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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 07:31

Discours de réception à la Maîtrise Par un Frère de l’Ordre de Lyon venu dans la Loge d’un autre Ordre remplacer l’Orateur absent à cette cérémonie.

 Vénérable Maître, Mes Sœurs, Mes Frères, en vos degrés, grades et qualités, Ma Bien Aimée Sœur, Mon Bien Aimé Frère, LES CHOSES SAINTES AUX SAINTS Proclame le Célébrant avant de communier aux Saints Mystères 0 Hiram est pleuré, tombé sous les coups de trois mauvais compagnons. Il vous fut dit que ces trois mauvais compagnons représentaient l’ERREUR, le FANATISME, l’ORGUEIL ! Ces trois mauvais compagnons ne représentent-ils pas l’humanité qui refusa l’édification du vrai Temple qu’il revenait à chaque homme, à chaque femme, de construire en son cœur, de telle sorte que ces temples intérieurs, se joignent les uns aux autres par la vraie fraternité que l’Ancienne Maçonnerie Chrétienne nomme Communion des Saints.« L’ espérance nous reste » précise le Rituel que vous venez de vivre, mais de quelle espérance s’agit-il sinon celle de savoir que nous sommes appelés à connaître une autre vie fondée sur les œuvres qui priment sur la Foi, parce que la Franc Maçonnerie du moins non athée parce qu’ayant refusée la révolution Andersonienne, croit au moins, en l’immortalité de l’âme et l’idée d’une Intelligence supérieure que certains nomment Dieu, et cette adhésion à ces deux principes rappelés, nous oblige à prendre conscience que le Franc Maçon se doit d’agir au travers de la cité terrestre, à l’édification de son temple intérieur, pierre, qui participera à l’édification de la Nouvelle Jérusalem. Ma Sœur, mon Frère, il ne vous appartient pas de pleurer un être de chair mort à la terre, - la Franc Maçonnerie ne saurait connaître le deuil, le désespoir -, mais d’entendre ces mots mystérieux : « La chair quitte les os. » « La chair quitte les os », cette exclamation fut prononcée lorsque vous ayant retiré le bandeau qui voilait alors votre vision imparfaite ou incomplète du Mystère maçonnique, il vous fut donné de voir un cadavre qui revenait à la vie, HIRAM, tel OSIRIS : ainsi il vous fut dit par notre Vénérable Maître : « Les prêtres de l'antique Égypte, dans certaines processions portaient une Arche sainte d'où sortait un Acacia. Et sur les flancs de cette Arche, on pouvait lire cette inscription : «Osiris s'élance de nouveau». C'était donc là la représentation de l'éternelle vie, symbolisée par la graine, mourant en terre pour mieux renaître et portant en elle toute la gloire et toute la puissance de l'Arbre futur. »Cette Arche sainte portée par les prêtres de l’ancienne Egypte, n’était autre qu’un Naos portatif, en lequel se trouvait l’image ou le symbole divin : verticalité entre Dieu et le Temple, venant se joindre à l’horizontalité manifestée par l’édification de chacun de nos temples intérieurs, qui nous préparent à l’espérance de voir, reconnaître, et entrer dans le Royaume ; Ce Royaume dont Jésus+Christ nous rappelle qu’il est comparable à une graine mise en terre, qui pousse et donnant un arbre, ce sont les oiseaux du ciel qui font leurs nids dans ses branches (Luc XIII, 18-20). « L’espérance nous reste » rappelle le Rituel, n’est-elle pas celle de contempler un jour « la gloire et toute la puissance de l'Arbre futur », Arbre écrit avec un A majuscule, Arbre de Vie auquel il sera donné au vainqueur de le manduquer selon que le déclare le voyant de Pathmos (Apoc. II, 7) : oui, l’Espérance nous reste, Ma Sœur, Mon Frère.« La chair quitte les os », OSIRIS connaîtra le démembrement de son corps que pourrait représenter la désintégration de ce qu’il pouvait être, mourant à lui-même, le rassemblement ultérieur de ses membres épars conférera à OSIRIS un corps régénéré, que nous pourrions nommer la Réintégration : le TEXTE DES PYRAMIDES ne dit-il pas : Ses os sont d’argent Ses chairs d’or Ses cheveux de lapis lazuli Corps putrescible, il devient Corps Glorieux S’initier ce n’est donc pas apprendre à mourir comme il est dit si hâtivement à l’occasion de l’initiation maçonnique sans chercher les conséquences de cette formulation qui, en ces termes seuls, prête à confusion : Il ne s’agit pas de rester dans l’obscurité du tombeau après avoir connu la mort, mais d’apprendre à « Sortir au jour », selon que le rappelle le livre faussement intitulé Livre des morts alors qu’il a pour nom « LE LIVRE DE SORTIR AU JOUR »Au vieil homme, débarrassé des ses oripeaux, de ce corps empli des conséquences de la Chute, il lui revient de renaître, Homme Nouveau. S’initier ce n’est pas non plus la simple participation à un Rituel, le vrai et le seul secret maçonnique, dépend de chacun de nous, car il est ce que l’on fera de ce que l’on aura reçu, telle est la vraie initiation. Aussi, Ma Sœur, Mon Frère, souvenez-vous de ce qu’Hiram découvert sous un tertre d’où émergeait une branche d’acacia, fut relevé de sa condition, qu’Osiris, ressuscité par Isis, s’élance de nouveau, c’est vers cet élan à transformer sans cesse votre vie, que je vous appelle. Si vous êtes fidèles à ce Devoir, Ma Sœur, Mon Frère, si chaque jour votre Désir est de Servir non pas seulement celle ou celui que vous aurez reconnu comme membre de notre auguste société, mais votre prochain qui est si près de nous, à chaque anniversaire de ce jour, vous constaterez vous être rapprochés plus près encore de cette Intelligence Supérieure, que certains nomment Dieu, c’est en ce lieu, cette conscience de ce qui deviendra Présence, que se manifeste le vrai Mystère, le secret de toute initiation. 0 Qu’avez- vous acquis Ma Sœur ? Mon Frère ? Mon Maître en Maçonnerie, qui devrait être notre Maître à tous dès lors que nous acceptons de nous reconnaître comme de permanents Apprentis, Constant Chevillon, dissociait trois phases dans le devenir du Maçon :- l’éducation de la sensibilité- l’éducation de l’entendement- l’éducation de la conscience. Apprenti, il vous fallut vous taire, apprendre à éduquer vos instincts, vos passions, vos sentiments. Compagnon, il vous vous fallut voyager, rencontrer l’autre et les autres, raisonner dans le choix de vos arguments de façon à maintenir, malgré vos différences, la fraternité qui est la base de la Franc- Maçonnerie. Maître, vous pensez avoir acquis la conscience de celui que vous pensez être, mais l’orgueil nous induit dans l’erreur et c’est pourquoi il vous revient de comprendre que la Maîtrise de vous –même, n’étant pas achevée sans doute, il vous revient d’éveiller votre conscience d’une part face à vous-même, d’autre part face à l’autre, aux autres, que la FM nomme Fraternité et le Christianisme Charité. Votre travail dans le monde commence, ma Sœur, mon Frère, il vous fut sans doute souhaité bonne route lors de votre précédent passage, cette nouvelle étape m’invite à vous dire Bon courage dans la poursuite de votre cheminement. A ce titre et au nom de la Franc- Maçonnerie Universelle, Ma Sœur, Mon Frère, je vous souhaite la bienvenue dans la chambre du milieu où il vous échera de participer au travail de réflexion touchant l’intérêt de votre Loge et par voie de conséquence le bien de l’Ordre auquel vous appartenez, vous découvrirez alors que ce microcosme ordonné en ce lieu clos où vous serez alors, servira la Franc- Maçonnerie toute entière, c'est-à-dire par l’application de la Fraternité, le bonheur de tous les êtres. Au nom de la Franc- Maçonnerie Universelle, C’est à ce Devoir Ma Sœur, Mon Frère, que je vous appelle. J’ai dit VM.

Source : http://ordre-de-lyon.blogspot.fr/2011_05_01_archive.html

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 20:34

Ouverture des Travaux au Grade de Maître
Cette ouverture ne se fera jamais qu'après celle des travaux d'Apprenti et de Compagnon. On ne modifiera d'abord rien à l'arrangement de la Loge et on laissera le tableau de compagnon en place.
Le Très Respectable, * :
Vénérable Frère premier Maître des Cérémonies et vous Vénérable Frère Grand Expert, veuillez accompagner nos Frères Compagnons sur les parvis.
Lorsque cela est fait.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère premier Maître des Cérémonies, remplissez votre Office !
Le premier Maître des Cérémonies change les voyants puis il allume dans le sens de circulation les six bougies supplémentaires.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère premier Grand Expert, remplissez votre Office !
Le premier Grand Expert place l’équerre entrecroisée avec le compas sur l’autel et découvre le tapis de Loge.
Lorsque cela est fait ;
Le Très Respectable :
Couvrez-vous mes Frères ! Nous allons ouvrir les travaux au 3ème degré.
Le Très Respectable : *.
Le Premier Surveillant : *.
Le Second Surveillant : *.:
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, sommes-nous à couvert ?
Le Premier Surveillant :
Vénérable Frère Second Surveillant, sommes-nous à couvert ?
Le Second Surveillant s’en fait assurer par le Frère Couvreur.
Le Second Surveillant :
Nous sommes à couvert, Vénérable Frère Premier Surveillant ?
Le Premier Surveillant :
La Loge est couverte, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, êtes-vous Maître ?
Le Premier Surveillant :
Je le suis. Examinez-moi. L'Acacia m'est connu.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, comment avez-vous été reçu Maître ?
Le Premier Surveillant :
En passant de l’Équerre au Compas sur la tombe de notre Respectable Maître Hiram.
Le Très Respectable :
Que venez-vous faire ici ?
Le Premier Surveillant :
Je cherche la parole de maître qui était perdue et qui est maintenant retrouvée.
Le Très Respectable :
Comment fut-elle perdue ?
Le Premier Surveillant :
Par trois grands coups et la mort de notre Respectable Maître Hiram.
Le Très Respectable, * :
Debout, Vénérables Frères, face à l'Est !
Le Très Respectable et les Vénérables Frères qui sont à l’Orient ne se mettent pas à l’ordre
de Maître et restent à l’ordre de Compagnon.
Le Très Respectable :
Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, assurez-vous chacun sur votre Colonne si tous les Frères présents sont Maîtres Maçons.
Les Surveillants parcourent leur Colonne comme aux deux autres grades.
Le Second Surveillant :
Vénérable Frère Premier Surveillant, tous les Frères sont Maîtres Maçons sur la Colonne du Nord.
Le Premier Surveillant :
Très Respectable, tous les Frères sont Maîtres Maçons sur l'une et l’autre Colonnes.
Le Très Respectable :
Puisqu’il en est ainsi, Frères qui décorez l’Orient, nous pouvons nous mettre à l’ordre de Maître.
Après un temps.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous ?
Le Premier Surveillant :
Sept ans et plus.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, à quelle heure les Francs-Maçons ouvrent-ils leurs travaux ?
Le Premier Surveillant :
A Midi, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Second Surveillant, quelle heure est-il ?
Le Second Surveillant :
Il est midi, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Puisqu’il est midi et que c’est l’heure à laquelle les Francs-Maçons doivent ouvrir leurs travaux, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de l’une et l’autre Colonnes à se joindre à moi pour ouvrir les travaux au grade de Maître Maçon de la Respectable Loge de Saint-Jean … à l'Orient de….
Le Premier Surveillant :
Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la Colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à nous joindre à lui pour ouvrir les travaux au grade de Maître Maçon de la Respectable Loge de Saint-Jean …, à l’Orient de ....
Le Second Surveillant :
Vénérables Frères de la Colonne du Nord, le Très Respectable et le Vénérable Frère Premier Surveillant nous invitent à nous joindre à eux pour ouvrir les travaux au grade de Maître Maçon de la Respectable Loge de Saint-Jean …, à l’Orient de ….
Le Très Respectable : * * *. * * *. * * *.
Le Premier Surveillant : * * *. * * *. * * *.
Le Second Surveillant : * * *. * * *. * * *.
Le Très Respectable :
A la gloire de la Lumière et sous les auspices du Grand Orient de France, j'ouvre les travaux au grade de Maître Maçon de la Respectable Loge de Saint-Jean ... à l'Orient de ….
A moi mes Vénérables Frères, par le signe d’obligation, le signe d’horreur, la batterie de Maître et l'acclamation.

