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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 06:23

Le chapitre 12 aurait pu être appelé le cœur de la Révélation, étant, avec le chapitre 11, son centre mathématique. Il comprend le contenu de la Septième Trompette, et comme tel, est similaire au chapitre 11 de l'Evangile de Saint Jean, qui détaille la résurrection (initiation) de Lazare, l'auteur de la Révélation.A ce moment, une préfiguration de la condition Jupitérienne existera pour tous ceux qui ont travaillé (peiné) pour une conscience du monde du désir et une existence éthérique.

 

Ainsi il est dit que :" Les Royaumes de ce monde (matériel) deviennent les Royaumes de Notre Seigneur, et de Son Christ" (11:15).

 

La grande merveille que Saint Jean voit dans les cieux, la Femme, est l'âme de l'homme telle qu'elle s'est développée après trois Périodes et demi. Le travail de la Période de Saturne est représenté par le cercle d'étoiles sur sa tête. La contribution de la Période du Soleil est représentée par la cape autour des épaules, le rayonnement de Lumière. Le développement de la Période de la Lune est donné par le croissant de Lune sous ses pieds. La partie de la Période la Terre de ce portrait composite de l'Ame est l'Ego involué (en gestation), un Moi spirituel, l'épée à double tranchant qui devient, comme l'enfant émane du plan terrestre, une barre de fer, une "baguette magique" en acier étincelant, une houlette spirituelle ou un bâton pour guider l'âme individuelle purifiée et l'âme composite de l'humanité, l'Eglise.

 

Il peut aussi être dit que la Femme vêtue dans le Soleil projette une image de l'humanité rachetée qui a transcendé les cycles générationnels (incarnationnels) de l'existence (Lune sous ses pieds)et est ainsi couronnée d'étoiles (régénération ou perduration, conscience intacte). Elle est l'épouse cosmique, pour "celui comme le Fils de l'Homme" (1:13), l'Ego archétypal.

 

En tant que telle, elle est la Mère du Monde, la Vierge des Cieux, le féminin cosmique ou le principe du cœur, l'aspect Amour de Dieu; elle est l'emblème du pouvoir universel d'attraction et de cohésion sur tous les plans de manifestation (Heline).

 

Dans les Lectures du Christianisme Rosicrucien (N°9), Max Heindel explique "la solution astronomique" dans le passage, "Je vis une femme habillée du soleil, avec la lune sous ses pieds" :

 

"Ce phénomène arrive chaque mois de Septembre, juste après la Nouvelle Lune ; car vu de notre Terre, le Soleil couvre ou revêt le signe de la Vierge tout au long de Septembre, et comme la Lune quitte la conjonction au Soleil, cela apparaît être sous les pieds de la Vierge".

 

La femme habillée du Soleil est délivrée de son Ego-Enfant, lequel est rattrapé dans le havre incubatoire du Troisième Ciel pour attendre la victoire définitive sur la nature inférieure, laquelle a été infiltrée par le Diable et Satan (12:9). Le Dragon tente d'envahir d'envahir et noyer l'Ame dans des désirs déchaînés (eau), mais la terre agit comme tampon pour bloquer les forces du monde du désir jusqu'à ce qu'elles puissent être mises "face à face" et maîtrisées.

 

Avec la venue de l'Ego apparaît nécessairement le tentateur, le Dragon rouge. Ce dragon a une nature double, étant le Diable (astral) et Satan (mental/physique). L'ange Lucifer, "ce vieux serpent" (12:9), tente :"Tu seras comme Dieu. Tu connaîtras le bien et le mal. Tu créeras ton propre enfant". Ahriman (Satan), dit "Tu peux être comme la bête, l'animal, la créature naturelle, et ne plus avoir besoin plus longtemps du bien et du mal". Ahriman, de la vague de vie Archai (les Seigneurs du Mental), "raisonne" avec le cerveau humain et cherche à l'enchaîner au matérialisme en lui donnant des pouvoirs magiques. Lucifer, faisant appel à la fierté arrogante, aurait voulu que les humains soient des dieux prématures et égoïstes. Ahriman aurait voulu dépouiller l'humanité de toute spiritualité et éveiller la bête impie.

