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REAA : constitutions secrètes

Publié le 3 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA


 

FRÉDÉRIC II, ROI DE PRUSSE,

Souverain Grand Commandeur de l’auguste Sénat.

GRANDES CONSTITUTIONS SECRÈTES

OU

RÈGLEMENTS

DES

 

Souverains Grands Inspecteurs Généraux,

33ème DEGRÉ,

GRANDS COMMANDEURS A VIE

DE

LA FRANCHE ET ROYALE MAÇONNERIE ANCIENNE ET MODERNE

SUR


 

LES DEUX HÉMISPHÈRES ;

CONSTITUÉES A



 

PARIS, YORK ET BERLIN

––––––––––

ARTICLE I.

Symbolique

Un Souverain Grand Inspecteur Général 33ème degré a le pouvoir de faire des Maçons en loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil, consistoire et Sénat.Il a la prérogative d’être Souverain Commandeur à vie de toute la Maçonnerie, mais il ne peut transférer ce droit qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général 33ème degré comme lui, et qu’il jugerait capable de faire exécuter et remplir les pouvoirs qu’il lui laisserait en main. Il faut donc pour cela, qu’il connaisse en ce frère une volonté bien prononcée à faire ponctuelle­ment exécuter les Constitutions Secrètes, et qu’il soit vigilant à don­ner connaissance de ce qui se fait au Souverain Grand Inspecteur Général 33ème le plus près de lui, ou à défaut, en droiture au premier Grand orient, soit ancien soit moderne, de Paris, Berlin ou York.

ARTICLE II.

Symbolique

Les Souverains Députés Inspecteurs Généraux ont aussi le pouvoir de nommer des Députés, en raison des facultés intellectuelles qu’ils voient dans les Chevaliers ou Princes qu’ils veulent ou qu’ils ont be­soin d’instituer et de constituer. Ils leur délivrent les pouvoirs néces­saires, afin de visiter le pays où ils se trouvent, et qu’ils puissent se présenter aux loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, pour y prendre connaissance de leurs travaux, voir s’ils se conforment aux Constitutions des Grands Orients qui leur ont été délivrées ; à la charge de chaque Député de faire part sur le ch a m p à son Grand Commandeur de ce qui se passe, soit en bien, soit en mal, et s’ils s’écartaient des Règlements alors le Souverain Grand Inspec­teur Général se transporterait sur les lieux, s’y ferait reconnaître, et s’il se trouvait des esprits opiniâtres et tellement entêtés de leurs faus­ses connaissances qu’il ne pût les amener à son but, il en écrirait à tou­tes les loges de la correspondance, aux trois orients susdits en moti­vant dans ses planches le jugement qu’il aurait rendu, soit qu’il ait démoli , interdit ou cassé ce qu’ils auraient fait. Les Grands Orients d é clarent de suite le jugement du Grand Commandeur valide, en ins­truisant les loges de la correspondance, pour qu’elles aient à s’y confor­m e r, et les Constitutions s’imposent d’elles mêmes.

ARTICLE III.

Symbolique

Le Souverain Grand Inspecteur Général ou Grand Commandeur a les mêmes droits que le Grand Orient ou Sénat. Il peut suspendre, interdire, casser, annuler tout ce qui sera contraire aux Règlements. Il ne saurait trop étendre sa surveillance sur les loges bleues. C’est là principalement que se commettent les plus grands abus. Beaucoup méconnaissent les pouvoirs de quantités de frères qui possèdent les hautes dignités. Les maîtres de ces loges ne sauraient trop prendre de précautions pour éviter ces écarts, auxquels se laissent entraîner des maçons qui, quoique n’étant point élevés en grade, se croient maîtres absolus de leur conduite. Aussi est-ce en raison de cela que l’on a constitué à vie les Souverains Grands Inspecteurs Généraux que l’on a nantis des plus illimités pouvoirs, afin qu’ils corrigent les erreurs et arrêtent les progrès du vice.

ARTICLE IV.

Collège

Tout Souverain Grand Député Inspecteur Général a le pouvoir d’instituer et de constituer des loges, collèges, conseils, chapitres, sou­verain grand conseil, consistoire et Sénat, de faire des maçons au de­hors et même en loge s’il le juge à propos ; de les élever en grades en leur faisant remettre les métaux déterminés entre les mains du tré­sorier ; sans que le président ni l’atelier puisse lui faire la plus légère représentation à ce sujet, sans se mettre dans son tort, et sous le coup de la plus sévère réprimande. Si le président se trouvait posséder la même dignité, alors le plus ancien dans l’endroit a la préséance ; mais par décence, et faveur spéciale, le plus ancien offre toujours sa place et ses prérogatives au visiteur qui à son tour doit en agir avec la même honnêteté et décence. Après la séance, le visiteur qui est Sou­verain Député Grand Inspecteur Général doit demander la soumis­sion des travaux, qui doit lui être à l’instant présentée ; et s’il y trou­ve quelque chose qui ne soit pas dans l’ordre, il fait paisiblement ses observations, et fait en sorte de la faire corriger.

ARTICLE V.

Collège

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont absolument les maîtres de l’Art Royal Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie sur les deux Hémisphères. Ce sont eux qui la commandent et la régissent. Ils en soutiennent la dignité et en perpétuent la pureté des maximes. Ils la préservent de la déprava­tion, et répriment les désordres qui pourraient avoir lieu dans son sein. Quoique cet Ordre sublime se soit toujours soutenu avec splen­deur et même avec applaudissement, pour mieux le maintenir et pour la conservation du Saint Empire, l’auguste Sénat a jugé à propos de constituer les Souverains Grands Inspecteurs Généraux.

ARTICLE VI.

Collège

Tout Commandeur a aussi le droit de faire des Règlements et Sta­tuts pour les loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, à seule fin de supprimer tous les abus qui pour­raient exister. Ses règlements doivent être adoptés à l’unanimité et sans restriction ; et s’il éprouvait la moindre désobéissance dans leur acceptation, il en écrira de suite aux Grands Orients qui, sur sa plainte, retireront les Constitutions accordées.

ARTICLE VII.

Collège

Les Souverains Commandeurs sont chargés d’instaurer la paix et l’union entre des frères qui ne seraient pas d’accord de même qu’entre des loges d’un même endroit qui auraient quelques difficultés entre elles. Ils font en sorte de les amener à parfaire union et bonne intelli­g e n c e, par la voix de la douceur, de la franchise et de la fraternité, et si l’une de ces loges ou toutes les deux se refusent à reconnaître l’autori-té et la médiation du Souverain Grand Inspecteur Général, le cas alors devient grave, et la cassation ne peut être évitée. Car méconnaître un Souverain Grand Inspecteur Général, c’est méconnaître les fondateurs de l’Art Royal, ceux qui qui lui ont donné naissance, et enfin ceux qui en étaient les dépositaires et qui l’ont conservé jusqu’à ce jour.

ARTICLE VIII.

Collège

La dignité d’un Souverain Grand Inspecteur Général ou Comman­deur est à vie. Elle émane des trois Orients, Ancien, Moderne et Écos­sais. C’est pour cela qu’un Souverain Prince Commandeur ou Sou­verain Grand Inspecteur Général a tous les droits et pouvoirs sur toute la Maçonnerie des deux mondes, dont il est le chef suprême, re­présentant lui-même personnellement les trois Grands Orients.

ARTICLE IX.

Conseil

Les présentes Constitutions Secrètes sont émanées de notre Puis­sant et Illustre Frédéric III, roi de Prusse, Grand Maître Souverain en Chef de l’armée des Souverains Princes et Chevaliers de l’Aigle Blanc et Noir y compris les prussiens, les anglais et les français, de même que les Chevaliers Adeptes du Soleil, du Liban, de Royal Hache, de Rose Croix, de Saint André, Chevalier d’Orient et d’Occident, de Jé­rusalem, Grands Élus Parfaits, Royal Arche, Marque et Passé Maître, etc., etc., etc.

Tout Souverain Grand Inspecteur Général 33ème exercera les mê­mes droits que les Grands Orients. Il fait respecter les Règlements, tient la main à leur exécution, afin que le dépôt du Saint Empire soit conservé à perpétuité.

ARTICLE X.

Conseil

Toutes loges, collèges, conseils, chapitres, etc., qui ne se conformeront pas aux présentes Constitutions Secrètes, c’est-à-dire aux trois Rites, Ancien, Moderne et Écossais, sont dans le cas de cassation et sans réplique. De plus, si l’un de ces trois Rites voulait méconnaître l’auto-rité d’un Souverain Grand Inspecteur Général Commandeur de l’Ordre, il lui sera présenté seulement l’article qui le condamne sans lui donner connaissance de la totalité des présentes Constitutions Secrè­tes qu’on ne doit exhiber qu’à un Grand Commandeur de l’Ordre ; et si on ne pouvait le convaincre de ses torts par exhibition du présent titre et article, on emploiera des arguments de modération : et enfin, si l’o-piniâtreté continue, il sera de suite destitué et cassé à jamais.

ARTICLE XI.

Conseil

Quand un Souverain Député Inspecteur Général Commandeur se présente à la porte d’une loge, d’un collège, d’un conseil, d’un chapitre, etc., etc., le président en doit être instruit d’avance, de suite il fait for­mer la voûte d’acier, et il envoie sept frères armés d’une étoile chacun, de même que de leurs glaives et des drapeaux du local, observant qu’il faut que le frère porteur du drapeau possède le grade du drapeau dont il est armé. Les frères de la députation font un discours au Souverain Commandeur, et l’introduisent sous la voûte d’acier, jusqu’au trône où étant rendu, le président lui offre son maillet, qu’il accepte, s’il le veut, pour le moment, et s’il ne le veut pas, il remercie le président et prend place à sa droite.

On n’a pas le droit de tuiler un Souverain Grand Commandeur. Il fait son entrée comme un Chevalier Kadosh : et de plus, lorsqu’il est en loge ou en chapitre, etc., etc., il a le droit d’y commander, s’il voit que les travaux ne sont pas conformes aux Règlements.

ARTICLE XII.

Conseil

Le Souverain Sénat s’assemblera par quartier, s avoir le 7 juin, le 7 septembre et le 7 décembre. Tous les Souverains Grands Inspecteurs Commandeurs de l’Ordre s’y réuniront pour rendre compte chacun de sa mission, des travaux qu’il a fait et ce qu’il a reçu des Souverains Commandeurs qui sont en voyage dans des pays éloignés. A chaque assemblée de quartier, le Souverain Sénat des Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs, sur le rapport ou la plainte qui lui est présenté par un Souverain Grand Inspecteur Gé­néral Grand Commandeur, prend un nouvel arrêté sur la loge, le conseil, collège, chapitre, grand conseil, consistoire et Sénat, dont il s’agit.

ARTICLE XIII.

Conseil

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont créés par le Souverain Sénat, qui nomme aussi neuf com­missaires Grands Présidents et Grands Orateurs des augustes con­sistoires, possédant le sublime grade de Souverain Commandeur, pour pouvoir faire exécuter et maintenir ce que prescrivent les Gran-des Constitutions Secrètes dont on ne peut donner connaissance qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, et jamais à aucun autre, sous quelque prétexte que ce soit.

ARTICLE XIV.

Conseil

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur a le droit de délivrer des Constitutions définitives depuis le Symbolique jusqu’au 33ème degré, sans qu’aucun Chevalier ou Prince ne puisse faire la moindre observation. Tels sont nos vœux et nos intentions, voulant et prétendant que les Grandes Constitutions soient mises à exécution dans l’intégralité de leur contenu.

 

ARTICLE XV.

Conseil

Les ratifications se font par le Souverain Sénat, tant pour les Patentes de Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur, que pour les Constitutions. Mais à défaut de ratification, lorsqu’un corps est constitué par le Souverain Commandeur, les Lettres de Constitution délivrées par lui sont aussi authentiques que celles du Sénat, et portent d’avance leur ratification. Tous les pouvoirs dont un Souverain Commandeur est revêtu l’autorisent à agir ainsi qu’il le fait.

ARTICLE XVI.

Chapitre

Chaque Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Com­mandeur aura deux registres, l’un pour ces Règlements, Constitutions et créations, l’autre pour les procès-verbaux, les plaintes, les arrêtés et autres objets de cette nature, à seule fin d’y avoir recours au besoin. Il aura toujours la précaution d’y faire signer les officiers dignitaires de la loge ou du collège, conseil, chapitre, souverain grand conseil, etc., et afin de mieux constater l’exactitude de ses travaux et la régularité de ses actes officiels.

ARTICLE XVII.

Chapitre

Un Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit être sobre, modéré et, jusqu’à un certain point, pacifique ; sans partia­lité ; grand observateur des lois, strict dans l’exercice de ses pouvoirs éminents ; sévère quand le cas l’exige. Il doit inculquer les principes de sagesse de manière à faire respecter l’Ordre Royal et à faire suivre les traces des premiers patriarches, qui furent nommés les Élèves de la Perfection ; dont les instructions et les intentions furent toujours que les Anciennes et Secrètes Constitutions de l’Ordre auguste se­raient entièrement et à jamais conservées et observées.

ARTICLE XVIII.

Chapitre

Les Souverains Grand Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont obligés de faire observer les fêtes des chapitres qui sont pratiquées six fois par an, et sont d’obligation. On consultera les Rè­glements du Souverain Chapitre de Royal Arche ainsi que ceux du Souverain Chapitre de Rose-Croix. Dans les deux chapitres on est tenu à la charité envers les pauvres, et d’une façon générale à remplir tous les devoirs qui incombent à chacun. C’est au Souverain Grand Inspecteur Général à surveiller et à faire exécuter tous les Règle­ments qui y sont relatifs.

ARTICLE XIX.

Souverain Grand Conseil

Le Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur aura soin de faire munir le Souverain Grand Conseil de Lettres-Patentes de Cons­titution, qu’il délivrera et fera délivrer par l’auguste Sénat des Sou­verains Commandeurs.

Il est expressément ordonné à chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur de ne point communiquer avec un Sou­verain Grand Conseil qui n’aurait pas de Lettres de Constitution, et de ne correspondre avec aucun qu’après avoir pris connaissance de ses Lettres-Patentes de Constitution, après quoi il pourra correspon­dre avec lui et même le surveiller.

ARTICLE XX.

Souverain Grand Conseil

Personne au monde ne peut engager de procédure à l’encontre d’un Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur, ni même lui faire subir aucune pénitence. Il se l’impose lui-même ; et c’est à la Cour Sou­veraine des Grands Commandeurs que s’évoquent les causes qui le concernent. Lorsqu’un Souverain Commandeur, 33ème d e g r é, est sur le point de s’asseoir en loge, collège, conseil, etc., il fait seulement une pro­fonde inclination de la tête au président, qui la lui rend : puis il salue de même l’atelier.

Quand il y a plusieurs Souverains Commandeurs, et qu’un autre entre, ils restent assis, et celui-ci, ayant pris place, salue les autres avant de saluer le président de la loge ou du conseil ; et ils lui rendent pareillement le salut.

