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9 mars 2013 6 09 /03 /mars /2013 08:10

Partie III

Lettre de L'Ange à L'Eglise de Thyatire

Dans le dernier chapitre, nous avons non seulement traité de la véritable nature su Poids, de la Mesure, et du Nombre, mais aussi de leur "chute" en connexion avec les missions temporelles et les messages éternels des culture de l'Inde Ancienne, de la Perse Ancienne, et la culture Egypto-Chaldéenne. Du point de vue de la nature humaine, ces trois grands principes contiennent la signification de la nécessité pour l'homme d'accorder dans sa vie le corps [vital], le corps sensible [désir], et l'âme sensible [émotionnel] avec les trois axiomes de la destinée humaine : travail, souffrance et mort. Car ces trois "malédictions du Père", qui ont suspendu la destinée de l'homme depuis sa chute dans le péché, lui demandent un combat spirituel et moral dans son corps de vie, son corps sensible, et son âme sensible. Et en effet, la conscience humaine est obligée de provoquer une force sacrificielle dans le corps afin de descendre dans la sphère du monde actif de l'existence physique. Le "Poids" en tant que bonne volonté pour l'incarnation dans le corps physique, ne doit pas être trouvé dans la sphère physique elle-même, mais dans dans l'éthérique dont le physique est extrait et modelé. Ce qui est expérimenté dans le physique en tant que "travail" de l'activité terrestre peut être expérimenté dans l'éthérique en tant qu'amour pour la mission de la Terre, en tant que "Poids" véritable. De façon similaire, dans le corps sensible, l'homme est en mesure de rencontrer consciemment la "souffrance" qu'il expérimente dans le corps physique. Ici il peut être conscient de son véritable contenu, il peut acquérir une relation consciente avec elle. Et ici il peut l'expérimenter en tant que mission dans le temps, en tant que véritable "Mesure", puisque le corps de vie est lui-même temps. Mais c'est seulement dans l'âme sensible que l'homme rencontre d'abord la tragédie entière du problème de la "mort". C'est parce qu'il est uniquement dans l'âme, que cet événement externe et la peine qui en découle deviennent une question karmique intérieure; c'est à dire, une question concernant la valeur et la nature du "Nombre" des êtres individuels. La question est de savoir si ce nombre est un produit eradicable de la nature, ou s'il est enraciné dans l'éternité de la Divinité—et par conséquent indestructible.

Ainsi le principal problème de l'époque Egypto-Chaldéenne était l'immortalité, comme clairement démontrée, par exemple, dans le mythe de Gilgamesh. Le problème essentiel de la culture de l'Ancienne Perse était, d'un autre côté, la relation objective entre le bien et le mal dans le monde et dans le Zend-Avesta. Des échos préservés jusqu'à ce jour nous montrent que la chose importante à l'époque de l'Ancienne Perse était de ressentir "l'année cosmique" comme une mesure de cette relation dans le courant du temps. Plus loin, le problème essentiel de la culture de l'Inde Ancienne fut la valeur de l'activité humaine dans le monde physique. Ainsi, par exemple, la Bhagavad Gita, bien que d'origine postérieure, est entièrement dévolue à ce problème.

Durant la quatrième époque Greco-Latine, il fut ajouté aux trois problèmes—la "valeur du monde des actions"; la relation entre le bien et le mal; et l'immortalité—un quatrième: celui de la liberté. Car puisque l'homme rencontre les trois premiers problèmes dans le corps de vie, le corps sensible et l'âme sensible, il rencontre aussi le problème de la liberté avec l'éveil de l'âme intellectuelle. C'est l'âme intellectuelle qui rend l'homme conscient d'être placé entre ce qu'il connaît et veut et ne peut faire, et ce qu'il ne veut pas encore faire.

