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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 17:40

Régime Ecossais Rectifié :

 

« Grand Architecte de l’Univers, Etre éternel et infini, qui es la bonté, la justice et la vérité même, ô toi qui par ta parole toute puissance et invincible as donné l’être à tout ce qui existe, reçois l’hommage que les Frères réunis ici en ta présence, t’ offrent pour eux-mêmes et pour tous les autres hommes. Bénis et dirige-toi même les travaux de l’Ordre, et les nôtres en particulier.

Daigne accorder à notre zèle un succès heureux, afin que le temple que nous avons entrepris d’élever pour ta gloire, étant fondé sur la sagesse, décoré par la beauté et soutenu par la force, qui viennent de toi, soit un séjour de paix et d’ union fraternelle, un asile pour la vertu, un rempart impénétrable au vice, et le sanctuaire de la vérité ; enfin pour que nous puissions tous y trouver le vrai bonheur, dont tu es l’unique source, comme tu en es le terme à jamais.

Ainsi soit-il. »

 

« Dieu Tout-Puissant et Eternel, source du bien, de la paix et de la lumière, regarde avec clémence tes serviteurs assemblés dans ce temple de notre saint Ordre, et voués à la

gloire de ton saint Nom et au bonheur de la famille humaine ; fais, nous T'en supplions, Seigneur, qu'avec ton aide nous remplissions religieusement nos devoirs, pour notre utilité mutuelle et éternelle, et pour être un exemple éclatant aux yeux des autres hommes ; fais que, décorés de toutes les vertus, nous parvenions à la vie éternelle ; par Notre Seigneur Jésus-Christ.  Ainsi soit-il. »

 

« Grand Architecte de l'Univers, Etre Eternel et Infini, qui es la Justice, la Bonté et la Vérité mêmes ! Ô Toi qui, par Ta Parole Toute‑ Puissante et invincible, as donné l'Etre à tout ce qui existe ; reçois l'hommage que les Frères réunis ici en Ta Présence, T'offrent pour eux‑ mêmes et pour tous les autres hommes.

Bénis et dirige Toi‑ même les travaux de l'Ordre et les nôtres en particulier ; daigne accorder à notre zèle un succès heureux, afin que le Temple que nous avons entrepris de reconstruire pour Ta Gloire, étant fondé sur la Sagesse, décoré par la Beauté et soutenu par la Force, qui viennent de Toi, soit un séjour de Paix et d'union fraternelle, un asile pour la Vertu, un rempart impénétrable au vice et le Sanctuaire de la Vérité ; enfin pour que nous puissions tous y trouver le Vrai Bonheur, dont Tu es l’Unique source, comme Tu en es le terme, à jamais. Ainsi soit‑il. »

 

« Dieu éternel et tout-puissant, Père céleste, source ineffable de tous biens et unique dispensateur de la divine vérité, jette un regard favorable sur cette  famille de l'Ordre de la Cité Sainte qui T'adore d'un cœur pur et qui s'est vouée à la défense et à

la propagation de la foi chrétienne pour l'amour et la gloire de ton Saint Nom ; sois propice à nos vœux, afin qu'ils nous conduisent au salut. Seigneur notre Dieu, Sauveur du monde, ô Toi qui es la voie, la vie et la vérité, protège-nous dans Ta bonté, donne-nous la

lumière, l'intelligence de la vérité et l'amour constant du bien, embrase nos cœurs du feu sacré de la charité chrétienne, répands dans nos âmes cette douce paix que Tu as apportée

au monde ; bénis nos désirs en faveur de ceux qui Te méconnaissent, et nos efforts pour le soulagement des pauvres et des malheureux, afin que nos cœurs goûtent les fruits d'une

sainte joie, et daigne nous conduire Toi-même par ta divine miséricorde à la vie éternelle. »

« Dieu éternel et tout-puissant, créateur, sanctificateur et dispensateur de toutes choses, écoute nos prières, daigne bénir et sanctifier tous ces honorables vêtements de notre Ordre destinés pour ton serviteur notre Frère afin qu'en ayant été revêtu pour s'en servir parmi nous pour la gloire de ton Saint Nom, il ne néglige rien de ce qui Te sera agréable pendant tout le cours de sa vie temporelle ; bénis, nous T'en prions, toutes ces choses, afin que, lorsqu'il sera dégagé des choses terrestres, ayant mené une vie sans tache, qui lui est représentée par la blancheur de ces vêtements, il puisse paraître en ta divine présence décoré des vertus dont ils lui sont l'emblème, et recevoir les biens que ton infinie miséricorde nous fait espérer ; par notre Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur. » Amen

 

Prière pour la Croix

 

« Seigneur Dieu tout-puissant, qui as voulu sauver le monde et délivrer le genre humain de l'esclavage de l'ancien ennemi de ta gloire et de son bonheur, par la vénérable croix sur laquelle ton Fils notre divin Seigneur Jésus-Christ a répandu son précieux sang pour notre salut ; nous Te prions d'attacher les vertus de ta sainte bénédiction sur cette croix, qui est destinée pour ton serviteur notre Frère afin qu'elle lui soit un signe de

ta divine protection contre les attaques du démon, un aiguillon pour sa foi, un salutaire ressouvenir des fruits de la rédemption, et par là un moyen de force et de consolation

dans tous les dangers de sa vie temporelle ; par notre Seigneur Jésus-Christ qui vit et règne dans les siècles des siècles. » Amen

 

Prière pour l’épée

 

« Seigneur Dieu tout-puissant, Dieu de justice et de clémence, Toi qui ordonnes et disposes seul de toutes choses ; qui as permis sur la terre l'usage du glaive pour réprimer la malice des méchants et pour faire régner la justice ; qui as armé Toi même du glaive tes serviteurs que tu as élus pour les faire triompher des ennemis de ta gloire ; exauce nos prières et daigne bénir cette épée dont ton serviteur, notre Frère …… désire d'être armé pour s'en servir au besoin pour la défense de la foi chrétienne, de sa patrie, et de ses Frères dans l'Ordre,  et pour la protection des faibles et des opprimés ; bénis-la, Seigneur, pour qu'elle lui soit principalement un signe de la vertu puissante de l'homme que Tu as confirmé dans la foi, contre ses ennemis visibles et invisibles et ceux de Ton Saint Nom. Nous Te prions aussi, Seigneur, de répandre tes saintes bénédictions sur ton serviteur notre Frère, qui va bientôt être ceint de ce signe de la noblesse chrétienne, qu'il a

acquise par ses vertus, et qu'elles demeurent éternellement sur lui ; par notre Seigneur Jésus-Christ. » Amen

 

« Architecte suprême de l’Univers, source unique de tout bien et de toute perfection, ô toi qui as toujours voulu et opéré pour le bonheur de l’homme et de toutes tes créatures, nous te rendons grâce de tes bienfaits paternels, et nous te conjurons tous ensemble de nous les accorder suivant tes desseins sur nous et selon nos propres besoins. Répands sur nous et sur tous nos Frères ta céleste lumière ; fortifie dans nos cœurs l’amour de nos devoirs, afin que nous les observions fidèlement. Puissent nos assemblées être toujours affermies dans leur union par le désir de te plaire et de nous rendre utile à nos semblables. Qu’elles soient à jamais le séjour de la paix et de la vertu, et que la chaîne d’une amitié parfaite et fraternelle soit désormais si forte entre nous que rien ne puisse jamais l’altérer  Ainsi soit-il. »

 

Rite Standard d’Ecosse :

 

« Dieu Eternel et Tout-Puissant, Architecte et Gouverneur de l’Univers, dont les paroles créatrices firent que toutes choses furent, nous, frêles créatures de Ta Providence, t'implorons humblement de faire descendre sur cette assemblée convoquée en Ton Saint Nom les bienfaits de Ta Bénédiction. Nous te demandons spécialement d'accorder Ta grâce à ton serviteur agenouillé, qui désire partager avec nous les secrets mystérieux de Maître Maçon. Dote-le d'assez d'énergie pour qu'il ne défaille point à l'heure du jugement, mais que, ayant traversé  indemne la vallée des ombres de la mort grâce à ta protection, il s'élève enfin au dessus du tombeau des transgressions pour briller, tel une étoile, au firmament de la Franc-Maçonnerie. »

 

« Dieu Tout Puissant, qui voit nos abandons et nos regains d'espoir, et qui perçoit nos pensées du fonds de nous-mêmes, protège-nous et défend-nous contre les intentions maléfiques de nos ennemis, et aide-nous dans les épreuves et les afflictions qu'il est de notre destin d'endurer en traversant cette vallée de larmes.

L'homme qui est né d'une femme n'est que pour un temps et s'emplit de tourments; il vint comme une fleur et fut coupé; il a survolé sa propre vie comme une ombre et cessa de vivre, voyant ses jours comptés et sa vie destiné à Toi. Tu as déterminé les limites qu'il n'aurait su dépasser, mais aussi fait en sorte qu'il ne trouve le repos avant d'être arrivé au jour dit. Il y a l'espoir qu'un arbre coupé pousse encore, et que la branche souple ne cède pas, mais quand l'homme est mort et inerte, alors, s'il a abandonné son esprit, où est-il ?

 

Quand la mer manquerait d'eau, et la marée refluerait pour ne plus remonter, l'homme faillirait et ne se relèverait pas tant que les cieux eux-mêmes ne seraient plus.

 

Alors Seigneur, aie de la compassion pour les enfants de Ta création, donne-leur du réconfort dans leurs afflictions, et quand leurs peines terrestres prendront fin, puissions-nous nous hisser au firmament d'une lumière sans tache et gagner l'immortalité, dans ce royaume où foi et espérance perdront leur sens, car seuls la joie et l'amour y régneront pour l'éternité des siècles. Amen . Et Toi, ô Dieu, soit en Gloire pour l'éternité ! »

 

« Toi Dieu Eternel et Omnipotent, qui apparut à ton serviteur Moïse dans un éclair de feu au milieu d’un buisson, nous te supplions d’embraser nos cœurs d’une divine dévotion, de l’amour pour nos Frères et de la charité envers tout le genre humain. Conforte-nous et tout ton peuple de ta divine grâce, guide-nous et aide-nous à construire un Second Temple a Ton Saint Service. Accorde-nous

l’entrée dans le Saint des Saints quand se déchirera pour nous le voile du Saint Tabernacle où tu règnes pour les Siècles des Siècles. Amen. »

 

« Dieu Tout-Puissant, Grand et Glorieux Contremaître de l’Univers, nous implorons humblement Ta bénédiction sur cette assemblée dédiée à Ton Nom. Bénis spécialement ceux qui sont à genoux devant Toi. Fais que leur vie quotidienne soit si bien réglée que, quand leur travail sur terre sera achevé et qu’ils se présenteront devant Toi, ils soient dignes de recevoir la Marque de Ton approbation, et deviennent des pierres parfaites dans ce Temple immortel et éternel dans les cieux qui ne fut pas fait de mains d’hommes. »

 

« Soyons animés par la Sagesse du Suprême Grand Prêtre et Roi des Rois ! Puissions nous être affermis par sa Force ! Que la Beauté de ses vertus nous incitent à toujours respecter les obligations que nous avons prises envers lui, de garder inviolés les mystères dévoilés ici devant nous, de cultiver la Vérité, de préserver la Concorde parmi les Frères et les Compagnons, et de demeurer dans la Paix avec tous les hommes,  de pratiquer invariablement ces devoirs au dehors de ce Chapitre de Maçons de l’Arche Royale, devoirs qui nous furent inculqués par Lui ! »

 

« Que l’éclat de Ta Majesté, O Seigneur notre Dieu, rayonne sur nous. Rends fécond le travail issu de nos mains, oui ! fais prospérer notre ouvrage, et que tout ce que nous faisons le soit en l’honneur et pour la Gloire de Ton Très Saint Nom ! Amen ! »

 

« Dieu Tout-Puissant, Architecte des fondations de l’Univers, toi qui commandes au monde que tu fis émerger du chaos, et créas toutes choses à sa naissance, regarde comme nous prions en ce moment même d’une manière toute particulière pour que Tes serviteurs agenouillés soient couronnés de toute ta bénédiction infinie ; mais accorde leur d’abord la grâce de soutenir leur quête de ce soir, aide-les à ne pas l’entamer avec légèreté, ni à se déshonorer en l’abandonnant, mais arme-les de fermeté afin qu’ils se souviennent toujours que leur but n’est autre que l’acquisition de la compréhension et de la sagesse véritables, par l’accomplissement de ton grand œuvre, en répandant ta majesté et ta gloire au bénéfice de toute la création, et pour leur propre bien. »


Rite York 
:

 

« Très Saint et très glorieux Seigneur Dieu, Grand Architecte de l’Univers, dispensateur de tous bienfaits et de toutes grâces, tu as promis que « Lorsque deux ou trois se rassembleront en ton nom, tu seras au milieu d’eux pour les bénir ». C’est en ton nom que nous nous sommes assemblés et c’est en ton nom que nous désirons agir dans tout ce que nous entreprenons. Fais que les sublimes principes de la Franc-maçonnerie soumettent toute passion discordante en nous, harmonisent et enrichissent nos cœurs de ton propre amour et de ta propre bonté afin que cette Loge, en cet instant, reflète humblement cet ordre et cette beauté qui règnent à jamais devant ton trône. Amen. »

 

« Suprême Grand-Prêtre des Cieux et de la terre, nous Te prions humblement d'accorder Ta bénédiction aux buts de notre présente assemblée. Accorde-nous la sagesse pour entreprendre, la force d'âme pour soutenir et la beauté de l'harmonie pour administrer les affaires de ce Chapitre afin que, tous nos actes soient agréables à Ta face. Amen. »

 

« Ô Toi, Éternel, Omniprésent J.H.V.H., le glorieux et éternel "JE SUIS", permets à Tes créatures frêles, subordonnées et nécessiteuses, d'approcher Ta Divine Majesté. Nous adorons humblement et rendons grâce à Tes perfections ineffables, à Ta bonté et à Ta bienveillance sans limites. Nous T'adorons pour que, au milieu des peines et des calamités de ce monde, nous soient accordés bien des moyens de repos pendant que nous parcourons les sentiers tortueux de la vie. Ô Toi qui, il y a bien longtemps, apparut à Ton serviteur Moïse, dans les flammes du feu qui jaillit d'un buisson, allume, nous T'en supplions, au coeur de chacun d'entre nous, la flamme de la dévotion à Ton Nom, de l'amour entre nous et de la charité envers tout le genre humain. Puisse la solennité des cérémonies de notre institution se graver dans notre esprit et avoir un effet heureux et durable sur notre vie. Enfin, Ô Père miséricordieux, fais que lorsque nous aurons passé les voiles extérieurs de ces parvis terrestres, nous puissions gagner le Saint des Saints, En‑ Haut pour y être admis à l'audience du Grand Conseil Céleste, où le Grand‑ Prêtre Suprême préside et règne à tout jamais ». Amen.

 

« De ma voix je crie à l'Éternel. De ma voix j'implore l'Éternel. Je répands ma plainte devant Lui. Quand mon esprit est abattu au-dedans de moi, Toi, Tu connais mon sentier. Je jette les yeux à droite, et regarde ! Personne ne me reconnaît. Tout refuge est perdu pour moi. Nul ne prend souci de mon âme. Éternel ! c'est à Toi que je crie. Je dis: Tu es mon refuge, mon partage sur la terre des vivants. Sois attentif à mes cris !, Car je suis bien malheureux. Délivre-moi de ceux qui me poursuivent, Car ils sont plus forts que moi. Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre Ton Nom !". Amen. »

 

"Éternel, écoute ma prière, prête l'oreille à mes supplications ! Exauce moi dans Ta fidélité, dans Ta justice ! N'entre pas en jugement avec Ton serviteur ! Car aucun vivant n'est juste devant Toi. Ô Éternel ! Ne me cache pas Ta face ! Je serais semblable à ceux qui descendent dans la fosse. Fais-moi dès le matin entendre Ta bonté ! Car je me confie à Toi. Enseigne-moi à faire Ta volonté ! Car Tu es mon Dieu. Retire mon âme de la détresse ! Dans Ta bonté, réduis au silence mes ennemis, car je suis Ton serviteur". Amen.

