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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 09:37

Chaque mois de juillet, le "Tour de France" ressuscite la grande fête du vélo. Il peut être vu comme un carnaval moderne, qui laisse une place à l’expression mouvante et rituelle des rêves populaires. Durant cette épreuve, une nouvelle classe d’âge succède à la précédente. Le temps détrône l’ancien monde et couronne le nouveau. Naissance et mort ne sont pas coupées l’une de l’autre et les deux pôles du devenir sont englobés dans leur unité contradictoire. La course est un temps joyeux, qui interdit à l’ancien temps de se perpétuer et qui engendre le temps nouveau. Les champions qui dominent la course cherchent à acquérir une "maîtrise" de la vie, une forme de perfection humaine où l’imitation des aînés joue un grand rôle. Cette recherche de la perfection pourrait se définir par trois maximes :
"l’apprentissage, long et difficile, doit être méthodique",
"les chefs-d’œuvre sont marqués par le temps",
"la mort vient toujours à son heure" …

Mais, dans le "Tour de France", on parle de la mort en faisant la fête et en acclamant les nouveaux champions qui viennent pour perpétuer la tradition. Le maillot jaune est un symbole qui fait entrer son détenteur dans la catégorie des hommes dieux qui meurent. Comme dans le cycle du "Rameau d’Or" décrit par James Frazer, "il faut tuer l’homme dieu, dès qu’apparaissent les signes de son déclin et transmettre son âme à un successeur vigoureux". Ainsi, de maillot jaune en maillot jaune, la course cycliste du "Tour de France" forme une longue chaîne de "meurtres rituels". Héros solaire, le vainqueur conquiert la "Toison d’Or" après une longue lutte et par un acte de rupture : "la mise à mort rituelle et symbolique de son prédécesseur", exécutée au nom de la pérennité des valeurs. Cette mise à mort est réalisée dans un moment d’une "grande sacralité" et le nouvel élu symbolise l’éternelle jeunesse du "monde nouveau"

Ce n'est pas l'usage de parler d'actualité dans ce blog ... Mais observer que l'on peut trouver dans le "Tour de France" certaines analogies avec avec le mythe fondateur de la franc-maçonnerie, c'est souligner que la démarche maçonnique consiste moins à s'envoler ou à se réfugier dans les "nuages théologiques" des rituels et des symboles que de considérer le symbolisme comme une certaine manière de "voir" et de "savoir" qui, en renouvelant le regard intérieur, transfigure la vision de l'homme. C'est également affirmer que la démarche maçonnique doit intégrer dans sa réflexion les traditions populaires, mythologiques et religieuses, afin d’y rechercher ce qui peut révéler le sens de la destinée de l’homme et la signification de l’aventure humaine.

1 - Origines et signification

Les origines de la légende d'Hiram
L’étude des origines d’une institution a pour préliminaire la distinction entre la légende et la vérité historique. Cette distinction, entre la fable et la réalité, s’imposeparticulièrement en ce qui concerne la légende d’Hiram, dont les origines sont à la fois obscures et méconnues. Si l’on ajoute foi à des contes dont l’antiquité n’est pas douteuse, le problème sera vite résolu …Il suffira d’interroger un maître, de préférence "un ancien". Un de ceux qui ont conservé intacte la foi des anciens âges et d’écouter. Il dira les origines bibliques de la légende, les étapes de la construction du Temple de Salomon, les péripéties de la vie d’Hiram et son assassinat final par trois mauvais compagnons. Il citera des noms, des faits, des dates. Aucune question ne l’embarrassera, car la relation traditionnelle, dont il sera l’interprète, est des plus précises. Inutile d’ajouter que ses dires, dont la sincérité sera absolue, ne seront appuyés par aucune preuve, qu’ils resteront donc peu vraisemblables et que le travail de l’historien, loin d’être terminé, après cette audition, commencera seulement avec elle.
Martin Saint-Léon expose les légendes que possèdent les fédérations qui administrent les trois Rites du Compagnonnage : "les Compagnons du Devoir et de Liberté", "les Enfants de Maître Jacques", "les Enfants du Père Soubise". Chacun des trois Rites possède sa légende propre et prétend se rattacher à l’un de ces trois fondateurs : Salomon, Maître Jacques, Soubise. Et chaque légende possède elle-même des variantes, voire des versions différentes.
Maître Jacques aurait été l’un des premiers maîtres artisans de Salomon et l’un des compagnons d’Hiram. Il aurait travaillé à la construction du Temple de Salomon et serait devenu le Maître des Tailleurs de Pierre, des Maçons et des Menuisiers. Le Temple achevé, il aurait quitté la Judée, en compagnie d’un autre Maître, Soubise, avec lequel il se brouilla. Soubise débarqua à Bordeaux et Maître Jacques à Marseille. La fin de l’histoire de Maître Jacques semble calquée sur le récit de la passion du Christ. Alors qu’il était en prière, l’un de ses disciples vint lui donner un baiser de paix. C’était le signal convenu pour cinq assassins qui le tuèrent de cinq coups de poignard. Soubise fut accusé d’avoir été l’instigateur de ce meurtre, ce qui fut longtemps la cause de la désunion entre les Compagnons des deux Rites. Mais cette accusation fut finalement estimée infondée et injuste.
Une autre version de la légende veut, qu’au lieu d’avoir été un artisan contemporain de Salomon, Maître Jacques ait été tout simplement le même personnage que Jacques de Molay, dernier
Grand Maître des Templiers, brûlé sur ordre de Philippe le Bel. Jacques de Molay a très bien pu, dans le cadre des nombreuses constructions édifiées par les templiers, donner une règle aux ouvriers Maçons, Tailleurs de Pierre et constituer des sociétés de Compagnons. Cette version, à première vue moins invraisemblable que la précédente, ne repose toutefois sur aucun fondement historique. Car si l’existence d’une filiation entre les Templiers et le Compagnonnage, n’est pas impossible, force est de considérer que, même probable, elle demeure purement conjecturale.
La légende de Soubise est implicitement contenue dans la précédente. Soubise, architecte du Temple de Salomon, comme Maître Jacques, ami de celui-ci, serait devenu l’instigateur de son assassinat. Le fait est toutefois contesté. Mais d’après un autre récit, Soubise aurait été un moine bénédictin qui aurait vécu à la fin du XIIIème siècle. C’est sous le costume des moines bénédictins, qu’il est généralement représenté dans les Cayennes. Soubise aurait participé, avec Jacques de Molay, à la construction de la cathédrale d’Orléans. Le Compagnonnage aurait été fondé à cette époque et Soubise aurait survécu quelques années au Grand Maître des Templiers. Cette version, qui n’est pas impossible, reste également purement conjecturale.
Les Compagnons du "Devoir et de Liberté" , Enfants de Salomon, prétendent eux, que leur fondateur est le Roi Salomon lui-même. Et ils se réfèrent à une légende qui a pour point de départ un passage de La Bible (Premier Livre des Rois, Chapitres 5 & 7) : "Le roi Salomon envoya quérir Hiram de Tyr. C’était le fils d’une veuve de la tribu de Nephtali. Il était rempli de sagesse, d’intelligence, de science, pour faire toute œuvre en airain. Il vint donc chez le roi Salomon et fit ses ouvrages". Rien, dans ce texte, ne permet de conclure à l’existence d’une association telle que le Compagnonnage au temps de Salomon… Mais la légende continue le récit biblique. Pour payer les ouvriers, en éliminant les intrus et les oisifs qui se mêlaient à eux, Hiram donna à chacun des ouvriers un mot de passe pour se faire reconnaître. Ainsi, chacun était payé selon son mérite et recevait, le moment venu, le mot de passe de son nouveau grade. Le Compagnonnage de Liberté était fondé.
Une seconde légende se superpose à la première. Trois compagnons, Holem ou Hoben, Sterkin ou Skelem, et Hoterfut, furieux de s’être vus refuser la maîtrise, décidèrent de contraindre Hiram à leur donner le "mot" de maître ou de l’assassiner. Cette version constitue la trame du rituel maçonnique de l’élévation à la maîtrise.Le récit le plus connu et le plus complet de la légende se trouve dans le livre des "Voyages en Orient", de Gérard de Nerval. Il nous raconte "l’histoire de la Reine du Matin et de Soliman Ben Daoud, Prince des génies" (l’histoire de la Reine de Saba et de Salomon, fils de David)… Au fil des douze chapitres, d’"Adoniram", le premier, à "Mac Benah", le dernier, se révèle tout le symbolisme de la légende. Les trois mauvais compagnons y symbolisent l’ignorance, l’hypocrisie et le fanatisme. La recherche et la découverte du corps d’Hiram exaltent les trois vertus opposées, mais aussi la liberté et la fidélité, l’une portant l’autre, et qui sont les vertus de l’esprit. La fidélité est la lumière de l’esprit. Dès qu’on change ses idées d’après l’événement, l’intelligence n’est plus qu’une "fille".
La signification de la légende
La légende d’Hiram, est pour le nouveau maître une invitation à réfléchir son propre portrait dans le miroir que lui propose la légende. Il essayera donc d'observer comment le miroir est construit en tant que lieu spéculaire des métamorphoses de son propre moi symbolique … Car cette légende est d’abord un recours à soi-même, où chacun est invité à trouver sa propre vérité. Et c’est bien là que se trouve sans doute le sens alchimique de la légende, si l’on veut bien voir dans l’alchimie la tentative de chaque individu pour découvrir sa propre vérité, son propre secret, pour trouver la connaissance suprême réservée à chaque itinéraire humain. Car qu’est-ce donc que l’Initiation, sinon la traversée de la vie humaine, avec ses joies et ses épreuves, à travers laquelle l’être humain met à nu, lentement, cette étincelle qui est en lui et qui, une fois révélée, éclaire l’univers et lui donne un sens ?On retrouve les acteurs de la légende au portail Nord de la cathédrale de Chartres où figurent David avec Salomon et la Reine de Saba ainsi que Zorobabel ... Salomon, constructeur, il y a trois mille ans, du premier temple, détruit en l’an 600 avant notre ère par Nabuchodonosor II. Près de lui, se trouve Zorobabel, architecte du second temple, embelli par Hérode et détruit par les romains, en l’an 70 de notre ère. Eséchiel, l’inventeur du "troisième temple", a disparu du portail nord à la Révolution. Mais Saint Jean-Baptiste au même portail présente au passant l’emblème du troisième temple, la Jérusalem céleste, "la Cité qui n’a besoin ni du soleil, ni de la lune pour l’éclairer, car l’agneau est son flambeau".

"Ici, tout est symbole",
cette affirmation, répétée au cours de la cérémonie d’initiation maçonnique est chargée de sens, parce qu’elle annonce la valeur de la démarche et la méthode de travail : la recherche du sens, au-delà de l’apparence. Après son apprentissage et son compagnonnage, le franc-maçon médite sur la passion d’Hiram. Et il apprend alors que les maîtres disposent pour se reconnaître d’un mot substitué à la "parole" qui a été perdue. La "parole" est perdue pour ceux qui croient avoir tout vu, tout dit et qui disent "qu’il n’y a rien à voir". La parole est effectivement perdue lorsqu’on n’est plus à même de produire une pensée nouvelle à propos des symboles. Ainsi la "parole" est-elle toujours à retrouver et sa quête exige une remise en question permanente de toutes nos certitudes antérieures. Muni du mot substitué, le Maître Maçon explore les paysages proposés par les rites. Mais le voyage initiatique ne peut être accompli que par celui qui ne se contente pas du mot substitué. La Maîtrise véritable exige l’essentiel. Encore faut-il garder un esprit critique et conserver un certain humour, afin de ne pas devenir un dévot béat qui attend une "révélation" de la part de ses maîtres. Ainsi, au départ, dès le commencement de la quête, il faut savoir que la "parole" ne pourra se dire. Elle sera montrée, sous l'égide de la rose, sortie d’une boite, sous forme d’initiales, qui sont le symbole du "mot" et non le "mot" lui-même, enfin retrouvé ...

