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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 08:10

Partie III

Lettre de L'Ange à L'Eglise de Thyatire

Dans le dernier chapitre, nous avons non seulement traité de la véritable nature su Poids, de la Mesure, et du Nombre, mais aussi de leur "chute" en connexion avec les missions temporelles et les messages éternels des culture de l'Inde Ancienne, de la Perse Ancienne, et la culture Egypto-Chaldéenne. Du point de vue de la nature humaine, ces trois grands principes contiennent la signification de la nécessité pour l'homme d'accorder dans sa vie le corps [vital], le corps sensible [désir], et l'âme sensible [émotionnel] avec les trois axiomes de la destinée humaine : travail, souffrance et mort. Car ces trois "malédictions du Père", qui ont suspendu la destinée de l'homme depuis sa chute dans le péché, lui demandent un combat spirituel et moral dans son corps de vie, son corps sensible, et son âme sensible. Et en effet, la conscience humaine est obligée de provoquer une force sacrificielle dans le corps afin de descendre dans la sphère du monde actif de l'existence physique. Le "Poids" en tant que bonne volonté pour l'incarnation dans le corps physique, ne doit pas être trouvé dans la sphère physique elle-même, mais dans dans l'éthérique dont le physique est extrait et modelé. Ce qui est expérimenté dans le physique en tant que "travail" de l'activité terrestre peut être expérimenté dans l'éthérique en tant qu'amour pour la mission de la Terre, en tant que "Poids" véritable. De façon similaire, dans le corps sensible, l'homme est en mesure de rencontrer consciemment la "souffrance" qu'il expérimente dans le corps physique. Ici il peut être conscient de son véritable contenu, il peut acquérir une relation consciente avec elle. Et ici il peut l'expérimenter en tant que mission dans le temps, en tant que véritable "Mesure", puisque le corps de vie est lui-même temps. Mais c'est seulement dans l'âme sensible que l'homme rencontre d'abord la tragédie entière du problème de la "mort". C'est parce qu'il est uniquement dans l'âme, que cet événement externe et la peine qui en découle deviennent une question karmique intérieure; c'est à dire, une question concernant la valeur et la nature du "Nombre" des êtres individuels. La question est de savoir si ce nombre est un produit eradicable de la nature, ou s'il est enraciné dans l'éternité de la Divinité—et par conséquent indestructible.

Ainsi le principal problème de l'époque Egypto-Chaldéenne était l'immortalité, comme clairement démontrée, par exemple, dans le mythe de Gilgamesh. Le problème essentiel de la culture de l'Ancienne Perse était, d'un autre côté, la relation objective entre le bien et le mal dans le monde et dans le Zend-Avesta. Des échos préservés jusqu'à ce jour nous montrent que la chose importante à l'époque de l'Ancienne Perse était de ressentir "l'année cosmique" comme une mesure de cette relation dans le courant du temps. Plus loin, le problème essentiel de la culture de l'Inde Ancienne fut la valeur de l'activité humaine dans le monde physique. Ainsi, par exemple, la Bhagavad Gita, bien que d'origine postérieure, est entièrement dévolue à ce problème.

Durant la quatrième époque Greco-Latine, il fut ajouté aux trois problèmes—la "valeur du monde des actions"; la relation entre le bien et le mal; et l'immortalité—un quatrième: celui de la liberté. Car puisque l'homme rencontre les trois premiers problèmes dans le corps de vie, le corps sensible et l'âme sensible, il rencontre aussi le problème de la liberté avec l'éveil de l'âme intellectuelle. C'est l'âme intellectuelle qui rend l'homme conscient d'être placé entre ce qu'il connaît et veut et ne peut faire, et ce qu'il ne veut pas encore faire.

Nous pouvons difficilement trouver une meilleure formule pour cette situation que celle donnée par St Paul :" Car je ne sais pas ce que je fais : ce que je voudrais, je ne le fais pas, et ce que je hais, je le fais" (Rom. 7:15). L'homme se trouve lui-même placé entre la compréhension impuissante et a volonté de vie cachée lorsqu'il expérimente lui-même l'intérieur de son âme intellectuelle. Sa compréhension pose devant lui les demandes de l'esprit, mais ne lui donne aucun pouvoir pour les accomplir. Sa nature subconsciente, cependant, fonctionne à travers des impulsions qui sont obscures à sa conscience. Ce qu'il a vu être vrai et bon il le reconnaît en tant que nécessité, en tant que "loi", mais ce qui fonctionne avec une force naturelle à l'intérieur de lui, il le reconnaît seulement en tant que que résultat d'actes déjà accomplis, qui peuvent également être regardés comme une "loi" (Rom. 7:16-21). A présent s'il suit les revendications de l'esprit, la "loi", il doit exercer une contrainte sur sa nature; si, au contraire, il suit ses impulsions naturelles, il est coupable de trahison envers ses propres convictions et se détourne de la raison, qui est néanmoins, son guide. C'est cette contradiction intérieure qui élève le problème de la liberté dans l'âme de l'homme. La question est : Comment la lumière de la raison peut-elle devenir telle qu'elle peut maîtriser les impulsions de la nature et briller à travers elles? C'est à dire, comment est-il possible à la nature de suivre l'esprit librement, et à l'esprit de s'élever par dessus l'âme, non comme gouverneur, mais en tant que Soleil bienveillant?

Maintenant, pour la réalisation de la liberté, la lumière de l'intellect doit devenir quelque chose de plus qu'une simple lumière. Elle doit recevoir le pouvoir non seulement d'illuminer, mais également d'embraser les actions. La lumière doit devenir feu, autrement il ne sera pas possible de faire de la liberté une réalité. D'un autre côté, la volonté doit devenir, pour ainsi dire, une lumière rigidifiée : elle doit devenir "métal". Car, comme les métaux qui ont matérialisé cette lumière sont devenus rigides et lourds, aussi le contenu de la volonté de l'homme doit devenir quelque chose qui donne poids et solidité au contenu de la connaissance de l'homme supérieur. Pour cette raison, la quatrième lettre, adressée à l'Ange de l'Eglise de Thyatire, établit l'idéal, l'archétype de la liberté, dès le tout début :

"Le Fils de Dieu dit ceci, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent" (Rév. 2:18). Christ est la force qui réalise l'idéal de liberté; c'est à dire, la conversion de la lumière en feu, de la volonté en métal.

Mais le chemin de la réalisation de l'idéal de liberté réside dans l'amour (agape) rendu possible par l'impulsion Christ. C'est dans la forme de l'amour que l'impulsion Christ peut maîtriser l'opposition de l'intellect et de ces impulsions qui retardent la condition de liberté. Pour cette raison, l"Ange de Thyatire" possède non seulement les trois qualités nécessaires au moyen desquelles l'homme s'accorde au "travail", à la "souffrance", et à la "mort", mais aussi une quatrième par laquelle la réalisation de la liberté devient possible. Car si la nécessité de "travail" demande un service conscient (diakonia),la nécessité de "souffrance" requiert la patience (hypomone), et la nécessité de "mort" implique la foi (pistis). L'ange de la quatrième église possède, en plus de ces qualités, encore une quatrième, l'amour. "Je sais tes œuvres, la charité et le service, la foi et ta patience, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières" (Rév.2:19), dit la lettre au quatrième ange, indiquant par là le fait de la Croix, pour laquelle les hommes de l'époque Gréco-Latine devaient être prêts. C'est la Croix du "travail" de la "souffrance" et de la "mort" qui doit être portée, et le dilemme apparaît dans la façon de porter la Croix dans l'esprit de service, de patience, de foi, et de liberté dans l'amour. Cette Croix fut érigée graduellement dans l'histoire spirituelle de l'humanité. D'abord, à l'époque de l'Inde Ancienne, le service était appris en s'accordant à la nécessité de travail par le discernement dans la valeur du monde des actions. Puis la patience fut acquise au cours de l'époque de la Perse Ancienne lorsque l'essentiel était de reconnaître la relation objective entre le bien et le mal à une période où les hommes devaient souffrir du conflit entre le bien et le mal. A l'époque Egypto-Chaldéenne, c'était particulièrement la mort avec laquelle l'homme devait s'accorder, et et dans la compréhension de l'immortalité afin de parvenir à la foi. Finalement, à l'époque Gréco-Latine, ce dilemme fut expérimenté de ce dont parle St Paul, et de cette expérience s'éleva le problème de la liberté et le désir de la réaliser à travers la force de l'amour. Dans le sens des études précédentes, cependant, la Croix peut également être représentée telle que montrée dans la gravure1.

Ici les tests de Poids, de Mesure et de Nombre résident dans les nécessités karmiques de "travail", "souffrance", et "mort", et les forces acquises par le passage de ces tests constituent les forces d'âme de service, de patience et de foi. Mais la liberté est la réalité du véritable égo de l'homme, et cette réalité est révélée par les rayons de la force Solaire de l'amour en l'homme. L'amour est la révélation essentielle du véritable égo.

Le port de cette Croix—"Je ne mettrai pas sur vous d'autre fardeau que celui que vous avez déjà; gardez-le jusqu'à ce que je vienne" (Rév. 2:24-25)—est la tâche de "l'Eglise à Thyatire" et fut la mission véritable de la quatrième époque Post-Atlantéenne.

Mais à cette Croix fut opposée une autre, en tant qu'antithèse du dilemme. Ce fut la maîtrise de la "souffrance" sans travail, et l'envol, avant la tragédie de la "mort", dans la grande unité. Ce fut cette tendance spirituelle qui fut fondée à l'école décadente Sibylline, la tendance spirituelle de "la femme Jézabel, qui s'appelait elle-même une prophétesse" (Rév. 2:29).

Le point en relation avec la reine Israélite Jézabel, qui encouragea cette tendance comme opposée aux prophètes, fut que le dilemme existant entre la raison et l'impulsion devait être relié par soumission à la guidance de la sombre impulsion Sibylline. Les hommes sont ainsi "séduits" en acceptant l'inspiration Sibylline en tant que solution au problème de la liberté, et arrivant ainsi à une condition dans laquelle le dilemme n'existe plus parce que la raison est exclue et seule la nature est autorisée à s'exprimer. Cette condition se développa plus tard en ce qui est connu aujourd'hui comme Médiumnité. A cette époque, elle n'était pas encore la condition moderne de "transe", mais elle évoluait bien dans cette direction. D'un autre côté, l'effet de la passivité spirituelle qui était ainsi encouragée fut que les hommes devinrent même apathiques à "souffrir" parce qu'ils avaient choisi un sentier qui n'impliquait aucun "travail".

Et cette apathie envers la "souffrance" fut accomplie non par une authentique force de patience, mais par l'électrification de l'homme lui-même afin qu'il soit fanatisé par un processus appelé dans l'Apocalypse, "manger les choses sacrifiées aux idoles" 'phagein eidolo thyta) . Par ce moyen un homme devenait si "électrifié" intérieurement qu'il était capable d'endurer une grande épreuve sans souffrance. "manger les choses sacrifiées aux idoles" avait véritablement une sorte d'effet narcotique—il anesthésiait la souffrance de l'âme en la rendant insensible.

Cette tendance spirituelle aida les hommes à maîtriser les nécessités karmiques du "travail" et de la "souffrance", et de la même manière ils s'aidèrent eux-mêmes à dépasser la tragédie de la "mort" en s'efforçant de sentir la "grande unité" de toute vie naturelle et spirituelle. A travers ceci, ils perdirent le sens de toute chose définie ou individuelle et ainsi dérobèrent à la mort son "dard". De tels hommes vécurent dans l'attitude où tout vit en tout, et tout mène à travers tout; il n'y rien à choisir, et rien à perdre, car tous les chemins mènent au même but—le but de l'union avec la totalité active de la nature. Cette unicité particulière était essentiellement un déni de la réalité et de la signification du Nombre. Par elle ce conflit avec la "mort" était évité parce que l'individualité n'était pas considérée. Cette dépréciation de l'individualité, ce détachement de tout ce qui est défini, est appelé dans l'Apocalypse, "commettre la fornication" (porneusaï). C'est un mariage universel du tout avec le tout, puisque l'idée d'individualité, qui est l'idée du véritable Nombre, demande une organisation stricte et définie. Là seulement un chemin, menant vers un idéal, est admissible.

Ainsi la croix de "Jézabel"  se tient en opposition à la croix de 'l'Ange de Thyatire". Cette croix est suggérée dans l'Apocalypse par les mots suivants : "En outre j'ai quelque chose contre toi, parce que tu acceptes que ta femme Jézabel, qui se dit elle-même prophétesse, enseigner etséduire mes serviteurs pour commettre fornication et manger les choses destinées aux idoles" (Rév. 2:20).

A présent quel est le remède karmique pour une telle tendance spirituelle? D'une part, c'est le temps; c'est à dire, l'opportunité d'apprendre que l'enseignement Sibyllin enseignant ce qui un jour a été si haut placé est décadent. Car l'enseignement Sibyllin fut, à une époque, une source pure et véritable de révélation spirituelle pour l'humanité. C'était à l'époque où les Dieux se retiraient dans une sphère supérieure, et la sphère d'où les Sibyls tiraient leur inspiration devint possession des démons. Elle fut reléguée avec les sphères qui, dans l'Apocalypse, sont appelées collectivement, "les abîmes de Satan" (ta bathea to satana). Ce fut pour cette raison qu'il fut donné à Jézabel le (temps de repentir pour sa fornication; elle ne se repentit pas" (Rév. 2:21).

Mais si la connaissance du fait que la décadence Sibylline n'est pas suffisante pour tourner la tendance spirituelle de "Jézabel" vers une direction différente, alors la destinée doit intervenir—d'un côté pour mettre fin à la fin à la possibilité de la révélation Sibylline; et de l'autre donner un pouvoir croissant à la "souffrance", afin de guérir l'apathie envers ces nécessités karmiques de l'humanité. Pour rendre la révélation Sibylline impossible, le direction verticale de cette révélation (la ligne d'enseignement et de séduction dans le diagramme à droite) qui va de bas en haut doit devenir horizontale. Alors la possibilité de révélation de la sphère souterraine cesse—la Sibylle devient un être humain qui ne peut rien faire au-delà des forces possédées par un être humain, et n'a pas connaissance des choses plus avant que la la mémoire des expériences Sibyllines primitives qui peuvent être réveillées.

Dans tous les cas, cet être humain est alors complètement sous le contrôle de la "souffrance" et de la "mort". Toutes ces choses sont clairement exprimées dans le langage de l"'Apocalypse. "Voici, je vais la jeter (Jézabel) sur un lit, envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent l'adultère avec elle, exceptés ceux qui se repentent de leurs actes, et je ferai mourir de mort leurs enfants" ( Rév. 2:22,23). Cette destinée est le traitement réparateur nécessaire au karma de la tendance spirituelle de Jézabel.

Mais le "diagnostique" sur lequel est basé ce traitement est donné par en "sondant les reins et le coeur" (Rév. 2:23). Car les deux tendances spirituelles dont nous traitons –c'est à dire, celle de "l'Ange de Thyatire" et celle de "Jézabel"—se distinguent précisément par le fait que dans la première, la liberté à travers l'amour est réalisée à partir du cœur; alors que l'assaut de la Sibylline est fait par les forces inférieures sur les "reins". Donc les deux courants ont deux sentiers karmiques différents. Le courant des "reins" doit prendre le sentier de la perte de la révélation et de la soumission à la tribulation et à la mort. Le courant du "coeur" doit suivre le sentier par lequel il acquerra le pouvoir dans la sphère du groupes d'hommes des nations (exusian epi ton ethnon), et les brisera en fragments d'unités de consciences séparées, "comme les vases d'argile ils seront brisés en morceaux" (Rév. 2:26,27).

La "verge de fer" de la conscience-égo recevra le pouvoir de libérer les liens unissant le groupe d'âmes, et de briser en éclats les structures qui prenaient naissance exclusivement dans l'âme groupe. Et à la place de ces éléments de l'âme groupe "brisés en éclats", un autre principe de formation de communauté s'élèvera; l'influence de l'étoile du matin—Mercure (astronomiquement, Vénus)—l'étoile de Manas [mental] dans l'histoire spirituelle de la Terre. Car il y a deux influences principales qui dirigent le sentier de la Terre—celle de Mars, et celle de Mercure.

L'influence de Mars est l'influence de la guerre; c'est à dire, celle du clivage de l'humanité, la scission de la communauté. L'influence de Mercure, au contraire, est la formation et l'unification de la communauté. La "verge de fer" référée dans la lettre est l'incorporation légitime de l'impulsion de Mars, qui vise à l'émancipation de la condition de groupe. Mais la personnalité grandie indépendante et émancipée au moyen de la verge de fer (le fer représente l'influence de Mars sur les choses de la Terre) s'unira un jour en communauté à travers l'influence de Mans de l'impulsion Mercure (l'impulsion de "l'étoile du matin").

Ainsi, à la fin de la lettre à l'Eglise de Thyatire", se tient la promesse de l'étoile du matin, en bas de laquelle signent ceux qui ont été libérés de la relation du sang, seront à nouveau unifiés.

RAYS MAI JUIN 2003 VALENTIN TOMBERG

 Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/etudes_3.htm

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Published by Traduction Chantal Duros - dans St Jean
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 06:27

Partie I

LA SOURCE DE LA REVELATION DE SAINT JEAN

L'enquête sur les sources de la Révélation de St Jean a longtemps et fréquemment occupé les esprits de ceux qui se sentent concernés par la recherche extérieure terrestre. Ces sources ont été cherchées dans les traditions orales, dans les écrits apocryphes de l'ancienne Chrétienté, dans les documents et traditions de la Gnose Judéo-Chrétienne, et même dans les expériences exceptionnelles et fantastiques basées sur les phénomènes atmosphériques. Mais le contenu de l'Apocalypse lui-même se tient en opposition rigide à tous ces efforts, car dans son texte, l'explication recourt plus d'une fois à ce que l'auteur de l'Apocalypse "voyait et entendait" que ce qu'il contient "en esprit".

L'auteur de l'Apocalypse n'est jamais las de faire remarquer de manière sans équivoque que le contenu de l'Apocalypse n'a rien à faire avec l'horizontalité spatio-temporelle de la tradition, de la rumeur, ou du plagiat, mais est venue à l'existence simplement et exclusivement sur le sentier vertical de révélation du monde spirituel.

Ainsi, par exemple, le texte de l'Apocalypse commence par une déclaration précise concernant sa source, son origine, et la façon dont il a été créé : "La Révélation de Jésus Christ, que Dieu Lui a donnée, pour montrer à Ses serviteurs…et Il l'envoya et le transmit par Son ange vers Son serviteur Jean" (Rév.1:1). Dans ces mots est caractérisé de manière distincte et solennelle le sentier par lequel l'Apocalypse vint à l'existence. Sur le sentier de la descente de Dieu à Jésus Christ, de Jésus Christ vers l'Ange de la Révélation, de l'Ange vers Jean, et de Jean vers les lecteurs, les auditeurs, et chercheurs (hoi teruntes) des "paroles de cette prophétie".

Maintenant il n'est pas possible d'avoir une conception sérieuse de l'origine du document portant sur la vie spirituelle humaine sans avoir une vision sérieuse de ce document lui-même. Et ce ne serait pas vraiment prendre au sérieux le contenu de l'Apocalypse si le plus grand effort n'avait pas au moins été fait pour comprendre ce que l'auteur lui-même dit concernant l'origine de cette œuvre. Il est certainement exact que le véritable contenu de l'Apocalypse défie la recherche en manières et moyens qui en rendront une compréhension possible, mais ces manières et moyens ne doivent pas être en contradiction avec l'esprit et la lettre de l'Apocalypse. Pour approcher la question de l'origine de l'Apocalypse de ce point de vue, il sera nécessaire en premier lieu de maîtriser un obstacle qui est sûr de s'élever, consciemment ou non, au commencement d'une telle entreprise.

L'essence de cette objection trouve expression comme suit : L'Apocalypse raconte le futur de l'homme; maintenant l'homme est libre. Comment est-il possible de donner une information concernant le futur de l'humanité, puisque la structure de ce futur dépend manifestement de la liberté de l'homme? Cette objection disparaît lorsque nous considérons que l'Apocalypse dépeint deux sentiers futurs, car elle montre les étapes d'un sentier ascendant aussi bien que d'un sentier descendant. Ces sentiers sont déterminés de façon karmique. Qui doit choisir tel ou tel sentier dépend, cependant de la liberté de chaque individu. Et, en effet, les sentiers sont déjà déterminés dans la mesure où l'humanité a déjà vécu à travers une longue destinée. Aujourd'hui n'est pas le premier jour de la création; une grande étendue de sentier karmique repose derrière l'humanité dans le passé.

Le fait nouveau d'importance infinie qui forme une partie de la destinée de l'homme est que Christ est devenu le juge de cette destinée. Il est devenu le Seigneur du Karma. Et étant devenu cela, Il ne détermine pas seulement le futur de l'humanité mais aussi la source de révélation le concernant. D'un autre côté, le futur est déterminé par le passé, et le jugement sur le passé karmique—pour autant qu'il a encore des conséquences pour le futur—repose également dans les mains du Christ. Pour cette raison, les "Sept Lettres' aux sept "Eglises" se réfèrent non seulement au futur, mais aussi au passé. Dans ces Lettres, un jugement a été donné, non seulement sur ce qui était alors le temps présent, et sur les trois futures époques ('Eglises'), mais également sur les trois époques du passé : l'Indienne ancienne, la Perse ancienne, et l'Egypto-Chaldéenne.

Cependant, avant que nous commencions à étudier le contenu des Lettres aux Sept Eglises, nous devons acquérir une idée plus précise de la source de la Révélation de St Jean. Ceci, aussi, est en accord avec l'intention de l'auteur, car dans les phrases d'ouverture de l'Apocalypse il indique non seulement sa source mais dans le premier chapitre, il montre également le visage spirituel de Celui qui a appelé la Révélation (Rév. 1;12-16).

Ce visage était "un visage tel le Fils de l'Homme" portant les signes des forces planétaires cosmiques tout comme elles seraient réalisées dans l'homme du futur (le "Fils de l'Homme") durant la période de Jupiter. Car l'archétype de l'homme Jupiter—le "Fils de l'Homme" du futur—doit être dépeint ainsi : L'arbitraire cessera d'être possible dans sa vie de la pensée. Les courants de pensée couleront dans sa tête tout comme sa chevelure croît "d'elle-même". Et dans ces courants-pensée coulant du cosmos ne seront pas à sens unique, ils n'auront pas de "couleur" distincte, mais seront, dans le vrai sens du terme, "synthétiques". Tout comme la lumière blanche est une combinaison des sept couleurs, ainsi la pensée cosmique du futur sera "blanche"—"blanche comme la laine, aussi blanche que la neige" (Rév. 1:14).

La force de l'initiative-Je ne sera pas manifestée dans la sphère de la vie-pensée, qui sera une pure révélation du cosmos, plutôt, elle s'exprimera elle-même dans l'illumination et la pénétration des phénomènes cosmiques. L'initiative 'Je' deviendra un pouvoir spirituel de vision, remplissant les choses vues de son feu. La vision ne sera pas une acceptation passive des impressions de l'extérieur, mais une illumination et une pénétration irradiant de l'intérieur les phénomènes du monde extérieur : "Ses yeux étaient comme une flamme de feu" (Rév. 1:14).

