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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rassembler ce qui est épars, rechercher par thème.

Les Esséniens dépositaires des Manuscrits de la mer Morte

Publié le 4 Septembre 2009 par Thomas Dalet dans Spiritualité


cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

  Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

  Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

  Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

  Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

  Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

  Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

  Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

  Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

  Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

  La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

  Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

  Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

  La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

  Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

  Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

  De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne ( premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

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GODF et les femmes : non et encore non ! (www.hiram.be)

Publié le 4 Septembre 2009 par Thomas Dalet

Le blog de notre Frère Jiri Pragman est une référence en matière de réactivité. Il vient de le prouver en publiant les résultats du Convent du GODF qui se déroule en ce moment à Lyon .

Je le cite :

" Convent de Lyon. Les délégués auraient donc voté non aux 2 questions :
  • pour ou contre l'initiation de femmes ?
  • pour ou contre l'affiliation de Sœurs ?


La mixité est donc repoussée. Le GODF s'affirme donc comme une Obédience masculine (51% de oui)."

Vos commentaires m'intéressent sachant que la RL de Recherche Lawrence Dermott sera mixte.

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Grade de Maître de Loge

Publié le 2 Septembre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire de la Franc-Maçonnerie

La Loge qui représente l’appartement où se tient la Cour de Cyrus, roi des Assyriens régnant à Babylone, doit être tendue de vert et éclairée par tel nombre de bougies que l’on juge à propos. A l’orient doit être un trône élevé sur 7 degrés sur lequel s’assoit le Maître qui représente Cyrus sous le titre de Souverain.

Le Premier Surveillant se nomme: Nabuzardin,

le Second : Mitridatte,

le Secrétaire : Chancelier,

le Maître des Cérémonies : Grand Maître,

les Frères : Grands Architectes

et le récipiendaire : Zorobabel.

Le Maître et les Officiers portent au col un grand cordon vert moiré tombant en pointe sur l’estomac, au bas duquel pend le bijou de l’Ordre qui sont deux épées en sautoir nouées par la lame.

Ce bijou doit être d’or.

Le Maître a un sceptre, et les Frères l’épée à la main; ils ont un large cordon vert moiré passé en bandoulière de gauche à droite au bas duquel pend le bijou ci-dessus. Ils ont de plus un tablier et une paire de gants de peau blanche doublés et bordés de taffetas vert.

Le tableau de la Loge doit représenter l’enceinte ou espace du terrain dans lequel le second temple a été bâti; il doit y reparaître avec toute la splendeur. Le tout ainsi préparé, I’on ouvre la Loge comme il suit ci-après.

Avant que d’ouvrir la Loge, on fait d’abord dire une messe du Saint Esprit à laquelle le Maître et tous les Frères assistent, ainsi que le récipiendaire. Cette messe finie, I’on introduit le candidat dans la Chambre de préparation. Pendant ce temps le Maître et tous les Frères entrent en Loge, puis chacun ayant pris sa place, le Souverain ouvre la Loge comme il suit.

Le Souverain s’étant fait assurer des portes ainsi que de tous les Frères pour savoir si ils sont Vénérables de Loge, frappe 7 coups de son maillet sur l’autel de cette façon : 00000...00..

ce qui sert de signal aux Frères pour se tenir debout et à l’ordre. Les Surveillants les ayant répétés sur le maillet l’un de l’autre, le Souverain après avoir fait quelques demandes du catéchisme au Premier Surveillant, prend la parole et dit à toute l’assemblée:

 

LE SOUVERAIN

 

Mes Vénérables Frères, la Loge de Vénérables maîtres de Loge est ouverte. Faisons notre devoir.

Les Surveillants ayant répété tour à tour la même chose, tous ensemble, on fait le signe, on applaudit ensuite par chacun sept coups dans ses mains, puis chacun ayant pris sa place, l’on procède à la réception de même et ainsi qu’il suit.

La Loge étant ouverte, le Frère Expert ou Préparateur, par ordre du Souverain, sort et va trouver le candidat dans la Chambre de préparation. Y étant entré, il lui fait différentes questions sur le dernier grade qu’il a passé, puis l’ayant fait décorer des affributs du dit grade, il le prend par la main et le conduit la vue libre et l’épée au côté, à la porte de la Loge où étant il frappe 7 coups comme cy devant, auxquels on répond en dedans par 7 autres; puis après les cérémonies usitées pour annoncer et ouvrir, I’on introduit le candidat a l’occident de la Loge où étant le Premier Surveillant en prévient le Souverain, qui ordonne au Second Surveillant de le faire voyager 3 fois autour de la Loge; ce qu’il fait.

De retour à l’occident le Souverain ordonne au Second Surveillant de la faire parvenir jusqu’à lui.

Arrivé au pied du trône ainsi qu’il est ordonné, le Souverain le fait mettre a genoux, ensuite il fait avec son sceptre un signe de croix sur le candidat en disant :

D... Que demandez-vous, mon Frère ?

R... Vénérable Grand Maître, que vous me fassiez la faveur de me recevoir Maître de Loge.

D... Vous me demandez une grâce qui ne doit être accordée qu’à ceux dont le mérite les en rend dignes et qui sont disposés à pratiquer les œuvres de miséricorde envers les pauvres maçons, ainsi qu’à verser leur sang pour la défense de la religion chrétienne et le service du Roi.

Consentez-vous à toutes ces choses ?

R... Oui, Vénérable Grand Maître.

Sur cette réponse, le Souverain lui dit:

Mon Frère, comme nous avons appris par des preuves certaines et convaincantes que les conditions nécessaires à la grâce que vous nous demandez sont en vous, cela nous a déterminés à vous l’accorder; mais auparavant que de vous l’accorder nous voulons savoir de vous si vous êtes disposé de vous servir de votre épée pour la défense de la Maçonnerie, le service de votre Souverain et l’honneur de l’Ordre, et la protection des misérables Frères.

Sur sa réponse, il lui dit:

Je vais vous recevoir Maître de Loge, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

En prononçant ces paroles, il fait avec son sceptre un signe de croix sur le récipiendaire, ensuite il se lève de son fauteuil, tire l’épée du fourreau du récipiendaire et lui donne deux petits coups, savoir un sur l’épaule droite et l’autre sur l’épaule gauche, en disant :

Par notre Très Vénérable Grand Maître, le duc de Chartres, je vous fais Vénérable Maître.

Le Souverain s’assoit ensuite dans son fauteuil puis présente l’épée au candidat, en lui disant:

Servez-vous de votre épée selon l’esprit de la Religion et non selon le mouvement de vos passions; souvenez-vous que vous n’en devez jamais frapper personne injustement; prenez-la et soyez désormais vigilant au service de la Maçonnerie et de votre Souverain, soumis à leurs ordres et particulièrement à leur correction. Sachez que les lois de l’Ordre Royal de la maçonnerie de laquelle vous êtes Maître vous obligent à l’exercice de toutes les vertus chrétiennes et morales, et à les porter à un plus haut point de perfection que le commun des Maçons.

Le Souverain descend ensuite de son trône et y fait monter le candidat un instant ; y étant assis, I’on pose au dessus de sa tête deux épées mises en sautoir et un réchaud plein de feu au-dessous des pieds. Le candidat ainsi purifié, le Souverain le fait descendre de son trône et reprend sa place; il fait ensuite mettre le candidat à genoux au pied de l’autel, sa main droite sur le saint Évangile, puis en cette attitude, il lui fait prononcer à haute voix l’obligation suivante:

Moi, N.N..., je promets et je jure au Dieu tout Puissant, d’observer toute ma vie les saints Commandements, de les suivre d’un grand zèle pour la défense de la foi, lors toutefois que cela me sera commandé par mes supérieurs. Je promets ainsi d’exercer la charité et les œuvres de miséricorde envers les pauvres Maçons et selon mon pouvoir. Comme aussi de garder à mon Souverain une inviolable fidélité, ainsi qu’à Monseigneur le Grand Maître et de leur rendre une parfaite obéissance. Je promets en outre de garder un secret inviolable sur nos mystères, ainsi que sur tous les autres grades de l’Ordre royal; ainsi que Dieu, très bon et très puissant me soit en aide et ce Saint Évangile par moi touché.

Il baise le Saint Évangile, ensuite de quoi, le Souverain le fait relever, et lui dit :

Mon Frère, venez promptement que je vous embrasse, et que je vous reconnaisse comme Maître de Loge, et, mon Frère, en cette qualité comme défenseur de la foi, protecteur des Maçons, et comme sujet soumis à nos règlements.

Le candidat arrivé à la droite du Souverain, celui-ci le décore des gants, tablier, cordons et bijou dont on a fait la description ci-devant; ensuite de quoi il l’embrasse, puis il lui donne le signe, mots et attouchement comme il suit.

Le signe se fait en mettant l’un et l’autre l’épée à la main et se les passer réciproquement par dessus la tête les lames croisées.

Le mot sacré est “jeek jeek” qui veut dire “je le suis”, il sert aussi de mot de passe.

L’attouchement se donne en s’empoignant l’un et l’autre la main droite, et la glissant réciproquement jusqu’au bout des doigts.

Le Souverain ayant donné au candidat le signe, mot et attouchement, il l’envoie se faire reconnaître comme Vénérable Maître à toute la Loge. Ce qu’il fait; de retour auprès de lui il lui fait prendre place parmi les Vénérables Maîtres, puis toutes les réceptions étant finies, il procède à l’instruction comme et ainsi qu’il suit.

 

D... Etes-vous Vénérable de Loge ?

R... Oui Souverain, je le suis.

D... Comment vous appelez-vous ?

R... Comme récipiendaire Zorobabel et comme Vénérable Cyrus.

D... Pourquoi ?

R... Parce que ce fut de Cyrus que Zorobabel reçut directement l’ordre de rétablir le temple du vrai Dieu.

D... Comment avez-vous été reçu ?

R... Entre le fer et le feu.

D... Pourquoi par le fer ?

R... Parce qu’on me l’a mis en main pour punir les traîtres à la Maçonnerie, et faire exécuter de point en point dans ma Loge les statuts qui m’ont été donnés et confiés par celui qui m’a constitué.

D... Pourquoi par le feu ?

R... Pour faire voir que j’ai été purifié de la tête au pieds par le fer et le feu.

D... Comment vous faites-vous reconnaître comme Vénérable Maître de Loge ?

R... Par signe, mot et attouchement.

D... Donnez-les moi.

On les donne.

D... Quelle heure est-il ?

R... Minuit sonné, Souverain.

 

Après cette réponse, le Souverain frappe 7 coups comme ci-devant de son maillet sur l’autel, lesquels servent de signal à tous les Frères pour se tenir debout et à l’ordre, c’est-à-dire l’épée nue à la main. Les Surveillants les ayant répétés tour à tour sur le maillet l’un de l’autre, le Souverain prend la parole et dit à toute l’assemblée :

Mes Frères, la Loge des Vénérables Maîtres de Loge est fermée. Faisons notre devoir.

Les Surveillants ayant répétés la même chose sur chacune de leur colonne, tous ensemble on fait le signe; on applaudit ensuite par chacun 7 coups dans ses mains.

Cela fait l’on se donne le baiser de paix, puis la quête pour les pauvres étant faite, chacun après le banquet usité se retire en paix.

référence: National Library of Australia, Clifford Ms 1077/44

 

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Cérémonie d'installation du Vénérable Maître

Publié le 2 Septembre 2009 par Thomas Dalet dans Histoire de la Franc-Maçonnerie


Revue «LE SYMBOLISME» numéro 353, année 1961

Notes sur la cérémonie ésotérique d'installation des Maîtres de Loges

par René GUILLY

 

La première apparition importante dans l'histoire maçonnique de la cérémonie ésotérique d'installation des Maîtres de Loges se produisit au moment du grand schisme anglais de 1753 -cet évènement d'une importance capitale que l'on rencontre inévitablement dès que l'on aborde en profondeur les véritables problèmes maçonniques.

En effet, parmi les nombreux griefs faits aux «Modernes» de 1717 par les «Anciens» de 1753 et qui sont énumérés tout au long par B.E. Jones dans son «Freemason's Guide and Compendium» (p. 201) figure celui-ci : «avoir laissé tomber en désuétude la cérémonie ésotérique de l'installation du Maître, quoique quelques-unes de leurs loges aient pratiqué de bonne heure une telle cérémonie et continue de leur propre initiative a le faire».  

Les «Anciens» tenaient essentiellement à cette cérémonie qui était chez eux une des conditions pour être «exalté», si l'on nous permet cet anglicisme, au grade de L'Arche Royale. C'est d'ailleurs cette condition et le désir de nombreux frères d'être admis aux secrets de L'Arche Royale qui amena cette cérémonie ésotérique à se transformer en une sorte de 4e degré, souvent conféré après une élection fictive à la charge de Vénérable. Ce 4e degré passa même parfois, et notamment aux U.S.A., sous la juridiction des chapitres de L'Arche Royale.  

