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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rechercher dans la Fraternité et la Tolérance.

RITUEL DE LA RL DERMOTT

Publié le 31 Mai 2026 par T.D

RITUEL D’OUVERTURE ET DE FERMETURE DE LA LOGE DE RECHERCHE LAURENCE DERMOTT

 

ORIENT DE RENNES

Ouverture de la Loge

VM: Mes Frères, unissez-vous à moi pour ouvrir cette Loge. Frère Grand Directeur

 des Cérémonies quelle est votre place dans la Loge ?

DC: À l’entrée de la Loge, VM

VM: Quel est votre devoir ?

DC: Annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient

correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.

VM: Les trouvez-vous ainsi correctement rangés ?

DC: Je le crois, VM

VM: Où est placé le 2° Surveillant ?

DC: Au Midi, VM.

VM: Frère 2° Surveillant, qui représentez-vous ?

2° S: B…, Prince du peuple sur le Mont Thabor.

VM: Où est placé le 1° Surveillant ?

2° S: À l’Occident, VM.

VM: Frère 1° Surveillant, qui représentez-vous ?

1° S:J.…, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.

VM: Où est placé l’Orateur ?

1° S: À la gauche du VM

VM: Frère Orateur, qui représentez-vous ?

Orateur : H… A… , le Prince des Architectes.

VM: Quel est votre devoir ?

Orateur : Établir les plans, tracer les dessins et aider le VM dans

l’ accomplissement de l’ouvrage.

VM: Où se place le VM ?

Orateur : À l’Orient.

VM: Qui représente-t-il ?

Orateur: Le Roi Salomon.

VM: Signe de Foi, mes Frères.

Les Frères se mettent tous au Signe de Foi. Puis, le Frère Hospitalier s’adressant à tous…

Hosp: Avant de déclarer les Travaux ouverts, invoquons la protection du Grand Architecte de l’Univers sur toutes nos entreprises. Puissent nos Travaux ouverts ainsi dans l’ordre, se continuer dans la paix et se fermer dans la concorde. Qu’il en soit ainsi.

VM: Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge régulièrement ouverte.

Tous les Frères cessent le Signe.

Le DC se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éclairer les Chandeliers. Avant de regagner sa place, il revient à l’Orient pour disposer les Trois Grandes Lumières conformément aux dispositions du 1°Grade.

Fermeture de la Loge

VM: Mes Frères, unissez-vous à moi pour fermer cette Loge

Frère Directeur des Cérémonies, quelle est votre place dans la Loge ?

DC:À l’entrée de la Loge, VM

VM: Quel est votre devoir?

DC: Annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient

correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.

VM: Les trouvez-vous ainsi correctement rangés?

DC: Je le crois, VM

VM: Où est placé le 2° Surveillant?

DC: Au Midi, VM

VM: Frère 2° Surveillant, qui représentez-vous?

2° S:B…, Prince du peuple sur le Mont Thabor.

GM: Où est placé le 1° Surveillant ? .

2° S:À l’Occident, VM

VM: Frère 1° Surveillant, qui représentez-vous?

1° S:J.…, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.

VM: Où est placé le Frère Orateur?

1° S:À la gauche du VM

VM: Frère Orateur

Ora : H… A… , le Prince des Architectes.

VM Quel est votre devoir?

Ora : Etablir les plans, tracer les dessins et aider le VM dans

l’accomplissement de l’ouvrage.

VM: Où se place le VM ?

Ora : À l’Orient.

VM: Qui représente-t-il?

Ora : Le Roi Salomon.

VM: Signe de Foi, mes Frères.

Les Frères se mettent tous au Signe de Foi. Puis, le Frère Hospitalier s’adressant à tous…

Hosp : Mes Frères, avant de fermer cette Loge, exprimons au Grand

Architecte de l’Univers l’humble et respectueuse reconnaissance que

nous Lui devons pour les faveurs dont Il nous a déjà comblés

Puisse-t-Il continuer de protéger notre Ordre en le cimentant et en le

fortifiant de toutes les vertus morales et civiques.

Qu’il en soit ainsi.

VM : Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge fermée

Tous les Frères cessent le signe.

Le DC se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éteindre les Chandeliers. Puis il revient à l’Orient pour dissocier les Trois Grandes Lumières.

Le DC prépare ensuite son cortège pour la sortie du VM

 

 

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 Souverain Collège du Rite York de France

Publié le 31 Mai 2026 par T.D

 

Le Souverain Collège du Rite York de France est un Ordre Maçonnique Traditionnel pratiquant les Degrés de la Maçonnerie Capitulaire, les Degrés de la Maçonnerie Cryptique, les Degrés de la Maçonnerie Chevaleresque, les Degrés Maçonniques Alliés et les Degrés des Ordres Maçonniques Apparentés, pratiquant le Rite York Ancien Libre et Accepté. Ces différents Degrés sont appelés « Degrés complémentaires » ou « Side Degrees ».

Le Souverain Collège du Rite York de France, ci-après désigné par son sigle SCRYF, a pour vocation de maintenir fidèlement et de transmettre sans altération l’héritage spirituel du Rite York Ancien Libre et Accepté :

  • pour ce qui concerne les Degrés de Maître de Marque, de Passé Maître Virtuel, de Très Excellent Maître et de Maçon de l’Arc Royal, sous les hospices du Grand Chapitre Général de l’Arche Royale Américaine de France (GCGARAF). Ces Degrés sont appelés les Degrés capitulaires ou Degrés rouges et sont pratiqués au sein d’un Chapitre.
    Le GCGARAF administre l’Ordre intérieur des Hauts Prêtres Oints de France (ou Ordre de Melchisédech).
  • pour ce qui concerne les Degrés de Maître Royal, de Maître Choisi, de Super Excellent Maître et du Degré complémentaire du Festin de Balthazar, sous les hospices du Grand Conseil Cryptique Américain de France (GCCAF). Ces Degrés sont appelés les Degrés cryptiques ou Degrés violets et sont pratiqués au sein d’un Conseil Cryptique (ou Crypte).
    Le GCCAF administre l’Ordre intérieur des Rois Oints de France (ou Ordre de la Truelle d’Argent).
  • pour ce qui concerne les Degrés de Compagnon de la Croix Rouge, de Chevalier de Saint Paul (ou Passe de Méditerranée), de Chevalier de Malte et de Chevalier du Temple, sous les hospices de la Grande Commanderie des Chevaliers du Temple de France (GCCTF). Ces Degrés sont appelés Degrés chevaleresques ou Degrés blancs et sont pratiquées au sein d’une Commanderie.
    La GCCTF administre l’Ordre intérieur des Chevaliers Croisés de la Croix de France.

Le SCRYF administre lui-même le Degré de Chevalier d’York et le Degré honorifique de Chevalier de la Croix Pourpre d’York. Ces Degrés sont pratiqués au sein du Souverain Collège.

Le SCRYF a également pour vocation de maintenir fidèlement et de transmettre sans altération l’héritage spirituel des Degrés et des Ordres du Rite York Ancien Libre et Accepté administrés par le Grand Conseil des Degrés Maçonniques Alliés de France (GCDMAF) et des Ordres du Rite York Ancien Libre et Accepté administrés par les Corps Maçonniques Apparentés et Alliés de France (CMAAF).

Le Grand Conseil des Degrés Maçonniques Alliés de France (GCDMAF) administre les Degrés de Maçon de Saint Laurent le Martyr, de Grand Tuileur de Salomon, de Chevalier de Constantinople, d’Architecte, de Grand Architecte, de Surintendant et de Maître de Tyr. Ces Degrés sont appelés Degrés verts et sont pratiqués au sein d’un Conseil.

Le Grand Conseil des Degrés Maçonniques Alliés de France (GCDMAF) administre également les Ordres suivants :

  • l’Ordre de la Branche Rouge d’Erin de France, qui délivre trois Degrés : Homme d’Arme, Ecuyer et Chevalier ;
  • l’Ordre du Moniteur Secret de France, qui délivre trois Degrés : Moniteur Secret, Prince et Suprême Gouverneur ;
  • l’Ordre des Nautoniers de l’Arche Royale de France, qui délivre un Degré : Nautonier de l’Arche Royale ;
  • l’Ordre commémoratif de Saint Thomas d’Acre de France, qui délivre un Degré : Maître de Saint Thomas d’Acre ;
  • l’Ordre des Anciens de Noble Cork de France, qui délivre un Degré : Corkies.

Les Corps Maçonniques Apparentés et Alliés de France sont :

  • l’Ordre des Chevaliers Maçons de France, qui délivre trois Degrés : Chevalier de l’Epée, Chevalier d’Orient et Chevalier d’Orient et d’Occident ;
  • l’Ordre Maçonnique et Militaire de la Croix Rouge de Constantin de France, qui délivre trois Degrés : Chevalier de la Croix Rouge de Constantin, Chevalier du Saint Sépulcre, Chevalier de Saint Jean l’Evangéliste, deux Degrés de chaire : Vice-roi et Souverain et deux Degrés honorifiques : Chevalier Commandant de Constantin et Chevalier Grand-croix de Constantin
  • l’Ordre de la Sainte Arche Royale des Chevaliers Prêtres du Temple de France, qui délivre un Degré Chevalier Prêtre du Temple.
  • l’Ordre des Chevaliers de la Croix York d’Honneur, qui délivre un Degré : Chevalier de la Croix York d’Honneur et un Degré honorifique : Chevalier Grand-croix York d’Honneur.

 

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L'Ordre du Cordon Ecarlate

Publié le 31 Mai 2026 par T.D

 

Les rituels de l’Ordre sont empruntés à l’Ancien Testament, à partir de la période de Josué, de la chute de Jéricho et de l’histoire de Rahab. Cette dernière a aidé à la capture de la ville par les Israélites et a été sauvée du sort des autres habitants en affichant un cordon écarlate à sa fenêtre. Rahab est représenté sur le logo de l’Ordre.
L’objectif principal était de collecter des sommes d’argent pour le Fonds de surveillance de l’Ordre du Moniteur Secret, qui joue encore aujourd’hui un rôle important dans l’aide sociale maçonnique.
Les Candidats à l’Ordre Ancien et Maçonnique du Cordon Ecarlate doivent être des Maîtres Maçons et des Princes (2ème Degré) de l’Ordre du Moniteur Secret.
Six Degrés sont pratiqués :
Les trois premiers Degrés sont :

  • Portier
  • Lecteur
  • Guérisseur
    Pour ces trois premiers Degrés, les membres se réunissent en Consistoire dirigé par un Président.

Avant d’être élu Président, un Compagnon doit être préparé lors d’une cérémonie confiée à un Sénatus provincial par le Grand Summus.

  • Le quatrième Degré de l’Ordre est conféré aux Présidents en place, qui ont fait preuve de compétence dans leurs provinces.
  • Le cinquième Degré, Gardien du Secret Caché
  • Le sixième Degré, Prince de Jérusalem sont conférés à des Grands Officiers distingués par leur travail à la seule discrétion du Grand Summus; les nombres sont limités et sont conférés lors d’une réunion spécialement organisée.

 

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Ordre du Cordon Ecarlatte 3àme grade

Publié le 31 Mai 2026 par T.D

 

Conférence du Troisième Grade (récitée par un Compagnon competent)

 

 Compagnons et Confrères, vous vous rappelez que Ie Premier Grade de eet Ordre Ancien nous raconte la facon dont Rahab cacha les espions Hébreux des gardes du Rol de Jéricho.

 

Le Deuxième Grade relate l'histoire de Ruth, son éventuel mariage avec Boaz, fils de Salomon et Rahab et la naissance de leur fils Obed, aïeul de David. L'histoire de David vous est bien connue depuis votre entree dans la Fraternité de David et Jonathan.

