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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 12:41

cette étude sur les Esséniens a été puisée :

1. Dans le Dictionnaire de la Bible Vigouroux.

2. Dans l’aventure des Manuscrits de la Mer Morte (sous la direction de Hershel Shauks).

3. Et plusieurs documents recherchés sur Internet ( les noms seront indiqués au fur et à mesure).


I- QUI SONT LES ESSENIENS ?

L’Etymologie du mot « Essénien » en grec est incertaine c’est dans l’hébreu ou dans l’Araméen qu’il faut chercher l’origine de cette terminologie.

Les deux noms grecs qui ont été donnés à cette secte leur ont été d’après leur façon de vivre : Les Esséniens se livraient à de fréquentes ablutions et leur nom dérive du verbe« se baigner »

Ils méditaient sur les choses saintes, obéissaient en certain cas a la loi du silence : Ils étaient donc les « Silencieux ».
Ils étaient médecins, connaissant les propriétés des plantes, ils prétendaient guérir les défauts par leur ascèse : ils seraient ainsi les thérapeutes en araméen.
Ils se nommaient aussi les gardiens, les serviteurs de Dieu.

D’après Philon le nom d’Esséniens était donné à ces juifs, à cause de leur sainteté. Cette désignation de pieux convient très bien à ces petits groupements vivant d’une vie semblable à celle des moines fuyant le monde pour mener une existence plus sainte. Plusieurs descriptions de la secte nous sont parvenues par Philon, Flavius Josèphe et Pline (l’ancien).


1. HISTOIRE : Les renseignements sont très pauvres sur l’origine, le développement et la fin de l’essénisme. Cependant Josèphe écrit que les trois sectes des pharisiens des saducéens et des Esséniens existaient depuis longtemps. Il les mentionne explicitement pour la première fois à l’époque de Jonathas vers 150 Av. J.C. Il nomme un essénien, Judas au temps d’Aristobule 1er. Leur origine remonterait au milieu du 2ème siècle avant J.C. Ils se rattacheraient ainsi au parti des nassidiens, les pieux, qui s’était formé au temps d’Esdras, s’était révolté avec Judas Macchabée et était devenu le parti des pharisiens opposé à celui des Saducéens. Il se forma bientôt une scission parmi les pharisiens : une minorité plus ardente dans sa piété, opposée à la vie active, à la politique militante et aux discussions se sépara des pharisiens et conserva le nom des nassidéens d’où est venu par l’intermédiaire de l’araméen leur nom d’Esséniens. ( cf. Stapfer, la Palestine aux temps de J.C. P.433 et article Esséniens dans Lichtenberger, Encyclopédie des Sciences Religieuses P.552).


2. ORGANISATION :

  Recrutement : les Esséniens adoptaient des enfants des autres pendant qu’ils sont encore malléables, pour faire leur éducation et les former à leurs mœurs. Ils faut avoir atteint l’age d’homme pour être incorporé à la secte.

  Noviciat et Initiation : Avant d’être admis dans la communauté, les futurs membres, enfants élevés par la communauté, ou adultes, devaient se soumettre à un temps d’épreuves, à une sorte de Noviciat qui durait 3 années. S’il (le Novice) donne satisfaction, il sera incorporé mais non sans avoir pris par serment de sérieux engagements : il jure « d’honorer Dieu et de remplir ses devoirs envers les hommes de ne tuer personne de sa propre autorité, ni sous une impulsion étrangère, de haïr les méchants et de prêter assistance aux bons, d’être sincère envers chacun et surtout envers les magistrats, parce que personne ne peut exercer le pouvoir sans la volonté de Dieu ».

  Expulsion : Tous les engagements devaient être pris. Toute infraction devait être jugée par les tribunaux des Esséniens. Josèphe loue leur diligence et leur équité dans leurs jugements, rendus par un tribunal d’au moins 100 membres. Pour les choses graves l’expulsion de la communauté était prononcé et cette exclusion entraînait les plus souvent une mort misérable....

  Habitat et genre de vie : Pline localise les Esséniens uniquement dans le désert d’Engaddi, auprès de la Mer Morte. Ils habitaient aussi les villages, évitant les villes à cause de l’immortalité des habitants. Il semble bien qu’il n’exista pas de centres Esséniens en dehors de la Palestine ( Histoire Naturelle). Ils vivaient en communauté, non seulement pour le repas mais ils habitaient ensemble et mettaient leurs biens ensemble en commun ce qui établissait entre eux un lien très étroit. Les repas étaient pris en commun. Ils avaient une sorte de caractère religieux sacrificiel.
A la 5ème heure, au retour du travail, ils prennent des vêtements de lin et se purifient dans l’eau froide. Avant et après le repas ils louent Dieu qui donne la nourriture. Ils déposent alors leurs vêtements, considérés comme saints et retournent au travail jusqu’au soir. Leur principale occupation était l’agriculture. Ils se livraient à certaines industries, aux arts de la paix fabriquant tout ce qui était indispensable à la communauté. Mais le commerce était interdit, parce qu’il engendre la cupidité.


3. RELIGION ET CULTE :

  Gens pratiques : Les Esséniens s’intéressaient plus particulièrement à l’ascèse, recherchaient leur propre perfection : ils étaient plus moralistes que spéculatifs. Les Esséniens avaient une confiance pleine et entière en la Providence divine, une grande soumission a ses desseins. Cette idée de Dieu et de la Providence, le respect marqué pour le nom divin excluent chez les Esséniens un culte quelconque du soleil. Josèphe raconte qu’avant le lever du soleil, ils ne se livrent à aucune conversation profane mais qu’ils lui adressent d’antiques prières, priant ensemble pour qu’il se lève. Il s’agit bien non d’une prière au soleil mais d’une prière vers le soleil. C’est la représentation de la lumière divine qu’ils voyaient dans le soleil.

  Les Anges : Dans le serment d’initiation le novice jure « de garder secrets les noms des anges ». Il ne s’agit pas ici d’un culte des anges mais plutôt une spéculation sur leurs noms.

  Anthropologie : les 2 dogmes principaux des Esséniens, sont la Providence divine et l’immortalité de l’âme. Ils ont cette ferme conviction que les corps sont corruptibles et les âmes immortelles. Descendues de l’éther le plus subtil, elles sont attirées par une sorte d’attraction naturelle dans les corps où elles résident comme dans une prison. Lorsqu’elles sont délivrées de leurs liens charnels, elles s’élèvent avec joie, libérées d’une longue servitude vers les nauteurs. D’accord avec l’enseignement des grecs, les Esséniens affirment que par delà l’océan, les âmes pures jouissent d’une nouvelle existence, qu’elles habitent une région où l’on n’est incommodé ni par la pluie, ni par la neige, ni par la chaleur torride et que rafraîchit perpétuellement un doux Zéphir, venant de l’océan. Les âmes impures sont reléguées dans un gouffre ténébreux et agité par les intempéries rempli des lamentations de leur supplice sans fin. Ainsi cette doctrine exhorte à la pratique du bien et détourne du mal. Les bons deviennent meilleurs par l’espoir des biens futurs, les méchants sont entravés dans l’accomplissement du mal par la crainte des tourments éternels qu’ils subiront après la mort. Telle est la philosophie essénienne sur la divinité de l’âme. La corruption des corps, citée dans le passage ci-dessus ne doit pas être entendue comme une négation de la part des Esséniens de la résurrection : pendant la guerre contre les Romains, rapporte Josèphe, les Esséniens supportaient courageusement tous les tourments et rendaient l’âme avec joie comme devant la recouvrer.

  Sacrifice et Sacerdoce : Ils envoyaient leur offrande au temple mais ne prenaient pas part aux sacrifices. Yahweh, disait les prophètes était rassasié des holocaustes, il prenait plaisir à la piété et non aux sacrifices, à la connaissance de Dieu plus qu’aux holocaustes. (Osée, V1,6 ). C’est la sainteté de la vie qui comptait pour les Esséniens. Ils faisaient à part leurs sacrifices non des sacrifices sanglants, mais c’est que leur genre de vie, leurs efforts pour acquérir la sainteté auraient tenu lieu de sacrifice ou encore que leurs repas auraient constitué de véritables sacrifices : Ce sont des prêtres qui préparent avec le produit des champs la nourriture. Le seul acte de culte mentionne est la réunion dans les synagogues, consacrée au moins en parties sinon en totalité à la lecture et à l’explication des Livres Saints ( Philon « Quodomnis »).


4. MORALES ET OBSERVANCE :

  Le législateur et les Livres Saints : Immédiatement après Dieu, le nom du législateur est chez eux l’objet d’un grand respect. En plus des livres Saints du Judaïsme, ils avaient d’autres livres particuliers. Utilisant « Les Livres Sacrés, diverses purification et les paroles des prophètes ( La légende de Pythagore p. 280) ils affirment pouvoir connaître l’avenir, il est rare que leurs prédictions ne s’accomplissent pas ».

  La Vie morale : C’étaient des gens pratiques et n’étaient pas des spéculatifs, ils plaçaient la morale en premier lieu. « Ils laissent de côté la logique comme n’étant pas nécessaire à l’acquisition de la vérité, ils abandonnent la physique, qui est au-dessus de la nature humaine aux météorologistes : ils ne s’en occupent qu’autant qu’elle traite de l’existence de Dieu et de l’origine de tous les êtres, mais ils donnent tous leurs soins à la morale, prenant pour guide les lois des ancêtres que l’intelligence humaine eût été incapable d’inventer, si elle n’avait été inspirée par Dieu » (Philon « Quodomnis p.457 »). Josèphe les décrit comme étant les meilleurs des hommes, au point de vue moral. Philon trace un magnifique tableau de leur vie morale : Ils se laissent guider par les règles de la piété, de la sainteté, de la justice, du droit privé et du droit social, de ce qui est vraiment bien, mal ou indifférent, pour accomplir ce qu’il faut et éviter ce qui ne convient pas. Ils se soumettent à ces trois règles et canons : l’amour de Dieu, l’amour de la vertu et l’amour des hommes.

De leur amour de Dieu, ils donnent un grand nombre de preuves : la sainteté parfaite et continue de toute leur vie, le rejet de tout serment, la fuite du mensonge, la conviction que tout bien vient de Dieu et qu’il n’est l’auteur d’aucun mal. Leur amour de la vertu se manifeste par le mépris des richesses, de la gloire et du plaisir, ainsi que la pratique de la tempérance, de la tolérance, de la frugalité, de la simplicité, de la modestie, par le respect de la légalité, par la constance de leur vie et par d’autres qualités semblables. Enfin leur amour pour les hommes se traduit par la charité, la bienveillance, l’impartialité, la communauté de tous les biens.

  Le Mariage : Les Esséniens rejetaient le mariage. Le fait est attesté par Josèphe ( Ant. Jud XVII) par Philon, dans Eusèbe ( Praep. Envang VIII,11) et par Pline ( Hist. Net v,17). Ils considèrent le plaisir comme un mal. Philon montre dans les défauts de la femme un obstacle à la vie commune pratiquée par les Esséniens : « La femme étant égoïste et d’une jalousie sans limites, il est à craindre qu’elle transforme les habitudes du mari et qu’elle le tienne sous son pouvoir par l’attrait continu de ses charmes. L’auteur des Philosophumena donne une raison identique : les Esséniens ne condamnent pas le mariage, mais refusent de prendre femme, quand bien même elle consentirait à suivre leur genre de vie parce qu’ils ne peuvent en aucune façon avoir confiance en elle.


5. LA FIN DE L’ESSENISME :

La fin de la secte est aussi obscure que ses débuts, elle existe encore à la fin du 1er siècle après J.C. Cependant les troubles de la Palestine, à partir de l’an 70 ont dû lui êtres funestes. Leur déclin a dû commencer avec la guerre des romains contre les Juifs.

Ils ont été influencés par la philosophie grecque et le Pythagorisme. On peut donc conclure que « l’essénisme est une branche séparée du tronc judaïque, greffée sur un tronc greco-pythagoricien.


6. ESSENISME ET CHRISTIANISME :

On a remarqué que le christ, qui dans ses discours, attaque fréquemment les pharisiens et les Sadducéens, ne dit pas un mot contre les Esséniens qu’il n’a pas pu ne pas connaître. Et comme il y a certaines analogies entre l’Essénisme et le Christianisme, on a expliqué ce silence en faisant de Jésus un essénien et aussi St. Jean Baptiste c’est à tort. Mais nous allons prouver par ce qui suit certaines analogies de détail entre l’enseignement du Christ, son œuvre et ce que nous savons de l’essénienne. Mais il y a entre eux une différence fondamentale, qui apparaît dans le simple examen des points de rapprochement. Il nous suffira de noter ici les principaux :

  Le novice essénien commençait sa deuxième année de probation par un baptême pour être incorporé parmi ses disciples. Mais le premier ne produit qu’une purification extérieure tandis que le second, a par lui-même une efficacité dans l’économie du Salut.

  La virginité est recommandée dans St Matthieu. Le mariage est condamne par les Esséniens. La première est un état de perfection auquel on est invité, mais qui n’est nullement obligatoire. On peut encore remarquer que le Christ condamne les richesses ; il recommande la soumission aux autorités constituées, il condamne l’usage des armes, les sacrifices au Temple de Jérusalem. On peut certes, rapprocher ces traits de la vie de Jésus des observances esséniennes. Les grandes lignes de la morale sont partout. Les Esséniens n’ont en somme pratiqué que la morale naturelle. J.C. devait donc se rencontrer avec eux sur ce terrain. Mais on ne trouve chez eux ni la même élévation, ni la même pureté que dans l’Evangile, où la morale s’élève à un incomparable degré de perfection. Un souffle nouveau le pénètre, esprit surnaturel et divin, qui est absent de la morale essénienne. On ne rencontre pas dans les préceptes imposés par Jésus, ces prescriptions puériles sur l’observance du Sabbat, sur les purifications extérieures, que Jésus condamne chez les pharisiens, dépassés sur ce point par les Esséniens. Il insiste au contraire, sur la pureté intérieure, dont il n’est pas questions dans la secte Juive. Il est donc vain de chercher dans l’Evangile une influence essénienne.