Il importe avant tout de savoir si, du point de vue traditionnel, cette accusation était fondée.

 

Henry Sadler dans ses «Notes on the ceremony of Installation» (1) estime que la première trace de cette cérémonie se trouve dans les Constitutions d'Anderson de 1723. On relève en effet a la page 71 de cet ouvrage, inclus dans «La manière de constituer une nouvelle loge», le passage suivant : «Sur quoi le Député répétera les obligations du Maître, et le Grand Maître questionnera le Candidat (2) disant «Vous soumettez-vous à ces obligations ainsi que les Maîtres l'ont fait de tout temps ? » Et le candidat signifiant sa cordiale soumission à celles-ci, le Grand Maître, au cours de certaines cérémonies significatives et conformément aux anciens Usages, I'installera et lui présentera les Constitutions, le Livre de Loge, et les Instruments de son office, non pas tous ensemble, mais l'un après l'autre.  

Il est certain que l'on trouve ici plus que des indices d'une cérémonie d'installation réservée au Maître de la Loge.

 

Un peu plus de lumière a été jeté sur ce problème dans les années 1809 et 1810. Le 26 octobre 1809, le Prince de Galles -plus tard George IV- Grand Maître des Modernes, avait délivré une patente à une loge de Maîtres expressément chargée de rechercher puis de promulguer les anciens Land-Marks du Métier.

Il s'agissait de préparer I'union qui devait intervenir en 1813 entre les deux grands corps rivaux, en revenant à certains usages après avoir reconnu leur authenticité traditionnelle.

Dans sa première tenue, le 21 novembre 1809, cette loge adopta le nom, sous lequel elle est entrée dans l'histoire, de Loge Spéciale de Promulgation. Le Duc de Sussex, qui devait succéder en 1813 comme Grand Maître des Modernes a son frère le Prince de Galles, et devenir, aussitôt après, le Grand Maître de la Grande Loge Unie d'Angleterre, faisait partie de cette loge ainsi que plusieurs grands Maîtres provinciaux.  

Le F\ Bonnor, premier surveillant de la loge de l'Antiquité N° 1, fut nommé secrétaire, et il fut un des rares à être capable d'exposer avec précision en quoi consistaient vraiment certains usages anciens que justement sa Loge pratiquait.  

Il faut reconnaître que la caution de la loge de l'Antiquité est d'une particulière importance du point de vue de la tradition maçonnique. Elle portait le N° 1 des Modernes, et seul le tirage au sort après 1813 lui fit assez bizarrement attribuer le N° 2, au profit de la plus ancienne loge des Anciens, la Grand Master's Lodge, qui reçut le N° 1 bien qu'elle n'ait été fondée qu'en 1756.  

La loge de Antiquité était autre que la Loge très ancienne (les Anglais disent dans ce cas : « a time immemorial Lodge ») qui se réunissait, en 1717, à la taverne qui avait pour enseigne «à l'oie et au gril» au cimetière Saint-Paul. Cette loge fut une des quatre fondatrices, le 21 juin 1717, de la Première Grande Loge d'Angleterre.

Elle prit en 1761 le nom de «West India and American Lodge» et en 1770 adopta celui de «Lodge of Antiquity».  

Il est important de noter que cette loge ne passa jamais sous la juridiction des Anciens et resta fidèle a la G. L. de 1717, sauf de 1777 à 1787 où, ayant à sa tête le celebre écrivain maçonnique William Preston, elle forma, à la suite d'une querelle avec la Grande Loge, la «Grand Lodge of England South of River Trent», travaillant sous l'autorité de la Loge «of All England» à York.  

En ce qui concerne plus particulièrement la cérémonie d'Installation du Maître de la loge, Antiquité affirme communiquer des secrets particuliers lors de l'installation du Maître depuis au moins 1726 (B.E. Jones o.c. p. 248) et accorder depuis 1739 un rang privilégié au Passé Maître Immédiat.  

Toujours est-il que la Loge spéciale de Promulgation ayant abordé, le 19 octobre 1810, la question qui nous intéresse, après avoir évidemment vérifié et accepté les arguments de la loge de l'Antiquité adopta une résolution reconnaissant : «que la cérémonie d'installation des Maîtres de Loges était un des véritables Land-Marks du Métier et devait être préservé ».  

Il fut aussi résolu ce même jour «qu'il serait fait appel aux membres de la loge spéciale de Promulgation qui étaient Maîtres Installés pour installer le Vénérable en chaire de la Loge, et ensuite, sous la direction de ce dernier, pour prendre toutes mesures pour installer les autres membres qui étaient Maîtres de Loges ». Seize membres de la loge spéciale de Promulgation assistaient à la tenue suivante. Sur les quinze maîtres de loge présents, quatre seulement étaient Maîtres Installés, et trois de ces derniers appartenaient à la loge de l'Antiquité. A la tenue qui suivit un Conseil de Maîtres Installés, fut formé : le Très Vénérable Maître et les autres Maîtres de loge furent régulièrement installés.  

 

Afin que les autres Maîtres de loge de Londres et des environs puissent être installés à leur tour dans les mêmes conditions, le Grand Maître accepta de prolonger de deux mois la validité des pouvoirs de la Loge spéciale de Promulgation. Des convocations furent lancées, et tout frère se présentant avec un certificat de sa loge attestant qu'il avait rempli l'office de Surveillant et avait été régulièrement élu à la charge de Maître fut alors régulièrement installé, ainsi que plusieurs grands Maîtres Provinciaux et le Comte de Moira lui-même, Acting Grand Master (Grand Maître adjoint). 

La loge spéciale de Promulgation cessa ses travaux, selon toute apparence, le 5 mars 1811. Aussitôt après l'Union, une nouvelle loge spéciale fut formée par l'élite des deux corps. Elle prit le nom de Loge de Réconciliation et ne doit pas être confondue avec la précédente. Sa mission essentielle fut d'élaborer et d'enseigner ensuite aux Loges des cérémonies uniformes pour les trois degrés; c'était là une tâche importante et il ne paraît pas qu'elle se soit étendue à la cérémonie d'installation,  

En 1827, le Duc de Sussex, Grand Maître, estima le moment venu de porter ses efforts sur ce dernier point. A cet effet, des lettres patentes furent délivrées à un certain nombre de frères particulièrement bien informés, afin de se constituer en Conseil de Maîtres Installés. Ce conseil devait, d'une part élaborer un cérémonial unique qui recevrait l'approbation du Grand Maître, et de l'autre installer tous les Maîtres de Loges qui n'avaient encore pu l'être.  

Tous les Maîtres et anciens Maîtres de loge furent avisés par circulaire, et invités à assister à trois réunions qui eurent lieu les 17, 22 et 28 décembre 1827.  

En 1828, ce Conseil de Maîtres Installés adressa un rapport sur sa mission au Duc de Sussex. On y lit notamment : «Nous sommes heureux d'être en mesure d'informer votre Altesse Royale que ces réunions ont été suivies par un grand nombre d'assistants, et que toutes les formes et cérémonies de l'installation, telles qu'elles ont été établies par nous et qui avaient précédemment eu l'honneur d'être approuvées par votre Altesse Royale, ont été communiquées et pratiquées; et nous avons aussi procédé à l'Installation de tous les Maîtres de Loges qui n'avaient pas été régulièrement installés et qui en manifestèrent le désir».  

Il est particulièrement intéressant de relever parmi les membres de ce Conseil de Maîtres Installés les noms de : William White, ancien Grand Secrétaire des Modernes, 2e Surveillant de la Loge Spéciale de Promulgation, Grand Secrétaire de la Grande Loge Unie d'Angleterre, de 1813 à 1857 ; William Meyrick, membre de la loge de l'Antiquité depuis 1792, premier Surveillant de la loge de Réconciliation ; Thomas Cant, membre fondateur en 1823 de la loge d'instruction «Emulation».  

Une filiation directe apparaît ainsi entre la loge spéciale de Promulgation, dont faisait également partie le Duc de Sussex, le Conseil de Maîtres Installés de 1827 et la Loge d'Instruction «Emulation»

Cette dernière «The Emulation Lodge of Improvement» avait été fondée le 20 octobre 1823. D'abord souchée sur la loge de l'Espérance (Lodge of Hope) elle fut transférée vers 1831 a la Lodge of Unions N° 256. La renommée des travaux de cette loge d'Instruction fut très grande, et c'est elle qui fixa les rituels qui constituent de nos jours le Rite Emulation. Un de ses membres les plus connus pour son activité et sa compétence fut le F\ Peter Gilkes (1765-1833).

 

A partir de 1841, la Loge Emulation pratiqua régulièrement la cérémonie d'Installation des Maîtres de Loge les premiers vendredis de novembre, décembre, janvier et février. Dans ses « Nootes the ceremony of Installation » -d'où sont tirés la plupart de ces précieux renseignements- Henry Sadler écrit (p. 37): «j'ai toute raison de croire que la cérémonie maintenant pratiquée dans la Loge d'Instruction Emulation est essentiellement la même que celle du Conseil de Maîtres Installés de 1827». Il est donc entièrement licite de dire que la cérémonie ésotérique d'Installation du Rite Emulation est non seulement reliée - ce qui va de soi - à la Grande Loge des Anciens de 1753, mais aussi, par la loge spéciale de Promulgation, la loge de l'Antiquité et dans une certaine mesure, par l'allusion des Constitutions d'Anderson de 1723 à la Grande Loge des Modernes de 1717.  

Néanmoins, il est honnête de constater que la période qui va de 1717 à 1750 environ, est celle pour laquelle nous possédons le moins d'éléments. Qu'il nous soit permis de hasarder une explication à ce sujet. Tous les historiens sont d'accord pour reconnaître que le terme de Maître désignait d'abord une fonction - celle de Maître de la Loge avant de s'appliquer à un grade - celui de Maître Maçon. Il est clair que c'est à ce Maître de la loge choisi parmi les compagnons (comme le montrent les Constitutions de 1723) que s'applique la phrase déjà citée: «le Grand Maître au cours de certaines cérémonies significatives et conformément aux anciens Usages, I'installera». L'apparition, à une époque très proche, du grade de Maître, a pu être considéré par certains comme une qualification suffisante pour la chaire. Les deux cérémonies, celle du 3e degré et celle de l'installation du Maître de la Loge, pouvant paraître faire double emploi la première aurait seule subsisté dans un grand nombre de Loges.  

Quoi qu'il en soit, il est permis de penser que cette cérémonie d'installation ne devint réellement ésotérique (c'est-à-dire accomplie en présence des seuls Maîtres Installés) que plus tard. Certaines autres règles furent sans doute également tardives : ainsi celle exigeant la présence de trois Maîtres Installés.

 

Apres l'union de 1813, le nouveau corps adopta au sujet de la dignité de Maître Installé la même ligne de conduite que pour L'Arche Royale. La doctrine des Modernes de 1717, qui étaient officiellement opposés à tout grade supérieur au 3e degré, l'emporta en apparence. Comme L'Arche Royale, la cérémonie ésotérique d'Installation fut déclarée un simple complément de la Maîtrise.  

La conséquence sur le rituel en fut que tous les développements cérémoniels qui, dans beaucoup de cas, avaient amené la dignité de Maître Installé à ressembler à une sorte de 4e degré, furent sévèrement élagués en Angleterre. L'essentiel seul subsista, et le Conseil des Maîtres Installés ne saurait être assimilé à un atelier travaillant à un degré particulier (3). La dignité de Maître Installé ne fut plus considérée comme une qualification pour l'Arche Royale ; cette condition fut cependant maintenue pour les trois «Principaux» d'un chapitre.  

On trouvera, illustré de gravures amusantes, un exemple du « Past Master's degree » pratiqué aux U.S.A. dans un rituel publié à Londres dans la deuxième moitié du siècle dernier «A Ritual and Illustrations of Freemasonry» (4). Ce degré y occupe un rang intermédiaire entre le Mark Master et le Most Excellent Master.

   

La cérémonie ésotérique d'Installation ne paraît pas avoir été pratiquée en France au XVIIIe siècle Au XIXe siècle, le Tuileur de Vuillaume (1820) donne des renseignements sur le «grade» de Passé Maître, la plupart différents d'ailleurs de ce que nous enseigne le Rite Emulation. Cet auteur ajoute (p. 71) : «Il y a beaucoup de loges ou le Past-Master n'est pas connu, surtout dans le Rite Français. Pour en tenir lieu, on a fait un extrait du rituel du vingtième degré Vénérable Maître de Loge avec les mots qui suivent... : », mots qui n'ont pas davantage de rapport avec le Rite Emulation.  

Le titre de Vénérable d'Honneur, dignité ad vitam, est considéré en 1834 par Bazot dans son manuel du Franc-Maçon, comme une «innovation discutable», c'était là sans doute le moyen - assez profane - qu'avaient trouvé certains maçons français pour tenir lieu du Passé Maître anglais. Mais ce titre, décerné par un simple vote, comme encore actuellement, ne s'accompagnait d'aucun élément traditionnel. 

