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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 08:37


Mes SS\ et mes FF\ en vos degrés et qualités, A\L\G\L\D\G\A\D\L’U\ Et de l’H\ 
En paraphrasant Valérie Lejeune, pour rédiger une planche, rien de plus simple, tu écris de haut en bas d’une page puis de gauche à droite, pour le contenu c’est simple, tous les mots sont dans le dictionnaire… 
Et pourtant, voici plusieurs mois que je souhaitais rédiger ces quelques lignes sur les fumigations,… Puis après réflexions j’ai pensé qu’il était difficile de dissocier fumigation, encens et égrégore. 
En effet, j’ai souhaité traiter les deux dans cette présentation compte tenu de leurs complémentarités. 
L’encens lié au parfum a depuis des millénaires, accompagné l’homme de la naissance à la mort. 
Utilisé dans toutes les religions et philosophies, son usage par nos ancêtres semblerait être apparu après la découverte du feu il y a 400 milles ans et probablement avec l’apparition des guérisseurs et shamans de l’âge de pierre par des herbes odoriférantes. 
Les premières pâtes à fumigation datent d’environ 7200 ans avant Jésus-Christ en Europe du Nord. Façonner par des générations d’artisans les encens sont l’expression des peuples, de  leur culture et de leur mode de vie. Les encens du monde sont généreux et amplifiés, emplis de force intérieure, mystique ou boisés, ils ont une aromatique extraordinaire. 
L’usage des encens constitue en soi, une expression culturelle et spirituelle. 
Messager de l’inspiration des hommes a progressé sur la libération des hommes, support à la méditation, de relaxation ou de purification d’un lieu et de bien-être, les encens libèrent leur secret parfumé à chaque fois que vous les brûler. 
Brûler de l’encens, c’est un des moyens de lutter contre la perte graduelle de nos facultés olfactives. 
La colonne de fumée qui s’élève ne symbolise t’elle pas notre souhait d’élévation vers le Divin ? 
C’est écouter ce que les odeurs provoquent en soi, et donc renouer avec l’intégrité de sa nature humaine. 
C’est, avant nos tenues, le moyen de trouver dans son odeur, un complément, un stimulant à sa personnalité dans notre quête spirituelle. Chaque type d’encens, qu’il soit minéral, végétal ou sous forme de résine a sa fragrance qui entraîne une réaction physiologique spécifique c’est pourquoi nous brûlons toujours du benjoin avant nos travaux, il est réputé pour ses qualités de purification donc de protection des lieux. 
La fumigation à des fins thérapeutiques remonte à la nuit des temps et est toujours utilisée de nos jours. En Asie par exemple, pour soigner des personnes malades, le docteur qu’en Europe nous appelons plus facilement guérisseur, place des braises à fumigation de senteurs en dessous le leurs lattes de lits…Particulièrement pour soigner les maladies respiratoires et tensions musculaires. 
Quelque soit sa fonction, offrande aux Dieux sous forme de résine ou de bâtonnet comme au Japon et en Inde, support de méditation dans les temples Tibétains, moyen thérapeutique ou simple plaisir des sens, ou pour la séduction, ne dit-on pas que la Reine de Saba et Cléopâtre 
l’ont largement utilisé… l’encens est un moyen de créer dans nos lieux une atmosphère autre, par son parfum, il coupe du monde et participe à ce que nous laissions nos métaux à la porte de temple… 
En Loge, la fumigation aide à passer du monde profane au sacré, à la concentration pour écouter ce que les odeurs éveillent, provoquent en soi, donc renouer avec l’intégralité de la nature. 
Chaque fragrance entraîne une stimulation des sens, une réaction physiologique spécifique selon les individus, même si en général des effets similaires sont ressentis, effet relaxant et tonifiants. 
L’encens a bien une dimension physique, psychique et spirituelle. 
En Hébreux, l’encens se dit KE TO en référence à KETER, la couronne. 
Djibouti, le pays de la Reine de Saba, n’est-il pas l’un des premiers producteurs d’encens ? 
Il y a le parfum, mais pour que celui-ci se dégage dans l’ensemble de la loge, il faut y mettre 
du coeur, de l’action, il serait si facile de l’oublier… 
Lui faire faire le tour de la loge, dans le sens du soleil, signe de vie, dans l’autre c’est signe de mort… 
Encenser entre chaque colonne pour que le parfum enveloppe toute la loge, que toutes les soeurs , tous les frères baignent dans cette ambiance.. 
Par son parfum n’est-il pas la première chose que nous partageons tous en franchissant la porte ? il est important que les fumigations soit intégré aux rituels de pré ouverture dans la préparation du temple, au même titre que la musique pour nous permettre à tous d’être dans l’ambiance et d’engendrer l’égrégore. 
Qu'est-ce que l’égrégore ? 
Vaste question puisque la véritable réponse est au plus profond de nous en fonction du bienêtre de l’harmonie qu’il ressent en loge. 
Passons par l’étymologie latine qui nous dit que c’est le fruit actif naît de l’action d’une foule. 
L’étymologie grecque nous dit, veillez veilleur avec deux sens. Il s’agit d’une part du nom 
d’un ange présent sur le mont Hermon dans les légendes Juives et d’autre part d’un concept ésotérique dont la définition approximative est celle « d’être collective ». 
Cette dernière notion fut introduite dans l’occultisme par Stanislas de Guaïta, le terme désigné alors l’idée de la personnification de force physique ou psychophysique non surnaturelle. 
Selon Robert Amblin, spécialiste de la Cabale, il s’agit d’une force engendrée par un puissant courant spirituel alimenté à intervalle régulier selon un rite en harmonie avec la vie universelle du cosmos ou caractère commun. Dans l’invisible hors de la perception visible de l’homme. 
Je dirai plutôt qu’il s’agit d’un champ d’énergie mentale, émotionnelle et spirituelle. Les membres du groupe engendrent l’égrégore par lequel ils sont adoubés à mesure qu’ils se constituent.   
L’action est dès lors réciproque : les participants alimentent l’égrégore et celui-ci agit sur eux en fonction de l’intensité de leur engagement dans leur projet commun. 
Lors de nos tenues l’égrégore est une force mentale puissante, grée et maintenu en activité par la forme pensée, les désirs et les émotions des soeurs et des frères unis dans un but commun. 
Cette force vivante, procède alors une forme d’autonomie et de confiance. 
L’égrégore est lié au sentiment d’appartenance et de dépassement de soi quelque soit la cause ou le but. 
L’égrégore peut naître d’une fervente prière collective de pensée positive collective. Difficile de tenter d’expliquer l’égrégore on peut évoquer l’action des égrégores la notion d’inconscient collectif ou chant de conscience opérants entre eux. 
Toujours est-il que les égrégores sont à l’origine de la manière dont une société dont les sociétés se perçoivent et les valeurs auxquelles elles se réfèrent. 
Si l’égrégore est mystérieux, sa présence, son action dans notre chaîne d’union ne s’explique pas et pourtant on se sent si bien en sa présence que notre esprit irradie des ondes positives sur l’assemblée des présents et bien au de las… 
En conclusion, encens et égrégore sont intimement liés aux succès de nos travaux. La 
préparation du temple, dans notre philosophie sa construction ne peut être réalisé à la va-vite. 
Il est important de prendre son temps pour bien le préparer et je dirai le préparer religieusement avant l’ouverture des travaux. 
L’appel de l’égrégore commence par les fumigations puis l’allumage de la bougie placée à l’orient que l’on appellera Étoile, une demi-heure avant le début des travaux. 
Que les plateaux soient bien alignés, que chaque objet soit en place pour qu’ensemble nous puissions, dans les meilleures conditions créer l’espace sacré pour nos travaux. 

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 08:31

Ce travail est l’aboutissement d’une réflexion venue lors d’un autre travail ou j’ai demandé ce qui de la LOGE ou de l’ÉGRÉGORE est SACRE. 
Apres de longues et douloureuses cogitations voici ma Pierre pour l’édifice.    
Ici on a cloué un delta, miroir de lumières. Il nous raconte le Un et nous sommes multiples. Il nous faudra, longtemps, arpenter la Loge avec notre perception fragmentaire pour essayer d'appréhender la permanence et la réalité de cet univers d'unicité. Alors, soulevons quelques voiles, viens mon F\, entrons dans le visible, écoutons nos Symboles, il y a ici une lumière à recueillir.    
Les Symboles font vibrer ce qui est caché en nous et l'amènent à notre niveau de conscience. Le Symbole est le lieu de séjour d'une vérité qui sommeille: c'est le bouton de rose qu'une caresse de lumière va faire épanouir. Dans la lumière de notre Loge, essayons d'éclairer le sens symbolique du Rituel. Pourquoi le fait-on ? Que peut-on en attendre ?    
Je vous en propose, non pas l'explication, mais un témoignage de mon expérience. Si tu veux, mon F\, ensemble, démontrons l'hypothèse de ce que nous pourrions faire. 
Le Rituel est le moyen de la mise en condition et de notre insertion dans une atmosphère vibratoire telle qu'il permet, au mieux, l'expansion de notre conscience et la force du verbe, chacun étant à sa place, fondu avec les autres, pour remplir sa mission comme il le doit.    
Le Rituel fait de nous cet esprit libre qui nous permet de nous construire.    
Je ne puis retenir l'idée que le Rituel, opérant une transmutation spirituelle aurait alors une efficience magique. Pouvons-nous accepter cette vision du rôle du Rituel? Car c'est bien de cela qu’il s'agit et c'est bien de cela que nous allons nous entretenir.    
Mais si les mots sont gênants, prenons ceux d'Egrégore, de conscience, de fusion dans le Sacré.                                       .
Comment le Rituel rejoint le Symbole en faisant communiquer les plans entre eux, en projetant sur un plan inférieur une signature macrocosmique et en permettant à ce qui est en bas de rejoindre ce qui est en haut ?    
Par l'utilisation consciemment ordonnée de mots, de gestes, de sons, peut-on contraindre une réalité transcendante à être présente ici, pour nous permettre de la rejoindre ou de la retrouver en nous-mêmes ?    
Le Rituel est avant tout un outil qui, en nous faisant à chaque fois tenter de bâtir un Temple, représente le média permettant d'atteindre cette transcendance. Nous sommes Pierres et le Rituel permet de rendre ces Pierres les plus conformes à leur intégration dans la construction du Temple, même et surtout si elles ne sont pas toutes identiques; Pierres brutes, parpaing, Pierres cubiques, voussoirs, Pierres de voûte! Le Rituel comme ses Symboles relie, non pas les sujets à l'objet, mais les sujets entre eux et les sujets au Sacré. 
Comme le dit notre V\ M\ 
Avec votre aide, je vais ouvrir la Loge, avec votre volonté de vous assembler en édification. Alors commençons la consécration du temps et de l'espace du Temple en les faisant passer de l'espace profane à l'espace Sacré. Retrouvons le temps et l'espace primordial, passons de l'espace et du temps à l'espace-temps.    
Nous sommes bien sur un chantier. Le V\, M\  « d'œuvre », vérifie que les éléments de la consécration sont réunis, interroge les Lumières pour savoir si chaque Ouvrier est à sa place dans l'organisation des tâches.    
Pourquoi êtes-vous placés ainsi? 
Il consacre alors le temps à la construction et la construction à ce temps 
Puisqu’ il est l'heure et que nous avons l'âge… 
Il veille à ce que chacun devienne le médiateur des mondes, comme un axis mundi : 
Debout et à l'Ordre mes FF\    
C’est la construction d'un Temple, c'est le choix d'un Ordre ou, chaque F\ et un pilier, il nous rétablis homme dans une relation spirituelle. Construire un Temple, c'est se réintégrer en soi, c’est également sortir de soit et participer à l’Egrégore.    
Les 3 coups de maillet matérialisent par leurs vibrations la dimension de la Loge et dédicacent l'espace au Sacré. Par leur rythme, ces coups de maillet, donnés par les 3 lumières inscrivent la Loge dans l'élévation du Temple symbolique érigé en esprit. Ces coups actualisent les battements de nos cœurs sur une même cadence et produisent de l'Egrégore, qui devient mur du Temple.    
Nous entrons dans le Sacré. C'est le Rituel qui, en tant qu'unité de langage, nous protège de la déviance que serait la construction devenant une tour de Babel.    
Au cours de la Tenue, tout déplacement s'inscrit comme un trajet Sacré. Toute déambulation traverse l’Egrégore. Le pas de celui qui avance est l'arpentage du temps avec son corps, mesurant l'échange des mouvements et des énergies des FF\.    
De l'orient à l'occident, du nord au sud, du zénith au nadir.    
Parcourir la Loge, c'est s'ériger aussi en Temple en redessinant la projection de la création dans une réalisation à l'échelle humaine.    
Et 3 officiers plus 1 en atteste :   

