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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:19

Alors que parmi les écrits évangéliques les points pivots de la vie de Jésus ont inspiré l'imagination et la dévotion des artistes les deux derniers millénaires (notamment l'Annonciation, La Nativité, le Baptême, la Transfiguration, La Cène, Géthsémanie, le Chemin de Croix, la Résurrection et l'Ascension), le livre des Révélations a présenté un singulier défi et une fascination pour les peintres avec sa richesse d'images, lesquelles sont des visions particulières.

Le problème que cela présente, est que sa nature visuelle est visionnaire, on pourrait dire fantasmagorique, consistant en visions du monde supra sensible.

Comme son auteur, Jean l'Evangéliste, le dit, "La Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui donna ", fut envoyée et "signifiée" à son serviteur Jean à travers ses anges ; ce qui veut dire, projetée en images. Jean aussi "donna témoignage" de la Parole de Dieu dans son Evangile. Témoigner est voir, mais c'est aussi connaître. La vision de Jean est du plus haut discernement, une connaissance suprasensible, le fruit de l'initiation. L'imminence de la Parousie ou de la réapparition du Christ est à nouveau une matière de vision suprasensible : " Regarde, il vient avec les nuées" (1:7) ; c'est à dire dans le royaume de l'éthérique.

L'auteur de l'Apocalypse (Grec pour "découverte") est le maillon divinement fixé dans la chaîne de transmission du Verbe de Dieu à travers son révélateur et témoin, Jésus Christ, par l'intermédiaire de Son ange, à l'humanité entière.

Alors que le rapport de Jean est une série de prophéties, la plupart entièrement données pour ce qui n'est pas encore mais sera à venir, il assume et entraîne, plus que tout autre document écrit, une profonde compréhension de la première évolution occulte de la Terre.

Dans le but d'entrer dans le monde de l'Apocalypse, nous en tant que lecteurs, ne pouvons pas adopter la conscience spectatrice avec laquelle nous vivons dans le monde diurne, regardant du dehors, détachés. Nous devons manger ce livre, et il dérangera notre digestion habituelle, perturbera notre compréhension normale des choses, sera amer dans le ventre.

Encore et encore Jean est enjoint d'agir, "monter ici" et "voir". Sa participation active est requise. En tant que lecteurs nous sommes aussi ralliés à être acteurs. Non juste pour voir mais pour y prendre part, vivre dans les révélations qui nous affectent si fondamentalement. Notre volonté est requise. Depuis que l'initiation rend possible l'accomplissement d'une condition que l'humanité expérimentera plus tard par des moyens évolutionnaires naturels, un initié peut percevoir les événements dans la forme archétypale dans les mondes spirituels bien en avance sur leur manifestation matérielle. Telles sont les visions de l'Apocalyptiste, non de l'Apôtre Jean qui fut martyrisé à Jérusalem en 56 après Jésus-Christ, mais Jean l'Aîné, Jean le Presbytérien qui vivait à Ephèse, et était le "Lazare ressuscité".

L'Apocalypse fut écrite sur l'île Grecque de Patmos, vers la fin du Ier siècle (environ vers 95 après J.C.), pendant la persécution de Domitien. Cette tradition est documentée par les écrivains du second siècle. Justin, Irénée, Clémént d'Alexandrie, Tertullien—et a été confirmée par l'investigation clairvoyante. Alors que les Initiations Chrétiennes étaient dirigées vers le passé, vers la sagesse ancienne, l'Initiation ésotérique Chrétienne révèle le futur. L'homme n'est plus seulement initié pour sa sagesse et ses sentiments, mais pour sa volonté. Placer les buts basés sur la science du Principe Christique et travailler à leur réalisation à travers l'activation de la volonté permet de saisir le Christianisme de façon ésotérique.

L'Apocalypse nous fournit un instrument pour l'initiation de la volonté, une inspiration donnée pour le futur, pour l'action.

