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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 05:05

Nous savons tous que l’objectif désiré du travail de la Torah et des commandements est d’adhérer au Tout puissant, comme il est dit: «Et d’adhérer à Lui». Qu’entendons-nous par «adhérer à Lui» (Dvékout), puisque aucune pensée ne peut L’appréhender? Les sages ont déjà discuté de cette difficulté avant moi, demandant à propos du verset «et d’adhérer à Lui». Comment est-il possible d’adhérer à Lui puisqu'Il est un Feu Brûlant ?

Ils répondirent: «Adhérez à Ses qualités: tout comme il est compatissant, soyez compatissant, tout comme il est miséricordieux, soyez miséricordieux». A fortiori comment les Sages ont-ils sorti ces mots de leur simple contexte ? N’est-il pas clairement écrit «adhérer à Lui»? Si cela voulait dire «adhérer à Ses qualités», il aurait été écrit «adhérer à Ses voies». Alors, pourquoi est-il écrit: «adhérer à Lui»?

La chose est que dans la matérialité, qui prend de la place, nous comprenons Dvékout comme le rapprochement, tandis que la séparation correspond à l’éloignement vis-à-vis de cet endroit. En revanche, sur le plan spirituel, qui ne prend pas du tout de place, Dvékout et séparation ne correspondent pas au rapprochement ni à l’éloignement vis-à-vis d’un endroit, puisqu’il n’existe absolument pas d’espace. C'est plutôt la ressemblance de forme existant entre deux entités spirituelles qui caractérise Dvékout, et leur différence de forme leur séparation.

Tout comme un hache fend et divise un objet matériel en deux morceaux distincts, les éloignant l’un de l’autre, toute divergence de forme divise le spirituel et le sépare en deux parties. Lorsque la différence de forme entre elles est petite, nous parlons d'un faible éloignement. Et si la différence de forme est grande, nous parlons d'un très grand éloignement. Et si les formes sont contradictoires, nous parlons d’éloignement l’une de l’autre d’une extrémité à l’autre.

Par exemple, lorsque deux hommes se haïssent mutuellement, on dit d'eux qu'ils sont séparés l'un de l'autre comme le sont les points cardinaux. Et s'ils s'aiment, nous disons d’eux qu'ils sont liés l’un à l’autre comme un seul corps. Nous ne parlons pas de rapprochement ou de distance dans l'espace, mais d'équivalence ou de différence de forme. Il en est ainsi lorsque deux personnes éprouvent de l'amour l'une pour l'autre, car il existe entre elles une similitude de forme. Du fait que l'une aime tout ce que son ami aime et déteste tout ce qu'il déteste, elles se lient entre elles et éprouvent de l'amour mutuel.

Cependant s’il existe entre elles une quelconque différence de forme, c'est-à-dire si l'une d'elle aime ce que l'autre déteste, alors elles se haïssent dans la mesure de cette différence et se séparent et s’éloignent l'une de l'autre. Si elles s'opposent de façon telle que ce que l'une aime, la seconde le déteste, elles sont séparées et se trouvent aussi éloignées que les points cardinaux.

Nous voyons donc qu'une différence de forme agit au niveau spirituel comme une hache dans le monde matériel. La mesure de la distance dans l'espace, et celle de leur éloignement dépend de la mesure de la disparité de forme entre elles. Et la mesure de Dvékout entre elles dépend de la mesure de l‘équivalence de forme entre elles.

Nous comprenons maintenant toute la pertinence des sages dans leur interprétation du verset «Et adhérer à Lui» qui signifie l’adhésion à Ses qualités. «Tout comme Il est compatissant, soyez compatissant. Tout comme Il est miséricordieux, soyez miséricordieux». Ils n'ont pas dévié le texte de sa signification littérale, mais au contraire, ils ont interprété le texte précisément selon son interprétation littérale, car Dvékout spirituelle ne se conçoit pas autrement que par l’équivalence de forme, donc en égalisant nos formes à la forme de Ses qualités, nous nous lions à Lui.

C’est pourquoi ils ont dit «comme Il est compatissant», nous comprenons que Tout ce qu'Il fait est de donner sans réserve et d’être utile à autrui, sans en retirer aucun bénéfice pour Lui-même, car Il ne manque de rien nécessitant un complément. Et de plus, Il n’a personne de qui recevoir. De la même façon, toutes vos actions seront de donner sans réserve et d’être utile à votre prochain. Et ainsi, vous égaliserez votre forme avec la forme des qualités du Créateur, et c'est la Dvékout spirituelle.