 

"A l'Éternel, la terre et ce qu'elle renferme, le monde et ceux qui l'habitent ! Car Il l'a fondée sur les mers, et affermie sur les fleuves. Qui pourra monter à la montagne de l'Éternel ? Qui s'élèvera jusqu'à son Lieu Saint ? Celui qui a les mains innocentes et le cœur pur; celui qui ne livre pas son âme au mensonge et qui ne jure pas pour tromper. I1 obtiendra la bénédiction de l'Éternel, la miséricorde du Dieu de son salut. Voilà le partage de la génération qui L'invoque, de ceux qui cherchent Ta face, O Dieu de Jacob ! Portes, élevez vos linteaux; élevez-vous portes éternelles !Que le Roi de Gloire fasse son entrée ! Qui est le Roi de Gloire ? l'Éternel fort et puissant; l'Éternel puissant dans les combats. Portes, élevez vos linteaux, élevez les, portes éternelles ! Que le Roi de Gloire fasse son entrée! Qui est donc ce Roi de Gloire ? l'Éternel des Armées, voilà le Roi de Gloire !".

 

"Puissions-nous être guidés par la Sagesse du Suprême Grand Prêtre, soutenus par Sa Force et incités par la beauté de la vertu à remplir les obligations qui nous sont enjointes ici, de garder inviolés les mystères qui nous y sont dévoilés et, sans faillir, de pratiquer, hors de ce Chapitre, tous les devoirs qui y sont enseignés." Amen.

 

Rite Ecossais Ancien et Accepté :

 

« O toi, Grand et Eternel Dieu, Père de la Lumière, de la vie et des mondes, Suprême Architecte qui, de ton trône de pureté céleste vois tous les peuples de la terre, entends et reçois les prières et les pétitions de tes indignes serviteurs maintenant prosternés devant toi; grave dans nos coeurs la connaissance de ton éternelle parole et permets que le but de notre institution puisse être gouverné par les principes de la vertu et de la justice ; défends nous ô Dieu, des pièges des méchants et contre les mauvais desseins de nos ennemis ; donne nous la force de vaincre ceux qui sont armés contre nous, et l'honneur en sera attribué à ton saint et puissant Nom, maintenant et à jamais. Tous les FF\ Ainsi soit-il.  

 

Daignes ô Grand Architecte de l’Univers, Daignes je t'en conjure protéger les ouvriers de paix ici rassemblés. Échauffe leur zèle, fortifie leurs âmes dans la lutte fatigante des passions mauvaises. Enflamme leurs cœurs de l'amour de la vertu et décide leurs succès, ainsi que ceux de cet aspirant qui désire participer à nos augustes mystères, prête-lui ton assistance et soutiens-le de ton bras puissant au milieu des épreuves qu'il va subir. Amen !

 

Prions, O toi, Grand et Eternel Dieu, Père de la Lumière et de la Vie, très miséricordieux et suprême régulateur du Ciel et de la Terre, guide nous dans les sentiers de la vertu et de la justice; enseigne nous les grands principes fondamentaux de la vraie religion qui ont rapport aux adorations que nous te rendons et à nos devoirs des uns envers les autres, pour que nous puissions mériter de devenir membres du Suprême Conseil céleste. 

 

Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.
2. Il était au commencement avec Dieu.
3. Toutes choses ont été faites par lui, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans lui.
4. Dans lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
5. Et la Lumière luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise.
6. Il y eut un homme envoyé de Dieu qui s’appelait Jean.
7. Il vint pour servir de témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui.
8. Il n’était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à celui qui était la lumière.
9. Celui-là est la vraie lumière, qui illumine tout homme venant en ce monde.
10. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui, et le monde ne l’a point connu.
11. Il est venu chez soi, et les siens ne l’ont point reçu.
12. Mais il a donné à tous ceux qui l’ont reçu le pouvoir f’être faits enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom.
13. Qui ne sont point nés du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu même.
14. Et le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous ; et nous avons vu sa gloire, comme la gloire du Fils unique du Père, étant plein de grâce et de vérité.
15. Jean rend témoignage de lui, et il crie, en disant : Voici celui dont je vous disais : Celui qui doit venir après moi a été préféré à moi, parce qu’il était avant moi.

Rites Emulation et anglo-saxons :

 

« Mes Frères, invoquons la bénédiction du Grand Surintendant de l'Univers.  Puisse‑t‑Il daigner nous aider dans toutes nos entreprises, nous accorder la grâce de graver dans nos cœurs Ses saints commandements, et de Le glorifier par nos travaux afin que nous puissions mériter notre récompense quand viendra le jour du jugement. »

 

« O souverain et Tout-Puissant ordonnateur de toutes choses, nous T’implorons, en unité de pensée, de nous accorder la Foi pour reconstruire Ton Saint Temple et le Zèle pour animer nos travaux »

 

« O Dieu, dans Ton Infinie Bonté, abaisse sur ce Prieuré un regard de tendre compassion et soumets nos coeurs à Ta Sainte Volonté dans toutes nos actions, par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen »

 

« Invoquons la protection du Grand Architecte de l’Univers dans toutes nos entreprises.

Puissent nos travaux, ouverts ainsi dans l’ordre, se poursuivre dans la paix et se clore dans l’harmonie. » Ainsi soit-il!

 

« Gloire soit  au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et à jamais, dans les siècles des siècles . Amen »

 

« Saint, Saint, Saint, le Seigneur, Dieu de Sabaoth. Les cieux et la terre sont remplis de Ta gloire. La fraternité sainte, libre et acceptée du monde entier Te reconnaît comme le Père d’une infinie Majesté et Vénère Ton Fils Unique, Vrai et Honorable, ainsi que le Saint Esprit qui réconforte. »

 

« Glorieux Commandeur des Cieux et de la Terre, Toi qui parla et Tout s’accomplit, Toi qui ordonna et tout s’arrêta, nous, les frêles créatures de Ta Providence, sollicitons humblement l’accomplissement de Ta promesse selon laquelle, lorsque deux ou trois seront rassemblés en Ton Nom, tu seras au milieu d’eux pour les bénir. En Ton Nom, nous nous réunissons pour élever un Frère dans notre Ancienne et Honorable Fraternité, afin qu’il puisse avec nous continuer à commémorer la prodigieuse sauvegarde de Noé et de sa famille, lors du Déluge. Accorde qu’il devienne un vrai Frère, capable de pénétrer les mystères de la Fraternité de l’Arche. Puisse-t-il sincèrement aimer ses Frères, certain que l’Amour est l’accomplissement de la Loi. Puissions-nous, de même, nous conduire dans cette arche afin que, lorsque nous serons rappelés par Ton ordre, nous puissions trouver un refuge, dans les demeures du repos éternel. »

 

« Puisse le Suprême Grand Maître, condescendre à présider nos travaux à nos décisions et nous diriger dans tous ce qu’Il lui plaira d’approuver et bénir. Puisse notre engagement de maçon être la règle de notre conduite d’homme. Puisse notre retraite secrète toujours être le recours du juste et du miséricordieux, le siège de toutes les vertus morales et le séjour des élus »

 

« Dieu Très Miséricordieux, nous Te supplions de nous accorder d'être les exemples vivants des leçons enseignées par la Naissance, la Vie, la Mort, la Résurrection et l'Avènement de Ton Fils Jésus-Christ notre Sauveur, que nous puissions, enfin, paraître dignes â Ta vue, de séjourner parmi Tes élus. Amen. »

 

« O Grand Emmanuel, notre Capitaine céleste. Abaisse Ton regard, nous T'en supplions, sur cette Préceptorie, et accorde Ta Sainte Grâce à ce Candidat, maintenant

devant Toi, afin qu'il se conduise en bon et fidèle soldat de la Croix et puisse, désormais, éviter toute occasion de T'offenser pour devenir, ainsi, à Tes yeux, digne du

Salut que Seul, Tu peux lui accorder Amen . »

 

« Armez-vous de force dans le Seigneur, Revêtez l'armure de Dieu pour être en état de tenir, face aux manœuvres du diable. Car ce n'est pas à des adversaires de sang et de chair que nous avons à lutter mais contre les Principautés, contres Puissances, contre

les Dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les Esprits du mal qui habitent les espaces célestes. Endossez donc l'armure de Dieu afin qu'aux jours mauvais vous puissiez résister et demeurer debout. ayant tout mis en oeuvre. Debout donc! A la taille, ayez la Vérité pour Ceinturon et la Justice pour cuirasse, et à vos pieds, l'élan du zèle à propager l'Evangile de la Paix. Prenez surtout le bouclier de la foi, grâce auquel vous pourrez éteindre tous les traits enflammés du Malin. Recevez enfin le casque du Salut, et le glaive de l'Esprit, c'est-à-dire la Verbe de Dieu. »

 

« Mystérieuse et éternelle Trinité, daigne bénir le travail accompli de nos mains et accorde –nous la Foi et le Zèle qui inspirèrent notre Royal fondateur. Rends-nous capable de porter la Croix et de suivre les pas de l’Agneau, enseigne-nous à appliquer dans notre vie quotidienne les divins principes de la Charité et de la Vérité, et admets nous enfin dans ce Temple immortel , qui n’est point fait de main d’homme, éternel dans les cieux. Amen »

 

« Puisse le Grand Surintendant de l'Univers répandre sur cette assemblée la rosée bienfaisante de Sa bénédiction. Puisse‑ t‑ Il se trouver au milieu de nous, Ses fidèles ouvriers, que nous soyons dans les plaines de Cerédata ou dans les forêts du Liban, employés à travailler la pierre brute ou à poser la clef d’une voûte mystique ; et lorsque nous serons appelés à cesser nos travaux sur cette terre, puissions‑ nous être jugés dignes du salaire promis à ceux qui ont été assidus à leur tâche dans Son Saint Temple. »

 

« Oh ! Dieu Omnipotent, Omniscient, et Omniprésent, pour qui tous les coeurs sont à découvert, tous les désirs connus et pour qui nul secret n’est caché, purifie les pensées de nos coeurs par l’inspiration de Ton Esprit Saint pour que nous puissions T’aimer parfaitement et glorifier dignement Ton Saint Nom. »

 

« O très glorieuse Trinité dans l’Unité, accorde, nous t’en supplions, à notre Frère ici présent qui, ayant pris la Croix est sur le point d’être admis dans notre Ordre, de demeurer à jamais dans la lumière de la Maçonnerie et de répondre avec docilité à la Voix du Verbe de Vérité. Accorde lui la Sagesse et la faculté de comprendre, afin que dans la Foi, l’Unité et le Zèle, il soit capable de reconstruire en son cœur, son Temple mystique et puisse être jugé digne de prendre place dans ton Royaume maintenant et dans les siècles sans fin. Amen »

 

« Rédempteur miséricordieux de l'humanité mortelle, Tu as promis que Tu serais au milieu de tous ceux qui s'assemblent en Ton Saint Nom, Abaisse sur nous, Tes humbles serviteurs, un regard de tendre compassion, et dirige-nous sur la voie que Tu as tracée pour que nos travaux soient toujours commencés, poursuivis et achevés pour l'amour de

Toi, l'affection de nos compagnons, la protection des affligés et l'obéissance à notre Ordre. Amen.

 

« O Seigneur, notre Père Céleste, Très Haut et Très Puissant, Roi des Rois, Seigneur des Seigneurs, unique Gouverneur des Princes, Qui de Ton trône observe tous

les habitants de la terre, nous Te supplions de tout notre cœur d'assurer le soutien de Ta faveur spéciale à notre Très Bienveillant Souverain, Sa Majesté le Roi Juan

Carlos, et de l'emplir de la grâce de Ton Esprit Saint pour qu'il se soumette toujours à Ta volonté et suive Ta voie. Dispense lui l'abondance des dons célestes, accorde

lui la santé et la richesse pour qu'il vive longtemps, la force pour qu'il triomphe et soumette ses ennemis et, enfin, après cette vie, qu'il puisse parvenir à la joie et à la félicité éternelles, par Jésus Christ Notre Seigneur.Amen. »

 

« O Jésus de Nazareth, Dieu sans tache et immortel, assiste-nous dans l’immense travail que nous avons entrepris. Aide-nous à faire de ce monde un temple d’amour et de paix qui convienne à Ta seconde venue, quand tous les mystères seront révélés et que chaque cœur sera mis à nu devant Toi et devant l’Esprit qui habite les cieux. Nous te supplions d’accorder à notre Frère ici présent, de se montrer digne de notre Ordre ; arme son âme de la  foi en Toi, pour qu’enfin, par ta Grâce, il atteigne le royaume de la béatitude et de la gloire éternelle . Amen »

 

« Souverain éternel, de l’Univers, Roi des Rois et Seigneur des seigneurs, nous nous prosternons humblement devant Ta majesté Omnipotente . Daigne, nous t’en supplions, bénir ce Conclave, assemblé en Ton Très Saint Nom et accorder à Ton serviteur , ici présent , qui a été choisi tel Ton Bienheureux apôtre Matthias, pour gouverner l’assemblée des fidèles, d’être empli de sagesse pour brandir dignement le glaive de l’Esprit. Eclaire-le de la vraie Connaissance et inspire-lui le Zèle de Constantin, notre grand et glorieux fondateur, afin qu’il puisse , avec dignité et fidélité, représenter cet Ordre chrétien et que, lorsque sa tâche ici-bas sera achevée, il soit admis à la lumière de Ton royaume, par Jésus-Christ, notre Sauveur Amen»

 

Rite Ecossais Primitif :

 

« Très-Saint et Très-Glorieux Seigneur Dieu, Suprême Architecte du Ciel et de la Terre, Dispensateur de toutes les grâces ici-bas, nous Te supplions de bénir nos travaux et d'illuminer nos esprits d'Intelligence et de Sagesse, afin que nous puissions être à même de Te connaître et de Te Servir droitement, toutes nos actions ne tendant qu'à Ta Gloire, et au retour de nos Ames en Ta Lumière. Amen."

 

Nous Te supplions, Seigneur Dieu, de bénir notre présente entreprise que voici, en accordant à notre Frère N.... qu'il puisse continuer à dédier sa vie à Ton service en demeurant un véritable Frère parmi nous. Daigne Seigneur continuer à la gratifier de Ta Divine Sagesse afin qu'il puisse toujours être capable d'éclaircir, au moyen des secrets de la Maçonnerie les mystères de Ta Connaissance. Amen."

Très Saint et Très Glorieux Seigneur Dieu, Grand Architecte du Ciel et de la Terre, dispensateur de tous les biens d'ici-bas et de toutes les grâces spirituelles, Toi qui as promis que là où deux ou trois seraient réunis en Ton Nom Tu seras au milieu d'eux, en Ton Nom nous nous assemblons et nous réunissons, Te suppliant très humblement de nous bénir en nos entreprises, de nous donner l'influx de Ton esprit, d'illuminer nos âmes de Sagesse et d'Intelligence, afin que nous puissions Te connaître et Te servir droitement, et que toutes nos actions tendent à Ta Gloire et au salut de nos âmes. C'est pourquoi nous Te supplions, Dieu Tout-Puissant, de bénir notre présente entreprise que voici, à savoir la fondation de la Loge ".......". Daigne accorder, Seigneur, à tous les Frères qui la dirigeront, qu'ils puissent dédier leur vie à Ton service, et demeurant de véritables Frères. Amen.

« O toi qui, par Ta Parole Toute-Puissante, as donné l'être à cet Univers Physique, qui le soutiens par Ton Action Vivifiante durant les Temps que Tu as prescrits à sa durée pour l'accomplissement de Tes Décrets. O Toi dont la Divine Providence veille sur le moindre des Etres de cette Nature Sensible, abandonneras-Tu à ses erreurs l'Homme que Tu avais établi pour être leur Dominateur?  Non, certes, ô Dieu Eternel, Tout Puissant. Tu prendras pitié de son ignorance lorsqu'il aura recours à Toi pour obtenir la connaissance de Tes Lois, Tu éclaireras son intelligence pour lui faire connaître et abjurer ses égarements. Pleins de confiance en Toi, ô Source Unique de toute Lumière, nous nous réunissons donc en Ta présence pour Te demander d'être dirigés par Toi-même en la recherche et la pratique de la Vérité. Epure donc, Seigneur et fortifie le désir que Tu as fait naître en nos Ames, et conduis-nous au terme de nos espérances, que nous confessons ne pouvoir trouver qu'en Toi seul. Par le Christ Notre-Seigneur, ainsi soit-il. »

 

Stricte Observance :

 

Prions, Seigneur Jésus, Christ saint, Père éternel et Dieu tout-puissant, sage Créateur, Dispensateur bienveillant et Ami révéré, humble et pieux Rédempteur, Sauveur clément et miséricordieux, nous Te prions humblement et Te requérons de nous éclairer, de nous délivrer des embûches du diable rugissant et de nous protéger, avec tous les Frères du Temple et tout Ton peuple chrétien qui est dans la confusion et dans l’angoisse de l’avenir.