2 - La suite de la légende
Le grade de Royale Arche
L'un des motifs qui provoqua, en 1750, la célèbre querelle maçonnique entre les "Antients" et les "Modernes" réside dans l’attitude des uns et des autres envers le grade de Royale Arche - la Sainte Arche Royale de Jérusalem. Les Anciens admettaient la pleine valeur de ce grade dont ils faisaient l’une des pièces maîtresses de l’édifice maçonnique et qu’ils pratiquaient réellement. Les modernes, par contre, refusaient officiellement de reconnaître ce grade, bien qu’ils fussent nombreux à le prendre et à s’y faire recevoir. Le schisme cessa en 1823, par la création de la Grande Loge Unie d’Angleterre dont l’article 2 de la déclaration préliminaire précisait que : "la maçonnerie pure et ancienne consiste en trois degrés, sans plus, à savoir : Apprenti, Compagnon et Maître Maçon, y compris l’Ordre Suprême de la Sainte Arche Royale".
Ce grade est-il de source opérative ? Très probablement non. Est-il issu des degrés hiramiques, en constituant la seconde partie du grade de Maître ? Rien ne prouve que les deux légendes du troisième degré et de l’Arche Royale aient jamais été associées dans un même cérémonial. Toutefois, les Anciens accusaient les modernes d’avoir mutilé le grade de Maître en l’amputant de sa seconde partie. Ce qui porte l’idée d’une maçonnerie en trois grades, le troisième étant reçu au cours de deux cérémonies distinctes …
Les rituels du grade de Royale Arche
Les origines des rituels du grade de Royale Arche sont multiples et complexes. Le plus ancien rituel connu de ce grade date de 1760. Après la tenue du premier Grand Chapitre de Royale Arche en 1766, le développement des rituels se caractérise, sous l’influence semblerait-t-il de jésuites, par la substitution à la légende ancienne, solomonienne et hiramique, d’une nouvelle légende racontant la reconstruction du Temple par Zorobabel.
L’enseignement historique du grade - qui présente des similitudes avec celui de Chevalier d’Orient du Rite Français - raconte que, "lors de la reconstruction du temple, trois pèlerins inconnus s’étaient offerts pour déblayer les décombres de l’ancien édifice. Et comme le bruit courait que quelque chose d’important était enfouis sous les décombres, il leur avait été recommandé de prendre le plus grand soin pour réaliser leur travail. Au bout de quelques jours, ils avaient découvert, derrière un mur sonnant le creux, une voûte où ils avaient aperçu des tables, portant une partie des lois divines et un petit autel recouvert d’un voile. Ce voile soulevé leur avait permis de lire les noms des Maîtres qui avaient construit le premier temple, mais aussi le nom de l’Eternel - non pas celui qui est donné à l’ordinaire, mais un autre - qui était manifestement la parole perdue. Tous les Maîtres présents avaient dû prendre l’engagement de ne jamais révéler aux autres frères la parole retrouvée et de ne jamais la prononcer qu’en présence de deux autres Maîtres". Le grade de Royale Arche, tel qu’il prend corps en Angleterre à partir de 1766 affiche une marque chrétienne que l’on retrouve dans le rituel de Maître Parfait du Rite Ecossais Rectifié. Ceci suppose que dans les Loges qui pratiquaient le grade de Royale Arche, la légende de l’Ancien Testament soit interprétée d’un point de vue chrétien : celui de l’annonce de la reconstruction symbolique du troisième temple.
Dans le rituel de 1765, les acteurs en sont les Maîtres Sublimes, Salomon, Hiram, Roi de Tyr et Hiram, l’architecte assassiné
. "Les Maîtres Sublimes demandent à Salomon de leur conférer le grade de Royale Arche. Salomon leur répond négativement, sachant qu’il a condamné une trappe dans le sanctuaire. Cette trappe mène à un souterrain qui donne accès à une voûte de neuf arches. Longtemps après, Salomon envoie trois intendants, Sublimes Ecossais, pour chercher les choses les plus précieuses dans les ruines du Temple (ce qui constitue une incohérence, le Temple de Salomon étant détruit plus de quatre cents ans après sa construction). L’un des intendants accroche sa pioche à un gros anneau fixé à une dalle. Il soulève la dalle - dont l’image se trouve sur le sautoir du 14ème grade du Rite Ecossais Ancien Accepté - et découvre le souterrain. Il lie une corde autour de sa taille et dit à ses compagnons qu’il tirera sur la corde pour demander qu’on le remonte. Il descend dans le trou - le souterrain serait donc bien au fond d’un puits. Il passe trois arches, tire trois fois la corde pour se faire remonter. Au cours d’une nouvelle tentative, il passe six arches, tire six fois la corde. Il redescend une nouvelle fois avec un flambeau et passe neuf arches. Un pan de mur se détache et il aperçoit une pierre triangulaire sur laquelle est écrit le mot sacré du grade de Royale Arche : JABULUM. Il fait le même signe que Salomon, lorsqu’il a refusé de leur conférer le grade de Royale Arche (Signe d’Admiration). Il met un genou en terre, une main dans le dos et l’autre pour se protéger de la lumière (Signe de Protection) et tire sur la corde pour se faire remonter. Revenu avec les autres intendants, il leur dit : "Jabulum est un bon maçon" et décide avec eux :- que le nouveau mot de passe sera "Je suis ce que je suis"…
Le symbolisme du grade de Royale Arche
Les soirées privilégiées parfois vécues par les francs- maçons ne peuvent se produire que dans les Loges qui, au moyen d’un rituel, pratiquent l’art d’ouvrir une porte sur un monde hors du temps et sur un univers sans limite. Ce monde, à l’intérieur d’un Temple orienté, couvert de sa voûte étoilée, devient d’autant plus réel qu’il est imaginaire. Ainsi, par le moyen du Rite, le franc-maçon peut passer de la durée temporaire ordinaire au temps sacré. Le franc-maçon vit ainsi dans deux sortes de temps : le temps profane et le temps sacré, qui se présente sous l’aspect paradoxal d’un éternel présent mythique qu’il est possible de réintégrer par le Rite. Le thème de la recherche de la parole perdue s’inscrit naturellement dans cette démarche. Après son apprentissage et son compagnonnage, le franc-maçon médite sur le meurtre d’Hiram. Et il comprend que le mot que les Maîtres utilisent, pour se reconnaître, est un Mot substitué, dont ils portent les initiales sur leur tablier et que le but de la démarche est la recherche de la Parole perdue … Muni du mot substitué et afin de retrouver cette Parole, le Maître Maçon explore les paysages proposés par les rites. Le processus de l'initiation nous donc fait traverser des paysages, plus précisément des structures qui jalonnent la voie initiatique, qui n'est elle-même qu'une expérience totale de la vie
Au douzième degré du Rite Ecossais Ancien Accepté, le Maçon redécouvre que le Temple que chaque Maçon doit construire en lui-même, représentel'édifice idéal que chacun de nous est appelé à réaliser et que le Temple de Jérusalem est une image de l'univers destiné à satisfaire notre raison, une conception philosophique traduisant, autant qu'il est possible, une approche de la Vérité.Au XVlllème siècle, avant la structuration définitive de la Franc-maçonnerie spéculative, la prononciation du mot de maître est J H V H (Jéhovah). Tout se passe ensuite comme si tout le mythe d'Hiram consistait, dans un de ses aspects, à supprimer cette invocation pour la remplacer par un mot substitué qui sera le premier mot que l'on entendra et dont les significations vont de Mach Banach, Marrow in the Bone, Moabon enfin, qui deviendra le mot substitué du Rite Ecossais Ancien Accepté.
Le sens profond du Rite Ecossais Ancien Accepté est le passage fondamental de l’Ancien au Nouveau Testament , où le tétragramme Chrétien I N R I se substitue au tétragramme hébraïque I H V H. Et toute la démarche ultérieure sera ciblée sur la découverte de la complémentarité de l’Ancien et du Nouveau Testament, l’un, symbolisé dans les grades vétéro-testamentaires par la formule : Amour de la Vérité et l’autre symbolisé par la référence au Nouveau Testament : Amour de l’Humanité, symbolisme que l’on retrouvera sur l'échelle mystérieuse du rituel du trentième grade du Rite Ecossais Ancien Accepté …Certains diront : qu’importent les spéculations et les retours vers le passé à l’époque de la science, de la technique, de l’efficacité, de la raison… Les sceptiques et les agnostiques diront que la maçonnerie n’a que faire de dieu et des religions. Les croyants objecteront que leur foi leur suffit et s’en remettront à leur église, avec plus ou moins de confiance, pour s’occuper de leur dieu et du salut de leur âme. L’église, de son côté, parle de moins en moins, afin de ne pas effaroucher le client, l’important restant de maintenir, autant que possible, une influence fondée sur quelques principes d’ordre moral.
Quant aux francs-maçons, ils se présentent sous des visages bien divers, sans unité de doctrine ni d’action. Il existe, il est vrai, pour les trois premiers grades, un critère simple : celui de la régularité, qui garantit, dans l’ensemble, la reconnaissance de principes communs traditionnels. Et les choses deviennent encore plus claires lorsqu’on sait que la régularité doit s’apprécier sous deux aspects complémentaires : la régularité obédientielle et la régularité initiatique. Mais cette simplicité relative, qui concerne la franc-maçonnerie des grades symboliques, fait place à une réelle confusion lorsqu’il s’agit des "hauts" grades.L’histoire de ces grades est fort complexe et l’on y trouve le meilleur, mais également, il faut en convenir, le pire. On s’aperçoit, de plus, qu’il n’existe, au regard des "hauts" grades, aucun critère de régularité, ni aucun pouvoir régulateur qualifié, même si le Rite Ecossais Ancien Accepté peut se prévaloir de regrouper, au niveau mondial, 90 pour 100 des maçons travaillant dans les Ateliers au delà du troisième grade. Peut-on d’ailleurs parler "du" Rite Ecossais Ancien Accepté, tant les pratiques en sont parfois différentes, et les formules constitutives laissées "ad libitum" de chaque Atelier ?
Il semblerait donc raisonnable d'accepter une constatation de départ aussi simple qu’évidente. La franc-maçonnerie est, à l’origine, une initiation de Métier et l’ésotérisme qu’elle met en œuvre est d’essence judéo-chrétienne. Partant de là, il convient de déterminer et de comprendre l’expression de cette essence judéo-chrétienne, d’en suivre le passage de la maçonnerie opérative de jadis à la maçonnerie spéculative moderne, puis de son évolution jusqu’à la pratique actuelle. Salomon, Hiram, Zorobabel, n’ont ni construit, ni rebâti le Temple… Ils nous ont légué son modèle, caché sous une image. Ils nous indiquent le chemin vers la Cité Idéale où il s’élèvera, dans l’harmonie. Il importe donc que les maçons de bonne foi, rejetant les idoles, mènent à bonne fin une pratique des "hauts" grades qui leur donne leur seule justification : aider, servir et honorer la Franc-maçonnerie symbolique, qui est la seule détentrice de toute l’initiation. Ainsi, la maçonnerie de Royale Arche pourrait-elle être considérée à juste titre comme la fondation et la clé de voûte de l’ensemble de l’édifice maçonnique. Dégagée de tout dogme, de toute attache cultuelle, considérée non comme un grade, mais comme un complément et une explication des grades symboliques, laissée à la libre interprétation de la conscience individuelle de chacun, elle montrerait ainsi l’importance, non pas tant religieuse, que sacrée de l’initiation maçonnique. Avec elle, s’éclairerait toute la signification à donner à la légende opérative et traditionnelle du Temple de Jérusalem ainsi que la haute portée de son enseignement initiatique selon lequel l’accomplissement du chemin de la connaissance rejoint la quête spirituelle de l’Amour.

Conférence de Roger Dachez

La question des origines de la Franc-Maçonnerie occupe un statut particulier dans l'imaginaire maçonnique. Préoccupés par la transmission, certains franc-maçons ont dicté des règles et établirent des lois qui façonnèrent l'histoire de l'institution qui ressortit des "Constitutions d'Anderson". C'est ainsi que la Franc-Maçonnerie s'origina dans le Paradis Terrestre immémorial d'Adam et Eve et qu'elle fut transmise par les prophètes et les rois, accréditant la thèse selon laquelle la Grande Loge, apparue à Londres au XVIIIème siècle, n'était pas une "création" mais un "éveil", éveil s'inscrivant donc dans la continuité des bâtisseurs de cathédrales. Théorie qui connaît une rupture avec l'avènement de l'histoire moderne sur laquelle s'appuie, entre autre, la Franc-Maçonnerie spéculative qui tenta de "décortiquer" le mythe de la Franc-Maçonnerie opérative.
Cet exposé tente de répondre aux deux questions suivantes: la Franc-Maçonnerie spéculative dérive-t-elle de la Franc-Maçonnerie opérative? L'Histoire peut-elle détruire le mythe? N'a-t-elle pas plutôt le pouvoir de le restituer dans sa dimension fondatrice et son sens réel ?

Source : http://www.troispoints.info/article-la-legende-d-hiram-67402292.html

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Published by Roger Dachez - dans Symbolisme
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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 09:39

Par Kirk MacNulty

source EzoOcult.

Introduction.


Les Tableaux à tracer maçonniques sont des outils d’entraînement. Ils dépeignent les symboles maçonniques sous la forme de dessins qui peuvent être interprétés afin de révéler l’enseignement de la Maçonnerie. Un énorme corpus littéraire et philosophique fait référence à ces Tableaux. Nombres des idées en sont kabbalistiques. Quelqu’un désirant réellement comprendre les Tableaux à tracer (et la Maçonnerie elle-même) doit lire et comprendre ces doctrines.

Je dois faire ici une remarque : les idées exprimées ici sont les miennes. Elles ne représentent pas la vision ou l’enseignement de quelque Grande Loge ou Atelier que ce soit.


Métaphysique.


Il existe de nombreux systèmes métaphysiques utilisés de par le monde ; pendant au moins 2000 ans ceux du monde occidental ont été dominés par une métaphysique basée sur une variant du monothéisme judéo-chrétien. La Renaissance n’y fit pas exception, bien qu’elle fut aussi caractérisée par un regain d’intérêt pour le Monde Classique (en particulier les civilisations grecques et romaines) et sa pensée.

Les universitaires médiévaux se sont intéressés à la Philosophie Classique afin de la réconcilier avec la doctrine chrétienne.

Les penseurs de la Renaissance furent intéressés par la Philosophie Classique pour ce qu’elle disait au sujet de l’homme lui-même. Ces philosophes de la Renaissance incorporèrent une grande part d’hermétisme et d’idées kabbalistiques dans leur pensée chrétienne orthodoxe. Frances Yates a appelé cette fusion des philosophies classique et juives « la Tradition Hermétique-Kabbalistique », et après qu’elle ait été interprétée dans le contexte de la doctrine orthodoxe chrétienne, elle devint un des fondements de la pensée de la Renaissance.

La Maçonnerie spéculative remonte à la fin de la Renaissance (le milieu du 17e siècle), et il me semble que le symbolisme maçonnique reflète cette tradition de la Renaissance.

Trois idées fondamentales semblent caractériser la vision de la Renaissance :

Primo, la Déité était considérée comme sans limite. Cela se résultat par une vision que toute existence est une, intimement intégrée et centrée sur la Divinité. Une déclaration particulièrement claire de ceci vient de l’Hermetica : « … car Dieu contient toutes choses, et il n’y a rien qui ne soit en Dieu, et rien que Dieu ne soit pas, je dirais plutôt, non que dieu contient toutes choses mais qu’il, afin de dire toute la vérité, que Dieu est toutes choses » (1).

Secundo, les expériences terrestres étaient considérées comme des reflets du royaume des cieux ; la phrase la plus succincte qui décrit cette idée est « En haut comme en bas ». Il doit y avoir une correspondance entre ce qui se déroule dans l’en-haut (la cause ou le ciel) et ce qui se déroule en bas (la terre) (2).

Tertio, la connaissance des aspects « supérieurs », ou plus subtils, de l’Univers était considéré comme accessible uniquement par l’expérience (c’est-à-dire par une révélation personnelle) ; et certainement pas par des arguments logiques, ni par la foi en l’autorité des révélation d’autres personnes.

Je pense que le symbolisme maçonnique présent sur les Tables à tracer reflète ces principes qui étaient ceux de la vision du monde de la Renaissance.


La Table à Tracer du Premier degré.

tapis01

L’image, qui ressemble de prime abord à une collection d’objets hétérogènes, est, je pense, une représentation de Dieu, de l’univers, et de Tout. C’est également une image de l’être humain se tenant devant un panorama. Aucune de ces images n’est, de prime abord, évidente ; mais j’espère pouvoir vous convaincre qu’elles sont, au moins, des interprétations « raisonnables » de données.

Les décors.


Une idée centrale qui était fondamentale de la pensée de la Renaissance était l’unité du système et l’omniprésence conséquente de la Divinité. Pour moi, cette idée est représentée sur le Tapis du Premier Degré par un groupe de trois symboles qui sont appelés collectivement « les Décors de la Loge ».

Le fait que les Maçons, qui formulèrent ce symbolisme, rassemblèrent ces trois objets en un seul groupe semblent nous obliger à les considérer ensemble. Ces Décors de la Loge sont l’Étoile Flamboyante, le Pavé Mosaïque et le Cordeau de Noeuds, et ils sont tous destinés à se référer à la Divinité. L’Étoile Flamboyante est une représentation héraldique de la Divinité. Sur le Grand Sceau des États-Unis, la Divinité est représentée de la même manière. L’Étoile Flamboyante, disposée dans le ciel, représente la Divinité telle qu’elle est, dans toute sa gloire, comme se projetant elle-même dans l’existence.