La vie-volonté de la limite-terre sera aussi différente dans la mesure où elle aura renoncé au flux de sa force conductrice. A la place, elle liera l'ardeur brillante du feu à la rigidité métallique. L'homme ne sera plus poussé par les vagues des forces cosmiques formatives dans sa vie de volonté, il se tiendra sur une fondation stable de volonté consciente avec la force du feu et la rigidité du métal. Ses "pieds" seront "comme dans un cuivre fin, comme s'ils brûlaient dans une fournaise", et les vagues de l'impulsion cosmique et des forces formatrices créatrices passeront de sa volonté terrestre limitée dans sa voix. Le pouvoir créateur de la Nature, fonctionnant aujourd'hui comme une force agissante dans la subconscience de l'homme, sera élevée en pouvoir de parole dans l'homme futur. Sa voix sera "comme le bruit de nombreuses eaux" (Hos phone hydaton pollon).

La vie de sentiment de l'homme du futur sera telle que, d'un côté, elle exprimera l'harmonie des étoiles dans les cieux, et de l'autre côté, elle sera "aiguisée" au plus fin degré de concentration sur le verbe créateur. L'homme du futur tiendra "dans sa main droite sept étoiles" et de sa bouche sortira "une épée aiguisée, à double tranchant". D'un côté, la charité coulera comme une approbation et une compréhension de l'harmonie des sept étoiles, qui sont les êtres spirituels des sept "Eglises" de l'humanité; alors que, de l'autre, la vérité trouvera un instrument rigide et aiguisé dans "l'épée du verbe". Mais, précisément, en tant qu'instrument de vérité, cette "épée du verbe" sera une épée à double tranchant—elle fonctionnera de manière telle que "frapper" celui parle aussi bien que celui qui entend. Le Verbe procédera d'une conscience d'unité de l'humanité, des "sept étoiles", et par conséquent son jugement s'appliquera aussi bien à celui qui parle qu'au reste de l'humanité.

La force Mars du Verbe fera véritablement une guerre d'annihilation contre les erreurs et les mensonges, mais ce conflit inhibiteur produira un effet intérieur aussi bien qu'extérieur. Donc il sera libre de tout esprit d'hostilité. Ainsi le Verbe sera capable d'exprimer la vérité avec une décision inflexible et sans la possibilité que son existence soit utilisée en tant qu'arme offensive à sens unique.

Mais l'image complète de l'homme du futur n'est pas confinée aux changements que nous avons mentionnés en pensée, volonté et sentiment. Les changements incluent non seulement les conditions intérieures des forces d'âmes ci dessus, mais aussi leurs relations avec une autre. Les relations des forces d'âme de l'homme futur doivent nécessairement changer au compte de l'expansion de la force Soleil du cœur qui doit être élevée dans la tête : "Sa contenance était comme le soleil brillant dans Sa force", alors que le force formative et restreinte de la tête descendra dans la région Soleil du cœur : l'homme sera "ceint à la poitrine d'une guirlande dorée". Et la vie de la volonté enveloppera l'homme en entier. Dans le royaume du terrestre (ou plutôt, le naturel car dans la période de Jupiter le "terrestre" sera différent), elle deviendra un métal brillant. Mais, en même temps, elle coulera de l'homme supérieur vers la périphérie de son être. Cette direction centrifuge de la volonté, par laquelle elle devient une sorte de fourreau, est exprimée dans l'Apocalypse par le symbole "un vêtement jusqu'au pied".

Ainsi au commencement de l'Apocalypse il nous est montré le schéma de l'homme du futur, qui envoie les "Lettres" aux Sept Eglises. Mais Celui qui se révèle Lui-même dans ce schéma est le "Je suis", le "Premier et le Dernier" de l'évolution de la Terre. "Celui qui vit" dans la sphère de l'évolution Cosmique en laquelle la Mort tient bon (Rév. 1:17-18). Christ Lui-même, dont le nom ésotérique est pour l'humanité, "Je suis", parle à travers ce schéma. Il est la source de la Révélation de St Jean.

LES LETTRES AUX EGLISES DU PASSE

Comme le Christ est la source de la Révélation de St Jean, Il est également la source de ces courants d'âme positive qui coulent dans l'humanité du passé vers le futur. Car l'influence de Christ était déjà en action durant l'époque Indienne ancienne; l'impulsion positive fondamentale de cette ancienne culture de l'humanité Post-Atlantéenne procédait de Lui. Cette impulsion a survécu, elle a survécu sous la surface dans les âmes des hommes, et ceux dans lesquels son influence est particulièrement forte et déterminante forment une "communauté" qui est appelée dans l'Apocalypse "L'Eglise d'Ephèse".

Le but de la "Lettre à l'Eglise d'Ephèse" n'est pas simplement de donner un jugement sur la civilisation passée; son dessein est spécialement d'en appeler à l'impulsion de l'Inde ancienne encore active dans les âmes des temps actuels. Car seulement ainsi il y a une signification morale pratique dans l'admonition : "Souviens-toi d'où tu as chu, et repens-toi, et fait ton premier devoir". Une telle exhortation serait assez vide de sens si elle était dirigée seulement vers une civilisation passée, un effort humain sombré il y a longtemps dans le silence. Elle est, pourtant, adressée à une époque présente et future—en effet, à une éternité, car la lettre commence avec ces mots : "Vers l'Ange de l'Eglise d'Ephèse écris". Ces paroles expriment le fait que nous ne traitions pas ici avec un groupe d'hommes vivant dans le passé, ou de ce moment présent, mais avec ce qui était transcendant et compréhensible dans le caractère du message de la culture Indienne ancienne. Le message l'ange de cette culture, est encore actif; car une telle culture n'est pas amenée à l'existence pour tomber dans l'oubli, mais pour que le germe de révélation, le message des cieux qui en est à la base, se développe, et croisse à travers les âges à l'intérieur des âmes des hommes, passant par de nombreuses métamorphoses apportées par coopération avec les influences nouvellement ajoutées, jusqu'à ce qu'elle s'étende en floraison et fruit mûr.

Pour cette raison la mission du message essentiel de la culture Indienne ancienne n'est pas encore terminée. Tout ce qui a alors été inauguré survit encore, et le messager de cette culture, "l'Ange de l'Eglise d'Ephèse" continue à être associé au courant continu des effets et des conséquences de son message originel. La culture de l’Inde Ancienne persiste encore en tant que processus karmique, et l’esprit de cette culture est limité par ce processus, vivant sous forme de qualités, de désirs et de mémoires dans les âmes des hommes. Elle vit également dans les limitations potentielles des hommes, et dans leurs inclinations à répéter leurs anciennes erreurs. Et avec elle est relié l’esprit de cette culture dans la conscience d’une responsabilité partagée.

Qu’en est il alors de la vie spirituelle de l’Inde Ancienne qui est encore présente dans les âmes des hommes aujourd’hui ? Qu’est ce qui fonctionne encore en tant que karma depuis cette époque ? Pour être capable de répondre à cette question nous devons nous rappeler quelques caractéristiques fondamentales de l’ancienne culture Rishi, spécialement le fait qu’elle était une culture de révélation globalisante dont a surgi l’impulsion de base pour les sept époques de l’évolution Post Atlantéenne tout entière. Car la révélation des Sept Rishis ne fut pas uniquement la re-vivification de la sagesse des sept oracles Atlantéens, elle fut également l’implantation de la sagesse aux sept colorations pour les sept époques de l’Age Post Atlantéen. Elle fut les sept "voyelles" du Verbe Cosmique—le Logos—qui, par l’intermédiaire des Rishis, coula dans les âmes des hommes, tout comme à la Pentecôte les douze "consonnes " du Verbe Cosmique furent révélées. Et comme il ne peut y avoir de parole sans voyelles, aussi les âmes humaines avaient-elles été incapables de comprendre que le Logos n'avait pas été une révélation Rishi à l'époque de l'Inde Ancienne. Car l'influence de la révélation Rishi est ressentie même à l'époque actuelle, d'un côté dans une attente déterminée à l'intérieur des âmes humaines, et de l'autre côté par les "mémoires", nées dans les corps éthériques des hommes, par les moyens et les chemins qu'ils utilisent pour satifaire cette attente.

Le désir qui habite dans les profondeurs des âmes humaines en tant qu'écho de la culture Rishi consiste, par-dessus tout, en un effort de sagesse compréhensive "synthétique" valide pour tous les hommes, une sagesse qui porterait en elle une harmonisation des tendances unilatérales, tout comme à l’époque de l’Inde Ancienne la sagesse révélée des Rishis représentait l’harmonisation des sept oracles Atlantéens.

Le désir qui habite les âmes des hommes correspond à la lumière des "sept étoiles" dans les cieux, qui devint la lumière des "sept chandeliers" sur terre. Et ce désir habite à l'intérieur d'eux pour la véritable raison que la lumière qui brille dans les sept étoiles, la constellation de la Grande Ourse, a brillé une fois aussi dans sept hommes, les Rishis, et pour sept groupes humains qui étaient associés en communauté, tout comme les sept chandeliers étaient joints ensemble en une lumière de sagesse. Et c'est à cette attente que la première lettre est adressée, car elle parle de Celui "qui tient les sept étoiles dans Sa main droite, Qui marche au mileiu des sept chandeliers d'or". La lettre à l'Eglise d'Ephèse procède de Celui qui peut calmer l'attente, de Celui qui est le contenu véritable de la mémoire soujacente à cette attente, parce que la révélation Rishi était une révélation de nature compréhensive du Christ en tant que verbe Cosmique.

Mais le futur que la réalisation de ce désir doit apporter n'est pas seulement l'illumination des sept chandeliers avec la flamme des sept étoiles, mais quelque chose qui en procède. Car ce qui a une fois existé en tant que sagesse révélée sera la vie véritable de l'homme du futur. "A celui qui triomphe je donnerai à manger du fruit de l'arbre de vie, qui est au centre du paradis de Dieu". Ces paroles expriment le futur positif d'un effort qui va courageusement vers l'avant dans le futur, venant d'une attente réminiscente de la sagesse compréhensive du passé.

Le "triomphe" en question est la maîtrise du désir pour le passé. En vérité, c'est de vivre par une attente qui procède du passé, mais il doit chercher sa satisfaction, non dans le passé, mais dans le futur. La dérive du désir de l'âme vers le passé doit être maîtrisée en permanence, mais le contenu de l'attente ne doit pas seulement être développé mais renforcé par l'impulsion d'un effort énergétique vers le futur. Alors il sera possible à la sagesse de devenir vie, pour la sagesse originellement révélée des cieux de vivre en l'homme lui-même. Cette transformation indique l'évolution future de "l'éther moral" dans la nature humaine, et cet "éther moral" sera aussi plein de lumière que l'était la révélation originelle de la sagesse des Rishis. En outre, elle ne donnera pas seulement la lumière, elle fonctionnera également comme fonctionne la force de vie. "Manger de l'arbre de vie" sera une absorption dans le système humain du pouvoir de donner la vie.

L'effort de maîtrise de cette force donneuse de vie a toujours existé, et s'est développée en deux directions particulières : d'un côté cet ascétisme dont l'expression finale est une sorte de yoga Indien. Le but de ce type d'ascétisme est d'envoyer la force de vie contenue dans la faculté procréative de l'homme vers la tête afin de fournir à l'homme la vie spirituelle avec la même force de vie créatrice que celle possédée par la faculté procréatrice. D'un autre côté, cet effort a pris une seconde direction appelée par l'auteur de l'Apocalypse "les actes des Nicolaïtes". Ici le but était de descendre si consciemment dans le physique que les forces instinctives du corps physique étaient faites pour servir, d'une matière non naturelle, certaines fins magiques. Comme avec la première direction, une distorsion du message de l'Esprit eut lieu parce que la force spirituelle n'était pas mise en action par son propre contenu moral mais par l'influx d'une force extraite d'une autre sphère d'existence, aussi avec la seconde direction une distortion de la mission du corps humain eut lieu parce qu'il lui fut donné une position primordiale à travers la sensualisation de l'esprit.

Ceux qui viennent en avant en tant qu'hommes envoyés par l'esprit, et qui ne représentent pas encore le pur esprit mais plutôt un esprit mêlé aux forces empruntées au corps, ne sont pas véritablement envoyés par l'esprit ("apôtres") mais croient seulement l'être eux-mêmes. Ceux qui, cependant, permettent à l'esprit de devenir la proie de la sensualité (les Nicolaïtes) représentent l'autre erreur de la recherche de "l'arbre de vie". Car les fruits de l'arbre de vie ne consistent pas en une activité de l'esprit développée aux dépens des forces physiques, ni en une sensualisation de l'esprit, mais en une pure force spirituelle grandissant en force de manière telle qu'elle travaille avec la puissance de la force de la nature. L'éther moral n'existe pas en tant que "force latente" du corps, etc., il est une nouvelle force qui naîtra graduellement en l'homme et provenant de l'impulsion Christ.

Mais les obstacles qui offrent une opposition à la future naissance des véritables fruits de l'arbre de vie sont les efforts des "menteurs" (qui disent être des apôtres, c'est à dire, envoyés par l'esprit, mais ne le sont pas) et des "Nicolaïtes". Ces deux erreurs sont repoussées par "l'Ange de l'Eglise d'Ephèse". Néanmoins, il n'était pas demeuré entièrement fidèle à sa mission, car il avait "quitté son premier amour", l'impulsion originelle pure de l'évolution humaine Post-Atlantéenne. A présent cette impulsion originelle était l'amour pour une mission de l'homme sur Terre. Cet amour était une bonne volonté profondément enracinée des âmes à s'incarner véritablement et totalement pour remplir véritablement et complètement la tâche de l'existence terrestre. Cette volonté—c'est à dire, le désir pour une incarnation terrestre complète dans le but de remplir totalement la mission de la Terre—est la véritable quintessence du Poids. Chaque chose qui implique une descente consciente, sacrificielle, est une expression du 'poids' spirituel. Ainsi, par exemple, tous les mots qu'un homme peut exprimer ont plus de poids s'ils pénètrent non seulement le corps astral, mais descendent également dans le corps physique. Et une action humaine a davantage de poids si son contenu moral pénètre directement dans la réalité physique que si elle touche uniquement la strate supérieure de l'existence terrestre.

Mais à présent, d'un point de vue physique, il y a deux différents phénomènes de poids. L'un est la "descente"sacrificielle déjà mentionnée, l'autre est le phénomène de la Chute, l'expulsion des hauteurs spirituelles. Cette dernière survient en tant que conséquences karmiques ou attitude injustifiée envers l'esprit. Le véritable "poids" devient alors lourdeur, et la "descente", un effondrement. (à suivre)

RAYS JANVIER FEVRIER 2003 VALENTIN TOMBERG

 Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/etudes_1.htm

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 06:27

Une fois encore, nous voici au jour le plus court, à la nuit la plus longue de l'année. C'est en ce moment que les Ténèbres sont les plus épaisses. Mais c'est demain que les jours vont commencer à grandir, les Ténèbres à diminuer, que la Lumière va se faire de plus en plus visible. Nous voici au solstice d'hiver qui coïncide — et ce n'est évidemment pas un hasard — avec la date à laquel­le l'Eglise Catholique a fixé la fête de Saint Jean l'Evangéliste. Une fois de plus, reprenant la Tradition de leurs ancêtres opératifs, les Compagnons Francs-Maçons du Moyen Age, les Constructeurs de Cathédrales, les Francs-Maçons de la Grande Loge de France vont célébrer cette fête solsticiale, cette Saint-Jean d'hiver.

Pourquoi cette référence à Saint Jean ? Parce que, précisé­ment en raison de nos origines, nos Loges sont toutes des Loges de Saint Jean.

Parce que, depuis fort longtemps, les Francs-Maçons, opératifs d'abord, spéculatifs ensuite, ont été appelés n Frères de Saint Jean n.

Dans nombre de nos Loges, ce n'est pas un grand secret, la Bible est ouverte au prologue de l'Evangile de Saint Jean.

Mais alors, diront certains, la Franc-Maçonnerie est une reli­gion, et, qui plus est, un n dérivé n, si l'on peut dire, de la religion catholique. Non ! Nous avons déjà eu l'occasion de le dire dans cette émission il y a quelques années, mais il n'est peut-être pas mauvais de le répéter : la Franc-Maçonnerie n'est pas une religion. Nous ne sommes pas, en tant que Francs-Maçons, les adeptes d'une religion. Nous ne le sommes pas parce que dans nos Loges nous ne célébrons aucun culte, nous n'adorons aucun Dieu, et surtout, surtout, nous n'avons aucun dogme. Peut-on concevoir une religion sans dogme ?

Il est vrai que toute la symbolique maçonnique est imprégnée d'ésotérisme judéo-chrétien, depuis le Temple de Salomon jusqu'aux deux Saint Jean. Mais entendons-nous bien : ni la Bible, ni l'Evan­gile de Saint Jean, ne représentent pour nous, Francs-Maçons de la Grande Loge de France, un dogme. Nous ne saurions les prendre strictement à la lettre, ni les considérer obligatoirement comme la Volonté Révélée de Dieu. Ces Livres sont pour nous sources de symbolisme et c'est déjà un champ de réflexion immense, car le domaine du symbolisme est infini.

Il est vrai que les Francs-Maçons en général, et ceux de la Grande Loge de France en particulier, puisque c'est au nom de ceux-ci, et de ceux-ci seulement, que je m'exprime aujourd'hui, travaillent à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers.

Certes, ceux d'entre nous qui sont croyants identifient le Grand Architecte de l'Univers à Dieu — et c'est très bien ainsi. Mais la Grande Loge de France n'impose pas à ses membres la croyance obligatoire en Dieu et en sa Volonté Révélée. Chacun de nous est libre de ses opinions et de ses croyances, chacun de nous respecte celles des autres. La Fraternité ne peut à notre sens reposer que sur la Tolérance. Le Grand Architecte de l'Univers est pour nous tous un symbole et chacun est libre d'interpréter un symbole comme il l'entend, ou plutôt comme il le ressent. C'est la raison pour laquelle le concept du Grand Architecte de l'Univers a suscité, et continue à susciter dans nos Loges, d'innombrables travaux, d'innombrables interprétations. N'en citons qu'une (que nous avions déjà citée d'ailleurs ici même il y a quelques années). Pour nombre de nos Frères, le Grand Architecte de l'Univers c'est le Temps, le temps qui a façonné, architecturé, le globe terrestre depuis des millions d'années ; le temps qui a façonné, architecturé l'espèce humaine depuis les premiers hominiens jusqu'à l'homo sapiens. Ben entendu, une infinité d'autres interprétations ont été expri­mées. Ce n'est pas notre propos aujourd'hui. Notre propos en ce jour est de souligner que Saint Jean, comme le Grand Archi­tecte de l'Univers, est pour nous un symbole.

Un symbole, à la différence du signe (mathématique ou chimi­que), ne saurait avoir une interprétation unique et obligatoire.

Un symbole, pour un Franc-Maçon, est un lien entre le monde manifesté et l'ordre cosmique. C'est dans le Principe Universel qui gouverne cet Ordre Cosmique que nous pouvons synthétiser toutes les acceptions du symbole du Grand Architecte de l'Univers. C'est la croyance que nous ne sommes pas des passants, nés par hasard et traversant en aveugles un monde incohérent. Nous vou­lons ainsi échapper à l'alternative entre la croyance aveugle et le scepticisme destructeur.

Il est vrai que les Occidentaux modernes, imprégnés de carté­sianisme, ont souvent du mal à appréhender le symbolisme, qui s'écarte de la logique rigoureuse. Nos ancêtres, eux, étaient plus familiarisés avec l'emploi des symboles, des images, des para­boles.

C'est pourquoi, il faut appréhender cette célébration de la Saint- Jean comme s'inscrivant pour nous, non pas dans un contexte religieux, mais dans un contexte traditionnel. La Constitu­tion de la Grande Loge de France précise que nous sommes un Ordre Initiatique et Traditionnel. En quoi la célébration de la Saint- Jean peut-elle entrer dans la Tradition Maçonnique ? Qu'est-ce que la Tradition pour des Francs-Maçons ?

La question a été soumise à l'étude de toutes les Loges de la Grande Loge de France il y a quelques années et c'est aux répon­ses de nos Loges et au rapport de synthèse qui a suivi que j'em­prunterai maintenant quelques idées, puisqu'aussi bien ce n'est pas en mon nom propre que je parle aujourd'hui. Notre émission ne s'intitule-t-elle pas : « La Grande Loge de France vous parle » ?

Mais avant de vous parler de notre conception de la Tradition, dans laquelle s'insère la célébration de la Saint-Jean, je voudrais dissiper une équivoque. Ce titre « La Grande Loge de France vous parle » pourrait laisser penser que nos conférenciers — et moi- même aujourd'hui — parlons au nom de tous les Frères de l'Obé­dience. C'est à la fois vrai et faux. Il est vrai que nous pouvons parler au nom de tous les Frères de la Grande Loge de France sur des sujets purement maçonniques, surtout, comme c'est le cas pour la Tradition dont nous parlons aujourd'hui, lorsque ces sujets ont été étudiés par toutes nos Loges. Mais il est faux que nous puis­sions parler au nom de tous sur des sujets non exclusivement maçonniques. Comme tous les Francs-Maçons du monde, les Francs- Maçons de la Grande Loge de France sont des hommes libres. Chacun d'eux a ses opinions politiques, philosophiques, ou reli­gieuses, et les conserve. Chacun d'eux est libre de s'engager comme il le veut, quand il le veut, aussi intensément qu'il le veut, au service de ses opinions. Mais il ne peut le faire qu'à titre indi­viduel, et à titre individuel seulement. Il ne saurait en aucun cas engager les autres. Ses engagements personnels n'engagent pas sa Loge et encore bien moins l'Obédience. La Grande Loge de France n'est évidemment pas monolithique. Aucun de nous ne peut dire, sur un sujet non exclusivement maçonnique, sur un sujet de la vie courante : « Les Francs-Maçons de la Grande Loge de France pen­sent que... ». Le voudrait-il d'ailleurs, qu'il ne le pourrait pas. Notre Déclaration de Principes dit expressément ceci : « La Grande Loge de France ni ses Loges ne s'immiscent dans aucune controverse touchant à des questions politiques ou confessionnelles. » Et elle précise par ailleurs qu'il n'y a pas d'adoption de résolution, pas de vote, sur ces questions au sein de nos Loges. Il n'y a pas de vote car nous ne voulons pas qu'il puisse se dégager sur ces questions une majorité devant laquelle une minorité devrait s'incliner. Il n'est pas question de contraindre les opinions ou les sentiments de certains Frères. Il n'est pas question de parler au nom des autres. Nous sommes tous libres. Notre conception de la Fraternité nous conduit à rejeter tout ce qui divise, tout ce qui irrite, tout ce qui sépare, pour ne retenir que ce qui nous unit. Et justement la Tradi­tion Maçonnique, à laquelle nous revenons maintenant, est un facteur d'union.

La Tradition Maçonnique repose sur l'Histoire, sur les Rites et surtout sur le Symbolisme. Elle repose sur l'Histoire car la Franc- Maçonnerie spéculative d'aujourd'hui dérive, nous l'avons dit, de la Franc-Maçonnerie opérative, celle des Constructeurs. Elle est donc issue d'une capacité de l'Homme à participer à la création. Elle repose sur les Rites, qui sont les outils de réalisation. Enfin et surtout, la Tradition Maçonnique repose sur le Symbolisme, qui est le moyen de transmission. Car qui dit Tradition dit transmission — et transmission orale.

La Tradition est donc un modèle non dogmatique qui s'exprime par des symboles, variables suivant le lieu et le temps où il se manifeste. Mais le modèle, lui, reste le même. Alors, la question se pose : la Tradition est-elle fixe ou évolutive ? Cette question a entraîné et entraîne encore des discussions sans fin. C'est cependant probablement un faux problème. La Tradition est à la fois l'un et l'autre, fixe et évolutive, suivant la façon dont on l'envisage.