ARTICLE XXI.

Souverain Grand Conseil

Les Souverains Commandeurs, 33ème degré, en quelque loge qu’ils se trouvent, sont toujours admis le chapeau sur la tête et l’épée au côté, qu’on ouvre ou qu’on ferme [les travaux]. Ils sont exempts de toutes questions ou, pour mieux dire, selon leur propre volonté ; car quand ils veulent s’en exempter, ils n’ont qu’à prendre leur épée dans la main. Comme marque de privilège et d’honneur, on leur désigne un fauteuil situé à côté du président, à sa droite.

ARTICLE XXII.

Souverain Grand Conseil

(De l’ancienneté des Grandes Constitutions Secrètes. De l’origine exacte de nos symboles ; et de quelle source émanent nos cérémonies et mystères).

Les Assidéens, secte juive, était divisés en Rahamim, ce qui veut dire « Miséricordieux », et en Tsadikim, ce qui veut dire « Justes ». Ils furent les prédécesseurs et les frères des Esséniens et des Pharisiens. Po u r parvenir à l’état de sainteté et de pureté ils faisaient au-delà de ce que la loi leur prescrivait. Leurs Règlements Secrets le dénotent assez cl a i-r e m e n t . Les A t h é n i e n s, à qui ils furent transmis par la tradition orale appelaient cette doctrine Μv oτ ι κov (Mystikon), c’est-à-dire « Philoso­phie Sublime ». Ces mêmes règlements n’étaient confiés qu’aux Grands Commandeurs de leur Ordre ; qui ne les transmettaient qu’à des per­sonnes qui en étaient juges dignes, et dont ils étaient préalablement bien assurés.

ARTICLE XXIII.

Souverain Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, chapitre, Souverain Grand Conseil et Consistoire qui méconnaîtrait l’autorité et le pouvoir d’un Souverain Grand Commandeur, serait premièrement interdite, secondement cas­sée et annulée jusqu’à un jugement définitif de la Cour Souveraine, que le Souverain Grand Commandeur instruirait, étant entendu que sa sentence serait dans tous les cas confirmée. Et alors chaque frère de l’atelier incriminé ainsi que son président seront dépouillés de tou­tes les pièces constatant leur état maçonnique et renvoyés dans la vie profane.

Toutes les loges, collèges, conseils, etc. , en seront avisées par un ta­bleau que le Souverain Grand Commandeur leur adressera, afin qu’ils évitent à l’avenir d’admettre en leur sein aucun de ces frères, s’ils osaient se présenter.

ARTICLE XXIV.

Souverain Grand Conseil

Tout Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur a le droit de visiter les loges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils et Sénat de l’Ancienne et Moderne Franche Maçon­nerie, d’inspecter, visiter leurs travaux, scruter les registres, dresser des procès-verbaux et de les faire signer par les officiers dignitaires, conformément aux présents pouvoirs.

Chez les Esséniens son nom était « Hanashia », qui veut dire « In­terprète des choses secrètes et saintes, et porteur des grands pouvoirs de l’Ordre ».

ARTICLE XXV.

Souverain Grand Conseil

Aucune loge, collège, conseil, Souverain Grand Conseil, chapitre ou consistoire, si elle n’est constituée par un Grand Orient, ou par un Sou­verain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, n’a le droit de pratiquer des réceptions et initiations à moins d’avoir deman­dé des Lettres de Constitution, et s’il se trouve dans l’endroit quelque Souverain Commandeur elle doit se présenter à lui et lui rendre comp­te de ses opérations et de ses démarches. Elle évite alors un voyage, du fait que le Souverain Commandeur la constitue comme bon lui semble et la met à même de poursuivre ses travaux, sans avoir d’autre soumis­sion à faire à qui que ce soit.

ARTICLE XXVI.

Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, souverain chapitre, Souverain Grand Conseil, tant de l’Ancienne que de la Moderne Maçonnerie, qui voudra augmenter de grade, s’adressera au Souverain Commandeur, si toute­fois il s’en trouve un dans l’endroit ou dans les environs ; et à défaut, il ne pourra obtenir ce qu’il veut qu’en s’adressant au Souverain Grand Orient .

Tout Souverain Commandeur qui instituera ou constituera des lo­ges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils, peut nommer lui-même les frères qu’il jugera les plus capables aux plus hautes Dignités, telles que celles de Président, Premier et Deuxième Surveillants, Orateur et Secrétaire.

ARTICLE XXVII.

Grand Consistoire

Tout Chevalier Prince de Rose-Croix qui ferait des maçons, devra s’instruire s’il n’y a pas quelque frère Souverain Commandeur dans l’endroit ; et s’il s’en trouvait, il ira à lui et se fera connaître, et il le prie­ra en même temps de vouloir bien régulariser les maçons qu’il aurait pu faire.

Le Souverain Commandeur ne peut se refuser à accorder au Che­valier Rose Croix la satisfaction qu’il demande ; il les régularise de suite, et approuve le travail du Chevalier Rose Croix.

ARTICLE XXVIII.

Grand Consistoire

Quand un Souverain Grand Commandeur ou Grand Inspecteur Gé­néral 33ème degré constituera un Souverain Grand Conseil, il faudra qu’il fasse bien attention à remplir les principaux offices du Souverain Grand Conseil de Kadosh par des Chevaliers lettrés. Il devra considé­rer qu’il y a dans ce grade quatre appartements ; le trône occupé par le Grand Maître ; un Grand Député à sa droite ; le Grand Expert à sa gauche ; le Grand Garde des Sceaux à l’angle droit, conjointement avec le Grand Secrétaire ; le Grand Orateur et le Grand Trésorier à l’angle gauche ; le Grand Maître de Cérémonies à la droite du Grand Secrétaire ; et pour le reste il aura soin de se conformer aux Grandes Instructions.

ARTICLE XIX.

Grand Consistoire

Les Grands Commandeurs de l’Ordre sont aussi ceux de la Religion, et même quelque chose de plus. Leur but s’étend plus loin, et il n’est pas étonnant que beaucoup d’individus, qui n’en peuvent apprécier l’importance et l’utilité en cherchant à le découvrir, ne voient qu’à tra­vers mille nuages fort épais. On doit avoir un soin bien scrupuleux de n’instruire de cet important secret que des personnes sûres que l’on connaît bien particulièrement, dont la discrétion est à toute épreuve, l a capacité bien reconnue, la vie et les mœurs irréprochables, et la probi­té au-dessus de tout soupçon ; c’est-à-dire des hommes parfaitement vertueux ; car telles sont les qualités que l’on doit rechercher.

ARTICLE XXX.

Grand Consistoire

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur doit avoir dans son registre le modèle de toutes espèces de Lettres de Constitution, depuis le Symbolique jusqu’à et compris le 33ème d e­g r é, des Rites Ancien, Moderne et Écossais ; et ce pour pouvoir en déli­vrer selon le besoin.

ARTICLE XXXI.

Souverain Sénat du 33ème degré

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs du Saint Empire sont les dépositaires et les conservateurs des Grandes Constitutions Secrètes que sont les décrets du 33ème degré, lesquels existent depuis que le monde est monde. Ces Illustres et Ad­mirables Commandeurs ont juré et prêté le plus terrible des serments de se conduire de manière à faire chérir l’Ordre Royal et Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie, et de faire obéir à ses lois ; et de se conformer à, et d’exécuter, tout ce qui pourra concerner le bien-être de l’Ordre en général.

ARTICLE XXXII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit faire exécuter à la lettre les Règlements, Statuts et Constitutions des divers grades que chacun possède. Il doit lui-même, p e r s o n n e l l e­m e n t , prêter le serment de ne donner copie des Règlements Secrets du 33ème degré à aucun maçon du monde, sans en excepter les Chevaliers Kadosh et les Princes du Royal Secret, à moins d’en avoir obtenu l’ex-presse permission du Souverain Sénat.

ARTICLE XXXIII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Nos ancêtres Commandeurs se sont servis de paraboles pour nous instruire ; mais le sens de leurs écrits n’est pas fait pour être compris par tous ceux qui peuvent les lire. L’erreur, l’ignorance et la supersti­tion sont le partage de ceux qui veulent essayer leurs forces contre la Raison, et contre les principes moraux de la Franche Maçonnerie.

La Maçonnerie n’a pas été jetée au hasard. Son type annonce un but moral.

Ô hommes ! Ô vous qui deviez être nos semblables ! N’encenserez-vous jamais que de vaines idoles ? Faut-il que le temple de la Vérité soit si désert ? Institution ancienne et sacrée, la Franche Maçonnerie vous offre les moyens de voir, mais les hiéroglyphes qu’elle place devant vos yeux vous sont inutiles. Le temple se dresse ouvert ; le bandeau tombe de vos yeux, et pourtant vous ne voyez pas. Qu’on vous demande : « Qu’avez-vous vu ? » Vous répondez : « Rien ».

Eh bien ! Apprenez que l’objet de nos rech e r ches est de détruire le mensonge, et de connaître la vérité.

Tous les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Com­mandeurs de l’Ordre sont tenus d’avoir toujours avec eux les présentes Constitutions Secrètes, pour s’en servir au besoin.

En [Et] y avons apposé le sceau de nos Illustres Souverains Com­mandeurs du 33è m e d e g r é, du Souverain Sénat, et celui de notre Grand Conseil, à l’orient de Paris, sous le C. C. [Celestial Canopy], l’an de la Vraie Lumière 5761 ; en vulgaire le 27è m e août 1761 ; en hébreu lvla

[ E l o ul] le 27è m e, 1761. Et signé comme suit:

Maximilien de Saint Simon Chaillou de Jo i n v i l l e, G. P. , 3 3è m e d e g r é. Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é.

Comte de Choiseul, To p i n , Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é. Grand A m b a s s a d e u r, Prince Maçon. B o u chier de Lenoncourt,

Le Souverain Prince de Rohan, Prince Maçon.

Prince Maçon. D u b a n t i n , Brest de la Chaussée, Prince Maçon.

Souverain Prince.

Je certifie, moi, Alexandre Auguste de Grasse, Souverain Député Grand Inspecteur Général et Souverain Grand Commandeur à vie des Isles du Vent et sous le Vent. Je certifie, dis-je, que les présentes Constitutions Secrètes sont conformément à celles du Souverain Grand Commandeur Stephen Morin dont copie a été transcrite sur mon registre au Grand Orient du Cape, le 8ème jour du 5ème mois, appe­lé zvmt [Tamouz], près le C.C., l’an de la Vraie Lumière 5562, 8 juillet, 1802

 

Signé                                                                         Auguste de Grasse

                                                                                                     Grand Commandeur

 

 

LE NEC PLUS ULTRA

 

 

Constitutions Secrètes extraites de l’ouvrage
d’Albert Pike :
The Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry,
publié en (1872),
Transcription du texte français réalisée par
Guy Chassagnard (8 octobre 2004).

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REAA : constitutions de 1786

Publié le 3 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA


 

UNIVERSI TERRARUM ORBIS SUMMI ARCHITECTONIS

GLORIA AB INGENIIS

 

Nouveaux instituts secrets et bases fondamentales de la très ancienne et très Respectable Société des Anciens Francs-Maçons Unis, connue sous le nom d’Ordre Royal et Militaire de l’art libre de tailler la pierre.

 

NOUS, FRÉDÉRIC, par la grâce de Dieu, roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. :

Souverain Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et co serviteur de la très ancienne et très respectable Société des Anciens Francs-Maçons ou Architectes Unis, autrement appelé l’Ordre Royal et Militaire de l’Art Libre de Tailler la Pierre ou Franche Maçonnerie :

 

A tous les Illustres et Bien-aimés Frères qui ces présentes verront :

 

Tolérance, Union, Prospérité.

 

Il est évident et incontestable que, fidèle aux importantes obligations que nous nous sommes imposés en acceptant le protectorat de la très ancienne et très respectable Institution connue de nos jours sous le nom de “Société de l’Art Libre de tailler la pierre” ou “Ordre des Anciens Francs-Maçons Unis” nous nous sommes appliqués, comme chacun sait, à l’entourer de notre sollicitude particulière.

Cette institution universelle, dont l’origine remonte au berceau de la société humaine, est pure dans son Dogme et sa Doctrine : elle est sage, prudente et morale dans ses enseignements, sa pratique, ses desseins et ses moyens : elle se recommande surtout par son but philosophique, social et humanitaire.

Cette société a pour objet l’Union, le Bonheur, le Progrès et le Bien-être de la famille humaine en général et de chaque homme individuellement. Elle doit donc travailler avec confiance et énergie et faire des efforts incessants pour atteindre ce but, le seul qu’elle reconnaisse comme digne d’elle.

Mais, dans la suite des temps, la composition des organes de la Maçonnerie et l’unité de son gouvernement primitif ont subi de graves atteintes, causées par les grands bouleversements et les révolutions qui, en changeant la face du monde ou en soumettant à des vicissitudes continuelles, ont, à différentes époques, soit dans l’antiquité, soit de nos jours, dispersé les anciens Maçons sur toute la surface du globe. Cette dispersion a donné naissance à des systèmes hétérogènes qui existent aujourd’hui sous le nom de Rites et dont l’ensemble compose l’Ordre.

Cependant, d’autres divisions nées des premières, ont donné lieu à l’organisation de nouvelles sociétés : la plupart de celles-ci n’ont rien de commun avec l’Art Libre de la Franche-Maçonnerie, sauf le nom de quelques formules conservées par les fondateurs, pour mieux cacher leurs desseins secrets – desseins souvent trop exclusifs, quelque fois dangereux et presque toujours contraires aux principes et aux sublimes doctrines de la Franche-Maçonnerie, tel que nous les avons reçues de la tradition.

Les dissensions bien connues que ces nouvelles associations ont suscitées dans l’Ordre et qu’elles y ont trop longtemps fomentées, ont éveillé les soupçons et la méfiance de presque tous les Princes dont quelques-uns l’ont même persécuté cruellement.

Des Maçons, d’un mérite éminent, ont enfin réussi à apaiser ces dissensions et tous ont, depuis longtemps, exprimé le désir qu’elles fussent l’objet d’une délibération générale afin d’aviser aux moyens d’en empêcher le retour et d’assurer le maintien de l’Ordre, en rétablissant l’unité dans son gouvernement et dans la composition primitive de ses organes, ainsi que son antique discipline.

Tout en partageant ce désir que nous-mêmes avons éprouvé depuis le jour où nous avons été complètement initié aux mystères de la Franche-Maçonnerie, nous n’avons pu, cependant, nous dissimuler ni le nombre, ni la nature, ni la grandeur réelle des obstacles que nous aurions à surmonter pour accomplir ce désir. Notre premier soin a été de consulter les membres les plus sages et les plus éminents de l’Ordre dans tous les pays, sur les mesures les plus convenables à adopter pour atteindre un but si utile, en respectant les idées de chacun, sans faire violence à la juste indépendance des Maçons et surtout à la liberté d’opinion qui est la première et la plus sacrée de toutes les libertés et en même temps la plus prompte à prendre ombrage.

