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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rassembler ce qui est épars, rechercher par thème.

CBCS Prière

Publié le 19 Mai 2026 par T.D

Dieu éternel et tout puissant qui tient les hommes sous Ta sainte garde, nous Te prions pour nos Frères présents et absents et particulièrement pour ceux qui sont malades, dans la peine ou dans l'adversité :

Être éternel et infini qui est la Justice, la Bonté et la Vérité même, Toi de qui procède toute vie et toute Force, bénis nos travaux et dirige Toi-même nos pas dans notre voyage ici-bas, inspire à nos coeurs tant d'amour pour le Bien, que tou­tes nos pensées et toutes nos actions concourent à la réalisation de Tes desseins.

Donne-nous la volonté et l'énergie nécessaires pour vivre d'une manière utile et qui Te soit agréable, puisque ce n'est que dans l'accomplissement de Ta volonté suprême que l'homme peut trouver le véritable bonheur. Ainsi soit-il.

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Arcana Arcanorum Ambelain 90(extrait)

Publié le 19 Mai 2026 par T.D

                  Le Temple est de couleur blanche et de forme ronde, sur la paroi d'Occident se trouve la représentation de l'Univers, les globes terrestres et célestes, sur la paroi d'Orient le Grand Nom éclaire la salle. Sur le sol se trouve le sceau secret du Rite. L'initié perçoit la vie cosmique où il est intégré Le mot de passe est Sophia, du grec Sagesse. C'est le but atteint en fin de travail par l'Initié. Il a scruté, pesé, étudié, comparé, expérimenté et ... compris. La parole sacrée est Isis, la réponse est Osiris. Il s'agit de la dualité de l'univers symbolisée au premier degré par les colonnes B et J et ici par les deux polarités cosmique. L'acclamation est trois fois « Fiât ». C'est la seule condition du bonheur humain. La Paix entre les hommes, parole d'ouverture et de fermeture des travaux et cette acclamation «Fiât» que ce souhait de paix se réalise. Paix aux Hommes… Fiât. L'initié est persuadé de cette nécessité et collabore à tout ce qui peut amener les humains à une compréhension mutuelle et à une entente fraternelle. Harmonie dans le ciel, harmonie dans les cœurs, paix sur cette terre, telle est l'enseignement de notre Rite.

Un Autre F\     Point au centre, une étoile à chaque sommet. Un Upsilon part du bas formant deux rayons qui sortent du triangle. Le tout dans un carré, contenu dans un autre carré, pointes à 90°. Le tout dans un triple cercle. Le triangle, le point, l'upsilon sont de couleur noire. Les carrés : jaune et orangé. Les cercles sont verts, marron et bleu. Ce Sceau représente l'interdépendance de tout ce qui existe. C'est un symbole complet, rationnel, riche en révélations. La radiation divine que nous émettons (triangle avec le point), les deux voies de l'homme (Upsilon en rayons), les œuvres de la matière et celles de l'esprit (deux carrés emboîtés), l'intime interprétation des trois mondes (les trois cercles). Le vêtement Rituel du Grade est composé d'un Tablier et d'un Sautoir de couleur blanche. Sur le tablier se trouve la lune, le soleil, 7 planètes, un œuf ailé) un palmier à gauche et une échelle à droite. Sur le Sautoir 7 étoiles, l'ouroboros, au centre Janus les deux mains unies par les mots " Paix aux Hommes". L'œuf ailé enseigne à la fois notre propre génération, un ovule sorti des ailes de l'Être immortel et l'origine de notre monde, soit le chaos, si bien décrit déjà dans les traditions sacerdotales de l'Égypte antique. Faut-il rappeler ici la sortie de l'œuf solaire hors des eaux de l'abîme primitif et cette naissance d'un monde organisé hors du chaos ancien et primitif selon la théologie d' Hermopolis. L'échelle montant vers le soleil nous donne les degrés de l'ascèse personnelle qui doit aboutir à l'union avec l'ineffable. Le palmier lourd de fruits, regarde vers la lune, car il est le symbole des fruits de la terre, nés de l'œuvre fécondante du soleil. Quant à l'Ouroboros hellénique, il rappelle l'unité du monde : Tout est en Un.

              Pause.

Gr\ Maître       Notre Suprême Consistoire est l'aboutissement logique de notre étude initiatique. Il en donne une synthèse, une claire conclusion. L'initié connaît sa vraie place au sein de l'univers vivant, il en sait les limites, les servitudes et les grandeurs. Il n’à point à modifier ce qui est. Il doit s'incliner devant le plan cosmique où il est intégré. Il en percevra alors l'aimantation secrète, la vie occulte, la joie spirituelle, ce que Pythagore appelait « l’Har­monie des Sphères ». N'est ce pas là le seul but de toute initiation ?

              Courte méditation.

Gr\ Maître      Enfant de la grande lumière, il t'a été donné la plénitude de l'initiation, l'épanouissement de toutes les révélations, l'usage de toutes les forces. Aidé de tes guides, inspiré de leurs leçons et fort de leur appui permanent, marche vers ta destinée, sois une étoile qui laissera derrière elle un impérissable sillage de lumière. Sois un jour béni des Hommes, pour la chaleur et la clarté que tu as généreusement rayonnées sur eux pour leur bien. Sois le chef, le guide, le Maître et leur animateur. Remplis ta tache et souhaite activement l'ineffable bonheur de la Paix ... Que cela soit.

 

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Arcana Arcanorum Ambelain 89(extrait)

Publié le 19 Mai 2026 par T.D

Syllabus

Ici l'initié se revêt d'un manteau blanc car il va toucher et percevoir un autre Monde qui prolonge notre monde dans l'invisible et le relie au Centre Ineffable de toute existence.

Uriel, Feu de Dieu, nom des chefs de légions célestes, est l'ange de feu, car le feu est le grand lien entre l'invisible et le visible. D'abord par les feux sacrés, flammes vivantes qui animent nos tenues rituelles, ensuite par le feu spirituel qui atteint l'âme et la transporte vers sa source ineffable.  Cette osmose entre les mondes spirituels et nous existe; le disciple qui y participe n'a rien à redouter d'elle, de là le mot d'Ordre "Mon Cœur ne Tremble Pas".

Secrets Oraux

A) Toute la Nature est peuplée d'une hiérarchie de créatures et l'Homme n'est pas perdu ni isolé. Il a une place déterminée, car il est un être double, à la fois matière et esprit. Il en résulte que l'Homme peut aider les créatures qui lui sont inférieures, de même qu'il peut recevoir l'aide de la hiérarchie des êtres qui lui sont supérieurs.

B) Il existe des Instructeurs dans l'invisible. Chacun agit par induction sur une partie de l'humanité. Cette Chaîne d'Instructeurs a inspiré des prophètes, des sages, des législateurs, à toutes les périodes cruciales de l'histoire. Elle est permanente dans l'invisible; on peut donc la percevoir facilement par la voie de la méditation profonde et en recevoir les impulsions et la lumière intérieure. C'est donc une doctrine initiatique universelle et elle s'exprime par la voie d'un symbolisme universel.

C) Il est de tradition certaine et de pratique courante que des échanges de pensées et de puissances peuvent avoir lieu à l'occasion de cérémonies rituelles. Nos ancêtres égyptiens disaient que les rites sacrés faisaient descendre les Dieux, qui se mouvaient dans les Temples et venaient animer leurs images. C'est là le privilège des Initiés de relier le Ciel à la terre. Leur prière a des effets immédiats. Cela exige une grande pureté de cœur, une grande foi et une grande confiance et aussi un corps pur. Ces contacts ne peuvent se faire que dans une ambiance de méditation profonde. Toute peur physique doit-être absente ; mon cœur ne tremble pas, dit l'initié à ce degré. Pourquoi redouter la présence d'un ami, d'un protecteur, d'un guide bienfaisant ? La Foi est nécessaire, c'est à dire, un désir, une volonté, un appel de l'être invisible. On n'a rien sans peine, rien sans effort, rien sans émission de volonté et d'énergie. Il faut donc appeler et désirer.

