Le texte ci-après provient du Manuscrit 5939 de la Bibliothèque de la Ville de Lyon (Fonds Willermoz). Le rituel d'Apprenti de la Stricte Observance Templière est intéressant à de multiples égards. La cérémonie décrite ici ne diffère pas beaucoup sur le fond de celle décrite dans les divulgations Anglaises et Françaises de la première moitié du XVIIIème siècle. Des éléments symboliques nouveaux apparaissent, en particulier le tableau « Adhuc Stat ». On remarquera que le caractère chrétien du rituel n'est pas vraiment attesté par une référence précise dans l'Obligation, ce qui sera au contraire introduit plus tard par Willermoz dans le Rite Écossais Rectifié.
Le texte des manuscrits a été établi par M. Jean Saunier.
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RÉCEPTION D’UN APPRENTI
La loge est parée à l'ordinaire des loges bleues, avec cette seule différence que derrière la Chaire du Vénérable est pendu, peint sur du carton ou autrement, le symbole du grade que l'on y donne. La loge n'est éclairée que par les trois bougies qui sont au devant du Vénérable, les deux pour les surveillants et une pour le secrétaire. Quand les Frères ont été rangés chacun à sa place, par le Maître des Cérémonies, les visiteurs occupant toujours la première, excepté celle du Maître-Député et du dernier ex-Maître, le Vénérable monte en chaire et dit après avoir salué : « À l'ordre », à quoi on ne répond qu'en donnant le signe d'apprenti.
Puis il demande :
D. Respectable Premier Surveillant, quel est le premier devoir d'un maçon en loge ?
R. De voir si elle est couverte.
D. Respectable second surveillant, acquittez-vous de ce devoir.
Le second surveillant tire l’épée, sort et ordonne aux servants de ne laisser passer que les Frères. Après le rapport, il remet l'épée. Le rapport donné le Vénérable demande à qui il lui plaît, en donnant le 1er coup de maillet, auquel l'interrogé répond de même :
D. Quelle heure est-il ?
R. Il est midi plein.
D. Croyez-vous qu'il soit à propos d'ouvrir la loge d'apprenti ?
R. Oui, Vénérable, c'est l'heure propre.
Dans les loges de grade inférieur, on ne dit jamais très respectable, mais simplement Vénérable, respectable.
Le Vénérable :
« Cela étant, avertissez, respectables surveillants, chacun votre colonne que je suis prêt à l'ouvrir ».
Il donne les coups de marteau 00 0, auxquels les surveillants répondent.
Le Vénérable tire son épée et la met devant lui sur la table. Les Frères la tirent aussi.
Le Vénérable dit :
« A l'ordre ».
Les frères prennent l'épée dans la main gauche et mettent la pointe en terre, ils font le signe d'apprenti avec la main droite, ce qu'ils répètent chaque fois que le Vénérable leur adresse la parole ou qu'eux lui parlent.
Le Vénérable frappe et dit :
« J'ouvre donc cette loge au nom du Grand Architecte de l'Univers, 00 0, de nos légitimes supérieurs 00 0 et par l'autorité qui m'en a été conféré, 00 0 ».
Les surveillants chacun à sa colonne :
« Mes frères, la Loge d'apprenti est ouverte ».
Le Vénérable :
« Mes Frères, nous sommes assembles pour travailler à l'édifice mystique du Temple de Salomon, nous y mettrons aujourd'hui une pierre brute, en rendant maçon un profane qui est Monsieur N…… N…… Vous y avez consenti par le scrutin : le terme de l'examen de sa conduite est expiré ; elle a été trouvée telle qu'elle nous convient. Y a-t-il quelque chose à dire sur cet article ? »
Après un court silence, il continue :
« Le récipiendaire est donc……, son caractère, ses qualités, son âge…… ».
Après cela le Vénérable Députe le Maître des Cérémonies, que l'on appelle dans les loges Françaises le Frère Terrible, vers le profane, qui lui demande si c'est sa volonté d'être reçu maçon.
