Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Loge de Recherche Laurence Dermott

Rechercher dans la Fraternité et la Tolérance.

Le Zohar et les Couleurs

Publié le 7 Février 2013 par Albert SOUED dans Kabbale

Les couleurs de la Bible

 

La Bible n'est pas très riche en couleurs et quand elles sont mentionnées, elles sont imprégnées d'un sens symbolique. Elles concernent essentiellement la nourriture (soupe de lentilles par exemple), les vêtements du Grand Prêtre et l'ameublement de la Tente du Rendez-Vous dans le désert (trois couleurs groupées, le bleu-azur, le pourpre et l'écarlate), le corps humain (peau, lèvres, yeux, cheveux…), la robe des chevaux.

Pour éviter que ses propos ne soient représentés par des objets, bases de l'idolâtrie, l'Ecriture ne cherche pas à frapper l'imagination des lecteurs par la couleur. Ainsi dans l'arc-en-ciel elle suggère que la diffraction de la lumière est liée à l'immanence du divin, selon une interprétation mystique.

Les couleurs les plus citées sont le blanc (lavane) et le rouge (adom, tsaroq)), puis viennent des couleurs souvent groupées: bleu "tékhelet", pourpre "argamane" et écarlate "tolaa't shani". On rencontre plus rarement l'or (zahav), le noir (shah'or), les bruns (h'oum, amouts, kédar), le bleu foncé (kah'ol), le jaune soutenu (tsahov), le vert (yaroq) et le violet (sagol).

Les couleurs dont parle la Bible sont tirées de produits naturels de l'époque et il n'est pas sûr que tous ces produits existent encore. Il y a ainsi un degré d'incertitude sur le sens et les nuances des couleurs bibliques.

 

Etymologie, sémiologie, guématrie et analogie

 

Blanc

La désignation la plus courante de la couleur blanche est "lavane" (l/v/n) ou "lev noun", le cœur du poisson, des entrailles blanches. Couleur de l'habit du grand prêtre et couleur de l'expiation, lavane a la même valeur numérique que l'homme pieux ou h'assid (82). Lavane est la couleur du lait, nourriture des premiers mois de l'enfant, couleur de la miséricorde. Lié à l'œuf et à l'évolution de la vie, le blanc en ponctue les étapes: lange de la naissance, voile de l'initiation, habit du mariage et linceul du mort.

Le blanc se dit encore "tsah'or" qui connote la limpidité (tsah'), la liberté (h'or), l'aube (tsohar). Couleur de la pureté, le blanc est le mélange théorique des couleurs dont l'identité de chacune se perd dans une unité. Mais la réalité est autre, le mélange des couleurs dans ce monde-ci est un gris sale, ce qui explique le nom d'un homme peu honnête dans la Bible, Lavan, le beau père de Jacob.

 

Rouge

La désignation courante du rouge est le mot "adom" (aleph/d/m), lié à l'être humain (adam, contenant "dam" le sang) et à la terre (adamah), le rouge étant la couleur de la terre en Afrique noire. Le rouge est la couleur du sang contenu; versé, le sang vire au noir.

 

Noir

"Shah'or" en est la désignation la plus courante qui est liée à la fin de la nuit, avant le passage à l'aube, le moment le plus difficile pour l'être humain, celui du jugement céleste et de la mort. Couleur de l'obscurité, le noir connote, l'ignorance, la calamité et l'Autre Côté.

 

Vert

"Yaroq" est la couleur de la verdure, de la nature verdoyante, du végétal, couleur de l'équilibre naturel.

 

Jaune

"Tsahov" est une couleur brillante, jaune soutenu, visible comme un vent violent (pih'ah) de sable (évéq), deux mots de même valeur numérique que le jaune (103). Ce nom est lié à la colère et à l'hostilité

 

Bleu-noir

"Kah'ol" est la poudre d'antimoine qui sert de fard aux yeux; ce mot signifie "comme le sable". Dans l'antiquité il était d'usage de clore les yeux d'un défunt avec du sable et cette mission était dévolue à celui qui allait recevoir son héritage spirituel, généralement son fils. Il est possible que ce sable fut de la poudre bleu-noir. Il est probable que cette couleur soit liée au passage dans l'au-delà, des équivalents numériques sont "nouah'" le repos (éternel) et din (le jugement).

 

Violet

"Sagol" est en rapport avec la cérémonie, le trésor (ségoulah) et de la sélection de l'élite.

 

Transparent

"Safir" est une pierre précieuse et le mot est lié à la transparence, la limpidité, la clarté.

Le mot peut se lire "limpidité (safi) du début" (resh ou réshit). Sur le plan des équivalences numériques, il est lié à "qéren" (350), partie la plus élevée d'un animal et aussi rayon lumineux.

 

Azur-Pourpre-Ecarlate

Ces trois couleurs animales sont généralement groupées.

Tékhelet proviendrait d'un coquillage du lac Kinneret, donnant un bleu très clair ou un bleu rappelant les limites de l'horizon. Ce mot a pour sens la limite de la perfection, un objectif, une intention. Sur le plan sémiologique il porte le signe (taw) du tout (kol). Il s'agirait d'une couleur-limite non définie qui comprendrait toutes les nuances et tous les tons.

Argamane est la pourpre issue du murex, coquillage apparaissant à Césarée dans l'Antiquité. Sur le plan sémiologique il s'agit de "tisser le quoi, la question", couleur par conséquent problématique, rouge incluant un peu de bleu. Sur le plan numérique, on peut la rapprocher de l'impureté de "théréfah" et de la rébellion de "nemrod" (294).

Tolaa't shani est l'écarlate issu de la cochenille, mot qui connote une métamorphose. Sur le plan sémiologique cette couleur peut se lire "signe (taw) pour une époque (léé't)

seconde ou ultérieure (shéni), l'écarlate serait-elle la couleur du désordre précédant les temps messianiques?

 

Les couleurs du Zohar

 

Le Zohar a des couleurs privilégiées, le blanc et le bleu, le noir, le rouge et le vert qui correspondent sur l'Arbre de Vie à des attributs divins (séfirot). Ces couleurs sont déployées dans le feu et la lumière à propos de la Création (tohou wa bohou, lumière du 1er Jour et luminaires du 4ème jour), du Déluge (arc en ciel), de la sortie d'Egypte des Hébreux (colonnes de nuée et de feu), du buisson ardent, des tables de la loi, de la tente du rendez-Vous, du monde intermédiaire (âmes et archanges), des rêves, de la physionomie de l'être humain (yeux, cheveux, peau), du sens des fêtes juives….

 

Lumière et feu de la Création (Introduction au Zohar, I-50b, I-51a/b)

 

Genèse 1/1-2: "Au commencement, D. avait créé le ciel et la terre Or la Terre n'était que chaos (tohou) et solitude (bohou)…"

Tohou est un lieu dépourvu de couleur et de forme, un chaos informe. Bohou est une irrégularité dans le Tohou qui a un aspect et une forme.

 

Genèse 1/ 2: "…des ténèbres couvraient la surface de l'abîme et le souffle de D. planait sur la surface des eaux".

L'obscurité des ténèbres (h'oshekh) est un feu noir de couleur dense comprenant un feu rouge de grande visibilité, un feu jaune-orangé ayant un ton soutenu, un feu blanc dont la couleur englobe les autres. Ce feu n'est pas obscurité en lui-même, sauf quand il envahissait le "tohou".

L'obscurité assimilée à la couleur "noire" est l'image de l'ignorance, de l'aveuglement et de pulsion au mal. Mais la couleur "noire" de l'obscurité contient en elle la démesure de la passion (rouge) aveuglante, de la colère contenue ou non (jaune) pouvant mener au mal et au meurtre; mais aussi le blanc de la miséricorde et de la grâce, espoir que l'ignorance peut quelque part céder la place à un début de connaissance (daa't). De l'obscurité naît la Lumière…

 

Genèse 1/ 3 à 5 & 14/15: "D. dit que la lumière soit! Et la lumière fut. D. considéra que la lumière était bonne, et il établit une distinction entre la lumière et les ténèbres. D. appela la lumière, Jour, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il fut un soir, il fut un matin, Un Jour"

D. dit "que des corps lumineux apparaissent dans les cieux, pour distinguer entre le jour et la nuit; ils serviront de signes pour les saisons, pour les jours, pour les années; et ils serviront de luminaires, dans l'espace céleste pour éclairer la terre…"

La lumière du début, du 1er jour est une transparence de saphir, une clarté sans couleur définie qui se différentie de l'obscurité. Cette lumière ne peut s'éteindre, car elle est infinie ("ayn sof", le "sans fin", de même valeur numérique que "awr", la lumière de valeur 207). La lumière du 4ème jour est autre, c'est déjà la différentiation des couleurs, "or"(zahav) pour le soleil, argent (kessef) pour la lune, images des luminaires créés et qui sont amenés à disparaître. Nous sommes dans la matérialité fugace du monde créé.

Ces luminaires qui sont le reflet de la vérité du début sont appelés "méorot" ou mém/aleph/waw/resh/waw/taw qui se décompose en a/w/r, la lumière et m/w/t, la mort, ce qui signifie que cette lumière créée a une fin.

 

Colonnes de nuée et de feu (I-2a/b)

 

Complémentaires ces colonnes qui ont permis aux Hébreux de se diriger dans le désert de jour comme de nuit sont une même unité. Noir le jour et blanc la nuit, ces couleurs ont permis au peuple venant d'être libéré de la noirceur de l'esclavage de discerner entre les valeurs, de réapprendre le libre arbitre, de faire des choix librement. Par ailleurs dans la colonne de nuée (a'moud a'nan), la nuée a'nan a comme équivalent numérique "péssel" idole, et dans la colonne de feu, le feu "esh" a comme équivalent numérique tsourah, image d'une idole. Ainsi ces colonnes de feu et nuée ont pour but de préparer les Hébreux à une abstraction progressive de la notion divine.

 

Dragon de feu (II-27b)

 

Le serpent qui a apparaît sur le chemin furtivement a une langue de feu rouge et noir qui consume. Il cherche à détourner les Hébreux dans leur cheminement vers la clarté du discernement et de la connaissance. La création est partie de l'unité d'en Haut vers la dualité du monde intermédiaire, puis la multiplicité du monde matériel. Le dragon-serpent du mal cherche à renverser cette situation et à ramener les Hébreux vers le soit-disant confort d'Egypte: unité en bas et multiplicité en haut, c'est à dire le polythéisme dans la foi et le totalitarisme unifiant du pharaon.

Aujourd'hui encore le débat n'est pas encore clos, la tendance à suivre le dragon du politiquement correct et de la pensée unique, du globalisme des monopoles peut ramener à la loi du pharaon. De même le supermarché de la foi, le panégyrique médiatique de l'amoralité et des déviances sexuelles sont les formes nouvelles du polythéisme.

Mais il y a heureusement un autre feu qui brûle et dévore le feu du dragon; comme pour éteindre le feu d'un puits de pétrole en flammes, on utilise un feu encore plus puissant, celui de l'explosif.

 

Le feu qui brûle mais ne se consume pas (Deut 4/4-24 & Zohar I-50a)

 

Une flamme ne peut s'élever que d'une matière qui brûle. Cette flamme a deux lumières, l'une sombre, bleue ou noire, l'autre lumineuse et blanche. Celle-ci est au-dessus de l'autre et s'élève cers le haut, la lumière bleue ou noire lui servant de piédestal.

Les deux lumières sont liées, l'une étant le support de l'autre. De même que la lumière bleue ou noire n'existe que si une matière se consume et lui sert de support.

La lumière blanche est immuable, la lumière sombre est changeante, tantôt noire, tantôt bleue, tantôt rouge, lien intermédiaire entre la matière qui se détruit et la lumière blanche qui est pérenne.

Cette description se ramène à l'Arbre de Vie où la couleur blanche est l'image des séfirot supérieures (Hokhmah, la sagesse, Binah, le Discernement et Daa't, la Connaissance) et les couleurs bleue-noire-rouge image des séfirot inférieures et du risque de "traverser" vers l'Autre Côté (le mal étant assimilé à la couleur noire, couleur de la mort et de la destruction).

Cette description est aussi une allusion au sacrifice dont le but est de blanchir le mal du péché.

 

L'arc en ciel (I-18b, I-71b,I-136b)

 

Les goûts et les couleurs diffèrent selon les individus. Que cela soit Shimon Bar Yohay ou Moïse de Léon, auteurs présumés du Zohar, dans ce texte, l'arc en ciel n'a pas les 6 couleurs scolaires, les couleurs de base, bleu, rouge, jaune et leurs complémentaires, vert, orange et violet. On parle de blanc, rouge, vert, bleu-noir, soit 4 couleurs. Pourtant "le six" apparaît comme le symbole numérique de l'arc, puisqu'il est fait allusion aux 6 mots de la profession de foi "shémaa' yisrael, adonay elohenou, adonay eh'ad" (écoutes Israël, yhwh est notre D., yhwh est un"). En fait peu importent les couleurs qui n'en font qu'une, l'apparition de l'arc en ciel est l'image du dévoilement de la splendeur de la shékhinah, la Présence divine; et tout homme pieux énonce sa profession de foi à l'apparition et à la vue de l'arc en ciel, sur lequel son regard ne doit pas se fixer.

 

Les taches noires du soleil (III-15a)

 

Selon le prophète Amos "Ainsi le Seigneur D. n'accomplit rien qu'il n'ait révélé son dessein à ses serviteurs, les prophètes" (Amos 3/7). Ainsi si l'humanité est perverse, un décret est établi contre elle. Des "taches noires" apparaissent alors sur le soleil jaune or, taches qui pourront s'étendre jusqu'à son extinction. Mais ce décret est suspendu pendant 30 jours, le temps de le faire connaître aux Justes de ce monde. Par leurs bonnes actions, les Justes pourront sauver le monde de la destruction. Ayant relevé sa tête du fait de la propagation de la perversité et de la corruption, à ce moment le serpent voit sa tête enterrée dans un trou grâce au comportement des Justes. Parallèlement, le serpent d'en Haut rentre aussi dans les profondeurs abyssales. La force du Mal est ainsi neutralisée par l'action d'un ou plusieurs Justes. Et le soleil brille à nouveau et le monde est sauvé.

 

Le don de la Torah (II-84a)

 

La Torah s'est manifestée dans un feu noir qui s'est impressionné sur un feu blanc, ce qui signifie que grâce à la Torah la droite rejoint la gauche à l'unisson.

Quand la fumée se dégagea du Mont Sinaï, elle venait d'un feu dont les flammes étaient bleues et s'élevaient dans le ciel. Cette fumée avait tous les parfums du Paradis, aux couleurs blanche, rouge et noire, "au parfum de myrrhe, d'encens et de poudres du marchand" (Cantique des Cantiques 3/6). La Présence Divine ou Shékhinah s'est manifestée ainsi lors du don de la Torah dans la désolation du Sinaï.