D) On obtient alors ... ou bien une illumination personnelle, l'entrée en son cœur d'une joie et d'une sagesse illuminante, d'une divine présence, d'un hôte divin. C'est l'extase, le ravissement, la suavité de l'Union... ou bien une sensation collective d'une présence invisible, qui apporte aux assistants aide, amour, illumination.  La musique, le chant, la chaîne favorisent le phénomène.

E) Ces contacts rares mais puissants s'accompagnent parfois de troubles physiques; la terre tremble ou bien la foudre brille et tombe ; les vitres se brisent; les murs oscillent. En effet, l'équilibre du monde est troublé par tout phénomène exceptionnel.

F) Le végétarisme et la continence de l'officiant sont des facteurs de succès.

G) Un entraînement personnel de l'adepte est également nécessaire. Sa vie doit être une prière permanente. Les exercices respiratoires ou la pratique dite de la « boule blanche » favorisent la maîtrise parfaite de l'esprit sur le corps et le dédouble­ment de nos facultés et de nos puissances. Un serpent de feu court alors du coccyx à la racine du nez.

H) Il est téméraire de quitter sa place pendant une expérience de théurgie.

I) On peut en arriver à s'identifier avec le Feu Secret, moteur de l'Univers vivant, et ce, sans danger et sans dommage.  C'est le sens du Cordon du grade.

En Conclusion

Des contacts sont possibles entre l'Homme de désir, l'initié, l'ami de Dieu et les puissances spirituelles, qui le dépassent par leur nature et leurs possibilités. Mais ils sont difficiles à établir ; c'est la récompense d'un long entraînement.  Une grâce exceptionnelle récompense les cœurs per­sévérants.

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Arcana Arcanorum Ambelain 88(extrait)

Publié le 19 Mai 2026 par T.D

 

Syllabus

Le soleil brillant au centre d'un monde ovale nous rappelle notre place dans la nature manifestée. Tout est germe, tout est vert, tout est appelé à une perfection plus grande. Cependant il ne faut pas être ébloui par une lumière trop vive, la vérité ne brille pas en un seul éclair fulgurant, elle demande une science progressive que l'on assimile avec prudence et avec sagesse ; d'où le signe de réflexion qui protège l’œil sensible. Ce signe est une clé universelle qui rappelle la modestie du sage, la simplicité du cœur de l'initié qui progresse pas à pas vers la lumière.

Le mot sacré "Zaô" mot grec signifiant « je vis » a une profonde signification. Beaucoup croient vivre, mais en réalité, ils ne vivent pas réellement; ils passent sur cette terre sans la voir et sans la comprendre. L'initié au contraire n'est plus un profane, il n'est plus aveugle, il perçoit les aimantations les plus secrètes du cosmos, et vit en harmonie avec lui.

Le manteau azur que l'adepte revêt est à la fois une barrière protectrice contre les assauts du dehors et à la fois la coque d'un œuf psychique où l'initié se replie sur lui-même, reçoit les ondes cosmiques et fait germer en lui la moisson spirituelle, la tradition du manteau est hellénique et pythagoricienne, c'est le vêtement classique du philosophe.

En lui vibre le courant solaire et sa tunique, sans manches, agrafée sur les épaules est bleue, car il perçoit l'harmonie des sphères cachées dans l'azur des cieux.

Éliminons en nous toute obscurité par la méditation profonde, écoutons parler en nous l'invisible.

Le 88ème degré nous fait participer intérieurement à l'onde vitale cosmique ou microcosme.

Ouvrons nos yeux intérieurs et nous percevrons ce que le profane ignorera toujours.

Secrets Oraux

Certains se révoltent contre la mort physique. Ils oublient que l'Homme, force intelligente intégrée dans la Nature, est implacablement soumis aux lois de celle-ci. La sagesse consiste à déceler les lois naturelles et à s'y soumettre, avec bonne volonté.

La première loi naturelle est celle d'un séjour limité, dans le temps et l'espace, sur le globe terrestre. Notre âme y reçoit un vêtement passager de chair. Chaque incarnation est donc un phénomène limité. A la délivrance de son enveloppe chamelle, elle doit restituer celle-ci à la terre, qui l'a formée. Rien ne se crée, rien ne se perd, tout se renouvelle. Il y a donc une économie cosmique entre le nombre des incarnations et le nombre des morts physiques. Il est donc obligatoire et légitime de rendre à la terre l'enveloppe qu'elle nous a donnée. Il est anti-naturel de retarder ou de contrarier ce retour à l'équilibre. Il en résulte qu'embaumer les morts est une erreur grossière car elle consiste en fait à troubler l'économie universelle en interrompant le courant des âmes dans un territoire donné: en effet, l'embaumement empêche le retour des éléments du corps à la terre mère; il tarit le courant des âmes, en fixant l'âme dans le corps momifié pour une longue période de temps. Sans doute, l'Égypte ancienne momifiait les cadavres, précisément pour y fixer les âmes et empêcher leur envol dans le courant des âmes libérées. Le résultat de cette pratique est effarant : l'ancienne Égypte a ainsi interrompu le courant, la boucle des âmes montantes et descendantes ; ainsi l'histoire nous montre­-t-elle qu'elle a été envahie et occupée par d'autres peuples, par des barbares qui n'avaient ni ses traditions ni ses secrets, et actuellement ce sont des âmes étrangères à la tradition authentique du sol égyptien qui y descendent et y remontent.

Seconde conséquence de cette soumission aux lois naturelles : le corps humain doit se dissoudre en terre. Il faut 9 mois pour faire un homme ; il faut 9 mois pour le défaire; il est donc tout aussi anormal de précipiter cette dissolution, lente et graduée, imposée par la nature, en brûlant les cadavres. Les anciens Égyptiens trouvaient abominable de brûler un cadavre. Il faut également se soumettre aux lois naturelles pour assurer le destin posthume des âmes.

A la mort physique, l'âme subit un choc car elle doit s'adapter à une situation nouvelle.

Elle subit les stades suivants :

  • Cohabitation momentanée avec le cadavre ; il est faux qu'elle se libère en un éclair.
  • Cette libération est donc lente et graduée.
  • Elle ne se rend pas compte de la mort; pendant tour un temps, elle flotte dans un demi-sommeil, avec toutes les pensées conscientes de ses derniers moments terrestres.
  • Elle demeure reliée au corps, au décor familier où elle a vécu ; elle a encore des soucis terrestres.
  • On peut activer sa libération en pratiquant sur elle des rites libératoires.

Séparation avec son support terrestre :

  • Elle erre alors dans l'atmosphère terrestre, puis tombe dans le cône d'ombre de la terre qui est le séjour des âmes désincarnées.
  • Mais tous les mois la lune traverse ce cône d'ombre et emporte avec elle les âmes en souffrance.
  • Il est donc néfaste et mauvais de tenter de retenir égoïstement une âme aimée dans le décor terrestre, qu'elle est appelée à abandonner, pour son propre bien.
  • Le spiritisme est une pratique néfaste. L'évocation des morts est tout aussi inadmissible.
  • Les initiés savent que l'âme doit passer par les quatre éléments pour avoir la plénitude de sa destinée.
  • Or le corps humain est surtout formé d'eau; le destin posthume des âmes se passe donc dans les trois autres éléments: la terre, pendant le stade de cohabitation avec le cadavre; l'air, pendant le stade de séjour dans le cône d'ombre de la terre; le feu, après la libération par la lune et son entrée dans la joie du rayonnement solaire.
  • Il y a autour de la terre un cimetière astral où errent non seulement les âmes très matérielles, mais aussi les doubles des animaux tués dans les abattoirs et des bêtes fauves, qui peuplent la terre et l'entoure d'un essaim agressif, féroce et malfaisant.
  • Ce sont ces forces maléfiques que perçoivent les mourants effrayés, les expérimentateurs téméraires des pratiques de basse magie, les êtres anormalement sensibles à des ambiances magnétiques.
  • Les folklores des divers peuples donnent des noms divers à ces réalités éthériques.
  • L'âme libérée doit fatalement traverser ce nuage délétère, cette sorte de purgatoire.