 

Nous devons comprendre que le bien parvient toujours à travers le choix dans la liberté, comme un acte créatif qui amène un équilibre entre les extrêmes, non comme compromis mais comme un adroit passage entre le Diable rouge (Lucifer) et le gris Satan (Ahriman), entre la passion brûlante et le cynisme glacial.

 

Les mots de Saint Paul aux Colossiens (3:3) fournissent un éclat pour l'image de l'enfant ayant été saisi sur le Trône de Dieu et protégé alors que la Femme est assiégée par le Serpent dans le désert des formes physiques : "Tu es mort et ta vie est cachée dans le Christ en Dieu".

 

Notre véritable Ego est caché avec/en Christ dans le monde spirituel. Lorsqu'Il se fera voir à nouveau Lui-même (parousie), nous serons manifestés en Lui comme notre vrai Moi.

 

Le moi ordinaire désigné comme Je est le miroir ego, la réflexion du Moi réel, comme la Lune reflète le Soleil. C'est le verre vu à travers l'obscurité. Notre vrai Moi spirituel est comme l'air respiré par les poumons. Nous sommes seulement conscients des poumons et de leurs mouvements, mais l'air leur donne vie, forme et raison d'être. Comme les poumons, le moi matériel est tel un vase, bien que son contenu puisse être clair ou trouble.

 

Alors que le dragon fut chassé des cieux, une seconde bête (Chapitre 13) s'élève de la mer comme l'incarnation de notre inconscience, l'histoire de notre expérience terrestre submergée. Son précurseur peut être trouvé dans Daniel :7. Comme le Dragon, il a aussi sept têtes et dix cornes et est à fois une image de l'Habitant individuel ou Gardien du Seuil et, tel un démon il est le mal collectif de l'humanité de toutes les races d'origine. La Bête s'élève de la mer du monde du désir des passions brûlantes, alors que la perspective de "plus de mer" (21:1) indique le résultat de la nature purifiée. Le destin pour l'âme malveillante et défiante sera la réclusion dans un lac de feu, la création de ses propres passions consumantes.

 

Alors que le dragon cosmique, l'Accusateur (Satan) et le Tentateur (le diable), et leurs hôtes étaient et seront de façon définitive jetés à terre par la main droite du Christ (Michaël, l'Ange dans le Soleil), vaincus par le Sang de l'Agneau, ce même Sang donnera le pouvoir à tous ceux qui apparaissent individuellement comme une bête à sept têtes et dix cornes pour être transformés et rachetés. Comment ?

 

Le Dragon et la première bête sont peut-être les plus compacts et les plus secrets des créatures apocalyptiques, vu qu'elles sont un concentré symbolique de l'évolution de la terre. Un bref examen est nécessaire. Les quatre premiers sceaux apocalyptiques se rapportent aux quatre sous-époques de la Première Epoque Post-Atlantéenne avant l'entrée du Christ dans le crâne (Golgotha) et le cœur de la Terre. Chacun de ces âges est caractérisé par une intellectualité (représentée par le cheval) manquant de spiritualité fournie par l'influence du Christ. Ainsi, lors du détachement des quatre premiers sceaux dans la Sixième Culture (nous sommes à présent dans la Cinquième comme décrite dans les lettres aux Eglises), un monde inférieur, un monde de gouffres sera ouvert et habité par ces âmes qui refuseront, dans des incarnations successives après le Golgotha, d'accepter l'Impulsion du Christ et, manquant de ce pouvoir transformateur, manifesteront dans le corps astral, l'apparence animale montrée aux humains pendant la période d'involution antérieure à l'individuation.

 

En fait, le Dragon et la Bête Apocalyptiques continuent à être l'équivalent du monde du désir de l'humanité, ceci étant encore naturel pour notre ère, mais nécessitant une transmutation à la fin de la Période de la terre. Son origine date d 'après l'Epoque Atlantéenne dont les quatre premiers âges sont représentés par les condensations des quatre prototypes d'âmes groupes Archangéliques de l'humanité, décrits comme les quatre "bêtes" autour du Trône. Pendant les trois derniers âges Atlantéens, l'humanité, à force de conscience de son Ego naissant, a développé une duplicité, un genre brisé en deux, et apparut en deux formes physiques. Ainsi les têtes éthériques, lorsqu'elles se sont condensées dans le physique : 4+(2x3)=10 cornes.