  • Le couvreur, retient les métaux qui ne doivent pas entrer dans la construction du Temple. Les objets de métal sont ceux de la violence; à l'intérieur du Temple, les Pierres sont déjà équarries et s'assemblent dans le silence.
  • La grâce, la beauté et l'harmonie. Le 2ème Surv\, rassemble ce qui est épars en provoquant des affinités de fusion
  • Sa force agit comme un catalyseur et multiplie des foyers d'énergie c’est le 1er Surv\
  • En sa personne le V\ M\ concilie, l'ensemble de toutes les énergies qu'il capte depuis la Loge. Il les coordonne, les stabilise et dans sa sagesse les répand sur la Loge et les embellies.

  
Il n'y a pas que les Off\, qui, par commandement (les 3 lumières), ou par exécution (le collège), participe à cette œuvre de création. Par leurs attitudes Rituelles, les FF\ en leur place, activent leur Colonne.    
Les invocations, les acclamations sont des modes opératoires collectifs qui, en tant que vibrations ou phonèmes, agissent sur les énergies des différents plans, pour transmuer la Loge en Temple. Le F\ Mac\ connaît les gestes physiques et mentaux qui ont commencé le Temple.    
Le chantier de chaque Tenue  est la résultante de l'effort de chacun pour le faire progresser dans son édification, toujours et seulement ébauché par l'élan créateur.    
Que la sagesse illumine nos travaux!    
Cette inspiration ravive en nous, Tenue  après Tenue, la conscience de l'incessante succession des Ouvertures et Fermetures Sacré. Orient, orientation, début de lumière, commencement et recommencement du monde. La place entre les Col\,  où les App\ présentes leurs travaux, ne doit pas être perçue comme une vexation, mais au contraire comme la conscience du point géographique initial qui leur offre un parcours orienté dans une géographie Sacrée.    
Chaque Tenue  ne permet que de préparer la suivante qui poursuit le chemin vers l'initiation, vers l'achèvement, en Force, du Temple, jamais atteint. Chaque Tenue  est l'indispensable épuration de l'âme avant sa rencontre avec le Sacré.    
Le F\ M\ ne pourra être à l'heure de ce rendez-vous que par la magie d'un certain nombre d'opérations mentales qui ouvrent les portes.    
Pour l'App\les 3 coups de maillet sont le rappel des 3 voyages effectués lors de l'initiation. C'est donc la réactualisation des purifications par l'eau, l'air et le feu.    
C'est dire ainsi que celui qui n'a pu assister à l'ouverture des travaux et qui vient après, doit opérer symboliquement un accéléré mental qui lui permet de rejoindre l'efficience des travaux commencés. Il le fait par les 3 pas de l'App\et les salutations aux 3 lumières qui lui firent subir les épreuves purificatrices .   
Chaque Tenue  est la répétition du Rituel. C'est un mantra qui fait passer de la position à la posture, de la posture à l'Ordre, de l'Ordre à l'harmonie. En cela le Rituel est le trajet tangible que permet cette méthode.    
Le Temple est bâti de la foi vivante de notre fraternité. Sa construction renouvelée à chaque Tenue  a pour but la manifestation concrète de notre amour du principe de vie. Pourquoi rechercher l'Egrégore?    
Il m'est venu une idée en lisant le livre de l'astrophysicien Hubert Reeves : « Patience dans l'azur », livre qui analyse l'univers à partir du Big Bang initial. Je retiendrai de son chapitre sur les énergies, que, quelle que soit la dimension des corps étudiés, la masse de ces corps, prise isolément, pèse plus lourd que la masse de ces mêmes corps reliés dans une structure commune. Par exemple la somme des masses d'un électron et d'un proton est plus grande que celle d'un atome d'hydrogène qu'ils constituent en s'associant. La différence de poids est due à l'émission d'un photon ultra-violet, dégagé au moment de la constitution d'un atome.    
De même, un proton et un neutron pèsent plus lourd séparément que réunis en noyau de deutéron. En s'associant les deux particules libèrent de l'énergie sous forme d'un rayon gama.    
On appelle force, ce qui permet aux éléments de se lier en corps constitués: force électromagnétique pour les atomes, force nucléaire pour les noyaux, quarkienne pour les nucléons, gravifique pour les astres : Que la force soutienne nos travaux. La force du Rituel Maç\ associe nos esprits individuels pour former l'Egrégore particulièrement ressenti au cours de la chaîne d'union.    
Alors je fais une hypothèse : en se formant, l'Egrégore libère une énergie qui se manifeste dans l'ailleurs. Cet agencement d'humanité s'organise de la façon la plus complexe quand il s'agit d'un Temple, car c'est là, la représentation maximale d'information sur l'univers. Quand nous sommes devenus Pierres du Temple, les transmutations du 2 produisent le 3-qui-est-un et libèrent de l'énergie. Ainsi "l'Égrégorisation" dégage un je-ne-sais-quoi énergétique qu'il est bien difficile de caractériser avec précision. Mais, ce que je crois, c'est que « ce je-ne-sais-quoi », dans l'ailleurs où il est projeté, est un rayonnement dont l'influence pourrait être l'exhalaison de nos cérémonies Rituelles fraternelles, protégées par la sagesse et la beauté, allant livrer leurs forces dans un combat d'énergies du bien contre celles du mal.    
Pour avoir visité quelques ateliers, pour avoir entendu parler de pratiques Rituelles, on ne peut nier qu'il existe un conflit entre le Sacré et le profane dans différentes Loges. Cependant pour nous, réaffirmons que l'homme accompli est au milieu. Il serait dangereux de tout vouloir sacraliser, l'histoire des religions en livre de tristes souvenirs.    
Mais aller jusqu'au bout du profane est une autre forme de totalitarisme, alors le Sacré revient de manière destructrice par des manifestations d'intégrisme.    
C'est pourquoi l'homme et le F\ M\ tout particulièrement, doit être au milieu du profane et du Sacré, au centre du conflit SACRÉ / PROFANE et réussir une alliance d'univers et une alliance d'humanité dans ce que nous appelons équerre et compas. 
J’ai dis V\ M\

source : www.ledifice.net

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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 06:06

Parmi les cinq voyages effectués lors de la cérémonie de mon passage au grade de compagnon, je fais lors du deuxième voyage, le tour de la loge tenant dans ma main gauche la Règle et le Compas, ces deux outils dont l’organisation associée est indispensable à la réalisation d’un ouvrage d’architecture et qui nous rappellent aussi le temps de la maçonnerie opérative.

L’architecture porte en elle une partie de l’histoire de l’humanité, la symbolique de la construction existe depuis l’âge des métaux et les menhirs, les dolmens pour ne citer que ces exemples ne sont sans doute pas que de simples pierres élevées vers le ciel, elles représentent l’expression humaine du constructeur, son rapport avec l’univers, la vie et la mort. A ce titre les pyramides de l’Egypte antique en sont la parfaite illustration.

D’après le traité le plus ancien qui soit connu sur le sujet, De Architectura de Vitruve, l’architecture telle qu’elle se conçoit dans l’antiquité grecque cherche à établir une combinaison harmonieuse et équilibrée de trois principes : Beauté, solidité et utilité. Ces principes préfigurent les lois intangibles de la symétrie qui reposent sur les notions d’harmonie et d’équilibre indispensables à tout acte de construction digne de ce nom.

Les trois ordres les plus anciens qui proviennent de l’Antiquité Grecque et qui correspondent à l’ensemble formé par des colonnes soutenant un entablement sont le Ionique, le Dorique et le Corinthien, ce dernier comme son nom l’indique fut inventé à Corinthe, il est considéré comme le plus riche et surtout utilisé par l’art roman. Ces trois ordres sont en maçonnerie attribués aux trois piliers de la loge et leur interprétation symbolique daterait de la fin du 18ème siècle.

L’ordre Ionique considéré comme gracieux et remplissant son rôle de soutien fiable de l’édifice est attribué au Vénérable Maître crédité de la qualité de la sagesse.

L’ordre Dorique, simple et austère dans son expression architecturale se révèle puissant et robuste, il est rattaché au 1er Surveillant qui en exprime la force.

L’ordre Corinthien plus richement doté en particulier dans la partie que constitue son chapiteau trouve son expression symbolique dans la beauté représentée par le 2ème Surveillant.

Plus précisément, la Sagesse à la capacité de concevoir l’ouvrage, la Force de le construire, la Beauté de lui donner l’harmonie et d’exprimer à l’extérieur ce qu’il contient intérieurement.

