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Loge de Recherche Laurence Dermott

Rassembler ce qui est épars, rechercher par thème.

Rituel de Profès(extrait)

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Le Commandeur :

"Nous lisons dans le troisième chapitre du Livre des Nombres que le Seigneur parla à Moïse et lui dit :

"Faites approcher le tribu de Lévi, et faites que ceux qui sont de cette tribu se tiennent devant Aaron le Grand-Prêtre, afin qu'ils servent et qu'ils veillent. Qu'ils observent tout ce qui regardera le culte que le Peuple d'Israël doit me rendre devant le Tabernacle du Témoignage. Qu'ils aient en garde les vases du Tabernacle, et qu'ils rendent tous les services qui regardent le Saint Ministère. Car vous donnerez les lévites à Aaron et à ses fils comme un présent que leur font les enfants d'Israël, mais vous établirez Aaron et ses fils pour les fonctions du Sacerdoce. Et tout étranger qui s'approchera du Saint-Ministère sera puni de mort. Car J'ai pris les lévites d'entre les enfants d'Israël, en la place de tous les premiers-nés, c'est pourquoi les lévites seront à Moi… Et ils veilleront dans le Tabernacle de l'Alliance, ayant en mains le Tabernacle lui-même, et tout ce qui appartient au Ministère de l'Autel. Ils garderont l'Arche d'Alliance, la Table des Pains de Proposition, le Chandelier à Sept Branches, les Autels des Parfums et des Holocaustes, et les Vases qui servent au Saint-Ministère, 1e Voile du Saint des Saints, et toutes les choses de cette nature…"

"C'est pourquoi, mon Frère, vous prenez rang en ce jour, par le mystère de cette substitution ésotérique de la Nouvelle Alliance à l'Ancienne, de celle de la Tribu de Lévi aux Premiers-nés d'Israël, dans l'Ordre des Milites gardiens de l'Autel, mais de cet Autel Eternel que saint Jean nous révèle en son Apocalypse. Aujourd'hui donc, alors que vous allez recevoir le premier degré de la Sainte Profession et que vous êtes ainsi choisi pour la garde du Tabernacle, la conduite de l'Arche Sainte, la reconstruction du Saint-Temple (1), c'est-à-dire de ce que cela préfigurait, soit la Cité Céleste, l'Eglise Eternelle, qui toujours entourées d'ennemis, leur livrent un incessant combat, il est utile de vous rappeler les paroles de l'Apôtre Paul : “Nous n'avons point à lutter contre la Chair et le Sang, mais contre les Princes de ce Monde Ténébreux, contre les Esprits du Mal, répandu dans les Airs…"

"C'est donc l'accès à cette Jérusalem Céleste que vous devez défendre par la puissance de votre parole, par l'exemple de toutes vos actions, par la vertu des Pouvoirs lévitiques que vous recevrez aujourd'hui. Soyez donc fidèle, courageux, honnête, et sincère. Et puisque Lévi signifie "ajouté" et "élevé", soyez élevé au-dessus de vous-même, au-dessus des tentations matérielles qui assiègent et guettent l'Homme ici-bas, sur les chemins arides de la Cité Sainte d'En-Haut. Justifiez alors ce que dit l'Ecriture : "Soyez purs, vous qui portez les vases du Seigneur…" Car vous devenez aujourd'hui le coopérateur, le milite, du Sacrificateur par excellence. Et que l'Eternel vous l'accorde par Sa Grâce. Ainsi soit-il…"

 

(1) – Ce sont là d'anciens titres Cohen

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Emulation GO GB Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Quinze Compagnons, appartenant à la classe supérieure chargée de surveiller les autres, voyant que les travaux allaient être finis et qu'ils n'étaient pas en possession des secrets du troisième grade, conspirèrent ensemble pour les obtenir par n'importe quels moyens, décidés même à avoir recours à la violence.

Cependant au moment de mettre leur projet à exécution, douze, sur les quinze, se désistèrent ; mais trois, d'un caractère plus résolu et plus cruel que les autres, s'obstinèrent dans leur entreprise sacrilège.

Pour la mener à bonne fin, ils s'embusquèrent respectivement aux entrées ménagées à l'Est, au Nord et au Sud du Temple où notre Maître s'était retiré pour faire ses dévotions au Très-Haut, selon sa coutume à l'heure de midi. Après avoir ter-miné ses prières il voulut sortir par la perte du Sud, mais là, il faut arrêté par le premier de ces misérables qui, n'ayant pu se procurer d'autre arme, s'était muni d'une règle pesante. 11 demanda, d'un air menaçant, les secrets des MM. MM. en ajoutant qu'un refus serait puni de mort

Notre Maître, fidèle à son obligation, répondit que ces secrets n'étaient connus que de trois personnes au monde, et que sans le consentement et le concours des deux autres il ne pouvait ni ne voyait les révéler. Cependant il donna à entendre que, sans nul doute, la patience et le travail donneraient en temps convenable au Maçon méritant le droit de connaître ces secrets, mais, quant à lui, il préfèrerait la mort plutôt que de trahir le mandat sacré qu'on lui avait confié. Mal satisfait de cette réponse, le misérable voulut asséner un coup violent s r la tête de notre Maître mais déconcerté par la fermeté de son attitude, il manqua le but et son arme glissa sur la tempe droite (Ici le 2' S. touche la tempe droite du Récip. avec la Perpendiculaire) avec une telle force cependant que le Maître chancela et s'affaissa sur le genou gauche (ici le Récip. s'affaisse sur le genou gauche).

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Dès qu'il fut remis de son étourdisse-ment, il se dirigea vers la porte du Nord où il fut accosté par le deuxième de ces misérables, auquel il fit la même réponse sans que sa fermeté se démentit un seul instant. Alors, le misérable, qui était armé d'un niveau, lui asséna à la tempe gauche un coup violent (Ici le l 'r S. t. 1. Récip. à la tempe g.) qui, l'abattit sur le genou droit. (Ici le Récip. s'affaisse sur le genou d.)