La Tradition est universelle dans le temps et dans l'espace. Elle est transmise par une chaîne d'union invisible remontant dans la nuit des Temps. Chacun de nous a reçu et reçoit chaque jour la Tradition, qu'il transmettra à son tour. C'est ainsi que la Franc- Maçonnerie est à la fois le passé, le présent et l'avenir. Chaque homme porte en lui l'expérience de générations innombrables. C'est ce qui lui permet de comprendre le passé, de s'y associer et de le reprendre.

Si l'Immortalité, au sens habituel du terme, n'existe pas, la Permanence, elle, existe et la Tradition est son support. Car qui dit tradition dit continuité, ce qui veut dire que la Tradition incarne des Vérités Universelles dont aucun individu, à aucune époque, n'a pu, ne peut ou ne pourra revendiquer la propriété exclusive. Vérités Universelles qui sont à la base de la complexité du réel dont l'hom­me fait partie intégrante et qui expliquent sa réalité, sa qualité, sa raison d'être. La Franc-Maçonnerie est donc un des rameaux de cette tradition primordiale qui se perd dans la nuit des Temps. Elle cherche la Connaissance, la Connaissance immanente, déjà présente dans un état de choses antérieur à l'Humanité. La Tradi­tion maçonnique est donc la manifestation contemporaine de la Tradition UNE, à la fois primordiale et ultime. Elle nous relie à l'ordre cosmique. Elle a trait à l'essence même des choses. — En cela elle est fixe —. Mais aujourd'hui, plus que jamais peut-être, la Franc-Maçonnerie doit rester cet Ordre Initiatique qui transmet la Tradition. Pour cela, les Francs-Maçons doivent s'ouvrir aux autres hommes. C'est ainsi qu'ils pourront être la conscience du monde contemporain.

Un Franc-Maçon est « un homme en chemin d'initiation ». C'est un homme qui n'a pas de certitudes, qui se remet perpétuellement en question, qui essaie de réviser chaque jour ses jugements. Pourquoi ? Parce que nous cherchons sans cesse à nous approcher de la Connaissance et que cette quête qui, nous le savons, ne sera jamais terminée, exige un effort constant sur nous mêmes.

— En cela, la Tradition est évolutive.

Oh ! Certes, cet effort n'est pas facile. Mais personne, à ma connaissance, n'a jamais dit qu'il était facile d'être Franc-Maçon. D'ailleurs, ce n'est pas la facilité que nous recherchons, mais la Lumière, qui nous sortira enfin des Ténèbres. Lumière de la Spiritualité, Lumière de l'Amour, Lumière sans laquelle aucun progrès n'est possible pour l'Homme.

Et nous voilà revenus au symbolisme de la Saint-Jean (dont nous ne nous sommes jamais éloignés malgré les apparences), puisqu'il est dit d'abord « Au commencement était le Verbe » et, peu après, « De tout être, il était la Vie et la Vie était la Lumière des Hommes ».

La lumière a toujours impressionné les Hommes. Elle a tou­jours suscité des réactions, religieuses d'abord, sociales ensuite, qui ont pris valeur de symbole. Lier la Lumière à la Conscience Cosmique n'est-ce pas le sens, tous les jours plus manifeste, de la convergence dont nous sommes les témoins privilégiés, entre l'évolution de la connaissance scientifique et la tradition primor­diale ? C'est ainsi que nous pouvons rapprocher la Lumière, qui dévoile toutes choses, de la Vérité, qui est la Nature dévoilée.

C'est ainsi que nous pouvons envisager la Lumière sous de multiples aspects :
— Lumière de la Raison, triomphant de l'Obscurantisme : c'est la Lumière de la connaissance rationnelle.
— Lumière cosmique des Grands Luminaires, le Soleil et la Lune, l'Irradiant et le Réfléchi, rythmant le cycle de la Vie.
— Lumière de l'Initiation, première Illumination.

Cette quête perpétuelle de la Lumière est pour nous volonté d'Espérance. C'est elle que symbolise la Saint-Jean d'Hiver, le Solstice d'Hiver, à partir duquel, comme je le disais au début de cet exposé, le soleil va reprendre son ascension, les jours vont s'allonger, la Lumière va se répandre, plus vive et plus intense sur la Terre.

C'est à l'aube de cette renaissance, à l'aube de cette espé­rance sans cesse renouvelée que je veux pour terminer, au nom de tous les Francs-Maçons de la Grande Loge de France et je suis sûr d'être en la circonstance le porte-parole de tous — adresser à tous les auditeurs de notre émission nos vœux fraternels et chaleureux. Nous souhaitons à tous un très joyeux Noël et une très heureuse année de Lumière en 1984. 

Source : www.ledifice.net

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 06:37

Depuis que la Franc-Maçonnerie spéculative existe, c'est-à-dire depuis le XVIlle siècle, les Francs-Maçons, réunis dans les Loges de Saint Jean, célèbrent la Saint Jean d'hiver et la Saint Jean d'été. Déjà avant eux, leurs prédécesseurs, les Francs-Maçons opératifs, les bâtisseurs de Cathédrales, célébraient les deux Saint Jean. Mais bien avant encore, depuis les origines de l'Humanité, il est certain que l'Homme, vouait un culte au Soleil, car, de toute éternité, l'Homme a craint les Ténèbres, symbole de Mort, et adoré le Soleil, symbole de Lumière et de Vie. Et ce n'est sûrement pas par hasard que l'Eglise a fait coïncider les deux Saint Jean avec les deux solstices.

« Solstice », en latin « sol stat », le Soleil s'arrête, s'arrête avant de commencer sa descente ou de reprendre son ascension. Cette des­cente, suivie de cette ascension sont évidemment symboles de Mort et de Résurrection : c'est le symbolisme de toutes les Initiations, de tous les temps. Dépouiller le vieil homme, mourir à la vie antérieure, Renaître.

 

Quoi de plus normal que de trouver dans ce culte du Soleil, dans ce solstice, ici, aujourd'hui, le point de convergence de toutes les Religions, de toutes les Initiations, à la recherche de la Lumière. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, c'est bien le but, conscient ou non, de tous les Hommes : progresser vers la Lumière, vers la Connaissance. C'est ainsi que le symbolisme de la Saint Jean d'Eté se confond avec le symbo­lisme du solstice et du Soleil, et, par là-même, conduit au symbolisme de la Lumière et de la Connaissance.

 

Les Manuscrits de la Mer Morte nous ont appris que Jean-Baptiste avait vécu parmi les Esséniens, dans cette secte juive rigoriste dont l'idéal était fait de bonté, de vérité, de justice, d'ascèse, et d'humilité — en un mot de ferveur spirituelle. Ces Manuscrits de la Mer Morte nous ont appris aussi que les Esséniens vivaient dans l'Oasis de QUMRAN et que cette Oasis était appelée « Le Désert ». Voilà qui éclaire d'un jour nouveau la « Vox clamantis in Deserto ». Il ne s'agit pas d'une voix qui se perd dans les sables et que personne n'entend, mais au contraire d'une voix qui appelle, qui appelle vers la rupture avec l'existence passée et la renaissance à une existence nouvelle.

Nous avons dit que c'est la définition même de toutes les Initia­tions. Et c'est de la même manière que l'Initiation Maçonnique appelle les « cherchants ». Or, ces « cherchants », de jadis et d'aujourd'hui, que cherchent-ils, sinon eux-mêmes ?

Mais revenons à Saint-Jean Baptiste. Il est défini comme l'Annon­ciateur il est « la Voix » alors que Saint-Jean l'Evangéliste sera « la Parole ». Mais est-ce que cette dualité n'est pas un peu artificielle ? Dans l'église Saint-Rémy de Reims, un vitrail représente les deux Saint- Jean — le Baptiste et l'Evangéliste — en une seule figure. La fusion des deux Saint-Jean est soulignée par la présence au-dessus de leurs têtes de deux tournesols (fleurs solaires par excellence), dirigés en sens opposé, vers les deux solstices. C'est en somme la représentation chrétienne du « Janus Bifrons » des Romains — et nous voilà ramenés avant l'ère chrétienne. Janus était le Dieu des « Collegia Fabrorum », c'est-à-dire des corporations d'artisans, ancêtres des Compagnons du Moyen Age. Il faut souligner que c'est en son honneur, en l'honneur de Janus, que les Romains célébraient les deux fêtes solsticiales, d'hiver et d'été. La voilà, l'Unité dans la Dualité. Janus était le « Clusius », c'est-à-dire le porteur de Clefs, celui qui ouvre. Ovide dit que personne n'entre aux Cieux si Janus ne lui ouvre la porte. N'est-ce pas là la définition même de l'Initiant ? Mieux encore, un bois gravé de « l'Azoth », ouvrage de l'alchimiste Basile Valentin, représente, aux pieds d'Atlas portant la sphère cosmique, un buste de Janus et un jeune enfant épelant un alphabet. Le symbolisme n'est-il pas évident de Janus devant le Cosmos, donc Initiant et de l'Apprenti « qui ne sait qu'épe­ler » ?

 

Les Maçons opératifs, les Compagnons, représentaient les deux Saint-Jean par un cercle pointé portant deux tangentes parallèles diamé­tralement opposées, les points de contact des deux tangentes avec le cercle représentant les deux solstices.

 

Dans la tradition hindoue, le solstice d'hiver ouvre la « deva yana », la porte des Dieux et le solstice d'été la « pitri yana », la porte des Ancêtres. Ces « portes » solsticiales correspondent ainsi à la « porte des Dieux » et à la « porte des Hommes » du symbolisme pythagoricien. La porte hivernale introduit la phase lumineuse du cycle solaire, la porte estivale sa phase d'obscurcissement, et c'est pourquoi l'Eglise a placé la naissance du Christ au solstice d'hiver et celle du Baptiste au solstice d'été, ce qui explique la formule évangélique : « Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse. »

Depuis que l'Homme existe, il a toujours craint les Ténèbres, symbole de mort — ne dit-on pas couramment d'un moribond qu'il « ne passera pas la nuit » ? -- mais il a toujours voué, sous des formes différentes, un culte au Soleil, au Soleil fécondateur, source de Vie et symbole d'Espérance, source de Lumière et de Chaleur, et source de Connais­sance.

 

Dans « la République », Platon décrit le Soleil comme l'image du Bien, tel qu'il se manifeste dans la sphère des choses visibles. Et pour les Hindous, le Soleil est « le nourrisseur », l'origine de tout ce qui existe, le principe et la fin de toute manifestation. C'est le principe actif dont la Lune est le principe passif, le reflet. Il est essence et substance, forme et matière. « Son Père est le Soleil, sa Mère est la Lune », dit la Table d'Emeraude.

 

Symbole cosmique, le Soleil est le Symbole du Père et c'est pourquoi, disent les psychanalystes, on le retrouve si souvent dans les dessins d'enfants. C'est le symbole du principe générateur, de l'autorité. C'est le symbole du guide, du chef, du souverain, Louis XIV ne s'appelait-il pas lui-même « le Roi Soleil » ? Dans l'Antiquité, on appelait « Hélio­polis «, « Cité du Soleil », la Capitale, le Centre spirituel Primordial, symbole d'Intelligence Cosmique.

 

Soleil, source de Lumière. Le symbolisme de la Lumière peut se concevoir à partir de deux pôles : « Fiat Lux » et « Post Tenebras Lux ». En s'engageant vers la Lumière, premier aspect du monde informel, on s'engage dans le chemin qui semble pouvoir mener au-delà de la Lumière elle-même, c'est-à-dire non seulement au-delà de toute forme, mais encore au-delà de toute sensation et de toute notion. La Table d'Emeraude, véritable « Table de la Loi » pour les Alchimistes et les Hermétistes décrit ainsi la Création du Monde : « La première chose qui parut fut la Lumière de la Parole de Dieu. Elle donna naissance à l'Action, l'Action au Mouvement et celui-ci à la Chaleur. Dans la Kabbale, le rayonnement de la Lumière à partir du « Point Primordial » engendre l'Etendue et c'est ainsi que nous pouvons interpréter la signification du « Fiat Lux ».

Ce symbolisme de la Lumière, nous allons le retrouver sous tous les Cieux et dans tous les Temps.

 

Dans l'Ancien Testament, la Lumière est le Bonheur. Alors que le Feu est douloureux, la Lumière est douce, la Lumière est l'Amour.

Le Christianisme, évidemment, est tout pénétré du Symbolisme de la Lumière. Jésus apporte la Lumière, il est la Lumière.

Saint Martin dit que la Lumière doit être perçue sans réfraction, sans intermédiaire. C'est le caractère direct de l'Illumination Initia­tique.

 

En Islam, la Lumière s'identifie avec l'Esprit. Le Coran déclare : « Dieu est la Lumière des Cieux et de la Terre. Sa Lumière est comme une niche dans un mur, où se trouve une lampe, et la lampe est dans un verre, et le verre est comme une étoile brillante. Elle est allumée avec l'huile d'un arbre béni, qui n'est ni d'Orient, ni d'Occident, et cette huile est allumée et l'éclat de sa lumière brille sans que le feu y ait été mis. C'est Lumière sur Lumière. » Les Soufistes interprètent ainsi cette parabole : la Lanterne de verre est le coeur de l'Homme, la niche dans laquelle elle est placée est son corps, la lampe est sa cons­cience, illuminée par la Lumière de l'Esprit. C'est ce que signifie

« Lumière sur Lumière ».

 

En Chine, pour les Bouddhistes, Lumière et Illumination sont iden­tiques. La Lumière est une expression des forces fécondantes, c'est la chaleur qui donne la vie, c'est « une force qui pénètre le ventre de la femme et la féconde ». Les héros de la mythologie chinoise naissent

« après qu'une Lumière Merveilleuse ait envahi la chambre de leur mère ». Ne retrouvons-nous pas là le symbolisme de l'immaculée Conception par le Saint-Esprit ? symbolisme qui n'est pas uniquement chrétien.

 

Enfin, dans la tradition celtique, nous trouvons une équivalence symbolique de la Lumière et de l'Oeil. Les Gallois appellent le Soleil

« L’Oeil du Jour ». Les Irlandais désignent le brillant du Soleil par l'expres­sion « Lumière de l'Oeil ». Et je ne trahirai aucun secret en disant que dans les Temples Maçonniques, on trouve à l'Orient, source de Lumière, l'Oeil dans le Delta Lumineux.

A ce symbolisme de la Lumière se trouve étroitement associé le symbolisme des Ténèbres : « Post Tenebras Lux, car la Lumière a besoin des Ténèbres et je ne reviendrai pas sur le symbolisme du blanc et du noir.

 

L'Ancien Testament considère que les Ténèbres sont Mal, Malheur, châtiment et Mort.

Dans les Manuscrits de la Mer Morte, dont nous avons déjà parlé, on trouve le livre « de la guerre des Enfants de la Lumière contre les Enfants des Ténèbres «. Et à propos de ce combat, qu'il me soit permis de me ressouvenir de la merveilleuse « Flûte Enchantée » de notre Frère Mozart.

SI, pour Saint-Jean l'Evangéliste, « les Ténèbres sont la dualité du Yang et du Yin qui sont inséparables, chacun contenant une trace de l'autre. TCHOUANG TSEU écrit : « Les hommes sages savent que Lumière et Ténèbres sont de même nature. » Le retour de l'Homme à son Origine nécessite donc la résolution de cette dualité, la reconstitution de l'Unité première.

Le symbolisme de la sortie des Ténèbres se retrouve dans tous les Rituels d'Initiation, quels qu'ils soient. Il se retrouve dans la mythologie végétale où une graine, enfouie dans les ténèbres de la Terre, donne naissance à une plante nouvelle qui s'élance vers la Lumière nourricière. Il se retrouve même dans les concepts des cycles historiques. Et dans tous les plans cosmiques, une époque sombre est suivie d'une époque lumineuse, pure, régénérée.

Cette Lumière spirituelle n'est autre que la Connaissance transfi­gurante que les Francs-Maçons ont pour devoir de s'efforcer d'acquérir. Or, la Connaissance est, pour nous Francs-Maçons, inséparable de la Liberté. Sa recherche est universelle, dans le temps et dans l'espace. Elle est inséparable de la Liberté : nous pensons qu'il n'y a pas de Liberté sans Connaissance, pas plus qu'il ne peut y avoir de Connaissance sans Liberté. La Liberté par la Connaissance, nous en découvrons la Lumière dans nos Temples, après avoir « laissé nos métaux à la porte ». Nous découvrons alors la véritable Liberté, notre propre Liberté, que nous tentons d'acquérir en essayant de nous débarrasser de l'esclavage des superstitions, des ignorances, des passions.

 

La Connaissance ne peut pas être imposée de l'extérieur, son approche ne peut être que le résultat d'une quête patiente, constante et individuelle, car l'initiation est une aventure individuelle et chacun la vit sur son propre chemin.

La Déclaration de Principe de la Grande Loge de France proclame : « Dans la recherche constante de la Vérité, les Francs-Maçons n'accep­tent aucune entrave et ne s'assignent aucune limite. Ils respectent la pensée d'autrui et sa libre expression. Ils recherchent la conciliation des contraires. » C'est en application de ces Principes que nous pensons que la quête de la Lumière et de la Connaissance est universelle dans le temps et dans l'espace. En effet nous l'avons retrouvée dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament, dans la Kabbale et dans le Coran, dans la mythologie Hindoue et dans la symbolique Chinoise, et aussi, bien évidemment, dans notre démarche Maçonnique. Oh I certes nous savons bien que nous n'avons pas acquis la Connaissance et que nous ne l'ac­querrons jamais. Mais peut-être notre réflexion nous met-elle en mains la clef de l'escalier au sommet duquel brille la Lumière.

Redisons-le une dernière fois : Avec tous les Hommes de bonne volonté, les Francs-Maçons de la Grande Loge de France cherchent à s'approcher de la Lumière et de la Connaissance et c'est en définitive le sens du message qu'ils ont essayé de faire passer aujourd'hui, jour de la fête solsticiale de la Saint Jean d'été.

 

Source : www.ledifice.net

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 06:00

La Maçonnerie anglaise est particulièrement discrète à l’égard des deux Saint-Jean contrairement à la Maçonnerie française bien qu’auparavant ces fêtes aient une importance égale à celles que connaît la Maçonnerie continentale. Cela tient à ce que la Maçonnerie anglaise a été déchristianisée en 1813 lors de la mise au point des rituels de la Grande Loge Unie d’Angleterre après l’union des deux Grandes Loges des « Anciens » et des « Modernes ». La motivation de cette déchristianisation repose sur le problème majeur que connaissait la Maçonnerie anglaise sur le plan religieux en la présence des juifs en Loge. Quoique cette présence ne paraisse pas avoir posé de difficultés lors de la création et des premières années de fonctionnement de la Grande Loge de Londres et de Westminster, au milieu du XVIIIème siècle certaines Loges décident de voter des motions tendant à ne pas recevoir de juifs en Loge. C’est pour aplanir ces difficultés de caractère religieux que les rituels furent déchristianisés.

Déchristianisation ne signifie pas laïcisation comme dans la Maçonnerie française mais une réduction du contenu religieux de la Maçonnerie à l’Ancien Testament, c'est-à-dire ce qui est commun aux juifs et aux chrétiens. Insistons sur le fait que le mot « déchristianisation » appliqué à la Maçonnerie anglaise s’entend au sens restrictif de suppression de toutes les références spécifiquement chrétiennes et non pas de toute référence religieuse. Nous savons que le duc de Sussex, premier Grand Maître de la Grande Loge Unie d’Angleterre joua un rôle déterminant dans l’élaboration des nouveaux rituels d’après 1813. Tout en étant un chrétien dévot et reconnu comme tel, sa tolérance et son ouverture d’esprit permirent aux Maçons de toute confession de se retrouver dans une structure initiatique dont la destination était de rassembler des hommes de bonne volonté au centre de l’Union qu’est la Franc-Maçonnerie.

Les deux Saint-Jean fournissent un exemple éclairant de cette déchristianisation. L’usage de tenir la principale assemblée de l’année (que nous dénommons en France « Convent ») le jour de la Saint-Jean vient d’Angleterre. Les constitutions d’Anderson de 1723 (Règle 22) prévoient que « la Grande Loge doit tenir son assemblée annuelle le jour de la Saint-Jean-Baptiste ou bien le jour de la Saint-Jean l’Evangéliste si la Grande Loge en décide autrement par une nouvelle réglementation ». N’oublions pas que c’est lors de la Saint-Jean Baptiste que les quatre Loges londoniennes formèrent la première Grande Loge le 24 juin 1717. Bien avant cette date, la tradition maçonnique anglo-saxonne de célébrer la Saint-Jean est attestée antérieurement à 1717 par le manuscrit Dumfries (1710).

L’usage de prêter serment sur l’Evangile de Saint-Jean appartenait également à la Maçonnerie anglaise qui l’a transmis en France avant de le voir disparaître en raison de la déchristianisation du rite. Le plus ancien témoignage est écossais. Le Frères nouvellement reçu prononce les paroles suivantes :

« - Me voici, moi le plus jeune et dernier Apprenti Entré, qui ai juré par Dieu et Saint-Jean, par l’équerre, le compas et la jauge commune etc. » (Manuscrit des archives d’Edimbourg, 1696). Ce texte permet d’affirmer que l’usage de prêter serment sur l’Evangile de Saint-Jean appartenait à la Maçonnerie écossaise du XVIIème siècle, Maçonnerie de transition entre la Maçonnerie opérative et la Maçonnerie spéculative.

Autre usage, celui selon lequel toutes les Loges portent le nom de Saint-Jean vient également d’Angleterre. Dans les catéchismes maçonniques anglais, on trouve à partir de 1720 la célèbre question : « De quelle Loge êtes-vous ? ». Le Maçon répond : « De la Loge de Saint-Jean ». Les salutations usuelles des Maçons itinérants évoquent également la Saint-Jean. Lorsqu’ils visitaient un Atelier, le Maître de la Loge demandait :

- « D’où venez-vous ? », le visiteur répondait :

- « Je viens d’une très vénérable loge de Maîtres et de Compagnons appartenant à Saint-Jean ». (The Whole Institution of Masonry, 1724).

Samuel Prichard dans son ouvrage « Masonry Dissected, 1730) évoque l’échange entre le Vénérable Maître et le voyageur :

- « D’où venez-vous ?

- De la sainte Loge de Saint-Jean

- Quelles recommandations en apportez-vous ?

- Les recommandations que j’apporte des très vénérables Frères et Compagnons de la très vénérable et sainte Loge de Saint-Jean, d’où je viens et vous salue bien cordialement par trois fois. »

Toutes les Loges anglaises portent donc le nom de Saint-Jean et si elles portent le même nom, c’est qu’elles sont toutes à l’image d’une unique Loge archétypale. Le manuscrit des archives d’Edimbourg (1696), le manuscrit Sloane (1700), the Grand Mystery of Free-Masons Discover’d (1724) rapportent que les Loges de Saint-Jean se situaient à l’origine dans le porche du Temple de Salomon. Samuel Prichard rapporte que « la raison pour laquelle ils se dénomment de la Sainte Loge de Saint-Jean est qu’il fut le précurseur de Notre Sauveur et posa la première ligne parallèle à l’Evangile ». Ce texte fait clairement allusion à un symbole qui figure dans les Loges anglaises.

Sur le tableau du premier grade est représenté un autel sur lequel est posé le Volume de la Loi Sacrée. Sur la face antérieure de l’autel est tracée une figure géométrique reproduisant un cercle avec son centre auquel sont adjointes deux tangentes parallèles. Nos instructions (1er grade, 6ème partie) évoquent également ce symbole tracé sur le tableau de grade : « Dans toutes les Loges régulières, bien disposées et constituée, on voit un point dans un cercle autour duquel les Frères ne peuvent s’égarer. A ce cercle sont jointes au Nord et au Sud, deux grandes lignes tangentes et parallèles, la première, représentant Moïse et la seconde le Roi Salomon. Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Loi Sacrée qui supporte l’Echelle de Jacob dont le sommet s’élève jusqu’aux cieux. Et si nous étions aussi proches de ce Livre Saint et si adhérions aussi étroitement aux doctrines qu’il contient que le font ces deux lignes parallèles, cela nous conduirait auprès de Celui Qui ne nous trompera pas et Qui n’acceptera pas d’être trompé. En suivant la circonférence de ce cercle, nous devons nécessairement rencontrer ces deux parallèles ainsi que le Livre Sacré, et tant qu’un Maçon demeure dans de telles limites, il ne peut s’égarer ».