Alors que les Evangiles sont certainement éternels dans les vérités qu'ils mettent en avant, leur impact profond est basé sur l'existence établie dans la réalité historique du Christ Jésus, sur l'assomption de la forme physique dans un temps et lieu spécifiques par les plus hauts principes spirituels de notre cosmos. La Révélation d'un autre côté, n'apporte pas de prime abord toutes choses à notre souvenir (Jean 14:26), mais révèle ce qui sera. Nous, en tant que lecteurs et auditeurs de cette parole apocalyptique, pouvons aussi éveiller et aligner nos volontés à l'extrême fin de l'évolution de la terre (Période de la Terre) en vivant en accord avec les principes et les plans qu'elle prône.

L'initiation primitive (pré-Chrétienne) était fixée sur la réflexion. Les temps Christiques s'étant rapprochés, les exercices initiatoires entraînèrent les forces du sentiment. Dans les temps modernes, les exercices Rosicruciens activent l'élément de la volonté. Mais tout entraînement occulte commence par l'organisation et la soumission du corps du désir, à travers le contrôle du mental, une discipline morale, et une concentration physique. La maçonnerie mystique et le jésuitisme aussi renforcent la volonté à travers le travail de l'Ego sur l'instrument physique, qui génère l'âme consciente. Ici, porter sa croix est d'une importance suprême.

Simplement établie, l'initiation éveille les capacités et les pouvoirs sommeillant dans l'âme. L'Apocalypse met en avant les sphères de l'initiation qui désignent à la fois les événements futurs réels et figurés (aussi bien que ceux passés) et les niveaux de la plus haute conscience. Il y trois modes de cognition suprasensible—la vision (imagination), la connaissance (inspiration), et l'identification (intuition). Une telle cognition doit être précédée d'une purification du corps du désir, "préparant la voie du Seigneur" qui aboutit en catharsis, dénotant techniquement l'activation des facultés du clairvoyant. Le corps du désir alors imprime sa sagesse dans les images sur le corps éthérique comme "illuminations"—on "voit".

A l'étape supérieure, on s'élève jusqu'au second ciel, où on "entend" et "connaît" ce que l'on voit. Finalement, dans le troisième ciel, on s'identifie avec ce que l'on voit, ce que l'on connaît, devenant cela même. Donc, Jean rapporte sa propre vision, sa connaissance, et son être comme il présente les images, entend la sagesse, en faisant une partie de son corps spirituel. Telles sont les sphères de l'initiation, mises en avant par l'Apocalyptiste, tandis qu'il délivre les lettres aux sept églises, ce qui signifie les sept catégories du physique (incluant l'éthérique), comme une étape préparatoire.

La première étape—les sept niveaux du corps du désir (monde des images) est désignée par les sept sceaux.

La seconde étape—les sept niveaux du monde de la pensée (monde du son) est représentée par les sept trompettes.

La troisième étape—les sept faces de la colère, démontrent ce qui doit être chassé avant d'entrer dans la vie spirituelle, le vrai monde du Christ.

Lorsque Jean est saisi dans l'esprit et appelé par ses initiateurs à "monter ici", sa vision se dilate jusqu'à inclure les étendues toujours plus vastes de l'évolution de la forme, de la vie, et de la conscience. La vision de l'ouverture de la Révélation dépeint l'Homme Nouveau, l'Homme Archétypal futur comme Il a été crée par la vertu des forces gagnées par le Christ vivant à travers le corps de Jésus. L'Etre est décrit comme "pareil au Fils de l'homme". Dans les Evangiles seulement, le Christ utilise cette phrase pour parler de lui-même. Ici, nous visualisons l'homme idéal qui a été recrée ou restauré par le Christ Intérieur, "la forme humaine divine" (selon Blake), la forme décrite par Coleridge dans "Ode aux années enfuies" :

"Maintenant je recentre mon esprit immortel

Dans le profond Sabbat de mon humble intérieur ;

Nettoyé des passions vaporeuses qui voilent

L'image de Dieu, sœur des Séraphins.

L'homme archétypal, comme "sœur des Séraphins", est dans une personne physique, la création de la substance vivante des plus hautes Hiérarchies créatrices. Une analyse serrée de cet Etre visionnaire montre qu'il est pourvu de neuf lumières et attributs dérivant des neuf classes d'êtres spirituels des Anges aux Séraphins, qui ont contribué, de leur substance spirituelle, à sa création. L'image de Dieu restaurée, Adam régénéré, cette forme modernisée du Christ est un "mélange de la Gloire de l'Eternité avec le Chef-d'œuvre du Temps" (Balfour).