Accorde-nous, Seigneur, en qui sont et de qui proviennent toutes vertus, bienfaits, dons et grâces du Saint-Esprit, accorde-nous de connaître la vérité et la justice, la faiblesse et l’infirmité de notre chair, d’accepter la véritable humilité, afin que nous puissions mépriser ce triste monde et ses souillures, les vains plaisirs, l’orgueil et toutes les misères, de n’aspirer qu’aux biens célestes, de travailler humblement au maintien de nos vœux et de Tes commandements.

Toi qui vis et règnes, étant Dieu, par tous les siècles des siècles.

Amen.

 

Le Supérieur: -” Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit”

Les assistants: -” Amen.”

Le Supérieur: -” Au nom du Grand Précepteur, du Grand Prieur et du Supérieur de cette maison, je tiens audience conformément à nos lois.”

Les assistants: -” Conformément à nos lois.”

Le Supérieur: -” Seigneur, viens à mon aide.”

Les assistants: -” Seigneur, hâte-toi de me secourir.”

Le Supérieur: -” Gloire au Père et au Fils.”

Les assistants: -” Et au Saint-Esprit.”

Le Supérieur: -” Comme il en était au commencement et maintenant et à jamais.”

Les assistants: -” Et dans les siècles des siècles. Amen.”

 

Rite de Misraim 

O ! Suprême Architecte des Mondes ! La Pyramide que les Grands Hiérophantes ont construite restait inachevée.

 

Elle attendait la Pierre Angulaire et ils ne la mirent pas à son sommet. Depuis, l’Egypte tomba à ces jours. Mais comme toutes les choses ont en elles vie sur Terre si elles sont bâties dans le Ciel, si des Hiérophantes mettent un jour sur la Grande Pyramide, la Pierre Angulaire comme l’achèvement cosmique spirituel et physique du Temple parfait de la Terre, alors l’Egypte, la Terre des Initiés, sera encore visitée par les Dieux et Toi, Suprême Architecte des Mondes !

 

Les Eaux engloutirent les Terres de l’Atlantide, mais l’Egypte en émergea.

Les Eaux tenteront encore de recouvrir les Temples et Tes Perfections chantées dans la pierre, mais si un seul ancien Prêtre reconnaît la Pierre Angulaire, l’Egypte sera sauvée, car la Pierre Angulaire sauve de la Vallée de l’Oubli !

 

O ! Suprême Architecte des Mondes !

Seigneur des Deux Horizons, dans Tes Manifestations et tes Epiphanies, nous reconnaissons la Pierre Angulaire !

Nous vénérons cette Pierre que les véritables Initiés, les Bâtisseurs Sacrés, les Prêtres et les Hiérophantes de l’Egypte éternelle ne rejettent pas, mais appellent de tous leurs Vœux et reconnaissent que, sans Elle, le Temple, tout Temple d’Homme ou d’Ange, doit s’écrouler à terre !

Conduis donc dans la Vérité de nos Travaux d’Edification et révèle-nous en toutes choses, les Plans Parfaits de la Sagesse ! Amen !

 

Maître Souverain des Mondes, Source du Mouvement de la Lumière et de la Fertilité, Régulateur Sacré de l’Harmonie Universelle, tu remplis le Temple !

L’Espace et les Eléments obéissent à ta voix et suivent la route que tu leur traces !

Malgré l’inconstance et la dissemblance de leur nature, c’est par Toi que tout vit et que rien ne meurt !

Régénérateur Eternel de la nature physique, permet aux Ouvriers de ce Temple de régénérer en eux la nature morale ; daigne sourire à leurs travaux et les bénir de ta Protection toute puissante ! 

Accepte le culte simple et sincère qu’ils te rendent ; bénis les matériaux de leur Temple et fait que leur Ouvrage soit impérissable comme Toi ! Amen !  Amen ! Amen !

 

Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraim

 

Joignez vous à moi, mes Frères, pour une Prière au Dieu Omnipotent : Auteur de toutes choses, Source de toute Clémence, dispense Ta Bénédiction sur nos Travaux, fortifie nous avec les liens de Ta fraternelle affection. Nous nous prosternons devant les lois éternelles de Ta Sagesse, nous invoquons Ton Nom, nous qui sommes Tes Enfants. Dissipe l’obscurité de nos âmes, continue à étendre sur nous Ta main protectrice, et guide nous sans cesse dans la direction de la Bonté, dont la perfection réside exclusivement en Toi. 

Gloire à Toi, ô Seigneur ! Gloire à Ton Nom, gloire à Ton Œuvre !

 

O Sublime Architecte Des Mondes. Nous avons invoqué Ton Nom et nous avons demandé Ton effusion. Nous avons appelé à nous, Tes Forces qui se présentent à notre entendement et a nos yeux sous le symbole de l’image d’Isis. Nous ayant crée à Ton Image, nous avons de Toi, pouvoir de créer.

Selon notre cœur, en Vérité-Justice, équité et rectitude, nous avons créé une œuvre et nous allons en compléter une autre.

Nous voulons ouvrir le Temple de Vérité-Justice en astral avec les Forces qui émanent de Toi, avec Tes présences, avec Tes Noms, avec Tes Puissances et bâtir ici bas le Temple de la Sagesse qui, par les Portes Occultes et Sacrées sera en communication avec le Temple Premier.

Mais Toi seul possède la Vérité. Veuille donc agréer notre Œuvre et la couronner de succès. C’est Toi qui nous a conduit et qui nous a initié, consacré et livré entre nos mains ces Très Saints Mystères, non pas pour les tenir en sommeil, mais pour les projeter dans le Monde et bâtir ce que Tu nous inspires et nous ordonne.

Répands sur nous Tes Forces Sublime Architecte Des Mondes et laisse nous entrevoir Ta Sagesse. ..

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 13:25

Cet homme bon et éminent avait pour coutume à midi plein, lorsque les ouvriers étaient appelés du travail au repos, de pénétrer dans le « Sanctum Sanctorum » ou Saint des Saints, inachevé du Temple du Roi Salomon pour offrir ses prières à la Divinité et tracer ses plans sur la planche à tracer. Cela, vous l’avez fait. Il sortait ensuite par la porte du Midi pour rejoindre les ouvriers, comme vous allez le faire maintenant. Le Premier Diacre prend le candidat par le bras droit et se dirige directement auprès du siège du Second Surveillant au Midi où il est abordé par Jubella qui met sa main droite sur l’épaule gauche du candidat.

JUBELLA: Grand Maître Hiram Abif, je suis heureux de te rencontrer seul à seul; c’est une occasion que je recherchais depuis longtemps. Tu m’avais promis que lorsque le Temple serait achevé, tu nous donnerais le mot secret de Maître Maçon pour que nous puissions obtenir le salaire de Maître quand nous voyagerions dans les pays étrangers. Regarde, le Temple va être achevé, et j’exige le mot secret de Maître Maçon. Ce n’est ni le moment ni le lieu pour donner le mot secret de Maître Maçon; attende que le Temple soit achevé et dédié, et alors, situ es jugé digne, tu le recevras, mais pas autrement.

JUBELLA: Pas autrement! Je ne veux pas entendre parler de moment ni de lieu! Donne ­moi le mot secret de Maître Maçon.

Je ne te le donnerai pas!

JUBELLA: Tu ne me le donneras pas? Donne-moi le mot secret de Maître Maçon à l’instant même, ou bien je t’ôte la vie!

Tu ne l’auras point!

JUBELLA: Alors meurs!

Il frappe le candidat au travers de la gorge avec la règle de 24 p. Le Premier Diacre et le candidat se rendent à l’Occident.

JUBELLO pose sa main gauche sur l’épaule droite du Candidat : Grand Maître Hiram Abif, j’exige le mot secret de Maître Maçon; la plupart des ouvriers attendent et beaucoup désirent ardemment recevoir les secrets de Maître Maçon.

Ouvrier, pourquoi cette violence? Je ne peux le donner, et il ne peut l’être qu’en présence de Salomon, Roi d’Israël, d’Hiram Roi de Tyr et de moi-même.

JUBELLO: Grand Maître Hiram Abif, ta vie est en danger, les avenues du Temple sont bien gardées, et toute fuite impossible! J’exige par conséquent de toi le mot secret de Maître Maçon!

Je ne te le donnerai pas!

JUBELLO: J’exige encore, pour la dernière fois, le mot secret de Maître Maçon, ou je t’ôte la vie!

Dispose de ma vie, mais de mon intégrité jamais !

JUBELLO: Alors, meurs !

Il frappe le candidat à la poitrine avec l’E....

Le Premier Diacre el le candidat se rendent à l’Orient.

JUBELLUM pose ses mains sur les épaules du candidat : Je t’ai entendu argumenter avec Jubella et Jubello. Tu as pu leur échapper, mais tu ne m’échapperas pas à moi! Je m’appelle Jubellum et ce que je me propose de faire, je le fais! J’ai à la main un instrument de mort; si tu m’opposes à présent un refus, gare à toi.

Donne moi donc le mot secret de Maître Maçon!

Je ne peux le donner.

JUBELLUM: J’exige de toi le mot secret de Maître Maçon!

Je ne te le donnerai pas!

JUBELLUM: Grand Maître Hiram Abif, pour la troisième fois, j’exige de toi le mot secret de Maître Maçon!

Ouvrier, tu exiges en vain; attends que le Temple soit achevé et alors je ferai de mon mieux pour te satisfaire.

JUBELLUM: Alors meurs!

Jubellum frappe alors le candidat au front avec un maillet pesant, on étend celui-ci au sol.

JUBELLA: Hélas, qu’avons-nous fait?

JUBELLO: Nous avons tué notre Grand Maître Hiram Abif, et nous n’avons pas obtenu le mot secret de Maître Maçon!

JUBELLUM: Ne discutez pas vainement à propos du mot secret de Maître Maçon, enterrons le corps dans les débris du chantier du Temple, et retrouvons-nous à minuit pour nous concerter.

JUBELLA: Entendu.

JUBELLO: Entendu.

Ils prennent le corps et le transportent à quelques mètres et le recouvrent. Ils se retirent du côté Ouest de la Loge.

Extinction des lumières. Pause.

On entend les douze coups de minuit. Ils reviennent auprès du candidat.

JUBELLUM: Est-ce toi Jubella?

JUBELLA: Oui.

JUBELLUM: Est-ce toi Jubello?

JUBELLO: Oui.

JUBELLA : C’est l’heure.

JUBELLO : C’est le lieu.

JUBELLUM: Et voici le corps; aidez-moi à le porter vers l’Occident jusqu’au sommet d’une colline où j’ai préparé une tombe pour l’ensevelir.

JUBELLA: Entendu.

JUBELLO: Entendu.

Ils disposent le corps entre l’Autel et l’Occident, la tête vers l’Occident; Ils le disposent par terre en trois lemps.

JUBELLUM: Je propose maintenant que nous plantions cette branche d’acacia au chevet de la tombe, comme repère, afin de le retrouver, si nécessaire, dans l’avenir.

JUBELLA: Entendu.

JUBELLO: Entendu.

JUBELLUM: Quittons maintenant le royaume.

Les Frères reprennent leur place, les lumières sont rallumées.

Tumulte.

Les Officiers changent de titre.

Roi SALOMON: O Frère Hiram Roi de Tyr.

HIRAM Roi de TYR: Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelle est la cause de ce tumulte et pourquoi les ouvriers ne poursuivent-ils pas leur travail comme à l’accoutumée ?

HRT. : Il n’y a pas de plans sur la planche à tracer qui permettent aux ouvriers de poursuivre leur travail et le Grand Maître Hiram Abif a disparu.

RS. : Le Grand Maître Hiram Abif a disparu? Il a de tout temps été ponctuel dans l’accomplissement de chacun de ses devoirs. Je crains que quelque accident ne lui soit arrive. Faites fouiller à fond l’intérieur et les abords de toutes les parties du Temple et voyez si l’on peut le retrouver.

HRT. : Ouvriers, rassemblez-vous!

Douze ouvriers portant le tablier de Maître Maçon et assis au Midi, se dirigent vers le Nord, puis font face à l’Ouest et font le Signe de Fidélité.

Fouillez à fond l’intérieur et les abords de toutes les parties du Temple et voyez si l’on peut retrouver le Grand Maître Hiram Abif.

Les ouvriers fouillent le Nord de la Loge et posent des questions auxquelles répondent les Frères ou ouvriers.

1° O. : Avez-vous vu notre Grand Maître Hiram Abif ?

2° O. : Pas depuis hier Midi.

2° O. : Avez-vous vu notre Grand Maître Hiram Abif ?

3° O. :  Pas depuis hier Midi.

3° O. : Avez-vous vu notre Grand Maître Hiram Abif?

4° O. : Pas depuis hier Midi.

1° O. à l’Occident : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Ouvrier.

1° O. : L’on a fouillé l’intérieur et les abords de toutes les parties du Temple sans pouvoir retrouver notre Grand Maître Hiram Abif. On ne l’a pas vu depuis hier Midi.

Les douze ouvriers sortent de la Loge

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : L’on a fouillé à l’intérieur et les abords de toutes les parties du Temple sans pouvoir retrouver notre Grand Maître Hiram Abif ; on ne l’a pas vu depuis hier Midi.

1° O. du dehors : *  *  *.

GI.: Frère Hiram Roi de Tyr, on frappe à la porte!

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : On frappe à la porte!

RS. : Voyez qui frappe et quelle en est la cause!

GI., *, il ouvre la porte : Qui va là ?

1° O. : Douze Compagnons qui demandent audience au Roi Salomon; nous avons une communication importante.

GI., referme la porte : Frère Hiram Roi de Tyr, douze Compagnons demandent audience au Roi Salomon et disent qu’ils ont une communication importante.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Douze Compagnons demandent audience et disent qu’ils ont une communication importante.

RS. au Garde Intérieur : Admettez-les.

Douze Compagnons, portant leur tablier comme tels, font leur entrée, six d’un côté de la loge et six de l’autre, et se dirigent vers l’Orient devant lequel ils forment un demi-cercle, s’agenouillent sur le genou droit et font le Signe d’Obligation de Compagnon. S’il n ‘y a que trois Compagnons, ils entrent à la suite l’un de l’autre et forment un demi-cercle à l’Est de l’Autel.

1° O. : Très excellent Roi Salomon.

RS. : Ouvrier.

1° O. : Les douze Compagnons que nous sommes ainsi que trois autres avons monte une conspiration pour arracher à notre Grand Maître Hiram Abif le mot secret de Maître Maçon ou lui ôter la vie. Ayant réfléchi à l’énormité du crime, nous y avons renoncé et nous nous présentons devant toi, vêtus de tabliers et de gants blancs, symbole de l’innocence et nous implorons humblement ton pardon. Nous craignons cependant que les autres n’aient été vils au point de mettre leur dessein meurtrier à exécution.

RS. : Relevez-vous, retournez à votre travail; de votre conduite future dépendra votre pardon.

Les douze Compagnons reculent de quelques pas, et reprennent, pour sortir de la loge, le même chemin que lorsqu’ils sont entrés, et se rendent dans les parvis. On laisse la porte ouverte.

Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Faites faire l’appel de toutes les équipes d’ouvriers et voyez qui, éventuellement, n’y répond pas.

HRT. : Frère Secrétaire.

SEC. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Faites l’appel de toutes les équipes d’ouvriers et voyez qui, éventuellement, n’y répond pas.

Le Secrétaire se rend dans les parvis.

SEC. : Ouvriers! Rassemblez-vous pour l’appel!

Amos, Caleb, Esdras, - Jubella - Jubella - Jubella. Pas de réponse.

Josué, Ezéchias, Nathan, - Jubello - Jubello - Jubello. Pas de réponse.

Samuel, Isaïe, Oholiab, - Jubellum - Jubelluin - Jubelluin. Pas de réponse.

Gédéon, Aggée, Daniel.

Il referme la porte et se rend à l’Occident.