Seul, celui qui, pendant sa vie terrestre, à été bon, compréhensible et compatissant envers les animaux, traverse aisément et sans peur ni danger ce premier élément de ce que l'on appelle les « Gardiens du Seuil » :

  • Il faut donc retenir que notre âme, chargée du poids de nos actes, entre dans le domaine nouveau, qu'elle doit conserver en celui-ci toute sa personnalité, toute sa conscience, sinon il lui serait impossible de se peser, de se juger et de progresser.

Nos fautes et nos bonnes actions nous suivent :

  • C'est là ce qu'on appelle le jugement des actes.
  • La balance des âmes.
  • Il en résulte qu'il existe encore une possibilité de contact entre les morts et les vivants: les morts ont sur nous un avantage, une possibilité plus éminente car, débarrassés des entraves chamelles, ils agissent par images mentales, qu'ils peuvent projeter en notre subconscient et nous donner ainsi avertissements, prémonitions, avis télépathiques, voire même une forme éthérique de leur présence passagère.
  • Mais tout contact cesse automatiquement dès que l'âme, libérée, est sortie du cadre terrestre.
  • Il a été observé en effet que ce sont les semaines qui suivent le décès qui sont les plus propices à des communications télépathiques entre les désincarnés et les incarnés.
  • Dès qu'une âme retombe dans la chair, reçoit un autre corps et s'y réincarne, elle ne peut plus se manifester pendant cette période.
  • Les morts ne voient de nous que notre double.
  • Ils sont entourés d'une coque de pensées, éveillant des résonances.

Conclusion

  • La mort n'est pas un simple phénomène de dissociation de nos éléments constituants.
  • Elle est le passage par des états successifs de notre conscience qui persiste.
  • On conçoit donc que survivre puisse être en certains cas un vrai châtiment pour un coupable, qui perçoit le fruit de ses actes.
  • Élément de la nature consciente et impérissable, l'âme humaine doit suivre les lois naturelles et rejoindre le torrent des âmes, qui parcourt l'univers, de même que la goutte d'eau de pluie qui s'évapore au soleil remonte obligatoirement vers le ciel pour y rejoindre le torrent des autres gouttes, qui forment de nouveaux nuages destinés à de nouvelles pluies.
  • C'est la même eau qui sert indéfiniment.
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Arcana Arcanorum Ambelain 87(extrait)

Publié le 19 Mai 2026 par T.D

Syllabus

Les trois temples successifs vont de l'obscurité à la lumière.

Le premier est noir car il rappelle les origines de la vie sur notre globe, où le chaos portait en lui les germes de toutes les créatures. Le soleil va peu à peu féconder ce chaos obscur et en faire jaillir les premières formes de la vie. L'Initié a passé aussi par cette première phase d'obscurité pendant sa vie fœtale ; il a dû à un moment donné, sortir de cette obscurité première.

Le second est vert car il rappelle les premières végétations qui sont apparues sur les terres émergées, lorsque le chaos fît place à un Cosmos organisé. L'initié est un homme de désir, d'espérance en un juste destin de vie. Notons que les trois flambeaux symbolisent l'afflux vivificateur qui parcourt tout le Cosmos sur les trois plans, matériel, astral et spirituel.

Le troisième est rouge-violacé, car l'œuvre cosmique est accomplie quand le feu cosmique génère en permanence ses germes de vies et lance les âmes sur la terre. Une fois éclairé, l'initié devient rayonnant et déverse sur autrui une radiation bienfaisante. Il brûle de bonté, de charité, d'altruisme.

La batterie n'a qu'un seul coup car il n'est qu'une seule harmonie cosmique, perceptible par la lecture du livre de la Nature, qui nous révèle le plan divin, son harmonie, son rayonnement d'amour. On s'identifie alors avec tout ce qui vit. Nature donne Vérité et celle-ci donne ce sentiment d'unité. Je suis... Nous sommes.

L'âge est le premier du monde car il rappelle l'origine de notre vie cosmique. Ordo ab Chaos.

Pour l'Homme, il y a le domaine matériel et le domaine spirituel étroitement unis et inséparablement conjugués en lui, de là ces deux carrés symboliques, avec un point au centre indiquant l'unité de notre être, fait à la fois de chair et d'esprit.

Le signe est strictement pythagoricien formé par les bras tendus vers le haut. Il forme la lettre Upsilon, appelant l'infini. C'est la position classique de la prière.

Les 72 étoiles forment deux groupes de 36 feux. Car il y a deux carrés à illuminer, celui qui représente le corps et celui qui représente l'âme.

Le 87ème grade apprend à l'initié de se placer dans son cadre naturel, le Macrocosme, d'en percevoir l'unité et de vivre en unité avec tout ce qui vit autour de lui et en lui.

Il faut tendre les bras à la lumière et résonner sur la vie divine dans l'univers.

Secrets Oraux

A) Nous ne voyons qu'une partie de l'Univers. Le cadre vivant du Cosmos nous échappe. Nous sommes entourés et baignés d'influx extérieurs, qui agissent sur nous à notre insu. L'éveil de notre conscience d'Initié se fait par stades successifs. On s'intéresse à l'Univers, à la vie cachée, à son harmonie mathématique ; on perçoit celle-ci ; on jouit des beautés de la Nature.

On découvre l'unité de tout ce qui est; on se prend d'affection pour toute forme de vie ; plante, et l'on comprend le devoir de solidarité. Il faut augmenter et défendre son potentiel ; s'opposer à la souffrance qui la diminue ; à la mort, qui la supprime; à toutes formes de cruauté envers les vies inférieures. Au fur et à mesure que l'on avance sur le chemin de la compréhension de la vie universelle et de notre respect, on se dépouille du vieil homme, et on se préoccupe du bonheur de nos semblables. On devient de plus en plus altruiste et désintéressé. Telle est la pierre de touche de l'Initié.

B) Un second stade dans notre avancement intérieur consiste dans la perception de l'Œuvre d'UN Grand Architecte dans la Nature Entière. Bien qu’IL demeure pour nous incompréhensible et transcendant, IL existe ; IL est là; on le perçoit indirectement par son œuvre; celle-ci est éternelle comme lui ; elle est comme son reflet permanent. Il en résulte, qu'il est légitime d'avoir en nous un sentiment d'admiration et d'affection envers le Père de toutes choses que notre Rite appelle le Grand Architecte.

C) Un troisième stade de notre évolution consiste dans un regret de plus en plus vif et dans une affliction de plus en plus grande devant l'aveuglement et l'incompréhension de nos semblables. Égaré par les passions les plus déréglées; prisonniers de leurs préjugés ; victimes des appétits les plus grossiers et des sophismes les plus perfides, les hommes s'enlisent dans l'égoïsme et l'indifférence. Ils tournent le dos à la lumière; ce sont de malheureux profanes, qui vivent au jour le jour, qui n'ont que des activités animales et disparaissent sans avoir rien compris au sens de la vie et au destin de l'âme. L'Initié ne permet pas à ce qui est EN-BAS de dominer ce qui est EN-HAUT­. Notre Rite est ouvertement tourné vers le Spirituel. Il est donc à la fois idéaliste, altruiste, généreux et dynamique. Mais l'étude doit être graduée. La Lumière doit se donner par degrés successifs ; il ne faut pas aller trop vite.