Le Très Respectable :
Prenez place mes Vénérables Frères. Les travaux de Maître de Maître Maçon sont ouverts.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture de la planche tracée de nos derniers travaux en Loge de Maître.
Le Secrétaire se lève et se met à l’Ordre.
Le Très Respectable l'invite à se rasseoir.
Le Très Respectable :
Prenez place, Vénérable Frère.
Le Secrétaire :
Planche de la dernière tenue du ….
Après la prise de parole du Secrétaire.
Le Très Respectable :
Vénérables Frères, si vous avez des observations à présenter, la parole à votre demande vous sera accordée. Il ne peut être présenté de remarques que sur la rédaction du tracé et non sur le fond des sujets traités.
Le Premier Surveillant :
S’il y a lieu ou lorsque la discussion est terminée
Très Respectable, les Colonnes sont muettes.

Le Très Respectable :
Vénérable Frère Orateur, veuillez donner vos conclusions pour ou contre l'adoption du tracé.
L’Orateur :
Avis favorable (ou défavorable).
Après la prise de parole de l'Orateur.
Le Très Respectable :
Je mets aux voix les conclusions du Vénérable Frère Orateur. Que ceux qui sont d'avis, conformément à ces conclusions, d'adopter (ou de rejeter) le procès-verbal, le manifestent à mon coup de maillet.
Le Très Respectable, * :
Que ceux qui sont d’un avis contraire le manifestent de la même manière.
Le Très Respectable, * :
Le procès-verbal est adopté (ou rejeté).
Initiation au Grade de Maître Recommandation

Le Temple est tendu de noir.
Le Débhir est séparé du Hekal par une tenture noire qui s'ouvre en son milieu.
Devant le Très Respectable, un flambeau à sept branches est allumé.
Devant chacun des deux Surveillants, un flambeau à une branche est également allumé.
Deux flammes vertes s'élèvent au pied de l'Autel des Serments, laissant entrevoir des témoignages maçonniques : Gravures, Patentes, Constitutions.
L'Étoile Flamboyante brille. Nulle autre lumière n'est allumée.
Tableaux de loge 1 – 2 – 3 bougies + 2 sur chaque Colonne, deux réceptacles bleus.
Un drap – une règle – une équerre – un maillet, cordons, tabliers.
Le Très Respectable :
Vénérables Maîtres mes Frères, lors d'une précédente Tenue, vous avez estimé que le Compagnon N ... s'était montré digne, tant par son assiduité que par l'effort démontré dans le Travail qui lui avait été confié, d'être élevé à la Maîtrise. Serait-il depuis lors, survenu quelque fait nouveau mettant obstacle à l'élévation de ce Frère ?
Le Premier Surveillant :
Les Colonnes sont muettes, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Je demande à ce sujet l'avis du Vénérable Frère Orateur.
L’Orateur :
Avis favorable à l’élévation au Grade de Maître, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Je soumets cet avis à vos suffrages, Vénérables Frères.
Que ceux qui l'approuvent lèvent la main à mon coup de maillet.

Le Très Respectable * :
Avis contraire ?
Le Très Respectable * :
Puisque rien ne s'oppose à cette Initiation, nous allons y procéder.
Vénérable Frère Grand Expert, vous allez rejoindre sur les parvis le Compagnon N ... et le ferez frapper selon son grade. Lorsque la porte du Temple vous sera ouverte, vous l'introduirez à reculons jusqu'entre les deux Colonnes de manière à ce qu’il ne puisse voir le Débhir.

Le Premier Surveillant :
Très Respectable, on frappe en Compagnon.
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, qui frappe ainsi à la porte des Maîtres ?
Le Premier Surveillant :
Très Respectable, c’est le Frère Compagnon N …, accompagné du Vénérable Frère Grand Expert.
Le Très Respectable :
Que l'Entrée du Temple lui soit donnée en la forme que j’ai prescrite.
Musique (on ferme la draperie du Débhir).

Entrée du Récipiendaire
Le Très Respectable :
Compagnon N …, promettez-vous, même dans le cas où vous ne seriez pas reçu au Grade que vous sollicitez, de ne rien révéler à qui que ce soit de ce que vous pourriez voir et entendre ici ?
Le Candidat :
Oui, Vénérable Maître.
Le Très Respectable :
Je prends acte de votre promesse !
Quel est votre but, en voulant passer Maître ? Est-ce seulement celui de vous instruire et de vous perfectionner ?

Le Candidat :
Oui, Vénérable Maître.
Le Très Respectable :
Pouvez-vous affirmer sur votre honneur de Franc-Maçon que vous venez de dire la vérité ?
Le Candidat :
Oui, Vénérable Maître.
Le Très Respectable :
Nous allons donc procéder à votre Initiation à la Maîtrise.
Le Très Respectable :
Vénérable Maître Orateur, veuillez conter à notre Frère N … la légende de notre Maître Hiram.
L’Orateur :
Lors de la construction du Temple de Jérusalem, 1 006 ans avant notre ère, le Roi Salomon fit appeler le célèbre Architecte et statuaire Hiram, de Tyr, qui était fils d’une Veuve de la Tribu de Nephtali, et dont le père était de Tyr et travaillait l’airain. Il était rempli de sagesse, d’intelligence et de science pour faire toutes sortes d’ouvrages d'airain.
Entre autres merveilles, il construisit deux colonnes au vestibule du Temple, nommant celle de droite "Boaz" et celle de gauche "Jakin", archétype des deux colonnes symboliques dressées à l'entrée de tout Temple Maçonnique d’aujourd’hui, Hiram avait sous ses ordres un grand nombre d'ouvriers qui n’obéissaient qu'à lui, en raison des secrets attachés à son Art. Selon leur degré d'Initiation, il les divisa en trois catégories, Apprentis, Compagnons et Maîtres.
Il leur donna, pour se faire reconnaître, des Mots, des Signes et des Attouchements particuliers à chaque catégorie.
Trois mauvais Compagnons, n’ayant pu obtenir la Maîtrise, portés par l'ambition, le mensonge et l'ignorance, formèrent le complot d’arracher à Hiram, par la ruse et la violence, la Parole et les secrets de la Maîtrise.
A cet effet, un soir dans le chantier sans ouvrier, les trois scélérats s’embusquèrent chacun à l’une des trois issues du Temple, dans l’attente de l’inspection solitaire que l’Architecte avait coutume de faire des travaux du jour.
Hiram, sa visite terminée, voulut sortir par la porte d’Occident. Le premier Compagnon, armé d’une Règle, lui barra le passage, exigeant le Mot Sacré et le Signe de Maître. Malheureux, répondit Hiram, mon devoir m'interdit de te les donner. Alors, l’agresseur tenta de lui asséner un coup violent sur la tête, mais la Règle glissa sur le cou et ne porta que sur l'épaule.
Hiram s’enfuit vers la porte du Nord, mais il rencontra le deuxième Compagnon qui lui fit la même demande que le premier, et il donna une réponse négative aussi énergique. Ce Compagnon, d'un coup de son Équerre, l’atteignit au cœur.
Affaibli par ses blessures, l’Architecte tenta encore de fuir par la porte d'Orient. Il y rencontra
le troisième Compagnon qui, après la même demande suivie du même refus, lui porta du
maillet dont il était armé, un coup si violent sur le front, qu’il l’étendit mort à ses pieds.

Le Très Respectable :
Chaque Maçon, pour être admis à la Maîtrise, doit passer par les épreuves de notre Maître Hiram. Mourir pour demeurer éternel.
Compagnon N…, êtes-vous prêt à vous sacrifier pour acquérir la connaissance suprême ?

Le Candidat :
Oui, Vénérable Maître.
Le Très Respectable :
Vénérable Maître Grand Expert, puisqu’il en est ainsi, conduisez le Compagnon N… dans son premier Voyage.
Musique

Premier Voyage
Le Grand Expert part d'entre les Colonnes et conduit le Récipiendaire autour du Temple, dans le sens des aiguilles d’une montre, jusqu’au Premier Surveillant.
Le Premier Surveillant, ce dernier le frappe au cou au moyen d’une Règle :
Meurs à l’agitation et aux vanités du monde profane. Le Maçon qui aspire à la Maîtrise doit savoir renoncer aux satisfactions profanes, Il doit renoncer à briller par le geste ou par le verbe. Il s'est retiré du Monde, en esprit et en fait.
Ceci dit, le Premier Surveillant éteint son flambeau avec son maillet.

Le premier Grand Expert :
Le premier Voyage est terminé, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Vénérable Maître Grand Expert, conduisez le Compagnon N … dans son second Voyage.
Musique

Second Voyage
Le Grand Expert part d'entre les Colonnes et conduit le Récipiendaire autour du Temple, dans le sens des aiguilles d’une montre, jusqu’au Second Surveillant.
Le Second Surveillant, ce dernier le frappe au cœur au moyen d'une Équerre :
Meurs aux affections profanes ! Dans sa descente aux Enfers, le Récipiendaire perd peu à peu conscience de cette individualité que représente l'Étoile Flamboyante du Compagnonnage.
Tu dois mourir aux affections profanes, car l'Amour et l’Affection ont un bandeau sur les yeux et l'Initié n’en doit point avoir. Tu ne dois pas craindre de regarder ceux que tu aimes avec des "yeux qui voient ".
Ta tendresse, pour être plus éclairée, n’en sera pas moins vive. Mais tu apprendras, et tu souffriras. Les amours les plus ardentes sont aussi les plus contrariées. Il faut que, sous les coups de l’Équerre, symbole de la raison, ton cœur cesse de battre de façon désordonnée.
Tu as œuvré pour tes amis, et tes amis te fuient. Tu as œuvré pour quelques êtres chers, et même ceux-ci te regardent, étonnés et indifférents.

Ceci dit, le Second Surveillant éteint son flambeau avec son maillet. Le premier Grand Expert place le Récipiendaire entre les Colonnes, éteint l'Étoile Flamboyante.
Le premier Grand Expert :
Le deuxième Voyage est accompli, Très Respectable.
Le Très Respectable :
La draperie s’ouvre, le Vénérable paraît debout, maillet en main, croisé sur la poitrine.
Le Très Respectable :
Vénérable Maître Grand Expert, conduisez le Compagnon N … dans son troisième Voyage.
Musique

Troisième Voyage
Le premier Grand Expert part d'entre les Colonnes et conduit le Récipiendaire devant le Débhir.
Le Très Respectable descend les marches, arrête le Récipiendaire, le frappe au front de son maillet.
Le Très Respectable :
Meurs à toute intelligence profane !
Aidé par le Grand Expert, le Vénérable étend le Récipiendaire sur le sol, les pieds vers l’Orient. Il le recouvre du drap des Morts, repliant le bras droit au-dessus de la tenture, il dépose sur le corps une branche d'Acacia, puis il reprend sa place.
Le Très Respectable :
Tout n'est qu'illusion, et la plus grande illusion, c'est la Vie !
Mort, le corps et sa force, sous la Règle du Premier Surveillant.
Mort, le corps et sa beauté, sous l’Équerre du Second Surveillant.
Mort, l'esprit et sa sagesse, sous le maillet du Vénérable.

Ceci dit, le Vénérable éteint son flambeau avec son maillet.

La nuit est complète.
Musique Funèbre (quelques minutes)
Le Très Respectable :
Il faut savoir mourir pour revivre ! Quiconque a franchi les portes de la Mort, a conquis la véritable Maîtrise.
Le premier Grand Expert allume le flambeau du Premier Surveillant.
Le Second Surveillant quitte son plateau et s'approche du Récipiendaire. Il lui donne l’attouchement d’Apprenti en prononçant le mot sacré "Jakin".
Le Second Surveillant :
Jakin.
Il fait ensuite le Signe d'horreur.
Le Second Surveillant:
"Mac Benah ; Gémissons, Gémissons, Gémissons".
Le Premier Surveillant:
Ce premier appel à l'aide du mot d’Apprenti a invoqué les forces internes de l’Etre. Mais cette énergie individuelle est impuissante à donner une vie nouvelle.
Le premier Grand Expert allume le flambeau du Second Surveillant.
Le Premier Surveillant quitte son plateau et s'approche du Récipiendaire. Il lui donne
l’attouchement de Compagnon en prononçant le mot sacré "Boaz".
Le Premier Surveillant :
Boaz.
Il fait ensuite le Signe d’Horreur en disant :
Le Premier Surveillant :
"La chair quitte les os. Gémissons, Gémissons, Gémissons".
Le Second Surveillant :
Ce deuxième appel à l'aide du mot de Compagnon s’est adressé aux forces du Monde Extérieur. Mais cette évocation est impuissante, ne trouvant plus d'écho dans l'énergie interne disparue.
Le premier Grand Expert allume le flambeau du Vénérable.
Le Très Respectable :
Isolément, l’Homme est impuissant. Vénérables Maîtres mes Frères, unissons-nous donc avec ferveur. Venez à moi. Formons une chaîne vivante autour de ce cadavre et, pour le ranimer, mettons en œuvre les suprêmes ressources de l'Art Royal.
Debout et à l’Ordre, Vénérables Maîtres, le Néophyte va prêter son Obligation.

