos et Périandre de Corinthe. S'il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, c'est possiblement parce que 7 était le chiffre de ces sages.

·    Les sept ampchaspands ou grands génies selon les Perces.

·    Sinbad raconte à Hinbad ses sept voyages.

·    Les sept tours "résonnantes" à Byzance.

·    En Égypte, sur les inscriptions des temples de Edfou et de Dendara, le chiffre sept en écriture hiéroglyphe est représenté sous la forme d'une tête humaine, sans doute pour le nombre de ses orifices: deux oreilles, deux yeux, deux narines et une bouche.

·    Les sept voyelles grecques utilisées par les gnostiques: alpha, epsilon, êta, iota, omicron, upsilon, omega.

·    Un manuscrit tibétain comporte comme titre "Les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier".

·    La terre de Mû possédait sept grandes villes, d'après l'archéologue anglais James Churchward.

·    Les sept étoiles visibles à l'oeil nu de la Grande Ourse et de la Petite Ourse. [22, 87]

·    Les alchimistes distinguaient sept métaux dérivés d'un principe unique, formés sous l'influence des planètes, auxquels sont attribuées une divinité et une couleur fondamentale: or, argent, mercure, étain, fer, cuivre et plomb.

·    Les sept notes fondamentales, ou modulations, de la gamme musicale.

·    Les sept couleurs de l'arc‑en‑ciel ‑ spectre du visible seulement. [12]

·    Un homme ne peut posséder plus de sept lignes transversales sur son front.

·    Les sept monuments historiques ou merveilles du monde:

 

                                    1. Les Pyramides d'Égypte

                                    2. Le phare d'Alexandrie

                                    3. Les Jardins suspendus de Babylone

                                    4. La Statue de Jupiter Olympien

                                    5. Le Temple de Diane à Ephèse

                                    6. Le Colosse de Rhodes

                                    7. Le Tombeau de Mausole

 

·    Les sept configurations cristallines possibles: triclinique, monoclinique, orthorhombique, rhomboédrique, quadratique, hexagonale, cubique.

·    La chute d'une pierre dans l'eau provoque sept ondes importantes, après quoi elles deviennent plates, et ce, quelque soit la masse de l'objet et la nature du fluide. Cet exemple pris parmi tant d'autres laisse dire à Roger de Lafforest et Jacques Langlois qu'une grande partie de la dynamique des choses semble se rapporter à un modèle standard d'évolution en phases successives d'ordre 7, conçue d'après une loi de vibrations évolutives.

·    Les sept types de caractères de l'astrologie traditionnelle.

·    Les sept branches de l'arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme.

·    Les cérémonies apolliniennes ‑ du culte d'Apollon ‑ se célébraient le septième jour du mois.

·    En Chine, les fêtes populaires avaient lieu un septième jour.

·    La lampe rouge des sociétés secrètes chinoises a sept branches.

·    Le Bouddha aurait pris la mesure de l'univers en faisant sept pas dans chacune des quatre directions.

·    Une tradition hindoue attribue au soleil sept rayons.

·    En Iran, au moment de l'accouchement, on place sur une nappe une lampe allumée et on garni la nappe de sept sortes de fruits et de sept espèces de graines aromatiques. L'enfant recevait généralement son nom le septième jour.

·    Le 7 se retrouve souvent dans les superstitions. Au Portugal, la femme qui porte sept jupons superposés est assurée du bonheur. Le septième fils d'une famille sera toujours un protégé des dieux. Pour les Écossais, le septième fils d'un septième fils aura le don de la double vue. Dans la patrie du docteur Faust, on sait que le pacte signé avec le diable a une durée de sept ans. Celui qui casse un miroir sera soumis aux mauvaises influences pendant sept années. Au Maroc, les femmes stériles enroulent leur ceinture sept fois autour du tronc de certains arbres, puis l'attachent à l'une des sept cordes qui y sont fixées. En Syrie, une jeune fille sans prétendant exorcise les mauvaises influences qui l'empêchent de trouver un mari en se baignant dans la mer et en laissant sept vagues passer au‑dessus de sa tête. Quand sept jeunes filles assistent à une réunion de famille, l'une d'entre elles se mariera au cours de l'année.

·    Chez les Maya‑Quiéhé, le grand Dieu du Ciel se fait aussi Dieu‑Sept, ou septième, entouré de six soleils: il constitue ainsi le groupe des dieux agraires.

·    Chez les Mayas, le septième jour, placé au milieu de la semaine de treize jours, est un jour faste.

·    La déesse Sept, appelée sept serpents ou sept épis, placée au milieu de la série 1 à 13, symbolise le coeur de l'homme et du maïs.

·    Dans le temple de Coricancha à Cuzco, où était résumé tout le panthéon des Incas, un mur portait près de l'arbre cosmique, un dessin représentant sept yeux nommés 'les yeux de toutes choses'.

·    Le dieu souverain Faro, dieu d'Eau et de Verbe, habite le septième ciel avec l'eau féconde qu'il dispense sous forme de pluie.

·    En Perse, c'était un nombre sacré avec ses sept grades initiatiques du culte de Mithra: corbeau, griffon, soldat, lion, perse, héliodrome ‑ courrier du soleil -, père. L'échelle cérémonielle avait sept échelons, chaque échelon étant fait d'un métal différent. En gravissant cette échelle cérémonielle, l'initié parcourait les sept cieux, s'élevant ainsi jusqu'à l'Empyrée.

·    Sept est le nombre de l'initiation féminine, dans la légende du Graal, qui présente 7 pucelles défendues par 7 chevaliers affrontant le héros Galaad.

·    Les sept cieux de Zoroastre.

·    Les sept boeufs tirant le char du soleil dans les légendes nordiques.

·    Les sept rites Sioux: la garde de l'âme, le rite de purification, l'imploration d'une vision, la danse face au soleil, les rites de puberté, l'apparentement et les jeux de la balle.

·    Rome ne cessa de s'agrandir jusqu'à ce qu'elle eut renfermé dans son sein les sept collines.

·    Le solstice d'été a lieu quand le soleil passe dans le 7e signe zodiacal, le solstice d'hiver quand il a parcouru sept signes à partir de ce dernier. Il y a sept signes d'un équinoxe à l'autre. Ce qui recouvre la totalité du cycle solaire.