 

A l’origine ce symbole était associé aux deux Saint-Jean. Après la déchristianisation des rituels en 1813, les deux tangentes parallèles représenteront Moïse et Salomon. Nous pouvons déjà conclure provisoirement que les Loges travaillant à un rite anglais ne sont plus des Loges de Saint Jean, même si elles en ont été la source, et qu’il ne nous appartient pas de fêter les traditionnelles fêtes de Saint Jean.

Le cercle avec son centre est un symbole classique qui a plusieurs significations. Celles-ci tiennent à la structure géométrique du tracé qui présente d’une part un point central autour duquel tout s’organise et d’autre part une limite extérieure circulaire, ce point central et cette limite extérieure déterminant un espace intermédiaire. Dans la conception du Moyen Age et de celle de ce néo-platonisme chrétien de la Renaissance qui considère l’univers fini, centré et sphérique, cette figure est en premier lieu un symbole de l’Univers. Le cercle extérieur est celui que le Grand Architecte de l’Univers a tracé au moyen d’un compas symbolique tel que nous le montrent les enluminures médiévales. Le point central est celui où il a fixé la pointe du compas.

La signification suprême de la figure formée d’un cercle et de son centre est de représenter la Trinité, à l’image de laquelle sont faits et l’Univers et la Loge. Le centre représente le Père, le cercle extérieur le Fils et l’espace intermédiaire l’Esprit. Ce symbolisme a été formulé avec une grande force par Kepler, dans la période même où naissait la Maçonnerie spéculative. Dans « le mystère cosmographique » (1596) il écrit : « Et alors que cela seul aurait suffit à fonder en Dieu la noblesse du courbe, il s’y ajoute une autre raison de loin plus importante : l’image de la divine Trinité dans la surface sphérique avec le Père au centre, le Fils à la superficie et le Saint-Esprit dans l’égalité de la relation du centre au pourtour ». C’est donc l’image de la Trinité divine qui est figurée dans les Loges par le point central dans le cercle. De plus cette figure orne l’autel qui supporte le Volume de la Loi Sacrée dans lequel la Trinité se révèle par sa seconde personne, le Verbe correspondant à la limite circulaire. Dès lors les deux lignes parallèles qui touchent le cercle représentent les deux faces de la révélation scripturaire : l’Ancien et le Nouveau Testament. Voilà pourquoi elles correspondent aux deux Saint-Jean. En eux en effet l’Ancienne et la Nouvelle Loi touchent au plus près au Verbe venu dans le monde. Saint Jean-Baptiste le dernier des prophètes de l’Ancien Testament et en même temps « plus qu’un prophète » au dire de Jésus lui-même (Matthieu 11.9) annonce que la première s’accomplit dans cette venue et Saint Jean l’Evangéliste commence à propager la deuxième, que le Verbe apporte. Ainsi, dans cette figure, les deux Saint-Jean sont chacun à leur place dans une représentation complète de la Révélation chrétienne.

Les deux Saint-Jean sont riches d’enseignements spirituels. Saint Jean-Baptiste a prêché le repentir. Il est celui qui invite à se préparer à la venue de la Lumière, à se mettre en état de la recevoir. Il enseigne l’humilité, le renoncement à soi sans lesquels il n’y a ni initiation ni progrès spirituel : « Moi, je ne suis pas digne de dénouer la courroie de sa sandale » (Jean 1.27) ; « Il faut qu’il croisse et que je diminue » (Jean 3.30). Le véritable ésotérisme ne consiste pas à pénétrer les arcanes de quelque science secrète mais à se pénétrer de la substance de telles phrases initiatiques. Si saint Jean-Baptiste enseigne au Maçon comment se préparer à recevoir la Lumière, saint Jean l’Evangéliste est le type d’homme qui l’a reçu et qui a donc atteint une certaine connaissance. Sur la nature de cette connaissance , sur la source dont elle procède, sur les effets qu’elle opère en celui qui la reçoit, tout est dit dans son Evangile en des termes simples et abordables dont il ne s’agit que de se pénétrer : « Le Verbe était la vraie Lumière qui illumine tout homme en venant au monde » ; « A ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son Nom, il a donné le pouvoir de devenir enfant de Dieu : ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu. (Jean 1.9 ; 1.12-13) ; « Qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif, mais l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante pour la vie éternelle » (Jean 4.14).

Enfin l’Evangile de saint Jean est par excellence l’Evangile de l’amour. Bien qu’à la vérité les commandements d’aimer Dieu et son prochain figurent dans l’Ancien Testament et soient repris dans les Evangiles synoptiques (Matthieu 22.34-40, Marc 12.28-31, Luc 10.25-28) qui contiennent même la prescription d’aimer ses ennemis, le commandement d’amour est proclamé d’une manière particulièrement solennelle dans l’Evangile de Saint-Jean où d’ailleurs Jésus le présente comme nouveau parce qu’il lui donne un caractère absolu et une portée universelle qu’il n’avait pas dans l’Ancien Testament : « Je vous donne un commandement nouveau : aimez-vous les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples, à cet amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jean 13.34-35). « Comme le Père m’a aimé, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez en mon amour. Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez en mon amour, comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père et je demeure en cet amour. Je vous dis cela pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite. Voici mon commandement : aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 15.9-12).

Dans ces passages, le commandement d’amour fraternel est mis dans la perspective de la Révélation trinitaire dont le schéma complet est donné par la figure symbolique commentée plus haut. L’amour des Frères entre eux est à l’image de celui que le Fils a pour eux et dans lequel ils demeurent, et celui-ci est lui-même à l’image de l’amour que le Père a pour le Fils et dans lequel le Fils demeure, cet amour étant ce dont procède l’Esprit. Il a été révélé partiellement dans l’Ancien Testament sous la forme de la Loi puis dans le Nouveau Testament sous la forme plus parfaite d’une nouvelle loi de Grâce et de Vérité (Jean 1.17). Les deux Saint-Jean symbolisent ces deux phases de cette Révélation, phases que chaque Maçon doit revivre son parcours maçonnique passant par l’attente dans l’effort et dans les œuvres qui sont déjà amour, de la venue de la Grâce et de la Lumière qui feront éclore en lui, en même temps que la connaissance, l’amour dans sa perfection.

Source :

- rituel Emulation

- Instructions Emulation

 Source : www.ledifice.net

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 06:01

Le 27 décembre 2005, alors qu’il était en visite officielle à la Loge St. John no 3 de Québec et que je l’accompagnais pour ainsi fêter le solstice d’hiver et saint Jean l’Évangéliste, le Grand Maître, le PVF John A. Prosnick, me demanda d’expliquer par écrit les raisons pour lesquelles les Francs-maçons fêtent les deux saints Jean : Jean le Baptiste le 24 juin ; Jean l’Évangéliste le 27 décembre. Voici le fruit de mes recherches.

La réponse à une telle question doit d’abord porter sur la définition et la signification symbolique des solstices et des cérémonies auxquelles l’arrivée de ces deux événements annuels donnaient lieu autrefois ; elle concerne également le choix historique, par l’Église chrétienne, des deux saints Jean pour marquer symboliquement ces solstices ; elle doit montrer le lien historique existant entre la Maçonnerie opérative, la Maçonnerie spéculative et les deux saints Jean ; elle doit enfin expliquer pourquoi les Francs-maçons actuels fêtent ces deux saints et, en même temps, l’arrivée des solstices.

Définition et signification symbolique des deux solstices

Le solstice du 24 juin marque le début de l’été ; celui du 27 décembre, le début de l’hiver – les équinoxes marquant le début des saisons du printemps et de l’automne dans nos régions tempérées. Cependant, le caractère symbolique des solstices ne coïncide pas avec le caractère général des saisons correspondantes. En effet, le solstice d’hiver ouvre la phase ascendante du cycle annuel ; le solstice d’été en ouvre la phase descendante – d’où le symbolisme gréco-latin des portes solsticiales représentées par les deux faces de Janus : l’une, celle d’un jeune homme (l’avenir, l’année qui commence) ; l’autre, celle d’un vieillard (le passé, l’année qui se termine). Son image doit engager le Maçon à regarder en arrière en même temps qu’en avant ; pour préparer à l’humanité les voies du progrès, il faut tenir compte des leçons de l’histoire . Par ailleurs, il est aisé de constater que c’est la porte hivernale qui introduit la phase lumineuse du cycle, et la porte estivale sa phase d’obscuration .

L’Église chrétienne et le culte des deux saints Jean

L’Église chrétienne a remplacé le culte romain de Janus par celui des deux saints Jean en choisissant ces personnages parce qu’ils ont le même nom, et en plaçant leurs fêtes aux dates des solstices. Jean le Baptiste ouvre la porte estivale et annonce le cycle d’obscuration. Jean l’Évangéliste ouvre la porte hivernale et annonce le cycle d’illumination : la Nativité à la fin du cycle estival et, un peu plus tard, durant cycle hivernal, la résurrection du Christ. C’est pourquoi Jean l’Évangéliste rapporte lui-même dans son évangile les paroles du Baptiste : « Il faut que lui grandisse et que je décroisse». La naissance du Christ est ainsi placée arbitrairement le 25 décembre – alors que l’on a la preuve qu’il est né au printemps – afin de corroborer la prophétie du Baptiste : l’annonce de la venue du Christ, qui met un terme à l’Ancienne Alliance (l’Ancien Testament) et commence la Nouvelle.

Il faut aussi considérer le fait que les deux saints Jean sont des hommes et non des femmes, et l’on peut dire que cela « tombe bien » pour l’Église, car ils symbolisent, à travers les solstices, le Christ chronocrator, celui qui dirige, qui domine le temps – direction suprême de la vie et de l’univers, fonction céleste entre toutes, que seul un homme peut assumer.

Afin de conférer le titre de chronocrator au Christ, le symbole de ce dernier et de la chrétienté devient alors la croix, qui remplace le poisson. Bien avant de devenir l’emblème du christianisme, la croix fut en de nombreuses régions du monde, l’image du cosmos. Formée par l’intersection de deux perpendiculaires, la croix découpe l’espace en quatre. Or, quatre correspond aux saisons (printemps, été, automne, hiver), aux éléments (terre, eau, air, feu), aux points cardinaux (orient, midi, occident, septentrion), aux phases de la Lune (nouvelle, croissante, pleine, décroissante), à l’année (deux équinoxes et deux solstices), aux âges de la vie (enfance, jeunesse, maturité, vieillesse) et aux moments du jour (aube, midi, crépuscule, nuit) . On peut y ajouter le symbolisme de la règle de 24 pouces : la division de la journée du Maçon entre la prière, le travail, le repos et le sommeil . C’est tout cela que domine le Chronocrator ; les deux saints Jean le symbolisent par leur foi commune et les dates de leurs fêtes.

Il faut enfin regarder un autre point : Jean le Baptiste baptise les croyants dans l’eau ; on peut dire qu’il travaille « de ses mains », il est un « opératif », alors que Jean l’Évangéliste écrit et fait un travail intellectuel, il est un « spéculatif » : à eux deux, ils symbolisent le corps et l’esprit, la Maçonnerie opérative et la Maçonnerie spéculative, le Pavé mosaïque, mais aussi l’eau et le feu – l’eau (et la terre), évidemment, pour le Baptiste, et le feu (et l’air) pour l’Évangéliste. Ce dualisme symbolique est d’ailleurs confirmé par la vie même des deux saints.

Jean le Baptiste, fils du prêtre Zacharie et d’Élisabeth, cousine de Marie, se retira très tôt au désert pour se préparer, par la prière et le jeûne, à sa mission de précurseur du Christ. À trente ans, il parut sur les rives du Jourdain, prêchant un baptême de repentir pour la rémission des péchés. Il était vêtu de peaux de chameau et d’une ceinture de cuir, se nourrissant de sauterelles et de miel sauvage. Les juifs accouraient pour l’écouter. Il se défendait d’être le messie : « Un autre vient dont je ne suis pas digne de dénouer les sandales. Moi, je vous baptise dans l’eau, mais lui vous baptisera dans l’esprit» : en Maçonnerie, Jean le Baptiste est l’Initiateur, celui qui, grâce à l’épreuve de l’eau, prépare le chemin vers la réalisation de la Beauté, de la Force et de la Sagesse. Le roi Hérode Antipas ayant épousé sa nièce Hérodiade, femme de son frère, Jean le Baptiste s’éleva contre cet inceste. Hérode le fit emprisonner. Salomé, fille de Hérodiade, dansa pour Hérode et le séduit – un autre inceste aux yeux du Baptiste. Hérode lui ayant offert ce qu’elle désirait, Salomé lui demanda, sur les instances de sa mère, la tête de Jean . C’est ainsi que Jean-Baptiste fut décapité. Sa mort – celle de son corps en particulier – symbolise la fin abrupte de l’Ancien Testament, la phase descendante du cycle solaire. L’animal qui le symbolise est le mouton, un animal « terrestre » très paisible.

Fils de Zébédée, patron de pêche à Bethsaïde, Jean l’Évangéliste était ce jeune pêcheur de Galilée qui, avec André, suivit le Christ lorsqu’il entendit Jean le Baptiste le désigner « l’Agneau de Dieu». Le Christ l’appelait parfois « fils du tonnerre » en raison de son ardeur – d’où le symbole du feu qu’on lui accole. Après la Pentecôte, il prêcha à Éphèse, en Asie mineure. Arrêté et conduit à Rome, il fut plongé dans une cuve d’huile bouillante, près de la porte Latine, sans en ressentir de douleur . Sous la persécution de Domitien, il fut exilé dans l’île de Pathmos durant quinze mois ; c’est là qu’il écrivit l’Apocalypse, un livre prophétique. Revenu à Éphèse, il y dirigea des communautés chrétiennes et écrivit le quatrième Évangile et trois Épîtres, afin de réfuter les hérésies. Il atteignit, dit-on, une extrême vieillesse . La mort tardive et paisible de Jean l’Évangéliste tranche avec la mort subite et violente de Jean le Baptiste ; on peut y voir le symbole de la vie éternelle de l’esprit, opposée à la vie brève et pleine de souffrances du corps. L’animal qui symbolise Jean l’Évangéliste est l’aigle, un animal « aérien », fougueux comme le feu – quoique le feu purificateur soit aussi associé à l’été, et donc au Baptiste . D’ailleurs, saint Jean l’Évangéliste a pour surnom « l’Aigle de Pathmos ».

Jules Boucher signale par ailleurs que, d’après certains auteurs, saint Pierre symboliserait l’Église « extérieure » et saint Jean, l’Église « intérieure ». Aussi, ajoute Boucher, a-t-on vu dans le nom de saint Jean l’Évangéliste, utilisé par la Maçonnerie, la preuve évidente de son rattachement à la gnose considérée comme la doctrine secrète et intérieure de l’Église . Ce raisonnement est intéressant, mais que fait-il du Baptiste ? La Maçonnerie fête les deux saints Jean, et non un seul.

Les deux saints Jean, la Maçonnerie opérative et la Maçonnerie spéculative

Les anciennes guildes ne s’occupaient pas seulement des affaires courantes de leur métier, lequel était appelé un « mystère », mais elles prenaient également soin de la santé spirituelle de leurs membres ; à cette fin, elles employaient un prêtre ou un chapelain, qui dirigeait leurs cérémonies religieuses et offrait des messes ou des prières pour le repos de l’âme des défunts. C’est pourquoi chaque guilde avait un saint patron ; les membres des guildes étaient souvent liés à une église particulière où, en certaines circonstances, ils organisaient des célébrations . Elles étaient à l’image des métiers dans l’Antiquité, placés sous la protection d’une divinité .

Parmi les saints patrons des maçons et des tailleurs de pierre, on trouve les saints suivants : Blaise, Thomas, Louis, Grégoire, Alpinien, Marin, Martin, Étienne, sainte Barbe et « les Quatre Couronnes », ainsi que les fêtes religieuses de l’Ascension et de l’Assomption ; mais saint Jean n’en fait pas partie .

Au sujet des Quatre Couronnes, dans La Légende dorée, Jacques de Voragine déclare que

Les Quatre Couronnes s’appelaient Sévère, Sévérien, Carpophore et Victorin. Par ordre de Dioclétien, ils furent battus de verges plombées jusqu’à ce que mort s’ensuive. On fut pendant très longtemps sans trouver les noms des quatre martyrs et l’Église, faute de connaître leurs noms, décida de célébrer leur fête le même jour que celle de cinq autres martyrs, Claude, Castor, Symphorien, Nisostrate et Simplice, qui subirent le martyre deux ans plus tard. Ces cinq martyrs étaient sculpteurs ; et comme ils se refusaient à sculpter une idole pour Dioclétien, ils furent enfermés vivants dans des tonneaux plombés et précipités dans la mer, en l’an du Seigneur 287. C’est donc le jour de la fête de ces cinq martyrs que le pape Milchiade (311-314) ordonna que fussent commémorés, sous le nom des Quatre Couronnes, les quatre autres martyrs dont on ignorait les noms. Et bien que, par la suite, une révélation divine eût permis de connaître les noms de ces saints, l’usage se conserva de les désigner sous le nom collectif des Quatre Couronnes. On célèbre leur fête le 8 novembre .

alors que, selon Joseph Léti,

Cinq maçons [chrétiens], qui pourraient aussi être des sculpteurs, furent mis à mort sous le règne de Dioclétien à cause de leur refus d’exécuter la statue d’une divinité païenne. En même temps qu’eux, furent passés par les armes quatre soldats [romains] qui ne voulaient pas encenser l’auteur de cette divinité. Les neuf cadavres ayant été ensevelis ensemble, la tradition, qui n’a rien retenu des cinq premiers, ne conserva que les quatre autres qui probablement portaient la couronne de centurion, ce qui conférait la plus haute classe des gradés de la milice .

Les Quatre Couronnes furent les saints patrons des loges opératives allemandes au Moyen Âge. Plus tard, Moïse et Salomon devenaient ceux de la Franc-maçonnerie anglaise et les deux saints Jean ceux de la Franc-maçonnerie américaine et de nombreuses autres Obédiences d’Europe continentale et d’ailleurs.

Toutefois, pour Oswald Wirth, l’expression « Loge de saint Jean » dérive bel et bien du titre que portaient au Moyen Âge les corporations constructives : « Confraternités de saint Jean» – sans toutefois que l’on sache avec précision lequel des deux saints la Maçonnerie honore en invoquant son nom . Tous les métiers francs célébraient le culte général de saint Jean .

Un document ancien, la Charte de Cologne, signale qu’avant l’an 1440, la société des Francs-maçons était connue sous le nom de « Frères de Jean», et qu’ils ont commencé à s’appeler « Maçons Francs et Acceptés » à Valenciennes. À cette époque, dans les Flandres, grâce à l’assistance et à la richesse de la fraternité, les premiers hôpitaux furent érigés en vue de soulager les personnes atteintes du feu de saint Antoine . Une autre partie de la Charte dit que les auteurs de ces associations s’appelaient « Les Frères consacrés à Jean » parce qu’ils imitaient Jean le Baptiste .

Le nom de Jean se rattache aussi à la légende du « Prêtre Jean » (XIIe ou XIIIe siècle), qui aurait été un souverain tartare. Jusqu’au XVIIIe siècle, le négus d’Abyssinie était appelé de ce nom ; nombre d’empereurs d’Abyssinie ont porté le nom de Jean .

La Maçonnerie ne se rattache pas aux corporations, qui réglementaient étroitement les métiers, mais aux confréries de métiers libres, dits « francs », d’origine religieuse. Le privilège de franchise existait dans les abbayes et surtout dans les domaines du Temple. Les commanderies templières attirèrent de nombreux artisans qui pouvaient, sous la protection des Templiers, passer librement d’une commanderie à l’autre – comme saint Jean l’Évangéliste a pu voyager malgré les multiples épreuves qu’il a subies durant sa longue vie. Les Templiers portaient une vénération particulière à saint Jean, confondant facilement, dans leurs invocations, l’Évangéliste et le Baptiste, puisque le 24 juin donnait lieu à de grandes réjouissances. Lorsque l’Ordre du Temple fut dissous, en 1312, par le pape Clément V, les biens des Templiers furent attribués aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, avec les privilèges et droits accordés à leurs anciens possesseurs. Les franchises dont bénéficiaient les gens de métiers furent donc maintenues, et elles existaient encore au moment de la Révolution française .C’est pourquoi les maçons du Temple, ou « francs maçons », se placèrent sous la protection de saint Jean .

La Maçonnerie actuelle et la fête des deux saints Jean

Ce n’est donc pas par hasard si c’est précisément le 24 juin 1717, à Londres, que quatre Loges, où opératifs et spéculatifs se côtoyaient, s’unirent en Grande Loge et élirent un Grand Maître.

Des dissensions se produisirent rapidement au sein de ces Loges. Elles avaient pour origine la différence de statut social entre les maçons de métier et les Maçons acceptés. Il en résulta qu’à côté des Loges régulières régies par la Grande Loge de Londres subsistèrent des Loges indépendantes généralement désignées sous le vocable de « Loges de saint Jean ». Elles s’unirent à des maçons irlandais indépendants pour former, en 1751, la Grande Loge rivale, dont les membres revendiquaient le titre de « Maçons anciens » (parce qu’opératifs), les Maçons de la première Grande Loge étant dits « Maçons modernes » . Cette situation perdura jusqu’à la réconciliation des deux Grandes Loges et la création, en 1813, de la Grande Loge Unie d’Angleterre. Mais de ce schisme étaient issus, dès 1753, deux systèmes de classification des Loges, les Loges « anciennes » ayant conservé l’appellation de « Loge de saint Jean » pour toutes leurs Loges et s’étant donné des titres distinctifs variés, et celles de la Grande Loge des « modernes » ayant adopté deux autres saints patrons : Moïse et Salomon, et ayant rejeté l’ancienne dédicace générale à saint Jean.

Dans certaines Obédiences, les Loges des trois premiers Degrés sont appelées « Loges de saint Jean » ou « Loges de Saint-Jean ». On y place souvent la Bible ouverte à la première page de l’Évangile de saint Jean, parfois qualifié d’« Évangile de l’Esprit », dont les cinq premiers versets – ou prologue – sont un véritable monument ésotérique :

Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était, au commencement, auprès de Dieu. Tout, par lui, a été fait, et, sans lui, rien n’a été fait. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes, et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.

Les plus anciens rituels maçonniques confirment l’utilisation de l’expression « Loge de Saint-Jean ». Voici les questions que l’on pose encore actuellement à un Frère visiteur lorsqu’il se présente dans une telle Loge, et les réponses qu’il doit donner :

Le Vénérable Maître: D’où venez-vous, mon Frère ?
Le Frère visiteur: D’une loge de Saint-Jean.
Le Vénérable Maître: Que fait-on dans une loge de Saint-Jean ?
Le Frère visiteur: On y tresse des couronnes pour la vertu ; l’on y forge des chaînes pour les vices.
Le Vénérable Maître: Que venez-vous faire ici ?
Le Frère visiteur: Vaincre mes passions, soumettre ma volonté à mes devoirs et faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie.
Le Vénérable Maître: Qu’apportez-vous en Loge ?
Le Frère visiteur: Bienveillance à tous mes Frères .

