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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rechercher dans la Fraternité et la Tolérance.

Beauté

Publié le 22 Mars 2014 par X dans Facebook

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Les Colonnes J\ & B\

Publié le 21 Mars 2014 par P\ P\ dans Planches

Je vais vous rendre compte, dans ma planche, de mes modestes recherches sur les 2 Colonnes ornant le Tapis de Loge au grade d'AA\ en particulier et décorant l’entrée du Temple Maçonnique en général.
Tout d'abord pourquoi avoir choisi ces Colonnes plutôt qu'un autre élément du Tapis de Loge?
1 - parce qu’elles sont le premier symbole que nous rencontrons en pénétrant dans le
Temple ;
2 - parce qu'elles représentent la dualité régissant l’homme et le monde ;
3 - parce qu'elles nous préparent à la découverte du nombre 3.
Je vous propose le cheminement suivant:
1 - rappel et commentaires de la description biblique
2 - les Colonnes et la bi-polarité
3 - les Colonnes et la Mer de bronze
4 - Colonnes et hindouisme
5 - les Colonnes et le parcours de l’AA\

1 – Rappel et commentaires de la description biblique

Les Colonnes J\ & B\ sont mentionnées dans la Bible au 1er livre des Rois, chapitre 7, versets 13 à 22:
« Verset 13 : Le roi Salomon avait fait venir de Tyr Hiram, ouvrier en airain, fils d’une veuve de la tribu de Nephtali et d’un père tyrien »
Hiram est phénicien et est en contact avec la triade divine phénicienne Melqart, Astarté et Baal. Hiram connaît donc les magnifiques temples que son homonyme, le roi Hiram, a fait ériger en l’honneur de Melqart, Astarté et Baal. Melqart est la puissance tutélaire de la cité de Tyr et deux piliers ornent l’entrée du temple qui lui est consacré.
« Verset 14 : Il était rempli de sagesse, d’intelligence et d’habileté pour faire toute espèce d’ouvrages en airain. Il se rendit donc auprès du roi Salomom et il exécuta tout le travail.»
Hiram est un expert dans son domaine, c’est un « architecte ».
« Verset 15 : Il fabriqua 2 colonnes d’airain ; la première avait 18 coudées de hauteur, et un cordon de 12 coudées mesurait la circonférence de la seconde. »
Qu’est-ce qu’une colonne ? Le mot vient du latin columna et du grec columen, c’est ce qui s’élève, un soutien, un pilier. Les colonnes se retrouvent dans le totem des indiens d’Amérique et dans l’arbre de vie égyptien. Elles relient le haut et le bas. Elle sont un pont entre ciel et terre.
L’airain est une appellation ancienne du bronze, un alliage de cuivre et d’étain ou d’argent. Si l’argent est communément associé à la Lune, la mythologie grecque associe l’étain à Jupiter, le roi des dieux et le cuivre à Vénus, déesse de l’amour. L’airain unit donc symboliquement des éléments complémentaires, la chaleur de Jupiter et le froid de la Lune, la vie extérieure et la vie intérieure, les mouvements ascendants et descendants, le principe Bois et le principe Eau de la tradition chinoise. Il est symbole d’incorruptibilité, d’immortalité et d’inflexible justice.
« Verset 16 : Il fondit 2 chapiteaux d’airain pour les placer sur le sommet des colonnes : la hauteur d’un chapiteau était de 5 coudées, et la hauteur de l’autre était également de 5 coudées. »
Une hauteur totale de 23 coudées pour chaque colonne et son chapiteau. 2 plus trois font 5, le chiffre de l’homme. 23 multipliés par 2 font 46. La valeur des lettres hébraïques composant le nom d’Adam donne aussi 46. L’inverse de 46, c’est 64 comme le nombre de cases du pavé mosaïque, comme la valeur des lettres hébraïques du mot Eden.
« Verset 17 : Des treillis en forme de réseaux, des festons en forme de chaînettes décoraient les chapiteaux placés au sommet des colonnes ; il y avait 7 festons pour chacun des 2 chapiteaux. »
7 est le nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu, se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l'Apocalypse (chapitre 13, verset 1) a sept têtes. 7 est également le symbole de vie éternelle chez les Égyptiens: il représente un cycle complet, une perfection dynamique. Pour nous, 7 MM :. rendent la Loge juste et parfaite…
« Verset 18 : Hiram fit passer autour de ces treillis deux rangées de grenades pour orner chacun des chapiteaux qui surmontaient les colonnes. »
Pour Oswald Wirth, les grenades sont les signes de l’amitié parce que le rangement symétrique des graines fait songer à la famille maçonnique dont tous les membres sont harmonieusement reliés par l’esprit d’ordre et de fraternité. Dans la mythologie grecque, Perséphone mange le pépin de grenade comme Eve croque la pomme, c’est donc aussi le fruit défendu.
« Verset 19 : Les chapiteaux qui surmontaient les colonnes, dans le portique, figuraient des lis de 4 coudées de hauteur. »
Le lis est synonyme de blancheur, de pureté, d’innocence mais aurait aussi des vertus aphrodisiaques. Pour Angelo de Gubernatis, l’odeur du lis est un mélange de miel et de poivre. Dualité quand tu nous tiens… La forme toutefois rappelle le nombre 3.
« Verset 20 : Les chapiteaux placés sur les 2 colonnes s’élevaient immédiatement au-dessus d’un renflement qui précédait les treillis ; 200 grenades disposées sur 2 rangs entouraient les 2 chapiteaux. »
200 correspond à la lettre hébraïque "resch", elle-même associée au 20ème arcane du Tarot: le Jugement, c'est-à-dire le bouleversement et l'antagonisme.
« Verset 21 : Hiram dressa les colonnes dans le portique du temple. Il dressa la colonne de droite et la nomma Jakin ; puis il dressa la colonne de gauche et la nomma Boaz. »
On peut se poser la question de savoir par rapport à quel axe la Bible situe la droite et la gauche. D’est en ouest ou d’ouest en est ? La question ne semble pas avoir de réponse clairement tranchée, cela se traduit aujourd’hui par des emplacements des colonnes différents selon les rites. Ce qui semble sûr, par-contre, c’est que les colonnes soient placées à l’extérieur du temple de Salomon.
Les dimensions du Temple mentionnées dans la chronique d’Ezéchiel – chapitre 41 combinées à deux rectangles solsticiaux et à un peu de trigonométrie permettent de calculer que les deux colonnes se trouvent à 1.4 coudée du mur frontal.
Jakin vient de Jah Iachin, Jéhovah et signifie qu’il établisse, qu’il affermisse. La Colonne J :. symbolise le soufre, l’énergie expansive ; elle est masculine, rouge.
Boaz signifie avec force, dans la force, en lui la force. La Colonne B :., c’est le mercure, la réceptivité, l’assimilation et la gestation ; elle est féminine, blanche ou noire.
« Verset 22. Au sommet des colonnes était un ouvrage en forme de lis. Ainsi fut achevé le travail des colonnes »