Le Pavé Mosaïque représente la Divinité comme elle est perçue par le pôle opposé de la conscience, ici, la Terre de la vie ordinaire. La lumière et les ténèbres du pavé représentent les paires opposées, un mélange de miséricorde et de justice, de récompense et de punition, de vengeance et d’amour. Elles représentent également l’expérience humaine de la vie, lumière et ténèbres, bien et mal, facilité et difficulté. Mais cela n’est que ce qui en est perçu. Les carrés ne sont pas le symbole ; le Pavé est le symbole. Les carrés blancs et noirs s’assemblent avec harmonie afin de former le Pavé, une chose une, une unité. L’ensemble est entouré par la Corde à Noeuds qui relie l’ensemble en un symbole unique. Sous cette représentation sur le Tapis de Loge, la Corde relie non seulement les carrés, mais toute l’image en une unité parfaite.

Les Colonnes.


Excepté pour l’Étoile, l’idée de la dualité est omniprésente dans le Tableau – des carrés blancs et noirs en dessous jusqu’à la Lune et le Soleil, antiques symboles des opposés féminin et masculin, au-dessus. Dans la zone centrale du Tapis, la dualité est représentée par deux des trois colonnes ; mais ici la troisième colonne introduit une nouvelle idée. La chose qui est frappante au sujet de ces colonnes est que chacune fait partie d’un ordre architectural différent. Dans la symbolisme maçonnique, elles se voient données des noms : Sagesse pour la colonne ionique au milieu, Force à la colonne dorique de la gauche et Beauté à la colonne corinthienne de la droite. Comment pouvons-nous interpréter ces colonnes et leur nom ?

Considérons les colonnes dans le contexte de l’Arbre de Vie. Dans l’Arbre, la colonne de droite est appelée « Pilier de la Miséricorde », la colonne active. À gauche, on trouve le « Pilier de la Sévérité », la colonne passive. Et au centre, le « Pilier du Milieu » ou « Pilier de la Conscience », la colonne de l’équilibre entre les deux autres piliers. Ces trois piliers aboutissent tous (et dépendent de) à la Divinité au sommet du Pilier du Milieu. Regardons à nouveau aux colonnes sur le Tapis. La colonne corinthienne de la Beauté est à droite, et dans le monde classique, le style corinthien était utilisé pour la construction de bâtiments dédiés à des activités vigoureuses. La colonne dorique de la Force est à gauche, et le style dorique était utilisé pour les bâtiments où la discipline et la stabilité étaient importants. La colonne ionique de la Sagesse est au centre. Le style ionique était utilisé pour les temples des dieux qui coordonnaient les activités du panthéon. Les trois colonnes, comme les trois piliers de l’Arbre de Vie, parlent de l’univers au sein duquel les forces expansives et restrictives sont maintenues en équilibre par un agent coordinateur.

Les Quatre Mondes.

L’univers tel qu’il était perçu par les philosophes de la Renaissance était constitué de « quatre mondes ». La Kabbale possède la même division. Ces quatre mondes sont l’élémentaire ou le physique, le monde céleste de la psyché ou de l’âme, le monde supercéleste de l’esprit, et le monde divin. Nous voyons les mêmes niveaux représentés sur le Tapis. Le Pavé représente le monde physique, la partie centrale du tapis incluant les colonnes et la majorité des symboles représente le monde psychique, le Ciel représente le monde spirituel, et l’Étoile représente la Divinité. De cette manière, le tapis représente la structure métaphysique de l’univers.

Voilà le panorama. Mais où est l’homme ?

L’homme.


Souvenons-nous de l’idée selon laquelle l’univers et les êtres humains sont structurés par les mêmes principes (ayant tous deux été créés à l’image de dieu), et qu’il y a toujours une correspondance entre l’activité dans les mondes supérieurs et inférieurs. Nous avons vu cela dans l’Hermetica, « En haut comme en bas ».

Jusqu’ici, nous n’avons pas parlé de l’Échelle. Elle s’étend du Livre ouvert sur l’autel jusqu’à l’Étoile qui représente la Divinité ; et dans le symbolisme maçonnique, elle est appelée Échelle de Jacob. Nous devons considérer l’échelle avec un autre symbole, le « Point au centre du cercle entouré de deux lignes parallèles » qui apparaît sur l’autel. Nous considérons ces symboles ensemble, car dans d’anciens dessins maçonniques, ils apparaissent ensemble comme s’ils avaient un lien quelconque. Les deux lignes parallèles, comme les colonnes dorique et corinthienne, représentent les opposés, l’actif et le passif. Pourquoi ? Parce que dans le symbolisme maçonnique, elles sont associées aux deux Saints Jean. Dans la Maçonnerie anglaise, les lignes représentent Moïse (le prophète) et Salomon (le législateur), ce qui relève de la même idée. L’échelle avec ses trois échelons, « Foi, Charité, Espérance », s’élève vers les cieux entre deux lignes parallèles.

À présent, lorsque vous observez ce « point au centre d’un cercle entouré de deux lignes parallèles » ainsi que l’Échelle et ses trois échelons, vous pouvez discerner un schéma similaire à celui des trois colonnes. Il y a trois verticales, deux qui relèvent des fonctions actives et passives, tandis que la troisième, l’échelle entre elles, atteint les cieux. L’Échelle, une représentation de la conscience individuelle, possède trois échelons, représentant « Foi, Charité et Espérance », qui correspondent aux trois niveaux inférieurs des quatre mondes de l’univers dont avons parlé plus haut. Le panorama macrocosmique et l’homme microcosmique partagent le quatrième niveau de la Divinité, représenté par l’Étoile flamboyante. Pris ensembles, l’Échelle et le Point au centre du cercle, représentent l’homme fait à l’image de Dieu selon les mêmes principes sur lesquels l’univers est basé.


La direction Est-Ouest.

Il y a une idée supplémentaire que nous devons aborder avant de quitter de Tapis du Premier Degré. Un Maçon est parfois appelé « voyageur », et un catéchisme maçonnique nous donne un aperçu de ce que signifie cet épithète.

Q : Avez-vous voyagé ?

R : Mes prédécesseurs l’ont.

Q : Où ont-ils voyagé ?

R : D’Est en Ouest.

Q : Quel était l’objet de leur voyage ?

R : Ils voyagèrent à l’Est à la recherche d’instructions, et à l’Ouest afin de propager la connaissance qu’ils acquirent.

Le point central du Compas sur le bord de ce Tapis définit la direction Est-Ouest comme elle doit être comprise en termes maçonniques et décrit dont le voyage que le nouvel apprenti maçon doit entreprendre lui-même. Le voyage d’Est en Ouest est représenté, symboliquement, par le progrès au sein des Grades Maçonniques ; et c’est, en fait, une ascension sur l’Échelle de Jacob – un échelon par degré principal. Nous allons à présent aborder ces idées dans le tableau du Second Degré.


Le Tableau du Second Degré.


tapis02

Le Tableau du Second Degré est une illustration de l’intérieur d’un lieu, en contraste avec le tableau précédent qui représentait un extérieur. Cela suggère que le Maçon qui s’embarque dans le Second Degré vient de l’extérieur et entre dans ce lieu pour y travailler.

Remarquez qu’ici (à nouveau) nous avons deux colonnes et une échelle (un escalier en fait) entre elles. Je pense que le Tableau du Second Degré est un dessin détaillé de la personne que nous apercevions dans le tableau précédent. Cela suggère que l’individu qui s’embarque dans le Second Degré est sur le point d’entreprendre un voyage intérieur, une ascension au travers de l’âme et de l’esprit.

Les Instructions Maçonniques assignent des caractéristiques à ces deux Colonnes qui suggèrent une représentation des opposés : elles sont dites être un mémorial du Pilier de Nuée et du Pilier de Feu qui guidèrent les enfants d’Israël (de jour et de nuit respectivement) pendant l’Exode. Elles possèdent enfin sur leur sommet des Sphères terrestres.

Comme l’Échelle de Jacob sur le Tableau du Premier Degré, l’escalier forme la colonne centrale de ce modèle en trois pilier. Le Maçon est censé monter cet escalier symbolique au cours de sa vie comme il le fait symboliquement pendant le rituel.

Les Instructions Maçonniques relatives à l’Escalier associent une bonne part d’information à chaque marche ; les Sept Arts Libéraux, les Sciences et les Cinq Styles architecturaux. Ces sujets représentaient le curriculum éducatif de la Renaissance et l’intention de ce curriculum était certainement d’offrir à l’étudiant le type de travail intellectuel et contemplatif dont nous discutons ici. Si nous considérons l’Escalier comme une représentation des niveaux de la conscience au travers desquels l’individu doit s’élever, nous pouvons voir que le symbole offre au Maçon l’information nécessaire sur chacune de ses marches, ou étape de la conscience qui doit passer. L’explication maçonnique de l’Escalier associe également les Sept Officiers de la Loge aux Sept Marches. L’association assiste à la compréhension du progrès au travers des positions des Officiers de la Loge.

L’Esclalier mène à une pièce appelée « Chambre du Milieu » où les Maçons sont censés recevoir leur salaire. Dans cette Chambre Intérieure (l’intérieur du Maçon lui-même), l’individu est capable de voir une représentation de la Déité. Il a également accès à la Pierre Cubique. La Pierre Cubique est la pierre de construction qui est terminée et prête à être placée dans l’édifice. On trouve dans la « Chambre du Milieu » : « … pour les compagnons expérimentés afin d’ajuster et d’essayer leurs joyaux ». Je ne veux parler au sujet des outils à ce stade, mais les maçons reconnaîtront que les outils sont les outils de la mesure et de l’essai, que deux d’entre eux mesurent par rapport à des critères absolus qui sont opposés l’un à l’autre, alors que le troisième définit la relation entre les deux autres. Selon l’environnement dans lequel les opposés sont équilibrés par un agent coordinateur, ces outils me semblent agir comme modèle fonctionnel de moralité. Les outils de moralité, avec la Pierre Cubique, qui est un standard de mesure sur lesquels les calibrer, se trouvent dans la Chambre du Milieu, lieu où l’on reçoit son « salaire »…


Le Tableau du Troisième Degré.

Le Cimetière.


Je ne pense pas qu’avec cette représentation il s’agisse ici d’une mort physique. Pendant la Renaissance, il y avait beaucoup de discussions au sujet de la nature de l’histoire biblique de la « chute de l’homme » et de ses effets. La « Chute » semble s’être référée à quelque événement par lequel les êtres humains, qui étaient alors conscients de la Présence Divine, perdirent cette conscience. Les penseurs de la Renaissance pensaient que la vie humaine ordinaire (c’est-à-dire après la Chute) est comme une « mort » lorsqu’on la compare au potentiel humain et à une vie vécue dans une conscience pleine de la Présence de Dieu. Il me semble qu’une interprétation du cimetière suggère ici une « mort » de notre état actuel.


tapis03


La vue du Temple montre « Porche du Temple de Salomon » qui est censé être l’entrée du Saint des Saints. Dans le Tableau un voile est entr’ouvert offrant une vue partielle de cette chambre sacrée où la divinité est censée résider. Cela suggère la fin du voyage d’Ouest en Est. Après ce processus de mort et de renaissance, l’individu revit à nouveau avec son potentiel entier. À nouveau, je pense que cela ne se réfère ni à une résurrection physique après une mort physique ni à une vie après la mort physique ; chacune relevant des religions. Il me semble que ce qui se déroule se réfère à un processus psychologique/spirituel qui survient au sein du candidat qui le recherche honnêtement et que je pense être le travail que la Franc-Maçonnerie encourage. Après tout, nous proclamons être des franc-maçons, et c’est la connaissance de cette vérité qui nous « rend libre ».

Le Compas.


Il y a une dernière chose que nous devons remarquer. Nous avons vu auparavant que le maçon « voyage » d’Ouest en Est : « Ils voyagèrent d’Est en Ouest à la recherche d’instructions, et d’Ouest en Est afin de propager la connaissance qu’ils acquirent », comme le dit l’Instruction du Premier Degré. Il est à remarquer que sur ce Tableau les pointes du compas ont été inversées, et l’Ouest est à présent au dessus là où l’Est l’était dans le Tableau du Premier Degré. Cela suggère que le Maître Maçon, l’individu qui est représenté par le symbolisme dépeint ici, a changé son orientation et a entrepris son voyage vers l’Ouest. C’est un voyage impliquant l’enseignement de ceux qui suivent – avec toutes les obligations que cela suppose.