·    Il y a sept mois de l'année dont le nom a plus de sept lettres: janvier, février, juillet, septembre, octobre, novembre et décembre.

·    Le septénaire règle la vie de l'homme: après 7 mois de gestation le foetus est viable. Sept marque les périodes de la vie: première enfance jusqu'à 7 ans qui est l'âge de raison; à 7 x 2 ans, fin de l'enfance; à 7 x 3 ans, majorité, fin de l'adolescence; à 7 x 4 ans, jeunesse; à 7 x 5 ans, âge adulte; à 7 x 6 ans, maturité suivie par le déclin des forces. Il est aussi la durée même du cycle humain: tous les sept ans, l'homme se régénère entièrement.

·    Le sept, régit le rythme de développement de la femme: à 7 mois, apparition des dents de lait qui seront perdues à 7 ans; à 7 x 2 ans, apparition de la menstruation et à 7 x 7 ans c'est la ménopause.

·    Parmi tous les nombres premiers, sept est le premier nombre à ne pas s'inscrire dans le cercle euclidien - l'heptagone ne peut être construit dans un cercle de 360 degrés comme le triangle ou le pentagone.

·    Le nombre 7 possède certaines particularités curieuses. Par exemple 1 divisé par 7 donne une fraction périodique simple de six chiffres:

 

0.142857142857142857...

 

     et cette période multipliée successivement par 2, 3, 4, 5, 6, donne des produits où l'on trouve les mêmes chiffres dans le même ordre:

 

142857 x 2 = 285714

142857 x 3 = 428571

142857 x 4 = 571428

142857 x 5 = 714285

142857 x 6 = 857142

 

·    Les sept os composant le tarse du squelette humain et les sept orifices de la tête de l'homme.

·    Il existe sept gaz rares.

·    Anniversaire de mariage: noces de cuivre ou laine.

 

Occurrence

·    Le nombre 7 est employé 507 fois dans la Bible.

·    Les nombres 21 et 18000 sont employés 7 fois dans la Bible.

·    Le nombre 7 revient 32 fois dans le Coran et il est utilisé dans 13 sourates.

·    Parmi les 365 nombres différents retrouvés dans la Bible, 7 seulement ne sont utilisés que dans le NT. Il s'agit des nombres 46, 84, 144, 276, 1260, 144000 et 200000000. [365]

·    Dans l'évangile de Saint Jean, le mot semaine revient 7 fois; il y a les 7 mentions du Christ « Je Suis »1; et par 7 fois il est fait allusion au témoignage de Jean Baptiste. L'évangile de Saint Jean rapporte aussi sept miracles de Jésus. Le huitième, la pêche miraculeuse du chapitre 21, a été rajouté après coup à la rédaction première. Ce même évangile énumère 7 apparitions de Jésus Christ avec ses apôtres et disciples après sa résurrection. Le mot songe est employé 7 fois dans le NT. Le nom de Salomon revient 7 fois dans le Cantique des Cantiques, ainsi que les mots "Filles de Jérusalem", Liban et amour. [13, 53]

·    Il y a sept béatitudes qui sont proclamées dans l'Apocalypse: 1,3; 14,13; 16,15; 19,9; 20,6; 22,7; 22,14;

 

 

 

·    Dans l'évangile de Saint Jean, le récit de la guérison de l'aveugle-né contient sept fois l'expression «ouvrir les yeux», la septième fois avec l'adjectif «tout entier». Le récit du lavement des pieds contient sept fois le verbe laver. Marthe est nommée sept fois par son nom dans le récit de la résurrection de Lazare. Thomas est nommé sept fois.

SOURCE : LES NOMBRES SYMBOLISME ET PROPRIETES(S DESROSIERS) 

commentaires

Le nombre 7

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Symbolisme

Symbolisme

·    Le nombre 7, selon Ambroise, correspond à l'Ancien Testament mais il le voit aussi comme le nombre représentant la virginité. Thibaut De Langres lui accorde aussi cet attribut parce qu'il est le seul des neuf premiers nombres qui n'engendre pas et le seul qui ne soit pas engendré. Il est considéré comme vierge et représentatif de l'Esprit-Saint auxquels sont attribuées les mêmes propriétés. Macrobe y va dans le même sens disant qu'il symbolise Minerve, née de son père sans passer par une mère.

·    Le sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif.

·    Nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l'Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes.

·    C'est le nombre de l'homme parfait, complet et parfaitement réalisé en tant que somme du quatre femelle et du trois mâle. [3, 5, 6, 9, 22, 108]

·    Symbole de la totalité de l'Univers créé ‑ 3 le ciel + 4 la terre ‑ il exprime la création au sein de laquelle l'homme évolue.

·    Saint Augustin voit le sept comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant non la vie de celle-ci mais son devenir, l'évolution.

·    Symbole de l'infini nombré dans son retour au principe, celui du serpent qui se mord la queue, d'après Abellio. Il serait aussi le chiffre de l'accomplissement dans l'espace‑temps.

·    C'est le nombre de l'initiation, c'est‑à‑dire l'union du manifesté avec l'infini.

·    Symbole de vie éternelle chez les Égyptiens: il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique.

·    Chez les Indiens de la prairie et les Indiens Pueblo, le nombre sept représente les coordonnées cosmiques de l'homme.

·    En Afrique et pour les Bambaras du Sénégal, sept est un symbole de la perfection et de l'unité.

·    Les Dogons considèrent le nombre sept comme le symbole de l'union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme symbole d'unicité et de perfection. Il est aussi la marque du maître de la parole.

·    Le sept symbolise la croix avec ses six directions plus le centre ‑ étendues indéfinies se dirigeant vers le haut, le bas, la droite, la gauche, en avant et en arrière.

·    Le dé symbolise le sept: le dé lui‑même, 1, ayant 6 faces....

 

Bible

·    Les sept démons qui sont sortis de Marie de Magdala. (Lc 8,2)

·    Les sept demandes dans la prière du Notre‑Père.