Les sept chandeliers (une variation de la menora Juive), encerclant le Fils de l'Homme, sont une représentation des pouvoirs vibratoires qui ont été assimilés et maîtrisés au niveau microcosmique comme les sept énergies planétaires, signifiées par les sept étoiles, et sur le plan ecclésial comme les sept églises ou communautés de chaque type de Rayon.

L'épée à double tranchant est l'Ego dont la plus grande manifestation est le Verbe Créateur. L'Ego est capable, dans sa plus basse expression, d'égoïsme, de possessivité et d'inhumanité, alors que, dans sa plus haute expression, il irradie l'Amour et la bonne volonté créative. L'Ego peut exalter l'homme en lui permettant de choisir de donner l'Amour comme un cadeau entièrement libre, ou il peut tenter l'homme de servir ses intérêts purement égoïstes, le plongeant ainsi dans l'abîme. Christ Jésus apporta la pleine conscience de l'Ego à l'homme et est représenté comme Celui qui a l'épée à double tranchant sortant de la bouche.

Dans l'Apocalypse, la forme planétaire de ces deux tendances est la civilisation de Babylone (matérialisme) et la civilisation de la Nouvelle Jérusalem (communauté spirituelle), qui sont toutes deux représentées comme citées et personnifiées en tant que femmes.

Sur un niveau plus prosaïque, les sept Eglises sont des estimations de la position des sept centres les plus actifs en Asie Mineure et fournissent la claire évidence que, historiquement, une Eglise unifiée (de façon organisée) n'est pas une idée Chrétienne mais une idée Romaine qui était appliquée à l'Eglise par Constantine en 313 après J.C.

Les sept Eglises originelles de la Révélation constituent la vision du modèle social de la Chrétienté. Il y a sept archétypes égaux, ayant un esprit unifié et une loi unifiée, mais différenciés dans le contexte et dans le caractère. Ils constituent les sept manifestations de l'Etre qui parle à Jean.

Les lettres sont adressées aux Anges de chaque Eglise, l'âme-groupe spirituelle de l'immense variété d'individus qui englobent ensemble une église dont le caractère ou la conscience était tenue dans l'âme de l'ange de l'Eglise. Sur un autre plan, les sept lettres aux Eglises sont les caractéristiques des sept phases de développement de la Cinquième Epoque (Première Post- Atlantéenne) de la Période de la Terre. L'ange de chaque Eglise est l'influence qui la guide ou le génie qui la préside.

Spécifiquement, alors que la Bible, et la Révélation en particulier, sont un produit de la Première Epoque Post-Atlantéenne, leur symbolisme appartient à la forme de ce temps suivant lequel les sept étoiles symbolisent les sept êtres qui sont les meneurs spirituels (angéliques) des sept cultures de cette époque.

Durant ces âges l'humanité peut obtenir des pouvoirs particuliers et des possibilités indiquées de façon occulte par le contenu de chaque lettre.

Qu'a t-il été dit de notre cinquième sous-époque courante, Sardes ? "Tu as un nom que tu aimes et un art mort" (3:1). Comment mort ? Mort à l'Esprit. Maintenant nous pouvons renforcer ce qui reste (de connaissance) et nous repentir, c'est à dire, changer nos esprits, notre orientation matérielle, au point que nous puissions être "vêtus de l'habit blanc".

Pendant la sixième sous-époque, Philadelphie, l'intellectualisme de l'Ouest "épousera" la spiritualité de l'Est, plus particulièrement (comme Max Heindel l'a prédit) en Russie, et favorisera l'amour fraternel.

La septième sous-époque sera tiède. Alors suivra la guerre de Tous contre Tous, dans laquelle chaque Ego non évolué sera lui-même en opposition avec un autre Ego ; après celle-ci commencera la sixième Epoque, la Nouvelle Galilée.