Le premier Grand Expert prend la branche d’Acacia et enlève le drap funéraire.
Les Maîtres forment la Chaîne d'Union.
Les deux Surveillants (par derrière) et le Vénérable (par-devant) relèvent le Récipiendaire. Les deux Surveillants posent leurs mains sur les épaules du Récipiendaire. L’Orateur et le Secrétaire posent également leurs mains sur les épaules du Vénérable. La chaîne est soudée.
Le Vénérable et le Récipiendaire se trouvent alors face à face, dans la position d'attouchement de la Maîtrise, pied droit contre pied droit, poitrine contre poitrine.
De sa main droite du Récipiendaire, sa main gauche étant posée sur l'épaule de ce dernier.
Dans cette position, le Vénérable frappe trois coups de sa main gauche, puis renverse trois fois la main droite. Il donne alors la triple accolade fraternelle et prononce le mot Sacré "Mac Benah".
Le Très Respectable :
Mac Benah.
Sans abandonner sa position, il dit :
Vénérables Maîtres mes Frères, Espérons, Espérons, Espérons !
Quittez la Chaîne et regagnez vos places.

Le Premier Surveillant :
Notre Très Respectable Maître a évoqué l'Esprit de l’Ordre Maçonnique. En lui se sont concentrées les volontés tendues des Frères de la Chaîne d’Union.
Le Très Respectable :
Après avoir connu la Mort profane et la Mort Initiatique, tu revis pour exercer la véritable Maîtrise.
Mon Frère, mets la main gauche sur le cœur et étend la main droite sur les Outils symboliques et sur l’Acacia.
Répète mentalement la formule de ton Obligation que je vais lire. Tu diras ensuite : "Je le promets".
En pleine lumière, devant cette auguste Assemblée, sur cette branche d’Acacia, moi, Frère N..., je promets, sous les peines portées dans les Obligations que j'ai déjà contractées lorsque j’ai été reçu Apprenti et Compagnon, de ne révéler à personne jamais, les enseignements du Grade de Maître qui me sont confiés.
Je promets aussi d'employer toutes les forces de mon cœur et de mon cerveau à travailler à l'amélioration de mes Frères Apprentis et Compagnons. Je promets en outre d’œuvrer en toutes choses pour la plus grande gloire de la Franc-Maçonnerie Universelle.

Le Candidat :
Je le promets !
Le Très Respectable :
Je prends acte de ta promesse ! Maître Hiram va revivre !
Le premier Grand Expert remet au Vénérable la branche d’Acacia et la place alors dans la main droite du Récipiendaire en disant :
Le premier Grand Expert:
Mac Benah, que l'Acacia te soit désormais connu !
Immédiatement, le rideau séparant le Débhir du Hikal est ouvert.
Le Très Respectable regagne son plateau.
L’initié reste debout, la branche d’Acacia à la main.
Le Temple est illuminé et un air joyeux retentit.
Musique joyeuse
Le Très Respectable :
Mon Frère, tu as franchi les portes de la Mort. L'Acacia t'est désormais connu ! Toutes illusions s'effacent devant toi.
Le Très Respectable :
Vénérable Maître Grand Expert, revêtez le nouveau Maître du tablier aux initiales sacrées et du cordon d'azur. Vous lui donnerez ensuite l’accolade fraternelle.
Ceci fait ;

Donnez-lui le Mot de Passe (commençant par Giblin), nom des habitants du Mont Gimel qui ont travaillé à la construction du Temple.
Ceci fait ;

Donnez-lui le Mot Sacré (Mac Benah) qui veut dire : "La chair quitte les os".
Ceci fait ;

Faites-le se mettre à l’Ordre de Maître. Faites-lui le Signe Ordinaire. Faites-lui le Signe d’Horreur. Faites-lui le Signe de Détresse.
Ceci fait ;

Donnez-lui l'Attouchement des Maîtres.
Ceci fait ;

Vénérable Maître Grand Expert, placez le nouveau Maître entre les Colonnes, après lui avoir montré le Pas de Maître, afin que les Vénérables Maîtres le reconnaissent.
Le Très Respectable :
Debout et à l'Ordre, Vénérables Maîtres !
Vénérables Maîtres Premier et Second Surveillants, invitez les Maîtres qui décorent vos Colonnes respectives, à reconnaître désormais comme Maître, le Très Cher Frère N …, et à se joindre à vous et à moi pour célébrer, par une Triple Batterie, son heureuse élévation dans notre Ordre.

Le Premier Surveillant :
Vénérable Maître Second Surveillant, Vénérables Maîtres de la Colonne du Midi, vous êtes invités par le Très Respectable à vous joindre à lui et à moi, pour célébrer, par une Triple Batterie, l’heureuse élévation du Frère N … dans notre Ordre.
Le Second Surveillant :
Vénérables Maîtres de la Colonne du Nord, vous êtes invités par le Très Respectable, par le Frère Premier Surveillant et par moi à vous joindre à nous pour célébrer, par une Triple Batterie, l'heureuse élévation du Frère N … dans notre Ordre.
Le Très Respectable :
A moi, Vénérables Maîtres, par le Signe Ordinaire et la Triple Batterie !
* * *.
* * *.
* * *.
Ceci fait ;

Prenez place, Vénérables Maîtres.
Vénérable Maître Grand Expert, conduisez le nouveau Maître en haut de la Colonne du Midi, afin qu’il prête son attention au discours que va prononcer le Vénérable Maître Orateur.

Le Très Respectable :
Vénérable Maître Orateur, vous avez la parole !
L’Orateur :
Très Respectable, ….
Le Très Respectable :
Je remercie le Vénérable Maître Orateur de sa Planche polie en l'honneur de notre nouveau Maître.
Musique
Le Très Respectable :
Le Sac aux Propositions ainsi que le Tronc de la Veuve vont circuler. Vénérable Maître Hospitalier, remplissez votre Office.
Musique

Clôture des Travaux
Le Très Respectable:
Si des Frères souhaitent la parole sur les travaux en Loge de Maître, elle leur sera accordée.
Le Très Respectable:
Vénérable Frère premier Maître des Cérémonies, remplissez votre Office !
Le premier Maître des Cérémonies éteint dans le sens de circulation les six bougies supplémentaires, ne laissant allumée sur chaque chandelier que la bougie la plus à l’Est.

Le Très Respectable:
Vénérable Frère premier Grand Expert, remplissez votre Office !
Le premier Grand Expert replace l'équerre sur le coussin dans sa position antérieure et couvre le tableau de loge.

Lorsque cela est fait ;
Le Très Respectable * :
Debout et à l’ordre de Maître, Vénérables Frères !
Le Très Respectable :
Vénérable Frère Premier Surveillant, quel âge avez-vous ?
Le Premier Surveillant :
Sept ans et plus.
Le Très Respectable :
A quelle heure se ferment les travaux des Francs-Maçons ?
Le Premier Surveillant :
A minuit, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Quelle heure est-il ?
Le Second Surveillant :
Il est minuit, Très Respectable.
Le Très Respectable :
Puisqu’il est minuit et que c'est l'heure à laquelle les Francs-Maçons ont coutume de fermer leurs Travaux, Vénérables Frères Premier et Second Surveillants, invitez les Frères de l'une et l'autre Colonnes à se joindre à moi pour fermer les travaux au grade de Maître Maçon.
Le Premier Surveillant :
Vénérable Frère Second Surveillant, Vénérables Frères de la Colonne du Midi, le Très Respectable nous invite à nous joindre à lui pour fermer les travaux au grade de Maître Maçon.
Le Second Surveillant :
Vénérables Frères de la Colonne du Nord, le Très Respectable et le Vénérable Frère Premier Surveillant nous invitent à nous joindre à eux pour fermer les travaux au grade de Maître Maçon.
Le Très Respectable frappe les 9 coups de maillet : * * *. * * *. * * *.
Le Premier Surveillant frappe les 9 coups de maillet : * * *. * * *. * * *.
Le Second Surveillant frappe les 9 coups de maillet : * * *. * * *. * * *.
Le Très Respectable :
A moi mes Vénérables Frères, par le signe d’obligation, le signe d'horreur, la batterie de Maître et l’acclamation.
Les travaux des Maîtres Maçons sont fermés. Mes Frères, découvrez-vous !
Vénérable Frère premier Maître des Cérémonies, remplissez votre Office !

Le premier Maître des Cérémonies change les voyants.
Le Premier Surveillant :
Les Travaux des Maîtres Maçons sont fermés.
Le Second Surveillant :
Les Travaux des Maîtres Maçons sont fermés.
Lorsque cela est fait.
Le Très Respectable :
Les travaux de Compagnon reprennent force et vigueur à mon coup de maillet.
Le Très Respectable * :
Frère premier Maître des Cérémonies, introduisez nos Frères Compagnons dans le Temple.

Source : http://www.stichtingargus.nl/vrijmetselarij/s/ritefrancaisretabli_r3.html

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Published by RFMR 2003 - dans Rites et rituels
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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 21:01
  • Choix et consécration d'un lieu sacré, d'un templum qui peut être soit définitif, soit temporaire.
  • Eloignement des profanes, des "indignes" et parfois des catéchumènes.
  • Ouverture de la cérémonie qui crée un Espace Sacré et un Temps Sacré.
  • Mort et résurrection du néophyte qui est guidé par un parrain ou un personnage psychopompe.
  • Diverses épreuves qui prennent souvent la forme de « voyages » plus ou moins figurés, mais toujours symboliques.
  • Jugement du candidat par ses futur pairs qui l'acceptent ou le rejettent.
  • Prestation d'un serment solennel, accompagné de menaces pour le cas où il serait violé.
  • alors le néophyte est admis à porter les marques d'une nouvelle personnalité un nouveau nom, une véture particulière, un âge symbolique, un métier « sacré »
  • On lui confie, sous le sceau du secret, les moyens de se faire connaître des initiés parvenus au même degré de la hiérarchie spirituelle : signes, gestes, marche, etc…
  • La cérémonie s’achève par le rite de clôture, analogue à celui de l’ouverture

Source : http://lesarchivesdesalilus.hautetfort.com/

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:19

"Car le royaume des cieux est semblable à un maître de maison qui sortit dès le matin, afin de louer des ouvriers pour sa vigne. Il convint avec eux d'un denier par jour, et il les envoya à sa vigne. Il sortit vers la troisième heure, et il en vit d'autres qui étaient sur la place sans rien faire. Il leur dit: «Allez aussi à ma vigne, et je vous donnerai ce qui est raisonnable.» Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers la sixième heure et vers la neuvième et il fit de même. Étant sorti vers la onzième heure, il en trouva d'autres qui étaient sur la place, et il leur dit «Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans rien faire ?» Ils lui répondirent: «C'est que personne ne nous a loués.»

«Allez aussi à ma vigne», leur dit-il. Quand le soir fut venu, le maître de la vigne dit à son intendant: «Appelle les ouvriers, et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers». Ceux de la onzième heure vinrent, et reçurent chacun un denier. Les premiers vinrent ensuite, croyant recevoir davantage; mais ils reçurent aussi chacun un denier. En le recevant, ils murmurèrent contre le maître de la maison, et dirent: «Ces derniers n'ont travaillé qu'une heure, et tu les traite à l'égal de nous, qui avons supporté la fatigue du jour et la chaleur». Il répondit à l'un d'eux: «Mon ami, je ne te fais pas tort; n'as-tu pas convenu avec moi d'un denier? Prends ce qui te revient, et va-t'en. Je veux donner à ce dernier autant qu'à toi. Ne m'est-il pas permis de faire de mon bien ce que je veux ? Ou, vois-tu d'un mauvais oeil que je sois bon ? Ainsi les derniers seront les premiers, et les premiers seront les derniers». "Car il y aura beaucoup d'appelés, mais peu d'élus!".