 

De même, les circonstances de la mort de David, l'accession de Salomon au tröne et la construction du Temple de Jérusalem vous sont tres familières par la vertu des autre degrés maconniques. Vous êtes aussi, sans doute, au courant de la destruction du Temple par les Babyloniens sous Nabuchodonosor et de la disparition de l'Arche d'Alliance.

 

 Ceux parmi vous qui sont en possession du degré de la Croix Rouge de Babylone et membres de la Saint Arche Royale savent que Ie Second Temple fut construit sur Ie site oü Ie Premier se tenait initialement.

 

Après Ie retour des Juifs de leur captivité a Babylone grace a la permission de Cyrus et de Darius, Jérusalem retrouva son röle comme capitale de la Judée et comme centre du monde Juif. Durant Ie quatrième siècle avant Jésus Christ, Ie Gouverneur Macédonien, Alexandre Ie Grand conquis l'empire Perse et Jérusalem, ainsi la Judée tomba sous Ie controle Macédonien.

 

 Après la mort d'Alexandre, son domaine fut divisé entre ses généraux et un processus connu sous Ie nom d'Hellénisation commenga. Ceci fait référence a la diffusion graduelle de la religion et de la culture Grecques sur tous leurs territoires. Jérusalem était alors une partie de l'empire Séleucide, créé initialement par Séleucus, un des commandants d'Alexandre. Le processus d'Hellénisation devint la 16 finalement hautement agressif et amena a la révolte des Juifs sous les Macchabées en l'an 167 avant Jésus Christ.

 

C'est a cette révolte qu'il est fait allusion dans l'ouverture originelle du Troisième Degré de notre Ordre et votre promesse solennelle dans l'obligation de ce Grade de faire face a la difficulté, au danger et au péril dans toute cause pour laquelle vous avez été commandé, reflète la détermination des Macchabées a conserver leur Foi face a l'oppression de la tyrannie. Cette histoire des plus nobles est racontée complètement dans Ie Sixième Grade de notre Ordre Ancien et c'est mon plus grand espoir que dans les temps a venir, vous ayez Ie privilege d'y accéder.

 

 17 Quatrième Conférence de l'Ordre du Cordon Ecarlate (1910)

 

Président: L'immense firmament, a nos cceurs tres sacré, Avec l'espace bleu tellement éthéré, Et les cieux constellés dans leur cadre brillant, Proclament en tout leur Créateur Tout-Puissant; Le soleil, dans son cours sans fin, jour après jour, Montre du Créateur la puissance et l'amour, Et public dans tous les pays qu'il enchante L'ouvrage d'une Main bonne et toute-puissante. Primus (O): Aussitöt que du soir l'ombre enfin prédomine,

 

Du conte merveilleux la lune nous fascine, Et soir après soir a la terre qui l'écoute, Répète sa naissance, en parcourant sa route, Tandis que chaque astre, autour d'elle si brülant, Comme chaque planète, a leur tour, constamment, Confirment la nouvelle, en roulant sans controle, Semant la vérité d'un pöle a l'autre pöle. Primus (L): Qu'importe si dans un silence primordial, Tous se meuvent autour du sombre orbe mondial? Qu'importe si nul son, si nulle voix aux cieux, Ne s'entend au milieu de leurs orbes radieux ?

 

 Aux voix de la raison tous ils se réjouissent, Disant glorieusement de doux mots qui frémissent, Et chantant, pendant que chacun nous illumine:- « La Main qui nous créa vraiment est bien divine!» Music : "Les Cieux racontent" de l'Oratorio de Haydn, "La Création".

 

 Fermeture au Troisième Grade

 

 Président Se léve et donne un coup de maillet V Compagnons et Confrères, aidez-moi a fermer ce Consistoire d'Elus, de Choisis et de Promus. Compagnons Guérisseurs et Exorcistes, debout a l'Ordre au signe du Troisième Grade.

 

Président En vertu de l'autorité dont je suis investi, je ferme ce Consistoire au Troisième Grade. Tous Cessent Ie signe. Le Président donne trois coups de maillet, V W répété par Ie Gardien •••et par Ie Guetteur •••. Le Directeur des Cérémonies ferme Ie V.S.L. Le Consistoire est alors ramene au Premier Grade. 18

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Ordre du Cordon Ecarlate 2ème grade

Publié le 31 Mai 2026 par T.D

A cette époque, oü les Juges faisaient Lol, il y eut une famine dans la contrée et un homme de Bethleem en Judée vint 8 s'installer pendant quelques temps pour vivre avec sa femme et ses deux fils sur la terre de Mohab.

 

 L'homme dont Ie nom était Elimelech, mourut, laissant sa femme Noémi avec seulement ses deux fils Mahlon et Kilion pour veiller sur elle. lis épousèrent des femmes Mohabites, l'une nommée Orpah et l'autre Ruth, mais après dix ans les deux fils, Mahlon et Kilion, moururent tout deux laissant Noémi sans fils, ni marl.

 

Quand elle appris que Ie Seigneur était venu a l'aide de son peuple en lui procurant de la nourriture, Noémi et ses belles-filles décidèrent de retourner en Judée. Peu de temps après avoir entamé leur voyage Noémi leur dit, "Retournez chacune d'entre vous dans la maison de votre mère et puisse Ie Seigneur vous montrer de la bonté comme vous l'avez fait envers vos défunts maris et envers moi. Puisse Ie Seigneur accorder a chacune de vous de trouver Ie repos dans la maison d'un nouveau marl".

 

 Puis elle les embrassa et elles lui dirent en pleurant nous retournerons avec toi auprès de ton peuple. Mais Noémi leur dit : "Retournez chez vous, mes filles ; je suis trop vielle pour avoir un autre mari. C'est encore plus amer pour moi que pour vous, car la main du Seigneur s'est levée contre moi". A ces mots, elles pleurèrent a nouveau. Alors Orpah embrassa sa belle-mère en signe d'adieu, mais Ruth s'accrocha a elle.

 

"Regarde" dit Noémi, "Ta belle-soeur retourne a son peuple et a ses Dieux. Rentre avec elle". Mais Ruth répliqua, "Ne me presses pas a te quitter oü a repartir loin de toi. Oü tu iras, j'irai, et oü tu resteras je restera!. Ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu. Ou tu mourras je mourrai et la je serai enterrée. Puisse Ie Seigneur m'accorder, que cela n'arrive jamais, que seule la mort nous sépare." Quand Noémi réalisa que Ruth était déterminée a venir avec elle, elle arrèta de la presser.

 

Ainsi Noémi quitta Moab accompagnée par Ruth la Moabite et arriva a Bethleem quand la récolte de l'orge commencait. Le premier Conférencier prend place, Ie deuxième Conférencier se léve et s'adresse au Candidat. Deuxième Noémi avait un parent du cöté de son Conférencier mari issu de la maison d'Elimelech, un homme de haut rang, dont Ie nom était Boaz, fils de Salomon et de Rahab. Un jour, Ruth dit a Noémi, "Laisse mol aller dans les champs cueillir Ie grain restant après Ie passage des hommes qui travaillent afin que nous puissions avoir de la nourriture sur notre table".

 

Noémi dit, "Vas-y ma fïlle" alors elle sortit et commenca a glaner dans les champs derriére les moissonneurs. Comme ils avancaient, elle se trouva a travailler dans un champ appartenant a Boaz. Quand Boaz arriva, il salua les moissonneurs et leur dit, "Quelle est cette femme ?".

 

Le contremaïtre répondit en disant, "C'est une Moabite qui est venue de Mohab avec Noémi et qui nous a priés d'être autorisée a glaner derriére les moissonneurs. Elle a travaillé assidüment toute la journée". Alors Boaz s'approcha de Ruth et lui dit, "Ma fille, écoute mol, ne va pas glaner dans un autre champ et ne t'éloigne pas d'ici. Demeure ici avec mes servantes. J'ai dit aux hommes de ne pas te toucher, et si tu as soif, sers toi a boire de l'eau de ces jan-es que les hommes ont remplies".

 

A ces mots, elle se courba face contre terre et s'exclama, "Pourquoi ai-je trouvé une telle grace a tes yeux, que tu m'as remarquée, mol, une étrangère ?" Boaz répondit, "On m'a parlé de ce que tu as fait pour ta belle-mère depuis la mort de ton mari - comment tu l'as aidée au milieu de gens que tu ne connaissais pas.

 

Sois richement récompensée pour ce que tu as fait par Ie Seigneur, Ie Dieu d'Israël sous l'aile de qui tu as trouvé refuge". Au moment du repas, Boaz lui offrit de la nourriture et elle mangea tout ce quelle voulait et plus encore. Comme elle se levait pour retourner glaner Boaz ordonna aux hommes, "Mème si elle glane parmi les bottes que vous avez liées, ne l'embêtez pas, au contraire retirez quelques épis des gerbes et laissez la les ramasser, et ne la réprimandez pas". Le deuxième Conférencier prend place. Ie troisième Conférencier se léve et s'adresse au Candidat. Troisième

 

Ainsi, Ruth glana dans Ie champ jusqu'au Conférencier soir. Elle battit ensuite l'orge et Ie ramena a sa belle-mère. Ruth lui donna aussi de la nourriture qu'elle n'avait pas mangé. Sa belle-mère lui demanda, "Ou as-tu glané aujourd'hui ? Ou as-tu travaillé ? Béni soit l'homme qui a pris soin de toi !" Ruth répondit, "Le nom de 1'homme avec qui j'ai travaillé aujourd'hui est Boaz". Elle lui paria alors de sa bonté." Que Ie Seigneur Ie bénisse !"

 

 Noémi dit, " Le Seigneur ne cesse de montrer sa bonté aux vivants et aux morts. Cet homme est un de nos proches parents ; il est un de nos parents rédempteurs". L O 11 Le troisième Conférencier prend place et L'Enregistreur se léve. Enregistreur C'était la lol a cette époque qu'aussitöt après la mort d'un homme, sa terre et sa propriété ne pouvaient être rachetées que par ses parents les plus proches, afin que la terre reste dans la familie.

 

Celui qui achetalt la terre, devenait responsable des dettes et prenalt une obligation d'aider la familie du défunt. L'Enregistreur prend place et Ie troisième Conférencier se léve et continue. Troisième Alors Ruth dit, "II me dit même, "Demeure Conférencier avec mes ouvriers jusqu'a ce qu'ils aient flni de molssonner tout mon gram." "Noéml dit a Ruth, "Cela sera bien pour tol, ma fille d'aller avec les filles parce que dans Ie champs de quelqu'un d'autre on pourrait te nuire".

 

Ainsl Ruth resta pres des servantes de Boaz jusqu'a ce que la récolte d'orge et de blé fut flnle, et qu'elle retrouva sa belle-mère. Quelques temps plus tard, Noémi dit a Ruth, "Ma fille, ne puis-je pas essayer de trouver un foyer confortable pour tol ? Boaz, avec les servantes de qui tu étais, n'est-il pas un de nos parents ?

 

Ce soir, il va fouler l'orge sur l'aire de battage. Lave tol, et parfume tol et mets tes plus beaux habits. Ensuite va sur la place mals ne fais pas voir que tu es la avant qu'll n'ait flni de boire et de manger. Quand il s'allongera, repère la place oü 11 est allongé.

 

Ensuite, va découvrir ses pieds et couche toi". Ainsi Ruth vint sur la place et fit toute chose que sa belle-mère lul avait dit de faire. Le troisième Conférencier prend place. Ie quatrième Conférencier se léve et s'adresse au Candidat. Quatrième Quand Boaz eüt flni de boire et de manger Conférencier et qu'il fut bien disposé, 11 alla s'allonger a l'autre bout du tas de gralns.