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 11:46

Le langage direct est incapable d’exprimer pleinement et complètement les pensées. S’il répond aux besoins immédiats de l’Homme, il est néanmoins insuffisant pour présenter en un grand ensemble une idée avec ses développements, ses corollaires et ses analogies. De même que les sentiments et les passions sont mieux décrits par les langages immatériels qui s’adressent directement au coeur, comme la musique et la peinture, de même les conceptions métaphysiques sont mieux développées et plus complètement exprimées par les allégories et les figures matérielles appelées symboles.
Un drame, lu dans un cabinet de travail, ne peut produire l’effet terriflant Si grandes que soient l’imagination du lecteur et son expérience en matière dramatique —de son interprétation par des acteurs complètement pénétrés de leurs rôles ; car, à la lecture, l’esprit, le principe vital du drame, ne peut pas empiéter sur la lettre, ni même se manifester par le moyen de la lettre.
Dans chaque idée, qu’elle soit exprimée par la parole ou par l’écriture, il est nécessaire de considérer la forme et le motif premier, la lettre et l’esprit, l’enveloppe matérielle et l’essence spirituelle, ou, suivant le langage des Mystères, l’exotérisme et l’esotérisme.
Le Langage direct et précis ne peut rendre une pensée que dans sa forme extérieure et incomplète. la nature grossière et indocile de nos langues occidentales, combinée avec la rigidité de notre système alphabétique représentant non des idées, mais seulement des sons, empêche entièrement l’essence de la pensée de s’ouvrir un chemin à travers la pure succession de mots constituant ce qu’on appelle une phrase grammaticalement construite.
Les anciens philosophes orientaux comprenaient parfaitement cela et donnaient par consequent à leurs discours une portée plus grande : car, non seulement leurs paroles avaient un sens strict et littéral, mais encore et surtout elles avaient un sens figuré. Ils imageaient richement leur langage, et parlaient en apologues, fables et paraboles, dirigeant ainsi les méditations de leurs auditeurs vers une source inépuisable d’applications religieuses et scientifiques.
De plus, leur écriture était également imagée, et les Egyptiens, nos anciens Maîtres, donnaient trois principales interpretations à chacun de leur caractères graphiques. Outre leur valeur phonétique, ces caractères avaient un sens symbolique ou hièroglyphique et un sens sacré ou hièratique.
Le langage sacré des Kabbalistes, sur la philosophie desquels reposent les enseignements de la Franc-Maçonnerie en général et du Martinisme en particulier, était l’Hébreu. Une lettre, en Hébreu, avait : 1° une valeur phonétique ; 2° une valeur numérique ; 3° elle représentait une idée positive, quand elle était seule ; 4° une idée relative, lorsqu’elle était accompagnée d’autres lettres ; enfin, 5° elle avait un pouvoir effectif et talismanique, combinant tout de suite la pensée, la parole et l’action.
Un simple mot de la langue sacrée renferme en lui-même un sujet inépuisable de méditations qui ne sauraient trouver place dans des volumes écrits au moyen de nos caractères graphiques, directs et mathématiques, signes dépourvus de sens, étranglés au milieu d’une orthographe barbare et dune syntaxe tyrannique.
Pour comprendre les Mystères de l’Antiquité et perpétuer l’ancienne Sagesse, le recours à leur Symbolisme est nécessaire ; ce fut le premier langage de l’homme, ce sera aussi le dernier, car, comme dans le cercle formé par un serpent se  mordant la queue, la fin des choses se confond avec leur origine et ainsi l’Humanité ne meurt jamais que pour se survivre à elle-même.
Ceci est le premier et sera le dernier Symbole du Martinisme, institution qui représente aujourd’hui les anciennes écoles de philosophie. Cet Ordre communique ses enseignements par le moyen de la méthode éminemment intellectuelle de l’analogie, qui est la seule voie conduisant à la comprehension de la nature abstraite de Dieu, de l’Homme et de l’Univers.
Suivant les Traditions de nos anciens maîtres, les Egyptiens, les Chaldéens, les Platoniciens et plus spécialement les Kabbalistes, nous croyons que toutes les lois de la création sont identiques et peuvent être réunies dans un grand et unique Principe, appelé l’Absolu, qui gouverne avec une égale régularité les phénomènes de la nature, les pensées et les actions de l’Homme, et la puissance créatrice de Dieu.
Cest pour la recherche de l’Absolu, autre dénomination de ce que nos Frères Hermétiques appelaient la Pierre philosophale, qu’on engage les Martinistes à méditer avec patience sur les beaux symboles qui vont vous être expliqués.
 
 
Les Luminaires
 
Voyez ces Luminaires, disposés en triangle et qui reposent sur des couches de différente couleur, rouge et noire. Ils symbolisent l’Unité émanant de la Diversité.
De même qu’une seule et unique Lumière émane de trois Luminaires différents, de même une seule et unique Vérité émane de sources différentes et en apparence opposées.
Dans ce Symbole, l’Initié sait reconnaître la Religion, toujours la même sous les cultes multiples qui la traduisent aux profanes.
Il n'y a qu’une Religion, comme il n’y a qu’une Vérité, et aucun Culte, qu’il se nomme Brahmanisme, Bouddhisme, Catholicisme, Judaisme ou Islamisme, ne peut s’attribuer le monopole à l’exclusion des autres Cultes. C’était là le fond des initiations antiques, mystères de Memphis, d’Eleusis, de Mithra, etc.
Tout prêtre d’un ancien Culte était un Initié : c’est-à-dire qu’il comprenait parfaitement qu’une seule Religion existait et que les différentes formes de Culte ne servaient qu’il traduire cette Religion aux différents peuples, selon leurs temperaments particuliers. Comme résultat important de ce fait, le prêtre d’un Dieu pouvait être honorablement reçu dans les Temples de tous les autres dieux, et autorisé à leur sacrifier. Il ne faut pas penser, cependant, que cela fût dû à la doctrine ou à l’idée du Polythéisme : le Grand-Prêtre des Israélites reçut dans le Temple un Initié, Alexandre le Grand, et le conduisit dans le Saint des Saints pour offrir un sacrifice (Papus, Le Tarot).
Nos querelles religieuses pour la suprématie d’un Culte sur un autre auraient beaucoup amusé un ancien Initié et l’auraient rempli de mépris pour notre ignorance et notre mauvaise foi. Le but de la plupart des Sociétés secrètes est, par le moyen des hommes d’intelligence, de rétablir cette union, cette tolérance, parmi les membres de la famille humaine.
Songez à l’immense progrès que ferait accomplir à la marche des peuples vers la Perfection cette Communion Universelle des prêtres de tous les Cultes, et vous comprendrez alors la grandeur de l’idée que nous poursuivons.
De même que la Foi, la Science doit voir l’Unité sortir de la Diversité par la synthèse scientifique, concilliant enfin, d’une manière rationnelle, le Matérialisme et l’Idéalisme.
L’Orateur qui s’adresse à un Néophyte bien au courant de la science petit ici disserter sur les vérités et les erreurs des écoles modernes de philosophie.
 
 
Hiérarchie
 
Les Luminaires reposent sur des couches de différente couleur comme un emblème du vrai principe de Hiérarchie, qu’on retrouve à l’origine de toute organisation. la Hiérarchie est ici figurée par les luminaires eux-mêmes, et la lumière, représentée par les couleurs rouge et noire, s’atténue à mesure que l’on descend.
 


HIÉRARCHIE


SOCIALE*


SCIENTIFIQUE*


RELIGIEUSE*


Luminaires
Rouge
Noir


Exécutive
Législative
Judiciaire


Maître
Disciples
Éléves


Dieu
Prêtres
Croyants


*Chacun de ces sujets pourra servir de théme à de longs développements, suivant les préférences reconnues du Candidat.
 

Telle doit être la base de toute organisation véritable et sûre, qu’elle soit sociale, scientifique ou religieuse.
Nous adorons la Divinité dans ses manifestations hiérarchiques dans la Nature dans l’Homme et dans ce Divin « Monde des Esprits qui n’est pas ferme ».
Au sujet de l’Homme, nous retrouvons la même Hiérarchie dans les trois parties qui constituent le tronc : le Ventre, la Poitrine, la Tête, qui donnent respectivement naissance : le Ventre, au Corps qu’il renouvelle ; la Poitrine, à la Vie, qu’elle entretient ; la Tête, à la Pensée qu’elle manifeste.
La Tête et la Pensée, figurées par les Luminaires, sont le degré de la Lumière ; la Poitrine et la Vie, figurées par le drap rouge, sont le degré de la Pénombre ; et le Ventre et le Corps, figures par le drap noir, sont le degré de l’Ombre.
Dans la Nature aussi bien que dans l’Homme, on retrouve encore cette Hièrarchie mystérieuse de trois degrés, dans ce qu’on nomine les trois règnes : le Minéral, le Végétal et l’Animal le règne minéral correspondant au Corps de l’Hommeou au Drap noir, le règne végétal à la Vie de l’Homme ou au Drap rouge, et le règne animal à la Pensée de l’Homme ou aux Luminaires.
Dieu, l’Homme et la Nature forment les trois grandes divisions hièrarchiques de l’Univers, et chaque terme semble être animé d’un pouvoir qui lui est particulier.
La Nature agit par une force fatale guidée par le hasard, dirions-nous, si le hasard existait. Cette force fatale et aveugle est la Destinée, le Dieu des Matérialistes, symbolisé par le Drap noir.
L’Homme agit par la force, demi-fatale et demi-intelligente, de son cerveau ; par sa Volonté, aussi puissante que la Destinée, et qui est symbolisée par le Drap rouge. La Volonté humaine est le Dieu du Panthéisme.
Dieu agit par le force superintelligente et supersconciente nominée Providence, Laquelle peut s’unir à la Volonté humaine, mais seulement par le consentement libre et absolu de cette Volonté ce qui est un grand mystère que nous devons abandonner a votre méditation. La Providence est le Dieu du plus pur Théisme de l’impressionnante initiation des Anciens ; elle est symbolisée ici par les Luminaires.
Mais, de même que ces trois Luminaires ne donnent qu’une seule lumière, de même ces trois grandes puissances, Destinée, Volonté humaine et Providence, ne sont qu’une seule et unique Force Universelle occupant le Centre de tout ce qui existe.
A cette grande force, l’Ancienne Sagesse a donna le nom de Lumière, et c’est bien cette lumière qui, crée par Dieu « dans le commencement », quand la Terre était informe et vide, précéda la lumière purement physique du soleil.
C’est sur la parfaite considération des analogies, même de l’identité de ces trois grandes forces, que doit être basée la réconciliation des trois grandes Écoles de la Philosophie moderne l’Athéisme, le Panthéisme et le Théisme en une grande et forte association pour le triomphe de la Vérité scientifique et religieuse : la proclamation d’une seule Loi, d’une seule Force, d’une seule Lumière, d’un seul Dieu.
Enfin, les trois Luminaires, véritables flambeaux de la Science Universelle, symbolisent aussi les trois grandes Colonnes de la Kabbale, sur lesquelles repose l’Univers intellectuel et physique la Beauté, la Force et la Sagesse.
Dans les Écoles gnostiques, auxquelles le Martinisme se rattache étroitement, la Beauté, dont l’initiale en hébreu est G (רםנ, Gomer), est la force morale, la force de la volonté, dispensatrice de la Vie et de la Mort, du Bien et du Mal, ou, en d’autres termes, le Pouvoir social ; la Force, dont l’initiale en hébreu est O (צר, oz), est la force matérielle, dynamique ou numérique ; la Sagesse, dont l’initiale en hébreu est D (רפד Dabar), est la force spirituelle manifestée par la Science philosophique et religieuse.
Ces initiales, G. O. D., vous rappellent que c'est dans l’association de la Sagesse, ou Religion et Science psychique, de la Force ou Philosophie naturelle, et de la Beauté ou Morale et Politique, que les Martinistes arrivent à la compréhension du Grand Principe unique, l’Absolu, qui est représenté par la pointe d’un instrument effilé et dont le nom, dans nos Mystères, est composé kabbalistiquement des initiales de Gomer, Oz et Dabar, c’est-à-dire Beauté, Force et Sagesse, G-O-D.
Les applications des quelques principes qui vous ont été exposés sont infinis. Mais vous seul devez les développer à vous-même, dès que vous avez découvert la route à suivre. Méditez de tout votre coeur sur le Symbole des trois Luminaires et sur leur mystèrieuse disposition, et la Providence vous sanctifiera.
Nous représentons ce Symbole des trois Luminaires par des hiéroglyphes et des nombres.
Enseignant la grande Loi de l’Unité dans la Trinité, les Luminaires sont représentés par la lettre hébraïque Aleph (א), qui, en Kabbale, est le symbole de Dieu et de l’Homme. Cette lettre est composée de deux iods (י) placés de chaque côté d’un vau incliné (ו). Ces trois lettres, cependant, par leur disposition, ne font qu’un seul caractère.
Celui-ci représente trois nombres : un, vingt-six et huit. Un, parce qu’il est la première lettre de l’alphabet hébreu ; —vingt-six, parce-qu'il est compose de deux iods et d’un vau, dont les valeurs respectives sont 10, 10 et 6 ; huit, parce qu’il est la somme de la réduction théosophique de 26, c’est-à-dire 2 + 6 = 8.
La figure 1 est le nombre de Dieu ; le nombre 26 est celui du Nom incommunicable de la Divinité הןהי (Iod-Hé-Vau-Hé) dont les lettres totalisées forment le nombre 26, c’est-à-dire ה5 + ן6 + ה5 + י10 = 26
Enfin, le nombre 8 symbolise la divine Unité des Cercles Universels, les Cieux et la Terre, la Pensée de Dieu.
 
 
Le Masque
 
Le Masque est posé sur le visage du Néophyte par le 1er Maître des Cérémonies.
Par ce masque, ta personnalité mondaine disparaît. Tu deviens un Inconnu, au milieu d’autres Inconnus ; tu n’as plus à redouter les susceptibilités mesquines auxquelles est astreinte ta vie quotidienne au milieu de gens qui te guettent sans cesse ; tu es bien protégé contre les pièges que l’ignorance, jointe à l’opinion prétentieuse, tendra chaque jour devant toi. Comme nos Anciens Frères, applique—toi à l’art de rester Inconnu, à te retirer en toi—même, tout en observant les autres. Que le masque de la circonspection te protège toujours contre les regards inquisiteurs de ceux dont le caractère. Et la conduite ne prouveraient pas qu’ils sont dignes de venir et de paraître dans le Sanctuaire sacré où la Vérité délivre ses oracles.
Te trouvant seul en face de gens que tu ne connais pas, tu n’as rien à leur demander. C'est de toi-même, dans tout ton isolement, que tu dois tirer les principes de ton avancement. N’attends rien des autres qu’en cas de suprême besoin ; en d’autres termes, apprends à toujours être toi-même.
Inconnu, tu n’as d’ordre à recevoir de personne. Seul tu es responsable de tes actes devant toi-même, et ta Conscience est le maître redouté de qui tu dois toujours prendre conseil, le juge sévère et inflexible à qui tu dois rendre un juste compte de tes actes.
Ce masque, qui t’isole du reste de tes semblables pendant la période de travail, te montre le prix que tu dois attacher à ta Liberté, toute-puissante par ta Volonté devant le Destin et devant la Providence, « cette Liberté que l’on peut appeler la Divinité de l’Homme, le plus beau, le plus superbe, le plus irrévocable de tous les dons de Dieu de l’Homme ; cette Liberté que le Créateur suprême lui-même ne saurait violer sans nier sa propre nature ; cette liberté que l’on doit obtenir par la force quand on ne la possède pas comme une suprême autocratic » (Ehiphas Lévi).
Et, ô mon Frère, tu le possèdes pas cette liberté, qui est la liberté de l’âme et de l’esprit, et non pas seulement celle du corps ; c’est en combattant contre tes passions, tes désirs terrestres, que tu peux espérer conquérir cette indépendance si glorifiée, si vraiment divine.
Personne au monde n’a le droit de te priver de cette liberté intellectuelle et morale ; seul tu en es le Maître absolu, seul tu répondras devant ta conscience des erreurs et des fautes qu’elle t’aura fait commettre.
Que le masque t’enseigne à demeurer Inconnu de ceux que tu auras tirés du malheur ou de l’ignorance ; sache sacrifier ta personnalité toutes les fois qu’il le faut pour le Bien de la Collectivité.
B.-B. Nagarkar disait en 1893, devant le Grand Parlement des Religions tenu à Chicago :
« Bouddha, le grand instituteur de la Morale, nous enseigne, dans le style le plus sublime, la doctrine de Nirvâna, de l’abnégation de soi-même, de l’effacement personnel. Cette doctrine n’est pas autre chose que celle de la subjugation et de la conquête de notre sensualité. Car vous savez que l’Homme est un être composé. En lui, il y a l’ange et l’animal ; et l’entraînement spirituel de notre vie ne signifie pas autre chose que la subjugation de l’animal et la misé en liberté de h’ange... »
Tels sont, ô mon Frère, les enseignements du Symbole si profond du masque ; d’autres sens te seront révélés, si ton coeur sait les désirer.
Ce Symbole est la pierre fondamentale du Martinisme, et nous le représentons hièroglyphiquement par la lettre י (iod), parce que cette lettre est le principe, la cellule, dont toutes les lettres de l’alphabet hébraïque sont formées. L’Associé masqué est aussi le principe, la cellule qui forme le grand corps de l’Humanité temporelle et spirituelle régénérée.
Le Masque est aussi représenté par la figure 10, qui est le nombre de la lettre י (iod) et le nombre de la Pensée, et la fois Humaine et Divine.