SEC. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Frère Secrétaire.

SEC. : L’appel de toutes les équipes d’ouvriers a été fait et Jubella, Jubello, Jubellum, tous trois frères et originaires de Tyr, n’y ont pas répondu.

 Il regagne sa place.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : L’appel de toutes les équipes d’ouvriers a été fait et Jubella., Jubello, Jubellum, tous trois frères et originaires de Tyr, n’y ont pas répondu.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr, douze Compagnons se sont présentés devant moi ce matin, vêtus de tabliers et de gants blancs, symboles de l’innocence, et ont avoué qu’ils avaient monté, ainsi que trois autres, une conspiration pour arracher à notre Grand Maître Hiram Abif le mot secret de Maître Maçon, ou lui ôter la vie. Ayant réfléchi à l’énormité du crime, ils y avaient renoncé et ont imploré mon pardon. Ils craignaient, cependant, que les autres n’aient été vils au point de mettre leur dessein meurtrier à exécution. Sortez des équipes d’ouvriers ces douze Compagnons, constituez les en groupes de trois et envoyez-les vers l’Orient, l’Occident, le Nord et le Midi, à la recherche des absents.

HRT. : Ouvriers, rassemblez-vous!

 Douze Compagnons se rassemblent et forment un demi-cercle face à l’Occident et font le Signe d’Obligation.

Vous qui vous êtes présentés devant le Roi Salomon ce matin et avez avoué, constituez-vous en groupes de trois et allez vers l’Orient, l’Occident, le Nord et le Midi, à la recherche des absents et ne revenez pas sans nouvelles.

PREMIER GROUPE: Dirigeons-nous vers l’Occident.

Ils se tournent vers l’Ouest.

DEUXIEME GROUPE: Dirigeons-nous vers l’Orient.

Ils se tournent vers l’Est.

TROISIEME GROUPE: Allons vers le Nord.

Ils se tournent vers le Nord.

QUATRIEME GROUPE: Et nous vers le Midi.

Ils se tournent vers le Sud.

Les quatre groupes partent dans les directions indiquées; les deuxième, troisième et quatrième groupes reprennent ensuite leur place.

1° O., près de la porte intérieure : Camarades, voici un marin; enquérons-nous auprès de lui.

2° O.: Entendu.

3° O.: Entendu.

1° O. : Hé l’homme As-tu vu des étrangers passer par ici?

MARIN: Oui, j’en ai vu trois hier.

1° O. : Peux-tu nous les décrire ?

MARIN: A leur air, j’ai pense qu’ils étaient des hommes de Tyr; comme il savaient un air de famille, qu’ils étaient frères; comme ils étaient vêtus de tabliers et de gants blancs, que c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple.Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un edit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, ils ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

1° O. : Voilà des nouvelles.

2° O. : Des nouvelles importantes.

3° O. : Partons les rapporter.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Est.

Les ouvriers se dirigent toujours vers l’Est en passant par le côté Nord de la Loge et reviennent toujours par le côté Sud.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles. Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous qui avons voyage vers l’Occident, avons rencontré, en arrivant dans la cite de Jappé, un main à qui nous avons demandé s’il avait vu des étrangers passer par là. Il répondit qu’il en avait vu trois, le jour précédent, et qu’à leur air il pensait qu’ils étaient des hommes de Tyr, et comme ils avaient un air de famille, qu’ils étaient frères et qu’étant vêtus de tabliers et de gants blancs, c’étaient des ouvriers qui travaillaient sur le chantier du Temple. Ils cherchaient à s’embarquer pour l’Ethiopie, mais le Roi Salomon ayant promulgué un édit interdisant à quiconque de quitter le royaume sans un sauf-conduit signé de sa main, n’en ayant pas, us ne purent s’embarquer et repartirent dans l’intérieur du pays.

RS. : C’étaient sans aucun doute ces bandits; mais vous n’allez pas en rester là. Reprenez votre route en vous disant bien que si vous ne réussissez pas à remettre ces bandits entre les mains de la justice, c’est vous qui serez considérés comme les meurtriers du Grand Maître Hiram Abif punis en conséquence.

1° O. : Repartons vers l’Occident.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils partent tous vers l’Ouest.

1° O.: Je suis fatigue et je vais m’asseoir pour me reposer et me délasser.

2° O. continuant sa marche : Viens, nous avons un devoir important à accomplir.

1° O. : Holà, camarades! En essayant de me relever, j’ai par hasard saisi cette branche d’acacia qui a cédé si facilement que mon attention en a été attirée.

Les deuxième et troisième ouvriers reviennent vers lui.

2° O. : La terre semble avoir été fraîchement remuée.

3° O. : On dirait une tombe.

JUBELLA: Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses ceux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

1°. O. : C’est la voix de Jubella.

JUBELLO : Oh, Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif.

2° O. : C’est la voix de Jubello.

JUBELLUM: Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et reduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif.

1° O. : C’est la voix de Jubellum. Précipitons-nous, emparons-nous d’eux, ligotons-les et amenons-les devant le Roi Salomon.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Les bandits sont amenés à l’Est en passant par le côté Nord de la Loge.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous avons voyage selon tes instructions et, en arrivant au sommet d’une colline, me sentant fatigué, je me suis assis pour me reposer et me délasser. En essayant de me relever, je saisis par hasard une branche d’acacia qui céda si facilement que mon attention en fut attirée. Sur quoi je hélai sur le champ mes camarades et alors que nous commentions ce fait singulier, nous entendîmes distinctement des voix provenant des crevasses de rochers voisins et nous reconnûmes la première comme celle de Jubella qui s’écriait : « Oh! Que n’ai-je eu la gorge tranchée, la langue arrachée et enfouie dans les sables de la mer, à la limite des basses caux, là où la marée monte et descend deux fois en vingt quatre heures, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif. » La seconde était celle de Jubello qui s’écriait : » Oh! Que n’ai-je eu le sein gauche ouvert, le coeur et les poumons arrachés et transportés dans la vallée de Josaphat pour y être laissés en pâture aux vautours des airs, plutôt que d’avoir été complice du meurtre de notre Grand Maître Hiram Abif » et la troisième était celle de Jubellum qui s’écriait: « Oh! Que n’ai-je eu le corps coupe en deux, les entrailles arrachées et réduites en cendres, et ces cendres dispersées aux quatre vents du ciel plutôt que d’avoir tué notre Grand Maître Hiram Abif » Sur quoi nous nous précipitâmes, nous nous emparâmes d’eux, les ligotâmes et les avons amenés devant toi.

RS. : Jubella, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLA: Coupable.

RS. : Jubello, tu es accusé de complicité dans le meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Qu’as-tu à dire pour ta défense et plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLO: Coupable.

Roi SALOMON: Jubellum, tu es accusé du meurtre du Grand Maître Hiram Abif. Plaides-tu coupable ou non coupable?

JUBELLUM : Coupable.

RS. : Misérables, vils et impies, que vous êtes ! Songez à l’énormité de votre crime et à l’homme de coeur que vous avez tué.

Relevez la tête pour écouter la sentence vous serez conduits hors des murs de la cite et exécutés conformément aux malédictions que vous avez proférées. Hors d’ici!

Les bandits sont conduits hors de la Loge en passant par le côté Sud et la porte intérieure. Les ouvriers reviennent à l’Orient en passant par le côté Nord de la Loge.

1° O. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ouvriers.

1° O. : Les bandits ont été exécutés conformément à tes ordres.

RS. : C’est bien. Partez maintenant à la recherche du corps du Grand Maître Hiram Abif, et si vous le retrouvez, recherchez avec diligence sur lui ou alentour, tout ce qui peut permettre de l’identifier clairement.

1° O. : Retournons au sommet de la colline où je me suis assis pour me reposer et me délasser.

2° O. : Entendu.

3° O. : Entendu.

Ils prennent la direction de l’Occident.

1° O. : Il semble que ce soit l’endroit.

2° O. : Oui, voici la branche d’acacia.

3° O. : On dirait une tombe.

1° O. : Enlevons la terre. Ils enlèvent le linceul.

Voici un corps, mais il est tellement mutilé et décomposé qu’il est impossible de poursuivre les recherches. Restons à l’écart jusqu’à ce que les effluves putrides aient disparu.

Reprenons maintenant les recherches. Ils le font.

Voici un bijou.

2° O. : Détachons-le, remontons et allons rendre compte.

1° O. : Entendu.

2° O. : Entendu.

Les ouvriers portent le bijou à l’Orient en passant par le Nord de la Loge.

1° O. : Nous rapportons des nouvelles, Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Quelles nouvelles?

1° O. : Nous sommes repartis selon tes instructions et, en arrivant au sommet de la colline où je m’étais arrête pour me reposer et me délasser, nous avons découvert ce qui semblait être une tombe. La terre enlevée, un corps apparut, mais tellement mutilé et décomposé que nous plaçâmes machinalement nos mains ainsi il fait le S. d’O de Maître Macon, pour protéger nos narines des effluves putrides. Après qu’ils se furent dissipés, nous fouillâmes le corps et la fosse sans rien trouver, sauf ce bijou.

RS. : Montrez-moi ce bijou.

Le Premier Ouvrier le lui montre.

A voix basse: Il ne peut y avoir de doute quant à la mort du Grand Maître Hiram Abif, car c’est le bijou qu’il portait.

Ouvriers, la grâce que vous implorez vous est entièrement accordée; retournez à votre travail.

Ils quittent la Loge en passant par le côté Sud.

RS. : Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Très Excellent Roi Salomon.

RS. : Ne peut plus y avoir de doute quant à la mort de notre Grand Maître Hiram Abif ni quant à l’identité du corps, car c’est le bijou qu’il portait. Hélas! Je crains que le mot de Maître Maçon ne soit perdu, car tu te souviens sûrement qu’il avait été convenu entre toi, moi et le Grand Maître Hiram Abif que le mot secret de Maître Maçon ne pourrait être donné que lorsque nous trois serions présents et en serions convenus. L’un de nous n’est plus. Je propose que tu rassembles les ouvriers et que vous m’accompagniez sur la tombe afin de relever le corps et de le ramener au Temple pour lui donner une sépulture plus décente. Je propose aussi que le premier signe que l’on fera en arrivant à la tombe, et que le premier mot que l’on dira après que le corps aura été relevé, soient respectivement le G.S.A.D. et le mot substitué à celui qui est perdu, à moins que la sagesse des générations futures découvre et ramène à la lumière le mot véritable.

HRT. : Entendu. Frère Maréchal.

MARECHAL: Frère Hiram Roi de Tyr.

HRT. : Rassemble les ouvriers.

MARECHAL: Ouvriers! Rassemblez-vous deux par deux, sur le côté Nord de la loge, face à l’Orient.

Les ouvriers se rassemblent, Maréchal en tête. Les Intendants avec leurs cannes. Le Roi Salomon ayant Hiram Roi de Tyr à sa gauche, suivis par les ouvriers par deux, le Chapelain fermant la marche. Le cortège fait trois fois le tour de la loge. Au troisième tour, à l’Ouest, le Maréchal lui fait former une seule file.

Une musique funèbre est jouée pendant que les Frères font le tour de la Loge.

En arrivant à la tombe, les intendants forment à son chevet un arc de leur canne au-dessus du Roi Salomon.

Le Maréchal prend place au Sud du Corps, Hiram Roi de Tyr au pied de la tombe, le Chapelain à l’Autel, les Frères se tiennent debout, faisant le S de F.

RS. fait une seule fois le G.SA.D. et dit: OSMDN’YATIPD’APLFDLV? il s’adresse aux ouvriers : Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif abattu dans l’accomplissement de son devoir, martyr de sa fidélité. Il fut porte en cet endroit solitaire par des mains impures, à minuit, dans l’espoir que l’oeil de l’homme ne le découvrirait jamais plus, ni que la main de la justice ne se poserait sur ceux qui l’avaient assassiné. Vain espoir! Ici gisent les restes de votre Grand Maître Hiram Abif. Son oeuvre n’était pas achevée, pourtant sa colonne est brisée, les honneurs qui lui revenaient à si juste titre ne lui ont pas été rendus, sa mort fut prématurée et ses frères sont dans le deuil. Son corps sera relevé, honoré, ramené au Temple pour y recevoir une sépulture plus décente, et un monument sera érigé pour commémorer ses travaux, sa fidélité et sa mort prématurée.

Frère Hiram Roi de Tyr, efforcez-vous de relever le corps par l’Attouchement d’Apprenti.

HRT. s’y efforce, mais en vain : En raison de l’état avancé de putréfaction, le corps ne peut être relevé ainsi, la peau se détache de la chair.

Frère Hiram Roi de Tyr, vous connaissez un Attouchement plus fort, l’Attouchement de Compagnon. Efforcez-vous de relever le corps par cet attouchement.

HRT obéit mais échoue dans sa tentative : Très Excellent Roi Salomon, pour la raison précédemment donnée, le corps ne peut être relevé ainsi. La chair quitte les os.

RS. se découvre : Mes Frères, prions!

Tous s’agenouillent sur le genou gauche au S.D.F.

CHAPELAIN: O Dieu, tu nous vois tomber et nous redresser, et tu pénètres nos pensées les plus intimes. Protège-nous et défends-nous contre les mauvaises intentions de nos ennemis,et soutiens-nous dans les moments d’épreuve et d’affliction qu’il est dans notre destinée de subir pendant que nous traversons cette vallée de larmes. Les jours sont comptés et pleins de malheurs à l’homme né de la femme. Il vient, tel une fleur, mais il est vite cueilli, et il disparaît de même, comme l’ombre fugitive. Il voit que ses jours sont comptés et que la durée de sa vie dépend de Toi. Tu lui as assigné des limites qu’il ne peut franchir, en lui laissant le temps du repos, jusqu’à ce qu’il ait achevé sa journée. Il y a, pour tout arbre abattu, l’espoir qu’il porte un bourgeon nouveau et que le rameau qui en jaillira n’aura pas de fin. Mais l’homme meurt et son corps part en poussière; oui, l’homme rend l’esprit et qu’advient-il de lui? De même que l’eau vient à manquer à la mer et le cours de tout fleuve à s’affaiblir et tarir, de même l’homme se couche-t-il pour ne plus se relever jusqu’à la fin des cieux. Pourtant, ô Dieu, aie pitié des enfants de Ta création, accorde leur le réconfort dans le malheur et le salut pour l’Eternité. Amen.

LES FRERES: Qu’il en soit ainsi.

RS. : Mes Frères, relevez-vous.

Ils se relèvent.

Frère Hiram Roi de Tyr, tu as été de bon conseil au moment opportun. Les Maçons doivent toujours se souvenir que lorsque la force et la sagesse de l’homme sont impuissantes, il en est au-dessus de nous une source inépuisable qui nous parvient grâce au pouvoir de la prière.

 Mon esprit y voit clair à présent et le corps sera relevé. Ouvriers, il y a plus de sept ans que vous travaillez à l’édification du Temple, peinant loyalement, encourages et soutenus par la promesse que lorsque celui-ci serait achevé, ceux d’entre vous qui auraient été fidèles recevraient les secrets de Maître Macon.

Le Mot de Maître est perdu par la mort de votre Grand Maître Hiram Abif, mais je vais lui substituer un Mot qui sera adopté pour la gouverne de toutes les loges de Maîtres Maçons, jusqu’à ce que la sagesse des générations futures découvre le Mot Véritable.

Le premier mot que je prononcerai lorsque le corps sera relevé de l’horizontale de la mort à la verticale de la vie sera ce Mot substitué. ..

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 13:12

REAA

 

Le Maçon que nous pleurons est celui qui nous éclairait dans nos travaux, qui nous consolait dans nos afflictions et qui soutenait notre courage dans les difficultés. Il a péri par le plus détestable des crimes.

Le sage Roi Salomon avait conçu le pieux dessein d'élever au GRAND ARCHITECTE DE L'UNIVERS un Temple, où seul il recevrait l'encens des hommes.

HIRAM, fils d'un tyrien et d'une femme d’Israël savant dans tous les arts et spécialement dans l'architecture et dans le travail des métaux, fut envoyé à Salomon par HIRAM, Roi de Tyr, pour conduire cette noble et vaste entreprise et diriger les ouvriers, dont il fut nommé le chef et le surintendant.