Sur l'affirmative, le Vénérable envoie derechef cet officier au récipiendaire et le charge de lui dire que, persistant dans sa résolution, il doit bien s'examiner s'il a assez de courage pour soutenir les preuves qu'il sera obligé de faire, et s'il n'a aucune répugnance à s'engager sur des choses qu'il ne connaît pas ; on l'assure cependant préalablement qu'il n'y a rien contre la religion en général, ni contre les dogmes en particulier de la communion à laquelle il appartient, rien contre le souverain duquel il est sujet, ou sous lequel il vit, rien contre les devoirs de l'état où la Providence le place, rien enfin contre les lois de la société et les bonnes mœurs, qu'il doit de plus s'examiner rigoureusement qu'il n'a pas sur lui quelque tache qui puisse le faire rougir et éclatant avec les temps forcer la loge à l'expulser honteusement, si enfin il est décidé et prêt à s'assujettir aux statu généraux de la maçonnerie, aux lois particulières de cette loge, à obéir à ses supérieurs et à ne s'écarter jamais de ce qu'ils lui prescrivent.
Le Vénérable répète tout ceci au récipiendaire lorsqu’on le lui présente.
Pendant que le Maître des Cérémonies s'entretient avec le candidat, le Vénérable catéchise les frères en s'adressant particulièrement à ceux qu'il croit les moins instruits.
CATÉCHISME D'APPRENTI FRANC-MAÇON
D. Etes-vous maçon ?
R. Mes frères et compagnons me reconnaissent pour tel.
D. Où avez-vous été reçu ?
R. Dans une juste et parfaite loge où règnent l'union, la paix et le silence.
D. Comment êtes-vous entré dans cette loge ?
R. Par trois grands coups qui signifient trois sentences de l'Écriture Sainte : cherchez et vous trouverez, demandez et on vous donnera, frappez et on vous ouvrira.
D. Quelle était la figure de votre loge ?
R. Un quarré long.
D. Quelle est sa longueur ?
R. De l'Orient à l'Occident.
D. Quelle est sa largeur
R. Du midi au septentrion.
D. Quelle est sa profondeur ?
R. De la surface de la terre jusqu'au ciel.
D. Quels sont ses fondements ?
R. Trois grandes colonnes qui sont la sagesse pour inventer, la beauté pour orner et la force pour soutenir.
D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?
R. Trois grandes lumières qui étaient le Soleil, la Lune et les étoiles.
D. Que signifie le Soleil ?
R. Le Maître en chaire qui gouverne et éclaire la Loge,
comme le Soleil gouverne et éclaire le monde.
D. Que signifie la lune ?
R. Les Surveillants qui comme elle recevant sa lumière du soleil el la rejaillissant sur la terre, reçoivent la leur du Vénérable et la rejaillissent sur la loge.
D. Que signifient les étoiles ?
R. Les autres frères qui, comme elles servent de guides aux voyageurs nocturnes, conduisent les apprentis et les compagnons dans les chemins sombres et mystérieux de la maçonnerie.
D. Comment étiez-vous habillé en entrant la première fois en loge ?
R. J'étais ni vêtu ni nu, sans métaux, mais décemment orné.
D. Comment un maçon doit-il se distinguer des profanes ?
R. Par une conduite irréprochable, par la bienfaisance envers tous les hommes et en particulier envers ses frères et par une sincérité parfaite envers les mêmes.
D. Quel âge aviez-vous lorsque vous fûtes reçu apprenti ?
R. Vingt cinq ans.
D. Quelle est le symbole des apprentis ?
R. Une colonne rompue par en haut mais ferme sur sa base, avec l'inscription « adhuc stat » « elle se soutient encore ».
D. À quelle colonne du temple travaillez-vous comme apprenti ?
R. À la colonne J. qui est le mot sacré de cette loge.
(SUITE DE LA RÉCEPTION D'UN APPRENTI)
Quand le Maître des cérémonies rapporte l'accomplissement de sa commission et la réponse du profane, le Vénérable dit au même :
« Pour première marque de sa soumission demandez lui son épée et me la portez ».