 

Jusqu’à présent les devoirs qui nous étaient plus particulièrement imposés comme Roi, les événements nombreux et importants qui ont signalé notre règne ont paralysé nos bonnes intentions et nous ont détournés du but que nous nous étions proposé. C’est désormais au temps, ainsi qu’à la sagesse, à l’instruction et au zèle des frères qui viendront après nous qu’il appartiendra d’accomplir et de perfectionner une œuvre si grande et si belle, si juste et si nécessaire. C’est à eux que nous léguons cette tâche, et nous leur recommandons d’y travailler sans cesse, mais patiemment et avec précaution.

 

Toutefois, de nouvelles et pressantes représentations qui, de toutes parts, nous ont été adressées, dans ces derniers temps, nous ont convaincus de la nécessité d’opposer immédiatement une barrière puissante à l’esprit d’intolérance, de secte, de schisme et d’anarchie que des novateurs cherchent aujourd’hui à introduire parmi les frères. Leurs desseins ont plus ou moins de portée et sont ou imprudents ou répréhensibles : présentés sous de fausses couleurs, ces desseins, en changeant la nature de l’Art libre de la Franche-Maçonnerie, tendent à la détourner de son but, et doivent nécessairement causer la déconsidération et la ruine de l’Ordre. En présence de tout ce qui se passe dans les royaumes voisins, nous reconnaissons qu’une intervention de notre part est devenue indispensable.

Ces raisons et d’autres causes non moins graves nous imposent donc le devoir d’assembler et de réunir en un seul corps de Maçonnerie tous les Rites du Régime Écossais dont les doctrines sont, de l’aveu de tous, à peu près les mêmes que celles des anciennes institutions qui tendent au même but, et qui, n’étant que les branches principales d’un seul et même arbre, ne diffèrent entre elles que par des formules, maintenant connues de plusieurs, et qu’il est facile de concilier. Ces Rites sont ceux connus sous les noms de Rit Ancien, d’Hérédom ou d’Hairdom, de l’Orient de Kilwinning, de saint André, des Empereurs d’Orient et d’Occident, des Princes du Royal Secret ou de Perfection, de Rit Philosophique et enfin de Rit Primitif, le plus récent de tous.

Adoptant en conséquence, comme base de notre réforme salutaire, le titre du premier de ces Rites, et le nombre de Degrés de la hiérarchie du dernier, nous les DÉCLARONS maintenant et à jamais réunis en un seul Ordre, qui, professant le Dogme et les pures Doctrines de l’antique Franche-Maçonnerie, embrasse tous les systèmes du Rit Écossais sous le nom de Rit Écossais Ancien et Accepté.

La doctrine sera communiquée aux Maçons en trente-trois degrés, divisés en sept Temples ou Classes.

Tout Maçon sera tenu de parcourir successivement chacun de ces Degrés, avant d’arriver au plus sublime et dernier ; et à chaque Degré, il devra subir tels délais et telles épreuves qui lui seront imposées conformément aux Instituts, Décrets et Règlements anciens et nouveaux de l’Ordre, ainsi qu’à ceux du Rit de Perfection.

Le premier Degré sera conféré avant le deuxième, celui-ci avant le troisième et ainsi de suite jusqu’au Degré Sublime – le trente-troisième et dernier – qui surveillera, dirigera et gouvernera tous les autres.

Un corps ou Réunion de membres possédant ce degré formera un Suprême Grand Conseil, dépositaire du Dogme ; il sera le Défenseur et le Conservateur de l’Ordre qu’il gouvernera et administrera conformément aux présentes et aux Constitutions ci-après décrétées.

Tous les degrés des Rites réunis, comme il est dit ci-dessus, du premier au dix-huitième, seront classés parmi les Degrés du Rit de Perfection dans leur ordre respectif et d’après l’analogie et la similitude qui existe entre eux, ils formeront les dix-huit premiers Degrés du Rit Écossais Ancien Accepté

Le dix-neuvième Degré et le vingt-troisième Degré du Rit Primitif formeront le vingtième degré de l’Ordre.

Le vingtième et le vingt-troisième Degré du Rit de Perfection, soit le seizième et le vingt-quatrième Degré du Rit Primitif formeront le vingt et unième et le vingt-huitième Degré de l’Ordre.

Les Princes du Royal Secret occuperont le trente-deuxième Degré, immédiatement au-dessous des Souverains Grand Inspecteurs Généraux dont le degré sera le trente-troisième et dernier de l’Ordre.

Le trente et unième degré sera celui des Souverains Juges Commandeurs.

Les Grands Commandeurs, Grands Élus Chevaliers Kadosch prendront le trentième Degré.

Les Chefs du Tabernacle, les Princes du Tabernacle, les Chevaliers du Serpent d’Airain, les Princes de Merci, les Grands Commandeurs du Temple et les Grands Écossais de saint André composeront respectivement le vingt-troisième, le vingt-quatrième, le vingt-cinquième, le vingt-sixième, le vingt-septième et le vingt-neuvième Degré.

Tous les Sublimes Degrés de ces mêmes Systèmes Écossais réunis seront, d’après leur analogie ou leur identité, distribués dans les classes de leur Ordre qui correspond au régime du Rit Écossais Ancien Accepté.

Mais jamais et sous quelque prétexte que ce soit, aucun de ces sublimes Degrés ne pourra être assimilé au trente-troisième et très Sublime Degré de Souverain Grand Inspecteur Général, Protecteur et Conservateur de L’Ordre, qui est le dernier du Rit Ancien et Accepté Écossais et, dans aucun cas, nul ne pourra jouir des même droits, prérogatives, privilèges ou pouvoirs dont nous investissons ces Inspecteurs.

Ainsi nous leur conférons la plénitude de la puissance suprême et conservatrice.

 

Et, afin que la présente ordonnance soit fidèlement et à jamais observée, nous commandons à nos Chers, Vaillants et Sublimes Chevaliers et Princes Maçons de veiller à son exécution.

DONNÉ en notre palais, à Berlin, le jour des Calendes – premier – de mai, l’an de Grâce 1786, et de notre règne le 47e.

 

Signé

“ FRÉDÉRIC ”

 

 

 

CONSTITUTIONS ET STATUTS

des

GRANDS ET SUPRÈMES CONSEILS

composés des Grands Inspecteurs Généraux, Patrons. Chefs

et Conservateurs

de

L’ORDRE DU 33e

et dernier degré du Rite Écossais Ancien Accepté,

et

RÈGLEMENS

pour le gouvernement de tous les Consistoires, Conseils, Collèges, Chapitres

et autres Corps maçonniques soumis à la juridiction desdits Conseils.

Au nom du Très Saint et Grand Architecte de l’Univers

Ordo ab Chao.

Avec l’approbation, en la présence et sous les auspices de son Auguste Majesté Frédéric (Charles) Il, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, etc. de l’ORDRE, etc., etc., etc.

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, en Suprême Conseil assemblé.

Ont, après délibération sanctionné les Décrets suivants qui sont et seront à perpétuité leurs CONSTITUTIONS, STATUTS ET RÉGLEMENTS pour le gouvernement des Consistoires et autres Ateliers Maçonniques soumis à la juridiction desdits Grands Inspecteurs.

ARTICLE I

Tous les articles des CONSTITUTIONS, Statuts et Règlements rédigés en l’année 1762 par les neuf Commissaires des Grands Conseils des Princes Maçons du Royal Secret, qui ne sont pas contraires aux présentes dispositions, sont maintenus et devront être observés ceux qui y sont contraires sont abrogés et considérés comme expressément abolis.

ARTICLE II

§ I. Le trente-troisième DEGRÉ confère aux Maçons qui en sont légitimement revêtus la qualité, le titre, le privilège et l’autorité de Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE.

§ Il. L’objet particulier de leur mission est d’instruire et d’éclairer leurs Frères de faire régner parmi eux la Charité, l’Union et l’Amour fraternel ; de maintenir la régularité dans les travaux de chaque Degré et de veiller à ce qu’elle soit observée par tous les Membres de faire respecter, et, dans toutes les occasions, de respecter et de défendre les Dogmes, les Doctrines, les instituts, les Constitutions, les Statuts et les Règlements de l’ORDRE, et principalement ceux de la Haute Maçonnerie, et enfin de s’appliquer, en tous lieux, à faire des oeuvres de Paix et de Miséricorde.

§ III. Une réunion de membres de ce grade prend le titre de CONSEIL DU TRENTE-TROISIÈME DEGRÉ ou des Puissants Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE; ce Conseil se forme et se compose comme suit:

1) Dans les lieux propres à l’établissement d’un Suprême Conseil de ce Degré, l’Inspecteur le plus ancien en grade est, par les présentes, autorisé à élever un autre Frère à la même dignité, après s’être assuré que celui-ci l’a réellement méritée par son caractère, son instruction et les grades dont il est revêtu, et il lui administrera le serment.

2) Ces deux Frères confèreront ensemble, et de la même manière, le grade à un autre membre.

§ IV. LE SUPREME CONSEIL sera alors constitué.

Mais aucun des autres Candidats ne sera admis, s’il n’obtient l’unanimité des suffrages, chaque membre donnant son vote de vive voix. en commençant par le plus jeune, c’est-à-dire, par le dernier reçu.

Le vote négatif d’un seul des membres délibérants, si ses raisons sont jugées suffisantes, fera rejeter le candidat. Cette règle sera observée dans tous les cas analogues.

ARTICLE III

§ I. Dans les lieux ci-dessus désignés, les deux Frères qui, les premiers, auront été élevés à ce grade, seront de droit, les deux premiers Officiers du SUPR ME CONSEIL, savoir : le très Puissant Monarque Grand Commandeur, et le très Illustre Lieutenant Grand Commandeur.

§ Il. Si le premier de ces Officiers vient à mourir, s’il abdique, ou s’il s’absente, pour ne plus revenir, il sera remplacé par le second Officier qui choisira son successeur parmi les autres Grands Inspecteurs.

§ III. Si le second Officier abdique, s’il meurt ou s’il s’éloigne pour toujours, le premier Officier lui donnera pour successeur un autre Frère du même grade.

§ IV. Le très Puissant Monarque nommera également l’illustre Ministre d’État du Saint Empire, l’illustre Grand Maître des Cérémonies et l’Illustre Capitaine des Gardes et il désignera, de la même manière, des Frères pour remplir les autres emplois vacants ou qui pourront le devenir.

ARTICLE IV

Tout Maçon qui, possédant les qualités et les capacités requises, sera élevé à ce Grade Sublime, paiera préalablement, entre les mains du très Illustre Trésorier du Saint Empire, une contribution de dix Frédérics d’Or ou de dix Louis d’Or, monnaie ancienne, ou l’équivalent en argent du pays.

Lorsqu’un Frère sera initié au trentième, au trente-unième ou au trente-deuxième Degré, on exigera de lui une somme de pareille valeur et même titre, pour chaque grade.

Le SUPRÈME CONSEIL surveillera l’administration de ces fonds et en disposera dans l’intérêt de l’ORDRE.

ARTICLE V

§ I. TOUT SUPREME CONSEIL se composera de neuf Souverains Grands Inspecteurs Généraux du trente-troisième Degré, dont quatre, au moins, devront professer la religion dominante du pays.

§ II. Lorsque le très Puissant Monarque Grand Commandeur et le Lieutenant Grand Commandeur de l’ORDRE sont présents, trois membres suffisent pour composer le Suprême Conseil et pour l’expédition des affaires de l’ORDRE.

§ III. Dans chaque grande Nation, Royaume ou Empire d’Europe, il n’y aura qu’un seul Suprême Conseil de ce grade.

Dans les États et Provinces dont se compose l’Amérique Méridionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y aura également deux Conseils, aussi éloignés que possible l’un de l’autre.

Il n’y aura qu’un seul Suprême Conseil dans chaque Empire, État Souverain ou Royaume d’Asie, d’Afrique. etc.

ARTICLE VI

Le Suprême Conseil n’exerce pas toujours directement son autorité sur les Degrés au-dessous du dix-septième ou Chevalier d’Orient, d’Occident. D’après les circonstances et les localités il peut la déléguer même tacitement ; mais son droit est imprescriptible, et toutes les Loges et tous les Conseils de Parfaits Maçons, de quelque degré que ce soit, sont, par les présentes, requis de reconnaître, dans ceux qui sont revêtus du trente-troisième Degré, l’autorité des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’Ordre, de respecter leurs prérogatives, de leur rendre les honneurs qui leur sont dus, de leur obéir, et enfin, de déférer avec confiance à toutes les demandes qu’ils pourraient formuler pour le bien de l’ORDRE, en vertu de ses. lois, des présentes Grandes constitutions et de l’autorité dévolue à ces Inspecteurs que cette autorité soit générale ou spéciale, ou même temporaire et personnelle.

ARTICLE VII

TOUT CONSEIL et tout Maçon d’un grade au-dessus du seizième, ont le droit d’en appeler au SUPRÊME CONSEIL des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, qui pourra leur permettre de se présenter devant lui et de se faire entendre en personne.

Quand il s’agira d’une affaire d’honneur entre des Maçons, de quelque grade qu’ils soient, la cause sera portée directement devant le SUPREME CONSEIL qui décidera en première et dernière instance.

ARTICLE VIII

Un GRAND CONSISTOIRE de Princes Maçons du Royal Secret choisira son Président parmi les membres du trente-deuxième Degré qui le composent; mais, dans tous les cas, les actes d’un grand Consistoire n’auront de valeur qu’autant qu’ils auront été préalablement sanctionnés par le SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, qui, après la mort de son Auguste Majesté le Roi, très puissant Monarque et Commandeur Général de l’ORDRE, héritera de l’autorité Suprême Maçonnique et l’exercera dans toute l’étendue de l’État, du Royaume ou de l’Empire qui aura été placé sous sa juridiction.

ARTICLE IX

Dans les pays soumis à la juridiction d’un SUPRÊME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, régulièrement constitué et reconnu par tous les autres Suprêmes Conseils, aucun Souverain Grand Inspecteur Général ou Député Inspecteur Général ne pourra faire usage de son autorité, à moins qu’il n’ait été reconnu par ce même SUPRÊME CONSEIL et qu’il n’ait obtenu son approbation.

ARTICLE X

Aucun Député-Inspecteur-Général, soit qu’il ait été déjà admis et pourvu d’une patente, soit qu’en vertu des présentes Constitutions il soit ultérieurement admis, ne pourra de son autorité privée, conférer à qui que ce soit le Degré de Chevalier-Kadosch ou tout autre degré supérieur, ni en donner des patentes.

ARTICLE XI

Le Degré de Chevalier Kadosch, ainsi que le trente-unième et le trente-deuxième Degré, ne sera conféré qu’à des Maçons qui en auront été jugés dignes, et ce, en présence de trois Souverains Grands Inspecteurs Généraux au moins.