Pour régler d'aussi grands travaux, HIRAM divisa les nombreux ouvriers, qui furent mis sous ses ordres, en trois classes. Ceux de la première, sous le nom d'apprentis, étaient employés à abattre les bois sur le Mont Liban et à les équarrir; à arracher des carrières les pierres et les marbres et à les dégrossir. Ceux de la seconde classe, sous le nom de compagnons, étaient occupés à terminer les pièces ébauchées par les apprentis et à les mettre ensuite en place sous la direction des ouvriers de la troisième classe, que l'on nommait les maîtres. Ceux-ci prenaient immédiatement les ordres d'HIRAM dans un lieu secret que l'on nommait la Chambre du Milieu, qui plus tard devait être le sanctuaire du Temple. On raconte que les ouvriers employés à la construction du Temple étaient au nombre de cent quatre vingt trois mille six cent (183.600). On peut juger qu'il eut été difficile de les gouverner sans l'ordre établi par HIRAM. Chaque classe d'ouvriers avaient un signe et un mot secret, que l'ouvrier devait donner au trésorier pour recevoir son salaire; de sorte qu'aucun ne pouvait avoir que la paie qui était attribuée à sa classe. Les apprentis parvenaient à la classe des compagnons après un temps déterminé, lorsqu'ils avaient mérité cette récompense par leur zèle, leur intelligence et leur assiduité au travail. Les compagnons obtenaient par les mêmes moyens la faveur d'être élevés au rang des maîtres .

 

HIRAM avait heureusement conduit les travaux presqu'à leur perfection et bientôt l'édifice allait être achevé et consacré à sa destination. Mais le génie des ténèbres qui voyait, par cette oeuvre, son règne menacé, souleva toutes les passions pour tenter de ruiner ce bel ouvrage avant son achèvement et mettre le trouble parmi les ouvriers en les privant subitement de leur guide. Il souffla dans l'esprit des ouvriers des moindres classes le poison de l'envie et de la jalousie; il leur inspira le dégoût du travail; il fit naître en eux le désir présomptueux d'obtenir des salaires plus élevés, sans s'être donné la peine de les acquérir avec le temps, par l'étude et l'application. Il insinua plus particulièrement cet esprit de désordre parmi les compagnons, qui, déjà initiés aux premiers secrets de l'Art, se regardaient comme des victimes de l'injustice et de la partialité, parce qu'ils n'étaient pas rendus égaux aux maîtres. Cependant le respect qu'HIRAM savait inspirer par sa douceur, par ses vertus, par son impartialité, maintenait encore les esprits révoltés, et peut-être tout allait-il rentrer dans le devoir, lorsque trois d'entre les compagnons formèrent le projet d'arracher, de gré ou de force, le mot sacré des maîtres, pour s'introduire frauduleusement dans la Chambre du Milieu; ils se concertèrent sur les moyens de surprendre notre maître HIRAM s'il était possible.

Ils arrêtèrent qu'ils tenteraient par la menace d'intimider HIRAM, afin de lui arracher, par la crainte, ce qu'ils n'espéraient pas obtenir de sa libre volonté; mais soit qu'ils y parvinssent, soit qu'ils échouassent, ils étaient résolus à lui donner la mort, afin de se soustraire à la juste punition que devait attirer sur leur tête une si téméraire et si criminelle audace. Ils comptaient aussi dérober aux autres ouvriers la connaissance de la part qu'ils auraient prise au meurtre du Maître. Vaine prétention ! Les outils, dont ils devaient faire usage pour commettre ce crime, devaient aussi révéler la classe d'ouvriers à laquelle appartenaient ses auteurs ! Ayant ainsi combiné leur crime et pris leurs mesures, ils attendirent l'instant où, à la chute du jour, les ouvriers, ayant rempli leur tâche, auraient quitté l'atelier pour aller se livrer au repos; alors le Maître, qui demeurait toujours le dernier, se trouverait seul et à leur discrétion.    

Le Temple avait trois portes : I'une à l'orient, qui communiquait à la Chambre du Milieu et qui était réservée aux maîtres; une autre au Midi et la troisième à l'occident; celle-ci était l'entrée commune à tous les ouvriers; c'était aussi par là qu'HIRAM avait coutume de se retirer après avoir reconnu les travaux du jour. Les conspirateurs, au nombre de trois, se placèrent à chacune de ces portes, afin que si le maître échappait à l'un, il ne pût éviter les autres. Après quelques instants d'attente, HlRAM sortit de la Chambre du Milieu pour visiter les travaux, s'assurer, comme de coutume, que ses plans avaient été suivis et exécutés ..Le maître aperçoit un des conjurés, armé d'une règle pesante, embusqué près de là, et lui demande pourquoi il n'a pas suivi les autres ouvriers et ce qu'il veut de lui.

Le compagnon lui répond, avec audace : “Maître, il y a longtemps que vous me retenez dans les rangs inférieurs; je désire enfin de l'avancement; admettez-moi donc au rang des Maîtres”. - Je ne puis, dit HIRAM, avec sa bonté ordinaire, je ne puis à moi seul t'accorder cette faveur; il faut aussi le concours de mes Frères; lorsque tu auras complété ton temps et que tu seras suffisamment instruit, je me ferai un devoir de te proposer au conseil des maîtres.

 “Je suis assez instruit, et je ne veux pas vous quitter que je n'aie obtenu de vous le mot des maîtres ” objecte le Compagnon.                “Insensé ! Ce n'est pas ainsi que je l'ai reçu, ni qu'il doit se demander ! Travaille, et tu seras récompensé !”, poursuit HIRAM. .Le compagnon insiste et va jusqu'à la menace. HIRAM, toujours bon, mais également ferme, lui répond avec douceur que c'est en vain qu'il espère obtenir, par ce moyen, la faveur qu’il sollicite. Il fait un mouvement de la main pour engager cet importun à se retirer; au même instant, le scélérat veut lui asséner sur la tête un violent coup de la règle qu'il tient dans la main. Cependant, le coup est détourné par le geste que fait HIRAM et la règle, tombant sur l'épaule droite du maître, cause un engourdissement qui le rend incapable de désarmer son adversaire.  

 

HIRAM s'avance alors précipitamment pour sortir par la porte du Midi.Mais il y est attendu par le second des conjurés, qui lui fait, d'une manière encore plus pressante, la demande du mot de maître. HIRAM, qui commence à entrevoir le danger qu'il court, surtout s'il est poursuivi par le premier compagnon, se hâte de gagner la porte de l'occident, en faisant le réponse qu'il avait déjà faite à la porte de l'orient. Cependant, il ne fuit pas assez promptement pour éviter un coup de pince que le misérable veut lui porter sur la tête, mais qui ne l'atteint que sur la nuque.

Tout étourdi de ce coup, le maître se dirige, en chancelant, vers la dernière issue du Temple, par où il espère s'échapper. Vain espoir t II est arrêté, de nouveau, par le troisième conjuré. La même demande lui est faite, qui se heurte au même refus.

“Plutôt la mort, que de trahir ainsi le secret qui m'a été confié !” A l'instant, le troisième Compagnon le frappe, au front, d'un grand coup de maillet qui le renverse sur le pavé... Ainsi périt l'homme juste, fidèle au devoir jusqu'à la mort.

Le Très Vénérable Maître

Mes Frères ! Depuis le fatal événement qui nous a privé du Maître, le monde est demeuré dans les ténèbres les plus épaisses; tous les travaux sont suspendus. Ne pourrions-nous donc rien entreprendre pour recouvrer la lumière ? Mais, qui ne serait découragé à l'aspect d'un si funeste sort ? Si l'homme d'une vertu si éminente à dû succomber, quel espoir aurions-nous d'être plus heureux ?lui seul, d'ailleurs, possédait le secret de l'oeuvre commencée; qui oserait se présenter pour lui succéder ?

Cependant, mes Frères, ne perdons pas courage ! Après avoir pleuré notre Maître, cherchons ses restes que les meurtriers ont sans doute cachés, afin de rendre à sa dépouille mortelle les honneurs qui lui sont dus. Peut-être recueillerons-nous quelques traces de sa science; la Lumière peut reparaître encore ! Voyagez, mes Frères, de l'occident à l'orient, du Septentrion au Midi, jusqu'à ce que vous ayez découvert le lieu sacré où les indignes scélérats ont pu déposer le corps de notre Respectable Maître ! Les Vénérables Maître Expert et Maître des Cérémonies, suivis de sept Vénérables Maîtres, font par trois fois, dextrorsum, le tour de la Loge. Il s'arrêtent ensuite, de manière que l'Expert se trouve près de la branche d'acacia.

Le second Surveillant (de son plateau)

Cet arbre funéraire, cet acacia, annonce une sépulture. Il n'y a pas longtemps qu'il est planté; peut-être ombrage-t-il le tombeau de notre Respectable Maître HIRAM...

Le premier Surveillant (de son plateau)

Oui ! Il est dit que la Connaissance repose à l'ombre de l'acacia ! Ce lieu désert me porte à croire que ce pourrait être, en effet, le tombeau de notre Maître. Mais, que vois-je? Une équerre et un compas qui paraissent y avoir été placés à dessein, ne me laissent plus aucun doute ! Gardons-nous donc de toucher à cette terre jusqu'à ce que nous ayons averti le Maître ! Que trois Frères demeurent ici, tandis que nous l allons rendre compte de notre découverte. En voyageant vers l'orient nous avons aperçu, à la lueur du crépuscule, un acacia qui ombrageait un tombeau dont la terre paraissait encore fraîche; une équerre et un compas, placés par-dessus, nous ont fait penser que c'est là que repose notre Maître HIRAM; mais nous n'avons osé troubler le repos de sa dépouille et nous nous hâtons de vous informer de cette découverte, afin que vous veniez avec nous reconnaître si nos conjectures sont fondées. Trois de nos Frères sont demeurés pour la garde de ce lieu respectable….

 

RER

 

Le temps étant venu où Salomon devait élever un temple à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, sur les plans tracés par une main céleste, qui avaient été remis à David son père, il fut aidé dans cette grande entreprise par Hiram, roi de Tyr. Ce prince lui fournit en abondance les matériaux les plus précieux et lui procura un grand nombre d’excellents ouvriers. Mais il lui fit un don bien plus estimable en lui envoyant Hiram Abif, Tyrien de nation, l’architecte le plus célèbre de l’Univers et l’ouvrier le plus habile dans tous les ouvrages de l’art.

Salomon étant doué de la plus haute sagesse reconnut tout le prix des talents et des Lumières d’Hiram ; il lui donna sa confiance, le chérit comme son père et l’établit chef principal de tous les ouvriers qui travaillaient à la construction du Temple.

Hiram Abif les sépara d’abord en trois classes pour leur donner à chacun une paie proportionnée à leur mérite et à leurs talents ; il donna à chaque classe des signes, attouchements et mots différents. Il appela les premiers ou les Apprentis à la colonne J pour y recevoir leur salaire et les Compagnons à la colonne B. Mais il introduisit les Maîtres dans la chambre du milieu pour y être récompensés selon leur grade. Un ordre si bien établi devait assurer la tranquillité de toutes les classes et l’autorité de leur chef. Mais l’orgueil, l’envie et la cupidité traînent à leur suite le désordre, la confusion et le crime.

Trois Compagnons perfides conçurent le détestable projet de forcer Hiram Abif à leur donner le mot de Maître pour s’en procurer la paie et de l’assassiner s’il le leur refusait. Dans ce dessein, ils se placeraient à trois différentes portes du temple à l’heure où, après que les ouvriers s’étaient retirés, Hiram avait coutume d’aller seul vérifier les travaux. Le Maître étant entré à son ordinaire par la porte d’occident et voulant ensuite se retirer par celle du midi, il y trouva un des Compagnons qui lui demanda arrogamment le mot de Maître avec menace de le tuer s’il le lui refusait ; et, sur le refus du Maître Hiram, ce scélérat lui donna un grand coup de marteau sur l’épaule gauche. Le Maître Hiram chercha son salut dans la fuite et, se présentant pour sortir par la porte du nord, il y trouva le second assassin qui lui fit la même demande avec la même menace et, sur son refus, ce monstre lui porta un grand coup de massue sur l’épaule droite, dont il fut presque terrassé. Cependant, il eut encore la force de se sauver vers la porte d’orient, mais il y trouva le troisième Compagnon qui, le voyant déjà affaibli par les coups qu’il avait reçus, lui demanda impérieusement le mot de Maître. Hiram ne put se dissimuler l’extrémité du danger où il se trouvait en le refusant, mais il préféra son devoir à la conservation de sa vie et le Compagnon, irrité d’éprouver le même refus et conduit par sa cupidité, lui porta un grand coup de maillet sur le front qui le fit tomber mort.

 Ces furieux, voyant le Maître Hiram mort, résolurent d’enterrer son cadavre, espérant que leur crime resterait inconnu ignoré, mais comme il était encore jour, ils le couchèrent d’abord sous un monceau de pierre et, la nuit étant survenue, ils le transportèrent sur un lieu élevé aux environs du temple, où ils l’enterrèrent. Le Roi Salomon, qui aimait tendrement le Maître Hiram, s’affligeait de son absence et, après que sept jours furent écoulés sans le voir reparaître, étant fort inquiet de son sort, il ordonna à neuf Maîtres d’en faire la recherche et de lui en rendre compte. Les neuf Maîtres se partagèrent en trois bandes, trois d’entre eux sortirent par la porte du midi, trois par celle du nord et enfin les trois autres prirent leur route par la porte d’orient, pour tenter de découvrir les traces du Maître Hiram. Ils le cherchèrent inutilement dans tous les environs du temple, mais trois d’entre eux, attirés par l’éclat d’une Lumière extraordinaire, se dirigèrent vers l’éminence où le cadavre avait été enterré. Là, accablés de fatigue et de lassitude, ils s’assirent. Mais, à l’instant, ils s’aperçurent que la terre avait été fraîchement remuée en cet endroit ; voulant en approfondir la cause, ils se mirent à fouiller et ils trouvèrent un cadavre qu’ils reconnurent à la lame d’or triangulaire dont il était encore décoré, pour être le corps de notre respectable Maître Hiram. Aussitôt, ils avertirent de leur découverte les deux autres bandes de Maîtres, en leur faisant signe de venir à eux et ceux-ci reconnurent également le corps du Maître Hiram. L’état où ils le trouvèrent leur fit voir aisément qu’il avait été assassiné et ils ne purent soupçonner de ce meurtre abominable que quelques méchants Compagnons qui auraient voulu lui arracher le mot de Maître pour en avoir la paie. Dans la crainte où ils furent qu’il n’eût été forcé de le leur dévoiler, ils projetèrent ensemble de ne plus employer l’ancien mot et d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en exhumant le cadavre d’Hiram. Après cet accord, ils plantèrent une branche d’épine nommée acacia pour reconnaître le lieu où il était et ils allèrent porter cette triste nouvelle à Salomon.

Le roi Salomon ayant appris la mort tragique du Maître Hiram fut extrêmement affligé de sa perte et, pour témoigner la vénération et la tendre amitié qu’il avait pour lui, il ordonna à tous les Maîtres d’aller exhumer son corps et de le transporter dans le temple ; et, ayant approuvé la résolution qui avait été prise de ne plus employer le mot de Maître, il fut convenu d’y substituer la première parole qu’ils prononceraient entre eux en déterrant le cadavre. Les Maîtres s’empressèrent tous d’exécuter les ordres de Salomon, mais les neuf Maîtres qui avaient été chargés de faire les premières recherches se hâtèrent de devancer leurs camarades et, étant arrivés les premiers sur l’éminence où ils avaient vu le cadavre du Maître Hiram, ils reconnurent facilement le lieu qu’ils avaient désigné par la branche acacia et se mirent en devoir de le déterrer. L’un d’eux le prit par le doigt index, mais la peau se détacha de l’os et lui resta dans la main ; un autre le prit par le doigt du milieu, mais la chair lui resta aussi dans la main ; enfin, un troisième essaya de l’enlever en le prenant par le poignet, mais comme aux deux premiers, la chair lui resta dans la main.

Alors il s’écria M... B..., ce qui signifie "le corps est corrompu" ou "la chair quitte les os" et il se mit en devoir d’exhumer le cadavre ; les neuf Maîtres se réunirent à lui pour l’enlever et ils le retirèrent en effet de la fosse, en présence de tous les autres Maîtres qui étaient survenus en cet endroit. Ils portèrent le corps du respectable Maître Hyram dans le temple avec une grande pompe, étant décorés des marques de leur grade, avec des gants blancs pour témoigner qu’ils étaient innocents du sang de leur Maître.