D) Comme l'affirme une Tradition Antique, et comme le rappelle l'Upsilon de notre Grand Sceau, il y a deux voies; celle qui mène à la négation, au désespoir, à l'anéantissement de l'être ; et l'autre qui est Lumière ; qui répond à notre élan spontané ; qui nous relie au Cosmos vivant et nous y assure notre place heureuse ; cette Voie est celle de la Vérité. Elle ne peut se concevoir que par une osmose avec les plans supérieurs de l'Univers. Toute l'Égypte enseigne, pour l'éternité, cette sorte de mariage entre le Ciel et la Terre.

Conclusion

Le monde est autre chose qu'un simple amas de nébuleuses. Il est un être harmonieux, intelligent, il est l'émanation d'une Suprême Intelligence, qui le régit en permanence. L'Homme y a sa place légitime et a donc un destin spirituel, auquel il ne peut demeurer indifférent.

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Le Phénix

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

Le Phénix

Le thème de l'immortalité me renvoit immanquablement vers cet emblême de la résurrection que demeure le Phénix, ce même emblème que l'évêque Commodianus en soulignait l'essence lorsqu'il affirmait : "...en renaissant de la mort, l'oiseau phénix nous prouve qu'après ce qui doit arriver, nous pouvons naitre..."

Lactance transcenda les propos de l'évêque en soulignant à son tour que : "...Que le phénix puisse naitre, il le désire avant de mourir. Il est à lui meme son fils et son père, et son héritier,...le phénix obtient une vie éternelle par le bienfait de la mort...".

Lactance tout comme Commodianus nous révèlent de fait un mystère, celui qui exprime que le devenir dans l'au-delà se prépare maintenant dans le monde des vivants. Ils nous invitent à manifester dès à présent ce devenir afin que celui-ci devienne un jour, notre nouvelle réalité.

Car lorsque le phénix parvenu au terme de sa vie terrestre, décidera d'anticiper sa mort, seul son embrasement volontaire dans le feu de la purification et de la regénération l'autorisera à se projeter dans une nouvelle phase d'existence. Et en se répétant ainsi à l'infini, le phénix gagnera de fait l'immortalité.

Toute vie comporte un prix et ce prix pour chaque phénix (que nous sommes tous en puissance), c'est le passage obligé par l'autodafé, à l'image du Christ qui subit la crucifixion, à l'image des hommes soumis à la répétition de leur mort physique. Le message est on ne peut plus explicite : il faut que la chair disparaisse pour que l'accès à un nouvel état d'existence puisse prendre forme.

En effet, ce corps de chair ne sera pas le corps à venir, celui que Dieu nous réserve car l'Eternel nous donne un corps, selon sa Volonté propre.

Origène souligne d'ailleurs parfaitement ce qu'il nous adviendra lorsqu'il affirme que semé dans la corruption et purifié par le feu, notre corps immatériel d'essence spiritueuse, sera ressuscité incorruptible. Semé dans l'abjection des passions ténébreuses, Dieu le ressuscitera glorieux. Semé dans la faiblesse, Dieu le rétablira en force. Semé corps psychique, Dieu le transformera en corps spirituel.

Cette loi est éternelle. Elle s'applique à tous les hommes tout comme elle s'appliqua hier au Fils de l'homme. Tertullien l'affirmait dans ses écrits lorsqu'il déclarait en parlant de notre Sauveur : "...Il se renouvellera comme le phénix..., Il se relèvera de la mort et du tombeau, afin que tu croies que la substance du corps peut etre rappelée, même des flammes...".

En tant que maçon, cette affirmation nous est familière car les couleurs blanche et noire qui s'expriment dans tous nos tableaux de loge, à l'image du Baucéant de l'Ordre du Temple, nous ont révélé qu'il existe un feu qui ne brûle pas.

Ce feu est l'authentique Lumière qui brille dans l'obscurité. Ce feu, nous l'avons entretenu puis exalté à travers nos travaux symboliques.

Ce feu, nous n'avons pas permis à l'indifférence de l'éteindre tant vis à vis des hommes que vis à vis de notre Rédempteur, ce Rédempteur qui nous fera passer un jour l'épreuve de la mort, cette mort qui engendrera la transformation de nos corps.

Grace à l'Art Royal, nous nous sommes laissés progressivement illuminer par la Lumière de la Connaissance. C'est cette même Lumière qui constitue notre seul et unique juste salaire.

Les maçons que nous sommes, avons ultérieurement compris dans notre parcours maçonnique que la parole qui nous fut révélée lors de notre réception à la maitrise, Mak Benak, est aussi celle que nous devrons utiliser lorsque notre dernier instant terrestre sera venu.

En effet, la parole des initiés doit se donner à la Parole du Verbe qui à la fois la reconnait et se reconnait en elle, à l'unique condition toutefois que la modulation demeure juste de voix et de coeur. C'est là toute l'essence de la juste prononciation des lettres, comme SCHIBBOLETH le souligne parfaitement

Les non initiés ne sont cependant pas exclus. Loin s'en faut car pour eux, le Christ a offert son Nom et son Amour et aussi longtemps qu'ils exprimeront une once de vertu, d'amour ou de bienfaisance, la seule prononciation du Nom de Notre Sauveur les autorisera également à poursuivre leur voyage. Leurs âmes seront aussi légères que celles de la plume déposée par Anubis dans le plateau de balance de la Justice.

Cependant, gardons bien à l'esprit que tous autant que nous sommes, nous récolterons ce que nous aurons semé ici bas. Nos actes et nos intentions seront pesés en vertu de la Loi de Justice, préalablement aux trois pas de l'entrée dans la mort.

Notre Résurrection ne sera nullement immédiate et nous cheminerons par le Purgatoire pour épuiser les conséquences de nos erreurs volontaires, "...ces cadavres que nous trainons en nous..." (Héraclite).

Ce cheminement difficile et douloureux reste cependant indispensable car tout ce qui est corrompu, ne s'élévera jamais. La Jérusalem céleste ne se révélera qu'aux âmes incorruptibles et glorieuses.

Ainsi, le Seigneur est bien notre illumination et notre Sauveur (Psaumes. 26,1) et tel Isaie (60, 1), le temps est venu aujourd'hui de s'écrier : "...Illumine-toi, illumine-toi Jérusalem; car voici ta lumière...".

Je comprends ainsi qu'à chaque incarnation d'une âme, une nouvelle lumière s'élève à l'horizon avant de s'endormir jusqu'à ce que le baptême puis la foi révélée la réveillent et l'illuminent tel un flambeau, tel un guide protecteur.

Je comprends maintenant que la reconnaissance de notre Seigneur est la seule lumière qui nous autorise à percevoir cette lumière primordiale déposée en nous par l'Eternel.

Je comprends enfin que c'est cette lumière primordiale qui s'embrasera un jour tel le phénix et qui nous autorisera à vivre l'extase du face à face divin car celui qui s'unit au Seigneur, devient un seul esprit avec lui.

Ce n'est qu'à cette unique condition que les portes de la Cité Sainte: la demeure céleste des âmes éveillées, s'ouvriront alors toutes grandes à nos âmes de Cherchant, de Persévérant et de Souffrant.

                                                                                              Eques a Pace Christo.

 

 

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REAA30(extrait)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

L’ORATEUR

Vos premier pas dans l’angle d’un carré long, vous les avez faits avec précaution,l’un après l’autre, de façon mesurée. La maîtrise, vous l’avez atteinte, qu’en fuyant les mauvais compagnons, et en pénétrant avec amour l’esprit du Maître. Vous n’avez évité l’ouragan destructif de la neuvième voûte qu’en raison de la patience avec laquelle vous avez attendu de connaître le mot sacré qui ouvre normalement la porte.

Pasteur rosicrucien, vous n’avez amené définitivement à vous que ceux sur qui votre charité s’est exercée.