Même les premières communautés chrétiennes n’ont pas subi d’influences esséniennes. La communauté des biens chez les premiers chrétiens était volontaire, elle était obligatoire chez les Esséniens. Si les repas étaient pris en commun, c’était, chez les disciples du Christ, pour un motif de charité, et non par crainte de contracter une souillure. Les institutions chrétiennes qui sont la mise en pratique de l’enseignement du Christ trouvent en elle-même leur raison d’être.

Conclusion du Dictionnaire de la Bible sur les Esséniens :

D’abord les Esséniens sont-ils passés au Christianisme ? Il est difficile de le dire. La pureté de leur vie, leurs efforts pour atteindre un idéal élevé pouvaient les disposer à regarder avec bienveillance la nouvelle doctrine, prêchée par le prophète de Nazareth, mais leur légalisme étroit et leur pharisaïsme outrancier, leur vie renfermée et leur refus de tout contact avec ce qui n’était pas essénien devaient les en écarter. En tous cas, s’il en est qui devinrent chrétiens, ils durent par le fait même, renoncer à toutes les observances caractéristiques de leur secte et ils furent si peu nombreux qu’ils ne purent exercer aucune action sur le Christianisme.


II- L’AVENTURE DES MANUSCRITS DE LA MER MORTE


Un chapitre intéressant de ce livre avance des arguments solides sur les vrais dépositaires des manuscrits de la Mer Morte.

James. C. Vanderkam l’auteur de ce chapitre fonde ses arguments sur l’étude attentive des sources grecques de l’Antiquité concernant les Esséniens et sur leur comparaison, d’une part avec les témoignages archéologiques provenant de Quomram, mais aussi les croyances reflétées dans les manuscrits de la Mer Morte. Il compare d’autre part, ces croyances avec celles des Pharisiens et des Sadducéens. Il en conclut que les croyances reflétées dans les manuscrits sont bien plus proches des Esséniens que tout autre groupe juif de cette époque.

A côté des onze grottes situées sur le rivage nord-ouest de la Mer Morte où furent découverts les fameux manuscrits de la Mer Morte, on aperçoit les vestiges d’anciens bâtiments dominant le Wadi Qoumrân. Ce furent certainement les habitants de ce lieu qui placèrent les rouleaux dans ces grottes. Mais qui étaient les gens qui vécurent là et rassemblèrent ces manuscrits. Ce sont les Esséniens : Une Secte Juive.

Les Esséniens sont mentionnés moins souvent que les Pharisiens et les Sadducéens ; cependant, ils ont peut-être marqué aujourd’hui un point sur leurs rivaux mieux connus, puisque selon la majorité des chercheurs, les auteurs et les copistes des manuscrits de la Mer Morte étaient Esséniens.

La communauté détentrice des manuscrits de la Mer Morte a été identifiée comme essénienne à partir de 2 sortes de critères :

1. Le témoignage du géographe romain Pline l’Ancien.

2. La contenu même des rouleaux, compare aux descriptions de croyances et pratiques esséniennes rapportées par Josèphe et d’autres auteurs.

Pour les études bibliques, les manuscrits de la mer Morte représentent sans conteste l’une des plus importantes découvertes, si non la plus importante qui aient jamais été faites en Terre Sainte.

Les principaux rouleaux sont :

1. L’Ecrit de Damas - Le Rouleau de la guerre, le rouleau du Temple ( le plus long rouleau de la mer Morte 8 m 75 de long).

2. Le grand Rouleau D’Isaïe contenant le texte intégral du livre d’Isaïe

Qu’était ce texte : Le Rouleau du Temple (selon Yigael Yadin, le grand archéologique d’Israël)

Le Rouleau du Temple était la Torah des Esséniens ( Nous constaterons que les avis des archéologues sont partagés, Yadin a obtenu ce rouleau en 1967 ( après la guerre des 6 jours).

  Ce Rouleau contient ni plus ni moins la torah ou loi fondamentale des Esséniens qui vécurent à Qoumrân. C’était pour eux un livre saint, une partie du canon de ce que nous appelons la Bible, la Torah du Seigneur. Probablement ce Rouleau fut composé par le fondateur de la Secte. Le Rouleau contient de longs passages du pentateuque.

Ce rouleau était considéré par les Esséniens comme un texte biblique, canonique. Probablement le Rouleau du Temple contient-il même des passages de certains livres perdus mentionnés dans la Bible.

Le Rouleau contient aussi des descriptions détaillées pour la construction du temple. Presque la moitié du manuscrit est consacrée aux plans du Temple.

Aussi une autre section importante du Rouleau du Temple presque 4 colonnes est consacré aux « Statuts du Roi ».Cette section pourrait-elle aussi correspondre à un livre, par ailleurs inconnu, mentionné dans la Bible.

Décrire en détail tout le contenu du Rouleau du Temple serait impossible, nous allons en brosser un résumé : D’abord c’est un livre de la Loi pour la communauté, ensuite il contient des passages détaillés concernant le temple ( son plan, son mobilier, ses sacrifices....).

Enfin d’autres longues sections décrivent diverses fêtes ou jours saints. Aussi contient-il certaines caractéristiques : l’emploi fréquent de la première personne lorsque Dieu parle, le Tétragramme en caractères araméens carrés comme dans d’autres manuscrits bibliques de la mer Morte. A la différence de la Bible, le rouleau est structuré suivant les thèmes principaux. C’est une découverte qui engendra des ondes de choc parmi les savants. Ce fut comme si un puissant télescope équipé d’un zoom franchissant une barrière de 2 millénaires, amenait soudain le monde Judaïque de la fin de la période du second temple sous notre regard. Avant de terminer son chapitre, Yadin essaye d’éclaircir certains points sur l’influence des Esséniens sur le Christianisme primitif.

Il y avait une affinité entre les doctrines sectaires reflétées dans les manuscrits de la mer Morte et dans le Christianisme primitif. Par contre Yadin souligne certains points qui montrent que Jésus était anti-Essénien :

1. Il réagissait contre la rigoureux insistance sur la pureté rituelle observée certes par les pharisiens, mais encore plus par les Esséniens.

2. Le Sermon sur la Montagne, pourrait bien contenir une allusion anti-essénienne : « Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi. En bien, moi je vous dis : Aimez vos ennemis, priez pour vos ennemis ». Dans le Manuel de Discipline, les nouveaux membres de la secte prononcent le serment d’allégeance d’aimer les Fils de Lumière (c’est-à-dire les membres de la communauté essénienne) et de haïr à jamais les Fils des Ténèbres.

Par contre, il y a certains points communs avec les Esséniens et Jean-Baptiste. ( d’après Yadin) :

  Il était actif comme eux, il observait la chasteté comme les adeptes de Qoumrân.

  De plus, le baptême qu’il prêchait et d’où lui vint son surnom, était également pratiqué par les Esséniens. Mais les ressemblances le plus souvent remarquées entre la doctrine chrétienne et l’essénienne ne provenaient pas de Jean-Baptiste et certainement pas de Jésus.

Selon la perspective de l’auteur, les ressemblances frappantes entre le Christianisme primitif et les doctrines des Esséniens pénètrent dans le Christianisme après la vie de Jésus, par l’intermédiaire de Paul.

Les premiers Chrétiens furent en contact avec les Esséniens qui les influencèrent à une époque tardive de l’histoire essénienne ( premier siècle après Jésus Christ). Ils rencontrèrent des Esséniens qui suivaient leur propre calendrier et désavouaient le Temple de Jérusalem ainsi que ses lois. Cette paraphrase des « Proverbes » 15,8 dans un document essénien a pu attirer les milieux du Christianisme paulinien. « Le sacrifice des impies est une abomination, mais la prière des justes est une oblation délectable ».

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 12:15

Très Excellent Maître (Rite York)


Mes Frères veuillez former la chaîne, votre bras droit au-dessus du gauche. Agenouillez-vous sur le genou droit. Prions !

Les Frères répètent ensemble le "Notre Père".

"Notre Père qui est aux cieux, que Ton nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel, Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour et Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumet pas à la tentation, mais Délivre-nous du mal, car à Toi seul appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. Amen."

 

Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte(GLTSO)


Grand PRIEUR : …Embrase son cœur du feu divin de Ton Amour, afin qu'il se rende utile à la famille humaine, et qu'il mette ainsi en pratique les leçons qui nous ont été enseignées par notre Souverain Maître Jésus Christ, avec lequel nous Te disons :

« Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié que Ton Règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la Terre comme au Ciel ; pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé
ne nous laisse pas tomber en tentation, mais délivre-nous du mal, Ainsi soit-il ! »


Chevalier du Temple (Grand Prieuré des Ordres Religieux, Militaires et Maçonniques Unis du Temple et de Saint Jean de Jérusalem, Palestine, Rhodes et Malte pour la  France.)


Le Notre Père est alors récité à l'unisson.

« Notre Père Qui es aux Cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux. Donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du malin, car à Toi seul appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. A -MEN . »

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:16

Roi de Salem, et prêtre du Très-Haut. L'Ecriture ne nous parle ni de son père, ni de sa généalogie (Heb 7 :1-3), ni de sa naissance, ni de sa mort; et en ce sens il était, comme dit saint Paul, la figure de Jésus-Christ, qui est le prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech, et non pas selon l'ordre d'Aaron, dont l'origine, la vie et la mort sont connues. Lorsque Abraham revint de la poursuite des quatre rois ligués qui avaient vaincu les rois de Sodome et de Gomorrhe, et qui avaient emmené Loth, neveu d'Abraham (Ge 14 :17-19), Melchisédech vint au-devant d'Abraham jusque dans la vallée de Save, qui fut depuis nommée la vallée du Roi, lui présenta des rafraîchissements de pain et de vin, ou même il offrit le pain et le vin en sacrifice au Seigneur; car il était prêtre du Très-Haut; et il bénit Abraham, en disant : Béni soit Abraham par le Dieu très-haut qui a créé le ciel et la terre; et que le Dieu Très-haut soit béni, qui a livré vos ennemis entre vos mains. Abraham, voulant reconnaître en lui le qualité de prêtre du Seigneur, lui offrit la dîme de tout ce qu'il avait pris sur l'ennemi. Depuis ce temps, il n'est plus parlé, dans l'Ecriture, de la personne de Melchisédech. Seulement le Psalmiste (Ps 109 :4), parlant du Messie, dit qu'il est prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech.

 

Saint Paul, dans l'Epitre aux Hébreux (Heb 5 :6,10). développe le mystère qui est caché dans ce qui est dit de Melchisédech dans l'ancien Testament. Premièrement il relève la prêtrise de Jésus-Christ, qui est prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech, et qui en cette qualité, pendant sa vie mortelle et souffrante, offrit avec un grand cri, et avec larmes, ses prières et ses supplications à celui qui le pouvait tirer de la mort; et il a été exaucé, à cause de son humble respect pour son Père. Il dit de plus (Heb 6 :20) que notre Sauveur est entré pour nous dans l'intérieur du sanctuaire, c'est-à-dire du ciel, ayant été établi Pontife éternel selon l'ordre de Melchisédech. Car, ajoute-t-il (Heb 7 :1-3), ce Melchisédech, roi de Salem, et prêtre du Dieu très-haut, qui vint au-devant d'Abraham lorsqu'il retournait de la défaite des rois, et qui le bénit, et à qui Abraham donna la dîme de tout ce qu'il avait pris, qui s'appelle, selon l'interprétation de son nom, premièrement roi de justice (c'est ce que veut dire Melchisédech), et ensuite roi de Salem, c'est-à-dire roi de paix; qui est sans père, sans mère, sans généalogie, qui n'a ni commencement, ni fin de sa vie, étant ainsi l'image du Fils de Dieu qui demeure prêtre pour toujours. Considérez donc combien il est grand, puisque Abraham même lui donne la dîme de ce qu'il avait de meilleur.... Or il est sans doute que celui qui reçoit la bénédiction est inférieur à celui qui la lui donne; et en effet, dans la loi, ceux qui reçoivent la dîme sont des hommes mortels, au lieu que celui qui la reçoit ici n'est représenté que comme vivant; et de plus Lévi, qui reçoit la dîme des autres, l'a payée lui même, pour ainsi dire, en la personne d'Abraham, puisqu'il était encore dans la personne d'Abraham son aïeul, lorsque Melchisédech vint au-devant de ce patriarche.

 

On a formé sur le sujet de Melchisédech une infinité de doutes et de difficultés. Saint Jérôme a cru que Salem, dont Melchisédech était roi, n'était pas Jérusalem; mais la ville de Salem, près de Scythopolis, où l'on montrait encore les ruines du château de ce prince. La grandeur et la quantité de ces ruines donnaient à juger de la magnificence de cet ancien bâtiment. Il croit que c'est à cette ville de Salem qu'arriva Jacob, après le passage du Jourdain, à son retour de la Mésopotamie. (Ge XXXIII, 17), où la Vulgate porte que Jacob vint sain et sauf à Sichem, l'Hébreu lit qu'il vint à Salem, près de Sichem. Quelques-uns croient que Salem, où régnait Melchisédech, est la même que Salim, dont il est parlé dans l'Evangile de saint Jean, chap. 23.