Dans l’équivalence de forme dont nous avons parlé, il y a un côté «intellect» et un côté «cœur» En fait, l’engagement dans la Torah et des Mitsvot pour faire plaisir au Créateur est l’équivalence de forme au niveau de «l’intellect». C’est parce que le Créateur ne pense pas à Lui-même - qu'Il existe ou qu'Il supervise Ses créations, ou toute autre doute, quiconque voudrait atteindre cette équivalence de forme ne doit pas penser à ces choses. Il est clair que le Créateur n’y pense pas, car il n’existe pas de plus grande disparité de forme que celle-ci. C’est pourquoi, quiconque ayant de telles pensées se trouve certainement séparé du Tout puissant, et ne parviendra jamais à l’équivalence de forme.

C’est ce que les sages ont dit : «que toutes vos actions seront faites au nom de Dieu, c’est-à-dire, Dvékout à Dieu. Ne faites rien qui ne conduise pas à ce but de Dvékout ». Cela signifie que tous vos actes seront en vue de donner sans réserve et d’être utile à votre prochain, et vous atteindrez ainsi l’équivalence de forme avec les Cieux : Tout comme Ses actes sont en vue de donner sans réserve et d’être utile à autrui, tous vos actes ne tendront qu’à donner sans réserve et à aider votre prochain. Telle est la Dvékout complète.

Et il n'est pas nécessaire de demander «comment est-il possible qu'un être humain puisse agir pour le bien des autres, tant il est obligé de travailler pour subvenir à sa famille et à lui-même ?». La réponse est : tous les actes faits par nécessité, c'est-à-dire obtenir le strict nécessaire pour vivre, ce «nécessaire n'est ni méprisable ni louable» et n'est donc pas considéré comme quelque chose qu'il fait pour lui-même.

Tous ceux qui approfondissent les choses seraient certainement étonnés de savoir comment est-il possible pour un être humain de parvenir à l’équivalence de forme totale, que tous ses actes ne soient que don aux autres; alors que l'essence même de l’homme n'est que de recevoir pour lui-même ? Par nature, nous sommes incapables de faire la plus petite chose qui soit pour les autres. Au contraire, lorsque nous donnons aux autres, nous sommes obligés de regarder ce qu’il y a à la fin, la récompense valant la peine d’être reçue. Et si nous avons le moindre doute sur la récompense, nous nous refreinerons d’agir. Donc, comment toutes ses actions pourront être uniquement en vue de donner sans réserve aux autres et pas du tout pour soi-même ?

Je reconnais que c'est une chose très difficile et personne n’a la force de changer la nature de sa propre création, qui est de recevoir pour soi-même et à fortiori de la changer d'un extrême à l'autre; à savoir ne rien recevoir pour soi-même, mais plutôt d’agir pour donner sans réserve.

C’est donc pourquoi le Tout puissant nous a donné la Torah et les Mitsvot qu'Il nous a ordonné d'accomplir à la seule condition de Lui faire plaisir. S’il n’y avait pas eu l'engagement dans la Torah et les Mitsvot Lishma (en Son nom), pour contenter uniquement le Créateur et non à des fins personnelles, aucune tactique au monde n’aurait pu nous aider à inverser notre nature.

A partir de là, vous pouvez comprendre toute la rigueur de l’engagement dans la Torah et les Mitsvot Lishma. Car si son intention dans la Torah et les Mitsvot n'est pas pour le Créateur, mais pour lui-même, non seulement la nature du désir de recevoir en lui ne se transformera pas, mais le désir de recevoir en lui sera supérieur à que ce qu'il a été donné par la nature de sa création.

Et quelle sont les vertus de cet homme qui a mérité l’adhésion (Dvékout) avec le Créateur ? Elles ne sont expliquées nulle part, sauf par de subtiles allusions. Toutefois, pour clarifier les propos de mon discours, je suis tenu de dévoiler un peu, autant que nécessaire. J’expliquerai les choses à l’aide d’une allégorie.

Le corps et ses membres forment un tout. Le corps entier échange des pensées et des sensations vis-à-vis de chacun de ses membres. Par exemple, si le corps entier pense que l’un de ses organes devrait le servir et le contenter, cet organe saurait immédiatement cette pensée et la satisferait. De même, si un membre pense et ressent qu’il se trouve dans un endroit étroit, le reste du corps sait immédiatement cette pensée et sensation et le déplace vers un endroit plus confortable.

En fait, si l'un des membres était coupé du corps, ils deviendraient deux entités distinctes, le reste du corps ne connaîtrait pas les besoins du membre séparé, et l’organe ne connaitrait plus les pensées du corps pour le satisfaire et le servir. Mais si un médecin venait à reconnecter le membre au corps comme précédemment, le membre reconnaîtra les pensées et les besoins du reste du corps, et le reste du corps saura à nouveau les besoins du membre.