La pleine et correcte utilisation des énergies (étoile) données à chaque Eglise (chandelier) aura pour résultat le triomphe du physique à travers Celui qui a les clefs de l'Enfer et de la Mort. La conséquence égoïque sera pleinement investie dans le corps éthérique par l'activation de ses sept centres occultes, comme indiqué par les sept promesses des lettres.

L'humanité rachetée devra :

· "manger de l'arbre de vie"

· "ne pas être frappé de la seconde mort"

· "manger de la manne cachée" et recevoir "la pierre blanche"

· "recevoir "l'étoile du matin"

· "être habillé du vêtement blanc

· "être fait colonne du Temple de Dieu"

· "s'asseoir près de moi (Christ) sur mon trône"

Comme il convient à un manuel d'initiation de la volonté, Jean est tenu dans un état d'activité continuelle et de concentration dynamique. Il lui est dit :

"Ce que tu vois, écris en un livre et envoie-le" ; "écris les choses que tu as vues" ; "viens plus haut, et je vis et je pleurai … et je regardai" ; "et j'entrai dans l'ange…et je pris le petit livre…et le mangeai" ; " lève toi et mesure le Temple de Dieu" ; "Et je me tenais debout sur le sable de la mer" ; "il me ravit en esprit" ; "et je tombai à ses pieds".

Pour cette seconde vision Jean est convoqué par une voix telle une trompette, et immédiatement il se trouve dans l'esprit et passe à travers une porte dans le ciel et entre dans le monde du désir où il voit et rapporte peut-être la plus resplendissante vision de la Révélation –le trône de Dieu avec un agneau en son sein, entouré de quatre bêtes et alignés devant lui, sept esprits, vingt-quatre vieillards et une foule d'anges.

Les quatre créatures vivantes entourant le trône sont les quatre zoa , la "matière première" de l'humanité, les quatre Ames Groupe Archangéliques, actuellement les quatre Anges Témoins.

L'Homme-Dieu macrocosmique (Adam Kadmon) qui surgit de la Terre d'Esprit, apparaît en premier à la vision clairvoyante comme procédant de quatre prototypes humains créatifs, les forces le formant apparaissant comme représentées ici—l'arc-en-ciel septenaire. Les formes actuelles du Lion, du Taureau, de l'Aigle et du proto-humain portent une similitude avec les corps éthérés que l'humanité revêtait auparavant. Et ils possédaient une conscience et une nature d'âme-groupe appartenant à chaque type. L'homme doit chaque qualité d'âme qu'il possède actuellement à son rejet, durant son développement évolutionnaire, d'une forme animale particulière, conservant cependant l'équivalent spirituel de cette forme.

Par analogie, le sédiment est la précipitation de la matière grossière venant de l'eau boueuse, laissant un clair et limpide liquide. L'art mystique de l'Alchimie utilise beaucoup ce procédé sublime de séparation, qui est emblématique de la transformation vers le supérieur, et du sacrifice, rejet de l'inférieur. Spécifiquement, l'homme astral (corps du désir) est composé de l'aigle (tête—pensée), du lion (cœur—émotion), du taureau (ventre et système osseux--volonté), et de l'homme (dans une forme primitive de la coordination et de synthèse des trois autres).

L'Ego-âme individuel est une espèce animale, entier en lui-même, tandis que les Egos groupes animaux sont dans le monde du désir et ne sont pas descendus dans le physique.

L'agneau mystique dans le sein du trône, le signe du Rédempteur, est l'âme groupe pour la plus haute manifestation des hommes, l'Ego Christ.

Les vingt-quatre vieillards sont les incarnations de l'expérience obtenue des vingt-quatre tours d'évolution ou cycles de temps qui ont précédé notre phase courante de manifestation planétaire. Pendant ce temps, d'autres êtres ont passé à travers leur étape humaine :

*Les Seigneurs de l'Esprit pendant la Période de Saturne (sept phases)

*Les Archanges, pendant la Période du Soleil (sept phases)

*Les Anges, pendant la Période de la Lune (sept phases)

*Les Humains, pendant trois étapes de la Période de la Terre (la quatrième n'est pas encore finie)

Ces vingt-quatre Aînés peuvent ainsi guider (et instruire) l'évolution de l'homme depuis les royaumes spirituels, en tant que directeurs du temps (les vingt-quatre heures de l'horloge cosmique, chaque "heure" ou révolution gouvernée par un "roi du temps").

