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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rassembler ce qui est épars, rechercher par thème.

Chrétien ou christique(auteur inconnu)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

Chrétien ou Christique, parallèles se rejoignant à l’infini

 

En raison des nombreux éléments propre au christianisme, tels que la croix latine, la formule INRI et toutes les références verbales issues du texte même des Evangiles, le 18ème degré reçoit couramment l’appellation de rite « christique », qualificatif au sens extrêmement large. Pas d’erreur possible, le 18ème degré est véritablement en lien avec la figure et les paroles de celui qui est l’origine de la religion chrétienne – peut-être conviendrait-il de dire des religions chrétiennes ?

Le point de départ, bien entendu, c’est cet homme natif de Jérusalem, il y a environ deux mille ans, dont le nom complet est Yéshoua ben Yossef, ben David, ce qui donne en français courant : Jésus, fils de Joseph, de la lignée de David…, homme jeune, porteur d’un charisme exceptionnel, qui a entraîné à sa suite de nombreuses personnes à qui il délivrait un enseignement nouveau, et qui prodiguait des guérisons miraculeuses, tout en prononçant des discours séditieux et provocateurs à l’encontre des autorités de sa propre religion. Comme chacun sait, selon la tradition, il a fini de manière infâme, sur une croix, à la suite d’un procès expéditif. Les écrits se rapportant à lui disent qu’il avait alors trente-trois ans.

On peut donc s’interroger, pour décider quelle appréciation s’avère la plus pertinente pour caractériser le 18ème degré : s’agit-il d’un rite chrétien ou d’un rite christique ? Il convient avant tout de s’entendre, sur le sens des mots. Pour l’adjectif chrétien nous retiendrons le sens de « ce qui se rapporte, à proprement parler, à la figure du christ » et pour l’adjectif christique nous retiendrons le sens de « dérivé du christianisme ». Sur cette base, j’examinerai tout d’abord, dans cette planche, la dimension chrétienne du rite, c’est-à-dire en rapport direct avec les paroles et la vie du christ ; dans un deuxième temps je considèrerai les aspects christiques, c’est-à-dire les dimensions d’ordre spirituel qui s’y sont rajoutées. Je terminerai en me concentrant sur le sens profond de ces deux termes à travers la notion de messianité qui définit, pour le mieux, la réalité ontologique du christ.

1 La dimension chrétienne

Depuis notre initiation au premier degré et le serment prêté sur le Volume de la Loi sacrée, ouverte au Prologue de l’évangile de Jean, nous sommes familiers du lien qui rattache la maçonnerie avec la tradition chrétienne. Cependant, pour celui qui accède au 17ème degré et qui entend pour la première fois les paroles qui y sont prononcées, ce dernier découvre, à condition de disposer d’un minimum de culture religieuse, que la maçonnerie qui se présente à lui maintenant s’appuie sur de solides et nombreux fondements néotestamentaires, autrement dit chrétiens. Cette constatation a lieu lorsqu’il apprend que le 17ème degré se situe en référence à l’Apocalypse, soit le dernier livre du Nouveau Testament, celui qui achève la Bible dans sa totalité.

 Différents éléments vont attirer l’attention des nouveaux candidats, dès lors qu’ils apprennent que le temple sombre où se réalise la première partie de l’initiation au 18ème degré prend le nom de « Golgotha ou calvaire ». De même, ils reconnaîtront au cours de cette cérémonie, puis dans le rite ordinaire, des fragments du texte sacré qui relatent la crucifixion. Citons par exemple l’heure du parfait maçon définie dans le rituel de reprise des travaux comme l’heure où le voile du Temple s’est déchiré. Chez Marc nous lisons ceci au chapitre XV, versets 37 et 38 :

« Jésus poussa un grand cri et expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ».

L’allusion ésotérique de ce phénomène est celle que la connaissance secrète de l’ancienne religion juive se trouve désormais offerte aux yeux de tous.

 Autre élément symbolique lié à la crucifixion, la pierre qui sue « sang et eau ». Ici nous avons dans l’Evangile de Jean, chap. XIX, verset 34, cette phrase : Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. En associant les deux liquides à la pierre cubique, le rituel désigne clairement la figure de Jésus, qui reprenant d’anciens propos du psaume 118 et d’Isaïe XXVIII, s’était identifié lui-même, à la pierre d’angle du Temple :

« Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ! »

(Mt. XXI – 42)

 Autre métaphore du rituel qui introduit la figure de Jésus dans la cérémonie : je veux parler de la rose sur la croix. Voici ce que dit le rituel :

« Cela se produisit quand la rose mystique sacrifiée sur une croix plantée sur une montagne s’éleva au ciel par trois carrés, trois triangles, et trois cercles ».

Étrange formule que cette « rose mystique qui monte au ciel » ! L’image fait partie des allégories poétiques inventées par les alchimistes dans lesquelles, je ne saurais entrer. Cependant, la phrase reprend trois éléments fondamentaux de la passion du christ : le sacrifice sur une croix, le site constitué d’une montagne, soit le Golgotha (lieu du crâne), et pour finir, le principe d’une montée vers le ciel…

 Ce relevé d’éléments chrétiens n’est pas exhaustif. Notons encore, toutefois, la référence aux trois jours de la descente aux enfers de la tradition chrétienne : de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. (Mt. XII – 40). Le rituel dit sobrement : « Après trois jours le Grand architecte de l’univers rendit tout son éclat à la lumière ». Terminons ce relevé en rappelant l’âge symbolique des Chevaliers Rose-Croix : trente-trois ans, l’âge du christ.

 Nous avons là, par conséquent, un nombre important d’indices qui nous confrontent avec les sources éminemment chrétiennes de ce rite. On ne peut, cependant, s’en tenir là, d’autres éléments se rajoutent qui élargissent cette thématique. C’est ce qu’on appellera la dimension christique.

2 La dimension christique

 Sur un mode ironique on dira peut-être, que vie du christ aura enflammé bien des imaginations ! En effet, depuis le moment de sa mort, jusqu’à notre présent le plus contemporain, elle aura inspiré des comportements, des engagements spirituels innombrables et variés qui se réfèrent tous à l’exemple et à la parole de Jésus. Le livre le plus publié après la Bible, depuis la Renaissance, d’un auteur anonyme, s’intitule L’Imitation de Jésus-Christ, et, sur la base de cette phrase de l’Evangile de Jean, « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres… » (Jn. VIII-12) enseigne à mener sa vie sur le modèle du Christ. Cette amplification du message chrétien imprègne totalement notre 18ème degré ce qui nous autorise à lui reconnaître une dimension christique.

 En premier lieu nous sommes obligés de mettre ici en évidence les trois vertus théologales, Foi, Charité, Espérance.

Ces trois vertus, sont commentées par le rituel de manière très prudente, de façon à ne pas tomber dans l’ornière du dogmatisme catholique. « Grâce à l’Espérance, l’humanité a toujours tendu vers le bien ». « La Foi est une tension qui se manifeste dans le cœur de l’homme et le porte à consacrer son énergie et même sa vie, à la poursuite de l’idéal engendré par l’espérance ». « La Charité est la beauté de l’âme qui permet d’adoucir l’existence si dure de tant d’êtres vivants ». Rien d’incompatible dans ces trois définitions, avec le message chrétien, bien au contraire.

Cependant il s’agit d’un développement christique sur la base de l’enseignement du premier apôtre, Paul. Le rituel- même lui rend son crédit en citant la Première Épitre aux Éphésiens :

« Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaitrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la FOI, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas la CHARITÉ, je ne suis rien… ».

Paul est postérieur d’une vingtaine d’année à la naissance du christ et ses Épitres participent du développement du christianisme à travers les communautés juives, du pourtour méditerranéen, favorables à l’évolution de leur religion et qui vivaient dans leur chair les persécutions dont ils étaient l’objet. L’écrivain Emmanuel Carrère, dans son livre intitulé Le Royaume, consacré à sa foi personnelle, a sur Paul une appréciation pleine de sens. Il dira de lui : transposé dans les dix premières années de la révolution bolchévique, en Russie, le personnage de Paul me fait penser à un général de l’armée blanche, qui, ayant épousé la cause du communisme, cherche à être plus léniniste que les premiers acteurs de la Révolution rouge… ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

 Autres aspects qui correspondent à ce que nous pouvons considérer comme des éléments de nature christique, ce sont toutes ces petites formules qui émaillent le rituel, pas vraiment présentes dans le Nouveau Testament, mais toutes porteuses d’une connotation chrétienne. Exemple : « Qui vous a reçu ? Le plus humble de tous…parce qu’il était le plus éclairé, sachant que toute inspiration vient d’en haut… ». Cette dernière formulation, toute inspiration vient d’en haut, fait écho indirectement aux multiples citations relatives à « ce qui est donné » aux hommes, venant du Tout-Puissant.

Ne parlons pas des notions de Lumière dissipant les ténèbres, ou de Lumière revenue dans tout son éclat… qui renvoie au Prologue de l’Evangile de Jean. De même l’usage de la formule hoshée, qui veut dire sauveur, soit le nom-même de Jésus.