 

Une corne est simplement un durcissement ou une concrétion. Chaque fois qu'une personne décède, les sept têtes et les dix cornes peuvent être clairement vues dans l'astral. L'assimilation du Principe Christique par l'homme en évolution le rendra capable de vaincre la sexualité à six cornes et d'apparaître comme "l'élu" en vêtements blancs. Ceux qui refuseront l'Impulsion du Christ conserveront la forme ancienne et apparaîtront comme la bête avec sept têtes et dix cornes, à qui les rudiments ont été donnés à l'Epoque Atlantéenne. Cette non-acceptation du Principe Christique n'est pas basée sur l'ignorance mais sur "une opposition spirituelle malveillante et inintelligente exercée énergiquement ". la forme sera une manifestation astrale inférieure.

 

L'interprétation du symbolisme de la Bête dans les termes de l'anatomie occulte suggère que les sept têtes sont des centres éthériques et les dix cornes les glandes endocrines correspondantes (pinéale, pituitaire, thyroïde, pancréas, parathyroïde, surrénales et gonades/ovaires), les trois dernières étant par paires.

 

La Bête qui émerge de la mer vit dans notre sang et nos fluides corporels, en langage médical, une maladie fonctionnelle est en préparation. Elle est encore confinée dans l'éthérique (d'une perturbation émotionnelle, par exemple) et se manifeste en vagues et subjectifs symptômes. Lorsque l'éthérique travaille dans le corps physique, la maladie devient organique et montre un désordre cliniquement vérifiable.

 

Le Dragon rouge (12:3) en tant que représentation de la phase légitime dans le développement spirituel humain, doit être distingué de la Bête (13:1-2) qui a aussi sept têtes et dix cornes, dont le pouvoir vient du Dragon. La Bête se réfère à cette portion de l'humanité qui idolâtre la matière, contracte sa conscience aux dimensions strictement matérielles, et adopte une attitude despote de pillage envers la terre. Ce dépouillement de la nature, assouvissant des corruptions misérables de sa substance, est encouragé par le second agneau tel une bête avec deux cornes, un Etre archangélique mais démoniaque qui habite dans la sphère du soleil et est opposé aux principes de l'Agneau. Le pseudo agneau est représenté par le nombre 666, désignant le principe qui conduit l'homme à un durcissement complet dans la vie externe physique en rejetant activement les influences spiritualisantes, les forces inhérentes et représentées par :

 

1) le corps physique, représenté par la lettre Hébraïque Samech (valeur numérique 60)

 

2) le corps éthérique, représenté par la lettre Hébraïque Vau (valeur numéique 6)

 

3) le corps du désir, représenté par la lettre Hébraïque Resh (valeur numérique 200)

 

4) l'ego ou mental inférieur, représenté par la lettre Hébraïque Tau(valeur numérique 400)

 

donnant la valeur composite de 666, qui représente ce qui est endurci dans ces quatre véhicules.

 

Ces quatre lettres (s, v, r, t), lues en arrière, puisque les lettres astrales sont les images miroirs de leurs contreparties physiques dérivées, épellent le nom du démon soleil Sorath, l'adversaire de l'Agneau, dont le signe était un trait épais courbé sur lui-même et terminant en deux points courbés—ainsi la description de l'Apocalyptiste de la bête comme ayant deux cornes tel un agneau.

 

Cette bête apparaît après la première bête, l'homme matériel, et tente de le séduire en s'emparant de l'Impulsion du Christ. Car le nombre 666 se réfère aussi à cette portion de l'humanité qui refuse d'évoluer spirituellement. Nous notons que 6+6+6=9, qui est, comme 144,000 (1+4+4=9) devant être sauvés (14:3), le nombre de l'humanité, comme expliqué par Max Heindel dans La Cosmogonie Rosicrucienne (pp.500-501). Elle désigne pareillement un moment critique dans l'évolution de la Période de la terre, le pénultième temps lorsque 6x6x6 conditions ou phases de son développement ont passé et l'humanité est sur le seuil de l'entrée de la Période de Jupiter (après une inter période prayala ou moment sans forme). Si, à ce moment, l'humanité individuelle n'a pas accepté le pouvoir salvateur du Christ et transformé sa nature "animale", ils seront comme des chèvres devant être séparées des agneaux, ceux qui sont devenus comme leur Rédempteur.