Après cela, il le renvoi vers le profane en y joignant un frère servant qui le mène dans une chambre contigüe où on le déshabille à l'ordinaire en lui ôtant soigneusement toutes sortes de métaux. On lui bande les yeux, le Maître des Cérémonies le prend par la main droite, lui met la pointe de l'épée sur le cœur et l'achemine vers la porte de la loge. On doit ne lui parler de rien que de ce qui concerne son déshabillement et sa marche, et le Vénérable continue pendant son intervalle son catéchisme où il frappe en profane trois fois :
Le Vénérable dit au 1er Surveillant :
« Demandez qui frappe ».
Le Surveillant ne fait qu'entrouvrir la porte et dit :
« Qui est là ? »
Le Maître des cérémonies répond :
« C'est un profane qui souhaite être reçu ».
Le Vénérable :
« Comment s'appelle-t-il ? Quel âge ? À quelle communion appartient-il ? Où a-t-il domicile ? Son emploie ? ».
Toutes ces demandes se font l'une après l'autre tant par le Vénérable que par le premier surveillant aussi bien que les réponses.
Cela fait, le Vénérable dit :
« Faites le entrer ».
On ouvre la porte et l'introducteur conduit le récipiendaire jusqu'au second surveillant qui le reçoit en lui donnant la pointe de son épée dans la main gauche avec laquelle il la met sur le cœur et lui fait faire trois tours de la loge en commençant du côté gauche, chaque fois par devant le Vénérable on lui fait faire une inclination et quand il passe à une porte marquée sur le tapis.
…(?)… les frères font le signe d'apprenti et secouent fortement leurs tabliers.
Les tours finis, on le place entre les surveillants. Puis le Maître répète au candidat tout ce qui lui a été dit par le Maître des cérémonies page 6 et 7 (du manuscrit) et y ajoutant :
« Monsieur, répondez-moi catégoriquement : Comment vous appeliez-vous ? »
Chaque demande se fait à part comme ci-devant page 9 (du manuscrit).
Après quoi, il continue :
« Monsieur, si le désir de suivre la mode ou de faire ce que l'on voit faire aux autres on même une curiosité mal entendue est le motif de votre démarche, vous serez extrêmement mal satisfait et l'ordre agirait bien imprudemment s'il communiquait le moindre de ses mystères à un homme qu'il ne connait pas à fond, si ce n'est pas le désir d'entrer dans une société composée de gens respectables par leur naissance, par leurs qualités et par leurs mérites qui vous fait agir, vous serez furieusement trompé, peut-être même vous a-t-on induit par des raisons captieuses à vous y engager, et vous avez senti quelque répugnance à y acquiescer si cela est, avouez le franchement, il est encore temps de reculer. On vous ramènera où l'on vous a pris et vous resterez en pleine liberté de vous en aller. Nous vous promettons un secret inviolable et votre nom ne sera jamais prononcé parmi nous. Je vous abandonne à vos réflexions. »
(Petite pause). « Méditez et résolvez... »
(Autre pause). « Il n'est pas raisonnable de s'engager par curiosité à quelque chose qu'on ignore, autant qu'il est honteux de ne pas exécuter, faute de courage, une entreprise commencée ».
(Autre pause un peu plus longue). « Qu'avez-vous résolu ? Voulez-vous être reçu ? »
Si le récipiendaire répond par oui, le Vénérable dit au premier surveillant :
« Faites le approcher de la manière accoutumée ».
Après avoir fait les sept petits pas, le second surveillant prend le pied gauche du candidat et le met sur la porte gauche du lapis, et puis le pied droit sur la porte droite et enfin le pied gauche vis à vis du trône, entraînant après le pied droit, et posant sur le dernier degré le genou nu.
Le Vénérable dit alors :
« Donnez-moi votre main droite ».
Il la fait mettre sur le cinquième verset, du 1er chapitre de l'Évangile de Saint Jean, en lui disant :
« Le livre que vous touchez est l'Évangile de Saint Jean. Puisqu'il a dépendu de vous de rester ou de reculer, nous vous déclarons encore une fois libre, quoique les yeux bandés. Vous reconnaissez-vous pour tel ? »
En répondant qu'oui. Le Vénérable continue :
« Ainsi vous sentez que le serment que vous aller prononcer est entièrement libre et nullement forcé, je ne vous ferai qu'une seule demande, votre réponse décidera de votre destinée…… vous ne parlerez que quand je vous en aurai averti. »
(Petite pause). « Le moment décisif approche... voulez- vous être reçu maçon ? Répondez ? »
À l'affirmative, le Vénérable dit :
« Respectable Second Surveillant, mettez lui le compas sur la poitrine nue du côté du cœur ».