ARTICLE XII

Lorsqu’il plaira au très Saint et Grand Architecte de l’Univers d’appeler à LUI son Auguste Majesté le Roi, très Puissant Souverain Grand Protecteur, Commandeur et Véritable Conservateur de L’ORDRE, etc., etc., etc. chaque SUPRÊME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, déjà régulièrement constitué et reconnu, ou qui serait ultérieurement constitué et reconnu en vertu des présents Statuts, sera, de plein droit, légitimement investi de toute l’autorité Maçonnique dont son Auguste Majesté est actuellement revêtue. Chaque SUPRÊME CONSEIL exercera cette autorité lorsqu’il sera nécessaire et en quelque lieu que ce soit, dans toute l’étendue du pays soumis à sa juridiction et si, pour cause d’illégalité, il y a lieu de protester, soit qu’il s’agisse des Patentes ou des pouvoirs accordés aux Députés Inspecteurs Généraux, ou de tout autre sujet, on en fera un rapport qui sera adressé à tous les SUPRÊMES CONSEILS des deux hémisphères.

ARTICLE XIII

§ I. Tout SUPRÊME CONSEIL du trente-troisième Degré pourra déléguer un ou plusieurs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE qui le composent, pour fonder, constituer et établir un CONSEIL du même degré dans tous les pays mentionnés dans les présents Statuts, à la condition qu’ils obéiront ponctuellement à ce qui est stipulé dans le troisième paragraphe de l’article Il ci-dessus, ainsi qu’aux autres dispositions de la présente Constitution.

§ II. Le SUPRÊME CONSEIL pourra également donner à ces Députés le pouvoir d’accorder des patentes aux Députés Inspecteurs Généraux, qui devront au moins avoir reçu régulièrement tous les degrés que possède un Chevalier Kadosch, leur déléguant telle portion de leur autorité suprême qu’il sera nécessaire pour constituer, diriger et surveiller les Loges et les Conseils, du quatrième au vingt-neuvième Degré inclusivement, dans les pays où il n’y aura point d’ateliers ou de Conseils du Sublime Degré légalement constitués.

§ III. Le Rituel manuscrit des Sublimes Degrés ne sera confié qu’aux deux premiers Officiers de chaque Conseil ou qu’à un Frère chargé de constituer un Conseil des mêmes Degrés dans un autre pays.

ARTICLE XIV

Dans toute cérémonie maçonnique des Sublimes Degrés et dans toute procession solennelle de Maçons possédant ces degrés, le SUPREME CONSEIL marchera le premier, et les deux premiers Officiers se placeront après tous les autres membres et seront immédiatement précédés du grand Etendard et du Glaive de l’ORDRE.

ARTICLE XV

§ I. Un SUPRÊME CONSEIL doit se réunir régulièrement dans les trois premiers jours de chaque troisième nouvelle lune ; il s’assemblera plus souvent, si les affaires de l’ORDRE l’exigent et si l’expédition en est urgente.

§ II. Outre les grandes fêtes solennelles de l’ORDRE, le SUPRÊME CONSEIL en aura trois particulières chaque année, savoir le jour des Calendes (premier) d’octobre, le vingt-sept de décembre et le jour des Calendes (premier) de mai.

ARTICLE XVI

§ I. Pour être reconnu et pour jouir des privilèges attachés au trente-troisième Degré, chaque Souverain Grand Inspecteur Général sera muni de Patentes et de lettres de créances dont le modèle se trouve dans le Rituel du Degré. Ces lettres lui seront délivrées à la condition de verser dans le Trésor du Saint Empire la somme que chaque SUPRÊME CONSEIL fixera pour sa juridiction aussitôt qu’il aura été constitué. Ledit Souverain Grand Inspecteur Général paiera également un Frédéric, ou un Louis, monnaie ancienne, ou l’équivalent en argent du pays, à l’Illustre Secrétaire, en compensation de sa peine, pour l’expédition desdites Lettres et pour l’apposition du Sceau.

§ II. Tout Souverain Grand Inspecteur Général tiendra, en outre, un Registre de ses Actes chaque page en sera numérotée ; la première et la dernière pages seront quotées et paraphées pour en constater l’identité. On devra transcrire sur ce Registre les Grandes Constitutions, les Statuts et les Règlements Généraux de l’Art sublime de la Franche-Maçonnerie.

L’inspecteur lui-même sera tenu d’y inscrire successivement tous ses Actes, à peine de nullité ou même d’interdiction.

Les Députés Inspecteurs Généraux sont tenus d’agir de même sous les mêmes peines.

§ III. Ils se montreront mutuellement leurs Registres et leurs Patentes, et ils y constateront réciproquement les lieux où ils se seront rencontrés reconnus (2).

ARTICLE XVII

La MAJORITE des voix est nécessaire pour légaliser les actes des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, dans les lieux où il existe un SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, légalement constitué et reconnu. En conséquence, dans un pays, ou territoire sous la dépendance d’un SUPREME CONSEIL, aucun de ces Inspecteurs ne pourra exercer individuellement son autorité, à moins d’en avoir obtenu l’autorisation dudit SUPRÊME CONSEIL, et dans le cas où l’Inspecteur appartiendrait à une autre Juridiction, à moins d’avoir été reconnu par une déclaration à laquelle la formule a fait donner le nom d’EXEQUATUR.

ARTICLE XVIII

Toutes les sommes reçues pour faire face aux dépenses, — c’est-à-dire le prix des Réceptions, — et qui se perçoivent à titre de frais d’initiation aux Degrés au-dessus dû seizième jusques et y compris le trente-troisième, seront versées dans le Trésor du Saint-Empire, à la diligence des Présidents et Trésoriers des Conseils et des Loges Sublimes de ces Degrés, ainsi que des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, de leurs Députés, de l’Illustre Secrétaire et de l’illustre Trésorier du Saint-Empire.

Le SUPRÊME CONSEIL réglera et surveillera l’administration et l’emploi de ces sommes il s’en fera rendre, chaque année, un compte exact et fidèle, et il aura soin d’en faire part aux ateliers de sa dépendance.

(2) Sic. Mutuellement reconnus.

ARRÊTÉ, FAIT et APPROUVÉ en Grand et Suprême Conseil du trente-troisième Degré, régulièrement constitué, convoqué et assemblé, avec l’approbation et en présence de sa Très Auguste Majesté, FREDERIC, deuxième du nom, par la grâce de Dieu Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Véritable Conservateur de l’ORDRE.

Le jour des Calendes — premier de mai, A.L. 5786, et de l’ère chrétienne 1786.

                Signe “(*)”—“STARK”—--“(*)”  

      — “H. WILLHELM” — “D’ESTERNO” — “(*)” — “WŒLLNER”.

APPROUVÉ et donné en notre Résidence Royale de Berlin, le jour des Calendes — premier mai, l’an de Grâce 1786, et de notre règne le 47ème

Signé,     FRÉDÉRIC.

-Ces astérisques désignent les places de quelques signatures devenues illisibles, ou qui sont effacées par l’effet du frottement, ou par l’eau de la mer, à laquelle l’ampliation originale de ces documents, écrits sur parchemin, a été accidentellement exposée plusieurs fois — (Note à la copie publiée en 1834 par les Suprêmes Conseils.)

 

 

APPENDICE

aux

STATUTS FONDAMENTAUX ET GRANDES CONSTITUTIONS

DU SUPRÊME CONSEIL DU TRENTE- TROISIEME DEGRÉ

 

ARTICLE I

L’ETENDARD de l’ORDRE est argent * frangée d’or, portant au centre un aigle noir à deux têtes, les ailes déployées ; les becs et les cuisses sont en or il tient dans une serre la garde d’or, et dans l’autre la lame d’acier d’un glaive antique, placé horizontalement de droite à gauche. A ce glaive est suspendue la devise Latine, en lettres d’or, “ DEUS MEUMQUE JUS “. L’aigle est couronné d’un Triangle d’or il tient une banderole de pourpre frangée d’or et parsemée d’étoiles d’or.

ARTICLE II

Les Insignes distinctifs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux sont :

Une Croix Teutonique rouge qui se porte sur la partie gauche de la poitrine.

2) Un grand Cordon blanc moiré liseré d’or; sur le devant est un Triangle d’or radieux ; au milieu du Triangle est le chiffre 33;

de chaque côté de l’angle supérieur du Triangle est un glaive d’argent dont la pointe se dirige vers le centre, porté de droite à gauche et se termine en pointe par une frange d’or et une rosette rouge et vert à laquelle est suspendu le Bijou ordinaire de l’ORDRE.

3) Ce Bijou est un aigle semblable à celui de l’Étendard ;  il porte le diadème d’or de Prusse.

4) La Grande Décoration de l’ORDRE  est gravée sur une croix Teutonique ; c’est une étoile à neuf pointes, formée par trois triangles d’or superposés et entrelacés. Un glaive se dirige de la partie inférieure du côté gauche à la partie supérieure du côté droit, et, du côté opposé, est une main de Justice. Au milieu est le Bouclier de l’ORDRE, azur; sur le Bouclier est un aigle semblable à celui de l’étendard ; sur le côté droit du Bouclier est une balance d’OR ; sur le côté gauche, un compas d’or posé sur une Équerre d’or. Tout autour du Bouclier est une banderole bleue portant, en lettres d’or, l’inscription latine,“ ORDO AB CHAO . Cette banderole est enfermée dans un double cercle, formé par deux serpents d’or, chacun d’eux tenant sa queue entre les dents. Des petits triangles formés par l’intersection des triangles principaux, les neuf qui sont le plus rapprochés dé la banderole, sont de couleur rouge et portent chacune une des lettres dont se compose le mot S.A.P.I.E.N.T.I.A.

5) Les trois premiers Officiers du SUPRÊME CONSEIL portent, en outre, une écharpe ou ceinture à franges d’or et tombant du côté droit.

ARTICLE III

LE GRAND SCEAU DE L’ORDRE est un Écu d’argent sur lequel est un Aigle à deux têtes, semblable à celui de l’Étendard, mais portant de plus le diadème d’or de Prusse au-dessus du diadème est un Triangle radieux, au centre duquel est le chiffre 33. Toutefois, on peut se contenter de mettre au-dessus de l’Aigle, soit la couronne, soit le triangle seulement.

Au bas du Bouclier, au-dessous des ailes et des serres de l’Aigle, il y a trente-trois Étoiles disposées en demi-cercle ; tout autour est l’inscription suivante: SUPRÊME CONSEIL DU TRENTE-TROISIÉME DEGRÉ POUR……                            

FAIT en Suprême Conseil du Trente-Troisième Degré, les jours, mois et an que dessus.

                Signé “(*” — “STARK” — “D’ESTERNO”. —“(•)” — “H. WILLELM” — “(*)” “WCELLNER”.

APPROUVE,

L.S.         Signé,     FREDÉRIC.

NOUS SOUSSIGNÉS, SS:. GG.-. II:. GO.-., etc., etc., etc., composant le présent Congrès Maçonnique, conformément aux dispositions de l’Article III, en date de ce jour, avons attentivement collationné les copies qui précèdent ci-dessus à l’expédition authentique des véritables Instituts Secrets Fondamentaux, Statuts, Grandes Constitutions et Appendices du 1er mai 1786 (E: - V. t), et dont les ampliations officielles sont déposées et ont été soigneusement et fidèlement conservées dans toute leur pureté parmi les archives de l’ORDRE.

NOUS, en conséquence, certifions les dites copies fidèles et littéralement conformes aux originaux des dits documents.

EN FOI DE QUOI, nous signons ces présentes, ce 15e jour d’Adar, A:. L., 5 833, (vulgo) le 23 février 1834.

DEUS MEUMQUE JUS.

Baron Freteau de Peny, 33e,

Comte Thiebault, 33e,       Setier, 33e,

Marquis de Giamboni, 33e,

AC.R. d’Andrada, 33e,

Luis de Menes Vascos de Drunimond, 33e,

Comte de Saint-Laurent,

S.. G.. I.~. G.t, 33e etc.       Lafayette, 33e

 

(SCEAU)



 

commentaires

REAA : constitutions de 1762

Publié le 3 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire du REAA



 

LES GRANDS STATUTS ET RÈGLEMENTS

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Ce texte du manuscrit Francken de 1771 a été publié en Anglais par A. C. K. Jackson, la traduction est de Jacques Lechelle et René Désaguliers (Renaissance Traditionnelle n° 59, juillet 1984, page 174 & sv.). La pagination est indiquée.

La publication comparée aux règlements de 1763 de la G. L. fait l’objet d’une copieuse et précise introduction d’Alain Bernheim dont le point de vue serait, 20 ans plus tard, à revoir en fonction d’une meilleure connaissance des relations internationales de l’époque. Ce qui pose problème est cette espèce de dogme que les Princes du Royal Secret sont très tardifs malgré leur mention dans la patente Morin dès 1761 et dans le manuscrit Baylot de la BNF.

C. G.

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Faits en Prusse et en France le 7 Septembre7762. Arrêtés par les Neuf Commissaires nommés par le Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret, au Grand Orient de France En conséquence des délibérations à la date ci-dessus pour être observés par le susdit Grand Conseil des Sublimes Princes de France et de Prusse, et par tous les Conseils particuliers et réguliers répandus, sur les deux hémisphères.

 

Article 1. Le Souverain Conseil des Sublimes Princes est composé des 6 Présidents des Conseils, particuliers et réguliers, constitués dans les villes de Berlin et de Paris ; le Souverain des Souverains, ou son Substitut-Général, ou son représentant, à leur tête.

 

Article 2. Le Souverain Grd Conseil des Sub\ Princes du Royal Secret aura quatre assemblées par an nommées  "Grand Conseil de communication de quartier"  qui seront tenues le 21 Juin, le 27 Décembre, le 21 Mars et le 7 Septembre.

 

Article 3. Le 25 Juin, le Souverain Grand Conseil sera composé de tous les Présidents des Conseils, particulièrement de Berlin et de Paris, ou leurs représentants, assistés, pour ce jour seulement, de leurs deux premiers Grands Officiers qui sont le Ministre d'État et le Général de l'Armée qui n'auront que le droit de proposer, sans avoir voix délibérative

 

- 176-

Article 4. Tous les trois ans, le 27 Décembre, 1e Souverain Grand Conseil nommera 16 Officiers, savoir 2 représentants du Substitut-Général, 2 Grands Officiers qui sont le Ministre d'Etat et le Général de l'Armée, un Garde des Sceaux et Archives, un Grd Orateur, un Grd Secrétaire Général, un Secrétaire pour Paris et Berlin, [il n'est pas question de Bordeaux] un autre Secrétaire pour la province et autres lieux, un Grd Architecte, un Grd Hospitalier et 7 Inspecteurs, qui réunis sous les ordres au Souverain des Souverains Prince Président, ou de son Substitut-Général, composent le nombre de 18, auquel demeurera irrévocablement fixé le nombre des Grands Officiers du Souverain Grand Commandeur des Surs Princes du Royal Secret, lesquels ne pourront être choisis que parmi les Présidents des Conseils, particulièrement ceux des Princes de Jérusalem régulièrement constitués à Paris et à Berlin et ceux constitués par les Grands Inspecteurs ou leurs Députés. Et, faute par le Souverain, le Sublime Grd Conseil pourra les nommer en Grd Conseil composé au moins de 10 Présidents Princes[

 

Article 5. Il sera délivré à chaque Prince Grd Officier ou Dignitaire du  Souverain Grd Conseil une patente de la dignité à laquelle il aura été nommé, laquelle désignera la durée de son exercice et sera contresignée de tous les Grds Officiers et ceux au Souverain Grd Conseil des Subles Princes de Royal Secret, créée (sic) est dûment scellée.

