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L'Ordre Royal d'Ecosse

Publié le 2 Août 2009 par Thomas Dalet in Rites et rituels


L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

  •  Hérédom de Kilwinning
  •  Chevalier Rose-Croix

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l'ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse. Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers. 

Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique. Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.

La constitution de l'ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. A chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l'officier qui préside. En l'absence d'un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l'ordre est le Député Grand Maître.

Il semble s'être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye). Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu'en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.

De France, l'ordre semble s'être déplacé à Londres où il s'est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l'Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.

 

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A
Bonjour,<br /> Permettez quelques mots sur les origines du rite d'Hérodom (et non Hérédom). Merci.<br /> <br /> A long time ago, very far in the past ..., au milieu du désordre que les révolutions religieuses avaient provoqué, une renaissance de l'Esprit … se produisit encore ; elle était représentée par une sorte de congrégation sacrée, assemblée secrète de gens sages et religieux qui se répandit en Europe, en Asie et même en Afrique, et qui lutta contre l'ignorance et l'impiété.<br /> Cette société secrète tendait à devenir universelle, elle rendit à l'humanité des services immenses. C'est ce que les Grecs ont caché sous le nom de Pythagore, quand on arriva à fonder à Crotone une succursale de cette société, déjà répandue partout.<br /> Cette renaissance ne semble être qu'un aspect particulier d'un grand mouvement d'idées qui aurait pénétré le monde civilisé six siècles avant notre ère. Il y avait alors des sectes qui par leur science, leur vie austère, leur morale supérieure, faisaient opposition à l'envahissement de l'erreur et du mal que l'ignorance générale avait fait naître.<br /> Origène, citant Celse, dit que les peuples les plus sages sont les Galactophages d'Homère, les Druides des Gaulois et les Gètes ; ces derniers, établis sur le Pont-Euxin, sont appelés aussi Galactophages parce qu'ils ne se nourrissaient guère que de lait et de fromage.<br /> C'est évidemment parmi ces sages qu'il faut chercher le fondateur ou la fondatrice d'une nouvelle congrégation qui va devenir une société secrète appelée le Rite d'Hérodom.<br /> Il existe encore dans la Franc-Maçonnerie moderne un Rite dit d'Hérodom, qui est considéré comme la continuation directe du Rite qui a précédé tous les autres. On l'appelle aussi Rite de Kilwinning, et encore Rite ancien et de Perfection.<br /> On a beaucoup cherché l'étymologie du mot Hérodom, sans rien trouver parce qu'on n'est pas remonté assez loin dans l'histoire des sociétés secrètes. On y retrouve le mot latin hœres, héritier, au génitif pluriel hœredum, et, pour comprendre la réelle signification de ce mot, il faut se rappeler que Junon est appelée Souveraine, Hera, en grec, et que ceux qui avaient hérité étaient appelés Hérès. Ceux qui servaient Junon étaient les Hérésides, et c'est de ce mot qu'on a fait héritier.<br /> Des représentations symboliques en l'honneur de Junon étaient appelées Héréenes, d'où Hérodom.<br /> Les initiés de Kilwinning donnaient le nom de Très-Sage à leur président.<br /> Ragon, ayant à parler de la légendaire montagne d'Hérodom, l'appelle une « montagne fictive ». (Rituel du Maître, p. 72,)<br /> Ida est la montagne consacrée à Cybèle, quelquefois appelée Idæe, ou surnommée Idéenne. Les Corybanthes, qu'on trouve dans les Mystères, sont appelées Idéennes.<br /> Rappelant les traditions passées, on montre que la grande Déesse des Galates portait le nom de Mater Idæa, que ses fidèles lui prêtaient serment sur le dolmen (eedt signifie serment, et hito pierre noire), et que de Madre Idæa on a fait Madrid. Enfin, sur les pierres qui formaient cette enceinte olympienne étaient les momies, c'est-à-dire les Grandes Déesses, oor-ahn (oor, grand, ahn, parent), ce qui fit donner au ciel symbolique le nom de Ouranos (Dictionnaire Celtique).