Voyant qu'on lui avait coupé la retraite sur ces deux points il s'avança, chancelant, défaillant et couvert de sang, vers la porte de l'Est où était posté le troisième misérable. Celui-ci reçut la même réponse que les autres à son insolente réclamation car, même dans ce moment d'angoisse, notre Maître demeura ferme et inébranlable ; alors le scélérat, qui était armé d'un maillet pesant, lui asséna sur le front un coup violent (Ice le V. touche le front du Récip. avec son Maillet) qui l'étendit sans vie à ses pieds (Les SS. c. le Récip. p. t. s. 1. d. et se tiennent de chaque côté de lui, un peu en arrière).

V.- Les FF. remarqueront que dans la cérémonie qui précède aussi bien que dans sa situation présente notre F. a personnifié l'un des plus nobles caractères dont les annales de la Maçonnerie fassent mention c'est-à-dire H.A qui mourut victime de son inébranlable fidelité au depôt qui lui avait été confié ; et je souhaite que cela produise une impression ineffaçable sur l'esprit du Récip. ainsi que sur le vôtre, mes FF, dans le cas où vous seriez soumis vous-mêmes à une semblable épreuve.

V.- F. 2e S. Veuillez essayer de relever celui qui personnifie notre Maître au moyen de l'a. d. a. (le 2e S. essaie en vain).

2e S.- V.M. 1. c. q. 1. o.

V.- F. ler S. Veuillez essayer de l'attouchement de Compagnon. (Le 1" S. essaie en vain et revient à sa place comme le 28).

ler S.- V.M. 1. c. q. a. 1. o.

V.- FF. SS. Vous avez échoué l'un et l'autre, mais il y a encore une troisième manière qui consiste à.... ce que je vais essayer de faire si vous voulez m'aider.

Il quitte sa chaire par la gauche et tous trois relèvent le Récip.

V - (au Récip.) C'est ainsi qu'on re-lève tous les MM. MM. après une mort simulée, afin qu'ils puissent de nouveau se réunir aux anciens Compagnons de leurs travaux.

V.- FF. SS. Veuillez retourner à vos places. (Ils obéissent).

V.- (au Récip.) Permettez-moi main-tenant de vous faire remarquer que le M. M. n'est éclairé que d'une faible lueur, et est entouré de ce qu'on pourrait appeler des ténèbres visibles. Cette demi-obscurité représente la sombre incertitude qui dé-robe l'avenir à nos regards. C'est ce voile mystèrieux que la raison humaine ne peut pénétrer à moins d'être éclairée par la lumière qui vient d'en haut. Cependant cette faible lueur vous permet de voir que vous êtes sur le bord de la tombe, dans laquelle vous venez de descendre symboliquement et qui, après votre passage dans cette vie éphémère, vous recevra de nouveau dans son sein glacé. Puissent les emblèmes de la mort, qui gisent là devant vous, vous amener à méditer sur votre destinée inévitable ! puissent-ils diriger votre pensée sur la plus intéressante de toutes les études i.umaines, la connaissance de vous-même. Ayez soin d'accomplir la tâche qui vous est assig zée tandis qu'il en est temps en core ; continuez d'écouter la voix de la nature qui témoigne hautement que ce corps, tout périssable qu'il est, recèle un principe immortel. C'est là ce qui nous inspire une sainte confiance et nous fait espérer que le Dieu de vie nous donnera la force d'écraser sous notre talon le Roi des Terreurs et d'élever nos regards jus-qu'à cette brillante étoile du matin qui se lève pour faire rayonner la paix et le salut sur ceux d'entre les humains qui sont demeurés fidèles et obéissants.

(Ici le V. prend le Récip. par les deux mains, l'attire doucement vers sa droite,

de manière à changer de place avec lui.-N.B. Dans ce mouvement le V. doit passer près de son autel).

V.- Je ne puis mieux récompenser l'attention que vous avez prêté à cette exhortation, qu'en vous confiant les sec-rets du Grade. Veuillez donc avancer vers moi en Compagnon, mais d'abord en Apprenti. (Le Récip. obéit). Faites main-tenant u. a. p. v. m. en partant d. p. g. et en,,ramenant 1. t. d. dans le c. d. p. comme auparavant. C'est là 1. t. p. r. en Fr.M. et c'est dans cette position que les secrets du Grade doivent être communiqués.

Ils se composent d s. d. u. a. et d. u. m.

Le l e ' ' et le 2e de ces signes sont accidentels et le 3e est p.

Le premier signe accidentel se nomme le signe d'H. . et se fait en p. d. s. de c. Tenez-vous à 1. d. c. comme si vous étiez f. d. h. à la vue d'une chose affreuse et navrante. Le second signe accidentel se

nomme le signe de S. et se fait en        

Placez          Le s. p. se donne en. C'est une allusion au châtiment indiqué dans votre Obligation et cela signifie que vous préfèreriez  plutôt que de révéler les

secrets qui vous ont été confiés L'attouchement ou gage est le premier des c. p. p. qui sont M. c. M. - P. c. P. - G. c. G. - S. c. S. - et M. par d 1. é. On peut les expliquer brièvement ainsi M. c. M. je vous salue comme F. P. c. P. je vous sou-tiendrai dans toutes vos entreprises avouables ; G. c. G. L'attitude d. 1. p. me rappellera chaque jour vos besoins ; S. c. S je garderai, comme Ies miens propres, les secrets avouables que vous m'aurez con-fiés ; m. p. d. 1. é. je défendrai votre honneur en votre absence comme en votre présence . C'est dans cette attitude, et dans cette attitude seule, et seulement à v. b. sauf en Loge, qu'on doit dire le mot.

Le mot est   

V.- Vous êtes libre maintenant de vous retirer pour vous rehabiller et vous remet tre à votre aise, et à votre retour dans l'A-telier, on vous expliquera plus au long les signes, l'attouchement et le mot.

Le 1 er mène le Récip. à la gauche du ler S. et lui dit de °saluer le V. dans les trois Grades ; Le Récip. quitte l'Atelier ..

A la rentrée du Récip. le ler E. le place à gauche du 1 er S. et lui dit de saluer le V.M. dans les Trois Grades. Après quoi le ler S. se lève, fait le signe, prend la main d. du Récip. et le présente au V.

ler S.- V.M., je vous présente F.Z.