Les lettres inscrites sur les Tables de la Loi étaient visibles des deux côtés, car les tablettes étaient faites de pierre de saphir (lapis lazuli transparent) et les lettres formées de feu blanc couvert de feu noir. Les lettres flottaient en dansant; elles étaient visibles dans les deux couleurs, comme si les tablettes étaient gravées des deux côtés. Blanc et noir pour montrer l'union de la Droite avec la Gauche dont la rigueur est alors tempérée par la Miséricorde.

 

Les âmes et les archanges (I-83 a/b, II-139a, 147b, 149b,152a/b, 226b)

 

L'âme humaine a plusieurs désignations dans la Bible. Selon la Qabalah, il s'agit de la même âme dans ses différents aspects. On compte généralement 3 aspects communs et 2 aspects plus éthérés (voir le texte sur l'âme humaine).

L'aspect primaire, partagé avec les animaux, est appelé "néfesh"; il correspond à l'âme qui permet de respirer et de vivre; elle est de couleur bleu-noir et elle est nocturne, en ce sens que le jugement concernant sa disparition a lieu la nuit.

L'aspect esprit s'appelle "rouah'" de couleur blanche et diurne, car cet aspect permet à l'âme de voir et de comprendre.

L'aspect supérieur de l'âme s'appelle "néshamah" qui permet à l'âme de s'élever spirituellement et d'accéder au divin. Nous sommes ici dans la transparence.

 

Le monde intermédiaire est celui des âmes, mais aussi celui des anges. Dans le Zohar les archanges qui portent le "trône divin" ont des couleurs, qui correspondent aux séfirot de l'Arbre de Vie. Dans le sens Est-Ouest, Michaël est couleur argent comme la miséricorde, Gabriel est couleur or comme la rigueur. Dans le sens Nord-Sud, Raphaël est dans la blancheur des séfirot supérieures et Ouriel dans la couleur bleu-rouge.

Le trône divin change de couleur selon l'heure du jour et prend les couleurs violettes, la nuit (pourpre ou jacinthe).

 

Les rêves (I-51b, II-27a/b, II-149b)

 

Toutes les couleurs dans un rêve sont de bonne augure, sauf la couleur jacinthe (excès de bleu-noir par rapport au rouge), car cette couleur signifie que l'âme du rêveur qui erre dans les hauteurs du monde intermédiaire risque de ne pouvoir rejoindre son corps qui est en danger de mort. Ainsi une prière particulière aux rêves doit être récitée avant de dormir, afin de neutraliser de mauvaises augures.

La couleur jacinthe est celle du trône de Jugement et aussi celle des eaux qui se séparent au second jour de la création; elle est ainsi liée au mal qui s'est immiscé dans cette séparation.

La couleur jacinthe contient le rouge du Jugement et de la Rigueur, mais aussi un excès de bleu-noir, couleur du Mal, qu'on doit neutraliser par la prière.

 

Les yeux ( I-192b, II-72b, 73a/b)

 

L'œil est l'image des couleurs de l'univers créé: le blanc de l'œil est l'image de l'univers

sidéral, l'iris est celle de la terre des hommes, la pupille celle de l'individu. On peut faire la même analogie avec la triade Israël-Jérusalem-Sion.

Le Zohar s'intéresse aux nuances du bleu de l'iris qui vont du plus clair au noir profond.

D'une façon générale, un œil bleu est l'image d'un tempérament agréable, mais égocentrique.

S'il n'y a pas de taches noires, l'iris bleu est le signe de désirs non dirigés vers le Mal. Mais l'individu peut y succomber quand il s'en rapproche. On peut lui faire confiance dans son domaine, mais pas ailleurs. Il sait garder un secret aussi longtemps que celui-ci n'est pas dévoilé par ailleurs.

L'iris bleu aux nuances de jaune est le signe d'une folie, mégalomanie et grandiloquence

Dans le discours et les manières. Si l'individu a de plus des rides sur le front, il ne mérite pas qu'on lui enseigne les mystères de la Torah.

L'iris bleu pâle aux nuances de vert est le signe d'irascibilité mais aussi d'un grand cœur. En colère, l'individu peut devenir cruel. On ne doit pas lui confier un secret.

L'iris bleu clair et franc avec des taches noires signifie que l'individu peut recevoir un secret. Sur le plan des affaires il prospère et ses ennemis ne peuvent l'atteindre et lui généralement subordonnés.

L'iris noir ou sombre (brun) est le signe d'un individu direct et libre, joyeux, ayant de bonnes intentions, terre à terre mais capable de spiritualité.

 

Les cheveux ( II-71 a/b)

 

Si la couleur est noire et brillante, l'individu réussit seul ce qu'il fait dans les affaires commerciales. Il a un tempérament généreux, mais il n'a pas besoin d'associés.

Si la couleur est noire mais terne, l'individu ne réussit pas toujours dans les affaires, mais on peut s'associer avec lui. De nature dépendante, il peut garder un secret pendant un certain temps.

Si l'individu est chauve il réussit bien dans les affaires mais il n'est pas fiable; si la calvitie est précoce, il est de plus hypocrite.

 

Les fêtes (II-135a)

 

Le Nouvel An est couleur "or", car c'est le jour du Jugement. Le jour de l'expiation et du Grand Pardon (kipour) est couleur "argent", car les péchés sont blanchis et purifiés. La fête des Tentes ou Soukot est de couleur aux nuances vert/jaune du cuivre comme le toit de la Soukah, comme les 4 espèces qu'on agite. La fête de la Pâque est liée à la spiritualité et la liberté reconquises après l'esclavage d'Egypte et sa couleur est le bleu "tekhelet". La Pentecôte est liée aux Tables de la loi qui ont les deux facettes de la pourpre bleu et rouge, avec un excès de rouge, lié aux commandements. Après le deuil et le noir du 9 Av (destruction des Temples), on trouve le rouge écarlate de la joie du 15 Av, jour de fête où les filles d'Israël sortent en dansant….

 

Les sacrifices (II-20b)

 

Le sacrifice d'un animal est l'offrande du rouge (sang) et du blanc (graisse) qui s'élèvent dans une même fumée odoriférante. Le jeûne a remplacé le sacrifice animal, comme si le rouge et le blanc se consumaient ensemble à l'intérieur de l'individu. Le jeûne est ainsi un autel d'expiation, remplaçant l'autel du sacrifice. De la même manière, la prière qui exhale de la bouche est comme la fumée du sacrifice qui s'élève. Et la prière n'est acceptée que si elle a la même intention que le sacrifice, un don de soi.

Élever le rouge/blanc c'est passer de l'équilibre du cœur miséricorde/rigueur vers un autre équilibre, celui de la connaissance (daa't), synthèse de la Sagesse et du Discernement.

 

Le rouge écarlate ou tolaa't shani(I-238b, 241b, 242a)

 

Le rouge vif ou écarlate a un rôle protecteur: ainsi le feu de la cheminée protège des la neige blanche et des grands froids venant du Nord. D. "se vêt" de sa tenue écarlate pour punir l'idolâtrie dans le monde. À l'entrée de Josué à Jéricho, la courtisane Rah'ab cherche à protéger sa maison et sa famille de l'invasion prévue: un fil écarlate à sa fenêtre lui permettra de sauvegarder les siens…

Le lys rouge dont le jus est blanc, est l'image du Saint Béni Soit-il qui mène son monde de l'attribut de Justice vers celui de la Miséricorde: les péchés sont blanchis et le parfum du lys est comme l'âme, elle ne s'évapore pas.

 

 Source : http://soued.chez.com/couleur.htm

commentaires
Publicité

Zohar (fol.1a – fol. 15a)

Publié le 6 Février 2013 par traduction Jean de Pauly dans Kabbale

PRÉLIMINAIRES

Rabbi Hizqiya ouvrit une de ses conférences par l’exorde suivant : il est écrit : « Telle que la rose entre les épines, telle est ma bien-aimée entre les filles. » Que désigne le mot rose ? Il désigne la « communauté d’Israël ». De même que la rose est rouge et blanche, de même la communauté d’Israël subit tantôt la rigueur et tantôt la clémence ; et de même que la rose est pourvue de treize pétales, de même la communauté d’Israël est environnée de treize voies de miséricorde. Ainsi, au commencement de la Genèse, entre la première mention du nom divin « Élohim » et la seconde, il y a treize mots qui, comme les treize voies de miséricorde, entourent la communauté d’Israël et la gardent. Puis, il est fait une autre mention du nom divin « Élohim ». Pourquoi cette autre mention ? Pour indiquer le mystère que symbolisent les cinq pétales forts qui entourent la rose. Ce nombre de cinq désigne les cinq voies du salut et correspond aux cinq portes de la grâce. C’est à, ce mystère que font allusion les paroles de l’Écriture : « Je prendrai le “calice du salut” et j’invoquerai le nom du Seigneur. » Le « calice du salut » désigne la « coupe des bénédictions » qui doit reposer sur cinq doigts seulement, semblable à la rose qui est assise sur cinq pétales forts correspondant aux cinq doigts. Ainsi, la rose symbolise la « coupe des bénédictions ». C’est pourquoi, entre le second « Élohim » et le troisième, il y a cinq mots. Après le troisième « Élohim », est écrit le mot « lumière ». Cette lumière a été créée et ensuite cachée et renfermée dans l’« alliance », symbole du principe fécondateur qui pénètre dans la rose et la féconde. Et c’est cela qui est appelé dans l’Écriture « arbre fruitier qui renferme sa semence » ; et cette semence fécondante se trouve dans l’« alliance » même. Et de même que le symbole de l’« alliance » est formé de quarante-deux grains de matière fécondante, de même les parties constituantes du nom gravé et ineffable sont les quarante-deux lettres avec lesquelles s’opéra l’œuvre de la création.

Il est écrit : « Au commencement. » Rabbi Siméon ouvrit une de ses conférences par l’exorde suivant : « Les “fleurs” paraissent sur la terre, l’époque de tailler est venue et la voix de la tourterelle s’est fait entendre dans notre pays. » « Les fleurs », c’est l’œuvre de la création. « Paraissent sur la terre », quand ? Au troisième jour de la création, comme il est dit : au troisième jour « la terre produisit » ; donc les fleurs parurent ce jour-là sur la terre. « L’époque de tailler est venue » désigne le quatrième jour de la création, dans lequel eut lieu la chute des démons. C’est en raison de cet événement que le mot « M’oroth » (= Lumières) est écrit sans vav et peut se traduire par « malédiction ». « Et la voix de la tourterelle » désigne le cinquième jour de la création ; car à propos de ce jour il est écrit : « Faisons l’homme », l’homme qui, plus tard, lors de la proclamation de la loi, dira : « Nous ferons » avant de dire : « Nous entendrons », c’est-à-dire qui prendra l’engagement d’observer la loi avant même d’avoir entendu sa proclamation . En effet, dans les deux textes se trouve l’expression identique : « Nous ferons. » « Dans notre pays » désigne le jour du Sabbat, symbole du « pays de la vie », qui est le monde futur, monde des âmes, monde des consolations. « Les fleurs », ce sont les âmes des Patriarches, qui préexistaient dans la pensée de Dieu avant la création et entrèrent et furent cachées dans l’autre monde, d’où elles émigrent et vont habiter le corps d’un prophète véritable. Ainsi, lorsque Joseph naquit, elles vinrent se cacher en lui ; et quand il monta « en terre sainte », il les y fixa. Et c’est là la signification des mots : « Les fleurs paraissent dans le pays » : les âmes des patriarches apparaissent en ce monde. Et quand apparaissent-elles ? L’Écriture répond : au moment où l’arc-en-ciel apparaît en ce monde. Car c’est le moment appelé « l’époque de tailler », c’est-à-dire, le temps d’exterminer les coupables de ce monde. Mais pourquoi les coupables sont-ils sauvés ? Parce que « les fleurs paraissent sur la terre ». Si elles ne paraissaient point, les coupables ne pourraient pas subsister, et le monde ne subsisterait pas. Et qui soutient le monde et détermine l’apparition des patriarches ? C’est la voix des petits enfants1 qui étudient la Tora ; et c’est grâce aux petits enfants que le monde est sauvé, comme il est écrit : « Nous te ferons des tourterelles d’or », c’est-à-dire les tout jeunes enfants, ainsi qu’il est dit ailleurs : « Tu feras deux chérubins d’or. »

Il est écrit : « Au commencement. » Rabbi Éléazar ouvrit une de ses conférences par l’exorde suivant : « Levez les yeux en haut et considérez qui a créé cela. » « Levez les yeux en haut », vers quel endroit ? Vers l’endroit où tous les regards sont tournés. Et quel est cet endroit ? C’est l’« ouverture des yeux ».

Là vous apprendrez que le mystérieux Ancien, éternel objet des recherches, a créé cela. Et qui est-il ? « Mi » (= Qui). C’est celui qui est appelé l’« Extrémité du ciel », en haut, car tout est en son pouvoir. Et c’est parce qu’il est l’éternel objet des recherches, parce qu’il est dans une voie mystérieuse et parce qu’il ne se dévoile point qu’il est appelé « Mi » (= Qui); et au-delà il ne faut point approfondir c. Cette Extrémité supérieure du ciel est appelée « Mi » (= Qui). Mais il y a une autre extrémité en bas, appelée « Mâ » (= Quoi). Quelle différence y a-t-il entre l’une et l’autre ? La première, mystérieuse, appelée « Mi » est l’éternel objet des recherches ; et, après que l’homme a fait des ; recherches, après qu’il s’est efforcé de méditer et de remonter d’échelon en échelon jusqu’au dernier, il finit par arriver à « Mâ » (= Quoi). Qu’est-ce que tu as appris ? Qu’est-ce que tu as compris ? Qu’est-ce que tu as cherché ? Car tout est aussi mystérieux qu’auparavant. C’est à ce mystère que font allusion les paroles de l’écriture : « Mi » (= Quoi), je te prendrai à témoin, Mâ (= Quoi), je te ressemblerai. » Lorsque le Temple de Jérusalem fut détruit, une voix céleste se fit entendre et dit : « Mâ » (= Quoi) te donnera un témoignage », car chaque jour, dès les premiers jours de la création, j’ai témoigné, ainsi qu’il est écrit : « Je prends aujourd’hui à témoin le ciel et la terre. » « Mâ te ressemblera », c’est-à-dire te conférera des couronnes sacrées, tout à fait semblables aux siennes, et te rendra maître du monde, ainsi qu’il est écrit : « Est-ce là la ville d’une beauté si parfaite, etc. », et ailleurs, Jérusalem qui est bâtie comme une ville dont toutes les parties sont dans une parfaite harmonie entre elles. » « Mâ » (= Quoi) deviendra ton égal, c’est-à-dire il prendra en haut la même attitude que tu observeras en bas ; de même que le peuple sacré n’entre plus aujourd’hui dans les murs saints, de même je te promets de ne pas entrer dans ma résidence en haut avant que toutes les troupes soient entrées dans des murs en bas. Que cela te serve de consolation, puisque sous cette forme de « Quoi » je serai ton égal en toutes choses. Et s’il en est ainsi, « le débordement de tes maux est semblable à une mer ». Mais si tu penses que ton mal est sans guérison et sans fin, détrompe-toi, « Mi te guérira ». Car (Mi), celui qui est l’échelon supérieur du mystère et dont tout dépend, te guérira et te rétablira ; Mi, extrémité du ciel d’en haut, et Mâ, extrémité du ciel d’en bas. Et c’est là l’héritage de Jacob qui forme le trait d’union entre l’extrémité supérieure Mi et l’extrémité inférieure Mâ, car il se tient au milieu d’elles. Telle est la signification du verset : « Mi (= Qui) a créé cela ».