« Monsieur, répétez après moi :
Durant le serment, les frères tiennent l'épée haute dans la gauche en faisant le signe avec la droite. « Moi, N…… N……, à la face du Grand Architecte de l'Univers et de cette respectable assemblée, je jure que je ne révélerai jamais à qui que ce soit, ni sous aucun prétexte, la moindre chose de ce que je verrai, entendrai ou comprendrai des mystères des Francs-Maçons, que je n'en parlerai jamais avec des profanes ni que je n'en écrirai, tracerai, graverai ou imprimerai le moindre caractère hors que quand j'en serai spécialement autorisé par mes supérieurs auxquels je promets une obéissance exacte en tout et par tout, ou nia religion, et ce que je dois à mon souverain, à l’honnêteté, à mon état ne s'opposent point.
je jure d'être fidèle à cette loge, d'en observer les statuts et les lois, de protéger son bien et d'en détourner tout mal, aussi bien que des autres loges régulières que je fréquenterai ou que je connaitrai. Je promets d'être bienfaisant envers tous les hommes et particulièrement envers mes frères, autant que mes facultés le permettent. Si je contreviens à un de ces points, je consens d'avoir la g. c. le c. p. et a. de mon c. avec mes c. et que le tout soit B. et réduit en C. laquelle sera dispersée au vent afin que nia mémoire soit exterminée parmi les hommes et de la surface de la terre.
Ainsi Dieu soit à mon aide ».
Le Vénérable dit :
« Vous êtes engagé, Monsieur, je vous crée donc Maçon :
1° Au nom du Grand Architecte de l'Univers,
2° Au nom de mes légitimes supérieures,
3° Au nom de celte respectable loge de…… ».
À chaque de ces articles, le Vénérable donne un coup léger de maillet au compas que le récipiendaire tient appuyé sur sa poitrine. Après un temps de silence, le Vénérable dit :
« Levez-vous, Monsieur, votre sort est décidé. Vous l'avez voulu, je ne réponds de rien. »
On éteint les bougies qui sont devant le Vénérable et on allume l'esprit de vin.
« Respectable second surveillant, ramenez-le vers la porte du Temple ».
Après une petite pause, le Vénérable dit :
« Donnez-lui le premier rayon de lumière ».
On lui ôte le bandeau seulement (pour) pouvoir un moment voir l'assemblée qui tient ses épées tournées contre lui.
Le bandeau remis, le Vénérable continue :
« Vous avez vu le premier rayon de lumière. Vous avez vu cette respectable assemblée dont vous allez devenir membre. Rendez-vous digne de vivre parmi nous et soyez persuadé que toutes ces épées que vous avez vu tournées contre vous sont prêtes à vous punir si vous osiez commettre la moindre indiscrétion ou infidélité. »
On éclaire entièrement la loge sur ces entrefaites.
« Respectable second surveillant, faites lui faire un tour de midi à minuit et replacez te où vous l'avez pris.
Après un court silence, le vénérable dit :
« Faites lui voir le second rayon de lumière ».
Au moment de lui débander les yeux, on fait l'éclaire accoutumé, cela se fait par deux frères placés chacun à coté du candidat, les frères tiennent l'épée haute et disent tous : « Sic transit gloria mundi ».
Après cela, le Vénérable dit :
« Voilà comme passe la vanité de ce monde. Souvenez- vous qu'il faut mourir et que tout disparait comme un éclair, la vertu seule est immortelle, et la mémoire des bonnes actions impérissable : c'est la première leçon que la loge vous donne, ces épées que vous avez vues tournées contre vous, vous les voyez à présent tirées pour votre défense ? Oui, vos frères ne vous abandonneront jamais quand la vertu et l'honneur régleront votre démarche. »
« Respectable second surveillant, faites sortir le candidat, qu'il s'habille, et qu'il rentre après avoir frappé en maçon 00 0 ».