 

Article 6.Outre les quatre assemblées de communication de quartier, une réunion sera tenue chaque mois dans les premiers dix jours par les Grds Officiers et au grade de Suble Prince, seulement un Conseil à l'effet de régler les affaires de l'Ordre, tant générales que particulières sauf appel au Grand Conseil de Communication.

 

- 178 -

Article 7. Dans l'assemblée du Conseil de Communication, et dans celles du Conseil particulier, toutes les affaires seront décidées à la pluralité des voix, le Président aura deux voix et les autres membres une. Si dans ces assemblées il était admis, par dispense, un Député ou Suble Prince (qui n'en fût pas membre) il n'aura point de voix, ni ne donnera aucun avis s'il n'en est prié par le Président.

 

Article 8.Toutes les affaires portées au Souverain Grand Conseil des Subles Princes seront d'abord réglées dans les réunions des Conseils et les règlements en seront exécutoires provisoirement, sauf ratification par la communication de quartier.

 

Article 9.Lors de la tenue du Grand Conseil de Communication de Quartier, le Grand Secrétaire Général sera tenu de rapporter tous les registres courants et de rendre compte de toutes les délibérations et règlements faits pendant le dernier quartier pour être ratifiés, et s'il se trouvé des oppositions à la ratification, il sera nommé 9 Commissaires devant lesquels les opposants donneront par écrit les causes de leur opposition pour y être répondu aussi  par écrit, et sur le rapport de la susdite Commission, pour être statué au suivant Conseil de Communication, et dans l'intervalle la susdite délibération de règlements continuera d'être exécutoire par patente

 

Article 10. Il sera tenu par le Grand Secrétaire Général un registre pour Paris et Berlin, et un autre pour les pays étrangers, contenant les noms des Conseils particuliers, par rang d'ancienneté suivant la date de leur constitution, et un tableau des noms, grades, offices dignités, qualités civiles et demeure des membres conformés  aux renseignements  qui lui seront donnés par nos Inspecteurs et leurs Députés, ainsi que le nombre des Loges de Perfection régulières, établies sous l'autorité de nos Inspecteurs ou Conseils outremer. Le titre des dites Loges, les dates de leurs constitutions avec un tableau des noms.

 

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grades, offices dignités, qualités civiles et demeure des membres conformes  aux Etats qui nous seront remis par nos Inspecteurs en Grand Conseil de Communication.

 

Article 11. Il sera en outre tenu par le Grand Secrétaire un registre, contenant toutes les délibérations et règlements faits en Grand Conseil de Communication de Quartier où seront mentionnées toutes les affaires traitées dans le susdit Conseil, et toutes les lettres reçues, les sujets de réponses arrêtés"

 

Article 12. Le Grand Secrétaire Général écrira en marge des requêtes, lettres ou mémoires qui seront lus en Conseil le sujet arrêté pour réponse et, après avoir rédigé les réponses, il les fera signer par le Substitut Général ou son représentant, par le Secrétaire de la Juridiction, et le Garde des Grands Sceaux les signera, timbrera et scellera. Comme ces opérations ne peuvent être faites pendant la tenue du Conseil, et qu'il serait quelquefois dangereux de retarder les susdites lettres jusqu'au Conseil suivant, il rapportera les minutes de ses réponses pour être lues dans le Grand Conseil suivant et remises avec les pièces relatives au Garde des Archives pour être fait des changements que le Souverain Grand Conseil jugera à propos.

 

Article 13.Le Conseil particulier de Berlin ou de Paris ou de n'importe où ailleurs ne pourra envoyer aucune lettre, constitution ou règlement sans qu'ils n'aient été sanctionnées, dûment timbrés et scellés par le Souverain Grand Conseil ou un Grand Inspecteur de l'Ordre ou son Député.

 

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Article 14. Le Grand Garde des Sceaux et Timbres ne pourra timbrer ni sceller aucune lettre qu’elle ne soit signée du Secrétaire Général et de deux secrétaires de juridictions différentes, ni ne pourra timbrer ni sceller aucun règlement qu'il ne soit signé du Substitut Général ou son représentant et des susdits 3 Grands Secrétaires. Ni ne pourra timbrer ni sceller aucune Constitution qu'elle ne soit de même, mûrie, signée des trois Grands Officiers ci-dessus et autres Princes, au nombre de sept au moins, membres du Souverain Grand Conseil des Princes.

 

Article 15. Le Grand Trésorier, qui doit être connu pour jouir ou posséder une fortune qui le rende indépendant ; sera chargé de tous les fonds qui seront levés pour les usages du  Souverain Grand Conseil. et donnés en charité ; et il tiendra un registre très exact par recette et dépenses, et distinguera clairement et distinctement comment et de quelle manière l'argent a été dépensé, tant à l' usage du Grand Conseil, qu'à celui du Fonds de Charité. Il. donnera de chaque somme un reçu spécifiant les folios de son registre et il ne paiera que  sur les ordres par écrit du Président et des deux Grands Officiers du Souverain Grand Conseil.

 

Article 16. A la première assemblée du Grand Conseil le 27 Décembre, le Grand Trésorier rendra ses comptes.

 

Article 17. Aucun ordre de caisse sur le Grand Trésorier ne sera valable que ceux délivrés lors d'une assemblée plénière du Grand Conseil, et aucune sonne ne remboursera aucun frais d'aucune réunion de Conseil ordinaire mais ils seront payés par les membres respectifs sur leur propre bourse

 

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Article 18. S'il est porté devant le Souverain Grand Conseil quelques mémoires, requêtes ou plaintes d'un Conseil dont le Président soit membre du Grand Conseil ledit Président, bien que membre du Grand Conseil., ne pourra donner sa voix dans le débat sur cette plainte du Conseil, ni même son avis dans ledit débat, ladite plainte devant être présentée per écrit, à moins que le Président du Sublime Grand Conseil ne demande et requière quelque éclaircissement dudit membre président.

 

Article 19. Le Substitut Général et les Grands Officiers ne pourront être déposés que par le Grand Conseil de Communication de Quartier pour plaintes légitimes faites et rapportées dans la délibération, et alors leur abdication se fera en séance plénière du Grand Conseil. Le Substitut Général ne pourra être rermplacé que sur la nomination seule du Souverain des Souverains et Très Puissant Chef et les deux premiers Grands Officiers en Communication de Quartier à la pluralité des voix.

 

Article 20. Le Grand Conseil fera visiter les conseils particuliers par des Députés qui visiteront aussi les Loges de Perfection, examineront les travaux, les registres, les Constitutions, les tableaux et listes desdits Conseils et Loges de Perfection. L'Inspecteur dressera procès-verbal de ses opérations qui sera signé par les officiers dignitaires desdits Conseils et Loges, et le Rapporteur les enverra au prochain Souverain Grand Conseil, adressé au Secrétaire Général. Les susdits Inspecteurs ou observateurs devront toujours présider les Conseils et Loges qu'ils visitent, et leurs visites seront aussi fréquentes qu'ils le voudront sans qu'aucun des officiers ou membres desdits Conseils et Loges quoiqu'ils soient ne puisse s'y opposer, sous peine de désobéissance et d'interdiction, car tel est notre bon plaisir

 

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Article 21. Lors de l'assemblée du Souverain Grd Conseil de Communication de Quartier régulièrement convoqué, lorsqu' il se trouvera 7 membres, ils ouvriront les travaux à l'heure dite ; et les règlements qui seront entre eux passés à la pluralité des voix auront force de loi comme si les autres membres avaient été présents.

 

Article 22. Lors de l'assemblée du Souverain Grand Conseil, si un membre se présente en état indécent, par intempérance ou autrement, ou s'il commet quelque faute capable de nuire à l'harnonie qui doit régner dans ces respectables assemblés, il sera admonesté pour la première fois ; pour la 2e, il sera condamné à une amende, payable sur le champ ; et pour la .3e offense, il sera privé, de sa dignité et, si à une majorité de voix le Grand Conseil décide son exclusion, il en demeurera exclu.

 

Article 23. Si un Président des autres Conseils, membre du Souverain Grand Conseil de Communication de Quartier, tombe dans les fautes mentionnées en l'Article ci-dessus, il sera pour la première fois condamné à une amende payable sur le champ ; pour la seconde faute, il sera exclu pendant un an des assemblées générales et on même temps privé de sa dignité ; et pour la troisième offense, il sera exclu immédiatement à perpétuité et perdre son office, par le Souverain des Souverains qui nommera immédiatement un nouveau Président pour le dit Conseil à sa place

 

Article 24. Le Souverain Grand Conseil ne reconnaîtra pour Conseil régulier et Loge de Perfection que ceux pourvus de Constitutions à eux délivrées par un Grand Inspecteur ou son Député Il en sera de même vis-à-vis des Chevaliers Maçons Princes et Gd. E.. & P. Ms qui pourraient avoir été constitués abusivement par quiconque n'aurait pas été régulièrement autorisé à le faire.

 

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Article 25. Toutes requêtes présentées au Souverain Grd Conseil, afin d'obtenir des lettres de Constitution soit pour ériger soit pour régulariser un Conseil ou une Loge seront remises à savoir pour le pays aux Inspecteurs. Cette juridiction choisira quatre commissaires pour prendre toutes les informations nécessaires qui seront envoyées au Grand Inspecteur de la juridiction avec un tableau exact des membres qui demanderont l'érection d'un Conseil ou d'une Loge de Perfection pour, sur le rapport les commissaires et du Grand Inspecteur, être statué par le Grand Conseil sur la demande des susdits membres. Et, pour un pays étranger le Grand Inspecteur ou son Député sera habilité et aura pouvoir d'ériger, constituer, interdire, abroger ou exclure selon sa sagesse ; ils établiront par écrit un procès verbal de leur action et afin d'être par eux informés de tout lorsqu'ils trouveront une occasion favorable Le susdit Inspecteur ou son Député se conformera aux Lois du Souverain Grand Conseil et aux coutumes de notre Constitution secrète. Ils auront la liberté de choisir des Députés à envoyer et les mandateront par des lettres patentes, qui auront pouvoir et validité.

 

Article 26. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil de lettre de Constitution pour l'établissement d'une Loge Royale de Perfection, que le frère ne soit au moins Prince de Jérusalem, et pour l'établissement d'un Conseil de Chevaliers d'Orient, qu'à un frère qui soit ou moins Chevalier d'Orient et d'Occident. Mis pour l'établissement d'un Grand Conseil de Princes de Jérusalem, le frère doit obligatoirement être revêtu du grade le Chevalier et Prince du Soleil, et justifier par des titres autorisés qu'il a été légalement et régulièrement reçu, et qu'il a toujours joui d'un état libre et d'une vie décente et qu'il est à l'abri de tout reproche par une conduite probe et honnête en tous temps, et qu'il s'engage a se soumettre aux décrets et mandats omis par ce Conseil de Princes dont il désire être le chef.

 

 

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Article 27. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes aucune lettre patente ou Constitutions qu'au prix de 10 £ sterling pour le dédommagement de la personne employée. Les Grands Inspecteurs de l'Orient s'y conformeront eux-mêmes  en pareil cas, en outre ils n'octroieront aucun diplôme ni patente à aucun prince pour les pays étrangers, la soumission devant être signée par le Frère, à l'Inspecteur ou à  son Député, comme il est nécessaire .

 

Article 28. Lorsque les Inspecteurs ou Députés jugeront à propos de visiter où que ce soit sur les deux Hémisphères, soit des Grands Conseils de Princes de Jérusalem des Conseils de Chevaliers d'Orient ou

des Loges le Perfection ou toute autre Loge et lorsqu'ils auront été reconnus et pourvus de titres authentiques et décorés des ornements de leur dignité, soit à la porte du Grand Conseil des Chevaliers d'Orient ou à celle des Loges de Perfection, ils seront reçus avec tous les honneurs qui leur sont dûs et jouiront partout le leurs privilèges et prérogatives ; et lorsque, les Inspecteurs aussi bien que les Chev. Princes Maçons visiteront une Loge Royale de Perfection ou n'importe quelle autre Loge, le T.F.P. Grand Maître ou les Grands Surveillants de ces Loges enverront 5 Officiers ou députés dignitaires pour introduire les Princes Insprs, avec tous les honneurs qui lui sont dûs en toute Loge cour comme il va être dit en détail ci-après.

 

Article 29.

1ER. Les Princes le Jérusalem qui sont les Sublimes Princes valeureux et les Chefs de la Maçonnerie Rénovée ne doivent honneur qu'aux Sublimes Noachites, aux Chevaliers du Soleil, Kadosh et Sublimes Princes du Royal Secret, nos Illustres Chefs.

 

 

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2ND. Les Princes de Jérusalem ont le Droit et le Privilège d'annuler et d'abroger tout ce qui pourrait avoir été fait de contraire aux ordres et aux lois, dans un Conseil de Chevaliers d'Orient, mais aussi dans une Loge Royale de Perfection et dans toute autre Loge quelqu'elle soit, à condition néanmoins, que ne soit présent quelque Sublime Prince d'un grade supérieur

 

3ME. Quand un Prince de Jérusalem sera annoncé â la porte d'une Loge Royale &c. comme le prouveront ses titres et ses décors, le T.F.Pde cette Loge enverra quatre frères officiers, députés dignitaires, pour l'introduire et l'accompagner. Lorsqu'il entre couvert, l'épée nue à la main droite; au signe de Bataille, son bouclier au bras gauche et portant la cuirasse sil le juge  bon, quand il arrive entre les Surveillants à l'ouest accompagné des quatre Députés, il salue d'abord de son Épée le T.F.P. Maître, puis le Nord et le Sud et ensuite les surveillants, après quoi le Prince visiteur fera le signe de la Loge qui est ouverte, qui sera rendu par le Maître et tous et tous les frères, après quoi le Maître dira, A l'ordre, et frappera un coup, tous les Frères du nord et du sud formeront la voûte sous laquelle il passera avec un visage grave jusqu'à ce qu'il arrive au Trône, à ce moment le Maître lui offrira sa chaire, qu'il peut accepter et il dirigera les travaux.