Source : rituel martiniste

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 09:49

Général

·    Jésus serait tombé sur le chemin de la croix sept fois, selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerick. [3]

·    Les sept blessures infligées à Jésus-Christ après son arrestation, sur le chemin menant au calvaire et sur la croix: la flagellation, la couronne d'épine sur la tête, un coup de lance dans son flanc, les blessures provoquées par les clous (aux 2 mains et aux 2 pieds).

·    Les sept vertus. Trois théologales: foi, espérance, amour ‑ ou charité. Quatre cardinales: force, justice, prudence et tempérance.

·    Les sept sacrements de l'Église catholique romaine: Baptême, Confirmation, Eucharistie, Pénitence, Onction des malades, Ordre, Mariage.

·    Le nombre sept est caractéristique de la Vierge Marie: les sept mystères du chapelet commémorant les douleurs de la Vierge Marie [59]; on représente la Vierge avec une couronne au coeur de sept roses et aussi sept poignards piqués sur son coeur ‑ d'où l'appellation Notre‑Dame des Sept Douleurs ‑ dont 3 d'un côté et 4 de l'autre; les sept fêtes de la Vierge Marie célébrées dans l'Eglise catholique ‑ la purification, l'annonciation, la visitation, l'assomption, la nativité, la présentation de la Vierge et l'immaculée conception; les chrétiens des premiers siècles faisaient naître la Vierge Marie après sept mois de gestation.

·    Les sept Archanges qui se tiennent continuellement devant Dieu: Gabriel, Michel ou Michaël, Uriel, Raphaël, Chamuel ou Samael ou Sealtiel, Japhiel ou Orifiel ou Jéhudiel, Zadkiel ou Zachariel ou Barachiel. Dans les messages donnés par la Vierge Marie à "Buisson d'épines", le 28 mai 1995, la Vierge spécifiait que chacun était soumis à la garde d'un des sept sacrements de l'Eglise: L'Eucharistie est assignée à Saint Michel, le Baptême à Saint Gabriel, la Confirmation à Saint Uriel, la Pénitence à Saint Jéhudiel, l'Extrême-Onction à Saint Raphaël, l'Ordre à Saint Sealtiel et le Mariage à Saint Barachiel.

·    Les sept péchés capitaux, correspondant aux sept désirs matériels: l'orgueil, l'avarice, l'impureté, l'envie, la gourmandise, la colère et la paresse.

·   Les sept mondes dans le purgatoire, appelés aussi le bas astral, ou séjour des morts, ou l'Hadès, ou Champs d'Elisé.

·   A propos du miracle de la multiplication des pains relaté dans la Bible en Jean chapitre 6 verset 1 à 15, Jésus dira dans les révélations à Françoise ("Jésus commente aux petits l'Evangile de saint Jean", Editions du Parvis, 1999, page 39) sur les cinq pains d'orge et deux petits poissons qui servirent pour la multiplication: «Mais Dieu a compté: cinq + deux =  sept; ce chiffre sacré se multiplira toujours, lorsque c'est pour le bien de l'humanité...»

·    Dans les récits de Maria Valtorta, Jésus enseigne quelles sont les sept questions que le prêtre doit bien avoir à l'esprit lorsqu'un pécheur vient le voir pour se confesser. Ceci parce qu'une même faute peut avoir des nuances et des dégrés infinis selon toutes les circonstances qui l'ont créée et les individus qui l'ont accomplie. Ces sept questions sont les suivantes:

 

                Qui: Qui a péché?

                Quoi: Quelle est la matière du péché?

                Où: En quel lieu?

                Comment: En quelles circonstances?

                Avec quoi ou avec qui: L'instrument ou la créature qui a été la matière du péché?

                Pourquoi: Quelles sont les impulsions qui ont créé l'ambiance favorable au péché?

                Quand: Dans quelles conditions ou avec quelles réactions, et si c'est accidentellement

                                                                              ou par suite d'habitude malsaines?

 

·    Selon l'évangile de Barnabé, chapitre 26, Abraham avait sept ans quand il commença à chercher Dieu.

·    Dans la langue hébraïque, le mot qui signifie sept signifie en même temps "faire serment".

·    Les Bambaras, le bouddhique et le Talmud comptent sept niveaux, ou degrés de la perfection, du ciel. [9, 13, 81, 365]

·    La Sainte Famille séjourna sept ans en Égypte, à Héliopolis, selon les visions de Marie d'Agréda. [3, 50]

·    Dans l'une des sept visions que reçues Esdras, qui sont décrites dans son deuxième livre des écrits de la bibliothèque de Qumrân, il parle des sept jours où le monde restera dans le silence primordial tel qu'il en avait été à la première origine avant que le monde nouveau se réveille. [400]

·    Dans le Livre d'Hénoch, livre apocryphe, on parle des sept veilleurs, des sept grandes montagnes, des sept grands fleuves, des sept grandes îles, etc.

·    Adam gémit sept fois plus qu'il ne se réjouit quand il voit les âmes à leur sortie du corps se diriger à la perdition plutôt qu'à la vie, selon le testament d'Abraham des écrits de la bibliothèque de Qumrân.

·    Les sept chemins au paradis, chacun devant être parcouru par le corps, le coeur et l'esprit en une communion unique.

·    Les sept "Dormants d'Ephèse". Selon une légende d'origine syrienne, dans la mythologie chrétienne et islamique - Coran 18 -, ce sont sept jeunes gens qui, retirés dans une caverne, furent miraculeusement sauvés des persécutions des chrétiens à l'époque de Dèce - 250 après le Christ - par un sommeil prolongé. Ce sommeil dura près de deux siècles, et c'est vers 447, sous l'empereur bien chrétien Théodore, que les sept jeunes gens se réveillèrent.

·    Dans la religion islamique: le Coran comporte sept sens ésotériques, selon les mystiques musulmans ‑ il est parfois question de soixante‑dix sens; il y a sept consonnes, appelés sawakit, qui ne se trouvent pas dans la première sourate du Coran; il y a sept tours composant les circumambulations de La Mecque; lors du pèlerinage à la Mecque, on doit effectuer sept tours de la Ka'ba et sept parcours entre les monts Cafâ et Marmia; l'âme des morts demeure sept jours auprès de la tombe et le nouveau‑né reçoit son nom le 7e jour; les chats et les chiens ont sept vies; la Fatiha compte sept versets ‑ sourates ouvrant le Coran; les sept portes que possèdent l'Enfer qui sont en relation avec les différents supplices qu'il renferme, et il y aurait aussi sept enfers: Géhennan, Ladha, Hatorna, Saïr, Sakar, Jahim et Hawiyat; le Coran dit qu'Allah a créé sept cieux et autant de terres. (Coran 65,12 et 41,8‑11)

·    L'homme serait composé de sept âmes selon Platon et aussi selon les hindous. [1, 3, 10]

·    Les sept emblèmes du Bouddha.

·    Certains s'accordent pour dire que la grosseur des lobes d'oreille détermine le degré d'affinité spirituelle d'un individu. Lao-tseu, le fondateur du taoïsme, avait dit-on des oreilles de sept pouces, ce qui lui valu le surnom de "longues-oreilles". Aussi, dans l'iconographie orientale, Bouddha est-il toujours représenté avec des lobes excessivement longs.

·    Le Soufisme nomme sept plans cosmiques: Zat, le non‑manifesté; Ahadiat, la conscience; Vahdat, le soi intérieur; Vahdamiat, la lumière intérieure; Arwah, le plan spirituel; Ajsam, le plan astral; Insaam, le plan physique. Il reconnaît également sept aspects de la manifestation: les étoiles, la lune, le soleil, le règne minéral, végétal, animal et humain.

·    L'homme comparativement à un arbre est pourvu de sept racines ‑ nombre de forces terrestres qui l'alimentent ‑ et de sept branches ‑ dans l'éther.

·    Chacune des quatre périodes lunaires dure sept jours. [4, 28]

·    Les sept chakras ‑ appelés roues, Lotus ou centres subtils ‑ selon les hindouistes: [4, 8, 72000, 144000]

 

                                    coccygien interne:                             Muladhara

                                    sacré:                                                 Swadhistana

                                    solaire:                                               Manipura

                                    cardiaque:                                          Anahata

                                    laryngé:                                             Vishuddha

                                    frontal:                                                          Ajna

                                    coronal:                                             Sahasrara

 

·    A l'image de l'homme, la Terre serait composée de sept chakras et elle se situerait dans le septième super‑univers. (G6‑79, I3‑76, N3‑73) [12, 22]

·    L'homme est composé de sept corps: physique, éthérique ou vital, émotionnel ou astral, causal, mental, corps de vitalité divine ou bouddhique, et le corps d'esprit divin ou atmique.

·    Le corps éthérique de l'homme n'est totalement développé et installé que vers l'âge de sept ans. [14]

·    Les sept couleurs symboliques du Tarot.

·    Les sept piliers de la Sagesse.

·    Un des douze travaux d'Hercule consista à couper d'un seul coup les sept têtes de l'hydre de Lerne.

·    Les sept cordes de la lyre d'Hermès et les sept cordes que possède le vînâ, un instrument de l'Inde.

·    Les sept tuyaux de la flûte de Pan.

·    Les sept sages de la Grèce antique: Thalès de Milet, Solon d'Athène, Chilo de Lacédémone, Pittacos de Mitylène, Bias de Priène, Cléobule de Lindos et Périandre de Corinthe. S'il faut tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler, c'est possiblement parce que 7 était le chiffre de ces sages.

·    Les sept ampchaspands ou grands génies selon les Perces.

·    Sinbad raconte à Hinbad ses sept voyages.

·    Les sept tours "résonnantes" à Byzance.

·    En Égypte, sur les inscriptions des temples de Edfou et de Dendara, le chiffre sept en écriture hiéroglyphe est représenté sous la forme d'une tête humaine, sans doute pour le nombre de ses orifices: deux oreilles, deux yeux, deux narines et une bouche.

·    Les sept voyelles grecques utilisées par les gnostiques: alpha, epsilon, êta, iota, omicron, upsilon, omega.

·    Un manuscrit tibétain comporte comme titre "Les sept livres de la Sagesse du Grand Sentier".

·    La terre de Mû possédait sept grandes villes, d'après l'archéologue anglais James Churchward.

·    Les sept étoiles visibles à l'oeil nu de la Grande Ourse et de la Petite Ourse. [22, 87]

·    Les alchimistes distinguaient sept métaux dérivés d'un principe unique, formés sous l'influence des planètes, auxquels sont attribuées une divinité et une couleur fondamentale: or, argent, mercure, étain, fer, cuivre et plomb.

·    Les sept notes fondamentales, ou modulations, de la gamme musicale.

·    Les sept couleurs de l'arc‑en‑ciel ‑ spectre du visible seulement. [12]

·    Un homme ne peut posséder plus de sept lignes transversales sur son front.

·    Les sept monuments historiques ou merveilles du monde:

 

                                    1. Les Pyramides d'Égypte

                                    2. Le phare d'Alexandrie

                                    3. Les Jardins suspendus de Babylone

                                    4. La Statue de Jupiter Olympien

                                    5. Le Temple de Diane à Ephèse

                                    6. Le Colosse de Rhodes

                                    7. Le Tombeau de Mausole

 

·    Les sept configurations cristallines possibles: triclinique, monoclinique, orthorhombique, rhomboédrique, quadratique, hexagonale, cubique.

·    La chute d'une pierre dans l'eau provoque sept ondes importantes, après quoi elles deviennent plates, et ce, quelque soit la masse de l'objet et la nature du fluide. Cet exemple pris parmi tant d'autres laisse dire à Roger de Lafforest et Jacques Langlois qu'une grande partie de la dynamique des choses semble se rapporter à un modèle standard d'évolution en phases successives d'ordre 7, conçue d'après une loi de vibrations évolutives.

·    Les sept types de caractères de l'astrologie traditionnelle.

·    Les sept branches de l'arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme.

·    Les cérémonies apolliniennes ‑ du culte d'Apollon ‑ se célébraient le septième jour du mois.

·    En Chine, les fêtes populaires avaient lieu un septième jour.

·    La lampe rouge des sociétés secrètes chinoises a sept branches.

·    Le Bouddha aurait pris la mesure de l'univers en faisant sept pas dans chacune des quatre directions.

·    Une tradition hindoue attribue au soleil sept rayons.

·    En Iran, au moment de l'accouchement, on place sur une nappe une lampe allumée et on garni la nappe de sept sortes de fruits et de sept espèces de graines aromatiques. L'enfant recevait généralement son nom le septième jour.

·    Le 7 se retrouve souvent dans les superstitions. Au Portugal, la femme qui porte sept jupons superposés est assurée du bonheur. Le septième fils d'une famille sera toujours un protégé des dieux. Pour les Écossais, le septième fils d'un septième fils aura le don de la double vue. Dans la patrie du docteur Faust, on sait que le pacte signé avec le diable a une durée de sept ans. Celui qui casse un miroir sera soumis aux mauvaises influences pendant sept années. Au Maroc, les femmes stériles enroulent leur ceinture sept fois autour du tronc de certains arbres, puis l'attachent à l'une des sept cordes qui y sont fixées. En Syrie, une jeune fille sans prétendant exorcise les mauvaises influences qui l'empêchent de trouver un mari en se baignant dans la mer et en laissant sept vagues passer au‑dessus de sa tête. Quand sept jeunes filles assistent à une réunion de famille, l'une d'entre elles se mariera au cours de l'année.

·    Chez les Maya‑Quiéhé, le grand Dieu du Ciel se fait aussi Dieu‑Sept, ou septième, entouré de six soleils: il constitue ainsi le groupe des dieux agraires.

·    Chez les Mayas, le septième jour, placé au milieu de la semaine de treize jours, est un jour faste.

·    La déesse Sept, appelée sept serpents ou sept épis, placée au milieu de la série 1 à 13, symbolise le coeur de l'homme et du maïs.

·    Dans le temple de Coricancha à Cuzco, où était résumé tout le panthéon des Incas, un mur portait près de l'arbre cosmique, un dessin représentant sept yeux nommés 'les yeux de toutes choses'.