à son élévation au 3e Grade et je vous demande pour lui un nouveau gage de votre faveur.

V.- F. ler S. je vous charge de le re-vêtir de l'insigne distinctif du Maître Maçon.

ler S.- (au Récip.) F.Z       par ordre du V.M. je vous revêts de l'insigne distinctif du M. M pour montrer les progrès sérieux que vous avez faits dans la science.

V.- (au Récip ) Je dois vous dire que l'insigne dont vous venez d'être revêtu n'indique pas seulement votre rang comme

131 -

M.M. il a pour but de vous rappeler les grands devoirs que vous vous êtes récemment engagé à remplir, et tandis qu'il montre votre supériorité, il vous prescrit d'aider et d'instruire les FF. dans les Grades inférieurs.

Les F.F.. mènent le Récip. devant le V

Histoire traditionnelle.

V.- Nous nous sommes interrompus, dans l'exposé de notre Histoire Traditionnelle, au récit de la mort de notre M.H A. Une perte aussi importante que celle du principal Architecte ne pouvait manquer de se faire sentir partout et très sérieuse-ment. L'absence de ces plans et de ces instructions, qui avaient été jusque-là régulièrement distribués parmi les différentes classes d'ouvriers, fut le premier indice qu'un grand malheur avait dû frapper notre Maître. Les Ménatschin ou Préfets, autrement dit les Surveillants, choisirent quelques-uns de leurs membres les plus éminents et les envoyèrent au Roi Salomon pour lui faire part de l'extrême con-fusion dans laquelle l'absence d'H...les plongeait, et pour lui dire qu'ils avaient lieu de craindre qu'une disparition si sou-daine et si mystèrieuse ne fût la conséquence de quelque terrible catastrophe.

Le Roi Salomon ordonna immédiate-ment de faire un appel général de tous les ouvriers appartenant aux différentes sections. Trois des membres de la susdite classe de Surveillants ne répondirent pas à l'appel. Le même jour, les douze Compagnons qui avaient été à l'origine associés à la conspiration, confessèrent volontaire-ment tout ce qui s'était passé jusqu'au moment où ils avaient cessé d'en faire partie Cette confession augmenta naturelle-ment les craintes du Roi Salomon pour la sûreté de son principal Architecte C'est pourquoi il choisit quinze fidèles Compagnons et leur commanda de se mette e i quête de notre Maître et de chercher à découvrir s'il était encore en vie ou s'il avait péri victime de la tentative faite pour lui arracher les secrets de son Grade élevé.

En conséquence, après avoir fixé la date de leur retour à Jérusalem, ils se partagèrent en trois Loges de Compagnons et se mirent en route en prenant pour pointe de départ les trois portes du Temple. Bien des jours se passèrent en vaines recherches et même une des sections revint sans avoir fait aucune découverte importante

Une autre cependant fut plus heureuse; car le soir d'un certain jour, après les fatigues et les privations les plus grandes, un des FF. qui s'était étendu sur le sol afin de se reposer, saisit, pour s'aider à se re-lever, la branche d'un arbuste qui se trouvait près de lui ; mais, à sa grande sur-prise, l'arbuste céda et fut déraciné sans effort. Après un examen plus attentif, il s'aperçut que la terre avait été fraîche-ment remuée Il appela ses Compagnons et aidé par eux, se mit à creuser la terre, et y trouva le corps de notre Maître qu'on y avait indignement enfoui Les Compagnons le recouvrirent avec le plus grand respect et la plus grande vénération et, pour marquer l'endroit, plantèrent, u. b.

- 134 -d. a. en tête de la fosse. Puis ils partirent en toute hâte pour Jérusalem afin d'annoncer la triste nouvelle au Roi Salomon.

Le Roi, après avoir donné un libre cours à sa douleur leur ordonna de retourner à la fosse, de relever notre M. et de l'honorer d'une sépulture qui convînt mieux à son rang élevé et à ses grands talents. En même temps il leur annonça que, par la mort prématurée du Maître, les secrets de la Maîtrise étaient perdus. C'est pourquoi il leur recommanda d'écouter et d'observer avec attention afin de se rappeler les s a. et p. que les FF échangeraient par hasard entre eux tandis qu'ils rendraient les derniers et tristes devoirs à l'homme de mérite qui n'était plus.

Ils accomplirent leur tâche avec la plus grande fidélité ; lorsque la fosse fut ouverte de nouveau, un des FF. remarqua (le V. se lève) quelques-uns de ses Compagnons dans cette attitude (iI f. 1. s. d'H.) frappés d'horreur à la vue du spectacle affreux et navrant qu'ils avaient devant eux, tandis que d'autres, contemplant

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I'horrible blessure visible encore a. f. d. n. M. se f. I. f. afin d'exprimer la sympathie qu'ils éprouvaient pour ses souffrances (r1 f, 1. s. d. S. et se rassied). Deux des FF. descendirent alors dans la fosse et essayèrent de le relever par l'a. d'A. m. 1. c. q. 1 o. Ils essayèrent encore l'A. de C. mfl 1. c. q. e. 1. o. Voyant qu'ils avaient échoué tous deux, un F. zélé et expérimenté saisit plus solidement ... et aidé des deux premiers fit relever notre Maître au moyen des c. p p. tandis que d'autres en-traînés par l'émotion s'écrièrent.. ou.. Ces deux mots ont presque le même sens, l'un signifie 1. m. d. 1. A. et l'autre I. A. e. m. Le Roi Salomon ordonna donc que ces s. a cet a et c. m. serviraient à désigner les M.M. dans tout l'Univers jusqu'à ce que le temps ou les circonstances fissent re-trouver les véritables.

Il ne me reste plus qu'à vous rendre compte de ce qui arriva à la 3e section qui avait poursuivi ses recherches dans la direction de Japho, et songeait à retourner à Jérusalem, lorsqu'un jour, en passant par hasard devant l'entrée d'une caverne, nos frères entendirent des lamentations et des exclamations de repentir. Ils pénetrèrent dans la caverne pour en rechercher la cause et y trouvèrent trois fugitifs.