·    Les sept paroles de Jésus prononcées sur la croix:

 

                        Mon Père, mon Père, pourquoi m'avez‑vous abandonné? (Mt 27,46)

                        Tu seras aujourd'hui avec moi dans le paradis ‑ au bon larron.

                         (Lc 23,43)

                        Père, je remets mon âme entre tes mains. (Lc 23,46)

                        Père, pardonnez‑leur, car ils ne savent ce qu'ils font. (Lc 23,34)

                        Mère, voilà ton fils, (à Jean): Voilà ta mère. (Jn 19,26)

                        J'ai soif. (Jn 19,28)

                        Tout est consommé. (Jn 19,30)

 

·    Le démon chassé ramène avec lui sept autres plus fort que lui.

·    Les sept diacres de l'Église primitive: Étienne, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas. (Act 6,5)

·    Le nombre sept revient souvent dans l'Apocalypse: les sept candélabres d'or (Ap 1,12‑20), le mystère des sept étoiles (Ap 1,16‑20), les sept sceaux (Ap 7 et 8), les sept lettres adressées aux sept églises (Ap 2 et 3), les sept trompettes (Ap 8,6 et 11,15), les sept tonnerres (Ap 10,3‑4), les sept rois (Ap 17,9), les sept têtes de la Bête (Ap 13,1), les sept fléaux des sept coupes (Ap 15,5), etc. "Buisson d'épine", au cours de l'une de ses apparitions, a compris un jour que les sept lampes et les lampadaires dont il est fait mention dans l'Apocalypse, représentaient les sept principales Églises ou Croyances, c'est-à-dire: catholique romaine, orthodoxe, musulmane, anglicane, protestante, etc. mais seulement l'Église catholique romaine est demeurée allumée avec le vrai feu du Saint-Esprit. [53]

·    Les sept dons de l'Esprit de Yahvé: Sagesse, Intelligence ou Discernement, Conseil, Force ou Vaillance, Science ou Connaissance, Piété, Crainte de Dieu. (Is 11,2‑3)

·    La lumière des sept jours. (Is 30,26)

·    L'Ecclésiatique, chapitre 17 verset 5, énumère 7 sens chez l'homme qui sont, en plus des cinq sens connus, ceux de l'intelligence et de la parole (Si 17,5). Ce verset n'apparaît pas dans la Bible de Jérusalem. On le retrouve cependant dans quelques manuscrits grecs.

·    En Mt 25,35-36, Jésus énumère six actions charitables qui seront prises en compte lors du Jugement dernier pour le salut de l'homme: visiter les malades, désaltérer les assoiffés, nourrir les affamés, racheter les captifs ou visiter les prisonniers, vêtir ceux qui sont nus et accueillir les étrangers. Mais au XIIIe siècle, on découvre dans les écrits de Lactance une septième oeuvre de miséricorde: ensevelir les morts. Celle-ci fut ratifiée en 1220 par la collection canonique de Raymond de Penafort.

·    Le cadeau de l'insensé ne te sert à rien car ses yeux sont avides de recevoir le septuple. (Si 20,14)

·    Le festin de noces de Salomon dura sept jours.

·    Dans les psaumes il est écrit: "Sept fois par jour je te loue pour tes justes jugements" (Ps 119,164) et encore "Les paroles du Seigneur sont sincères, argent natif, qui sort de terre sept fois épuré" (Ps 12,7). Le psalmiste parle aussi des sept clameurs de Dieu qui se manifestent dans les phénomènes célestes.

·    Les sept psaumes de pénitence: 6, 31, 37, 50, 101, 129, 142.

·    Le Lévitique prescrit une pénitence de sept ans pour chaque péché.

·    Nombre de fois qu'un lépreux est arrosé du sang d'un passereau.

·    Nombre de jours pendant lesquels quelqu'un était impur s'il touchait un cadavre.

·    Le deuil chez le peuple d'Israël durait sept jours. (Gn 50,10; Jdt 16,24; Si 22,12)

·    L'infidélité reçoit un septuple châtiment.

·    On immole généralement sept animaux de la même espèce.

     (Lv 23,18; Nb 23,1 et 28,11; Job 42,8)

·    Les aspersions se répètent sept fois. (Lv 4,6; Nb 19,4)

·    Les sept lampes et les sept becs sur le lampadaire tout en or, de la vision de Zacharie.            (Za 4,2)

·    Zacharie parle des sept yeux de Dieu qui surveillent tous les peuples de la terre. (Za 4,10)

·    Les sept marches de l'escalier du porche méridional du temple d'Ezèchiel. (Ez 40, 26)

·    Le chandelier à sept branches des Hébreux.

·    Balaam dressa sept autels. (Nb 23,4)

·    Il y a sept patriarches: Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David.

·    Sept nations qui avaient la terre de promission furent exterminées devant Israël. (Dt 7,1)

·    Il y a sept semaines entre Pâques et la Pentecôte. (Lv 23,15)

·    La fête de Pâque des juifs durait sept jours.

·    Il y a sept jours de fête des Tabernacles. (Lv 23,34)

·    La fête de la Dédicace du temple de Salomon succédait immédiatement à celle des Tabernacles et durait sept jours.

·    Les sept prêtres portant sept trompettes, lors de la prise de Jéricho, doivent, le septième jour, faire sept fois le tour de la ville. (Jos 6,11‑16)

·    Les sept maris qu'eut Sarra, fille de Ragouël, avant d'épouser Tobie. Ces époux précédents avaient été tués le premier soir de la nuit de noce par le démon Asmodée. Tobie, grâce à un encens, en réchappa. (Tb 7,10‑11)

·    Le règne de David à Hébron dura sept années. (1 R 2,11)

·    Les amis de Job restèrent près de lui durant sept jours et sept nuits pour le consoler.

·    La construction du Temple bâti par Salomon dura sept ans ‑ de la 4e année à la 11e année de son règne. Il comportait trois parvis et sept enceintes. (1 R 6,38)

·    Par sept fois, Elisée s'étendit sur l'enfant, qu'il ramena à la vie. (2 R 4,35)

·    Le lépreux Naamân plonge sept fois dans le Jourdain et se lève guéri. (2 R 5,14)

·    Le juste tombe sept fois et se relève pardonné. (Pr 24,16)

·    Le Seigneur prescrivit de manger pendant sept jours des pains sans levain. (Ex 12,15)

·    Il faut sept jours pour la consécration d'Aaron et de ses fils, et de l'autel. (Ex 29,35‑37)

·    Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième il sortira libre sans rien payer. Les esclaves étaient libérés la septième année qui correspondait à l'Année du Sabbat appelée aussi Année de Dispense. (Ex 21,2)

·    L'année juive débutait dans l'allégresse à la nouvelle Lune du septième mois, le jour des Trompettes.