S’adressant à son fils, Rabbi Siméon dit : Éléazar, mon fils, continue à expliquer le verset, afin que soit dévoilé le mystère suprême que les enfants de ce monde ne connaissent pas encore. Rabbi Éléazar garda le silence. Prenant alors la parole, Rabbi Siméon dit : Éléazar, que signifie le mot « Éléh » (= Cela) ? Il ne peut pas désigner les étoiles et autres astres, puisqu’on les voit toujours et puisque les corps célestes sont créés par « Mâ », ainsi qu’il est écrit : « Par le Verbe de Dieu, les cieux ont été créés. » Il ne peut pas non plus désigner des objets secrets, attendu que le mot « Eléh » ne peut se rapporter qu’à des choses visibles. Ce mystère ne m’avait pas encore été révélé avant le jour où, comme je me trouvais au bord de la mer, le prophète Élie m’apparut. Il me dit : Rabbi, sais-tu ce que signifient les mots : « Qui (Mi) a créé cela (Eléh) ? » Je lui répondis : le mot « Eléh » désigne les cieux et les corps célestes ; l’Écriture recommande à l’homme de contempler les œuvres du Saint, béni soit-il, ainsi qu’il est écrit : « Quand je considère tes cieux, œuvre de tes doigts, etc. », et un peu plus loin : « Dieu, notre maître, que ton nom est admirable sur toute la terre. » Élie me répliqua : Rabbi, ce mot renfermant un secret a été prononcé devant le Saint, béni soit-il, et la signification en fut dévoilée dans l’École céleste ; la voici : lorsque le Mystère de tous les Mystères voulut se manifester, il créa d’abord un point, qui devint la Pensée divine ; ensuite il y dessina toutes espèces d’images, y grava toutes sortes de figures et y grava enfin la lampe sacrée et mystérieuse, image représentant le mystère le plus sacré, œuvre profonde sortie de la Pensée divine. Mais cela n’était que le commencement de l’édifice, existant sans toutefois exister encore, caché dans le Nom, et ne s’appelant à ce moment que « Mi ». Alors, voulant se manifester et être appelé par son nom, Dieu s’est revêtu d’un vêtement précieux et resplendissant et créa « Eléh » (Cela), qui s’ajouta à son nom. « Éléh », ajouté à « Mi » renversé, a formé « Élohim ». Ainsi, le mot « Élohim » n’existait pas avant que fût créé « Eléh ». C’est à ce mystère que les coupables qui adorèrent le veau d’or firent allusion lorsqu’ils s’écrièrent : « Éléh » est ton Dieu, ô Israël.

Et de même que dans la création « Mi » reste toujours attaché à « Éléh », de même en Dieu ces deux noms sont inséparables.

C’est grâce à ce mystère que le monde existe. Après avoir ainsi parlé, le prophète Élie s’envola et je ne l’ai plus revu. Et c’est de lui que j’ai appris l’explication de ce mystère. Rabbi Éléazar et tous les compagnons s’approchèrent alors de Rabbi Siméon et se prosternèrent devant lui en pleurant. Si nous n’étions venus en ce monde, disaient-ils, que pour entendre ces paroles, cela nous eût suffi. Continuant son discours, Rabbi Siméon dit : Ainsi, le ciel et tous les corps célestes ont été créés à l’aide de « Mâ », car il est écrit « Quand je considère tes cieux, ouvrage de tes doigts, etc. », et un peu plus loin : « Éternel notre Dieu “Mâ ” (= Que) ton nom est admirable sur toute la terre, ô toi qui donnes ta parure au ciel. » « Au ciel », pour s’ajouter à son nom, car une lumière crée l’autre ; l’une revêt l’autre et elle s’ajoute au nom d’en haut. Telle est la signification des paroles : « Au commencement, Dieu créa Élohim. » « Éléh » s’ajoutant à « Mi », qui est en haut, forma « Élohim » ; car « Mâ », qui est en bas, n’existait pas encore et ne fut créé qu’au moment où les lettres émanaient les unes des autres, « Éléh » d’en haut vers « Éléh » d’en bas ; et la mère prête à la fille ses vêtements et la pare de ses joyaux. Et quand est-ce qu’elle la parera de ses joyaux comme il convient ? Lorsque tous les mâles se présenteront devant le Seigneur tout-puissant ainsi qu’il est écrit : « Tous les mâles se présenteront trois fois l’année devant le maître Dieu. » Or, celui-ci est appelé « Maître », ainsi qu’il est écrit : « L’arche de l’alliance, Maître de toute la terre. » Ainsi si on remplace le (hé) de Mâ(h), qui est l’image du principe femelle, par la lettre « i » de « Mi », qui est l’image du principe mâle, et si on y ajoute les lettres de « Éléh », émané d’en haut, grâce à Israël, on forme Élohim d’en bas. Telle est la signification des paroles de l’Écriture : « Mes larmes m’ont servi de pain le jour et la nuit, lorsqu’on me dit tous les jours : où est ton Élohim ? Je me suis souvenu de Cela (Eléh) et j’ai répandu mon âme au dedans de moi-même. » « Je me suis souvenu de cela et j’ai versé des larmes », pour faire émaner les lettres les unes des autres, pour faire émaner « Éléh » et former « Élohim », comme il est dit : « Je les ferai descendre » d’en haut « jusqu’à la maison d’Élohim », en bas, pour former un « Élohim » pareil à « Élohim » d’en haut. Par quel moyen ? « Par des chants et par des actions de grâces. »

À ces paroles, Rabbi Siméon se mit à pleurer et interrompit son discours. Profitant de cette courte pause, Rabbi Éléazar dit : mon silence m’a valu un discours de mon père relatif à l’édification du Temple d’en haut et du Temple d’en bas ; et ainsi se vérifie le proverbe qui dit : « La parole vaut un sélà, mais le silence en vaut deux » ; car les paroles que j’ai prononcées précédemment valent un sélà ; mais le silence que j’ai gardé ensuite en vaut deux, attendu que grâce à ce silence j’ai appris que Dieu a créé les deux mondes, celui (l’en haut et celui d’en bas à la fois.

Rabbi Siméon dit : nous allons maintenant expliquer la seconde partie du verset précitée : « Qui fait sortir ». L’Écriture parle des deux hypostases, dont l’une, c’est-à-dire « Mi », fait sortir l’autre, c’est-à-dire « Mâ ». Bien que l’Écriture se serve du mot « sortir », le « Mi » d’en haut et le « Mâ » d’en bas ne sont en réalité qu’une seule et même chose ; et quand on dit que « Mâ » sort de « Mi », il ne faut pas prendre le mot « sort » à la lettre. De même, on dit dans la bénédiction qu’on prononce avant de manger le pain : « Béni soit Dieu, notre Maître, le Roi de l’Univers, qui fait sortir le pain de la terre. » Ici non plus le mot « sortir » ne doit pas être pris à la lettre. « Leurs armées dans le nombre », c’est-à-dire le nombre de six cent mille, qui se tiennent tous comme un seul homme, ce sont les armées de « Mi » et celles de « Mâ ». On ne parle ici que des classes, car leurs subdivisions sont innombrables. « Il appela par le nom. » Que signifient ces mots ? Diras-tu qu’il les appela par leurs noms ? Dans ce cas il faudrait : par son nom (chacun par son nom) ; mais voici ce que cela signifie : « Lorsque ce degré n’était pas encore entré dans le nom, et qu’il s’appelait seulement “Mi”, il (Dieu) n’enfantait ni produisait les choses cachées, chacune selon son espèce, bien que toutes fussent cachées en lui ». Mais dès qu’il eut créé Éléh, que Éléh se fut ajouté à son nom et qu’il fut appelé Élohim, alors, par la vertu de ce nom, il les produisit en totalité. C’est là le sens de : « Il appela par le nom » ; par son nom il appela et produisit toutes les espèces destinées à exister. C’est de la même façon qu’il est écrit : « Vois : j’ai appelé par le nom (Beçalel) », c’est-à-dire : j’ai prononcé mon nom pour que Beçalel fût établi dans ses fonctions. « De beaucoup la grandeur. » Que signifient les mots : « De beaucoup la grandeur » ? Cela veut dire que la volonté de Dieu, qui s’accomplit à la première échelle, s’accomplit également en bas [2b] par une voie mystérieuse. « Et puissant en force. » C’est le mystère du monde céleste, à savoir qu’il (le mot Éléh) est entré dans le nom Élohim, comme nous l’avons dit. « Aucun homme ne manque », c’est-à-dire « aucun ne manque » de ces six cent mille qu’il a produits par la vertu du nom. De même que les Israélites, alors même qu’ils étaient décimés par suite de leurs péchés, ont toujours conservé le nombre de six cent mille, à chaque dénombrement, sans qu’un seul homme manquât, de même aucun des mondes ici-bas ne manquera jamais, parce qu’ils correspondent aux armées célestes.

  

Source : http://www.kabbale.eu/zohar-i-1a-2b-genese/

commentaires

Fonctionnement de la RL Loge de Recherche Laurence Dermott

Publié le 5 Février 2013 par T.D dans Histoire de la Franc-Maçonnerie

Nous sommes une Loge de Recherche ce qui implique le strict suivi du Rituel : la cérémonie n’est terminée que quand le Directeur des Cérémonies à remis en place les 3 grandes lumières.

Vouvoiement en Loge

Tenue : costume noir, chemise blanche cravate noire et gants blancs.

Pas de visiteurs sauf ceux invités par des membres de la Loge.

Recrutement par cooptation.

Envoi des documents préparatoires et de la convocation 15 jours avant.

Plan de formation approuvé : l’ordre importe peu, la prochaine tenue sera consacrée à la Kabbale. S’il faut plusieurs tenues pour un même sujet pas de pbs.

Prochaine réunion le lundi 8 avril 

Ceux qui souhaitent avoir les documents du Fonds numérique de la RL Laurence Dermott (12800 textes et vidéos) doivent acheter un petit disque dur de 80Go, je ferai le transfert.

Pour ceux qui me l’ont demandé le blason de la RL est celui d’un Clan Irlandais, celui des Dolan…

commentaires

Cours sur le Zohar

Publié le 5 Février 2013 par Virya dans Kabbale



DATE
Apparition tardive au XIIe siècle en Espagne.
Non mentionné dans les deux Talmuds.
Aucune mention dans la littérature mystique gaonique.
Le Eh’kol haKofér (1148) de Juda Hadessi, qui fait une synthèse complète des
textes du judaïsme ne le mentionne pas.

APPARITION
Todros Halevi (1234-1304) (Todros Aboulafia). Cite deux passages dans Otsar
haKavod (p 36a) : « J’ai vu un midrash ».
Zohar = Midrash Vayéhi aur. Todros présente le texte comme une nouveauté.
Au début du XVe siècle (fin XIV) Ménah’ém Récanati est surpris par l’apparition
de cette œuvre et cite de nombreux passage dans son Taamé Mitsovoth.
D’autres auteurs citent le texte à partir de Récanati sans jamais avoir vu le
livre.
Voir enquête d’Isaac d’Acco, in Hockmah N°12, pages 4 à 6.

PREUVES DE SA REDACTION TARDIVE
Le Zohar fait allusion aux croisades (II 32a) : « Rabbi Josué et R; H’iyah
étaient en chemin. R. Josué dit à R. H’iyah : Pourquoi ne parles-tu pas ? R.
H’iyah gémit et pleura et (prenant le texte de la stérilité de Sarah et de la
naissance d’Ismaël à Agar), il dit : Malheur sur le temps où Ismaël est né, où
il est entré par la circoncision dans l’alliance de Dieu. Que fit Dieu ? il dut
donner aux enfants d’Ismaël une part de la Terre Sainte... et ils sont destinés
à déchaîner des guerres terribles. Les fils d’Edom (= Rome, le paganisme,
Christianisme) se rassembleront et se feront la guerre, une guerre par mer, une
guerre par terre et une dans le voisinage de Jérusalem ; les uns triompheront
des autres, mais Terre Sainte ne sera pas livrées aux enfants d’Edom. » « En ce
temps là un peuple venu des extrémités de la terre se lèvera contre Rome chargée
de crimes, l’accablera de guerres pendant trois mois ; là les guerriers
s’amasseront et tomberont en sa main jusqu’à ce que tous les enfants d’Edom se
soient unis contre lui (c’est-à-dire le christianisme ait appelé les tous
croisés). »
Il connaît le calendrier lunaire musulman (III 188) : « La lune est un bon
augure et un mauvais augure ; la pleine lune est un bon augure et la nouvelle
lune un mauvais augure. C’est parce qu’elle est à la fois un bon et un mauvais
augure que les fils d’Israël et les fils d’Ismaël l’ont prise pour leurs calculs
astronomiques . »
Il connaît le nombre de voyelles et les accents hébreu (I:15b et 24 b).
Il appelle la science grammaticale Dikdouk, terme qui n’apparaît pas avant le Xe
siècle.
Le Zohar cite des textes datés avec certitude entre le Xe et le XIIIe siècle.
Exemple :

1. le Zohar (III 161a, 221 b) correspond au Kouzari (II 36), où le Zohar associe
Israël au coeur de l’humanité.
2. Association des ténèbres de la Genèse avec le Feu élémentaire (I, 16a), comme
le Rambam dans le Guide, cette idée est bien attribuée au Rambam par St. Thomas
d’Aquin.
3. Il utilise l’expression « Cause des Causes » = Ilath Haîloth, créée pour la
traduction tibonienne du Guide.
4. Au moyen-âge les rabbins écrivaient l’araméen chaldaïque plus facilement que
l’hébreu, à cause de la terminologie du Zohar. Ramban écrivait ses poésies
d’introduction en chaldéen. Luzzato montre que l’araméen du Zohar n’est pas
celui de Daniel, ni d’Ezra, ni des talmuds mais une langue corrompue.
5. Dans « Pasteur fidèle » (III, 82b), le Zohar cite un passage du Kéter
Malkouth, d’iBn Gabirol, relatif au éclipses, oubliant le chaldéen pour citer
l’hébreu de l’édition.
6. Les dates du Zohar pour l’avènement du Messie correspondent à celles de la
vie de Moïse de Léon (I, 116b) : 60e jour du 6e millénaire = 5060 = 1300. 66e
jour du 6e millénaire = 5066 = 1306.
7. Moïse de Léon n’est pas le seul auteur du texte. C’est un midrash
kabbalistique composé pour donner ses sources antiques à la Kabbale.
8. Le Zohar est un agrégat de divers textes et n’a pas de véritable cohésion.