2- les Colonnes et la bi-polarité

La Colonne J\ s’identifie avec le soufre des alchimistes, elle symbolise le foyer générateur, l’énergie expansive qui, de l’intérieur, exerce son influence sur l’extéreur. Elle est donc masculine, elle éveille l’idée de lutte, d’action stabilisatrice. Le nom qu’elle porte signifie stabilité – fermeté ou encore « il établit, il fonde ».
Mais, de même que le mercure s’oppose au soufre et le calme à l’impétuosité, la Colonne J\ se complète par la Colonne B\. Celle-ci signifie initiatiquement « en lui la force » ; force n’est pas ici synonyme de violence, elle évoque au contraire l’irrésistible puissance du travail persévérant que nul obstacle ne rebute, le travail sage et pondéré, qui est le seul que puissent apprécier et pousuivre avec fruit les maçons.
La correspondance alchimique de B :. est le mercure qui marque l’influence de l’extérieur sur l’intérieur. B\ est le symbole de la réceptivité passive, de l’assimilation, de la rectification et de la gestation, phénomènes qui précèdent la naissance de la Lumière et qui sont caractéristiques de la féminité. Celle-ci conserve et perpétue ce que la masculinité sème, établit ou fonde.
J\ et B\ sont le complément l’une de l’autre et sont indissociablement liées ; elles font du terme « deux », du binaire, le principe fondamental, essentiel de l’existence du monde sensible et de la vie du genre humain. Elles correspondent aux antithèses suivantes : sujet-objet, agent-patient, actif-passif, positif-négatif, mâle-femelle, père-mère, donner-recevoir, agir-sentir, esprit-matière, soleil-lune, abstrait-concret.
Les colonnes symboliques rappellent les obélisques couverts d’hiéroglyphes qui se dressaient devant les temples égyptiens. On les retrouve dans les deux tours du portail des cathédrales gothiques. Ce sont les colonnes d’Hercule qui marquent les limites entre lesquelles se déplacent l’esprit de l’homme. Le domaine de ce qui nous est connu a pour image le voile d’Isis, tendu entre les deux colonnes. Ce rideau nous dérobe la vue de la Réalité vraie, qui se renferme dans le mystère de l’Unité. Nous sommes là le jouet de Maya, la déesse de l’Illusion ; la Vérité soulève le voile de Maya dans la carte de tarot intitulée « le monde ».
Pour se défaire de son influence, l’homme aspirant à la liberté ne doit accorder qu’une valeur relative aux entités antagonistes que nous imaginons. Le Vrai et le Faux, le Bien et le Mal, le Beau et le Laid se rapportent à des extrêmes qui n’existent que dans notre esprit. Ce sont les bornes factices du monde qui nous est connu, nous sommes séduits par les reflets chatoyants du voile d’Isis. Ce voile suspendu entre les colonnes du Temple en masque l’entrée et doit être soulevé par le penseur qui veut y pénétrer. L’Initié, après avoir subi les épreuves et reçu la lumière, laisse ce voile derrière lui. Il se tient alors entre les deux colonnes, debout sur le pavé mosaïque, une autre représentation du binaire.
Deux est le nombre de l’esprit, du discernement, qui procéde par analyse en établissant des distinctions incessantes, sur lesquelles rien ne saurait se baser. L’esprit qui s’obstine à poursuivre dans cette direction se condamne à la stérilité du doute systématique, à l’opposition impuissante, à la contestation perpétuelle. Ce Binaire est celui de Méphistophélès, le contradicteur qui toujours nie. Le maçon sait conjurer le démon après l’avoir évoqué car l’Unité radicale ne se dédouble à ses yeux que pour se reconstituer trinitairement. Deux révèle Trois et le Ternaire n’est qu’un aspect plus intelligible de l’Unité.

3 – les Colonnes et la Mer de bronze

On considère souvent que J\ et B\ se suffisent à elle-mêmes, qu’elles sont seules. En fait, elles sont complétées par un troisième élément à l’extérieur du temple.
Hiram réalise également la Mer de bronze, vasque contenant 40.000 litres d’eau pour les ablutions des prêtres. Il est intéressant de voir que cette vasque est soutenue par 12 bœufs, répartis en 4 groupes de 3, orientés vers les 4 points cardinaux.
12 est le nombre de ce qui est achevé, qui forme un tout, un ensemble harmonieux et parfait. Dans les civilisations judaïques et orientales antiques, il correspond à la plénitude, à l'achèvement et à l'intégralité d'une chose. Pour le psychanalyste René Allendy, il exprime l'idée que l'Univers forme un tout associé à l'idée de différenciation – c’est 10 + 2.
12 représente la manifestation de la Trinité aux quatre coins de l'horizon - 3 x 4, comme les 3 groupes de 4 boeufs.
Mais est-ce que les bœufs de la Mer de bronze sont bien des bœufs ? Est-ce qu’il ne s’agit pas plutôt d’une résurgence du culte du Taureau, proscrit par Yahvé ? Salomon bâtit un temple à la gloire de l’Eternel, celui-là même qui a défendu à Moïse d’adorer des dieux de métal fondu (Exode 34, verset 17) et il fait reposer l’instrument de purification des prêtres sur le dieu Taureau !
Si la mer de bronze sert à purifier, à laver le corps, les Colonnes J\ et B\ ne servent-elles pas à purifier l’âme ? Ou bien ont-elles pour fonction de dissiper les pertubations cosmiques ? Quel est l’effet de leur bi-polarité sur notre esprit, sur notre âme ?
Voilà quelques pistes que je me propose de suivre lors d’un prochain travail de dégrossissage de ma pierre brute.