Tout indique que la cérémonie ésotérique d'Installation demeura exceptionnelle dans notre pays jusqu'à la fondation de la Grande Loge Nationale Française, en 1913. C'est après cette date, vers 1918-1919, selon l'opinion très autorisée du F\ P. de R., qu'une adaptation du Rite Emulation fut faite pour les Loges Ecossaises Rectifiées de cette Obédience. Cet heureux précédent a été très récemment imité par une loge du Rite Moderne Français.

 

J'en ai terminé avec ce bref rappel historique. On ne dira jamais assez combien la personnalité du Vénérable a d'importance pour la vie d'une loge. Ce rôle éminent du Maître de la loge est une des grandeurs et une des faiblesses de notre Institution. Aussi, tout ce qui contribue à renforcer la dignité et l'instruction maçonnique des Maîtres en chaire ne peut-il avoir qu'une influence bénéfique pour notre Ordre.  

Nos frères anglais ont été sages en maintenant et en remettant en vigueur le principe d'une cérémonie distincte réservée au Maître de la Loge et de secrets qui lui sont conférés par ses pairs. De plus, cette dignité, demeurant attachée au Passé Maître, crée dans l'Ordre un groupe d'hommes dont la responsabilité initiatique et morale est accrue, ce qui ne peut avoir que d'heureux effets pour le maintien et la sauvegarde de la Tradition Maçonnique, but vers lequel doivent tendre, aujourd'hui

plus que jamais, tous les Maçons éclairés.


(1) Londres 1889.

(2) Le Maître élu par les frères de la nouvelle Loge.

(3) La G. L. d'Ecosse échappait naturellement à ces décisions qui ne concernaient que l'Angleterre et son rituel d'installation ésotérique, fort intéressant d'ailleurs, a conservé un cérémonial d'ouverture par demandes et réponses qui lui donne l'apparence d'un degré

(4) Cote de la Bibliothèque Nationale 8° H 8031.

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Blason de la RL Laurence Dermott

Publié le 1 Septembre 2009 par Thomas Dalet

 

 

 

IHSV : In Hoc Signo Vinces : devise de la Loge.

"Au moment où Constantin allait marcher contre Maxence, une croix de feu parut dans le ciel entourée de cette inscription : In hoc signo vinces. Constantin plaça ce signe mystérieux sur son étendard, et le fit peindre sur les boucliers, les casques et les armes de ses soldats."

On retrouve cette devise dans certains rituels de hauts grades

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Irish Royal Arch(texte irlandais)

Publié le 30 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


L'Arche Royale irlandaise : la légende n'est pas la même et repose sur la reconstruction du Temple..

A noter les quatre voiles

Let us now consider the Irish Royal Arch Chapter as worked today. The only

qualification is that the candidate has been a Master Mason of at least twelve months.

The Irish Royal Arch Chapter as worked to day, is set at the repair of the Temple

under Josiah, about 620BC, and is thus more true to the Biblical text of 2nd Chronicles

Chpt. 34 Verses 1-14. Companions, this is the reason that Irish Masons wear their

Aprons under their jackets as the repair took place at a time when Israel was at peace

(a rare occurrence even to this day) we remove our Jackets, when we go to work. The

other two Supreme Bodies set the degree some 100 years later when the Jews having

received their freedom from Cyrus (King of Persia), return to Jerusalem to rebuild the

Temple under the leadership of Zerubbabel (this episode of Jewish history is worked

in Ireland under the Grand Council of Knight Masons).

In Ireland most Halls follow the same design with the Lodge Room on the

upper storey and a Dining Room and Kitchen on the lower. Therefore the Lodge Room

will be changed to suit the Chapter working The room will be divided by four coloured

veils blue, purple, scarlet and white, which are hung North South, and divide the room

East to West. The colours not only parallel those of the Tabernacle the tent like

structure that housed the Ark of the Covenant during the Children of Israel wandering

in the wilderness but also the four ancient elements, air, water, fire and earth. All are

guarded by Captains except the Captain of the White veil who is however known as

the Royal Arch Captain. All have small Banners similar to the colours of their

respective veils, on these banners is a six pointed star in the centre of which is a triple

tau n.b. these are the only banners in an Irish Chapter. The white veil separates the

Council Chamber from the rest of the room, the Superintendent of the Tabernacle sits

inside the Council Chamber within the White veil and the Captain of the Host sits in

front of the three principal Officers , named as the Chief Scribe, High Priest and the

Excellent King, these represent Shaphan, Hilkiah and Josiah although they are never

named in the ceremony. The altar is in its traditional place in the centre of the Lodge

Room and will have a special compartment let into the top this will have a lid with a

ring fitted to enable the crow bar to be inserted. Some Halls have a proper vault in the

floor, unfortunately due to health and safety considerations they are rarely used to-day

as they were intended. However, there is always a light to illuminate the magnificent

plate of gold!

The ritual may appear simple to Scottish and English Companions, but it is

worth giving a brief outline; before the chapter is opened the Ex. King will instruct

any who are not Royal Arch Masons to retire, this is obviously retained from the time

all degrees were worked under the Craft Warrants. After proving the Chapter tyled and

guarded next the Captain of the Host is asked if he can vouch all present as Royal

Arch Masons (No password is given) when the Captain of the Host gives this

assurance the Officers of the Chapter are asked to take their places. The Captain is

next instructed to announce to the Companions to divide the word, all divide the word.

In Ireland the word is the old tripartite one despite a move to change to the one now

used in England and Scotland, a ground swell of opinion from the Irish Companions

stopped this change. The Captain of the Host will have to assure the Ex. King that the

symbols use in our ceremonies are safely preserved and duly deposited. After a prayer,

during which the banners are lowered, the Chapter is declared open.

The degree is divided into two parts, Reception and passing the Veils and the

Degree of the Royal Arch. The Candidate(s) are hoodwinked on entry into the chapter

room, (it is preferable to have three candidates but a Companion can make up the

number) they then pass under an arch made with the hands of the Brethren, then they

take an obligation as a Royal Arch Mason after which they are conducted to the Blue

veil where they are challenged by its Captain for the password, this being given by his

conductor they are now admitted and instructed in the password and sign for passing

the veil, This ceremony is repeated for the purple and red veils. The candidates are

now admitted into the Council Chamber where they express their desire to help with

the work of repairing the Temple the candidates having received permission to assist

with the work leave the room. They return in the attire of workmen i.e. they are in

their shirt sleeves and commence to clear the rubble with a spade, and discover the

secret vault when the pick strikes its top to produce a hollow sound, and lift the ring in

the top with the crow bar, if there is one candidate he will be figuratively lower into

the vault to discover the items left there by our three Grand Masters which will be

explained to him by his conductor. Brethren this is a much truncated version of the

degree, there are no ceremonies at the festive board as in England ( I have attended the

Aldergate Chapter as a guest of its former Scribe E.)

It is common to hear the Chapter referred to as the red, as the regalia as worn

in the Chapter is all red and consists of an apron and sash worn from right shoulder to

left hip, and in certain Chapters white gloves. As in the two other Home constitutions a

member Jewel on a white ribbon may be worn but it is more usual to see the Past

Kings one on a red ribbon and since 1991 a past V. W. Masters jewel is also permitted

in Chapter but it is not permitted to wear Chapter jewels in Craft Lodges although

most people would be too polite to pass comment on a visitor doing so. The

inscriptions on a Royal Arch jewel are as follows, round the circle 'SIT TIBI SCIRE

SATIS SI TALIA JUNGERE POSSI' ( If you canst unite such things thou knowest

enough). On five sides of the two triangles are inscribed in Greek, Latin and English

(O, worshipper of God citizen of the world).

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Lumière sur l'Arche Royale (franc-maçonnerie.ca)

Publié le 30 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


par le Comp:. Harry Carr, P.G.St.B.
Traduction par le Comp:. Gilles Chiniara

Discours donné devant les membres du Chapitre London de Premiers Principaux, no 2712

Cette présentation doit commencer par une excuse, puisqu'il est évident que certains des concepts présentés ici paraîtront surprenants, sinon outrageux. Je dois ajouter qu'ils seront expliqués aussi simplement que possible, à la lumière de la connaissance maçonnique actuelle.

L'Arche Royale fit son apparition en Angleterre durant les années 1740. Nous pouvons supposer que les graines de cette nouvelle cérémonie avaient commencé à germer quelques années avant les premiers rapports officiels, mais nous ne pouvons remonter plus tôt dans la datation de l'Arche Royale.

Raisons pour l'Arche Royale

À la question : «Pourquoi l'Arche Royale est-elle apparue?», la réponse proposée est qu'une cérémonie supplémentaire, ou un «quatrième degré» distinct, était inévitable; ceci peut être expliqué par la connaissance que l'on a de l'évolution des trois degrés symboliques.

Si nous remontons dans l'histoire de la franc-maçonnerie anglaise aussi loin que nous l'osons, au temps où les degrés ou grades maçonniques se développaient encore, il apparaît presque certain que la première cérémonie maçonnique fut réalisée pour le Compagnon maçon, c'est-à-dire l'artisan entraîné et accompli.

Le système des Apprentis fait ses premières apparitions en Angleterre au XIIIe siècle, et il convient de supposer que l'autre degré fut développé comme cérémonie d'admission pour les Apprentis.

À ce moment, et jusqu'au crépuscule du XVIIe siècle, le métier n'avait que deux cérémonies d'admission : l'une pour les Apprentis ou les Apprentis Reçus, l'autre pour les «Compagnons» ou «Maîtres». Tôt ou tard, il devenait inévitable qu'apparaîtrait le désir de cérémonies distinctes pour les Compagnons et les Maîtres; les deux s'égalaient par leurs compétences techniques, mais les Compagnons étaient des employés, et ceux d'entre eux qui étaient assez méritants pour devenir Maîtres allaient naturellement désirer un degré qui leur serait propre.

Le troisième degré apparut en Angleterre vers 1724-1725 et, en 1730, il était devenu assez connu, bien que rarement pratiqué.

À ce stade de l'évolution des degrés, les trois degrés du métier avaient chacun leur propre cérémonie; seul un seul degré n'était pas ainsi représenté. Il n'existait en effet aucune cérémonie propre aux hommes qui avaient présidé une loge, c'est-à-dire, les Maîtres de Loges. Une telle cérémonie devait fatalement apparaître vers 1740.

Ceci est, bien entendu, une simplification à outrance de l'histoire qui ne représente que mes opinions propres, mais elle est basée sur des fondements historiques et les dates mentionnées ici sont supportées par des preuves documentaires.

Les origines de la cérémonie de l'Arche Royale

En excluant les détails mineurs, il est possible de retracer les bases de la cérémonie de l'Arche Royale à deux histoires:

1. L'histoire biblique véridique décrivant le retour de Babylone et la construction du Temple.

2. La légende ancienne décrivant la découverte du caveau voûté, de l'autel et du Mot Sacré.

La portion biblique est de l'histoire pure. La légende, dans sa forme écrite, remonte au temps des premiers Pères de l'Église. Vers 400 A.D., Philostorgius, décrivant la reconstruction du Temple, rapporte la découverte du caveau voûté. Cette version semble constituer la charpente de la légende qui a survécu. Neuf-cents ans plus tard, au XIVe siècle, Nicephorus Callistus, dans sa description de la construction du quatrième Temple, étaye le compte-rendu de Philostorgius. Cette histoire est rapportée avec tant de détails saisissants qu'elle mérite une reproduction textuelle:

«Au moment de la pose des fondations, ainsi que je l'ai dit, il y avait une pierre parmi les autres, à laquelle la base des fondations était fixée, qui glissa de sa place et révéla la bouche d'une caverne qui avait été creusée dans le roc. Le plancher de la caverne se perdait dans l'obscurité de sa profondeur. Les surintendants, désireux d'en apprendre davantage, attachèrent l'un des ouvriers à une longue corde et l'y firent descendre. Celui-ci, atteignant le fond, y trouva de l'eau qui lui arrivait à mi-jambes et, fouillant tous les recoins de ce lieu creux, conclut, aussi sûrement qu'il le pouvait par le sens du toucher, qu'il s'agissait d'un carré. Retournant vers l'ouverture, il heurta un petit pilier, guère plus haut que le niveau de l'eau, et, l'illuminant, y trouva déposé un livre, enveloppé d'un linge léger et propre. L'ayant pris, il indiqua par la corde qu'ils devaient le remonter. Sitôt remonté, il leur montra le livre qui suscita leur admiration, ayant été découvert immaculé et intact, en un lieu obscur et sombre. Le Livre, ouvert, stupéfia non seulement les juifs, mais aussi les Grecs, par ce qu'ils lurent sur ses premières pages, écrit en lettres sublimes : ‘Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.' En termes clairs, ces écrits contenaient visiblement tout l'Évangile que la langue divine du Disciple-Vierge avait énoncé.» (Extrait de A.Q.C., vol. Ixix, p.43)

J'ai donné ici la traduction de l'original, telle qu'elle apparaît en anglais, en 1659, dans l'ouvrage de Samuel Lee intitulé Orbis Miraculum. Deux points sont dignes de mention. D'abord, que la forme actuelle de la légende de l'Arche Royale n'est ni pure invention ni innovation récente; il s'agit bien d'une parcelle d'une légende religieuse remontant au cinquième siècle après Jésus-Christ, et probablement même plus ancienne.