LE NOM : ZOHAR
Le nom ZOHAR vient du verset de Daniel 12:3 : « Les intelligents (maskilim)
brilleront (yazahirou) comme l’éclat (Zohar) du ciel (raqia)».
Antérieurement Zohar désigné les adaptes du gnosticisme, ou les esprits les plus
profonds, plus pénétrants que la masse. Le but des auteurs et de refouler le rationalisme et de revenir à la
clairvoyance, à l’intuition de la foi.
Il les possible que le nom Zohar soit une tentative de parallèle avec le Bahir.

STRUCTURE
Fragments indépendants
1. Le Livre des Mystère (Sifra Ditsénioutha)
2. La Grande Assemblée (Idra Rabba)
3. La Petite assemblée (Idra Zouta)
4. Les Mystères des Mystères (Raze deRazim)
5. Les Palais (Séfer Heikhaloth)
6. Le Pasteur Fidèle (Raya Nehemna)
7. Les secrets de la Torah (Sitré Torah)
8. Le Midrash occulte (Midrash Haneelam)
9. La spéculation du Vieux (Saba)
10. La spéculation du jeune (Yénouka)
11. Matnitin
12. Tossefta
13. Et englobant le tout, le Zohar proprement dit


Puis viennent les opuscules qui délayent le Zohar
1. Le nouveau Zohar (Zohar H’adash)
2. Le Zohar du Cantique des Cantiques (Zohar Shir haSHirim)
3. Les anciens et nouveaux suppléments (Tikounim)
Les livres des Mystères, La grande et la petite Assemblée, formant un groupe
plus ancien car le terme Ein Sof n’apparaît pas et Yessod est appelée Tsadiq.
Très empreints de Shiour Qomah.

LA METHODE DU ZOHAR
La méthode du Zohar c’est l’allégorisme. Passage de la réalité au mythe et du
mythe à la réalité. Tout l’univers n’est qu’une gradation d’émanations.
Citation(III 149b) : « Les récits sont faits pour servir de prémice à une
induction plus haute ».
Lecture Zohar III 71b.
La méthode du Zohar ce trouve dans ce passage : « Malheur à celui qui croit que
la Torah ne contient que des récits commun et des paroles ordinaires, car s’il
en était ainsi, nous pourrions encore de notre temps composer une loi beaucoup
plus admirable... Il est évident que dans chaque parole gît un mystère profond
et le monde inférieur et supérieur sont pesés sur la même balance (c-à-d Mais
tout ce qui vient d’en haut doit tout d’abord, pour devenir accessible, revêtir
une enveloppe mortelle. Les anges envoyés sur la terre n’ont-ils pas pu prendre
des vêtements humains, autrement ce monde n’aurait pas pu les recevoir ? Comment
alors la Sainte Torah, laquelle est tout entière destinée à notre usage,
pourrait-elle se passer de vêtements ? Eh bien ! les récits sont le vêtement...
Il y a des hommes qui, lorsqu’il voient un de leurs semblables bien vêtu, se
contentent de cette vue et prennent le vêtement pour le corps. A plus forte
raison ne recherchent-ils pas et n’apprécient-ils pas l’âme qui est encore
supérieure au corps. Il en est ainsi pour la loi divine : les récits constituent
son vêtement, la morale qui en ressort est son corps, enfin le sens caché,
mystérieux est son âme... Les simples ne prennent garde qu’au vêtement et ne
voient pas ce qui est en dessous. Ceux qui sont supérieurs cherchent le corps.
Les sages et les initiés, au service du Roi d’en-haut, ne considèrent que l’âme
qui est la racine de toute loi. De même aussi pour les choses d’en haut, il y a
un vêtement, un corps et une âme. L’âme des choses est ce qui se rapporte au
ciel.... »

Citation Zohar II,99 : « Semblable à une belle cachée dans l’intérieur de son
palais, qui, tandis que son bien-aimé passe, ouvre un moment une issue secrète,
par laquelle elle n’est vue que par lui et disparaît à nouveau et pour
longtemps, ainsi la doctrine ne se montre qu’aux élus et elle ne se montre pas
au même degré à tous les élus. Au début, elle fait signe avec la main au
passant, il s’agit alors de voir le signe, c’est la méthode que l’on appelle par
allusion (Remez) ; plus tard, elle approche un peu plus près, murmure quelques
paroles, mais son visage est couvert d’un voile épais que les regards ne peuvent
pénétrer, c’est la méthode que l’on appelle méthode d’interprétation (Derash) ;
plus tard encore, elle s’entretient avec l’élu, le visage recouvert d’un voile
fin, c’est la méthode aggadique ; enfin quand il s’est enfin habituer à son
commerce, elle se montre face à face et lui confit les derniers reflets de son
coeur, c’est la méthode mystique. L’initié comprend alors que tous ses
différents sens occultes sont latents au fond du sens littéral (Peshat) et qu’on
a rien retranché ni rien ajouté.... »
Méthode de « La vision par le miroir éclairé indirectement » et « la vision par
le miroir éclairé directement » = Symbolisé par le Visage extérieur et le Visage
intérieur » (Z. II 23b).
Expérience du Zohar, 3 périodes :
1. Période intuitive (3 degrés) : Yeux ouverts pupilles dilatées - Yeux mis clos
(ouverts et fermés), vision claire, vision sombre - Yeux fermés, vision d’un
éclat suprême.
2. Période d’Amour, la fixation sur l’objet de son amour, jusqu’à ne plus rien
voir d’autre.
3. Période d’Extase - Dans la Grande Assemblée (122b) : « J’étais plongé, dit R.
Shiméon Bar Yoh’aï, dans l’extase contemplative et je vis un rayon sublime de
lumière étendre son éclat sur 325 cercles et quelque chose d’obscur se baigner
dans cette lumière...Puis ce point obscur, revêtu maintenant de lumière, nagea
vers la mer profonde et sublime, où aboutissent toutes les splendeurs. Et je
demandai : Quel est le sens de cette vision ? C’est le pardon du péché que tu as
vu. »
La Bible décrit des états d’extase de certains prophètes, toutefois il sont
assez violents. Le Zohar recommande ces moyens d’accès à l’extase mais pense que
pour les mystiques véritables, capable de se dégager de la matière et de monter
au ciel en esprit, il y a un autre moyen bien plus efficace, c’est d’écouter les
choeurs d’anges et les harmonies des Séphiroth (Voir Zohar II 65 a).
Les enseignements sont péripatéticiens, en promenade ou en voyage (voir Zohar
III 202 b).

LA DOCTRINE
Conception peu uniforme de Dieu. Dieu est un Néant pour l’esprit humain.
Distinction entre le Dieu (en soi), invisible, inaccessible et le Dieu créateur.
Dieu en Soi c’est l’Ein Sof, l’Ancien des Anciens, Mystère des Mystères, Long
visage. Zohar I 21a : « Ce premier de là-bas que personne ne peut méditer, ni
connaître, parce qu’il est enveloppé dans une pensée cachée et une idée
incommensurablement élevée au-dessus de la perception d’une pensée humaine,
n’ayant rien à quoi cette pensée puisse s’attacher, n’offrant aucune prise ni
pour l’ignorance qui questionne, ni à plus forte raison pour la connaissance qui
affirme - C’est l’Ein-Sof. »
Les noms de Dieu sont fictifs créés par l’humain.
Ein-Sof est la négation du Sof, c’est Kéter.
Les dénominations de Dieu n’apparaissent qu’avec la création. Ils sont
postérieurs à la création.
Avant la création on ne peut même pas nommer Dieu à l’aide d’une lettre. Ce
n’est que lorsqu’Il a créé une chose, que celle-ci peut le nommer.

Ein-Sof et Ein ne désigne pas proprement dit le Dieu en Soi, la seule
appellation que l’on peut trouver c’est Qui ? (Mi). Car avant que la forme ne
fut créé Dieu ne ressemble à rien. Deut. 4:15 : « Vous n’avez vu aucune figure
le jour où l’Eternel vous parla », (voir Zohar II 112b) - Zohar II 105 : «Lorsque tout était encore enveloppé en lui, Dieu était le mystérieux par les mystérieux, il était sans nom. Le seul terme qui lui convint eut l’interrogation : Qui ? »
Le passage de l’invisible au visible est le passage du Grand au Petit visage.
Sifra diTsénioutha (passim) : « Il y a un crâne rempli de rosée avec une
membrane éthérée, transparente et invisible. La laine abondante des cheveux
tombe avec symétrie. Puis vient un front sur lequel repose l’amour et qui est
accessible aux prières des hommes. Puis vient un oeil toujours ouvert et en
éveil, dont les regards versent la sollicitude sur les choses d’en bas. Puis
viennent deux narines d’où jaillit l’esprit de vie pour l’univers entier. » ·
Dans la Grande Assemblée nous retrouvons des traces du Shiour Qomah et du
mysticisme gaonique : « L’éclat de la tête étincelle en 400 000 univers, de son
crâne se développe chaque jour 13000 myriades de mondes tous soutenus par lui...
La longueur du visage se développe en 370 myriades de mondes. C’est le Long
visage. Lorsque le Petit visage se tourne vers lui, l’ordre s’établit dans les
sphères inférieures... Du crâne s’étend un brillant cercle de lumières qui se
répand sur le Petit Visage et de là dans les mondes inférieurs. Chacun reçoit un
reflet de l’éclat suprême de l’Ancien des anciens... La membrane couvre le
cerveau qui révèle la Hockmah mystérieuse. Cette Hockmah est impénétrable parce
que la subtilité de la membrane ne présente aucun aspect visible. Aussi le
cerveau du Long Visage demeure t-il en repos dans une sérénité inébranlable,
comme le bon vin sur la lie... Mais dans le Petit Visage la membrane ne serre
pas le cerveau de si près et il se ramifie en 32 voies de Hockmah
perceptibles... De la tête tombent en bon ordre des myriades de boucles
blanches, de manière qu’aucun fil ne dépasse l’autre... ; chaque boucle se
compose de fils innombrables, et chaque fil rayonne en une multitude de cercles
lumineux. Tous les fils tirent leur suc du cerveau du Grand Visage. Chaque
cheveu est un canal ayant son point de départ dans le cerveau obscur et
invisible... Le front est le symbole de l’amour primordial. La grâce du petit
visage en dépend... Les yeux aussi sont le symbole du Grand et du Petit Visage ;
ils sont en réalité comme un seul oeil, car ils convergent vers un seul point
lumineux. Le rayon qui en jaillit pénètre toute chose de son reflet. Tout
d’abord, il éclaire trois lumières, la Gloire, la Majesté et la Volupté. Ils
brillent d’une joie parfaite. Puis un second rayon répand son éclat partout et
produit par son reflet d’autres lumières, la victoire, la grâce et la beauté.
Elles brillent d’un volupté parfaite. Un troisième rayon sort lumineux de
l’obscurité du cerveau et son reflet allume d’autres lumières par lesquelles
s’allument toutes les lumières inférieures... L’oeil inférieur ne peut acquérir
toute la pureté de son éclat que par l’oeil supérieur. Si de cet oeil supérieur
l’oeil inférieur n’est pas baigné et purifié, le monde ne peut pas subsister un
seul instant... Dans l’oeil inférieur et de couleur rouge mélangée de blanc et
de noir, l’oeil supérieur est d’une blancheur intense... Le nez surtout
caractérise la distinction de l’Ancien et du Jeune. Chez l’un, le nez ne donne
que ce qu’il reçoit d’en haut, et il répand aussi des flammes destructrices... »
Le Long visage est invisible, mais c’est par les rayons issus de lui que le
Petit visage devient visible.
7 Formes du petit visage : 1 - Crâne 2- Rosée (matière humide) 3-Membrane qui
enveloppe le cerveau 4-La face extérieure 5- Le Front 6- L’oeil 7-Le nez
= Les 7
Séphiroth inférieures.

3 premières Séphiroth = 3 Lobes cérébraux. · L’oeil du haut est d’une blancheur
intense, unifiant toutes les couleurs. · La barbe est faîte de 13 fils blancs =
13 voies de l’Exode 34:6-7 « Yhvh passa devant lui et il cria : « Yhvh Yhvh El
Rah’oun veH’anoun Éréq apayim veRav H’essed veÉméth Notsér H’essed laAloufim
Nossé Avon vaPésha veH’ataah veNaqé » "Yhvh, Yhvh, Dieu de tendresse et de
pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité; qui garde sa grâce à des
milliers, tolère faute, transgression et péché mais ne laisse rien impuni ».
Dans le Zohar III 288a : « L’Ancien des Anciens, l’Inconnu des inconnus a une
forme et n’a pas de forme. Il a une forme par laquelle l’univers se maintient et
il n’a pas de forme puisqu’il ne se rencontre sous aucun aspect convenable.
Lorsqu’il prit une forme, il fit rayonner 10 lumières éclatantes, qui brillent
par lui, en tout sens une splendeur merveilleuse. Représentons nous un flambeau
avec son rayonnement : si nous approchons pour percevoir les rayons, nous ne
trouvons rien quant à leur nature si ce n’est qu’ils émanent tous de ce flambeau
supérieur, caché et impénétrable. Nous ne le trouvons que dans les rayons épars,
en partie visible et en partie invisibles.... »
Elohim = Eléh + mi. Présence de Dieu dans l’univers - Yhwh = Le maintien et la
durée.

Le nom Yhwh Elohim, représente la tentative d’Elohim de se fondre en Yhwh, pour
former Dieu 1 (Shémâ Israel). C’est ainsi que le Zohar explique le passage de
Zacharie 14:9 : « En ce jour Dieu sera Un et son nom sera Un » (voir Zohar III
105,1).