 

Ruth s'approcha silencieusement, découvrit ses pieds et se coucha. Au beau milieu de la nuit, quelque chose effraya l'homme qui se retourna et découvrit une femme allongée a ses pieds. "Qui es-tu ?", demanda t-il.

 

 "Je suis ta servante Ruth", dit-elle. "Etends Ie coin de ton vêtement sur moi pulsque tu es un parent rédempteur". "Que Ie Seigneur te bénisse, ma fille", répondlt-11.

 

"Cet acte de bonté est plus grand encore que celui que tu m'as montré plus tot. Tu n'a pas couru après lesjeunes hommes, qu'ils soient riches ou pauvres et maintenant, ma fille, n'aie pas peur, je ferai pour toi tout ce que tu demanderas.

 

Tous mes concltoyens savent que tu es une femme de caractère noble. Bien qu'il soit vrai que je sois un proche parent, il y a un parent rédempteur plus proche que je ne Ie suis. Reste ici cette nuit, et au matin si il veut te racheter, bien ; qu'il te rachète.

 

 Mais, si il ne Ie souhaite pas, je fais Ie vceu que aussi surement que Ie Seigneur est, je Ie feral. Allongé toi ici jusqu'au matin." Elle s'allongea a ses pieds jusqu'au matin, mais se leva avant que quiconque ne puisse être reconnu. Avant qu'elle ne parte il lui dit, "Apporte moi Ie chale que tu portes, et tiens Ie ouvert".

 

 Quand elle l'eut fait, il y versa six mesures d'orge et Ie remit sur elle. Puis, il s'en fut a la ville. Quand Ruth retrouva sa belle-mère, Noémi lul demanda, "Comment cela s'est 11 passé, ma fllle ?" Elle lui dit tout ce que Boaz avait fait pour elle, et ajouta "II m'a 12 13 donné ces six mesures d'orge, disant "Ne reviens pas auprès de ta belle-mère les mains vides"".

 

Noémi répondit, "Attends, ma fille, jusqu'a ce que soit éclairci tout ce qui c'est passé, car l'homme ne prendra pas de repos jusqu'a ce que cette question soit réglée aujourd'hui". Le quatrième Conférencier reprend place. Primus (L) (Se léve pour completer les lectures) Pendant ce temps, Boaz vint a la porte de la ville et s'assit la. (Primus (L) s'assied) Quand Ie parent rédempteur dont-il avait parlé vint, Boaz lui dit, "Viens ici, rnon ami, et assied toi".

 

 Le Directeur des Cérémonies indique au Candidat de se lever et d'avancer a l'Orient Le Candidat prend place a la droite du Primus (L). 'Boaz fit venir alors dix des Anciens de la ville et leur dit : "Noémi, qui est revenue de Mohab, vend la pièce de terre qui appartenait a notre frère Elimelech. J'ai pensé pouvoir attirer ton attention sur cette question, et pouvoir te suggérer de l'acheter en présence de ceux qui sont assis ici et en présence des Anciens de mon peuple.

 

Si tu veux la racheter, fais Ie. Mals si tu ne Ie veux pas, dis Ie moi, afin que je Ie sache. Car personne n'a Ie droit de Ie faire sauf toi, et je suis Ie suivant dans la lignée". Candidat (Guidé par Ie Directeur des Cérémonies) Je la racheter ai. Primus (L) Le jour oü tu achèteras cette terre a Noémi et a Ruth, la Moabite, tu prendras aussi la veuve du défunt pour maintenir Ie nom du mort sur sa propriété. Candidat (Guidé par Ie Directeur des Cérémonies) Alors, je ne la rachèterai pas car je pourrais mettre en danger ma propre propriété. Tu dois la racheter toi même.

 

Enregistreur (Se léve) Dans les temps anciens en Israël, pour que Ie rachat et Ie transfer! d'une propriété soit finalisée, une des parties enlevait sa sandale droite et la donnait a l'autre partie. C'était la facon de légaliser les transactions en Israël. Ainsi, Ie parent rédempteur dit a Boaz, "Achète-le toi même", et il enleva sa sandale.

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Ordre du Cordon Ecarlate 1er grade

Publié le 30 Mai 2026 par T.D

Le Seigneur dit a Josué, mon serviteur Conférencier Moïse est mort et tu dois rnaintenant faire traverser au peuple Ie Jourdain, et Ie conduire sur la terre que j'ai promis de lui donner.

 

 Josué décida d'envoyer deux hommes pour explorer cette terre, et ils séjournèrent dans la maison de Rahab la prostituee qui vivait a Jéricho. Le Roi de Jéricho ayant été informé qu'il y avait des Israélites dans la cité en mission d'espionnage et qu'ils demeuraient dans la maison de Rahab, lui envoya un message l'enjoignant de les faire partir de sa maison parce qu'ils étaient une menace pour son royaume.

 

Rahab dit au messager que les hommes avaient bien séjourné chez elle, mais qu'elle ne savait pas d'oü ils étaient venus et qu'a l'heure de fermer la porte a la tombée de la nuit, ils étaient partis. Je ne sais pas oü ils sont alles, mais si vous vous dépêchez vous pouvez les attraper.

 

En fait, elle les avait déja cachés sous des fagots de lin qu'elle avait arrangés sur son toit. Deuxième Les hommes du Roi s'en furent a la Conférencier poursuite des espions sur la route qui conduisait au gué du Jourdain, mais aussitöt que les poursuivants eurent quitte la cité, la grande porte fut fermée et verrouillée.

 

Avant que les espions ne se couchent 10 pour la nuit, Rahab vint sur Ie toit et leur dit: Je sais que Ie Seigneur vous a donné cette terre, mais Ie peuple a peur de vous, tout ceux qui vivent dans ce pays ont une peur indicible de vous.

 

Nous avons appris comment Ie Seigneur avait fait se retirer les eaux de la Mer Rouge pour vous quand vous avez fuit l'Egypte, et comment vous avez tué Sihon et Og, les deux Rois des Amorites a l'Est du Jourdain. Quand nous l'avons appris, nos cceurs chavirèrent et Ie courage nous manqua a cause de vous car Ie Seigneur votre Dieu, est Dieu dans les Cieux et sur la Terre.

 

De grace, jurez-moi au nom du Seigneur que vous aurez pour ma familie la même bonté que j'ai eu pour vous. Donnez-moi l'assurance que vous épargnerez la vie de ma mère et de mon père, de mes frères et soeurs, et de toute ma familie. Promettez que vous sauverez chacun de nous de la mort. Ils lui assurèrent que si elle promettait de ne parier de leurs activités a personne, il la traiterait, elle et toute sa familie avec tous les egards quand Ie Seigneur leur donnerait cette terre. Troisième Alors, Rahab les fit descendre par la Conférencier fenètre grace a une corde, car la maison dans laquelle elle vivait était une partie du mur de la cité, et elle leur conseilla de grimper en haut de la colline afin que leurs poursuivants ne les trouvent pas.

 

Cachez-vous la pendant trois jours, jusqu'a ce qu'ils retournent a Jéricho, alors vous continuerez votre chemin. l l Les hommes lui dirent alors que Ie serment qu'elle leur avait fait prendre ne les lierait que si, quand ils reviendraient, elle avait fait pendre un Cordon Ecarlate a la fenètre par laquelle elle les avait aidés a s'échapper, et si toute sa familie avait été réunie dans sa maison.

 

 Ils la mirent aussi en garde que si quiconque sortait de la maison pour aller dans la rue, son sang retomberait sur sa té te, mais que si on levait la main sur quiconque était resté dans sa maison avec elle, ils en accepteraient l'entière responsabilité.

 

Si vous révélez ces plans a qui que ce soit, nous serons de toute fagon relevés du serment que vous nous avez fait prendre. Rahab accepta volontiers toutes ces conditions et ils lui communiquèrent alors Ie mot de passé Sihon, et lui montrèrent comment attacher Ie Cordon Ecarlate a la fenètre de la maison par laquelle ils s'étaient échappés.

 

Quatrième Aussitöt qu'ils furent parus, elle rassembla Conférencier sa familie et leur communiqua Ie mot de passé, assurant ainsi la sécurité pour elle et pour tout ceux qui étaient dans la maison. Ainsi quand Jéricho fut pris, les jeunes hommes, sous Ie commandement de Josué vinrent et emmenèrent Rahab, sa mère et son père, et toute sa familie et les conduisirent en lieu sur avant que la cité ne fut embrasée par Ie feu.

 

Rahab continua a vivre parmi les Israélites par qui elle était grandement honorée pour avoir sauvé la vie des espions.

 

Elle épousa Salomon, Ie fils de l'un des espions nommé Naason, un Prince et Gouverneur d'Israël, et ils eurent un fils nommé Boaz qui était Ie bisaïeul de David. 12 Si f'on considère Ie travail trop long pour être continue par Ie Primus (O), un autre Compagnon peut conférer les secrets. Primus (O)

 

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Sepher Yetsirah(suite)

Publié le 30 Mai 2026 par T.D

CHAPITRE 5

5-1 Douze Simples : H, V, Z H', T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Elles reposent sur : parole, pensée, locomotion, vue, ouïe, action, copulation, odorat, sommeil, colère, goût.

5-2 Douze Simples : H, V, Z H', T, Y, L, N, S, A, Ts, Q.

Les douze limites diagonales sont leur fondement : Limite supérieure Est, limite Nord-Est, limite inférieure Est. Limite supérieure Sud, limite Sud-Est, limite inférieure Sud. Limite supérieure Ouest, limite Sud-Ouest, limite inférieure Ouest. Limite supérieure Nord, limite Nord-Ouest, limite inférieure Nord. Elles s'étendent sans cesse dans l'éternité des éternités, ce sont les limites de l'Univers.

5-3 Douze Simples : H, V, Z H', T, Y, L, N, S, A, Ts, Q. Fondées, gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Par elles sont formées douze constellations dans l'Univers, douze mois dans l'Année et douze dirigeants dans l'Ame, mâle et femelle.

5-4 Douze constellations dans l'Univers, Bélier, Taureau, Gémeaux, Cancer, Lion, Vierge, Balance, Scorpion, Sagittaire, Capricorne, Verseau, Poissons.

5-5 Douze mois dans l'année, Nissan, Iyar, Sivan, Tamouz, Av, Eloul, Tishri, H'éshévan, Kislév, Tévéth, Shevat, Adar.

5-6 Douze dirigeants dans Néfesh, deux mains, deux pieds, deux reins, vésicule biliaire, intestins, foie, estomac, kivah, rate.

5-7 Il fit la lettre Hé, la fit régner sur la parole, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Bélier dans l'Univers, Nissan dans l'Année et le pied droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Vav, la fit régner sur la pensée, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Taureau dans l'Univers, Iyar dans l'Année et le rein droit dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Zayin, la fit régner sur la locomotion, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Gémeaux dans l'Univers, Sivan dans l'Année et le pied gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-8 Il fit la lettre H'éith, la fit régner sur la vue, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Cancer dans l'Univers, Tamouz dans l'Année et la main droite dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Teith, la fit régner sur l'ouïe, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Lion dans l'Univers, Av dans l'Année et le rein gauche dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Yod, la fit régner sur l'action, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Vierge dans l'Univers, Eloul dans l'Année et la main gauche dans l'Ame mâle et femelle.