Matt. 20, (1‑16) et (22, 4)


Rituel de Maître Maçon de Marque de l'Arche Royale Américaine

 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:14

Et oui, cette Prière se retrouve aussi dans nos rituels :

Alors prions :

« Notre Père Qui es aux Cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta volonté soit faite sur la terre comme aux cieux. Donne nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre nous du malin, car à Toi seul appartiennent le Règne, la Puissance et la Gloire pour les siècles des siècles. AMEN . »


Très Excellent Maître
Chevalier du Temple (Knight Templar)

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:02
Quand on lit cette prière extraite d'un des plus beaux et plus recherché haut grade de la Franc-Maçonnerie (Royal Order of Scotland), il est difficile de penser que notre Ordre n'a pas de sources catholiques..

« Père Puissant et Eternel, nous Te remercions d’avoir envoyé au monde Ton cher Fils Qui, après nous avoir montré un exemple clair et glorieux à Suivre et après avoir souffert sur la Croix de nos Péchés, s’est levé au troisième jour de sa tombe triomphalement pour notre justification, et est monté au Ciel, détruisant ainsi la mort et nous restaurant à la vie éternelle. Sois Miséricordieux envers ce Candidat et accorde lui qu’il Te serve afin de recevoir dans le futur une couronne de joie.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Un Dieu, gloire, honneur et puissance à Toi, maintenant, à l’avenir et pour toujours. »

A rapprocher du texte de la Messe : "A Toi la puissance et la Gloire pour les siècles des siècles..Amen"

Comme d'habitude, je ne vais pas me faire que des amis!!

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:43

La Franc‑Maçonnerie n'est pas née de la Grande Loge de Londres fondée en 1717 par le pasteur James Anderson, Dès le 26 mars 1688 (selon un Etat du Grand Orient pour l 779) nous avons la preuve de l'existence de loges militaires au sein des régiments écossais et irlandais ayant accompagné le roi Charles II d'Angleterre en son exil en France, Ces loges essaimèrent suffisamment pour grouper et constituer en 1725 l'Ancienne et Très Honorable Société des Francs‑Maçons dans le Royaume de France, Puis, intérêt ou curiosité, de très nombreux sujets du roi Louis XV se feront initier en des loges écossaises ou irlandaises civiles, bien que français. Et viendra le temps, en 1735, où le nom sera changé, et ce sera alors l'Ancienne et Très Respectable Société des Francs‑Maçons du Royaume de France, groupant des loges exclusivement françaises parce que composées de maçons français.

Enfin, en 1755, ces loges se grouperont en une Grande Loge de France, laquelle onze ans plus tard, par suite d'un schisme suscité par des tendances politiques dans le vent de l'époque, verra se constituer le Grand Orient de France que nous connaissons. Cette Grande Loge de France disparaîtra en 1769, laissant la place au Grand Orient de France, L'actuelle Grande Loge de France a été constituée en 1897, d'une Grande Loge Symbolique Ecossaise réinsérant d'anciennes loges ayant fait dissidence antérieurement : elle est donc sans aucune filiation avec celle du XVIIIème siècle.

Le Rite Ecossais Rectifié, fondé à Lyon en 1778 par un Convent organisé par J-B. Willermoz, ne fut que la rectification mêlée de Martinézisme du Rite Ecossais Primitif (Early Grand Scottish) pratiqué par ces anciennes loges militaires dès 1688 à Saint‑Germain‑en‑Laye. Leurs rituels furent apportés en 1751 à Marseille par le stuardiste Georges de Wallnon, qui y fonda le 27 août, avec des pouvoirs venus d'Edimbourg, celle qui devait devenir la Mère Loge Ecossaise de Marseille sous le nom de Saint‑Jean d'Ecosse.

C'est de cette filiation qu'est né l'actuel Rite Ecossais Primitif. D'où sa devis "Primigenius more majorem", allusion à l'ancienneté de celui‑ci.

Robert Ambelain

3

En ses Archives historiques de la Franc‑Maçonnerie, publié en 1981, l'éditeur Les Rouyat nous dit ceci :

"Ceux qui ont suivi Jacques III (Charles‑Edouard) en son exil, ont introduit en France la Maçonnerie jacobite catholique, opposée à la Maçonnerie orangiste protestante. L'activité des Ecossais en France, et notamment dans le Midi, est un des traits importants de cette période."

L'auteur n'a pas la minutie de contrôle des historiens et il a confondu Jacques III et Jacques II. Un magnifique ouvrage récent publié à l'occasion de l'exposition de Saint‑Germain‑en‑Laye de 1992 sur La Cour des Stuarts à Saint‑Germain‑en‑Laye nous dit finalement ceci page 233 :

"Cette religion universelle qui fit battre l'Europe au même rythme de ses loges et de ses maillets, fut importée sur le continent par des jacobites militants. En France elle fut introduite par Derwentwater et MacLean, par Wharton en Espagne, Patrick Gordon et James Keith en Russie, Lord Wintoun à Rome. On a même pu prétendre que la Franc‑Maçonnerie avait été une vaste entreprise de conspiration jacobite destinée à rétablir les Stuarts sur le trône. L'oeuvre maçonnique avait bien d'autres objectifs ; elle n'en a pas moins contribué à cimenter la solidarité des partisans. " (op. cil.)'

La présence de sommités des Archives de France et de la Bibliothèque Nationale en cette présentation écarte toute possibilité d'erreur grave. Par contre il en est une que divers auteurs spécialisés en la maçonnerie ont commise et qu'il convient de réfuter, soit l'affirmation que cette maçonnerie était catholique, alors qu'elle était simplement chrétienne, ce qui est fort différent. Il y a en effet des usages et des rites ésotériques qui parlent. C'est ainsi que le comte de Barnwall, qui fonda à Toulouse en 1747 la loge Les Ecossais Fidèles, nous montre dans le rituel le Rose‑Croix d'Hérédom de Kilwining arborant deux cordons, l'un vert, de gauche à droite, et l'autre rouge, de droite à gauche, Ce sont là les couleurs de deux branches différentes de la Maçonnerie stuardiste, car le vert est la couleur héraldique de la très catholique Irlande, et le rouge est celle de la très puritaine Ecosse. Ce qui nous a valu en un même degré deux dénominations différentes, le Maître Irlandais, frère jumeau du Maître Ecossais. C'est pourquoi Devaux d'Hugueville en 1779, accommodant le Rose‑Croix jacobite à sa façon, reconnaît que le ruban du Chevalier de Saint‑André est tantôt vert et tantôt rouge, selon les capitales,

La présentation de cette histoire de la Maçonnerie stuardiste en France va maintenant et nécessairement prendre l'aspect d'une chronologie.

1688 ‑ Le 26 mars 1688 la loge militaire du régiment de Dorrington (devenu ensuite régiment de Walsh) d'où son nom primitif Loge de Dorrington ouvre ses travaux à Saint‑Germain‑en Laye. En 1752 elle prendra le nom de La Parfaite Egalité et lors de son affiliation au Grand Orient de France, l'Etat de celui‑ci pour 1779 mentionnera la date de 1688 comme étant celle de sa fondation à Saint‑Germain‑en‑Laye. Cela à une époque où le Grand Orient est très sévère sur les dates avancées par les candidates à l'affiliation.

Il en sera de même pour celles du régiment de O'Gilwy (affiliée en 1747), du régimentd'Albany (l 747 également). La loge militaire des Gardes Irlandaises est repartie en Angleterre lors de la restauration de Charles II en 1660.

4

1716 ‑ Selon Alain Merger en la revue La Provence Historique de janvier‑mars 1978, Avignon, capitale du Comtat‑Venaissin et domaine pontifical indépendant du roi de France, est depuis 1716 le lieu de ralliement de l'émigration jacobite sur le continent. Dans les années 1736 et 1737, la ville deviendra le premier centre maçonnique méditerranéen. Ce sont des Francs-Maçons jacobites qui y fonderont en août 1737 la loge du marquis de Calvière, officier des gardes du corps du Pape, initié en 1734 par le comte irlandais Balmerino, jacobite convaincu. Le marquis de Calvière initiera à son tour le duc d'Aumont qui fondera plus tard la loge Bussi-Aumont. Ceci nous relie à la duchesse de Portsmouth et à ce fils, bâtard de Charles Il qui le titra duc de Richmond. Cette loge d'Avignon reçoit d'ailleurs fréquemment des Frères visiteurs venant de cette loge de Bussi‑Aumont.

1725‑1735 ‑ Mais jusqu'à présent les loges sont indépendantes, elles ne relèvent que du roi d'Angleterre légitime à leur yeux, c'est‑à‑dire nécessairement un Stuart, d'où leur nom de logesroyales (en anglais R. L., d'où on a fait en France "Respectable Loge") puisque le roi est le Grand Maître de la Franc‑Maçonnerie opérative depuis des siècles Elles ont néanmoins un nom collectif : Ancienne et Très Respectable Société des Francs‑Maçons dans le royaume deFrance. A cette époque et depuis plusieurs années, le Grand Maître est Sir James Hector MacLean. Il se dit "présent grand maître", ce qui sous‑entend évidemment qu'il n'est ni le premier ni le dernier. Les Constitutions de 1720 (infra page ???) nous montrent comment s'effectuait la succession des grands maîtres. Effectivement il a succédé à Georges, duc de Warton. Et en 1735, fin de cette séquence, eu égard à l'amplification du nombre de Maçons français de souche, le nom collectif va changer, il devient Ancienne et Très Respectable Société des Francs‑Maçons du Royaume de France.

C'est à l'influence de Marseille, de sa noblesse locale et surtout de sa culture, que l'on peut attribuer la création de la plupart des loges provençales. Selon M. Agulhou en son livre Pénitents et Francs‑Maçons de l'ancienne Provence: "Dans la région provençale la diffusion de la Franc‑Maçonnerie est J'adoption d'un fait social national, venu de Paris et de Versailles, et rayonnant du centre de la France vers la périphérie." Il faut plutôt lire Paris plutôt que Versailles.

1736 ‑ Le marquis de Calvière reçoit un haut grade du jacobite "mylord comte de Baltimore", qui se dit grand maître de toutes les loges d'Angleterre, loges stuardistes évidemment. A cette époque une Maçonnerie encore très insuffisamment structurée a peine à conserver une organisation indiscutés. A son tour Calvière transmettra ce haut grade au duc d'Aumont, qualifié de "premier grand maître de toutes les loges de France", et qui donnera à son tour au même marquis de Calvière tous pouvoirs pour établir la loge Saint Jean à Avignon. Il semble qu'il y ait là confusion entre Aumont, de la loge Bussi‑Aumont, et le duc d'Antin premier grand maître de nationalité française (de 1738 à 1744). On peut situer ainsi les faits

- 1736 : initiation de Calvière dans les milieux jacobites d'Avignon,

- 1737 : séjour de Calvière à Paris, contacts avec les milieux jacobites,

- 1737 : en août, Calvière est muni pour trois mois des pouvoirs du duc d'Aumont pour la fondation de la loge Saint‑Jean à Avignon (cf. P. Chevalier: Les ducs sous l'Acacia) en septembre Calvière continue de répandre la Franc‑Maçonnerie en Avignon.

5

1737 ‑ Le 28 septembre Mgr de Belzunce évêque de Marseille dénonce à l'Intendant de la province les activités maçonniques de sa ville et souligne l'importance de celles du marquis de Calvière. Aussi le 23 octobre 1737, celui‑ci (officier aux gardes du corps pontificaux du Comtat‑Venaissin) est dans l'obligation de cesser ses mêmes activités maçonniques à Marseille, se limitant à sa loge de Saint Jean à Avignon, mais demeurant fervent maçon néanmoins. En effet :

1738 ‑ Cette année là, Calvière appartiendra à la célèbre loge Bussi‑Aumont et y sera nomméDépositaire de l'Ordre, évidemment ordre jacobite (cf. le manuscrit n' 891 de la Bibliothèque de Carpentras, page 68 à 70). Il s'agit évidemment de la Maçonnerie jacobite puisqu'à cette époque il n'y en avait pas d'autre en France. A tel point qu'en septembre 1735 le Comte de Saint‑Florentin, secrétaire d'Etat était reçu Franc‑Maçon, En 1736, c'était le maréchal d'Estrée, et au début de 1737. ce seront six chevaliers de l'Ordre du Saint‑Esprit qui deviendront des frèresde tous les autres en la Maçonnerie française naissante.