On ne saurait oublier la symbolique de la « table fraternelle » où nous procédons à la cérémonie de la cène, avec le partage du pain et du vin, et la formule ambiguë, à mes yeux, dans ce contexte : « Tout est consommé ! »

3 Au-delà des mots (conclusion)

 Je terminerai ce texte par quelques réflexions qui répondent directement à la question posée : Chrétien ou Christique, parallèles se rejoignant à l’infini ? Compte tenu de ce que je viens de dire, démontrant que les qualificatifs sont tous deux justes et pertinents à la base. Il en ressort selon moi, que la question ne se pose pas : par définition les parallèles ne se rejoignent jamais. Ici le point de départ à ces deux mots, « christique ou chrétien », est commun, car il s’agit du christ, plus précisément ses paroles et son exemple. Dans la distinction entre chrétien et christique il y a un sous-entendu dans lequel, pour ma part, je ne rentre pas, sous-entendu qui attribuerait a priori le qualificatif de « chrétien » aux églises se réclamant de Pierre, et celui de « christique » à la maçonnerie laquelle se réclame de Jean. Si l’on veut voir les choses de près, je ne pense pas qu’il n’y ait de grosses différences. Ce qui peut varier c’est l’intensité dans la référence au christ, et certainement la qualité de cœur qu’on y met. Le reste est une affaire de forme, de mise en scène…

Ces deux termes procèdent de la même racine grecque, à savoir l’adjectif christos dont le sens est : qui a reçu l’onction. En français il faudrait dire l’oint, mais la sonorité de ce mot passe mal dans cette langue. Ce mot, oint est un décalque de l’hébreu biblique mashiah qui a donné le terme messie en français. Cela correspond à la désignation d’un être particulièrement consacré pour accomplir la volonté du Tout-Puissant, au moyen d’un geste fait par un grand prêtre ou prophète, selon le Lévitique, qui verse l’huile contenue dans une corne évidée de bélier sur le front d’un personnage d’exception, futur chef, en général. Ce geste a été repris lors du couronnement des rois de toute la chrétienté occidentale. L’huile étant appelée le « saint chrême », faisant ainsi des personnages oints, autrement dit des « christs » à leur tour. Le rite écossais ancien et accepté reprend ce geste hautement sacré au 14ème degré, dès lors que le T.F.P.M. prononce ces mots :

« En mémoire de l’onction que reçurent Aaron, David et Salomon, je vais imprimer sur vous la marque du G.A.D.L.U. ! ».

S’ensuit le geste symbolique que nous avons tous connu exécuté avec une truelle d’or appliquée sur les yeux, la bouche et le cœur…

Ce mot Mashiah francisé, via les communautés juives de France, en « messie », désigne l’envoyé de Dieu qui doit sauver le monde à la fin des temps. Une expression populaire reprend cette idée employée pour évoquer une personne en retard : « Tu tardes comme le messie ! » Il importe donc de ne pas perdre de vue cette notion quand on emploie ces mots, chrétien, ou christique. Toutefois devons-nous nous satisfaire de ces deux qualificatifs. Pour ma part je ressens une certaine restriction dans ces termes, restant, pour ma part, attaché à une conception judéo-chrétienne de la maçonnerie. Si elle est chrétienne elle est aussi judéenne. Le cadre le veut avec les deux colonnes J. et B., les dix offices hérités du minyan juif etc.

Cependant, il y a encore autre chose qui caractérise la spiritualité juive dont nous avons reçu l’héritage, même si cela n’est pas dit très clairement : le propre de cette spiritualité qui résume et exalte les dix commandements est la suivante : c’est « l’étude de la Loi ». Jésus brodera en insistant sur l’amour à avoir pour le Dieu unique et l’amour pour notre prochain, mais conclura en disant : « De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Mt. XXII – 40). « La Loi et les prophètes » résument ainsi la marche du monde qu’en tant qu’initiés nous sommes appelés à méditer.

Tel est bien le message judéo-chrétien donné au 18ème degré !

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REAA32(extrait)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

PRIERE POUR LA CLOTURE DES TRAVAUX AU 32 EME DEGRE.

 

Notre Père, qui êtes présent partout dans l'Univers que vous avez créé, que nous savons être présent parmi nous, enseignez-nous à vous aimer avec ferveur, à vous servir dignement, à avoir foi dans votre bonté et dans votre sagesse et à espérer dans la destinée future de l'homme!

Puisse votre royaume de paix et d'amour fraternel venir sur cette terre quand vous le jugerez bon et, pendant que nous l'attendons, rendez nous patient et capable de dire sincèrement :

"Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel".

Faites grandir en nous, ce jour et tous les jours de notre vie, cette connaissance et cette vertu qui sont le pain spirituel de l'âme et, si quelqu'un nous induit en erreur ou nous fait du mal, rendez nous capable de lui pardonner pour que nous puissions sans honte vous demander de nous pardonner comme nous pardonnons à nos Frères.

Donnez nous le courage et la patience et ne nous laissez pas succomber à la tentation ni sombrer dans le désespoir!

Gardez nous de commettre l'erreur et le mal car nous sommes vos enfants faibles et errants qui ont besoin de votre soutien et de votre pardon.

Acceptez notre amour, notre gratitude et notre adoration, et continuez de nous bénir, de nous protéger et de nous aider.

AMEN, AMEN, AMEN, AMEN, AMEN.

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REAA 33(extrait)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

DISCOURS HISTORIQUE

Le T\ Puis\ Souv\ G\ Commandeur en chef, Souv\ des Souv\, Prince du Royal Secret, fut notre ILL\ F\ Frédéric II, roi de Prusse ; il établit ce grade de concert avec le T\ ILL\ F\ Sérénissime Altesse Royale Louis de Bourbon, prince du sang français, et d'autres Ill\ personnes qui avaient les Grades de Chev\ Kadosch et de Prince du Royal-Secret. 

Le Grade de Chev\ Kadosch est le plus éminent et le plus important. Dans ce Grade, vous Vous êtes solennellement obligé sans restriction à détruire un ordre d'hommes pour les crimes qu'il a commis depuis plusieurs siècles, sans égard aux principes communs de l'humanité et aux lois du pays; malgré les grandes précautions prises dans le choix des candidats, quelques personnes indignes d'être admises peuvent y être reçues, et d'autres, par un zèle mal dirigé ou par un enthousiasme religieux dans l'observation littérale de leurs obligations peuvent être induites à commettre des actions qui ne furent jamais permises ; en conséquence, le roi forma et établit, le 1er mai 5786, le 33ème degré, pour fixer l'étendue des devoirs du Kadosch. 

Le roi, persuadé que, selon le cours des événements humains, il ne pouvait plus espérer vivre encore beaucoup d'années, conçut et exécuta le glorieux dessein de concentrer le Souverain pouvoir maçonnique de l'ordre du Prince du Royal-Secret en un conseil de Grands Inspecteurs Généraux, afin qu'il pût, après son décès, régler, conformément à la constitution et aux statuts qu'il forma alors, le gouvernement de la maçonnerie dans tous les Grades, depuis le 17ème ou Chev\ d'Orient et d'Occident inclusivement, laissant l'inspection des loges symboliques, de la Grande, ineffable et Sublime loge de Parfait maçon ou de Chev\d'Orient, au Grand Conseil des Princes de Jérusalem, qu'il concevait être justement chargé de ce pouvoir. Le nouveau Grade institué s'appelle Souverain Grand Inspecteur Général au Suprême Conseil du 33ème degré. 

Les Prince du Royal-Secret sont députés des Grands Inspecteurs Généraux ; ils agissent en vertu de pouvoirs spéciaux accordés à cet effet, mais le pouvoir apparient à ce Grade. Quand le conseil est formé, il peut prendre connaissance de toutes les circonstances qui dépendent de la maçonnerie, depuis le 17ème Grade et au-dessus, entendre tous les appels les conseils ou des individus, au-dessus du grand conseil des Princes de Jérusalem, comme il est plus amplement expliqué dans les constitutions qui accompagnent ce grade. Nul Inspecteur général ne possède aucun pouvoir individuel, dans un pays où est établi un Conseil de Grands Inspecteurs Généraux, parce qu'il faut la majorité de voix des membres du Conseil pour donner de la légitimité à la décision que pourrait prendre un grand Inspecteur Général. En conséquence des pouvoirs dont les Inspecteurs du Grade sont revêtus, il a été nécessaire de limiter leur nombre. 

Il s'ensuit qu'un Conseil ne peut être composé que de 9 membres, cinq desquels, au moins, doivent professer la religion chrétienne. Nulle affaire ne peut être traitée, ou ce grade donné que quand 3 membres sont présents ; excepté pour établir ou composer un Conseil, ainsi qu'il est prescrit par la constitution.

Il ne peut y avoir qu'un Conseil de ce Grade, par chaque nation ou royaume d'Europe; deux dans les États-Unis d'Amérique, le plus éloigné l'un de l'autre qu'il est possible ; un dans les îles anglaises de l'Amérique et un dans les îles françaises. Aucun des Inspecteur ne peut posséder ce grade manuscrit, que ceux qui, d'abord, forment chaque Conseil. Quand un Inspecteur va dans un autre pays établir ce grade, le manuscrit lui est donné, sous l'obligation de ne jamais le donner, excepté à celui qu'il choisira pour le seconder dans cet établissement. Les signes et les mots, seulement, sont donnés à tous les Inspecteurs. 

La vengeance des injustes cruautés, insultes et injures articulées contre les Chevaliers templiers, sans qu'ils les eussent provoquées et dans lesquelles les Chev\ de Saint Jean de Jérusalem ou de Malte participèrent et qui donnèrent lieu à la formation du Grade de Kadosch est, d'une manière sensible, parfaitement directe dans ce Grade. D'après l'histoire des Chev\ de Malte par l'abbé Vertot, les Chev\ templiers formaient un ordre de chevalerie maçonnique institué sous le pape Gélase II. Vers l'année maçonnique 5147 ; ils étaient ainsi appelés, parce qu'ils demeuraient dans une partie du temple de Jérusalem, non loin du sépulcre de Jésus Christ. Ils recevaient et assistaient charitablement les étrangers et les chrétiens pèlerins. Revêtus de leurs armures, ils les conduisaient dans la Terre sainte, pour y voir les monuments sacrés de la chrétienté et sans qu'ils eussent à craindre les infidèles. 