Nous pouvons comprendre par cette allégorie, le mérite de l'homme qui a été récompensé de la Dvékout avec le Créateur. J'ai déjà démontré dans mon Introduction au Livre du Zohar, point 9, que l’âme est une illumination qui provient de Son essence. Cette illumination a été séparée du Créateur par le Créateur qui l'habille du désir de recevoir. Il en est ainsi car la pensée de la création qui est de faire plaisir à Ses créations, a créé dans chaque âme un désir de recevoir du plaisir. Ainsi cette forme du désir de recevoir a séparé cette luminescence de Son essence, faisant d'elle une entité séparée de Lui.

Il en résulte que chaque âme était englobée dans Son Essence avant sa création. Lors de la Création, avec la nature du désir de recevoir du plaisir qui fut imprégné en elle, elle a acquis une différence de forme et fut séparée du Créateur dont le seul désir est de donner sans réserve. Il en est ainsi car, comme nous l’avons expliqué ci-dessus, la différence de forme, dans la spiritualité, sépare comme une hache le fait dans la matérialité.

L’âme maintenant ressemble complètement à cette allégorie du membre qui fut coupé et séparé du corps. Même si avant la séparation, le membre et le corps formaient un tout et partageaient des pensées et des sensations communes, après que le membre eut été coupé du corps, ils devinrent deux entités. Aucune des deux ne connait les pensées et les besoins de l’autre. Ce le fut davantage après que l'âme se soit revêtue dans un corps de ce monde. Toutes les connexions qui existaient avant la séparation d'avec Son Essence ont cessées et ils sont comme deux entités séparées.

A présent nous pouvons facilement comprendre le mérite d'une personne qui a été récompensée d’avoir une fois de plus adhérée à Lui. Cela signifie que celui qui a été récompensé de l’équivalence de forme avec le Créateur a inversé le désir de recevoir imprégné en lui par la puissance de la Torah et des Mitzvot. C’était lui qui le séparait de Son Essence, et qui en fit un désir de donner sans réserve. Et que tous ses actes ne sont que don sans réserve et aide à son prochain, qui est l’égalisation de forme avec le Créateur. Ainsi, une personne est comme le membre qui fut détaché du corps et réunit au corps : Il connaît à nouveau les pensées du reste du corps comme avant la séparation du corps.

Il en est de même pour l'âme : après avoir acquis l’équivalence avec Lui, elle connaît à nouveau Ses pensées, qu'elle connaissait déjà avant sa séparation d’avec Lui à cause de la différence de forme du désir de recevoir. Les mots suivants: «Connais le Dieu de ton Père» vivent en elle. Elle est récompensée alors de la parfaite connaissance, qui est la Connaissance Divine. Et elle est récompensée de tous les secrets de la Torah, car Ses pensées sont les secrets de la Torah.

C'est ce que dit Rabbi Meir: «Celui qui étudie la Torah Lishma, accède à énormément de choses, ses secrets ainsi que ses saveurs lui sont révélés et il devient comme une fontaine qui jaillit». Comme nous avons dit, que par l’engagement dans la Torah Lishma, signifiant aspirer à contenter le Créateur via l’engagement dans la Torah, et non dans son propre intérêt, il est certain d’adhérer au Créateur. Cela veut dire qu’il parviendra à l’équivalence de forme, et toutes ses actions seront en faveur d’autrui et non de lui-même. Tout comme le Tout puissant, dont les actions ne sont que don sans réserve et bonté envers les autres.

Ce faisant, l’homme retourne à Dvékout avec le Créateur, comme l’âme l’était avant sa création. La vérité est que toute la Torah, qu’elle soit révélée ou cachée, est les pensées du Créateur, sans aucune différence quelle qu’elle soit. Elle ressemble à un homme qui se noie dans une rivière, et dont l’ami lui lance une corde pour le sauver. Et si celui qui se noie attrape la corde tout près, son ami peut le sauver et le sortir de la rivière.

Il en est de même avec la Torah qui est toute les pensées du Créateur et qui ressemble à une corde qu'Il lance aux gens pour les sauver et les sortir des klipot (écorces). Le bout de la corde est à côté de tous les gens, représentée par la Torah révélée, qui ne requiert aucune intention, ni aucune pensée. Qui plus est, même s’il y a une pensée erronée dans les Mitsvot, le Créateur l'accepte néanmoins, car comme il est dit : «L'homme s’engagera toujours dans la Torah et les Mitsvot Lo Lishma, (pas en Son nom), et de Lo Lishma il viendra à Lishma».