4 – Colonnes et hindouisme

Le Temple de Salomon est divisé en 3 lieux essentiels en relation aussi bien avec le macrocosme ou monde cosmique qu’avec le microcosme ou monde individuel :
- Le Vestibule (Oulam), relié à la Terre et au corps humain, est inondé par la lumière du jour.
- Le Saint Lieu (Hikal), associé à l’Atmosphère et l’âme humaine, reçoit la lumière du jour réfléchie.
- Le Saint des Saints (Debir), représentant le Ciel ou l’Esprit, est plongé dans l’obscurité.
Sur les 2 côtés du Vestibule se tiennent les Colonnes J\ et B\, disposées le long d’un axe « vertical » qui a son équivalent tant dans le macrocosme que dans le microcosme.
L’axe du microcosme : il symbolise la voie spirituelle suivie par celui qui entend s’élever et atteindre la pleine réalisation. Cette direction, appelée sushumnâ, s’étend depuis la base de la colonne vertébrale à la couronne de la tête et se prolonge au-delà. Le long de sushumnâ se trouvent les chakras, centres subtils de l’individu. Leur éveil successif correspond aux différentes étapes vers la pleine réalisation. Le passage d’un état à un autre consiste toujours en une mort au cycle précédent et une naissance au cycle suivant. Ce processus d’initiation a symboliquement lieu dans la caverne cosmique. Les principales étapes sont :
- la naissance physique
- la deuxième naissance au domaine des possibilités subtiles de l’individualité humaine. C’est une ré-génération psychique produisant un être humain centré. Elle correspond à l’initiation aux petits mystères, accessibles par la porte des hommes.
- la troisième naissance est d’ordre spirituel. Elle donne accès au domaine des possibilités supra-individuelles à travers la porte des dieux. C’est l’initiation aux grands mystères.
En franchissant la porte des hommes, l’être humain pourra accèder à l’état d’être primordial, intermédiare entre l’homme ordinaire et l’Etre spirituel. A moins d’avoir atteint la ré-génération psychique complète, il repassera la porte des hommes et se retrouvera dans un nouveau cycle du monde manifesté.
Pour passer du monde individuel au monde spirituel, il empruntera la porte des dieux et quittera définitivement la caverne cosmique, c’est le but ultime de l’initiation.
L’axe du macrocosme : la sphère céleste et l’horizon sont des représentations des mondes céleste et terrestre. Ils sont reliés par un axe vertical dénommé axe du monde. Le point associé au soleil levant se déplace le long de l’horizon en direction du nord terrestre quand le soleil de midi s’élève vers le nord céleste. Inversement, quand le soleil de midi descend vers le sud céleste, le point du soleil levant glisse le long de l’horizon en direction du sud terrestre. La phase ascendante est associée à la voie des dieux (dêva-yâna) et la descendante à la voie des ancêtres (pitri-yâna).
La phase ascendante, allant du solstice d’hiver au solstice d’été en direction du Nord céleste, correspond à la voie de la clarté ; la phase descendante, menant du solstice d’été au solstice d’hiver en direction du sud céleste, s’apparente à la voie obscure. La Bhagavad-Gitâ dit bien : « feu, lumière, jour, lune croissante, semestre ascendant du soleil vers le nord sont les signes lumineux qu mènent à Brahma ; fumée, nuit, lune décroissante, semestre descendant du soleil vers le sud sont les sombres signes de la voie du retour au monde manifesté ».
La porte des hommes est associée au solstice d’été et la porte des dieux au solstice d’hiver. L’angle formé par les deux directions associées au lever du soleil aux solstices d’hiver et d’été dépend de la latitude du lieu de l’observateur. En prenant la valeur de cet angle pour Jérusalem (56°) et en la combinant avec les dimensions du Temple, on peut montrer que les deux colonnes indiquent exactement la position du lever du soleil aux solstices d’hiver et d’été.
La Colonne J\ serait ainsi associée à la porte des dieux et la Colonne B\ à la porte des hommes.

5 - les Colonnes et le parcours de l’AA\.

Lorsque vous m’avez reçu parmi vous, vous m’avez soumis, après le cabinet de réflexion, à 3 épreuves dans le Temple : l’air, l’eau et le feu. Ces voyages débutent et se terminent à l’Occident, et, je me l’imagine, peut-être même entre les Colonnes J :. & B :.. Elles représentent la première porte à franchir sur le chemin de la découverte de soi-même ; elles sont le premier symbole que nous rencontrons lorsque nous nous mettons à l’ordre, lorsque nous nous préparons au travail. Elles marquent symboliquement la transition entre le monde profane et l’univers des initiés, induisant la transformation de celui qui franchit cette limite.
Le symbolisme de la Porte est de tout temps présent dans la tradition des civilisations. Du toril, précédent l’entrée des temples shintoïstes au portique grec, des Portes de pierre égyptiennes, dans les mastabas, improprement appelées “fausses portes” alors qu’elles sont des portes de Vérité, au jubé des cathédrales, chacune de ces représentations est une invite à tenter un passage. Car c’est bien une incitation à changer de nature que propose le symbole. A savoir : oser franchir et passer dans une nature inconnue, oser affronter un monde invisible non exempt de dangers.
En F :. M :., celui que l’on est appelé à découvrir derrière la porte n’est rien d’autre que soi-même, c’est-à-dire l’être vrai, dépouillé de tout artifice social, qui est en chacun de nous. Il arrive aussi, parfois, que l’on ne sache ou ne veuille reconnaître cet être, autrement dit naître effectivement de nouveau avec lui. Pourtant l’une des plus belles significations de la Porte est peut-être l’homme lui-même. Car si l’homme est porteur de sa densité charnelle bien concrète, avec tous les aléas que cela peut comporter, il est également fait d’une abstraction nommée âme qui peut lui permettre de se transcender. En d’autres termes, de franchir en lui-même des Portes successives de réalité et de conscience.
Les Colonnes J\ & B\ me rappelent constamment que le binaire n’est qu’apparence, que le monde, que la vie, que l’homme ne sont pas uniquement blancs ou noirs, pas uniquement vrais ou faux, pas uniquement bons ou mauvais. Les Colonnes me permettent de progresser car elles m’indiquent la voie du ternaire stabilisateur, la voie du delta lumineux. Père et mère deviennent enfant ; force et matière deviennent mouvement ; raison et imagination deviennent intelligence.
Je vous remercie fraternellement mes TT\ CC\ FF\ de m’avoir aidé à franchir les Colonnes J :. & B :. et de m’avoir ainsi donné la possibilité d’ouvrir la porte de la première étape d’un voyage que je ressens à la fois difficile et passionnant. Je vous remercie de m’avoir permis de redécouvrir la joie d’apprendre, la difficulté de l’effort et le plaisir à surmonter l’obstacle. En tant qu’A :. et pour autant que vous me donniez à nouveau la parole, je serai heureux de vous faire part et de vous rendre compte de la poursuite des mes travaux sur la symbolique de la Porte. Ils porteront sur l’emplacement, le sens des Colonnes placées dans notre Temple et sur leur présence dans le monde contemporain : N’a-t-on pas affirmé dans les colonnes de la revue Alpina que les tours du World Trade Center étaient les Colonnes J\ & B\ de l’Amérique ?
Vén\ M\ en Ch\, mes TT\ CC\ FF\, je vous remercie de votre bienveillance. J'espère aujourd'hui avoir fait un premier dégrossissage de ce sujet et je me réjouirais de vos apports et compléments.

J’ai dit, Vén\ M\

Source : www.ledifice.net

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Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas...

Publié le 20 Mars 2014 par Christian Car\. dans Planches

Nous qui partageons fraternellement ce repas de St jean d’hiver, imaginons quelques instant ce que pouvait être l’émoi ressenti par nos ancêtres réunis aux fonds des grottes autour d’un feu pour ce même partage.

L’obscurité, la profondeur des lieux, le feu, l’eau de ruissellement, la joie des naissances, la peur de la mort…, à y réfléchir, nous ne faisons que poursuivre le cycle en nous assemblant pour partager l’émotion de la vie.

La F:.M:.se réfère à la Tradition, c’est à dire à cet enseignement particulier issu de l’expérience des générations et qui se poursuit inlassablement sans qu’il soit possible d’en trouver la trace exacte ou l’origine.

De l’émotion et du rêve à la magie, de la magie à la religion et à la philosophie.

En cette occasion particulière de la St Jean d’hiver, je vous propose de changer de dimension et de nous transporter dans le temps et dans l’espace.

Je vous invite à porter notre regard au-delà du plafond de cette salle, par delà la grotte de nos ancêtres pour partager l’interrogation du ciel à la recherche des étoiles.

Au solstice d’hiver les jours sont les plus courts et ils vont bientôt grandir.

C’est la victoire du soleil sur la nuit, de la lumière sur les ténèbres.

C’est le renouveau du cycle.

De tout temps, l’homme s’est imaginé et ressenti comme partie intégrante de l’univers et de ses cycles, en relation avec lui par une étrange alchimie.

C’est dans un texte alchimique que je vous invite à la réflexion et au voyage immobile.