Cet ordre s'accrut en nombre, en pouvoir, en richesses, et vers l'an 1200, il se répandit dans toute l'Europe. Leurs principales commanderies étaient situées sur les bords de la Méditerranée. Leur influence et leurs possessions étaient immenses et paraissaient s'augmenter journellement. Philippe le Bel, roi de France, en devint jaloux ; et cette jalousie se transforma en une haine implacable, lorsqu'ils embrassèrent la cause de Boniface VIII, dans les différents qu'il eut avec le roi. Philippe ne pardonna jamais aux Templiers leur conduite dans ces différents. 

Le 13 octobre 4309, il fit arrêter tous les Chev\ Templiers qui se trouvaient dans son royaume et les livra aux plus cruels supplices. En 1312, l'ordre fut supprimé par le pape Clément V, à la demande du roi de France. Les rois d'Angleterre, de Castille, d'Aragon et de Sicile, le comte de Provence et tous les souverains de l'Europe firent arrêter les Chev:. Templiers, s'emparèrent de leurs possessions et mirent des gardiens dans leurs commanderies. 

Le 1er octobre 1312, le concile de Vienne (en Dauphiné) bannit l'ordre, de concert avec le pape, et donna la plus grande partie de leurs possessions aux Chev:. Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Chev\ de Rhodes, maintenant nommés Chev\ de Malte, qui furent établis vers l'an 1420, lorsque Honorius fut élu pape. 

Les Chev\ Kadosch furent appelés Chev\ Templiers ; mais, après leur massacre par ordre de Philippe, le peu qui échappa fut obligé de changer de nom et d'apparence pour mieux éviter la persécution de leurs ennemis, jusqu'à ce que leur nombre fût augmenté, et qu'ils fussent en état de prendre les armes pour leurs justes et légitimes droits.  

Ils cessèrent de porter le cordon noir et la croix rouge, et y substituèrent un cordon large couleur de sang, porté de l'épaule gauche à la hanche droite, auquel était suspendu un aigle noir à 2 têtes, les ailes étendues, tenant dans ses serres une épée nue. 

Vers l'an maçonnique 5767, des recherches furent faites à Paris pour s'assurer si des Maçons qui prenaient le titre de Chev\ Kadosch, étaient des Templiers. Si cette découverte eût réussi, cet ordre eût été une 2ème  fois anéanti ; en conséquence, il fut déterminé par le G\Cons\de communication de Berlin et de Paris, qu'ils prendraient, à l'avenir, le titre de Chev\de L Aigle blanc et noir. 

Pour que les Chev\ de Malte puissent conserver les possessions qu'ils ont illégalement reçues, ils se sont obligés à exterminer l'ordre du Temple, dont les Chev:. sont actuellement et de bonne foi, ceux qui ont le grade de Chev:. Kadosch ou de l'Aigle blanc et noir. Les Chev\ Kadosch se sont personnellement et mutuellement promis et juré, au nom et en présence du grand et éternel Dieu, de conserver haine et inimitié éternelle envers les Chev\de Malte, et de les détruire, quand ce sera en leur pouvoir. 

Quoique nous nous soyons imposé le devoir de nous efforcer à exterminer cet ordre qui, lui-même, s'occupe de notre destruction, il est cependant convenable que l'étendue de notre inimitié et des hostilités envers cet ordre soit bien définie, cette obligation n'exige pas que si quelqu'un de nous allait pour ses affaires dans la Méditerranée ou que, rencontrant, par accident, quelque Chev\ de cet ordre, il fût obligé de le poignarder, cela serait un meurtre condamné par les lois de tous les pays, et il serait puni de mort Mais, si quelques souverains puissants leur déclaraient la guerre, nous sommes liés par l'obligation solennelle que nous avons prononcée, et si nos affaires nous le permettent, nous devons joindre immédiatement l'armée de leurs ennemis, et employer tous nos talents, soit dans le cabinet, soit dans les camps, pour efforcer à exterminer cet ordre, afin de rentrer en possession des places fortes et riches qui, de droit appartiennent aux Templiers. 

Les différents grades maçonniques étant obligés d'obéir à leurs supérieurs, il s'ensuit que lorsque le corps maçonnique sera assez nombreux et puissant, il sera conduit à l'ennemi par les Souv\ du 33ème degré, et si les armées étaient victorieuses, les Chev\ Kadosch se déclareront, prendront possession du pays, dont ils sont maintenant illégitimement privés et resteront sous la bannière et la protection de ce grade, dont ils recevront un système de gouvernement fondé sur les droits des Chev\ et sur leur zèle, leurs services et vertueuses souffrances pendant tant de siècles. 

Quand nous entrerons en campagne contre nos ennemis, nos forces seront dirigées sous les ordres donnés dans le grade de Prince du Royal-Secret, mais comme le T\ Ill\ Souv\des Souv\ a bien voulu revêtir ce grade du pouvoir exécutif suprême, le commandement des troupes, après son décès, nous est dévolu. En conséquence, Sa Majesté le roi Frédéric a ordonné que les 1er et 2ème Commandeurs commanderaient sur les troupes, districts, nations et royaumes sur lesquels ils ont la juridiction maçonnique. 

A l'arrivée des troupes de terre au lieu désigné, à Jérusalem, le Conseil Suprême de tous ceux qui auront reçu le 33ème grade s'assemblera immédiatement ; chaque Inspecteur général produira ses lettres de créance pour ce grade, et le possesseur du plus ancien titre sera déclaré et proclamé aux troupes en qualité de généralissime et prendra le titre de Très Puissant Grand Commandeur. Tous les autres grades militaires seront donnés successivement, selon les différentes dates des lettres de créance. Les titres de même date seront déterminés par le ballottage. 

A l'avenir, tous les rangs, honneurs, dignités, titres, possessions, etc., seront héréditaires. Le gouvernement de l'Ordre restera dans la famille du Souverain Grand Commandeur. 

A la réduction des Chev\ de Malte, le Souverain Grand Commandeur assemblera immédiatement un Suprême Conseil du 33ème degré, dans lequel seront formés une constitution et un système de gouvernement pour l'Ordre, qui sera toujours militaire ; l'Ordre alors prendra un titre réel. 

L'uniforme de l'Ordre, en campagne, est bleu, revers et bords blancs, boutons blancs sur lesquels est le bijou du 33ème, qui est l'aigle à 2 têtes, et sur les boutons plus petits, le  chiffre 33. 

Comme nous avons de puissants ennemis à combattre, il convient, pour nous mettre à l'abri des ruses des méchants, d'être perpétuellement on garde et discrets. Nourrissons, dans nos coeurs, le germe de la vertu, et, dans notre conduite et nos expressions, n'offensons jamais personne. Respectons la race humaine, même dans nos ennemis. Combattons-les ouvertement et avec honneur, et, si nous devenons victorieux, ne tachons pas nos lauriers on insultant nos ennemis vaincus. Prouvons-leur, par la magnanimité de notre conduite, que la justice n'exige point l'aide d'une main assassine, mais que la vertu sera la récompense de nos travaux. Convainquons les de l'atrocité de leur conduite par la droiture de la nôtre, et de leur injustice par notre clémence. En quelque pays où la capricieuse fortune puisse vous jeter, soyez fidèle et obéissant à ses lois et à son gouvernement, car un Maçon, un Chev\ qui ne serait pas fidèle au pays qu'il habite, n'hésiterait pas à sacrifier le secret de son ordre. 

Vénérez l'être qui vous a donné la naissance. Soyez tendre mari envers l'associée de votre coeur, et père affectionné de votre progéniture ; élevez-la et dirigez-la dans les sentiers de la vertu et de la religion ; que votre vieillesse soit couronnée de la paix de l'âme ; qu'elle soit exempte de reproche. Instruisez votre fils dans l'Ordre maçonnique; soyez sincère envers vos amis et vos frères, supportez patiemment leurs défauts ; soyez indulgent pour la faiblesse de l'espèce humaine ; soyez l'exemple vivant de la vertu et de la bienfaisance pour tout ce qui vous entoure. Aidez le pauvre et l'affligé; donnez-leur les secours dont ils ont besoin, selon vos facultés, et, surtout, offrez sans cesse des prières au Grand Architecte et éternel Dieu, pour toutes les preuves signalées de bonté et de miséricorde que vous avez reçues de lui, et efforcez-vous, avec ardeur, d'atteindre à cette béatitude céleste et éternelle que lui seul peut accorder. 

Amen !Amen !Amen !

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Rituel de Grand Profès(extrait)

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Le Commandeur :

"Frère Bien-Aimé, lorsque le Seigneur ordonna à Moïse, afin de l'aider en la conduite d'Israël, de choisir parmi le Peuple soixante-dix hommes sur lesquels Il répandrait les Dons de Son Esprit-Saint, Il lui fit cette recommandation : "Choisis ceux que tu sais être capables d'être comptés dans les Anciens du Peuple…". Vous avez sans doute été préfiguré parmi ces soixante-dix vieillards, Frère Bien-Aimé, si, avec l'aide de l'Esprit-Saint, conservant la Foi du Décalogue, vous faites la preuve de votre sagesse et de votre maturité par le Connaissance et par les Œuvres.