Par conséquent, la Torah et les Mitsvot sont le bout de la corde, et tout le monde peut s'y accrocher. Si l'homme la tient solidement, c'est-à-dire qu’il a mérité de s’être engagé dans la Torah et les Mitsvot Lishma, afin de contenter le Créateur et non pour soi-même, alors la Torah et les Mitsvot l’amèneront à l’équivalence de forme avec le Créateur. Tel est le sens «d’adhérer à Lui», comme il a été dit précédemment. Il accède alors aux pensées du Tout puissant, appelées les «secrets de la Torah» et «les saveurs de la Torah», qui sont le reste de la corde. Cependant il ne peut l’acquérir qu'après avoir atteint une complète Dvékout.

Et si nous comparons les pensées du Créateur, à savoir les secrets de la Torah et les saveurs de la Torah à une corde, c'est parce qu'il y a de nombreux degrés d’équivalence de forme avec le Créateur. Il y a donc de nombreux degrés sur la corde, c’est-à-dire dans l’atteinte des Secrets de la Torah. Et selon la mesure du niveau d’équivalence de forme avec le Créateur, il mesure donc sa perception des Secrets de la Torah, c’est-à-dire la connaissance de Ses pensées.

Il y a en général cinq degrés de connaissance: Nefesh, Rouach, Neshama, Haya et Yehida. Chacun est compris dans tous et dans chacun d'entre eux il y a cinq degrés. Chacun d’entre eux possède 25 degrés, qui sont également appelés «mondes».

Les sages ont dit : «dans le futur le Créateur dotera chaque juste de 310 mondes». La raison pour laquelle ces degrés d’atteinte du Créateur, s'appellent «des mondes» tient dans le fait qu'il y a deux significations au mot «monde» (Olam):

1.      Tout ceux qui viennent au monde ont la même sensation, ce que chacun voit, entend et ressent, et également vu, entendu et senti par tous ceux de ce monde.

2.      Tous ceux qui viennent dans le monde «caché» ne peuvent pas savoir ou atteindre quoi que ce soit d'un autre monde. De plus, il y a deux degrés dans l’atteinte:

1.      Quiconque parvient à un certain degré connaît et atteint tout ce qui a été atteint par ceux parvenus au même degré, à toutes les générations passées et futures. Et il a une perception commune avec eux, comme s’ils se trouvaient dans le même monde.

2.      Quiconque arrivé à un degré ne peut pas savoir ni atteindre quoique ce soit relevant d’un autre degré. Tout comme dans ce monde : nous ne pouvons rien savoir de ce qui se trouve dans le monde de la vérité. C'est pour cette raison que les degrés sont appelés des «mondes» (Olamot).

Par conséquent, ceux ayant une perception peuvent écrire des livres et expliquer leurs perceptions à l'aide d'allusions et d’allégories. Elles seront comprises par tous ceux qui ont atteint les mêmes degrés décrits par les livres, et ils auront avec eux une perception commune. Toutefois, ceux qui n'ont pas encore pleinement atteint la mesure du degré desdits auteurs, seront inaptes à comprendre leurs allusions. Inutile de préciser, que pour ceux qui n’ont pas atteint la perception, aucune compréhension ne sera possible, n’ayant pas de perceptions communes.

Comme nous l'avons déjà mentionné, la Dvékout complète et la pleine compréhension est divisée en 125 degrés généraux. Il est impossible d’atteindre l'ensemble des 125 degrés avant la génération du Messie. Il y a deux différences entre toutes les générations la génération du Messie:

1.      Seule la génération du Messie est capable d'atteindre tous les 125degrés, contrairement à toutes les autres générations.

2.      Ceux qui, dans les générations précédentes, ont atteint Dvékout furent peu nombreux, comme les Sages ont dit à propos du verset: «j’ai trouvé un homme sur mille, mille sont entrés dans la pièce et un seul en sort pour enseigner» c’est-à-dire à Dvékout et à la perception. Comme il est dit «Et la terre entière sera remplie de la connaissance de l’Eternel, Ils n'auront plus besoin de s'enseigner l'un l'autre, en répétant chacun à son compagnon ou son frère: reconnaissez l'Eternel! Car tous Me connaîtront, des plus petits jusqu'aux plus grands, (Jérémie, XXXI, 34).