Je vous cite le texte de la Table d’Emeraude dont l’origine remonte semble-t-il au VI ème siècle :

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable ;

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d’UN, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation.

Le Soleil en est le père et la Lune la mère. Le vent l’a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle.

Le Père de tout, le Thélème du monde universel est ici. 

Sa force ou puissance reste entière, si elle est convertie en terre.

Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, avec grande industrie. 

Il monte de la terre et descend du ciel et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde et toute obscurité s’enfuira de toi.

C’est la force, forte de toute chose, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. 

Ainsi le monde a été crée. 

De cela sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné.

C’est pourquoi j’ai été nommé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle.

Ce que j’ai dit de l’œuvre solaire est complet. » 

Le cycle de la vie, la lumière succédant aux ténèbres, la vie et la mort sont de l’essence même de notre recherche.

Pourquoi avons nous été initiés ?

Pour donner un sens à notre vie !

Pour cela il faut emprunter un chemin.

Et sur le chemin de la vie, nous avons plus de chances de nous perdre que d’arriver à bon port.

Devant l’ignorance de notre destin, il est nécessaire de se souvenir de l’enseignement universel pour dresser des bornes et des repères afin de progresser sans encombre, pour essayer de comprendre s’il existe un plan et à quel endroit il se trouve.

Intégrer la formule « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut… » c’est diriger son pas et son regard vers autre chose que le quotidien et ses apparences :

C’est se situer, se connaître en parcourant cet axe vertical et en prenant conscience d’appartenir à l’univers et à l’humanité. C’est se connaître pour connaître les autres ;

C’est accepter d’être esprit et matière, ange et démon, vin et pain.

C’est ressentir les saisons et leurs cycles.

C’est se plier aux exigences de la nature sans renoncer à l’améliorer.

C’est accepter la fatalité de la mort comme une opportunité de renaissance spirituelle.

C’est partager chaque moment de bonheur par ce qu’on en connaît le prix.

C’est redouter l’immobilité et le désespoir.

C’est franchir le point bas du solstice en se disant qu’il ouvre sur une nouvelle ère.

Nous sommes ici pour célébrer cette victoire du soleil sur les ténèbres.

Pour glorifier cette victoire par le travail accompli et nous féliciter de celui à entreprendre.

Pour partager le pain qui nourrit l’homme mais aussi le vin qui libère l’esprit.

Pour former cette communauté fraternelle et ressentir ce frémissement à l’évocation de nos anciens.

Mes F\, au sein de cette chaîne unissant les hommes depuis l’origine des temps, réjouissons nous d’avoir eu le privilège de percevoir la lumière de l’initiation.

Réchauffons nos cœurs au plus profond de l’hiver ; buvons !

J’ai dit.

Source : www.ledifice.com

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Je le Jure

Publié le 18 Mars 2014 par J\ V\ dans Planches

Quel Frère n'a pas assisté à une tenue, alors qu'il était absent des colonnes ?
Lequel d'entre nous, hors du temple, ne connaît pas mieux que les présents les paroles prononcées ce midi-là ?

Je sais bien que nos tenues se situent hors du temps, que le temple est un endroit extra-ordinaire, que les boucles dans l'espace temps sont scientifiquement reconnues, mais tout de même !

Vous l'avez donc tous compris, je vous entretiendrai ce midi de la promesse prise par tous en fin de tenue :
Je le Jure.

Trois mots, trois mots très simples que l'on formule à la fin de chaque tenue, d'une manière presque anodine, après que le V\M\ ait prononcé :
« Retirons-nous en paix en jurant d'observer la loi du silence ! »

Je me servirai de Larousse pour la définition du mot jurer, n'y voyez aucune forme de préférence ou discrimination de ma part envers Robert, quoi que. Il nous déclare que jurer c'est :
« Prononcer solennellement un serment en engageant un être ou une chose que l'on tient pour Sacré »
Jurer c'est donc un serment, et un serment c'est loin de n'être qu'une simple formule, bien plus qu'un voeu, c'est un engagement solennel. En outre, cette obligation est prise « sur une chose que l'on tient pour sacrée. »

En observant de plus près la formulation : « Retirons-nous en paix en jurant d'observer la loi du silence ! » la notion de secret m'est tout de suite apparue ainsi que les questionnements suivants :
Quel secret ?
Envers qui : Le monde profane ou pour les Frères absents ?
Pourquoi ?
Et surtout comment respecter cet engagement ?

Quel est donc ce si grand secret pour que nous devions réitérer inlassablement cet engagement à la fin de chaque tenue ?
Celui de la F\M\ ?
Permettez-moi de vous faire part de mon scepticisme. A mon avis, point de véritables secrets en F\M\, hormis le vécu. En effet, depuis des lustres, tout, ou presque, a été dit, écrit, publié, buriné, enregistré, filmé et maintenant gravé sur le sujet.

Envers un profane ?
Non, car comme nous l'avons vu plus haut, celui qui veut s'instruire peut le faire dans n'importe quelle bibliothèque un peu spécialisée ou, plus facilement encore, sur le Web.

S'agirait-il par conséquent de ce qui s'est dit, passé, échangé durant la tenue ?
Cette discrétion s'adresserait donc plus particulièrement envers les frères absents ce soir-là, qu'ils soient maillons de l'atelier, visiteurs assidus de la loge ou F\ d'autres obédiences.

Avant d'aller plus loin dans cette direction, penchons-nous plutôt sur le motif.
Pourquoi ne peut-on faire partager à un F\ absent ce que nous avons vécu ? Qu'y a t'il de si important pour que nous ne puissions le retransmettre ? Y aurait-il une personne, et encore, qui puisse délivrer le message ?

Il convient donc d'examiner le déroulement de nos tenues.
Vous en connaissez comme moi le cheminement et la manière dont les propos sont et doivent être tenus.
Nous avons un chef d'orchestre qui dirige les travaux, le VM, secondé par 2 bras droits (parfois un peu gauche pour certain), les Surveillants, plus quelques techniciens en renfort prêts à intervenir.

Des tracés sont lus, discutés, éclairés, mais, en principe, en utilisant les outils spécifiques à la F\M\. Notamment, l'intervenant doit toujours s'adresser au V\M\, jamais au F\ conférencier ou à un précédent orateur. Aucun dialogue ne doit se créer, il s'agit d'apports, de compléments d'informations ou de point de vue et non de rallier à sa cause ou de faire admettre ses propres idées à coups de maillets, de burins ou de marteaux piqueurs. Nous sommes présents sur les colonnes pour apporter une pierre, quelle qu'en soit sa taille :
Bloc parfaitement taillé et calibré pour certains, caillou ou grain de sable pour d'autres.

L'engagement ne semble pas, de ce fait, concerner les différents écrits, les planches. Leurs auteurs ou l'archiviste peuvent toujours les transmettre, mais étant écrites, donc figées et analysables, point d'interprétations possibles.
A ce sujet Socrate considérait que « les écrits n'amorcent pas de véritables dialogues, ils sont des obstacles à l'avancée des idées. » Cela devrait nous permettre de diminuer le risque de polémiques éventuelles.