Ensuite, le Livre Saint découvert dans le caveau voûté n'était pas l'Ancien Testament, avec les mots usuels : «Au commencement, Dieu créa...»; il s'agissait de l'Évangile selon St-Jean, un texte purement chrétien, et, au moment de sa première apparition, le degré de l'Arche Royale était également purement chrétien. Jusqu'à présent, nos cérémonies de l'Arche Royale débutent par une prière chrétienne, et le travail entier est empreint de symbolisme et d'idées trinitaires, si bien que, malgré son inspiration issue de l'Ancien Testament, une très forte influence chrétienne y demeure manifeste.

Lieu d'origine

Il est impossible de préciser, avec certitude, le pays d'origine de l'Arche Royale, mais il semble possible que la cérémonie ait été importée en Angleterre du pays d'Irlande. Plusieurs des premières références à l'Arche Royale proviennent, sans conteste, d'Irlande et, quand la Grande Loge des Anciens fut fondée en 1751, celle-ci reconnut l'Arche Royale comme un ajout plus ou moins essentiel aux degrés symboliques.

Il existe, toutefois, une autre possibilité voulant que la cérémonie ait ses sources en France, où une myriade d'innovations maçonniques fit son apparition au début des années 1740. En particulier, il existe une référence, dans le Sceau Rompu daté de 1745, à une classe supérieure de Maçons avec une cérémonie commémorant les maçons ayant oeuvré «une truelle à la main, une épée au côté». Plusieurs preuves similaires étayent l'opinion selon laquelle certaines caractéristiques particulières de la cérémonie de l'Arche Royale, quel que soit le nom qu'elle portait, étaient déjà connues sur le Continent à une date antérieure, mais ceci ne peut être considéré comme une preuve de filiation.

La première Grande Loge, des «Modernes», n'offrit aucune reconnaissance officielle ni aucun support à la cérémonie, bien qu'elle fût pratiquée par plusieurs loges de «modernes», et il est intéressant de noter que, quoique la cérémonie ne fût pas considérée comme une composante intégrale des trois degrés symboliques, elle était néanmoins pratiquée dans les loges ordinaires. Les Chapitres de l'Arche Royale n'existaient pas encore comme organisations indépendantes pour l'octroi de ce nouveau grade et il n'existait, bien évidemment, aucune instance dirigeante.

Le premier Grand et Royal Chapitre de l'Arche Royale de Jérusalem («Modernes») fut constitué en juillet 1767. Les «Anciens», qui avaient toujours considéré la cérémonie comme «le fondement, le coeur et la moelle de la Maçonnerie», n'avaient pas réalisé le besoin d'un organisme dirigeant distinct, et les minutes de leur premier Grand Chapitre débutent en 1782, après une série de résolutions adoptées dans leur Grande Loge en décembre 1771.

Développement de l'Arche Royale

En ce qui a trait au développement de la cérémonie de l'Arche Royale, il y a tout lieu de croire que celle-ci fut conçue initialement pour les Maîtres de Loge ou pour les hommes ayant déjà été vénérables d'une loge, et quoique les opinions sur ce point divergent quelque peu, il existe, en fait, une pléthore de preuves pour supporter cette affirmation. En 1744, Dr Fifield Dassigny publia un livre doté d'un titre interminable, A serious and impartial enquiry to the cause of the present decay of Freemasonry in the kingdom of Ireland (Une enquête sérieuse et impartiale sur les causes du déclin actuel de la Franc-Maçonnerie au royaume d'Irlande) dans lequel, évoquant l'Arche Royale, il la décrit comme «une organisation d'hommes ayant déjà été vénérables d'une loge».

Douze ans plus tard, Laurence Dermott, Grand Secrétaire de la Grande Loge des Anciens, mentionnait avec dédain ceux qui «se pensaient Maçons de l'Arche Royale sans avoir été vénérables d'une loge dans la forme régulière» (Ahiman Rezon, 1756, p. 48). Toutefois, à cette époque, la franc-maçonnerie n'étant pas aussi répandu qu'elle l'est aujourd'hui, une telle restriction — si elle avait vraiment été appliquée — aurait rendu la nouvelle cérémonie quasi-impossible, puisqu'il n'y aurait jamais eu suffisamment de candidats pour la maintenir vivante. Ainsi, nous découvrons très tôt les preuves de l'apparition d'une sorte de «degré de vénérable», artificiel, auquel les membres postulant l'Arche Royale recevaient un semblant d'Installation dans le but de se qualifier pour le degré de l'Arche Royale.

Les minutes de la première époque de l'Arche Royale (de 1740 à 1760 environ) sont rarissimes et peu informatives, mais il existe des registres d'une réunion d'urgence tenue à Bolton en 1769, durant laquelle trois hommes furent successivement installés comme vénérables, après quoi le Maître effectif de la loge fut réinstallé. À la loge Mount Moriah, maintenant au no 34, à Londres, il fut résolu, en juin 1785 que «... le Frère Phillips passera vénérable le jour de la St-Jean pour obtenir le Suprême Degré de l'Arche Royale...» À la Philanthropic Lodge de Leeds, actuellement no 304, les minutes de mai 1795 rapportent que «le Frère Durrans passa vénérable pour recevoir l'Arche Royale». Plusieurs rapports de nature similaire rendent évidente l'existence d'une cérémonie fictive de «passage du vénérable» qui fut largement pratiquée durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Quand les Grands Chapitres rivaux furent unis en 1817, le «degré de vénérable» fut officiellement aboli, mais son existence se perpétua à divers endroits jusqu'aux années 1850.

Jusqu'à aujourd'hui, dans plusieurs juridictions américaines, les préliminaires à l'Arche royale forment une cérémonie brève qui contient des éléments évidents de notre travail d'Installation.

Le rituel de l'Arche Royale

Quant au rituel de l'Arche Royale, il est surprenant de constater que, hormis les inévitables enrichissements et les changements graduels du style et de la présentation, les éléments essentiels demeurent, de nos jours, largement identiques à ce qu'ils étaient durant les années 1760. Les plus anciennes références de cette période indiquent que le candidat, les y:. b:. découvrit un parchemin qui contenait les premiers mots de l'Évangile de St-Jean : «Au commencement était le Verbe...» Les Séjournants interprétaient l'histoire de la «découverte», et le restant de la cérémonie, comme les degrés symboliques de nos jours, consistait en un Catéchisme de quelques 18 à 20 questions et réponses. Ceci peut être décrit comme le rituel de l'Arche Royale de la première période.

La deuxième période couvre approximativement les années 1780 à 1835. Dans les degrés symboliques, cette période a apporté les plus grandes évolutions stylistiques dans la présentation des éléments symboliques et illustratifs du rituel. Quant à l'Arche Royale, l'essence de sa cérémonie demeura essentiellement inchangée mais, au lieu de 18 à 20 questions dans le Catéchisme, il y avait à ce moment 80 à 100 questions exigeant de longues réponses couvrant la majeure partie de ce qui constitue, de nos jours, les conférences traditionnelle, symbolique et mystique. La quasi-totalité des éléments actuels des conférences se retrouvait, non sous forme de dissertations, mais de questions-réponses.

Le Nom ineffable n'était pas «partagé»; le «mot composé des quatre langues» l'était. Il n'y avait encore aucune lettre aux angles du T:. et le Triple T:. n'est pas apparu jusqu'à environ 1820. La cérémonie de l'Arche Royale connaissait alors de multiples avatars, sujette aux variations locales et aux capacités et limitations de ses interprètes. Apparemment, les deux Grands Chapitres ne firent aucune effort pour diffuser un rituel standardisé, et ce n'est qu'en 1817, avec l'union des deux rivaux, que les circonstances devenaient favorables à l'uniformisation du rituel.

Le premier pas vers ce but s'effectuait au début des années 1830 quand un comité fut nommé par le Grand Chapitre Suprême. Le travail semble avoir été dominé par le Rev. G. A. Browne, à un certain moment Grand Chapelain de la Grande Loge Unie, qui fut nommé spécifiquement lors d'une réunion, avec remerciements spéciaux pour ses services. En novembre 1834, les cérémonies furent répétées et approuvées par le Grand Chapitre Suprême, et un Chapitre de Promulgation fut constitué en 1835, pour une durée de six mois, avec le mandat d'agir comme Chapitre d'Instruction et, plus spécifiquement, d'assurer l'uniformité du rituel à travers l'Ordre. Il effectua des démonstrations des formes nouvellement approuvées des cérémonies d'Installation et d'Exaltation, durant une série de réunions tenues de mai à août 1835. En novembre 1835, pour éviter toute méprise, le Grand Chapitre «résolut et déclara que les cérémonies adoptées et promulguées par le Grand Chapitre spécial les 21 et 25 novembre 1834, constituent les cérémonies de notre Ordre qu'il est du devoir de tout Chapitre d'adopter.» Les différentes versions des rituels actuels, dont Domatic, Aldersgate, et Standard, sont toutes issues du rituel de l'Arche Royale de novembre 1834.

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Royal Arch Purple degree (Orange Ordrer)

Publié le 30 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels

A noter : le "Notre Père en fin de tenue !

No business connected with the affairs of this Degree shall be transacted except in open Lodge, guarded by a Sentinel and Tyler, and seven members of this Degree shall form a quorum.
The Sentinel and Tyler shall be examined by the Master, before taking their places, to see if they are properly qualified to report on those applying for admission.
Triple lights only shall be used in the room, and a proper Arch shall be erected in front of the Master’s chair.
The 9614 should consist of triangular pieces of wood with rounded edges on top, and joined together with rope.
The chair having been taken by the Master and the officers and brethren in their seats, all the officers and members (except the Master, Sentinel and Tyler) shall be tested in the Orange Annual and Royal Arch Pass by the Marshal and Lecturer, who shall report the result of their examination to the Deputy Master.
The Deputy Master shall then rise and say: Worshipful Master, all members present are in possession of the Orange Annual and the Pass of this Degree.
If any brother be present who has not the Annual and Pass, the Deputy Master shall add: Except Bro. ….
The Master shall then say: Who can vouch for Bro. … that he is in good standing in the Royal Arch Purple Degree?
Note.—A member without the Annual must be vouched for by a member of the lodge to which he belongs, or in the event of no member of the lodge being present, he must produce a receipt for dues shoving that he is in good standing, and must also pass an examination in the work of the Degree.
Should the brother be in possession of the Annual, but without the Pass, he may be vouched for by some one who has sat with him in a Royal Arch Purple meeting. Otherwise, he must pass an examination in the work of the Degree.
The fee for admission to this Degree must be paid in advance.
The Master shall then give three knocks, the brethren shall rise, give the prayer sign, and the Chaplain shall say: Now, we command you, brethren, by the name of our Lord Jesus Christ, that ye withdraw yourselves from every brother that walketh disorderly, and not after the traditions which he received of us. For yourselves know how ye ought to follow us; for we behaved not ourselves disorderly among you, neither did we eat any man’s bread for nought; but wrought with labor and travail night and day, that we might not be chargeable to any of you.
 
 
Prayer
 
Chaplain: Gracious and Almighty God, Thou who didst raise a wall of water around Thy servants, the children of Israel, on their right hand and on their left, and who didst save them from the power of Pharaoh and the perils of the Red Sea; by whose Divine permission in aftertimes our liberties have been secured and our most holy religion preserved; continue unto us Thy Almighty favor; may Thy heavenly love be the arch of our protection, and the increase of Thy Spirit amongst us the special mark of our seal and covenant with Thee. These, with all other needful blessings, we humbly beg, through the mediation of Jesus Christ our Lord and Saviour.
Brethren: Amen.
The Master shall then say: I now declare this Royal Arch Purple Lodge open in due form. God Save the King.
The Master shall then give one knock, the brethren shalt resume their seats, and the following Order of Business shall be proceeded with:
Repeating the Lecture.
Minutes of last meeting read and confirmed and signed by the Master.
Applications for Advancement.
Balloting for Candidates.
Initiation of Candidates.
General Business.
Repeating the Lecture.
Lodge Closed with Prayer.
 