·    Pendant six années, tu ensemenceras la terre, et tu en recueilleras le produit. Mais le septième, tu la laisseras reposer en jachère. (Ex 23,10‑11)

·    Les sept vaches grasses et maigres, ainsi que les sept épis pleins et vides, vues en songe par le Pharaon et interprété par Joseph comme étant sept années d'abondance et sept années de disette. (Gn 41,17)

·    Jacob servit sept ans pour Rachel. (Gn 29,20) [14, 21]

·    Caïn serait vengé sept fois si quelqu'un le tuait. (Gn 4,15)

·    Joseph demeura en prison sept ans lorsqu'il fut faussement accusé d'avoir couché avec la femme de son maître.

·    Les sept brebis données en présent à Abimelech par Abraham. (Gn 21,28)

·    Les sept couples de chaque espèce de bétail qui entra dans l'arche de Noé et qui furent sauvés du déluge. (Gn 7,2)

·    Le septième jour, le sabbat, Dieu chôma. (Gn 2,2)

 

commentaires

Le nombre 5

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Symbolisme

Symbolisme

·    C'est le nombre de l'harmonie et de l'équilibre. C'est aussi le nombre de la grâce divine.

·    Le chiffre 5 est caractéristique de l'homme. D'abord, selon la Kabbale, c'est le chiffre de l'Homme parfait ‑ débarrassé du côté animal. Selon la Bible, il est le symbole de l'Homme‑Dieu de par les cinq plaies du Christ en croix - à ce titre, il est aussi considéré comme le nombre de la grâce. Mais il est aussi associé à l'homme en général ‑ 2 + 3 ‑ possédant un caractère instable de dualité, 2, malgré sa divinité, 3. Le 5 se retrouve également dans le corps humain: les cinq doigts de la main et des pieds, les cinq sens ‑ le toucher, le goût, l'odorat, l'ouïe et la vue ‑, les cinq membres ‑ les deux bras, les deux jambes et la tête, le buste étant le centre ‑, les cinq os formant le métacarpe, le métatarse et la boîte crânienne, etc. [1, 3, 6, 7, 9, 22, 108]

·    Envisagé comme le médiateur entre Dieu et l'univers, le cinq est considéré comme symbole de l'univers.

·    Pour Hildegarde de Bingen, le nombre 5 est le symbole de l'Homme, celui-ci se divisant, dans le sens de la longueur autant que dans celui de la largeur (bras écartés), en cinq parties égales, et de la sorte pouvant s'inscrire dans un carré parfait.

·    Symbole de la volonté divine.

·    Symbole de la perfection chez les Mayas.

·    Symbole de la conscience incarnée ‑ 4, Matière, + 1, Esprit.

·    Symbolise la force et les limites de l'homme dans sa maîtrise sur l'Univers.

·    Selon Thibaut De Langres, le chiffre 5 est attribué au monde pour certaines raisons. D'abord parce que le monde se meut suivant un mouvement circulaire, de même que le 5 quand on le multiplie par lui‑même ou par les autres impairs revient périodiquement. Aussi est‑il appelé en ce sens "périodique". Cinq années font un lustre, de "lustrare" qui signifie "faire le tour". D'autre part, le 5 est attribué au monde du fait qu'il est composé du premier pair et impair, 2 et 3. Le monde en effet, c'est‑à‑dire l'ensemble des choses, s'agrandit par le masculin et le féminin ‑ pair est féminin et impair masculin.

·    En Chine, c'est le nombre du Centre en plus d'être considéré comme un nombre masculin porte‑bonheur.

·    Nombre de la vie et de la nature, selon Aeppli.

·    En tant que somme ou plutôt l'union du premier nombre femelle et du premier nombre mâle, il est le symbole de vie créatrice et d'amour érotique selon Jung. Mais celui-ci interprète également ce nombre comme celui de la révolte.

·    Nombre nuptial chez les Étrusques et les Romains parce qu'il est le premier nombre résultant de l'addition du premier nombre féminin et du premier nombre masculin. Pour la même raison, C. Agrippa l'appelle le nombre du mariage. [6]

·    Dans la Méso-Amérique, le cinq, souvent représenté dans la sculpture par une main ouverte, est sacré.

·    Au Mexique, il est le chiffre du maïs, dont la première feuille sort cinq jours après les semailles, et le dieu du maïs est le patron des enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de cinq ans.

·    Pour H.-P. Blavatsky, "5 est l'esprit de vie et d'amour humain."

 

Bible

·    Les cinq plaies de Jésus sur la croix. [55]

·    Les cinq pièces du vêtement restant de Jésus lors de sa crucifixion après que les soldats eurent fait quatre parts de son habit, plus sa tunique qu'ils ne déchirèrent pas. (Jn 19,23)

·    Saint Paul déclare que par cinq fois il reçut des Juifs les 39 coups de fouet. (2 Co 11,24)

·    Les cinq vierges sages et folles de la parabole de Jésus. (Mt 25,1)

·    Les cinq portiques de la piscine de Bethesda. (Jn 5,2)

·    Les cinq cailloux qui permirent au petit roi David d'abattre le géant Goliath.

·    Les cinq sortes d'animaux que Dieu demanda à Abraham de lui présenter pour conclure avec lui une alliance: une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois, une tourterelle et une jeune colombe. (Gn 12, 5‑18)

·    Les cinq chapitres de la Torah ‑ la Loi ‑ selon le Judaïsme qui correspond au nombre des premiers livres de la Bible. Le livre des Lamentations de Jérémie comporte également cinq chapitres.

 

Général

·    Les cinq plaies d'Égypte envoyées par Dieu par l'intermédiaire de Moïse, selon le Coran: l'inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang. [10]

·    Les cinq chemins partant du calvaire et se dirigeant vers le monde entier, selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerick.