Nous savons tous que la vérité n'est pas unique. Plaçons-nous sur ce fil imaginaire qu'est le périmètre d'un cercle et observons la vérité placée en son centre. Immanquablement, elle prendra des formes différentes. En premier lieu, nos positions personnelles sur ce cercle nous la montrent sous des angles différents. En second lieu, même en se plaçant sur un même point et une même hauteur, je ne vise aucun duo de compagnons en particulier, de par notre disposition d'esprit, de notre cheminement initiatique, culture différente, nous ne percevons pas les images de la même manière, d'où des interprétations de texte ou d'interventions parfois très différentes de ce qui a été dit ou souhaité être dit.

Ce serait donc au sujet des interventions et surtout de leurs retranscriptions qu'il faut être vigilant car en rapportant des paroles, on s'expose à les travestir. Restitués, ces propos peuvent arriver avec un sens sérieusement différent de la pensée qu'en avaient leurs auteurs.

Pour moi les tenues sont toujours une communion, parfois plus spirituelles que d'autres. A la question du V\M\ « où les ouvriers perçoivent-ils leurs salaires ? » Bien rares furent les soirs où je ne me trouvais pas en tête à la colonne B.:
Comment ne pas faire partager à un de nos frères le moment magique encore une fois vécu ?
Pourquoi ne pas le faire profiter de ce salaire ? Raison de plus si l'absence était due à des motifs familiaux, professionnels ou de santé.

Une de nos tâches, comme F\M\ est de « faire briller à l'extérieur la Lumière qui a éclairé nos travaux pour achever l'oeuvre commencée dans le Temple. »
Mais comment procéder sans distribuer la substantifique moelle tout en respectant la parole donnée ?
Comment ne pas répondre aux questions, ou interrogations d'un F\ sur un sujet qui préoccupe la L\ ?. Doit-on le laisser dans l'ignorance, lui répondre que son premier devoir comme F\M\ est d'être présent aux tenues ? La vie profane ou familiale serait-elle nettement moins importante que nos réunions ?
Par contre, il est bien évident que le devoir de réserve doit s'appliquer lorsqu'il s'agit, par exemple, de votes pour l'acceptation d'éventuels profanes, d'augmentations de salaire. Le nombre de voix, les interventions ou la position des différents frères ; ces paroles rapportées peuvent mettre mal à l'aise ou blesser le parrain, le F\présentateur ou celui concerné. Dans ce cas, seul le résultat de la décision de la L\ est important, bien plus que les éventuels débats ou échanges d'opinions.

Comment prêtons-nous serment ?

Un peu d'histoire sur les modalités des prestations de serments.

Pendant très longtemps, les serments importants se prêtaient par le sang :

Soit en les mélangeant, soit en le buvant, qu'ils s'agissent des indiens d'Amérique, des Chinois, des confréries d'Europe orientale ou des Templiers. On devenait alors des frères de sang d'ou l’expression pacte de sang.
J'ai entendu dire que, dans certains rites F\M\, cette pratique serait encore en vigueur. Quoi de plus symbolique qu'un serment sur l'essence même de la vie !
Par ailleurs, Conchobar, roi de l'Ulster, prête serment par le ciel, la terre et la mer. Trois des 4 éléments. De leur côté, nos ancêtres les Gaulois, pour le traité avec Alexandre le Grand, invoquent leur parole, le ciel, la terre et la mer.
La parole, une valeur bien plus dure que le granit, voici encore moins d'un demi-siècle, et aujourd'hui, AMHA, bien plus poreuse que du calcaire.

Généralement, en F\M\, nos engagements s'exécutent d'une manière assez similaire.
Main droite dégantée, éventuellement sur (et non au-dessus) des 3 grandes lumières, bras droit tendu.
La main droite est dégantée, mise à nu, comme doit l'être notre cœur à ce moment précis.

Ce serment que nous prenons est un engagement, un engagement vis-à-vis de nos frères bien sûr, mais bien plus important encore, c'est une promesse envers soi.
Comme le disait un des F\ de la Loge : « Quels que soient notre maquillage, nos postiches ou déguisements, le miroir nous reflétera tel qu'il nous voit. Nous pourrons éventuellement tromper notre famille, nos amis, nos F\, mais nous ne pourrons jamais nous tromper nous-même. »

Au GAIAC, beaucoup d'entre nous ont pris l'habitude d'entrer en loge avec la main droite bien à plat et immobile sur le coeur : Signe de fidélité.
C'est aussi sur un signe d'amour : « Avoir la main sur le cœur. »
Cette main sur le cœur sert à garder les êtres chers bien au chaud en son sein, mais aussi à l'abri des regards. Elle est également là pour les protéger, pour empêcher les secrets qui nous ont été confiés, aussi bien d'être aperçus que de ressortir. Dans d'autres rites « cela signifie que vous protégez le dépositaire de vos secrets contre toutes tentatives insidieuses. »

Cette même main droite me remémore le premier cadeau fait par la L\ à nos nouveaux FF\ le jour de leur initiation : Notre tablier. Comme lui, elle est donc bien une protection !
Une main sur le coeur !
Une sous la gorge !
Deux positions similaires, à un angle près de 90°, toujours dans un même but : Nous rappeler constamment notre premier serment dont je vous rappelle la teneur :
« Je jure solennellement de ne jamais révéler aucun des secrets de la Franc-Maçonnerie, sous peine, si je devais y manquer, d'avoir la langue arrachée et la gorge coupée, et d'être jugé comme un individu dépourvu de toute valeur morale et indigne d'appartenir à la
Franc-Maçonnerie. »

Mais quelle valeur accordons-nous à notre parole ? source :
www.ledifice.net

Je le jure V\M\

source : www.ledifice.net

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St Patrick

Publié le 17 Mars 2014 par x dans Facebook

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L'irlandais

Publié le 15 Mars 2014 par X dans Facebook

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Il était une fois 3 arbres..

Publié le 14 Mars 2014 par Angela Elwel Hunt dans Spiritualité

ll était une fois, sur une montagne,
trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.

Le premier dit: « Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré,
rempli d’or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté ».

Le deuxième arbre s’écria: « Un jour, je serai un bateau solide et puissant,
et je transporterai les reines et les rois à l’autre bout du monde.
Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord ».

Le troisième arbre dit: « Je veux devenir le plus grand
et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline,
ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux;
je serai le plus grand arbre de tous les temps, et les gens ne m’oublieront jamais ».

Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années
pour que leurs rêves se réalisent. Et un jour, survinrent trois bûcherons.
L’un d’eux s’approcha du premier arbre et dit: « Cet arbre m’a l’air solide,
je pourrais le vendre à un charpentier ». Et il lui donna un premier coup de hache.
L’arbre était content, parce qu’il était sûr que le charpentier le transformerait
en coffre au trésor.

Le second bûcheron dit en voyant le second arbre: « Cet arbre m’a l’air solide et fort,
je devrais pouvoir le vendre au constructeur de bateaux ».
Le second arbre se réjouissait de pouvoir bientôt commencer sa carrière
sur les océans.

Lorsque les bûcherons s’approchèrent du troisième arbre,
celui-ci fut effrayé, car il savait que si on le coupait,
ses rêves de grandeur seraient réduits à néant.
L’un des bûcherons s’écria alors: « Je n’ai pas besoin d’un arbre spécial,
alors, je vais prendre celui-là ». Et le troisième arbre tomba.