 

Dès le temps de saint Epiphane, on avait forgé des noms au père et à la mère de Melchisédech. On donnait à son père le nom d'Héraclas ou d'Héracles, et à sa mère celui d'Astaroth ou d'Astarie. La Chaîne Arabique, sur le chapitre IX de la Genèse, le fait venir de Sem par son père , et deJapheth par sa mère. Héraclas ou Héraclim, père de Melchisédech, était, dit-on, fils ou petit-fils de Phaleg, et fils d'Héber ; et sa mère, nommée Salathiel, était fille de Gomer, fils de Japheth. Joseph, fils de Gorion, historien hébreu, qui écrivait vers le onzième siècle, prétend que Melchisédech s'appelait autrement Joram ; que l'étoile qui présidait à sa naissance, portait le nom de Sédech (c'est la planète de Jupiter); que la ville où il régnait, se nomma d'abord Jébus, puis Sédech, et enfin Salem ou Jérusalem. — [Voyez JOSEPH, fils de Gorion.]

 

Michel Glycas, Georges Cédrène et Simon Logothète font venir Melchisédech d'une race égyptienne. Ils disent que son père s'appelait Sidon ou Sida, fondateur de la ville de Sidon, capitale de Phénicie. Pour Melchisédech, il fonda Salem sur le mont Sion, y régna treize ans, et mourut sans laisser d'enfants. Suidas dit qu'il y régna cent treize ans, et mourut sans avoir été marié; qu'il était de la race maudite de Chanaan; d'où vient que l'Ecriture ne parle point de sa généalogie. Un autre auteur grec, qui a emprunté le nom de saint Athanase, dit que Melchisédech était fils d'un roi idolâtre nommé Melchi, et d'une reine nommée Salem. Melchi ayant résolu d'offrir un sacrifice à ses dieux, envoya son fils Melchisédech lui chercher sept veaux pour les immoler. Le jeune prince en y allant, fut éclairé de Dieu, et revint sur ses pas remontrer à son père la vanité des idoles. Melchi en colère, le renvoya chercher des victimes. Pendant son absence, le roi immola à ses dieux son propre fils, frère aîné de Melchisédech, avec un très-grand nombre d'autres enfants. Melchisédech étant de retour, et ayant horreur de ce carnage, se retira sur le mont Thabor, où il vécut pendant sept ans, sans habits, et sans autre nourriture que quelques fruits sauvages, et n'ayant pour toute boisson que la rosée qu'il léchait sur l'herbe.

 

Au bout de sept ans, Dieu apparut à Abraham, et lui dit d'aller sur le Thabor, et qu'il y trouverait Melchisédech. Il lui dit de le revêtir, et de lui demander sa bénédiction. Abraham obéit. Il trouva Melchisédech ; et lui ayant demandé sa bénédiction, Melchisédech l'oignit d'huile, le bénit, et lui changea le nom d'Abram en celui d'Abraham. Ils descendirent ensemble de la montagne, et Abraham s'en retourna chez lui. Quelque temps après, comme il revenait de la poursuite de Codorlahomor et de ses alliés, Melchisédech vint au-devant de lui, et lui présenta une coupe de vin, après y avoir jeté secrètement un morceau de pain, pour signifier la sainte oblation qui se fait sur nos autels. Nous ne donnons tout cela que pour un roman très-mal assorti, et ne nous arrêtons pas à le réfuter.

 

L'auteur des Questions sur l'Ancien et le Nouveau Testament, imprimé parmi les œuvres de saint Augustin avait écrit que Melchisédech n'était pas un homme, mais le Saint-Esprit qui avait apparu à Abraham sous une forme humaine. Evangélus ou Evangélius envoya cet écrit à saint Jérôme, le priant de lui en dire sa pensée. Saint Jérôme ayant examiné les anciens docteurs de l'Église, trouva qu'Origène et Didyme croyaient que Melchisédech était un ange; mais que saint Hippolyte, saint Irénée, Eusèbe de Césarée, Eusèbe d'Emèse, Apollinaire et Eustathe d'Antioche s'accordaient à dire, quoiqu'en termes divers, et par des raisonnements différents, que ce prince était Chananéen de naissance, et roi de Salem, autrement Jébus ou Jérusalem. Ce saint docteur montre que Melchisédech était une figure très-expresse de Jésus-Christ, comme roi de Salem ou roi de paix, prêtre et roi tont ensemble, prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech ; et que quand il est dit, dans saint Paul, qu'il était sans père, sans mère et sans généalogie, cela ne veut pas dire qu'il  soit descendu du ciel, ni qu'il ait été formé immédiatement des mains de Dieu, mais simplement qu'il est introduit dans l'histoire d'Abraham, sans qu'on nous dise qui il était, ni d'où il était, ni en quel temps il est né, ou en quel temps il est mort.

 

Théodore le Changeur, disciple de Théodore le Corroyeur, forma, au commencement du troisième siècle, une hérésie nominée des Melchisédéciens. Ces hérétiques disaient que Melchisédech n'était pas un homme, mais une vertu céleste, supérieure à Jésus-Christ même, puisque Melchisédech était l'intercesseur et le médiateur des anges, au lieu que Jésus-Christ l'était seulement des hommes ; que Jésus-Christ n'était que la copie de Melchisédech, et que son sacerdoce n'était formé que sur le modèle de celui de Melchisédech, selon cette parole du Psaume : Vous étes prêtre éternel selon l'ordre de Melchisédech. Ils prenaient à la lettre ce que dit saint Paul, que Melchisédech n'avait ni père, ni mère, ni généalogie. Ces hérétiques, pour autoriser leurs erreurs, se servaient de certains livres qu'ils avaient composés eux-mêmes, et qu'ils attribuaient à des personnes dont l'Ecriture ne parle point. Cette hérésie fut renouvelée en Egypte par un nommé Hiérax, qui soutenait que Melchisédech était le Saint-Esprit. Cédrène et Zonare parlent d'une autre sorte de Melchisédéciens, nommés autrement Atingani, comme n'osant toucher les autres de peur de se souiller. Ils demeuraient principalement dans la Phrygie, ne recevant pas la circoncision et n’observant pas le sabbat. Ils ne présentaient rien à personne avec la main, et ne recevaient rien de personne ; mais ils le mettaient à terre pour vous l'offrir, ou le prenaient à terre, lorsque vous leur offriez quelque chose. Ils avaient pour Melchisédech une profonde vénération mais on ne sait sur quoi elle pouvait être fondée.

 

Les Juifs, au rapport de saint Jérôme, et les Samaritains, au rapport de saint Epiphane, soutenaient que Melchisédech était le même que le patriarche Sem, fils de Noé : opinion qui a été suivie par un grand nombre de modernes. Jurieu a prétendu prouver que Melchisédech était le même que Cham. Un auteur français, dont parle le P. Salien, a voulu que ce soit Hénoch. Un autre, réfuté par le P. Pétau, disait que les mages qui étaient venus adorer Jésus-Christ à Bethléem étaient Enoch, Melchisédech et Elie. Quelques auteurs Juifs ont inféré que Melchisédech était bâtard, de ce que l'Ecriture ne parle ni de sa race, ni de ses parents. Damiens, hérétique du nombre des Melchisédéciens, soutenait que Melchisédech était le fils de Dieu, qui apparut à Abraham, et que ce saint patriarche l'adora et le reconnut pour le Messie. Pierre Cunaeus a renouvelé ce sentiment, et l'a soutenu avec beaucoup de force. Pierre Du Moulin l'avait aussi appuyé : et encore, en, 1689, un nommé Jacques Gaillard en entreprit la défense. On peut voir la Dissertation que nous avons composée exprès sur Melchisédech, et qui est imprimée dans le second tome des Epîtres de saint Paul, à la tête de l'Epître aux hébreux ; et la Dissertalion de Christophe Schlegel, imprimée à la fin du Commentaire de Louis Tena, sur l’Epître aux Hébreux.

http://456-bible.123-bible.com/

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Published by Thomas Dalet - dans Spiritualité
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 18:32

Rituel du grade de Chevalier d'Orient et d'Occident (extrait)

Moi, Jean, votre frère, votre compagnon d'affliction, de règne et de résistance en Jésus, j'ai été dans l'île de Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus,

J'ai été en esprit au jour seigneurial et j'ai entendu derrière moi une grande voix comme de trompette qui disait : Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises, Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie, Laodicée.

Je me retournai pour voir cette voix qui me parlait et, retourné, j'ai vu sept lampes d'or et au milieu des lampes une sorte de fils d'homme, revêtu jusqu'aux pieds, ceint à hauteur de poitrine d’une ceinture d'or, sa tête et ses cheveux blancs comme une laine blanche comme neige, ses yeux comme une flamme de feu, ses pieds pareils à du bronze-de-Liban comme en fournaise ardente, sa voix comme la voix des grosses eaux, avec sept étoiles dans sa main droite et une épée aiguë à deux tranchants sortant de sa bouche, et son visage comme brille le soleil dans sa force.

Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui va être après, le mystère des sept étoiles que tu a vues dans ma droite et les sept lampes d’or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises et les sept lampes sont les sept Eglises.

« Ecris à l’ange de l'Eglise d’Ephèse :

Je sais tes œuvres, ton travail et ta résistance, et que tu ne peux supporter  les mauvais. Le vainqueur je lui donnerai à manger de l’arbre de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises : »

«“Ecris à l’ange de l'Eglise de Smyrne :

Je sais ton affliction et ta pauvreté, mais tu es riche. Ne crains pas ce que tu vas subir. Sois fidèle jusqu’a la mort et je te donnerai la couronne de vie.
Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame :

Je sais où tu habites ; Tu tiens à mon nom.
Le vainqueur, je lui donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc avec,  écrit sur le caillou, un nom nouveau que personne ne sait sauf celui qui le reçoit. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire :

Je sais tes oeuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta résistance et tes dernières oeuvres plus nombreuses que les premières.
Et le vainqueur, celui qui garde mes oeuvres jusqu’à la fin, je lui donnerai pouvoir sur les nations. Il les fera paître avec une trique de fer comme on brise des vases de poterie. Et je lui donnerai l'étoile du matin.

Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l'Eglise de Sardes :

Je sais tes œuvres et que tu vis mais tu es mort. Réveille-toi, raffermis ce reste qui allait mourir, car je n'ai pas trouvé tes oeuvres remplies.

Souviens-toi donc de ce que tu as reçu et  entendu, garde-le, convertis-toi.
Le vainqueur sera vêtu aussi de tements blancs, et jamais je n’effacerai son nom du livre de vie. Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à  l'Eglise de Philadelphie :

Je sais tes oeuvres. Voici,j'ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut  fermer,  parce que tu as peu de force et que tu as gardé ma parole et n'as pas renié mon nom Le vainqueur, j'en ferai une colonne dans le sanctuaire et j'écrirai sur lui le nom de la nouvelle Jérusalem.Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

« Ecris à l’ange de l'Eglise de Laodicée :

Je sais tes œuvres et que tu n’es ni froid ni chaud. Si seulement tu étais froid ou chaud ! Parce qu’ainsi tu es tiède et ni froid ni chaud, je vais te vomir de ma bouche. Parce que tu dis : Je suis riche, je me suis enrichi, je n’ai besoin de rien, et que je ne sais pas que tu es malheureux et pitoyable, pauvre, aveugle et nu. Moi, ceux que j’aime, je Ies prouve coupables et je les forme. Aie donc du zèle, convertis-toi.Le vainqueur, je lui donnerai de s’asseoir avec moi  sur mon trône.Qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Jean-Baptiste disait à ceux qu'il baptisait : 

" Je vous ai baptisé d'eau.Un autre viendra plus tard qui vous baptisera d'Esprit et de Feu.Il tiendra en main une pelle à vanner pour séparer le grain de la paille. Il amassera le grain dans son grenier, mais brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint jamais".

Moi, Jean, votre Frère, j’eus encore une autre vision.

Aussitôt j’ai été en esprit et voici, un trône était dans le ciel et quelqu’un assis sur le trône avec autour du trône un arc-en-ciel pareil à une vision d’émeraude.

Et autour du trône vingt-quatre Anciens assis, vêtus de vêtements blancs avec sur leurs têtes des couronnes d'or.

Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Il y a devant Ie trône sept torches de feu ardent qui sont Ies sept Esprits de Dieu.

Et devant Ie trône il y avait comme une mer vitrifiée pareille à du cristal.

Et autour du trône, quatre animaux pleins d'yeux par-devant et par-derrière : le premier animal pareil à un lion, Ie deuxième pareil à un taurillon, Ie troisième avec une sorte de face d'homme et le quatrième pareil à un aigle qui vole.

Et j'ai vu dans la droite de celui qui est sur le trône un Iivre scellé de sept Sceaux.

Et j'ai vu, au milieu du trône et des quatre animaux et au milieu des anciens, un agneau debout comme égorgé.

Brisez le premier Sceau,

Et j’ai vu quand l’agneau a ouvert un des sept Sceaux.

Et j’ai entendu un des quatre animaux dire comme d'une voix de tonnerre : Viens !

Et j'ai vu, et voici un cheval blanc et celui qui était dessus avait un arc.

On lui a donné une couronne et il est sorti vainqueur et pour vaincre.

Brisez le deuxième Sceau,

Quand il a ouvert le deuxième Sceau, j'ai entendu le deuxième animal dire : Viens !

Un autre cheval est sorti, rouge. Celui qui était dessus, on lui a donné d’ôter la paix de la terre, que Ies gens s'entr’égorgent, et on lui a donné un grand sabre.

Brisez le troisième Sceau,

Quand il a ouvert le troisième Sceau, j'ai entendu le troisième animal dire : Viens ! Et j'ai vu, et voici un cheval noir et celui qui était dessus avait une balance à la main.

Et j'ai entendu comme une voix au milieu des quatre animaux crier : Un denier la mesure de blé ! un denier les trois mesures d'orge ! et l'huile et le vin, ne Ies gâche pas !