·    Dans les visions de Maria Valtorta, Jésus classifie les sortes d'amour en cinq catégories, chacune de puissance différente et qui sont dans l'ordre: l'amour de Dieu, l'amour maternel ou paternel, l'amour conjugal, l'amour du prochain, l'amour de la science et du travail. Les trois premiers sont de puissance supérieure, tandis que les trois derniers sont de puissance inférieure. Mais ces six divisions se réduisent à cinq car l'amour du prochain et l'amour conjugal sont de nature identique même s'ils n'ont pas la même force, l'amour conjugal n'étant en effet qu'un cas particulier de l'amour du prochain.

·    Dans les révélations reçues par Don Gobbi, du Mouvement Sacerdotal Marial, il est question des cinq montagnes célèbres gravies par Jésus: c'est sur la montagne qu'il promulgua la loi évangélique des Béatitudes; c'est sur le mont Thabor qu'il vécut l'extase de sa transfiguration; c'est à Jérusalem, ville située sur la montagne, qu'il rassembla les siens pour la dernière Cène et qu'il passa les heures douloureuses de son intérieure agonie; c'est sur la montagne du calvaire qu'il consomma son sacrifice, sur le mont des Oliviers qu'advint son détachement définitif des siens par sa glorieuse ascension au ciel. (F4‑485)

·    Un chapelet de la Vierge Marie comprend cinq mystères médités. [15]

·    La pratique des cinq premiers samedis du mois, demandée initialement par la Vierge Marie à Lucie de Fatima le 10 octobre 1925. [9]

·    En Italie, à Lanciano, existe un reliquaire, depuis le VIIIe siècle, où se trouve une hostie consacrée miraculeuse. En célébrant la messe, un prêtre vint à douter de la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie; et, sous ses yeux, l'hostie consacrée devient une tranche de chair, et le vin, du sang qui se coagula en cinq caillots. Les analyses, effectuées entre le 18 novembre 1970 et le 4 mars 1971, par les professeurs Limoli et Bertelli, de la faculté de médecine de Sienne, en Italie, ont conclu, après examen de l'hostie et du sang conservés depuis le VIIIe siècle, qu'ils n'avaient subie aucune modification! La chair est une tranche de muscle cardiaque humain, issue du myocarde. Le sang correspond à celui d'un sang qui aurait été prélevé sur un humain dans la même journée que celle de l'examen. Et les cinq caillots de sang, de taille inégale, pèsent tous le même poids chacun séparément; et tous ensemble, mis dans le même plateau de la balance, le poids reste identique sans variation.

·    Dans la liste des Papes de l'Eglise Catholique on compte 5 sièges vacants.

·    Le Pape Jean‑Paul II souhaitait promulguer prochainement le 5e et dernier dogme marial: Marie, Corédemptrice, Médiatrice et Avocate (les concepts mêmes représentés dans la Médaille Miraculeuse que reçue Catherine Labouré de la part de la Mère de Dieu, le 27 novembre 1830 à Paris). Les quatre premiers dogmes marials sont les suivants: le dogme de Marie Mère de Dieu (défini au Concile oecuménique d'Éphèse, en 431); le dogme de Marie Vierge Perpétuelle (défini au troisième Concile de Constantinople, en 681); le dogme de l'Immaculée Conception (défini en 1854 et confirmé par la Saint Vierge, à Lourdes, en 1858); et le dogme de l'Assomption de Marie, élevée au Ciel corps et âme (défini en 1950).

·    Les cinq commandements de Bouddha Gautama: Tu ne tueras pas; Tu ne déroberas pas; Tu ne seras pas impudique; Tu ne mentiras pas; Tu ne boiras pas de liqueurs enivrantes. Le Bouddhisme distingue aussi cinq grands maux: l'ignorance, la colère, le désir, la malveillance et l'envie.

·    Dans la mythologie des Dogons on retrouve certains thèmes qui semblent rappeler certaines croyances de d'autres religions. Par exemple, le mauvais ange Ogo se révolte comme Lucifer après avoir tué sa soeur jumelle comme Caïn avait tué son frère Abel. Le bon ange Nomo, frère jumeau de Ogo, est crucifié pour sauver les hommes du péché, mais il ressuscite cinq jours après, période aussi sacrée que la semaine de Pâques pour les chrétiens, et qui devint la semaine de cinq jours qui est encore pratiquée de nos jours par les Dogons.

·    Le Ch'uan‑chen tao se réclame de cinq patriarches. Le Ch'uan‑chen tao est une des deux grandes branches du taoïsme religieux, l'autre étant le Cheng‑i tao.

·    Les cinq couples de Adam et Ève qu'ils y auraient eu simultanément et ce, en cinq endroits différents sur la planète, sur les cinq continents, comme prototypes de cinq races différentes, selon Edgar Cayce. Cependant, selon la mythologie des Dogons, c'est plutôt quatre couples hommes et femmes amphibies que le dieu Ama aurait créés et placés sur Terre. Ces premiers humains étaient immortels, mais leurs descendants devinrent mortels à cause de leurs péchés.

·    Selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerich, les fruits défendus de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal du Jardin d'Éden pendaient par grappes de cinq.

·    Dans l'évangile de Thomas, Jésus mentionne qu'il y a "cinq arbres dans le paradis qui ne bougent ni été ni hiver et leurs feuilles ne tombent pas. Celui qui les connaîtra ne goûtera pas la mort." (log 19.7‑11)

·    Les cinq vertus fondamentales: sagesse, amour, vérité, bonté et justice.

·    Les cinq commandements de l'Église: sanctifier les jours de Fêtes, aller à la messe le dimanche et aux jours de Fêtes, confesser ses péchés au moins une fois l'an, recevoir la communion au moins à Pâques, et payer la dîme à l'Église - au lieu de cette dernière, d'autres versions parlent du respect des jours de jeûne obligatoire. L'Eglise recommande aussi cinq actes aux fidèles avant la Communion: l'acte de foi, d'amour, d'humilité, de désir et d'espérance.