 

Le culte de la bête 666, l'extérieur, l'homme mortel, le Césarisme, l'idolâtrie des choses, arrêtera le développement spirituel de l'homme. Ainsi pendant que les lecteurs de la Révélation sont exacts en soupçonnant que la bête à deux cornes est un pouvoir menaçant et puissant, ce pouvoir peut seulement travailler en ceux et sur ceux qui le reçoivent consciemment et délibérément et portent son nom et sa marque.

 

Une note finale sur le nombre de Sorath fait réfléchir. Son apparence en temps historique est suggestive.

 

L'année 666 marque la naissance du Mahométisme, une religion avec de grands enseignements, mais dont les formes exotériques présentent Dieu comme un Sultan (évinçant les parallèles ataviques de l'Ancien Testament) Qui n'a pas de Fils.

 

Cette foi dépeint la vie comme sujette au fatalisme (Kismet) et n'a pas de place pour la liberté créative individuelle.

 

Le second multiple de 666, 1332, marque la persécution et l'exécution des Chevaliers du Temple.

 

Finalement, selon Alfred Heidenreich dans son Etude de la Révélation , une confrontation vitale est prophétisée pour 1998 qui décidera du destin de la race humaine pour les siècles à venir.

 

Comme un immédiat et véritable contrepoids au faux agneau venant de la terre (matérialité), qui accomplira des miracles, et semblera philantropique, le Chapitre 14 décrit, le véritable Agneau de Dieu sur le Mont Sion avec les âmes venues de la même cuve de neuf (humanité), mais spiritualisées, les premiers fruits du Christ racheté, portant sur leurs fronts non pas la marque de la bête mais le nom de leur Père.

 

Maintenant apparaît une autre manifestation de Christ '"pareil au Fils de l'Homme"—14-14), qui est à la fois un écho et un contraste par rapport au "grand moissonneur", le cavalier pâle sur le cheval pâle. Car il enfonce sa faucille et moissonne la terre. Sa récolte est faite des âmes qui sont "sauvées", bien que sauvées, comme Pierre dit, autant par le feu à travers les tribulations que parce qu'ils témoignent pour le Christ et sont foulés dans le pressoir de l'affliction salvatrice.

 

Comme la graine d'un événement rigoureux est déposée douloureusement dans le moulin de rétrospection pour que ce nutriment puisse être extrait pour l'âme, ainsi les grappes de l'expérience terrestre sont écrasées pour relâcher leur substance de vie, qui peut alors être volatilisée et transmuée comme nourriture pour l'esprit.

 

Là dessus suivent les sept Coupes de Colère, qui sont une miséricorde principalement dirigée vers les non régénérés, les blasphémateurs, les faiseurs de mal, qui expérimentent leur destin, depuis "qu'ayant versé le sang des saints et des prophètes", le Seigneur "leur a donné du sang à boire" (16:6). Présentés avec de nombreuses occasions de changer de voie, quelques uns encore, "ne se repentirent pas pour lui rendre gloire" (16:9) ; c'est à dire, ils persistèrent dans leur propre glorification mortelle.

 

Que devons nous faire de cette terrible succession de fléaux et cataclysmes, ces effusions de colère ? Si la Période de la terre arrive à une fin, les comptes longtemps ouverts et actifs doivent être ajustés et fermés. Une estimation finale doit être faite. Les sept fléaux sont la comptabilité, une punition pour l'homme en conséquence des actes commis sur la terre, par le Seigneur de la Terre, le Taureau, un des quatre Anges Témoins (15:7) et les "bêtes" célestes. (Voir Corine Heline, New Age Bible Interpretation VI, p. 230).