"La même significatin, mystique et préfigurative, apparaît dans le Nouveau Testaient, quand le Seigneur choisit soixante-douze Disciples et les envoya deux à deux devant lui pour préparer ses voies. Il voulait apprendre, par ses paroles et par ses actes, aux Agents qu'il envoyait ainsi, qu'ils devaient être parfaits en leur Foi et en leurs Œuvres, c'est-à-dire enracinés dans le double amour de Dieu et du prochain. Appliquez-vous donc, Frère Bien-Aimé, à être tel que, par la Grâce de Dieu, vous deveniez en votre sphère, le digne coopérateur de Moïse et des Apôtres, c'est-à-dire que vous repreniez la place qu'à l'aube des temps, l'Eternel avait confiés à l'Homme, quant à la Régénération Universelle… Mon Frère, veuillez vous agenouiller…"

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Rituel de Profès(extrait)

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Le Commandeur :

"Nous lisons dans le troisième chapitre du Livre des Nombres que le Seigneur parla à Moïse et lui dit :

"Faites approcher le tribu de Lévi, et faites que ceux qui sont de cette tribu se tiennent devant Aaron le Grand-Prêtre, afin qu'ils servent et qu'ils veillent. Qu'ils observent tout ce qui regardera le culte que le Peuple d'Israël doit me rendre devant le Tabernacle du Témoignage. Qu'ils aient en garde les vases du Tabernacle, et qu'ils rendent tous les services qui regardent le Saint Ministère. Car vous donnerez les lévites à Aaron et à ses fils comme un présent que leur font les enfants d'Israël, mais vous établirez Aaron et ses fils pour les fonctions du Sacerdoce. Et tout étranger qui s'approchera du Saint-Ministère sera puni de mort. Car J'ai pris les lévites d'entre les enfants d'Israël, en la place de tous les premiers-nés, c'est pourquoi les lévites seront à Moi… Et ils veilleront dans le Tabernacle de l'Alliance, ayant en mains le Tabernacle lui-même, et tout ce qui appartient au Ministère de l'Autel. Ils garderont l'Arche d'Alliance, la Table des Pains de Proposition, le Chandelier à Sept Branches, les Autels des Parfums et des Holocaustes, et les Vases qui servent au Saint-Ministère, 1e Voile du Saint des Saints, et toutes les choses de cette nature…"

"C'est pourquoi, mon Frère, vous prenez rang en ce jour, par le mystère de cette substitution ésotérique de la Nouvelle Alliance à l'Ancienne, de celle de la Tribu de Lévi aux Premiers-nés d'Israël, dans l'Ordre des Milites gardiens de l'Autel, mais de cet Autel Eternel que saint Jean nous révèle en son Apocalypse. Aujourd'hui donc, alors que vous allez recevoir le premier degré de la Sainte Profession et que vous êtes ainsi choisi pour la garde du Tabernacle, la conduite de l'Arche Sainte, la reconstruction du Saint-Temple (1), c'est-à-dire de ce que cela préfigurait, soit la Cité Céleste, l'Eglise Eternelle, qui toujours entourées d'ennemis, leur livrent un incessant combat, il est utile de vous rappeler les paroles de l'Apôtre Paul : “Nous n'avons point à lutter contre la Chair et le Sang, mais contre les Princes de ce Monde Ténébreux, contre les Esprits du Mal, répandu dans les Airs…"

"C'est donc l'accès à cette Jérusalem Céleste que vous devez défendre par la puissance de votre parole, par l'exemple de toutes vos actions, par la vertu des Pouvoirs lévitiques que vous recevrez aujourd'hui. Soyez donc fidèle, courageux, honnête, et sincère. Et puisque Lévi signifie "ajouté" et "élevé", soyez élevé au-dessus de vous-même, au-dessus des tentations matérielles qui assiègent et guettent l'Homme ici-bas, sur les chemins arides de la Cité Sainte d'En-Haut. Justifiez alors ce que dit l'Ecriture : "Soyez purs, vous qui portez les vases du Seigneur…" Car vous devenez aujourd'hui le coopérateur, le milite, du Sacrificateur par excellence. Et que l'Eternel vous l'accorde par Sa Grâce. Ainsi soit-il…"

 

(1) – Ce sont là d'anciens titres Cohen

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Emulation GO GB Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Quinze Compagnons, appartenant à la classe supérieure chargée de surveiller les autres, voyant que les travaux allaient être finis et qu'ils n'étaient pas en possession des secrets du troisième grade, conspirèrent ensemble pour les obtenir par n'importe quels moyens, décidés même à avoir recours à la violence.

Cependant au moment de mettre leur projet à exécution, douze, sur les quinze, se désistèrent ; mais trois, d'un caractère plus résolu et plus cruel que les autres, s'obstinèrent dans leur entreprise sacrilège.

Pour la mener à bonne fin, ils s'embusquèrent respectivement aux entrées ménagées à l'Est, au Nord et au Sud du Temple où notre Maître s'était retiré pour faire ses dévotions au Très-Haut, selon sa coutume à l'heure de midi. Après avoir ter-miné ses prières il voulut sortir par la perte du Sud, mais là, il faut arrêté par le premier de ces misérables qui, n'ayant pu se procurer d'autre arme, s'était muni d'une règle pesante. 11 demanda, d'un air menaçant, les secrets des MM. MM. en ajoutant qu'un refus serait puni de mort

Notre Maître, fidèle à son obligation, répondit que ces secrets n'étaient connus que de trois personnes au monde, et que sans le consentement et le concours des deux autres il ne pouvait ni ne voyait les révéler. Cependant il donna à entendre que, sans nul doute, la patience et le travail donneraient en temps convenable au Maçon méritant le droit de connaître ces secrets, mais, quant à lui, il préfèrerait la mort plutôt que de trahir le mandat sacré qu'on lui avait confié. Mal satisfait de cette réponse, le misérable voulut asséner un coup violent s r la tête de notre Maître mais déconcerté par la fermeté de son attitude, il manqua le but et son arme glissa sur la tempe droite (Ici le 2' S. touche la tempe droite du Récip. avec la Perpendiculaire) avec une telle force cependant que le Maître chancela et s'affaissa sur le genou gauche (ici le Récip. s'affaisse sur le genou gauche).

- 124 -

Dès qu'il fut remis de son étourdisse-ment, il se dirigea vers la porte du Nord où il fut accosté par le deuxième de ces misérables, auquel il fit la même réponse sans que sa fermeté se démentit un seul instant. Alors, le misérable, qui était armé d'un niveau, lui asséna à la tempe gauche un coup violent (Ici le l 'r S. t. 1. Récip. à la tempe g.) qui, l'abattit sur le genou droit. (Ici le Récip. s'affaisse sur le genou d.)

Voyant qu'on lui avait coupé la retraite sur ces deux points il s'avança, chancelant, défaillant et couvert de sang, vers la porte de l'Est où était posté le troisième misérable. Celui-ci reçut la même réponse que les autres à son insolente réclamation car, même dans ce moment d'angoisse, notre Maître demeura ferme et inébranlable ; alors le scélérat, qui était armé d'un maillet pesant, lui asséna sur le front un coup violent (Ice le V. touche le front du Récip. avec son Maillet) qui l'étendit sans vie à ses pieds (Les SS. c. le Récip. p. t. s. 1. d. et se tiennent de chaque côté de lui, un peu en arrière).

V.- Les FF. remarqueront que dans la cérémonie qui précède aussi bien que dans sa situation présente notre F. a personnifié l'un des plus nobles caractères dont les annales de la Maçonnerie fassent mention c'est-à-dire H.A qui mourut victime de son inébranlable fidelité au depôt qui lui avait été confié ; et je souhaite que cela produise une impression ineffaçable sur l'esprit du Récip. ainsi que sur le vôtre, mes FF, dans le cas où vous seriez soumis vous-mêmes à une semblable épreuve.

V.- F. 2e S. Veuillez essayer de relever celui qui personnifie notre Maître au moyen de l'a. d. a. (le 2e S. essaie en vain).

2e S.- V.M. 1. c. q. 1. o.

V.- F. ler S. Veuillez essayer de l'attouchement de Compagnon. (Le 1" S. essaie en vain et revient à sa place comme le 28).

ler S.- V.M. 1. c. q. a. 1. o.

V.- FF. SS. Vous avez échoué l'un et l'autre, mais il y a encore une troisième manière qui consiste à.... ce que je vais essayer de faire si vous voulez m'aider.

Il quitte sa chaire par la gauche et tous trois relèvent le Récip.

V - (au Récip.) C'est ainsi qu'on re-lève tous les MM. MM. après une mort simulée, afin qu'ils puissent de nouveau se réunir aux anciens Compagnons de leurs travaux.

V.- FF. SS. Veuillez retourner à vos places. (Ils obéissent).

V.- (au Récip.) Permettez-moi main-tenant de vous faire remarquer que le M. M. n'est éclairé que d'une faible lueur, et est entouré de ce qu'on pourrait appeler des ténèbres visibles. Cette demi-obscurité représente la sombre incertitude qui dé-robe l'avenir à nos regards. C'est ce voile mystèrieux que la raison humaine ne peut pénétrer à moins d'être éclairée par la lumière qui vient d'en haut. Cependant cette faible lueur vous permet de voir que vous êtes sur le bord de la tombe, dans laquelle vous venez de descendre symboliquement et qui, après votre passage dans cette vie éphémère, vous recevra de nouveau dans son sein glacé. Puissent les emblèmes de la mort, qui gisent là devant vous, vous amener à méditer sur votre destinée inévitable ! puissent-ils diriger votre pensée sur la plus intéressante de toutes les études i.umaines, la connaissance de vous-même. Ayez soin d'accomplir la tâche qui vous est assig zée tandis qu'il en est temps en core ; continuez d'écouter la voix de la nature qui témoigne hautement que ce corps, tout périssable qu'il est, recèle un principe immortel. C'est là ce qui nous inspire une sainte confiance et nous fait espérer que le Dieu de vie nous donnera la force d'écraser sous notre talon le Roi des Terreurs et d'élever nos regards jus-qu'à cette brillante étoile du matin qui se lève pour faire rayonner la paix et le salut sur ceux d'entre les humains qui sont demeurés fidèles et obéissants.