Vous voilà parvenus devant le dernier seuil à franchir. Une fois encore, vous éprouverez une limite. L’ultime initiation vous a placé sur le plan de la dualité symbolisée partout en cet Aréopage. Votre esprit anxieux pressent néanmoins que tout ne s’arrête pas là.

Hélas Chevalier, tout s’arrête là en ce monde. C’est sur ce plan, de toute nécessité, que vous devez agir.

Vous ne pouvez acquérir que la notion d’un plan supérieur qui est celui de l’absolu, où la dualité se résout en unité.

Mais vous ne pouvez pas vivre sur ce plan supérieur. Il faut redescendre sur celui de l’humanité, et vous y affermir pour agir efficacement. Votre action ne pourra que s’inspirer de la notion d’unité et elle constituera alors, pour vous comme pour ceux sur qui elle s’exercera, une préparation à une ascension qui excède les limites de votre vie.

Nous ne pouvons que vous indiquer les voies et les méthodes.

Soyez attentifs à l’enseignement qui va vous être donné.

LE COMMANDEUR

L’expérience humaine se réalise sous les deux modes différents et, sous bien des aspects, incompatibles entre eux.

Les voici représentés par les deux montants de cette échelle mystique.

D’un côté, les disciplines de l’intelligence, sciences et techniques qui supposent et affirment le déterminisme

Vénérable Maître des Cérémonies, faites les parcourir symboliquement par deux de nos récipiendaires.

(le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires, échelon par échelon, les noms des sciences qui y sont inscrits : grammaire, rhétorique, logique, arithmétique, géométrie, musique, astronomie)

Nous avons eu recours, pour symboliser la connaissance, à une forme qui peut sembler archaïque mais qui a l’avantage, une fois située historiquement, d’être soustraite aux discussions susceptibles de toucher une expression plus récente.

Ce n’est qu’un aspect de l’Univers.

De l’autre côté vous voyez représentées la moralité, c'est-à-dire les vertus et les valeurs,.

La moralité suppose la liberté.

(le Maître des Cérémonies fait lire aux récipiendaires de l’autre groupe, échelon après échelon : prudence, justice, sagesse, courage, foi, espérance, charité)

Telles sont les vertus qui ont animé votre cœur. Elles vous ont fait pénétrer l’Univers vivant en identifiant votre propre existence à celle des êtres qui le peuplent. Vous faites maintenant partie intégrante de cet univers dont vous êtes devenu l’un des éléments conscients.

Prenez la main du Chevalier qui se trouve à vos côtés et qui est parvenu à la même intégration que vous par l’autre chemin.

A vous deux, désormais, vous représentez deux aspects du cosmos, intimement combinés.

Ainsi réunis, indissolublement liés, vous allez réaliser le troisième aspect : l’action.

Mais l’action, c’est en ce monde que vous l’accomplirez. Vous savez où elle doit conduire. Vous avez entrevu le but à atteindre.

Nous n’avons plus d’autre enseignement à vous donner.

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Chrétien ou christique(auteur inconnu)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

Chrétien ou Christique, parallèles se rejoignant à l’infini

 

En raison des nombreux éléments propre au christianisme, tels que la croix latine, la formule INRI et toutes les références verbales issues du texte même des Evangiles, le 18ème degré reçoit couramment l’appellation de rite « christique », qualificatif au sens extrêmement large. Pas d’erreur possible, le 18ème degré est véritablement en lien avec la figure et les paroles de celui qui est l’origine de la religion chrétienne – peut-être conviendrait-il de dire des religions chrétiennes ?

Le point de départ, bien entendu, c’est cet homme natif de Jérusalem, il y a environ deux mille ans, dont le nom complet est Yéshoua ben Yossef, ben David, ce qui donne en français courant : Jésus, fils de Joseph, de la lignée de David…, homme jeune, porteur d’un charisme exceptionnel, qui a entraîné à sa suite de nombreuses personnes à qui il délivrait un enseignement nouveau, et qui prodiguait des guérisons miraculeuses, tout en prononçant des discours séditieux et provocateurs à l’encontre des autorités de sa propre religion. Comme chacun sait, selon la tradition, il a fini de manière infâme, sur une croix, à la suite d’un procès expéditif. Les écrits se rapportant à lui disent qu’il avait alors trente-trois ans.

On peut donc s’interroger, pour décider quelle appréciation s’avère la plus pertinente pour caractériser le 18ème degré : s’agit-il d’un rite chrétien ou d’un rite christique ? Il convient avant tout de s’entendre, sur le sens des mots. Pour l’adjectif chrétien nous retiendrons le sens de « ce qui se rapporte, à proprement parler, à la figure du christ » et pour l’adjectif christique nous retiendrons le sens de « dérivé du christianisme ». Sur cette base, j’examinerai tout d’abord, dans cette planche, la dimension chrétienne du rite, c’est-à-dire en rapport direct avec les paroles et la vie du christ ; dans un deuxième temps je considèrerai les aspects christiques, c’est-à-dire les dimensions d’ordre spirituel qui s’y sont rajoutées. Je terminerai en me concentrant sur le sens profond de ces deux termes à travers la notion de messianité qui définit, pour le mieux, la réalité ontologique du christ.

1 La dimension chrétienne

Depuis notre initiation au premier degré et le serment prêté sur le Volume de la Loi sacrée, ouverte au Prologue de l’évangile de Jean, nous sommes familiers du lien qui rattache la maçonnerie avec la tradition chrétienne. Cependant, pour celui qui accède au 17ème degré et qui entend pour la première fois les paroles qui y sont prononcées, ce dernier découvre, à condition de disposer d’un minimum de culture religieuse, que la maçonnerie qui se présente à lui maintenant s’appuie sur de solides et nombreux fondements néotestamentaires, autrement dit chrétiens. Cette constatation a lieu lorsqu’il apprend que le 17ème degré se situe en référence à l’Apocalypse, soit le dernier livre du Nouveau Testament, celui qui achève la Bible dans sa totalité.

 Différents éléments vont attirer l’attention des nouveaux candidats, dès lors qu’ils apprennent que le temple sombre où se réalise la première partie de l’initiation au 18ème degré prend le nom de « Golgotha ou calvaire ». De même, ils reconnaîtront au cours de cette cérémonie, puis dans le rite ordinaire, des fragments du texte sacré qui relatent la crucifixion. Citons par exemple l’heure du parfait maçon définie dans le rituel de reprise des travaux comme l’heure où le voile du Temple s’est déchiré. Chez Marc nous lisons ceci au chapitre XV, versets 37 et 38 :

« Jésus poussa un grand cri et expira. Le rideau du Temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ».

L’allusion ésotérique de ce phénomène est celle que la connaissance secrète de l’ancienne religion juive se trouve désormais offerte aux yeux de tous.

 Autre élément symbolique lié à la crucifixion, la pierre qui sue « sang et eau ». Ici nous avons dans l’Evangile de Jean, chap. XIX, verset 34, cette phrase : Un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau. En associant les deux liquides à la pierre cubique, le rituel désigne clairement la figure de Jésus, qui reprenant d’anciens propos du psaume 118 et d’Isaïe XXVIII, s’était identifié lui-même, à la pierre d’angle du Temple :

« Jésus leur dit : N’avez-vous jamais lu dans les Ecritures : La pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle ! »

(Mt. XXI – 42)

 Autre métaphore du rituel qui introduit la figure de Jésus dans la cérémonie : je veux parler de la rose sur la croix. Voici ce que dit le rituel :

« Cela se produisit quand la rose mystique sacrifiée sur une croix plantée sur une montagne s’éleva au ciel par trois carrés, trois triangles, et trois cercles ».