Accusés du meurtre et voyant que la retraite leur était coupée, ils firent un aveu complet de leur crime. Ils furent liés et conduits à Jérusalem, où le Roi Salomon les condamna à mort, châtiment que leur horrible forfait avait bien mérité

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Rite Ecossais Philosophique Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Après la mort de David, Salomon, ayant dessein d'élever un Temple à l'Eternel, envoya des Ambassadeurs à Hiram, Roi de Tyr, qui adorait comme lui le Dieu d'Israël pour faire alliance avec lui. Il lui demanda les bois propres pour la construction du Temple

                        Hiram de Tyr lui promit toute l'aide nécessaire

                        Les bois furent coupés dans les forêts du Liban et les pierres furent taillées dans les carriè­res de Tyr.

                        Salomon employait à cet ouvrage trente mille ouvriers qu'il faisait relever tous les quatre mois par trente mille autres.

                        La nourriture de ces ouvriers et leur entretien étaient payés par Salomon en bois et en huile. Le Roi d'Israël demanda à Hiram de lui envoyer un homme habile pour diriger la construc­tion de ce grand édifice.

                        Le Roi de Tyr se prêtant aux vœux de Salomon lui envoya le meilleur ouvrier de son Royau­­me pour l'architecture et le travail des métaux. Il se nommait Hiram comme lui, fils d'un Libyen nommé Usel.

                        Sa mère, veuve, était originaire de la tribu de Nephtali.

1rS                  Le premier ouvrage qu'il fit exécuter, fut deux superbes Colonnes qu'il plaça à la porte d'Occident du Temple, l'une au Septentrion et qui portait au milieu la lettre "J", initiale du nom d'un habile ouvrier nommé JAKIN sous la direction duquel il mit les Apprentis.

                        L'autre au Midi avec la lettre "B" au milieu, initiale de "Booz" ou "Boaz" qui était un sage Maître auquel il donna l'inspection sur les Compagnons.

2dS                 Enchanté de ce chef-d'œuvre et de cet ordre bien établi, Salomon donna sa confiance à l'habile Hiram, lui communiqua ses projets et ses plans, ainsi que la surintendance des travaux avec la permission de choisir parmi les Compagnons Maçons, ceux qui auraient le plus de talents pour être décorés du titre de Maître.

TR                   Pour reconnaître les qualités de chaque ouvrier et donner à chacun la paie attachée à son état, Hiram les avait divisés comme vous le savez, en trois classes, Apprentis, Compagnons et Maîtres.

                        Il donna à chaque classe un mot, un signe et un attouchement pour pouvoir les recon­naî­tre, éviter tout désordre et les payer selon leur mérite.

                        Il nomma et désigna ensuite les endroits où ils devaient recevoir leur salaire à la fin de la sixième journée.

1rS                  Les apprentis qui étaient au nombre de 70.000 étaient payés à la Colonne "J".

                        Les Compa­g­nons au nombre de 80.000 à la Colonne "B".

                        Les Maîtres au nombre de 3660, recevaient leurs appointements dans la Chambre du Milieu.

TR                   Le mot sacré des Maîtres était "JEHOVA", mot qui fut changé après la mort d'Hiram dont je vous fais l'histoire.

 

S’arrête quelques instants

 

                        Le Respectable Maître que nous pleurons, conduisait les travaux avec succès, lorsque trois Compagnons criminels, jaloux de ce qu'on ne leur donnait pas le grade de Maître et mé­con­­­tents des salaires qu'ils recevaient, résolurent pour avoir la rétribution des Maîtres, de se faire donner le mot du grade par Hiram, de gré ou de force.

1rS                  Hiram-Abi avait pour usage de faire une revue générale de tous les ouvrages en fin de semai­ne.

                        Les trois scélérats attendirent que les ouvriers fussent sortis et vinrent se poster un à la porte d'Occident, l'autre à la porte du Midi et le troisième à la porte d'Orient.

 

Stop musique

 

2rS                  Hiram, s'étant présenté à la porte de l'Occident, le Compagnon qui s'y trouvait lui deman­da le mot, le signe et l'attouchement de Maître.

TR                   Hiram s'y refusa mais promit de les lui donner lorsqu'il aurait mérité le grade. Mais, le Compa­gnon persistait à les lui demander et voyant qu'il ne pouvait les obtenir, lui donna un coup de Règle qui l'étourdit, ne l'atteignant qu'à l'épaule droite.

 

Le Frère placé au Nord frappe avec la règle l'épaule droite du candidat.

 

TR                   Hiram, revenu à lui, tenta de s'échapper par la porte du Midi, mais là il trouva le deuxième scélérat qui lui fit les mêmes demandes et reçut les mêmes réponses.

                        Le misérable sentant qu'il ne pouvait rien obtenir par la douceur, employa de fortes mena­ces, sans effet.

                        Alors, transporté de colère des refus qu'il essuyait, il donna un grand coup d'Equerre sur la nuque du Maître qu'il blessa dangereusement.

 

Le Frère placé à la Colonne du Midi frappe avec l'équerre la nuque du candidat.

 

Le Très Respectable descend de sa stalle et vient se placer face au candidat.

 

TR                   Le Maître s'enfuit vers la porte de l'Orient où il eut bien de la peine à arriver.

                        Mais il y trouva le troisième assassin qui le menaça de le faire mourir s'il lui refusait le mot sacré du Maître.

                        Hiram lui signifia qu'il ne l' accorderait jamais par la contrainte.

                        Alors, le misérable lui porta un coup de marteau si violent sur le front, qu'il l'étendit mort.

 

Le Très Respectable porte au front du candidat un coup de maillet et le pousse.

 

En même temps les deux Frères préposés à cet effet, renversent le candidat dans le cercueil, le recouvrent d'un drap noir et lui placent une branche d'acacia dans la main droite.

 

TR                                                                (regagne sa stalle)

 

                        (à voix forte).C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons préféra perdre la vie que de donner le Secret de Maître à des Compagnons indignes de le recevoir

                                                                                                                                                                                                                                                                                                        pause

 

1rS                  Comme il faisait encore jour, les scélérats n'osèrent transporter le corps hors du Temple.