5-9 Il fit la lettre Lamed, la fit régner sur la copulation, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma la Balance dans l'Univers, Tishri dans l'Année et la vésicule biliaire dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Noun, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Scorpion dans l'Univers, H'éshévan dans l'Année et le petit intestin dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Sameck, la fit régner sur l'odorat, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Sagittaire dans l'Univers, Kislév dans l'Année et le pancréas dans l'Ame mâle et femelle.

5-10 Il fit la lettre Ayin, la fit régner sur la colère, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Capricorne dans l'Univers, Tévéth dans l'Année et le foie dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Tsadé, la fit régner sur le goût, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma le Verseau dans l'Univers, Shevat dans l'Année et l'estomac dans l'Ame mâle et femelle. Il fit la lettre Qof, la fit régner sur le rire, la couronna et la combina avec les autres. Avec elles il forma les Poissons dans l'Univers, Adar dans l'Année et la rate dans l'Ame mâle et femelle. Il les forma en creux, Il les disposa comme une muraille, Il les fit s'opposer au-dessus.

CHAPITRE 6

6-1 Il y a Trois Mères AMSh. D'elles émanent Trois Pères, et ce sont air, eau, et feu. Les Pères engendrent. Trois Pères et leurs engendrements. Sept planètes et leurs hôtes, douze limites diagonales. Il y a des témoins pour le prouver, ce sont l'Univers, l'Année, l'Ame et une loi de douze, de sept et de trois, qu'il a établis dans le Téli, le Cycle, et le Coeur.

6-2 Trois Mères AMSh air, eau, et feu. Le feu est au-dessus, l'eau est en dessous, et le souffle de l'air légifère entre eux. Il y a un signe à cela, le feu soutient l'eau. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l'air qui les départage.

6-3 Le Téli dans l'Univers est comme un roi sur son trône. Le Cycle dans l'Année est comme un roi dans la province. Le Cœur dans l'Ame est comme un roi en guerre.

6-4 "Ainsi Dieu a fait correspondre l'un à l'autre". Le bien est contraire au mal. Le mal est contraire au bien. Le bien est issu du bien. Le mal est issu du mal. Le bien définit le mal. Le mal définit le bien. Le bien est préservé par le bien. Le mal est préservé par le mal.

6-5 Trois : Chacun se tient seul, un défenseur, un accusateur, et médiateur. Sept: Trois contre trois et un qui les tient en équilibre. Douze en guerre : Trois aiment, trois haïssent, trois donnent la vie et trois tuent.
Trois aiment : le cœur et les oreilles.
Trois haïssent : le foie, la vésicule biliaire et la langue.
Trois donnent la vie : les deux narines et la rate.
Trois tuent : les deux orifices et la bouche.
Et Dieu, Roi fidèle, gouverne sur eux tous par Sa sainte Demeure pour l'éternité des éternités.
Un sur trois, trois sur sept, sept sur douze, Et tous sont liés l'un à l'autre.

6-6 C'est avec les vingt-deux lettres qu'est gravé Ehyeh, Yah, YHVH Elohim, YHVH, YHVH-Tzavaot, Elohim-Tzavaot, El Shaddaï, YHVH Adonaï. Avec elles Il a fait trois Livres, et avec eux Il a créé Son Univers. Avec elles il a formé tout qui a été formé et tout ce qui sera formé.

6-7 Lorsque Abraham notre père, puisse-t-il reposer en paix, regarda, il vit, comprit, sonda, grava et sculpta, Il fut fructueux dans la création, comme il est écrit, "Et les âmes qu'ils faisaient dans Haran". Aussitôt qu'il se révéla à lui le Maître de tout, puisse Son nom être éternellement béni, le plaça sur Sa poitrine, l'embrassa sur la tête et l'appela, "Abraham mon bien-aimé". Il fit un pacte avec lui et avec ses enfants et leurs descendants, comme il est écrit, "Et il eut foi en Yhwh, et Yhwh lui en fit un mérite". Il faisait un pacte avec lui entre les dix doigts de ses mains - c'est le pacte de la langue, et entre les dix orteils de ses pieds - c'est le pacte de la circoncision. Il attacha les 22 lettres de la Torah sur sa langue et lui révéla Son mystère. Il les plongea dans l'eau, les brûla avec le feu, les agita avec le souffle, les enflamma avec les sept (planètes) et les dirigea avec les douze constellations.

 

 

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Kabbale Sepher Yetsirah

Publié le 30 Mai 2026 par T.D

CHAPITRE 1

1-1 Par trente-deux sentiers merveilleux de la Sagesse s'établit : Yah Yhwh Dieu d'Israël, Elohim vivant, roi de l'univers El Shaddaï. Miséricordieux et clément, suprême et élevé résidant éternellement en permanente élévation. Saint est son Nom. Son univers fut créé par trois mesures : le nombre, l'écrit et le commentaire.

1-2 Dix Séphiroth dans le néant et vingt-deux lettres de fondements : trois mères, sept doubles et douze simples.

1-3 Dix Séphiroth dans le néant selon le nombre des dix doigts : cinq en face de cinq, alliance unique de l'axe central par le mot de la langue et l'incision de peau.

1-4 Dix Séphiroth dans le néant, dix et pas neuf, dix et pas onze. Discerne avec Sagesse et pénètre avec Intelligence. Examine-les, interroge-les, ainsi la Parole s'élèvera vers son créateur et le Formateur sera replacé sur sa base.

1-5 Dix Séphiroth dans le néant, correspondant à dix choses infinies, sans limites : profondeur de commencement, profondeur de fin, profondeur de bien, profondeur de mal, profondeur du haut, profondeur du bas, profondeur d'Orient, profondeur d'Occident, profondeur du Nord, profondeur du Sud. Le Maître Unique, Dieu roi fidèle, domine sur toutes de sa demeure sainte pour l'éternité des éternités à jamais.

1-6 Dix Séphiroth dans le néant. Leur apparition a l'aspect d'un éclair dont les extrémités sont sans terme. Son Verbe court continuellement en elles et lorsqu'Il parle tel un ouragan, elles s'inclinent devant son Trône et ils festoient.

1-7 Dix Séphiroth dans le néant. Leur fin réside dans leur début et leur début dans leur fin tel l'embrasement consumant le charbon. Car Il est Maître Unique sans second et seul Face à lui pourquoi comptes-tu ?

1-8 Dix Séphiroth dans le néant. Retiens ta bouche pour ne pas en parler et ton cœur pour ne pas y réfléchir et si ton cœur s'emporte, reviens à l'endroit où il est dit "Les vies allaient et venaient". Sur cette parole sera conclue l'alliance.

1-9 Dix Séphiroth dans le néant. Une : "Souffle d'Elohim Vivant", béni et glorifié soit le nom de Celui qui vivifie les mondes. La voix, le souffle et la parole sont l'Esprit Saint.

1-10 Deux : "Souffle issu du Souffle". Avec, Il traça et sculpta 22 lettres fondamentales, trois mères, sept doubles et douze simples, qu'un seul souffle anime.

1-11 Trois : "Eaux issues du Souffle", Il traça et sculpta 22 lettres sorties d'un Tohu Bohu de boue et d'argile. Il les traça comme une sorte de jardin. Il les sculpta comme une sorte de mur. Il les déploya comme une sorte de toit. Il versa de la neige et elles devinrent poussière, car il est écrit : "Il dit à la neige : Tombe sur la terre !"

1-12 Quatre : "Feu issu des Eaux". Avec, Il traça et sculpta le Trône de Gloire, les Sérafim, les Ofanim, les H'ayoth haQodésh et Ses anges de service. Sur ces trois, Il établit sa demeure, ainsi qu'il est écrit : "Il fait des souffles ses messagers, des flammes de feu ses serviteurs".

1-13 Il choisit trois lettres parmi les simples dans le mystère des trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les fixa dans son Grand Nom et scella avec elles six extrémités.

Cinq : Il scella le dessus et tourné vers le haut, il le fixa avec YHV.
Six : Il scella le dessous et tourné vers le bas, il le fixa avec HYV.
Sept : Il scella l'Est et tourné vers l'avant, il le fixa avec VYH.
Huit : Il scella l'Ouest et tourné vers l'arrière, il le fixa avec VHY.
Neuf : Il scella le Sud et tourné vers la droite, il le fixa avec YVH.
Dix : Il scella le Nord et tourné vers la gauche, il le fixa avec HVY.
1-14 Telles sont les dix Séphiroth dans le néant : Souffle d'Elohim Vivant, Souffle issu du Souffle, Eaux issues du Souffle, Feu issu des Eaux, Haut, Bas,Ouest, Nord, Est, Sud.

CHAPITRE 2

2-1 Vingt-deux lettres fondamentales : trois mères, sept doubles et douze simples. Les trois mères sont Aleph, Mem, Shin. Elles reposent sur le plateau du mérite et sur le plateau du devoir ; la langue du pacte est l'équilibre entre les deux. Trois mères, Aleph, Mem, Shin. Mem est bourdonnant, Shin est sifflant et Aleph est le souffle de l'air qui équilibre les deux.

2-2 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les a gravées, sculptées, permutées, pesées, transformées. Avec elles, il a représenté tout ce qui a été formé et tout ce qui sera formé.

2-3 Vingt-deux lettres fondamentales : Ils les a gravées avec la voix, les a sculptées avec le souffle, Il les a fixées dans la bouche, en cinq endroits : Aleph, H'eith, Hé, Ayin dans la gorge ; Guimel, Yod, Kaph, Qof dans le palais ; Daleth, Teith, Lamed, Noun, Tav dans la langue; Zayin, Sameck, Shin, Reish, Tsadé dans les dents ; Beith, Vav, Mem, Pé dans les lèvres.

2-4 Vingt-deux lettres fondamentales : Il les plaça dans un cercle tel un mur ayant 231 portes. Le cercle oscille de l'avant vers l'arrière. Un signe explique cela : Rien n'est supérieur dans le bien que la joie et rien n'est inférieur dans le mal que la peste.

2-5 Comment ? Il les permuta, les pesa et les transforma. Aleph avec toutes et toutes avec Aleph. Beith avec toutes et toutes avec Beith. Elles se renouvellent dans un cycle et existent dans 231 portes. Tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé émane du Nom Unique.

2-6 Il a formé la substance à partir du chaos et a tiré l'existence de la non-existence. Il a taillé de grands piliers à partir de l'air insaisissable. Voici est un signe : Aleph avec toutes et toutes avec Aleph. Il a contemplé, transformé et fabriqué tout ce qui est formé et tout ce qui est parlé : un seul Nom. Il y a un signe à cela : 22 objets dans un seul corps.

CHAPITRE 3

3-1 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Elles se tiennent entre le plateau du mérite et le plateau du devoir que le langage équilibre.

3-2 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Un grand et merveilleux secret y est dissimulé et scellé par six formes naturelles. D'elles émanent : Air, Eau, Feu. D'elles sont nés les Pères et des Pères, les engendrements.

3-3 Trois mères : Aleph, Mem, Shin. Il les a gravées, les a taillées, les a permutées, les a pesées, les a transformées. Par elles Il a représenté : Trois mères AMSh dans l'univers, trois mères AMSh dans l'année, trois mères dans Néfesh mâle et femelle.

3-4 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'univers ce sontl' Air, le Feu, l'Eau. Les cieux sont créés à partir du Feu. La terre est créée à partir des Eaux et l'air se place entre les deux.

3-5 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans l'année ce sont le Chaud, le Froid, le Tempéré. Le Chaud est créé à partir du Feu. Le Froid est créé à partir des Eaux et le Tempéré de l'air qui se place entre les deux.

3-6 Trois mères : Aleph, Mem, Shin, dans Néfesh mâle et femelle, ce sont la Tête, le Ventre, la Poitrine. La tête est créée à partir du Feu. Le ventre à partir des Eaux et la poitrine à partir de l'air qui se place entre les deux.