·    Le dieu souverain Faro, dieu d'Eau et de Verbe, habite le septième ciel avec l'eau féconde qu'il dispense sous forme de pluie.

·    En Perse, c'était un nombre sacré avec ses sept grades initiatiques du culte de Mithra: corbeau, griffon, soldat, lion, perse, héliodrome ‑ courrier du soleil -, père. L'échelle cérémonielle avait sept échelons, chaque échelon étant fait d'un métal différent. En gravissant cette échelle cérémonielle, l'initié parcourait les sept cieux, s'élevant ainsi jusqu'à l'Empyrée.

·    Sept est le nombre de l'initiation féminine, dans la légende du Graal, qui présente 7 pucelles défendues par 7 chevaliers affrontant le héros Galaad.

·    Les sept cieux de Zoroastre.

·    Les sept boeufs tirant le char du soleil dans les légendes nordiques.

·    Les sept rites Sioux: la garde de l'âme, le rite de purification, l'imploration d'une vision, la danse face au soleil, les rites de puberté, l'apparentement et les jeux de la balle.

·    Rome ne cessa de s'agrandir jusqu'à ce qu'elle eut renfermé dans son sein les sept collines.

·    Le solstice d'été a lieu quand le soleil passe dans le 7e signe zodiacal, le solstice d'hiver quand il a parcouru sept signes à partir de ce dernier. Il y a sept signes d'un équinoxe à l'autre. Ce qui recouvre la totalité du cycle solaire.

·    Il y a sept mois de l'année dont le nom a plus de sept lettres: janvier, février, juillet, septembre, octobre, novembre et décembre.

·    Le septénaire règle la vie de l'homme: après 7 mois de gestation le foetus est viable. Sept marque les périodes de la vie: première enfance jusqu'à 7 ans qui est l'âge de raison; à 7 x 2 ans, fin de l'enfance; à 7 x 3 ans, majorité, fin de l'adolescence; à 7 x 4 ans, jeunesse; à 7 x 5 ans, âge adulte; à 7 x 6 ans, maturité suivie par le déclin des forces. Il est aussi la durée même du cycle humain: tous les sept ans, l'homme se régénère entièrement.

·    Le sept, régit le rythme de développement de la femme: à 7 mois, apparition des dents de lait qui seront perdues à 7 ans; à 7 x 2 ans, apparition de la menstruation et à 7 x 7 ans c'est la ménopause.

·    Parmi tous les nombres premiers, sept est le premier nombre à ne pas s'inscrire dans le cercle euclidien - l'heptagone ne peut être construit dans un cercle de 360 degrés comme le triangle ou le pentagone.

·    Le nombre 7 possède certaines particularités curieuses. Par exemple 1 divisé par 7 donne une fraction périodique simple de six chiffres:

 

0.142857142857142857...

 

     et cette période multipliée successivement par 2, 3, 4, 5, 6, donne des produits où l'on trouve les mêmes chiffres dans le même ordre:

 

142857 x 2 = 285714

142857 x 3 = 428571

142857 x 4 = 571428

142857 x 5 = 714285

142857 x 6 = 857142

 

·    Les sept os composant le tarse du squelette humain et les sept orifices de la tête de l'homme.

·    Il existe sept gaz rares.

·    Anniversaire de mariage: noces de cuivre ou laine.

 

Occurrence

·    Le nombre 7 est employé 507 fois dans la Bible.

·    Les nombres 21 et 18000 sont employés 7 fois dans la Bible.

·    Le nombre 7 revient 32 fois dans le Coran et il est utilisé dans 13 sourates.

·    Parmi les 365 nombres différents retrouvés dans la Bible, 7 seulement ne sont utilisés que dans le NT. Il s'agit des nombres 46, 84, 144, 276, 1260, 144000 et 200000000. [365]

·    Dans l'évangile de Saint Jean, le mot semaine revient 7 fois; il y a les 7 mentions du Christ « Je Suis »1; et par 7 fois il est fait allusion au témoignage de Jean Baptiste. L'évangile de Saint Jean rapporte aussi sept miracles de Jésus. Le huitième, la pêche miraculeuse du chapitre 21, a été rajouté après coup à la rédaction première. Ce même évangile énumère 7 apparitions de Jésus Christ avec ses apôtres et disciples après sa résurrection. Le mot songe est employé 7 fois dans le NT. Le nom de Salomon revient 7 fois dans le Cantique des Cantiques, ainsi que les mots "Filles de Jérusalem", Liban et amour. [13, 53]

·    Il y a sept béatitudes qui sont proclamées dans l'Apocalypse: 1,3; 14,13; 16,15; 19,9; 20,6; 22,7; 22,14;

 

 

 

·    Dans l'évangile de Saint Jean, le récit de la guérison de l'aveugle-né contient sept fois l'expression «ouvrir les yeux», la septième fois avec l'adjectif «tout entier». Le récit du lavement des pieds contient sept fois le verbe laver. Marthe est nommée sept fois par son nom dans le récit de la résurrection de Lazare. Thomas est nommé sept fois.

SOURCE : LES NOMBRES SYMBOLISME ET PROPRIETES(S DESROSIERS) 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 09:44

Symbolisme

·    Le nombre 7, selon Ambroise, correspond à l'Ancien Testament mais il le voit aussi comme le nombre représentant la virginité. Thibaut De Langres lui accorde aussi cet attribut parce qu'il est le seul des neuf premiers nombres qui n'engendre pas et le seul qui ne soit pas engendré. Il est considéré comme vierge et représentatif de l'Esprit-Saint auxquels sont attribuées les mêmes propriétés. Macrobe y va dans le même sens disant qu'il symbolise Minerve, née de son père sans passer par une mère.

·    Le sept indique le sens d'un changement après un cycle accompli et d'un renouvellement positif.

·    Nombre parfait et symbole de l'abondance divine, il est aussi selon la Bible le nombre du châtiment, de la purification et de la pénitence. Il est aussi attribué à Satan qui s'efforce de copier Dieu se faisant le singe de Dieu. Ainsi la bête infernale de l'Apocalypse (Ap 13,1) a sept têtes.

·    C'est le nombre de l'homme parfait, complet et parfaitement réalisé en tant que somme du quatre femelle et du trois mâle. [3, 5, 6, 9, 22, 108]

·    Symbole de la totalité de l'Univers créé ‑ 3 le ciel + 4 la terre ‑ il exprime la création au sein de laquelle l'homme évolue.

·    Saint Augustin voit le sept comme la perfection de la Plénitude. Il en faisait aussi le nombre de la créature, considérant non la vie de celle-ci mais son devenir, l'évolution.

·    Symbole de l'infini nombré dans son retour au principe, celui du serpent qui se mord la queue, d'après Abellio. Il serait aussi le chiffre de l'accomplissement dans l'espace‑temps.

·    C'est le nombre de l'initiation, c'est‑à‑dire l'union du manifesté avec l'infini.

·    Symbole de vie éternelle chez les Égyptiens: il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique.

·    Chez les Indiens de la prairie et les Indiens Pueblo, le nombre sept représente les coordonnées cosmiques de l'homme.

·    En Afrique et pour les Bambaras du Sénégal, sept est un symbole de la perfection et de l'unité.

·    Les Dogons considèrent le nombre sept comme le symbole de l'union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme symbole d'unicité et de perfection. Il est aussi la marque du maître de la parole.

·    Le sept symbolise la croix avec ses six directions plus le centre ‑ étendues indéfinies se dirigeant vers le haut, le bas, la droite, la gauche, en avant et en arrière.

·    Le dé symbolise le sept: le dé lui‑même, 1, ayant 6 faces....

 

Bible

·    Les sept démons qui sont sortis de Marie de Magdala. (Lc 8,2)

·    Les sept demandes dans la prière du Notre‑Père.

·    Les sept paroles de Jésus prononcées sur la croix:

 

                        Mon Père, mon Père, pourquoi m'avez‑vous abandonné? (Mt 27,46)

                        Tu seras aujourd'hui avec moi dans le paradis ‑ au bon larron.

                         (Lc 23,43)

                        Père, je remets mon âme entre tes mains. (Lc 23,46)

                        Père, pardonnez‑leur, car ils ne savent ce qu'ils font. (Lc 23,34)

                        Mère, voilà ton fils, (à Jean): Voilà ta mère. (Jn 19,26)

                        J'ai soif. (Jn 19,28)

                        Tout est consommé. (Jn 19,30)

 

·    Le démon chassé ramène avec lui sept autres plus fort que lui.

·    Les sept diacres de l'Église primitive: Étienne, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas. (Act 6,5)

·    Le nombre sept revient souvent dans l'Apocalypse: les sept candélabres d'or (Ap 1,12‑20), le mystère des sept étoiles (Ap 1,16‑20), les sept sceaux (Ap 7 et 8), les sept lettres adressées aux sept églises (Ap 2 et 3), les sept trompettes (Ap 8,6 et 11,15), les sept tonnerres (Ap 10,3‑4), les sept rois (Ap 17,9), les sept têtes de la Bête (Ap 13,1), les sept fléaux des sept coupes (Ap 15,5), etc. "Buisson d'épine", au cours de l'une de ses apparitions, a compris un jour que les sept lampes et les lampadaires dont il est fait mention dans l'Apocalypse, représentaient les sept principales Églises ou Croyances, c'est-à-dire: catholique romaine, orthodoxe, musulmane, anglicane, protestante, etc. mais seulement l'Église catholique romaine est demeurée allumée avec le vrai feu du Saint-Esprit. [53]

·    Les sept dons de l'Esprit de Yahvé: Sagesse, Intelligence ou Discernement, Conseil, Force ou Vaillance, Science ou Connaissance, Piété, Crainte de Dieu. (Is 11,2‑3)

·    La lumière des sept jours. (Is 30,26)

·    L'Ecclésiatique, chapitre 17 verset 5, énumère 7 sens chez l'homme qui sont, en plus des cinq sens connus, ceux de l'intelligence et de la parole (Si 17,5). Ce verset n'apparaît pas dans la Bible de Jérusalem. On le retrouve cependant dans quelques manuscrits grecs.

·    En Mt 25,35-36, Jésus énumère six actions charitables qui seront prises en compte lors du Jugement dernier pour le salut de l'homme: visiter les malades, désaltérer les assoiffés, nourrir les affamés, racheter les captifs ou visiter les prisonniers, vêtir ceux qui sont nus et accueillir les étrangers. Mais au XIIIe siècle, on découvre dans les écrits de Lactance une septième oeuvre de miséricorde: ensevelir les morts. Celle-ci fut ratifiée en 1220 par la collection canonique de Raymond de Penafort.

·    Le cadeau de l'insensé ne te sert à rien car ses yeux sont avides de recevoir le septuple. (Si 20,14)

·    Le festin de noces de Salomon dura sept jours.

·    Dans les psaumes il est écrit: "Sept fois par jour je te loue pour tes justes jugements" (Ps 119,164) et encore "Les paroles du Seigneur sont sincères, argent natif, qui sort de terre sept fois épuré" (Ps 12,7). Le psalmiste parle aussi des sept clameurs de Dieu qui se manifestent dans les phénomènes célestes.

·    Les sept psaumes de pénitence: 6, 31, 37, 50, 101, 129, 142.

·    Le Lévitique prescrit une pénitence de sept ans pour chaque péché.

·    Nombre de fois qu'un lépreux est arrosé du sang d'un passereau.

·    Nombre de jours pendant lesquels quelqu'un était impur s'il touchait un cadavre.

·    Le deuil chez le peuple d'Israël durait sept jours. (Gn 50,10; Jdt 16,24; Si 22,12)

·    L'infidélité reçoit un septuple châtiment.

·    On immole généralement sept animaux de la même espèce.

     (Lv 23,18; Nb 23,1 et 28,11; Job 42,8)

·    Les aspersions se répètent sept fois. (Lv 4,6; Nb 19,4)

·    Les sept lampes et les sept becs sur le lampadaire tout en or, de la vision de Zacharie.            (Za 4,2)

·    Zacharie parle des sept yeux de Dieu qui surveillent tous les peuples de la terre. (Za 4,10)

·    Les sept marches de l'escalier du porche méridional du temple d'Ezèchiel. (Ez 40, 26)

·    Le chandelier à sept branches des Hébreux.

·    Balaam dressa sept autels. (Nb 23,4)

·    Il y a sept patriarches: Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, Aaron, Joseph et David.

·    Sept nations qui avaient la terre de promission furent exterminées devant Israël. (Dt 7,1)

·    Il y a sept semaines entre Pâques et la Pentecôte. (Lv 23,15)

·    La fête de Pâque des juifs durait sept jours.

·    Il y a sept jours de fête des Tabernacles. (Lv 23,34)

·    La fête de la Dédicace du temple de Salomon succédait immédiatement à celle des Tabernacles et durait sept jours.

·    Les sept prêtres portant sept trompettes, lors de la prise de Jéricho, doivent, le septième jour, faire sept fois le tour de la ville. (Jos 6,11‑16)

·    Les sept maris qu'eut Sarra, fille de Ragouël, avant d'épouser Tobie. Ces époux précédents avaient été tués le premier soir de la nuit de noce par le démon Asmodée. Tobie, grâce à un encens, en réchappa. (Tb 7,10‑11)

·    Le règne de David à Hébron dura sept années. (1 R 2,11)

·    Les amis de Job restèrent près de lui durant sept jours et sept nuits pour le consoler.

·    La construction du Temple bâti par Salomon dura sept ans ‑ de la 4e année à la 11e année de son règne. Il comportait trois parvis et sept enceintes. (1 R 6,38)

·    Par sept fois, Elisée s'étendit sur l'enfant, qu'il ramena à la vie. (2 R 4,35)

·    Le lépreux Naamân plonge sept fois dans le Jourdain et se lève guéri. (2 R 5,14)

·    Le juste tombe sept fois et se relève pardonné. (Pr 24,16)

·    Le Seigneur prescrivit de manger pendant sept jours des pains sans levain. (Ex 12,15)

·    Il faut sept jours pour la consécration d'Aaron et de ses fils, et de l'autel. (Ex 29,35‑37)

·    Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années; mais la septième il sortira libre sans rien payer. Les esclaves étaient libérés la septième année qui correspondait à l'Année du Sabbat appelée aussi Année de Dispense. (Ex 21,2)

·    L'année juive débutait dans l'allégresse à la nouvelle Lune du septième mois, le jour des Trompettes.

·    Pendant six années, tu ensemenceras la terre, et tu en recueilleras le produit. Mais le septième, tu la laisseras reposer en jachère. (Ex 23,10‑11)

·    Les sept vaches grasses et maigres, ainsi que les sept épis pleins et vides, vues en songe par le Pharaon et interprété par Joseph comme étant sept années d'abondance et sept années de disette. (Gn 41,17)

·    Jacob servit sept ans pour Rachel. (Gn 29,20) [14, 21]

·    Caïn serait vengé sept fois si quelqu'un le tuait. (Gn 4,15)

·    Joseph demeura en prison sept ans lorsqu'il fut faussement accusé d'avoir couché avec la femme de son maître.