1743 ‑ le 9 décembre 1743 le duc d'Antin meurt et lui succède le comte de Clermont, autre prince du sang,

1746 ‑ les Francs‑Maçons de Marseille savent depuis cette date que les loges maçonniques ne sont plus pratiquement inquiétées par la police en France, et ils s'efforcent alors, réaction normale, de monter le pouvoir civil contre les autorités religieuses, dont Mgr de Belzunce a été le plus brillant défenseur, n'hésitant pas à associer les Francs‑Maçons aux jansénistes

1747 ‑ Selon Gaston Martin et les archives départementales de la Haute‑Garonne, le comte irlandais John de Barnwall de Tromlestown fonde à Toulouse la loge Les Ecossais Fidèles. Louis XV le naturalisera français et lui confirmera son titre. Cette loge prendra par la suite le nom de Sagesse et Union, puis Sagesse, et enfin deviendra (on ne sait encore pourquoi) LaVieille Bru, ce qui sous‑entend qu'elle fut indirectement la "belle‑fille" d'une autre loge antérieure, peut‑ être une ancienne loge militaire des régiments irlandais.

1749 ‑ Des visites nombreuses de Francs‑Maçons jacobites vont se succéder à Avignon, la plupart, mais pas tous, venant de Marseille. En cette année il y a à Marseille les loges Saint Jean de Jérusalem, Saint Jean des Elus de la Vérité, etc. En tout une bonne trentaine de loges, peut‑être simplement composées de dix à douze membres étant donné les problèmes de locaux.

Voici maintenant un ancien document qui montre combien la Franc‑Maçonnerie jacobite était toujours active et puissante vers 1750‑1755. Il s'agit de J'affiliation (c'est‑à‑dire de la régularisation maçonnique) de la loge Saint Jean de Jérusalem de la Parfaite Union à 1'orient de St‑Pierre de la Martinique ; la pièce est datée du 2 août 1750.

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"Nous Vénérable Maître, Officiers et Membres de la Très Respectable Loge Saint‑Ferréol de Clermont de la ville de Marseille, constituée par le Grand Maître et les Grands Officiers du Très Ancien et Très Illustre Ordre des Francs‑Maçons dans le Royaume de France, le 1er octobre 1749, accordons aujourd'hui par ces présentes l'affiliation à nos chers et dignes Frères de la Respectable Loge Saint Jean de Jérusalem de la Parfaite Union, au bourg de St‑Pierre de la Martinique, situé sous le 14ème degré 30 minutes, en qualité de petite‑fille de Clermont (1), l'autorisant par le pouvoir qui nous a été donné à jouir de tous les privilèges d'une loge régulière et constituée, confirmant à cet effet notre cher Frère…… Maître (de Loge), notre cher Frère ...... 1er Surveillant, et notre cher Frère d'Oïanboure 2ème Surveillant.

Nous enjoignons par ces présentes à notre cher Frère…… et à ses successeurs d'observer et faire observer exactement les règles générales et particulières de la Maçonnerie, de ne recevoir aucun candidat au‑dessous de l'âge de vingt et un ans, ni aucun profane dont la probité n'est pas tout‑à‑fait reconnue, de ne recevoir Maître aucun Frère servant sans une permission expresse de la Respectable Loge Saint‑Ferréol, ordonnons aussi à la dite loge Saint Jean de nous faire informer de chaque mutation qu'elle jugera à propos de faire des Maîtres et des Surveillants, le tout sous peine de nullité de la présente affiliation. En foi de quoi nous lui donnons et avons fait expédier ces présentes, scellées du Sceau de l'architecture de la loge Saint Ferréol deClermont. A Marseille ce 2 août 1750."

Mais dès 1738 avait été fondé en 1'lle de la Martinique une loge nommée La Parfaite Union laquelle avait modifié son nom pour démontrer son appartenance à la Maçonnerie stuardiste en y ajoutant celui de la loge affiliatrice : Saint Ferréol de Clermont. En effet toujours à la Martinique, une loge avait été fondée le 24 mars 1750 sous le nom de La Parfaite d'Ecosse, par patente délivrée par une loge écossaise de Bordeaux. Mais comme tout porte à croire qu'elle relevait de la Grande Loge orangiste d'Angleterre, La Parfaite Union avait tenu à se faire régulariser comme loge stuardiste par une patente émanant d'une filiation incontestable.

1750 ‑ Cette même année les archives nous révèlent qu'à Marseille le Frère Capellu y est qualifié de "grand maître général des Chevaliers d'Orient". Ce grade est celui au sommet de la hiérarchie écossaise de l'époque. Or à Avignon en 1751 on ne pratiquait que les grades d'Elu et d'Ecossais. S'agit‑il là l'une des activités de Ramsay ? C'est fort possible, car le très jacobite Ramsay fut en relations étroites avec Avignon, notamment avec le mystérieux Balmerino qui initia clavière.

1750 ‑ Toujours à Marseille. L'évêque de la ville Mgr de Belzunce écrit à Versailles pour protester contre le fait que les Francs‑Maçons sont en cours d'achat d'une demeure pour y installer leur temple, Comme suite à cette demande d'assistance, l'Intendant pour la Provence reçoit en réponse la lettre ci‑après

"Mgr l'évêque de Marseille a fait informer le Roi que les Francs‑Maçons s'assemblent publiquement en cette ville, et qu'ils sont même en marché d'une maison où ils se proposent de tenir leur loge. Sa Majesté me charge de vous écrire à employer votre autorité pour faire cesser ces assemblées et pour ôter à ceux qui les tiennent tous les moyens de continuer."

(1) En cette patente deux noms ont été effacés. Il s'agit probablement de ratures amenées par l'obligation de faire disparaître deux imprudentes nominations, celle du Vénérable et celle du ler Surveillant. A Marseille, les responsables de la loge Saint Ferréol de Clermont avaient appris par la suite que leur confiance avait été dupée. A cette époque, "aux Isles", il y avait de tout…

7

Cette lettre est signée du Comte de Saint‑Florentin, lequel est Franc‑Maçon depuis 1735 ! Quant à Louis XV il conseille à l'évêque de Marseille d'user de son autorité ! Mais celui‑ci n'en a aucune quant à la Police, et c'est là l'astuce du Roi. Celui‑ci sera lui‑même Franc‑Maçon, reçu en la logeLa Chambre du Roi groupant des officiers de celle‑ci, comme l'a démontré P. Chevalier; il autorisera l'Encyclopédie, anoblira Voltaire, sauvera le chevalier de la Barre d'une mort horrible suite à son sacrilège (il sera d'abord décapité), Enfin la bulle pontificale excommuniant les Francs‑Maçons ne sera pas publiée dans le royaume.

1751 ‑ Le 27 août de cette année le jacobite écossais Georges de Wallnon, qui est muni de pouvoirs datés d'Edimbourg le 17 juin 175 1, constitue à Marseille la loge Saint‑Jean d'Ecosse.

1752 ‑ Le 17 mai de cette année Georges de Wallnon transmet ses pouvoirs de Vénérable et Maître de Loge à Alexandre Routier, et la Loge prend alors le nom de Mère‑Loge de Marseille, titre qui lui restera longtemps. Loge puissante, tant par elle‑même que par celles qu'elle créa en France et au‑delà des mers, car elle eut en sa volontaire sobriété une très grande influence sur le milieu profane par la présence de Maçons de qualité. On observera que dès 1751, date de sa fondation, les "décors" maçonniques y ont été francisés, le rouge de l'écossisme et le vert de l'irlandisme ont cédé la place au bleu de France. La résurgence actuelle de 1985 est revenue au rouge par respect pour la tradition écossaise confirmée par les Constitutions de 1720, qui la régissent. A la mort de Jacques Il à Saint‑Germain‑en‑Laye le 5 septembre 1701, Louis XIV inséra les régiments écossais et irlandais en ses armées, avec évidemment leurs loges militaires. C'est ainsi que le Royal Ecossais arborera sur son drapeau, avec la croix de Saint‑André (en place de la latine) et les armes de l'Ecosse (en place de celles de France), la cordelière aux "lacs d'amour" de la Franc‑Maçonnerie, soutenant la médaille de l'Ordre de Saint‑André. Ces régiments s'illustrèrent au "service de France" dans les batailles de l'époque, à Fontenoy notamment.

1794 ‑ A Marseille, dans le début de l'année, Barras et Fréron envoyèrent à l'échafaud cinq membres de la loge Saint‑Jean‑d'Ecosse, alors en sommeil.

1801 ‑ Saint‑Jean‑d'Ecosse reprend ses travaux. En 1811 elle comprend 400 membres, et ses loges‑filles de Provence, du Levant, des Isles et même d'Italie, témoignent de son rayonnement (cf. Les Rouyat : Archives de la Franc‑Maçonnerie). Mais à cette date le souvenir de ses véritables origines stuardistes est à peu près oublié.

N.B. ‑ En 1812, à l'Orient de La Ciotat, la loge Saint‑Charles d'Ecosse travaillant au "Rite d'Edimbourg" (sic) était encore en activité. Fondée sans doute en l'honneur de Charles-Edouard Stuart passant à Antibes en 1744.

Publié avec l'aimable autorisation du VM et de l'archiviste de la RL La Lumière Ecossaise, à l'Orient d'Ollioules (Var).

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:28

RITUEL de la S.O.T. (suite)

Le texte ci-après provient du Manuscrit 5939 de la Bibliothèque de la Ville de Lyon (Fonds Willermoz).

Avec le degré d'Écossais Vert, on abandonne la Maçonnerie symbolique et on veut commémorer la résurrection de « Notre Maître Hiram » « L'écorce des symboles est rompue…. », et on peut vraiment le regretter devant la pauvreté symbolique de ce degré qui n'a plus les références légendaires des degrés bleus sans avoir encore la majesté des degrés chevaleresques.

Le texte des manuscrits a été établi par M. Jean Saunier.

 

ÉCOSSAIS VERT

 

La Chambre est tendue de vert, la chaire, les chaises et les tables sont couvertes des tapis de la même couleur. La loge n'est éclairée que de quatre bougies rangées de façon qu'elles forment un quarré. N'y est pas comprise la table du secrétaire qui en a une à part ; les habits sont un peu plus petits que ceux de maître et doublés de taffetas vert.

La Loge s'ouvre par quatre coups : trois de suite et le quatrième détache très fort

Le Maitre fait le signe et tous les frères après lui. Il demande à un des surveillants

V.M. : Quel est le premier devoir de tout maçon en loge ?

R. : De voir si elle est bien couverte.

V.M. : Faites votre devoir.

Cela fait, le Maitre en chaire dit :

V.M. : Mes Frères, nous sommes assemblés aujourd'hui, s'il s'agit d'une réception: pour travailler à la pierre polie et à augmenter le nombre de nos travailleurs par l'admission de ou des maîtres N…… N……en lui conférant le grade d'Ecossais Vert. S'il n'y a que conférence : à délibérer sur tel ou tel point ».

V.M. : Quelle heure est-il ?

R. :  Le Soleil se lève.

V.M. : Mettons donc la main à l'œuvre.

V.M. : Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui ait encore quelque chose à dire contre la réception de N…… N…...?

V.M. : Votre silence me dit que non, Frère maître des cérémonies, désarmez le maître qui est dans le vestibule, examinez-le sur les trois grades d'Apprenti, Compagnon et maître ; portez-moi son épée et son chapeau, et puis retournez à le mettre en état de comparaitre devant nous.

On lui lie une corde autour du corps, dont le bout reste en mains dudit maître des cérémonies, par lequel il le conduit en frappant en maître bleu. Le premier surveillant en ouvrant la porte lui met la pointe de l'épée sur le cœur et tous deux le présentent à grands pas au Vénérable.

Tous se lèvent et font le signe.

Note de Weiler : et tirent l'épée),

Le Vénérable fait le signe, comme pour s'en saisir en lui disant :

V.M. : Je devrais selon les accusations que l'on a fait contre vous me servir du pouvoir que celle vénérable loge m'a donné et vous punir de votre indiscrétion.