3-7 Il fabriqua la lettre Aleph afin qu'elle règne sur l'air. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma l'air dans l'univers, le tempéré dans l'année et la poitrine dans le mâle avec AMSh et la femelle avec AShM.

3-8 Il fabriqua la lettre Mem afin qu'elle règne sur les eaux. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma les eaux dans l'univers, le froid dans l'année et la ventre dans le mâle avec MASh et la femelle avec MShA.

3-9 Il fabriqua la lettre Shin afin qu'elle règne sur le feu. Il la couronna. Il la combina avec toutes les autres. Avec elle Il forma le feu dans l'univers, le chaud dans l'année et la tête dans le mâle avec ShAM et la femelle avec ShMA.

CHAPITRE 4

4-1 Sept doubles : BGD KPRT. Elles s'expriment dans deux niveaux du langage : B-V G-GH D-DH K-KH P-F R-RH T-TH. D'après la structure : doux et dur, fort et faible.

4-2 Sept doubles : BGD KPRT. Elles reposent sur la sagesse, l'opulence, la semence, la vie, la domination, la paix et la grâce.

4-3 Sept doubles : BGD KPRT. Par le langage et par la substitution. Substitution de sagesse : folie. Substitution d'opulence : misère. Substitution de semence : désert. Substitution de vie : mort. Substitution de domination : servitude. Substitution de paix : guerre. Substitution de grâce : laideur.

4-4 Sept doubles : BGD KPRT. Haut et bas, Est et Ouest, Nord et Sud. Le Saint Palais est situé au centre et les supporte toutes.

4-5 Sept doubles : BGD KPRT. Sept et pas six, sept et pas huit. Examine-les, scrute-les. Place la parole sur cette essence et restitue le Formateur sur sa base.

4-6 Sept doubles : BGD KPRT fondamentales. Il les a gravées, les a sculptées, les a permutées, les a pesées, les a métamorphosées. Puis avec elles Il a formé sept planètes dans l'univers, sept jours dans l'année, sept portes dans l'âme mâle.

4-7 Sept planètes dans l'univers : Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune. Sept jours dans l'année les sept jours de la semaine. Sept portes dans Néfesh mâle et femelle : deux yeux, deux oreilles, deux narines et une bouche.

4-8 Il fit régner la lettre Beith par la sagesse, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma la Lune dans l'univers, le jour 1 dans l'année, l'œil droit dans Néfesh mâle et femelle.

4-9 Il fit régner la lettre Guimel par l'opulence, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma : Mars dans l'univers, le jour 2 dans l'année, l'oreille droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-10 Il fit régner la lettre Daleth par la fécondité, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma le Soleil dans l'univers, le jour 3 dans l'année, la narine droite dans Néfesh mâle et femelle.

4-11 Il fit régner la lettre Kaph par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Vénus dans l'univers, le jour 4 dans l'année, l'œil gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-12 Il fit régner la lettre Pé par la domination, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Mercure dans l'univers, le jour 5 dans l'année, l'oreille gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-13 Il fit régner la lettre Reish par la vie, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Saturne dans l'univers, le jour 6 dans l'année, la narine gauche dans Néfesh mâle et femelle.

4-14 Il fit régner la lettre Tav par la grâce, Il la couronna et la combina avec les autres. Avec elles Il forma Jupiter dans l'univers, le jour 7 dans l'année, la bouche dans Néfesh mâle et femelle.

4-15 Sept doubles BGD KPRT. Avec elles ont été gravés sept univers, sept firmaments, sept terres, sept mers, sept fleuves, sept déserts, sept jours, sept semaines, sept années, sept cycles sabbatiques, sept jubilés et le Palais sacré. C'est pourquoi il aima faire des septénaires sous tous les cieux.

4-16 Deux pierres bâtissent deux maisons. Trois pierres bâtissent six maisons. Quatre pierres bâtissent vingt-quatre maisons. Cinq pierres bâtissent six cent vingt maisons. Sept pierres bâtissent cinq mille quarante maisons. A partir d'ici continue, calcule ce que la bouche ne peut exprimer et ce que l'oreille ne peut entendre.

 

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Notre Père : Kt-Km, EN-CBCS, Très Excellent Maitre

Publié le 29 Mai 2026 par T.D

Cette prière fut, d'après notre tradition, enseignée aux Apôtres par Jésus sur le Mont des Oliviers. Faite de mots simples, elle constitue, aux yeux de certains d'entre nous, un texte très "gnostique", très "martiniste", qui permet de s'élever graduellement dans la verticalité.

C'est la prière dominicale par excellence: c'est-à-dire celle du SEIGNEUR, celle du PERE, en son rôle de Géniteur, mais surtout de Directeur et de Protecteur, Créateur de l'Unité à travers la diversité, enseignant et dispensateur, Sa paternité se formulera pleinement dans l'existence du Christ.

En commençant par l'invocation:
"Notre Père... ",

nous confirmons notre origine commune. C'est la prière qui correspond au temps du repos, c'est-à-dire du "lâcher prise", première étape dans la marche vers le renoncement.
"Que Ton Nom soit sanctifié"...

Nous ne pouvons pas posséder Dieu, donc nous ne pouvons pas le nommer, son nom doit donc être mis à part, sacré, sanctifié. Il est le UN, Il est le TOUT, Il est notre CRÉATEUR, Il est le SAINT des SAINTS.

"Que Ton Règne vienne"...

On peut se poser des questions sur le sens de ce royaume. Quel est-il ? Parle-t-il de l'Esprit Saint, de l'Amour, donc du Fils ? Nous rappelle-t-il que l'Homme, qui fut le Gardien de notre Univers, a failli à cette tâche ? Ainsi, restaurer le Royaume consisterait pour l'Homme à regagner son rang. Il s'agit bien de "Réintégration": assumer notre état d'humain pour, au final, en sortir pour réintégrer le Père.

"Que Ta Volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel''...

C'est-à-dire dans le manifesté comme dans le non-manifesté. Mais est-ce que le Ciel est à l'extérieur de nous ou à l'intérieur de nous ? Cette demande insiste sur la nécessité d'accepter les épreuves sans chercher à lutter contre elles. C'est par cette acceptation qu'une porte s'ouvre à nous. La terminologie "Je suis la Servante du Seigneur" que l'on retrouve dans une autre prière, va dans le même sens.

Mais, selon les périodes historiques, cette Volonté peut prendre des visages différents: L'Ere du Poisson, commencée avec le Christ, mettait la notion d'amour au centre du chemin; c'était le meilleur moyen de panser les plaies... L'Ere du Verseau est plus individualiste…

Ce sera à nous de continuer le chemin en restant en accord avec ce qui nous attend dans le monde profane.

"Donne-nous notre pain quotidien"...

Il paraît aller de soi que cette demande concerne la nourriture spirituelle qui alimente notre âme. Car, depuis que l'Homme a failli à sa tâche, comme nous le disions plus haut, cette nourriture spirituelle ne nous est plus assurée, nous devons la gagner, la mendier aussi, à l'image de notre vie matérielle, où ce qui est véritablement quotidien, c'est la souffrance.
Ce pain, c'est aussi la Force qu'il nous faut pour développer nos vertus.

"Pardonne-nous comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé..."

Ce passage est lourd de sens. Il pose, entre autres, le problème du Mal. Quand nous pardonnons aux autres, nous nous libérons du Mal et par là-même nous arrivons à être pardonnés. Pardonner, c'est passer du 2 au 3. Le pardon complet va jusqu'à l'effacement de l'image de la faute, jusqu'à l'oubli (qui n'a rien à voir avec la perte de mémoire). Dans le pardon il y a, à la fois, de l'humilité et de la grandeur, car par cet acte nous sommes implacablement renvoyés à nous-mêmes. Et la difficulté à pardonner doit immanquablement nous faire poser la question: « Qu'est-ce qui est offensé en moi ? » Alors, pour rendre le pardon facile, il suffit de mesurer en quoi cette épreuve, qu'il nous a infligée, nous a fait avancer; et il ne reste plus qu'à en remercier notre adversaire.

"Ne nous laisse pas succomber à la tentation"...

La tentation fait partie du chemin et c'est surtout dans le choix du bon chemin que nous avons besoin d'aide.

La tentation n'est pas toujours celle de la faute, cela peut être aussi la tentation de rester écrasé sous son poids par faiblesse ou complaisance; aussi ne faut-il point oublier que « le véritable héros n'est pas celui qui gagne toutes les batailles, mais celui qui se relève lorsqu'il a été abattu ».

Nous devons garder présent à l'esprit le but poursuivi, si nous ne voulons pas retomber. Rappelons que ce verset est le 6ème du "Notre Père". C'est un passage vers le 7, vers une maîtrise de nous-mêmes, mais il ne faut pas rechuter.

"et délivre-nous du Mal"...

Cela ne peut s'accomplir que par la pratique de la Vertu, qui se conforte elle même, et avec l'aide de la prière. Mais prier est, en soi, un acte difficile auquel on peut s'exercer en commençant avec des mots tout simples et avec le langage du "faire" au quotidien. Si nous ne sommes pas assez forts, fais-nous voir le passage, ou la Porte, nous menant vers notre but.

Par la science des nombres, nous constatons qu'il y a dans le "Notre Père" 49 mots (7 x 7) plus un mot: AMEN soit 50. Jésus disait "Amen, Amen, je vous le dis", qui signifie: "En vérité, en vérité, je vous le dis." Rappelons-nous que MOÏSE avait 50 portes à ouvrir pour entrer à JÉRUSALEM, mais comme il a douté une fois de DIEU, il ne fut pas autorisé à entrer dans cette ville; il n'a passé que 49 portes.

Avec ces deux mots: AMEN, qui signifie VÉRITÉ et qui représente le Nouveau Testament, et MOÏSE, qui représente l'Ancien Testament, nous suspendrons nos travaux de ce jour.

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Liberté et Écossisme

Publié le 29 Mai 2026 par T.D

 

La liberté est affaire de compromis. Compromis entre l’exercice volontaire de ses choix, le respect d’autrui et celui de la loi.
Le libre arbitre est affaire de jugement, éclairé par la conscience, sur des choix et des actes, au regard de l’éthique.
Ainsi, le choix, qui relève du libre arbitre, semble être circonscrit à la liberté de trouver un compromis, celui de réaliser ses désirs selon sa conscience, dans le respect de la loi et d’autrui.

Sur un plan social, on a coutume de dire que trop de liberté creuse les inégalités, que trop d’égalité obère la liberté, et qu’en principe la fraternité permet le juste partage... Mais a-t-on tout dit pour autant ? Que convient-il de s’accorder à soi-même et de tolérer aux autres pour une liberté réciproque raisonnable ? Derrière ce que nous croyons être notre liberté se cachent le mensonge et l’aveuglement à nous-même, la permissivité à notre égard, l’indifférence aux autres et l’ignorance ou la transgression de la loi. En fait, la liberté nécessite, de manière consubstantielle, une aptitude à se commander qui devrait s’acquérir tout au long de la quête.

Si l’éthique maçonnique, dans sa transmission orale, invite à un humanisme de bon aloi, les rituels de l’Écossisme, quant à eux, marquent des progressions et des régressions, des tentatives bénéfiques et des échecs qui se veulent pédagogiques et qui n’ont d’autre but que de mettre en exergue les faiblesses humaines pour en faire l’expérience.

Ainsi, les sensations de liberté sont-elles tour à tour guidées par les émotions, les instincts, l’empathie ou la loi morale selon les grades. Et les actions sont conduites par impulsion, intérêt, bienveillance ou devoir. Alors, comment concilier désirs, nécessité, croyances, altérité et humanisme ?