Et le Vénérable Maître, lorsqu’il ouvre officiellement les Travaux dans l’une de ces Loge, prononce solennellement la formule suivante :

À la gloire du Grand Architecte de l’Univers, au nom de la Franc-maçonnerie universelle et sous les auspices de la Grande Loge …, en vertu des pouvoirs qui m’ont été conférés, je déclare ouverte au Grade d’Apprenti cette Respectable Loge de Saint-Jean, constituée à l’Orient de … sous le no … et le titre distinctif … À moi mes Frères, par le signe, la batterie et l’acclamation écossaise (batterie : 0 – 0 – 0 ; acclamation : Houzzé ! – Houzzé ! – Houzzé !). Mes Frères ! Nous ne sommes plus dans le monde profane, nous avons laissé nos métaux à la porte du temple ; élevons nos cœurs en fraternité et que nos regards se tournent vers la Lumière!

Dans ces Loges, on célèbre les fêtes des deux saints Jean. Mais il n’est pas exclu que des Loges qui ne sont pas « Loges de saint Jean » fêtent également saint Jean le Baptiste et/ou saint Jean l’Évangéliste – avec ou sans référence au solstice. C’est ainsi que la Loge St. John no 3 (GRQ), AF & AM, à l’Orient de Québec, fête chaque année son patronyme le 27 décembre et, en même temps, l’arrivée du solstice d’hiver et le début d’un temps nouveau. Par ailleurs, la Loge Golden Rule no 5 (GRQ), AF & AM, à l’Orient de Stanstead, organise chaque année, aux environs du 24 juin, une Tenue au Grade de Maître, en plein air, sur le sommet du mont Owl’s Head, dans les Cantons de l’Est. Ces diverses célébrations montrent bien que même si toutes les Obédiences n’ont pas adopté la classification de la « Maçonnerie johannite », leurs Loges sont libres de rendre hommage aux deux saints Jean et de fêter le passage d’un solstice à l’autre.

L’expression « Maçonnerie johannite » a été introduite par le Révérend Dr George Oliver (1783-1870) pour désigner le système de maçonnerie dont les deux saints Jean sont reconnus comme les patrons, et à qui les Loges sont dédicacées. Ce système contredisait celui du Révérend Dr Samuel Hemming (1768-1828), auteur du rituel de « synthèse » adopté par la Grande Loge Unie d’Angleterre, lors de sa création, en 1813, par la fusion des « Modernes » et des « Anciens », et dans lequel la dédicace des Loges est faite à Moïse ou à Salomon. Oliver était fortement opposé à ce changement – par ailleurs très critiqué par plusieurs Obédiences – et écrivit à ce sujet un livre intéressant . Mais les Hemming Lectures sont demeurées le système autorisé par la Grande Loge Unie d’Angleterre .Selon la définition donnée par Oliver, le système pratiqué aux États-Unis est une Maçonnerie johannite .

Il ne faut pas confondre la « Maçonnerie johannite » et les Johannites, secte religieuse maçonnique établie à Paris en 1814 par Raymond de Fabre-Palaprat (1775-1838), Grand Maître de l’Ordre du Temple.

Les Templiers célébraient leurs fêtes les plus importantes le 24 juin ; la Maçonnerie n’aurait, à ce propos, que perpétué une coutume de l’Ordre du Temple. Dans le monde profane, la Saint-Jean d’été est marquée par des feux qui sont encore allumés en maintes régions ; le folklore est riche de traditions s’y rapportant . Ajoutons enfin que saint Jean-Baptiste est le protecteur du Québec.

Au même titre que Hiram Abif, Hiram de Tyr et Salomon, les deux saints Jean sont des personnages importants de la symbolique maçonnique. Il convient de les vénérer en toute connaissance car, pour un Maçon, la connaissance, c’est la Lumière. Et la connaissance peut commencer par l’étude du symbolisme du Pavé mosaïque et de la place des deux saints Jean dans la Maçonnerie.

Source : http://roughashlar.com/

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Published by Jacques Ruelland, - dans St Jean
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 08:45

 

Si la Sixième Epoque doit reconnaître le Christ en tant que le Plus Grand Gardien du Seuil, la Septième Epoque Post Atlantéenne doit devenir consciente d'un autre aspect de l'Etre Christ. Afin de comprendre ce côté de la connaissance du Christ nous devons à nouveau nous reporter en arrière dans le passé dont la Septième Epoque sera la 'résurrection'. Car puisque la Sixième Epoque sera la 'résurrection' de la Perse ancienne, ainsi la Septième Epoque sera la 'résurrection' de l'époque de l'Inde ancienne. Et à nouveau cela voudra dire que ce qui a coulé dans la vie intellectuelle de l'homme en tant que révélation et inspiration durant la période de l'Inde ancienne devra encore être appris et acquis par l'effort de cet intellect. Car la Septième Epoque sera reliée à la Première Epoque Post Atlantéenne comme l'esprit de vie l'est pour le corps éthérique. Dans ce sens également le contenu de la révélation de l'Inde ancienne réapparaîtra de manière telle que les "sept chandeliers" sur terre ne recevrons plus la lumière des "sept étoiles"; c'est-à-dire qu'à cette époque il n'y aura pas sept êtres humains inspirés par la révélation divine, mais que le contenu apparaîtra en tant que conscience se révélant elle-même en l'homme. Car tout ce qui dans l'ancienne époque Indienne était une révélation venue des cieux "s'élèvera" à nouveau à la Septième Epoque en tant que conscience à l'intérieur de l'homme. Et le mot conscience n'est pas ici utilisé simplement dans le sens qui est habituellement compris aujourd'hui (c'est-à-dire un jugement moral de l'homme sur ses propres actes), mais dans le sens de cette certitude qui peut s'élever dans l'âme d'une connaissance compréhensive jaillissant sans forme ni son, non pas d'une quelconque impression externe venant des sens, d'une pensée spéculative, ni de perception clairvoyante, mais de la couche la plus profonde de l'être humain. La conscience, dans ce sens, résulte de l'expérience s'étant intériorisée à travers les nombreuses incarnations passées. C'est la grande synthèse morale et spirituelle de toutes les expériences et les révélations que l'âme a reçues.

Une telle vision compréhensive de l'intérieur, durant l'époque où débutait le Christianisme, était symbolisé par le mot AMEN, qui est à présent interprété comme "C'est certainement vrai". Et cette interprétation est justifiable tant qu'elle pointe vers la direction dans laquelle le mot intraduisible tel le AUM des Indiens, ou le TAO des Taoïstes Chinois doit être compris. Car si une chose est connue comme étant certainement vraie et cependant ne se tient sur aucune autre fondation qu'un mot prononcé par l'homme lui-même et ne signifie rien qui puisse être trouvé dans quelque sphère d'expérience, alors ce qui est exprimé est que quelque chose de caché dans sa nature propre a été révélé et que la certitude naît de sa révélation.

[A noter que AMEN, également appelé AMON, signifie dans le langage de l'Egypte ancienne, "caché"; de façon analogue, "amenti" (le royaume des morts) signifie "ce qui se cache"].

La façon dont se produit cette sagesse intérieure englobant tout, le AMEN, peut-être vue par un exemple donné…en relation avec l'histoire karmique du grand Zarathustra…A l'époque de l'Inde ancienne, Zarathustra suivit une voie qui était une préparation à la mission qu'il devait poursuivre, au-delà de l'époque de l'ancienne Perse, en tant que grand maître des mystères Post Atlantéens. Durant ce temps il passa par sept incarnations, recevant dans chacune d'elle le contenu de la révélation d'un des sept Rishis. Il absorba ainsi la révélation entière des Rishis. Après ceci, il apparut lors d'une huitième incarnation dans un corps, aveugle et sourd. Il lui était donc impossible de recevoir quelque impression du monde extérieur. Dans cette huitième incarnation, le grand Zarathustra devait se relier totalement à ses propres ressources. Et là s'éleva en lui la "mémoire" compréhensive de la révélation des Rishis.

Ce n'était pas, cependant, une simple mémoire de la révélation des Rishis, mais plutôt une résurrection venant de son propre ego, de cette révélation en tant qu'unité compréhensive. Et cette unité compréhensive devint un organe capable de recevoir, dans l'incarnation suivante, une nouvelle révélation de l'extérieur; c'est-à-dire, la révélation du Christ sous la forme de l'Etre Solaire, Ahura Mazdao. Le sentier que prit Zarathustra était en fait l'archétype du sentier suivi par l'humanité Post Atlantéenne dans sa totalité, lorsque de nombreuses âmes avaient absorbé la révélation de l'Inde ancienne, et suivait le seul sentier qui menait, à travers la cécité et la surdité, vers le monde spirituel. Mais ce qu'il résulte de suivre ce sentier sera la résurrection, à partir de l'intérieur, de la révélation originale, et de toute l'expérience à qui elle a donné naissance. En effet, cette résurrection ne sera pas la simple naissance de la sagesse combinée et accrue du passé, mais sa résurrection en tant qu'organe, c'est-à-dire, pour l'acceptation de l'Etre Christ en tant que quintessence vivante de cette sagesse. Car le Christ est le cœur du contenu de cette sagesse. Il est le AMEN, ce qui est caché dans "le commencement de la création de Dieu" (Rév.3:14). Et c'est en tant que AMEN que l'Etre Christ sera reconnu durant la Septième Epoque reconnu en tant que Celui qui porte la même relation envers la résurrection, la sagesse compréhensive comme le soleil le fait envers sa lumière.

Et puisque l'homme deviendra conscient du soleil au moyen de cette lumière à moins en effet qu'il ne voit rien au-delà de la lumière et se suppose lui-même être le produit de celle-ci ainsi dans cette sagesse ressuscitée il possèdera un organe par lequel il pourra recevoir en lui-même l'essence véritable de cette sagesse. Par conséquent, dans la Lettre à L'Ange de l'Eglise de Laodicée, l'Apocalypse parle du Christ "entrant pour souper avec" l'homme, pour partager un repas avec lui.

"Voici que je me tiens à la porte et frappe; si quelqu'un entend Ma voix et ouvre la porte j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec Moi" (Rév.3:20). Que le "entrerai chez" mène à la conversation la plus intime avec l'Etre Christ est exprimé dans l'expression "souperai avec lui". Car le "souper" suit "entend ma voix"—c'est-à-dire, la connaissance intuitive du Christ suit la connaissance inspirée. Le souper partagé signifie la conversation de connaissance inspirée. L'homme prend Christ en son être intime de la même manière que, dans la sphère physique, il prend sa nourriture, et de façon analogue le Christ prend l'homme en Lui Même. Car l'essentiel est que le repas soit partagé. Dans la connaissance intuitive on ne connaît pas seulement, on est également connu. Le "pain" mangé dans cette communion est offert de l'un à l'autre.

Mais avant que ceci n'arrive, un homme doit passer le test impliqué par la résurrection de la sagesse à l'intérieur de lui-même venant du passé. Car la mémoire profondément imprimée s'élevant de l'intérieur peut affecter l'âme de manière telle qu'elle se sent elle-même être "riche", et peut ainsi être satisfaite et ne demande rien de plus. Dans ce cas une erreur désastreuse peut s'ensuivre; car, au lieu d'utiliser la mémoire naissante en tant qu'organe (comme une "porte") pour l'admission de l'Etre vivant dans l’ombre dont la lumière" compose toute sagesse, au lieu de tourner son regard interrogateur de la lumière vers le soleil qui la diffuse, un homme peut être complètement satisfait et se dire en lui-même :"je suis riche, et me suis enrichi de biens, et n'ai besoin de rien" (Rév.3:17) .

Ainsi, expérimentant la sagesse et se considérant lui-même comme "riche", il ne sait pas qu'il est "infortuné et misérable et pauvre et aveugle et nu" (Rév.3:17) au regard de ce dessein pour lequel toute sagesse existe. Le grand Zarathustra, bien qu'il devient une étoile lumineuse de "sagesse à l'intérieur de lui-même", ne s'arrêta pas à cette compréhension globale et à la conscience de porter "toute sagesse en lui", mais trouva la force de l'humilité véritable d'utiliser cette sagesse simplement comme un "œil" qui, s'oubliant lui-même, regarde vers l'extérieur, comme un œil physique, vers un être supérieur.

De façon similaire, les hommes de la Septième Epoque considéreront la richesse de la sagesse naissante en eux (et les initiés au stade correspondant en occultisme doivent faire la même chose aujourd'hui) non en tant que fin en soi, mais en tant que "porte", un organe aussi désintéressé que l'œil ou l'oreille, par lequel recevoir des hauteurs cachées la quintessence vivante du AMEN. Puisque l'œil physique, en lui-même une structure remplie d'une formidable sagesse, ne s'observe pas lui-même, mais oubliant sa propre identité dans le désintéressement, se soumet lui-même au monde extérieur, ainsi les hommes de la Septième Epoque doivent répéter l'acte du grand Zarathustra, effectué plusieurs milliers d'années auparavant. Ils doivent sacrifier leur richesse sagesse de mémoire intensifiée pour former quelque chose de supérieur, tout comme Zarathustra le fit lorsqu'il la modela en une faculté à travers laquelle absorber l'esprit Soleil, Ahura Mazdao.

L'épreuve de la Septième Epoque Post Atlantéenne consistera à maîtriser la tentation de demeurer content des richesses dérivées du passé. Car si ce sentiment de contentement n'est pas maîtrisé, une stagnation dans l'évolution en résultera, qui mènera à une âme étant "ni chaude ni froide" (Rév.3:15).

Cet état d'esprit, dans lequel n'est ressenti ni le froid de la solitude et des ténèbres, ni la chaleur de l'espoir et de l'effort pour le futur, mais où l'âme reste complètement satisfaite d'elle-même, est, pour l'amour divin de cette Providence qui observe le progrès de l'humanité, une condition n'offrant aucune alternative que de restaurer l'âme à travers des souffles catastrophiques du destin pour remplacer le chaud et le froid. Car seulement à travers de tels coups de vent il est possible de réveiller l'humilité spirituelle qui ressent aucun de ses contenus et circonstances comme étant des "fins en soi", ou "richesses", mais regarde chacun d'eux, aussi excellent et avantageux puissent ils être, comme un don confié, devant être utilisé seulement pour le travail qui doit être accompli dans le monde sous la guidance infaillible de l'Etre Christ. Loin de s'attarder dans la jouissance tranquille de ses trésors spirituels, le grand Zarathustra devint un prophète du Christ proche, sentant toute l'ardeur de l'attente et toute la douleur d'un monde qui était encore sans Lui. Cependant, quelque édifiante fut la manière par laquelle il subit l'épreuve, il est néanmoins important d'étudier ces figures dans l'histoire spirituelle de l'humanité qui devait expérimenter l'erreur de cette grande tentation. Ainsi, au premier siècle de notre chronologie, vivait et travaillait un homme très calomnié qui, malgré tout, jouissait parmi ses contemporains d'une immense notoriété. Cette réputation s'étendait à travers presque tout le monde connu à cette époque de l'Inde à l'Espagne, pour y expérimenter un réveil du contenu de la guidance de l'Occident, le sentier de la sagesse Atlantéenne.

Cette coopération de destinée extérieure avec la vie intérieure de connaissance a résulté en une conscience où une magnifique synthèse de la sagesse des mystères pré Chrétiens s'étend dans une forme intensifiée. Ainsi, au premier siècle de notre ère, Apollonius de Tyane fut, pour ainsi dire, une synthèse vivante de tous les mystères du passé, doté de facultés que tout le monde admirait. Mais la chose étrange est que ce sage qui, d'un côté, ne se souciait pas du pouvoir ou de la richesse, et de l'autre, accomplissait sans compter des actes de compassion; qui connaissait toutes les écoles des Mystères et avait appris toutes les traditions; oui, et avait visité la plupart des temples la chose étrange est que ce sage devait passer aveuglément par le plus grand événement, non seulement de son époque, mais de toute l'histoire du monde. Apollonius de Tyane n'accorda aucune attention au Mystère du Golgotha. Il ne s'intéressa lui-même aucunement au Christianisme ni aux mystères Juifs.

Maintenant, si nous nous demandons la raison de cette étrange circonstance, nous pouvons conclure que c'était la véritable richesse de sa sagesse qui masque, pour ainsi dire, le Mystère du Golgotha pour lui. Car Apollonius fut mis en face de l'épreuve consistant à observer la sagesse accumulée, non en tant que but, mais comme un moyen d'atteindre un plus haut niveau auquel l'accomplissement de toute sagesse des mystères doit être trouvé. Et le résultat de cette épreuve initiatique fut tragique. Rendons grâce à sa sagesse et à son destin remarquable, évident pour tout le monde, Apollonius aurait pu transmettre à l'humanité, pour laquelle lui-même avait tant de sympathie, la plus profonde connaissance, la plus haute gnose des Mystères du Golgotha. Au lieu de cela, il laissa derrière lui dans le monde de son époque, l'impression qu'il pouvait très bien faire sans le Mystère du Golgotha.

Si la mission d'Apollonius de Tyane n'avait pas pris ce tour tragique, La quasi indescriptible tragédie de Julien l'Apostat n'aurait pas eu lieu d'être. Car l'abîme qui s'ouvrit entre un Christianisme externe et un principe de mystère dépourvu d'espoir un gouffre créé par un esprit partisan imposé par Julien n'aurait jamais existé du tout si Apollonius n'avait découvert et fait remarquer le lien entre la sagesse des Mystères et l'Evénement en lequel il fut accompli. Car alors le Christianisme ne serait pas devenu externe, et le principe des Mystères se serait offert lui-même comme un "œil" à travers lequel l'humanité aurait contemplé avec connaissance le Mystère du Golgotha.

Mais Julien était bien aimé de cet Esprit, l'Esprit Solaire, qu'il aimait également et qui était présent sur terre à et époque.

Celui lui rendait impossible durant le cours tragique de sa destinée de compter sur le contentement de l'âme pour la richesse de sa sagesse. Dans sa destinée les mots de l'Apocalypse devinrent réalité :"Je reprends et je châtie ceux que j'aime" (Rév.3:19). Car on peut voir dans le destin de Julien combien la souffrance ne lui permettait pas d'être "ni chaud ni froid", et cependant en même temps, combien il vivait dans la plus intense et froide des solitudes aussi bien que dans le feu de son attente désespérée de réveiller l'esprit des mystères. Ainsi, par l'exemple de deux individus, Apollonius et Julien, nous pouvons voir où réside le danger d'éveiller la mémoire de la sagesse du passé, et par quel moyen la protection doit être donnée, à travers l'aide des Seigneurs du Karma.

Mais quiconque passe se test, c'est à dire, quiconque maîtrise la tentation de se reposer dans la lumière de la sagesse, parvient à un repos d'une autre sorte dans l'Etre véritable dont cette sagesse irradie. Car l'Etre dont la sagesse dépend est amour. Et celui qui triomphe de la tentation impliquée dans la sagesse entre dans la sphère cachée, le AMEN de la sagesse. Il est enraciné dans l'Etre du Christ Lui Même. Etre enraciné dans l'Etre du Christ est le repos véritable, car il signifie ne pas rester satisfait du résultat du passé, mais une condition de sécurité, un flot d'intarissables sources de patience et de courage dans la tâche d'accomplissement de la mission du Christ à travers tous les âges. Cet état de partage des sources de force du Christ, où l'âme demeure de manière telle à être toujours plus forte pour de plus en plus grands efforts de sacrifice, est décrit dans l'Apocalypse comme "s'asseoir sur le trône avec le Christ". Aussi la lettre s'achève avec la promesse : "A celui qui a triomphé, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur le trône" (Rév.3:21).

Cette relation intime intuitive à l'Etre Christ sera l'événement positif de la Septième Epoque, mais l'événement négatif de cette époque sera l'antithèse de "souper ensemble". Le Christ "vomira de sa bouche" ces éléments de la Septième Epoque qui se sont rigidifiés dans un état d'auto suffisance. Ce "vomissement", cependant, est un processus qui signifie non seulement se tenir à distance du Christ, mais également, et par-dessus tout, être conscient de cette condition. Il sera expérimenté par les hommes de telle façon qu'ils se sentiront "plongés" dans le froid et les ténèbres. Ce plongeon occasionnera un choc qui pourra être salutaire dans le sens d'un réveil du "froid " et du "chaud" dans l'âme; c'est-à-dire, dans le sens d'une libération du repos dans l'auto suffisance. Ce choc fut expérimenté aussi dans le passé, sur le sentier su karma durant la vie sur terre.

Il fut également expérimenté dans la vie après la mort. Mais dans le futur, spécialement à la Septième Epoque, qui se terminera par la guerre du "tout contre tout", il sera pour la grande majorité le seul remède à la condition de faux repos. Et la guerre qui amènera la destruction et la fin de la culture entière Post Atlantéenne sera nécessaire du point de vue karmique afin que l'humanité en état de choc réalise qu'elle n'est pas "riche et enrichie de biens, et n'a besoin de rien", mais qu'elle est "infortunée et misérable et pauvre et aveugle et nue".

RAYS JANVIER FEVRIER 2004

 Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/lettre_a_l_eglise.htm

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Published by Traduction Chantal Duros - dans St Jean
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 06:23

D’ou vient le nom de St Jean ? C’est Ioannés on l’a fait dériver du mot hébreu HHanan qui veut dire grace. Il a écrit le 4°évangile a Ephèse en Ionie le foyer spirituel de la Grèce antique ou vécurent Homère, Pythagore, Thalès. Le nom Ionie m’interpelle car en grec le mot ion signifie violet. Je vous le rappelle le violet est la couleur de la spiritualité, Ioan est le chef des initiés à la Gnose la lumière de la vie. L’opposition lumière-ténèbres constitue un symbole universel. Pour en esquisser l’enjeu symbolique, on peut introduire trois grandes acceptions de la lumière sur le plan de l’imaginaire :

·         la lumière-séparation,

·         la lumière-orientation,

·         la lumière-transformation.

Ces trois aspects de la lumière comme symbole se définissent par rapport à trois différences ou trois formes de ténèbres, soit, respectivement :

·         l’abîme ;

·         l’obscurité ;

·         l’ombre et l’opacité.

Lumière-séparation et abîmes’opposent dans une symbolique de la création.

Lumière-orientation et obscuritéstructurent la symbolique de la connaissance.