Le roi Salomon lui fit faire des obsèques magnifiques dans le temple et, pour récompenser le zèle et la fermeté de son architecte, il fit placer sur son tombeau la lame d’or triangulaire sur laquelle la parole des Maîtres était gravée et il en confia la garde à ses plus intimes favoris. Après les funérailles, tous les Maîtres se rangèrent en cercle pour exécuter leur projet de substituer un autre mot à la parole des Maîtres ; celui qui avait relevé le corps d’Hiram donna le mot M... B... à celui qui était sur sa droite pour le faire circuler jusqu’à ce qu’il fut connu de tous et ce mot est resté depuis aux Maîtres pour se reconnaître entre eux.

 

RITE FRANÇAIS

 

Les deux premiers grades vous ont appris à connaître l’usage des instruments, et l’emploi de matériaux. Vous vous attendez sans doute à trouver dans celui-ci le développement des emblèmes sous lesquels la vérité s’est, jusqu’à présent, dérobée à vos yeux; mais tout dans l’univers est sujet à d’étranges révolutions tout périt ! Le Temple que Salomon s’était plu à élever au roi des rois, éprouva ce sort funeste. La mort inattendue du chef de cette magnifique entreprise, peut vous retracer, par anticipation, la ruine de ce Temple fameux, que l’histoire nous représente sans cesse détruit, et sans cesse renaissant de ses propres ruines.

Salomon, fils de David, célèbre par sa sagesse et par t’immensité de ses connais­sances, résolut d’élever à l’Eternel un temple que son père avait projeté, mais que les guerres qu’il eut à soutenir contre ses voisins, ne lui permirent pas de construire; il envoya prier Hiram, roi de Tyr, de lui fournir les matériaux nécessaires à cette entreprise: Hiram accepta cette proposition avec joie; il envoya un de ces hommes rares dont le génie, l’intelligence, le goût, la supériorité des talents en fait d’architecture, et la vaste connaissance de l’essence des métaux, lui avaient acquis un tel degré de considération et de respect de la part du roi de Tyr, qu’il l’appelait son pare, parce qu’il se nommait Hiram comme lui, quoiqu’il fût fils d’un Tyrien et d’une femme de la tribu de Nephtali.

Salomon donna à Hiram l’intendance et la conduite des travaux. Le dénombrement qui fut fait de tous les ouvriers, les porte a 183.300. L’histoire les nomme « prosélytes », ce qui dans notre langue signifie « étrangers admis », c’est-à-dire « initiés ».

A Savoir:

- 30.000 hommes destinés à couper les cadres sur le Liban, qui servaient par tiers pendant un mois;

- 702000 apprentis,

- 3.300 maîtres.

Les habitants du Mont Gibel façonnaient les cadres et taillaient les pierres.

Les ouvriers, divisés en trois classes avaient des mots, des signes et des attou­chements pour se reconnaître entre eux, et recevoir la paie proportionnée au genre de travaux auxquels ils étaient propres. Les Apprentis recevaient leur salaire à la colonne J, les Compagnons à celle B, et les Maîtres dans la chambre du milieu. Le nom de la colonne des Apprentis signifie « préparation », et celle des Compagnons signifie « force ». Les monuments historiques qui nous sont parvenus nous apprennent que la colonne J fut placée au Nord et celle B au Midi, près de la porte d’Occident. On entrait dans le Temple par trois portes celle destinée aux apprentis et, par la suite, au peuple, était à l’Occident ; celle destinée aux compagnons et, après l’achèvement du Temple, aux lévites, était au Midi; et celle destinée aux maîtres et, par la suite, aux pontifes, était à l’Orient.

Aussitôt que les portes furent posées, Salomon fit publier une ordonnance, par laquelle il était enjoint à tous les apprentis et compagnons, de sortir du Temple la veille du sabbat, et de n’y rentrer que le lendemain du sabbat au matin, à l’ouverture des portes sous peine d’être puni de mort. L’ordre qui avait été établi parmi les ouvriers devait nécessairement assurer la tranquillité; la dernière ordonnance de Salomon avait pour but d’empêcher qu’on éludât, sous aucun prétexte, l’observation du sabbat; tout répondait aux voeux de Salomon, par les soins et la vigilance d’Hiram ; le Temple prenait chaque jour un nouvel accroissement, lorsque tout à coup un crime affreux vint suspendre les travaux, et jeter un deuil universel. Trois compagnons mécontents de leur paye, formèrent le projet d’obtenir celle de maître, à l’aide des signe, parole et attouchement, qu’ils espéraient se procurer à force ouverte.

Ils avaient remarqué qu’Hiram visitait tous les soirs les travaux, après que les ouvriers étalent retirés; ils se mirent en embuscade aux trois portes du Temple: l’un s’arma d’une règle, l’autre d’un levier et le troisième d’un fort maillet.

Hiram, s’étant rendu dans le Temple par une porte secrète, dirigea ses pas vers la porte d’Occident; il y trouva un des compagnons, qui lui demanda les mot, signe et attouchement de maître, et le menaça de le tuer s’il ne les lui donnait. Hiram lui dit: « Malheureux! que fais-tu ? tu sais que je ne peux, ni ne dois te les donner; ce n’est pas ainsi que je les ai reçus; efforce-toi de les mériter, et tu peux être assuré de les obtenir ».

A l’instant, le traître veut lui décharger sur la tête un coup violent de la règle qu’il tenait, mais le mouvement d’Hiram pour parer le coup, fit qu’il ne porta que sur l’épaule.

Dans ce moment, le Frère Premier Expert fait faire au Candidat un des trois pas mystérieux.

Il consiste à passer le pied droit par dessus la représentation, diagonalement de l’Occident où, il est placé, au Midi tenant la l. g. en éq. à la hauteur du gras de la l. et restant quelques instants sur la l. d.

Le Premier Expert soutient le Candidat en cette posture en lui donnant la main. A l’instant où le Récipiendaire à fait le premier pas, le Frères de la colonne du Midi qui avait le rouleau, lui en donne un coup léger, mais sensible, sur l’épaule droite.

TR. : Hiram voulut chercher son salut dans la fuite, et tenta de sortir par la porte du Midi ; il y trouva un autre compagnon qui lui fait la même demande avec la même menace; mais à l’instant où il voulut s’enfuir, le compagnon le poursuivit et lui porta un grand coup de levier, qui ne l’atteignit que sur la nuque du cou.

Le Frères Expert fait faire en ce moment au Récipiendaire le second pas mystérieux; il passe la l. g. par dessus la représentation, diagonalement du Midi au Nord, et tenant la j. d. en éq. contre le m. de la g.

Pendant ce passage, le Frère de la colonne du Nord, donne sur la nuque du Récipiendaire un léger coup du rouleau dont il s’était muni.

Le Frère Expert fait faire au Récipiendaire le troisième pas, en portant la j. d. au bas de la représentation, où il vient joindre les deux p. en éq. simple, sur le compas.

Aussitôt, les deux Frères Experts saisissent le Récipiendaire chacun par un bras, portant l’autre main sur sa poitrine, et posent chacun un pied derrière les talons du Récipiendaire ; pendant ce temps-là le Frère qui était couché se retire sans bruit, de manière que le Récipiendaire ne puisse s’apercevoir de rien et laisse à terre, à côté du tableau, le voile dont il était couvert.

Le Très Respectable quitte sa place, vient près du Candidat et continue: Ce coup mal dirigé ne fit qu’étourdir notre Respectable Maître qui, cependant, eut assez de force pour courir vers la porte d’Orient, où il trouva le troisième compagnon, qui lui fit encore la même demande et les mêmes menaces et, sur son refus, lui porta un grand coup de maillet sur le front et l’étendit mort.

Le Très Respectable donne sur le front du Récipiendaire, un coup de maillet, qu’il avait tenu caché ; aussitôt les deux Experts qui tenaient l’Aspirant, le poussent et le renversent, avec précaution, sur le dos.

Le Récipiendaire doit être couché, comme l’était le Frères qui occupait sa place; il a la tête un peu élevée et posée sur un coussin; il aura la jambe gauche étendue, la droite repliée en équerre; le genou élevé, le bras gauche étendu et le droit aussi plié en équerre ; la m. sur le c., à l’ordre de Compagnon, et recouverte de son tablier; enfin, on étendra sur lui le voile noir, de manière qu’il ait le visage couvert.

Chacun reprend sa place.

Le T\R\ rallume son chandelier à 3 branches et passe le boutefeu au premier Maître des Cérémonies qui rallume les neuf bougies des 3 grands chandeliers, puis celles des surveillants et éteint les lampes.

TR. : Mes Frères, le désordre s’est glissé dans nos travaux, la tristesse est peinte dans les yeux de tous les ouvriers; il ne nous est pas permis de douter que notre Respectable Maître Hiram ne soit mort mettons nous donc à la recherche de son corps, et tâchons par notre zèle et par nos soins de le découvrir.

Vénérable Frère Second Surveillant, prenez avec vous deux Maîtres et faites la recherche par le Nord.

Le Second Surveillant prend avec lui deux Frères qui étaient autour de la représentation; ils font le tour de la Loge en commençant par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre et sondent le terrain avec la pointe de leur glaive, par petits coups irréguliers.

De retour à l’Occident les 2 F\ reprennent leur place; le Second Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérable Frère Premier Surveillant, prenez avec vous deux Frères et faites la recherche par le Midi.

Le Premier Surveillant désigne deux Frères qui étaient autour de la représentation, avec lesquels il fait le tour de la Loge en commençant par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, sondant la terre avec la pointe de leur glaive.

De retour a l’Occident, les 2 F\ reprennent leur place, le Premier Surveillant frappe un coup de maillet sur son plateau et dit: Très Respectable, nos recherches ont été vaines.

TR., * : Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères qui vous ont déjà accompagnés, à se joindre de nouveau à vous; je vais me faire accompagner de deux Frères et, tous de concert, nous ferons une recherche plus attentive: puissions nous être assez heureux pour faire cette importante découverte.

Ces Frères, au nombre de neuf, font le tour de la Loge dans l’ordre qui suit: le Second Surveillant, suivi de deux Maîtres de sa colonne part le premier par le Midi, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre; le Premier Surveillant, suivi des deux autres Maîtres de sa colonne, part par le Nord, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Ils commencent ainsi le tour en se croisant à l’occident: quand ils sont parvenus à l’Orient, le Très Respectable se joint à eux, avec les deux autres Maîtres qu’il a désigné, et tous font trois fois le tour de la Loge , dans le sens des aiguilles d’une montre, en cherchant et sondant le terrain avec la pointe de leur glaive. Au second tour, le Second Surveillant s’arrête au Nord Est et dit: Très Respectable, je vois une vapeur s’ élever d’un petit espace de terrain approchons.

Ils font le troisième tour, après lequel le Très Respectable s’arrête en face du tableau, à l’Orient, là où sont représentés un monticule et une branche d’acacia.

Les deux Surveillants sont à l’Occident aux places correspondant à leur chaire.

Tous les Frères sont debout autour de la représentation.

1° S. : Très Respectable, la terre me parait fraîchement remuée en cet endroit ; nous pourrions bien trouver ici l’objet de nos recherches.

Le Très Respectable feint de s’appuyer sur la branche d’acacia et dit: Vénérables Maîtres, cette branche n’est pas crûe en cet endroit : ceci me paraît suspect, et je pense que nos recherches ne seront pas vaines.

Il se pourrait que les assassins eussent, à force de tourments, arraché de notre Respectable Maître le mot et le signe de Maître n’êtes-vous pas d’avis que le premier signe que l’un de nous fera et le premier mot qu’il prononcera, si nous trouvons le corps d’Hiram, soient désormais le mot et le signe de reconnaissance des Maîtres?

Tous donnent le signe d’approbation et laissent tomber la main droite sur la cuisse.

Le Très Respectable lève avec la pointe de son glaive qu’il tient de la main gauche, une partie du voile qui couvre le Récipiendaire ; les huit autres Frères font de même et retirent entièrement le voile tous ensemble vers le Nord. Aussitôt, ils font le signe d’horreur.

Le Second Surveillant s’approche, prend l’index droit du Récipiendaire, le laisse aller, en disant J...n et fait un pas en arrière en faisant le signe d’horreur.

Le Premier Surveillant s’approche ensuite, prend le second doigt ou médius du Récipiendaire, le tire à lui, et le laisse glisser en disant B..z ; il fait un pas en arrière avec le signe d’horreur.

Le Très Respectable s’approche du Récipiendaire et dit, en faisant le signe d’horreur, et reculant d’un pas: Vénérables Frères Surveillants, qui a dérangé le corps de notre Respectable Maître?

2° S. : Très Respectable, j'ai cru pouvoir le relever par l’attouchement d’Apprenti, mais la chaire quitte les os.

1° S. : Très Respectable, j’ai cru pouvoir le relever par l’attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte les os.

TR. : Ne savez-vous pas que vous ne pouvez rien sans moi et que nous pouvons tout à nous trois.

Il s’approche du Récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genoux contre genoux ; de la main droite il lui enserre le poi..., de façon que les pau... des deux mains soient l’une contre l’autre, et lui passe le bras gauche sous l’omoplate droite, ayant par ce moyen, est... contre est... ; puis à l’aide des deux Surveillants, il le relève et lui dit à l’oreille, en lui donnant l’accolade par trois, les trois syllables du mot. M......n.

 

RITE EMULATION

 

Quinze Compagnons, appartenant à la classe supérieure, chargée de surveiller les autres, voyant que les travaux étaient presque achevés alors qu’ils n’étaient point en possession des secrets du Troisième Grade, conspirèrent en vue de les obtenir par tous les moyens, décidés même à avoir recours à la violence. Cependant, au moment de mettre leur complot à exécution, douze d’entre les quinze se désistèrent; mais trois, d’un caractère plus résolu et plus cruel que les autres, persévérèrent dans leur projet impie, et, pour le perpétrer, ils s’embusquèrent respectivement aux entrées ménagées à l’Est, au Nord et au Sud du Temple, où notre Maître s’était rétiré pour faire ses dévotions au Très Haut, ainsi qu’il y était accoutumé à l’heure de midi. Ses dévotions terminées, il voulu sortir par la porte du Sud. Mais là, il fut arrêté par le premier de ces misérables qui, n’ayant pu se procurer d’autre arme, s’était muni d’une Règle P...

Il demanda d’une manière menaçante les secrets du Maître Maçon, avertissant qu’un refus serait puni de mort. Notre Maître, fidèle à son serment, répondit que ces secrets n’étaient connus que de trois personnes au monde et que, sans le consentement et le concours des deux autres, il ne pouvait ni ne voulait les révèler. Cependant, il donna à entendre que, sans nul doute, la patience et le travail donnerait, en temps convenable, au Maître méritant le droit de connaître ces secrets, mais que, pour sa part, il préférerait la mort plutôt que de livrer le dépôt sacré qu’on lui avait confié. Mal satisfait de cette réponse, le misérable asséna un coup violent sur la tempe de notre Maître, mais, déconcerté par la fermeté de son attitude, il manqua son but et son arme glissa sur la tempe droite (Avec sa main d. tenant la R.P. le 2d S. touche la t.d. du Cand. et fait glisser sa m. d’avant en arrière) avec une telle force, qu’il chancela et s’affaissa sur le genou gauche !

Le 1er S. souffle à voix basse au Gand. de s’ag. sur le g. g. puis de se relever et de rec. les p.

Le VM. poursuit:

Remis de son étourdissement, il se dirigea vers la porte du Nord où il fut accosté par le deuxième de ces misérables, auquel il fit la même réponse, sans que sa fermeté se démentit un seul instant. Alors le misérable, qui était armé d’un Nivelle, lui asséna un coup violent sur la tempe gauche (avec sa m. g. tenant le Ni. le 1er S. touche la t. g. du Cand. d’avant en arrière) qui l’abattit sur le genou droit.

Le 1er S. souffle à voix basse au Cand. de s’ag. sur le g. d. puis de se relever et de rec. les p.