V.M. : Qu'avez-vous à dire ?

Récipiendaire : ………

V.M. : Que voulez-vous ?

Récipiendaire : ………

Le Maitre des Cérémonies lui suggère de dire qu'il ne se sent coupable de rien et que sa conduite le fera voir clairement pourvu que l'on lui fasse la grâce de l'admettre.

Les Frères prient pour lui.

Le Maître des Cérémonies lui parle avec douceur disant : qu'en considération des frères on veut bien lui pardonner ou ne pas croire fondées ces accusations. Il ajoute à la fin :

M.d.C. : Puis-je me livrer, Frère, à ce doux sentiment? Quel gage m'en donnez-vous ?  

Le Récipiendaire : Ma parole d'honneur 

En lui donnant sa main Le Maître des Cérémonies :  C'est bien, êtes-vous prêt vous engager plus étroitement avec nous ?

Le Récipiendaire : Oui, très vénérable.

Le Maître des Cérémonies : Prononcez après moi.

En se mettant à genoux

FORMULE DE L'ENGAGEMENT

«En renouvelant les premières obligations de la maçonnerie dans toute leur étendue, je promets une obéissance spéciale au Directoire Écossais et ses chefs, dont je ne révélerai les secrets à qui que ce soit ni même à mes autres frères qui n'ont pas reçu ce grade, et qui en pourraient avoir que l'on répute supérieurs à celui-ci ».

Cela fait, le Vénérable le relève, lui fait ôter la corde en lui disant :

V.M. : Je vous délivre du joug de la maçonnerie symbolique, désormais vous verrez à chaque pas disparaître les hiéroglyphes et naitre la simplicité pure et nette dans votre esprit. Par le pouvoir donc qui m'en a été conféré, je vous crée Maître Écossais Vert au nom de notre Chef universel.

(Il lui donne un coup d'épée sur l'épaule droite),

V.M. : Au nom des Chefs du Directoire Écossais

(Un autre coup sur l'épaule gauche, au nom de tous les membres qui le composent.)

V.M. : (Un troisième coup sur la tête et le baise an front).

On lui ôte l'habit bleu, et le Maitre lui dit en lui mettant le vert

V.M : Voilà la couleur de l'espérance. Vous pouvez tout espérer, votre zèle hâtera l'accomplissement.

En lui attachant le bijou, il dit :

V.M. : Voici l'emblème de l'espérance, je vous confirme ce que je vous ai dit tantôt.

Il lui donne le signe, l'attouchement, et le double mot, le fait conduire au premier surveillant qui lui explique le tableau.

EXPLICATION DU TABLEAU

1er S : Nous voilà, mon Frère, à la pierre polie de brute qu'elle était. L'écorce des symboles est rompue, le noyau apparait, voilà votre maître Hiram qui tend les bras pour sortir du tombeau où il n'est plus qu'à demi. Aidons-le. Il n'y a qu'un seul effort dont notre zèle aidé du vôtre viendra aisément à bout. Imitez les vertus de ces quatre animaux et gardez vous de leurs vices dont la plupart des hommes et même quelques faux frères ne sont que trop remplis. Soyez valeureux et généreux comme le lion mais sans cruauté, adroit comme le singe imitateurs de vos anciens sans ridiculité et pétulance, clairvoyant comme l'épervier mais non persécuteur, rusé enfin comme le renard sans être fourbe ni faux.

CATÉCHISME

D. Êtes-vous Maître Ecossais ?

R. Je connais les quatre animaux et leur signification ainsi que la pierre polie.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Seize ans.

D. Comment êtes-vous parvenu à ce grade ?

R. En travaillant avec zèle et ayant gagné par là la bienveillance de mes supérieurs.

D. Comment fûtes-vous introduit dans la loge écossaise ?

R. La corde autour du corps et la pointe de l'épée sur le cœur.

D. Pourquoi la corde autour du corps ?

R. Pour dénoter que j'étais encore sous le joug des symboles, que par les grades que je recevais je devais commencer à secouer ?

D. Pourquoi la pointe de l'épée sur le cœur ?

R. Parce que le Très Vénérable en Chaire avait eu des accusations très graves coutre moi et pour lesquelles il me menaçait d'une punition proportionnée.

D. Comment vous a donc reçu le Très Vénérable ?

R. D'abord très sévèrement, niais la fermeté avec laquelle j'ai soutenu mon innocence l'a apaisé et il m'a accordé sa protection et sa bienveillance.

Ce sont les principales demandes à peu près du catéchisme, l'on en forme aussi du tableau plus ou moins selon les circonstances.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le Soleil se couche.

D. Avertissez donc chacun sa colonne que je veux fermer la loge d'Écossais Vert.

R. Il frappe quatre fois.

 Ce que les surveillants répètent et la loge se ferme.

D.E.a S.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 15:32

Le texte ci-après provient du Manuscrit 5939 de la Bibliothèque de la Ville de Lyon (Fonds Willermoz). Le rituel d'Apprenti de la Stricte Observance Templière est intéressant à de multiples égards. La cérémonie décrite ici ne diffère pas beaucoup sur le fond de celle décrite dans les divulgations Anglaises et Françaises de la première moitié du XVIIIème siècle. Des éléments symboliques nouveaux apparaissent, en particulier le tableau « Adhuc Stat ». On remarquera que le caractère chrétien du rituel n'est pas vraiment attesté par une référence précise dans l'Obligation, ce qui sera au contraire introduit plus tard par Willermoz dans le Rite Écossais Rectifié.

Le texte des manuscrits a été établi par M. Jean Saunier.

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RÉCEPTION D’UN APPRENTI

La loge est parée à l'ordinaire des loges bleues, avec cette seule différence que derrière la Chaire du Vénérable est pendu, peint sur du carton ou autrement, le symbole du grade que l'on y donne. La loge n'est éclairée que par les trois bougies qui sont au devant du Vénérable, les deux pour les surveillants et une pour le secrétaire. Quand les Frères ont été rangés chacun à sa place, par le Maître des Cérémonies, les visiteurs occupant toujours la première, excepté celle du Maître-Député et du dernier ex-Maître, le Vénérable monte en chaire et dit après avoir salué : « À l'ordre », à quoi on ne répond qu'en donnant le signe d'apprenti.

Puis il demande :

D. Respectable Premier Surveillant, quel est le premier devoir d'un maçon en loge ?

R. De voir si elle est couverte.

D. Respectable second surveillant, acquittez-vous de ce devoir.

Le second surveillant tire l’épée, sort et ordonne aux servants de ne laisser passer que les Frères. Après le rapport, il remet l'épée. Le rapport donné le Vénérable demande à qui il lui plaît, en donnant le 1er coup de maillet, auquel l'interrogé répond de même :

D. Quelle heure est-il ?

R. Il est midi plein.

D. Croyez-vous qu'il soit à propos d'ouvrir la loge d'apprenti ?

R. Oui, Vénérable, c'est l'heure propre.

Dans les loges de grade inférieur, on ne dit jamais très respectable, mais simplement Vénérable, respectable.

Le Vénérable :

« Cela étant, avertissez, respectables surveillants, chacun votre colonne que je suis prêt à l'ouvrir ».

Il donne les coups de marteau 00  0, auxquels les surveillants répondent.

Le Vénérable tire son épée et la met devant lui sur la table. Les Frères la tirent aussi.

Le Vénérable dit :

« A l'ordre ».

Les frères prennent l'épée dans la main gauche et mettent la pointe en terre, ils font le signe d'apprenti avec la main droite, ce qu'ils répètent chaque fois que le Vénérable leur adresse la parole ou qu'eux lui parlent.

Le Vénérable frappe et dit :

« J'ouvre donc cette loge au nom du Grand Architecte de l'Univers, 00  0, de nos légitimes supérieurs 00  0 et par l'autorité qui m'en a été conféré, 00  0 ».

Les surveillants chacun à sa colonne :

« Mes frères, la Loge d'apprenti est ouverte ».

Le Vénérable :

« Mes Frères, nous sommes assembles pour travailler à l'édifice mystique du Temple de Salomon, nous y mettrons aujourd'hui une pierre brute, en rendant maçon un profane qui est Monsieur N…… N…… Vous y avez consenti par le scrutin : le terme de l'examen de sa conduite est expiré ; elle a été trouvée telle qu'elle nous convient. Y a-t-il quelque chose à dire sur cet article ? »

Après un court silence, il continue :

« Le récipiendaire est donc……, son caractère, ses qualités, son âge…… ».

Après cela le Vénérable Députe le Maître des Cérémonies, que l'on appelle dans les loges Françaises le Frère Terrible, vers le profane, qui lui demande si c'est sa volonté d'être reçu maçon.

Sur l'affirmative, le Vénérable envoie derechef cet officier au récipiendaire et le charge de lui dire que, persistant dans sa résolution, il doit bien s'examiner s'il a assez de courage pour soutenir les preuves qu'il sera obligé de faire, et s'il n'a aucune répugnance à s'engager sur des choses qu'il ne connaît pas ; on l'assure cependant préalablement qu'il n'y a rien contre la religion en général, ni contre les dogmes en particulier de la communion à laquelle il appartient, rien contre le souverain duquel il est sujet, ou sous lequel il vit, rien contre les devoirs de l'état où la Providence le place, rien enfin contre les lois de la société et les bonnes mœurs, qu'il doit de plus s'examiner rigoureusement qu'il n'a pas sur lui quelque tache qui puisse le faire rougir et éclatant avec les temps forcer la loge à l'expulser honteusement, si enfin il est décidé et prêt à s'assujettir aux statu généraux de la maçonnerie, aux lois particulières de cette loge, à obéir à ses supérieurs et à ne s'écarter jamais de ce qu'ils lui prescrivent.

Le Vénérable répète tout ceci au récipiendaire lorsqu’on le lui présente.

Pendant que le Maître des Cérémonies s'entretient avec le candidat, le Vénérable catéchise les frères en s'adressant particulièrement à ceux qu'il croit les moins instruits.

CATÉCHISME D'APPRENTI FRANC-MAÇON

D. Etes-vous maçon ?

R. Mes frères et compagnons me reconnaissent pour tel.

 

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans une juste et parfaite loge où règnent l'union, la paix et le silence.

 

D. Comment êtes-vous entré dans cette loge ?

R. Par trois grands coups qui signifient trois sentences de l'Écriture   Sainte : cherchez et vous trouverez, demandez et on vous donnera, frappez et on vous ouvrira.

 

D. Quelle était la figure de votre loge ?

R. Un quarré long.

 

D. Quelle est sa longueur ?

R. De l'Orient à l'Occident.

 

D. Quelle est sa largeur

R. Du midi au septentrion.

 

D. Quelle est sa profondeur ?

R. De la surface de la terre jusqu'au ciel.

 

D. Quels sont ses fondements ?

R. Trois grandes colonnes qui sont la sagesse pour inventer, la beauté pour orner et la force pour soutenir.

 

D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?

R. Trois grandes lumières qui étaient le Soleil, la Lune et les étoiles.

 

D. Que signifie le Soleil ?

R. Le Maître en chaire qui gouverne et éclaire la Loge,
comme le Soleil gouverne et éclaire le monde.

 

D. Que signifie la lune ?

R. Les Surveillants qui comme elle recevant sa lumière du soleil el la rejaillissant sur la terre, reçoivent la leur du Vénérable et la rejaillissent sur la loge.

 

D. Que signifient les étoiles ?

R. Les autres frères qui, comme elles servent de guides aux voyageurs nocturnes, conduisent les apprentis et les compagnons dans les chemins sombres et mystérieux de la maçonnerie.

 

D. Comment étiez-vous habillé en entrant la première fois en loge ?

R. J'étais ni vêtu ni nu, sans métaux, mais décemment orné.

 

D. Comment un maçon doit-il se distinguer des profanes ?

R. Par une conduite irréprochable, par la bienfaisance envers tous les hommes et en particulier envers ses frères et par une sincérité parfaite envers les mêmes.

 

D. Quel âge aviez-vous lorsque vous fûtes reçu apprenti ?

R. Vingt cinq ans.

 

D. Quelle est le symbole des apprentis ?

R. Une colonne rompue par en haut mais ferme sur sa base, avec l'inscription « adhuc stat »  « elle se soutient encore ».