·    Les visions des saints sont classées selon cinq catégories: vision intuitive ou béatifique, vision "abstraite", vision intellectuelle, vision imaginaire et la vision corporelle.

·    Le voyage de Marie et Joseph à Bethléem, pour la naissance du Verbe, dura cinq jours. Ils arrivèrent un samedi, vers quatre heures du soir, selon les visions de Marie d'Agréda. [10000]

·    Les cinq piliers de l'islam: profession de foi, CHAHADA; prière rituelle, SALAT; aumône légale, ZAKAT; jeûne du Ramadan, SAWM; et le pèlerinage à la Mecque, HADJDJ.

·    Dans la tradition juive, le mauvais oeil est considéré comme une importante cause de mortalité. Pour écarter à ce type de sort et s'en préserver, la personne écarte ses cinq doigts de la main droite et prononce la formule «Cinq dans ton oeil» ou «Cinq pour ton oeil». Afin de déjouer le danger qui pourrait découler d'un compliment ou d'un signe d'admiration énoncé publiquement, on s'arrange pour prononcer un nombre contenant un cinq: le quinze ou le cinquante. Le chiffre cinq devient alors un charme en lui-même. Et c'est pourquoi que le jeudi, cinquième jour de la semaine, est sous le signe d'une protection efficace.

·    Les philosophes grecs avaient admis cinq principes dans l'homme: corps, âme animale, psyché, intelligence et esprit divin.

·    Les cinq cycles du calendrier lunaire chinois de douze années lunaires chacun. [12]

·    Les cinq éléments de la théorie chinoise: eau, feu, bois, métal, terre.

·    Chez les Tibétains, les cinq éléments reliés à cinq formes géométriques: le cube à la terre, la sphère à l'eau, le cône au feu, le demi‑cercle à l'air, et la flamme à l'éther.

·    Les cinq takbîrs ou formules de prière, dans la religion islamique. Les musulmans insistent pour que la prière soit faite cinq fois par jour. Mentionnons au passage que Mahomet était âgé de cinq ans lorsque son père Abdallah mourut.

·    Les cinq soleils ou ères chez les Aztèques. [12]

·    En hébreu, le nombre 5 signifie "saisissement, contraction comme par les cinq doigts". C'est, dit Fabre D'Oliver, la matière saisie par le plus matériel des cinq sens.

·    Il y a au Québec 5 archevêchés.

·    La représentation spatiale du nombre 5 est la pyramide ‑ 5 sommets avec 5 faces ‑ et aussi le pentagramme ‑ 5 côtés ‑ dont l'homme y serait compris.

·    Les cinq cartes de Zener utilisées pour certains tests de parapsychologie. Le graphisme de chacune des cartes correspond aux cinq premiers nombres.

·    Les cinq lignes de la portée en musique.

·    Les cinq règnes: élémental, minéral, végétal, animal et humain.

·    Les cinq océans ‑ océan Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique et Antarctique ‑ avec les cinq parties du monde géographique: l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie.

·    Dans la suite des nombres fondamentaux de 1 à 9, 5 est au centre, de même qu'il est au centre du carré magique utilisant les 9 premiers nombres. [9]

·    Anniversaire de mariage: noces de bois.

 

Guématrie

·    Valeur numérique de la lettre hébreu Hé, h, ‑ Le Non‑Moi ‑ représentant le principe passif par excellence. Cette lettre représente, selon Charrot, "un rayon solaire versant sur la terre sa pluie bienfaisante de vie" et qui symbolise la vie universelle, l'haleine de l'homme, l'air, l'esprit, l'âme, tout ce qui est animateur et vivifiant. Pour le kabbaliste Eléazar de Worm, h symbolise "le souffle". [6, 10]

 

Occurrence

·    Le nombre 5 est employé 253 fois dans la Bible.

·    Dans la Bible, 12 nombres sont utilisés 5 fois. Il s'agit des nombres 28, 35, 38, 41, 62, 90, 110, 148, 700, 800, 80000 et 185000.

·    Le nombre 5 est employé trois fois dans le Coran. (Coran XVIII,21; LVIII,8 et LXXXI,15)

·    Les mots: païen, chrétien, sacrer, Pentecôte et le nom de Ève sont employés 5 fois dans la Bible. Par cinq fois dans le NT on voit Jésus prononcer lui‑même son propre nom (Jn 17,3; Act 9,5 et 22,8 et 26,15; Ap 22,16). Curieusement l'Antéchrist n'est pas nommé dans l'Apocalypse, où il joue pourtant un si grand rôle. Le mot n'apparaît dans la Bible que 5 fois, dans les épîtres de Saint Jean, et nulle part ailleurs.

·    Jean‑Marie Matthieu, dans son livre "Le Nom de Gloire", paru aux Editions désIris, 1992, énumère cinq personnages de la Bible qui ont porté le nom de Jésus: D'adord Jésus le Christ, Fils de Marie; Josué qui entra en Canaan à la tête des Hébreux. Dans la langue hébraïque le nom de Josué, Yehôshoua, est un dérivé du nom Yéshoua, c'est‑à‑dire Jésus (Nb 13,16; Act 7,45); Jésus, fils d'Eliézer, mentionné dans la généalogie de l'évangile de Luc. Ce Jésus serait descendant du roi David et apparenté à la famille de la Vierge Marie (Lc 3,29); Jésus, surnommé Justus, était un Juif converti au Christ et collaborateur de Paul de Tarse (Col 4,11); Et enfin, le brigand Jésus Barabbas, mentionné dans l'évangile de Matthieu: "Pilate dit donc aux gens qui se trouvaient rassemblés: 'Lequel voulez‑vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus que l'on appelle Christ?". (Mt 27,16‑17)

SOURCE : LES NOMBRES SYMBOLISME ET PROPRIETES(S DESROSIERS)

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Le nombre 3

Publié le 1 Octobre 2009 par Thomas Dalet dans Symbolisme

Symbolisme

·    Le plus sacré des nombres.

·    Nombre représentant la Sainte Trinité, il est aussi le chiffre du Saint‑Esprit, la troisième personne de la Trinité. Par ailleurs, le chiffre 3 étant associé au triangle de par sa forme géométrique, le Saint‑Esprit se voit aussi lié au triangle et avec raison: la voyante Anne‑Cathérine Emmerick percevait l'Esprit‑Saint comme l'Oeil de Dieu au centre d'un triangle.