Ayant vécu la vie et la mort dans un corps humain et rajeuni spirituellement la terre par Sa vitalité solaire, le Christ est capable de décacheter les sceaux du Livre de la Vie tenu par le Père.

Avant Son Avènement, le Livre était tenu scellé et l'humanité manquait de pouvoir suffisant pour vaincre les forces matérielles et pénétrer consciemment dans les mondes de l'Ame et de l'Esprit. Par le sacrifice de l'Agneau, l'essence des éons de l'expérience formatrice peut être héritée et imprimée sur l'âme humaine.

A la fin de la Cinquième Epoque (Première Post-Atlantéenne), suivant la Guerre de Tous contre Tous, les sept sceaux seront dénoués, tout ce qui y est "écrit" sera ouvert et le livre du voyage de l'esprit individuel sera lu et prêt pour l'assimilation. Ce contenu appartiendra aux réincarnations des âmes durant les sept sous-époques culturelles, à l'intérieur desquelles il a obtenu les pouvoirs particuliers et les aptitudes comme indiqué en partie dans les sept lettres aux églises.

Si l'impulsion Christique n'avait pas été donnée à la Terre et à son humanité, l'espèce humaine aurait affronté la terrible situation de l'être incapable d'apprendre suffisamment et de transmuer son expérience terrestre en substance lumineuse du corps de l'âme.

L'Agneau rachète ce qui, autrement, aurait été perdu, et révèle ce qui serait resté caché, donnant la liberté de comprendre et la force d'agir sur cette compréhension, et s'élever au-delà de l'âge dans lequel le développement humain était devenu scellé ou interrompu.

Alors que les expériences représentées par les sceaux furent déposés dans la Cinquième Epoque culturelle :

(Indienne ancienne

Perse

Egypto- Sumérienne

Greco -Romaine/Sémitique/Teutonique/Saxonne/Celte

Sixième et Septième sous-époques)

ils seront perdus comme pouvoirs utilisables de l'âme et caractériseront les sept sous-cultures successives de la Sixième Epoque de la Nouvelle Galilée, dont l'accent sera mis sur le développement conscient du corps éthérique.

Comme l'humanité a progressé en se libérant de la forme animale, tout en maintenant les attributs moraux associés à ces formes (courage, constance, aspiration), donc, l'intelligence et la raison qui sont individuelles à notre époque ont été mises en avant par l'expulsion, ou la séparation de la forme chevaline du plan astral au plan physique. Le cheval de Troie, les sages et humains Houyhnhnms (chevaux) dans les Voyages de Gulliver, de Swift, le centaure prêtre/guérisseur Chiron, maître d'Esculape, sont de légendaires et intuitives références à cette association entre les chevaux et l'intelligence ("sens chevalin"), qui est ainsi basé sur le fait que le corps éthérique du cheval se prolonge au-delà de l'aura de la tête physique, permettant une mesure de la vue éthérique. Le centaure lui-même est un rappel du travail déjà en progression quand on cherche à spiritualiser sa raison.

Spécifiquement, la séquence des quatre chevaux et cavaliers apocalyptiques représente la graduelle augmentation de la raison matérielle, d'un intellect devenant plus terrestre. Chacune des quatre bêtes introduit un cheval et un cavalier.

Le cavalier sur le cheval blanc (Culture Indienne) représente l'intellect pur comme l'archer perçant qui touche la cible. La sublime sagesse des Sept Rishis et la Bhagavad-Gita viennent de cette époque.

Le cheval rouge (Culture Perse/Chaldéenne) indique la nature désir ceignant le mental et l'utilisant dans des desseins d'invasion (porteur de l'épée).

Le mental représenté par le cheval noir (Culture Egypto-Sumérienne) est devenu matériel, (opaque à la lumière spirituelle) et son cavalier l'utilise pour mesurer et peser le densité du monde physique.