 

Les coupes de colère peuvent être décrites plus correctement en tant qu'amour féroce, amour féroce consumant, qui apparaît uniquement comme colère parce que l'humanité est en train de se purger de ses impuretés avec toute la souffrance attenante à cette purification bénie. C'est un embrasement de la balle (paille) et une liquidation des rebuts, à la fois dans la personne individuelle et dans la communauté de l'humanité. Car la conséquence de la non repentance, changeant notre mental, est terrible. Le renvoi au mal pourrait imposer un dépouillement du corps éthérique et la chute de l'esprit dans les limbes pour un moment interminable jusqu'à ce qu'une vague de vie apparaisse dont les conditions évolutionnaires se rapprocheraient de celles de la vague de vie originelle de l'esprit, restées en suspend. D'où la mise en garde, "Béni soit celui qui veille, et garde ses vêtements (véhicules) afin qu'il ne marche pas nu et qu'ils ne voient pas sa honte" (16:15).

 

Le septième fléau est accompagné d'une voie sur le Trône dans les Cieux qui prononce, "C'est fait". Nous nous souvenons des mots du Christ sur la croix, "C'est accompli". Les deux consommations sont accompagnées par des tremblements de terre parce qu'elles ont toutes deux des effets sismiquement transformateurs sur la planète.

 

Finalement, la personnification de la matérialité et de la sensualité terrestres est introduite et les expériences visionnaires atteignent un crescendo négatif. La Femme Ecarlate est dépeinte montée sur la bête à sept têtes et dix cornes. "Beaucoup d'eaux", ou des multitudes de gens de la terre, sont sellés et bridés par la luxure, l'avidité, et la magie matérielle. Les rois de la terre qui gouvernent à leur bon plaisir sont cependant gouvernés par leurs propres passions, et ainsi ceux qui cherchent le pouvoir matériel sont en esclavage par la matière-même qu'ils cherchent. Ils sont possédés par ce qu'ils possèdent.

 

Pourquoi la Femme en écarlate et pourpre est-elle appelée une prostituée ? Et qu'est ce que la fornication ? C'est l'abus, la violation illicite, de la matière. Matière comme Mater, mère, ce qui donne naissance à toute forme matérielle, est d'origine céleste; mais ici elle est dépouillée de son contexte et de son dessein spirituels. Le blasphème ou sacrilège est survenu. Le sang des saints a été bu. C'est de la magie noire. C'est la quête démoniaque pour le pouvoir personnel par la prise de la vie. L'intellect revendique un asservissement lascif sur la matière, dont l'issue est idolâtrie, apostasie, et mort.

 

La femme avec la coupe dorée des abominations représente la plus insigne expression de la vie charnelle. La Grande cité, Babylone, règne sur ses rois parce que régner sur terre c'est être gouverné par l'orgueil et la passion. Ainsi Christ vint servir pour que l'homme puisse régner en esprit en abdiquant les "trônes" de la tentation du monde. Des sept têtes de la Bête, cinq sont tombées, deux époques de terre encore demeurent dans lesquelles le matérialisme tentera et pervertira la maîtrise propre de l'homme.

 

A nouveau les plateaux de cause et conséquence sont équilibrés puisque la propre glorification de l'âme charnelle et la vie délicieuse se font face en ruine et chagrin proportionnés.

 

L'âme du monde qui dit, "Je siège comme une reine, et ne suis pas veuve" (18:7), est en contraste avec les âmes qui sont veuves, sans le Fiancé, Christ, encore mariées à Celui, tel le Roi des rois, sont comme la Femme Habillée par le Soleil, qui a la Lune passionnelle sous son pied. La Femme Ecarlate qui prend et prend, jusqu'à ce qu'elle consume finalement ses corps et âmes, ses propres opportunités spirituelles, est en contraste avec la Fiancée qui aime et donne, dont le sacrifice du monde matériel lui vaut le Royaume des Cieux.

 

Le cœur fondamental de la perversité Babylonienne est cette attitude envers la matière—c'est vendre son héritage spirituel pour un gâchis, un désordre, évaluant le Cadeau inestimable du Christ à trente pièces d'argent séculaire. C'est faire une religion de la matière. La religion du matérialisme reçut son credo par Francis Bacon, qui déclara, "Nous pouvons mettre la nature sur la roue et extorquer de la nature les réponses auxquelles nous sommes intéressés". Bacon est, à son insu, le père de cette attitude inquisitoriale envers la création manifeste.