Sans oublier les deux autres ordres que sont le Toscan et le Composite qui interviendront plus tard car elles sont seulement des variantes des trois ordres principaux précités mais qui néanmoins permettent de réaliser un tout puisqu’ils forment les 5 ordres d’architecture.

Ce travail de recherche et de réflexion sur la symbolique de l’architecture me rappelle justement la planche exposée par notre frère Orateur lors de notre tenue du mois de mai sur l’Art Royal.

Cette planche issue de mes lectures et mes recherches, serait incomplète sans ma capacité à identifier le symbole utile qui va m’aider à mieux comprendre le véritable objet de cette étude qui doit me donner les clés pour accomplir le cheminement progressif de mon être intérieur.

Les maîtres de la loge ont décidé que j’étais digne d’une augmentation de salaire et donc d’accéder au grade de compagnon, ils ont donc estimé que mon travail d’observation, d’étude, dans le silence, m’ont permis d’acquérir les quelques bases essentielles me permettant de continuer à progresser dans la connaissance maçonnique. Je fais volontairement référence au grade d’apprenti car le lien avec l’architecture est évident. En effet, toute construction nécessite un travail de préparation, de déblayage du terrain, de connaissances des outils utiles et vérifier que la masse des pierres à utiliser est bien conforme à la destination finale qui doit en assurer la solidité et la pérennité. Apprendre à dégrossir la pierre brute prend ici toute son importance. Si le temps de l’apprentissage est négligé, comme pour un édifice dont les fondations ne seraient pas assurées, la poursuite cohérente de la connaissance de nouveaux mystères serait vaine et dérisoire quant à sa finalité.

Ce rappel étant fait, le rituel du deuxième degré précise également que ce que l’on appelle Architecture dans notre ordre, ce sont les matériaux, les outils, les chefs-d’œuvre de cet Art qui figurent dans notre atelier et sur le Tableau de loge. Cependant, afin de ne pas trop alourdir ce travail et risquer de lasser mon auditoire, je vais me concentrer sur les deux outils spécifiques du deuxième voyage : la règle et le compas.

Comme chacun sait, la règle est le symbole des mesures et précisions indispensables à toute forme de construction. Elle coordonne et rend possible l’utilisation cohérente des quatre autres outils : le ciseau, le compas, le levier et l’équerre.

Notre apprentissage, nos connaissances, nos expériences démontrent que sans règle, sans norme, aucun ordre, aucune structure organisée n’est possible. Choisir de s’affranchir de toute règle de vie, selon l’expression commune c’est connaître à coup sûr, le chaos, l’anarchie, le désordre et pire encore l’injustice et le mépris. La règle maçonnique est graduée selon 24 divisions qui correspondent au cycle solaire quotidien pour nous inviter à nous intégrer dans les rythmes du grand ordre cosmique, sans oublier l’immuable fuite du temps qui nous impose de profiter de chaque instant pour accomplir notre œuvre humaine. En clair pour chaque moment de ma vie, je dois choisir d’accepter librement de me conformer à cette rectitude pour m’aider à tenir le cap et persévérer dans la recherche ultime du Beau, du Bien, du Vrai pour moi et pour les autres. Le temps passe très vite et le risque de remettre à demain ce qui doit être fait demeure le risque majeur de ne pas parvenir à l’édification de mon temple intérieur.

Lors de ma cérémonie d’initiation, je me rappelle la pointe du compas ouvert posée sur mon cœur signifiant ainsi l’importance de la sincérité de mes sentiments, l’autre pointe dirigée vers le ciel soulignant ainsi la nécessité de m’élever et prendre en compte l’espace dans sa dimension universelle. Lors de mes cinq voyages au grade de Compagnon, le frère Expert me donne le compas fermé car à mon nouveau grade, il ne m’est pas encore donné la possibilité d’en exploiter toutes les fonctionnalités en particulier celles du tracé, de la mesure des angles et des proportions, son importance symbolique est grande puisqu’il est le symbole du Grand Architecte lui-même, passant pour l’emblème le plus éminent de la vertu et de la conduite d’un maçon.

L’être intérieur ou le temple intérieur n’est pas une simple expression, c’est une discipline de vie, une vraie démarche spirituelle qui engage celui qui la suit et qui à des conséquences pour les autres. Sa construction suppose un travail d’introspection, une quête de connaissance, une humilité constante et une capacité à se remettre en question en suivant le précepte de Socrate qui affirme qu’il ne sait rien, entendant par là qu’il vaut mieux une ignorance qui se connaît, qu’une ignorance qui s’ignore. Suis-je en construction de mon être intérieur ? Est-ce que mon engagement en franc-maçonnerie m’y conduit ? Je n’arrive pas à maîtriser les réponses à ces deux questions, bien sûr ce type de travail de recherche personnelle me sert à enrichir ces questions et les correspondances symboliques de notre ordre y font sans cesse référence. Une planche doit refléter notre perception et pourquoi pas nos émotions face à ces nombreux enjeux humains, mais une planche n’est pas pour autant l’expression d’un pseudo psychothérapie du café du commerce au risque de tomber dans des considérations fumeuses du type « où vais-je ?, qui suis-je… » Je vous fais grâce de la suite. Ce que je perçois néanmoins c’est que plus que mes connaissances livresques, c’est la répétition de notre rite immuable lors de nos tenues, notre communion fraternelle dans ces moments partagés, l’affirmation de nos valeurs et de nos anciennes origines qui sans bruit, presque inconsciemment me font peut-être progresser dans la construction de mon temple intérieur.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:44

Je me permet de dédier ma planche à la mémoire d'un de nos FF qui vient de partir pour l’éternel Orient, de là où il est il m’a lancé l’inspiration alors que j’étais à cours d’imagination. Je ne puis commencer cette présentation sans être obligé de passer par une description quelque peu académique mais nécessaire. J’y présente les ordres d’architecture un à un en établissant un parallèle avec notre symbolique, je développerai ensuite mon thème de façon plus personnelle, résultat de mon parcours de Compagnon.

Nous trouvons d’abord : Les ordres grecs 1) L'ordre dorique. Le Larousse nous indique que c'est : l'ordre le plus simple, le plus mâle des trois ordres d'architecture ; il est aussi le plus ancien.C'est le premier ordre d'architecture. Pour nous Maçons, la colonne dorique évoque l'idée de force et de grandeur, fortification de la raison et de la volonté les pieds directement sur terre comme la colonne de cet ordre aux vertus masculines. C'est la colonne du premier surveillant FORCE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle nord-ouest (Septentrion-occident). 2) L'ordre ionique. Le Larousse indique que c'est : l'un de cinq ordres d'architecture caractérisé surtout par un chapiteau orné de deux volutes.C'est le deuxième ordre d’architecture. Pour nous Maçons, la colonne ionique évoque le sentiment, la sensibilité, l'intuition et l'imagination toutes qualités féminines entre toutes. C'est la colonne de notre vénérable maître en loge : SAGESSE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-est (Orient-midi). 3) L'ordre corinthien. Le dictionnaire indique que c'est : le troisième et plus riche des ordres d'architecture. Pour nous Maçons, dans notre loge écossaise la colonne corinthienne est la plénitude de la beauté.  C'est la colonne de notre deuxième surveillant : BEAUTE. La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-ouest (Midi-occident). En même temps que la beauté c'est l'ordre le plus libre de tous, variation dans ses cannelures, ses proportions, sa décorations. C'est l'ordre de l'invention et de la nouveauté.

Viennent ensuite : Les ordres romains 4) L'ordre eomposite ou romain Ordre formé du mélange de l'ordre ionique et de l'ordre corinthien. C'est le quatrième ordre d'architecture. Pour nous Maçons, cet ordre n'est pas présent en loge. N'a-t-il qu'un rôle symbolique avec l'ordre toscan afin d’amener du chiffre 3 de l'apprenti au chiffre 5 du compagnon, soit 3 + 2. Mais je pense qu'il n'a pas que cette symbolique. Le fait que les romains l'emploient pour orner essentiellement leurs arcs de triomphe, n'y a-t-il pas le symbole du triomphe de la lumière éclairant le genre humain de par l'association féminine de l'ordre ionique et de celui plus masculin de l'ordre corinthien.

5) L'ordre toscan. Le dictionnaire Larousse indique que c'est : Le plus simple des ordres d'architecture, chez les romains c'est une déformation de l'ordre dorique. Pour nous Maçons, cet ordre est plus énigmatique, les anciens, eux-mêmes, ne l'utilisèrent qu'en de rares exceptions. Est-ce un complément architectonique enrichissant pour la beauté, genre de chapiteau androgyne de l'ordre dorique qui serait devenu carré ?

5 ordres d’architecture auxquels correspondent les 5 voyages d’initiation du compagnon. 5 c’est aussi les cinq coups de maillet lors de l’ouverture de nos tenues au grade de compagnon. Ce sont encore les 5 officiers qui éclairent la loge : Le Vénérable maître, le Premier et le Second surveillant, l’orateur et le secrétaire qui sont les 5 lumières de la loge. Mais encore les 5 pointes de l’étoile flamboyante qui nous ramène aux 5 sens et à la divine harmonie du nombre d’or. Elle est complétée par la lettre G de la géométrie qui contribue à la bonne construction de notre tabernacle intérieur et symbolique gouverné par l’intelligence humaine dont nous a doté le G\ A\ D\ L\ U\. Le chiffre 5 est le nombre de l’union pythagoricienne, c’est aussi le chiffre du centre de l’harmonie et de l’équilibre. Symbole de l’homme qui devient le tabernacle parfait comme nous allons le voir.

1er voyage, avec le maillet et le ciseau, les 5 sens sur la colonne de la beauté, ordre corinthien, correspondant à la 1ère année des études de l’initié.

2ème voyage, avec la règle et le compas, les 5 ordres d’architecture sur la colonne de la force, ordre dorique, correspondant à la deuxième année des études de l’initié. C’est la base solide sur laquelle viennent s’étayer les autres étages de notre élévation vers la lumière, tels les palais renaissance où l’ordre dorique est réservé au rez-de-chaussée dans l’ornementation de la façade. Ce deuxième voyage est la préparation de la décoration d’un tabernacle digne de la majesté du Grand Architecte de l’Univers. Ce tabernacle…c’est vous, c’est moi,  c’est nous, c’est l’homme, l’être de chair, celui qui doit être droit physiquement et moralement, juste dans ses relations avec ses semblables et ses proportions humaines divinement harmonisées. Le compas, emblème de la sagesse, de la prudence et de la circonspection, nous aide à mesurer les angles et à établir ces proportions c’est l’ordre ionique à deux volutes. La règle c’est la rectitude de notre esprit et de nos actes. Il ne faut pas oublier que l’architecture est le sujet de mes études après la connaissance de « soi-même ». C’est l’art le plus beau et le plus noble. Ce construire soi-même avec le soin extrême dû au temple, tabernacle qui accueillera le Grand Architecte de l’Univers.