Étrange formule que cette « rose mystique qui monte au ciel » ! L’image fait partie des allégories poétiques inventées par les alchimistes dans lesquelles, je ne saurais entrer. Cependant, la phrase reprend trois éléments fondamentaux de la passion du christ : le sacrifice sur une croix, le site constitué d’une montagne, soit le Golgotha (lieu du crâne), et pour finir, le principe d’une montée vers le ciel…

 Ce relevé d’éléments chrétiens n’est pas exhaustif. Notons encore, toutefois, la référence aux trois jours de la descente aux enfers de la tradition chrétienne : de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, de même le Fils de l’homme sera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre. (Mt. XII – 40). Le rituel dit sobrement : « Après trois jours le Grand architecte de l’univers rendit tout son éclat à la lumière ». Terminons ce relevé en rappelant l’âge symbolique des Chevaliers Rose-Croix : trente-trois ans, l’âge du christ.

 Nous avons là, par conséquent, un nombre important d’indices qui nous confrontent avec les sources éminemment chrétiennes de ce rite. On ne peut, cependant, s’en tenir là, d’autres éléments se rajoutent qui élargissent cette thématique. C’est ce qu’on appellera la dimension christique.

2 La dimension christique

 Sur un mode ironique on dira peut-être, que vie du christ aura enflammé bien des imaginations ! En effet, depuis le moment de sa mort, jusqu’à notre présent le plus contemporain, elle aura inspiré des comportements, des engagements spirituels innombrables et variés qui se réfèrent tous à l’exemple et à la parole de Jésus. Le livre le plus publié après la Bible, depuis la Renaissance, d’un auteur anonyme, s’intitule L’Imitation de Jésus-Christ, et, sur la base de cette phrase de l’Evangile de Jean, « Celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres… » (Jn. VIII-12) enseigne à mener sa vie sur le modèle du Christ. Cette amplification du message chrétien imprègne totalement notre 18ème degré ce qui nous autorise à lui reconnaître une dimension christique.

 En premier lieu nous sommes obligés de mettre ici en évidence les trois vertus théologales, Foi, Charité, Espérance.

Ces trois vertus, sont commentées par le rituel de manière très prudente, de façon à ne pas tomber dans l’ornière du dogmatisme catholique. « Grâce à l’Espérance, l’humanité a toujours tendu vers le bien ». « La Foi est une tension qui se manifeste dans le cœur de l’homme et le porte à consacrer son énergie et même sa vie, à la poursuite de l’idéal engendré par l’espérance ». « La Charité est la beauté de l’âme qui permet d’adoucir l’existence si dure de tant d’êtres vivants ». Rien d’incompatible dans ces trois définitions, avec le message chrétien, bien au contraire.

Cependant il s’agit d’un développement christique sur la base de l’enseignement du premier apôtre, Paul. Le rituel- même lui rend son crédit en citant la Première Épitre aux Éphésiens :

« Quand j’aurais le don de prophétie et que je connaitrais tous les mystères et toute la science, quand j’aurais la plénitude de la FOI, une foi à transporter les montagnes, si je n’ai pas la CHARITÉ, je ne suis rien… ».

Paul est postérieur d’une vingtaine d’année à la naissance du christ et ses Épitres participent du développement du christianisme à travers les communautés juives, du pourtour méditerranéen, favorables à l’évolution de leur religion et qui vivaient dans leur chair les persécutions dont ils étaient l’objet. L’écrivain Emmanuel Carrère, dans son livre intitulé Le Royaume, consacré à sa foi personnelle, a sur Paul une appréciation pleine de sens. Il dira de lui : transposé dans les dix premières années de la révolution bolchévique, en Russie, le personnage de Paul me fait penser à un général de l’armée blanche, qui, ayant épousé la cause du communisme, cherche à être plus léniniste que les premiers acteurs de la Révolution rouge… ,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,,

 Autres aspects qui correspondent à ce que nous pouvons considérer comme des éléments de nature christique, ce sont toutes ces petites formules qui émaillent le rituel, pas vraiment présentes dans le Nouveau Testament, mais toutes porteuses d’une connotation chrétienne. Exemple : « Qui vous a reçu ? Le plus humble de tous…parce qu’il était le plus éclairé, sachant que toute inspiration vient d’en haut… ». Cette dernière formulation, toute inspiration vient d’en haut, fait écho indirectement aux multiples citations relatives à « ce qui est donné » aux hommes, venant du Tout-Puissant.

Ne parlons pas des notions de Lumière dissipant les ténèbres, ou de Lumière revenue dans tout son éclat… qui renvoie au Prologue de l’Evangile de Jean. De même l’usage de la formule hoshée, qui veut dire sauveur, soit le nom-même de Jésus.

On ne saurait oublier la symbolique de la « table fraternelle » où nous procédons à la cérémonie de la cène, avec le partage du pain et du vin, et la formule ambiguë, à mes yeux, dans ce contexte : « Tout est consommé ! »

3 Au-delà des mots (conclusion)

 Je terminerai ce texte par quelques réflexions qui répondent directement à la question posée : Chrétien ou Christique, parallèles se rejoignant à l’infini ? Compte tenu de ce que je viens de dire, démontrant que les qualificatifs sont tous deux justes et pertinents à la base. Il en ressort selon moi, que la question ne se pose pas : par définition les parallèles ne se rejoignent jamais. Ici le point de départ à ces deux mots, « christique ou chrétien », est commun, car il s’agit du christ, plus précisément ses paroles et son exemple. Dans la distinction entre chrétien et christique il y a un sous-entendu dans lequel, pour ma part, je ne rentre pas, sous-entendu qui attribuerait a priori le qualificatif de « chrétien » aux églises se réclamant de Pierre, et celui de « christique » à la maçonnerie laquelle se réclame de Jean. Si l’on veut voir les choses de près, je ne pense pas qu’il n’y ait de grosses différences. Ce qui peut varier c’est l’intensité dans la référence au christ, et certainement la qualité de cœur qu’on y met. Le reste est une affaire de forme, de mise en scène…

Ces deux termes procèdent de la même racine grecque, à savoir l’adjectif christos dont le sens est : qui a reçu l’onction. En français il faudrait dire l’oint, mais la sonorité de ce mot passe mal dans cette langue. Ce mot, oint est un décalque de l’hébreu biblique mashiah qui a donné le terme messie en français. Cela correspond à la désignation d’un être particulièrement consacré pour accomplir la volonté du Tout-Puissant, au moyen d’un geste fait par un grand prêtre ou prophète, selon le Lévitique, qui verse l’huile contenue dans une corne évidée de bélier sur le front d’un personnage d’exception, futur chef, en général. Ce geste a été repris lors du couronnement des rois de toute la chrétienté occidentale. L’huile étant appelée le « saint chrême », faisant ainsi des personnages oints, autrement dit des « christs » à leur tour. Le rite écossais ancien et accepté reprend ce geste hautement sacré au 14ème degré, dès lors que le T.F.P.M. prononce ces mots :

« En mémoire de l’onction que reçurent Aaron, David et Salomon, je vais imprimer sur vous la marque du G.A.D.L.U. ! ».

S’ensuit le geste symbolique que nous avons tous connu exécuté avec une truelle d’or appliquée sur les yeux, la bouche et le cœur…

Ce mot Mashiah francisé, via les communautés juives de France, en « messie », désigne l’envoyé de Dieu qui doit sauver le monde à la fin des temps. Une expression populaire reprend cette idée employée pour évoquer une personne en retard : « Tu tardes comme le messie ! » Il importe donc de ne pas perdre de vue cette notion quand on emploie ces mots, chrétien, ou christique. Toutefois devons-nous nous satisfaire de ces deux qualificatifs. Pour ma part je ressens une certaine restriction dans ces termes, restant, pour ma part, attaché à une conception judéo-chrétienne de la maçonnerie. Si elle est chrétienne elle est aussi judéenne. Le cadre le veut avec les deux colonnes J. et B., les dix offices hérités du minyan juif etc.