A l'exception de Rabbi Simon Bar Yochai et de sa génération dans laquelle les auteurs du Zohar accédèrent à tous les 125 degrés dans leur complétude, bien qu'ils vécurent avant la génération du Messie. Il a été dit à son propos et sur ses disciples: «Mieux vaut être sage que prophète». Le Zohar réitère donc maintes et maintes fois qu'il n'y aura pas d'autre génération comme celle de Rabbi Simon Bar Yochai jusqu'à celle du Roi Messie. C’est pourquoi, son œuvre fit une si grande impression dans le monde, car les Secrets de la Torah qui s'y trouvent occupent tous les 125 degrés.

C’est pourquoi il est dit dans le Zohar que leLivre du Zohar ne se dévoilera qu’à la fin des temps, soit les jours du Messie. Car, comme nous l'avons déjà dit si les degrés des étudiants ne sont pas dans toute la mesure au degré de l'auteur, ils ne pourront pas comprendre ses allusions, puisqu’ils n’ont pas de perception commune.

Puisque le degré des auteurs du Zohar est le degré le plus haut des 125 degrés, il n'est donc pas possible de les atteindre avant les jours du Messie. Il est donc évident que pour les générations précédant la génération du Messie, il n'y avait aucune perception commune avec les auteurs du Zohar. Ainsi le Zohar n’a pas pu être révélé aux générations précédant la génération du Messie.

De là, il est indéniable que notre génération est arrivée aux jours du Messie, car nous voyons que toutes les interprétations du livre du Zohar qui nous ont précédé, n'ont même pas clarifiées dix pour cent des difficultés que l'on trouve dans le Zohar et lorsqu’ils ont clarifié légèrement, leurs mots sont presque aussi hermétiques que le Zohar lui-même.

Mais à notre génération nous avons été récompensés du commentaire de «l'Echelle» (Ha Soulam) qui est une explication complète de tous les mots du Zohar. De plus, il ne reste aucune zone d'ombre dans tout le Zohar qui n’ait été interprétée, mais les clarifications sont basées sur une analyse simple afin que toute personne dotée d'une intelligence moyenne puisse comprendre. Et vu que le Zohar est apparu à notre génération, c’est une preuve évidente que nous nous trouvons aux jours du Messie, au début de cette même génération dont il est dit «Et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel».

Nous devrions savoir que ce qui a attrait au spirituel n'a rien à voir avec le matériel dans lequel donner et recevoir viennent comme un. En spiritualité, le temps pour donner et le temps pour recevoir sont séparés. Car au début il a été donné du Créateur au receveur, et par ce don, Il lui donne uniquement une opportunité de recevoir. Cependant, il n’a encore rien reçu, tant qu’il ne se sanctifie et se purifie comme il se doit. Et il sera alors digne de le recevoir. Ainsi entre le temps de donner et celui de recevoir, il se peut qu'énormément de temps puisse s'écouler.

Et selon ce qui a été dit, cette génération est déjà parvenue au verset : «Et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel» et que cela ne concerne que le don. Cependant nous ne sommes pas encore arrivés à l’état de réception. Nous ne pourrons y arriver que lorsque nous nous serons purifiés, sanctifiés et aurons étudié et serons parvenus à la mesure requise, le temps de recevoir arrivera, et le verset: «Et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel» se réalisera en nous.

Nous savons que notre Salut et la totale perception sont liés. La preuve étant que celui qui est attiré par les Secrets de la Torah, est également attiré par la Terre d'Israël. Par conséquent cette promesse que l'on nous a faite, à savoir: «Et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel» ne sera que pour la fin des jours, autrement dit au temps du Salut.

Par conséquent, comme nous n’avons pas été récompensés du temps de recevoir par une perception complète, mais seulement du temps de donner, qui nous offre l'opportunité de parvenir à une perception totale, il en est de même pour le salut. Nous l'avons mérité seulement sous son aspect de don. Car dans les faits, le Tout puissant a sorti les étrangers de notre sainte terre et nous l'a redonné, cependant, nous n'avons pas encore reçu notre terre sous notre propre autorité, car le temps de recevoir n'est pas encore arrivé, tout comme nous l'avons expliqué concernant la perception totale.

C’est pourquoi, Il a donné, mais nous n'avons pas reçu. Après tout, nous n'avons aucune indépendance économique et sans elle, il n’y a pas d’indépendance politique. Davantage même: il n'y a pas de salut du corps sans salut de l'âme. Et aussi longtemps que la majorité de ceux qui demeurent dans le pays restent prisonniers des cultures étrangères des Nations, et sont complètement incapables de la religion d’Israël et la culture d’Israël, les corps seront également sous l'emprise de puissances étrangères. Il est évident que le pays est encore aux mains des étrangers.