3e voyage, avec une règle et une pince, les 7 arts libéraux sur la colonne de la sagesse. La sagesse de l’ordre ionique qui reprend, par la forme de ses deux volutes qui se font face, les deux plateaux de la balance qu’il faut équilibrer. Ordre féminin qui vient nous rappeler que tout être humain possède la bivalence du masculin et du féminin qui se complète et forme un équilibre à toute justice par leur union dans un être.

4e voyage, avec la règle et l’équerre, voyage de la connaissance des sphères, propriétés de la Sphère céleste et de la Sphère terrestre…

5e voyage … Libre fin du cours de mes études, capable de transmettre ce qui m’a été donné.

« rendre à ceux qui viennent après lui l’instruction qu’il a reçue lui-même de ceux qui l’ont précédé, tel est le principal objet de l’initiation au second Degré ».

Une fois que l’ordre dorique, ordre masculin a servi de base à l’édifice, l’ordre ionique suit pour établir une juste proportion et enfin l’ordre corinthien de la beauté finit cette construction pour la ramener au chiffre un et achever dans la perfection ce tabernacle. L’ordre corinthien orné de feuilles d’acanthe est là pour nous rappeler que le mal, symbolisé dans les épines de la plantes, doit contrebalancer la beauté de la forme des feuilles afin d’en mieux profiter. c’est un peu le pavé mosaïque entre blanc et noir. Ses piquants symbolisent encore le triomphe de l’architecte qui a surmonté les difficultés de sa tâche.

Les deux autres ordres sont inconnus dans le rite et je ne vois pas comment les rattacher. Peut-être est-ce le symbole des organes dont on ne connaît pas la fonction et que l’on découvre au fur et à mesure de notre progression, comme toutes choses dans la nature qui ne sont jamais créées pour rien et dont le sens caché n’apparaît que bien plus tard. Ou bien est-ce l’inconnu, la non connaissance, l’inexpliqué qui reste toujours ou qui découle de ce que l’on a découvert. Mon chemin ne s’arrêtant pas à ce degré, sans doute en percevrai-je le sens plus tard.

Enfin, ce tabernacle construit le long de ma vie maçonnique ressemble à s’y méprendre à ma loge mère. A l’heure ou je devrais retourner à l’Orient éternel, mon âme, cet enfant nu s’approchera du temple, lieu du passage, elle abordera par le pied gauche les trois marches du temple, elle frappera trois fois aux portes d’airains entrouvertes, passera les deux colonnes Boaz et Jakin, entrera, fera les trois pas de l’apprenti, pour glisser vers ce pas compagnonnique qui m’amènera entre les colonnes force et beauté, au loin la colonne sagesse qui délimiteront mon carré long recouvert du pavé mosaïque des actes, bons ou mal, blancs ou noirs, de ma vie. Derrière, les grenades seront épanouies, telles des sexes de femmes me rappelant mes origines, le début et la fin. En face , baignant dans une grande clarté venant des trois fenêtres de la loges, l’étoile flamboyante entre le soleil et la lune. Michel m’accueillera avec sa balance sur laquelle mon âme montera. J’espère que la droite du niveau du balancier rencontrera en son milieu, en rectitude, la perpendiculaire du fléau. Puis, pour passer du zénith au nadir, ainsi délimité, mon âme s’élèvera par le fil à plomb vers le Grand Architecte de l’Univers. Je passerai dans le giron d’Abraham, qui me prendra en charge pour que mon âme devenue cette pierre cubique, à peu près polie, s’ajuste au autres pierres pour ériger la Jérusalem céleste, le nouveau temple de Salomon. A moi Abraham, je suis ton frère…Cinq coups,…Schibboleth.

J’ai dit V\ M\

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:34

Bleu, Bleu, le ciel de Provence...
Bleu : union du ciel, et par réverbération, de la mer.
Bleu : la couleur qui ne fait pas de vagues !
Le bleu est l'une des trois couleurs primaires.
Le bleu est la couleur du ciel et de l'eau. Il symbolise l'infini, le divin, le spirituel. Il invite au rêve et à l'évasion spirituelle. Par extension, il évoque la paix, le calme, la volupté. Associé au froid, le bleu est symbole de fraîcheur et de pureté. On ne le dit jamais assez. Le bleu est la couleur préférée de tout un chacun. Loin devant le vert et le rouge. Du pastel à l'indigo, du marine à l'outremer. On connaît le bleu de Vermeer ; il y a aussi celui de Philippe de Champaigne, celui des portraits-charge sous le Second Empire, des reproductions des poilus dans les tranchées de 14-18, celui des Gauloises... Quels que soient le sexe, les origines sociales, la profession ou le bagage culturel, le bleu écrase tout. Et le vêtement en est la principale manifestation, des uniformes au jean. Mais il n'en pas toujours été ainsi. Au contraire. Dans l'Antiquité, la couleur bleue est délaissée, voire méprisée. A Rome, c'est la couleur des barbares, de l'étranger (les peuples du Nord comme les Germains aiment le bleu). De nombreux témoignages l'affirment : avoir les yeux bleus pour une femme, c'est un signe de mauvaise vie. Pour les hommes, une marque de ridicule. On retrouve cet état d'esprit dans le vocabulaire : en latin classique, le lexique des bleus est instable, imprécis. Lorsque les langues romanes ont forgé leur vocabulaire des couleurs, elles ont dû aller chercher ailleurs, dans les mots germaniques (blau) et arabe (azraq). Chez les Grecs aussi on relève des confusions de vocabulaire entre le bleu, le gris et le vert. Les textes bibliques anciens en hébreu, en araméen et en grec utilisent peu de mots pour les couleurs et ce seront les traductions en latin puis en langue moderne qui les ajouteront... Mais, à l'exception du saphir, pierre préférée des peuples de la Bible. Il y a peu de place pour le bleu. Il n'y a pas à ce moment-là de progrès particulier dans la fabrication des colorants ou des pigments. Ce qui se produit, c'est un changement profond des idées religieuses. Le Dieu des chrétiens devient en effet un dieu de lumière. Et la lumière est...bleue ! Pour la première fois en Occident, on peint les ciels en bleu - auparavant, ils étaient noirs, rouges, blancs ou dorés. Les hommes d'Eglise sont de grands coloristes, avant les peintres et les teinturiers. Certains d'entre eux sont aussi des hommes de science, qui dissertent sur la couleur, dont des expériences d'optique, s'interrogent sur le phénomène de l'arc-en-ciel... Lumière ou matière ? La première hypothèse l'a largement emporté et, du coup le bleu, s'est répandu non seulement dans les vitraux et les oeuvres d'art, mais aussi dans toute la société. En trois générations, le bleu devient à la mode aristocratique. La technique suit : stimulés, sollicités, les teinturiers rivalisent en matière de nouveaux procédés et parviennent à fabriquer des bleus magnifiques. C'est ainsi que le bleu devient en quelque sorte le contraire de rouge. On utilisera pour les vitraux un produit fort cher, le cafre (que l'on appellera bien plus tard le bleu cobalt). Il deviendra le célèbre bleu de Chartres. Les conséquences économiques sont énormes : la demande de guède, cette plante mi-herbe, mi-arbuste que l'on utilisait dans les villages comme colorant artisanal, explose. Sa culture devient soudain industrielle, et fait la fortune de régions comme la Thuringe, la Toscane, la Picardie ou encore la région de Toulouse. On la cultive intensément pour produire ces boules appelées «coques », d'où le nom de pays de cocagne. C'est un véritable or bleu ! On a calculé que 80% de la cathédrale d'Amiens, bâtie au XIIIème siècle, avait été payée par les marchands de guède. A Strasbourg, les marchands de garance, la plante qui donne le colorant rouge, étaient furieux. Ils ont même soudoyé le maître verrier chargé de représenter le diable sur les vitraux pour qu'il le colorie en bleu, afin de dévaloriser leur rival. Cela durera jusqu'au XIIIème siècle. A la fin du Moyen Age, la vague moraliste, qui va provoquer la Réforme, se porte aussi sur les couleurs, en désignant des couleurs dignes et d'autres qui ne le sont pas. La palette protestante s'articule autour du blanc, du noir, du gris, du brun...et du bleu. Comparez Rembrandt, peintre calviniste qui a une palette très retenue, faite de camaïeux, et Rubens, peintre catholique à la palette très colorée... Regardez les toiles de Philippe de Champaigne, qui sont colorées tant qu'il est catholique et se font plus austères, plus bleutées, quand il se rapproche des jansénistes... Ce discours moral, partiellement repris par la Contre-Réforme, promeut également le noir, le gris et le bleu dans le vêtement masculin. Il s'applique encore de nos jours. Au XVIIIème siècle, il devient la couleur préférée des Européens. La technique en rajoute une couche : dans les années 20, des alchimistes de Berlin inventent le fameux bleu de Prusse, qui va permettre aux peintres et aux teinturiers de diversifier la gamme des nuances foncées. De plus, on importe massivement l'indigo des Antilles et d'Amérique centrale, dont le pouvoir colorant est plus fort que l'ancien pastel et le prix de revient, plus faible que celui d'Asie, car il est fabriqué par des esclaves. Toutes les lois protectionnistes s'écroulent. L'indigo d'Amérique provoque la crise dans les anciennes régions de cocagne, Toulouse et Amiens sont ruinées, Nantes et Bordeaux s'enrichissent. Le bleu devient à la mode dans tous les domaines. Les jeunes Européens s'habillent en bleu, et la poésie romantique allemande célèbre le culte de cette couleur si mélancolique - on en a peut-être gardé́ l'écho dans le vocabulaire, avec le blues... En 1850, un vêtement lui donne encore un coup de pouce : c'est le jean, inventé à San Francisco par un tailleur juif Lévi-Strauss ( Bleu de Gênes), le pantalon idéal, avec sa grosse toile à l'indigo, le premier bleu de travail.
Il faut attendre les années 1930 pour que, aux Etats-Unis, le jean devienne un vêtement de loisir, puis un signe de rébellion, dans les années1960-1970, mais pour un court moment seulement, car un vêtement bleu ne peut pas être vraiment rebelle.
En France, il fut la couleur des républicains, s'opposant au blanc des monarchistes et au noir du parti clérical. Mais, petit à petit, il a glissé vers le centre, se laissant déborder sur sa gauche par le rouge socialiste puis communiste. Il a été chassé vers la droite en quelque sorte. Après la Première Guerre mondiale, il est devenu conservateur (c'est la Chambre bleu horizon). Il l'est encore aujourd'hui. C'est une couleur consensuelle, pour les personnes physiques comme pour les personnes morales: les organismes internationaux, l'ONU, l'UNESCO, le Conseil de l'Europe, l'Union européenne ainsi que les Francs Maçons, tous ont choisi un emblème bleu. On le sélectionne par soustraction, après avoir éliminé les autres. C'est une couleur qui ne fait pas de vague, ne choque pas et emporte l'adhésion de tous. Si le bleu est la couleur de l'esprit et de la pensée, c'est aussi celle du rêve et c'est pour cela qu'elle a été utilisée par de nombreux peintres. Elle calme, crée la détente, est propice au développement de la vie spirituelle. L'époque contemporaine a conduit de nombreux artistes à utiliser cette couleur : Citons-en quelques uns qui ont donné, soit à un moment de leur parcours, soit tout au long de leur carrière, la primeur à cette couleur : Matisse : Nu bleu Miro: Bleu I, II, III Kandinsky : Bleu de ciel Klein : Monochrome  Picasso : Période Bleue Nicolas de STAEL. Aujourd'hui, quand les gens affirment aimer le bleu, cela signifie au fond qu'ils veulent être rangés parmi les gens sages, conservateurs, ceux qui ne veulent rien révéler d'eux-mêmes. En Franc Maçonnerie, les 4 grades de l'Ecossisme comprennent en premier lieu la Maçonnerie Bleue (concernant les loges symboliques). Les loges des 3 premiers grades, Apprenti, Compagnon, Maître sont appelée loges bleues, alors que seule la loge du grade d'apprenti est en réalité tendue de Bleu. La couleur Bleue est celle du Ciel et de la Tolérance qui doit caractériser le désir d'excelsion et conditionner l'attitude des Maçons des 3 premiers grades. La Loge Bleue représente symboliquement le Cosmos. En fait, elle est à ciel ouvert sur la voûte étoilée, indiquant les possibilités d'élévation spirituelle auxquelles chaque maçon peut tendre. A, l'image de l'apprenti ; qui en étant initié, chemine, hésitant sur la voie de la connaissance, de nombreuses expressions traduisent cette idée de débutant : Se faire avoir comme un bleu : comme un débutant. À l'Armée, et dans certains milieux professionnels, un bleu est un débutant, une jeune recrue sans expérience ( bleusaille). D'autres expressions utilisant le mot Bleu : Un bas-bleu : femme intellectuelle, écrivaine pontifiante (péjoratif).
Nom de bleu : Expression utilisée pour dire « nom de dieu » sans blasphème.Ventrebleu, morbleu, parbleu, sacrebleu sont d’autres jurons formés d'une altération volontaire de « nom de dieu », afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas) ;
Un Cordon Bleu était, sous l'ancien Régime le surnom donné à un chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Il désigne aujourd'hui un grand chef cuisinier.
Le sang bleu est le signe de la noblesse.
Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Le bleu de chauffe, le bleu de travail, est un vêtement de couleur bleue utilisé pour les travaux salissants.
Être fleur bleue : être naïf, rêveur ou romantique ;
Avoir une peur bleue : avoir énormément peur.
Le grand bleu désigne l'océan, lagrande bleue la mer ;
Si on a des Bleus à l'âme, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons notamment, à la tristesse. L'expression « blue devils » signifie « idées noires ». Le « blues » est un état de mélancolie (spleen) qui a donné le blues, un genre musical. Le Baby Blues est le nom donné à l'état dépressif de la jeune mère pouvant survenir après l'accouchement... Le bleu est généralement une couleur masculine, par opposition au rose pour les filles. Vue depuis l'espace, la terre, recouverte à 70 % d'eau, doit sa tonalité bleue à la réflexion du ciel dans l'eau des mers et des océans. C'est la Planète Bleue.