Nous pouvons difficilement trouver une meilleure formule pour cette situation que celle donnée par St Paul :" Car je ne sais pas ce que je fais : ce que je voudrais, je ne le fais pas, et ce que je hais, je le fais" (Rom. 7:15). L'homme se trouve lui-même placé entre la compréhension impuissante et a volonté de vie cachée lorsqu'il expérimente lui-même l'intérieur de son âme intellectuelle. Sa compréhension pose devant lui les demandes de l'esprit, mais ne lui donne aucun pouvoir pour les accomplir. Sa nature subconsciente, cependant, fonctionne à travers des impulsions qui sont obscures à sa conscience. Ce qu'il a vu être vrai et bon il le reconnaît en tant que nécessité, en tant que "loi", mais ce qui fonctionne avec une force naturelle à l'intérieur de lui, il le reconnaît seulement en tant que que résultat d'actes déjà accomplis, qui peuvent également être regardés comme une "loi" (Rom. 7:16-21). A présent s'il suit les revendications de l'esprit, la "loi", il doit exercer une contrainte sur sa nature; si, au contraire, il suit ses impulsions naturelles, il est coupable de trahison envers ses propres convictions et se détourne de la raison, qui est néanmoins, son guide. C'est cette contradiction intérieure qui élève le problème de la liberté dans l'âme de l'homme. La question est : Comment la lumière de la raison peut-elle devenir telle qu'elle peut maîtriser les impulsions de la nature et briller à travers elles? C'est à dire, comment est-il possible à la nature de suivre l'esprit librement, et à l'esprit de s'élever par dessus l'âme, non comme gouverneur, mais en tant que Soleil bienveillant?

Maintenant, pour la réalisation de la liberté, la lumière de l'intellect doit devenir quelque chose de plus qu'une simple lumière. Elle doit recevoir le pouvoir non seulement d'illuminer, mais également d'embraser les actions. La lumière doit devenir feu, autrement il ne sera pas possible de faire de la liberté une réalité. D'un autre côté, la volonté doit devenir, pour ainsi dire, une lumière rigidifiée : elle doit devenir "métal". Car, comme les métaux qui ont matérialisé cette lumière sont devenus rigides et lourds, aussi le contenu de la volonté de l'homme doit devenir quelque chose qui donne poids et solidité au contenu de la connaissance de l'homme supérieur. Pour cette raison, la quatrième lettre, adressée à l'Ange de l'Eglise de Thyatire, établit l'idéal, l'archétype de la liberté, dès le tout début :

"Le Fils de Dieu dit ceci, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent" (Rév. 2:18). Christ est la force qui réalise l'idéal de liberté; c'est à dire, la conversion de la lumière en feu, de la volonté en métal.

Mais le chemin de la réalisation de l'idéal de liberté réside dans l'amour (agape) rendu possible par l'impulsion Christ. C'est dans la forme de l'amour que l'impulsion Christ peut maîtriser l'opposition de l'intellect et de ces impulsions qui retardent la condition de liberté. Pour cette raison, l"Ange de Thyatire" possède non seulement les trois qualités nécessaires au moyen desquelles l'homme s'accorde au "travail", à la "souffrance", et à la "mort", mais aussi une quatrième par laquelle la réalisation de la liberté devient possible. Car si la nécessité de "travail" demande un service conscient (diakonia),la nécessité de "souffrance" requiert la patience (hypomone), et la nécessité de "mort" implique la foi (pistis). L'ange de la quatrième église possède, en plus de ces qualités, encore une quatrième, l'amour. "Je sais tes œuvres, la charité et le service, la foi et ta patience, et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières" (Rév.2:19), dit la lettre au quatrième ange, indiquant par là le fait de la Croix, pour laquelle les hommes de l'époque Gréco-Latine devaient être prêts. C'est la Croix du "travail" de la "souffrance" et de la "mort" qui doit être portée, et le dilemme apparaît dans la façon de porter la Croix dans l'esprit de service, de patience, de foi, et de liberté dans l'amour. Cette Croix fut érigée graduellement dans l'histoire spirituelle de l'humanité. D'abord, à l'époque de l'Inde Ancienne, le service était appris en s'accordant à la nécessité de travail par le discernement dans la valeur du monde des actions. Puis la patience fut acquise au cours de l'époque de la Perse Ancienne lorsque l'essentiel était de reconnaître la relation objective entre le bien et le mal à une période où les hommes devaient souffrir du conflit entre le bien et le mal. A l'époque Egypto-Chaldéenne, c'était particulièrement la mort avec laquelle l'homme devait s'accorder, et et dans la compréhension de l'immortalité afin de parvenir à la foi. Finalement, à l'époque Gréco-Latine, ce dilemme fut expérimenté de ce dont parle St Paul, et de cette expérience s'éleva le problème de la liberté et le désir de la réaliser à travers la force de l'amour. Dans le sens des études précédentes, cependant, la Croix peut également être représentée telle que montrée dans la gravure1.