La lumière-transformation se heurte à une double dissemblance : s’opposant à l’opacité, elle est le symbole de la manifestation, se confrontant à l’ombre, elle devient le symbole de la purification. La dimension de cette opposition se retrouve à la racine de toutes les grandes cosmogonies. Du sein d’un abîme préalable sans fond, sans forme, va brusquement émerger l’ordre, c’est-à-dire la séparation-archétype originelle.
Deux principes opposés sont ainsi différenciés : la lumière et les ténèbres. Trois séparations vont en procéder. Elles engendrent le cosmos dans sa totalité.
Une première séparation opère la création des grandes oppositions fondamentales : l’avant et l’après, le haut et le bas, la nuit et le jour. Elle correspond à la croisée horizontale et verticale du ciel et de la terre. Il s’agit du symbolisme lié à la lumière-répartition. Celle-ci déploie l’inter monde où vont jouer les forces fécondantes .La deuxième séparation est liée à la genèse de la vie. Elle joue sur les variations régulières nuit-jour qui déterminent les saisons. D’une lumière croissante et décroissante entre solstice d’hiver et solstice d’été. Cette séparation règle donc le jeu d’équilibre et de conflit entre eau et feu. Lui correspondent tous les symboles de la lumière- : la troisième séparation a lieu entre zénith et nadir. Au-dessus de la fertilité végétale et de l’âme lunaire et aquatique se différencie le symbolisme de l’esprit et de la lumière-illumination. Ce symbolisme oppose les images ascensionnelles de l’air et du vent aux images de la pesanteur de la terre. Au soleil terrestre et à ses cycles de fécondation se sur ordonne la permanence du soleil céleste, porteur de la clarté de l’intellect symbolisée par la lumière éclatante de la foudre. La dimension spécifique de la lumière-orientation se donne à travers l’image-archétype du chemin. Chemin ascendant peuplé d’images lumineuses, aériennes, portant allégresse et éveil ; chemin descendant jalonné d’images sombres, étouffantes, lourdes de toutes les peurs et de tous les tourments. Symbole d’un combat éternellement recommencé entre l’élan spirituel vers la lumière et l’inertie matérielle qui fait régresser dans les obscurités de l’âme. Toutes les gnoses reposent sur ce conflit latent. D’une part règne le constat effrayant de l’obscurité du vécu de l’âme … «Sauve-moi de la matière et des ténèbres», supplie la Pistis Sophia. D’autre part lui répond la lueur d’espoir née de ce constat même – universellement, Si certains gnostiques accentuent le dualisme à l’extrême, la plupart des gnoses présentent le chemin de retour de l’âme vers la lumière, comme constitué d’alternances entre phases sombres et phases claires. Ce chemin se donne alors dans les symboles «noirs et blancs» damiers , échiquiers, pavements sacrés, etc. L’orientation symbolique est une conversion à la lumière : de la connaissance lunaire (réfléchie, cyclique, rationnelle), le regard se retourne vers la connaissance solaire (jaillissante, irradiante, intuitive). Le symbolisme de la lumière-orientation joue sur l’opposition montagne-caverne (cf. le mythe de la caverne de La République de Platon). Le héros ou l’âme exilée, tel Gilgamesh, doit affronter l’obscurité du monde souterrain, pour sortir de «l’autre côté» de la montagne dans la lumière de l’aurore. Il s’agit toujours d’un voyage vers la lumière de la connaissance, par la distinction initiale entre la droite, aurorale et la gauche crépusculaire. Ces deux directions se révèlent être l’Orient et l’Occident de l’âme Si l’aurore symbolise la sortie de la nuit de l’inconscient c’est en plein midi qu’a lieu la délivrance de l’inconnaissance. «Soudain, une lumière, comme un feu jaillissant, surgira dans l’âme» (Platon, Lettre VII). Enfin, lumière et ténèbres déterminent un troisième axe de symbolisation, celui de la transformation de la réalité. La création se transforme par le regard de la créature. Ce regard est le creuset de l’alchimiste, par où se transmue la nature en visage. Ce troisième aspect de l’opposition repose sur la reconnaissance symbolique du paradoxe de la lumière. D’une part, la lumière est à soi-même son propre obstacle et donc sa propre altération. La lumière révèle, manifeste, suscite la vision réceptrice ; mais par là même elle se diffracte dans le «prisme» de la vision. En retour, elle permet éclairage et focalisation ; mais par là même, elle crée de l’asymétrie, de l’écart, du retard, entre le jaillissement et le reflet, entre le sujet et l’objet, entre l’original et sa représentation. D’autre part, la lumière est à soi-même illumination et retour à son intégrité. Au mystère de la lumière créatrice correspond le miracle de la vision réceptrice. BIEN voici un résumé sur la lumière et les ténèbres enfin maintenant voici la mienne par rapport a notre rituel. Je vais tout d’abord essayer de définir les astres et le cheminement de ceci dans la conception de ma démarche spirituelle dans la loge saint Jean comme nous le disons dans notre atelier.

Le rôle du soleil dans la vie spirituelle

Les hommes ont toujours adoré le Soleil, ils se sont tournés vers lui pour répondre à leurs interrogations concernant le monde ou leur propre origine. Ils l’ont ainsi personnifié comme un Dieu et l’ont élevé au rang de symbole pour nous franc maçon. Le Soleil est le symbole de la lumière .Chaque rayon de Soleil est un trait de savoir, d’amour d’intelligence. Les faisceaux de Soleil qui traversent le feuillage d’une foret sont comme autant de traits d’amour et de savoir qui pénètre notre esprit. Le feuillage symbolise la Sagesse : il filtre la lumière autant qu’il la révèle. Dans de nombreuses croyances, comme l’astrologie, ainsi que dans des contes ou des textes mythologiques, le Soleil est un symbole masculin, le principe actif. Le soleil est aussi l’une des lames du tarot de Marseille. Dans ce symbole de lumière, de réussite et de bonheur, on retrouve aussi la notion d’accomplissement, d’avancée et de puissance… Mais il est aussi celui qui peut aveugler et peut venir signer la présence d’un orgueil trop fort ou de tromperie…

Symbolique de la Lune

La Genèse désigne la Lune lors de la création du nom de petit luminaire. Sa création, ainsi que celle du Soleil, est postérieure à celle de la Lumière. La Lune est la dix-huitième carte du tarot de Marseille 2X9. La Lune, passive, est constamment opposée au soleil, actif. Ils représentent, entre autres, l’élément femelle lune et l’élément mâle soleil. Il On peut aussi la comparer à Jean le Baptiste dont le prologue de l’évangile de Jean de Pathmos dit qu’il n’est pas la Lumière mais qu’il lui rend témoignage. Saturne a également comme symbole la fin et le début de la succession d’un règne comme des saisons. Elle est à la frontière du visible et de l’invisible, les anciens la considéraient comme la porte des Dieux, donnant accès à la transformation de l’homme ancien, en homme nouveau. Saturne est à l’opposé du soleil, car là où le soleil représente la vie, saturne en représente la fin. Cet astre fut lui aussi assimilé au dieu du temps. Saturne peut anéantir le monde en abattant simplement son glaive, ou plutôt sa faux.

Nous y voilà le début de la démarche de ma spiritualité

Le Soleil et la Lune sont les deux grands luminaires, astres du jour et de la nuit. Ils représentent les deux grandes forces à l’œuvre dans l’univers, le Yin et le Yang de la philosophie chinoise, le Tao.
Ces deux forces se complètent mutuellement.
Il est de la nature de la lumière de ne pouvoir paraître à nos yeux sans être revêtue de quelque corps, et il faut que ce corps soit propre aussi à recevoir la lumière ; là où est donc la lumière, là doit être aussi nécessairement le véhicule de cette lumière. Voila le moyen le plus facile pour ne point errer. Cherche donc avec la lumière de ton esprit, la lumière qui est enveloppée de ténèbres, et apprends de là que le sujet le plus vil de tous selon les ignorants, est le plus noble selon les sages.”En pratique l’influence de la Lune intervient dans divers domaines. La Lune est l’astre de la nuit. C’est un astre en mouvement. Elle croît, atteint son apogée et disparaît. La Lune exprime une transformation incessante. Quoi de plus naturel pour nous franc maçon. Très tôt, l’homme associa le principe féminin à la Lune. L’initié a projeté sa propre réalité dans celle de la Lune : comme elle, il naît, croît, meurt. Dans notre instruction du grade d’apprenti :

Le 1° surveillant dit : j’ai vu le Soleil, la lune et le Maître de la loge, qui représentent dans notre atelier au rite français 1783 : les 3 lumières de la loge. Ci on imagine que la circumambulation de notre quête est représenter par Les 3 piliers placés autour de notre pavé de mosaïque nous pourrions les nommer : la triade ou je préfère chemin JOHANNIQUE car notre loge s’appelle, La loge st. Jean. Je cite

·         1 – Dans le Principe était Le Logos. Et Dieu était le Verbe.

·         2 – Ainsi en était-il dans le Principe.

Nous pourrions définir notre parcourt JOHANNIQUE comme cela : je vais très symboliquement diviser en 3 parties. Une des phrases les plus importantes de notre instruction du grade au 1°degré, enfin je crois mes Frères contrariez moi ou confirmez mes dires ?! J’ai vu le soleil la lune et le maitre de la loge. Ci je me relate aux Saintes écritures, je pourrais dire la trinité le père le fils et le saint esprit le fils étant le lien et l’esprit le terme de l’épanouissement trinitaire (on pourrai aller plus loin en disant le fils et le Père étant la même chose en inversant le temps) Commençons par :

J’ai vu le Soleil

L’apprenti face a l’orient le jour de son initiation il aperçoit « l’éclat de la lumière dans les ténèbres » il est tous simplement au début de sa démarche spirituelle, il vient de naitre en se solstice d’hiver. Nous mettons en terre (nous ses Frères) un grain qui nous l’espérons portera beaucoup de fruits. Je pourrai le définir (notre apprenti) comme la lumière- séparation car de profane il devient initié, le symbolisme de la création. Poursuivons par :

La Lune :

Miroir de notre âme elle nous fait analyser le travail effectué en nous même une introspection de soi et le souci de contribuer a la construction du temple commun en échangeant nos idées avec nos frères a travers une démarche fraternelle et tolérante de tous les instants. Je le nommerais la lumière-orientation, symbolisme de la connaissance. Et finissons par :

Le Maitre de la loge :

Nous pourrions dire Notre rencontre avec la lumière, la métamorphose de la graine en l’épi, de la semence au fruit mur .le voyage de raison dans sa finalité.et pour finir lumière-transformation. Symbole de la purification. Nous pouvons imaginer que nous sommes le 4°pilier. Pour réfléchir dans la verticalité. Nous avons dans se voyage puisé toute notre énergie dans les entrailles de la terre la force nécessaire pour revivre ; recréant les 4 éléments, eau, feu, air et terre. Ainsi dans la loge les fenêtres, protégées par des grillages qui filtrent la lumière, éclairent les zones du temple, en fonction du degré de lumière qu’elles peuvent recevoir, indiquant le niveau supposé de connaissance des différents grades : faible lumière du nord pour les apprentis, qui augmente en venant du sud pour les compagnons, rayonnante dans l’orient du soleil levant pour éclairer le T\ V\représentant la lueur à partir de laquelle s’élargit la lumière. Ainsi, seul le T\ V\ne retourne pas son cordon, en cas de tenue funèbre ; il demeure la lumière de l’aurore et de l’espérance parmi les cordons retournés des autres frères, dont le noir du deuil ne restitue plus aucune lumière. Ce voyage JOHANNIQUE d’un solstice a l’autre en suivant comme HERMES La Course du soleil.

Je cite HERMES TRISMEGISTE (Mercure trois fois très grand)

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut ; est ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire des miracles d’une seule chose.

Ainsi, la lumière est saisie symboliquement comme tissage avec soi-même. «C’est lumière sur lumière», affirme le Coran ; «Dans Ta lumière nous verrons La lumière», annonce la Bible. Lumière et ténèbres sont les deux faces d’une même réalité. La lumière voile en dévoilant, les ténèbres dévoilent en voilant. La lumière engendre et dissipe ses propres ombres, Est-ce de ces lumières que se fait la datation du commencement symbolique maçonnique L’année de la vraie lumière ? De quel événement originel nous rend-elle compte ? Quelque soit la façon de repérer les formes de la lumière utilisées par nos rites, il est indéniable que Lumière et Ténèbres sont les deux faces d’une même réalité. La lumière voile en dévoilant, les ténèbres dévoilent en voilant. Ce voir devenu vision n’est il pas l’œil du delta lumineux ? Comme les toreros, le dimanche de la résurrection à Séville, pour accomplir la Rédemption , dans le sanctuaire du cercle parfait des arènes, dans leur habit de lumière, les FM doivent mettre à mort la matérialité du taureau, ils doivent vaincre les ténèbres par la vision juste ou, comme l’appellent les croyants, par l’œil du cœur, l’œil de l’autre-monde.

J’ai dit T\V\

Source : http://www.info-france.fr/123LAPAROLECIRCULE/archives/4562

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Published by X.D - dans St Jean
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:23

Le chapitre 12 aurait pu être appelé le cœur de la Révélation, étant, avec le chapitre 11, son centre mathématique. Il comprend le contenu de la Septième Trompette, et comme tel, est similaire au chapitre 11 de l'Evangile de Saint Jean, qui détaille la résurrection (initiation) de Lazare, l'auteur de la Révélation.A ce moment, une préfiguration de la condition Jupitérienne existera pour tous ceux qui ont travaillé (peiné) pour une conscience du monde du désir et une existence éthérique.

 

Ainsi il est dit que :" Les Royaumes de ce monde (matériel) deviennent les Royaumes de Notre Seigneur, et de Son Christ" (11:15).

 

La grande merveille que Saint Jean voit dans les cieux, la Femme, est l'âme de l'homme telle qu'elle s'est développée après trois Périodes et demi. Le travail de la Période de Saturne est représenté par le cercle d'étoiles sur sa tête. La contribution de la Période du Soleil est représentée par la cape autour des épaules, le rayonnement de Lumière. Le développement de la Période de la Lune est donné par le croissant de Lune sous ses pieds. La partie de la Période la Terre de ce portrait composite de l'Ame est l'Ego involué (en gestation), un Moi spirituel, l'épée à double tranchant qui devient, comme l'enfant émane du plan terrestre, une barre de fer, une "baguette magique" en acier étincelant, une houlette spirituelle ou un bâton pour guider l'âme individuelle purifiée et l'âme composite de l'humanité, l'Eglise.

 

Il peut aussi être dit que la Femme vêtue dans le Soleil projette une image de l'humanité rachetée qui a transcendé les cycles générationnels (incarnationnels) de l'existence (Lune sous ses pieds)et est ainsi couronnée d'étoiles (régénération ou perduration, conscience intacte). Elle est l'épouse cosmique, pour "celui comme le Fils de l'Homme" (1:13), l'Ego archétypal.

 

En tant que telle, elle est la Mère du Monde, la Vierge des Cieux, le féminin cosmique ou le principe du cœur, l'aspect Amour de Dieu; elle est l'emblème du pouvoir universel d'attraction et de cohésion sur tous les plans de manifestation (Heline).

 

Dans les Lectures du Christianisme Rosicrucien (N°9), Max Heindel explique "la solution astronomique" dans le passage, "Je vis une femme habillée du soleil, avec la lune sous ses pieds" :

 

"Ce phénomène arrive chaque mois de Septembre, juste après la Nouvelle Lune ; car vu de notre Terre, le Soleil couvre ou revêt le signe de la Vierge tout au long de Septembre, et comme la Lune quitte la conjonction au Soleil, cela apparaît être sous les pieds de la Vierge".

 

La femme habillée du Soleil est délivrée de son Ego-Enfant, lequel est rattrapé dans le havre incubatoire du Troisième Ciel pour attendre la victoire définitive sur la nature inférieure, laquelle a été infiltrée par le Diable et Satan (12:9). Le Dragon tente d'envahir d'envahir et noyer l'Ame dans des désirs déchaînés (eau), mais la terre agit comme tampon pour bloquer les forces du monde du désir jusqu'à ce qu'elles puissent être mises "face à face" et maîtrisées.

 

Avec la venue de l'Ego apparaît nécessairement le tentateur, le Dragon rouge. Ce dragon a une nature double, étant le Diable (astral) et Satan (mental/physique). L'ange Lucifer, "ce vieux serpent" (12:9), tente :"Tu seras comme Dieu. Tu connaîtras le bien et le mal. Tu créeras ton propre enfant". Ahriman (Satan), dit "Tu peux être comme la bête, l'animal, la créature naturelle, et ne plus avoir besoin plus longtemps du bien et du mal". Ahriman, de la vague de vie Archai (les Seigneurs du Mental), "raisonne" avec le cerveau humain et cherche à l'enchaîner au matérialisme en lui donnant des pouvoirs magiques. Lucifer, faisant appel à la fierté arrogante, aurait voulu que les humains soient des dieux prématures et égoïstes. Ahriman aurait voulu dépouiller l'humanité de toute spiritualité et éveiller la bête impie.

 

Nous devons comprendre que le bien parvient toujours à travers le choix dans la liberté, comme un acte créatif qui amène un équilibre entre les extrêmes, non comme compromis mais comme un adroit passage entre le Diable rouge (Lucifer) et le gris Satan (Ahriman), entre la passion brûlante et le cynisme glacial.

 

Les mots de Saint Paul aux Colossiens (3:3) fournissent un éclat pour l'image de l'enfant ayant été saisi sur le Trône de Dieu et protégé alors que la Femme est assiégée par le Serpent dans le désert des formes physiques : "Tu es mort et ta vie est cachée dans le Christ en Dieu".

 

Notre véritable Ego est caché avec/en Christ dans le monde spirituel. Lorsqu'Il se fera voir à nouveau Lui-même (parousie), nous serons manifestés en Lui comme notre vrai Moi.

 

Le moi ordinaire désigné comme Je est le miroir ego, la réflexion du Moi réel, comme la Lune reflète le Soleil. C'est le verre vu à travers l'obscurité. Notre vrai Moi spirituel est comme l'air respiré par les poumons. Nous sommes seulement conscients des poumons et de leurs mouvements, mais l'air leur donne vie, forme et raison d'être. Comme les poumons, le moi matériel est tel un vase, bien que son contenu puisse être clair ou trouble.

 

Alors que le dragon fut chassé des cieux, une seconde bête (Chapitre 13) s'élève de la mer comme l'incarnation de notre inconscience, l'histoire de notre expérience terrestre submergée. Son précurseur peut être trouvé dans Daniel :7. Comme le Dragon, il a aussi sept têtes et dix cornes et est à fois une image de l'Habitant individuel ou Gardien du Seuil et, tel un démon il est le mal collectif de l'humanité de toutes les races d'origine. La Bête s'élève de la mer du monde du désir des passions brûlantes, alors que la perspective de "plus de mer" (21:1) indique le résultat de la nature purifiée. Le destin pour l'âme malveillante et défiante sera la réclusion dans un lac de feu, la création de ses propres passions consumantes.

 

Alors que le dragon cosmique, l'Accusateur (Satan) et le Tentateur (le diable), et leurs hôtes étaient et seront de façon définitive jetés à terre par la main droite du Christ (Michaël, l'Ange dans le Soleil), vaincus par le Sang de l'Agneau, ce même Sang donnera le pouvoir à tous ceux qui apparaissent individuellement comme une bête à sept têtes et dix cornes pour être transformés et rachetés. Comment ?

 

Le Dragon et la première bête sont peut-être les plus compacts et les plus secrets des créatures apocalyptiques, vu qu'elles sont un concentré symbolique de l'évolution de la terre. Un bref examen est nécessaire. Les quatre premiers sceaux apocalyptiques se rapportent aux quatre sous-époques de la Première Epoque Post-Atlantéenne avant l'entrée du Christ dans le crâne (Golgotha) et le cœur de la Terre. Chacun de ces âges est caractérisé par une intellectualité (représentée par le cheval) manquant de spiritualité fournie par l'influence du Christ. Ainsi, lors du détachement des quatre premiers sceaux dans la Sixième Culture (nous sommes à présent dans la Cinquième comme décrite dans les lettres aux Eglises), un monde inférieur, un monde de gouffres sera ouvert et habité par ces âmes qui refuseront, dans des incarnations successives après le Golgotha, d'accepter l'Impulsion du Christ et, manquant de ce pouvoir transformateur, manifesteront dans le corps astral, l'apparence animale montrée aux humains pendant la période d'involution antérieure à l'individuation.

 

En fait, le Dragon et la Bête Apocalyptiques continuent à être l'équivalent du monde du désir de l'humanité, ceci étant encore naturel pour notre ère, mais nécessitant une transmutation à la fin de la Période de la terre. Son origine date d 'après l'Epoque Atlantéenne dont les quatre premiers âges sont représentés par les condensations des quatre prototypes d'âmes groupes Archangéliques de l'humanité, décrits comme les quatre "bêtes" autour du Trône. Pendant les trois derniers âges Atlantéens, l'humanité, à force de conscience de son Ego naissant, a développé une duplicité, un genre brisé en deux, et apparut en deux formes physiques. Ainsi les têtes éthériques, lorsqu'elles se sont condensées dans le physique : 4+(2x3)=10 cornes.

 

Une corne est simplement un durcissement ou une concrétion. Chaque fois qu'une personne décède, les sept têtes et les dix cornes peuvent être clairement vues dans l'astral. L'assimilation du Principe Christique par l'homme en évolution le rendra capable de vaincre la sexualité à six cornes et d'apparaître comme "l'élu" en vêtements blancs. Ceux qui refuseront l'Impulsion du Christ conserveront la forme ancienne et apparaîtront comme la bête avec sept têtes et dix cornes, à qui les rudiments ont été donnés à l'Epoque Atlantéenne. Cette non-acceptation du Principe Christique n'est pas basée sur l'ignorance mais sur "une opposition spirituelle malveillante et inintelligente exercée énergiquement ". la forme sera une manifestation astrale inférieure.

 

L'interprétation du symbolisme de la Bête dans les termes de l'anatomie occulte suggère que les sept têtes sont des centres éthériques et les dix cornes les glandes endocrines correspondantes (pinéale, pituitaire, thyroïde, pancréas, parathyroïde, surrénales et gonades/ovaires), les trois dernières étant par paires.

 

La Bête qui émerge de la mer vit dans notre sang et nos fluides corporels, en langage médical, une maladie fonctionnelle est en préparation. Elle est encore confinée dans l'éthérique (d'une perturbation émotionnelle, par exemple) et se manifeste en vagues et subjectifs symptômes. Lorsque l'éthérique travaille dans le corps physique, la maladie devient organique et montre un désordre cliniquement vérifiable.

 

Le Dragon rouge (12:3) en tant que représentation de la phase légitime dans le développement spirituel humain, doit être distingué de la Bête (13:1-2) qui a aussi sept têtes et dix cornes, dont le pouvoir vient du Dragon. La Bête se réfère à cette portion de l'humanité qui idolâtre la matière, contracte sa conscience aux dimensions strictement matérielles, et adopte une attitude despote de pillage envers la terre. Ce dépouillement de la nature, assouvissant des corruptions misérables de sa substance, est encouragé par le second agneau tel une bête avec deux cornes, un Etre archangélique mais démoniaque qui habite dans la sphère du soleil et est opposé aux principes de l'Agneau. Le pseudo agneau est représenté par le nombre 666, désignant le principe qui conduit l'homme à un durcissement complet dans la vie externe physique en rejetant activement les influences spiritualisantes, les forces inhérentes et représentées par :

 

1) le corps physique, représenté par la lettre Hébraïque Samech (valeur numérique 60)

 

2) le corps éthérique, représenté par la lettre Hébraïque Vau (valeur numéique 6)

 

3) le corps du désir, représenté par la lettre Hébraïque Resh (valeur numérique 200)

 

4) l'ego ou mental inférieur, représenté par la lettre Hébraïque Tau(valeur numérique 400)

 

donnant la valeur composite de 666, qui représente ce qui est endurci dans ces quatre véhicules.

 

Ces quatre lettres (s, v, r, t), lues en arrière, puisque les lettres astrales sont les images miroirs de leurs contreparties physiques dérivées, épellent le nom du démon soleil Sorath, l'adversaire de l'Agneau, dont le signe était un trait épais courbé sur lui-même et terminant en deux points courbés—ainsi la description de l'Apocalyptiste de la bête comme ayant deux cornes tel un agneau.

 

Cette bête apparaît après la première bête, l'homme matériel, et tente de le séduire en s'emparant de l'Impulsion du Christ. Car le nombre 666 se réfère aussi à cette portion de l'humanité qui refuse d'évoluer spirituellement. Nous notons que 6+6+6=9, qui est, comme 144,000 (1+4+4=9) devant être sauvés (14:3), le nombre de l'humanité, comme expliqué par Max Heindel dans La Cosmogonie Rosicrucienne (pp.500-501). Elle désigne pareillement un moment critique dans l'évolution de la Période de la terre, le pénultième temps lorsque 6x6x6 conditions ou phases de son développement ont passé et l'humanité est sur le seuil de l'entrée de la Période de Jupiter (après une inter période prayala ou moment sans forme). Si, à ce moment, l'humanité individuelle n'a pas accepté le pouvoir salvateur du Christ et transformé sa nature "animale", ils seront comme des chèvres devant être séparées des agneaux, ceux qui sont devenus comme leur Rédempteur.