 
Admission
 
On the admission of a Candidate the following form shall be used:
The opening proceedings being completed, the Master shall read the following admonition to the brethren: The mysteries and solemnities of this Degree require that the utmost respect, order and decorum be observed by all the brethren. Every brother shall remain in his place, and shall not leave it on any pretence, without directions from the Master. No brother shall indulge in any kind of levity, nor meddle with the form of Initiation, unless specially requested by the Master. Brethren conducting themselves otherwise may be expelled from the room by the Master.
The Master shall then appoint two brethren to proceed to the ante-room and prepare the Candidate, who shall be divested of his Coat and Vest, his left breast, and right leg and right foot bared with a P. on his back, a S. in his right hand, and B., he shall be brought to the Lodge room door; and the necessary articles required in the initiation being in their proper places, the Conductors shall knock for admission. The Tyler, after making the proper inquiries, shall announce to the Master the Conductors desire for admittance; and if satisfactory, the Master shall direct the Tyler to open the door and admit them and the Candidate.
The Receiver shall meet the Candidate on his entrance and give him . (p.)
Receiver: What feelest thou?
Candidate: … (p.)
The meaning is here to be explained.
The Candidate, shall then kneel on his right knee, and repeat the Lord’s Prayer; after which the Chaplain shall read the following portions of Scripture:
Chaplain: Moreover thou shalt make the tabernacle with ten curtains of fine-twined linen, and blue, and purple, and scarlet, and thou shalt make loops of blue upon the edge of the one curtain from the selvedge in the coupling. And thou shalt make an hanging for the door of the tent, of blue, purple and scarlet, and fine-twined linen. Lord, I cry unto Thee; make haste unto me; give ear unto my voice, when I cry unto Thee. Let my prayer be set before Thee as incense; and the lifting up of my hands as the evening sacrifice. Set a watch, O Lord, before my mouth; keep the door of my lips. Incline not my heart to any evil thing, to practise wicked works with men that work iniquity; and let me not eat of their dainties. Let the righteous smite me; it shall be a kindness; and let him reprove me, it shall be an excellent oil, which shall not break my head; for yet my prayer also shall be in their calamities. When their judges are overthrown in stony places, they shall hear my words, for they are sweet. Our bones are scattered at the grave’s mouth, as when one cutteth and cleaveth wood upon the earth.
But mine eyes are unto Thee, O God the Lord: in Thee is my trust; leave not my soul destitute. Keep me from the snares which they have laid for me, and the gins of the workers of iniquity. Let the wicked fall into their own nets, whilst that I withal escape.
The Candidate is now to be led three times on his journey, bearing his P. and S., and get ... (f’s), which are explained to him; he is then led to M. H., which having ascended, the number of steps are explained to him; then he is brought to the R. with three solemn steps, where he shall remain until further orders.
The Chaplain shall then read: And it came to pass when the people removed from their tents to pass over Jordan, and the Priests bearing the Ark of the Covenant before the people; and as they that bear the Ark were come unto Jordan, and the feet of the Priest that bear the Ark were dipped in the brim of the water here dip the right finger of the Candidate that the waters which came down from above stood and rose up upon an heap, and the people passed over right against Jericho. And the Priests that bear the Ark of the Covenant of the Lord stood firm on dry ground here remove Candidate’s foot from the R. in the midst of Jordan.
The Candidate shall then be directed to take … out of the R. with both hands, counting aloud as he does so. There shall be no interference with the Candidate during this part of the ceremony. The count being completed correctly, the Chaplain shall say: And it came to pass, when all the people had passed clean over Jordan, that the Lord spake unto Joshua, saying, Take you twelve men out of the people, out of every tribe a man, and command ye them saying: Take you hence out of the midst of Jordan, out of the place where the Priests feet stood firm, twelve stones, and ye shall carry them over with you, and leave them in the lodging place where ye shall lodge this night. That this may be a sign among you; and these stones shall be for a memorial unto the Children of Israel for ever.
The Candidate shall then be conducted to the Worshipful Master, where, kneeling under the Arch, he shall receive the Obligation. Three knocks shall then be given and the brethren shall rise and present the recognition sign. The Worshipful Master shall then instruct the candidate to place both hands on the open Bible, say “I,” give his name in full, and repeat the following Obligation:
 
 
Obligation
 
I, A. B., solemnly and sincerely promise, in the presence of Almighty God and of this Worshipful Lodge, erected to God and dedicated to Joshua, that I will always conceal the whole and every part of the secrets of a Royal Arch Purple Marksman; that I will not write them, print, stamp, stain, cut, hew, carve or engrave them, or any part of them, on any substance whatever, nor cause them to be done, so that they may become legible or intelligible, without due authority. And further, that I will not, verbally or otherwise, communicate them even to a brother of the Royal Arch Purple Degree, except after strict trial and due examination.
I also solemnly promise to keep the secrets of a Royal Arch Purple Marksman, given to me as such (except they may be contrary to the law of the land); that I will not wrong or injure any Royal Arch Purpleman, nor know him to be wronged or injured, without giving him timely notice thereof, and preventing it, if within my power. I further promise that I will not know a Royal Purple Marksman to be in want, hardship or distress (which has not been brought upon him by his own misconduct), without rendering him such reasonable relief and assistance as may be in my power, without injury to myself or family. I also further promise that I will not initiate, or be present at the initiation of any candidate into the dignity of a Royal Arch Purple Marksman, except there be present at least a quorum of the Royal Arch Purple Degree; nor will I initiate or be present at the initiation of any candidate into this Degree, without his first having paid the prescribed fee.  
Lastly, I swear that I will use all my influence to promote fellowship and brotherly love amongst my brethren; and that I will abide by a decision of a majority of the Lodge upon all business connected therewith: And all this I do solemnly promise, testify and declare, in the plain words by me spoken —and without any hesitation, secret evasion, or mental reservation whatever— So help me God and keep me steadfast in this my Royal Arch Purple Marksman’s Obligation.
The Candidate shall then seal his Obligation by kissing the Holy Bible.
After the Candidate has taken the Obligation and before rising, a mark shall be inflicted on the left breast with a rubber stamp, which shall be a facsimile of the lodge seal, after which the Chaplain shall say: And Jacob went out from Beersheba, and went toward Haran. And he lighted upon a certain place, and ‘he tarried there all night, because the sun was set; and he kook of the stones of that place and put them for his pillow and lay down in that place to sleep. And he dreamed, and behold a ladder set up on the earth, and the top of it reached to Heaven, and behold the Angels of God ascending and descending on it.
Here lay the Candidate on his back, placing a stone under his head, and covering his Jody with a canvas sheet; after which the Chaplain shall read: And behold, the Lord stood above it, and said: I am the Lord God of Abraham thy father, and the God of Isaac; the land whereon thou liest, to thee will 1 give it, and to thy seed. And behold, I am with thee, and will keep thee in all places whither thou goest, and I will bring thee again into this land; for I will not leave thee until I have done that which I have spoken to thee of.
The Candidate shall then be placed against the (W.) and underneath the (W.) while the Chaplain reads the following:  cried unto the Lord with my voice; with my voice unto the Lord did I make my supplication. I poured out my complaint before Him; I shewed before Him my trouble. When my spirit was overwhelmed within me, then Thou knewest my path. In the way wherein I walked have they privily laid a snare for me; I looked on my right hand, and beheld, but there was no man that would know me: refuge failed me: no man cared for my soul. I cried unto Thee, O Lord: I said Thou art my refuge and my portion in the land of the living. Attend unto my cry, for I am brought very low: deliver me from my persecutors; for they are stronger than I. Bring my soul out of prison, that I may praise Thy Name: the righteous shall compass me about; for Thou shalt deal bountifully with me.
The Candidate shall then have explained to him the penalties of the Degree. He shall then be shown the Lights and warrant, which shall be explained to him; and from thence led to a position immediately in front of the Master.
The following hymn shall then be sung:
O God of Bethel, by whose hand
Thy people still are fed;
Who through this weary pilgrimage
Hast all our fathers led.
 
Through each perplexing path of life
Our wandering footsteps guide;
Give us each day our daily bread,
And raiment fit provide.
 
Such blessings from Thy gracious hand
Our humble prayers implore;
And Thou shalt be our chosen God,
And portion evermore.
The Lecturer shall then communicate the secret work of the Degree to the Candidate when all are advanced, and the Candidate shall be invested with the regalia of the Degree.
The Master shall then deliver the following charge to the newly-advanced brother: Brother. You have now been admitted, after strict trial, to this exalted Degree. It must have proved to you many facts, which, if duly considered, may tend to inform your mind, and to render less obdurate the propensity inherent in man to sin. Reflect, and you will see that man is not regarded by Orangemen on account of his worldly wealth; it is the wealth of the soul that we prize— not that which, when we perish, can avail nothing. Reflect, and you will have good cause to remember how much it has become your duty to render assistance to a brother in distress. Reflect, and you will find that much of your duty is enforced upon you by implication, which a clear mind, seeking for justice, will at once discover. Remember, then, your duty and your Obligations, and also how fatal and dark will be your plunge from this to eternal death, should you neglect them. Remember also, that it is only by obedience to our Father in Heaven that you can expect to pass from the darkness of this world to the light of everlasting life; and that prayer, and the practice of all that is good; together with a strong reliance upon your Saviour, can alone lead to this. Remember, too, that you prayed as being under the canopy of Heaven; therefore, take heed and recall to your mind the solemn hour of death, the awful one of judgment, and lastly eternity. A lesson has been taught you how these may be overcome; and if you hope to gain eternal life, I warn you that it is essential that you should have faith in Christ, for no one in his own weakness and sinfulness can be perfect. If, therefore, you hope for the charitable aid and- intercession of your Saviour, you should extend charity to others. In every way you are taught to avoid sin. When least expected the serpent may ‘be in your path. I therefore entreat you, as you hope to obtain salvation, that you omit no occasion which you may find to fulfil the vows you have now made.
The Candidate shall then be conducted in front of the Past Master, who shall say: Brother. Having attained to the Royal Arch (or third) Degree of the Orange Association, it is incumbent upon me, to briefly explain the various ceremonies through which you have passed, and to impress upon your mind the fact that this Degree is not one of a light or trifling nature, but of high importance and due solemnity. Your preparation for admission into this Degree is emblematical of an event which all, sooner or later, must experience. It is emblematical of your final exit from this world to the world to come. You are doubtless aware that no matter what a man may possess here on earth, it will not gain him admission to the celestial Lodge above. Therefore, to impress this more forcibly upon your mind you were neither naked nor clothed, barefoot nor shod, blindfolded, and deprived of all money and minerals.
You were neither naked nor clothed, to remind you that if you should ever meet a Brother, in a distressed condition, you should contribute as liberally to his relief as his situation requires and your circumstances will permit.
You were neither barefoot nor shod because it was an ancient Israelitish custom, referred to in the book of Ruth, as being in former times the manner and mode of changing and redeeming; “and to confirm all things a man plucked off his shoe and gave it to his neighbor, and this was testimony in Israel.” We do this as a pledge of our fidelity, and thereby signify that we will in all things conform to the established laws and customs of our Association.
You were blindfolded to remind you that as you were then in darkness, so should you keep the world without, as relates to the secrets of Orangeism; secondly, that your heart might conceive before your eyes beheld the secrets of the Order; and, lastly, had you refused to submit to the prescribed forms and ceremonies, and thereby being found unworthy to be taken by the hand as a brother, you might have been conducted out of the lodge without being allowed to discover even the form thereof.
You were deprived of all money and minerals because Orangeism regards no man on account of his worldly wealth or honors. It is the internal and not the external qualifications of a man that should render him worthy to become a member of this Degree.
The three distinct knocks were given on entering, first to alarm the lodge and inform the Worshipful Master that you were prepared for initiation, and secondly, to remind you of the words of our Lord, “Ask and ye shall receive, seek and ye shall find, knock and it shall be opened unto you.”
You were asked to kneel in prayer because no man should ever enter upon any great and important undertaking without first invoking the blessing of the Deity. You were then asked in whom you put your trust. This is according to the laws and usages of our Association because no man can be admitted to membership unless he be a firm believer in the Christian religion.
You were then taken by the right hand and told to arise, follow your leader and fear no danger. This was to remind you that as you were then in darkness and could neither foresee nor avoid danger, you were in the hands of trustworthy friends in whose fidelity you might safely confide.
The journey through the wilderness and the three great and mighty falls, were emblematical of our pilgrimage here upon earth, and the many trials and temptations incident thereto. No matter how great or small, high, or low, rich or poor, all must meet on the same common level; all must submit to the dominion of Death, Judgment and Eternity.
You were led under the Arch to remind you, first, that before attaining to rank or station in the Order, you must submit to be governed by the majority of the lodge and those placed in authority over you, and, secondly, to recall to your mind the Divine injunction that he who humbleth himself shall be exalted, and he who exalteth himself shall be abased.
In closing the Lodge, the brethren shall rise, and assume she proper position, and the Chaplain and brethren shall repeat the Lord’s Prayer.
CHAPLAIN AND BRETHREN: Our Father, which art in Heaven; hallowed be Thy Name; Thy kingdom come; Thy will be done on earth as it is in Heaven; give us .this day our daily bread; and forgive us our trespasses, as we forgive them that trespass against us; and lead us not into temptation; but deliver us from evil: for Thine is the kingdom the power and the glory, forever and ever. Amen.
The Master shall then say: I now declare this Royal Arch Purple Lodge closed in due form. God Save the King.
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La Formation au sein de la Loge de recherche Laurence Dermott

Publié le 25 Août 2009 par Thomas Dalet


Un certain nombre d'entre vous m'ayant demandé la nature de la formation dispensée au sein de cette Loge indépendante, je vous en précise les grands axes.