Maïmonide (Guide I,61) : « Tous les noms divins représentant très bien en ce
point les autres théologiens, qui se rencontrent dans les Saintes Ecritures,
sont dérivés des actions divines ; un seul, le Tétragramme, lui est propre et
désigne l’individualité divine à l’exclusion de toute autre association... Ainsi
tous les autres noms ne sont nés que postérieurement à la création, et cela
nécessairement puisqu’ils se rapportent à des actions se produisant dans
l’univers, tandis qu’à Dieu en Soi ne convient pas un nom dérivé, mais un nom
unique et propre... »

L’UNIVERS
Le Zohar pose le même problème que le néoplatonisme, qu’Ibn Gabirol, qu’Ezra et
Azriel, qu’Isaac l’Aveugle :
1. Possibilité à l’Ein Sof de donner naissance au Sof.
2. Possibilité à l’invisible de devenir visible.
Le Problème du Zohar est de :
1. Maintenir l’opposition tout en la supprimant.
2. Maintenir l’Abîme entre le divin et le non divin tout en les unissant.
3. Faire du non divin du divin, sans faire du divin du non divin.
Il ne donne pas une solution mais en propose plusieurs.
La solution la plus générale consiste en la médiation, l’équilibre de la
Balance, citer la Siphra di Tsénioutha.
1. Ces oppositions avaient été relevées par le Sépher Yetsirah (voir S.Y.).
2. La Face regarde la Face. Le Grand Visage regarde le Petit Visage. Il y a là
la notion de créer en permanence ce que l’on regarde. Si le grand visage ne regarde pas le petit, ce dernier n’existe pas.
3. Les rois sont MLK, médiateurs = Séphiroth (Relever le lien entre roi et
ange). (Voir Siphra di Tsénioutha : Rois antérieurs). Les rois antérieurs sont
les médiateurs qui ne peuvent subsister et qui retourne immédiatement au néant.
La Balance est le premier point visible que nous rencontrons dans le Zohar I.
Elle est la condition du maintien des choses. Sans elle tout retournerait au
Néant, ou n’aurait jamais commencé.
Dieu (Ein) n’a pas pu créer directement le Sof, il n’a pu le faire qu’indirectement à travers des intermédiaires.
La Grande Assemblée raconte qu’après avoir créer les dessins et les contours
(forme tsélem), il étendu ex-nihilo une couverture devant lui (espace, Elohim
créa le ciel et la terre) sur laquelle il tailla et grava les rois, les diadèmes
(attributs royaux, les types). Le Zohar 1 écrit Lorsque le Mystérieux des
Mystérieux, voulu se révéler il fit d’abord un point.... (Lecture Zohar I 29,a
et II 42,b).
Le point est la substance première. ·
Le système de création du monde à travers
les 22 lettres du Zohar, se calque sur celui du Sépher Yetsirah.
(Lecture Zohar
III 65b : passage de Yod à Alef - Voir aussi I 21a et 26b). Sur alef voir I,24ab
- III,73a 204a 223b)
La lettre Beith est le début de la Torah et le but de la création. Elle est le
fondement du principe mâle et du principe femelle, c’est elle qui établit la
division sexuelle parmi les autres lettres et de l’union de tous les couples
jaillit l’univers. (I 29a - III 35b - cf pour les autres lettres : I3b ; 93a -
II 148b - 235b - III 47b ; 48b ; 93a ; 152b ; 191a ; 245b).
Avec l’apparition des lettres apparaissent en même temps la substance qui sera
la matière du monde et les principes qui président au développement de cette
substance. Ainsi les multiples manipulations des lettres sont le maniement de la
substance.

L’EMANATION
La première question est de savoir comment ce point est apparu. On ne répond pas
par la doctrine de la Création mais par celle de l’émanation qui fait découler
les choses d’un principe supérieur.
Cet écoulement peut se présenter sous deux formes :
1. ou cet écoulement est le résultat d’une nécessité intérieure et il est
éternel, comme dans les traditions d’Inde, néoplatonicienne, Zoroastrienne,
l’émanation à dans ce cas pour conséquence inévitable l’éternité du monde. 2. ou
cet écoulement ne naît pas d’une nécessité intérieure mais est l’effet de la
libre volonté de Dieu.
2. Le Zohar ne voulant pas renoncer à l’émanation ni à l’éternité de Dieu, il
place cette émanation sous la loi du temps. Il parle d’émanation dans le temps,
c’est pourquoi il écrit : Zohar I22.

LA CONCENTRATION
Dieu étant Ein-Sof, c’est-à-dire remplissant tout, comment y a-t-il place pour
le Sof ? Ici le Zohar fait appel à une doctrine antérieure qu’il adapte à ses
desseins. Le midrash avait admis la possibilité pour Dieu de ce concentrer, ceci pour
expliquer les passages de l’Exode 25, où Dieu veut résider dans un temple, où il
siège sur emplacement encore plus réduit. (La construction du temple c’est la
pratique de la concentration).
Puisque Dieu est Ein-Sof, puisqu’il est la substance infinie de l’espace infini,
le lieu de l’univers (Maqom) n’a pu apparaître qu’après une concentration de
Dieu sur lui-même.

Dieu se retire au centre et l’émanation va du centre vers la périphérie. Les
différents ordres émanés s’enveloppent comme des cercles circonscrits. Se sont
les écorces autour du noyau (les écorces de noix dont les brisures forment les
Qlipoth) : «Lorsque le roi Salomon descendit dans les profondeurs du jardin des
noyers, ainsi qu'il est dit: « Vers le jardin des noyers je suis descendu »
(Cant.6:11), il ramassa une coquille de noix et médita toutes ses membranes. Il
comprit alors que tous les plaisirs que procurent les souffles mauvais, que les
écorces de noix représentent. n'ont d'autre fin que de leur permettre de
s'attacher aux hommes pour les souiller. Ce qu'exprime: « Les plaisirs des fils
de l'homme (proviennent) des démons » (Ecc.2:8). Mais encore: « Les plaisirs des
fils de l'homme », qui jouissent pendant le sommeil de la nuit, pro-duisent des
démons. Il était nécessaire au Saint, béni soit-II, de disposer de tout cela
pour créer le monde, les écorces étaient indispensables pour mettre en ordre ce
dernier, car elles possèdent toutes un cerveau en leur intériorité. Combien les
écorces qui abritent un cerveau sont-elles nombreuses ! Chaque monde est formé
selon ce principe, tant le monde de l'En-haut que celui de l'En-bas. Depuis le
frémissement initial du point suprême, jusqu'aux confins des choses, elles sont
[20a] toutes des enveloppes les unes pour les autres, cerveau à l'intérieur d'un
autre cerveau, souffle au-dedans d'un autre souffle, ainsi emboîtés, l’un est
écorce pour l'autre et ainsi de suite. Le point suprême, c'est la lumière
intérieure qui n'a pas de mesure. Aussi est-il impossible d'en connaître ne
serait-ce que la transparence, la finesse, la pureté. Si bien que s'en déploie
un déploiement; le déploiement de ce point devient un palais qui l'enveloppe,
lumière inaccessible tant est immense sa transparence. Le palais qui est comme
un vêtement pour le point enclos, est aussi une lumière sans mesure, mais il
n'est pas aussi fin et diaphane que le point primordial, dissimulé et caché. Ce
palais déploie un rayonnement de lumière primordiale, et ce déploiement à son
tour sert de vêtement au palais qui est plus fin, plus transparent et plus
intérieur. A partir d'ici et au-delà, l’un se déploie de l'autre, et cet autre
se revêt d'un autre, jusqu'à ce que l'un devienne vêtement pour l'autre, et ce
dernier pour encore un autre: l’un est cerveau, l’autre est écorce, et bien
qu'il soit enveloppe, il est cerveau à un autre niveau. Tout est construit selon
cette règle, ainsi en est-il dans l'En-bas, aussi est-ce dans « cette
ressemblance » qu'est l'homme dans ce monde, à la fois cerveau et écorce,
souffle et corps, et tout est mise en ordre du monde. Lorsque la lune était avec
le soleil dans une unique étreinte, elle était éclairante. Dès qu'elle se sépara
du soleil et qu'elle fut placée à la tête de ses armées, elle se diminua
d'elle-même et sa lumière s'amoindrit: alors furent créées écorces sur écorces
pour protéger le cerveau. Tout ceci visait la mise en ordre du cerveau, c'est
pourquoi il est écrit: « qu'il y ait des luminaires » avec une absence et cela
pour la restauration du monde, ce qu'expriment les mots: « pour éclairer la
terre » (Gen.1:15). »
Empédocle possède une théorie des écorces semblable : « L’Ame végétative est
l’écorce de l’âme animale et vitale, celle-ci l’écorce de l’âme rationnelle,
etc. Tout ce qui est inférieur est une écorce de ce qui est supérieur, est le
supérieur est le noyau ». Ibn Gabirol s’est inspiré de cette source et le Zohar
d’Ibn Gabirol.
Les écorces sont la dégradation de la lumière initiale, les limites successives
du rayonnement divin.
« Les lumières se suivent dans un ordre tel que celles qui reçoivent sont
toujours plus obscures que celles dont elles ont reçu ; mais devant la Cause des
Causes, aucune lumière ne demeure. Devant son éclat tout est ténèbres. »
« L’univers est l’enveloppe, le vêtement de Dieu. »
Rambam avait déjà interprété dans ce sens le verset Exode 33:23 : « Tu me verras
de dos, tu ne peux pas me voir de face », où l’écriture entend, d’après lui, que
Moïse ne put contempler que l’oeuvre divine qui est son vêtement. (Guide I,
21-58 - Zohar I,2a)
Pour le Zohar l’univers est en partie émané et en partie créé. Pour expliquer
cela le Séfer Yetsirah emploi quatre expressions, tirées de la sculpture Tracer
(contours), tailler, graver, parachever (polir). Ibn Gabirol attire l’attention
sur trois verbes dans un passage d’Isaïe 43:7 : Tout ce qui porte un nom c’est
pour moi, pour ma gloire que je l’ai créé, formé et fait ».
Pour le Zohar seul le premier monde, le monde des Séphiroth (atsilouth), est
émané, mais à l’apparition des trois autres préside un mode de production de
moins en moins parfait,
ce qui marque les mots d’Isaïe.
Le Zohar et le Sépher Yetsirah, pensent à sculpture, où il faut d’abord créer le
bloc, d’ébaucher la forme, de dessiner le modèle et de sculpter le détail.
Les citations du Zohar sont tirées, en général, pour le Zohar 1 de la traduction
de Charles Mopsik chez Verdier et, en attendant la suite de la traduction de C.
Mopsik, pour Zohar II et III, de la traduction de Jean de Pauly.

Source : http://virya.free.fr/Textes/Cours1zohar.htm

commentaires

1ère Tenue de la RL Laurence Dermott

Publié le 4 Février 2013 par T.D dans Histoire de la Franc-Maçonnerie

La RL Indépendante  Laurence Dermott c’est réunie le lundi 4 février 2013 pour la première fois.

Après avoir ouvert à 19h les Travaux au Grand Architecte de l’Univers selon le Rite de Grande Loge, les 12 Frères présents ont travaillé à partir d’un texte tiré d’Ahiman Rezon et de « ce que doit savoir un Maître Maçon » de Papus.

A 20h 45mn, le Vénérable Maître a fermé la Loge et les Frères sont repartis satisfaits.

Prochaine Tenue : le lundi 8 avril sur le thème de la Kabbale.

commentaires
Publicité

Le Zohar

Publié le 4 Février 2013 par Albert SOUED dans Kabbale

Le Zohar ou Livre de la Splendeur est une exégèse ésotérique et mystique de la Torah.Cet important document est attribué à un rav du 2ème siècle de l'ère courante Shiméo'n Bar Yoh'ay et à des sages des siècles suivants. La tradition orale transmise à travers les générations a été compilée, rédigée et fixée par Moïse de Léon à la fin du treizième siècle et achevée en 1286.

Le Zohar est rédigé en araméen non conventionnel avec des néologismes spécifiques (à l'époque de l'auteur, l'araméen avait pratiquement disparu). La narration est poétique et symbolique et le texte souvent elliptique traite de sujets aussi variés que la métaphysique du monde intermédiaire, des anges et des lettres, des attributs divins ou "séfirot", la sémantique, la physiognomonie, la morale ou l'éthique.

Les personnages sont souvent bibliques ou Shiméo'n Bar Yoh'ay lui-même ou ses compagnons ou d'autres sages. Mais le principal but de l'ouvrage est d'expliquer au lecteur la nature du divin. Toute la Torah est l'expression du seul nom de Dieu.

 

Le texte peut paraître déroutant pour un lecteur non initié ou non averti. Il est truffé d'oxymorons, soit pour cacher une idée, soit pour obliger le lecteur à réfléchir par lui-même. Il contient également des anecdotes, des jeux de mots et des réflexions inattendues. Il a été écrit plus pour suggérer, pour exciter l'imagination et pour faire entrer le lecteur dans un monde nouveau à la fois tangible et irréel. Même si on n'arrive pas à tout comprendre, l'âme du lecteur est subjuguée et conquise. Ainsi quand le Sage monte sur un âne ou pleure, cela signifie qu'il vient d'avoir une vision extatique…

 

Le Zohar apparaît comme une série de courtes histoires ou de légendes, de longues homélies, et des discutions entre deux ou plusieurs personnages sur les sujets les plus divers. Le Zohar commente essentiellement la Genèse et succinctement les quatre autres livres de la Torah. Il commente également le Cantique des Cantiques, surtout le premier chapitre. À cela s'ajoute Sifra di tséniouta ou Livre du Secret concernant Béréshit, le 1er chapitre de la Bible. Puis Idra rabba (la grande assemblée), une description de l'Homme primordial (Adam Kadmon), Idra Zuta (la petite assemblée) décrivant la mort du héros Shimeo'n Bar Yoh'ay, comparée à celle de Moïse, Hékhalot, le Livre des Palais, deux descriptions des 7 palais du monde intermédiaire, Raza di razin (Secret des secrets), traité de physiognomonie et de chiromancie, lié surtout à Jéthro. Ce qu'on appelle Zohar H'adash contient également une vingtaine d'autres livres dont Sitré Otiot, le Secret des Lettres, qui traite des noms divins, une interprétation de la vision d'Ezéchiel (sans titre), Sitré Torah, ou Secrets de la Torah, théorie de l'émanation, Midrash Hanéé'lam, ou exégèse scellée, discours basé sur certains chapitres de la Genèse et qui traite surtout de l'âme et du monde à venir, Raa'ya Méhemna ou le Berger Fidèle (Moïse), traitant des mystères des commandements, Tiqouné hazohar, ou les 70 aspects de la Torah, traitant de sémantique et des corps célestes.

Les 4 derniers livres cités se distinguent du reste par son écriture différente (style, langage, idées) et qui permet de penser que l'auteur ou les auteurs est (sont) différent(s) de Moïse de Léon.

Voici résumée la place du Zohar dans la littérature ésotérique du Moyen âge et qui est appelée "qabalah", au sens strict du terme.