J'ai dit.

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:19

1 Qu’est ce que c’est ? 
Le Delta (comme le nom de la 4ieme lettre grecque qui en majuscule est représentée par un triangle lumineux) est un triangle qui porte en son centre un œil symbolique. 
Le triangle qui symbolise la sainte Trinité divine dans le Catholicisme, est équilatéral. En effet, on le retrouve comme représentation de Dieu dans des peintures d’avant la renaissance. Il figure sur le fronton de nombreuses Eglises baroques de Venise et dans la chapelle du château de Versailles. 
Pour ne pas les confondre, les FM le représentent parfois en triangle isocèle avec seulement 2 cotés égaux. Dans ce cas, il présente les rapports du « nombre d’or » à savoir sommet a 108°, qui est le nombre de l'Homme, et angles de base à 36°, qui est le nombre du ciel, et comme la somme des 2 angles de la base 36 fait 72, ou trouve le nombre de la terre. Puisque 72 + 36 font 108, il y a la corrélation entre la Terre le Ciel et L’homme. Au passage, II y a aussi 108 grains au chapelet du Bouddhisme. 
Mais ce n’est pas le cas ni dans notre Temple ni sur notre tableau de Loge ou il est également équilatéral comme les chrétiens. Il porte en son centre soit le tétragramme sacré IEVE soit écrit en latin a l’intérieur «  la Lumière a luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue », soit l’œil divin qui rayonne. Cet oeil symbolise sur le plan physique le Soleil visible d’où émanent la vie et la lumière et sur le plan spirituel le Grand architecte de l’Univers. 

2 Emplacement 
Des ma première entrée dans le Temple, le Delta lumineux m’est apparu puisqu’il se tient au dessus du Vénérable Maître, entre le Soleil et la Lune, dominant les travaux et il est allumé très vite pendant le rituel. Il nous fait face et l’œil frontal nous regarde pendant toute la durée de la Tenue et je suis persuadé qu'il ne nous quitte pas des yeux tout le long de notre vie car il voit tout. Par cette position, le Delta domine physiquement les travaux. 

3 Parlons maintenant de sa forme elle-même, le triangle. 
Le triangle est la première figure que l’on obtient après la ligne droite. Les anciens se servaient de la corde a noeuds pour faire un triangle (avec 3, 4 et 5 soit demi rectangle). 
Nous pouvons tous tracer un triangle à l'aide d'un compas. Il suffit d'ouvrir celui-ci avec un angle aléatoire, de tracer un cercle puis de reporter le demi rayon sur la circonférence à partir d'un point quelconque. Celle-ci sera divisée en 6 parties égales. Il faudra ensuite relier un point sur deux et l'on obtiendra un triangle équilatéral. 

4 Symbolique de la forme 
Si je trace un cercle autour d'un triangle équilatéral et un autre dans le triangle lui-même, il s'avère que le point central est identique. Si je symbolise le grand cercle par le Monde et le petit cercle par moi-même, cela me fait penser au rapport entre le macrocosme et le microcosme, un exemple pour me rappeler l'Unité mais aussi que l'Homme est infiniment petit par rapport a l'Univers. 
Pour nous, Franc Macon, Le Delta lumineux symbolise la présence Divine. 
Le triangle équilatéral est la première des figures géométriques. Par ses 3 cotés et ses angles égaux, il est un symbole d'équilibre, d'unité et d'harmonie. Le Delta Maçonnique est représenté avec sa base en bas, reposant sur la Terre, monde de l'Homme, de la matière et sa pointe dirigée vers le haut, vers le Ciel, monde céleste divin, monde de la spiritualité. Cet aspect m'évoque que l'Homme tend à s'élever du bas vers le haut, de l'être basique à l'être supérieur. De marcher vers la direction que nous montre le Delta, vers la source qui nous inonde. 

5 Viennent ensuite les rayons qui émanent de lui. 
Ils partent de cette source de savoir vers le reste du monde. Ces rayons montrent que ce symbole est actif et autonome. En effet, que ce soit le Maillet, le Ciseau, l'Equerre, le Compas ou bien d'autres outils encore, une action est nécessaire afin de les employer. Ils ont besoin d'une action humaine pour être opérationnels. Ce symbole pour sa part, produit une énergie qui émane en permanence pour prodiguer la connaissance et son Amour Divin. Ses bienfaits sont dispenses à 360°, dans tous les sens, toutes les directions. Ceci pour ne pas oublier que tout le monde a le droit d'être éclairé par cet enseignement, toutes nationalités, religions, ethnies confondues. 
Il est courant d'évoquer une lumière qui nous montre la direction à suivre; qui guide nos pas. Dans les récits des personnes qui ont frôlé la mort, il est cité une lumière au bout d'un tunnel. Dans les déserts ou sur les océans, quand il n'y a plus d'amer, le seul point de repère reste la lumière qui émane de la position des étoiles. Les rayons du Delta Lumineux sont une source d'énergie, de connaissance mais également la représentation des directions, nous montrant le chemin à suivre. 
La Loge est pour moi un lieu où nous travaillons à nous améliorer, un chantier de perfectionnement en perpétuel mouvement. 
Pour nous permettre cette évolution, il est mis à notre disposition des outils, des mots, des gestes qui nous permettent d'intégrer le plan parfait que le Grand Architecte de l’Univers nous a destiné. Afin que cet enseignement nous soit prodigué de façon juste et parfaite. Nous allons chercher la Lumière Divine et le Grand Architecte de l'Univers nous inonde de cette Lumière afin que nous puissions la refléter et la répandre au dehors. 