(Ici le V. prend le Récip. par les deux mains, l'attire doucement vers sa droite,

de manière à changer de place avec lui.-N.B. Dans ce mouvement le V. doit passer près de son autel).

V.- Je ne puis mieux récompenser l'attention que vous avez prêté à cette exhortation, qu'en vous confiant les sec-rets du Grade. Veuillez donc avancer vers moi en Compagnon, mais d'abord en Apprenti. (Le Récip. obéit). Faites main-tenant u. a. p. v. m. en partant d. p. g. et en,,ramenant 1. t. d. dans le c. d. p. comme auparavant. C'est là 1. t. p. r. en Fr.M. et c'est dans cette position que les secrets du Grade doivent être communiqués.

Ils se composent d s. d. u. a. et d. u. m.

Le l e ' ' et le 2e de ces signes sont accidentels et le 3e est p.

Le premier signe accidentel se nomme le signe d'H. . et se fait en p. d. s. de c. Tenez-vous à 1. d. c. comme si vous étiez f. d. h. à la vue d'une chose affreuse et navrante. Le second signe accidentel se

nomme le signe de S. et se fait en        

Placez          Le s. p. se donne en. C'est une allusion au châtiment indiqué dans votre Obligation et cela signifie que vous préfèreriez  plutôt que de révéler les

secrets qui vous ont été confiés L'attouchement ou gage est le premier des c. p. p. qui sont M. c. M. - P. c. P. - G. c. G. - S. c. S. - et M. par d 1. é. On peut les expliquer brièvement ainsi M. c. M. je vous salue comme F. P. c. P. je vous sou-tiendrai dans toutes vos entreprises avouables ; G. c. G. L'attitude d. 1. p. me rappellera chaque jour vos besoins ; S. c. S je garderai, comme Ies miens propres, les secrets avouables que vous m'aurez con-fiés ; m. p. d. 1. é. je défendrai votre honneur en votre absence comme en votre présence . C'est dans cette attitude, et dans cette attitude seule, et seulement à v. b. sauf en Loge, qu'on doit dire le mot.

Le mot est   

V.- Vous êtes libre maintenant de vous retirer pour vous rehabiller et vous remet tre à votre aise, et à votre retour dans l'A-telier, on vous expliquera plus au long les signes, l'attouchement et le mot.

Le 1 er mène le Récip. à la gauche du ler S. et lui dit de °saluer le V. dans les trois Grades ; Le Récip. quitte l'Atelier ..

A la rentrée du Récip. le ler E. le place à gauche du 1 er S. et lui dit de saluer le V.M. dans les Trois Grades. Après quoi le ler S. se lève, fait le signe, prend la main d. du Récip. et le présente au V.

ler S.- V.M., je vous présente F.Z.

à son élévation au 3e Grade et je vous demande pour lui un nouveau gage de votre faveur.

V.- F. ler S. je vous charge de le re-vêtir de l'insigne distinctif du Maître Maçon.

ler S.- (au Récip.) F.Z       par ordre du V.M. je vous revêts de l'insigne distinctif du M. M pour montrer les progrès sérieux que vous avez faits dans la science.

V.- (au Récip ) Je dois vous dire que l'insigne dont vous venez d'être revêtu n'indique pas seulement votre rang comme

131 -

M.M. il a pour but de vous rappeler les grands devoirs que vous vous êtes récemment engagé à remplir, et tandis qu'il montre votre supériorité, il vous prescrit d'aider et d'instruire les FF. dans les Grades inférieurs.

Les F.F.. mènent le Récip. devant le V

Histoire traditionnelle.

V.- Nous nous sommes interrompus, dans l'exposé de notre Histoire Traditionnelle, au récit de la mort de notre M.H A. Une perte aussi importante que celle du principal Architecte ne pouvait manquer de se faire sentir partout et très sérieuse-ment. L'absence de ces plans et de ces instructions, qui avaient été jusque-là régulièrement distribués parmi les différentes classes d'ouvriers, fut le premier indice qu'un grand malheur avait dû frapper notre Maître. Les Ménatschin ou Préfets, autrement dit les Surveillants, choisirent quelques-uns de leurs membres les plus éminents et les envoyèrent au Roi Salomon pour lui faire part de l'extrême con-fusion dans laquelle l'absence d'H...les plongeait, et pour lui dire qu'ils avaient lieu de craindre qu'une disparition si sou-daine et si mystèrieuse ne fût la conséquence de quelque terrible catastrophe.

Le Roi Salomon ordonna immédiate-ment de faire un appel général de tous les ouvriers appartenant aux différentes sections. Trois des membres de la susdite classe de Surveillants ne répondirent pas à l'appel. Le même jour, les douze Compagnons qui avaient été à l'origine associés à la conspiration, confessèrent volontaire-ment tout ce qui s'était passé jusqu'au moment où ils avaient cessé d'en faire partie Cette confession augmenta naturelle-ment les craintes du Roi Salomon pour la sûreté de son principal Architecte C'est pourquoi il choisit quinze fidèles Compagnons et leur commanda de se mette e i quête de notre Maître et de chercher à découvrir s'il était encore en vie ou s'il avait péri victime de la tentative faite pour lui arracher les secrets de son Grade élevé.

En conséquence, après avoir fixé la date de leur retour à Jérusalem, ils se partagèrent en trois Loges de Compagnons et se mirent en route en prenant pour pointe de départ les trois portes du Temple. Bien des jours se passèrent en vaines recherches et même une des sections revint sans avoir fait aucune découverte importante

Une autre cependant fut plus heureuse; car le soir d'un certain jour, après les fatigues et les privations les plus grandes, un des FF. qui s'était étendu sur le sol afin de se reposer, saisit, pour s'aider à se re-lever, la branche d'un arbuste qui se trouvait près de lui ; mais, à sa grande sur-prise, l'arbuste céda et fut déraciné sans effort. Après un examen plus attentif, il s'aperçut que la terre avait été fraîche-ment remuée Il appela ses Compagnons et aidé par eux, se mit à creuser la terre, et y trouva le corps de notre Maître qu'on y avait indignement enfoui Les Compagnons le recouvrirent avec le plus grand respect et la plus grande vénération et, pour marquer l'endroit, plantèrent, u. b.

- 134 -d. a. en tête de la fosse. Puis ils partirent en toute hâte pour Jérusalem afin d'annoncer la triste nouvelle au Roi Salomon.

Le Roi, après avoir donné un libre cours à sa douleur leur ordonna de retourner à la fosse, de relever notre M. et de l'honorer d'une sépulture qui convînt mieux à son rang élevé et à ses grands talents. En même temps il leur annonça que, par la mort prématurée du Maître, les secrets de la Maîtrise étaient perdus. C'est pourquoi il leur recommanda d'écouter et d'observer avec attention afin de se rappeler les s a. et p. que les FF échangeraient par hasard entre eux tandis qu'ils rendraient les derniers et tristes devoirs à l'homme de mérite qui n'était plus.

Ils accomplirent leur tâche avec la plus grande fidélité ; lorsque la fosse fut ouverte de nouveau, un des FF. remarqua (le V. se lève) quelques-uns de ses Compagnons dans cette attitude (iI f. 1. s. d'H.) frappés d'horreur à la vue du spectacle affreux et navrant qu'ils avaient devant eux, tandis que d'autres, contemplant

- 135 -

I'horrible blessure visible encore a. f. d. n. M. se f. I. f. afin d'exprimer la sympathie qu'ils éprouvaient pour ses souffrances (r1 f, 1. s. d. S. et se rassied). Deux des FF. descendirent alors dans la fosse et essayèrent de le relever par l'a. d'A. m. 1. c. q. 1 o. Ils essayèrent encore l'A. de C. mfl 1. c. q. e. 1. o. Voyant qu'ils avaient échoué tous deux, un F. zélé et expérimenté saisit plus solidement ... et aidé des deux premiers fit relever notre Maître au moyen des c. p p. tandis que d'autres en-traînés par l'émotion s'écrièrent.. ou.. Ces deux mots ont presque le même sens, l'un signifie 1. m. d. 1. A. et l'autre I. A. e. m. Le Roi Salomon ordonna donc que ces s. a cet a et c. m. serviraient à désigner les M.M. dans tout l'Univers jusqu'à ce que le temps ou les circonstances fissent re-trouver les véritables.

Il ne me reste plus qu'à vous rendre compte de ce qui arriva à la 3e section qui avait poursuivi ses recherches dans la direction de Japho, et songeait à retourner à Jérusalem, lorsqu'un jour, en passant par hasard devant l'entrée d'une caverne, nos frères entendirent des lamentations et des exclamations de repentir. Ils pénetrèrent dans la caverne pour en rechercher la cause et y trouvèrent trois fugitifs.

Accusés du meurtre et voyant que la retraite leur était coupée, ils firent un aveu complet de leur crime. Ils furent liés et conduits à Jérusalem, où le Roi Salomon les condamna à mort, châtiment que leur horrible forfait avait bien mérité

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Rite Ecossais Philosophique Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Après la mort de David, Salomon, ayant dessein d'élever un Temple à l'Eternel, envoya des Ambassadeurs à Hiram, Roi de Tyr, qui adorait comme lui le Dieu d'Israël pour faire alliance avec lui. Il lui demanda les bois propres pour la construction du Temple

                        Hiram de Tyr lui promit toute l'aide nécessaire

                        Les bois furent coupés dans les forêts du Liban et les pierres furent taillées dans les carriè­res de Tyr.

                        Salomon employait à cet ouvrage trente mille ouvriers qu'il faisait relever tous les quatre mois par trente mille autres.

                        La nourriture de ces ouvriers et leur entretien étaient payés par Salomon en bois et en huile. Le Roi d'Israël demanda à Hiram de lui envoyer un homme habile pour diriger la construc­tion de ce grand édifice.