 

D. À quelle colonne du temple travaillez-vous comme apprenti ?

R. À la colonne J. qui est le mot sacré de cette loge.

 

(SUITE DE LA RÉCEPTION D'UN APPRENTI)

Quand le Maître des cérémonies rapporte l'accomplissement de sa commission et la réponse du profane, le Vénérable dit au même :

« Pour première marque de sa soumission demandez lui son épée et me la portez ».

Après cela, il le renvoi vers le profane en y joignant un frère servant qui le mène dans une chambre contigüe où on le déshabille à l'ordinaire en lui ôtant soigneusement toutes sortes de métaux. On lui bande les yeux, le Maître des Cérémonies le prend par la main droite, lui met la pointe de l'épée sur le cœur et l'achemine vers la porte de la loge. On doit ne lui parler de rien que de ce qui concerne son déshabillement et sa marche, et le Vénérable continue pendant son intervalle son catéchisme où il frappe en profane trois fois :

Le Vénérable dit au 1er Surveillant :

« Demandez qui frappe ».

Le Surveillant ne fait qu'entrouvrir la porte et dit :

« Qui est là ? »

Le Maître des cérémonies répond :

« C'est un profane qui souhaite être reçu ».

Le Vénérable :

« Comment s'appelle-t-il ? Quel âge ? À quelle communion appartient-il ? Où a-t-il domicile ? Son emploie ? ».

Toutes ces demandes se font l'une après l'autre tant par le Vénérable que par le premier surveillant aussi bien que les réponses.

Cela fait, le Vénérable dit :

« Faites le entrer ».

On ouvre la porte et l'introducteur conduit le récipiendaire jusqu'au second surveillant qui le reçoit en lui donnant la pointe de son épée dans la main gauche avec laquelle il la met sur le cœur et lui fait faire trois tours de la loge en commençant du côté gauche, chaque fois par devant le Vénérable on lui fait faire une inclination et quand il passe à une porte marquée sur le tapis.

…(?)… les frères font le signe d'apprenti et secouent fortement leurs tabliers.

Les tours finis, on le place entre les surveillants. Puis le Maître répète au candidat tout ce qui lui a été dit par le Maître des cérémonies page 6 et 7 (du manuscrit) et y ajoutant :

« Monsieur, répondez-moi catégoriquement : Comment vous        appeliez-vous ? »

Chaque demande se fait à part comme ci-devant page 9 (du manuscrit).

Après quoi, il continue :

« Monsieur, si le désir de suivre la mode ou de faire ce que l'on voit faire aux autres on même une curiosité mal entendue est le motif de votre démarche, vous serez extrêmement mal satisfait et l'ordre agirait bien imprudemment s'il communiquait le moindre de ses mystères à un homme qu'il ne connait pas à fond, si ce n'est pas le désir d'entrer dans une société composée de gens respectables par leur naissance, par leurs qualités et par leurs mérites qui vous fait agir, vous serez furieusement trompé, peut-être même vous a-t-on induit par des raisons captieuses à vous y engager, et vous avez senti quelque répugnance à y acquiescer si cela est, avouez le franchement, il est encore temps de reculer. On vous ramènera où l'on vous a pris et vous resterez en pleine liberté de vous en aller. Nous vous promettons un secret inviolable et votre nom ne sera jamais prononcé parmi nous. Je vous abandonne à vos réflexions. »

(Petite pause). « Méditez et résolvez... »

(Autre pause). « Il n'est pas raisonnable de s'engager par curiosité à quelque chose qu'on ignore, autant qu'il est honteux de ne pas exécuter, faute de courage, une entreprise commencée ».

(Autre pause un peu plus longue). « Qu'avez-vous résolu ? Voulez-vous être reçu ? »

Si le récipiendaire répond par oui, le Vénérable dit au premier surveillant :

« Faites le approcher de la manière accoutumée ».

Après avoir fait les sept petits pas, le second surveillant prend le pied gauche du candidat et le met sur la porte gauche du lapis, et puis le pied droit sur la porte droite et enfin le pied gauche vis à vis du trône, entraînant après le pied droit, et posant sur le dernier degré le genou nu.

Le Vénérable dit alors :

« Donnez-moi votre main droite ».

Il la fait mettre sur le cinquième verset, du 1er chapitre de l'Évangile de Saint Jean, en lui disant :

« Le livre que vous touchez est l'Évangile de Saint Jean. Puisqu'il a dépendu de vous de rester ou de reculer, nous vous déclarons encore une fois libre, quoique les yeux bandés. Vous reconnaissez-vous pour tel ? »

En répondant qu'oui. Le Vénérable continue :

« Ainsi vous sentez que le serment que vous aller prononcer est entièrement libre et nullement forcé, je ne vous ferai qu'une seule demande, votre réponse décidera de votre destinée…… vous ne parlerez que quand je vous en aurai averti. »

(Petite pause). « Le moment décisif approche... voulez- vous être reçu maçon ? Répondez ? »

À l'affirmative, le Vénérable dit :

« Respectable Second Surveillant, mettez lui le compas sur la poitrine nue du côté du cœur ».

« Monsieur, répétez après moi :

Durant le serment, les frères tiennent l'épée haute dans la gauche en faisant le signe avec la droite. « Moi, N…… N……, à la face du Grand Architecte de l'Univers et de cette respectable assemblée, je jure que je ne révélerai jamais à qui que ce soit, ni sous aucun prétexte, la moindre chose de ce que je verrai, entendrai ou comprendrai des mystères des Francs-Maçons, que je n'en parlerai jamais avec des profanes ni que je n'en écrirai, tracerai, graverai ou imprimerai le moindre caractère hors que quand j'en serai spécialement autorisé par mes supérieurs auxquels je promets une obéissance exacte en tout et par tout, ou nia religion, et ce que je dois à mon souverain, à l’honnêteté, à mon état ne s'opposent point.

 je jure d'être fidèle à cette loge, d'en observer les statuts et les lois, de protéger son bien et d'en détourner tout mal, aussi bien que des autres loges régulières que je fréquenterai ou que je connaitrai. Je promets d'être bienfaisant envers tous les hommes et particulièrement envers mes frères, autant que mes facultés le permettent. Si je contreviens à un de ces points, je consens d'avoir la g. c. le c. p. et a. de mon c. avec mes c. et que le tout soit B. et réduit en C. laquelle sera dispersée au vent afin que nia mémoire soit exterminée parmi les hommes et de la surface de la terre.

Ainsi Dieu soit à mon aide ».

Le Vénérable dit :

« Vous êtes engagé, Monsieur, je vous crée donc Maçon :

1° Au nom du Grand Architecte de l'Univers,

2° Au nom de mes légitimes supérieures,

3° Au nom de celte respectable loge de…… ».

À chaque de ces articles, le Vénérable donne un coup léger de maillet au compas que le récipiendaire tient appuyé sur sa poitrine. Après un temps de silence, le Vénérable dit :

« Levez-vous, Monsieur, votre sort est décidé. Vous l'avez voulu, je ne réponds de rien. »

On éteint les bougies qui sont devant le Vénérable et on allume l'esprit de vin.

« Respectable second surveillant, ramenez-le vers la porte du Temple ».

Après une petite pause, le Vénérable dit :

« Donnez-lui le premier rayon de lumière ».

On lui ôte le bandeau seulement (pour) pouvoir un moment voir l'assemblée qui tient ses épées tournées contre lui.

Le bandeau remis, le Vénérable continue :

« Vous avez vu le premier rayon de lumière. Vous avez vu cette respectable assemblée dont vous allez devenir membre. Rendez-vous digne de vivre parmi nous et soyez persuadé que toutes ces épées que vous avez vu tournées contre vous sont prêtes à vous punir si vous osiez commettre la moindre indiscrétion ou infidélité. »

On éclaire entièrement la loge sur ces entrefaites.

« Respectable second surveillant, faites lui faire un tour de midi à minuit et replacez te où vous l'avez pris.

Après un court silence, le vénérable dit :

« Faites lui voir le second rayon de lumière ».

Au moment de lui débander les yeux, on fait l'éclaire accoutumé, cela se fait par deux frères placés chacun à coté du candidat, les frères tiennent l'épée haute et disent tous :  « Sic transit gloria mundi ».

Après cela, le Vénérable dit :

« Voilà comme passe la vanité de ce monde. Souvenez- vous qu'il faut mourir et que tout disparait comme un éclair, la vertu seule est immortelle, et la mémoire des bonnes actions impérissable : c'est la première leçon que la loge vous donne, ces épées que vous avez vues tournées contre vous, vous les voyez à présent tirées pour votre défense ? Oui, vos frères ne vous abandonneront jamais quand la vertu et l'honneur régleront votre démarche. »

« Respectable second surveillant, faites sortir le candidat, qu'il s'habille, et qu'il rentre après avoir frappé en maçon 00 0 ».

Le surveillant le ramène et le place à la droite du trône du Vénérable qui lui dit en lui rendant l'épée :

« Je vous arme en vous rendant votre épée il la face de vos  Frères,  servez-vous en pour les défendre, pour votre honneur et pour votre patrie. »

Puis il lui ceint le tablier et dit :

« On appelle cela chez nous l'habit ; c'est celui d'un maçon que sa blancheur vous fasse souvenir de la candeur qui doit orner toutes vos actions ; ne paraissez jamais en loge sans lui. »

Il lui donne les gants d'homme en disant :

« Je vous donne ces gants que nous appelons des battes ; n'oubliez point que vos mains doivent être pures et votre conduite sans tache. »

Il lui donne les gants de femme et ajoute :

« Pour confondre la calomnie de nos adversaires qui disent que nous vilipendons ce beau sexe qui est la plus charmante partie du genre humain, nous vous donnons une paire de gants de femme pour que vous en fassiez présent à celle que vous distinguez parmi les autres ».

Le Vénérable continue en disant :

« Pour nous distinguer des profanes et nous entre-connaitre, nous nous servons de certains signes, attouchements et mots. Le signe est…….il doit vous faire ressouvenir du serment que vous avez prêté. L'attouchement est………    Le mot, on ne fait que l'épeler……… Le mot de passe sans lequel toute entrée en loge vous est interdite est Tub……

 Après qu'il lui a donné un triple baiser, c'est à dire à chaque joue et sur la bouche, il l'envoi aux deux Surveillants pour leur donner le signe, l'attouchement et les mots et pour en recevoir les mêmes baisers. Enfin, il lui assigne sa place qui est vis à vis du Frère Orateur auquel il ordonne de faire sa harangue, laquelle finie, le Vénérable lui même ou s'il le trouve à propos le 1er Surveillant explique au nouveau reçu le tableau. Et étant retourné chacun à sa place, le Vénérable fait un peu de catéchisme et demande enfin s'il n'y a rien proposer en loge d'apprenti, qu'il ferme après les interrogations  d'usage, dans la forme, et félicite le nouveau reçu en l'invitant au banquet s'il y en a, et pour la cérémonie duquel un des Surveillants ou l'Introducteur est obligé de l'instruire.

EXPLICATION DU TABLEAU

La figure du tapis qui est un quarré long que vous voyez devant vous, mon Frère, est celle de la loge. Les images qui y sont peintes sont quelques parties du fameux Temple de Salomon, qui ayant été détruit par les Sarrasins (sic), vient d'être réédifié mystiquement par les maçons. Ce temple est le principe, la base, et l'emblème de toute la maçonnerie. Vous y voyez trois grandes lumières, le Soleil, la lune et les étoiles.

Le Soleil signifie le Maître en chaire qui comme celui la gouverne et éclaire le monde, éclaire et gouverne la loge. La lune est la figure des surveillants puisque comme elle reçoit sa lumière du soleil et la rejaillit sur la terre, ceux-là la reçoivent du Vénérable et la répandent sur la loge. Les étoiles représentent les maîtres et compagnons qui guident les apprentis clans les sentes sombres et mystérieuses de l'Art Royal, comme celles-là conduisent les voyageurs nocturnes de l'océan. Les sept degrés qui vous mènent au pavé mosaïque du temple sont les sept vertus des maçons : l'Obéissance, le Silence, la Persévérance, l'Amour fraternel, la Bienfaisance, le Courage et l’Intrépidité jusqu'au bout.

N. B. Les Surveillants les lui font faire une seconde fois aussi bien que les trois pas qui l'ont fait approcher du Vénérable et cela afin qu'il les apprenne ayant eu les yeux bandés quand il les fit la première fois.