Tout d'abord cette mission de formation n'existe que pour servir à développer la recherche.
Après de nombreux entretiens avec des Soeurs et des Frères de toutes obédiences, il m'est apparu qu'on ne pouvait raisonnablement se lancer dans de la recherche documentaire sans connaître l'histoire, l'organisation et les Rites de notre Ordre qui sont vous le savez très nombreux.
Il faut savoir quoi chercher, où et comment.

Ensuite cette Loge n'est pas une Loge d'instruction. La formation ne portera donc pas sur la pratique de tel ou tel Rite.
L'étude des Rites se fera au travers de leur histoire et de leur organisation et non de leur corpus initiatique, même si nous travaillerons les différentes légendes et allégories.

Enfin, cette formation doit êtrte transmissible et comprise par le plus grand nombre. Nous produirons donc des modules sous format pwt, accessibles et utilisables facilement.


"Cherchez et vous trouverez"et non je l'espère (d'aucun m'ont mis en garde) "cherchez et ON vous trouvera"!

Merci de votre interêt pour ce projet qui commence à prendre forme.





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Chevalier de l'Epée

Publié le 24 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA

( Bibliothèque municipale de Lyon, Fonds Willermoz, Ms 5933)

 

Ce grade est appelé Chevalier de l'Epée ou Chevalier Maçon parce que la formule de sa réception est toute militaire.

Elle est fondée sur l'histoire parce que les Maçons ayant été conduits à Babylone en captivité, le Temple ayant été détruit, Zorobabel, leur prince, obtint par la suite de Cyrus la permission de le rebâtir; mais comme ils étaient environnés de toutes parts d'ennemis, ils travaillaient tenant l'épée d'une main et la. truelle de l'autre, ce qui a donné lieu à cet Ordre de Chevalier de l'Epée ou Chevalier Maçon comme gens choisis pour mettre en sûreté les ouvriers subalternes, mais qui, pour soutenir une certaine égalité avec leurs Frères, n'étaient pas moins adonnés aux travaux communs.

Quelques-uns les appellent Chevaliers de l'Orient, quoique d'autres en fassent un grade séparé, parce que l'histoire s'est passée dans cette partie du monde.

On les appelle aussi Maçons Libres: 1• parce que 1e grade se donne à visage découvert; 2• parce que parmi les captifs il y avait une classe de Maçons descendus de la race d'Hiram et de Moabon et des premiers architectes que Salomon avait rendus libres de tout impôt et qui furent choisis les premiers par Zorobabel.

On les nomme Zorobabel parce qu'ils représentent ce prince qui reçoit les ordres de Cyrus pour la reconstruction du Temple.

 

Décoration de la loge

 

La loge doit avoir deux appartements contigus et dans chacun un tableau et une décoration.

 

1er appartement

 

Représente l'appartement et la cour de Cyrus, roi des Assyriens régnant à Babylone, I1 doit être tendu en vert et éclairé par 70 lumières pour marquer les 70 années de la captivité. I1 doit avoir à l'orient un trône pour le Maître, au midi des sièges pour les Frères et à l'Occident d'autres pour les Surveillants.

Le carré de la loge doit être fermé par une petite muraille de carton ou de bois d'un pied et demi de hauteur, peinte en carreaux blancs, verts et rouges pour marquer les murailles de Babylone.

Lorsque les Frères sont debout, ils doivent être en dedans du carré et en dehors lorsqu'ils sont assis. Cette muraille sera garnie de 7 tours: 3 au septentrion, 3 au midi et une à l'occident. Les six seront d'un demi pied au dessus des murailles, mais celle du milieu de l'occident 7 pieds et sa circonférence sera proportionnée pour y contenir un homme; elle aura deux portes, l'une en dedans, l'autre en dehors et sans passage pour la lumière.

La tenture de l'occident doit joindre exactement les côtés de cette partie extérieure pour qu'on puisse y entrer et en sortir sans rien apercevoir. Cette porte extérieure sera gardée par deux Servants, l'épée au côté et une pique à la main.

Le tableau de la chambre sera composé d'un trône qui sera sur la ligne de la muraille de l'orient afin qu'assis il soit dans l'intérieur du carré. Derrière le trône il y aura une toile représentant le songe de Cyrus, savoir un lion furieux et rugissant prêt à se jeter sur lui; plus haut, la. gloire du Grand Architecte; sur un trône au dessous seront Nabuchodonosor et Balthazar, prédécesseurs de Cyrus, chargés de chaînes; du centre de la gloire il sortira un vautour qui portera ces mots: Rends la liberté aux captifs; derrière cette (tenture?), il doit y avoir des vagues représentées qu'on puisse agiter au besoin représentant le fleuve Starbuzanaï.

Sur ce fleuve sera posé un pont de bois solide, lequel conduira au second appartement, et l'on agitera les flots quand les Frères passeront sur ce pont pour se rendre au second appartement.

 

2d appartement où se passe la 2de action

 

Il représente l'enceinte ou espace de terrain dans lequel le 2d Temple a été bâti. Le Temple doit y reparaître dans toute sa splendeur et la tenture y sera rouge.

Les décorations comme au Grand Architecte; le tableau de même.

 

Titres du ler appartement

 

Le Maître représente Cyrus et est appelé Souverain Maître.

Le Premier Surveillant représente Nabuzardan son premier Général.

Le Deuxième Surveillant représente le second Général,

Le Secrétaire, 1e Chancelier.

Le Maître des Cérémonies, le Grand Maître.

Le récipiendaire, Zorobabel.

Et les Frères, princes de la cour, nommés Princes Chevaliers.

 

Titres du 2d appartement

 

Le Maître est appelé Très Excellent Maître ou l'Excellence de l'Ordre.

Les Surveillants, Très Puissants.

Les Officiers, Très Respectables.

Les Frères, Très Vénérables.

Et le récipiendaire, Zorobabel.

 

Habillement des Frères dans le ter appartement

 

Le Maître et les Officiers portent au col un large cordon vert moiré tombant en pointe sur l'estomac, sans bijoux; le Maître a un sceptre et les Frères l'épée à la main. Les Surveillants et les Frères auront un large cordon vert moiré passé en bandoulière de la gauche à la droite, sans bijoux, plus un tablier doublé de taffetas vert bordé d'un petit ruban, sans autre signe, et la bavette basse.

Le tablier et cordon ne peuvent se porter que dans les fonctions qui se passent dans le ler appartement, puisque ce sont des meubles profanes que Cyrus avait voulu donner aux membres de sa cour, croyant que c'était suffisant pour en faire des Maçons; on les porte cependant en ce jour en mémoire de ce crue ce prince et sa cour accordèrent à Zorobabel 1a réédification du Temple

 

Dans le 2d appartement

 

En y passant, les Frères quittent le vert et prennent le rouge qui est la, véritable couleur écossaise. On y distingue cependant les grades par les rosettes qui sont au bas du cordon les unes sur les autres, savoir une bleue pour l'Architecte, une rouge poux le Grand Architecte, une verte pour le Chevalier de l'Épée et une noire pour le Chevalier de l'Aigle.

Les Frères ont une écharpe de soie couleur d'eau bordée d'une frange d'or et parsemée de tâtes de mort, d'ossements en sautoir, de chaînes triangulaires en or et au milieu traversée par une bande d'or représentant un pont sur lequel sont trois lettres L.D.P. Cette écharpe se passe autour du corps en ceinture de façon que les bouts pendent, garnis de franges d'or, sur le côté de la basque de l'habit. Cette écharpe se peut porter partout, excepté dans le premier appartement de cette loge.

Le Maître et les Officiers portent leur bijou au col et les Frères au bas de leur cordon en écharpe.

Le Maître a trois triangles par gradation l'un dans l'autre. Le Premier Surveillant pore l'équerre, le Deuxième Surveillant 1e niveau, tous les Officiers leurs bijoux tous renfermés dans un triple triangle.

Le bijou est celui des Architectes, mais sur le trophée il y a deux épées nues, 1a lame en sautoir et les poignées sur le niveau; tout doit être d'or ou doré.

 

Préparation du récipiendaire

 

Le récipiendaire doit être en rouge, gants, cordons, tablier écossais, les mains enchaînées dans des chaînes dont les chaînons sont des triangles dorés; il faut que ces chaînes soient assez longues pour qu'il ait les bras libres.

On lui apprend qu'il doit se nommer Zorobabel, qu'il doit se présenter d'un air triste et plaintif, qu'il doit se considérer comme captif. On doit lui ôter toutes armes, tous ornements, tous bijoux. On lui fait mettre son visage sur ses mains jusqu'à la porte de la tour où les Gardes le fouillent exactement.

 

Ouverture de la loge


Le Souverain: Mes Frères, aidez-moi à ouvrir la, loge de Chevalier de l'Epée. Les Généraux répètent. Le Souverain frappe 7 coups avec distance du 5e au 6e et les Généraux répètent. Souv.: Général Premier Surveillant, quel est le premier soin d'un Maçon?

ler Général: Souverain Maître, c'est de voir si la loge est couverte.

Souv.: Général Second Surveillant, voyez, etc. (Le Second va voir.) 2d Général: La loge est bien couverte.

ler Gén.: Souverain Maître, la loge est bien couverte.

Souv.: Quelle heure est-il?

ler Gén.: Les 70 années de la captivité.

Souv.: "Généraux, Princes et Chevaliers, il y a longtemps que j'ai résolu de mettre les captifs en liberté. Je suis pénétré de les voir gémir dans les fers, mais je ne puis les délivrer sans vous consulter sur un songe qui m'est apparu et qui exige une explication.

J'ai cru voir un lion rugissant prêt à se jeter sur moi pour me dévorer; son aspect m'a épouvanté et m'a fait fuir pour éviter sa fureur, mais à l'instant j'ai aperçu mes prédécesseurs qui servaient de marchepied à une gloire que les Maçons désignent sous le nom de Grand Architecte de l'Univers. Deux paroles m'ont arrêté; elles sortaient du centre de l'Etre lumineux et j'ai distingué qu'elles signifient de rendre la liberté aux Maçons, sinon que ma couronne passerait entre les mains des étrangers. Je demeurai confus et comme interdit et le songe disparut. Depuis ce moment ma tranquillité s'est évanouie. C'est à vous, Princes, de m'aider de vos avis pour délibérer sur ce que je dois faire."

Pendant ce discours, les Frères ont la tête baissée sur leurs mains, mais à la fin ils regardent le Premier Général et l'imitent. Celui-ci porte la main droite à son épée, la tire, la présente pointe en haut le bras tendu devant soi, baisse ensuite la pointe vers la terre pour donner l'acquiescement à la volonté du roi, relève ensuite la pointe en haut pour signifier "liberté" et reste alors dans cette position.

Souv.: "Que la captivité finisse! Généraux, Princes et Chevaliers, la loge des Chevaliers de l'Epée est ouverte."

Les Généraux répètent la même chose. Le Souverain et tous les Frères font des acclamations sans applaudissements.

 

Réception

 

Quand le récipiendaire est prêt, le Terrible le conduit à la porte de la tour, auprès des Gardes qui l'interrogent et auxquels il répond. (Le Terrible lui dicte ses réponses.)

Garde: Que demandez-vous?

Récipiendaire: Je demande s'il est possible de parler à votre Souverain.

Garde: Qui êtes-vous?

Récip.: Le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang et captif par disgrâce.

Garde: Quel est votre nom?

Récip.: Zorobabel. Garde: Quel est votre âge?

Récip.: 70 ans.

Garde: Quel est le sujet qui vous amène ici?

Récip.: Les larmes et la misère de mes Frères.

Garde: Attendez, nous tâcherons de faire parvenir vos plaintes au Souverain.

L'un des Gardes frappe 7 coups à la porte de la tour en Chevalier de l'Épée. Le 2e Général 2e Surveillant frappe 7 coups sur le maillet du Premier Général Premier Surveillant, celui-ci sur celui du 2e et le Souverain ensuite.

2e Gén.: Un Garde frappe à la porte de la tour en Chevalier de l'Épée. 1er Gén.: Souverain Maître, un Garde, etc.

Souv.: Général Premier Surveillant, qu'on l'introduise. Gardez avec toutes les précautions ordinaires; dans le trouble où je suis il n'est point de petits avis à négliger.

Le 2e Surveillant va à la porte, frappe, ouvre, amène 1e Garde à l'occident qui, croisant les bras, s'incline et dit:

Garde: Le premier d'entre les égaux des Maçons, âgé de 70 ans, demande à paraître devant vous.