                        Le Roi de Tyr se prêtant aux vœux de Salomon lui envoya le meilleur ouvrier de son Royau­­me pour l'architecture et le travail des métaux. Il se nommait Hiram comme lui, fils d'un Libyen nommé Usel.

                        Sa mère, veuve, était originaire de la tribu de Nephtali.

1rS                  Le premier ouvrage qu'il fit exécuter, fut deux superbes Colonnes qu'il plaça à la porte d'Occident du Temple, l'une au Septentrion et qui portait au milieu la lettre "J", initiale du nom d'un habile ouvrier nommé JAKIN sous la direction duquel il mit les Apprentis.

                        L'autre au Midi avec la lettre "B" au milieu, initiale de "Booz" ou "Boaz" qui était un sage Maître auquel il donna l'inspection sur les Compagnons.

2dS                 Enchanté de ce chef-d'œuvre et de cet ordre bien établi, Salomon donna sa confiance à l'habile Hiram, lui communiqua ses projets et ses plans, ainsi que la surintendance des travaux avec la permission de choisir parmi les Compagnons Maçons, ceux qui auraient le plus de talents pour être décorés du titre de Maître.

TR                   Pour reconnaître les qualités de chaque ouvrier et donner à chacun la paie attachée à son état, Hiram les avait divisés comme vous le savez, en trois classes, Apprentis, Compagnons et Maîtres.

                        Il donna à chaque classe un mot, un signe et un attouchement pour pouvoir les recon­naî­tre, éviter tout désordre et les payer selon leur mérite.

                        Il nomma et désigna ensuite les endroits où ils devaient recevoir leur salaire à la fin de la sixième journée.

1rS                  Les apprentis qui étaient au nombre de 70.000 étaient payés à la Colonne "J".

                        Les Compa­g­nons au nombre de 80.000 à la Colonne "B".

                        Les Maîtres au nombre de 3660, recevaient leurs appointements dans la Chambre du Milieu.

TR                   Le mot sacré des Maîtres était "JEHOVA", mot qui fut changé après la mort d'Hiram dont je vous fais l'histoire.

 

S’arrête quelques instants

 

                        Le Respectable Maître que nous pleurons, conduisait les travaux avec succès, lorsque trois Compagnons criminels, jaloux de ce qu'on ne leur donnait pas le grade de Maître et mé­con­­­tents des salaires qu'ils recevaient, résolurent pour avoir la rétribution des Maîtres, de se faire donner le mot du grade par Hiram, de gré ou de force.

1rS                  Hiram-Abi avait pour usage de faire une revue générale de tous les ouvrages en fin de semai­ne.

                        Les trois scélérats attendirent que les ouvriers fussent sortis et vinrent se poster un à la porte d'Occident, l'autre à la porte du Midi et le troisième à la porte d'Orient.

 

Stop musique

 

2rS                  Hiram, s'étant présenté à la porte de l'Occident, le Compagnon qui s'y trouvait lui deman­da le mot, le signe et l'attouchement de Maître.

TR                   Hiram s'y refusa mais promit de les lui donner lorsqu'il aurait mérité le grade. Mais, le Compa­gnon persistait à les lui demander et voyant qu'il ne pouvait les obtenir, lui donna un coup de Règle qui l'étourdit, ne l'atteignant qu'à l'épaule droite.

 

Le Frère placé au Nord frappe avec la règle l'épaule droite du candidat.

 

TR                   Hiram, revenu à lui, tenta de s'échapper par la porte du Midi, mais là il trouva le deuxième scélérat qui lui fit les mêmes demandes et reçut les mêmes réponses.

                        Le misérable sentant qu'il ne pouvait rien obtenir par la douceur, employa de fortes mena­ces, sans effet.

                        Alors, transporté de colère des refus qu'il essuyait, il donna un grand coup d'Equerre sur la nuque du Maître qu'il blessa dangereusement.

 

Le Frère placé à la Colonne du Midi frappe avec l'équerre la nuque du candidat.

 

Le Très Respectable descend de sa stalle et vient se placer face au candidat.

 

TR                   Le Maître s'enfuit vers la porte de l'Orient où il eut bien de la peine à arriver.

                        Mais il y trouva le troisième assassin qui le menaça de le faire mourir s'il lui refusait le mot sacré du Maître.

                        Hiram lui signifia qu'il ne l' accorderait jamais par la contrainte.

                        Alors, le misérable lui porta un coup de marteau si violent sur le front, qu'il l'étendit mort.

 

Le Très Respectable porte au front du candidat un coup de maillet et le pousse.

 

En même temps les deux Frères préposés à cet effet, renversent le candidat dans le cercueil, le recouvrent d'un drap noir et lui placent une branche d'acacia dans la main droite.

 

TR                                                                (regagne sa stalle)

 

                        (à voix forte).C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons préféra perdre la vie que de donner le Secret de Maître à des Compagnons indignes de le recevoir

                                                                                                                                                                                                                                                                                                        pause

 

1rS                  Comme il faisait encore jour, les scélérats n'osèrent transporter le corps hors du Temple.

                        Ils le cachèrent sous un tas de pierres et quand la nuit fut venue, ils le portèrent sur le Mont Hebron où ils l'enterrèrent près d'un acacia, dont ils plantèrent une branche sur la fosse pour mieux la retrouver.

TR                   Salomon, après sept jours, ne voyant pas reparaître Hiram, fit cesser les travaux et ordon­na des recherches pour le retrouver.

                        Neuf Maîtres nommés par lui découvrirent bientôt que trois compagnons avaient disparus.

                        Il envoya alors trois Maîtres vers le Nord et comme il craignait que la parole de Maître n'ait été découverte, il les fit convenir d'un mot pour se reconnaître dans leur voyage et leur dit de prendre désor­­mais pour mot sacré la première parole que proférerait celui qui décou­vri­rait le corps d'Hiram s'il était réellement mort.

A l'invitation du Maître des Cérémonies et sous sa conduite, trois Frères de la Colonne du Nord se lèvent et font trois fois le tour du tombeau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

2dS                 En vain.

TR                   Salomon ordonna alors à trois autres Maîtres de se joindre aux premiers pour continuer les recherches.

 

Même mouvement. Trois Frères de la Colonne du Midi se lèvent et à eux six, font trois fois le tour du tom­beau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

2dS                 La recherche des six Maîtres fut encore infructueuse et il vinrent rendre rapport à Salomon.

TR                   Celui-ci, soupçonnant le crime et voulant absolument s'en assurer, ordonna à trois Maîtres de se joindre aux six qu'il avait déjà envoyés en leur recommandant la plus grande minutie dans les recherches.

 

Même mouvement. Trois autres Frères se joignent aux six et font trois fois le tour du tombeau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

Pendant le dernier tour.

 

1rS                  Les neufs Maîtres firent de longues recherches et désespéraient de réussir.

                        Ils ne s'éloi­gnaient pas les uns des autres et après neuf jours, arrivèrent sur le Mont Hebron.

                        L'un d'eux se sentant fatigué voulut s'asseoir sur un tumulus, mais sentant que la terre s'éboulait, il s'aper­çut qu'elle avait été récemment remuée alors que le reste du plateau était rocailleux et stérile.

                        Et une branche d'acacia avait été plantée dedans.

 

Le Très Respectable descend de sa stalle et se place au pied du cercueil.

 

2dS                 Il appela ses compagnons et leur fit part de sa découverte.

                        Tous ensemble, ils allèrent en rendre compte à Salomon.

1rS                  Ce Prince vint en personne avec les neuf Maîtres en leur rappelant les recommandations quant au signe et parole de reconnaissance, ceux qui seraient faits, vus ou prononcés.

                        Alors ils aperçurent en effet le corps ensanglanté de notre Respectable Maître Hiram et ils firent le signe d'horreur.

 

Pendant les dernières phrases, on découvre le visage et le corps du candidat, le signe d'horreur se fait en tendant la main gauche comme si on voulait écarter un objet odieux et en se proté­geant le visage tourné vers le côté opposé, comme si on ne voulait pas voir.

 

2dS                 Ensuite, l'un d'eux prit la phalange du premier doigt et elle lui resta dans la main. Il s'écria «Jakin».

 

                            (un Frère de la colonne du Nord fait le geste sur le récipiendaire)

 

2dS                 Un autre le prit par la phalange du second doigt et elle lui resta encore dans la main, alors il s'écria «Boaz».

 

                             (un Frère de la colonne du Midi prend l'index et le laisse glisser)

 

                        Alors, Salomon prit la main entière par le poignet, mais sentant qu'il se séparait du bras, il s'écria «Mac Benac» qui signifie: "la chair quitte les os".

 

                                                                                               (le Très Respectable fait le geste sur le récipiendaire)

 

                        Alors, avec l'aide de deux Maîtres, il leva le corps de sa tombe par ce qui devint les cinq points de Perfection.

 

Le Très Respectable, avec l'aide de deux Frères, relève le candidat par les cinq points, pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue et en passant le bras gauche par-dessus l'épaule en prononçant à l'oreille "MAC BENAC".

 

Tous regagnent leur place en laissant le candidat au pied de la Tombe.

 

TR                   Il fut convenu que ce mot serait désormais celui des Maîtres.

                        Ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram et le transportèrent dans le Temple de Salomon où ils lui firent dresser un Tombeau sur lequel était posé un médaillon en or fait en triangle où étaient gravé “MB”.