6 Puis vient l’œil. 
C'est un organe de perception, de communication avec l’extérieur. Il donne des informations sur les formes, les couleurs, les distances, la matière et bien d'autres encore. Nous avons également d'autres outils de perception comme l'ouie, le toucher, l’odorat ou le goût. 
L’œil qui nous intéresse est symétrique et dépourvu de paupière, qu'est ce que cela peut il signifier ? 
Il ne se ferme jamais, donc il est en contact permanent avec nous, il voit tout et a tout instant. Il nous rappelle la nécessité d’une vigilance sans faille dans notre quête de la parole perdue. 
Ce n'est évidemment pas un oeil normal, je dirai qu'il s'agit de l'oeil du coeur, l'oeil du Grand Architecte de l'Univers. Il symbolise la conscience qui est constamment en éveil. 
L'oeil gauche est tourné vers le passé et l'oeil droit vers le futur. Mais cet oeil du coeur étant hors du temps et de l’espace, il ne peut ni s’ouvrir ni se fermer. Il regarde le présent. C'est un regard intérieur qui sonde l'invisible, le point central même de l'être. 
Pour nous Franc Maçons, il est le symbole de la perception intérieure, de la connaissance de notre moi profond. Il symbolise également la vigilance et la clairvoyance qui permettent de discerner la réalité de l'illusion. 
Si je prends pour image du Delta Lumineux un passage, une faille ou une porte entre le monde terrestre ou nous vivons et le monde céleste de la Divinité, j'imagine très bien cette porte fonctionner dans les deux sens. La première direction est celle des rayons qui se propagent du Delta vers notre monde, c'est une action de Don. La deuxième est celle de l'oeil qui reçoit les informations de ce monde pour les communiquer au travers de la porte. Voila bien un outil de communication qui prodigue et recueille. Il sert de lien entre deux entités. 
Le Delta Lumineux, une porte de communication, un symbole qui me guide, une forme que je vois tous les jours. Le ternaire dans sa forme et sa symbolique. Il m’aide à construire ce temple intérieur, cet édifice sacré qui règle ma vie. Il me rappelle que je dois transmettre ce que j’ai reçu, cet enseignement qui me fait évoluer, qui me fait devenir plus fort de jour en jour. 
Plusieurs citations célèbres : 
Guenon nous dit, « cet oeil qui voit tout dans la parfaite simultanéité de l’éternel présent » 
Matt VI, 22 : " La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ! " 
Pour les anciens Hébreux, l’œil n’était la qu’en tant qu’ouverture sur le divin. Ensuite la lettre AYIN, dont l’idéogramme est un œil signifiait comme nom : OEIL en premier sens et SOURCE, en second sens. 
« Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton oeil ? » interroge ainsi l’Evangile selon Saint-Mathieu (II, 3) 

7 Le GADLU 
Quand nous sommes entrés en maçonnerie, ce n’était pas pour nous engager dans un parti politique déguisé, pas plus que pour nous conformer aux dogmes et croyances d’une église masquée, mais pour chercher a percevoir la pensée et l’œuvre du G.A.D.L.U. 
L’œil me rappellera que le Grand Architecte me regarde et qu'il pèsera dans 
la balance de justice chacune de mes actions, chaque mot, chaque pensée. Je serai jugé avec les mêmes poids, nombres et mesures dont j’aurai usé durant ma vie ici-bas. En tant que maçons, je dois évoluer dans l'existence en me rappelant cette échéance capitale. 
Ne pourrait-on, une fois pour toutes, décider, quoi que l’on pense de la Religion avec un grand "R" et des religions avec des petits "r", avec leurs dérives intégristes, leurs dévots hystériques, que le message du Yhaweh des juifs, comme de Jésus, de Mahomet ou de Bouddha sont a priori des messages d’amour, que le Grand Architecte de l’Univers rassemble et synthétise, puis domine, en en conservant et en y ajoutant le meilleur ? 

8 Conclusion 
Je suis Franc-maçon, mes Frères me reconnaissent comme tel. 
En sachant que je suis vu et aidé sans être jugé, ai-je le droit de vivre sans me soucier des Principes Divin ? 
Si j’oubliais les principes Divin, le delta lumineux serait la pour me rappeler que nous sommes la pour faire le bien sur terre. 
Voici de quoi me donner encore à réfléchir pendant un bon moment. 