Ici les tests de Poids, de Mesure et de Nombre résident dans les nécessités karmiques de "travail", "souffrance", et "mort", et les forces acquises par le passage de ces tests constituent les forces d'âme de service, de patience et de foi. Mais la liberté est la réalité du véritable égo de l'homme, et cette réalité est révélée par les rayons de la force Solaire de l'amour en l'homme. L'amour est la révélation essentielle du véritable égo.

Le port de cette Croix—"Je ne mettrai pas sur vous d'autre fardeau que celui que vous avez déjà; gardez-le jusqu'à ce que je vienne" (Rév. 2:24-25)—est la tâche de "l'Eglise à Thyatire" et fut la mission véritable de la quatrième époque Post-Atlantéenne.

Mais à cette Croix fut opposée une autre, en tant qu'antithèse du dilemme. Ce fut la maîtrise de la "souffrance" sans travail, et l'envol, avant la tragédie de la "mort", dans la grande unité. Ce fut cette tendance spirituelle qui fut fondée à l'école décadente Sibylline, la tendance spirituelle de "la femme Jézabel, qui s'appelait elle-même une prophétesse" (Rév. 2:29).

Le point en relation avec la reine Israélite Jézabel, qui encouragea cette tendance comme opposée aux prophètes, fut que le dilemme existant entre la raison et l'impulsion devait être relié par soumission à la guidance de la sombre impulsion Sibylline. Les hommes sont ainsi "séduits" en acceptant l'inspiration Sibylline en tant que solution au problème de la liberté, et arrivant ainsi à une condition dans laquelle le dilemme n'existe plus parce que la raison est exclue et seule la nature est autorisée à s'exprimer. Cette condition se développa plus tard en ce qui est connu aujourd'hui comme Médiumnité. A cette époque, elle n'était pas encore la condition moderne de "transe", mais elle évoluait bien dans cette direction. D'un autre côté, l'effet de la passivité spirituelle qui était ainsi encouragée fut que les hommes devinrent même apathiques à "souffrir" parce qu'ils avaient choisi un sentier qui n'impliquait aucun "travail".

Et cette apathie envers la "souffrance" fut accomplie non par une authentique force de patience, mais par l'électrification de l'homme lui-même afin qu'il soit fanatisé par un processus appelé dans l'Apocalypse, "manger les choses sacrifiées aux idoles" 'phagein eidolo thyta) . Par ce moyen un homme devenait si "électrifié" intérieurement qu'il était capable d'endurer une grande épreuve sans souffrance. "manger les choses sacrifiées aux idoles" avait véritablement une sorte d'effet narcotique—il anesthésiait la souffrance de l'âme en la rendant insensible.

Cette tendance spirituelle aida les hommes à maîtriser les nécessités karmiques du "travail" et de la "souffrance", et de la même manière ils s'aidèrent eux-mêmes à dépasser la tragédie de la "mort" en s'efforçant de sentir la "grande unité" de toute vie naturelle et spirituelle. A travers ceci, ils perdirent le sens de toute chose définie ou individuelle et ainsi dérobèrent à la mort son "dard". De tels hommes vécurent dans l'attitude où tout vit en tout, et tout mène à travers tout; il n'y rien à choisir, et rien à perdre, car tous les chemins mènent au même but—le but de l'union avec la totalité active de la nature. Cette unicité particulière était essentiellement un déni de la réalité et de la signification du Nombre. Par elle ce conflit avec la "mort" était évité parce que l'individualité n'était pas considérée. Cette dépréciation de l'individualité, ce détachement de tout ce qui est défini, est appelé dans l'Apocalypse, "commettre la fornication" (porneusaï). C'est un mariage universel du tout avec le tout, puisque l'idée d'individualité, qui est l'idée du véritable Nombre, demande une organisation stricte et définie. Là seulement un chemin, menant vers un idéal, est admissible.

Ainsi la croix de "Jézabel"  se tient en opposition à la croix de 'l'Ange de Thyatire". Cette croix est suggérée dans l'Apocalypse par les mots suivants : "En outre j'ai quelque chose contre toi, parce que tu acceptes que ta femme Jézabel, qui se dit elle-même prophétesse, enseigner etséduire mes serviteurs pour commettre fornication et manger les choses destinées aux idoles" (Rév. 2:20).