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Rite Ecossais Primitif Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Après la mort de David, son fils Salomon était monté sur le trône d'Israël, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hiram roi de Tyr, qui adorait comme lui le Dieu d'Israël, et lui envoya des ambassadeurs afin de faire alliance avec lui. Il lui demanda des bois propres à la construction du Temple. Hiram de Tyr donna son accord à Salomon et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans les forêts du Liban, et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. A cet ouvrage, Salomon employait trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers était payée par Salomon ainsi que leur entretien. Hiram de Tyr, désireux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet édifice immortel, envoya vers Salomon un ouvrier, fameux dans le travail de toutes sortes de métaux et très instruit en architecture. Il se nommait Hiram Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé Ur et de sa veuve issue de la tribu de Nephtali. Salomon le constitua son maître architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le nommant de plus inspecteur général de tous les ouvriers du Temple.

Hiram les divisa alors en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons et celle des Maîtres. Il donna à qhaque classe un Signe, un Attouchement et un Mot pour pouvoir reconnaître les ouvriers et les payer ensuite selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les lieux où il devait les passer en revue et leur remettre leur paiement à la fin de la sixième journée. Les Apprentis qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J, les Compagnons étaient au nombre de quatre-vingt mille, et ils étaient payés à la Colonne B. Ces deux Colonnes, ainsi que vous le savez, avaient été élevées sur le parvis du futur Temple.

Les Maîtres, au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur salaire dans la Chambre du Millieu de la Loge érigée sur le chantier.

Tels étaient les engagements que cet homme illustre avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le  nom de Surveillants. Le premier était préposé pour payer les Compagnons et le second pour payer les Apprentis. Ils avaient également l'inspection sur les ouvriers chargés de la police du chantier, comme d'accomoder les différents qui pouvaient naître entre eux. Il se trouva que trois Compagnons, mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres, et se proposèrent de l'obtenir de grè ou de force. Hiram avait coutume à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages en cours. Les trois scélérats attendirent donc que les ouvriers fussent sortis. Ils allèrent se poster, l'un à la porte de l'Orient, l'autre à celle du Midi, et le troisième à la porte d'Occiddent. Hiram ayant fait sa ronde habituelle et allant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, et le Compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres. Hiram s'y refusa et lui promit de les lui accorder lorsqu'il aurait mérité de passer Maître. Le Compagnon persistant toujours à les lui demander et voyant qu'il ne pourrait les obtenir, lui frappa la tête avec une règle, ce qui l'étourdit.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un coup de son Maillet, et reprend la lecture du récit rituel

Revenu à lui, hiram tenta de s'échapper par la porte du Midi, mais il y trouva le second de ces scélérats, qui lui fit les mêmes demandes, qu'il refusa également, ce que voyant, ce Compagnon employa alors les menaces. Ne produisant sur Hiram aucun effet, transporté de colère devant ce refus, il frappa Hiram s'un coup de Marteau sur la tête, ce qui le blessa dangereusement.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un second coup de Maillet et reprend la lecture du récit

Hiram s'nefuit vers la porte de l'Orient où il eut beaucoup de peine à parvenir. Il y rencontra le troisième des assassins, qui le menaça de le tuer s'il lui refusait les Signe, Mot et Attouchement des Maîtres. Hiram lui fit la même réponse qu'aux deux autres, lui déclarant qu'il ne pouvait les lui accorder de cette manière, que seule son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors lui Hiram les lui donnerait volontiers. Mécontent de cette réponse, le misérable insista par la force pour lui arracher les secrets des Maîtres mais Hiram continua de les lui refuser avec la plus grande fermeté. Alors le misérable le terrassa d'un coup de levier sur le crâne.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un troisième coup de Maillet et fait silence quelques instants

C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de communiquer le secret des Maîtres à des Compagnons indignes de le recevoir. Comme il était encore jour, les trois assassins n'osaient le sortir du Temple ; ils le dissimulèrent sous quelques lourdes pierres, et lorsque la nuit fut venue, ils le transportèrent sur le mont Hébron, où ils l'enterrèrent à proximité d'un acacia.

Sept jours s'étaitent écoulés, et Salomon ne voyant plus paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches afin de savoir ce qui était advenu au maître d'oeuvre. Mais ne recevant toujours pas de nouvelles, il rendit un édit par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé que l'on eut retrouvé Hiram mort ou vif. Il ordonna alors à neuf Maîtres de s'informer auprès de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis s'ils n'auraient quelque indice de la disparition d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon avait prescrit en questionnant ici et là quelques Compagnons, car ils soupçonnaient ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le Mot de Maître. Mais ce qui les confirma davantage en leurs soupçons, ce fut qu'ayant visité toutes les Loges où demeuraient les Maçons par nombre séparé, ils constatèrent que trois Compagnons avaient disparu. De concert avec les neuf Maîtres, Salomon décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait par la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et l'Attouchement seraient également changés. Les neuf Maîtres, après avoir fouillé très minutieusement tous les recoins du Temple se divisèrent en trois groupes de trois.

Trois sortirent par la porte d'Occident, trois par celle du Midi, et trois par celle d'Orient, avec la décision de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram. Ils eurent attention en faisant cette perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché pendant huit jours inutilement, ils parvinrent le neuvième jour sur le mont Hébron. L'un d'eux, harassé de fatigue, se reposa sur le sol, mais sentant que la terre s'affaissait sous lui, il constata qu'elle avait été récemment remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit était, comme ses environs, inculte, graveleux et stérile. Il appela les autres Maîtres et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans plus avant ils résolurent d'en instruire le roi Salomon, mais pour mieux retrouver l'emplacement à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui se trouvait à peu de distance, et ils la plantèrent sur le lieu où ils se proposaient de faire une fouille au retour. Ayant rendu compte à Salomon de leur découverte, ce prince les engagea à y retourner et à creuser l'endroit ainsi repéré.

Le Tr\Respectable

Il remonte à l'Orient et frappe trois coups de Maillet  lll  puis il dit

Mes Frères, veuillez entourer la fosse.

Il en est ainsi fait. Les Frères se placent les uns derrière les autres, le Très Respectable en tête, suivi du 1er Surveillant, le 2ème surveillant se plaçant le dernier. Le Très Respectable a auparavant fait se retourner le Postulant vers la fosse. Il donne alors le signal du départ d'une marche lente par trois glissements successifs et une seconde de pause, les Maîtres ayant la main droite posée sur l'épaule droite du Frère le précédant. Le troisième tour effectué, le Très Respectable s'arrête devant l'Orient face à la fosse, et les Maîtres entourent de nouveau le lieu, les Surveillants autour du Très Respectable.

Le Tr\Respectable

Mes Frères, la Chaîne est fermée. Que chacun transmette à son voisin la triste nouvelle, par trois paroles :

1ère parole                    Le Maître est mort...

2ème parole                  Trois Compagnons l'ont tué...

3ème parole                  Iéohah, ancien mot des Maîtres...

Lorsque la troisième parole est revenue au Très Respectable, il reprend le rituel :

Le Tr\Respectable

Les neuf Maîtres retournèrent sur le mont Hébron et commencèrent à fouiller la terre. Ils reconnurent alors que c'était bien Hiram qui y était dissimulé. Tous portèrent alors sur la poitrine la main droite, et tenant la gauche tendue en signe de douleur et d'horreur, comme si on voulait éloigner une vision odieuse. Ensuite l'un d'eux prit le petit doigt du cadavre et prononça le mot JAKIN ; le second prit le pouce du cadavre et prononça le mot BOZ, et le doigt lui resta dans la main. Le troisième Maître le prit par le poignet, et sentant qu'il se réparait du bras il dit simplement MAK BENAH... La chair quitte les os...

Etant ainsi convenu que ce dernier mot prononcé serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple décidé par Salomon, où il le fit inhumer dans un tombeau où s'élèverait plus tard le Saint des Saints. Il y fit incruster un médaillon en or portant un triangle où était gravé le Mot nouveau des Maîtres : MAK BENAH. C'est en souvenir de cela que les Maçons portent des gants blancs malgré leur chagrin, afin de proclamer qu'ils sont innocents de la mort du Maître Hiram. Frère Compagnon, vous venez de constater par ce récit qu'un Maçon doit préférer la mort plutôt que de trahir son serment de fidélité et de silence.

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Rite Moderne d'Ecosse

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Souverain Collège de France et de Malte

Pro Libertatem Ad Veritatem

Fondé en 201 

Le Rite Moderne d’Ecosse est un rite créé pour adapter la Franc-Maçonnerie à la modernité et à l’évolution du monde dans lequel nous vivons. C’est un rite qui axe son développement sur 5 points qui sont :

  • La relation de l’individu par rapport à lui-même
  • La relation de l’individu par rapport aux autres
  • La relation de l’individu par rapport à son environnement et la nature
  • La relation de l’individu au sein de la société (et son pays)
  • La relation de l’individu par rapport à la spiritualité

La devise du rite est Pro Libertatem Ad Veritatem, ce qui signifie que la vérité s’acquiert grâce à la liberté.

Le premier rite celtique

Nous fondons notre approche initiatique sur un symbolisme européen en général et celtique en particulier. Notre rite est composé de 8 grades complets et également de grades transitoires. Le symbolisme celtique est présent dès le grade d’Apprenti et est présent tout au long du cheminement initiatique qui nous est spécifique.

Conformément à la Tradition Maçonnique, nous retrouvons la grande légende maçonnique de l’architecte du Temple de Salomon au grade de Maître Maçon ; c’est d’ailleurs ce qui permet à notre rite de s’inscrire dans l’orchestre des rites maçonniques. Dans cet orchestre, notre rite est l’équivalent d’un soliste qui maîtrise ses partitions.

contactez-nous

A quoi rêviez vous lorsque vous étiez enfants ? Telle pourrait être la question qui préside à toutes nos réflexions. Il s’agit de parcours initiatiques qui sont fondés sur ce qui nous a guidé pendant notre enfance et qui finalement continue de le faire… Nous avons rêvé d’être des Chevaliers, des Gentes Dames, des Celtes valeureux et intrépides, tout ce qui a participé de près ou de loin à la formation de notre culture contemporaine. Il s’agit pour nos membres de vivre le symbolisme que le rite met à leur disposition ; il ne s’agit pas de l’interpréter.