La preuve étant que personne ne s’émeut du Salut, comme cela aurait du être le cas après deux mille ans. Non seulement ceux de la Diaspora ne sont pas motivés à nous rejoindre et à bénéficier du salut, mais une grande partie de ceux qui ont déjà été rachetés et qui vivent parmi nous, attendent impatiemment d’être délivrés de ce salut et de retourner dans leurs pays d'origine.

En fait, même si le Tout Puissant a délivré le pays des mains des Nations et nous l’a donné, nous ne l'avons pas encore reçue. Nous n’en profitons pas. Mais par ce don, le Tout Puissant nous a donné l'opportunité du salut, c'est-à-dire, nous purifier et nous sanctifier et accepter le travail Divin, dans la Torah et les Mitsvot Lishma. A ce moment, le Temple sera construit et nous recevrons la terre sous notre autorité. Et alors nous expérimenterons et ressentirons le bonheur du salut.

Mais tant que nous n’y parvenons pas, rien ne changera. Il n’y a pas de différence avec les coutumes actuelles du pays, comme c’était le cas lorsque nous étions sous la férule étrangère, que ce soit dans la justice, dans l'économie et dans le service de Dieu. Nous n'avons qu'une opportunité de salut.

Il ressort que notre génération est la génération des jours du Messie. C’est pourquoi nous avons mérité le salut de notre Terre Sainte des mains des étrangers. Nous avons aussi été récompensé de la révélation du livre du Zohar, qui est le début de l'accomplissement du verset: «Et la terre sera remplie de la connaissance de l’Eternel» et «Ils n'auront plus besoin de s'enseigner l'un l'autre, car tous Me connaîtront, des plus petits jusqu'aux plus grands.»

Mais de ces deux, nous n’avons été récompensés que du don du Tout Puissant, mais nous n'avons rien reçu entre nos mains, sauf l'opportunité de commencer le travail de Dieu, en étudiant la Torah et les Mitsvot Lishma. Ce n'est qu'après que nous mériterons le grand succès promis à la génération du Messie, celui que toutes les générations nous ayant précédées n’ont pas connues. Alors nous méritrons le temps de recevoir, de la «perception complète» et du «salut complet».

Ainsi, nous avons minutieusement expliqué la réponse que les sages à la question «comment est-il possible d‘adhérer à Lui, puisque ce qu’ils ont dit signifie: «adhérez à Ses attributs ?» Ceci est juste pour deux raisons:

1.      La Dvékout spirituelle n'est pas dans la proximité du lieu mais dans l’équivalence de forme.

2.      Puisque l'âme ne fut séparée de Son Essence que pour recevoir le désir de recevoir, que le Créateur lui a implanté, et lorsqu'Il a séparé d’elle le désir de recevoir, elle est naturellement retournée à la Dvékout précédente à Son Essence.

Cependant, tout ceci est de la théorie. En fait, ils n’ont rien répondu à l’explication d’adhérer à Ses qualités, qui signifie de séparer le désir de recevoir, implanté dans la nature de sa Création, et d’arriver au désir de donner sans réserve, qui est contraire à sa nature.

Ce que nous avons donc expliqué, avec celui qui se noie dans la rivière et qui doit s’agripper à la corde de toutes ses forces et tant qu'il ne s’engage dans la Torah et les Mitsvot Lishma au point qu’il ne refasse plus de folie, il n'est pas considéré comme «quelqu'un qui s’accroche à la corde de toutes ses forces»; nous voilà donc revenu à notre question de départ : D’où l’homme trouvera de la motivation pour faire des efforts de tout son cœur et de toutes ses forces pour uniquement faire plaisir à son Créateur ? Après tout, personne n'est capable de faire le moindre mouvement sans en retirer un bénéfice pour soi-même, comme une voiture ne peut rouler sans carburant. Et s’il n’y a pas d’intérêt personnel, mais uniquement contentement du Créateur ; il n’aura pas de carburant pour travailler.

La réponse est que quiconque à suffisament atteint Sa Majesté; le don sans réserve qu’il Lui donne, se transforme en réception, comme il est enseigné dans le Traité Kidoushin (page 7): « Chez un homme important, quand la femme lui donne de l'argent ceci est considéré comme une réception pour elle et elle est sanctifiée».

Il en est de même avec le Créateur : lorsque l'on atteint Sa Majesté, il n'y a pas de plus grande réception que le contentement du Créateur. Ceci est suffisant pour être le carburant pour travailler et pour faire des efforts de tout son cœur et de toute son âme afin de contenter Son Créateur. Il est clair, cependant, que tant qu’il ne possède pas une perception suffisante de Sa Majesté, il ne sera pas considéré comme donnant contentement, comme réception suffisante lorsqu'il se donne de tout son cœur, de toute son âme et de toutes ses forces au Créateur.