                        Ils le cachèrent sous un tas de pierres et quand la nuit fut venue, ils le portèrent sur le Mont Hebron où ils l'enterrèrent près d'un acacia, dont ils plantèrent une branche sur la fosse pour mieux la retrouver.

TR                   Salomon, après sept jours, ne voyant pas reparaître Hiram, fit cesser les travaux et ordon­na des recherches pour le retrouver.

                        Neuf Maîtres nommés par lui découvrirent bientôt que trois compagnons avaient disparus.

                        Il envoya alors trois Maîtres vers le Nord et comme il craignait que la parole de Maître n'ait été découverte, il les fit convenir d'un mot pour se reconnaître dans leur voyage et leur dit de prendre désor­­mais pour mot sacré la première parole que proférerait celui qui décou­vri­rait le corps d'Hiram s'il était réellement mort.

A l'invitation du Maître des Cérémonies et sous sa conduite, trois Frères de la Colonne du Nord se lèvent et font trois fois le tour du tombeau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

2dS                 En vain.

TR                   Salomon ordonna alors à trois autres Maîtres de se joindre aux premiers pour continuer les recherches.

 

Même mouvement. Trois Frères de la Colonne du Midi se lèvent et à eux six, font trois fois le tour du tom­beau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

2dS                 La recherche des six Maîtres fut encore infructueuse et il vinrent rendre rapport à Salomon.

TR                   Celui-ci, soupçonnant le crime et voulant absolument s'en assurer, ordonna à trois Maîtres de se joindre aux six qu'il avait déjà envoyés en leur recommandant la plus grande minutie dans les recherches.

 

Même mouvement. Trois autres Frères se joignent aux six et font trois fois le tour du tombeau, puis se tiennent debout à l'Occident.

 

Pendant le dernier tour.

 

1rS                  Les neufs Maîtres firent de longues recherches et désespéraient de réussir.

                        Ils ne s'éloi­gnaient pas les uns des autres et après neuf jours, arrivèrent sur le Mont Hebron.

                        L'un d'eux se sentant fatigué voulut s'asseoir sur un tumulus, mais sentant que la terre s'éboulait, il s'aper­çut qu'elle avait été récemment remuée alors que le reste du plateau était rocailleux et stérile.

                        Et une branche d'acacia avait été plantée dedans.

 

Le Très Respectable descend de sa stalle et se place au pied du cercueil.

 

2dS                 Il appela ses compagnons et leur fit part de sa découverte.

                        Tous ensemble, ils allèrent en rendre compte à Salomon.

1rS                  Ce Prince vint en personne avec les neuf Maîtres en leur rappelant les recommandations quant au signe et parole de reconnaissance, ceux qui seraient faits, vus ou prononcés.

                        Alors ils aperçurent en effet le corps ensanglanté de notre Respectable Maître Hiram et ils firent le signe d'horreur.

 

Pendant les dernières phrases, on découvre le visage et le corps du candidat, le signe d'horreur se fait en tendant la main gauche comme si on voulait écarter un objet odieux et en se proté­geant le visage tourné vers le côté opposé, comme si on ne voulait pas voir.

 

2dS                 Ensuite, l'un d'eux prit la phalange du premier doigt et elle lui resta dans la main. Il s'écria «Jakin».

 

                            (un Frère de la colonne du Nord fait le geste sur le récipiendaire)

 

2dS                 Un autre le prit par la phalange du second doigt et elle lui resta encore dans la main, alors il s'écria «Boaz».

 

                             (un Frère de la colonne du Midi prend l'index et le laisse glisser)

 

                        Alors, Salomon prit la main entière par le poignet, mais sentant qu'il se séparait du bras, il s'écria «Mac Benac» qui signifie: "la chair quitte les os".

 

                                                                                               (le Très Respectable fait le geste sur le récipiendaire)

 

                        Alors, avec l'aide de deux Maîtres, il leva le corps de sa tombe par ce qui devint les cinq points de Perfection.

 

Le Très Respectable, avec l'aide de deux Frères, relève le candidat par les cinq points, pied contre pied, genoux contre genoux, poitrine contre poitrine, joue contre joue et en passant le bras gauche par-dessus l'épaule en prononçant à l'oreille "MAC BENAC".

 

Tous regagnent leur place en laissant le candidat au pied de la Tombe.

 

TR                   Il fut convenu que ce mot serait désormais celui des Maîtres.

                        Ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram et le transportèrent dans le Temple de Salomon où ils lui firent dresser un Tombeau sur lequel était posé un médaillon en or fait en triangle où étaient gravé “MB”.

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Rite Ecossais Primitif Hiram

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Après la mort de David, son fils Salomon était monté sur le trône d'Israël, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hiram roi de Tyr, qui adorait comme lui le Dieu d'Israël, et lui envoya des ambassadeurs afin de faire alliance avec lui. Il lui demanda des bois propres à la construction du Temple. Hiram de Tyr donna son accord à Salomon et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans les forêts du Liban, et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. A cet ouvrage, Salomon employait trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers était payée par Salomon ainsi que leur entretien. Hiram de Tyr, désireux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet édifice immortel, envoya vers Salomon un ouvrier, fameux dans le travail de toutes sortes de métaux et très instruit en architecture. Il se nommait Hiram Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé Ur et de sa veuve issue de la tribu de Nephtali. Salomon le constitua son maître architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le nommant de plus inspecteur général de tous les ouvriers du Temple.

Hiram les divisa alors en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons et celle des Maîtres. Il donna à qhaque classe un Signe, un Attouchement et un Mot pour pouvoir reconnaître les ouvriers et les payer ensuite selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les lieux où il devait les passer en revue et leur remettre leur paiement à la fin de la sixième journée. Les Apprentis qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J, les Compagnons étaient au nombre de quatre-vingt mille, et ils étaient payés à la Colonne B. Ces deux Colonnes, ainsi que vous le savez, avaient été élevées sur le parvis du futur Temple.

Les Maîtres, au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur salaire dans la Chambre du Millieu de la Loge érigée sur le chantier.