Brisez le quatrième Sceau,

Quand il a ouvert le quatrième Sceau, j’ai entendu la voix du quatrième animal dire : Viens !

Et j'ai vu, et voici un cheval vert et celui qui était dessus s'appelait La Peste. Et l’Hadès Ie suivait.

On leur a donné pouvoir sur le quart de la terre pour tuer par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes de la terre.

Brisez le cinquième Sceau,

Quand il a ouvert le cinquième Sceau, j’ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été égorgés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils portaient. Ils ont crié à grande voix : Jusqu’à quand, maître saint et véritable, ne juges-tu pas et ne venges-tu pas notre sang sur les habitants de la terre ?

On leur a donné à chacun un habit blanc et on leur a dit de se reposer encore un peu tant que ne seront pas au complet leurs compagnons d'esclavage, leurs frères qui vont être tués comme eux.

Brisez le Sixième Sceau,

Et je vis quand il ouvrit le sixième Sceau, et il y eut une grande secousse, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, les étoiles du ciel sont tombées sur la terre comme un figuier, secoué de grand vent, jette ses figues vertes, le ciel se retira comme un livre qu’on roule et toutes montagnes et îles furent bougées de leur place.

Les rois de la terre, les grands, les chefs, les riches, les puissants et tout homme libre ou esclave se cachèrent dans Ies cavernes et dans Ies rochers des montagnes.

Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, cachez-nous de la face de Celui qui est assis sur le trône, et de la colère de l'Agneau, car il est venu le grand jour de leur colère, et qui peut subsister ? »

Ne détruisez pas la terre, ni la mer, ni les arbres, avant que nous n'ayons marqué du Sceau en forme de Tau le front des serviteurs de Dieu.

Monseigneur, tu Ie sais. Il m’a dit : Ce sont ceux qui viennent de la grande affliction. Ils ont lavé leurs habits et les ont blanchis dans le sang de  l’agneau, Ils le servent jour et nuit dans son sanctuaire et celui qui est sur le trône s'abritera près d'eux.Ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif et jamais plus le soleil ne les frappera ni aucune brûlure, car l'agneau qui est au milieu du trône les fera paître et les conduira près des eaux des sources de vie, et Dieu effacera toute larme de leurs yeux.

Brisez le septième Sceau,

Quand il ouvrit le septième Sceau il y eut un silence dans le ciel.


Et je vis Ies sept anges qui se tiennent devant Dieu et il leur fut donné sept trompettes.

Et un autre ange vint et il se tint sur l'autel avec un encensoir d’or, on lui donna beaucoup de parfums pour les offrir avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui est devant Ie trône.

Et l’ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel et le jeta sur la terre. Et il y eut des tonnerres, des voix, des éclairs et une secousse.

Le premier ange sonna de la trompette, et il y eut de la grêle et du feu mêlés de sang qui furent jetés sur la terre, et Ie tiers de la terre fut brûlé, et le tiers des arbres fut brûlé, et toute herbe verte fut brûlée.

Le deuxième ange sonna de la trompette, et une sorte de grande montagne de feu ardent fut jetée dans la mer, et Ie tiers de la mer devint du sang, le tiers des créatures qui vivaient dans la mer moururent, le tiers des navires fut détruit.

Le troisième ange sonna de la trompette, et  une grande étoile ardente comme une torche tomba du ciel. Elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources des eaux. Le nom de cette étoile est Absinthe, et Ie tiers des eaux fut changé en absinthe et beaucoup d’hommes moururent par les eaux parce qu’elles étaient devenues amères.

Le quatrième ange sonna de la trompette, et le tiers du soleil fut frappé, et le tiers de la lune et le tiers des étoiles, afin que le tiers en fut obscurci et que le jour perdit un tiers de sa clarté et la nuit de même.

Et je vis et j’entendis un aigle volant au zénith disant d’une voix forte : malheur aux habitants de la terre ! A cause des autres sons de la trompette des trois anges qui vont en sonner.

Le cinquième ange sonna de la trompette, et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre. La clé du puits de l’abîme lui fut donnée et elle ouvrit le puits de l’abîme et une fumée monta du puits comme la fumée d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits. De cette fumée sortirent des sauterelles qui se répandirent sur la terre et il leur fut donné un pouvoir pareil au pouvoir qu’ont Ies scorpions de la terre.

Il leur fut dit de ne pas nuire à l’herbe de la terre ni à aucune verdure ni à aucun arbre mais seulement aux hommes qui n'ont pas Ie Sceau de Dieu sur leur front. L’aspect de ces sauterelles était pareil à des chevaux prêts pour la guerre, avec sur leurs têtes des sortes de couronnes pareilles à de l'or, et leurs faces comme des faces d'hommes.

Elles avaient des cheveux comme des cheveux de femmes et des dents comme des lions.

Elles avaient des thorax comme des cuirasses de fer et Ie bruit de leurs ailes était comme un bruit de chars à plusieurs chevaux qui courent à la guerre.

Elles avaient des queues pareilles aux scorpions avec des dards, et dans leurs queues était leur pouvoir de nuire aux hommes pendant cinq mois. EIIes avaient sur elles comme roi, l’ange de I'abîme. Son nom hébreu est Avadon, et en grec Apollyon.

Le sixième ange sonna de la trompette et j’entendis une voix sortir des quatre cornes de l'autel d’or qui est devant Dieu. Elle disait au sixième ange qui avait la trompette : « Délie les quatre anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate. »

Et les quatre anges qui étaient prêts pour l’année, le mois, le jour et l'heure ont été déliés pour tuer le tiers des hommes.

Le tiers des hommes ont été tués par trois plaies, par le feu, la fumée et le soufre sorti de leurs bouches. Les autres hommes, qui n’ont pas été tués par ces plaies, ne se sont pas convertis des œuvres de leurs mains pour ne plus se prosterner devant les démons, les idoles d'or, d'argent, de bronze, de pierre et de bois qui ne peuvent ni voir, ni entendre, ni marcher.

Et je vis un autre ange vigoureux descendre du ciel, vêtu d’une nuée, l’arc-en-ciel sur sa tête, sa face comme le soleil et ses pieds comme des colonnes de feu.

Il avait à la main un livret ouvert. Il posa Ie pied droit sur la mer et le gauche sur la terre et il a cria à grande voix comme rugit un lion.

Quand il eut crié, Ies sept tonnerres firent parler leurs voix.

Et quand Ies sept tonnerres eurent parlé, j’allais écrire et j’entendis une voix du ciel me dire :  « Scelle ce dont parlent les sept tonnerres, ne l’écris pas.

Va, prends le livret et dévore-le, il sera amer à ton ventre, mais dans ta bouche il sera doux comme du miel. » Je pris Ie livret de la main de l’ange et je le dévorai. Il était dans ma bouche comme un doux miel et quand je l’eus avalé il était mes entrailles furent remplies d’amertume.

Et on me dit : Tu dois prophétiser encore sur beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois.

On me donna un roseau, une sorte de bâton, en disant : Lève-toi,  mesure le sanctuaire et l’autel.

Alors tomba sur la terre de la grêle et du feu mêlé de sang : le tiers de la terre, des arbres et toute l'herbe verte furent consumés.

Le parvis hors du sanctuaire, laisse-le en dehors, ne le mesure pas, car il a été livré aux nations et elles fouleront la ville sainte quarante- deux mois.

Et je donnerai à mes deux témoins de prophétiser, vêtus de sacs, mille deux cent soixante jours.

Ce sont eux Ies deux oliviers et Ies deux lampes qui se tiennent devant Ie Seigneur de la terre.

Quand ils auront fini leur témoignage, la bête qui monte de l’abîme leur fera la guerre, les vaincra et les tuera.

Après trois jours et demi un esprit de vie de Dieu est entré en eux et ils se sont tenus sur leurs pieds et une grande crainte est tombée sur ceux qui les contemplaient.

A l'heure même ç’a été une grande secousse. Le dixième de la ville est tombé et sept mille personnes ont été tuées dans cette secousse. Les autres ont été effrayés et ont donné gloire au Dieu du ciel.

La 7e trompette sonne

Notre destin s'accomplit.

Les nations se sont mises en colère, et ta colère est venue et l'instant de juger les morts et de donner salaire à tes esclaves les prophètes, aux saints, à ceux qui craignent ton nom, petits et grands, et de détruire ceux qui détruisent la terre...

 

  St Jean lettre aux Eglises

.Je suis le premier et le dernier, 18 et le vivant. J'étais mort; et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clefs de la mort et du séjour des morts. 19 Ecris donc les choses que tu as vues, et celles qui sont, et celles qui doivent arriver après elles, 20 le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite, et des sept chandeliers d'or. Les sept étoiles sont les anges des sept Eglises, et les sept chandeliers sont les sept Eglises.

 

 Lettre à l'Eglise d'Ephèse

 Ecris à l'ange de l'Eglise d'Ephèse: Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or: 2 Je connais tesœuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; 3 que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t'es point lassé. 4 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour. 5 Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi, et pratique tes premièresœuvres; sinon, je viendrai à toi, et j'ôterai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne te repentes. 6 Tu as pourtant ceci, c'est que tu hais lesœuvres des Nicolaïtes,œuvres que je hais aussi. 7 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai à manger de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.

 

Lettre à l'Eglise de Smyrne

8 Ecris à l'ange de l'Eglise de Smyrne: voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort, et qui est revenu à la vie: 9 je connais ta tribulation et ta pauvreté (bien que tu sois riche), et les calomnies de la part de ceux qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui sont une synagogue de Satan. 10 Ne crains pas ce que tu vas souffrir. Voici, le diable jettera quelques-uns de vous en prison, afin que vous soyez éprouvés, et vous aurez une tribulation de dix jours. Sois fidèle jusqu'à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. 11 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: Celui qui vaincra n'aura pas à souffrir la seconde mort.

 

 Lettre à l'Eglise de Pergame

12 Ecris à l'ange de l'Eglise de Pergame: voici ce que dit celui qui a l'épée aiguë, à deux tranchants: 13 je sais où tu demeures, je sais que là est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n'as pas renié ma foi, même aux jours d'Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. 14 Mais j'ai quelque chose contre toi, c'est que tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d'achoppement devant les fils d'Israël, pour qu'ils mangeassent des viandes sacrifiées aux idoles et qu'ils se livrassent à l'impudicité. 15 De même, toi aussi, tu as des gens attachés pareillement à la doctrine des Nicolaïtes. 16 repens-toi donc; sinon, je viendrai à toi bientôt, et je les combattrai avec l'épée de ma bouche. 17 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises: A celui qui vaincra je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n'est celui qui le reçoit.

 

Lettre à l'Eglise de Thyatire

18 Ecris à l'ange de l'Eglise de Thyatire: voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à de l'airain ardent: 19 je connais tesœuvres, ton amour, ta foi, ton fidèle service, ta constance, et tes dernièresœuvres plus nombreuses que les premières. 20 Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu'ils se livrent à l'impudicité et qu'ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles. 21 je lui ai donné du temps, afin qu'elle se repentît, et elle ne veut pas se repentir de son impudicité. 22 voici, je vais la jeter sur un lit, et envoyer une grande tribulation à ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu'ils ne se repentent de leursœuvres. 23 je ferai mourir de mort ses enfants; et toutes les Eglises connaîtront que je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon vosœuvres. 24 A vous, à tous les autres de Thyatire, qui ne reçoivent pas cette doctrine, et qui n'ont pas connu les profondeurs de Satan, comme ils les appellent, je vous dis: je ne mets pas sur vous d'autre fardeau; 25 seulement, ce que vous avez, retenez-le jusqu'à ce que je vienne. 26 A celui qui vaincra, et qui gardera jusqu'à la fin mesœuvres, je donnerai autorité sur les nations. 27 Il les paîtra avec une verge de fer, comme on brise les vases d'argile, ainsi que moi-même j'en ai reçu le pouvoir de mon Père. 28 Et je lui donnerai l'étoile du matin. 29 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

 

Lettre à l'Eglise de Sardes

1 Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes: voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles: je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort. 2 Sois vigilant, et affermis le reste qui est près de mourir; car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu. 3 Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu, et garde, et repens-toi. Si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur, et tu ne sauras pas à quelle heure je viendrai sur toi. 4 Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes. 5 Celui qui vaincra sera revêtu ainsi de vêtements blancs; je n'effacerai point son nom du livre de vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises! 

 

Lettre à l'Eglise de Philadelphie

7 Ecris à l'ange de l'Eglise de Philadelphie: Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n'ouvrira: 8 Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n'as pas renié mon nom, j'ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer. 9 voici, je te donne de ceux de la synagogue de Satan, qui se disent Juifs et ne le sont pas, mais qui mentent; voici, je les ferai venir, se prosterner à tes pieds, et connaître que je t'ai aimé. 10 Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai aussi à l'heure de la tentation qui va venir sur le monde entier, pour éprouver les habitants de la terre. 11 je viens bientôt. Retiens ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. 12 celui qui vaincra, je ferai de lui une colonne dans le temple de mon Dieu, et il n'en sortira plus; j'écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la ville de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem qui descend du ciel d'auprès de mon Dieu, et mon nom nouveau. 13 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!