Par conséquent, chaque fois qu'il a vraiment l'intention de faire uniquement plaisir au Créateur, et non dans son propre intérêt, il perdra immédiatement et complètement la force de travail, et il sera comme une voiture sans carburant: car personne ne peut bouger un organe sans en retirer un avantage pour lui-même. C’est d'autant plus vrai dans un si grand travail qui est de donner de tout son cœur et âme, comme le dicte la Torah. Il n'y a aucun doute, aucun homme n'est capable de faire cela sans en retirer une réception de plaisir personnel.

Et en vérité, obtenir Sa Magnificence de manière à ce que le don devienne réception, comme il a été dit d'un homme important, n’est pas si difficile. Chacun d'entre nous connaît la grandeur du Créateur, qui créa tout et anéanti tout, sans commencement ni fin, et dont la Magnificence est infinie.

Cependant, la difficulté réside dans le fait que la grandeur ne dépend pas de l'individu, mais de l’environnement. Par exemple, même si un homme possède beaucoup de qualités mais que l’environnement ne l‘apprécie pas comme tel, il sera toujours abaissé et sera incapable de manifester ses talents, même si il n'y a aucun doute qu’ils soient authentiques. A l'inverse, un homme sans grande distinction, mais que l’environnement respectera comme s'il possédait de nombreuses qualités, remplira cet homme de fierté, car la mesure de l’importance et de la grandeur est donnée entièrement par l’environnement.

Et lorsqu'une personne voit combien son l’environnement sous estime Son travail, et qu'il n’apprécie pas Sa Majesté, il lui est impossible de surmonter l’environnement. Elle ne peut pas non plus atteindre Sa Majesté, et elle sous estime son travail, comme ils le font.

Et puisque l’homme n'a aucune base pour atteindre Sa Majesté, il est clair qu'il sera incapable de travailler pour procurer contentement à Son Créateur, ni pour lui-même. Car il n'a aucune motivation pour faire des efforts, «Tu n‘as pas fait d’effort et tu as trouvé, ne croies pas». Il n'a donc pas d’autre choix que de travailler par intérêt personnel ou de ne pas travailler du tout, car donner satisfaction à son Créateur n’équivaudra pas vraiment à de la réception.

Vous pouvez à présent comprendre le verset: «Dans la majorité du peuple, réside la majesté du Roi» (Proverbes XIV, 28), car l’appréciation de la grandeur vient de l’environnement selon deux conditions:

1.      Selon l’appréciation de l’environnement.

2.      Selon la taille de l’environnement C'est donc «dans la majorité du peuple, que réside la majesté du Roi».

C’est en raison de la grande difficulté du sujet que les sages, bénies soient leurs mémoires, nous ont conseillé de «donne toi un rav et achète toi un ami» (Traité des Pères 1,6) c'est-à-dire qu'une personne se choisit un homme important et célèbre comme professeur qui lui permette ainsi de s’engager dans la Torah et Mitsvot pour faire plaisir à Son Créateur.

Il y a deux facilités d’avoir son professeur:

1.      Parce qu'il est un homme important, l’étudiant peut lui procurer satisfaction, qui est basée sur la grandeur de son professeur, car pour lui le don se transforme en réception. C’est un carburant naturel lui permettant de multiplier les actes de don à chaque fois. Après s'être accoutumé à s’engager dans le don chez son professeur, il peut également le transférer dans l’engagement dans la Torah et Mitsvot Lishma, envers le Créateur, car l'habitude est devenue une seconde nature.

2.      L’équivalence de forme avec le Créateur n'aide pas si elle n’est pas permanente, c'est-à-dire « jusqu’à ce qu’Il connaisse tous les mystères, et qu’il Lui témoigne qu'il ne retournera pas à sa folie ». Alors que pour l’équivalence de forme avec son professeur, comme le rav est dans ce monde, pour un temps, cela l’aide à l’équivalence de forme avec lui, même si ce n’est que temporairement et que plus tard il retournera à son amertume.

A chaque fois qu’il égalise ses formes à celles de son professeur, il adhère à lui pour un moment. Ainsi il acquiert la connaissance et les pensées de son professeur, selon le degré de Dvékout, comme nous l'avons expliqué par l'allégorie du membre qui fut détaché du corps, puis réuni avec lui.