Souv.: Qu'il soit introduit dans 1a tour de notre palais; nous l'interrogerons. Le Garde fait une autre prosternation, s'en retourne, fait entrer 1e récipiendaire dans la tour, la referme et le Souverain lui demande:

Souv.: Quel sujet vous amène ici?

Récip.: Implorer la justice et 1a bonté du Souverain.

Souv.: Sur quoi?

Récip.: Demander grâce pour mes Frères qui sont en servitude depuis 70 ans.

Souv.: Quel est votre nom?

Récip.: Zorobabel, le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang et captif par disgrâce.

Souv.: Quelle est la grâce que vous demandez?

Récip.: Que sous la faveur du Grand Architecte de l'Univers la justice du roi nous accorde la liberté et qu'il nous permette d'aller rebâtir le Temple de notre Souverain.

Souv.: Puisque d'aussi justes motifs vous conduisent ici, que la liberté de paraître devant nous à face découverte lui soit accordée. Aussitôt les Généraux vont ouvrir la porte de la tour et l'amènent à l'occident

et le font prosterner.

Souv.: Zorobabel, j'ai ressenti comme vous le poids de votre captivité; je suis prêt à vous en délivrer et de vous accorder la liberté sur l'instant si vous voulez me communiquer les secrets et les mystères de la Maçonnerie pour qui j'ai toujours eu la plus profonde vénération.

Récip.: Souverain Maître, lorsque Salomon nous en donna les premiers principes, il nous apprit que l'égalité devait être la lère colonne; elle ne règne point ici: votre rang, vos titres, votre supériorité et votre cour ne sont point compatibles avec le séjour où l'on s'instruit des mystères de mon Ordre. D'ailleurs vos masques extérieures me sont inconnues et les serments inviolables qui m'engagent et que je ne puis fausser m'empêchent de vous dévoiler de tels mystères; si ma liberté est à ce prix, je préfère la captivité.

Souv.: J'admire la fermeté de Zorobabel; il mérite la liberté par sa fermeté dans ses engagements. Les Frères y répondent tout de suite en baissant et relevant la pointe de leur

épée.

Souv.: Général F. 2e Surv., faites faire à Zorobabel les 70 tours de l'occident, midi, orient et septentrion, que je réduis à 15, pour que cette route lui fasse trouver la grâce que sa discrétion mérite. De retour, le 2e Surv. frappe 7 coups et le Premier Surv. dit:

ler Gén.: Que demandez-vous?

2e Gén.: Le voyage mystérieux de Zorobabel est fini.

ler Gén.: Souverain Maître, le voyage, etc.

Souv.: Je vous accorde, Zorobabel, la grâce que vous m'avez demandée; je consens que vous soyez mis en liberté. Le Souverain frappe 7 coups qui servent de signal aux Généraux pour ôter à

Zorobabel ses fers, ce qu'ils font, et le Souverain dit:

Souv.: Allez dans votre pays; je vous permets de rebâtir le Temple détruit par mes ancêtres; que vos trésors vous soient remis entre les mains avant le soleil couché. Soyez reconnu chef sur vos égaux; j'ordonnerai qu'on vous obéisse en tout lieu de votre passage. Qu'il vous soit donné toute aide et secours comme à moi-même; je n'exige de vous qu'un simple tribut de trois agneaux, cinq moutons et sept béliers que j'enverrai recevoir sous le portique du nouveau Temple; et si je le demande, c'est plutôt pour me ressouvenir de l'amitié que je vous jure que par reconnaissance. Approchez, cher ami. (Les Généraux le font approcher.)

Je vous arme de cette épée pour marque distinctive sur vos égaux; je suis persuadé que vous ne l'emploierez qu'à leur défense; en conséquence, je vous crée Chevalier de l'Epée.

(En disant ces derniers mots, il lui frappe de son épée sur l'épaule et l'embrasse; et donnant le tablier et le cordon vert qui passe de l'épaule gauche à la droite:)

Pour vous marquer mon estime, je vous décore d'un tablier et d'un cordon que j'ai adoptés à l'imitation des ouvriers de votre Temple, quoique ces marques ne soient accompagnées d'aucun mystère. Cependant je ne les accorde qu'aux Princes de ma cour par honneur; désormais vous pouvez jouir comme eux des mêmes avantages.

Présentement, je vous remets entre les mains de mon Premier Général qui vous donnera des guides pour vous conduire en sûreté auprès de vos Frères et au lieu où vous devez rebâtir le nouveau Temple.

Le Premier Général le fait rentrer dans la tour et 1'y laisse pendant que les Frères passent en silence dans le 2d appartement.

Dès qu'un Servant avertit le Terrible que tous sont entrés, celui-ci prend 1e récipiendaire, le mène par derrière la tenture à l'endroit où est le pont qui conduit au second appartement à l'entrée duquel i1 trouve des Gardes qui l'arrêtent, lui arrachent son cordon et son tablier vert, et veulent l'empêcher de passer; mais il les force, les met en fuite et arrive à la porte du 2d appartement. Le Terrible frappe 7 coups en Chevalier de l'Épée.

Les Frères dans ce second appartement ne sont plus de la cour de Cyrus. Dès qu'ils entendent frapper ils prennent à la ceinture du tablier une truelle qu'ils tiennent de la main gauche et leur épée de la droite.

Le tracé de la loge est couvert d'un drap rouge.

Le 2d Surveillant frappe 7 coups le premier.

2d Surv.: J'ai entendu frapper à la porte de la loge en Chevalier de l'Épée.

ler Surv.: Très Excellent Maître, on frappe, etc. T. Exc.: Très Puissant Frères Second Surveillant, voyez qui frappe. (Le 2d frappe et ouvre, disant:)

2d Surv.: Que demandez-vous?

Récip.: Je demande à revoir mes Frères, ces restes infortunés de la fraternité qui sont échappés de la captivité, afin de leur donner des nouvelles de ma délivrance de Babylone.

(Le 2d Surv. revient, frappe; le Premier lui répond et le 2d dit:)

2d Surv.: C'est un Frère captif de Babylone qui dit avoir été délivré et qui demande

à être réuni au sein de la fraternité.

1er Surv.: Très Excellent Maître, c'est un Frère, etc. T. Exc.: Mes Frères, la nouvelle de ce captif pourrait avoir son fondement. Les 70 années sont expirées, le jour de la réédification du Temple est arrivé: ne négligeons point un aussi précieux augure. Faites-lui demander son nom, de quel pays il est, son âge, pour éviter la surprise.

(Le 2d frappe, on lui répond; il ouvre et dit:)

2d Surv.: Quel est votre nom?

Récip.: Zorobabel.

2d Surv.: Où est votre pays?

Récip.: En deçà du fleuve Starbuzanaï, à l'occident de la Syrie.

2d Surv.: Quel est votre âge?

Récip.: 70 ans. (Le Second sure. referme la porte, frappe et dit au Premier Surv.:)

2d Surv.: Ce captif qui vient de Babylone se nomme Zorobabel; il est d'un lieu en deçà du fleuve Starbuzanaï, à l'occident de la Syrie, et il a 70 ans.

ler Surv.: Très Excellent Maître, ce captif, etc.

T. Exc.: Zorobabel, (le) nom du pays en deçà le fleuve Starbuzanaï, âgé de 70 ans; oui, mes Frères, la captivité cesse et notre sommeil finit. Ce captif fut justement le prince de la tribu souveraine qui doit relever notre Temple; qu'il soit admis parmi nous et soit reconnu pour guider et soutenir nos travaux.

(Le Second Surv. va frapper, ouvre, reçoit le captif et le conduit à l'occident.)

ler Surv.: Très Excellent Maître, voici Zorobabel qui désire être admis au sein de la fraternité.

T. Exc.: Zorobabel, faites-nous un récit succinct de votre délivrance.

Récip.: Cyrus, me permettant de paraître devant son trône, fut touché des misères de la fraternité. I1 m'arma de ce glaive pour la défense et le secours de mes Frères, et m'honora du titre de Frère à sa compagnie; ensuite, m'accordant la liberté, il confia mes jours à des sujets zélés qui m'ont aidé à triompher de nos ennemis au passage du fleuve Starbuzanaï, où cependant, malgré notre victoire, nous avons perdu les marques distinctives que nous avait données le roi, notre libérateur.

T. Exc.: Mon Frère, la perte que vous avez faite nous annonce que la justice de notre fraternité ne peut supporter les triomphes de la pompe et de la grandeur. Cyrus en vous décorant de ces honneurs n'était pas guidé par l'esprit d'égalité qui nous accompagne invariablement. Vous voyez par cette perte qu'il n'y a que les marques de ce prince qui ont disparu et que vous avez conservé celles de la véritable Maçonnerie.

Mais avant que je vous communique les secrets qui ont été réservés depuis votre captivité dans le reste de notre fraternité, nous exigeons de vous des assurances comme la durée de votre disgrâce n'a point affaibli en vous les sentiments et la parfaite connaissance des mystères de la Maçonnerie.

Récip.: Interrogez-moi, je suis prêt à répondre.

T. Exc.: Quel grade avez-vous dans la Maçonnerie?

Récip.: Celui de Grand Architecte.

T. Exc.: Donnez-moi le signe. Récip.: (I1 le donne.) T. Exc.: Donnez l'attouchement au Très Puissant Frère ler Surv.

Récip.: (I1 le donne.)

T. Exc.: Donnez-moi la parole.

Récip.: (I1 la donne.)

T. Exc.: Mes Frères Chevaliers, je crois que Zorobabel mérite d'être admis à notre nouveau mystère. (Les Frères répondent en levant et baissant la pointe de l'épée.)

T. Exc.: Très Puissant Frère Second Surv., faites avancer le Frère par 3 pas de Maître en avant et que le dernier le mette au pied du tribunal du Grand Architecte; qu'il vienne y prendre les engagements que nous requérons.

(On le place comme aux précédents.)

 

Obligation

 

"Oui, je promets, sous les mêmes obligations que j'ai prêtées dans les différents grades de la. Maçonnerie, de ne jamais révéler les secrets des Chevaliers de l'Épée ou `laçons Libres à aucun d'un grade inférieur ou profane sous les peines de rester dans la captivité la plus dure; que mes fers ne puissent jamais se briser, que mon corps soit exposé à la merci des bêtes féroces, que mes sens soient privés de l'odorat et de Poule, et que la foudre en tombant en éclat me réduise en poudre, pour servir d'exemple à tous les indiscrets. Ainsi soit-il."

 

Le Maître le relève et dit, remettant son épée dans le fourreau, ce que les Frères imitent:

T. Exc.: Mon Frère, la destruction du Temple ayant assujetti les membres de la Maçonnerie à des disgrâces si rigoureuses que nous avons craint que leur captivité ou leur dissipation n'ait aidé à les corrompre dans la fidélité à leurs engagements, c'est ce qui nous contraint, en attendant l'instant de la réédification, de nous tenir éloignés dans un lieu secret et particulier où nous conservons fidèlement quelques débris de l'ancien monument. Nous n'introduisons que ceux que nous connaissons pour vrais et légitimes Maçons, non seulement par signe, attouchement et parole, mais encore par leurs actions et leurs mœurs. Nous leur communiquons alors nos nouveaux secrets avec plaisir, mais nous exigeons qu'ils apportent avec eux pour gages quelques monuments de l'ancien Temple; ceux que Cyrus vous a remis nous suffisent. (Pendant cette dernière partie on découvre le tableau.)

T. Exc.: Très Puissant Premier Surv., faites faire au récipiendaire 3 pas de Maître en arrière pour lui apprendre que nous devons tenir pour certain que la parfaite résignation est la vertu favorite des Maçons.

(Par ces pas il va. à l'occident et le Maître dit:)

Mon Frère, le motif de nos travaux est la réédification du Temple du Grand Architecte de l'Univers; ce sublime ouvrage était réservé à Zorobabel. Les engagements que vous venez de prendre avec nous sous ce titre en ont produit l'exécution. Son éclat et la grandeur dans laquelle il paraît à vos yeux vous prouvent qu'il n'en rien diminué. I1 ne reste plus qu'à le conserver par l'épée que Cyrus vous a donnée pour sa défense; vous y contribuerez dorénavant. Venez donc participer à nos secrets.

Mon Frère, c'est de porter la main droite sur l'épaule gauche et de la descendre diagonalement jusqu'au côté droit en se coupant le corps; le second, qui en e la réponse, est de porter la main droite sur la hanche gauche en se traversant le ventre jusqu'à la hanche droite.

L'attouchement est de porter la main droite à l'épée pour la tirer comme si on voulait combattre; ensuite, faire un mouvement en voltant le corps, le pied droit derrière et levant la. main gauche en faisant semblant de repousser son ennemi, de sorte que les deux Frères dans cette position rencontrent les mains gauches l'une entrelaçant dans l'autre, et à l'instant s'embrassent.

La parole est Judas et Benjamin.

Le mot de passe est Libertas qui dérive des Maçons Libres.

Répétez maintenant ces signes, attouchements et paroles avec tous les Frères Chevaliers de notre loge; ensuite, vous viendrez me le rendre.