 

Lettre à l'Eglise de Laodicée

14 Ecris à l'ange de l'Eglise de Laodicée: voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: 15 je connais tes œuvres. Je sais que tu n'es ni froid ni bouillant. Puisses-tu être froid ou bouillant! 16 Ainsi, parce que tu es tiède, et que tu n'es ni froid ni bouillant, je te vomirai de ma bouche. 17 parce que tu dis: je suis riche, je me suis enrichi, et je n'ai besoin de rien, et parce que tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu, 18 je te conseille d'acheter de moi de l'or éprouvé par le feu, afin que tu deviennes riche, et des vêtements blancs, afin que tu sois vêtu et que la honte de ta nudité ne paraisse pas, et un collyre pour oindre tes yeux, afin que tu voies. 19 Moi, je reprends et je châtie tous ceux que j'aime. Aie donc du zèle, et repens-toi. 20 je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. 21 celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône. 22 que celui qui a des oreilles entende ce que l'Esprit dit aux Eglises!…


St Jean : ouverture des 7 sceaux

 Ouverture des six premiers sceaux

1 je regardai, quand l'agneau ouvrit un des sept sceaux, et j'entendis l'un des quatre êtres vivants qui disait comme d'une voix de tonnerre: Viens. 2 je regardai, et voici, parut un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée, et il partit en vainqueur et pour vaincre. 3 quand il ouvrit le second sceau, j'entendis le second être vivant qui disait: viens 4 et il sortit un autre cheval, roux. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre, afin que les hommes s'égorgeassent les uns les autres; et une grande épée lui fut donnée. 5 quand il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant qui disait: viens Je regardai, et voici, parut un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance dans sa main. 6 et j'entendis au milieu des quatre êtres vivants une voix qui disait: Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d'orge pour un denier; mais ne fais point de mal à l'huile et au vin. 7 quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis la voix du quatrième être vivant qui disait: viens 8 je regardai, et voici, parut un cheval d'une couleur pâle. Celui qui le montait se nommait la mort, et le séjour des morts l'accompagnait. Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par l'épée, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. 9 quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l'autel les âmes de ceux qui avaient été immolés à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu'ils avaient rendu. 10 ils crièrent d'une voix forte, en disant: Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, tardes-tu à juger, et à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre? 11 Une robe blanche fut donnée à chacun d'eux; et il leur fut dit de se tenir en repos quelque temps encore, jusqu'à ce que fût complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux. 12 je regardai, quand il ouvrit le sixième sceau; et il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme un sac de crin, la lune entière devint comme du sang, 13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre, comme lorsqu'un figuier secoué par un vent violent jette ses figues vertes. 14 Le ciel se retira comme un livre qu'on roule; et toutes les montagnes et les îles furent remuées de leurs places. 15 Les rois de la terre, les grands, les chefs militaires, les riches, les puissants, tous les esclaves et les hommes libres, se cachèrent dans les cavernes et dans les rochers des montagnes. 16 et ils disaient aux montagnes et aux rochers: Tombez sur nous, et cachez-nous devant la face de celui qui est assis sur le trône, et devant la colère de l'agneau; 17 car le grand jour de sa colère est venu, et qui peut subsister ? 

 1 après cela, je vis quatre anges debout aux quatre coins de la terre; ils retenaient les quatre vents de la terre, afin qu'il ne soufflât point de vent sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre. 2 et je vis un autre ange, qui montait du côté du soleil levant, et qui tenait le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix forte aux quatre anges à qui il avait été donné de faire du mal à la terre et à la mer, 3 et il dit: Ne faites point de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, jusqu'à ce que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. 4 et j'entendis le nombre de ceux qui avaient été marqués du sceau, cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d'Israël: 5 de la tribu de Juda, douze mille marqués du sceau; de la tribu de Ruben, douze mille; de la tribu de Gad, douze mille; 6 de la tribu d'Aser, douze mille; de la tribu de Nephthali, douze mille; de la tribu de Manassé, douze mille; 7 de la tribu de Siméon, douze mille; de la tribu de Lévi, douze mille; de la tribu d'Issacar, douze mille; 8 de la tribu de Zabulon, douze mille; de la tribu de Joseph, douze mille; de la tribu de Benjamin, douze mille marqués du sceau. 9 après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. 10 et ils criaient d'une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l'agneau. 11 et tous les anges se tenaient autour du trône et des vieillards et des quatre êtres vivants; et ils se prosternèrent sur leurs faces devant le trône, et ils adorèrent Dieu, 12 en disant: Amen! La louange, la gloire, la sagesse, l'action de grâces, l'honneur, la puissance, et la force, soient à notre Dieu, aux siècles des siècles! Amen! 13 et l'un des vieillards prit la parole et me dit: Ceux qui sont revêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d'où sont-ils venus ? 14 je lui dis: Mon seigneur, tu le sais. Et il me dit: Ce sont ceux qui viennent de la grande tribulation; ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le sang de l'agneau. 15 C'est pour cela qu'ils sont devant le trône de Dieu, et le servent jour et nuit dans son temple. Celui qui est assis sur le trône dressera sa tente sur eux; 16 ils n'auront plus faim, ils n'auront plus soif, et le soleil ne les frappera point, ni aucune chaleur. 17 Car l'agneau qui est au milieu du trône les paîtra et les conduira aux sources des eaux de la vie, et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. 


 Ouverture du septième sceau

1 quand il ouvrit le septième sceau, il y eut dans le ciel un silence d'environ une demi-heure. 2 et je vis les sept anges qui se tiennent devant Dieu, et sept trompettes leur furent données. 3 et un autre ange vint, et il se tint sur l'autel, ayant un encensoir d'or; on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il les offrît, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est devant le trône. 4 La fumée des parfums monta, avec les prières des saints, de la main de l'ange devant Dieu. 5 et l'ange prit l'encensoir, le remplit du feu de l'autel, et le jeta sur la terre. Et il y eut des voix, des tonnerres, des éclairs, et un tremblement de terre.

 

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 17:25

Rituel du grade de Chevalier Prussien (extrait)


Il y a fort longtemps, les Chevaliers Prussiens étaient connus sous le nom de Noachides, ou descendants de Noé, que nous nommons maintenant Noé.

Les païens les appelèrent Titans, car ils voulurent escalader le ciel pour détrôner Jupiter. Ces descendants de Noé, nonobstant l'arc-en-ciel que le Seigneur avait donné aux hommes en signe de réconciliation et par lequel il les assurait qu'il ne se vengerait plus d'eux par un déluge universel, construisirent une tour assez élevée pour les mettre à l'abri de la vengeance divine.

L' Ecriture nous apprend (Genèse, XI - 1 à 9) :  Toute la terre avait un seul langage et un seul parler.

Or il advint, quand les hommes partirent de I’Orient, qu’ils rencontrèrent une plaine au pays de Shinear en Asie, et y demeurèrent. Ils se dirent l'un à l'autre "Allons, briquetons des briques , et flambons-les à la flamme". La brique leur servit de pierre et le bitume leur servit de mortier.

Puis ils dirent "Allons, bâtissons-nous une ville et une tour dont la tête soit dans les cieux. "

Après qu’ils eurent jeté les fondations de cet édifice, le Seigneur, dit encore l'Ecriture, jeta les yeux sur la terre et vit l’orgueil des enfants des hommes. Il descendit sur la terre pour confondre leurs projets téméraires. A cette fin, il mit la confusion dans les langues des ouvriers.

C'est pourquoi  l'on appelle cette tour, la tour de Babel, le mot Bavel signifiant en hébreu "confusion". Ce fut la nuit de  pleine lune de mars que le Seigneur opéra ce miracle.- Plus tard, Nemrod, héroïque chasseur devant l'Eternel, y fonda une ville, appelée Babylone, c'est-à-dire "Enceinte de confusion" (Genèse, X - 8 à 10).Phaleg, qui avait conçu l'idée de la tour de Babel et en avait dirigé la construction, était le plus coupable.  Se condamnant à une pénitence rigoureuse, il se retira dans le nord de l'Allemagne, où il arriva après bien des peines et des fatigues endurées dans des pays déserts où il n'avait trouvé pour toute nourriture que des racines et des fruits sauvages.

Dans cette région, que l'on appelle la Prusse, il construisit quelques cabanes pour se mettre à l'abri des intempéries.

Il érigea un Temple en forme de triangle, dans lequel il s'enfermait pour implorer la miséricorde de l'Eternel et la rémission de son péché.

 

Genèse 11, 1-9


Tout le monde parlait alors la même langue et se servait des mêmes mots. Partis de l'est, les hommes trouvèrent une large vallée en Basse-Mésopotamie et s'y installèrent.Ils se dirent les uns aux autres : « Allons ! Au travail pour mouler des briques et les cuire au four ! » Ils utilisèrent les briques comme pierres de construction et l'asphalte comme mortier. Puis ils se dirent : « Allons ! Au travail pour bâtir une ville, avec une tour dont le sommet touche au ciel ! Ainsi nous deviendrons célèbres, et nous éviterons d'être dispersés sur toute la surface de la terre. »

Le Seigneur descendit du ciel pour voir la ville et la tour que les hommes bâtissaient. Après quoi il se dit : « Eh bien, les voilà tous qui forment un peuple unique et parlent la même langue ! S'ils commencent ainsi, rien désormais ne les empêchera de réaliser tout ce qu'ils projettent. Allons ! Descendons mettre le désordre dans leur langage, et empêchons-les de se comprendre les uns les autres. » Le Seigneur les dispersa de là sur l'ensemble de la terre, et ils durent abandonner la construction de la ville. Voilà pourquoi celle-ci porte le nom de Babel . C'est là, en effet, que le Seigneur a mis le désordre dans le langage des hommes, et c'est à partir de là qu'il a dispersé les humains sur la terre entière.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 17:13

Rituel de l'Ordre des Nautoniers de l'Arche Royale (extrait)

Parmi eux, le premier sur lequel je me dois d'attirer votre attention est le patriarche Noé (en haut, au centre) qui tient de la main gauche un triangle équilatéral et de la droite une hache, mal discernable ici. Le Livre de la Genè­se nous dit qu' «ayant suivi les voies de Dieu », rendu sur la Montagne de la Vision, lui fut montrée la destruction qui guettait la malignité des hommes. Désirant préserver les principes de la Science pour la postérité de ceux que Dieu daignerait épargner, l'ancêtre de Noé, Hénoch, éleva deux colonnes (plus bas, au centre), l'une qu'il fit de marbre, et l'autre de briques (respectivement à gauche et à droite), la première résistant à la dissolution par l'eau, la seconde à la destruction par le feu.

A l'intérieur de chacune d'elles, il pratiqua une cache secrète dans laquelle il déposa les archives de la sagesse « pour que, dit-il, la Sagesse ne disparaisse pas totalement, avec le Mal, de la surface de la terre ». Ces colonnes furent placées en sûreté dans une caverne à laquelle on accédait par une galerie de neuf arches, sommairement représentées ici (on le montre), puisque le secret de leur disposition, comme les moyens d'accès de l'une à l'autre, étaient seu­lement communiqués de père en fils et sont maintenant perdus. Le pilier de marbre résista à la montée des eaux mais ne fut retrouvé que très longtemps après, quand son contenu fut pour la première fois mis au jour, providentiel­lement préservé pour les générations futures.

La vision d'Hénoch ne devait se réaliser qu'à l'époque de son arrière petit-fils, Noé. Le Livre d' Hénoch rapporte en effet que « la femme de Lamech mit au monde un enfant dont la chair était aussi blanche que la neige et la carnation telle la rose, dont les cheveux étaient blancs comme la lai­ne et longs et qui avait des yeux magnifiques. Quand il les ouvrait il illuminait toute la maison - tel le soleil - et toute la maison était lumineuse. Et lorsqu'il fut reçu des mains de la sage-femme et ouvrit la bouche, il s'adressa au Seigneur de Justice. Lamech fut terrifié du prodige et alla voir son père Metoushèlah pour lui dire qu'il avait engen­dré un enfant différent de tous les autres. Metoushèlah consulta Hénoch qui "demeurait avec les anges" et Hénoch expliqua qu'a cause de la malignité du monde, un déluge devait s'abattre, niais que Noé et ses enfants seraient épargnés ».

Et Noé devint homme (au centre, en haut) et trouva grâce aux yeux du Seigneur, qui se laissa fléchir dans Sa détermination de détruire toute chair sous les Cieux, de crainte que la Droiture ne disparaisse aussi avec le Mal, de la surface de la terre. Selon les instructions divines, Noé construisit l'Arche (au coin supérieur droit) et y fit entrer sa famille et tous les animaux qu'il put rassembler. Alors le Seigneur ouvrit les vannes d'un grand déluge qui recouvrit la terre et détruisit toutes les créatures vivantes, mais l'Arche (au milieu, en haut) dériva en sécurité à la surface des eaux.

Quand (Ge 8,2-9) « les réservoirs de l'Abîme se fermè­rent ainsi que les ouvertures du ciel [et] la pluie fut rete­nue au ciel, [et que] les eaux diminuèrent sur la terre, Noé ouvrit la fenêtre de l'Arche (dans la toiture) qu'il avait faite. Il lâcha le corbeau qui s'envola, allant et venant. Puis il lâcha la colombe pour voir si les eaux avaient bais­sé sur la surface du sol. Mais la colombe ne trouva pas où poser la patte, elle revint à lui vers l'Arche (au centre, au-dessus de l'Arche) car les eaux couvraient toute la sur­face de la terre ». Tandis qu'il attendait son retour, Noé re­posa sa tête dans le creux de son bras (on fait le 2ème  Signe) sur le rebord de la fenêtre, et quand elle revint enfin, il tendit la main afin qu'elle se pose sur son doigt (on fait le 3ème Signe) en disant «Voilà, elle approche » et (Ge 8, 9, 12) il « la prit pour la faire rentrer dans l'Arche.  Il attendit encore sept autres jours et lâcha à nouveau la colombe hors de l'Arche. Le soir elle revint à lui, et voilà qu'elle avait au bec un frais rameau d'olivier. Et Noé sut ainsi que les eaux avaient baissé sur la terre. Il attendit encore sept jours et lâcha la colombe qui ne revint plus vers lui  ».  Noé fut ainsi assuré que, la colombe ayant trouvé un en­droit où se poser, il pourrait bientôt quitter l'Arche en tou­te sécurité et en paix. De ces circonstances, les deuxième et troisième signes de ce Grade tirent leur origine. La colombe et le rameau d'olivier sont, comme vous le savez, universellement considérés comme des symboles de Paix.