 

Le culte de la bête 666, l'extérieur, l'homme mortel, le Césarisme, l'idolâtrie des choses, arrêtera le développement spirituel de l'homme. Ainsi pendant que les lecteurs de la Révélation sont exacts en soupçonnant que la bête à deux cornes est un pouvoir menaçant et puissant, ce pouvoir peut seulement travailler en ceux et sur ceux qui le reçoivent consciemment et délibérément et portent son nom et sa marque.

 

Une note finale sur le nombre de Sorath fait réfléchir. Son apparence en temps historique est suggestive.

 

L'année 666 marque la naissance du Mahométisme, une religion avec de grands enseignements, mais dont les formes exotériques présentent Dieu comme un Sultan (évinçant les parallèles ataviques de l'Ancien Testament) Qui n'a pas de Fils.

 

Cette foi dépeint la vie comme sujette au fatalisme (Kismet) et n'a pas de place pour la liberté créative individuelle.

 

Le second multiple de 666, 1332, marque la persécution et l'exécution des Chevaliers du Temple.

 

Finalement, selon Alfred Heidenreich dans son Etude de la Révélation , une confrontation vitale est prophétisée pour 1998 qui décidera du destin de la race humaine pour les siècles à venir.

 

Comme un immédiat et véritable contrepoids au faux agneau venant de la terre (matérialité), qui accomplira des miracles, et semblera philantropique, le Chapitre 14 décrit, le véritable Agneau de Dieu sur le Mont Sion avec les âmes venues de la même cuve de neuf (humanité), mais spiritualisées, les premiers fruits du Christ racheté, portant sur leurs fronts non pas la marque de la bête mais le nom de leur Père.

 

Maintenant apparaît une autre manifestation de Christ '"pareil au Fils de l'Homme"—14-14), qui est à la fois un écho et un contraste par rapport au "grand moissonneur", le cavalier pâle sur le cheval pâle. Car il enfonce sa faucille et moissonne la terre. Sa récolte est faite des âmes qui sont "sauvées", bien que sauvées, comme Pierre dit, autant par le feu à travers les tribulations que parce qu'ils témoignent pour le Christ et sont foulés dans le pressoir de l'affliction salvatrice.

 

Comme la graine d'un événement rigoureux est déposée douloureusement dans le moulin de rétrospection pour que ce nutriment puisse être extrait pour l'âme, ainsi les grappes de l'expérience terrestre sont écrasées pour relâcher leur substance de vie, qui peut alors être volatilisée et transmuée comme nourriture pour l'esprit.

 

Là dessus suivent les sept Coupes de Colère, qui sont une miséricorde principalement dirigée vers les non régénérés, les blasphémateurs, les faiseurs de mal, qui expérimentent leur destin, depuis "qu'ayant versé le sang des saints et des prophètes", le Seigneur "leur a donné du sang à boire" (16:6). Présentés avec de nombreuses occasions de changer de voie, quelques uns encore, "ne se repentirent pas pour lui rendre gloire" (16:9) ; c'est à dire, ils persistèrent dans leur propre glorification mortelle.

 

Que devons nous faire de cette terrible succession de fléaux et cataclysmes, ces effusions de colère ? Si la Période de la terre arrive à une fin, les comptes longtemps ouverts et actifs doivent être ajustés et fermés. Une estimation finale doit être faite. Les sept fléaux sont la comptabilité, une punition pour l'homme en conséquence des actes commis sur la terre, par le Seigneur de la Terre, le Taureau, un des quatre Anges Témoins (15:7) et les "bêtes" célestes. (Voir Corine Heline, New Age Bible Interpretation VI, p. 230).

 

Les coupes de colère peuvent être décrites plus correctement en tant qu'amour féroce, amour féroce consumant, qui apparaît uniquement comme colère parce que l'humanité est en train de se purger de ses impuretés avec toute la souffrance attenante à cette purification bénie. C'est un embrasement de la balle (paille) et une liquidation des rebuts, à la fois dans la personne individuelle et dans la communauté de l'humanité. Car la conséquence de la non repentance, changeant notre mental, est terrible. Le renvoi au mal pourrait imposer un dépouillement du corps éthérique et la chute de l'esprit dans les limbes pour un moment interminable jusqu'à ce qu'une vague de vie apparaisse dont les conditions évolutionnaires se rapprocheraient de celles de la vague de vie originelle de l'esprit, restées en suspend. D'où la mise en garde, "Béni soit celui qui veille, et garde ses vêtements (véhicules) afin qu'il ne marche pas nu et qu'ils ne voient pas sa honte" (16:15).

 

Le septième fléau est accompagné d'une voie sur le Trône dans les Cieux qui prononce, "C'est fait". Nous nous souvenons des mots du Christ sur la croix, "C'est accompli". Les deux consommations sont accompagnées par des tremblements de terre parce qu'elles ont toutes deux des effets sismiquement transformateurs sur la planète.

 

Finalement, la personnification de la matérialité et de la sensualité terrestres est introduite et les expériences visionnaires atteignent un crescendo négatif. La Femme Ecarlate est dépeinte montée sur la bête à sept têtes et dix cornes. "Beaucoup d'eaux", ou des multitudes de gens de la terre, sont sellés et bridés par la luxure, l'avidité, et la magie matérielle. Les rois de la terre qui gouvernent à leur bon plaisir sont cependant gouvernés par leurs propres passions, et ainsi ceux qui cherchent le pouvoir matériel sont en esclavage par la matière-même qu'ils cherchent. Ils sont possédés par ce qu'ils possèdent.

 

Pourquoi la Femme en écarlate et pourpre est-elle appelée une prostituée ? Et qu'est ce que la fornication ? C'est l'abus, la violation illicite, de la matière. Matière comme Mater, mère, ce qui donne naissance à toute forme matérielle, est d'origine céleste; mais ici elle est dépouillée de son contexte et de son dessein spirituels. Le blasphème ou sacrilège est survenu. Le sang des saints a été bu. C'est de la magie noire. C'est la quête démoniaque pour le pouvoir personnel par la prise de la vie. L'intellect revendique un asservissement lascif sur la matière, dont l'issue est idolâtrie, apostasie, et mort.

 

La femme avec la coupe dorée des abominations représente la plus insigne expression de la vie charnelle. La Grande cité, Babylone, règne sur ses rois parce que régner sur terre c'est être gouverné par l'orgueil et la passion. Ainsi Christ vint servir pour que l'homme puisse régner en esprit en abdiquant les "trônes" de la tentation du monde. Des sept têtes de la Bête, cinq sont tombées, deux époques de terre encore demeurent dans lesquelles le matérialisme tentera et pervertira la maîtrise propre de l'homme.

 

A nouveau les plateaux de cause et conséquence sont équilibrés puisque la propre glorification de l'âme charnelle et la vie délicieuse se font face en ruine et chagrin proportionnés.

 

L'âme du monde qui dit, "Je siège comme une reine, et ne suis pas veuve" (18:7), est en contraste avec les âmes qui sont veuves, sans le Fiancé, Christ, encore mariées à Celui, tel le Roi des rois, sont comme la Femme Habillée par le Soleil, qui a la Lune passionnelle sous son pied. La Femme Ecarlate qui prend et prend, jusqu'à ce qu'elle consume finalement ses corps et âmes, ses propres opportunités spirituelles, est en contraste avec la Fiancée qui aime et donne, dont le sacrifice du monde matériel lui vaut le Royaume des Cieux.

 

Le cœur fondamental de la perversité Babylonienne est cette attitude envers la matière—c'est vendre son héritage spirituel pour un gâchis, un désordre, évaluant le Cadeau inestimable du Christ à trente pièces d'argent séculaire. C'est faire une religion de la matière. La religion du matérialisme reçut son credo par Francis Bacon, qui déclara, "Nous pouvons mettre la nature sur la roue et extorquer de la nature les réponses auxquelles nous sommes intéressés". Bacon est, à son insu, le père de cette attitude inquisitoriale envers la création manifeste.

 

Alors que Goethe encourageait le regard sur la nature tout entière, comme un amant regarde sa bien aimée et écoute ses confidences librement offertes, l'attitude contemporaine prévalante viole et pollue la nature, "bouzille" l'atome, manipule les gènes, "sacrifie" les animaux pour la curiosité pharmacologique et cosmétique. Cette vivisection, atomisant et disséquant la matière, est plus qu'un indécent scandale, c'est une exploitation et une torture de la nature. A quelle fin ? Un abîme sans fin. Une pernicieuse influence est exercée sur l'humanité de cette direction. Une "sodomie de la pensée" est en évidence dans la vue moderne de la nature, consistant en une perversion de la faculté de connaître. Ici nous entrevoyons ce qui est appelé, dans le sens rapporté dans la Révélation les pratiques Babyloniennes.

 

Quel est l'antidote à cette attitude et activité ? Vital, le Christianisme Vivant, adhérant à l'injonction d'Hippocrate, en premier lieu ne pas nuire. Le Christianisme vital a été décrit comme Chrétienté sans religion, sans attirail construit par l'homme qui ferme la porte au Christ vivant.

 

La matière, en tant que telle, séparée de son Créateur, est la vraie mort, le piège et l'illusion. A toute la nature les mots du Christ peuvent être prescrits :"Tu as fait de la maison de mon Père un repaire de voleurs", une maison de marchandises. Ce phénomène actuellement généralisé revêt des conséquences apocalyptiques : Et les marchands de la terre, ceux qui trafiquent uniquement en transactions matérielles, se lamenteront et s'affligeront sur la dévastation de Babylone.

 

Ceux qui s'élèvent vers le Christ vivant à l'intérieur d'eux-mêmes, qui développent le principe d'amour fraternel, apparaîtront en vêtements blancs (éthérique) après la Guerre de Tous contre Tous (entre la Cinquième et la Sixième Epoque de la Terre). Notre culture purement intellectuelle se développe dans la direction de l'abysse de l'intellect. Si la personnalité n'est pas spiritualisée, elle sera submergée par le matérialisme rationnel, les forces spirituelles ne seront pas reconnues comme telles et seront consacrées à ce qui concerne exclusivement les besoins du corps (longévité, la santé purement physique, la sensation de plaisir, l'extension des pouvoirs physiques). La consommation exubérante et le capitalisme amoral sont engagés à servir ces besoins. Une intelligence et une énergie toujours plus grandes seront focalisées sur l'avancement de la technologie de guerre et la satisfaction des impulsions strictement de ce monde.

 

Envers et contre cette sinistre perspective, est la vision de cette autre cité, la Nouvelle Jérusalem, et Celui Qui nous mènera et nous autorisera à vivre là, Celui Qui est appelé Fidèle et Vrai, Qui conduit à nouveau le cheval blanc, comme le fait la légion des saints dont le mental a été spiritualisé, qui révèrent l'autre Femme, la Fiancée, et qui en communauté telle l'Eglise de l'élu sont Le Fiancé.

 

Le point focus, le point tournant, est la manière dont le pouvoir spirituel est utilisé. Sorath, le soleil-démon, le tentateur de magie noire, engage ceux qui sont magnétisés par la matière, qui commettent la prostitution avec elle, qui se marient et deviennent esclaves du principe durcissant dans la substance physique. Ceux ci sont les habitants de Babylone. La Nouvelle Jérusalem est construite de façon occulte par la magie blanche, par des actes d'amour et de générosité, par le don de soi et la dévotion à de purs idéaux.

 

Un seul face à face avec la terrible perspective de l'abysse peut développer l'amour et la liberté. Si l'homme n'était pas en face de cette possibilité, il ne pourrait pas choisir entre le bien et le mal, il serait un pion et incapable d'exercer le don divin de liberté, qui est inséparable du plein développement de l'amour. Si l'homme était incapable d'embrasser le mal, il ne pourrait pas choisir Dieu en dehors d'une volonté purifiée librement, et sa plus haute dignité en tant qu'homme serait reniée par lui. C'est précisément cette liberté de choisie entre le bien et le mal qui lui confère son statut divin et le glorifie en Christ comme Fils de Dieu. Les opportunités spirituelles abonderont dans beaucoup de futures incarnations, avant la Guerre de Tous contre Tous, après elle dans la Nouvelle Galilée (représentée par les Sept Sceaux), et dans la septième Epoque (représentée par les Sept Trompettes).

 

La Révélationse termine par des images extrêmement chargées et une exaltation de la prière et du chant alors que le repas de mariage de l'Agneau est préparé. Autrefois l'Agneau fut le repas, l'Agneau sacrifié, "sacrifié de la fondation du monde" (13:8). Michaël, le visage du Christ, l' "ange se tenant devant le soleil", annonce La Fête du Mariage. L'Epée de Vérité, le Mot de Dieu, détruit les illusions et la fausseté de la Bête et de ses suiveurs, l'homme charnel. Actuellement, Michaël représente l'être humain lorsqu'il aura achevé la plus haute spiritualité relative à la Période de la Terre : Il sera unifié, comme la Terre elle-même, avec le Soleil et aura maîtrisé les forces magiques de la Lune. Dans la forme de Michaël, il enchaînera le mal du monde dans son âme, symbolisé par le dragon.

 

Les scènes du Jugement Dernier de l'eschatologie Chrétienne sont largement basées sur les visions Apocalyptiques décrites au Chapitre 20. Deux morts sont mentionnées. La première mort ("première résurrection", 20:16) consiste à être posé à côté du dernier corps physique avant la Période Jupiter (Nouvelle Jérusalem), qui sera la dernière mort de la succession des incarnations physiques durant la Période de la terre.

 

Ceux qui ont reçu le Principe du Christ verront le physique tomber comme un serpent se dépouille de sa peau, alors que leur corps éthérique s'harmonise avec leur corps désir, ayant réalisé tout désir pour l'expérience dans le physique. Ceux qui n'ont pas purifié leurs corps du désir ressentiront dans leurs corps éthériques l'inapaisable désir pour la sensation physique et brûlerons dans les feux du désir.

 

La nouvelle spiritualisation requerra un relâchement du corps éthérique. Le Christ intérieur sera capable d'accomplir ce relâchement, qui, comme la seconde mort (20:14, 21:8), la mort du second véhicule, n'aura aucun pouvoir sur eux. Le nouveau Jupiter aura un satellite composé de ceux qui sont incapables d'atteindre la conscience de Jupiter, une conscience astrale (corps désir) dont le membre le plus bas est éthérique.

 

Seulement un homme étant devenu humain, ayant reçu l'ego-intellect, peut-il succomber à la Bête 666, car c'est l'intellect lui-même qui peut abuser l'homme et être la cause de son rejet du Principe Christ.

 

Lorsqu'il vivra dans La Nouvelle Jérusalem carrée (actuellement cube—"sa longueur, sa largeur et sa hauteur sont égales"), l'homme sera angélique (21:17). Son stade premier Adamique d'innocence dans le Jardin d'Eden en tant qu'homme générique était aussi éthérique. Il descendait ou tombait dans la conscience matérielle. Un sacrifice planétaire dans un autre jardin (Géthsémanie) et dans la première Cité de Paix (vieille Jérusalem) racheta l'humanité alpha, lui fournissant le pouvoir spirituel, si elle le choisit, pour récupérer son statut éthérique, mais à présent dans la pleine conscience, pour habiter dans une nouvelle et sainte Cité de Paix, où elle peut vivre en communauté telle l'humanité Oméga, prenant part à l'Arbre de Vie, parce qu'ayant choisi librement ses actes au nom et pouvoir du Christ, elle a été écrite dans le Livre de Vie (immortelle).

 

Le nom du Christ, le JE SUIS planétaire, sera sur les fronts de Ses plus jeunes frères. Car c'est dans l'endroit correspondant à la racine du nez que l'Ego a son sanctuaire, son Siège de Miséricorde. En même temps, ce nom aucun ne peut le connaître sauf l'individu dans lequel il est en sanctuaire, car seulement le Je peut être Je à lui-même (19:12).

 

Celui Qui fait toutes choses nouvelles (20:5) rendra les humains capables de faire de même. Ils chanteront un chant nouveau (14:3), qui décrit leur capacité d'émettre les êtres éthériques vivants à travers le larynx éthérique.

 

Ils " parleront tels les plantes". En fait, la Nouvelle Jérusalem elle-même, le Nouveau Ciel, qui est aussi une Nouvelle Terre, sera largement de leur création, l'essence transformée de l'expérience de la Période de la Terre.

 

La "l'épouse de l'Agneau" (21:9)est la cité éthérique, l'église de l'humanité de Jupiter, dont la structure est en corrélation avec le corps le plus bas de l'Agneau (Christ), composé de l'esprit de vie. C'est l'attitude de l'humanité de la Période de la Terre pour la nature qui l'admettra ou lui barrera la voie de la Nouvelle Jérusalem. Finalement, travaillant avec la matière sera une pratique magique : la magie blanche étant créative et constructive, transformatrice dans une divinité plus grande ; la magie noire étant le déchirement violent séparant et dégradant de la substance, l'utilisant contre les autres pour frapper et mutiler, et gagner le pouvoir sur eux.

 

Il est clair que notre propre rôle durant l'évolution de la Terre est l'adoption d'un intérêt créatif, aimant pour la dimension physique dense, réalisant qu'elle est en corrélation avec le Monde de l'Esprit Divin et le manifeste.

 

IL est instructif de noter que les douze portes d'entrée de la Nouvelle Jérusalem sont faites de perle, qui est une substance organique travaillée à partir d'éléments matériels et devient un emblème de la peine transformée. L'instrument physique peut être si purifié et énergisé qu'il s'exalte, se transfigure lui-même, et devient le corps de résurrection.

 

La masse critique du mal accumulé explosera en catastrophe planétaire, le feu Babylonien caractérisera une condition de souffrance pour ceux qui de façon provocante, continuent de pratiquer le mal. Dans un endroit appelé Harmaguedon (16:16) ils seront rassemblés. Ils seront définitivement maîtrisés et séparés (comme "des chèvres") pour habiter dans leur élément dégradé, domicilié dans la région de la seconde mort, le Lac de Feu de la passion. Même encore cette condition aura un effet de séparation et d'incinération de toutes les impuretés obstructives afin que ces obstinés puissent éventuellement se joindre à leurs frères et expérimenter les dons de l'esprit.

 

La bataille d'Harmaguedon a été livrée encore et encore dans chaque race et âge. Elle désigne ( en Hébreux, la place des troupes ) le conflit dans le cœur et le mental individuels entre le bien et le mal, la nature supérieure et inférieure. La prophétie d'Harmaguedon sera cette Guerre de Tous contre Tous à la fin de la Cinquième Epoque Post-Atlantéenne puisque l'égoïsme sans entrave est déchaîné.

 

Les Apôtres, entrées des douze énergies zodiacales, sont les gardiens des douze portes du Temple du Mystère Chrétien dans le royaume éthérique (21:14). Le disciple passe à travers une de ces portes et son apôtre devient son maître comme il progresse à travers les degrés successifs des mystères (9+3+1), le trente-troisième degré étant donné par le Maître des Apôtres.

 

L'Apocalypseconsiste en une série de vignettes ou d'images paradigmatiques qui dépeignent les phases de l'initiation humaine et collective. En méditant sur son contenu et en découvrant les clefs des signes par lesquels les plus profonds mystères sont indiqués, un pouvoir considérable peut être instillé dans l'âme en recherche, pour l'élever vers les royaumes des grandes hiérarchies créatrices et dans la plus grande Gloire de Dieu.

 

Rays de Septembre/Octobre, Novembre/Décembre 96, et Janvier Février 97

 

Traduction Chantal Duros

 

Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/apocalypse.htm

 

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Published by C.W. - dans St Jean
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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:19

Alors que parmi les écrits évangéliques les points pivots de la vie de Jésus ont inspiré l'imagination et la dévotion des artistes les deux derniers millénaires (notamment l'Annonciation, La Nativité, le Baptême, la Transfiguration, La Cène, Géthsémanie, le Chemin de Croix, la Résurrection et l'Ascension), le livre des Révélations a présenté un singulier défi et une fascination pour les peintres avec sa richesse d'images, lesquelles sont des visions particulières.

Le problème que cela présente, est que sa nature visuelle est visionnaire, on pourrait dire fantasmagorique, consistant en visions du monde supra sensible.

Comme son auteur, Jean l'Evangéliste, le dit, "La Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui donna ", fut envoyée et "signifiée" à son serviteur Jean à travers ses anges ; ce qui veut dire, projetée en images. Jean aussi "donna témoignage" de la Parole de Dieu dans son Evangile. Témoigner est voir, mais c'est aussi connaître. La vision de Jean est du plus haut discernement, une connaissance suprasensible, le fruit de l'initiation. L'imminence de la Parousie ou de la réapparition du Christ est à nouveau une matière de vision suprasensible : " Regarde, il vient avec les nuées" (1:7) ; c'est à dire dans le royaume de l'éthérique.

L'auteur de l'Apocalypse (Grec pour "découverte") est le maillon divinement fixé dans la chaîne de transmission du Verbe de Dieu à travers son révélateur et témoin, Jésus Christ, par l'intermédiaire de Son ange, à l'humanité entière.

Alors que le rapport de Jean est une série de prophéties, la plupart entièrement données pour ce qui n'est pas encore mais sera à venir, il assume et entraîne, plus que tout autre document écrit, une profonde compréhension de la première évolution occulte de la Terre.

Dans le but d'entrer dans le monde de l'Apocalypse, nous en tant que lecteurs, ne pouvons pas adopter la conscience spectatrice avec laquelle nous vivons dans le monde diurne, regardant du dehors, détachés. Nous devons manger ce livre, et il dérangera notre digestion habituelle, perturbera notre compréhension normale des choses, sera amer dans le ventre.

Encore et encore Jean est enjoint d'agir, "monter ici" et "voir". Sa participation active est requise. En tant que lecteurs nous sommes aussi ralliés à être acteurs. Non juste pour voir mais pour y prendre part, vivre dans les révélations qui nous affectent si fondamentalement. Notre volonté est requise. Depuis que l'initiation rend possible l'accomplissement d'une condition que l'humanité expérimentera plus tard par des moyens évolutionnaires naturels, un initié peut percevoir les événements dans la forme archétypale dans les mondes spirituels bien en avance sur leur manifestation matérielle. Telles sont les visions de l'Apocalyptiste, non de l'Apôtre Jean qui fut martyrisé à Jérusalem en 56 après Jésus-Christ, mais Jean l'Aîné, Jean le Presbytérien qui vivait à Ephèse, et était le "Lazare ressuscité".

L'Apocalypse fut écrite sur l'île Grecque de Patmos, vers la fin du Ier siècle (environ vers 95 après J.C.), pendant la persécution de Domitien. Cette tradition est documentée par les écrivains du second siècle. Justin, Irénée, Clémént d'Alexandrie, Tertullien—et a été confirmée par l'investigation clairvoyante. Alors que les Initiations Chrétiennes étaient dirigées vers le passé, vers la sagesse ancienne, l'Initiation ésotérique Chrétienne révèle le futur. L'homme n'est plus seulement initié pour sa sagesse et ses sentiments, mais pour sa volonté. Placer les buts basés sur la science du Principe Christique et travailler à leur réalisation à travers l'activation de la volonté permet de saisir le Christianisme de façon ésotérique.

L'Apocalypse nous fournit un instrument pour l'initiation de la volonté, une inspiration donnée pour le futur, pour l'action.