·    Nombre de l'homme car celui‑ci est composé d'un corps, d'une âme et d'un esprit. Selon le Livre des rites (Li‑ji) l'homme, intermédiaire entre le ciel et la terre, correspond également au nombre trois. [5, 6, 7, 22, 108]

·    Symbole du compas.

·    Nombre parfait selon les chinois.

·    Nombre favorable associé à l'accouchement et à la naissance.

·    Nombre sacré de la femme chez les Mayas. [4].

·    Exprime la totalité, sans doute parce qu'il y a trois dimensions au temps: le passé, le présent et l'avenir.

·    Pour les égyptiens, 3 est le nombre du cosmos qui comporte trois éléments: ciel, terre et duat (zone entourant le monde intermédiaire entre la terre et les esprits célestes).

 

Bible

·    Par trois fois dans son dernier discours aux apôtres Jésus prie pour qu'ils soient un comme Lui et le Père sont Un. (Jn 17,11‑23)

·    Par trois fois dans les évangiles le Père rend témoignage au Fils: lors de son Baptême au bord du Jourdain (Mt 3,17); sur le Thabor lors de la Transfiguration (Mt 17,5); et au Temple lors de la dernière Pâque, en présence des Gentils venus pour faire la connaissance de Jésus

     (Jn 12,28).

·    Par trois fois dans les évangiles Jésus ressuscite un mort: la fille de Jaïre (Lc 8,54); le fils de la veuve de Naïm (Lc 7,14); et Lazare (Jn 11,43).

·    Les trois grandes tentations de Jésus au désert. (Lc 4,2)

·    Par trois fois dans les évangiles Jésus annonce sa passion.

·    Joseph et la Vierge Marie perdirent l'Enfant Jésus pendant trois jours, pour enfin le retrouver au Temple. (Lc 2,46)

·    Jésus tomba trois fois lors du portement de sa croix. [7]

·    Les trois témoins de la Transfiguration de Jésus: Pierre, Jean et Jacques. Ce sont ces mêmes apôtres qui furent aussi témoins de son agonie.

·    Les trois années du ministère public de Jésus‑Christ. [30, 33]

·    Les trois rois mages qui rendirent visite à Jésus enfant, offrant à la mère les trois présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. (Mt 2,11)

·    Nombre de personnes qui furent crucifiées sur le calvaire incluant Jésus, symbolisant les trois manières d'accepter la croix. (Jn 19,18)

·    Les trois heures de ténèbres sur toute la terre, de midi à trois heures, lorsque Jésus fut cloué sur la croix. (Mt 27,45)

·    Par trois fois l'apôtre Pierre renie Jésus et par trois fois également il affirme son amour pour Lui. (Lc 22,56-65; Jn 21,15‑19)

·    La triple vision de Pierre. (Act 10,16)

·    La Vierge Marie resta trois mois auprès d'Élisabeth pour la naissance de Jean le Baptiste.

·    Les trois témoins terrestres: l'Esprit, l'eau, le sang. (1 Jn 5,8)

·    Les trois vertus théologales: la Foi, l'Espérance et la Charité. [7]

·    Les trois attributs du Christ: Je suis la Voie, la Vérité et la Vie.

·    Les trois personnes qui furent jetées dans la fournaise de feu ardent sous l'ordre du roi Nabuchodonosor: Shadrak, Méshak et Abed Nego. (Dn 3,19)

·    Samson se joue de Dalila trois fois. (Jug 16,15)

·    Sous le règne de David, une famine dura trois ans. (2 S 21,1)

·    Par trois fois, Élie s'étendit sur l'enfant, qu'il ramena à la vie. (1 R 17,21)

·    Trois amis dialoguent avec Job. (Job 2,11)

·    Les trois justes d'Ezéchiel: Noé, Daniel et Job. (Ez 14,14)

·    Les trois villes de refuge. (Dt 19,2)

·    Moïse est caché trois mois après sa naissance. (Ex 2,2)

·    Les trois jours de chemin à faire dans le désert pour les Hébreux. (Ex 3,18 et 15,22)

·    Les trois pèlerinages annuels à Jérusalem. (Ex 34,23)

·    Les trois jours de jeûne des Juifs de Suse. (Est 4,16)

·    Les trois prières quotidiennes et les trois semaines de deuil de Daniel. (Dn 6,11 et 10,2)

·    L'Ancien Testament rapporte que Yahvé par trois fois avait chargé à des personnes de construire ses trois Temples:

 

                                    Moïse: 13e siècle avant J.C. (Ex 25,8)

                                    Salomon: 975‑932 avant J.C. (1 R 5,17)

                                    Ezechiel: 6e siècle avant J.C. (Ez 40)

 

·    Les trois jours pendant lesquels Jonas resta dans le ventre du poisson. (Jon 2,1)

·    Les trois personnages mystérieux qui rendirent visite à Abraham. (Gn 18,2)

·    Les trois fils de Noé: Sem, Cham et Japhet. (Gn 6,10)

·    Les trois étages de l'Arche de Noé. (Gn 6,16)

 

Général

·    Jésus reçoit le baptême de Jean-Baptiste à 3 heures de l'après-midi, il meurt le 3 avril à 3 heures de l'après-midi - et par 3 fois se répétera alors le séisme qui suivra sa mort -, et ressuscite 3 jours après à 3 heures du matin. [40]

·    Sur l'image du Saint Suaire sur laquelle est représentée la Sainte Face de Jésus, sur son front, on voit apparaître une coulée de sang en forme de "3". Cette marque est le témoignage que la Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint‑Esprit, ont participé parfaitement au Saint Sacrifice de la Très Sainte Victime.

·    Dire que Dieu est «trois fois saint», c'est dire qu'il possède la plénitude de la sainteté.

·    Les trois principes divins: lumière, chaleur et vie.

·    Selon les visions de Maria Valtorta, Dieu aurait créé à l'origine trois êtres parfaits: Adam, Ève et Marie.