Quand les eaux s’abaissèrent, l’Arche demeura… sortir les animaux (en bas, à gauche) afin qu'ils croissent et se multiplient. Puis avec ses trois fils, il éleva un autel au Seigneur et il offrit des holocaustes sur l'autel (en bas, au centre).  Dieu dit alors (Ge 8, 11-13) « J'établirai Mon alliance avec vous. Aucune chair ne sera plus exterminée par les eaux du Déluge, il n'y aura plus de Déluge pour ravager la terre. Voici le signe de l'alliance (montrer l'arc-en-ciel) que je mets entre Moi, vous et tout être vivant avec vous, pour toutes les générations futures. J'ai mis Mon arc dans la nuée (le montrer) pour qu'il devienne un signe d'alliance entre Moi et la terre ». Ainsi l'Arc-en-ciel, la Colombe et le Rameau d'Olivier rappellent les origines de ce Grade et, ensemble, constituent le Bijou (le montrer, sur sa poitrine) porté par tous les Nautoniers de l'Arche. Sous la main de Dieu, à la demande d'Hénoch et de Noé, Sagesse et Droiture furent ainsi préservées de la des­truction.....

 

La Génèse

  1. Mais Noé trouva grâce aux yeux de l'Éternel.
  2. Voici la postérité de Noé. Noé était un homme juste et intègre dans son temps; Noé marchait avec Dieu.
  3. Noé engendra trois fils: Sem, Cham et Japhet.
  4. La terre était corrompue devant Dieu, la terre était pleine de violence.
  5. Dieu regarda la terre, et voici, elle était corrompue; car toute chair avait corrompu sa voie sur la terre.
  6. Alors Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est arrêtée par de vers moi; car ils ont rempli la terre de violence; voici, je vais les détruire avec la terre.
  7. Fais-toi une arche de bois de gopher; tu disposeras cette arche en cellules, et tu l'enduiras de poix en dedans et en dehors.
  8. Voici comment tu la feras: l'arche aura trois cents coudées de longueur, cinquante coudées de largeur et trente coudées de hauteur.
  9. Tu feras à l'arche une fenêtre, que tu réduiras à une coudée en haut; tu établiras une porte sur le côté de l'arche; et tu construiras un étage inférieur, un second et un troisième.
  10. Et moi, je vais faire venir le déluge d'eaux sur la terre, pour détruire toute chair ayant souffle de vie sous le ciel; tout ce qui est sur la terre périra.
  11. Mais j'établis mon alliance avec toi; tu entreras dans l'arche, toi et tes fils, ta femme et les femmes de tes fils avec toi.
  12. De tout ce qui vit, de toute chair, tu feras entrer dans l'arche deux de chaque espèce, pour les conserver en vie avec toi: il y aura un mâle et une femelle.
  13. Des oiseaux selon leur espèce, du bétail selon son espèce, et de tous les reptiles de la terre selon leur espèce, deux de chaque espèce viendront vers toi, pour que tu leur conserves la vie.
  14. Et toi, prends de tous les aliments que l'on mange, et fais-en une provision auprès de toi, afin qu'ils te servent de nourriture ainsi qu'à eux.
  15. C'est ce que fit Noé: il exécuta tout ce que Dieu lui avait ordonné.

Genèse 7

  1. L'Éternel dit à Noé: Entre dans l'arche, toi et toute ta maison; car je t'ai vu juste devant moi parmi cette génération.
  2. Tu prendras auprès de toi sept couples de tous les animaux purs, le mâle et sa femelle; une paire des animaux qui ne sont pas purs, le mâle et sa femelle;
  3. sept couples aussi des oiseaux du ciel, mâle et femelle, afin de conserver leur race en vie sur la face de toute la terre.
  4. Car, encore sept jours, et je ferai pleuvoir sur la terre quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de la face de la terre tous les êtres que j'ai faits.
  5. Noé exécuta tout ce que l'Éternel lui avait ordonné.
  6. Noé avait six cents ans, lorsque le déluge d'eaux fut sur la terre.
  7. Et Noé entra dans l'arche avec ses fils, sa femme et les femmes de ses fils, pour échapper aux eaux du déluge.
  8. D'entre les animaux purs et les animaux qui ne sont pas purs, les oiseaux et tout ce qui se meut sur la terre,
  9. il entra dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, un mâle et une femelle, comme Dieu l'avait ordonné à Noé.
  10. Sept jours après, les eaux du déluge furent sur la terre.
  11. L'an six cent de la vie de Noé, le second mois, le dix-septième jour du mois, en ce jour-là toutes les sources du grand abîme jaillirent, et les écluses des cieux s'ouvrirent.
  12. La pluie tomba sur la terre quarante jours et quarante nuits.
  13. Ce même jour entrèrent dans l'arche Noé, Sem, Cham et Japhet, fils de Noé, la femme de Noé et les trois femmes de ses fils avec eux:
  14. eux, et tous les animaux selon leur espèce, tout le bétail selon son espèce, tous les reptiles qui rampent sur la terre selon leur espèce, tous les oiseaux selon leur espèce, tous les petits oiseaux, tout ce qui a des ailes.
  15. Ils entrèrent dans l'arche auprès de Noé, deux à deux, de toute chair ayant souffle de vie.
  16. Il en entra, mâle et femelle, de toute chair, comme Dieu l'avait ordonné à Noé. Puis l'Éternel ferma la porte sur lui.
  17. Le déluge fut quarante jours sur la terre. Les eaux crûrent et soulevèrent l'arche, et elle s'éleva au-dessus de la terre.
  18. Les eaux grossirent et s'accrurent beaucoup sur la terre, et l'arche flotta sur la surface des eaux.
  19. Les eaux grossirent de plus en plus, et toutes les hautes montagnes qui sont sous le ciel entier furent couvertes.
  20. Les eaux s'élevèrent de quinze coudées au-dessus des montagnes, qui furent couvertes.
  21. Tout ce qui se mouvait sur la terre périt, tant les oiseaux que le bétail et les animaux, tout ce qui rampait sur la terre, et tous les hommes.
  22. Tout ce qui avait respiration, souffle de vie dans ses narines, et qui était sur la terre sèche, mourut.
  23. Tous les êtres qui étaient sur la face de la terre furent exterminés, depuis l'homme jusqu'au bétail, aux reptiles et aux oiseaux du ciel: ils furent exterminés de la terre. Il ne resta que Noé, et ce qui était avec lui dans l'arche.
  24. Les eaux furent grosses sur la terre pendant cent cinquante jours. ...
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:38

 

Rituel du grade de Maître Ecossais de St André (extrait)

 

..La croix de Saint André que vous voyez au bas du même tableau figure aussi le passage maçonnique de l'Ancien au Nouveau Testament, confirmé par l'Apôtre Saint André qui, d'abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous l'Ancienne Loi pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier Maître pour suivre sans partage Jésus‑Christ  et scella ensuite de son sang son amour et sa foi pour son vrai Maître.

C'est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans l'intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André…

  

St André par Pierre Noël

 

....Saint André n'était pas un nouveau venu dans le discours maçonnique et Willermoz le connaissait puisqu'un grade pratiqué à Lyon invoquait son patronage dès 1761 : le "Chevalier de l'Aigle, du Pélican, Chevalier de St André ou maçon d'Heredon", c'est à dire le Rose-Croix. Et pourtant il avait omis l'apôtre dans la réforme de Lyon et c'est cela seul qui importe. Je ne crois pas à l'oubli mais plutôt à une intention délibérée. On sait en effet que, dans le Rose-Croix, saint André n'apparaît que dans le titre et "l'étymologie" qui suit n'est guère flatteuse pour les maçons qui se réclamaient de son patronage : "On appelle aussi ce grade chevalier de la St André, autre cause de fanatisme qui prit son origine en Ecosse, les maçons dans les premiers temps de la maçonnerie se multiplièrent en écosse plus que dans tout autres endroits et il si établir diverses loges sous le même but ou d'un génie qui présidait à l'ordre, comme sagesse prudence tempérance. Une des dites loges n'en prit point et comme elle avait adoptée la coutume de faire sa grande assemblée le jour de la St André. Le grand patron et protecteur du pays. Le peuple ne connaissant point leurs désignation semblable aux autres qui en avait et ignorant les objectifs de leurs mystères sachent seulement que les membres s'appelait chevalier maçon, le peuple les surnommait vulgairement quant on parlait de cette loge les chevaliers maçon de la Saint André, ce qui contribuait d'autant mieux à leur attribuer ce nom c'est que le jour de la grande assemblée, ils faisait aux yeux du public une procession et une fête si pompeuse qu'elle faisait une impression très forte dans l'esprit de ces petites gens, ce qui leur faisait désirer après le jour de leur patron pour jouir du plaisir de voir dans cette belle procession et cette grande fête qu'ils regardaient comme la plus belle de l'année et le plus grand jour par les suites cette même loge ouvrit ses portes au peuple des petites classes et du plus bas étage de façon que ce qui n'aurait du rester que dans les grands qui n'aurait jamais corrompu de si beaux ouvrages ni un nom aussi respectable déséquilibré. Ce n'est point que dans leurs réceptions, on ne leurs appris que le titre de chevalier de l'aigle et de rose-croix était les premiers noms et les vrais de l'ordre, mais ils ne purent se déshabituer à la domination, ce qui a été la cause que l'opinion de ce nom d'heredon et de St André et que le nom vulgaire en est resté parmi cette petite populace, ce nom même dans un siècle plus proche a produit une plus grande horreur que des révolutions ayant dispersé pour quelques tempe les sociétés maçonnes dans le pays. La…et (sic) les bijoux de l'ordre s'étant perdu ou égarés, ils ne purent avoir l'intelligence d'en faire les recherches dans d'autres loges plus éloignées qui n'avait point essuyé de pareils disgrâce ni semblables événements et soit esprit d'innovation soit ignorance ils prirent des nouvelles sur la croix de Saint André en y étendant tout son long le bon Saint quoi qu'il n'y ai aucun rapport entre les bijoux et la matière qu'ils traitent, suffisait pour eux que ce fut une croix n'importe quelle pour qu'ils l'adoptes, d'ailleurs la vénération que l'on avait dans le pays pour le personnage du saint n'était guerre moins grande que celle que l'on avait pour le rédempteur. Ce qui fit qu'ils préférèrent la croix de St André à celle de jésus Christ, voilà précisément d'où sort le fanatisme de ceux qui portent une croix de St André pour une croix de maçonnerie ignorant presque tous pourquoi ils la porte. Cette grossièreté se passe jusque Allemagne où quelque voyageur constituèrent des loges de ce genre telle en la loge de Cologne et de Francfort qui depuis parfaitement bien telles sont aussi plusieurs loges établies en France qui ont beaucoup d'impropriétés dans les instructions qui gâte la beauté du mystère de ce grade."

Les mêmes appréciations avaient-elles cours à Lyon? Je l'ignore mais, si tel était le cas, elles justifieraient l'oubli de Willermoz. Quoiqu'il en soit, lorsqu'il fut à nouveau confronté avec le personnage, par la filière suédoise cette fois, Willermoz se décida à l'adopter et on peut supposer qu'il le fit de bonne grâce puisqu'il le maintint dans son élaboration finale. Comment expliquer ce revirement ?

Dans le rituel suédois que Willermoz ramena de Wilhelmsbad, saint André n'est finalement qu'un prétexte : il y apparaît, sans plus, comme le patron de l'Ecosse, royaume qui accueillit, selon la légende maçonnique, les templiers proscrits. Il est donc bien à sa place dans un Rite qui se veut le successeur de l'Ordre médiéval. Willermoz, lorsqu'il écrivit la version finale du "Maître Ecossais de Saint-André", lui donna une toute autre dimension! Il vit en lui, non le seul symbole de l'Ecosse, mais surtout l'apôtre qui quitta son maître, saint Jean le Baptiste, pour suivre Jésus-Christ, annonçant par-là le passage de l'ancienne à la nouvelle loi (dans "Sarsena", saint André annonce le même passage mais le rituel divulgué en 1816 avait sans doute été modifié). L'instruction finale du "Maître Ecossais de Saint-André" de 1809 ne laisse aucune équivoque à ce sujet :

"La croix de saint André que vous voyez au bas du quatrième et dernier tableau figure le passage maçonnique de l'Ancien au Nouveau testament, confirmé par l'Apôtre Saint André qui, d'abord disciple de Saint Jean Baptiste, né et prêchant sous l'Ancienne Loi, pour préparer les cœurs à la Nouvelle, abandonna son premier maître pour suivre sans partage Jésus-Christ, et scella ensuite de son sang son amour et sa foi pour son vrai maître. C'est cette circonstance particulière qui a fait adopter pour ce grade, dans l'intérieur de nos Loges, la dénomination de Maître Ecossais de Saint André".

St André dans les évangiles

Evangile selon St Jean

35. Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples;

36. et, ayant regardé Jésus qui passait, il dit: Voilà l'Agneau de Dieu.

37. Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles, et ils suivirent Jésus.

38. Jésus se retourna, et voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: Que cherchez-vous? Ils lui répondirent: Rabbi (ce qui signifie Maître), où demeures-tu?

39. Venez, leur dit-il, et voyez. Ils allèrent, et ils virent où il demeurait; et ils restèrent auprès de lui ce jour-là. C'était environ la dixième heure.