Le cheval pâle --aujourd'hui "putride", en Grec-- (Culture Greco-Romaine) signifie un intellect qui est lui-même défaitiste, morbide.

La mort conduit l'intellect qui est utilisé pour démembrer et disséquer la réalité, une forme de vivisection mentale, et exclusivement pour servir les besoins matériels et les plaisirs. Comme Emerson le décrit, les biens sont dans la selle et conduisent l'humanité.

Christ est venu dans un corps terrestre pendant cette Quatrième Culture pour conquérir la mort. Avec l'infusion de cette impulsion de vie cosmique dans l'évolution de la Terre, pour la spiritualisation de la pensée, la forme chevaline ne peut représenter plus longtemps les Anges culturels. Ainsi les habitants de la Cinquième (courante) Culture sont (peuvent être) vêtus de robes blanches. Pendant la Sixième sous-Epoque la forme de l'homme est davantage spiritualisée par les forces du soleil et de la lune, comme données dans une forme simplifiée et inversée par la chevelure noire (soleil) et le sang (lune).

Avant l'ouverture du Septième Sceau et le ravage prédit à venir sur terre, puisque ses pèlerins sont petit à petit conditionnés pour l'abandonner et la transcender, les serviteurs de Dieu sont scellés (au front) du nombre 144,000, le nombre de l'humanité (1+4+4=9) et le nombre de domaines de la Nouvelle Jérusalem (12x12=144), où ils vivront.

Avec l'ouverture du Septième Sceau, la sphère d'intérêt de l'Apocalyptiste bouge du monde du désir au monde la pensée, où s'ensuit un mode plus élevé de cognition. Au seuil entre les Mondes, il entre dans le Silence, qui là, est rompu par les résonnements successifs des sept trompettes, signifiant les sept pouvoirs ou clefs qui donnent l'accès aux mondes intérieurs.

Les sept Anges à la trompette sont les gardiens ou défenseurs des sept degrés. Les trompettes annoncent aussi la Septième Epoque de la Terre, dont le futur contenu est obtenu est obtenu par la clairaudience atteignant le monde de la pensée, où le son spirituel est la substance formatrice et le moyen de base de la réalité.

Les visions en série introduites par les sept trompettes sont parmi les plus fantasmagoriques et les plus négatives dans la Révélation. Il est clair que leur fonction est de persuader énergiquement une humanité récalcitrante de se libérer des attaches terrestres, car finalement, la terre physique ne sera plus. En particulier les fléaux sont désignés pour châtier et réorienter les membres déchus et pervers de l'humanité, mais beaucoup refuseront de se repentir (metanoïa), c'est à dire, changer leur pensée et recevoir le Christ.

Là-dessus (chapitre 10), interposé entre le sixième et le septième ange à la trompette, apparaît un ange puissant, qui peut être interprété comme une représentation du plus grand Gardien du Seuil, le Génie de l'homme, l'image dans laquelle l'aspirant peut croître, une forme individualisée de la première vision du voyant de "Pareil à celui dans le Fils de l'homme".

Un pied de cet ange sur la terre et un sur l "océan-Vie de l'Esprit", images d'une d'une nature amphibienne de l'homme en évolution, lorsqu'il commence à quitter le terrain sécurisant de la conscience ordinaire.

La nature pensante est dans le royaume des nuages, la nature des sentiments est exprimée par l'arc-en-ciel, et les forces de la volonté sont montrées par les pieds fougueux. Cette triple manifestation est orchestrée par le visage qui brille comme un soleil, symbolisant le Moi spirituel (Ego).

En saisissant et dévorant le livre présenté par cet ange, Jean prend part à sa substance spirituelle, qu'il devra manifester en son temps.

L'homme en involution descend du monde du désir vers le terrain solide de la conscience de la terre physique. L'homme en évolution monte du plan physique vers le monde de la conscience du monde du désir.