 

Alors que Goethe encourageait le regard sur la nature tout entière, comme un amant regarde sa bien aimée et écoute ses confidences librement offertes, l'attitude contemporaine prévalante viole et pollue la nature, "bouzille" l'atome, manipule les gènes, "sacrifie" les animaux pour la curiosité pharmacologique et cosmétique. Cette vivisection, atomisant et disséquant la matière, est plus qu'un indécent scandale, c'est une exploitation et une torture de la nature. A quelle fin ? Un abîme sans fin. Une pernicieuse influence est exercée sur l'humanité de cette direction. Une "sodomie de la pensée" est en évidence dans la vue moderne de la nature, consistant en une perversion de la faculté de connaître. Ici nous entrevoyons ce qui est appelé, dans le sens rapporté dans la Révélation les pratiques Babyloniennes.

 

Quel est l'antidote à cette attitude et activité ? Vital, le Christianisme Vivant, adhérant à l'injonction d'Hippocrate, en premier lieu ne pas nuire. Le Christianisme vital a été décrit comme Chrétienté sans religion, sans attirail construit par l'homme qui ferme la porte au Christ vivant.

 

La matière, en tant que telle, séparée de son Créateur, est la vraie mort, le piège et l'illusion. A toute la nature les mots du Christ peuvent être prescrits :"Tu as fait de la maison de mon Père un repaire de voleurs", une maison de marchandises. Ce phénomène actuellement généralisé revêt des conséquences apocalyptiques : Et les marchands de la terre, ceux qui trafiquent uniquement en transactions matérielles, se lamenteront et s'affligeront sur la dévastation de Babylone.

 

Ceux qui s'élèvent vers le Christ vivant à l'intérieur d'eux-mêmes, qui développent le principe d'amour fraternel, apparaîtront en vêtements blancs (éthérique) après la Guerre de Tous contre Tous (entre la Cinquième et la Sixième Epoque de la Terre). Notre culture purement intellectuelle se développe dans la direction de l'abysse de l'intellect. Si la personnalité n'est pas spiritualisée, elle sera submergée par le matérialisme rationnel, les forces spirituelles ne seront pas reconnues comme telles et seront consacrées à ce qui concerne exclusivement les besoins du corps (longévité, la santé purement physique, la sensation de plaisir, l'extension des pouvoirs physiques). La consommation exubérante et le capitalisme amoral sont engagés à servir ces besoins. Une intelligence et une énergie toujours plus grandes seront focalisées sur l'avancement de la technologie de guerre et la satisfaction des impulsions strictement de ce monde.

 

Envers et contre cette sinistre perspective, est la vision de cette autre cité, la Nouvelle Jérusalem, et Celui Qui nous mènera et nous autorisera à vivre là, Celui Qui est appelé Fidèle et Vrai, Qui conduit à nouveau le cheval blanc, comme le fait la légion des saints dont le mental a été spiritualisé, qui révèrent l'autre Femme, la Fiancée, et qui en communauté telle l'Eglise de l'élu sont Le Fiancé.

 

Le point focus, le point tournant, est la manière dont le pouvoir spirituel est utilisé. Sorath, le soleil-démon, le tentateur de magie noire, engage ceux qui sont magnétisés par la matière, qui commettent la prostitution avec elle, qui se marient et deviennent esclaves du principe durcissant dans la substance physique. Ceux ci sont les habitants de Babylone. La Nouvelle Jérusalem est construite de façon occulte par la magie blanche, par des actes d'amour et de générosité, par le don de soi et la dévotion à de purs idéaux.

 

Un seul face à face avec la terrible perspective de l'abysse peut développer l'amour et la liberté. Si l'homme n'était pas en face de cette possibilité, il ne pourrait pas choisir entre le bien et le mal, il serait un pion et incapable d'exercer le don divin de liberté, qui est inséparable du plein développement de l'amour. Si l'homme était incapable d'embrasser le mal, il ne pourrait pas choisir Dieu en dehors d'une volonté purifiée librement, et sa plus haute dignité en tant qu'homme serait reniée par lui. C'est précisément cette liberté de choisie entre le bien et le mal qui lui confère son statut divin et le glorifie en Christ comme Fils de Dieu. Les opportunités spirituelles abonderont dans beaucoup de futures incarnations, avant la Guerre de Tous contre Tous, après elle dans la Nouvelle Galilée (représentée par les Sept Sceaux), et dans la septième Epoque (représentée par les Sept Trompettes).