40. André, frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean, et qui avaient suivi Jésus.

41. Ce fut lui qui rencontra le premier son frère Simon, et il lui dit: Nous avons trouvé le Messie (ce qui signifie Christ).

42. Et il le conduisit vers Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit: Tu es Simon, fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (ce qui signifie Pierre).

43. Le lendemain, Jésus voulut se rendre en Galilée, et il rencontra Philippe. Il lui dit: Suis-moi..

4. Or, la Pâque était proche, la fête des Juifs.

5. Ayant levé les yeux, et voyant qu'une grande foule venait à lui, Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains, pour que ces gens aient à manger?

6. Il disait cela pour l'éprouver, car il savait ce qu'il allait faire.

7. Philippe lui répondit: Les pains qu'on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçût un peu.

8. Un de ses disciples, André, frère de Simon Pierre, lui dit:

9. Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons; mais qu'est-ce que cela pour tant de gens?

17. Tous ceux qui étaient avec Jésus, quand il appela Lazare du sépulcre et le ressuscita des morts, lui rendaient témoignage;

18. et la foule vint au-devant de lui, parce qu'elle avait appris qu'il avait fait ce miracle. …

19. Les pharisiens se dirent donc les uns aux autres: Vous voyez que vous ne gagnez rien; voici, le monde est allé après lui.

20. Quelques Grecs, du nombre de ceux qui étaient montés pour adorer pendant la fête,

21. s'adressèrent à Philippe, de Bethsaïda en Galilée, et lui dirent avec instance: Seigneur, nous voudrions voir Jésus.

22. Philippe alla le dire à André, puis André et Philippe le dirent à Jésus.

23. Jésus leur répondit: L'heure est venue où le Fils de l'homme doit être glorifié….


Evangile selon St Marc


16. Comme il passait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

17. Jésus leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

18. Aussitôt, ils laissèrent leurs filets, et le suivirent. …

29. En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André….

1. Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions!

2. Jésus lui répondit: Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.

3. Il s'assit sur la montagne des oliviers, en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui firent en particulier cette question:

4. Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que toutes ces choses vont s'accomplir?

5. Jésus se mit alors à leur dire: Prenez garde que personne ne vous séduise.

6. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant; C'est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens. ..


Evangile selon St Matthieu


18. Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.

19. Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.

20. Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent…


Mort de St André


De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté.

Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s'approchait de la croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n'en viendra pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l'adore et sa présence me comble de joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te convertis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données. Vous êtes mon cher maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement contempler. C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections.

C'était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu 'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla.

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:11

Rituel du grade de Chevalier de Saint Paul

 

..C'était la quatorzième nuit que nous dérivions sur l'Adriatique ; vers minuit, les marins pressen­taient l'approche d'une terre. Jetant alors la sonde, ils trouvèrent vingt brasses ; à quelque distance, ils la jetèrent encore une fois et en trouvèrent quinze. Dans la crainte que nous ne soyons peut-­être dressés sur des récifs, ils ont alors mouillé quatre ancres à l'arrière et souhaité vivement l'arrivée du jour. Mais, comme les marins, sous prétexte de s'embosser sur les ancres de l'avant, cherchaient â s'enfuir du bateau et mettaient le canot à la mer, Paul dit au centurion et aux soldats: "Si ces hommes ne restent pas à bord, vous, vous ne pouvez pas être sauvés". Les soldats ont alors coupé les filins du canot et l'ont laissé partir.

En attendant le jour, Paul engagea tout le monde â prendre de la nourriture: "C'est aujourd'hui le quatorzième jour que vous passez dans l'expectative, sans manger, et vous ne prenez rien encore. Je vous engage donc a reprendre de la nourriture, car il y va de votre salut. Encore une fois, aucun d'entre vous ne perdra un cheveu de sa tête". Sur ces mots, il prit du pain, rendit grâce à Dieu en présence de tous, le rompit et se mit à manger. Tous alors, reprenant courage, s'alimentèrent à leur tour. Au total, nous étions deux cent soixante-seize personnes à bord. Une fois rassasiés, on allégea le bateau en jetant le blé â la mer. Une fois le jour venu, les marins ne reconnaissaient pas la terre, mais ils distinguaient une baie avec une plage et ils avaient l'intention, si c' était possible, d'y échouer le bateau. Ils ont alors filé les ancres par le bout, les abandonnant à la mer, tandis qu'ils larguaient les avirons de queue; puis, hissant au vent la civadière, ils ont mis le cap sur la plage. Ils touchèrent un banc de sable et échouèrent le vaisseau; la proue, enfoncée, resta prise, tandis que la poupe était disloquée par les coups de mer.

Les soldats eurent alors l'idée de tuer les prisonniers, de peur qu'il ne s'en échappe à la nage. Mais le centurion, décidé à sauver Paul, les empêcha d'exécuter leur projet ; il ordonna à ceux qui savaient nager de sauter à l'eau les premiers et de gagner la terre. Les autres le feraient soit sur des planches soit sur des épaves du bateau. Et c'est ainsi que tous se sont retrouvés à terre, sains et saufs.

Une fois hors de danger, nous avons appris que l'île s’appelait Malte. Les autochtones nous ont témoigné une humanité peu ordinaire. Allumant en effet un grand feu, ils nous en ont tous fait approcher, car la pluie s'était mise a tomber et il faisait froid. Paul avait ramassé une brassée de bois mort et la jetait dans le feus lorsque la chaleur en fit sortir une vipère qui s' accrocha à sa main. A la vue de cet animal qui, pendait à sa main, les autochtones se disaient les uns aux autres: "Cet homme est certainement une assassin ; il a bien  échappé à la mer. mais la justice divine ne lui permet pas de vivre" Paul, en réalité secoua la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal-, Eux s'attendaient à le voir enfler ou tomber raide mort ; mais, après une longue attente, ils constatèrent qu'il ne lui arrivait rien d'anormal, Changeant alors d'avis, ils répétaient: "C'est un Dieu ! ".

 

Les actes des apôtres



Ac27.1 Quand notre embarquement pour l'Italie a été décidé, on a remis Paul et d'autres prisonniers à un centurion nommé Julius, de la Cohorte Augusta.

Ac27.2 Nous sommes alors montés à bord d'un bateau d'Adramyttium en partance pour les côtes d'Asie et nous avons pris la mer. Il y avait avec nous Aristarque, un Macédonien de Thessalonique.

Ac27.3 Le lendemain, à l'occasion d'une escale à Sidon, Julius, qui traitait Paul avec humanité, lui a permis d'aller trouver ses amis et de profiter de leur accueil.

Ac27.4 De là, reprenant la mer, nous avons fait route sous Chypre, car les vents nous étaient contraires.

Ac27.5 Ce fut alors la traversée de la mer qui borde la Cilicie et la Pamphylie et nous avons débarqué à Myre, en Lycie.

Ac27.6 Le centurion, trouvant là un bateau d'Alexandrie en route vers l'Italie, nous y a fait embarquer.

Ac27.7 Durant quelques jours notre navigation a été ralentie et c'est à grand-peine que nous sommes arrivés à la hauteur de Cnide. Comme le vent nous contrariait, nous sommes passés sous la Crète, vers le cap Salmoné

Ac27.8 et, après l'avoir doublé de justesse, nous sommes arrivés à un endroit appelé «Beaux Ports», près de la ville de Lasaïa.

Ac27.9 Mais un certain temps s'était écoulé et il devenait désormais dangereux de naviguer, puisque le Jeûne était déjà passé. Paul a voulu donner son avis:

Ac27.10 «Mes amis, leur a-t-il dit, j'estime que la navigation va entraîner des dommages et des pertes notables non seulement pour la cargaison et le bateau, mais aussi pour nos personnes».

Ac27.11 Le centurion néanmoins se fiait davantage au capitaine et au subrécargue qu'aux avertissements de Paul.

Ac27.12 Comme le port, en outre, se prêtait mal à l'hivernage, la majorité a été d'avis de reprendre la mer; on verrait bien si l'on pouvait atteindre Phénix, un port de Crète, ouvert au sud-ouest et au nord-ouest et y passer l'hiver.

Ac27.13 Une petite brise du sud s'était levée et ils se sont imaginé que ce projet était réalisable; ayant donc levé l'ancre, ils ont tenté de border la côte de Crète.

Ac27.14 Mais presque aussitôt, venant de l'île, un vent d'ouragan, qu'on appelle euraquilon, s'est abattu sur eux;

Ac27.15 le bateau fut emporté, incapable de remonter au vent, et, laissant porter, nous allions à la dérive.

Ac27.16 Filant sous le couvert d'une petite île appelée Cauda, nous avons pourtant réussi, de justesse, à maîtriser le canot.

Ac27.17 Après l'avoir hissé à bord, on a eu recours aux moyens de fortune: ceinturer le bateau de cordages et, par crainte d'aller échouer sur la Syrte, filer l'ancre flottante; et l'on a continué ainsi de dériver.

Ac27.18 Le lendemain, comme nous étions toujours violemment secoués par la tempête, on jetait du fret

Ac27.19 et, le troisième jour, de leurs propres mains les matelots ont affalé le gréement.

Ac27.20 Ni le soleil ni les étoiles ne se montraient depuis plusieurs jours: la tempête, d'une violence peu commune, demeurait dangereuse: tout espoir d'être sauvés nous échappait désormais.

Ac27.21 On n'avait plus rien mangé depuis longtemps, quand Paul, debout au milieu d'eux, leur a dit: «Vous voyez, mes amis, il aurait fallu suivre mon conseil, ne pas quitter la Crète et faire ainsi l'économie de ces dommages et de ces pertes.

Ac27.22 Mais, à présent, je vous invite à garder courage: car aucun d'entre vous n'y laissera la vie; seul le bateau sera perdu.

Ac27.23 Cette nuit-même en effet, un ange du Dieu auquel j'appartiens et que je sers s'est présenté à moi

Ac27.24 et m'a dit: "Sois sans crainte, Paul; il faut que tu comparaisses devant l'empereur et Dieu t'accorde aussi la vie de tous tes compagnons de traversée"!

Ac27.25 Courage donc, mes amis! Je fais confiance à Dieu: il en sera comme il m'a dit.

Ac27.26 Nous devons échouer sur une île».

Ac27.27 C'était la quatorzième nuit que nous dérivions sur l'Adriatique; vers minuit, les marins ont pressenti l'approche d'une terre.

Ac27.28 Jetant alors la sonde, ils ont trouvé vingt brasses; à quelque distance, ils l'ont jetée encore une fois et en ont trouvé quinze.

Ac27.29 Dans la crainte que nous ne soyons peut-être sur des récifs, ils ont alors mouillé 4 ancres à l'arrière et souhaité vivement l'arrivée du jour.

Ac27.30 Mais, comme les marins, sous prétexte de s'embosser sur les ancres de l'avant, cherchaient à s'enfuir du bateau et mettaient le canot à la mer,

Ac27.31 Paul a dit au centurion et aux soldats: «Si ces hommes ne restent pas à bord, vous, vous ne pourrez pas être sauvés».

Ac27.32 Les soldats ont alors coupé les filins du canot et l'ont laissé partir.

Ac27.33 En attendant le jour, Paul a engagé tout le monde à prendre de la nourriture: «C'est aujourd'hui le quatorze jour que vous passez dans l'expectative sans manger, et vous ne prenez toujours rien.

Ac27.34 Je vous engage donc à reprendre de la nourriture, car il y va de votre salut. Encore une fois, aucun d'entre vous ne perdra un cheveu de sa tête».

Ac27.35 Sur ces mots, il a pris du pain, a rendu grâce à Dieu en présence de tous, l'a rompu et s'est mis à manger.

Ac27.36 Tous alors, reprenant courage, se sont alimentés à leur tour.

Ac27.37 Au total, nous étions 276 personnes à bord.

Ac27.38 Une fois rassasiés, on a allégé le bateau en jetant le blé à la mer.

Ac27.39 Une fois le jour venu, les marins ne reconnaissaient pas la terre, mais ils distinguaient une baie avec une plage et ils avaient l'intention, si c'était possible, d'y échouer le bateau.

Ac27.40 Ils ont alors filé les ancres par le bout, les abandonnant à la mer, tandis qu'ils larguaient les avirons de queue; puis, hissant au vent la civadière, ils ont mis le cap sur la plage.

Ac27.41 Mais ils ont touché un banc de sable et y ont échoué le vaisseau; la proue, enfoncée, est restée prise, tandis que la poupe se disloquait sous les coups de mer.

Ac27.42 Les soldats ont eu alors l'idée de tuer les prisonniers, de peur qu'il ne s'en échappe à la nage.

Ac27.43 Mais le centurion, décidé à sauver Paul, les a empêchés d'exécuter leur projet; il a ordonné à ceux qui savaient nager de sauter à l'eau les premiers et de gagner la terre.

Ac27.44 Les autres le feraient soit sur des planches soit sur des épaves du bateau. Et c'est ainsi que tous se sont retrouvés à terre, sains et saufs.

Ac28.1 Une fois hors de danger, nous avons appris que l'île s'appelait Malte.

Ac28.2 Les autochtones nous ont témoigné une humanité peu ordinaire. Allumant en effet un grand feu, ils nous en ont tous fait approcher, car la pluie s'était mise à tomber et il faisait froid.

Ac28.3 Paul avait ramassé une brassée de bois mort et la jetait dans le feu, lorsque la chaleur en a fait sortir une vipère qui s'accrocha à sa main.

Ac28.4 A la vue de cet animal qui pendait à sa main, les autochtones se disaient les uns aux autres: «Cet homme est certainement un assassin; il a bien échappé à la mer, mais la justice divine ne lui permet pas de vivre».