 

PLACE DU ZOHAR DANS LA LITTÉRATURE ÉSOTÉRIQUE

 

Ouvrage

Dimension et langue

Date et lieu d'apparition du manuscrit

Première édition imprimée

Auteur inconnu supposé être

Séfer Yetsirah ou livre de la Formation

Un folio contenant 6/8 chapitres courts-

hébreu

10ème siècle

Moyen Orient

1562 à Mantoue

Abraham; en fait

Gnostiques du Yishouv entre 3/5ème siècle

Séfer ha Bahir, ou livre de la Clarté

200 mishnayot de quelques lignes à une page – hébreu avec araméen

Fin 12ème siècle

Languedoc

1651 à Amsterdam

Neh'ounya ben Haqanah; en fait groupe de cabalistes du Moyen Age

Séfer ha Zohar, ou livre de la Splendeur

2400 folios

une vingtaine de livres - araméen

1270/1295

Catalogne

1558 à Mantoue

1559 à Crémone

Shimeo'n Bar Yoh'ay, en fait Moïse de Leon

 

Source : http://soued.chez.com/zohar.htm

commentaires

Le Dullahan

Publié le 3 Février 2013 par X dans Irlande

Le Dullahan est une des crétures les plus spéctaculaires du royaume des esprits irlandais et est partculièrement actif dans les endroits les plus isolés des comtés de Sligo et de Down.

Vers minuits lors de festivals ou de jours de fêtes irlandaises, on peut apercevoir ce cavalier sauvage, vêtu de noir chevauchant de par la campagne un coursier sombre sui s'ébroue.  

Les Dullahans sont sans tête.Quoique le dullahan n'ait pas de tête sur les épaules, il la porte avec lui, soit sur le pommeau de la selle de son cheval, soit posée sur sa main droite.

La tête est lisse et de la couleur et de la texture de la vieille pâte à pain ou de fromage moisi. Un rictus hideux et stupide lui fend le visage jusqu'aux deux oreilles, et ses yeux, normalement petits et noirs, projettent leur dards telles des mouches malfaisantes. La créature brille de phosphorescence de la matière en décomposition et la créature l'utilise comme lanterne pour se guider le long des chemins obscures de la campagne irlandaise. Là où le dullahan s'arrête, un mortel meurt.

 Le Dullahan est doué d'une vue surnaturelle. En tenant sa tête décapitée en l'air, il peut scruter la campagne au loin, même durant les nuits les plus noires. Grâce à ce pouvoir, il épie la maison d'une personne mourrante où qu'elle se trouve. Ceux qui regardent par la fenettre pour le voir passer, reçoivent pour leur peine une bassine de sang au visage ou perdent l'usage d'un oeil.

Le Dullahan chevauche habituellement un coursier noir dont les sabots rettentissent dans la nuit. Son fouet est une épine dorsale humaine. Le cheval, dans son galop, renâcle étincelles et flammes. Dans certains endroits du pays, comme le Comté de Tyrone, le dullahan conduit un coche noir connu sous le nom de coach-a-bowser ( de l'irlandais coiste bodhar, signifiant coche sourd ou silencieux). Il est tiré par six chevaux noirs, et passe si vite que la friction produite par son mouvement met souvent le feu aux buissons le long des bords des routes. Toutes les barrières s'ouvrent soudainement pour laisser passer le coche et son conducteur, même si elles sont solidement vérouillées. Personne n'est donc à l'abri des attentions de cet esprit.

Cet esprit a un pouvoir de la parole limité. Sa tête d"sincarnée ne peut parler qu'une fois durant chaque voyage entrepris, et même alors, elle ne peut que prononcer le nom de la personne dont elle annonce la mort. Un dullahan arrêtera son cheval qui s'ébroue devant la porte d'une maison et criera le nom de la personne qui va mourrir et attirera l'âme par son appel. Il s'arrete aussi à l'endroit même où une personne va mourir.

On ne connait pas avec certitude les origines du dullahan, mais on pense qu'il est l'incarnation d'un ancien dieu celtique, Crom Dubh, ou Crom Noir. Crom Dubh était vénéré par le roi préhistorique, Tighermas, qui règna en Irlande il y environ mille cinq cents ans et qui légimisa les sacrifices humains aux idoles païennes. En tant que dieu de la fertilité, chaque année Crom Dubh exigeait des vies humaines, la méthode de sacrifice la répandue étant la décapitation. Crom continua a être vénéré en Irlande jusqu'au sixième sciècle, au moment ou des missionnaires chrétiens arrivèrent d'Ecosse.Ils dénoncèrent tous ces cultes et sous leur influence, les vieilles religions sacrificelles tombèrent en désuétudes. Néanmoins, Crom Dubh refusa d'être privé de sa part annuelle d'âmes et prit la forme physique qui devint connu sous le nom de dullahan ou far dorocha (signifiant homme noir), l'incarnation réelle de la mort.

Contrairement à la Banshie, le dullahan ne poursuit pas de familles précises et son cri est un appel de l'âme d'une personne mourante plutôt qu'un avertissement de mort. Aucune défense contre le dullahan n'est possible car il est le messager de la mort. Cependant un objet en or peut le chasser, car le dullahan semble avoir une peur irrationnelle de ce métal précieux. Même une petite quantité d'or suffit à le fair disparaître, Les nuits de jours de fêtes irlandaises, il est conseillé de rester chez soi avec les rideaux bien tirés surtout vers la fin d'Août ou au début de Septembre, époque où avaient lieux, selon les chroniques, le festival de Crom Dubh. Si vous devez sortir à cette époque là, n'oublier pas de vous munir d'un objet en or.

Source : http://passion-irlandaise.ek.la/contes-et-legendes-c1035057

commentaires

Le Grogoch

Publié le 3 Février 2013 par X dans Irlande

Il est aussi nommé "pecht", corruption du mot Picte, race celtique qui jadis habitaient certaines régions d'Écosse. Il est maintenant généralement accepté que les grogoch étaient à l'horigine mi-hmains, mi-lutins aborigènes qui vinrent de Kintyre en Écosse pour s'établir en Irlande. On trouve aussi des Grogochs sur l'Île de Man ou on les nomme "phynnodderee".

L'aspect du Grogoch est celui d'un vieil humain; on ne connait pas de Grogochs feminins. Il est de la taille d'un petit enfant , complètement dénudé, mais son corps est couvert de poils brunâtres et rudes ou d'une toison. Cette pelisse est épaisse, sale, emmêlée et enchevètrée de brindilles et de crasse que le grogoch a accumulé durant ses voyages: les grogochs ne sont pas connues pour leur hygiène corporelle.

Il est totallement bienvieillant contrairement à d'autres farfadets auxquels il ressemble. Parmis ceux-ci, les plus célèbres sont laughremen, farfadets que l'on trouve seulement au sud d'Armagh, qui sont renfrognés et d'un naturel sauvage. Les laughremen veillent sur leur trésor d'or cachés et leur seul but est de chasser les inconnus trop curieux. En revanche le Grogoch est aimable, cordial, et il n'est pas enclain à jouer des tours. Quoique très travailleur, il est pauvre comme un rat.

Son apparence négligée a engendré nombre d'expressions communes le long du littoral d'Antrim. On dit aux enfants débraillés des alentours de Waterfoot, surtout à ceux qui sont ébouriffés, qu'ils "ressemblent à un vieux grogoch", et on dit aussi qu'une maison sale ressemble à "la porcherie du grogoch".

La demeure du Grogoch est à l'image de sa robustesse. Il s'agit généralement d'une caverne, d'un trou ou d'une entaille dans le paysage. On trouve, disséminées dans les campagnes du nord de grandes "pierres penchées", deux pierres levées qui se soutiennent et que l'on appelle les maisons des grogochs.

Frank Craig, un habitant de l'île de Rathlin, raconte l'histoire suivante:

"La maison du Grogoch, c'est deux grandes pierres levées près de Leg-an-thass-nee. Jadis, si vous y étiez, vous aurriez pu les voir prendre leurs aises le soir, assis au solei, fumant leurs pipes écossaises. C'est une histoire vraie, car je connais des gens encore en vie, qui les ont vu".

On les trouve surtout à l'air vif et sa constitution robuste le protège par tous les temps - il est inssemsible à la canicule et au froid. Il peut survivre pendant de longues périodes sans sommeil et sans nouriture. Travailleur acharnée, on peut le croisé à tout heure du jour ou de la nuit, labourant dans les champs ou faisant quelques travaux pour ses voisins. Toutefois, comme beaucoup d'autres farfadet, il a le pouvoir de devenir invisible, et ne se laissera observer que par ceux en qui il a toute confiance.

Il va s'affairer dans la cuisine à la recherche de quelques besognes et, invariablement, va se mettre dans les jambes de la maîtresse de maison vaquant au soin du ménage. Par exemple; une femme de l'ïle de Rathlin s'apprettait à poser sur la table le chaudron d'eau bouillante qu'elle avait retiré du feu quand le grogoch, dans ses jambes à la recherche d'une besogne, la fit trébucher et renversa une goutte d'eau bouillante sur une partie sensible de la peau du grogoch. Il poussa un cri perçant: "Aïe, aïe, mon viggerald-vaggerald est tout ébouillanté!" et il s'enfuit de la maison. Après cet incident, pour rien au monde, il ne voullu retourner dans la maison, mais il traina dans la cour de la ferme et gêna le fermier dans son travail.

Avant tout le grogoch est un travailleur inlassable et il ne supporte pas la paresse des humains. Il va réveiller des gens qui dorment tard le dimanche matin en sautant sur leur lit et les frappant au visage. Et de même façon, il va harceler les ouvriers qui font une pause durant la fenaison jusqu'à ce qu'ils reprennent le travail.

Ce farfadet va dispenser ses services sans réclamer de rétribution et de lui donner même un petit cadeau le fera disparaître pour toujours. Il parira tout en larme car il a très bon coeur. La seule récompense qu'il accepte est un bol de crème, la première crème tirée du lait, il le boit d'un seul trait puis s'essuie les mousatches.

Comme beaucoup d'autres farfadet, le grogoch redoute le clèrgé et n'entrera pas dans une maison si un prêtre ou pasteur y est présent. Si le grogoch devient gênant, il est recommandé de faire venir un prêtre pour chasser la créture qui ira tourmenter par inadvertance quelqu'un d'autre.

 Source : http://passion-irlandaise.ek.la/contes-et-legendes-c1035057

commentaires

De l'Arbre de Vie à la Shékhinah

Publié le 2 Février 2013 par Albert SOUED dans Kabbale

L'Arbre de Vie

D'après un spécialiste du mysticisme de la Qabalah, Gershom Sholem, le monothéisme ne peut trouver sa véritable raison d'être que dans une tension et un va-et-vient entre les deux pôles extrêmes du tout ou rien. "Tout" est l'adhésion totale au divin ou la recherche du divin en toute chose, entraînant de ce fait les avatars de l'idolâtrie et du polythéisme. "Rien" est la vacuité de toute spiritualité, la négation de toute transcendance, la matière étant origine et fin. Liés à la recherche d'absolu, ces deux pôles extrêmes engendrent les intégrismes et la violence. La spiritualité du monothéisme est une recherche du divin, à travers ses deux aspects transcendant et immanent, excluant de se fixer à l'un ou l'autre des pôles extrêmes. Elle implique le mouvement et la mobilité de l'être, à la recherche de la zone d'équilibre et d'apaisement personnel entre les extrêmes, tout en évitant de s'en approcher.

La Tradition de la Qabalah qui n'est qu'une tendance de "la stricte voie tracée", offre précisément à chacun la possibilité d'évoluer dans le sens de l'équilibre, par la construction d'une arborescence appelée "Arbre de Vie" et par le cheminement dans ses sentiers, dans le but de sentir et de repérer la voie du milieu. Elle offre la possibilité de discerner entre les dualités qui nous habitent, tant sur le plan pratique que sur le plan éthique. L'être humain baigne dans le mélange du bien et du mal, agit avec intuition et jugement, réagit par la rigueur et la miséricorde, vit à travers des comportements actifs et passifs, masculin et féminin... Encore faut-il en être conscient.

La connaissance du divin passe par la connaissance de soi, mais on peut aussi inverser la proposition. La démarche de réflexion et de cheminement liée à l'Arbre de Vie pose un acte et crée des repères, facilitant de ce fait la relation avec le divin. Celle-ci est une vibration autorisant une approche, un simple effleurement.

On peut appréhender l'Arbre de Vie comme un modèle de l'esprit se reflétant dans tous les actes de la vie matérielle ou comme une transposition des archétypes humains dans un univers aux limites du cerveau humain, allant jusqu'aux frontières du divin. Appelé monde intermédiaire, cet espacement est le résultat de séparations successives résultant du processus de la création et de l'éloignement progressif du divin. Comparable à un sas entre le monde spirituel et le monde matériel, ce monde est inaccessible au profane. Mais un individu préparé peut le sentir, le percevoir ou s'en rapprocher.

L'infini "ayn sof" est une "unité sans limite" qui règne dans l'éternité. Cette unité est aussi une volonté sans finalité, sans besoin et sans détermination. De cette volonté naît la pensée ou le projet de créer l'univers: l'origine du déclic est la Cause des Causes, le secret absolu et insondable, la grande interrogation qui sépare la foi de l'incrédulité. Le résultat de cette pensée est ce double mouvement simultané de retrait et d'émanation, qui équivaut en fait à une immobilité sur le plan ontologique. Le mouvement de retrait aboutit à faire le vide, à obtenir le "néant" et à laisser une place à la création. Le mouvement inverse est celui de l'émanation qui aboutit à remplir ce néant de lumière, une "lumière sans limite". C'est la "Sagesse du Commencement".

Globalement l'"unité sans limite" s'est déjà retirée dans son immobilité, en ne laissant qu'une "trace", presque un souvenir que l'homme fait revivre par son action et par sa propre pensée. D'où le schéma d'un Arbre de Vie, agencement spécifique des "attributs" du divin, de cette trace du "sans limite", pour la saisir ne serait ce qu'un instant, une fraction de seconde avant qu'elle ne s'évanouisse dans l'espace et le temps. L'être humain cherche à conserver cette petite parcelle de lumière, cette étincelle qui lui est parvenue. Il cherche à la faire vivre à travers les branches et les noeuds de cet "Arbre de Vie", appelés lettres et séphirot.

Sur le plan matériel, l'être humain est un être fini qui ne peut réaliser cette sauvegarde qu'avec ses limites. Il est ainsi amené à illustrer le fond de sa pensée par des images et des schémas. Mais comment représenter l'idée que l'on se fait d'émanations, de flux de lumière, d'écoulement de rosée, d'attributs émanant d'un être infini, à la fois lointain et proche, sans tomber dans l'anthropomorphisme? Et il est encore plus difficile d'exprimer en langage humain compréhensible l'idée que l'on se fait de la pensée de D. eu égard au monde créé.