Le parcours commence en loge symbolique encore appelée loge bleue chez les Maçons. La Loge symbolique est rattachée à une obédience. Celle du Rite Moderne d’Ecosse est la Grande Loge Franco-Maltaise. Une des spécificités de notre rite est d’avoir un grade de Compagnon qui se donne en deux temps. Le premier temps concerne le Compagnon de Métier, le second le Compagnon de la Marque. Nous le pratiquons tel que c’est pratiqué dans certaines loges d’Ecosse.

Notre système de hauts-grades se pratique en « Clan ». Un clan est une structure de hauts grades locale qui a autorité sur tous les grades qui ne dépendent pas de la loge symbolique. Ainsi, y sont pratiqués les grades dits « Arthuriens » qui sont le Maître Ecossais ainsi que le Rose+Croix de la Tour. Ces grades permetttent à l’initié de revivre le chemin de Joseph d’Arimathie, la construction du château du Roi Pêcheur, la découverte du trésor de Joseph, la traversée de la forêt des vertus, la découverte de la Tour et la contemplation d’une île bien connue…

Les Rose+Croix de la Tour peuvent ensuite choisir quelle orientation ils souhaitent donner à leur démarche spirituelle ; soit s’engager en Chevalerie, dans le prolongement des Chevaliers de Dieu et du Temple de la Stricte Observance et dans celle du Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte en devenant des Chevaliers Libres (Eques a/ab…) ou bien dans une voie Druidique au sein de la Clairière du Clan qui regroupe tous ceux qui ont fait ce choix.

Nos grades sont ainsi les suivants :

En loge symbolique

  • Apprenti
  • Compagnon
  • Compagnon de la Marque, seconde partie du grade de Compagnon
  • Maître Maçon

En Clan

  • Maître Ecossais
  • Rose+Croix de la Tour

Le Frère ou la Soeur a ensuite le choix de continuer son chemin vers une voie chevaleresque ou une voie druidique. La voie druidique s’effectue au sein d’une Clairière rattachée au Clan.

  • Ecuyer (grade probatoire)
  • Marcassin (grade probatoire)
  • Chevalier Libre
  • Druide

Le Souverain Collège est la structure qui anime et gère l’ensemble du Rite. Les grades symbolique sont administrés par la Grande Loge Franco-Maltaise, obédience symbolique qui exerce sa juridiction exclusive sur ces grades.

Le Souverain Collège et la Grande Loge font partie de la même association, ceci à fins de simplification des candidatures.

 

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RAPMM 95

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

RITUEL du 95ème Degré

SUBLIME PATRIARCHE

GRAND CONSERVATEUR de l’ ORDRE

Décoration :

Les Très Ilustres et Sublimes Frères se réunissent dans le Temple du 90ème Degré. Il est de couleur blanche et de forme ronde, il s’ appelle le SUPRÊME CONSISTOIRE.  Sur la paroi d’ Occident se trouve la représentation de l’ Univers, les globes terrestre et céleste. Sur la paroi d’ Orient, le Grand Nom éclaire la Salle. A la place du sceau secret du Rite sur le sol se trouve une table ronde recouverte d’ une nappe rouge. Sur la table se trouvent trois chandeliers, en triangle, garnis de bougies de cire blanche, une épée flamboyante, le Livre Sacré ouvert à la Sagesse et un Rameau de Myrte

Tous les Illustres et Sublimes Frères sont assis en cercle. Le siège le plus prêt de l’ Orient supposé est destiné au Grand Maître Général. Il n’ y a pas de gants, de maillet, d’ encens, d’ Officier

Communication

Le Grand Maître Général demande à un Grand Consécrateur de l’ Ordre de faire entrer le ( ou les ) Très Illustre à l’ extérieur du cercle.

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

llustre Frère, veuillez vous approcher

Nous devons au 95ème degré armer et former des Conservateurs, fermes, stables et solides en nos Traditions et enseignements pour notre Ordre et notre Rite, ainsi que dans nos coutumes et usages, exprimés en nos Rituels, Grandes Constitutions et Gouvernement de l’ Ordre.

Il ne s’ agit donc plus ici d’ une Initiation mais d’ une Communication correspondant à une entrée en fonctions dans notre Souverain Sanctuaire.

Très Illustres et Sublimes Frères Patriarches Grands Conservateurs de l’ Ordre composant ce Souverain Sanctuaire, je vous présente le Très Illustre Frère ici présent 

Nom et prénom – ayant reçu dans les formes le 30ème Degré le………, le 33ème Degré le……

Très Illustre Frère, vous remplissez parfaitement les conditions pour accéder au suprême et dernier Degré de notre Rite. Il vous suffit donc de prononcer le Serment du Grade, les mains dégantées, la main droite étendue sur le Livre Sacré, l’ Épée flamboyante et sur le Myrte. En voici le texte :

Debout, Très Illustres Frères !

serment

Moi……………, me situant en mon cœur et en mon âme en la Divine Présence du Suprême Architecte de tous les Mondes,la main droite étendue sur le Livre Sacré, Emblème de l’ Éternité, sur l’ Épée flamboyante, Emblème de l’ honneur et de la transmission, et sur le Myrte, Emblème de l’ Initiation,

Je promets et je jure fidélité totale au Céleste Empire du Souverain Sanctuaire , obéissance absolue à ses Traditions et ses Lois sacrées. Je renouvelle mes promesses antérieures de respecter et faire respecter, sans faiblesse ni indulgence déraisonnable, tous les Règlements Généraux et les Grandes Constitutions.

Je promets et je jure d’ employer tous les moyens, justes et légitimes, pour répandre ce Rite et propager avec zèle les Vérités que proclame notre Institution.

Je promets et je jure de conserver le secret le plus absolu sur ce qui me sera confié à ce haut Degré, acceptant par avance en châtiment de mon éventuel parjure, d’ être privé de la Lumière et de subir en conséquence la seconde Mort, perdu dans les ténèbres illimitées et sans fin.

Daigne le Suprême Architecte de tous les Mondes entendre ce vœu !

Daigne le Dieu Suprême prendre acte de cette promesse !

Et daignent les Puissances de la Lumière éternelle m’ aider à la tenir fidèlement !

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustre Frère, nous vous remercions de ce témoignage de fidélité à notre ordre. Veuillez vous agenouiller.

le Général prend l’ Épée flamboyante,

  la pointe au dessus de la tête du Récipiendaire

A la Gloire du Suprême Architecte de tous les Mondes, au Nom et sous les Auspices du Souverain Sanctuaire

En vertu des pouvoirs de la Grande Maîtrise Générale je vous crée par la Purification de la Lumière, et vous constitue par la Vérité, en nos Grands Temples Mystiques, par communication au 91ème Degré, Sublime Patriarche, Grand Défenseur du Rite, 92ème Degré, Sublime Catéchiste, 93ème Degré, Grand Inspecteur Régulateur  Général, 94ème Degré, Sublime Patriarche, Prince de Memphi

     et enfin prononce la formule d’ investiture

Je vous crée

 frappant l’ épaule droite à trois reprises

et constitue

 frappant l’ épaule gauche à trois reprises

 frappant le sommet de la tête à trois reprises

   il repose l’ Épée flamboyante

                                        silence

Grand Conservateur du Rite, veuillez vous relever.

silence

Insignes de votre nouvelle dignité.

 Il confère au nouveau Grand Conservateur de l’ Ordre

le Sautoir et le Bijou du Grade

Très Illustre Frère, voici les Mots, Signes et Attouchements des Patriarches Grands Conservateurs de l’ Ordre 

Signe : porter la main droite au front, puis regarder la Voûte Céleste en plaçant la main gauche sur le cœur.

Signification : La Puissance Suprême inspire en tous les cœurs le feu sacré de la Vérité absolue.

Attouchement : se placer mutuellement l’ index et le médius de la main droite sur les lèvres.

Signification : Soyez silencieux, que nul ne soupçonne que vous êtes un des Gardiens du Secret de l’ Ordre.

Mot de passe : ABRA «Patriarche pur de toute souillure» 

Réponse : AAR «Vérité utile aux Hommes»

Mot sacré : JAIR HAVOTH «Lumière éblouissante»

Age

Batterie : trois fois sept coups égaux

z z z z z z z       z z z z z z z       z z z z z z z

soit 21

Très Illustres et Sublimes Frères de ce Souverain Sanctuaire, Patriarches  Grands Conservateurs de l’ Ordre, afin de célébrer ce nouveau maillon de notre Chaîne de défense, veuillez vous associer à moi, par le Signe et la Batterie du Grade

ILLUSTRES et SUBLIMES FRERES GRANDS CONSERVATEURS

                         font le Signe et battent la Batterie

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustres et Souverains Frères ! Souvenons nous de notre serment de silence, de l’ engagement  que nous avons pris de défendre l’ Ordre par tous les moyens justes et légitimes et pour cela levons tous de nouveau le bras droit au-dessus des Symboles sacré en répétant :

Nous le jurons !

ILLUSTRES et SOUVERAINS FRERES GRANDS CONSERVATEURS

       tendent le bras droit vers les Symboles Sacrés et répètent

Nous le jurons !

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustres et Sublimes Frères, la Cérémonie de Communication du 95ème Degré est terminée. Retirons nous donc en Paix et en Silence

Il est de tradition, dans les anciens textes, que chaque participant quitte sa place et vienne prendre sur un plateau un verre peu rempli de vin de Myrtidane pour le boire avec les nouveaux Très Illustres et Souverains Grands Conservateu

 

 

 

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