·    Les trois grandes extases de la Vierge Marie au cours de sa vie: au moment de la conception, de la naissance de Jésus et lors de son Assomption, selon les visions de Maria Valtorta. Toujours selon la voyante, la Vierge Marie entra dans un sommeil extatique pendant trois jours avant son Assomption.

·    Les trois statuts de la Vierge Marie auprès de Dieu: Mère, fille et épouse.

·    La Vierge Marie était âgée de trois ans lorsque ses parents l'amenèrent à Jérusalem pour recevoir dans le Temple les bénédictions des prêtres.

·    Le Rosaire de la Vierge Marie correspond à la récitation de trois chapelets. [15, 53, 60, 153]

·    Le voyage de La Sainte Famille en Égypte dura trois ans. [7, 50]

·    Les trois phases d'évolution par lesquelles l'âme passe: la création, la nouvelle création et la perfection, selon les enseignements de Jésus dans les visions de Maria Valtorta. Dans la religion celtique, il est question également des trois cycles de l'âme représentant ses étapes d'évolution: Anouf, cycle matériel; Abred, cycle d'expiation; et Gwynfid, cycle de félicité.

·    Les trois mondes ou habits du Père: "j'ai", "je suis", "je deviens".

·    Par trois fois le Christ s'incarnera sur la Terre, selon les visions de Maria Valtorta.

·    Selon le livre Document de Damas des écrits de la bibliothèque de Qumrân, trois types de pièges sont tendus par Satan pour attraper Israël: la luxure, la richesse et la profanation du sanctuaire.

·    L'inscription "Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs" sur la croix de Jésus aurait été écrite dans trois langues différentes. [4]

·    À l'âge de trois ans, Saint Joseph reçu de Dieu l'usage parfait de la raison, une science infuse, une sublime oraison et des vertus toujours croissantes, selon les visions de Marie d'Agréda.

·    Les trois portiques de la basilique Saint‑Pierre, à Rome, qui sont respectivement dédiés aux trois saints: Pierre, Jean, Jacques. Celui de droite ‑ en entrant ‑ dédié à saint Jacques, est surnommé "la porte d'or". La tradition veut que le Pape ouvre solennellement cette porte tous les 25 ans ‑ 1925, 1950, 1975, 2000...

·    Dans les livres "Lettres de Pierre", celui-ci affirme que la Loi admirable de Dieu s'énonce obligatoirement par la chiffre trois. Dans le tome V, page 321, on lit que «partout se dessine la nécessité du nombre "3"; le nombre "3" est le but... la conclusion, que recherche "2".» On lit encore: «Rappelez-vous que la règle de Vie repose sur le nombre "3", et que vous la mutilez en lui faisant une blessure mortelle, quand vous placez - en face l'Un de l'autre - Dieu et vous-même: il est absolument indispensable d'ajouter votre prochain, pour que le problème soit possible à résoudre, car il ne se résout pas sans le triangle amoureux et procréateur.»

·    Dans le Coran, sourate III verset 36, il est écrit: "Zacharie dit: Seigneur, donne‑moi un signe comme gage de ta promesse. Voici le signe, répondit l'ange: pendant trois jours tu ne parleras aux hommes que par des signes.

·    Le nombre trois revient souvent dans la mythologie Grec. Ils avaient 3 demeures ‑ ciel, terre, enfers ‑, 3 grâces ‑ Aglaé, Euphrosine, Thalie ‑, 3 juges des enfers ‑ Minos, Eaque, Rhadamante ‑, 3 furies ‑ Alecto, Mégère, Tésiphone ‑, 3 parques ‑ Clotho, Lechesis, Atropos ‑, 3 Gorgones ‑ Méduse, Euryale, Sthéno ‑, 3 têtes du chien Cerbère, etc.

·    Les trois types d'univers: matière, astral ‑ mental ou âme - et esprit.

·    Les trois vertus qui accompagnaient la déesse Vénus: les Jeux, les Grâces et les Ris.

·    Les trois actes de l'existence: la Naissance, la Vie et la Mort.

·    Selon la Kabbale, l'homme serait composé de trois âmes: Nefesh, Rouah et Neshamah. L'univers que la Kabbale appel Aziluth se partage en trois mondes: Asiah, Jezibah et Briah, qui sont parallèles à ces trois divisions de l'homme. [1, 7, 10]

·    Les trois niveaux de compréhension d'un texte sacré: littéraire, symbolique ‑ ou allégorique ‑ et ésotérique.

·    Les trois sons sacrés: le A, le M et le N, et les trois courants sacrés: le courant sacré de la vie, le courant sacré du son et le courant sacré de la lumière.

·    Les trois degrés du sacerdoce druidique: devin, poète et druide.

·    Trois Yasatas sont préposés au jugement des morts chez les Perses Mazdéens: Mithra représentant la lumière, Craosha, la tradition, et Rashnu, la justice.

·    Le paradis de l'Avesta est divisé en trois régions: Humata, région des bonnes pensées, Hukhta, région des bonnes paroles, et Huvarishta, région des bonnes actions.

·    Les trois sexes ésotériques: le masculin, le féminin et l'androgyne.

·    Le mont Sinaï comporte trois sommets, dont le plus haut culmine actuellement avec le monastère Sainte‑Catherine.

·    Les trois couleurs primaires (bleu, jaune et rouge) avec lesquelles il est possible d'obtenir toutes les couleurs.

·    Le trois est un nombre triangulaire parce que trois points disposés au hasard forment naturellement un triangle.

·    Les trois clefs de la Musique: sol, fa et ut.

·    Anniversaire de mariage: noces de cuir.

 

Occurrence

·    Le nombre 3 est employé 523 fois dans la Bible.

·    Dans la Bible, 20 nombres sont utilisés 3 fois. Parmi eux on note les nombres 45, 65, 77, 98, 123, 160, 172, 180, 36000 et 144000.

·    Le nombre 3 est employé 20 fois dans le Coran.

·    Les mots énergie et sexe sont employés 3 fois dans la Bible. Et Jean écrira, de la part du Christ, trois fois dans l'Apocalypse: «Je suis l'alpha et l'oméga». (Ap 1,8; 21,6 et 22,13)

SOURCE : LES NOMBRES SYMBOLISME ET PROPRIETES(S DESROSIERS)

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