Le grade d’Apprenti, au-delà de la contrainte du silence et de l’euphorie de la découverte, met le Maçon au pied du mur qu’il doit édifier. L’espoir de la construction d’un monde meilleur demeure le moteur du devenir. Tout est à refaire, comme pour conjurer les frustrations profanes qui ont conduit en Maçonnerie. Un projet est en route.

Le grade de Compagnon, dans le prolongement du grade précédent, bâtit un véritable espace de liberté par l’apport essentiel du travail comme outil d’émancipation, et pour une œuvre collective à dimension humaine et solidaire. Chacun tient la juste place symbolique qu’il doit occuper, selon ses qualités et ses qualifications, sous l’autorité incontestée de Maîtres reconnus. Tout paraît aller de soi, dans un monde harmonieux. Il n’y a plus ici de contraintes apparentes, hormis celles d’une discipline salutaire. L’Art est la joie des hommes libres, dira un rituel.

Le grade de Maître déstabilise cet édifice en mettant en scène la face sombre du visage humain. En sortant de leurs prérogatives et des règles établies, les Compagnons abusent de la liberté qui leur a été donnée parce qu’elle ne leur correspond pas. Cette prise de pouvoir meurtrière engendre désordre, doutes et iniquités. Tout est à refaire.

Les deux premiers grades sont-ils un leurre au regard du troisième et des suivants ?

Au 4e grade, le Maître Secret met en exergue son libre arbitre pour tenter de reconsidérer l’usage des valeurs, pour percevoir une vérité qui se veut différente de celle admise communément, pour apprendre à penser par lui-même, se dégager des contingences, des faux-semblants et de l’idolâtrie. Il s’agit de tirer les leçons du passé, de voir le monde autrement, par devoir et raison, et discerner les vrais leviers d’action.

Au 5ème grade, le Maître Parfait, en ne gardant que le meilleur du Maître défunt, entreprend le dépassement de ce qui est maintenant révolu et poursuit ainsi son propre affranchissement, son émancipation par rapport à la tutelle de pseudo maîtres à penser.

Au 6e grade, le Secrétaire intime, par son implication, sa responsabilité et la réconciliation qu’il réalise, favorise une plus grande intelligence sociale et se libère des divisions. Un nouvel ordre est en marche, actif et participatif.

Au 7e grade, les Prévôts et Juges, qui possèdent les plans de l’édifice, montrent leur aptitude à commander, à se commander, avec justice et justesse, ordre et concorde, pour éviter tout abus. Un pouvoir régulateur, qui s’exerce aussi sur soi-même, s’instaure et s’affirme ici.

Au 8e grade, l’Intendant des bâtiments entretient et perpétue l’ouvrage pour étayer et pérenniser ce nouvel équilibre libérateur. Tout est maintenant à sa juste place.

L’arrêt de la construction depuis le 3e degré, sa déconstruction structurée et son entretien méthodique ensuite, contribuent à porter ici un libre jugement sur l’œuvre.

Au 9e grade, le Maître Elu cherche à se libérer d’une partie de lui-même par la force justicière. En assouvissant une vengeance symbolique nécessaire contre le mal enfoui en lui, il tente de se vaincre, de se surmonter, en vue de se forger une liberté et obtenir la clémence de sa conscience pour la brutalité de la méthode.

Au 10e grade, l’Illustre Elu des 15 poursuit la libération violente de ce qui pèse sur sa conscience, par un châtiment public démonstratif. Si les méthodes et les règles de vie sont encore disproportionnées, l’animalité semble symboliquement vaincue.

Au 11e grade, le Sublime Chevalier Elu institue une gouvernance libératrice du poids des iniquités et des contraintes passées en répartissant les responsabilités. Cette partition, au-delà de la division apparente, n’a pour but que de mettre en place des relais de pouvoir pour un équilibre régulateur. Le processus de justice est en marche.

Mais quelle est la latitude réelle de l’impétrant dans ces 3 grades d’Elu, où la sélection s’opère successivement par tirage au sort, par désignation et par élimination ?

Au 12e grade, changement de registre : le Grand Maître Architecte développe sa volonté pour se libérer des contingences par la création. Les institutions étant en fonction et la vengeance étant assouvie, un nouveau projet peut redémarrer. On se tourne ici délibérément vers le devenir et l’universalisme. Chacun peut participer : les portes ne sont plus gardées.

Mais rien n’est pérenne. La liberté dépend aussi des autres. Les sociétés, les édifices, aussi bien construits fussent-ils, ne résistent pas au destin et aux luttes des civilisations. Le Temple, convoité parce que symbole de puissance, est détruit.

Au 13e grade, le Chevalier de Royal Arche, esclave de la matérialité, en explorant les ruines du passé, mais aussi ses propres sous-sols pour chercher d’antiques vérités, côtoie les limites de sa connaissance, de sa culture et de son entendement pour trouver l’horizon de son propre être, la mesure de lui-même, de sa propre liberté, celle de se mouvoir dans son espace intérieur, celle de dire selon sa pensée et son langage. Des portes s’ouvrent par le hasard des mots, comme par leurs vertus, sur l’indicible et l’impossible.

Au 14e grade, le Grand Elu de la Voûte Sacrée, Parfait et Sublime Maçon, fort de ses trouvailles, affirme son identité. Mais il doit retourner, dénué d’illusions, parmi ses congénères, en captivité à Babylone, cité de l’esclavage à un autre pouvoir, symbole du paraitre et de l’illusion, monde de servitudes. Cependant, il est censé avoir démystifié la culture communément admise et pris la mesure du possible. Il s’est pourfendu sans complaisance pour s’affirmer. Il sait qu’il est toujours prisonnier de sa condition, de sa culture, de son passé, de lui-même et de ses semblables (le centre de l’idée demeure entre le mot indicible et un vain symbole), qu’il est pleinement responsable de sa soumission, de son assujettissement, par nécessité souvent, par compromis parfois aussi. La parole qu’il prononcera sera sans aucun doute libératrice, car à travers les grades de perfection, il a pu entrevoir les faiblesses de ses pensées et de ses actions, le sens de leur finitude et de leur temporalité.

Au 15e grade, les Chevaliers d’Orient et de l’Epée sont libérés par leur geôlier, Cyrus, qui, effrayé par les prédictions entrevues dans un songe qu’il aurait fait, les a instruits dans l’art de la guerre pour les laisser partir reconstruire le Temple. Il y aurait long à en dire sur le plan psychanalytique : le bourreau est celui par qui la liberté peut advenir. Mais rien n’est acquis puisqu’ils devront combattre face à l’ennemi pour passer le pont qui mène au monde promis. Cette Liberté De Passer est une conquête collective mais temporaire, dans la mesure où les constructeurs doivent encore lutter pour reconstruire le temple, la truelle d’une main et l’épée de l’autre. Ici, liberté de passer rejoint liberté de penser et de vivre ensemble, mais dans la confrontation et l’adversité. Le triangle émotionnel et dramatique mis en scène à ce grade (Cyrus dominateur, Zorobabel victime et Samaritains boucs émissaires), où le rôle de sauveur passe des mains de Cyrus à celles de Zorobabel et ses troupes, donne au développement du thème de la liberté un visage nouveau et complexe, bien au-delà de la simple liberté de passer essentiellement évoquée à ce grade. La relation entre les protagonistes, auxquels chacun peut s’identifier tour à tour, devient ambiguë et quelque peu perverse au fur et à mesure du récit. Cependant chaque parti semble y trouver son intérêt, exceptés les Samaritains, nouvel ennemi, usurpateurs de l’identité initiale, coupables de représenter le soi ancien, duquel les héros cherchent à se séparer à tout prix, obnubilés par la reconstruction. A ce grade, on a dépassé le divin, le mystique et la magie, puisés dans le passé et les ruines des deux degrés précédents, pour adopter une tactique, une stratégie guerrière de reconquête, y compris dans la réédification du Temple. Le Maçon devient Chevalier. Armé, il entre dans une logique de l’honneur et du combat.

Au 16e grade, le Prince de Jérusalem est à nouveau obligé de solliciter le dominant étranger, Darius, l’autre, le puissant, pour obtenir la liberté de construire ensemble dans la légitimité du pouvoir. Les illusions d’un monde où la place de chacun paraissait acquise tombent une nouvelle fois, y compris au sein de sa propre ethnie. Jérusalem symbolise ce qui fût perdu et qu’il importe encore ici de retrouver à ce stade de l’initiation : l’âge d’or, l’idéal du grade de Compagnon. Mais les conditions ont bien changé. Une autorité de justice sociale institutionnalisée donne une patente pour œuvrer et, de fait, le pouvoir de commander. Légitimité, liberté, autorité et commandement vont de pair. La lutte continue. La répression et les lois (fussent-elles illusoires) maintiennent la croyance en un avenir meilleur.

D’une certaine façon, les 13e, 14e, 15e et 16e grades forment un tout cohérent où chaque acteur tient un rôle particulier, qui évolue entre nécessités, besoins, désirs et fantasmes.
  Nabuchodonosor, représente le conquérant, le puissant, le rival agressif et destructeur, mégalomane et envieux des fastes du Temple, de ses avantages et de sa gloire. Il symbolise la frustration, la convoitise et le pouvoir. Sa force conduit le peuple des israélites à l’épreuve de l’exil, comme punition d’avoir su réaliser un tel édifice.
  Cyrus apparaît aux yeux des israélites comme le libérateur, le sauveur. En réalité, rongé par le remords et la peur de la perte de son pouvoir à la suite d’un songe prémonitoire dans lequel il voit Nabuchodonosor enchaîné, il entre dans une phase de négociation, de séduction, de manipulations, de chantage et d’échanges avec Zorobabel, qui, par ailleurs s’avèrent infructueux. S’il initie le peuple à l’art de la guerre pour reconquérir Jérusalem, c’est parce qu’il estime vraisemblablement que le Temple en ruines ne vaut plus un clou au regard de sa déchéance probable ! Ses motivations n’ont rien d’altruistes…
  Darius incarne une autorité légitime qui parachève l’épisode et permet un nouveau projet de vie par la loi, le décret. Son intérêt est convergent avec celui des Israélites.
  Le peuple symbolise les initiés. D’abord vaniteux, puissant et fort d’un Temple si majestueux aux yeux des autres, il attire les envieux qui le combattent et le conduisent en exil. Puis, soumis et asservi, il apparaît quelque peu masochiste, n’existant que dans la souffrance et se sentant responsable de sa culpabilité. Il va évoluer au fil des grades. Conduit par le mage Guibulum dans les voutes souterraines du Temple pour retrouver ses racines, tenter de découvrir les mystères du passé et mesurer les limites de son moi, il prend désormais pour chef guerrier Zorobabel « de la tribu de Juda, prince de sang de David, le premier parmi les égaux, libre par état, et captif par disgrâce » dit le rituel, qui va résister au feu et passer les eaux… Zorobabel, incorruptible, résistant à la tentation des richesses et du pouvoir dans un premier temps, va conduire le peuple à la victoire, en chef de guerre, mais sans gloire. Il échoue d’abord dans son combat par les armes, et n’obtient finalement la liberté de passer qu’en abandonnant à ses adversaires la délégation de pouvoir (bagues et rubans) que Cyrus lui avait conférée. Mais surtout il va désormais assouvir sa volonté de puissance par la reconquête et la reconstruction du Temple en ruines. De victime, il devient à son tour dominateur, persécuteur et harceleur des Samaritains, estimant être investi de la mission et du devoir de reprendre le bien de ses ancêtres. Acharnement, volonté délibérée, ou victime de la manipulation de Cyrus dans le piège duquel il est tombé à son insu ? Enfin, n’ayant pas réussi par la truelle qui cimente et l’épée qui défend, il s’en remet au pouvoir et à la loi de Darius pour œuvrer, comme si la force seule était inopérante. Nouvel échec personnel ou bien réussite totale à tout prix ?
  Les Samaritains, quant à eux, sont les boucs-émissaires du scénario. Dans la légende, ils ne sont pas des ennemis ancestraux. Habitants de la Samarie, ils représentent 10 des 12 tribus d’Israël dont il est question au 11e grade, hors Juda et Benjamin (mots prononcés lors de l’attouchement du 15e grade) et ont contribué jadis à la construction du temple en transportant les cèdres du mont Liban. Selon Esdras 4, 1 à 3, ils proposèrent même à Zorobabel et les siens de reconstruire le Temple ensemble. Ces derniers, possessifs et fiers, refusèrent. C’est à partir de là que les Samaritains cherchèrent à entraver la construction. Ils résistent à l’épée au 15e degré pour plier, sous l’effet d’une pseudo légitimité étrangère, au 16e, car le Temple, vassalisé, reste propriété de Babylone… (Notons qu’ils ne sont pas cités dans le rituel du 15e de Bordeaux, et qu’ils sont les ennemis à combattre sur le pont de l’Euphrate dans le rituel du site de la juridiction du REAA.)