Le VM. poursuit:

Voyant sa retraite coupée sur ces deux points, il s’avança, chancelant, défaillant et couvert de sang, vers la porte de l’Est ou était posté le troisième de ces misérables. Celui-ci reçut la même réponse que les autres à sa demande insolente car, même en cette heure d’épreuve, notre Maître demeura ferme et inébranlable. Alors le scélérat, qui était arme d’un Maillet Pesant lui asséna sur le front un coup violent le VM. simule le coup en direction du Cand., avec un m., mais en restant assis qui l’étendit, sans vie, à ses pieds.

Au moment ou le VM. simule le coup les SS. étendent le Cand. sur le dos et sur la t. o., b. le long du corps et p.c. Puis les SS. se tiennent debout de chaque côté du Cand., en tête de la t. e., face au VM.

Cette attitude est gardée quelques moments dans l’immobilité totale.

VM.: Les Frères remarqueront que, dans la cérémonie qui précède aussi bien que dans la situation présente, notre Frère a personnifié l’un des plus nobles caractères dont les annales de la Franc Maçonnerie , fassent mention, c’est à dire Hiram Abiff qui mourut, victime de son inébranlable fidélité au dépôt sacré qui lui avait été commis; et je souhaite que cela produise une impression ineffaçable sur l’esprit du Candidat, ainsi que sur le vôtre, mes Frères, pour le cas où vous seriez vous-mêmes soumis à pareille épreuve.

Nous nous sommes interrompus dans l’exposé de notre Histoire Traditionnelle, au récit de la mort de notre Maître Hiram Abiff. Une perte, aussi importante que celle du principal architecte, ne pouvait manquer de se faire sentir partout, et très sérieusement. L’absence de plans et d’instructions, qui avaient été jusque-là régulièrement distribués aux différentes classes d’ouvriers, fut le premier indice qu’un grand malheur avait du frapper notre Maître.

Les Ménatschim ou Intendants, autrement dit les chefs de chantier, déléguèrent les plus qualifiés au Roi Salomon pour lui faire part de l’extrême confusion dans laquelle l’absence d’Hiram les plongeait, et pour, lui dire qu’ils avaient lieu de craindre, qu’une disparition aussi soudaine et mystérieuse, ne fut la conséquence de quelque catastrophe fatale.

Le Roi Salomon ordonna immédiatement de faire un appel général de tous les ouvriers appartenant aux différentes sections. Trois ne répondirent pas à l’appel.

Le même jour, les douze compagnons qui avaient été, à l’origine, associés à la conspiration, se présentèrent devant le roi et confessèrent volontairement tout ce qui s’était passe jusqu’au moment où ils avaient cessé d’en faire partie. Cette confession augmenta, naturellement, les craintes du roi pour la sécurité de son principal architecte. Il choisit donc quinze fidèles Compagnons et leur commanda de se mettre en quête de notre Maître, et de chercher à découvrir s’il était encore en vie, ou s’il avait péri, victime de la tentative faite pour lui arracher les secrets de son grade éminent. En conséquence, après avoir fixe la date de leur retour à Jérusalem, ils se formèrent en trois Loges de Compagnons et se mirent en route, en prenant pour points de départ les trois portes du Temple.

Bien des jours passèrent en vaines recherches; Une des sections revint même, sans avoir fait de découverte importante. Une autre, cependant, eut d’avantage de succès. Au soir d’un certain jour, après les fatigues et les privations les plus grandes, un des Frères, qui s’était étendu sur le sol afin de se reposer, saisit, pour se relever, la branche d’un arbuste qui se trouvait près de lui. Mais, à sa grande surprise, l’arbuste céda et fut déraciné sans effort. Après un examen plus attentif, il s’aperçut que la terre avait été fraîchement remuée. Il appela donc ses compagnons, ils creusèrent la terre et y découvrirent le corps de notre Maître qui y avait été indignement enfoui. Ils le recouvrirent avec le plus grand respect et la plus grande vénération et, pour marquer l’endroit, plantèrent une branche d’acacia en tête de la fosse. Puis, ils partirent en toute hâte, pour Jérusalem, afin d’annoncer la triste nouvelle au Roi Salomon.

Celui-ci, après avoir donné un premier cours à sa douleur, leur ordonna de retourner à la fosse, de relever notre Maître et de l’honorer d’une sépulture qui convînt mieux à son rang élevé et à ses grands talents. En même temps, il leur annonça que, par la mort prématurée du Maître, les secrets du Maître Maçons étaient perdus.

C’est pourquoi il leur commanda d’observer avec attention, tous les signes, attouchements et mots que les Frères échangeraient fortuitement tandis qu’ils rendraient les derniers et tristes devoirs à l’éminent disparu. Ils accomplirent leur tâche avec la plus grande fidélité. Lorsque la fosse fut ouverte de nouveau, un des Frères, en tournant la tête, le VM. se lève remarqua quelques uns des Frères dans cette attitude le VM fait le s. d’H., imité par le Cand. frappés d’Horreur a la vue du spectacle a. et n. qu’ils avaient devant eux le VM. cesse le s. d’H., tandis que d’autres, découvrant l’h. b. encore visible sur le f. de notre Maître, se f. le f., le VM. fait le s. de C. imité par le Cand., afin d’exprimer la compassion qu’ils éprouvaient pour ses souffrances le VM. cesse le s. et s’asseoit.

Deux des Frères descendirent alors dans la fosse, et s’efforcérent de relever notre Maître au moyen de l’Attouchement d’Apprenti, mais la chaire quitte les os, puis de l’Attouchement de Compagnon, mais la chaire quitte encore les os.

Voyant qu’ils avaient échoué tous les deux, un Frère zélé et expérimenté, saisit plus solidement le poignet et, aidé des deux premiers, rélève notre Maître au moyen des cinq points parfaites, tandis que d’autres, entraînés par l’émotion, s’écraient Machaben ou Macbena. Ces deux mots out presque le même sens. L’un signifie la mort de l’Architecte et l’autre l’Architecte est mort.

Le Roi Salomon ordonna donc que ces signes accidentels, cet Attouchement et ces mots, serviraient à désigner les Maîtres Maçons dans tout l’univers, jusqu’à ce que le temps ou les circonstances permettent de retrouver les authentiques.

Il ne me reste plus qu’à vous rendre compte de ce qui arriva à la troisième section, qui avait poursuivi ses recherches dans la direction de Joppé, et songeait à retourner à Jérusalem, lorsqu’un jour, passant par hasard devant l’entrée d’une caverne ils entendirent des lamentations et des exclamations de remords. Ils pénétrérent dans la caverne pour en chercher la cause, et y trouvèrent trois hommes dont le signalement correspondait à la description des fugitifs.

Accusés du meurtre, et voyant que la retraite leur était coupée, ils firent in aveu complet de leur crime. Ils furent alors chargés de liens et conduits à Jérusalem où le Roi Salomon les condamna à la mort que justifiait amplement l’atrocité de leur crime.

 

RITE ECOSSAIS PRIMITIF

 

Après la mort de David, son fils Salomon était monté sur le trône d'Israël, et voulant travailler à l'élévation du Temple de Jérusalem, écrivit à Hiram roi de Tyr, qui adorait comme lui le Dieu d'Israël, et lui envoya des ambassadeurs afin de faire alliance avec lui. Il lui demanda des bois propres à la construction du Temple. Hiram de Tyr donna son accord à Salomon et lui promit tous les bois, pierres et matériaux nécessaires. Les bois furent coupés dans les forêts du Liban, et les pierres furent taillées dans les carrières de Tyr. A cet ouvrage, Salomon employait trente mille ouvriers, et les faisait relever tous les quatre mois par trente mille autres. La nourriture de ces ouvriers était payée par Salomon ainsi que leur entretien. Hiram de Tyr, désireux de concourir par tous les moyens possibles à l'élévation de cet édifice immortel, envoya vers Salomon un ouvrier, fameux dans le travail de toutes sortes de métaux et très instruit en architecture. Il se nommait Hiram Abif, il était le fils d'un Tyrien nommé Ur et de sa veuve issue de la tribu de Nephtali. Salomon le constitua son maître architecte et lui communiqua ses projets et ses plans, le nommant de plus inspecteur général de tous les ouvriers du Temple.

Hiram les divisa alors en trois classes, celle des Apprentis, celle des Compagnons et celle des Maîtres. Il donna à qhaque classe un Signe, un Attouchement et un Mot pour pouvoir reconnaître les ouvriers et les payer ensuite selon leur mérite. Il nomma et désigna ensuite les lieux où il devait les passer en revue et leur remettre leur paiement à la fin de la sixième journée. Les Apprentis qui étaient au nombre de soixante dix mille étaient payés à la Colonne J, les Compagnons étaient au nombre de quatre-vingt mille, et ils étaient payés à la Colonne B. Ces deux Colonnes, ainsi que vous le savez, avaient été élevées sur le parvis du futur Temple.

Les Maîtres, au nombre de trois mille six cent soixante, recevaient leur salaire dans la Chambre du Millieu de la Loge érigée sur le chantier.

Tels étaient les engagements que cet homme illustre avait pris pour payer les ouvriers, mais comme il n'aurait pu subvenir à tout, Salomon lui donna deux adjoints qui portaient le  nom de Surveillants. Le premier était préposé pour payer les Compagnons et le second pour payer les Apprentis. Ils avaient également l'inspection sur les ouvriers chargés de la police du chantier, comme d'accomoder les différents qui pouvaient naître entre eux. Il se trouva que trois Compagnons, mécontents des salaires qu'ils recevaient, imaginèrent de demander à Hiram le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres, et se proposèrent de l'obtenir de grè ou de force. Hiram avait coutume à la fin de chaque semaine de faire une revue générale de tous les ouvrages en cours. Les trois scélérats attendirent donc que les ouvriers fussent sortis. Ils allèrent se poster, l'un à la porte de l'Orient, l'autre à celle du Midi, et le troisième à la porte d'Occiddent. Hiram ayant fait sa ronde habituelle et allant se retirer, se présenta à la porte de l'Occident, et le Compagnon qui s'y trouvait lui demanda le Signe, l'Attouchement et le Mot des Maîtres. Hiram s'y refusa et lui promit de les lui accorder lorsqu'il aurait mérité de passer Maître. Le Compagnon persistant toujours à les lui demander et voyant qu'il ne pourrait les obtenir, lui frappa la tête avec une règle, ce qui l'étourdit.

Revenu à lui, hiram tenta de s'échapper par la porte du Midi, mais il y trouva le second de ces scélérats, qui lui fit les mêmes demandes, qu'il refusa également, ce que voyant, ce Compagnon employa alors les menaces. Ne produisant sur Hiram aucun effet, transporté de colère devant ce refus, il frappa Hiram s'un coup de Marteau sur la tête, ce qui le blessa dangereusement.

Hiram s'nefuit vers la porte de l'Orient où il eut beaucoup de peine à parvenir. Il y rencontra le troisième des assassins, qui le menaça de le tuer s'il lui refusait les Signe, Mot et Attouchement des Maîtres. Hiram lui fit la même réponse qu'aux deux autres, lui déclarant qu'il ne pouvait les lui accorder de cette manière, que seule son application au travail pourrait un jour lui mériter ce grade, et qu'alors lui Hiram les lui donnerait volontiers. Mécontent de cette réponse, le misérable insista par la force pour lui arracher les secrets des Maîtres mais Hiram continua de les lui refuser avec la plus grande fermeté. Alors le misérable le terrassa d'un coup de levier sur le crâne.

C'est ainsi que le plus respectable de tous les Maçons aima mieux perdre la vie que de communiquer le secret des Maîtres à des Compagnons indignes de le recevoir. Comme il était encore jour, les trois assassins n'osaient le sortir du Temple ; ils le dissimulèrent sous quelques lourdes pierres, et lorsque la nuit fut venue, ils le transportèrent sur le mont Hébron, où ils l'enterrèrent à proximité d'un acacia.

Sept jours s'étaitent écoulés, et Salomon ne voyant plus paraître Hiram, fit cesser les travaux du Temple et ordonna des recherches afin de savoir ce qui était advenu au maître d'oeuvre. Mais ne recevant toujours pas de nouvelles, il rendit un édit par lequel il déclarait qu'aucun ouvrier ne serait payé que l'on eut retrouvé Hiram mort ou vif. Il ordonna alors à neuf Maîtres de s'informer auprès de tous les Maîtres, Compagnons et Apprentis s'ils n'auraient quelque indice de la disparition d'Hiram.

Ces neuf Maîtres exécutèrent ce que Salomon avait prescrit en questionnant ici et là quelques Compagnons, car ils soupçonnaient ceux de ce grade d'avoir assassiné Hiram pour en obtenir le Mot de Maître. Mais ce qui les confirma davantage en leurs soupçons, ce fut qu'ayant visité toutes les Loges où demeuraient les Maçons par nombre séparé, ils constatèrent que trois Compagnons avaient disparu. De concert avec les neuf Maîtres, Salomon décida que si on découvrait le corps d'Hiram, le premier mot qu'ils prononceraient serait celui dont on se servirait par la suite pour distinguer les Maîtres des Compagnons, et que le Signe et l'Attouchement seraient également changés. Les neuf Maîtres, après avoir fouillé très minutieusement tous les recoins du Temple se divisèrent en trois groupes de trois.

Trois sortirent par la porte d'Occident, trois par celle du Midi, et trois par celle d'Orient, avec la décision de ne pas revenir qu'ils n'eussent quelque nouvelle d'Hiram. Ils eurent attention en faisant cette perquisition de ne s'éloigner les uns des autres que de la portée de la voix. Après avoir cherché pendant huit jours inutilement, ils parvinrent le neuvième jour sur le mont Hébron. L'un d'eux, harassé de fatigue, se reposa sur le sol, mais sentant que la terre s'affaissait sous lui, il constata qu'elle avait été récemment remuée, ce qui le surprit d'autant plus que cet endroit était, comme ses environs, inculte, graveleux et stérile. Il appela les autres Maîtres et s'étant assurés que quelqu'un y pouvait être enterré, sans plus avant ils résolurent d'en instruire le roi Salomon, mais pour mieux retrouver l'emplacement à leur retour, ils coupèrent une branche de l'acacia qui se trouvait à peu de distance, et ils la plantèrent sur le lieu où ils se proposaient de faire une fouille au retour. Ayant rendu compte à Salomon de leur découverte, ce prince les engagea à y retourner et à creuser l'endroit ainsi repéré.

Les neuf Maîtres retournèrent sur le mont Hébron et commencèrent à fouiller la terre. Ils reconnurent alors que c'était bien Hiram qui y était dissimulé. Tous portèrent alors sur la poitrine la main droite, et tenant la gauche tendue en signe de douleur et d'horreur, comme si on voulait éloigner une vision odieuse. Ensuite l'un d'eux prit le petit doigt du cadavre et prononça le mot JAKIN ; le second prit le pouce du cadavre et prononça le mot BOZ, et le doigt lui resta dans la main. Le troisième Maître le prit par le poignet, et sentant qu'il se réparait du bras il dit simplement MAK BENAH... La chair quitte les os...

Etant ainsi convenu que ce dernier mot prononcé serait dorénavant celui des Maîtres, ils achevèrent d'exhumer le corps d'Hiram pour lui rendre les derniers devoirs. Ils le transportèrent dans le Temple décidé par Salomon, où il le fit inhumer dans un tombeau où s'élèverait plus tard le Saint des Saints. Il y fit incruster un médaillon en or portant un triangle où était gravé le Mot nouveau des Maîtres : MAK BENAH. C'est en souvenir de cela que les Maçons portent des gants blancs malgré leur chagrin, afin de proclamer qu'ils sont innocents de la mort du Maître Hiram. Frère Compagnon, vous venez de constater par ce récit qu'un Maçon doit préférer la mort plutôt que de trahir son serment de fidélité et de silence.

 

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:53

Le rite York, ou plus exactement le rite américain, est basé sur les plus anciennes traditions de la maçonnerie opérative, telles qu’elles paraissaient encore en vigueur au début des années 1700.

Les constitutions de la 1ère Grande Loge d’Angleterre en 1717 et plus particulièrement celles de 1738, spécifiaient que les Loges ne pouvaient conférer que les degrés d’Apprenti Entré, de Compagnon du métier, et de Maître Maçon, tous les autres degrés étant considérés comme douteux. De nombreuses Loges cependant s’étaient mises à conférer d’autres degrés qu’elles considéraient comme partie intégrante de la Maçonnerie, en particulier l’Arche Royale ; elles formèrent donc leur propre Grande Loge en 1751, s’intitulant elles-mêmes les « Ancients », et affublant les membres de l’autre Grande Loge du qualificatif de « Modernes ». Avec la convergence des deux Grandes Loges en 1813 au sein de la Grande Loge Unie d’Angleterre, les Loges acceptèrent que seuls les trois premiers degrés acceptés de la Maçonnerie soient en usage au sein des Loges, celui de l’Arche Royale se rattachant alors à des Chapitres souchés directement sur ces Loges, et portant le même numéro d’ordre qu’elles, bien que constituant une entité séparée.