Le Maître doit ensuite lui rendre compte de tout ce qui concerne l'Ordre &c. et alors s'il le juge bon, il rendra la chaire au Maître afin de continuer les travaux commencés. Si le Prince Visiteur préfère se retirer avant la clôture de la Loge, après en avoir informé le Maître, il sera remercié de sa Visite, invité à revenir souvent et on l’assurera de toute l'aide au pouvoir de ladite Loge. Après ce compliment, le Maître frappera un grand coup et dira, A l'Ordre mes Frères, ce qui est répété à l'Ouest, et tous les Frères au Nord et au Sud, formeront la voûte comme précédemment, sous laquelle le Prince visiteur se retire qu'à ce qu'il arrive entre les Surveillants, à cet endroit il se tourne vers l'Est et salue le Maître, le Nord, le Sud et les Surveillants, et puis reprend sa marche vers la porte qui est ouverte à deux battants (ce qui doit être aussi fait lorsqu'il entre) et quand il a été, conduit à l'extérieur par les 4 Députés ceux-ci reviennent en Loge et continuent les Travaux.

 

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4 ME. Les Prince Jérusalem ne peuvent jouir de ces privilèges si se trouve présent un Chev. d'un grade supérieur, tels que Noachites, chevaliers du Soleil, ou des Aigles blanc et noir, ou un Sublime Prince du Royal Secret, mas ils peuvent faire leur entrée avec tous les honneurs  qui leur sont dûs, si le Sublime Prince présent y consent.

 

5 ME. On s'adressera à un Prince de Jérusalem comme valeureux prince, à un chevalier du Soleil comme Souverain Prince, et à un Sublime Prince du Royal Secret comme Illustre Souverain des Souverains. Un chevr. d'Orient, Excellent ; celui-ci a droit, lorsqu'aucun Prince de Jérusalem &c n'est présent, d'Inspection sur la Constitution le toute Loge Royale ; et pour réconcilier les Frères s'il y a quelque conflit persistant, d'exclure l'opiniâtre, et ceux qui ne se soumettront pas à  ces Statuts et règlements.

 

6 ME. Les très valeureux Princes de Jérusalem qui ont le droit de même que les chevaliers d'Orient et d'Occident, le siéger couverts durant les travaux les Loges Royales de Perfection. Les chevaliers d'Orient ou de l'Épée ont aussi ce droit, néanmoins, ils ne peuvent jouir le ces privilèges que s'ils sont reconnus comme tels et se présenteront convenablement décorés des attributs le leurs dignités &c.

 

7 ME. Cinq Valeureux Princes de Jérusalem ont le pouvoir de former un  Conseil de Chevaliers d'Orient partout où il n'en existe pas et ils seront Juges, mais ils doivent tenir au courant de leurs démarches les Souverains grds Conseils ou informer par écrit l'Inspecteur le plus proche ou son Député. Ce qui les autorise à agir ainsi est le pouvoir que le Peuple de Jérusalem a remis à leurs Illustres prédécesseurs au retour d'une très glorieuse Ambassade &c. &c.

 

Article 30. Pour établir régulièrement tous les Conseils Particuliers et avoir entre tous les Vrais Chevaliers, et Princes Maçons une correspondance régulière, chaque  conseil particulier devra envoyer tous les ans au Grand  Conseil un tableau particulier de tous les conseils particuliers, réguliers et autorisés avec les noms de leurs offciers. Ils devront aussi, dans le cours de l'année, donner avis de tous les changements intéressants qui pourraient survenir dans ledit tableau.

 

 

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Article 31. Pour vaquer plus entièrement au maintien du bon ordre et de la discipline, les Souverains Grands Conseils des Sublimes Princes du Royal Secret ne se réuniront qu'une fois par an pour des travaux maçonniques pour n'admettre au Sublime et dernier grade de le Maçonnerie que les 3 plus anciens chevaliers du Soleil, qui seront proclamés dans les différents conseils et les Grdes Loges de perfection.

 

Article 32. Jours saints que devront observer les Chevaliers de Princes Maçons

Les Princes de Jérusalem célèbreront en ce qui les concerne à savoir :

-1 ER. Le Saint jour du 20 mars, jour mémorable où leurs ancêtres firent leur entrée à Jérusalem.

- 2ND. Ils célèbreront le 23 septembre pour remercier le Seigneur  pour la reconstruction du Temple.

- Les Chevaliers d'Orient ne fêteront que le seul jour de le Réédification du Temple du Dieu Vivant, le 22 mars et le 22 jours Equinoxiaux du renouvellement des jours Longs et Courts pour rappeler que le Temple a été, construit deux fois. Tous les princes Maçons sont obligés d'assister au Conseil des Chevaliers d'Orient et les travaux ne seront ouverts qu'avec les Cérémonies Nécessaires.

-Le Grand Elu Parft et Sublime fêtera le 24 juin et le 26 septembre, la Dédicace du premier Temple le jour du mois où les chevaliers et les parfaits Maçons seront revêtus de leurs décors. Ces Statuts doivent être observés par tous nos Inspecteurs et Députés, qui les feront lire et reconnaîtra dans tous les Chapitres Privés, ainsi que dans le Grand Conseil quelqu'il soit.

Au Grand Orient, sous le Dais Céleste &c. le jour et an susdits.



 

[23] "Septembre"est omis dans la copie Jackson.

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Le Rite York

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


Le rite York, ou plus exactement le rite américain, est basé sur les plus anciennes traditions de la maçonnerie opérative, telles qu’elles paraissaient encore en vigueur au début des années 1700.

Les constitutions de la 1ère Grande Loge d’Angleterre en 1717 et plus particulièrement celles de 1738, spécifiaient que les Loges ne pouvaient conférer que les degrés d’Apprenti Entré, de Compagnon du métier, et de Maître Maçon, tous les autres degrés étant considérés comme douteux. De nombreuses Loges cependant s’étaient mises à conférer d’autres degrés qu’elles considéraient comme partie intégrante de la Maçonnerie, en particulier l’Arche Royale ; elles formèrent donc leur propre Grande Loge en 1751, s’intitulant elles-mêmes les « Ancients », et affublant les membres de l’autre Grande Loge du qualificatif de « Modernes ». Avec la convergence des deux Grandes Loges en 1813 au sein de la Grande Loge Unie d’Angleterre, les Loges acceptèrent que seuls les trois premiers degrés acceptés de la Maçonnerie soient en usage au sein des Loges, celui de l’Arche Royale se rattachant alors à des Chapitres souchés directement sur ces Loges, et portant le même numéro d’ordre qu’elles, bien que constituant une entité séparée.

Ainsi, à la différence du rite Ecossais Ancien et Accepté qui revendiquait de détenir le pouvoir de conférer les trois premiers degrés de la Maçonnerie, en plus de ceux placés sous sa juridiction, les degrés complémentaires que l’on trouve autour du rite York ont légalement accepté le fait d’être considérés comme « Associés » à ceux de l’ancienne Maçonnerie de métier.

Il est encore de tradition dans la Maçonnerie anglaise, qu’un Maçon ne soit pas considéré comme étant en possession de tous les degrés de l’ancienne Maçonnerie de métier, tant qu’il n’aura pas été exalté à l’Arche Royale.Les premières Loges américaines opérèrent de manière semblable jusqu’à l’instauration du Grand Chapitre Général des Maçons de l’Arche Royale. De même , pendant une certaine période l’histoire des Etats-Unis, les degrés « Cryptiques » furent contrôlés par différentes juridictions de Grands Chapitres, jusqu’à l’instauration du Grand Conseil Général. Les Ordres chevaleresques ont été contrôlés par le Grand Campement à partir du début du 19ème siècle aux Etats-Unis. Tous ces trois corps sont des entités maçonniques techniquement autonomes, et seule la nécessité d’être membre de l’Arche Royale est commune aux degrés cryptiques et aux Ordres de chevalerie.

Divers corps maçonniques supplémentaires gravitent autour du rite York, la plupart d’entre eux étant naturellement « sur invitation ». Pour devenir membre de la plupart d’entre eux, il faut préalablement être membre de l’Arche Royale, alors que certains autres conditionnent la qualité de membre à l’appartenance à d’autres corps du rite York, ou encore d’être membre de toutes les entités maçonniques du rite York. On peut en trouver un grand nombre sous d’autres juridictions en dehors des Etats-Unis, mais plusieurs sont purement américains de par leurs origines.

 

Loges Bleues

Apprenti
2. Compagnon
3. Maître maçon

Les degrés capitulaires Grand Chapitre Général

 

Les degrés capitulaires sont un ensemble de quatre degrés contrôlés par le Chapitre de l’Arche Royale. Ils ont pour thème central les différentes phases de la construction du Temple du Roi Salomon, à l’exception du degré de Passé Maître, d’où leur appellation de capitulaires. Le degré de Passé Maître est en revanche un vestige de l’usage ancien selon lequel le degré de l’Arche Royale ne pouvait être conféré qu’à des Passé Maîtres des Loges symboliques. Aux Etats-Unis, ce degré est considéré comme faisant partie de l’Arche Royale, alors qu’en Angleterre, on ne trouvera pas ce degré de Passé Maître, et que celui de Maître de Marque est sous le contrôle de sa propre Grande Loge de tutelle. Celui de Très Excellent Maître fait également partie des degrés cryptiques en Angleterre. Comme évoqué plus haut, l’Arche Royale en Angleterre, est pratiquée dans des Chapitres souchés sur les Loges bleues anglaises. Si les Chapitres d’Arche Royale ont parfois été occasionnellement nommés Loges Rouges dans d’anciennes publications maçonniques, il serait certainement plus à propos de les décrire comme étant les « degrés rouges ». Aux Etats-Unis, toutes les affaires du Chapitre sont traitées au degré de l’Arche Royale, les autres degrés étant ouvert seulement pour en conférer les degrés.

Certaines juridictions ouvrent des Loges de Maîtres de Marque en tant que « Loges de table » qui agissent pour montrer l’action sociale des corps du rite York.

 

Maître de Marque

Ce degré met en relief les leçons de la régularité, de la discipline et de l’intégrité. Il s’agit d’un degré très impressionnant centré sur l’histoire du compagnonnage dans les carrières, et son rôle dans l’édification du Temple. On peut juger de son importance en Maçonnerie Anglaise par le fait qu’il fonctionne au sein d’une Grande Loge distincte, et est hautement recherché par les Maçons de cette juridiction.

 

Passé Maître (Virtuel)

Ce degré met en exergue la leçon de l’harmonie. Ce degré est conféré parce que l’ancien usage voulait qu’un Maçon fut passé dans la chaire d’une Loge symbolique avant de pouvoir être exalté à l’Arche Royale.

Dans certaines grandes juridictions, ce degré est conféré en conseil de Maîtres installés d’une Loge bleue. Ce degré ne confère plus actuellement ce rang au récipiendaire, mais est travaillé pour maintenir les anciens usages.

 

Très Excellent Maître

Ce degré s’appuie sur le respect de la religion. Il est construit autour du thème de la dédicace du Temple après son achèvement, et en particulier la consécration du Saint des Saints avec la descente de l’esprit de Dieu dans le Temple. Il est complémentaire au degré de Maître Maçon de Marque et complète les leçons symboliques introduites à ce degré.

 

Arche Royale

Le complément du degré de Maître Maçon et le sommet des degrés d’origine de la Loge bleue, tels que pratiqués par les Loges des Ancients en Angleterre avant 1820. Ce degré explique les origines du mot substitué trouvé au degré de Maître Maçon, la redécouverte du Nom Ineffable et sa dissimulation dans le Grand Mot de l’Arche Royale. Ce degré ainsi que celui de Maître Maçon a pu être mis en évidence comme ne constituant qu’un seul grand ou « super » degré, celui de Maître Maçon expliquant la perte du mot de Maître, celui de l’Arche Royale expliquant la redécouverte de ce mot de Maître.

Le corps qui officie s’appelle un Chapitre, et l’Officier qui le préside est le Grand Prêtre (appelé Excellent).

 

Les Degrés Cryptiques Grand Conseil Général

 

Les degrés cryptiques sont constitués d’un ensemble de trois degrés contrôlés par un Conseil de Maîtres Choisis. Ces degrés tirent leur origine d’une voûte cachée ou secrète présente à ces degrés, d’où le terme de cryptique. Seuls les deux premiers degrés sont régulièrement travaillés, le troisième, celui de Super Excellent Maître, est conféré comme degré honoraire, et n’est pas d’ailleurs exigé pour être un membre du Conseil.

Il y a également quelque chose de particulier dans l’association des degrés cryptiques, plus proches par le thème sous-jacent et la nature du rituel de l’Arche royale et de ceux de l'Ordre Illustre de la Croix Rouge. Globalement, l'histoire de ces degrés est également entourée d'incertitude et de polémique. Bien qu'à l’évidence il y eut très tôt des Conseils de Maîtres Royaux et Choisis en fonctionnement aux Etats-Unis, ces degrés ont été travaillé différemment, parfois au sein de leurs propres conseils, parfois dans des chapitres d’arche royale, et parfois même dans les loges de perfection du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Bien que le Rite Ecossais ait depuis longtemps abandonné toute prétention sur ces degrés, plusieurs Grandes Juridictions (Virginie et Virginie Occidentale) les confèrent encore en temps que parties de la maçonnerie capitulaire.

En Angleterre, le degré de Très Excellent Maître est regroupé dans cet Ordre. Aux Etats-Unis, tous les travaux sont exécutés en Conseil de Maîtres Choisis, les deux autres degrés n’étant ouverts que pour les conférer à des candidats. Certaines juridictions tiennent des « Conseils de table » semblables aux Loges de table, et qui servent à attirer l’attention sur l’activité de leurs corps York locaux.

Maître Royal

Ce degré met en exergue la patience et la force morale. Il concentre l’attention sur les Compagnons Maçons qui furent les artisans de la fabrication des décors et du mobilier du Temple. Ce qui est inhabituel dans ce degré, est que la première partie dépeint des événements qui prennent place avant la mort du Grand Maître Hiram Abi, et la dernière partie d’autres événements survenant après celle-ci.

Maître Choisi

Ce degré donne une leçon de dévotion et de zèle. Ce degré est basé sur la construction et l’arrangement d’une voûte secrète à proximité du Saint des Saints du Temple, et du dépôt des secrets par les trois anciens Grands Maîtres de l’Ordre, permettant la poursuite du métier.

Ce degré crée un lien entre les événements entourant la dissimulation et la perte du Mot Ineffable, et ceux conduisant à la redécouverte du Mot au degré de l’Arche Royale.

Le lieu où se situe l’action se nomme un Conseil, et l’officier qui le dirige est appelé Maître (avec le titre d’Illustre).

 

Super Excellent Maître

Ce degré met en valeur les qualités de loyauté et de fidélité. Les événements qui en sont le substrat sont ceux conduisant à la destruction de Jérusalem et du Temple par les Chaldéens.

CE degré est raconté au moyen de courts extraits de la prophétie biblique qui annonce la fin du premier Temple et la construction du second Temple. Il est remarquable par sa représentation de la Cour juive de Sedecias, et celle, chaldéenne, de Nabuchodonosor.

Ce degré est considéré comme honoraire, et pour être membre du Conseil, il n’est point nécessaire de l’avoir reçu pour y prendre un poste d’Officier.