·    Les sept brebis données en présent à Abimelech par Abraham. (Gn 21,28)

·    Les sept couples de chaque espèce de bétail qui entra dans l'arche de Noé et qui furent sauvés du déluge. (Gn 7,2)

·    Le septième jour, le sabbat, Dieu chôma. (Gn 2,2)

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 09:41

Symbolisme

·    C'est le nombre de l'harmonie et de l'équilibre. C'est aussi le nombre de la grâce divine.

·    Le chiffre 5 est caractéristique de l'homme. D'abord, selon la Kabbale, c'est le chiffre de l'Homme parfait ‑ débarrassé du côté animal. Selon la Bible, il est le symbole de l'Homme‑Dieu de par les cinq plaies du Christ en croix - à ce titre, il est aussi considéré comme le nombre de la grâce. Mais il est aussi associé à l'homme en général ‑ 2 + 3 ‑ possédant un caractère instable de dualité, 2, malgré sa divinité, 3. Le 5 se retrouve également dans le corps humain: les cinq doigts de la main et des pieds, les cinq sens ‑ le toucher, le goût, l'odorat, l'ouïe et la vue ‑, les cinq membres ‑ les deux bras, les deux jambes et la tête, le buste étant le centre ‑, les cinq os formant le métacarpe, le métatarse et la boîte crânienne, etc. [1, 3, 6, 7, 9, 22, 108]

·    Envisagé comme le médiateur entre Dieu et l'univers, le cinq est considéré comme symbole de l'univers.

·    Pour Hildegarde de Bingen, le nombre 5 est le symbole de l'Homme, celui-ci se divisant, dans le sens de la longueur autant que dans celui de la largeur (bras écartés), en cinq parties égales, et de la sorte pouvant s'inscrire dans un carré parfait.

·    Symbole de la volonté divine.

·    Symbole de la perfection chez les Mayas.

·    Symbole de la conscience incarnée ‑ 4, Matière, + 1, Esprit.

·    Symbolise la force et les limites de l'homme dans sa maîtrise sur l'Univers.

·    Selon Thibaut De Langres, le chiffre 5 est attribué au monde pour certaines raisons. D'abord parce que le monde se meut suivant un mouvement circulaire, de même que le 5 quand on le multiplie par lui‑même ou par les autres impairs revient périodiquement. Aussi est‑il appelé en ce sens "périodique". Cinq années font un lustre, de "lustrare" qui signifie "faire le tour". D'autre part, le 5 est attribué au monde du fait qu'il est composé du premier pair et impair, 2 et 3. Le monde en effet, c'est‑à‑dire l'ensemble des choses, s'agrandit par le masculin et le féminin ‑ pair est féminin et impair masculin.

·    En Chine, c'est le nombre du Centre en plus d'être considéré comme un nombre masculin porte‑bonheur.

·    Nombre de la vie et de la nature, selon Aeppli.

·    En tant que somme ou plutôt l'union du premier nombre femelle et du premier nombre mâle, il est le symbole de vie créatrice et d'amour érotique selon Jung. Mais celui-ci interprète également ce nombre comme celui de la révolte.

·    Nombre nuptial chez les Étrusques et les Romains parce qu'il est le premier nombre résultant de l'addition du premier nombre féminin et du premier nombre masculin. Pour la même raison, C. Agrippa l'appelle le nombre du mariage. [6]

·    Dans la Méso-Amérique, le cinq, souvent représenté dans la sculpture par une main ouverte, est sacré.

·    Au Mexique, il est le chiffre du maïs, dont la première feuille sort cinq jours après les semailles, et le dieu du maïs est le patron des enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de cinq ans.

·    Pour H.-P. Blavatsky, "5 est l'esprit de vie et d'amour humain."

 

Bible

·    Les cinq plaies de Jésus sur la croix. [55]

·    Les cinq pièces du vêtement restant de Jésus lors de sa crucifixion après que les soldats eurent fait quatre parts de son habit, plus sa tunique qu'ils ne déchirèrent pas. (Jn 19,23)

·    Saint Paul déclare que par cinq fois il reçut des Juifs les 39 coups de fouet. (2 Co 11,24)

·    Les cinq vierges sages et folles de la parabole de Jésus. (Mt 25,1)

·    Les cinq portiques de la piscine de Bethesda. (Jn 5,2)

·    Les cinq cailloux qui permirent au petit roi David d'abattre le géant Goliath.

·    Les cinq sortes d'animaux que Dieu demanda à Abraham de lui présenter pour conclure avec lui une alliance: une génisse de trois ans, une chèvre de trois ans, un bélier de trois, une tourterelle et une jeune colombe. (Gn 12, 5‑18)

·    Les cinq chapitres de la Torah ‑ la Loi ‑ selon le Judaïsme qui correspond au nombre des premiers livres de la Bible. Le livre des Lamentations de Jérémie comporte également cinq chapitres.

 

Général

·    Les cinq plaies d'Égypte envoyées par Dieu par l'intermédiaire de Moïse, selon le Coran: l'inondation, les sauterelles, les poux, les grenouilles et le sang. [10]

·    Les cinq chemins partant du calvaire et se dirigeant vers le monde entier, selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerick.

·    Dans les visions de Maria Valtorta, Jésus classifie les sortes d'amour en cinq catégories, chacune de puissance différente et qui sont dans l'ordre: l'amour de Dieu, l'amour maternel ou paternel, l'amour conjugal, l'amour du prochain, l'amour de la science et du travail. Les trois premiers sont de puissance supérieure, tandis que les trois derniers sont de puissance inférieure. Mais ces six divisions se réduisent à cinq car l'amour du prochain et l'amour conjugal sont de nature identique même s'ils n'ont pas la même force, l'amour conjugal n'étant en effet qu'un cas particulier de l'amour du prochain.

·    Dans les révélations reçues par Don Gobbi, du Mouvement Sacerdotal Marial, il est question des cinq montagnes célèbres gravies par Jésus: c'est sur la montagne qu'il promulgua la loi évangélique des Béatitudes; c'est sur le mont Thabor qu'il vécut l'extase de sa transfiguration; c'est à Jérusalem, ville située sur la montagne, qu'il rassembla les siens pour la dernière Cène et qu'il passa les heures douloureuses de son intérieure agonie; c'est sur la montagne du calvaire qu'il consomma son sacrifice, sur le mont des Oliviers qu'advint son détachement définitif des siens par sa glorieuse ascension au ciel. (F4‑485)

·    Un chapelet de la Vierge Marie comprend cinq mystères médités. [15]

·    La pratique des cinq premiers samedis du mois, demandée initialement par la Vierge Marie à Lucie de Fatima le 10 octobre 1925. [9]

·    En Italie, à Lanciano, existe un reliquaire, depuis le VIIIe siècle, où se trouve une hostie consacrée miraculeuse. En célébrant la messe, un prêtre vint à douter de la présence réelle de Jésus-Christ dans l'Eucharistie; et, sous ses yeux, l'hostie consacrée devient une tranche de chair, et le vin, du sang qui se coagula en cinq caillots. Les analyses, effectuées entre le 18 novembre 1970 et le 4 mars 1971, par les professeurs Limoli et Bertelli, de la faculté de médecine de Sienne, en Italie, ont conclu, après examen de l'hostie et du sang conservés depuis le VIIIe siècle, qu'ils n'avaient subie aucune modification! La chair est une tranche de muscle cardiaque humain, issue du myocarde. Le sang correspond à celui d'un sang qui aurait été prélevé sur un humain dans la même journée que celle de l'examen. Et les cinq caillots de sang, de taille inégale, pèsent tous le même poids chacun séparément; et tous ensemble, mis dans le même plateau de la balance, le poids reste identique sans variation.

·    Dans la liste des Papes de l'Eglise Catholique on compte 5 sièges vacants.

·    Le Pape Jean‑Paul II souhaitait promulguer prochainement le 5e et dernier dogme marial: Marie, Corédemptrice, Médiatrice et Avocate (les concepts mêmes représentés dans la Médaille Miraculeuse que reçue Catherine Labouré de la part de la Mère de Dieu, le 27 novembre 1830 à Paris). Les quatre premiers dogmes marials sont les suivants: le dogme de Marie Mère de Dieu (défini au Concile oecuménique d'Éphèse, en 431); le dogme de Marie Vierge Perpétuelle (défini au troisième Concile de Constantinople, en 681); le dogme de l'Immaculée Conception (défini en 1854 et confirmé par la Saint Vierge, à Lourdes, en 1858); et le dogme de l'Assomption de Marie, élevée au Ciel corps et âme (défini en 1950).

·    Les cinq commandements de Bouddha Gautama: Tu ne tueras pas; Tu ne déroberas pas; Tu ne seras pas impudique; Tu ne mentiras pas; Tu ne boiras pas de liqueurs enivrantes. Le Bouddhisme distingue aussi cinq grands maux: l'ignorance, la colère, le désir, la malveillance et l'envie.

·    Dans la mythologie des Dogons on retrouve certains thèmes qui semblent rappeler certaines croyances de d'autres religions. Par exemple, le mauvais ange Ogo se révolte comme Lucifer après avoir tué sa soeur jumelle comme Caïn avait tué son frère Abel. Le bon ange Nomo, frère jumeau de Ogo, est crucifié pour sauver les hommes du péché, mais il ressuscite cinq jours après, période aussi sacrée que la semaine de Pâques pour les chrétiens, et qui devint la semaine de cinq jours qui est encore pratiquée de nos jours par les Dogons.

·    Le Ch'uan‑chen tao se réclame de cinq patriarches. Le Ch'uan‑chen tao est une des deux grandes branches du taoïsme religieux, l'autre étant le Cheng‑i tao.

·    Les cinq couples de Adam et Ève qu'ils y auraient eu simultanément et ce, en cinq endroits différents sur la planète, sur les cinq continents, comme prototypes de cinq races différentes, selon Edgar Cayce. Cependant, selon la mythologie des Dogons, c'est plutôt quatre couples hommes et femmes amphibies que le dieu Ama aurait créés et placés sur Terre. Ces premiers humains étaient immortels, mais leurs descendants devinrent mortels à cause de leurs péchés.

·    Selon les visions d'Anne‑Cathérine Emmerich, les fruits défendus de l'Arbre de la Connaissance du Bien et du Mal du Jardin d'Éden pendaient par grappes de cinq.

·    Dans l'évangile de Thomas, Jésus mentionne qu'il y a "cinq arbres dans le paradis qui ne bougent ni été ni hiver et leurs feuilles ne tombent pas. Celui qui les connaîtra ne goûtera pas la mort." (log 19.7‑11)

·    Les cinq vertus fondamentales: sagesse, amour, vérité, bonté et justice.

·    Les cinq commandements de l'Église: sanctifier les jours de Fêtes, aller à la messe le dimanche et aux jours de Fêtes, confesser ses péchés au moins une fois l'an, recevoir la communion au moins à Pâques, et payer la dîme à l'Église - au lieu de cette dernière, d'autres versions parlent du respect des jours de jeûne obligatoire. L'Eglise recommande aussi cinq actes aux fidèles avant la Communion: l'acte de foi, d'amour, d'humilité, de désir et d'espérance.

·    Les visions des saints sont classées selon cinq catégories: vision intuitive ou béatifique, vision "abstraite", vision intellectuelle, vision imaginaire et la vision corporelle.

·    Le voyage de Marie et Joseph à Bethléem, pour la naissance du Verbe, dura cinq jours. Ils arrivèrent un samedi, vers quatre heures du soir, selon les visions de Marie d'Agréda. [10000]

·    Les cinq piliers de l'islam: profession de foi, CHAHADA; prière rituelle, SALAT; aumône légale, ZAKAT; jeûne du Ramadan, SAWM; et le pèlerinage à la Mecque, HADJDJ.

·    Dans la tradition juive, le mauvais oeil est considéré comme une importante cause de mortalité. Pour écarter à ce type de sort et s'en préserver, la personne écarte ses cinq doigts de la main droite et prononce la formule «Cinq dans ton oeil» ou «Cinq pour ton oeil». Afin de déjouer le danger qui pourrait découler d'un compliment ou d'un signe d'admiration énoncé publiquement, on s'arrange pour prononcer un nombre contenant un cinq: le quinze ou le cinquante. Le chiffre cinq devient alors un charme en lui-même. Et c'est pourquoi que le jeudi, cinquième jour de la semaine, est sous le signe d'une protection efficace.

·    Les philosophes grecs avaient admis cinq principes dans l'homme: corps, âme animale, psyché, intelligence et esprit divin.

·    Les cinq cycles du calendrier lunaire chinois de douze années lunaires chacun. [12]

·    Les cinq éléments de la théorie chinoise: eau, feu, bois, métal, terre.

·    Chez les Tibétains, les cinq éléments reliés à cinq formes géométriques: le cube à la terre, la sphère à l'eau, le cône au feu, le demi‑cercle à l'air, et la flamme à l'éther.

·    Les cinq takbîrs ou formules de prière, dans la religion islamique. Les musulmans insistent pour que la prière soit faite cinq fois par jour. Mentionnons au passage que Mahomet était âgé de cinq ans lorsque son père Abdallah mourut.

·    Les cinq soleils ou ères chez les Aztèques. [12]

·    En hébreu, le nombre 5 signifie "saisissement, contraction comme par les cinq doigts". C'est, dit Fabre D'Oliver, la matière saisie par le plus matériel des cinq sens.

·    Il y a au Québec 5 archevêchés.

·    La représentation spatiale du nombre 5 est la pyramide ‑ 5 sommets avec 5 faces ‑ et aussi le pentagramme ‑ 5 côtés ‑ dont l'homme y serait compris.

·    Les cinq cartes de Zener utilisées pour certains tests de parapsychologie. Le graphisme de chacune des cartes correspond aux cinq premiers nombres.

·    Les cinq lignes de la portée en musique.

·    Les cinq règnes: élémental, minéral, végétal, animal et humain.

·    Les cinq océans ‑ océan Pacifique, Atlantique, Indien, Arctique et Antarctique ‑ avec les cinq parties du monde géographique: l'Europe, l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, l'Océanie.

·    Dans la suite des nombres fondamentaux de 1 à 9, 5 est au centre, de même qu'il est au centre du carré magique utilisant les 9 premiers nombres. [9]

·    Anniversaire de mariage: noces de bois.