La Tradition a essayé de combler ce fossé en proposant cette notion de "séfirah" qui a reçu les désignations les plus étranges et les plus poétiques: parole, lumière, force, source, saphir, mesure, couronne…. Ce mot dérive de la racine s/p/r qui a plusieurs sens: numération (nombre, recensement), narration (récit, livre), transparence (saphir, sphère). Pour se fixer les idées on peut dire que les séfirot sont les vases créés par l'épanchement de la lumière originelle, celle qui provient du mouvement de retrait et d'émanation de l'unité "sans limite". Ces vases sont aussi bien des récepteurs que des transmetteurs, aussi bien des récipients que des outils de la création.

Tant les lettres de l'alphabet peuvent être aisément appréhendées comme les briques élémentaires du langage, de la création et de l'action, dans la construction de l'univers, tant les séfirot apparaissent comme des entités abstraites, difficiles à concevoir. Plus l'être humain parvient à élever son âme et à tendre vers son côté infini, plus il est capable de les sentir ou de les comprendre. En fait, il faut savoir ici que le monde intermédiaire des forces-séfirot et des signes-lettres coïncide avec le monde des anges et des âmes, qui sont deux aspects d'une même unité, à l'image de la lumière qui est à la fois ondes et particules.

L'Arbre de Vie est la construction centrale de la Qabalah. Il est une image universelle de l'unité fracturée dans le décimal. Pour se fixer les idées, le nombre dix peut être représenté par des choses aussi concrètes que des oiseaux ou des fruits; ici il s'agit de notions abstraites comme la sagesse, la compassion ou le discernement.

Malgré ou grâce à son anthropomorphisme, l'Arbre de Vie est une image qui plaît. Elle est comme une empreinte subtile que le monde spirituel a laissé dans le subconscient de l'homme, ou dans sa mémoire profonde. Des approches différentes et variées sont pourtant nécessaires pour en préciser le contour malgré leur caractère infini, et même si on est amené à se répéter.

 

Volonté de donner et désir de recevoir

 

Créature du divin, et contrairement à celui-ci, l'être humain a été conçu avec des désirs et des besoins. Parmi ceux-ci, le besoin d'un Créateur et le désir de recevoir de ce Créateur.

Pour certains êtres humains la notion du divin est innée et, dès l'enfance, ils ont besoin de D. et ils en font la recherche intuitivement. D'autres constatant un jour que le monde matériel qu'ils vivent est insuffisant à leur plénitude, recherchent un "autre" monde ailleurs, un monde perdu ou oublié pour les nostalgiques, un monde à recréer ou à inventer pour les utopistes. Une recherche spirituelle commence alors pour assouvir ce besoin naissant. Pour d'autres encore, ce besoin spirituel est entravé ou refoulé pour diverses raisons, et ceux-ci n'éprouveront peut-être jamais d'expérience spirituelle.

Les imperfections du monde créé sont nécessaires pour laisser une place à l'homme qui a un besoin de parfaire ce qui est créé. Parmi ces imperfections, il y a le mélange du bien et du mal: avec son libre arbitre, l'homme doit appréhender la responsabilité du choix. L'équilibre de l'univers dépend de ce choix, et c'est ainsi que l'homme participe à l'évolution de l'univers. La Tradition propose, comme image du bien, un coffre contenant des pierres précieuses et entouré par un serpent venimeux. Pour accéder au bien, il faut savoir maîtriser le serpent du mal, le neutraliser ou se débarrasser de lui. Au-delà d'un choix, l'accès au bien nécessite un effort, voire une conquête.

D'après la Tradition de la Qabalah, toutes les âmes du monde forment une seule âme, celle de l'Adam primordial. Comme la lumière est une parcelle de l'infini "ayn sof" et que l'âme est une parcelle de l'Adam primordial, l'âme est aussi une parcelle de lumière. Mais elle est aussi un vase, un réceptacle et elle reçoit ce qui est donné par le Créateur. Nous avons d'un côté une volonté de donner, de l'autre côté un désir de recevoir. On vient de décrire le lien qui unit le Haut et le Bas dans la même aventure, le Bas étant une émanation volontaire du Haut.

Une échelle des âmes a été créée de façon que par l'étude, par la prière ou par les bonnes actions, l'homme puisse s'élever progressivement du matériel vers le spirituel, du désir de recevoir vers le désir de donner. Par sa propre volonté, l'âme grimpe, échelon par échelon, les différents niveaux jusqu'à ressembler à son Créateur, dans le désir de donner. Au niveau le plus bas, l'homme est un "corps de matière", puisqu'il naît comme un "âne sauvage", un onagre, avec "un total désir de recevoir pour soi". Au fur et à mesure de la montée de l'âme, la lumière émanant du Créateur se révèle à travers ces vases, qu'on a appelé "séfirot". Il y a ainsi un double mouvement de montée et de descente qui s'interpénètre ou s'entrelace. Mais au sommet, l'essence du Créateur reste voilée.

Les différents vases, chacun à son niveau, reçoivent et réfléchissent cette lumière. On dit que la lumière réfléchie est la voyelle qui permet de prononcer un mot et que l'empreinte de cette lumière est la consonne. Un mot émis et prononcé est le reflet du mouvement de lumière qui crée les réceptacles, les vases, les séfirot. Par la prière, par des paroles de réconfort à ceux qui sont dans la détresse ou par la répétition des noms divins, on recrée ici bas le désir de recevoir pour donner et on restitue la lumière incidente en la renforçant.

 

Les vases brisés et la voie du retour

 

Les attributs divins ou séfirot constituent la trame de l'Arbre de Vie et sont aussi les vases de l'épanchement de la lumière primordiale. Trop forte, cette première lumière craquela les vases réceptacles qui n'étaient pas à sa mesure. Après la transgression du premier homme, les sept vases inférieurs de l'arbre se sont brisés en morceaux contenant des restes d'étincelles de la lumière originelle. Cette dislocation coïncide avec l'exil de l'homme, avec l'éloignement du divin et avec le déclenchement des forces du mal, qui se sont mélangées aux forces du bien. La "présence divine" ou Shékhinah, s'est estompée: elle est devenue "veuve", ayant perdu sa Résidence, "le Royaume sur terre" et elle a dû se séparer de son époux. L'homme est devenu orphelin ou "fils de la Veuve", ayant été chassé de l'Eden. Tout n'est néanmoins pas perdu.

La brisure des vases ne ferme pas la porte à une éventuelle réparation des morceaux épars. L'Arbre de Vie peut être appréhendé par une pensée libre et volontaire. On peut profiter de l'onde refluante pour essayer de trouver la vague qui permet d'accéder à une spiritualité dépouillée de tout dogme et de tout sectarisme. Le chandelier à sept branches est l'image symbolique de ces étincelles, à partir desquelles il est possible d'allumer une à une les sept lampes et de préparer ainsi la lumière du retour. Choisir la voie du retour, c'est en quelque sorte remonter par la pensée l'Arbre de Vie et réparer ce qui a été brisé ou déformé, par son action.

Retrouver le parfum de l'Eden primordial est laissé au libre arbitre de l'homme. D'un côté, par la prière ou par la méditation, par le mérite des bonnes actions ou par la recherche et l'étude, l'homme peut commencer à restaurer ce qui a été brisé. D'un autre côté, par un retour sur soi, il peut séparer du mélange et de la confusion, les écorces du mal, pour retrouver le fruit caché du bien.

Mais la liberté de choix joue dans les deux sens: devant l'éclipse du divin, la voie est aussi ouverte à l'homme isolé qui recherche l'unité originelle, de trouver dans la magie un substitut de pouvoir, l'enfonçant de plus en plus dans la folie.

 

La Shékhinah

 

La présence du divin dans l'univers créé est appelée la Résidente ou "shékhinah". Dans l'histoire du peuple hébreu, elle apparaît comme la Gloire de l'Eternel, le guidant dans ses déambulations du désert, parlant à ses prophètes et à ses chefs, dans le sanctuaire de la Tente du Rendez-vous et dans celui du Temple de Jérusalem. D'après la Tradition, lorsque le peuple accomplit la loi, la shékhinah se rapproche de lui en dix étapes, comme elle l'a fait entre l'époque de l'alliance d'Abraham et celle de la construction du Temple par Salomon. Inversement lorsque le peuple transgresse cette loi, la shékhinah remonte vers sa source et s'estompe en dix étapes également, comme ce fut le cas lors de la destruction du Temple.

La shékhinah est à la fois l'aspect "féminin" du divin et son aspect le plus vivant, le plus proche de l'homme. Elle subit l'exil avec la Communauté d'Israël, quittant le Lieu de sa Résidence, le Temple. Après la destruction de celui-ci, la Shékhinah est envahie par l'Autre Côté, elle est ligotée par les "écorces du Mal", devenant sa prisonnière. Or la force de ces liens dépend du comportement de l'être humain. Si ce dernier transgresse les commandements divins, la shékhinah reste tributaire. S'il les accomplit, elle est libérée et rejoint son Lieu virtuel, la séphirah Royaume, la dixième et la dernière, celle qui est au contact avec l'univers humain.

D'après la tradition de la Qabalah, toute activité humaine peut trouver un sens si elle est transformée progressivement, si on parvient à élever un acte banal et profane vers son côté sacré, par le rituel, la prière, la méditation, les bonnes actions. Ceci revient à défaire les écorces du mal qui emprisonnent et qui cachent les étincelles du bien et à rassembler celles-ci pour obtenir la lueur qui va transformer notre vision du monde. D'après la théorie de Louria, par notre réparation et aussi par notre perfectionnement progressif en une ou plusieurs vies, on arrivera à libérer et à élever notre âme et on parviendra ainsi à reconstituer ou à restaurer l'unité primordiale.

Cette volonté de Rédemption et ce désir d'unification du divin sont aussi étroitement liés aux temps messianiques. Par son comportement, l'homme doit pouvoir atteindre l'équilibre précaire et fugace entre la droite et la gauche, entre la miséricorde et la rigueur, de la dualité en lui. Dans notre Arbre de Vie intime, il y a toujours un mouvement à la recherche de cet équilibre précaire. Ce mouvement est en fait nécessaire pour trouver la voie du milieu, en tâtonnant. Il est produit par un excès de rigueur ou un défaut de miséricorde, ou vice et versa. L'exagération durable vers l'un ou l'autre des deux pôles, allant de l'excès à l'insuffisance de rigueur ou de l'abus au défaut de miséricorde accélère le mouvement, le rend plus ample, voire incontrôlable et le fait basculer "ailleurs", vers l'Autre Côté. Ce basculement a lieu au niveau de l'attribut Royaume, exutoire de tous les flux supérieurs et celui où réside la Shékhinah. On se retrouve alors à l'envers du décor, dans le domaine de Satan, de l'illusion, où la face négative des séphirot brille par le mal, l'injustice et la violence. Un rictus pervers y remplace le rire innocent.

L'action humaine restaure le divin et, en libérant la shékhinah des forces du mal, elle rapproche le monde des temps messianiques. La défaite totale du mal ne peut être réalisée que dans cette perspective eschatologique. En fait, elle n'est pas souhaitable dans un monde imparfait, car l'Autre Côté concourt à l'équilibre du monde, au statu quo entre les univers matériel et spirituel et à la mise en évidence du bien. Et dans l'attente de l'ère messianique, par l'accomplissement des rites et des commandements, on peut contenir et maîtriser le mal, en le repérant, et en le séparant du bien.

Source : http://soued.chez.com/qabalah3.htm 

commentaires
Publicité

Le vocabulaire de la Qabalah

Publié le 1 Février 2013 par Albert SOUED dans Kabbale

Abba: le père, désigne la séfira Sagesse ou H'okhmah.

Adam: premier homme ayant pris conscience de l'Eternel, mot qui pour sens "unité du sang". L'Adam primordial est l'image de l'Arbre de Vie des dix attributs divins.

Adon O'lam: maître de l'Univers, celui qui est caché et celui qui est dévoilé.

Aleph: première lettre de l'alphabet hébreu, ayant pour valeur un et représentant l'unité cachée. Elle inclut dans son dessin la dixième lettre "Yod", dans ses deux aspects manifesté ou immanent et caché ou transcendant. Aleph est une notion abstraite de l'unité inconcevable et hors de portée de l'homme. Sur le plan sémiologique, aleph se lit "al pé", sans parole, le silence.

Ancien des Jours: l'attribut le plus élevé dans l'Arbre de Vie, soit la Couronne ou Kéter.

Arbre de Vie : arborescence abstraite des attributs du divin ou des séfirot, les dix sphères ou forces de la manifestation divine dans le monde. Les dix séfirot sont parcourues de haut en bas ou de bas en haut, ce qui est appelé l'Arbre de Vie de Yod, Yod valant dix.

Arbre de Vie de Khaf: Khaf est la lettre qui suit la lettre Yod dans l'alphabet hébreu et a la valeur vingt. La vibration qui parcourt l'Arbre de Vie de haut en bas est réfléchie par l'interface du Royaume avec le monde matériel. Dans chaque sens la vibration parcourt dix séfirot. L'Arbre de Vie de Khaf est le support d'un aller et retour de la vibration.

Arikh Anpin: désigne la séfirah Couronne ou Kéter (voir Longanime).

Attribut divin:expression caractérisant le divin hors de son univers; elle est la traduction en hébreu de "séfirah", pluriel "séfirot". Séfirah est équivalent numériquement à "nom divin".

Autre côté ou sitra ah'arah: l'envers de l'Arbre de Vie. On y bascule lorsqu'il y a déséquilibre permanent ou exagération dans la rigueur ou la miséricorde, ou excès (colère par exemple), ou impatience. Côté où prévaut Satan, il a aussi dix séfirot et se caractérise par la présence des démons.

Ayn: le néant d'où émerge l'univers; anagramme du "moi" any.

Ayn Sof: infini sans limite, transcendant, insondable et inconcevable.

Beauté: nom de l'attribut central de l'Arbre de Vie ou Tifeéret, repère d'Israël/Jacob, cœur de l'Adam primordial.

Bras: les attributs Miséricorde ou H'essed et Rigueur ou Gvourah, dans l'Adam primordial.

Brit: alliance.

Cèdres du Liban: les six séfirot inférieures issues du Discernement ou Binah (de H'essed à Yésod)

Chariot divin: traduction du mot hébreu Merkavah qui désigne le plus haut niveau de l'Arbre de Vie accessible à l'esprit humain, ou sphère de la Création. Le Chariot est encadré par quatre archanges, Michaël, Gabriel, Rafael et Ouriel. On descend d'abord dans la pensée du divin (mah'ashavah), avant de monter dans le chariot, c'est à dire avant d'avoir une vision lucide d'un monde approchant le monde divin.

Communauté d'Israël: désignation de la Shékhinah, ou Présence divine, en relation avec le monde matériel.

Cœur: attribut central de la Beauté ou Tifeéret, dans l'Arbre de Vie.