Lorsque le premier arbre arriva chez le charpentier,
il fut transformé en une simple mangeoire pour les animaux.
On l’installa dans une étable et on le remplit de foin.
Ce n’était pas du tout la réponse à sa prière.

Le second arbre qui rêvait de transporter des rois sur les océans,
fut transformé en barque de pêche. Ses rêves de puissance s’évanouirent.

Le troisième arbre fut débité en larges pièces de bois,
et abandonné dans un coin.

Les années passèrent et les arbres oublièrent leurs rêves passés.

Puis un jour, un homme et une femme arrivèrent à l’étable.
La jeune femme donna naissance à un bébé et le couple l’installa dans la mangeoire
qui avait été fabriquée avec le premier arbre.
L’homme aurait voulu offrir un berceau pour le bébé, mais cette mangeoire ferait l’affaire.
L’arbre comprit alors l’importance de l’événement qu’il était en train de vivre,
et sut qu’il contenait le trésor le plus précieux de tous les temps.

Des années plus tard, un groupe d’hommes monta dans la barque fabriquée
avec le bois du second arbre; l’un d’eux était fatigué et s’endormit.
Une tempête terrible se leva, et l’arbre craignit de ne pas être assez fort
pour garder tout son équipage en sécurité.
Les hommes réveillèrent alors celui qui s’était endormi;
il se leva et dit : « Paix! » Et la tempête s’arrêta.
A ce moment , l’arbre sut qu’il avait transporté le Roi des rois.

Enfin, quelqu’un alla chercher le troisième arbre oublié dans un coin;
il fut transporté à travers les rues,
et l’homme qui le portait se faisait insulter par la foule.
Cet homme fut cloué sur les pièces de bois élevées en croix ,
et mourut au sommet de la colline.
Lorsque le dimanche arriva,l’arbre réalisa qu’il avait été assez fort
pour se tenir au sommet de la colline et être aussi proche de Dieu que possible,
car Jésus avait été crucifié à son bois.

Chacun des trois arbres a eu ce dont il rêvait,
mais d’une manière différente, de ce qu’ils imaginaient.

Nous ne savons pas toujours quels sont les plans de Dieu pour nous.

Nous savons simplement que ses voies ne sont pas les nôtre,
mais qu’elles sont toujours meilleures si nous lui faisons confiance.

Un conte folklorique raconté par Angela Elwel Hunt.

Source : http://www.gadlu.info/il-etait-une-fois-trois-arbres.html

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La Beauté

Publié le 12 Mars 2014 par Eric dans Planches

Est-il possible de trouver la beauté dans les difficultés et face aux horreurs.

Vénérable Maître et vous tous mes frères en vos grades et qualités,

Lors de mon passage sous le bandeau, il m’a été posé une question riche. Malheureusement je n’ai pas pris le temps d’y répondre longuement et je souhaitais pallier à ce manque.

Je pourrais donner comme exemple la beauté de la réaction de mon grand-père qui, après 5 années passées dans des camps de prisonniers en Allemagne, a toujours souhaité parler des allemands généreux qu’il a rencontré pendant cette période difficile à son petit-fils plutôt que de mettre en exergue les atrocités vécues. Je pourrais vous parler de la beauté du geste de ma Marraine et de mon Oncle qui m’ont accueilli et élevé dès l’âge de 4 ans alors que j’avais été abandonné par mes parents. La vie a été généreuse avec moi, à chaque moment difficile j’ai eu la preuve que la beauté, la générosité et l’Amour existent même dans les moments les plus inhumains.

Cependant, j’ai eu encore plus de chance lorsque j’ai eu la possibilité il y a plusieurs années de m’impliquer dans le travail humanitaire et c’est là que les leçons les plus intenses allaient s’offrir à moi.

J’ai effectué mon premier voyage en Haïti en Novembre 2004. Peu courageux par nature, je n’imaginais pas une seule seconde que je trouverais les ressources nécessaires pour faire face à la réalité de ce pays en proie à l’époque à une véritable guerre civile. La situation était plus grave que ce que je pouvais imaginer, c’était l’enfer malgré la présence de casques bleus. Les rues étaient couvertes de détritus, de carcasses de voitures (brûlées) et des impacts de balles étaient visibles dans certains quartiers. Les égouts ouverts étaient encombrés de cadavres animaux mais également de corps humains que les porcs « nettoyaient ». La tension était palpable, la population était prête à exploser et j’ai parfois ressenti une certaine animosité. Certaines routes étaient barrées. J’étais hébergé dans un hôpital, endroit relativement sûr malgré une centaine de gens armés et attendant l’autorisation d’attaquer les Chimères. Le gouvernement ne le souhaitait pas de crainte de déclencher une guerre civile mais elle était déjà commencée…

Ce pays n’en est plus un, on a l’impression que la seule solution serait d’évacuer la population pour laisser le temps à la nature pendant un siècle de tout nettoyer avant de reconstruire…

Arrivé un soir dans l’orphelinat de l’ONG que je dirigeais, je suis passé dans la maison des petits. Johnny, 1.5 ans, ne dormait pas, il m’a tendu les bras pour un câlin. Impossible de résister à cet appel et comment ne pas penser à ces enfants que j’avais vus dans la rue, sales et mal nourris qui ont besoin de soins et d’attention ?

Pour nos visites, nous avons négocié notre passage à plusieurs barrages de Chimères. Ces gens étaient devenus imprévisibles, n’avaient plus rien à perdre, se droguaient pour ne pas avoir peur… Il y avait des camions brûlés, des pneus en feu, des tirs dans certains quartiers.

Nous sommes arrivés ensuite au dispensaire des Missionnaires de la Charité en pleine zone rouge. Ce centre soigne les victimes du HIV et de la tuberculose. J’ai été recruté pour faire des radios de thorax et des tests de dépistage HIV. 50% des personnes testées sont positives. On ne leur dit rien pour éviter un drame mais ils seront soignés jusqu’à la fin. Je me suis retrouvé face à Tamara, une jeune fille trisomique, séropositive et ayant déclaré la tuberculose. La seule possibilité qu’elle ait été contaminée est qu’elle ait été abusée.

Nous sommes ensuite partis célébrer une cérémonie du souvenir sur un terrain ou les corps sont déposés sans funérailles. Le choc fut dur, des crânes, des os qui dépassent du sol sans oublier une odeur pestilentielle que je ne pouvais pas imaginer. Pensez à ces gens qui n’ont même pas reçu un enterrement décent après avoir vécu dans la misère. Le soir même, en écrivant à ma famille et mes amis, j’ai pensé que si « l’enfer » avait une ambassade, elle serait située en Haïti.

Se retrouver face au non-droit, à la violence la plus bestiale quand une femme est enlevée, violée puis démembrée avant d’être rendue à son fils qui a payé une rançon, est une expérience insoutenable. Comment l’être qui a construit autant au cours des millénaires, tant en termes de Civilisations qu’en termes de Démocratie, de respect de l’autre et de Philosophie peut-il générer autant d’atrocités, et surtout comment survivre intellectuellement et émotionnellement à ces visions d’horreurs ?