<br /> Nous trouvons encore une autre façon de représenter le Mont Ida. Le pays Kymris se disait aussi Cimmérien, et de ce mot on fit cime ; comme de Kaldée, qu'il avait formée, on fit crête ; une élévation, une montagne, une cime.<br /> De là cette métaphore : « entasser montagne sur montagne pour escalader le ciel ».<br /> Et pour prouver que ce sont bien les Kymris qui ont cette supériorité, on rappelle qu'un prêtre de Bélénus, d'après Ausone, est appelé Beleni Ædituus (professeur). Or les prêtres de Bélénus, ce sont les Druides.<br /> Le rite d'Hérodom se compose actuellement de 25 degrés ; mais sa première classe, qui fut sans doute la primitive, comprend trois degrés comme les Mystères druidiques. Ce sont les trois degrés de l'Ecole Pythagoricienne.<br /> Si nous rapprochons maintenant le nom de Junon de sa forme première, nous voyons que c'est un dérivé du nom de Ana (Jana) qui signifie ancien.<br /> Hera représente donc l'héritage de la science ancienne, celle qui fut formulée dans l'A-Vesta par Ardui-Ana-ita.<br /> Le mot as (ans ou hans), qui signifie ancien (d'où ancêtre), est le titre honorifique des Mères (les anciennes). De là, la hanse germanique et les villes hanséatiques.<br /> La Mère, appelée aïeule, donne l'idée du culte des ancêtres. On honore la Voluspa (Edda) et Thot, la première révélatrice.<br /> C'est ce qui irrite l'orgueil des masculinistes. Pourquoi honorer une femme et pas un homme ? Et c'est là le premier germe de l'idée qui fit créer des dieux mâles.<br /> Nous trouvons ces nouveaux Mystères en Egypte, d'où ils passent à Corinthe où Isis porte le surnom de Pélasgique.<br /> En l'honneur de Cybèle, on célébrait les Phrygies. Cette Déesse est la Mère de la Phrygie, la Mère Phrygienne (Mater Phrygia), la bonne Mère, Mâ, appelée Dindymène par les Grecs. (N'est-ce pas de ce mot qu'on a fait dinde ?) De la Grèce, ces Mystères passent à Rome vers le temps de Sylla, dit-on.<br /> Les Mégalésies étaient des fêtes et des jeux solennels en l'honneur de la Grande Mère des dieux.<br /> Les Matralies étaient des fêtes en l'honneur de Matuta. La fête des Dames romaines était appelée Matronalies.<br /> Il y avait aussi les Matères ou les Mères, qui étaient symbolisées par des Déesses révérées à Engyon, ville de Sicile.<br /> On célébrait aussi des Mystères à Samos, île de la mer Méditerranée, vis-à-vis de l'Ionie, en l'honneur de Junon qui y était adorée et qu'on avait surnommée Samienne.<br /> On appelait lustration une cérémonie religieuse très fréquente chez les Romains. Elle se faisait ordinairement par des aspersions, des processions, des sacrifices d'expiation. Les plus solennelles à Rome étaient celles des fêtes lustrales, qui se célébraient de cinq ans en cinq ans, d'où vient l'usage de compter par lustres (comme les Olympiades). C'était la période de renouvellement des unions consacrées pour cinq ans.<br /> Le mot lustration, qui éveille une idée de propreté, rappelle le mot sabéisme (voir l'article sur la Perse) qui contenait la même idée ; ce qui prouve que les hommes n'ont gardé que ce souvenir, alors que toute la partie abstraite de l'enseignement donné dans les Mystères avait disparu. Les ministres de Cybèle se nommaient Galli, ainsi que les ministres de Mabog. (Voir Cailleux, Or. Celt., p. 298.)<br /> On ridiculisa Cybèle et les Sibylles.<br /> De Cybèle on fit Cyboleth, en attendant les Catholiques qui en feront Saint Sabadius, et comme les Sibylles avaient rétabli la loi de la communion sanctifiée et réglementée, la Sibylle devint le vase d'élection, ce qui fera donner le nom de ciboire au vase dans lequel les prêtres catholiques conservaient les hosties consacrées, image des anciens épis de la Déesse Cybèle.<br /> La Sibylle garda le prestige mystérieux de la femme cachée comme l'antique Schyl (Achille) d'Homère, dont elle semble une résurrection. Faisons remarquer que les Mystères sont toujours fondés par trois femmes : un triangle. Et c'est de là que vient l'idée du tré-pied des Prêtresses. Dans la langue germanique, trois se dit drey et pied fus. Voilà donc un nom, Dreyfus, qui a une haute signification mystique.<br /> La Prêtresse, pour enseigner, s'asseyait sur un trépied sacré, ordinairement d'or ou d'argent, devenu une espèce de petite table triangulaire qui existe encore dans les Loges maçonniques.<br /> Cordialement.
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