 

Guématrie

·    Valeur numérique de la lettre hébreu Hé, h, ‑ Le Non‑Moi ‑ représentant le principe passif par excellence. Cette lettre représente, selon Charrot, "un rayon solaire versant sur la terre sa pluie bienfaisante de vie" et qui symbolise la vie universelle, l'haleine de l'homme, l'air, l'esprit, l'âme, tout ce qui est animateur et vivifiant. Pour le kabbaliste Eléazar de Worm, h symbolise "le souffle". [6, 10]

 

Occurrence

·    Le nombre 5 est employé 253 fois dans la Bible.

·    Dans la Bible, 12 nombres sont utilisés 5 fois. Il s'agit des nombres 28, 35, 38, 41, 62, 90, 110, 148, 700, 800, 80000 et 185000.

·    Le nombre 5 est employé trois fois dans le Coran. (Coran XVIII,21; LVIII,8 et LXXXI,15)

·    Les mots: païen, chrétien, sacrer, Pentecôte et le nom de Ève sont employés 5 fois dans la Bible. Par cinq fois dans le NT on voit Jésus prononcer lui‑même son propre nom (Jn 17,3; Act 9,5 et 22,8 et 26,15; Ap 22,16). Curieusement l'Antéchrist n'est pas nommé dans l'Apocalypse, où il joue pourtant un si grand rôle. Le mot n'apparaît dans la Bible que 5 fois, dans les épîtres de Saint Jean, et nulle part ailleurs.

·    Jean‑Marie Matthieu, dans son livre "Le Nom de Gloire", paru aux Editions désIris, 1992, énumère cinq personnages de la Bible qui ont porté le nom de Jésus: D'adord Jésus le Christ, Fils de Marie; Josué qui entra en Canaan à la tête des Hébreux. Dans la langue hébraïque le nom de Josué, Yehôshoua, est un dérivé du nom Yéshoua, c'est‑à‑dire Jésus (Nb 13,16; Act 7,45); Jésus, fils d'Eliézer, mentionné dans la généalogie de l'évangile de Luc. Ce Jésus serait descendant du roi David et apparenté à la famille de la Vierge Marie (Lc 3,29); Jésus, surnommé Justus, était un Juif converti au Christ et collaborateur de Paul de Tarse (Col 4,11); Et enfin, le brigand Jésus Barabbas, mentionné dans l'évangile de Matthieu: "Pilate dit donc aux gens qui se trouvaient rassemblés: 'Lequel voulez‑vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus que l'on appelle Christ?". (Mt 27,16‑17)

SOURCE : LES NOMBRES SYMBOLISME ET PROPRIETES(S DESROSIERS)

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 09:37

Symbolisme

·    Le plus sacré des nombres.

·    Nombre représentant la Sainte Trinité, il est aussi le chiffre du Saint‑Esprit, la troisième personne de la Trinité. Par ailleurs, le chiffre 3 étant associé au triangle de par sa forme géométrique, le Saint‑Esprit se voit aussi lié au triangle et avec raison: la voyante Anne‑Cathérine Emmerick percevait l'Esprit‑Saint comme l'Oeil de Dieu au centre d'un triangle.

·    Nombre de l'homme car celui‑ci est composé d'un corps, d'une âme et d'un esprit. Selon le Livre des rites (Li‑ji) l'homme, intermédiaire entre le ciel et la terre, correspond également au nombre trois. [5, 6, 7, 22, 108]

·    Symbole du compas.

·    Nombre parfait selon les chinois.

·    Nombre favorable associé à l'accouchement et à la naissance.

·    Nombre sacré de la femme chez les Mayas. [4].

·    Exprime la totalité, sans doute parce qu'il y a trois dimensions au temps: le passé, le présent et l'avenir.

·    Pour les égyptiens, 3 est le nombre du cosmos qui comporte trois éléments: ciel, terre et duat (zone entourant le monde intermédiaire entre la terre et les esprits célestes).

 

Bible

·    Par trois fois dans son dernier discours aux apôtres Jésus prie pour qu'ils soient un comme Lui et le Père sont Un. (Jn 17,11‑23)

·    Par trois fois dans les évangiles le Père rend témoignage au Fils: lors de son Baptême au bord du Jourdain (Mt 3,17); sur le Thabor lors de la Transfiguration (Mt 17,5); et au Temple lors de la dernière Pâque, en présence des Gentils venus pour faire la connaissance de Jésus

     (Jn 12,28).

·    Par trois fois dans les évangiles Jésus ressuscite un mort: la fille de Jaïre (Lc 8,54); le fils de la veuve de Naïm (Lc 7,14); et Lazare (Jn 11,43).

·    Les trois grandes tentations de Jésus au désert. (Lc 4,2)

·    Par trois fois dans les évangiles Jésus annonce sa passion.

·    Joseph et la Vierge Marie perdirent l'Enfant Jésus pendant trois jours, pour enfin le retrouver au Temple. (Lc 2,46)

·    Jésus tomba trois fois lors du portement de sa croix. [7]

·    Les trois témoins de la Transfiguration de Jésus: Pierre, Jean et Jacques. Ce sont ces mêmes apôtres qui furent aussi témoins de son agonie.

·    Les trois années du ministère public de Jésus‑Christ. [30, 33]

·    Les trois rois mages qui rendirent visite à Jésus enfant, offrant à la mère les trois présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. (Mt 2,11)

·    Nombre de personnes qui furent crucifiées sur le calvaire incluant Jésus, symbolisant les trois manières d'accepter la croix. (Jn 19,18)

·    Les trois heures de ténèbres sur toute la terre, de midi à trois heures, lorsque Jésus fut cloué sur la croix. (Mt 27,45)

·    Par trois fois l'apôtre Pierre renie Jésus et par trois fois également il affirme son amour pour Lui. (Lc 22,56-65; Jn 21,15‑19)

·    La triple vision de Pierre. (Act 10,16)

·    La Vierge Marie resta trois mois auprès d'Élisabeth pour la naissance de Jean le Baptiste.

·    Les trois témoins terrestres: l'Esprit, l'eau, le sang. (1 Jn 5,8)

·    Les trois vertus théologales: la Foi, l'Espérance et la Charité. [7]

·    Les trois attributs du Christ: Je suis la Voie, la Vérité et la Vie.

·    Les trois personnes qui furent jetées dans la fournaise de feu ardent sous l'ordre du roi Nabuchodonosor: Shadrak, Méshak et Abed Nego. (Dn 3,19)

·    Samson se joue de Dalila trois fois. (Jug 16,15)

·    Sous le règne de David, une famine dura trois ans. (2 S 21,1)

·    Par trois fois, Élie s'étendit sur l'enfant, qu'il ramena à la vie. (1 R 17,21)

·    Trois amis dialoguent avec Job. (Job 2,11)

·    Les trois justes d'Ezéchiel: Noé, Daniel et Job. (Ez 14,14)

·    Les trois villes de refuge. (Dt 19,2)

·    Moïse est caché trois mois après sa naissance. (Ex 2,2)

·    Les trois jours de chemin à faire dans le désert pour les Hébreux. (Ex 3,18 et 15,22)

·    Les trois pèlerinages annuels à Jérusalem. (Ex 34,23)

·    Les trois jours de jeûne des Juifs de Suse. (Est 4,16)

·    Les trois prières quotidiennes et les trois semaines de deuil de Daniel. (Dn 6,11 et 10,2)

·    L'Ancien Testament rapporte que Yahvé par trois fois avait chargé à des personnes de construire ses trois Temples:

 

                                    Moïse: 13e siècle avant J.C. (Ex 25,8)

                                    Salomon: 975‑932 avant J.C. (1 R 5,17)

                                    Ezechiel: 6e siècle avant J.C. (Ez 40)

 

·    Les trois jours pendant lesquels Jonas resta dans le ventre du poisson. (Jon 2,1)

·    Les trois personnages mystérieux qui rendirent visite à Abraham. (Gn 18,2)

·    Les trois fils de Noé: Sem, Cham et Japhet. (Gn 6,10)

·    Les trois étages de l'Arche de Noé. (Gn 6,16)

 

Général

·    Jésus reçoit le baptême de Jean-Baptiste à 3 heures de l'après-midi, il meurt le 3 avril à 3 heures de l'après-midi - et par 3 fois se répétera alors le séisme qui suivra sa mort -, et ressuscite 3 jours après à 3 heures du matin. [40]

·    Sur l'image du Saint Suaire sur laquelle est représentée la Sainte Face de Jésus, sur son front, on voit apparaître une coulée de sang en forme de "3". Cette marque est le témoignage que la Très sainte Trinité, Père, Fils et Saint‑Esprit, ont participé parfaitement au Saint Sacrifice de la Très Sainte Victime.

·    Dire que Dieu est «trois fois saint», c'est dire qu'il possède la plénitude de la sainteté.

·    Les trois principes divins: lumière, chaleur et vie.

·    Selon les visions de Maria Valtorta, Dieu aurait créé à l'origine trois êtres parfaits: Adam, Ève et Marie.

·    Les trois grandes extases de la Vierge Marie au cours de sa vie: au moment de la conception, de la naissance de Jésus et lors de son Assomption, selon les visions de Maria Valtorta. Toujours selon la voyante, la Vierge Marie entra dans un sommeil extatique pendant trois jours avant son Assomption.

·    Les trois statuts de la Vierge Marie auprès de Dieu: Mère, fille et épouse.

·    La Vierge Marie était âgée de trois ans lorsque ses parents l'amenèrent à Jérusalem pour recevoir dans le Temple les bénédictions des prêtres.

·    Le Rosaire de la Vierge Marie correspond à la récitation de trois chapelets. [15, 53, 60, 153]

·    Le voyage de La Sainte Famille en Égypte dura trois ans. [7, 50]

·    Les trois phases d'évolution par lesquelles l'âme passe: la création, la nouvelle création et la perfection, selon les enseignements de Jésus dans les visions de Maria Valtorta. Dans la religion celtique, il est question également des trois cycles de l'âme représentant ses étapes d'évolution: Anouf, cycle matériel; Abred, cycle d'expiation; et Gwynfid, cycle de félicité.

·    Les trois mondes ou habits du Père: "j'ai", "je suis", "je deviens".

·    Par trois fois le Christ s'incarnera sur la Terre, selon les visions de Maria Valtorta.

·    Selon le livre Document de Damas des écrits de la bibliothèque de Qumrân, trois types de pièges sont tendus par Satan pour attraper Israël: la luxure, la richesse et la profanation du sanctuaire.

·    L'inscription "Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs" sur la croix de Jésus aurait été écrite dans trois langues différentes. [4]

·    À l'âge de trois ans, Saint Joseph reçu de Dieu l'usage parfait de la raison, une science infuse, une sublime oraison et des vertus toujours croissantes, selon les visions de Marie d'Agréda.

·    Les trois portiques de la basilique Saint‑Pierre, à Rome, qui sont respectivement dédiés aux trois saints: Pierre, Jean, Jacques. Celui de droite ‑ en entrant ‑ dédié à saint Jacques, est surnommé "la porte d'or". La tradition veut que le Pape ouvre solennellement cette porte tous les 25 ans ‑ 1925, 1950, 1975, 2000...

·    Dans les livres "Lettres de Pierre", celui-ci affirme que la Loi admirable de Dieu s'énonce obligatoirement par la chiffre trois. Dans le tome V, page 321, on lit que «partout se dessine la nécessité du nombre "3"; le nombre "3" est le but... la conclusion, que recherche "2".» On lit encore: «Rappelez-vous que la règle de Vie repose sur le nombre "3", et que vous la mutilez en lui faisant une blessure mortelle, quand vous placez - en face l'Un de l'autre - Dieu et vous-même: il est absolument indispensable d'ajouter votre prochain, pour que le problème soit possible à résoudre, car il ne se résout pas sans le triangle amoureux et procréateur.»

·    Dans le Coran, sourate III verset 36, il est écrit: "Zacharie dit: Seigneur, donne‑moi un signe comme gage de ta promesse. Voici le signe, répondit l'ange: pendant trois jours tu ne parleras aux hommes que par des signes.

·    Le nombre trois revient souvent dans la mythologie Grec. Ils avaient 3 demeures ‑ ciel, terre, enfers ‑, 3 grâces ‑ Aglaé, Euphrosine, Thalie ‑, 3 juges des enfers ‑ Minos, Eaque, Rhadamante ‑, 3 furies ‑ Alecto, Mégère, Tésiphone ‑, 3 parques ‑ Clotho, Lechesis, Atropos ‑, 3 Gorgones ‑ Méduse, Euryale, Sthéno ‑, 3 têtes du chien Cerbère, etc.

·    Les trois types d'univers: matière, astral ‑ mental ou âme - et esprit.

·    Les trois vertus qui accompagnaient la déesse Vénus: les Jeux, les Grâces et les Ris.

·    Les trois actes de l'existence: la Naissance, la Vie et la Mort.

·    Selon la Kabbale, l'homme serait composé de trois âmes: Nefesh, Rouah et Neshamah. L'univers que la Kabbale appel Aziluth se partage en trois mondes: Asiah, Jezibah et Briah, qui sont parallèles à ces trois divisions de l'homme. [1, 7, 10]

·    Les trois niveaux de compréhension d'un texte sacré: littéraire, symbolique ‑ ou allégorique ‑ et ésotérique.

·    Les trois sons sacrés: le A, le M et le N, et les trois courants sacrés: le courant sacré de la vie, le courant sacré du son et le courant sacré de la lumière.

·    Les trois degrés du sacerdoce druidique: devin, poète et druide.

·    Trois Yasatas sont préposés au jugement des morts chez les Perses Mazdéens: Mithra représentant la lumière, Craosha, la tradition, et Rashnu, la justice.

·    Le paradis de l'Avesta est divisé en trois régions: Humata, région des bonnes pensées, Hukhta, région des bonnes paroles, et Huvarishta, région des bonnes actions.

·    Les trois sexes ésotériques: le masculin, le féminin et l'androgyne.

·    Le mont Sinaï comporte trois sommets, dont le plus haut culmine actuellement avec le monastère Sainte‑Catherine.

·    Les trois couleurs primaires (bleu, jaune et rouge) avec lesquelles il est possible d'obtenir toutes les couleurs.

·    Le trois est un nombre triangulaire parce que trois points disposés au hasard forment naturellement un triangle.

·    Les trois clefs de la Musique: sol, fa et ut.

·    Anniversaire de mariage: noces de cuir.

 

Occurrence

·    Le nombre 3 est employé 523 fois dans la Bible.

·    Dans la Bible, 20 nombres sont utilisés 3 fois. Parmi eux on note les nombres 45, 65, 77, 98, 123, 160, 172, 180, 36000 et 144000.

·    Le nombre 3 est employé 20 fois dans le Coran.

·    Les mots énergie et sexe sont employés 3 fois dans la Bible. Et Jean écrira, de la part du Christ, trois fois dans l'Apocalypse: «Je suis l'alpha et l'oméga». (Ap 1,8; 21,6 et 22,13)

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