D’autres choses coexistent avec ces atrocités : un enfant partage ses bonbons reçus pour son anniversaire, d’autres portent un enfant handicapé pour lui permettre de participer à leurs jeux…

J’ai visité d’autres pays en difficultés et à chaque fois, les mêmes souffrances, les mêmes horreurs, de nouvelles histoires difficiles à entendre. J’aurai touché de près le désespoir et la bêtise humaine mais j’ai surtout vécu le plus important : la joie de vivre de ces enfants et de ces peuples, l’espérance en de jours meilleurs pour ces gens qui souffrent de la pauvreté et de la violence.

Mes aventures en Haïti et ailleurs continuent, ma société me permet de continuer à me battre et j’ai décidé de lancer un projet, tout d’abord en Haïti, qui sera générateur d’emplois et de « mise en lumière » du formidable potentiel de ces pays soi-disant pauvres. Certes ils le sont économiquement mais ils sont riches de tellement d’autres choses et au vu du quotidien mondial en termes économiques, je pense qu’il est grandement temps que nous réalisions que la richesse qui compte est celle qui ne dort pas dans des comptes virtuels…

Je ne veux pas vous emmener vers des lieux communs mais oui la beauté existe même au sein de l’horreur : le sourire d’une enfant trisomique pour laquelle vous prenez un peu de temps, avec laquelle vous partagez un regard et dans ses yeux luisent la flamme de l’espoir, celui d’être enfin bien traitée, d’être soignée et, peut-être, d’être aimée.

La beauté est aussi dans le courage de ces peuples qui malgré leur quotidien et leur « damnation », terme trop porteur de condamnation que j’évite d’utiliser en règle générale mais qui est tellement parlant, continuent à espérer, continue à croire qu’il est possible de vivre mieux. La beauté peut être trouvée dans l’engagement de ces hommes et femmes qui ont décidé de se battre pour que ces fléaux disparaissent, de travailler à enfin régler la dette de nos ancêtres.

La beauté coexiste aussi avec des lieux dévastés, à peu de distance des bidonvilles on trouve des endroits paradisiaques qui laissent envisager ce que pourraient devenir à nouveau ces lieux corrompus. La beauté d’un paysage vierge, d’une faune respectée à quelques kilomètres de bidonvilles nauséabonds, ou la violence et la maltraitance règne.

La beauté peut être trouvée dans l’horreur tout simplement parce que la lumière n’est visible qu’au sein des ténèbres, sans le négatif, comment voir le positif ? L’expression commune « voir le bout du tunnel » fait référence à l’espoir et le courage que donne la lumière qui filtre alors que nous sommes au sein d’un boyau sombre…

Je crois aussi que la beauté est dans la capacité que nous gardons à pleurer après une « surdose » d’horreurs, de notre capacité à ne pas devenir indifférent, à rire en fin de journée quand elle a été passée à entasser des corps d’adultes, enfants et bébés dans un camion pour leur offrir une sépulture digne. Elle est aussi dans notre capacité à nous lever chaque matin, et à nous dire : ce n’est pas fini il y a toujours des choses à faire pour changer.

Cette capacité à percevoir la beauté est aussi un moteur, en particulier quand l’aide à l’autre est rendue difficile par des règles administratives et fiscales dont certaines, je l’avoue, peuvent être perçues comme insensées ou fallacieuses.

Depuis longtemps, j’essaye de comprendre les messages des différents courants philosophiques de notre Histoire, le symbole qui peut exprimer le mieux ce que je pense avoir appris de ces expériences est celui du Ying et du Yang. Dans tout côté clair il y a un zone d’ombre et dans tout côté obscur il y a une lueur d’espoir. Cette dualité, elle nous parle deux fois par mois lorsque nous foulons le sol de notre Temple, par contre, je m’interroge sur notre capacité à percevoir l’espoir et l’Amour dans toute situation, vécu négatifs alors que nous voyons si facilement la noirceur dans une situation lumineuse.

Une des leçons que j’ai tirées de cette vie riche d’expériences fortes est que quoi qu’il advienne, il reste toujours une infime clarté, une étoile qui semble lointaine mais qui peut guider nos pas vers la construction, le partage et sur la plus belle expression de ce dont l’Homme est capable : Aimer du plus profond de son cœur. Ces expériences auraient pu être destructrices mais elles m’ont au contraire renforcé et elles m’ont aidé à ne pas laisser partir ce qui permet à un adulte de continuer à espérer : le regard de l’enfant qui reste ouvert à tout ce qui est beau, aussi insignifiant soit l’objet… Cet Amour étant le seul liant qui peut résister à toutes les attaques, celles du temps, de la violence et de l’usure…

J’ai choisi de me battre au quotidien pour mettre en valeur la beauté, l’espoir et l’Amour que nous pouvons partager même au sein de l’horreur la plus profonde. Et n’oublions pas un auteur qui a tellement marqué qui nous a enseigné que : « L’essentiel est invisible pour les yeux »…

J’ai dit, Vénérable Maître. 

- See more at: http://www.gadlu.info/planche-maconnique-la-beaute.html

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Qu’est-ce que la Tradition ?

Publié le 10 Mars 2014 par GLSA dans Planches

La tradition désigne une pratique ou un savoir hérité du passé, répété de génération en génération. On attribue souvent aux traditions une origine ancestrale et une stabilité de contenu. Et Transmettre une tradition c’est, bien souvent, faire un choix présent !

Belle lecture !

« Parler de Tradition, c’est supposer la persistance d’un contenu préexistant. L’Ésotérisme et, plus particulièrement encore, les sociétés initiatiques se réclament d’une Tradition, à tort ou à raison. Les traditionalistes sont ceux qui s’attachent aux valeurs et notions transmises par cette Tradition écrite ou orale. 

La Tradition pour eux est le pré supposé des informations transmises de génération en génération, de doctrines enfermées dans certaines sphères, de pratiques développées dans l’Église depuis le début du christianisme. Pour d’autres, comme Guénon et Tourniac, cette Tradition est bien antérieure à tout récit biblique ; elle appartient au plus lointain des siècles, elle transcende toutes valeurs actuelles.

L’âge d’or et la Chute

 Au-delà des vérités historiques, la Tradition, ou plutôt le recours à la Tradition, a valeur de mythe. La Tradition primordiale est celle de l’âge d’or, celui d’avant la chute, lorsque l’Homme disposait de tous ses pouvoirs. Ce mythe se retrouve dans de nombreuses écoles, religions et sociétés. C’est aussi le mythe de l’Eden, du Paradis perdu, Paradis où l’Homme avait un statut divin. Cet état l’amenait sinon en Dieu, du moins en présence de Dieu. Puis vint la chute, par erreur ou par sacrifice. La chute engendre la création telle que nous la connaissons.

La chute explique et excuse la faiblesse humaine, mais en même temps lui donne la certitude d’une réintégration possible. C’est parce qu’il a été que l’Homme pourra être. Promesse d’un retour, retour de l’enfant prodigue, résurrection lors du jugement dernier. La Tradition prend toute sa valeur à travers le mythe qu’elle véhicule.