 

La Révélationse termine par des images extrêmement chargées et une exaltation de la prière et du chant alors que le repas de mariage de l'Agneau est préparé. Autrefois l'Agneau fut le repas, l'Agneau sacrifié, "sacrifié de la fondation du monde" (13:8). Michaël, le visage du Christ, l' "ange se tenant devant le soleil", annonce La Fête du Mariage. L'Epée de Vérité, le Mot de Dieu, détruit les illusions et la fausseté de la Bête et de ses suiveurs, l'homme charnel. Actuellement, Michaël représente l'être humain lorsqu'il aura achevé la plus haute spiritualité relative à la Période de la Terre : Il sera unifié, comme la Terre elle-même, avec le Soleil et aura maîtrisé les forces magiques de la Lune. Dans la forme de Michaël, il enchaînera le mal du monde dans son âme, symbolisé par le dragon.

 

Les scènes du Jugement Dernier de l'eschatologie Chrétienne sont largement basées sur les visions Apocalyptiques décrites au Chapitre 20. Deux morts sont mentionnées. La première mort ("première résurrection", 20:16) consiste à être posé à côté du dernier corps physique avant la Période Jupiter (Nouvelle Jérusalem), qui sera la dernière mort de la succession des incarnations physiques durant la Période de la terre.

 

Ceux qui ont reçu le Principe du Christ verront le physique tomber comme un serpent se dépouille de sa peau, alors que leur corps éthérique s'harmonise avec leur corps désir, ayant réalisé tout désir pour l'expérience dans le physique. Ceux qui n'ont pas purifié leurs corps du désir ressentiront dans leurs corps éthériques l'inapaisable désir pour la sensation physique et brûlerons dans les feux du désir.

 

La nouvelle spiritualisation requerra un relâchement du corps éthérique. Le Christ intérieur sera capable d'accomplir ce relâchement, qui, comme la seconde mort (20:14, 21:8), la mort du second véhicule, n'aura aucun pouvoir sur eux. Le nouveau Jupiter aura un satellite composé de ceux qui sont incapables d'atteindre la conscience de Jupiter, une conscience astrale (corps désir) dont le membre le plus bas est éthérique.

 

Seulement un homme étant devenu humain, ayant reçu l'ego-intellect, peut-il succomber à la Bête 666, car c'est l'intellect lui-même qui peut abuser l'homme et être la cause de son rejet du Principe Christ.

 

Lorsqu'il vivra dans La Nouvelle Jérusalem carrée (actuellement cube—"sa longueur, sa largeur et sa hauteur sont égales"), l'homme sera angélique (21:17). Son stade premier Adamique d'innocence dans le Jardin d'Eden en tant qu'homme générique était aussi éthérique. Il descendait ou tombait dans la conscience matérielle. Un sacrifice planétaire dans un autre jardin (Géthsémanie) et dans la première Cité de Paix (vieille Jérusalem) racheta l'humanité alpha, lui fournissant le pouvoir spirituel, si elle le choisit, pour récupérer son statut éthérique, mais à présent dans la pleine conscience, pour habiter dans une nouvelle et sainte Cité de Paix, où elle peut vivre en communauté telle l'humanité Oméga, prenant part à l'Arbre de Vie, parce qu'ayant choisi librement ses actes au nom et pouvoir du Christ, elle a été écrite dans le Livre de Vie (immortelle).

 

Le nom du Christ, le JE SUIS planétaire, sera sur les fronts de Ses plus jeunes frères. Car c'est dans l'endroit correspondant à la racine du nez que l'Ego a son sanctuaire, son Siège de Miséricorde. En même temps, ce nom aucun ne peut le connaître sauf l'individu dans lequel il est en sanctuaire, car seulement le Je peut être Je à lui-même (19:12).