Daa't: attribut virtuel et non décompté, appelé Connaissance, synthèse entre Sagesse et Discernement, symbiose entre une Connaissance globale et une Connaissance analytique. Dans certains schémas de l'Arbre de Vie, cet attribut remplace Kéter, la Couronne.

Diloug: dalet/yod/lamed/waw/ghimel, le "bond". Il peut aussi bien s'agir d'un bond physique provoqué par la surprise que d'un bond dans le cheminement d'une pensée qui saute d'une idée à une autre, sans lien apparent entre elles. Le diloug est une méthode de recherche de la Qabalah.

Dod: dalet/waw/dalet, oncle, amant, bien-aimé, peut être interprété comme la "double porte" de l'Arbre de Vie, ou, plus simplement l'Arbre de Vie.

Douma: le silence de l'Autre Côté, du côté infernal et démoniaque.

Droite: côté de la miséricorde, du masculin et de la voie aisée, appelé aussi le Sud.

Eau: caractérise la miséricorde comme la couleur blanche, et aussi la Torah.

Ecriture: essentiellement les 24 livres de la Bible hébraïque ou Tanakh.

E'den: jardin de la Connaissance du divin au Paradis.

El: désignation du divin par la négation des autres dieux et l'apprentissage de l'unité divine.

Elohim: le divin créateur du monde, avant l'homme. Avec l'homme, le nom est devenu tétragramme (voir yod/hé/waw/hé).

Féminin: aspect des attributs sur l'Arbre de Vie, lié à la passivité de la rigueur, à la lune, et au contact avec le monde matériel; voir shékhinah.

Feu: caractérise la rigueur comme la couleur rouge, et le Nord.

: cinquième lettre de l'alphabet de valeur cinq, ayant pour sens le souffle, l'ouverture vers le haut. Cette lettre est aussi le signe du féminin. Sur l'Arbre de Vie, elle se situe aux deux portes images du féminin, Discernement en haut et Royaume en bas.

Gauche: côté de la rigueur, du féminin et de la voie malaisée.

Gbourah: la Rigueur, au niveau central lié au comportement du cœur.

Gdoulah: la Grandeur, liée à la Miséricorde ou H'essed.

Géhinam: enfer, monde de l'ignorance et de la mort.

H'ayah: niveau angélique le plus élevé, niveau de l'âme vivante avant l'unité yéh'idah (repère de la Sagesse ou h'okhmah). Pluriel: h'ayot; h'ayot hakodesh: créatures saintes ou anges chérubins

H'érem: interdit, anagramme de "réh'ém", matrice, image de la séfirah Discernement ou Binah.

H'essed: la Miséricorde, au niveau central, liée au comportement du cœur.

I'bour: a'yin/yod/lamed/waw/ghimel est la "création du temps". Mais son sens est plus large puisqu'il inclut la conception, la grossesse, l'expansion du temps et de l'espace, la traversée, la transgression...

Ima: mère,désigne la séfirah Discernement ou Binah.

Jambes: dans l'Adam primordial, les séfirot Victoire ou Netsah' et Réverbération ou Hod, niveau du retentissement de l'action.

Juste: désigne la séfirah Fondement ou yésod, car le Juste est le fondement secret du monde; en hébreu tsadiq.

Khat: khaf/taw, groupe dissident ou "à part", groupe qui se distingue par sa discrétion.

Khérem: khaf/resh/mem, la vigne, métaphore pour désigner la Communauté d'Israël. Ce mot a la même valeur que "profondeurs". Il peut donc être interprété comme un lieu profond et couvert où des maîtres et des compagnons travaillent, étudient, échangent des idées, un endroit où la pensée peut germer et fleurir à partir de l'intimité profonde de l'être.

Klipah, klipot: écaille(s) ou écorce(s) du Mal qui enserrent les étincelles du Bien.

Lampe sainte: le sage Shimeo'n Bar Yoh'ay, élève de rabbi A'kiva, deux grands qabalistes du premier siècle.

Liban mystique: les trois séfirot supérieures, Sagesse, Discernement et leur synthèse, la Connaissance. Cette triade est aussi appelée "patriarches" et "yesh", c'est à dire "il y a", par différenciation avec "ayn", rien, le néant. Lébanone en hébreu est le "cœur de Noun". Voir aussi "cèdres du Liban"

Longanime ou grand Visage: désigne l'attribut Couronne ou Kéter.

Mah:questionnement existentiel et essentiel, quoi?

Man: mem/noun est le questionnement existentiel et inclut aussi bien le "qui?" que le "quoi?"

My: qui? Qui a créé ce monde et qui suis-je? L'association de Mah et My donne le mot "Hamayim", les eaux. La séparation des eaux équivaut à une double interrogation sur le monde divin et le monde humain.

Masculin: aspect des attributs de l'Arbre de Vie qui tiennent de la Miséricorde active. Lié au soleil et au Fondement.

Matrona: voir shékhinah.

Métatron: le Prince des Ailés, le Prince de la Face, l'Archange du secret du Char…, diverses désignations d'une totalité psychique. Considéré à la fois comme "vieux" et "jeune", "maître" et "élève", il pourrait s'agir du "Soi" des psychanalystes, la compréhension supérieure ou l'"intellectus agent". En angélogie, Métatron est soit un archange qui garde l'entrée du septième Ciel, celui où se trouve le Trône de Gloire, pour empêcher le passage de ceux qui ne sont pas prêts à recevoir la Lumière, soit un archange qui prépare celui qui cherche à entrer, en l'initiant aux secrets de l'Ecriture. Assimilé à l'archange Michaël.

Miroir: la lumière incidente se réfléchit dans la conscience de l'homme appelée miroir, au niveau de la séfirah Royaume ou Malkhout. Ce miroir est plus ou moins transparent, plus ou moins opaque. Selon l'action de l'homme la lumière revient renforcée ou affaiblie. Un affaiblissement continu affecte la lumière d'en Haut, on dit que la rosée s'assèche.

Ce miroir se situe au niveau des séfirot Netsah'-Hod pour une conscience élevée du niveau prophétique ou visionnaire.

Monde intermédiaire: monde de l'esprit se situant entre le divin et l'humain, créé volontairement pour éviter tout contact direct entre les deux univers. Il est formé de lettres et d'attributs, appelés les 32 sentiers de la Sagesse, mais aussi d'anges et d'âmes. Issu du divin, le monde de l'émanation ou atsilout contient l'attribut Couronne ou Kéter. Il est suivi vers le bas par le monde de la création ou bériah qui englobe les séfirot supérieures. Le monde intermédiaire se poursuit par le monde de la formation ou yétsirah qui comprend les séfirot inférieures, et enfin par le monde de la fabrication qui est en contact avec le monde matériel par l'interface Royaume ou Malkhout.

Néfesh: âme végétative et animale, placée au repère Royaume ou Malkhout.

Néshamah: âme supérieure, signe d'une conscience très élevée, permettant le contact avec le divin et placée au repère Discernement ou Binah.

Noukva: désigne la séfira féminine Royaume ou Malkhout.

Noun: lettre de valeur cinquante, elle est perçue comme la coulée de lumière primordiale dont il ne reste que quelques étincelles dans le monde matériel, à partir desquelles l'homme essaye de retrouver la Connaissance perdue ou oubliée du Commencement.

Elle est l'image des cinquante portes vers la Connaissance ou Daat à partir de l'attribut Discernement ou Binah. En effet, la troisième séfirah à partir du haut, le Discernement ou Binah, est appelée "les cinquante portes" de la compréhension du monde: elle est une porte de passage vers "Noun", cette connaissance mystique du divin. Elle est aussi appelée le "giron maternel" car elle est la matrice des séfirot suivantes. Cette porte est interdite, mais elle s'ouvrira dans les temps "messianiques". L'Arbre de Vie peut être considéré comme un sas entre deux portes. La porte du Bas est le passage du monde matériel vers le monde intermédiaire ou inversement, à travers la séfirah Royaume ou Malkhout.

Or: lumière. Or yashar est la lumière incidente et directe qui traverse l'Arbre de Vie comme un éclair étincelant.

Ot: aleph/taw ou aleph/taw/waw est la "lettre", bien que "ot" soit aussi un signe ou un symbole, mais la lettre apparaît comme le symbole par excellence dans la Tradition de la Qabalah. D'après celle-ci, l'univers créé est une organisation particulière de signes qui évolue en fonction des actions de l'homme. De même, la Torah, qui est aussi une organisation particulière de signes en mots et versets, reflétant le nom divin, peut être lue d'une infinité de manières, selon celui qui la lit, la scrute ou l'interprète.

Pardes:orangeraie, image de l'évolution de la pensée du plus simple au plus profond, au plus secret. "Pshat" est le sens immédiat de toute notion, "rémez" est l'allusion à une autre notion qui permet de mieux cerner le sujet, "drash" est l'enseignement admis par les sages expliquant le sujet, "sod" est le sens caché ou secret qu'on peut rechercher en groupe, ou seul à ses risques et périls. L'acronyme de ces quatre sens est le mot "pardes", p/r/d/s, un jardin odoriférant.

: ph ou ph/hé, la bouche, par extension le verbe ou les paroles, ainsi pé yah est le verbe divin.

Pilier: l'Arbre de Vie a trois piliers ou trois colonnes, le pilier de droite est l'image de la miséricorde, celui de gauche représente la rigueur et le pilier central faisant balance relie les séfirot Couronne à Royaume, en passant par les deux centres Beauté et Fondement.

Pommier: Arbre de Vie. Le champ de pommes est le Paradis, le monde intermédiaire.

Prince et princesse: les attributs de Beauté et de Royaume. Appelés aussi Roi et Reine.

Qol: la voix, instrument de la création. Bat qol ou la "fille de la voix" est ce qui reste de la prophétie après la disparition de celle-ci; il s'agit de l'intuition profonde, comme si une voix intérieure vous sollicitait.

Qabalah: tradition ésotérique reçue et acceptée. Elle est étroitement liée à l'Ecriture dont elle est une exégèse.

Raa'yah: resh/a'yin/yod/hé, compagne, bien-aimée. Le mot peut être interprété comme resh/a'yin et yod/hé, pensée ou projet divin.

Rouah': âme au niveau de l'esprit, image des facultés intellectuelles, placée au repère central de Beauté ou Tifeéret.

Shaday: désignation du divin généralement associée à El, dans El Shaday. Elle a le sens de celui qui fait passer ou qui empêche d'entrer. Elle peut se lire aussi comme "le feu à la porte du point-Yod". Shaday a la même valeur numérique que "Métatron".

Shékhinah: l'aspect féminin du divin, résidant avec la Communauté d'Israël, près du monde matériel, dans le Temple, quand il existait.

Shéol: monde souterrain inconnu et questionnement sur la mort.

Séfirah: entité abstraite qui reçoit et transmet un flux venant de l'univers divin et qui prend des colorations et des nuances résumées en dix expressions. De haut en bas de l'Arbre de Vie, Couronne ou Kéter, Sagesse ou H'okhmah, Discernement, Intelligence ou Binah, Beauté, Splendeur ou Tifeéret, Miséricorde, Compassion ou H'essed, Rigueur ou Gvourah, Victoire, Eternité ou Netsah', Majesté, Réverbération ou Hod, Fondement ou Yésod, Royaume ou Malkhout.

Tal: la rosée ou l'épanchement de la lumière divine vers les mondes inférieurs pour les fertiliser et les éclairer.

Tanakh: les 24 livres de la Bible hébraïque, Torah, Néviim, wéKtouvim, Bible, Prophètes et Ecrits hagiographes.

Taw: taw/waw ou taw/yod/waw est le "signe".

Téshouvah: retour moral et métaphysique, en remontant l'Arbre de Vie par la pensée.

Tifeéret: attribut central de l'arbre de Vie, signifie la Beauté et la Splendeur du milieu; repère de Jacob/Israël.

Tikoun: réparation des mondes.

Tohou wa bohou: état de l'univers avant la séparation des eaux. "Tohou", le souffle est dans le signe, "Bohou", le souffle est à l'intérieur. Tohou wa bohou semble être le chaos qui s'est organisé pour donner naissance à la vie.

Tsahorayim: midi ou les "deux lumières", midi étant une notion de temps instantané, insaisissable, qui se situe entre la lumière du matin et celle du soir.

Tséir Anpin: désigne les six séfirot inférieures, issues de Ima.

Tsévaot: nom divin D. des armées célestes, celles des anges.

Tsimtsoum: mouvement de retrait du divin permettant la création du monde par l'émanation de la lumière, et sa condensation partielle en matière.

Waw: sixième lettre de l'alphabet qui signifie "crochet" ou lien.

Yah: yod/hé, deux premières lettres du tétragramme, nom divin.

Yésod: le Fondement, attribut central inférieur de la colonne du milieu de l'Arbre de Vie, fondement du secret et repère du Juste.

Yod: dixième lettre de l'alphabet de valeur dix. Elle est considérée comme le germe initial de la création. Elle est le résultat du retrait du divin ou "tsimtsoum" en un point dit primordial.

Yod-Hé-Waw-Hé: tétragramme désignant le divin.

Yod-Taw-Yod: le bourgeonnement du Yod ou sa différenciation en deux aspects n'est pas directement perceptible. On ne prend conscience de cette distinction qu'à travers un signe "Taw". Yod-Taw-Yod est le nom du projet divin de différenciation des deux aspects du Yod, projet perçu par l'homme à travers un miracle, à des moments privilégiés (ouverture des eaux pour créer la Vie, ouverture des eaux pour laisser passer les Hébreux, à la sortie d'Egypte...). Le signe est devenu par la suite une vision prophétique, un songe puis une inscription, telle que l'Ecriture, puis un dessin, un geste ou toute autre indication, transmise à travers les générations pour témoigner de cette différenciation entre les deux aspects du point primordial Yod. On peut considérer une arborescence telle que l'Arbre de Vie à la fois comme un signe et comme un lieu d'ouverture du Yod.

Yod/Yod ou double Yod: le point primordial bourgeonne en ses deux aspects, immanent et transcendant, à partir de la deuxième séfirah Sagesse ou H'okhmah. L'aspect transcendant remonte vers le haut et rejoint l'univers caché d'origine, Aleph. L'aspect immanent descend vers l'avant-dernière séfirah Fondement ou Yésod pour créer le monde matériel.

Yovel: jubilé de la cinquantième année, après 7 périodes de 7 ans, inauguré par la corne de bélier; il annonce la libération des biens et des personnes, la remise des pendules à l'heure. Yovel désigne aussi les séfirot supérieures et Moïse.

Zivoug: accouplement du masculin Beauté ou Tifeéret et du féminin Royaume ou Malkhout. Permet le retour à l'unité.

Source : http://soued.chez.com/vocqab.html

commentaires
Publicité
<< < 10 20 30 40 41 42 43 44 45 46 47 48 49 50 60 70 80 90 > >>