La Tradition Universelle

Certains auteurs, comme Madame H.P. Blavatsky, ont tenté une synthèse des traditions, traditions d’Orient comme d’Occident, tentant par là de découvrir une Tradition Universelle. En créant la Théosophie, Madame Blavatsky et à sa suite Annie Besant affirment que les religions sont des méthodes pour la recherche de Dieu. L’homme parfait doit acquérir les perfections inhérentes à chacune des religions. La Théosophie prenant pour base la Morale et la Religion, disposant d’enseignements spécifiques des Maîtres devenait la base de la religion et de la morale, en se référant à un passé plus lointain, au-delà de l’ère chrétienne où Théosophie signifiait Brahmavidya.

Pour Guenon, la Tradition Primordiale égalise la tradition chrétienne avec les autres traditions. Mais Guenon préfère utiliser le terme de « Religio perennis » ou Religion primordiale, car le premier terme exprime une réalité intrinsèque en reliant le terrestre au céleste. Il s’agit de la recherche d’une réintégration et d’une quête d’un état originel perdu, où Guenon veut établir des Centres dépositaires du Graal et des centres secondaires en relation avec la Connaissance.

Les anti-guénoniens, les religieux, les mystiques et les rationalistes, s’opposant aux traditionalistes ont démontré les contradictions, les erreurs et les fictions d’une telle démarche.

La quête de la Tradition universelle

Cette recherche, qui équivaut à la recherche symbolique de la Parole perdue, débouche sur un assemblage transculturel qui se voudrait universel parce que transcendant les particularismes de chacun des systèmes étudiés. Sans négliger les apports de telles démarches, il nous paraît plus opportun de chercher à dégager les apports de chaque Tradition au regard de son propre champ symbolique.

Faire référence à une tradition consiste à se rattacher à une lignée, à un sens, parfois même un contre-sens. Le sens donné par l’histoire ou par une histoire n’est jamais le même. Nombre de sociétés dites initiatiques font référence à une histoire plus ou moins ancienne où se mêlent des faits avérés et d’autres mythiques. Si tel est le cas, c’est dire l’importance que prend pour certains ce « chaînage » dans le travail initiatique. Le sentiment d’appartenir à une chaîne ininterrompue, qui relie l’adepte à de grands ancêtres fondateurs, est certainement un élément qui flatte l’Ego. Mais nul ne peut remonter bien loin sans dévoyer. Si l’initié en reste là, ce n’est pas très efficace d’un point de vue ésotérique.

En abordant le problème de la Tradition d’un point de vue technique, se relier à elle équivaut à se situer hors de l’espace et du temps profanes. C’est changer de système de référence et donc avoir accès à une réalité différente, ce qui est le premier pas sur le chemin initiatique. Il s’agit de l’abandon des métaux, de l’abandon des principes de réalité et du champ référentiel ordinaire. Déstructuration sans laquelle aucune avancée ne peut se faire sur le chemin de l’initiation. A partir de là, guidé par le mythe fondateur, le néophyte peut commencer à parcourir son chemin initiatique qui sera le sien propre car issu de sa propre expérience.

L’Egrégore et la Tradition

Un autre aspect développé autour de la Tradition est la notion d’Egrégore. L’efficacité d’un Egrégore repose sur la cohérence du groupe. Cohérence au niveau de l’identité, des objectifs, cohérence dans le temps et par delà le temps.

L’Egrégore peut être comparé à une entité autonome, vivante, ayant une qualité, une personnalité, un type d’action spécifique et disposant d’une énergie propre plus ou moins grande. L’Egrégore tire son énergie de l’énergie psychique de chacun des membres de l’association qui le nourrit. Etant autonome, il perdure tant qu’il est alimenté et pour nourrir un égrégore, quoi de mieux que le recours à la Tradition qui assure le maintien des formes à travers le temps.

Ainsi, se relier à une tradition, c’est pouvoir encore bénéficier ou subir l’énergie d’un égrégore. Chaîne qui relie les adeptes d’une société par-delà le temps et l’espace. C’est l’Egrégore qui donne sa coloration, son esprit, son « ambiance » à une assemblée humaine. L’énergie disponible sur un chemin spécifique dépend de la qualité d’intégration de l’individu à l’Egrégore qui préside à ce chemin. Mais toute médaille à son revers : ce qui relie est aussi ce qui enchaîne. Ce qui peut être une aide dans une voie spécifique est également une entrave pour tous ceux qui veulent s’en écarter. La question étant bien sûr faut-il s’en écarter ? Elle n’est pas simple aujourd’hui où les valeurs sont bouleversées et des repaires immuables changent.

Contenus, rituels et symboles.

Assez proche de la notion précédente est la supposée efficacité des contenus traditionnels. Autrement dit, le recours à la tradition suppose la faculté de bénéficier de l’expérience des aînés qui nous ont précédés sur la voie. Notion très proche de celle de la transmission d’un savoir profane, si les modes d’apprentissage de la connaissance ésotérique se limitaient à ceux d’un savoir technique, ce qui est loin d’être le cas. L’approche suivante est plus intéressante.

L’efficacité des rituels dépendrait de leur répétition. L’utilisation de certains symboles, consacrée par l’usage, serait d’autant plus efficace qu’elle reposerait sur une tradition ininterrompue. La persistance des formes agissantes par-delà le temps et l’espace tirerait sa force de son « inscription » dans un champ cohérent. On parlera d’inscription dans l’Astral ou de champ morphogénétique selon que l’on s’intéresse aux vieilles formules ou à des travaux scientifiques plus récents (cf. R. Sheldrake, Éd. Rocher, 1985 : « Une nouvelle science de la vie »).

Un autre abord nous est proposé par la psychologie classique. Les symboles sont le langage de l’inconscient. Ils nous permettent une certaine forme d’échange avec lui. Les symboles traditionnels sont d’autant plus puissants qu’ils reposent sur des archétypes, constituants structurels de la psyché humaine.

A l’inverse certaines formes usées n’ont plus aucune efficacité et les utiliser s’avère sans effet. L’Hermétisme se différencie de la psychologie classique lorsqu’il utilise le symbolisme de façon active, inductive. Ce sont le rituel, les figures magiques, les mandalas orientaux ou occidentaux. Représentations du Monde et de l’Homme, du Macrocosme et du microcosme qui, parce qu’ils ont une structure essentielle commune, peuvent se répondre. Flux incessant qui va de l’intérieur vers l’extérieur, du haut vers le bas. C’est aussi l’étroite interdépendance qui existe dans le travail alchimique entre le travail opératif et le travail sur soi. Ainsi, le Grand Oeuvre est autant une réalisation spirituelle que matérielle et cette dernière ne peut exister sans la première. 

Le recours à la Tradition primordiale, c’est s’enquérir du fond premier, à l’origine du concept (de nature archétypal), commun à toutes les traditions. En échange, toutes les traditions ne sont pas équivalentes, ce qui est en haut n’est plus toujours comme ce qui est en bas. C’est aussi rechercher une certaine pureté et transfiguration, celle supposée des Origines, mais surtout celle qui résulte du travail de séparation, après que la matière soit passée au Feu. Ainsi l’homme s’oriente vers la perfection, même si elle reste constamment à parfaire. La quête de la Tradition est surtout une quête du Soi en soi. C’est une quête du sens de l’être et de l’existant.

Planche maçonnique de Loge Maçonnique René Guenon, de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA) à Lausanne. 

Source http://www.gadlu.info/quest-ce-que-la-tradition.html

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Le Travail du Maçon

Publié le 9 Mars 2014 par T.D dans Facebook

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