Cependant, il y a encore autre chose qui caractérise la spiritualité juive dont nous avons reçu l’héritage, même si cela n’est pas dit très clairement : le propre de cette spiritualité qui résume et exalte les dix commandements est la suivante : c’est « l’étude de la Loi ». Jésus brodera en insistant sur l’amour à avoir pour le Dieu unique et l’amour pour notre prochain, mais conclura en disant : « De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes » (Mt. XXII – 40). « La Loi et les prophètes » résument ainsi la marche du monde qu’en tant qu’initiés nous sommes appelés à méditer.

Tel est bien le message judéo-chrétien donné au 18ème degré !

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REAA32(extrait)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

PRIERE POUR LA CLOTURE DES TRAVAUX AU 32 EME DEGRE.

 

Notre Père, qui êtes présent partout dans l'Univers que vous avez créé, que nous savons être présent parmi nous, enseignez-nous à vous aimer avec ferveur, à vous servir dignement, à avoir foi dans votre bonté et dans votre sagesse et à espérer dans la destinée future de l'homme!

Puisse votre royaume de paix et d'amour fraternel venir sur cette terre quand vous le jugerez bon et, pendant que nous l'attendons, rendez nous patient et capable de dire sincèrement :

"Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel".

Faites grandir en nous, ce jour et tous les jours de notre vie, cette connaissance et cette vertu qui sont le pain spirituel de l'âme et, si quelqu'un nous induit en erreur ou nous fait du mal, rendez nous capable de lui pardonner pour que nous puissions sans honte vous demander de nous pardonner comme nous pardonnons à nos Frères.

Donnez nous le courage et la patience et ne nous laissez pas succomber à la tentation ni sombrer dans le désespoir!

Gardez nous de commettre l'erreur et le mal car nous sommes vos enfants faibles et errants qui ont besoin de votre soutien et de votre pardon.

Acceptez notre amour, notre gratitude et notre adoration, et continuez de nous bénir, de nous protéger et de nous aider.

AMEN, AMEN, AMEN, AMEN, AMEN.

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REAA 33(extrait)

Publié le 18 Mai 2026 par T.D

DISCOURS HISTORIQUE

Le T\ Puis\ Souv\ G\ Commandeur en chef, Souv\ des Souv\, Prince du Royal Secret, fut notre ILL\ F\ Frédéric II, roi de Prusse ; il établit ce grade de concert avec le T\ ILL\ F\ Sérénissime Altesse Royale Louis de Bourbon, prince du sang français, et d'autres Ill\ personnes qui avaient les Grades de Chev\ Kadosch et de Prince du Royal-Secret. 

Le Grade de Chev\ Kadosch est le plus éminent et le plus important. Dans ce Grade, vous Vous êtes solennellement obligé sans restriction à détruire un ordre d'hommes pour les crimes qu'il a commis depuis plusieurs siècles, sans égard aux principes communs de l'humanité et aux lois du pays; malgré les grandes précautions prises dans le choix des candidats, quelques personnes indignes d'être admises peuvent y être reçues, et d'autres, par un zèle mal dirigé ou par un enthousiasme religieux dans l'observation littérale de leurs obligations peuvent être induites à commettre des actions qui ne furent jamais permises ; en conséquence, le roi forma et établit, le 1er mai 5786, le 33ème degré, pour fixer l'étendue des devoirs du Kadosch. 

Le roi, persuadé que, selon le cours des événements humains, il ne pouvait plus espérer vivre encore beaucoup d'années, conçut et exécuta le glorieux dessein de concentrer le Souverain pouvoir maçonnique de l'ordre du Prince du Royal-Secret en un conseil de Grands Inspecteurs Généraux, afin qu'il pût, après son décès, régler, conformément à la constitution et aux statuts qu'il forma alors, le gouvernement de la maçonnerie dans tous les Grades, depuis le 17ème ou Chev\ d'Orient et d'Occident inclusivement, laissant l'inspection des loges symboliques, de la Grande, ineffable et Sublime loge de Parfait maçon ou de Chev\d'Orient, au Grand Conseil des Princes de Jérusalem, qu'il concevait être justement chargé de ce pouvoir. Le nouveau Grade institué s'appelle Souverain Grand Inspecteur Général au Suprême Conseil du 33ème degré. 

Les Prince du Royal-Secret sont députés des Grands Inspecteurs Généraux ; ils agissent en vertu de pouvoirs spéciaux accordés à cet effet, mais le pouvoir apparient à ce Grade. Quand le conseil est formé, il peut prendre connaissance de toutes les circonstances qui dépendent de la maçonnerie, depuis le 17ème Grade et au-dessus, entendre tous les appels les conseils ou des individus, au-dessus du grand conseil des Princes de Jérusalem, comme il est plus amplement expliqué dans les constitutions qui accompagnent ce grade. Nul Inspecteur général ne possède aucun pouvoir individuel, dans un pays où est établi un Conseil de Grands Inspecteurs Généraux, parce qu'il faut la majorité de voix des membres du Conseil pour donner de la légitimité à la décision que pourrait prendre un grand Inspecteur Général. En conséquence des pouvoirs dont les Inspecteurs du Grade sont revêtus, il a été nécessaire de limiter leur nombre. 

Il s'ensuit qu'un Conseil ne peut être composé que de 9 membres, cinq desquels, au moins, doivent professer la religion chrétienne. Nulle affaire ne peut être traitée, ou ce grade donné que quand 3 membres sont présents ; excepté pour établir ou composer un Conseil, ainsi qu'il est prescrit par la constitution.

Il ne peut y avoir qu'un Conseil de ce Grade, par chaque nation ou royaume d'Europe; deux dans les États-Unis d'Amérique, le plus éloigné l'un de l'autre qu'il est possible ; un dans les îles anglaises de l'Amérique et un dans les îles françaises. Aucun des Inspecteur ne peut posséder ce grade manuscrit, que ceux qui, d'abord, forment chaque Conseil. Quand un Inspecteur va dans un autre pays établir ce grade, le manuscrit lui est donné, sous l'obligation de ne jamais le donner, excepté à celui qu'il choisira pour le seconder dans cet établissement. Les signes et les mots, seulement, sont donnés à tous les Inspecteurs. 

La vengeance des injustes cruautés, insultes et injures articulées contre les Chevaliers templiers, sans qu'ils les eussent provoquées et dans lesquelles les Chev\ de Saint Jean de Jérusalem ou de Malte participèrent et qui donnèrent lieu à la formation du Grade de Kadosch est, d'une manière sensible, parfaitement directe dans ce Grade. D'après l'histoire des Chev\ de Malte par l'abbé Vertot, les Chev\ templiers formaient un ordre de chevalerie maçonnique institué sous le pape Gélase II. Vers l'année maçonnique 5147 ; ils étaient ainsi appelés, parce qu'ils demeuraient dans une partie du temple de Jérusalem, non loin du sépulcre de Jésus Christ. Ils recevaient et assistaient charitablement les étrangers et les chrétiens pèlerins. Revêtus de leurs armures, ils les conduisaient dans la Terre sainte, pour y voir les monuments sacrés de la chrétienté et sans qu'ils eussent à craindre les infidèles. 

Cet ordre s'accrut en nombre, en pouvoir, en richesses, et vers l'an 1200, il se répandit dans toute l'Europe. Leurs principales commanderies étaient situées sur les bords de la Méditerranée. Leur influence et leurs possessions étaient immenses et paraissaient s'augmenter journellement. Philippe le Bel, roi de France, en devint jaloux ; et cette jalousie se transforma en une haine implacable, lorsqu'ils embrassèrent la cause de Boniface VIII, dans les différents qu'il eut avec le roi. Philippe ne pardonna jamais aux Templiers leur conduite dans ces différents. 