A présent quel est le remède karmique pour une telle tendance spirituelle? D'une part, c'est le temps; c'est à dire, l'opportunité d'apprendre que l'enseignement Sibyllin enseignant ce qui un jour a été si haut placé est décadent. Car l'enseignement Sibyllin fut, à une époque, une source pure et véritable de révélation spirituelle pour l'humanité. C'était à l'époque où les Dieux se retiraient dans une sphère supérieure, et la sphère d'où les Sibyls tiraient leur inspiration devint possession des démons. Elle fut reléguée avec les sphères qui, dans l'Apocalypse, sont appelées collectivement, "les abîmes de Satan" (ta bathea to satana). Ce fut pour cette raison qu'il fut donné à Jézabel le (temps de repentir pour sa fornication; elle ne se repentit pas" (Rév. 2:21).

Mais si la connaissance du fait que la décadence Sibylline n'est pas suffisante pour tourner la tendance spirituelle de "Jézabel" vers une direction différente, alors la destinée doit intervenir—d'un côté pour mettre fin à la fin à la possibilité de la révélation Sibylline; et de l'autre donner un pouvoir croissant à la "souffrance", afin de guérir l'apathie envers ces nécessités karmiques de l'humanité. Pour rendre la révélation Sibylline impossible, le direction verticale de cette révélation (la ligne d'enseignement et de séduction dans le diagramme à droite) qui va de bas en haut doit devenir horizontale. Alors la possibilité de révélation de la sphère souterraine cesse—la Sibylle devient un être humain qui ne peut rien faire au-delà des forces possédées par un être humain, et n'a pas connaissance des choses plus avant que la la mémoire des expériences Sibyllines primitives qui peuvent être réveillées.

Dans tous les cas, cet être humain est alors complètement sous le contrôle de la "souffrance" et de la "mort". Toutes ces choses sont clairement exprimées dans le langage de l"'Apocalypse. "Voici, je vais la jeter (Jézabel) sur un lit, envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent l'adultère avec elle, exceptés ceux qui se repentent de leurs actes, et je ferai mourir de mort leurs enfants" ( Rév. 2:22,23). Cette destinée est le traitement réparateur nécessaire au karma de la tendance spirituelle de Jézabel.

Mais le "diagnostique" sur lequel est basé ce traitement est donné par en "sondant les reins et le coeur" (Rév. 2:23). Car les deux tendances spirituelles dont nous traitons –c'est à dire, celle de "l'Ange de Thyatire" et celle de "Jézabel"—se distinguent précisément par le fait que dans la première, la liberté à travers l'amour est réalisée à partir du cœur; alors que l'assaut de la Sibylline est fait par les forces inférieures sur les "reins". Donc les deux courants ont deux sentiers karmiques différents. Le courant des "reins" doit prendre le sentier de la perte de la révélation et de la soumission à la tribulation et à la mort. Le courant du "coeur" doit suivre le sentier par lequel il acquerra le pouvoir dans la sphère du groupes d'hommes des nations (exusian epi ton ethnon), et les brisera en fragments d'unités de consciences séparées, "comme les vases d'argile ils seront brisés en morceaux" (Rév. 2:26,27).

La "verge de fer" de la conscience-égo recevra le pouvoir de libérer les liens unissant le groupe d'âmes, et de briser en éclats les structures qui prenaient naissance exclusivement dans l'âme groupe. Et à la place de ces éléments de l'âme groupe "brisés en éclats", un autre principe de formation de communauté s'élèvera; l'influence de l'étoile du matin—Mercure (astronomiquement, Vénus)—l'étoile de Manas [mental] dans l'histoire spirituelle de la Terre. Car il y a deux influences principales qui dirigent le sentier de la Terre—celle de Mars, et celle de Mercure.

L'influence de Mars est l'influence de la guerre; c'est à dire, celle du clivage de l'humanité, la scission de la communauté. L'influence de Mercure, au contraire, est la formation et l'unification de la communauté. La "verge de fer" référée dans la lettre est l'incorporation légitime de l'impulsion de Mars, qui vise à l'émancipation de la condition de groupe. Mais la personnalité grandie indépendante et émancipée au moyen de la verge de fer (le fer représente l'influence de Mars sur les choses de la Terre) s'unira un jour en communauté à travers l'influence de Mans de l'impulsion Mercure (l'impulsion de "l'étoile du matin").

Ainsi, à la fin de la lettre à l'Eglise de Thyatire", se tient la promesse de l'étoile du matin, en bas de laquelle signent ceux qui ont été libérés de la relation du sang, seront à nouveau unifiés.

RAYS MAI JUIN 2003 VALENTIN TOMBERG

 Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/etudes_3.htm

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Published by Traduction Chantal Duros - dans St Jean
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