Alors que les Evangiles sont certainement éternels dans les vérités qu'ils mettent en avant, leur impact profond est basé sur l'existence établie dans la réalité historique du Christ Jésus, sur l'assomption de la forme physique dans un temps et lieu spécifiques par les plus hauts principes spirituels de notre cosmos. La Révélation d'un autre côté, n'apporte pas de prime abord toutes choses à notre souvenir (Jean 14:26), mais révèle ce qui sera. Nous, en tant que lecteurs et auditeurs de cette parole apocalyptique, pouvons aussi éveiller et aligner nos volontés à l'extrême fin de l'évolution de la terre (Période de la Terre) en vivant en accord avec les principes et les plans qu'elle prône.

L'initiation primitive (pré-Chrétienne) était fixée sur la réflexion. Les temps Christiques s'étant rapprochés, les exercices initiatoires entraînèrent les forces du sentiment. Dans les temps modernes, les exercices Rosicruciens activent l'élément de la volonté. Mais tout entraînement occulte commence par l'organisation et la soumission du corps du désir, à travers le contrôle du mental, une discipline morale, et une concentration physique. La maçonnerie mystique et le jésuitisme aussi renforcent la volonté à travers le travail de l'Ego sur l'instrument physique, qui génère l'âme consciente. Ici, porter sa croix est d'une importance suprême.

Simplement établie, l'initiation éveille les capacités et les pouvoirs sommeillant dans l'âme. L'Apocalypse met en avant les sphères de l'initiation qui désignent à la fois les événements futurs réels et figurés (aussi bien que ceux passés) et les niveaux de la plus haute conscience. Il y trois modes de cognition suprasensible—la vision (imagination), la connaissance (inspiration), et l'identification (intuition). Une telle cognition doit être précédée d'une purification du corps du désir, "préparant la voie du Seigneur" qui aboutit en catharsis, dénotant techniquement l'activation des facultés du clairvoyant. Le corps du désir alors imprime sa sagesse dans les images sur le corps éthérique comme "illuminations"—on "voit".

A l'étape supérieure, on s'élève jusqu'au second ciel, où on "entend" et "connaît" ce que l'on voit. Finalement, dans le troisième ciel, on s'identifie avec ce que l'on voit, ce que l'on connaît, devenant cela même. Donc, Jean rapporte sa propre vision, sa connaissance, et son être comme il présente les images, entend la sagesse, en faisant une partie de son corps spirituel. Telles sont les sphères de l'initiation, mises en avant par l'Apocalyptiste, tandis qu'il délivre les lettres aux sept églises, ce qui signifie les sept catégories du physique (incluant l'éthérique), comme une étape préparatoire.

La première étape—les sept niveaux du corps du désir (monde des images) est désignée par les sept sceaux.

La seconde étape—les sept niveaux du monde de la pensée (monde du son) est représentée par les sept trompettes.

La troisième étape—les sept faces de la colère, démontrent ce qui doit être chassé avant d'entrer dans la vie spirituelle, le vrai monde du Christ.

Lorsque Jean est saisi dans l'esprit et appelé par ses initiateurs à "monter ici", sa vision se dilate jusqu'à inclure les étendues toujours plus vastes de l'évolution de la forme, de la vie, et de la conscience. La vision de l'ouverture de la Révélation dépeint l'Homme Nouveau, l'Homme Archétypal futur comme Il a été crée par la vertu des forces gagnées par le Christ vivant à travers le corps de Jésus. L'Etre est décrit comme "pareil au Fils de l'homme". Dans les Evangiles seulement, le Christ utilise cette phrase pour parler de lui-même. Ici, nous visualisons l'homme idéal qui a été recrée ou restauré par le Christ Intérieur, "la forme humaine divine" (selon Blake), la forme décrite par Coleridge dans "Ode aux années enfuies" :

"Maintenant je recentre mon esprit immortel

Dans le profond Sabbat de mon humble intérieur ;

Nettoyé des passions vaporeuses qui voilent

L'image de Dieu, sœur des Séraphins.

L'homme archétypal, comme "sœur des Séraphins", est dans une personne physique, la création de la substance vivante des plus hautes Hiérarchies créatrices. Une analyse serrée de cet Etre visionnaire montre qu'il est pourvu de neuf lumières et attributs dérivant des neuf classes d'êtres spirituels des Anges aux Séraphins, qui ont contribué, de leur substance spirituelle, à sa création. L'image de Dieu restaurée, Adam régénéré, cette forme modernisée du Christ est un "mélange de la Gloire de l'Eternité avec le Chef-d'œuvre du Temps" (Balfour).

Les sept chandeliers (une variation de la menora Juive), encerclant le Fils de l'Homme, sont une représentation des pouvoirs vibratoires qui ont été assimilés et maîtrisés au niveau microcosmique comme les sept énergies planétaires, signifiées par les sept étoiles, et sur le plan ecclésial comme les sept églises ou communautés de chaque type de Rayon.

L'épée à double tranchant est l'Ego dont la plus grande manifestation est le Verbe Créateur. L'Ego est capable, dans sa plus basse expression, d'égoïsme, de possessivité et d'inhumanité, alors que, dans sa plus haute expression, il irradie l'Amour et la bonne volonté créative. L'Ego peut exalter l'homme en lui permettant de choisir de donner l'Amour comme un cadeau entièrement libre, ou il peut tenter l'homme de servir ses intérêts purement égoïstes, le plongeant ainsi dans l'abîme. Christ Jésus apporta la pleine conscience de l'Ego à l'homme et est représenté comme Celui qui a l'épée à double tranchant sortant de la bouche.

Dans l'Apocalypse, la forme planétaire de ces deux tendances est la civilisation de Babylone (matérialisme) et la civilisation de la Nouvelle Jérusalem (communauté spirituelle), qui sont toutes deux représentées comme citées et personnifiées en tant que femmes.

Sur un niveau plus prosaïque, les sept Eglises sont des estimations de la position des sept centres les plus actifs en Asie Mineure et fournissent la claire évidence que, historiquement, une Eglise unifiée (de façon organisée) n'est pas une idée Chrétienne mais une idée Romaine qui était appliquée à l'Eglise par Constantine en 313 après J.C.

Les sept Eglises originelles de la Révélation constituent la vision du modèle social de la Chrétienté. Il y a sept archétypes égaux, ayant un esprit unifié et une loi unifiée, mais différenciés dans le contexte et dans le caractère. Ils constituent les sept manifestations de l'Etre qui parle à Jean.

Les lettres sont adressées aux Anges de chaque Eglise, l'âme-groupe spirituelle de l'immense variété d'individus qui englobent ensemble une église dont le caractère ou la conscience était tenue dans l'âme de l'ange de l'Eglise. Sur un autre plan, les sept lettres aux Eglises sont les caractéristiques des sept phases de développement de la Cinquième Epoque (Première Post- Atlantéenne) de la Période de la Terre. L'ange de chaque Eglise est l'influence qui la guide ou le génie qui la préside.

Spécifiquement, alors que la Bible, et la Révélation en particulier, sont un produit de la Première Epoque Post-Atlantéenne, leur symbolisme appartient à la forme de ce temps suivant lequel les sept étoiles symbolisent les sept êtres qui sont les meneurs spirituels (angéliques) des sept cultures de cette époque.

Durant ces âges l'humanité peut obtenir des pouvoirs particuliers et des possibilités indiquées de façon occulte par le contenu de chaque lettre.

Qu'a t-il été dit de notre cinquième sous-époque courante, Sardes ? "Tu as un nom que tu aimes et un art mort" (3:1). Comment mort ? Mort à l'Esprit. Maintenant nous pouvons renforcer ce qui reste (de connaissance) et nous repentir, c'est à dire, changer nos esprits, notre orientation matérielle, au point que nous puissions être "vêtus de l'habit blanc".

Pendant la sixième sous-époque, Philadelphie, l'intellectualisme de l'Ouest "épousera" la spiritualité de l'Est, plus particulièrement (comme Max Heindel l'a prédit) en Russie, et favorisera l'amour fraternel.

La septième sous-époque sera tiède. Alors suivra la guerre de Tous contre Tous, dans laquelle chaque Ego non évolué sera lui-même en opposition avec un autre Ego ; après celle-ci commencera la sixième Epoque, la Nouvelle Galilée.

La pleine et correcte utilisation des énergies (étoile) données à chaque Eglise (chandelier) aura pour résultat le triomphe du physique à travers Celui qui a les clefs de l'Enfer et de la Mort. La conséquence égoïque sera pleinement investie dans le corps éthérique par l'activation de ses sept centres occultes, comme indiqué par les sept promesses des lettres.

L'humanité rachetée devra :

· "manger de l'arbre de vie"

· "ne pas être frappé de la seconde mort"

· "manger de la manne cachée" et recevoir "la pierre blanche"

· "recevoir "l'étoile du matin"

· "être habillé du vêtement blanc

· "être fait colonne du Temple de Dieu"

· "s'asseoir près de moi (Christ) sur mon trône"

Comme il convient à un manuel d'initiation de la volonté, Jean est tenu dans un état d'activité continuelle et de concentration dynamique. Il lui est dit :

"Ce que tu vois, écris en un livre et envoie-le" ; "écris les choses que tu as vues" ; "viens plus haut, et je vis et je pleurai … et je regardai" ; "et j'entrai dans l'ange…et je pris le petit livre…et le mangeai" ; " lève toi et mesure le Temple de Dieu" ; "Et je me tenais debout sur le sable de la mer" ; "il me ravit en esprit" ; "et je tombai à ses pieds".

Pour cette seconde vision Jean est convoqué par une voix telle une trompette, et immédiatement il se trouve dans l'esprit et passe à travers une porte dans le ciel et entre dans le monde du désir où il voit et rapporte peut-être la plus resplendissante vision de la Révélation –le trône de Dieu avec un agneau en son sein, entouré de quatre bêtes et alignés devant lui, sept esprits, vingt-quatre vieillards et une foule d'anges.

Les quatre créatures vivantes entourant le trône sont les quatre zoa , la "matière première" de l'humanité, les quatre Ames Groupe Archangéliques, actuellement les quatre Anges Témoins.

L'Homme-Dieu macrocosmique (Adam Kadmon) qui surgit de la Terre d'Esprit, apparaît en premier à la vision clairvoyante comme procédant de quatre prototypes humains créatifs, les forces le formant apparaissant comme représentées ici—l'arc-en-ciel septenaire. Les formes actuelles du Lion, du Taureau, de l'Aigle et du proto-humain portent une similitude avec les corps éthérés que l'humanité revêtait auparavant. Et ils possédaient une conscience et une nature d'âme-groupe appartenant à chaque type. L'homme doit chaque qualité d'âme qu'il possède actuellement à son rejet, durant son développement évolutionnaire, d'une forme animale particulière, conservant cependant l'équivalent spirituel de cette forme.

Par analogie, le sédiment est la précipitation de la matière grossière venant de l'eau boueuse, laissant un clair et limpide liquide. L'art mystique de l'Alchimie utilise beaucoup ce procédé sublime de séparation, qui est emblématique de la transformation vers le supérieur, et du sacrifice, rejet de l'inférieur. Spécifiquement, l'homme astral (corps du désir) est composé de l'aigle (tête—pensée), du lion (cœur—émotion), du taureau (ventre et système osseux--volonté), et de l'homme (dans une forme primitive de la coordination et de synthèse des trois autres).

L'Ego-âme individuel est une espèce animale, entier en lui-même, tandis que les Egos groupes animaux sont dans le monde du désir et ne sont pas descendus dans le physique.

L'agneau mystique dans le sein du trône, le signe du Rédempteur, est l'âme groupe pour la plus haute manifestation des hommes, l'Ego Christ.

Les vingt-quatre vieillards sont les incarnations de l'expérience obtenue des vingt-quatre tours d'évolution ou cycles de temps qui ont précédé notre phase courante de manifestation planétaire. Pendant ce temps, d'autres êtres ont passé à travers leur étape humaine :

*Les Seigneurs de l'Esprit pendant la Période de Saturne (sept phases)

*Les Archanges, pendant la Période du Soleil (sept phases)

*Les Anges, pendant la Période de la Lune (sept phases)

*Les Humains, pendant trois étapes de la Période de la Terre (la quatrième n'est pas encore finie)

Ces vingt-quatre Aînés peuvent ainsi guider (et instruire) l'évolution de l'homme depuis les royaumes spirituels, en tant que directeurs du temps (les vingt-quatre heures de l'horloge cosmique, chaque "heure" ou révolution gouvernée par un "roi du temps").

Ayant vécu la vie et la mort dans un corps humain et rajeuni spirituellement la terre par Sa vitalité solaire, le Christ est capable de décacheter les sceaux du Livre de la Vie tenu par le Père.

Avant Son Avènement, le Livre était tenu scellé et l'humanité manquait de pouvoir suffisant pour vaincre les forces matérielles et pénétrer consciemment dans les mondes de l'Ame et de l'Esprit. Par le sacrifice de l'Agneau, l'essence des éons de l'expérience formatrice peut être héritée et imprimée sur l'âme humaine.

A la fin de la Cinquième Epoque (Première Post-Atlantéenne), suivant la Guerre de Tous contre Tous, les sept sceaux seront dénoués, tout ce qui y est "écrit" sera ouvert et le livre du voyage de l'esprit individuel sera lu et prêt pour l'assimilation. Ce contenu appartiendra aux réincarnations des âmes durant les sept sous-époques culturelles, à l'intérieur desquelles il a obtenu les pouvoirs particuliers et les aptitudes comme indiqué en partie dans les sept lettres aux églises.

Si l'impulsion Christique n'avait pas été donnée à la Terre et à son humanité, l'espèce humaine aurait affronté la terrible situation de l'être incapable d'apprendre suffisamment et de transmuer son expérience terrestre en substance lumineuse du corps de l'âme.

L'Agneau rachète ce qui, autrement, aurait été perdu, et révèle ce qui serait resté caché, donnant la liberté de comprendre et la force d'agir sur cette compréhension, et s'élever au-delà de l'âge dans lequel le développement humain était devenu scellé ou interrompu.

Alors que les expériences représentées par les sceaux furent déposés dans la Cinquième Epoque culturelle :

(Indienne ancienne

Perse

Egypto- Sumérienne

Greco -Romaine/Sémitique/Teutonique/Saxonne/Celte

Sixième et Septième sous-époques)

ils seront perdus comme pouvoirs utilisables de l'âme et caractériseront les sept sous-cultures successives de la Sixième Epoque de la Nouvelle Galilée, dont l'accent sera mis sur le développement conscient du corps éthérique.

Comme l'humanité a progressé en se libérant de la forme animale, tout en maintenant les attributs moraux associés à ces formes (courage, constance, aspiration), donc, l'intelligence et la raison qui sont individuelles à notre époque ont été mises en avant par l'expulsion, ou la séparation de la forme chevaline du plan astral au plan physique. Le cheval de Troie, les sages et humains Houyhnhnms (chevaux) dans les Voyages de Gulliver, de Swift, le centaure prêtre/guérisseur Chiron, maître d'Esculape, sont de légendaires et intuitives références à cette association entre les chevaux et l'intelligence ("sens chevalin"), qui est ainsi basé sur le fait que le corps éthérique du cheval se prolonge au-delà de l'aura de la tête physique, permettant une mesure de la vue éthérique. Le centaure lui-même est un rappel du travail déjà en progression quand on cherche à spiritualiser sa raison.

Spécifiquement, la séquence des quatre chevaux et cavaliers apocalyptiques représente la graduelle augmentation de la raison matérielle, d'un intellect devenant plus terrestre. Chacune des quatre bêtes introduit un cheval et un cavalier.

Le cavalier sur le cheval blanc (Culture Indienne) représente l'intellect pur comme l'archer perçant qui touche la cible. La sublime sagesse des Sept Rishis et la Bhagavad-Gita viennent de cette époque.

Le cheval rouge (Culture Perse/Chaldéenne) indique la nature désir ceignant le mental et l'utilisant dans des desseins d'invasion (porteur de l'épée).

Le mental représenté par le cheval noir (Culture Egypto-Sumérienne) est devenu matériel, (opaque à la lumière spirituelle) et son cavalier l'utilise pour mesurer et peser le densité du monde physique.

Le cheval pâle --aujourd'hui "putride", en Grec-- (Culture Greco-Romaine) signifie un intellect qui est lui-même défaitiste, morbide.

La mort conduit l'intellect qui est utilisé pour démembrer et disséquer la réalité, une forme de vivisection mentale, et exclusivement pour servir les besoins matériels et les plaisirs. Comme Emerson le décrit, les biens sont dans la selle et conduisent l'humanité.

Christ est venu dans un corps terrestre pendant cette Quatrième Culture pour conquérir la mort. Avec l'infusion de cette impulsion de vie cosmique dans l'évolution de la Terre, pour la spiritualisation de la pensée, la forme chevaline ne peut représenter plus longtemps les Anges culturels. Ainsi les habitants de la Cinquième (courante) Culture sont (peuvent être) vêtus de robes blanches. Pendant la Sixième sous-Epoque la forme de l'homme est davantage spiritualisée par les forces du soleil et de la lune, comme données dans une forme simplifiée et inversée par la chevelure noire (soleil) et le sang (lune).

Avant l'ouverture du Septième Sceau et le ravage prédit à venir sur terre, puisque ses pèlerins sont petit à petit conditionnés pour l'abandonner et la transcender, les serviteurs de Dieu sont scellés (au front) du nombre 144,000, le nombre de l'humanité (1+4+4=9) et le nombre de domaines de la Nouvelle Jérusalem (12x12=144), où ils vivront.

Avec l'ouverture du Septième Sceau, la sphère d'intérêt de l'Apocalyptiste bouge du monde du désir au monde la pensée, où s'ensuit un mode plus élevé de cognition. Au seuil entre les Mondes, il entre dans le Silence, qui là, est rompu par les résonnements successifs des sept trompettes, signifiant les sept pouvoirs ou clefs qui donnent l'accès aux mondes intérieurs.

Les sept Anges à la trompette sont les gardiens ou défenseurs des sept degrés. Les trompettes annoncent aussi la Septième Epoque de la Terre, dont le futur contenu est obtenu est obtenu par la clairaudience atteignant le monde de la pensée, où le son spirituel est la substance formatrice et le moyen de base de la réalité.

Les visions en série introduites par les sept trompettes sont parmi les plus fantasmagoriques et les plus négatives dans la Révélation. Il est clair que leur fonction est de persuader énergiquement une humanité récalcitrante de se libérer des attaches terrestres, car finalement, la terre physique ne sera plus. En particulier les fléaux sont désignés pour châtier et réorienter les membres déchus et pervers de l'humanité, mais beaucoup refuseront de se repentir (metanoïa), c'est à dire, changer leur pensée et recevoir le Christ.

Là-dessus (chapitre 10), interposé entre le sixième et le septième ange à la trompette, apparaît un ange puissant, qui peut être interprété comme une représentation du plus grand Gardien du Seuil, le Génie de l'homme, l'image dans laquelle l'aspirant peut croître, une forme individualisée de la première vision du voyant de "Pareil à celui dans le Fils de l'homme".

Un pied de cet ange sur la terre et un sur l "océan-Vie de l'Esprit", images d'une d'une nature amphibienne de l'homme en évolution, lorsqu'il commence à quitter le terrain sécurisant de la conscience ordinaire.

La nature pensante est dans le royaume des nuages, la nature des sentiments est exprimée par l'arc-en-ciel, et les forces de la volonté sont montrées par les pieds fougueux. Cette triple manifestation est orchestrée par le visage qui brille comme un soleil, symbolisant le Moi spirituel (Ego).

En saisissant et dévorant le livre présenté par cet ange, Jean prend part à sa substance spirituelle, qu'il devra manifester en son temps.

L'homme en involution descend du monde du désir vers le terrain solide de la conscience de la terre physique. L'homme en évolution monte du plan physique vers le monde de la conscience du monde du désir.

Alors que les forces de l'eau prévalaient dans la première moitié (Mars) de la Période de la Terre au milieu de l'Atlantide, les forces de la terre consolident leur position pour le développement de l'Ego dans la seconde moitié (Mercure). Deux piliers représentent ainsi l'héritage de la Terre venant des Périodes Solaire et Lunaire :

Le pilier de la Force (dont les sources planétaires actuelles sont le Soleil et Mars) et le pilier de la Sagesse (maintenant nourri par la Lune et Mercure), respectivement.

La réussite de l'œuvre, ou fondement du temple humain, donné dans la Période de la Terre, est l'Amour, proclamé dans l'Evangile d'Amour de Jean et incarné dans le Christ Jésus.

Les références bibliques des deux piliers—deux témoins—(11:3) sont Elie, dont le pouvoir au-delà des éléments éthériques est rapporté dans I Rois 17:1 ("Il ne sera ni rosée ni pluie ces années-là, sauf à mon commandement") et Moïse, le sage, qui a "pouvoir sur les eaux, de les changer en sang et de frapper la terre avec toutes les plaies"(11:6). Ces deux individualités apparurent à la Transfiguration, personnifiant la Loi (Vérité) et les prophètes (Chemin), l'ordre et l'évolution, le conservatisme et le radicalisme.

Dans le chapitre 11, Jésus est instruit pour mesurer l'Autel du Temple de Dieu, mais aussi pour omettre la cour extérieure, ou l'homme extérieur et ses problèmes purement terrestres, lesquels ne passeront pas sous la dispense de Jupiter.

Dans le corps de l'initié les deux témoins se soumettent au système nerveux sympathique (Lune) et cérébro-spinal (Soleil), qui sont aussi les deux oliviers et les deux chandeliers mentionnés dans Zacharie (4:11). Ils sont totalement réalisés et équilibrés en manifestation féminine/masculine de l'Ego bipolaire, et représentés de manière architecturale par les deux piliers du Temple de Salomon, le pilier de la Sagesse (Boaz) et le pilier de la Force (Jachin), un symbolisme repris dans la maçonnerie occulte.

A ce moment là, le temps change pour l'espace et la séquence temporelle est convertie en un panorama d'images se présentant simultanément . Une distinction devrait être faite entre les domaines dans lesquels l'Apocalyptiste entre dans l'Esprit pour lire les événements futurs et la sphère dans laquelle ceux-ci se dérouleront car le dernier appartient principalement à la transition du physique dense au monde éthérique, pleinement réalisée à la fin de la Période de la Terre.

Le domaine de la septième trompette amène actuellement le voyant et le lecteur à la fin de la Révélation et a été décrit comme "l'apocalypse dans l'Apocalypse", le cerneau dans la noix. Cette trompette, en fait, résonne tout le temps, pour que ses vérités soient entendues par ceux qui ont des oreilles (spirituelles) pour entendre. La face solaire du Nouvel Humain sera généralisée au corps éthérique lumineux tout entier, car dans la période de Jupiter, l'humanité manifestera alors le Corps de Transfiguration.

Le stade la conscience égoïque, la béatitude de l'amour, comme du miel dans la bouche (compréhension), nécessite pour ce résultat, des étapes de souffrance lors des incarnations, essentialisées dans les épreuves de la Croix. La première rencontre avec les idées élevées peut être stimulante, agréable même ; c'est une chose pour "divertir" une pensée, mais fabricant des idéaux à partir des idées, les saisissant par la force de volonté et les appliquant, "leur donnant corps" comme un fait accompli, qui peut demander le sacrifice et engendrer la souffrance—"être amer dans le ventre".

Par la septième Epoque de l'évolution de la Terre, le corps physique réfléchira pleinement, comme dans un miroir, en fait, laissera passer comme à travers un verre clair, la nature de l'âme. A ce moment là, tromperie et imposture seront impossibles. Les pensées et les sentiments seront portés sur le visage et mouleront la forme extérieure en conséquence. Le corps révélera la présence ou l'absence du Christ éthérique ; c'est à dire, il montrera l'amour ou la méchanceté.

La force vivant dans les Evangiles sera celle que l'homme a brûlée et deviendra le constituant de son être.

Il sera le livre vivant comme le Christ est le Verbe Vivant.

 

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