L'étudiant est ainsi capable de se servir de la perception de son professeur sur la grandeur du Tout Puissant, qui inverse le don en réception et a suffisamment de carburant pour qu'il puisse donner son âme et toutes ses forces. L'étudiant est alors capable de s’engager dans la Torah et Mitsvot Lishma de tout son cœur et de toute son âme et de toutes ses forces, qui est le remède amenant à Dvékout éternelle avec le Créateur.

A présent vous pouvez comprendre ce que les sages ont dit (Berachot 7): «Il est plus important de servir la Torah que de l'apprendre, comme il est dit: «Elisha ben Shafat est ici, qui versa de l'eau à Elie, il n'a pas été dit «a appris de» mais «versé». Ceci est stupéfiant, comment de simples actes peuvent être plus grands que l’étude de la sagesse et de la connaissance ?

D’après ce qui est susmentionné, nous comprenons clairement que servir son professeur de tout son corps et toutes ses forces afin de le contenter, l'amène à Dvékout avec son professeur, autrement dit, l’équivalence de forme. Ainsi il reçoit les pensées et la connaissance du professeur «bouche à bouche», qui est Dvékout de l’esprit avec l’esprit. Par cela, il mérite d’obtenir suffisamment Sa grandeur pour tourner le don en réception, d’avoir suffisamment de carburant pour la dévotion, jusqu’à ce qu’il soit récompensé de Dvékout avec le Créateur.

Ce qui n'est pas le cas lorsque son professeur lui enseigne la Torah, car il en retire seulement un bénéfice pour lui-même, ce qui ne le conduit pas à Dvékout. Ceci est considéré «de bouche à oreille». Ainsi servir apporte à l’étudiant les pensées du rav et l’étude – uniquement les mots du professeur. De plus, le mérite de servir est plus grand que le mérite de l’étude, comme l’importance des pensées du rav sur ses mots, et comme l’importance du «bouche à bouche» sur le «bouche à oreille».

Cependant, tout ceci est vrai si le service est dans le but de Lui procurer satisfaction. En fait, si le service est à ses fins personnelles, un tel service ne peut pas lui apporter Dvékout avec son rav, et certainement l’étude avec le professeur est plus importante que de le servir.

Jusqu’ici, comme nous avons dit à propos d’obtenir Sa grandeur, un environnement qui ne L’apprécie pas correctement affaiblit l’individu et l’empêche d’acquérir Sa grandeur. Et ceci est certainement vrai pour son rav également. Un environnement qui n’apprécie pas à sa juste valeur son rav, empêche l’étudiant d’acquérir correctement la grandeur de son professeur.

Cependant, nos sages ont dit : «donne toi un rav et procure toi un ami». Cela signifie qu’une personne peut se faire un nouvel environnement. Cet environnement l’aidera à obtenir la grandeur de son rav via l’amour des amis qui apprécient le rav. Par la discussion des amis sur la grandeur du rav, chacun reçoit la sensation de sa grandeur. Ainsi le don du rav deviendra réception et assez de motivation pour qu’ils s’engagent dans la Torah et les Mitsvot Lishma.

Il est dit à ce propos : «La Torah est acquise par quarante huit vertus, en servant les amis et par la méticulosité des amis». Il en est ainsi car en dehors de servir le professeur, une personne a besoin de la méticulosité des amis, c'est-à-dire, l’influence des amis, ainsi ils agiront sur lui pour acquérir la grandeur du professeur. Ceci parce que l’obtention de la grandeur dépend entièrement de l’environnement, et un individu ne peut rien y faire, comme susmentionné.

En fait, il y a deux conditions pour acquérir la Majesté

1.      De toujours écouter et d'accepter l’appréciation de l’environnement dans la mesure de leur grandeur.

2.      L’environnement doit être grand, comme il est écrit : «c'est dans la majorité du peuple que réside la majesté du roi.»

Afin de satisfaire la première condition, chaque étudiant doit se sentir le plus petit d’entre tous les amis. Il sera alors capable de recevoir l’appréciation de la grandeur de chacun, car un grand ne peut recevoir d’un plus petit, et encore moins d'être impressionné par ses mots. Seul le petit est impressionné par l’appréciation du grand.

En ce qui concerne la deuxième condition, chaque étudiant est obligé d'exalter les vertus de chaque ami et de l'aimer comme s'il était le plus grand de sa génération. L’environnement agira alors sur lui comme s'il s'agissait d'un environnement suffisamment grand, car «la qualité est plus importante que la quantité.»

source :http://www.kabbalah.info/fr/bibliothèque-de-kabbale/baal-hasoulam-articles/discours-de-conclusion-du-zohar

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Published by X - dans Kabbale
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