VM J’ai dit
source :
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 05:19

J’ai écrit cette planche peu de temps après mon élévation et essentiellement pour pouvoir faire une mise au point. En effet, depuis mon entrée en maçonnerie, il y a un peu plus de quatre ans, j’ai consacré beaucoup de temps et le plus souvent tout seul, à étudier des sujets portant sur l’ésotérisme chrétien.
Comme apprenti, puis comme compagnon, j’ai fait des recherches sur la Gnose, le christianisme primitif, les esséniens, les évangiles apocryphes, les cathares, les templiers, la Quête du Graal et bien sûr la Kabbale.
Cette soif de connaissances, ce désir d’approfondir ma spiritualité m’a souvent marginalisé et fait passer pour un professionnel de la « cordonite » pressé d’arriver au sommet et peu fraternel parce que travaillant seul.   
A notre dernière tenue et alors que je finissais par me demander si ma démarche était la bonne, notre Frère Christian a affirmé avec force que l’étude de la Kabbale était une partie intégrante de notre parcours maçonnique et ce dès notre entrée dans l’Ordre.
Sa position est d’ailleurs très proche de celle des cabalistes, et l’un d’eux à ce sujet a écrit :
« La première phase de l’étude de la Cabale consiste à lire le plus possible d’ouvrages et à faire passer à travers soi le plus possible de connaissances.. » Je vous avoue mes frères que cette vision de la progression vers la spiritualité, me plaît beaucoup, « lire le plus possible d’ouvrages, faire passer à travers soi le plus possible de connaissances », en un mot ne pas brider cette envie de connaître et de se connaître, voilà enfin une vision éclairée de la progression initiatique qui s’applique totalement à notre parcours maçonnique.
Je ne vais pas insister ce soir sur les liens étroits qui unissent notre Rite avec la Kabbale, il suffit de savoir que Martinez de Pasqualy était un cabaliste convaincu et que Jean-Baptiste Willermoz s’est largement inspiré de ses idées pour écrire les différents rituels du Régime Ecossais Rectifié.
Ceci étant posé, nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet.
La Création
du monde procède de plusieurs explications dont une nous est donnée dés le grade d’apprenti dans le Prologue de St Jean : « au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu-par lui tout à été fait-et sans lui rien n’a été fait de ce qui est fait. En lui était la Vie et la Vie était la Lumière des hommes. Et la Lumière luit dans les ténèbres et les Ténèbres ne l’ont pas comprise.. »
Ces versets ont suscité en moi le désir d’essayer de comprendre le Mystère de la Création et de progresser vers la Connaissance Suprême, la Gnose, celle qui nous rapproche de Dieu et qui nous rend à son image.
Vaste programme, les cabalistes estiment qu’il faut de trois à cinq ans d’études approfondies pour appréhender les différents mondes spirituels et les comprendre. C’est à la fois long et court, mais le temps presse pour franchir les 125 degrés spirituels qu’un cherchant doit atteindre au cours de sa vie pour maîtriser les enseignements cabalistiques.
Les principaux textes de la Cabale nous donnent une autre vision de la Création, en voici un extrait : « Sachez qu’avant la Création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier ni dernier, ni commencement ni fin. Tout était douce lumière, harmonieusement et uniformément équilibrée en une apparence et une affinité parfaite, quand par la volonté de Dieu furent crée le monde et Ses créatures, dévoilant ainsi sa perfection, source de la création du monde. Voilà qu’il se contracta en son point central, et il y eu alors restriction et retrait de lumière, laissant autour du point central entouré de lumière un espace vide formé de cercles. Après cette restriction, d’En haut vers En bas, un rayon s’est retiré de la lumière infinie, puis il est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide. Epousant ce rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue et tous les mondes parfaits furent émanés.. »
Ce qui me frappe mes frères, entre les deux textes, celui de St Jean et celui-ci, c’est la présence commune de la Lumière et des ténèbres, du Bien et du Mal, symbolisés dans nos loges par le pavé mosaïque.
En fait qu’est-ce que la Cabale ? Je ne vais pas m’étendre sur son Histoire, je vais simplement vous en donner une courte définition : la Kabbale, c’est la voie de l’ésotérisme hébraïque, la forme spécifiquement hébraïque de la Tradition Primordiale chère à Guénon.
Il est important de noter qu’il existe aussi une Cabale chrétienne, Pic de La Mirandole en fut un des précurseurs, mais cet aspect plus spécifique de la Kabbale fera l’objet d’un autre travail.
Le sens du mot Qabalah nous est donné par sa racine QBL qui signifie recevoir et accepter. En d’autres termes, le cabaliste est celui qui va à la rencontre de l’autre pour le recevoir, l’accepter et ne former avec lui qu’un seul cœur. Vous voyez mes frères les cabalistes et les maçons ont en commun un profond idéal de fraternité ajouté à une volonté immense de recherche et de Connaissance.
La Kabbale repose entièrement sur cette singularité de l’Ecriture Sainte, selon ce qu’en rapporte le Zohar, un des fondements de la littérature cabalistique : « Dans chaque parole de l’Ecriture, le Saint, béni soit-il a caché un mystère suprême qui est l’âme du mot, et d’autres mystères moins profonds qui sont l’enveloppe du premier mystère. L’homme profane ne voit dans chaque mot que le corps, c’est à dire le sens littéral. Par contre les hommes clairvoyants voient dans chaque mot l’enveloppe qui entoure l’âme et au travers de cette enveloppe, ils entrevoient l’âme bien que la vue claire et nette de celle-ci leur soit impossible.. »
La force des mots, la puissance du Verbe, la Création repose sur ces concepts.
En fait, la Sagesse d’En Haut qui fut révélée à Moïse, au Mont Sinaï, en même temps que le Pentateuque, la Loi écrite de l’éxotèrisme du judaïsme constitue la connaissance cachée qui est l’objet de l’ésotérisme hébraïque : « La Kabbale, Loi orale secrète, recoupe le Pentateuque, Loi écrite qu’elle TRANSCENDE.
Tout est là et vous comprenez maintenant pourquoi l’enseignement de la Kabbale et sa transmission n’était réservée qu’à des initiés et à des rabbins triés sur le volet. J’ai mis cette phrase à l’imparfait car depuis quelques temps, l’étude de la Kabbale est ouverte à tous ceux qui cherchent, sans exclusive, avec une simple barrière naturelle, la langue hébraïque.
A ce sujet, la Cabale si elle est moins une technique de décryptage qu’un mode de vie spirituel, possède un mode opératoire très spécifique pour lequel elle dispose d’instruments dont les plus connus sont l’alphabet hébraïque composé de 22 lettres et les 10 séphiroths le tout aboutissant aux 32 voies de la Sagesse.
Pour les cabalistes, les 22 lettres de l’alphabet hébreux sont les instruments de la Création. En effet, d’après la Tradition, les lettres sont des éléments constitutifs des vibrations de l’Univers. Dans l’ordre inverse, à partir de la dernière lette, « taw » qui signifie le signe, les différentes lettres se présentent successivement devant Dieu pour créer le monde. Il les écarte les unes après les autres, mais retient « bet », la deuxième lettre qui a valeur 2 pour créer le monde.
La même tradition enseigne que d’une part les lettres sont des anges et que d’autre part, à chaque âme sur terre correspond une lettre de l’écriture, chaque âme étant une lettre et devant y trouver sa place.
L’alphabet hébreu est structuré en 3 lettres mères, 7 lettres redoublées et 12 lettres simples, elles ont chacune une valeur numérique qui traduit une réalité.
Un exemple, le mot NOM se dit CHEM en hébreu et possède une valeur numérique de 300+40=340 et le mot NOMBRE se dit SEPHAR et possède la même valeur numérique à savoir 60+80+200=340. On nomme Guématrie cette méthode qui établit une correspondance entre les lettres, les mots mais aussi les versets de la Bible, correspondance qui permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans l’interprétation des textes sacrés.
Les séphiroths sont les émanations de la puissance divine. Ils sont au nombre de 10 et constituent avec les 22 lettres de l’alphabet hébreu, les 32 mystérieux chemins de la Sagesse selon lesquels Dieu a crée le monde.
Chaque séphira est l’archétype d’un membre ou d’un organe de l’homme et la totalité des séphiroths constituent, "l’Homme d’En Haut ", ou l’Adam Kadmon, l’Adam Primordial.
Petite parenthèse, l’ésotérisme s’appuie sur un principe écrit dans la Table d’Emeraude qui proclame que tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, le microcosme correspondant au macrocosme et vice-versa.
Je ne vais pas trop insister sur les séphiroths, juste vous donner leurs noms. La première est KETHER, la Couronne et la dixième est MALKHUT, le Royaume. Les autres séphiroths unissent donc la tête, point suprême où commencent les mystères intelligibles au Royaume.
De KETHER émanent successivement, HOCHMAH, la Sagesse, l’intelligence, BINAH, la Mère, HESED, la Miséricorde, GEBURAH la Rigueur, le Jugement, TIPHERET, la Beauté, NETSAH, l’Eternité, HOD, la Gloire et YESOD, le fondement.
Un travail sur l’Arbre de Vie vous donnera plus d’explications sur l’importance des séphiroths dans la Kabbale, mais à ce stade de ma planche, je dois vous avouer qu’il me faut rester humble par rapport à la masse de connaissances qui relèvent de ce sujet.
Cependant, dans ma recherche des causes premières de la Création, j’ai été interpellé par cette idée développée dans le Zohar, qui met en évidence, au-dessus du monde des séphiroths "par lequel Dieu se manifeste ", un monde caché appelé EN-SOPH, la « Volonté Suprême », un monde sans commencement ni fin, sans limites qui demeure totalement inaccessible à l’homme. Il existe donc une limite à notre connaissance et à notre compréhension, une idée que l’on ne pourra jamais atteindre, un infini jamais explicable avec des concepts humains.
Et pourtant la Création du monde s’explique selon la Kabbale par une contraction de L’EN-SOPH, contraction nommée tsimtsoum qui a permis l’apparition d’un vide dans lequel allait se manifester le miroir de l’existence. Puis, nous l’avons déjà évoqué, un rayon de lumière a été produit, venant de l’En-Soph, rayon qui s’est manifesté à dix niveaux différents connus sous le nom de séphiroths.
En fait et pour résumer, l’Univers a été crée, selon la Kabbale par une rétractation divine, du néant a surgi la lumière qui a progressivement installé la nature et la Vie.
Si l’on rapproche une dernière fois le Zohar et l’évangile de St Jean on comprend aisément que le Verbe et le Premier Rayon de Lumière procèdent du même concept.
Voulant expliquer le phénomène de la Création par des moyens plus scientifiques, j’ai cherché du côté de la mécanique quantique, en essayant de répondre à cette question fondamentale, existe-t-il des vides créateurs de Lumière et de matière ?
Pour répondre à cette interrogation primordiale, je dois d’abord vous expliquer succinctement ce qu’est la mécanique quantique.
Développée au début du 20ème siècle, la mécanique quantique est la théorie qui décrit le monde microscopique des atomes et des particules. Elle remet en question la physique classique, héritage de Newton et de Galilée.Pendant longtemps, on a cru que le fonctionnement du monde atomique, inaccessible directement à nos sens était similaire à celui du monde macroscopique, celui de la vie de tous les jours. On ne faisait qu’appliquer le fameux « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », d’Hermès Trimégiste. On croyait par exemple, que l’atome ressemblait à un système solaire miniature, les électrons jouant le rôle de planètes autour du noyau. En fait, il n’en est rien. Le principe d’incertitude de Heisenberg explique à ce sujet que l’on ne peut pas connaître précisément à la fois, la position et la vitesse d’une particule et qu’en général, un électron ne possède pas une vitesse et une position bien définie, alors aller leur imaginer des orbite au sein de micros systèmes solaires, c’est totalement impossible.
Ces concepts de position et de vitesse tirés de la vie courante perdent leur sens dans le monde quantique.
Autre principe « révolutionnaire », une particule peut pendant un laps de temps infime, se trouver à deux endroits à la fois, on dit qu’elle est dans un état superposé, à la fois ici et là-bas.
Je passe enfin, sur la notion encore plus déroutante de téléportation quantique, pour vous dire que nous ne sommes pas dans la science-fiction et que la mécanique quantique est une science totalement exacte.
Et l’explication de la Création, où s’inscrit-elle ?
Selon la théorie des quantas, notre Univers est bien issu d’un vide, mais celui-ci contenait « quelque chose », le néant absolu n’ayant pas existé. En fait ce vide d’avant la Création était plein d’énergie, de champs et de particules, à l’état virtuel, de la matière et de l’anti-matière apparaissant et disparaissant comme des bulles de savon.
Notre monde actuel serait issu de la fluctuation de ce vide non vide(la Cabale parle de rétractation) qui aurait donné à l’Univers son propre espace-temps, ses lois, sa physique et plus important encore, la façon dont s’est brisée l’Unité originelle pour engendrer les forces et les particules que nous y trouvons. L’élément décisif dans la théorie quantique est la densité de l’Univers au moment de la Création ; si celle-ci est élevée alors l’espace temps se courbe, la gravitation l’emporte et l’Univers SE CONTRACTE. Nous y sommes, contraction, rétractation, même si les phénomènes ne sont pas rigoureusement similaires, tous cela procède du même concept.
Pour le physicien quantique, le vide est l’état latent de la réalité et la matière son état manifeste, il y a eu brisure du vide dans la Lumière ce qui a crée la matière ; « et le Verbe s’est fait chair »(St Jean), « la lumière infinie dans l’espace vide est descendue et tous les mondes parfaits furent émanés(Kabbale). »
La Kabbale et le Prologue de St Jean nous proposent une explication allégorique de la Création. Dieu par son souffle divin a fait surgir du néant des particules latentes de matière et d’anti-matière ce qui a aboutit à la formation de l’Univers. Le vide évoqué dans le Zohar se retrouvant dans la notion de vide quantique.
Respectable Député Maître, avec ce travail, j’ai essayé de vous communiquer ma soif de connaissances qui m’a pris dés mon initiation. Le rôle du Maître Ecossais de St André est un rôle d’encadrement et de transmission, en tout cas c’est comme cela que je le conçois.
La Kabbale nous dit qu’elle ne peut être étudiée par des profanes ayant moins de quarante ans, qu’il faut attendre avant de s’engager sur la voie de la spiritualité, mais qu’il n’existe aucune limite à la soif de connaissance du cherchant, le rôle du Maître étant de canaliser celle-ci et non de la réfréner.
Comme Second et bientôt Premier Surveillant d’une loge de St Jean travaillant au Rite Ecossais Rectifié, et comme Maître Ecossais de St André, j’ai le devoir d’accroître constamment mes connaissances pour mieux les transmettre, mais aussi je dois être capable d’encourager et non de freiner tous mes frères, Compagnons et Apprentis qui cherchent sans compter pour apporter leur Pierre au Temple de notre Ordre.
Jean Baptiste Willermoz a mis beaucoup de temps pour écrire le rituel de Maître Ecossais de St André, il l’a voulu parfait et complet.
Ce grand maçon, créateur du Régime Ecossais Rectifié, fut initié à l’âge de vingt ans et Vénérable de sa loge deux ans après. Passionné de maçonnerie, il rédigea les premiers rituels après avoir passé une multitude de Hauts Grades. Son but créer une synthèse parfaite et complète de tous les rites existant à la fin du 18ème siècle.
Aujourd’hui et pour faire honneur à ce qu’il nous a légué, nous nous devons de travailler sans relâche à notre perfectionnement en cherchant sans préjugés ni limites à comprendre tout ce que les différents rites peuvent nous apporter dans la compréhension de nos propres rituels.
Le rôle du Maître Ecossais de St André est triple. Il doit avant tout se former pour pouvoir répondre aux demandes des frères des loges bleues. Il doit ensuite encadrer les ateliers travaillant aux trois grades du Rite Ecossais Rectifié en veillant à la stricte observance des rituels et à la qualité des cérémonies Enfin il doit transmettre au sens cabaliste du terme, tel le Maître qui donne la Connaissance à celui qui deviendra un jour Maître à son tour.
Nietzsche disait : « Tout Maître n’a qu’un seul élève, mais il arrive qu’un jour l’élève dépasse le Maître ».
C’est un beau challenge et une noble mission que de faire de nos apprentis des compagnons et de nos compagnons des maîtres, c’est le sens de notre chaîne d’Union, c’est une grande responsabilité, mais c’est aussi une grande fierté d’appartenir à ce Rite, transmis de générations en générations, dans la plus pure Tradition maçonnique.