Ac28.5 Paul, en réalité, a secoué la bête dans le feu sans ressentir le moindre mal.

Ac28.6 Eux s'attendaient à le voir enfler, ou tomber raide mort; mais, après une longue attente, ils ont constaté qu'il ne lui arrivait rien d'anormal. Changeant alors d'avis, ils répétaient: «C'est un dieu»!

Ac28.7 Il y avait, dans les environs, des terres qui appartenaient au premier magistrat de l'île, nommé Publius. Il nous a accueillis et hébergés amicalement pendant trois jours.

Ac28.8 Son père se trouvait alors alité, en proie aux fièvres et à la dysenterie. Paul s'est rendu à son chevet et, par la prière et l'imposition des mains, il l'a guéri.

Ac28.9 Par la suite, tous les autres habitants de l'île qui étaient malades venaient le trouver et ils étaient guéris à leur tour.

Ac28.10 Ils nous ont donné de multiples marques d'honneur et, quand nous avons pris la mer, ils avaient pourvu à nos besoins

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:04

Aggée, Chapitre II, ver 1 à 9.(rituel de Compagnon de la Sainte Arche Royale)


1- En l’an II du roi Darius, le 21éme jour du 7éme mois,      la parole de l’Eternel se révéla par Aggée, le prophète, en ces mots

2- Parle à Zorobabel, fils de Schealthiel, Gouverneur de Juda, à Josué, fils de Jotsadak  le souverain sacrificateur, et au reste du peuple, et dis leur:

3- Quel est parmi vous le survivant qui ait vu cette maison dans sa gloire première?

Et comment la voyez-vous maintenant? Telle qu’elle est, ne paraît-elle pas comme rien à vos yeux

4- Maintenant fortifie-toi Zorobabel! dit l’Eternel, fortifie-toi, Josué fils de Jotsadak souverain sacrificateur, fortifie-toi peuple entier du pays! dit l’Eternel et travaillez car Je suis avec vous dit l’Eternel des armées.

5- Je reste fidèle à l’alliance que j’ai faite avec vous, quand vous sortîtes d’Egypte et mon esprit est au milieu de vous. Ne craignez pas!

6- Car ainsi parle l’Eternel des armées: Encore un peu de temps, et j’ébranlerai les cieux et la terre, la mer et le sec

7- J’ébranlerai toute les nations. Les trésors de toutes les nations viendront et je remplirai de gloire cette maison, dit l’Eternel des armées

8- L’argent est à moi, dit l’Eternel des armées.

9- La gloire de cette dernière maison sera plus grande que celle de la première, dit l’Eternel des armées. Et c’est dans ce lieu que je donnerai la paix, dit l’Eternel des armées.

Flavius Josèphe : Cyrus, Darius et Zorobabel


La première année du règne de Cyrus, qui était la soixante-dixième depuis le jour où notre peuple avait dû quitter sa patrie pour Babylone, Dieu prit en pitié la captivité et le misérable sort de ces malheureux], suivant la prédiction qu'il leur avait faite par la bouche du prophète Jérémie avant la destruction de leur ville, à savoir qu'après soixante-dix ans de servitude et de captivité qu'ils auraient supportés sous Nabuchodonosor et ses descendants, il les ramènerait dans leur patrie ou' ils reconstruiraient le temple et retrouveraient leur ancienne prospérité. Ces promesses, il les tînt alors. Inspirant, en effet, l'âme de Cyrus, il lui fit adresser à toute l'Asie une proclamation ainsi conçue : « Cyrus roi dit ceci : Puisque le Dieu tout-puissant m’a fait roi du monde entier, je crois que ce Dieu est celui qu'adore le peuple des Israélites. Car il a prononcé d'avance mon nom par la bouche de ses prophètes, et prédit que je construirai son Temple à Jérusalem, dans le pays de Judée. »

Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu'avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ». Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l'ambition d'accomplir ce qui était écrit. Ayant donc fait rassembler les plus importants des Juifs de Babylone, il leur dit qu'il leur permettait de se mettre en route pour leur patrie et de relever leur ville et le Temple de Dieu ; il ajouta que Dieu les aiderait et qu'il allait lui-même écrire aux généraux et satrapes voisins de leur pays de leur fournir l'or et l'argent nécessaires pour la reconstruction du Temple, et, en outre, des animaux pour les sacrifices..

Les Juifs ayant jeté les fondements du Temple et s'étant mis avec ardeur à le rebâtir, les peuples voisins, et particulièrement les Chouthéens que Salmanassar, roi d'Assyrie, avait amenés de Perse et de Médie et établis à Samarie quand il eut déporté les Israélites, demandèrent aux satrapes et aux fonctionnaires de s'opposer au relèvement de la ville et à la reconstruction du Temple. Ceux-ci, corrompus à prix d'or, vendirent aux Chouthéens leur indifférence et leur insouciance à l'égard des Juifs ; car Cyrus, occupé ailleurs par des guerres, ignorait ces faits et, peu après, périt dans une expédition contre les Massagètes. Mort de Cyrus, Darius lui succède..

Vers ce même temps arriva de Jérusalem auprès de Darius Zorobabel, qui avait été nommé chef des Juifs captifs. Une vieille amitié l'unissait au roi, ce qui lui valut d'être jugé digne, avec deux autres, du titre de garde du corps, obtenant ainsi un honneur qu'il souhaitait.

Zorobabel cessa alors de parler sur la vérité. L'assemblée s'écria qu'il avait parlé le mieux de tous, que la vérité seule a un pouvoir immuable et qui échappe à la vieillesse. Le roi lui ordonna donc de demander ce qu'il voulait en outre des récompenses promises, l'assurant qu'il l'obtiendrait parce qu'il était sage et s'était montré pins avisé que les autres : « Assieds-toi auprès de moi, ajouta Darius, et sois appelé mon parent ». A ces paroles, Zorobabel, rappela au roi le vœu qu'il avait fait dans le cas où il obtiendrait la couronne : c'était de rebâtir Jérusalem, d'y reconstruire le Temple de Dieu, et de replacer dans le Temple les vases sacrés que Nabuchodonosor avait enlevés et apportés à Babylone. « C'est là, dit-il, ma demande, puisque tu m'autorises à t'en adresser une pour avoir paru sage et avisé. »

Le roi, tout réjouit se leva, l'embrassa, et écrivit aux satrapes et aux toparques pour leur ordonner de faire escorte à Zorobabel et à ceux qui devaient partir avec lui pour aller reconstruire le Temple. Il enjoignit de plus aux gouverneurs de Syrie et de Phénicie de faire couper du bois de cèdre dans le Liban, de l'expédier à Jérusalem, et d'aider Zorobabel à rebâtir la ville. Il décréta que tous ceux des prisonniers qui étaient retournés en Judée étaient libres, interdit à ses procureurs et satrapes de commander les Juifs pour le service du roi, et exempta d'impôts tout ce que ceux-ci pourraient posséder en terres. De plus, il ordonna aux Iduméens, aux Samaritains et aux habitants de la Cœlésyrie de rendre les village s appartenant aux Juifs qu’ils détenaient, et prescrivit de verser en outre cinquante talents pour la construction du Temple .Il permit aux Juifs de sacrifier suivant leurs coutumes, voulut payer lui-même les frais des sacrifices ainsi que le costume sacré que revêtent pour honorer Dieu le grand-prêtre et les prêtres, de même que les instruments de musique dont les Lévites se servent pour célébrer Dieu ; aux gardiens de la ville et du Temple, il fit donner des terres et assigner chaque année une certaine somme pour leur subsistance ; il fit enfin renvoyer les vases sacrés, et confirma tout ce que Cyrus avant lui avait décidé au sujet du rétablissement des Juifs.

Après avoir obtenu du roi toutes les récompenses, Zorobabel, quittant le palais, leva les yeux au ciel et se mit à remercier Dieu de la sagesse qu'il lui avait inspirée et de la victoire remportée grâce à elle en présence de Darius : « Car, dit-il, je n'aurais jamais été jugé digne de ces faveurs, ô Seigneur, sans ton bienveillant appui ». Ayant donc remercié Dieu du présent et lui ayant demandé de continuer sa protection dans l'avenir, il alla à Babylone et annonça à ceux de sa nation les décisions heureuses du roi. Ceux-ci à cette nouvelle remercièrent Dieu de leur rendre leur terre natale ; puis, se rassemblant en des festins et libations, ils passèrent sept jours à célébrer joyeusement le relèvement et la résurrection de leur patrie. Ensuite ils choisirent dans chaque tribu des chefs pour les conduire à Jérusalem avec leurs femmes, leurs enfants et leurs bêtes de somme ; et tous, avec l'escorte donnée par Darius, firent route jusqu'à Jérusalem pleins de joie et d'orgueil, chantant, jouant de la flûte, faisant retentir les cymbales. Tout le reste du peuple juif leur fit conduite en manifestant son allégresse.

C'est ainsi qu'ils partirent, en nombre fixe de chaque groupe de familles. Je crois inutile de donner ici les noms de ces groupes je craindrais, en effet, en détournant la pensée de mes lecteurs de la suite des événements, de leur en rendre le récit difficile à suivre. La masse des émigrants au-dessus de douze ans, dans les tribus de Juda et de Benjamin, était de quatre millions six cent vingt-huit mille personnes ; les Lévites étaient quatre mille soixante-dix, et il y avait quarante mille sept cent quarante-deux femmes et enfants en bas âge. En outre, il y avait cent vingt-huit lévites hymnodes, cent dix portiers, trois cent quatre-vingt-douze esclaves sacrés ; et enfin six cent cinquante-deux personnes qui se disaient Israélites, sans pouvoir justifier de leur race. On enleva même leur dignité à certains prêtres qui avaient épousé des femmes dont ils ne pouvaient eux-mêmes dire la race et dont on ne retrouva pas la famille dans les généalogies des Lévites et des prêtres : ils étaient environ cinq cent vingt-cinq. La foule des serviteurs qui suivait les Juifs retournant à Jérusalem s'élevait au nombre de sept mille trois cent trente-sept ; puis deux cent quarante-cinq chanteurs et chanteuses quatre cent trente-cinq chameaux, cinq mille cinq cent vingt-cinq bêtes de somme. Les chefs de la multitude dénombrée ci-dessus étaient Zorobabel, fils de Salathiel, de la race de David et de la tribu de Juda, et Jésus, fils de Josédec, le grand-prêtre. En outre, Mardochée et Sérébée furent élus comme chefs, parmi le peuple, et fournirent une contribution aux frais du voyage, de cent mines d'or et cinq mille d'argent. Les prêtres, les Lévites et une partie du peuple juif qui était à Babylone revinrent ainsi à Jérusalem. Les autres émigrants rentrèrent chacun dans sa ville natale.

Le septième mois après leur départ de Babylone, le grand-prêtre Jésus et le chef Zorobabel rassemblèrent de tous côtés à Jérusalem avec le plus grand zèle le peuple de la campagne ; puis ils rebâtirent l'autel des sacrifices à l'endroit où il s'élevait auparavant, afin d'y offrir à Dieu les sacrifices prescrits suivant la loi de Moïse, au grand mécontentement des peuples voisins qui leur étaient tous hostiles. Ils célébrèrent aussi à cette époque la fête des Tabernacles, suivant les prescriptions du Législateur à ce sujet ; ils firent ensuite les offrandes et les holocaustes, et les sacrifices des sabbats et de toutes les fêtes sacrées ; et ceux qui avaient fait des vœux les accomplirent en sacrifiant à partir de la nouvelle lune du septième mois. Ils commencèrent enfin la construction du Temple, dépensant de grosses sommes pour les tailleurs de pierre et les charpentiers, et pour la nourriture des ouvriers. Les Sidoniens envoyèrent avec plaisir et sans difficulté des bois de cèdre du Liban, qu'ils amenèrent au port de Jopé liés entre eux et assemblés en radeau : Cyrus avait le premier donné l'ordre de le faire, ordre qui fut exécuté quand Darius l'eut renouvelé.

On arriva ainsi jusqu'au deuxième mois de la deuxième année du retour des Juifs à Jérusalem ; la construction du Temple était poursuivie sans interruption ; une fois les fondations achevées, à la nouvelle lune du second mois de la deuxième année, on commença les murs, et la surveillance des travaux fut confiée aux Lévites âgés de plus de vingt ans, à Jésus, à ses fils et à ses frères, à Zodmeel, frère de Juda fils d'Aminadab, et à ses fils. Et tous ceux qui étaient chargés de ce soin s'en acquittèrent avec tant de zèle, que le Temple fut terminé plus tôt qu'on n'aurait pu le prévoir. Quand le sanctuaire fut terminé, les prêtres, revêtus des vêtements traditionnels, les Lévites, et les descendants d'Asaph, au son des trompettes chantèrent un hymne à la louange de Dieu, comme David en avait le premier donné l'exemple. Les prêtres, les Lévites et les anciens des groupes de familles qui se rappelaient la grandeur et la somptuosité de l'ancien Temple, voyant combien, par suite du manque de ressources, on avait dû construire plus modestement le nouveau, et mesurant la décadence de leur prospérité à l'infériorité du nouveau Temple, se montraient tout abattus et honteux à cette pensée ; incapables de contenir leur chagrin, ils allaient jusqu'aux gémissements et aux larmes. Quant au peuple, il se trouvait satisfait du présent, content d'avoir reconstruit le Temple, et, n'ayant ni souci ni mémoire de l'ancien, il ne se tourmentait pas à faire la comparaison entre les deux pour trouver le nouveau moins riche qu'il ne s'y attendait. Le bruit des trompettes et la joie populaire étaient cependant couverts par les gémissements des anciens et des prêtres déclarant le Temple bien moins beau que celui qui avait été détruit.

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Published by Thomas Dalet - dans Spiritualité
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