 

Les Ordres Chevaleresques Grand Campement des Chevaliers du Temple des USA

 

Les Ordres de Chevalerie sont un ensemble de trois Ordres culminant avec le grade de Chevalier du Temple, et contrôlés par ce dernier. Ce corps maçonnique est nettement différent des organisations étrangères homologues, car il présente une structure paramilitaire et des perspectives sur une forme de maçonnerie qui est la seule dans le monde à être un Ordre en uniforme. La condition d’admission étant que ses membres professent la Foi chrétienne, a conduit à des appels à condamnation émanant d'autres corps et organismes maçonniques tant à l'intérieur qu’en dehors des Etats-Unis, arguant que ce corps était davantage une organisation chrétienne qu'un corps maçonnique.

Ceci n’eut toutefois que peu d’effet  dans la mesure où beaucoup de ces organismes maçonniques ayant critiqué l’Ordre disposaient de degrés similaires en leur sein. L’Ordre américain est toutefois structuré différemment de son proche cousin anglais.

L’Ordre américain comprend l’Ordre Illustre de la Croix Rouge, qui n’est conféré par aucun autre organisme, bien qu’il existe de très proches cousins dans l’Ordre irlandais et Américain des Chevaliers Maçons, ainsi que le grade de Croix Rouge de Babylone au sein des Grades Maçonniques Alliés anglais. DE plus, aux Etats-Unis, l’Ordre de Malte est conféré aux membres avant que ceux-ci ne soient reçus à l’Ordre du Temple, alors qu’en Angleterre, l’Ordre de Malte est un grade honoraire décerné aux Chevaliers du Temple. Aux Etats-Unis, tous les travaux se déroulent au degré du Temple, les autres n’étant ouverts que pour en conférer les degrés. En Angleterre, l’Ordre de Malte se réunit et travaille comme un corps distinct de celui de Chevalier du Temple.

 

L’Ordre Illustre de la Croix Rouge

Cet Ordre met en exergue la notion de Vérité. Des éléments de cet Ordre furent pratiqués dans certaines Loges des Ancients, avant que la forme définitive du degré de Maître Maçon ne devienne la règle. Il est encore pratiqué en tant que cérémonie complète par les Chevaliers Maçons d’Irlande et les Chevaliers Maçons des Etats-Unis, et sous l’appellation de Croix Rouge de Babylone au sein de l’Ordre anglais des Degrés Maçonniques Alliés.

 

L’Ordre de Malte

Cet Ordre est basé sur la notion de Foi. Il requiert du candidat de professer et de pratiquer la religion chrétienne. Le degré de passage de « Passe de la Méditerranée ou de Chevalier de Saint-Paul » prépare le candidat à cet Ordre à la notion d’exemplarité du martyr sans peur et empli de la Foi du Christianisme.

La cérémonie représente des éléments allégoriques propres aux Chevaliers de Malte, héritiers des Chevaliers Hospitaliers du Moyen-Age.

 

L’Ordre du Temple

Cet Ordre enseigne des leçons d’auto sacrifice et de respect de la religion. Il est censé rallumer l'esprit de la dévotion templière et du dévouement des chevaliers médiévaux au christianisme. L’histoire de l’Ordre maçonnique est longue et compliquée, et les rituels diffèrent entre celui pratiqué en Angleterre, et celui des Etats-Unis. Celui pratiqué aux Etats-Unis manifeste un zèle militant assez faible en matière de christianisme, alors que le rituel anglais est plus allégorique.

Le rituel américain est toutefois plus impressionnant, avec davantage d’insistance en solennité et respect vis à vis de la crucifixion, de la résurrection et de l’ascension du Christ. Le corps travaillant ce degré s’appelle une Commanderie, et l’Officier qui le préside est Commandeur (appelé Eminent).

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L'Ordre Royal d'Ecosse

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

  •  Hérédom de Kilwinning
  •  Chevalier Rose-Croix

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l'ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse. Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers. 

Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique. Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.

La constitution de l'ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. A chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l'officier qui préside. En l'absence d'un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l'ordre est le Député Grand Maître.

Il semble s'être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye). Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu'en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.

De France, l'ordre semble s'être déplacé à Londres où il s'est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l'Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.

 

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Le Rite Ecossais Primitif

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


Le Rite Écossais Primitif ou «Early Grand Scottish Rite» tient une place particulière au sein de la Franc-Maçonnerie. Il fut introduit en France à Saint-Germain-en-Laye dès 1688 par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil.

Ces Loges essaimèrent suffisamment pour constituer en 1725 l' «Ancienne et Très Honorable Société des Francs-Maçons dans le Royaume de France».

Les Rituels des anciennes Loges militaires furent apportés à Marseille en 1751 par Georges de Wallnon (ou de Waldon) qui constituera la Loge Saint-Jean d'Écosse devenue ultérieurement la Mère-Loge de Marseille.


C'est de cette filiation qu'est né l'actuel Rite Écossais Primitif, réveillé en 1985 à l'initiative de son ancien Grand-Maître Robert Ambelain.


La devise du Rite Écossais Primitif est «Primigenius more majorem», allusion à l'ancienneté de celui-ci.

La Rituelie du Rite Écossais Primitif est sobre et épurée. Elle a fortement inspiré celle du Rite Écossais Rectifié.

Les Grades

Le Rite Écossais Primitif comprend cinq grades auxquels s'ajoutent les deux degrés de l'Ordre Intérieur.

Loges bleues

I. Apprenti
II. Compagnon
III. Maître (anciennement «Compagnon Confirmé»)

Loges rouges

IV. Maître installé(ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge)
V. Maître Ecossais Chevalier de St André 

 

Ordre Intérieur

VI. Écuyer Novice du Temple
VII. Chevalier du Temple

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Le Rite Suédois

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Rites et rituels


Le Rite Suédois est un mélange du rite d’York, des hauts-grades du rite Français et un prolongement de la Stricte Observance.

La première loge régulière a été consacrée en 1735 à Stockholm par le comte Axel Wrede-Sparre.

Dés 1756 on fonde la première loge de St André, d’esprit comparable au grade d’Ecossais Vert de la Stricte Observance.

En 1760, fondation de la Grande Loge de Suède.

Le rite suédois est réservé aux chrétiens et est sous la protection directe des souverains du pays.

Il comporte 11 grades en Loges de St Jean, Loges de St André, Chapitre de l’Ordre Intérieur et Sanhédrin, selon la progression suivante :

 

Loge de St Jean

 

Apprenti de St Jean

Compagnon de St Jean

Maître de St Jean

 

Loge de St André

 

Apprenti de St André

Compagnon de St André

Maître de St André

 

Chapitre de l’Ordre Intérieur

 

Frère Très Eclairé et Compagnon de Salomon

Frère Illuminé et Compagnon de St Jean

Frère Très Illuminé et Confident de St André

 

Sanhédrin

 

Procurator Salmonis

 

En 1811, le Roi Karl a créé L’Ordre Royal de Charles XIII, distinction nobiliaire uniquement conférée par le Roi et réservée à 33 francs-maçons possédant le 11ème degré. Bien que cela ne soit pas un degré purement maçonnique, il est considéré comme le plus haut grade de la Maçonnerie suédoise.

Le rite Suédois est présent en Suède, au Danemark, en Norvège et en Allemagne. 

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Les années décisives 1785-1824

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire de la Franc-Maçonnerie


1785

  • Premier congrès maçonnique (Convent Philosophique) de Paris.

1786.

  • Le 22 mai se fonda en secret le Grand Orient National de Genève, remplacent la Grande Loge. Réinstallation d'une loge "Prudence" en date du 20 janvier, alors que la loge "la Prudence", existante semble t'il en 1750, passe (1786) au Grand Orient de France.
  • Adoption par le Grand Orient du Rite Français en sept degrés dont quatre Ordres : Elu, Ecossais, Chevalier d’Orient et Prince Rose-Croix
  • Le 14 janvier, fondation de la Grande Loge de la Caroline du Sud ; Le 16 décembre, de Géorgie ;
  • Patente délivrée par l’Ordre Royal d’Ecosse(Grand Chapitre d’Hérédom de  Kilwinning, 25 degrés) au Chapitre de Rouen.

1787

  • Déçu par les expériences de JB Willermoz avec « l’Agent Inconnu » , St Martin regagne Paris et voyage à Londres et en Italie.

1788

  • Création du Rite de Venise
  • LC de St Martin se rend à Strasbourg et grâce à Salzmann découvre l’œuvre de J Boehme.

1789

  • Création par le Grand Orient de France de la Loge du Centre des Amis à Paris
  • Le 8 juillet, fondation de la Grande Loge du Connecticut ; - Le 18 juillet de New Hampshire (Etats-Unis).

1790

  • Démission de LC de St Martin de « l’Ordre Intérieur » et de toutes les listes maçonniques

1791

  • Le 25 juin, fondation de la Grande Loge de Rhode Island.
  • Les francs-maçons noirs américains se réunirent à Boston et constituèrent l'African Grand Lodge of North America. Prince Hall fut élu grand-maître à l'unanimité et le resta jusqu'à sa mort, en 1807. La Franc-Maçonnerie noire américaine est née (Elle porte le nom de Prince Hall). La ségrégation durera jusque dans les années 80 avec les Grandes loges des états du Nord.... Elle demeure à ce jour dans certaines Grandes Loges des états du Sud...
  • Le 5 décembre, quelques semaines après la première représentation de La Flûte Enchantée, Mozart meurt à 35 ans.  

1792

  • « l’Homme de Désir » ,« Ecce Homo » et le « Nouvel Homme » de LC de St Martin

1793 

  • 18 septembre : Le président George Washington pose la première pierre du Capitole en tenue maçonnique, entouré de très nombreux frères.

1794

  • 4 février (16 pluviôse an II) : Abolition de l'esclavage à l'initiative de l'Abbé Henri Grégoire (membre de la loge Les Neufs Soeurs). L'esclavage sera rétabli par Napoléon Bonaparte en 1802.
  • St Martin devient professeur de philosophie à l’Ecole Normale  
  • Willermoz fuit Lyon, ne pouvant emporter qu’une partie de ses archives.
    Le 14 octobre, fondation de la Grande Loge de Vermont (Etats-Unis).

1796

  • Reprise solennelle des travaux du Grand Orient de France
  • Fermeture de l’Ecole Normale, St Martin retourne à Amboise 
  • Willermoz épouse à soixante-six ans Jeannette Pascale âgée de vingt quatre ans.  
  • Système de Fessler (Allemagne) en 9 grades

1798

  • Le 11 juin, fondation de la Grande Loge "Royal York à l'Amitié", à Berlin.

1799

  • Par le traité d'union du 23 mai, le Grand Orient reprend tous les pouvoirs de l'ancienne Grande Loge de France.
  • Fondation du Gr. Chapitre général des Etats-Unis de Royal Arch. Rite.

1800

  • Le 16 octobre, fondation de la Grande Loge de Kentucky (Etats-Unis).
  • Publication de « De l’Esprit des Choses » par LC de St Martin

1801

  • Le 31 mai, fondation à Charleston (USA) du premier Suprême Conseil du rite écossais ancien et accepté avec trente-trois degrés sous l'impulsion de John Mitchell et Frederic Dalcho.
  • Adoption par le Grand Orient du rite français moderne.
  • L'empereur François II prohibe la F.M. en Autriche.
  • Fondation du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des Etats-Unis.

1803

  • Décès de Louis-Claude de St Martin
  • Fondation du Grand Orient d'Italie.

1804

  • Trois loges La Prudence, La Fraternité et Le Soleil Levant quittent la Grande Loge Provinciale de Genève pour adhérer au Grand Orient de France.
  • Le 21 septembre, fondation à Paris par le comte de Grasse-Tilly, du Suprême conseil de France. C'est l'acte de naissance du Rite Ecossais Ancien & Accepté en France.
  • Le 22 septembre, création de la Grande Loge générale écossaise de France du rite ancien et accepté.
  • Rédaction du grade de Maître Ecossais de St André par JB Willermoz 
  • Renaissance du Régime Ecossais Rectifié

1805

  • A Paris, Joseph Bonaparte Grand Maître du Grand Orient.
  • Apparition du Rite de Misraïm qui pénétrera en France en 1814
  • Fondation du Grand Orient de "Portugal" et d'un Suprême Conseil à Milan.

1806

  • Le 6 juin, fondation de la Grande Loge de Delaware (Etats-Unis).

1808

  • Le 7 janvier, fondation de la Grande Loge de l'Ohio (Etats-Unis).

1810

  • Le 11 décembre, fondation de la Loge du district de Colombie (Etats-Unis).

1811

  • Le 28 septembre, fondation de la Grande Loge de Saxe à Dresde et du Suprême Conseil d'Espagne.

1812

  • Le 21 janvier, fondation de la Grande Loge de Louisiane (Etats-Unis).

1813

  • Création de la Grande Loge Unie d'Angleterre par la fusion de la Grande Loge des Anciens et de la Grande Loge des Modernes.
  • Rite Emulation créé par Peter Gilkes

1824

  • Décès de Jean-Baptiste Willermoz
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Les années décisives 1754-1784

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire de la Franc-Maçonnerie


1754 

  • Fondation à Paris du Rite de Perfection
  • Fondation à Paris du Chapitre de Clermont
  • Fondation du Chapitre des Juges Ecossais à Montpellier par Martinez de Pasqually

1756

  • La Grande Loge Anglaise de France devient Grande Loge de France
  • Le 27 décembre, fondation de la Grande Loge nationale des Pays-Bas.
  • Publication de Ahiman Rezon par Laurence Dermott. Livre des Constitutions de la Grande Loge des Anciens, par opposition aux Constitutions d'Anderson pour les Modernes.

1758

  • Création du Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident (25 degrés)

1759

  • Le Conseil des Empereurs d’Orient et d’Occident constitue à Bordeaux un Conseil des Princes du Royal Secret
  • Rite Suédois en 12 grades

1760

  • Création de la Grande Loge des Maîtres Réguliers à Lyon, fondation d’un Temple des Elus Cohen à Foix par Martinez de Pasqually
     Fondation de la Grande Loge de Suède à Stockholm.
  • Divulgation anti-maçonnique : "Les trois coups Distincts".