(I1 le fait et revient.)

T. Exc.: Mon Frère, par votre délivrance le roi Cyrus vous a créé Chevalier de l'Épée et moi je vous crée Chevalier Maçon. Voici une truelle qui sera le symbole perpétuel de votre dignité, c'est-à-dire que vous travaillerez désormais une truelle à la main et une épée de l'autre si jamais le Temple vient à se détruire, car c'est ainsi que nous avons rebâti celui-ci.

(En lui mettant l'écharpe:)

Cette écharpe doit vous accompagner dans toutes les loges et vous est une marque de la vraie chevalerie que vous avez acquise au fleuve de Starbuzanaï par la victoire remportée sur ceux qui s'opposaient à votre passage.

(I1 lui donne la rosette verte:)

Comme nous n'admettons dans nos cérémonies aucune des marques dont Cyrus vous a décoré, nous voulons cependant bien en conserver quelque mémoire par une rosette de la couleur qu'il avait choisie et que nous mettons sous les rosettes des autres grades (mises au bas du cordon écossais auquel est attaché le bijou).

(On lui donne le bijou:)

Ce bijou, par l'addition des épées en sautoir, vous annonce le trophée de notre Maçonnerie et qu'on n'en doit faire usage que pour elle, c'est-à-dire pour l'équité.

(On lui donne les gants.)

Nous allons procéder à votre proclamation. Mes chers Frères Chevaliers Maçons, consentez-vous que Zorobabel règne désormais sur les travaux de la Maçonnerie?

(Ils y consentent en baissant et relevant la pointe de leurs épées. En le plaçant à la chaise qui lui est destinée:)

T. Exc.: Passez, mon Frère, au tribunal des souverains de notre ouvrage. Vous servirez de pierre angulaire à l'édifice et vous devez régner sur les ouvriers comme Salomon, Hiram et Moabon y ont régné et commandé sur eux.

Dès qu'il est en place, les Frères remettent leur épée, frappent dans leurs mains 3 fois et crient 3 fois Zorobabel.

 

Instruction

 

Demande du Maître: Comment vous a-t-on fait parvenir à ce haut et éminent grade?

Réponse: J'y suis parvenu par l'humilité, la patience et de fréquentes sollicitations

D. A    qui vous adressâtes-vous?

R. Au grand Roi.

D. Quel est votre nom?

R. Zorobabel.

D. Votre pays?

R. La Judée, où je suis issu de parents nobles de 1a tribu de Juda.

D. Quel art professez-vous?

R. La Maçonnerie.

D. Quel édifice bâtissez-vous?

R. Des temples et des tabernacles.

D. Où les construisez-vous?

R. Faute de terrain, nous les élevons dans nos cœurs.

D. Quel est le nom du Chevalier Maçon?

R. Celui d'un Maçon Très Libre.

D. Pourquoi Très Libres?

R. Parce que les Maçons qui furent choisis par Salomon pour travailler à son Temple furent déclarés libres et exempts de tout impôt pour eux et leurs descendants de mâle en mâle; ils eurent en outre le privilège de porter des armes et lors de la destruction du Temple par Nabuchodonosor, les Maçons furent menés en captivité avec le peuple juif, mais la bonté du roi les remit dans leur ancien droit pour bâtir un 2e Temple sous Zorobabel. C'est depuis cette époque qu'ils portent le nom de Très Libres.

D. pourquoi Cyrus les remit-il en liberté? . Pour retourner en Judée, leur pays.

D. L'ancien Temple était-il beau?

R. C'était la première merveille du monde en richesse et en grandeur, car son parvis pouvait contenir 200.000 personnes.

D. Oui lui avait donné le modèle?

R. Le Grand Architecte de l'Univers.

D. A qui le donna-t-il?

R. Au roi David.

D. Le fit-il exécuter?

?. Cet édifice était réservé à Salomon.

D. De cruel caractère était Salomon?

R. Le plus sage de son temps, ayant 1a. connaissance de toutes les sciences et la dos de prophétie.

U. Qui fut 1e principal architecte qui conduisit un si grand  édifice?

R. Dieu fut le premier, Salomon le 2e et Adoniram le 3e.

D. Qui était cet Adoniram?

R. Tyrien de nation, son père s'appelait (Abda?) et sa mère était de 1a tribu de Nechtali .

D. Qui a posé la première pierre du Temple?

R. Salomon.

0. De quoi était cette pierre?

R. D'agate, d'un pied carré.

D. A quelle heure fut-elle posée?

R. avant le soleil levé.

D. Pourquoi?

R. Pour marquer la vigilance que nous devons avoir en toutes nos oeuvres.

D. Quel ciment y employa-t-on?

Un ciment  mystique composé de lait, d'huile de vin et de farine.

D. Quel est le sens mystique de ce ciment?

R. Pour composer le premier homme l'Etre suprême employa la douceur, 1a sagesse, 1a force et la bonté.

D. Où fut posée cette pierre?

R. Au milieu de 1a chambre destinée au sanctuaire.

D.Combien l'ancien Temple avait-il de portes?

Trois: l’une à l'orient, ,une au midi et l’autre à l'occident.

0. Qui fut cause de la destruction du Temple?

R. Les vices des Israélites  et l'impiété des rois qui le détruisirent et 1es asservirent sous le règne de Nabuchodonosor.

D. Combien de temps dura le siège?

R. Dix-huit mois.

D. Combien de temps dura 1e Temple ?

R. 470 ans, 6 mois et 10 jours.

D. Sous quel roi d'Israël fut-il détruit?

R. Sous le règne de Sédécias, dernier de la race de David.

D. Où mourut Sédécias?

R. A Babylone, en captivité.

D. Que nous représente Jérusalem prise par 27 endroits différents?

R. Cela nous représente qu'une loge 1a mieux couverte peut être surprise, à moins qu'elle ne soit bien gardée par des Frères Terribles sur la vigilance desquels on puisse compter en toute sûreté.

D. Que signifient la compassion et le bon traitement que les Assyriens firent au peuple de Judée?

R. L'excellence de l'Ordre des Frères Maçons qui est estimé des grands et petits e t qui est en vénération parmi ceux qui ont la connaissance de leurs mystères.

D. Pourquoi les Assyriens ne firent-ils captifs que les grands de marque et 1aissèrent-ils 1e bas peuple errant dans les ruines de la triste Sion?

R. Pour nous apprendre que l'Ordre des F (rères) ", M(açons) est le partage de l' honnête homme et plus particulièrement de celui qui est zélé, mais qu'on doit éviter d'initier dans nos mystères le profane vulgaire qui se plait à vivre dans l' ignorance.

D. Que nous enseigne la résistance que les Maçons Libres firent lorsque les Assyriens vinrent attaquer le dehors du Temple?

R. Les soins, la vigilance que tout bon Frère doit apporter pour couvrir la loge, et en défendre les approches aux profanes, même au péril de sa vie.

D. Pourquoi ceux-là cédèrent-ils aux Assyriens?

R. Les Maçons Libres étaient inférieurs en nombre; ils furent obligés de céder à la force, ce qui nous donne à connaître que si un Maçon n'est point circonspect sur ce qui concerne les secrets de l'Ordre, il peut vitre surpris par de faux Frères qui le mettraient dans le cas de céder à 1eurs faux raisonnements. De là il suit que tout zélé Maçon, dans quelque grade qu' il soit parvenu, doit se bien conduire afin de ne point être surpris par 1a vanité e t le mensonge.

D. Que représentent la destruction du Temple et 1e peuple captif?

R. La division et la. discorde qui naissent dans une loge lorsqu'elle ne s'attache pas au travail avec régularité, laquelle tôt ou tard doit se diviser et se diviser par 1a dispersion de ses membres.

D. Que signifient la colonne Booz brisée , le chandelier à 7 branches enlevé?

R. Le mal énorme qu'un Frère commet lorsqu'il transgresse son serment et qu'il révèle quelqu'un de nos mystères; il brise  par 1à la colonne dont i1 est i1 est l’emblème et  (qu')il se rend indigne de voir la brillante lumière figurée par le chandelier à 7 branches.

D. Que signifie ce ( faux?) sacrificateur qui répond de l'arche qu'on lui a donnée en garde sous peine de la vie?

R. Qu'un vrai Maçon répond des secrets qu' on lui confiés sous peine de mort suivant  son obligation.

D. Pourquoi le nombre de 81 est-il tant renommé et sacré parmi les Maçons?

R. Parce que ce nombre exprime la triple essence de la Divinité marquée par ce triple triangle et par le carré de neuf et le nombre de trois.

D. Pourquoi les chaînes des Maçons étaient-elles triangulaires?

R. Les Assyriens ayant appris que le triangle étai. pour eux l'emblème du nom de l'Eternel, ils les firent construire de cette façon pour faire plus de peine aux captifs.

D. Pourquoi les chaînes de Sédécias étaient-elles d'or?

R. Pour nous apprendre que les richesses sont le plus souvent 1e plus grand ennemi de l'homme.

D. Pour quoi était-il défendu aux Maçons Libres de travailler aux édifices profanes?

R. Pour nous apprendre à ne point travailler ni fréquenter de loges irrégulières, à être fidèles observateurs des lois maçonniques, sous peine de perdre le titre de Maçons Libres.

D. Quelle fut 1a principale cause qui fit souhaiter aux Hébreux de sortir de 1a captivité?

R. Le désir de rebâtir le Temple de Salomon pour y adorer l'Éternel; ce qui nous représente les désirs que tout bon Maçon doit avoir qu'il se forme souvent de juste(s) et parfaite(s) loge(s) en (?) 1a gloire du Grand Architecte de l'Univers où elle soit de plus en plus manifestée par de nouveaux temples dressés et élevés dans nos cœurs.

D. Quelles étaient les dimensions que Cyrus donna pour la construction du nouveau Temple?

R. 120 coudées de profondeur, 60 de hauteur e t 60 de largeur.

D. D'où vient que Cyrus ordonna pour la construction du Temple qu'on tirât 1es bois des forêts du Liban et les pierres des carrières de Tyr?

R. Pour nous marquer que le premier Temple ayant été bâti avec ces matériaux, il fallait que 1e second fût bâti avec 1es mêmes et que rien ne doit varier; ce qui signifie que la nouvelle Maçonnerie est continue jusqu'à nous, qu'elle doit être toujours la même, qu'elle est aujourd'hui telle qu'elle était le jour de 1a fondation du Temple de Salomon.

D. Pourquoi Zorobabel était-il prosterné au pied du trône de Cyrus?

R. Pour marquer l'excellence et le sublime de l'0rdre considéré dans ses mystères et dans les différents grades qui le composent et qu'on ne peut obtenir que par l'humilité et la prière.

D. Pourquoi priait-on pour 1a conservation du roi de Babylone après la reconstruction du Temple?

R. Pour nous apprendre à nous intéresser avec cœur et ferveur pour ceux qui considèrent l'Ordre en général.

D. Expliquez-moi le nom des principaux architectes qui eurent  la direction du nouveau Temple?

R. Bibot. (1)

D. Que signifie le compas?

R. Pour régler ses actions et veiller sur celles de nos Frères.

D. Que représente la pâque que les Juifs célébrèrent avant leur départ?

R. Nos repas qui doivent être aussi sain(t)s que c'était la pâque des Hébreux.

D. Que représente 1a ville de Jérusalem ruinée et plongée dans la tristesse?

R. L'état où se trouve une loge irrégulière où la cabale et l'inséras ont plus de part que le bien général de 1a société.

D. Que signifient les 3 mois, 5 jours de marche et l'arrivée à 3 heures après midi?

R. L'intervalle qu'il faut laisser entre les grades.

D. Que signifient les 7 jours de repos avant que de commencer le nouveau Temple?

R. Qu'une juste et parfaite loge ne doit rien entreprendre qu'avec connaissance de cause et que le nombre de Frères soit compétent.

D. Que signifient les ouvriers payés par bandes, les uns à la colonne J, les autres à la colonne B et les autres à la lettre G?

R. Les différents grades de la Maçonnerie.

D. Que signifie l'épée que les ouvriers portent en travaillant?

R. Que tout bon Maçon doit s'armer du silence et du secret pour cacher nos mystères aux profanes.

D. Pourquoi y a-t-il 70 lumières dans votre loge?

R. In mémoire des 70 ans de la captivité de Babylone.

 

Cloture de la loge

 

Le T. Exc. frappe 7 coups, autant, 1e ler  Surv. et  autant le Second; ensuite le T. 

Exc . demande :

T. Ex..: Frère Premier Surv., quelle heure est-il?

1er Surv. : L' instant de 1a réédification.

T. Exc.: Mes Frères, puisque nous sommes assez heureux pour avoir rebâti dans sa splendeur le Temple, conservons les marques par notre secret sur la réédification; il est temps de nous reposer.

La loge des Chevaliers Maçons est fermée.

On frappe 3 fois 3 coups dans les mains et on crie 3 fois Zorobabel.

 

 

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