Le 13 octobre 4309, il fit arrêter tous les Chev\ Templiers qui se trouvaient dans son royaume et les livra aux plus cruels supplices. En 1312, l'ordre fut supprimé par le pape Clément V, à la demande du roi de France. Les rois d'Angleterre, de Castille, d'Aragon et de Sicile, le comte de Provence et tous les souverains de l'Europe firent arrêter les Chev:. Templiers, s'emparèrent de leurs possessions et mirent des gardiens dans leurs commanderies. 

Le 1er octobre 1312, le concile de Vienne (en Dauphiné) bannit l'ordre, de concert avec le pape, et donna la plus grande partie de leurs possessions aux Chev:. Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, Chev\ de Rhodes, maintenant nommés Chev\ de Malte, qui furent établis vers l'an 1420, lorsque Honorius fut élu pape. 

Les Chev\ Kadosch furent appelés Chev\ Templiers ; mais, après leur massacre par ordre de Philippe, le peu qui échappa fut obligé de changer de nom et d'apparence pour mieux éviter la persécution de leurs ennemis, jusqu'à ce que leur nombre fût augmenté, et qu'ils fussent en état de prendre les armes pour leurs justes et légitimes droits.  

Ils cessèrent de porter le cordon noir et la croix rouge, et y substituèrent un cordon large couleur de sang, porté de l'épaule gauche à la hanche droite, auquel était suspendu un aigle noir à 2 têtes, les ailes étendues, tenant dans ses serres une épée nue. 

Vers l'an maçonnique 5767, des recherches furent faites à Paris pour s'assurer si des Maçons qui prenaient le titre de Chev\ Kadosch, étaient des Templiers. Si cette découverte eût réussi, cet ordre eût été une 2ème  fois anéanti ; en conséquence, il fut déterminé par le G\Cons\de communication de Berlin et de Paris, qu'ils prendraient, à l'avenir, le titre de Chev\de L Aigle blanc et noir. 

Pour que les Chev\ de Malte puissent conserver les possessions qu'ils ont illégalement reçues, ils se sont obligés à exterminer l'ordre du Temple, dont les Chev:. sont actuellement et de bonne foi, ceux qui ont le grade de Chev:. Kadosch ou de l'Aigle blanc et noir. Les Chev\ Kadosch se sont personnellement et mutuellement promis et juré, au nom et en présence du grand et éternel Dieu, de conserver haine et inimitié éternelle envers les Chev\de Malte, et de les détruire, quand ce sera en leur pouvoir. 

Quoique nous nous soyons imposé le devoir de nous efforcer à exterminer cet ordre qui, lui-même, s'occupe de notre destruction, il est cependant convenable que l'étendue de notre inimitié et des hostilités envers cet ordre soit bien définie, cette obligation n'exige pas que si quelqu'un de nous allait pour ses affaires dans la Méditerranée ou que, rencontrant, par accident, quelque Chev\ de cet ordre, il fût obligé de le poignarder, cela serait un meurtre condamné par les lois de tous les pays, et il serait puni de mort Mais, si quelques souverains puissants leur déclaraient la guerre, nous sommes liés par l'obligation solennelle que nous avons prononcée, et si nos affaires nous le permettent, nous devons joindre immédiatement l'armée de leurs ennemis, et employer tous nos talents, soit dans le cabinet, soit dans les camps, pour efforcer à exterminer cet ordre, afin de rentrer en possession des places fortes et riches qui, de droit appartiennent aux Templiers. 

Les différents grades maçonniques étant obligés d'obéir à leurs supérieurs, il s'ensuit que lorsque le corps maçonnique sera assez nombreux et puissant, il sera conduit à l'ennemi par les Souv\ du 33ème degré, et si les armées étaient victorieuses, les Chev\ Kadosch se déclareront, prendront possession du pays, dont ils sont maintenant illégitimement privés et resteront sous la bannière et la protection de ce grade, dont ils recevront un système de gouvernement fondé sur les droits des Chev\ et sur leur zèle, leurs services et vertueuses souffrances pendant tant de siècles. 

Quand nous entrerons en campagne contre nos ennemis, nos forces seront dirigées sous les ordres donnés dans le grade de Prince du Royal-Secret, mais comme le T\ Ill\ Souv\des Souv\ a bien voulu revêtir ce grade du pouvoir exécutif suprême, le commandement des troupes, après son décès, nous est dévolu. En conséquence, Sa Majesté le roi Frédéric a ordonné que les 1er et 2ème Commandeurs commanderaient sur les troupes, districts, nations et royaumes sur lesquels ils ont la juridiction maçonnique. 

A l'arrivée des troupes de terre au lieu désigné, à Jérusalem, le Conseil Suprême de tous ceux qui auront reçu le 33ème grade s'assemblera immédiatement ; chaque Inspecteur général produira ses lettres de créance pour ce grade, et le possesseur du plus ancien titre sera déclaré et proclamé aux troupes en qualité de généralissime et prendra le titre de Très Puissant Grand Commandeur. Tous les autres grades militaires seront donnés successivement, selon les différentes dates des lettres de créance. Les titres de même date seront déterminés par le ballottage. 

A l'avenir, tous les rangs, honneurs, dignités, titres, possessions, etc., seront héréditaires. Le gouvernement de l'Ordre restera dans la famille du Souverain Grand Commandeur. 

A la réduction des Chev\ de Malte, le Souverain Grand Commandeur assemblera immédiatement un Suprême Conseil du 33ème degré, dans lequel seront formés une constitution et un système de gouvernement pour l'Ordre, qui sera toujours militaire ; l'Ordre alors prendra un titre réel. 

L'uniforme de l'Ordre, en campagne, est bleu, revers et bords blancs, boutons blancs sur lesquels est le bijou du 33ème, qui est l'aigle à 2 têtes, et sur les boutons plus petits, le  chiffre 33. 

Comme nous avons de puissants ennemis à combattre, il convient, pour nous mettre à l'abri des ruses des méchants, d'être perpétuellement on garde et discrets. Nourrissons, dans nos coeurs, le germe de la vertu, et, dans notre conduite et nos expressions, n'offensons jamais personne. Respectons la race humaine, même dans nos ennemis. Combattons-les ouvertement et avec honneur, et, si nous devenons victorieux, ne tachons pas nos lauriers on insultant nos ennemis vaincus. Prouvons-leur, par la magnanimité de notre conduite, que la justice n'exige point l'aide d'une main assassine, mais que la vertu sera la récompense de nos travaux. Convainquons les de l'atrocité de leur conduite par la droiture de la nôtre, et de leur injustice par notre clémence. En quelque pays où la capricieuse fortune puisse vous jeter, soyez fidèle et obéissant à ses lois et à son gouvernement, car un Maçon, un Chev\ qui ne serait pas fidèle au pays qu'il habite, n'hésiterait pas à sacrifier le secret de son ordre. 

Vénérez l'être qui vous a donné la naissance. Soyez tendre mari envers l'associée de votre coeur, et père affectionné de votre progéniture ; élevez-la et dirigez-la dans les sentiers de la vertu et de la religion ; que votre vieillesse soit couronnée de la paix de l'âme ; qu'elle soit exempte de reproche. Instruisez votre fils dans l'Ordre maçonnique; soyez sincère envers vos amis et vos frères, supportez patiemment leurs défauts ; soyez indulgent pour la faiblesse de l'espèce humaine ; soyez l'exemple vivant de la vertu et de la bienfaisance pour tout ce qui vous entoure. Aidez le pauvre et l'affligé; donnez-leur les secours dont ils ont besoin, selon vos facultés, et, surtout, offrez sans cesse des prières au Grand Architecte et éternel Dieu, pour toutes les preuves signalées de bonté et de miséricorde que vous avez reçues de lui, et efforcez-vous, avec ardeur, d'atteindre à cette béatitude céleste et éternelle que lui seul peut accorder. 

Amen !Amen !Amen !

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