Tels étaient les engagements que cet homme illustre avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le  nom de Surveillants. Le premier était préposé pour payer les Compagnons et le second pour payer les Apprentis. Ils avaient également l'inspection sur les ouvriers chargés de la police du chantier, comme d'accomoder les différents qui pouvaient naître entre eux. Il se trouva que trois Compagnons, mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres, et se proposèrent de l'obtenir de grè ou de force. Hiram avait coutume à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages en cours. Les trois scélérats attendirent donc que les ouvriers fussent sortis. Ils allèrent se poster, l'un à la porte de l'Orient, l'autre à celle du Midi, et le troisième à la porte d'Occiddent. Hiram ayant fait sa ronde habituelle et allant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, et le Compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres. Hiram s'y refusa et lui promit de les lui accorder lorsqu'il aurait mérité de passer Maître. Le Compagnon persistant toujours à les lui demander et voyant qu'il ne pourrait les obtenir, lui frappa la tête avec une règle, ce qui l'étourdit.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un coup de son Maillet, et reprend la lecture du récit rituel

Revenu à lui, hiram tenta de s'échapper par la porte du Midi, mais il y trouva le second de ces scélérats, qui lui fit les mêmes demandes, qu'il refusa également, ce que voyant, ce Compagnon employa alors les menaces. Ne produisant sur Hiram aucun effet, transporté de colère devant ce refus, il frappa Hiram s'un coup de Marteau sur la tête, ce qui le blessa dangereusement.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un second coup de Maillet et reprend la lecture du récit

Hiram s'nefuit vers la porte de l'Orient où il eut beaucoup de peine à parvenir. Il y rencontra le troisième des assassins, qui le menaça de le tuer s'il lui refusait les Signe, Mot et Attouchement des Maîtres. Hiram lui fit la même réponse qu'aux deux autres, lui déclarant qu'il ne pouvait les lui accorder de cette manière, que seule son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors lui Hiram les lui donnerait volontiers. Mécontent de cette réponse, le misérable insista par la force pour lui arracher les secrets des Maîtres mais Hiram continua de les lui refuser avec la plus grande fermeté. Alors le misérable le terrassa d'un coup de levier sur le crâne.

Le Tr\Respectable

Il frappe le front du Postulant d'un troisième coup de Maillet et fait silence quelques instants

C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de communiquer le secret des Maîtres à des Compagnons indignes de le recevoir. Comme il était encore jour, les trois assassins n'osaient le sortir du Temple ; ils le dissimulèrent sous quelques lourdes pierres, et lorsque la nuit fut venue, ils le transportèrent sur le mont Hébron, où ils l'enterrèrent à proximité d'un acacia.

Sept jours s'étaitent écoulés, et Salomon ne voyant plus paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches afin de savoir ce qui était advenu au maître d'oeuvre. Mais ne recevant toujours pas de nouvelles, il rendit un édit par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé que l'on eut retrouvé Hiram mort ou vif. Il ordonna alors à neuf Maîtres de s'informer auprès de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis s'ils n'auraient quelque indice de la disparition d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon avait prescrit en questionnant ici et là quelques Compagnons, car ils soupçonnaient ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le Mot de Maître. Mais ce qui les confirma davantage en leurs soupçons, ce fut qu'ayant visité toutes les Loges où demeuraient les Maçons par nombre séparé, ils constatèrent que trois Compagnons avaient disparu. De concert avec les neuf Maîtres, Salomon décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait par la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et l'Attouchement seraient également changés. Les neuf Maîtres, après avoir fouillé très minutieusement tous les recoins du Temple se divisèrent en trois groupes de trois.

Trois sortirent par la porte d'Occident, trois par celle du Midi, et trois par celle d'Orient, avec la décision de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram. Ils eurent attention en faisant cette perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché pendant huit jours inutilement, ils parvinrent le neuvième jour sur le mont Hébron. L'un d'eux, harassé de fatigue, se reposa sur le sol, mais sentant que la terre s'affaissait sous lui, il constata qu'elle avait été récemment remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit était, comme ses environs, inculte, graveleux et stérile. Il appela les autres Maîtres et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans plus avant ils résolurent d'en instruire le roi Salomon, mais pour mieux retrouver l'emplacement à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui se trouvait à peu de distance, et ils la plantèrent sur le lieu où ils se proposaient de faire une fouille au retour. Ayant rendu compte à Salomon de leur découverte, ce prince les engagea à y retourner et à creuser l'endroit ainsi repéré.

Le Tr\Respectable

Il remonte à l'Orient et frappe trois coups de Maillet  lll  puis il dit

Mes Frères, veuillez entourer la fosse.

Il en est ainsi fait. Les Frères se placent les uns derrière les autres, le Très Respectable en tête, suivi du 1er Surveillant, le 2ème surveillant se plaçant le dernier. Le Très Respectable a auparavant fait se retourner le Postulant vers la fosse. Il donne alors le signal du départ d'une marche lente par trois glissements successifs et une seconde de pause, les Maîtres ayant la main droite posée sur l'épaule droite du Frère le précédant. Le troisième tour effectué, le Très Respectable s'arrête devant l'Orient face à la fosse, et les Maîtres entourent de nouveau le lieu, les Surveillants autour du Très Respectable.

Le Tr\Respectable

Mes Frères, la Chaîne est fermée. Que chacun transmette à son voisin la triste nouvelle, par trois paroles :

1ère parole                    Le Maître est mort...

2ème parole                  Trois Compagnons l'ont tué...

3ème parole                  Iéohah, ancien mot des Maîtres...

Lorsque la troisième parole est revenue au Très Respectable, il reprend le rituel :

Le Tr\Respectable

Les neuf Maîtres retournèrent sur le mont Hébron et commencèrent à fouiller la terre. Ils reconnurent alors que c'était bien Hiram qui y était dissimulé. Tous portèrent alors sur la poitrine la main droite, et tenant la gauche tendue en signe de douleur et d'horreur, comme si on voulait éloigner une vision odieuse. Ensuite l'un d'eux prit le petit doigt du cadavre et prononça le mot JAKIN ; le second prit le pouce du cadavre et prononça le mot BOZ, et le doigt lui resta dans la main. Le troisième Maître le prit par le poignet, et sentant qu'il se réparait du bras il dit simplement MAK BENAH... La chair quitte les os...