Alors que les forces de l'eau prévalaient dans la première moitié (Mars) de la Période de la Terre au milieu de l'Atlantide, les forces de la terre consolident leur position pour le développement de l'Ego dans la seconde moitié (Mercure). Deux piliers représentent ainsi l'héritage de la Terre venant des Périodes Solaire et Lunaire :

Le pilier de la Force (dont les sources planétaires actuelles sont le Soleil et Mars) et le pilier de la Sagesse (maintenant nourri par la Lune et Mercure), respectivement.

La réussite de l'œuvre, ou fondement du temple humain, donné dans la Période de la Terre, est l'Amour, proclamé dans l'Evangile d'Amour de Jean et incarné dans le Christ Jésus.

Les références bibliques des deux piliers—deux témoins—(11:3) sont Elie, dont le pouvoir au-delà des éléments éthériques est rapporté dans I Rois 17:1 ("Il ne sera ni rosée ni pluie ces années-là, sauf à mon commandement") et Moïse, le sage, qui a "pouvoir sur les eaux, de les changer en sang et de frapper la terre avec toutes les plaies"(11:6). Ces deux individualités apparurent à la Transfiguration, personnifiant la Loi (Vérité) et les prophètes (Chemin), l'ordre et l'évolution, le conservatisme et le radicalisme.

Dans le chapitre 11, Jésus est instruit pour mesurer l'Autel du Temple de Dieu, mais aussi pour omettre la cour extérieure, ou l'homme extérieur et ses problèmes purement terrestres, lesquels ne passeront pas sous la dispense de Jupiter.

Dans le corps de l'initié les deux témoins se soumettent au système nerveux sympathique (Lune) et cérébro-spinal (Soleil), qui sont aussi les deux oliviers et les deux chandeliers mentionnés dans Zacharie (4:11). Ils sont totalement réalisés et équilibrés en manifestation féminine/masculine de l'Ego bipolaire, et représentés de manière architecturale par les deux piliers du Temple de Salomon, le pilier de la Sagesse (Boaz) et le pilier de la Force (Jachin), un symbolisme repris dans la maçonnerie occulte.

A ce moment là, le temps change pour l'espace et la séquence temporelle est convertie en un panorama d'images se présentant simultanément . Une distinction devrait être faite entre les domaines dans lesquels l'Apocalyptiste entre dans l'Esprit pour lire les événements futurs et la sphère dans laquelle ceux-ci se dérouleront car le dernier appartient principalement à la transition du physique dense au monde éthérique, pleinement réalisée à la fin de la Période de la Terre.

Le domaine de la septième trompette amène actuellement le voyant et le lecteur à la fin de la Révélation et a été décrit comme "l'apocalypse dans l'Apocalypse", le cerneau dans la noix. Cette trompette, en fait, résonne tout le temps, pour que ses vérités soient entendues par ceux qui ont des oreilles (spirituelles) pour entendre. La face solaire du Nouvel Humain sera généralisée au corps éthérique lumineux tout entier, car dans la période de Jupiter, l'humanité manifestera alors le Corps de Transfiguration.

Le stade la conscience égoïque, la béatitude de l'amour, comme du miel dans la bouche (compréhension), nécessite pour ce résultat, des étapes de souffrance lors des incarnations, essentialisées dans les épreuves de la Croix. La première rencontre avec les idées élevées peut être stimulante, agréable même ; c'est une chose pour "divertir" une pensée, mais fabricant des idéaux à partir des idées, les saisissant par la force de volonté et les appliquant, "leur donnant corps" comme un fait accompli, qui peut demander le sacrifice et engendrer la souffrance—"être amer dans le ventre".

Par la septième Epoque de l'évolution de la Terre, le corps physique réfléchira pleinement, comme dans un miroir, en fait, laissera passer comme à travers un verre clair, la nature de l'âme. A ce moment là, tromperie et imposture seront impossibles. Les pensées et les sentiments seront portés sur le visage et mouleront la forme extérieure en conséquence. Le corps révélera la présence ou l'absence du Christ éthérique ; c'est à dire, il montrera l'amour ou la méchanceté.

La force vivant dans les Evangiles sera celle que l'homme a brûlée et deviendra le constituant de son être.

Il sera le livre vivant comme le Christ est le Verbe Vivant.

 

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