Alors, ce peuple et ses leaders auxquels l’initié maçon est censé s’identifier, sont-ils victimes des autres ou victimes d’eux-mêmes ? Sont-ils bourreaux d’eux-mêmes ou bourreaux des autres ? Quelle marge de manœuvre les rituels leurs laissent-ils ? On dit que les rites servaient à préserver la paix dans les sociétés primitives, mais qu’ils ont pour vocation de conditionner le peuple dans nos sociétés dites civilisées ! Sont-ils alors l’objet de leur destin, de leur acharnement à construire et reconstruire un Temple qu’ils ont par trop sacralisé ? Sont-ils manipulés par leur entourage, la société et ses lois ? L’art de la guerre, le maniement des armes auquel ils ont été initiés, leur ont-t-ils réellement servi ? Etape initiatique nécessaire, répondront d’aucuns, comme pour éprouver leur sens guerrier…

Au 17e grade, changement de décor : le Chevalier d’Orient et d’Occident incarne le juste, en conscience avec lui-même, celui qui pense et agit sans erreur ni écart, celui qui a rectifié maintes fois, et qui peut ainsi juger en toute sérénité parce qu’il s’est libéré de ses contingences individuelles. Il est libre et assez fort pour accepter toutes les destructions. « Il y aura toujours devant (lui) une porte ouverte et que personne ne pourra fermer » dit le rituel. Les vérités scellées du livre intérieur à soi (mystères du ciel, énigmes des origines, perspectives insondables de l’avenir : fin des temps, jugement dernier des hommes, avènement d’un temps nouveau) s’ouvrent dans un fracas apocalyptique que les êtres libres, purs et forts sont capables de surmonter, alors que les impies seront symboliquement châtiés. La liberté est mise à l’épreuve de la destruction.

Mais changer l’homme n’est pas changer le monde. Dérèglements et iniquités perdurent. Les Temples sont à nouveau démolis et, pire, les outils dispersés. Il convient d’en tirer un nouvel enseignement et apprendre à vivre autrement, sans temple, et bientôt dans l’errance et le nomadisme. Ainsi va la vie.

Au 18e grade, le Chevalier Rose+Croix n’a plus besoin d’espace sacré : le temple est détruit, l’espace est (enfin) ouvert et ne se refermera plus ensuite. La liberté semble tout entière dans la libération du carcan et dans l’abandon (provisoire !) de l’obsession croissante qu’est devenu le Temple au fil des grades, car il n’est pas une fin en soi, fut-elle symbolique. Et nul doute que le Temple mystique, prophétique ou extatique de substitution, révélation subite et vision spirituelle éthérée, ne soit qu’une impasse pour beaucoup d’entre nous. La carapace nécessaire au processus initiatique pour la réalisation d’une acculturation par rapport au monde profane n’est plus utile. Tout devient transparent, l’ouverture brise les barrières entre l’intérieur et l’extérieur. La liberté intérieure rend disponible et permet l’altérité. Une loi nouvelle, plus humaniste et plus forte, ouvre les perspectives d’un monde nouveau. Mu par la foi, porteur d’une parole d’espoir, libéré de lui-même, le Chevalier pourra peut-être œuvrer pour l’amélioration de la société. Mais, quelle part de liberté reste-t-il aux Maçons qui gardent de ce grade une vision sacrificielle et doloriste, malgré la devise « j’ai ce bonheur » ? Liberté de se sacrifier ou bien simple exercice du devoir ? A quel moment le devoir devient-il sacrifice ?

L’affranchissement progressif vécu au cours de ces 4 degrés chapitraux donne toute sa qualité à l’Initié qui, du « bien bon maçon » reconnu dans les Loges de Perfection, devient le Franc Maçon, le Maçon affranchi, promis par le cursus maçonnique au 18e degré. On a abandonné (provisoirement) la force pour magnifier l’altérité, l’altruisme et l’agapè. Mais l’empathie et l’action altruiste sont-elles suffisantes pour la construction d’un monde meilleur et plus éclairé ? Si cette étape chapitrale demeure le cœur du processus, nul doute que la suite de l’initiation sera nécessaire pour développer la méthode symbolique indispensable à l’action individuelle et sociale. Des voies multiples vont s’ouvrir, qu’il faut aussi connaître pour en faire de justes usages.

Au 19e grade, le Grand Pontife ne se bat plus sur des ponts, mais il les construit pour relier deux rives, deux mondes. C’est lui qui donne maintenant la liberté de passer. C’est un passeur qui ouvre des voies vers une spiritualité, mais, n’en doutons pas, la Jérusalem céleste du rituel, édifice mystique pour d’aucuns, ne remplacera pas les ruines de l’ancien temple. Elle ne demeurera qu’une espérance, une promesse, une croyance, une idéologie, une illusion supplémentaire. Mais elle fait aussi partie de notre imaginaire anthropologique, culturel et cultuel.

Au 20e grade, le Maître Ad Vitam semble avoir l’éternité de la maîtrise devant lui. Est-ce un leurre, une illusion, la réminiscence des pratiques du début du 18ème siècle, ou bien une possibilité acquise par la sagesse ? S’il porte en lui les lumières de ses ancêtres comme le dit le rituel, il serait fâcheux qu’il prenne la liberté d’en abuser. Rien n’est pérenne, tout n’est que tentative et impermanence, mais ces tentations de puissance existent.

Au 21e grade, le Chevalier Prussien subit l’échec d’avoir voulu construire une tour qui mène jusqu’aux portes du ciel (comme il s’était fait refouler de la porte de son infini au 14e grade), pour se retrouver gisant dans les mines de sel prussiennes. La liberté a ses limites, dans les profondeurs comme dans l’élévation, mais il faut oser les explorer pour prendre la mesure du possible, au risque de la dispersion et de l’exil.

Au 22e grade, le Prince du Liban, armé d’une Royale Hache, tranche les cèdres car ils ne peuvent s’élever jusqu’au ciel. Leur utilité est bien sur la terre, pour étayer et bâtir… Il rompt ainsi les liens avec l’illusoire, se débarrasse de l’inutile pour s’en libérer et trouver le juste usage.

Au 23e grade, le Chef du Tabernacle voit les limites de sa raison et perd une partie de sa liberté dans la mesure où il lui préfère des sacrifices et des offrandes qui relèvent indubitablement de croyances incantatoires. Ce retour en arrière, dans la traversée du désert, évoque bien l’empreinte dont est marqué l’esprit et sa part d’irréfléchi, prête à des pratiques idolâtres que l’on croyait oubliées. Notre inconscient est aussi notre destin et il nous mène souvent sans que nous le sachions.

Au 24e grade, le Prince du Tabernacle, prêt à sanctifier le Temple, s’égare dans les mêmes errements superstitieux face à l’attitude déviante de l’indétrônable Salomon, susceptible de mettre l’institution en péril. Non seulement des limites sont posées, mais des régressions sont toujours possibles. L’initié en sortira cependant grandi, libéré de l’idolâtrie qu’il vouait à l’image du « juge étalon » dont l’emblématique sagesse est déchue vers la fin de ses jours. Tout passe. On ne voit plus avec les mêmes yeux.

Au 25e grade, le Chevalier du Serpent d’Airain est libéré de ses chaînes qui sont une entrave à sa liberté, pour effectuer son ascension sur la montagne et rencontrer le reptile qui guérit des morsures de la vie. Mais, le talisman qu’il érige avec le serpent autour du Tau ne doit pas devenir un nouveau gri-gri, une nouvelle superstition qui enfermerait encore… Puissant symbole de vie et d’espoir nécessaire ou bien petitesse et déréliction de l’esprit fétichiste à qui il faut des amulettes pour béquilles ?

Au 26e grade, l’Écossais Trinitaire, Prince de Mercy, cherche à se libérer de sa peur morale et physique alors qu’il choisit de s’élancer dans le vide, mais il perçoit clairement sa dépendance au monde matériel lors de l’ascension de l’échelle des vertus théologales qui mène vers un troisième ciel parfait, ouvert, mais qui reste à explorer. Cependant, la Vérité statufiée en palladium à ce grade, si elle peut délivrer de l’erreur, ne doit pas confiner à une autre idolâtrie, pas plus que les ailes dont est affublé le récipiendaire ne lui permettront l’envol... Il reste sanglé pendant le saut, attaché à la vie, mais peut-être un peu plus fort face à son destin. Le troisième ciel est-il de ce monde ?

Ces 4 degrés ajoutés au rite de Perfection, issus de l’Ordre des Ecossais Trinitaires, confinent pour partie à un fétichisme lié à des cultes anciens qu’il convient de relativiser.

Au 27e grade, le Grand Commandeur du Temple aura les mains libres de ses entraves alors qu’il lui sera annoncé : « je vous délie du joug de la servitude des hommes, vous ne serez plus soumis à aucun frère, tous vous respecteront, il n’y a que votre souveraine Cour qui vous égale ». Egalité, respect, liberté, et devoirs réciproques, sont les valeurs cardinales de ce grade qui réunit autour d’une table ronde.

Au 28e grade, le Chevalier du Soleil, se libère de ses dernières illusions, par un retour aux Lois de la Nature, là où « le mal et ses manifestations font partie de l’harmonie universelle » et ou « toute harmonie se renouvelle sans cesse par le jeu des forces contraires », (même si ces notions on été introduites tardivement). C’est pour cela que certains rituels laissent la liberté nécessaire d’entrevoir la même action selon deux points de vue opposés (l’un intéressé et vil, l’autre humaniste et sage), comme descente du piédestal édénique sur lequel l’humain se place trop souvent. Il faut bien se résoudre à voir le monde et les hommes tels qu’ils sont. Pas d’angélisme, une simple remise en place lucide de la perfectibilité de l’homme, fonds de commerce de la Maçonnerie. La violence semble inscrite dans nos gènes et la Vérité est tout entière contenue dans notre cœur, là où elle s’est réfugiée par crainte de ce que les hommes en ont fait. Elle ne se manifeste que si on sait l’y trouver et la délivrer, par delà le bien et le mal.