Etant ainsi convenu que ce dernier mot prononcé serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple décidé par Salomon, où il le fit inhumer dans un tombeau où s'élèverait plus tard le Saint des Saints. Il y fit incruster un médaillon en or portant un triangle où était gravé le Mot nouveau des Maîtres : MAK BENAH. C'est en souvenir de cela que les Maçons portent des gants blancs malgré leur chagrin, afin de proclamer qu'ils sont innocents de la mort du Maître Hiram. Frère Compagnon, vous venez de constater par ce récit qu'un Maçon doit préférer la mort plutôt que de trahir son serment de fidélité et de silence.

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Rite Moderne d'Ecosse

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

Souverain Collège de France et de Malte

Pro Libertatem Ad Veritatem

Fondé en 201 

Le Rite Moderne d’Ecosse est un rite créé pour adapter la Franc-Maçonnerie à la modernité et à l’évolution du monde dans lequel nous vivons. C’est un rite qui axe son développement sur 5 points qui sont :

  • La relation de l’individu par rapport à lui-même
  • La relation de l’individu par rapport aux autres
  • La relation de l’individu par rapport à son environnement et la nature
  • La relation de l’individu au sein de la société (et son pays)
  • La relation de l’individu par rapport à la spiritualité

La devise du rite est Pro Libertatem Ad Veritatem, ce qui signifie que la vérité s’acquiert grâce à la liberté.

Le premier rite celtique

Nous fondons notre approche initiatique sur un symbolisme européen en général et celtique en particulier. Notre rite est composé de 8 grades complets et également de grades transitoires. Le symbolisme celtique est présent dès le grade d’Apprenti et est présent tout au long du cheminement initiatique qui nous est spécifique.

Conformément à la Tradition Maçonnique, nous retrouvons la grande légende maçonnique de l’architecte du Temple de Salomon au grade de Maître Maçon ; c’est d’ailleurs ce qui permet à notre rite de s’inscrire dans l’orchestre des rites maçonniques. Dans cet orchestre, notre rite est l’équivalent d’un soliste qui maîtrise ses partitions.

contactez-nous

A quoi rêviez vous lorsque vous étiez enfants ? Telle pourrait être la question qui préside à toutes nos réflexions. Il s’agit de parcours initiatiques qui sont fondés sur ce qui nous a guidé pendant notre enfance et qui finalement continue de le faire… Nous avons rêvé d’être des Chevaliers, des Gentes Dames, des Celtes valeureux et intrépides, tout ce qui a participé de près ou de loin à la formation de notre culture contemporaine. Il s’agit pour nos membres de vivre le symbolisme que le rite met à leur disposition ; il ne s’agit pas de l’interpréter.

Le parcours commence en loge symbolique encore appelée loge bleue chez les Maçons. La Loge symbolique est rattachée à une obédience. Celle du Rite Moderne d’Ecosse est la Grande Loge Franco-Maltaise. Une des spécificités de notre rite est d’avoir un grade de Compagnon qui se donne en deux temps. Le premier temps concerne le Compagnon de Métier, le second le Compagnon de la Marque. Nous le pratiquons tel que c’est pratiqué dans certaines loges d’Ecosse.

Notre système de hauts-grades se pratique en « Clan ». Un clan est une structure de hauts grades locale qui a autorité sur tous les grades qui ne dépendent pas de la loge symbolique. Ainsi, y sont pratiqués les grades dits « Arthuriens » qui sont le Maître Ecossais ainsi que le Rose+Croix de la Tour. Ces grades permetttent à l’initié de revivre le chemin de Joseph d’Arimathie, la construction du château du Roi Pêcheur, la découverte du trésor de Joseph, la traversée de la forêt des vertus, la découverte de la Tour et la contemplation d’une île bien connue…

Les Rose+Croix de la Tour peuvent ensuite choisir quelle orientation ils souhaitent donner à leur démarche spirituelle ; soit s’engager en Chevalerie, dans le prolongement des Chevaliers de Dieu et du Temple de la Stricte Observance et dans celle du Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte en devenant des Chevaliers Libres (Eques a/ab…) ou bien dans une voie Druidique au sein de la Clairière du Clan qui regroupe tous ceux qui ont fait ce choix.

Nos grades sont ainsi les suivants :

En loge symbolique

  • Apprenti
  • Compagnon
  • Compagnon de la Marque, seconde partie du grade de Compagnon
  • Maître Maçon

En Clan

  • Maître Ecossais
  • Rose+Croix de la Tour

Le Frère ou la Soeur a ensuite le choix de continuer son chemin vers une voie chevaleresque ou une voie druidique. La voie druidique s’effectue au sein d’une Clairière rattachée au Clan.

  • Ecuyer (grade probatoire)
  • Marcassin (grade probatoire)
  • Chevalier Libre
  • Druide

Le Souverain Collège est la structure qui anime et gère l’ensemble du Rite. Les grades symbolique sont administrés par la Grande Loge Franco-Maltaise, obédience symbolique qui exerce sa juridiction exclusive sur ces grades.

Le Souverain Collège et la Grande Loge font partie de la même association, ceci à fins de simplification des candidatures.

 

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RAPMM 95

Publié le 17 Mai 2026 par T.D

RITUEL du 95ème Degré

SUBLIME PATRIARCHE

GRAND CONSERVATEUR de l’ ORDRE

Décoration :

Les Très Ilustres et Sublimes Frères se réunissent dans le Temple du 90ème Degré. Il est de couleur blanche et de forme ronde, il s’ appelle le SUPRÊME CONSISTOIRE.  Sur la paroi d’ Occident se trouve la représentation de l’ Univers, les globes terrestre et céleste. Sur la paroi d’ Orient, le Grand Nom éclaire la Salle. A la place du sceau secret du Rite sur le sol se trouve une table ronde recouverte d’ une nappe rouge. Sur la table se trouvent trois chandeliers, en triangle, garnis de bougies de cire blanche, une épée flamboyante, le Livre Sacré ouvert à la Sagesse et un Rameau de Myrte

Tous les Illustres et Sublimes Frères sont assis en cercle. Le siège le plus prêt de l’ Orient supposé est destiné au Grand Maître Général. Il n’ y a pas de gants, de maillet, d’ encens, d’ Officier

Communication

Le Grand Maître Général demande à un Grand Consécrateur de l’ Ordre de faire entrer le ( ou les ) Très Illustre à l’ extérieur du cercle.