La Colonne à main gauche signée par J. est celle où les apprentis travaillent et dont vous avez appris à épeler le nom. Voilà tout ce qu'il m'est permis de vous dire à présent, fréquentez nos assemblées, soyez assidu au travail et zélé pour exécuter ce qui vous sera imposé et rendez vous digne par là d'être avancé de grade en grade dans l'Art Royal et vous apprendrez le reste : je vous en félicite d'avance.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 14:17

Lors de la construction du Temple du Roi Salamon et avant l'institution des grades de Maître Maçon et de Passé Maître, 80.000 Maçons opératifs furent employés. Une partie taillait la pierre dans les carrières de Sarédatha, les autres construisaient le Temple. Il y avait en outre 30.000 mille hommes da corvée dans les forêts du Liban. Afin que chacun de ces 110.000  travailleurs puisse être connu de ceux qui avaient la charge de les commander, que chaque partie de l'ouvrage puisse être soumise à l'examen le plus minutieux et que chaque Compagnon du Métier reçoive sans retard la récompense de son travail et de son habileté, ce nombre considérable fut partagé en 1.100 Loges de Compagnons du Métier et d'Apprentis Entrés. Les Compagnons du Métier dirigeaient les Apprentis Entrés et leur apprenaient à travailler. Au-dessus de tous ces ouvriers, 3.300 Ménatschim, nommés aussi Inspecteurs ou Maîtres de la Marque, avaient été placés, au nombre de trois par Loge. On les appelle maintenant généralement le Vénérable Maître, le Premier et le Deuxième Surveillants. (1)

 

Chaque Compagnon du Métier avait une marque personnelle par laquelle son Inspecteur immédiat reconnaissait son travail. De leur côté, les Inspecteurs possédaient une marque commune par laquelle ils montraient qu'ils approuvaient le travail d'un Compagnon. Ils avaient aussi d'autres marques qui leur servaient à indiquer les positions respectives des pierres. Ainsi sans aucune difficulté le travail individuel de chacun était-il reconnu, sa perfection indiquée et sa place exacte donnée. La Marque du Maître était le triangle. C'est le symbole de Dieu, le Grand Géomètre et le Grand Inspecteur de l'Univers, à qui nous devons tous nous soumettre et que nous devons très humblement adorer.                          

Ces 300 Inspecteurs étaient eux-mêmes répartis en 100 Loges de 33, présidées par 300 Inspecteurs également appelés Ménutschim ou Maîtres de la Marque (2). Ils étaient nommés par Hiram Abif lui-même et c'est à eux qu'etait confié le soin de payer leur salaire aux autres ouvriers. 

Lorsque les Compagnons du Métier et leurs Inspecteurs, ou Maîtres de la Marque, venaient recevoir leur salaire, les uns et les autres présentaient la main d'une manière différente et à un guichet différent. De cette façon si un Compagnon du Métier osait présenter la main à un guichet de Maître de la Marque, il était immédiatement démasqué comme imposteur, Armé d'une hache, le Deuxième Surveillant, placé à côté du Premier Surveillant, se tenait prêt à infliger le châtiment en prescrit. Ce dernier est une des parties du signe Pénal et, de même que l'autre partie, celle d'avoir l'oreille arrachée, était un châtiment en usage chez les Sidoniens. Les Inspecteurs devaient examiner chaque pierre, non seulement du point de vue de sa qualité, en frappant dessus trois coups de maillet, et du point de vue de sa finition en la retournant mais aussi afin de s'assurer qu'elle avait été taillée exactement selon les tracés d'exécution. Ils la faisaient porter ensuite au Maître Inspecteur qui vérifiait si elle remplissait bien toutes ces conditions. Si la pierre était jugée parfaite à tous les égards, recevait la marque du Maître de la Marque et était envoyée au Temple. Sinon, elle était re jetée. Deux Compagnons ou plus, en étaient chargés. Ils la prenaient chacun d'un côté et après l'avoir balancée trois fois en arrière et en avant

elle était jetée au rebut . C'est de cela que provient le signe nommé signe de Rejet.

Les autres signes, à savoir le signe de Désolation et le signe de Gratitude, sont aussi anciens puisque leur emploi dans ce grade remonte, dit-on, à un événement qui se produisit lors de la construction du Temple du roi Salomon.

 

Tous les six jours de travail, les Maîtres de la Marque avaient coutume de se rendre chez le Grand Maître en exercice, Hiram Abif, afin de recevoir les tracés d'exécution et les instructions pour la poursuite de l'ouvrage. Il semble qu'une partie de ces tracés d'exécution ait été perdue. Mais un Compagnon du Métier intelligent et ingénieux, soit qu'il en ait vu un tracé complet, soit qu'il ait conçu une idée exacte d'après le reste de l'ouvrage, comprit d'une pierre d'une forme très particulière manquait pour achever le plan d'ensemble. Dans le but sans doute de se distinguer en montrant un savoir inhabituel, il commença aussitôt à dégrossir une pierre de cette sorte. Il y consacra beaucoup de temps et de peine puis enfin il y grava sa marque. Quand on examina les tracés de l'exécution, on ne trouva aucune place pour cette pierre et le Compagnon du Métier, au lieu de gloire, ne recueillit que des paroles de reproche d'avoir perdu son temps.

On donna l'ordre de jeter la pierre, ce qui fut exécuté par deux compagnons du Métier forts contents de voir leur camarade puni de sa présomption. En voyant l'injuste traitement de son travail, le Compagnon du Métier, attristé, s'appuya la main contre la joue et, laissant aller sa tête de ce côté, s'écria avec désolation : "Hélas, hélas, j'ai travaillé en vain !" C'est le troisième signe du grade et il est appelé signe de Désolation. La pierre resta longtemps perdue au rebut. Cependant, le moment vint enfin où l'on eut besoin de la clef de l'Arc Sacré du Temple du Roi Salomon. C'est cette pierre dont le tracé d'exécution, comme il avait été dit, avait été égaré. On fit des recherches dans le Temple, mais en vain, et une enquête plus poussée montra qu'aucune pierre de cette forme n'y avait jamais été apportée. L'Inspecteur de cette partie de l'Edifice envoya trouver l'Inspecteur des carrières à qui, pensait-il, on avait donné les tracés et les instructions pour cette part de l'ouvrage afin de demander pourquoi cette pierre n'avait pas été fournie avec les autres. L'Inspecteur des carrières répondit qu'il n'y avait pas de tracé pour une telle pierre parmi ceux qui lui avaient été confiés.

 

Le travail était interrompu. Hiram Abif en demanda la raison et en reçut l'explication. Il se souvint non seulement d'avoir exécuté le tracé et donné les instructions pour cette pierre remarquable, mais aussi de les avoir confiés lui-même au Maître de la Marque. Ce dernier fut réprimandé de sa négligence pour avoir perdu une partie des tracés ; mais en apprenant de quelle pierre il s'agissait, il se souvint qu'une de cette forme avait été taillée par un de ses ouvriers. Il en informa aussitôt Hiram Abif et ajouta que ne l'ayant pas trouvée dans ses tracés d'exécution, il avait refusé de la marquer et l'avait fait jeter. Hiram Abif envoya chercher le Compagnon du Métier qui avait taillé la pierre et, après ses réponses, comprit que de devait en effet être la pierre dont il avait besoin. Il ordonna qu'une recherche approfondie fut faite aussitôt à la carrière et on la retrouva enfin intacte. Afin de montrer combien il était satisfait de l'habileté et de la capacité déployée par l'ingénieux Compagnon du Métier, Hiram Abif ordonna qu'il fût sans tarder avancé au grade distingué de Maître de la Marque. Selon les instructions d'Hiram Abif, le Compagnon du Métier grava ensuite la marque d'approbation du Maître de la Marque sur la pierre autour de la sienne et sur le pourtour huit lettres, sur lesquelles la tradition présente quelques hésitations car elles ne sont plus transmises dans leur langue d'origine mais dont on pensa généralement qu'elles correspondaient à : H.T.E.V.E.A R.S.. 

La pierre fut apportée au Temple avec beaucoup de pompe et de faste et tandis qu'on la mettait en place, le Maître de la Marque nouvellement reçu, dans une joyeuse extase, joignit les mains de la façon décrite pour le  quatrième signe du grade  et regardant vers le ciel s'exclama : "Dieu soit loué, j'ai bien marqué".

 

(1) Chroniques II, 2, vers, 17-18 :

"Salomon compta tous les étrangers qui étaient dans le pays d'Israël, et dont le dénombrement avait été fait par David, son père. On en trouva cent cinquante-trois mille six cents. Et il en prit soixante-dix mille pour porter les fardeaux, quatre-vingt mille pour tailler la pierre dans la montagne, et trois mille six cents pour surveiller et faire travailler le peuple".

 

Décompte :

-70.000 pour porter les fardeaux

-80.000 pour tailler les pierres dans la montagne

- 3.600 pour surveiller et faire travailler le peuple

soit 153.600 tous "étrangers"

 

Rois I, 5, vers. 13-16 :

"Le roi Salomon leva sur tout Israël des hommes de corvée ; ils étaient au nombre de trente mille. Il les envoya, au Liban, dix mille par mois alternativement ; un mois au Liban et deux mois chez eux. Adonhiram était préposé sur les hommes de corvée. Salomon avait encore soixante-dix mille hommes qui portaient les fardeaux et quatre-vingt mille qui taillaient les pierres dans la montagne, sans compter les chefs, au nombre de trois cents, préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers. Le roi ordonna d'extraire de grandes et magnifiques pierres de taille pour  les fondements de la maison. Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram et les Guibliens les taillèrent et  préparèrent les bois et les pierres pour bâtir la maison."

 

Décompte :

-30.000 hommes de corvée dans le Liban (Israélites)

-70.000 hommes qui portaient les fardeaux (Israélites aussi vraisemblablement)

-80.000 hommes qui taillaient les pierres dans la montagne (Les ouvriers de Salomon, ceux de Hiram

et les Guibliens les taillèrent...)

-3.300 hommes préposés par Salomon sur les travaux et chargés de surveiller les ouvriers (plusieurs nationalités sans doute aussi, comme les précédents)

soit 183.000

Le total de 113.300 donné par l'instruction du grade de Maître Maçon de la Marque correspond donc au Livre des Rois, à la condition de faire abstraction des 70.000 hommes qui portaient les fardeaux. Si l'on opérait la même soustraction dans les effectifs des Chroniques on n'arriverait qu'au total de 83.600.

 

On peut faire plusieurs remarques :


1) Il n'est pas légitime de ne pas soustraire également les trente mille hommes de corvée dans les forêts du Liban car il semble bien qu'ils coupaient les bois et ne taillaient pas la pierre. Pourquoi alors les faire entrer dans les effectifs des Loges des Maçons ?

Si l'on examine ces comptes on voit qu'il avait été formé 1.100 loges de cent membres (1.100 x 100 = 110.000). Avec 80.000 tailleurs de pierre seulement, on n'aurait pu trouver un nombre entier de membres (72,72). Est-ce la raison ?

2) Une différence remarquable entre les deux textes porte sur les nationalités.

- Pour les Chroniques tous les hommes employés à la construction du Temple étaient des étrangers.

- Pour le Livre des Rois, les hommes de corvée étaient exclusivement israélites. Il semble que ceux qui portaient les fardeaux l'étaient également. Par contre, il est clairement dit que les tailleurs de pierres étaient ouvriers de Salomon, ouvriers d'Hiram et Guibliens (habitants de Gébal ; on dit aussi Guiblites),

 

(2) Selon que l'on inclut le chiffre des 300 inspecteurs dans ces 3.300 ou qu'on les y ajoute, on arrive au chiffre des Rois ou à celui des Chroniques (3.600). La première hypothèse est la plus vraisemblable puisque c'est au Livre des Rois comme on vient de le voir que se réfère le chiffre précédent de 113.000.

 

(3) Hiram Tyrien, Enfant de la Veuve, Envoyé au Roi Salomon ; ou en anglais : Hiram Tyrien, Widow's Son, Sent To King Salomon (H.T.W.S.S.T.K.S.).

Source : Suprême Grand Chapitre de l'Ancienne Maçonnerie d'York du Grand Orient de France Maçonnerie de la Marque et de l'Arc Royal

 

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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