Au 29e grade, le Grand Ecossais de Saint André, chevalier bâtisseur, commet l’erreur de vouloir imposer sa vérité dans des lieux orientaux habités par d’autres mœurs, d‘autres croyances. Infiltrés par l’ennemi, les Chevaliers reviennent pourtant, accueillis en vainqueurs en Ecosse. Des limites à la liberté sont à nouveau posées, là où les croyance ou la raison deviennent dogme. « Vénérer la raison pure, servir la Vérité, protéger la Vertu, combattre pour le Droit », crédos du grade, ne sont universalisables que dans la mesure du respect des autres cultures. Il faut ainsi savoir revenir d’où on est issu après les nécessaires voyages, qui ne doivent pas se confiner à des guerres idéologiques, saintes ou colonialistes (ou à des conquêtes mercantiles, pourrait-on ajouter aujourd’hui).

Ce 3e point de rebroussement (après celui des 13e et 21e degrés) ne sera pas le dernier du processus, le haut de l’échelle du grade suivant en sera un autre.

Au 30e grade, le Chevalier Kadosh, qui clame « Fais ce que dois, advienne que pourra », semble conquis par une liberté totale, celle d’un justicier, qui cherche réparation à partir d’un camp itinérant. La progression initiatique, avec ses connaissances acquises, ses vertus éprouvées et ses vices réprouvés, pourrait ainsi permettre l’action en opposition aux « puissances du mal ». Le Chevalier Kadosh, qui cherche « la lumière de la liberté pour ceux qui n’en abusent pas », ne se contente pas d’être soumis à une législation, il s’érige en législateur. En « soldat de l’universel », il se prescrit la loi à laquelle il obéit pour accomplir sa liberté. Car la liberté ne peut être en dehors de toute loi. Par la raison comme juge de la morale, l’homme a la faculté de se donner la loi qu’il ne peut trouver ailleurs qu’en lui. Sa conscience lui donne de surcroît l’autonomie de sa propre détermination par rapport à cette loi, pour son bon usage dans l’action. Mais comment le Chevalier Kadosh, dans sa croisade et son combat réparateurs, dans sa conjuration des maléfices, peut-il se prévaloir de la suffisance de son devoir, de l’innocence de son intention, de la justesse de son action et de l’impunité des conséquences de ses actes, même si ses armes pures peuvent aussi se retourner contre lui ? La conviction, fut-elle lucide, suffit-elle à justifier l’action ? Et ce nec plus ultra, qui domine les connaissances, les valeurs et les vertus de l’échelle, est-il le sommet de la conscience du Maçon Ecossiste, ou bien l’abîme de sa déréliction ?

Au 31e grade, le Grand Inspecteur Inquisiteur Commandeur acquière la liberté de juger dans le Grand Tribunal du monde, mais avec équité et responsabilité, sans pour autant prononcer de sentence. La liberté du grade consiste à interpréter la loi, aveugle aux cas particuliers, pour gommer les inégalités. Mais exercer sa faculté de juger, c’est aussi savoir discerner dans la limite de l’entendement, selon une grille de lecture éthique de la vie et des valeurs morales de référence. Aussi, la liberté est-elle subordonnée aux principes judicatifs inhérents aux mœurs, et plus encore, à l’humain. Le maçon retrouve une place apaisée à ce grade où la loi et la justice se substituent aux combats tragiques de la liberté contre la fatalité. L’ordre est symboliquement rétabli. Il en est fini de la vengeance, du châtiment, de la justice archaïque, salomonienne ou divine, qui faisaient office de destinée. Une fonction nouvelle de régulation et de modération se met en place.

Au 32e grade, le Vaillant et Sublime Prince du Royal Secret pratique un art de vivre sous-tendu par un idéal de liberté raisonnable, car savoir-faire et savoir-quoi-faire vont de pair. Mais, si le rituel évoque une convergence solidaire et un ralliement de circonstance, c’est pour poursuivre un combat pour « le droit à la liberté de conscience » dans le camp du rendez-vous, destination finale, où l’on se tient prêt à assiéger le Temple initial devenu citadelle, car reconstruit, fortifié et occupé par d’autres communautés de pensées aux convictions différentes, ennemies ancestrales. La lutte continue et la guerre n’aura d’issue que pour ceux qui mourront. « J’ai été ce que vous êtes, vous serez ce que je suis » rappelle utilement le rituel. L’homme semble être condamné à veiller et guerroyer pour sa survie, mais aussi pour des croyances, voire des idéologies, auxquelles il s’identifie.

La Maçonnerie fonde sa méthode initiale sur le thème de la construction d’un édifice solidement ancré, puis de son appropriation, par tous les moyens, en vue d’une possession sédentaire qui s’avère illusoire, pour finir, d’exils en destructions, de reconstructions en échecs, en une errance nomade, réparatrice d’abord, justicière ensuite et combative enfin. Est-ce là la destinée du Maçon ? Libérer ses frustrations ou son agressivité dans l’impermanence, se battre pour ou contre quelque chose, c’est forcément détruire, détruire ce que d’autres ont bâti, détruire (volontairement ou non) ce que l’on a soi-même construit, quoi qu’il en coûte.

Cette analyse schématique vient-elle borner l’espoir de liberté de l’initié, héros tragique sur le chemin du devenir ?

Au 33e grade, le Souverain Grand Inspecteur Général est partagé entre le sentiment d’accomplissement d’un parcours achevé et celui de la perspective d’un cycle à recommencer sans cesse dans un monde ouvert. Le grade invite à regarder avec lucidité le cheminement maçonnique pour s’apercevoir qu’un grade ne vient pas en écraser un autre. L’attachement à l’Ordre incite à les pratiquer tous simultanément, comme si un front qui contient passé et présent avançait dans la temporalité, pour un avenir prometteur. La libération, si tant est qu’elle se réalise, ne se pratique pas par l’oubli, même si le cursus invite à épurer les connaissances.

La liberté de l’Ecossisme est avant tout engagement et responsabilité dans un monde improbable en marche, et tous les grades comportent leur part de vérité.

En effet, si la majorité des grades met en perspective une liberté sous-tendue par la conscience d’une volonté raisonnable, ils sont entrecoupés par d’autres, moins humanistes, mais tout aussi humains (trop humains peut être !), qui mettent en scène la satisfaction de besoins immédiats, souvent par la force et la violence. Ces derniers, dont l’origine peut être attribuée aux nécessités, mais sans doute aussi essentiellement aux croyances, se soldent souvent par des échecs formateurs qui relancent l’épopée de l’Ecossisme. D’autres, dont le fondement a trait à la conscience d’un monde plus grand que soi, mettent en exergue l’ouverture d’esprit et l’altérité. D’autres, enfin, exacerbent la nécessaire expression de l’ego et l’horizon de sa finitude dans laquelle la liberté est circonscrite.

Le cursus maçonnique du REAA, à travers son symbolisme, ses mises en situation et ses mythes, fait apparaître ainsi les facettes d’une Liberté complexe, non monolithique et sans cesse remise en question. Et pourtant, le sens philosophique du parcours laisse à penser que le Maçon a la vocation d’être un juste, un faiseur de lois, qu’il est censé créer en avançant sur le chemin de la vie. En contrepoint, la posture du Maçon dans les Consistoires, derniers espaces de travail du REAA, donne l’impression que le parcours initiatique, loin de le changer, lui fournit au contraire les outils et les armes nécessaires pour le conforter dans ses convictions initiales. Seul son regard sur lui-même et sur le monde change, mais son for intérieur semble immuable. Mieux outillé et mieux armé, aguerri à l’art de la rhétorique, souvent caparaçonné dans un prêt à penser maçonnique, il saura user de l’éloquence nécessaire pour expliquer ce qu’il est, ce en quoi il croit, avec des références culturelles acquises en Loge, mais son fonds éthique, celui qui a permis sa cooptation initiale au sein de l’Ordre, parait demeurer le même. En effet, dès que le consensus humaniste de forme est dépassé dans le discours en Loge, chacun reste campé sur ses positions. Rares sont les conversions, qu’elles soient progressives ou cathartiques. L’adage « On ne devient ce que l’on est que parce que l’on est ce que l’on devient », semble ici se vérifier. Les croyances de chacun sont finalement le moteur de l’existence, ce qui reste permanent en soi, sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Alors, la Maçonnerie est-elle un alibi pour se donner une bonne conscience humaniste ?

La vie est une lutte permanente, contre l’entropie pour tous, mais aussi contre la peur pour certains, (moins chanceux ?), qui se battent contre eux-mêmes et contre les autres pour exister. Combats nécessaires ou bien vaines gesticulations, combats médiocres ou bien sentiment d’exister ? Et pourtant, c’est à ce prix que les libertés se conquièrent. Un être qui perd son énergie vitale perd sa place parmi ses congénères ; c’est la dure loi de l’évolution des espèces. Aussi, on peut estimer, faute d’autres explications, qu’il existerait un instinct salvateur, souvent belliciste, supérieur à la légalité, qui transparaît dans les mœurs et qui échappe à la cognition, parce que nécessaire à la survie. Les luttes nous confirment que nous vivons, et la maçonnerie n’échappe pas à ces combats. Théoriquement non inféodé, le Maçon se doit cependant de défendre ce que l’on appelle l’Ordre, notion au demeurant maçonniquement floue, au risque de compromettre une part de sa liberté. Ainsi, les luttes sont immorales au 3e degré pour acquérir un pouvoir illusoire, vengeresses aux 9e et 10e degrés pour retrouver un équilibre psychologique, à la fois guerrières, salvatrices et illusoires aux 15e et 16e degrés, pour trouver une liberté tant attendue et pouvoir continuer à bâtir, réparatrices au 30e degré, conquérantes aux 29e et 32e degrés, mais sont-elles légitimes pour autant ?

Curieuse destinée que celle de l’homme, qui se croit libre mais ne fait que « danser dans ses chaînes »… Seuls sa conscience et son libre arbitre peuvent être ses guides. Mais quelle latitude, quelle liberté espérer dans la pourtant nécessaire décision et dans l’action contingente ? Avons-nous la liberté de nos choix ? Freud répond à ce questionnement par un pessimisme réaliste, sans aucun doute partial, mais qui pousse à la réflexion : « le libre arbitre c’est le choix de la névrose ». Cette idée de libération dans la contrainte montre somme toute que l’homme, prisonnier de sa condition, ne sait la dépasser qu’à la hauteur du mythe et de la culture qu’il génère, et dans l’épaisseur du langage, qui s’oppose bien souvent à la recherche de la parole vraie, à la délivrance du sens emprisonné.

« Sans sol, sans ordre, sans origine, l’être n’est pas, dit Heidegger, il lui faut une histoire ».

« La vie, quand elle n’est pas souffrance, est jeu » déclare Emil Cioran et, quel que soit le moyen employé (ordre, violence, force, altruisme, amour), la liberté demeure située entre croyance, désir et nécessité. La sagesse n’est-elle pas finalement qu’une acceptation, un compromis, voire une compromission avec le destin, en même temps que la discipline des désirs ? Il semble bien, qu’en revendiquant notre liberté de penser, pourtant dotés de raison et d’esprit critique, de volonté et de détermination, nous soyons simplement condamnés à espérer

Monde intelligible Monde sensible Monde intuitif Monde inconscient
Conscience d’une volonté raisonnable Satisfaction des besoins immédiats Conscience d’un monde plus grand que soi Expression de l’ego
Agir par devoir Agir par intérêt Agir par compassion Agir par impulsion
La loi morale oblige Les instincts guident L’empathie prime L’émotion pilote
Humanisme Nécessités et Croyances Bienveillance Désirs
1, 2, 4, 6, 7, 8, 11, 12, 15, 16, 17, 20, 22, 30, 31, 32, 33
(27, 28)
3, 9, 10, 21, 23, 24, 25, 29
(28)
5, 18, 19, 26
(27, 28)
13, 14
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