 

Celui Qui fait toutes choses nouvelles (20:5) rendra les humains capables de faire de même. Ils chanteront un chant nouveau (14:3), qui décrit leur capacité d'émettre les êtres éthériques vivants à travers le larynx éthérique.

 

Ils " parleront tels les plantes". En fait, la Nouvelle Jérusalem elle-même, le Nouveau Ciel, qui est aussi une Nouvelle Terre, sera largement de leur création, l'essence transformée de l'expérience de la Période de la Terre.

 

La "l'épouse de l'Agneau" (21:9)est la cité éthérique, l'église de l'humanité de Jupiter, dont la structure est en corrélation avec le corps le plus bas de l'Agneau (Christ), composé de l'esprit de vie. C'est l'attitude de l'humanité de la Période de la Terre pour la nature qui l'admettra ou lui barrera la voie de la Nouvelle Jérusalem. Finalement, travaillant avec la matière sera une pratique magique : la magie blanche étant créative et constructive, transformatrice dans une divinité plus grande ; la magie noire étant le déchirement violent séparant et dégradant de la substance, l'utilisant contre les autres pour frapper et mutiler, et gagner le pouvoir sur eux.

 

Il est clair que notre propre rôle durant l'évolution de la Terre est l'adoption d'un intérêt créatif, aimant pour la dimension physique dense, réalisant qu'elle est en corrélation avec le Monde de l'Esprit Divin et le manifeste.

 

IL est instructif de noter que les douze portes d'entrée de la Nouvelle Jérusalem sont faites de perle, qui est une substance organique travaillée à partir d'éléments matériels et devient un emblème de la peine transformée. L'instrument physique peut être si purifié et énergisé qu'il s'exalte, se transfigure lui-même, et devient le corps de résurrection.

 

La masse critique du mal accumulé explosera en catastrophe planétaire, le feu Babylonien caractérisera une condition de souffrance pour ceux qui de façon provocante, continuent de pratiquer le mal. Dans un endroit appelé Harmaguedon (16:16) ils seront rassemblés. Ils seront définitivement maîtrisés et séparés (comme "des chèvres") pour habiter dans leur élément dégradé, domicilié dans la région de la seconde mort, le Lac de Feu de la passion. Même encore cette condition aura un effet de séparation et d'incinération de toutes les impuretés obstructives afin que ces obstinés puissent éventuellement se joindre à leurs frères et expérimenter les dons de l'esprit.

 

La bataille d'Harmaguedon a été livrée encore et encore dans chaque race et âge. Elle désigne ( en Hébreux, la place des troupes ) le conflit dans le cœur et le mental individuels entre le bien et le mal, la nature supérieure et inférieure. La prophétie d'Harmaguedon sera cette Guerre de Tous contre Tous à la fin de la Cinquième Epoque Post-Atlantéenne puisque l'égoïsme sans entrave est déchaîné.

 

Les Apôtres, entrées des douze énergies zodiacales, sont les gardiens des douze portes du Temple du Mystère Chrétien dans le royaume éthérique (21:14). Le disciple passe à travers une de ces portes et son apôtre devient son maître comme il progresse à travers les degrés successifs des mystères (9+3+1), le trente-troisième degré étant donné par le Maître des Apôtres.

 

L'Apocalypseconsiste en une série de vignettes ou d'images paradigmatiques qui dépeignent les phases de l'initiation humaine et collective. En méditant sur son contenu et en découvrant les clefs des signes par lesquels les plus profonds mystères sont indiqués, un pouvoir considérable peut être instillé dans l'âme en recherche, pour l'élever vers les royaumes des grandes hiérarchies créatrices et dans la plus grande Gloire de Dieu.

 

Rays de Septembre/Octobre, Novembre/Décembre 96, et Janvier Février 97

 

Traduction Chantal Duros

 

Source : http://rosae-crucis.pagesperso-orange.fr/chantal/bible/apocalypse.htm

 

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Published by C.W. - dans St Jean
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St Patrick blessing

 

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May St. Patrick guard you wherever you go,

and guide you in whatever you do,

and may his loving protection

be a blessing to you always.

God save the Ireland

           

Michaël Collins

Danny Boy