1761

  • Délivrance de lettres patentes donnant à Etienne Morin le droit de créer des hauts grades en Amérique, jusqu'au 25e degré, grade alors terminal de la franc-maçonnerie (Rite de Perfection dirigé par le « Conseil des Empereurs d'Orient et d'Occident »)

1763

  • Etienne Morin arrive en Haïti où il fonde des loges écossaises.
  • JB Willermoz fonde avec son frère le Chapitre des Chevaliers de l’Aigle Noir

 

1764

  • 12 avril : Création de la Loge  les « Parfaits d'Écosse » à la Nouvelle Orléans. C'est le premier atelier de hauts grades sur le continent nord américain.
  • Le 20 juin, fondation de la Grande Loge de Pensylvanie (Etats-Unis).
  • Convent d’Altenberg (Stricte Observance Templière)

1765

  • Ordre de l’Etoile Flamboyante du Baron de Tschoudy
  • Introduction en Suisse de la Stricte Observance Templière

1766

  • Conseil des Chevaliers d’Orient
  • Rite de Pernety ou des Illuminés d’Avignon en 6 grades
  • Rite de Schroeder (Allemagne)

1767

  • Initiation de JB Willermoz par  Martines de Pasqually à Paris dans l’Ordre des Elus Cohen . Création du Tribunal Souverain avec Bacon de La Chevalerie, Willermoz, Lusignan…
  •  Rite des Illuminés Théosophes en 6 grades 
  • 26 décembre : Henry Andrew Francken, Député Grand Inspecteur Général d'Etienne Morin s'installe à New York où il reçoit une patente, datée du 26 décembre 1767, pour la formation d'une loge de Perfection à Albany qui lui permet de conférer les degrés de perfection (du 4e au 14e) pour la première fois dans les treize colonies britanniques. Cette patente ainsi que les minutes des premiers travaux de cette loge sont actuellement dans les archives du Suprême Conseil de la Juridiction Nord des États-Unis.
  • Rite des Architectes Africains en 11 grades

1768

  • Initiation de LC de St Martin par Martinez de Pasqually dans l’Ordre des Elus Cohen
  • La Grande Loge d'Ecosse introduit l'usage de délivrer des diplômes à ses membres.

1769

  • 1ère attestation du grade de Maçon de Marque(Mark Mason) à Portsmouth

1770

  • Fondation de la Grande Loge nationale d'Allemagne à Berlin sous le protectorat du Fr. Frédéric II roi de Prusse.
  • Système de Zinnendorf (Allemagne) en 7 grades
  • Rite Ecossais Primitif de Namur en 33 grades
  • Etienne Morin crée un « Grand Chapitre » de rite de Perfection à Kingston, en Jamaïque, où il meurt en 1771.
  • Temples Cohen à Bordeaux, Montpellier, Foix, Libourne, La Rochelle, Lyon, Versailles, Paris Metz

1771

  • Grande Maîtrise du Duc de Chartres malgré les interdictions royales.
  • LC de St Martin devient le secrétaire de Martinez de Pasqually

1772

  • Convent de Kohlo : Stricte Observance Templière
  • Martinez de Pasqually part pour St Domingue
  • Willermoz écrit à Karl von Hund

1773

  • Scission au sein de la Grande Loge de France dite Loge de Clermont.
  • Naissance du Grand Orient de France qui connaît d'entrée un grand succès. Election des Officiers du GODF.
  • Maçonnerie du Frère Henoch en 4 grades
  • Rite des Philalèthes en 12 grades
  • Réponse favorable de Karl von Hund à JB Willermoz pour installer la Stricte Observance Templière à Lyon
  • LC de St Martin vient à Lyon pour former les Elus Cohen

1774

  • Décès de Martinez de Pasqually à St Domingue
  • Weiler installe à Lyon le Grand Chapitre de la Province d’Auvergne de la Stricte Observance Templère .

 

1775 

  • Convent de Brunswick(SOT)
  • LC de St Martin hébérgé chez JB Willermoz à Lyon écrit son premier ouvrage : «  des erreurs et de la Vérité ».Désaccord entre St Martin et Willermoz à propos de l’affiliation à la SOT.  
  • Le 6 mars, Prince Hall et quatorze autres hommes de couleur sont initiés aux trois premiers degrés de la franc-maçonnerie au sein de la Military Lodge N°441, qui était attachée à l'armée britannique et stationnait à Boston..

1775-1783

  • Guerre d'Indépendance des Etats-Unis d'Amérique. La Franc-Maçonnerie y joue un grand rôle, par l'appartenance de nombreux leaders tant américains (Washington, Franklin...) que français (La Fayette, Rochambault...).

1776

  • Concordat entre les directoires écossais et le Grand Orient de France.
  • Rite Ecossais Philosophique par le Frère Boileau en 15 grades
    Convent de Wiesbaden(SOT) et décès de Karl von Hund 
  • Création de la Loge des Neufs Sœurs à Paris
  • Rite Philosophique des Sublimes Elus de la Vérité
  • 1er mai : Création des Illuminati de Bavière par Adam Weishaupt, professeur de théologie à l'Université d'Ingolstadt.

1777

  • Remaniement des grades de la SO Templière  par Willermoz et les lyonnais ; classe symbolique, Maïtre Ecossais, Ordre Intérieur. Rédaction des cahiers de la classe supérieure des Profès et Grands Profès, Introduction de la doctrine des Elus Cohen dans la maçonnerie rectifiée par JB Willermoz. 
  • Le 6 novembre, fondation de la Grande Loge de Virginie.
  • Institution à Londres du Grand Chapitre du Royal Arch.

1778

  • Convent des Gaules à Lyon ; la Stricte Observance Templière devient pour les provinces françaises, l’Ordre des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte. Rédaction du « Code maçonnique des loges Réunies et Rectifiées de France ».

1779

  • Attaque en Allemagne de la SOT par le système des Rose-Croix d’ Or créé en  1770 en Bavière, en Autriche et en Hongrie. Le système des Templiers allemands s’affaiblit de plus en plus. 
  • Le 25 mai, installation de la Grande Loge provinciale de Russie (St. Pétersbourg).
  • Fondation à Bale, du Grand Prieuré d’Helvétie

1780

  • Rite Primitif de Narbonne en 3 classes et un grand nombre de grades 
  • Correspondance de JB Willermoz avec le Duc de Brunswick et le Prince Charles de Hesse : promotion de la réforme du convent de Lyon auprès des chefs de la Stricte Observance Templière. 
  • Fondation de la Grande Loge de Madras (Indes anglaises).

1781

  • Maçonnerie Adohiramite en 13 grades
  • Fondation de la Grande Loge de New-York (Etats-Unis).

1782

  • Alliance entre le système Rectifié de Lyon et le système des templiers allemands . Les Frères de Lyon deviennent les précepteurs de leurs anciens maîtres 
  • Convent de Wilhelmsbad, convoqué par Ferdinand de Brunswick, Grand-Maître de la Stricte Observance. Conflit Philalèthes, Illuminés de Bavière, Rose-Croix d’Or et Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte(CBCS).Renonciation à la filiation historique templière et élaboration d’un système maçonnique en six grades culminé par le CBCS. Disparition des Profès et Grands Profès, règle que JB Willermoz n’appliquera pas. Elaboration des cahiers des trois grades bleus et de l’Ordre Intérieur. Grade de Maître Ecossais devra être rédigé ultérieurement.Victoire de JB Willermoz et de ses alliés. 
  • Publication du 2ème ouvrage de LC de St Martin : « tableau naturel des rapports qui existent entre Dieu, l’Homme et l’Univers.

 1783

  • Le 18 mars, fondation de la Grande Loge Eclectique de Francfort s. M.
  • Fondation de la Grande Loge du Maryland (Etats-Unis).
  • Attaque de Willermoz par les Philalèthes(Chefdebien et Savalette) . JB Willermoz reproche à LC de St Martin de ne pas l’avoir soutenu.

1784

  • le 14 décembre : Initiation de Mozart au sein de la loge la Bienfaisance  
  • Fondation du Grand Orient de Pologne et de Lituanie.
  • Prince Hall est ses Frères obtiennent une patente de la Premier Grand Lodge of England sous la dénomination d' African Lodge n°459. Cependant, du fait des difficultés de communications, cette patente ne leur parvint qu'en 1787.
  • St Martin vient à Lyon et est reçu Profès et Grand Profès
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Les années décisives 1717-1753

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet dans Histoire de la Franc-Maçonnerie


1717

  • Pour le solstice d'été, le 24 juin 1717, jour de la Saint-Jean-Baptiste, quatre loges de Londres se réunirent dans la taverne Goose and Gridiron (l'Oie et le Grill). Elles portaient le nom des tavernes où elles avaient l'habitude de se réunir : L'Oie et le Grill, La Couronne, Le Pommier, Le Gobelet et les Raisins. Elles créent la Grande Loge de Londres et de Westminster. Anthony Sayer, premier Grand Maître.
  • C'est l'acte de Naissance de la Franc-Maçonnerie moderne, dite spéculative.  

1719 

  • Jean-Théophile Désaguliers, Grand Maître de la Grande Loge de Londres. Principal collaborateur d'Isaac Newton, il est membre de la Royal Society. A partir de cette date et sous l'impulsion de Désaguliers, intellectuels, philosophes, scientifiques, nobles, intègrent les loges.

1721

  • Le 13 octobre, institution à Dunkerque du premier atelier français "Amitié et Fraternité" par le duc de Montaigu, Grand-Maître de la Loge de Londres.

1722

 

  • Naissance de Karl von Hund

 1723

  • En janvier, publication des « Constitutions d'Anderson ».  Constitutions de la Franc-Maçonnerie sous le nom de The Constitutions of the Free-Masons containing the History, Charges, Regulations, & of that most Ancient and Right Worshipful Fraternity: For use of the Lodges, écrites par le Revd. Dr. James Anderson (1680-1739).
  • Création de la Grande Loge d’Irlande

1725

  • Nous savons qu'une loge se réunissait chez le traiteur Huré, rue des Boucheries, « à la manière des sociétés angloises », et regroupait principalement des Irlandais et des exilés stuartistes
  • Apparition du grade de Maître, à Londres.
  • ·        Création de la Grande Loge d’York

 

 1726

  • Première loge maçonnique française dont les documents sont connus et attestés en France : Patentes de la Grande Loge de Londres pour la Loge « Saint Thomas », se réunissant à l'enseigne du « Louis d'Argent », rue des Boucheries.

1727

  • Naissance de Joachim Martinez de Pasqualy

1728

  • Les loges françaises sont placées sous la direction du duc de Wharton, ancien Grand-Maître de la Grande Loge de Londres.
  • Rite de Ramsay en 3 grades : Ecossais, Novice et Chevalier du Temple
  • La F.M. est introduite en Espagne
  • Loges constituées à Gibraltar et en Inde

1730

  • Première grande divulgation anti-maçonnique. L'ouvrage de Samuel Pritchard: "Masonry Dissected" (en anglais)
  • 16 mai : Initiation de Montesquieu en Angleterre au sein de la loge Horn (Le Cor) qui se réunit à la Westminster Tavern de Londres.
  • Naissance de Jean-Baptiste Willermoz à Lyon

1731

  • Le 14 mai, initiation du duc François de Lorraine, futur empereur d'Autriche.
  • La F. M. est introduite dans le royaume de Naples.

1733

  • Fondation de la Grande Loge de Massachusetts (Amérique du Nord).

1734

  • La F. M. est introduite dans le royaume de Pologne.
  • Première réunion des F.M. hollandais, le F. comte de Waegenaer est élu Grand Maître.

1735

  • Le F. comte Sparre introduit la F. M. en Suède en fondant une loge à Stockholm.

1736

  • Introduction de la Franc-Maçonnerie à Genève par un noble anglais, Georges Hamilton.
  • Fondation de la Grande Loge de France devenue en 1773 le Grand Orient de Paris. - Les loges françaises sollicitent l'autorisation de créer la Grande Loge provinciale.
  • Le 15 octobre, fondation à Edimbourg de la Grande Loge Edimbourg.
  • Le 6 décembre, introduction définitive de la F. M. à Hambourg par la Loge "Absalom".

1737

  • Discours du chevalier de Ramsay, un écossais, qui oriente la franc-maçonnerie française vers un ordre chevaleresque, le métier des armes succédant à celui du constructeur.

1738

  • Le 4 mai, le pape Clément XII publie la Bulle "In Eminenti Apostolatus specula" excommuniant la franc-maçonnerie et ses adeptes. « Nous avons conclu et décrété de condamner et d'interdire ces dites sociétés, assemblées, réunions, agrégations ou conventicules appelés du nom de Francs-Maçons, ou connus sous toute autre dénomination, comme Nous les condamnons et les défendons par Notre présente constitution, valable à perpétuité». Première d'une longue série de bulles papales...
  • La Grande Loge de Londres se proclame Grande Loge d'Angleterre.
  • Le duc d'Antin est le premier Grand-Maître français.
  • Interdiction de la F.M. dans les Pays-Bas et la Suède.

1739

  • La F. M. est introduite dans les pays Sardes.
  • L'inquisition persécute la F. M. à Florence.

 

1740

  • Fondation à Berlin de la Grande Loge "Aux Trois Globes".
  • Edit de Philippe V roi d'Espagne, contre la F. M.
  • Le Grand-Maître de l'Ordre de Malte interdit aux F. M. l'accès de son île.

1741

  • Fondation de la Grande Loge "Zur Sonne" à Bayreuth
  • Fondation de la Loge "Minerva aux Trois Palmes" à Leipzig.
  • Fondation de l'Ordre d'Heredom en Ecosse.

1742

  • Introduction de la F. M. en Autriche.

1743

  • Election à Paris le 11 décembre du Comte de Clermont et installation de la Grande Loge Anglaise de France
  • Grade de Petit Elu à Lyon
  • Le 14 mars, par ordre de l'Inquisition, appuyée par le roi Jean V, les F. M. sont torturés et brûles vifs au Portugal.
  • Naissance de Louis Claude de Saint Martin à Amboise

1744

  • Le Fr. prince royal de Prusse (Frédéric II) est élu Grand-Maître des "Trois Globes" à Berlin.

1745

  • Création de la Loge Ecossaise à Bordeaux par Etienne Morin.
  • Divulgation anti-maçonnique : "Le Sceau Rompu

1747

  • Chapitre Primordial de Rose-Croix Jacobite d’Arras

1748

  • Rite des Ecossais Fidèles à Toulouse divisé en 3 chapitres
  • La Porte Ottomane s'oppose à l'introduction de la F. M. en Turquie.

1749

  • Introduction de la F. M. en Hongrie.

1750

  • Jean-Baptiste Willermoz est élu Vénérable de sa Loge à Lyon
  • Mère Loge Ecossaise de Marseille : Rite Ecossais Philosophique en 18 degrés

1751

  • Le 18 mai, Bulle du pape Benoît XIV "Providas Romanorum Pontificum" contre l'Ordre maçonnique.
  • Fondation de l’Ordre Intérieur de la Stricte Observance par Karl von Hund
  • Le 2 juillet, sous l'influence de l'Inquisition, Ferdinand IV d'Espagne interdit la F. M. dans ses Etats.
  • 17 juillet : Schisme au sein de la Franc-Maçonnerie anglaise. Création de la Antient Grand Lodge of England à la Turk's Head Tavern, en réaction à la création de la Grande Loge de Londres de 1717, appelée Grande Loge des Moderns. Robert Turner, premier Grand Maître en 1753. Le schisme durera jusqu'en 1813, où les deux Grandes Loges fusionneront pour faire la Grande Loge Unie d'Angleterre.

1752

  • Souverain-Conseil, sublime Mère-Loge des Excellents du Grand Globe français
  • Fondation à Berlin de la Loge "L'Amitié" devenue la Grande Loge "Royal York à l'Amitié".

1753 

  • JB Willermoz fonde la Loge la « Parfaite Amitié » à Lyon

 

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