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

llustre Frère, veuillez vous approcher

Nous devons au 95ème degré armer et former des Conservateurs, fermes, stables et solides en nos Traditions et enseignements pour notre Ordre et notre Rite, ainsi que dans nos coutumes et usages, exprimés en nos Rituels, Grandes Constitutions et Gouvernement de l’ Ordre.

Il ne s’ agit donc plus ici d’ une Initiation mais d’ une Communication correspondant à une entrée en fonctions dans notre Souverain Sanctuaire.

Très Illustres et Sublimes Frères Patriarches Grands Conservateurs de l’ Ordre composant ce Souverain Sanctuaire, je vous présente le Très Illustre Frère ici présent 

Nom et prénom – ayant reçu dans les formes le 30ème Degré le………, le 33ème Degré le……

Très Illustre Frère, vous remplissez parfaitement les conditions pour accéder au suprême et dernier Degré de notre Rite. Il vous suffit donc de prononcer le Serment du Grade, les mains dégantées, la main droite étendue sur le Livre Sacré, l’ Épée flamboyante et sur le Myrte. En voici le texte :

Debout, Très Illustres Frères !

serment

Moi……………, me situant en mon cœur et en mon âme en la Divine Présence du Suprême Architecte de tous les Mondes,la main droite étendue sur le Livre Sacré, Emblème de l’ Éternité, sur l’ Épée flamboyante, Emblème de l’ honneur et de la transmission, et sur le Myrte, Emblème de l’ Initiation,

Je promets et je jure fidélité totale au Céleste Empire du Souverain Sanctuaire , obéissance absolue à ses Traditions et ses Lois sacrées. Je renouvelle mes promesses antérieures de respecter et faire respecter, sans faiblesse ni indulgence déraisonnable, tous les Règlements Généraux et les Grandes Constitutions.

Je promets et je jure d’ employer tous les moyens, justes et légitimes, pour répandre ce Rite et propager avec zèle les Vérités que proclame notre Institution.

Je promets et je jure de conserver le secret le plus absolu sur ce qui me sera confié à ce haut Degré, acceptant par avance en châtiment de mon éventuel parjure, d’ être privé de la Lumière et de subir en conséquence la seconde Mort, perdu dans les ténèbres illimitées et sans fin.

Daigne le Suprême Architecte de tous les Mondes entendre ce vœu !

Daigne le Dieu Suprême prendre acte de cette promesse !

Et daignent les Puissances de la Lumière éternelle m’ aider à la tenir fidèlement !

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustre Frère, nous vous remercions de ce témoignage de fidélité à notre ordre. Veuillez vous agenouiller.

le Général prend l’ Épée flamboyante,

  la pointe au dessus de la tête du Récipiendaire

A la Gloire du Suprême Architecte de tous les Mondes, au Nom et sous les Auspices du Souverain Sanctuaire

En vertu des pouvoirs de la Grande Maîtrise Générale je vous crée par la Purification de la Lumière, et vous constitue par la Vérité, en nos Grands Temples Mystiques, par communication au 91ème Degré, Sublime Patriarche, Grand Défenseur du Rite, 92ème Degré, Sublime Catéchiste, 93ème Degré, Grand Inspecteur Régulateur  Général, 94ème Degré, Sublime Patriarche, Prince de Memphi

     et enfin prononce la formule d’ investiture

Je vous crée

 frappant l’ épaule droite à trois reprises

et constitue

 frappant l’ épaule gauche à trois reprises

 frappant le sommet de la tête à trois reprises

   il repose l’ Épée flamboyante

                                        silence

Grand Conservateur du Rite, veuillez vous relever.

silence

Insignes de votre nouvelle dignité.

 Il confère au nouveau Grand Conservateur de l’ Ordre

le Sautoir et le Bijou du Grade

Très Illustre Frère, voici les Mots, Signes et Attouchements des Patriarches Grands Conservateurs de l’ Ordre 

Signe : porter la main droite au front, puis regarder la Voûte Céleste en plaçant la main gauche sur le cœur.

Signification : La Puissance Suprême inspire en tous les cœurs le feu sacré de la Vérité absolue.

Attouchement : se placer mutuellement l’ index et le médius de la main droite sur les lèvres.

Signification : Soyez silencieux, que nul ne soupçonne que vous êtes un des Gardiens du Secret de l’ Ordre.

Mot de passe : ABRA «Patriarche pur de toute souillure» 

Réponse : AAR «Vérité utile aux Hommes»

Mot sacré : JAIR HAVOTH «Lumière éblouissante»

Age

Batterie : trois fois sept coups égaux

z z z z z z z       z z z z z z z       z z z z z z z

soit 21

Très Illustres et Sublimes Frères de ce Souverain Sanctuaire, Patriarches  Grands Conservateurs de l’ Ordre, afin de célébrer ce nouveau maillon de notre Chaîne de défense, veuillez vous associer à moi, par le Signe et la Batterie du Grade

ILLUSTRES et SUBLIMES FRERES GRANDS CONSERVATEURS

                         font le Signe et battent la Batterie

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustres et Souverains Frères ! Souvenons nous de notre serment de silence, de l’ engagement  que nous avons pris de défendre l’ Ordre par tous les moyens justes et légitimes et pour cela levons tous de nouveau le bras droit au-dessus des Symboles sacré en répétant :

Nous le jurons !

ILLUSTRES et SOUVERAINS FRERES GRANDS CONSERVATEURS

       tendent le bras droit vers les Symboles Sacrés et répètent

Nous le jurons !

GRAND MAÎTRE GÉNÉRAL :

Très Illustres et Sublimes Frères, la Cérémonie de Communication du 95ème Degré est terminée. Retirons nous donc en Paix et en Silence

Il est de tradition, dans les anciens textes, que chaque participant quitte sa place et vienne prendre sur un plateau un verre peu rempli de vin de Myrtidane pour le boire avec les nouveaux Très Illustres et Souverains Grands Conservateu

 

 

 

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