Ainsi, à la différence du rite Ecossais Ancien et Accepté qui revendiquait de détenir le pouvoir de conférer les trois premiers degrés de la Maçonnerie, en plus de ceux placés sous sa juridiction, les degrés complémentaires que l’on trouve autour du rite York ont légalement accepté le fait d’être considérés comme « Associés » à ceux de l’ancienne Maçonnerie de métier.

Il est encore de tradition dans la Maçonnerie anglaise, qu’un Maçon ne soit pas considéré comme étant en possession de tous les degrés de l’ancienne Maçonnerie de métier, tant qu’il n’aura pas été exalté à l’Arche Royale.Les premières Loges américaines opérèrent de manière semblable jusqu’à l’instauration du Grand Chapitre Général des Maçons de l’Arche Royale. De même , pendant une certaine période l’histoire des Etats-Unis, les degrés « Cryptiques » furent contrôlés par différentes juridictions de Grands Chapitres, jusqu’à l’instauration du Grand Conseil Général. Les Ordres chevaleresques ont été contrôlés par le Grand Campement à partir du début du 19ème siècle aux Etats-Unis. Tous ces trois corps sont des entités maçonniques techniquement autonomes, et seule la nécessité d’être membre de l’Arche Royale est commune aux degrés cryptiques et aux Ordres de chevalerie.

Divers corps maçonniques supplémentaires gravitent autour du rite York, la plupart d’entre eux étant naturellement « sur invitation ». Pour devenir membre de la plupart d’entre eux, il faut préalablement être membre de l’Arche Royale, alors que certains autres conditionnent la qualité de membre à l’appartenance à d’autres corps du rite York, ou encore d’être membre de toutes les entités maçonniques du rite York. On peut en trouver un grand nombre sous d’autres juridictions en dehors des Etats-Unis, mais plusieurs sont purement américains de par leurs origines.

 

Loges Bleues

Apprenti
2. Compagnon
3. Maître maçon

Les degrés capitulaires Grand Chapitre Général

 

Les degrés capitulaires sont un ensemble de quatre degrés contrôlés par le Chapitre de l’Arche Royale. Ils ont pour thème central les différentes phases de la construction du Temple du Roi Salomon, à l’exception du degré de Passé Maître, d’où leur appellation de capitulaires. Le degré de Passé Maître est en revanche un vestige de l’usage ancien selon lequel le degré de l’Arche Royale ne pouvait être conféré qu’à des Passé Maîtres des Loges symboliques. Aux Etats-Unis, ce degré est considéré comme faisant partie de l’Arche Royale, alors qu’en Angleterre, on ne trouvera pas ce degré de Passé Maître, et que celui de Maître de Marque est sous le contrôle de sa propre Grande Loge de tutelle. Celui de Très Excellent Maître fait également partie des degrés cryptiques en Angleterre. Comme évoqué plus haut, l’Arche Royale en Angleterre, est pratiquée dans des Chapitres souchés sur les Loges bleues anglaises. Si les Chapitres d’Arche Royale ont parfois été occasionnellement nommés Loges Rouges dans d’anciennes publications maçonniques, il serait certainement plus à propos de les décrire comme étant les « degrés rouges ». Aux Etats-Unis, toutes les affaires du Chapitre sont traitées au degré de l’Arche Royale, les autres degrés étant ouvert seulement pour en conférer les degrés.

Certaines juridictions ouvrent des Loges de Maîtres de Marque en tant que « Loges de table » qui agissent pour montrer l’action sociale des corps du rite York.

 

Maître de Marque

Ce degré met en relief les leçons de la régularité, de la discipline et de l’intégrité. Il s’agit d’un degré très impressionnant centré sur l’histoire du compagnonnage dans les carrières, et son rôle dans l’édification du Temple. On peut juger de son importance en Maçonnerie Anglaise par le fait qu’il fonctionne au sein d’une Grande Loge distincte, et est hautement recherché par les Maçons de cette juridiction.

 

Passé Maître (Virtuel)

Ce degré met en exergue la leçon de l’harmonie. Ce degré est conféré parce que l’ancien usage voulait qu’un Maçon fut passé dans la chaire d’une Loge symbolique avant de pouvoir être exalté à l’Arche Royale.

Dans certaines grandes juridictions, ce degré est conféré en conseil de Maîtres installés d’une Loge bleue. Ce degré ne confère plus actuellement ce rang au récipiendaire, mais est travaillé pour maintenir les anciens usages.

 

Très Excellent Maître

Ce degré s’appuie sur le respect de la religion. Il est construit autour du thème de la dédicace du Temple après son achèvement, et en particulier la consécration du Saint des Saints avec la descente de l’esprit de Dieu dans le Temple. Il est complémentaire au degré de Maître Maçon de Marque et complète les leçons symboliques introduites à ce degré.

 

Arche Royale

Le complément du degré de Maître Maçon et le sommet des degrés d’origine de la Loge bleue, tels que pratiqués par les Loges des Ancients en Angleterre avant 1820. Ce degré explique les origines du mot substitué trouvé au degré de Maître Maçon, la redécouverte du Nom Ineffable et sa dissimulation dans le Grand Mot de l’Arche Royale. Ce degré ainsi que celui de Maître Maçon a pu être mis en évidence comme ne constituant qu’un seul grand ou « super » degré, celui de Maître Maçon expliquant la perte du mot de Maître, celui de l’Arche Royale expliquant la redécouverte de ce mot de Maître.

Le corps qui officie s’appelle un Chapitre, et l’Officier qui le préside est le Grand Prêtre (appelé Excellent).

 

Les Degrés Cryptiques Grand Conseil Général

 

Les degrés cryptiques sont constitués d’un ensemble de trois degrés contrôlés par un Conseil de Maîtres Choisis. Ces degrés tirent leur origine d’une voûte cachée ou secrète présente à ces degrés, d’où le terme de cryptique. Seuls les deux premiers degrés sont régulièrement travaillés, le troisième, celui de Super Excellent Maître, est conféré comme degré honoraire, et n’est pas d’ailleurs exigé pour être un membre du Conseil.

Il y a également quelque chose de particulier dans l’association des degrés cryptiques, plus proches par le thème sous-jacent et la nature du rituel de l’Arche royale et de ceux de l'Ordre Illustre de la Croix Rouge. Globalement, l'histoire de ces degrés est également entourée d'incertitude et de polémique. Bien qu'à l’évidence il y eut très tôt des Conseils de Maîtres Royaux et Choisis en fonctionnement aux Etats-Unis, ces degrés ont été travaillé différemment, parfois au sein de leurs propres conseils, parfois dans des chapitres d’arche royale, et parfois même dans les loges de perfection du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Bien que le Rite Ecossais ait depuis longtemps abandonné toute prétention sur ces degrés, plusieurs Grandes Juridictions (Virginie et Virginie Occidentale) les confèrent encore en temps que parties de la maçonnerie capitulaire.

En Angleterre, le degré de Très Excellent Maître est regroupé dans cet Ordre. Aux Etats-Unis, tous les travaux sont exécutés en Conseil de Maîtres Choisis, les deux autres degrés n’étant ouverts que pour les conférer à des candidats. Certaines juridictions tiennent des « Conseils de table » semblables aux Loges de table, et qui servent à attirer l’attention sur l’activité de leurs corps York locaux.

Maître Royal

Ce degré met en exergue la patience et la force morale. Il concentre l’attention sur les Compagnons Maçons qui furent les artisans de la fabrication des décors et du mobilier du Temple. Ce qui est inhabituel dans ce degré, est que la première partie dépeint des événements qui prennent place avant la mort du Grand Maître Hiram Abi, et la dernière partie d’autres événements survenant après celle-ci.

Maître Choisi

Ce degré donne une leçon de dévotion et de zèle. Ce degré est basé sur la construction et l’arrangement d’une voûte secrète à proximité du Saint des Saints du Temple, et du dépôt des secrets par les trois anciens Grands Maîtres de l’Ordre, permettant la poursuite du métier.

Ce degré crée un lien entre les événements entourant la dissimulation et la perte du Mot Ineffable, et ceux conduisant à la redécouverte du Mot au degré de l’Arche Royale.

Le lieu où se situe l’action se nomme un Conseil, et l’officier qui le dirige est appelé Maître (avec le titre d’Illustre).

 

Super Excellent Maître

Ce degré met en valeur les qualités de loyauté et de fidélité. Les événements qui en sont le substrat sont ceux conduisant à la destruction de Jérusalem et du Temple par les Chaldéens.

CE degré est raconté au moyen de courts extraits de la prophétie biblique qui annonce la fin du premier Temple et la construction du second Temple. Il est remarquable par sa représentation de la Cour juive de Sedecias, et celle, chaldéenne, de Nabuchodonosor.

Ce degré est considéré comme honoraire, et pour être membre du Conseil, il n’est point nécessaire de l’avoir reçu pour y prendre un poste d’Officier.

 

Les Ordres Chevaleresques Grand Campement des Chevaliers du Temple des USA

 

Les Ordres de Chevalerie sont un ensemble de trois Ordres culminant avec le grade de Chevalier du Temple, et contrôlés par ce dernier. Ce corps maçonnique est nettement différent des organisations étrangères homologues, car il présente une structure paramilitaire et des perspectives sur une forme de maçonnerie qui est la seule dans le monde à être un Ordre en uniforme. La condition d’admission étant que ses membres professent la Foi chrétienne, a conduit à des appels à condamnation émanant d'autres corps et organismes maçonniques tant à l'intérieur qu’en dehors des Etats-Unis, arguant que ce corps était davantage une organisation chrétienne qu'un corps maçonnique.

Ceci n’eut toutefois que peu d’effet  dans la mesure où beaucoup de ces organismes maçonniques ayant critiqué l’Ordre disposaient de degrés similaires en leur sein. L’Ordre américain est toutefois structuré différemment de son proche cousin anglais.

L’Ordre américain comprend l’Ordre Illustre de la Croix Rouge, qui n’est conféré par aucun autre organisme, bien qu’il existe de très proches cousins dans l’Ordre irlandais et Américain des Chevaliers Maçons, ainsi que le grade de Croix Rouge de Babylone au sein des Grades Maçonniques Alliés anglais. DE plus, aux Etats-Unis, l’Ordre de Malte est conféré aux membres avant que ceux-ci ne soient reçus à l’Ordre du Temple, alors qu’en Angleterre, l’Ordre de Malte est un grade honoraire décerné aux Chevaliers du Temple. Aux Etats-Unis, tous les travaux se déroulent au degré du Temple, les autres n’étant ouverts que pour en conférer les degrés. En Angleterre, l’Ordre de Malte se réunit et travaille comme un corps distinct de celui de Chevalier du Temple.

 

L’Ordre Illustre de la Croix Rouge

Cet Ordre met en exergue la notion de Vérité. Des éléments de cet Ordre furent pratiqués dans certaines Loges des Ancients, avant que la forme définitive du degré de Maître Maçon ne devienne la règle. Il est encore pratiqué en tant que cérémonie complète par les Chevaliers Maçons d’Irlande et les Chevaliers Maçons des Etats-Unis, et sous l’appellation de Croix Rouge de Babylone au sein de l’Ordre anglais des Degrés Maçonniques Alliés.

 

L’Ordre de Malte

Cet Ordre est basé sur la notion de Foi. Il requiert du candidat de professer et de pratiquer la religion chrétienne. Le degré de passage de « Passe de la Méditerranée ou de Chevalier de Saint-Paul » prépare le candidat à cet Ordre à la notion d’exemplarité du martyr sans peur et empli de la Foi du Christianisme.

La cérémonie représente des éléments allégoriques propres aux Chevaliers de Malte, héritiers des Chevaliers Hospitaliers du Moyen-Age.

 

L’Ordre du Temple

Cet Ordre enseigne des leçons d’auto sacrifice et de respect de la religion. Il est censé rallumer l'esprit de la dévotion templière et du dévouement des chevaliers médiévaux au christianisme. L’histoire de l’Ordre maçonnique est longue et compliquée, et les rituels diffèrent entre celui pratiqué en Angleterre, et celui des Etats-Unis. Celui pratiqué aux Etats-Unis manifeste un zèle militant assez faible en matière de christianisme, alors que le rituel anglais est plus allégorique.

Le rituel américain est toutefois plus impressionnant, avec davantage d’insistance en solennité et respect vis à vis de la crucifixion, de la résurrection et de l’ascension du Christ. Le corps travaillant ce degré s’appelle une Commanderie, et l’Officier qui le préside est Commandeur (appelé Eminent).

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:46

L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

  •  Hérédom de Kilwinning
  •  Chevalier Rose-Croix

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l'ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse. Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers. 

Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique. Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.

La constitution de l'ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. A chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l'officier qui préside. En l'absence d'un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l'ordre est le Député Grand Maître.

Il semble s'être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye). Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu'en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.

De France, l'ordre semble s'être déplacé à Londres où il s'est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l'Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.

 

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:41

Le Rite Écossais Primitif ou «Early Grand Scottish Rite» tient une place particulière au sein de la Franc-Maçonnerie. Il fut introduit en France à Saint-Germain-en-Laye dès 1688 par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil.

Ces Loges essaimèrent suffisamment pour constituer en 1725 l' «Ancienne et Très Honorable Société des Francs-Maçons dans le Royaume de France».

Les Rituels des anciennes Loges militaires furent apportés à Marseille en 1751 par Georges de Wallnon (ou de Waldon) qui constituera la Loge Saint-Jean d'Écosse devenue ultérieurement la Mère-Loge de Marseille.


C'est de cette filiation qu'est né l'actuel Rite Écossais Primitif, réveillé en 1985 à l'initiative de son ancien Grand-Maître Robert Ambelain.


La devise du Rite Écossais Primitif est «Primigenius more majorem», allusion à l'ancienneté de celui-ci.

La Rituelie du Rite Écossais Primitif est sobre et épurée. Elle a fortement inspiré celle du Rite Écossais Rectifié.

Les Grades

Le Rite Écossais Primitif comprend cinq grades auxquels s'ajoutent les deux degrés de l'Ordre Intérieur.

Loges bleues

I. Apprenti
II. Compagnon
III. Maître (anciennement «Compagnon Confirmé»)

Loges rouges

IV. Maître installé(ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge)
V. Maître Ecossais Chevalier de St André 

 

Ordre Intérieur

VI. Écuyer Novice du Temple
VII. Chevalier du Temple

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:39

Le Rite Suédois est un mélange du rite d’York, des hauts-grades du rite Français et un prolongement de la Stricte Observance.

La première loge régulière a été consacrée en 1735 à Stockholm par le comte Axel Wrede-Sparre.

Dés 1756 on fonde la première loge de St André, d’esprit comparable au grade d’Ecossais Vert de la Stricte Observance.

En 1760, fondation de la Grande Loge de Suède.

Le rite suédois est réservé aux chrétiens et est sous la protection directe des souverains du pays.

Il comporte 11 grades en Loges de St Jean, Loges de St André, Chapitre de l’Ordre Intérieur et Sanhédrin, selon la progression suivante :

 

Loge de St Jean

 

Apprenti de St Jean

Compagnon de St Jean

Maître de St Jean

 

Loge de St André

 

Apprenti de St André

Compagnon de St André

Maître de St André

 

Chapitre de l’Ordre Intérieur

 

Frère Très Eclairé et Compagnon de Salomon

Frère Illuminé et Compagnon de St Jean

Frère Très Illuminé et Confident de St André

 

Sanhédrin

 

Procurator Salmonis

 

En 1811, le Roi Karl a créé L’Ordre Royal de Charles XIII, distinction nobiliaire uniquement conférée par le Roi et réservée à 33 francs-maçons possédant le 11ème degré. Bien que cela ne soit pas un degré purement maçonnique, il est considéré comme le plus haut grade de la Maçonnerie suédoise.

Le rite Suédois est présent en Suède, au Danemark, en Norvège et en Allemagne. 

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