Le surveillant le ramène et le place à la droite du trône du Vénérable qui lui dit en lui rendant l'épée :
« Je vous arme en vous rendant votre épée il la face de vos Frères, servez-vous en pour les défendre, pour votre honneur et pour votre patrie. »
Puis il lui ceint le tablier et dit :
« On appelle cela chez nous l'habit ; c'est celui d'un maçon que sa blancheur vous fasse souvenir de la candeur qui doit orner toutes vos actions ; ne paraissez jamais en loge sans lui. »
Il lui donne les gants d'homme en disant :
« Je vous donne ces gants que nous appelons des battes ; n'oubliez point que vos mains doivent être pures et votre conduite sans tache. »
Il lui donne les gants de femme et ajoute :
« Pour confondre la calomnie de nos adversaires qui disent que nous vilipendons ce beau sexe qui est la plus charmante partie du genre humain, nous vous donnons une paire de gants de femme pour que vous en fassiez présent à celle que vous distinguez parmi les autres ».
Le Vénérable continue en disant :
« Pour nous distinguer des profanes et nous entre-connaitre, nous nous servons de certains signes, attouchements et mots. Le signe est…….il doit vous faire ressouvenir du serment que vous avez prêté. L'attouchement est……… Le mot, on ne fait que l'épeler……… Le mot de passe sans lequel toute entrée en loge vous est interdite est Tub……
Après qu'il lui a donné un triple baiser, c'est à dire à chaque joue et sur la bouche, il l'envoi aux deux Surveillants pour leur donner le signe, l'attouchement et les mots et pour en recevoir les mêmes baisers. Enfin, il lui assigne sa place qui est vis à vis du Frère Orateur auquel il ordonne de faire sa harangue, laquelle finie, le Vénérable lui même ou s'il le trouve à propos le 1er Surveillant explique au nouveau reçu le tableau. Et étant retourné chacun à sa place, le Vénérable fait un peu de catéchisme et demande enfin s'il n'y a rien proposer en loge d'apprenti, qu'il ferme après les interrogations d'usage, dans la forme, et félicite le nouveau reçu en l'invitant au banquet s'il y en a, et pour la cérémonie duquel un des Surveillants ou l'Introducteur est obligé de l'instruire.
EXPLICATION DU TABLEAU
La figure du tapis qui est un quarré long que vous voyez devant vous, mon Frère, est celle de la loge. Les images qui y sont peintes sont quelques parties du fameux Temple de Salomon, qui ayant été détruit par les Sarrasins (sic), vient d'être réédifié mystiquement par les maçons. Ce temple est le principe, la base, et l'emblème de toute la maçonnerie. Vous y voyez trois grandes lumières, le Soleil, la lune et les étoiles.
Le Soleil signifie le Maître en chaire qui comme celui la gouverne et éclaire le monde, éclaire et gouverne la loge. La lune est la figure des surveillants puisque comme elle reçoit sa lumière du soleil et la rejaillit sur la terre, ceux-là la reçoivent du Vénérable et la répandent sur la loge. Les étoiles représentent les maîtres et compagnons qui guident les apprentis clans les sentes sombres et mystérieuses de l'Art Royal, comme celles-là conduisent les voyageurs nocturnes de l'océan. Les sept degrés qui vous mènent au pavé mosaïque du temple sont les sept vertus des maçons : l'Obéissance, le Silence, la Persévérance, l'Amour fraternel, la Bienfaisance, le Courage et l’Intrépidité jusqu'au bout.
N. B. Les Surveillants les lui font faire une seconde fois aussi bien que les trois pas qui l'ont fait approcher du Vénérable et cela afin qu'il les apprenne ayant eu les yeux bandés quand il les fit la première fois.
La Colonne à main gauche signée par J. est celle où les apprentis travaillent et dont vous avez appris à épeler le nom. Voilà tout ce qu'il m'est permis de vous dire à présent, fréquentez nos assemblées, soyez assidu au travail et zélé pour exécuter ce qui vous sera imposé et rendez vous digne par là d'être avancé de grade en grade dans l'Art Royal et vous apprendrez le reste : je vous en félicite d'avance.
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