Source : http://hautsgrades.over-blog.com

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 04:55

Nous terminons tous nos prises de paroles par deux mots tout simples et qui ne semblent, à priori, souffrir aucune contradiction : V\ M\ et vous tous mes F\ et SS\; en vos grades et qualités, j’ai dit »
Je : première personne du singulier - donc moi.
Ai dit : passé composé du verbe dire : donc c’est déjà du passé - je l’ai dit - Impossible de faire machine arrière, je l’ai dit et cela a été entendu. Ma responsabilité a donc bien été engagée.
Mais qui y a-t-il sous ces deux petits mots : J’ai dit ?
1er temps : J’ai dit : Où ?
2ème temps : J’ai dit quand ?
3ème temps : J’ai dit Comment ?
4ème temps : J’ai dit A Qui?
5ème temps : J’ai dit Quoi
6ème temps : J’ai dit Pourquoi
1er temps : J’ai dit Où : J’ai parlé, à l’abri du monde profane, dans un temple maçonnique, entourée de FF\ et SS\ qui m’ont écoutée
2ème temps : J’ai dit Quand : J’ai parlé, après avoir demandé la parole, rituellement, en frappant distinctement dans mes mains pour attirer l’attention du Surveillant de ma colonne et seulement après que celui –ci m’ait donné la parole, après avoir eu à son tour l’aval du V\ M\
- Le Surveillant de ma colonne : « V\ M\ - Une S\ de ma colonne demande la parole »
- Le V\ M\ « F\ Surveillant, donnez lui la parole »
- Le Surveillant de ma colonne : « Ma S\ vous avez la parole »
3ème temps : J’ai dit Comment : Debout, toujours face à l’Or\ à l’ordre, les pieds en équerre,le pied gauche en avant et le talon droit derrière le talon gauche, la main droite horizontale, l’index contre la gorge, les quatre doigts serrés, le pouce écarté en forme d’équerre. Le bras droit est horizontal, formant équerre avec le thorax. Le bras gauche tombe naturellement le long du corps (extrait du mémento du 1er degré). Je parle donc, en étant à l’ordre, et ma main placée en équerre contre ma gorge (l’équerre, un des plus beaux symboles de la maçonnerie puisqu’elle est l’emblème de la droiture et de la rectitude) m’oblige à contenir le bouillonnement des passions qui pourraient s’agiter dans ma poitrine et préserver ainsi ma tête de toute exaltation fébrile, susceptible de compromettre ma lucidité. (mémento de l’apprenti)
A l’ordre donc, je suis donc en possession de moi-même et je m’attache à tout juger avec impartialité, n’oubliant pas non plus que tous mes actes et paroles doivent s’inspirer du sentiment d’Equité, et d’impartialité.
Je dis aussi en gardant un esprit positif et je parle avec mesure.
4ème temps : J’ai dit A QUI :
Si je parle en tant qu’officier : Je m’adresse au V\ M\ et à l’ensemble des FF\ et SS\ assise et non debout pour bien faire la différence, pour lire par exemple les règlements généraux en tant qu’orateur, pour informer la loge des finances en tant que trésorier, pour demander la parole pour un Frère ou une S\ en tant que premier ou deuxième surveillant etc..
Si je parle en tant que membre de la loge : Je vais parler pour répondre à une question posée par un F\ ou une S\ de l’At\ par exemple. mais je ne le ferais pas directement, ayant à l’esprit que chez nous la parole circule de façon triangulaire, en passant toujours par le V\ M\ et non directement. Si je souhaite à mon tour poser une question à un membre en particulier de la Loge, je dirais : « V\ M\ je souhaite que notre F\ Jean (par exemple) puisse nous expliquer …etc etc… »
.Mon intervention n’a pas non plus comme but de remercier et de féliciter l’orateur. Ce F\ ou cette S\ ne vient pas ici pour chercher une quelconque gratification personnelle même si cela est tentant et que dans notre monde profane, la reconnaissance n’est souvent pas de mise. Car le maçon qui nous présente sa planche ne fait que respecter son engagement à travailler à son développement moral, intellectuel et spirituel pour le bien de tous et que le travail étant un des principaux devoirs du F\ M\, Il en est même le premier.
5ème temps : Je dis QUOI : Avant toute intervention de ma part, et engageant ma responsabilité, il me parait important de réfléchir aux conséquences de mes propos et à l’interprétation que l’on peut en faire.
C’est pourquoi tout en m’exprimant sur un sujet, je garde toujours en mémoire l’article 5 de notre Constitution qui stipule entre autre que « toutes discussions ou débats ayant trait aux questions sociales ou religieuses ne pourront, en aucun cas, avoir d’autre but que d’éclairer les membres et leur permettre de remplir en meilleure connaissance de cause, leurs devoirs de francs-maçons
Je vais donc énoncer ma pensée par des paroles prononcées de manière que les autres la comprennent. Je vais non simplement dire, terme du langage courant qui veut simplement rendre sa pensée par des paroles prononcées de manière à ce que les autres la comprennent mais néanmoins, je vais aussi m’exprimer en agissant par une sorte de pression sur l’imagination ou sur le cœur. Je vais formuler ma pensée en la présentant de manière intelligible et je vais l’exprimer en la présentant de manière sensible.
Je vais donc parler dans le silence de mes FF\ et SS\ , traduisant ainsi ma réflexion, revendiquant mes mots comme étant les miens propres, mais indiquant également que je viens de faire miennes les formules et les expressions d’un autre auteur que je viens de citer, par exemple.
Je vais donc dire et je dis dans le respect des autres et dans leur différence, sachant que chacun fera l’effort de m’entendre et de me comprendre, sans préjugé et sans jugement hâtif, avec une ouverture d’esprit telle qu’aucun désaccord ne pourra s’instaurer puisqu’ils auront pu accueillir une divergence d’idée, un point de vue original et ce sans à priori.
Je vais traduire mes idées avec des mots qui ont un sens et qu’il est important de respecter afin que tous dans l’assemblée comprennent ce que je dis,. Pour cela un vocabulaire simple est le mieux approprié « Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement » nous a dit Monsieur De la Bruyère.
Je vais donc parler en faisant l’effort de me mettre à la portée de tous et toutes en n’ayant garde d’oublier que si un Apprenti n’est pas un Maître,un Maître reste un apprenti éternel. Et que l’un comme l’autre doivent toujours pouvoir se remettre en question de même que si la rigueur est de mise, l’indulgence envers les autres l’est aussi.
Je vais donc exprimer ma propre pensée en essayant de formuler mon opinion et mon propre jugement dans le but de faire avancer la réflexion commune, en éviter la redite d’idées déjà exprimées ;
Alors je dis, pas trop longtemps, laissant ainsi à chacun le loisir de s’exprimer à leur tour car il ne s’agit pas de refaire la planche qui vient d’être présentée ni même d’en refaire une autre sur le même sujet. Et si j’apporte une rectification, je prends quelques précautions oratoires, par simple correction envers celui ou celle qui vient d’énoncer quelque chose telles que « Il me semble que notre S\ n’est pas tout à fait dans le vrai quand elle relate telle chose… ou si je tiens également à ajouter une petite précision … etc etc.
Mais à peine ais-je dit que c’est déjà passé et que l’on est à présent dans le nouvel instant. J’ai dit et j’ai terminé mon discours.
Mais, au fait l’a-t-on bien entendu et compris car ne perdons pas de vue qu’il y a au moins 9 possibilités de s’entendre :
1° - Ce que je pense
2° - Ce que je veux dire
3° - Ce que je crois dire
4° - Ce que je dis
Ces quatre premiers points étant du ressort de ma responsabilité. Mais il y a aussi vous
5° - Ce que vous voulez entendre
6° - Ce que vous entendez
7° - Ce que vous croyez comprendre
8° - Et ce que vous voulez comprendre
Et cette neuvième possibilité qui résume et englobe à elle seule toutes ces possibilités émises successivement : « Ce que vous comprenez » - ceci étant bien sûr du ressort de votre responsabilité.
6ème temps : J’ai dit POURQUOI : Au fait, pourquoi ais-je parlé ? Pour faire comme les autres ? pour attirer l’attention des FF\ et SS\ sur ma précieuse personne ? Pour faire étalage de mon érudition, de mon savoir et de mes connaissances ?? J’ose croire mes FF\ et SS\ que cette façon de procéder n’est pas de mise dans nos ateliers. J’ai dit parce que la contribution que je vais apporter dans la discussion et les débats qui s’instaurent me semble avoir du sens. J’ai dit parce que je n’ai pas tout à fait compris l’intervention d’un F\ ou d’une S\ et que je souhaiterai des précisions complémentaires ou j’ai dit pour apporter par exemple une référence livresque sur le sujet présenté et cela est admissible en loge car il est toujours intéressant de donner le maximum de précisions afin que ceux et celles qui désirent aller plus dans leur réflexion puisse consulter l’ouvrage cité s’ils le désirent.
Donc j’ai dit : phrase qui semble péremptoire, décisive et définitive, clôturant ainsi la discussion : « V\ M\ ,et vous tous, mes FF\ et SS\ en vos grades et qualités, J’ai dit. »
« J’ai dit », semble vouloir détruire d’avance toute objection et pourtant, comble de l’ironie, alors qu’en disant simplement ces deux petits mots « J’ai dit » tout devrait indiquer qu’il n’y a plus rien à ajouter, ni à retrancher à mes paroles, rien n’est alors définitif, car le F\ M\ ne professe aucun dogme. Il travaille sans cesse à la recherche de la Vérité..
Et c’est à ce moment là, dans la quiétude de notre temple, entourés de toutes parts de FF\ et SS\ fraternels, tolérants et ouverts que le débat et l’échange d’idées, d’arguments et de vues contradictoires sans aucune altercation, ni mésentente, polémique et ni critique s’échange et se développe harmonieusement au sein de notre loge. Chacun apportant sa pierre et chacun d’entre nous les triant et les sélectionnant pour se les approprier et en faire sa synthèse personnelle.
Où ailleurs que dans un Temple, un tel échange désintéressé, généreux et fructueux peut-il avoir lieu lorsque l’amour règne parmi les hommes et que la joie est dans les cœurs, même au cœur de discussions et de débats animés ?. Mes FF\ et mes SS\ je vous le demande ?.
Ayant donc pu, mes FF\ et SS\., en toute liberté de pensées et d’expressions m’adresser à vous tous ce soir, en n’ayant garde d’oublier que l’humour a sa place chez nous, je terminerai en citant une phrase célèbre de notre défunt F\ Pierre DAC humoriste F\ M\ dans « Les Pensées »
« Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir »
Et je peux donc maintenant clore cette planche et vous dire en toute tranquillité : « V\ M\ et vous tous mes FF\ et SS\ en vos grades et qualités - j’ai dit. »

Source : www.ledifice.net

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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 05:22

« J’ai dit » : ces 3 petits mots, chacune de nous les a prononcé à la fin d’une planche, d’une prise de parole. Ils sont là faisant partie d’un rituel caché, d’une ponctuation habituelle, d’une forme de politesse. Que signifient-ils ? Qu’impliquent-ils ? Pourquoi les prononce-t-on ? Telles sont les questions que je me suis posées et sur lesquelles, ce soir, je souhaite partager avec vous ma part de réflexion.
« J’ai dit », 3 mots curieusement composés d’1, 2 et 3 lettres comme pour marquer une progression personnelle invisible. Ces mots peuvent signifier « action » et « achèvement » à l’image de l’alpha et l’oméga, c'est-à-dire qu’ils synthétiseraient la réflexion et la recherche sur le sujet, la formulation de la réflexion et l’exposé d’un travail personnel qui est suivi d’une ouverture vers l’échange sur le thème choisi. Cela me fait penser à une descente intérieure qui est suivie d’une ouverture sur le monde tant matérielle que spirituelle. « J’ai dit », 3 mots de poids dans notre vocabulaire maçonnique.
Au fur et à mesure de ma recherche, mon travail s’est construit volontairement autour de 3 axes et en ce sens il est loin d’être exhaustif.
Ces 3 axes sont :
« L’engagement et la responsabilité de ses propos
« L’usage des mots ou l’art de la rhétorique
« Le Partage et la transmission

« L’engagement et la responsabilité de ses propos
Le fait de m’exprimer à la première personne du singulier en disant « JE », c’est m’impliquer directement, c’est affirmer que je suis responsable de mes propos. Le passé composé donne à l’expression « J’ai dit » un caractère solennel et définitif. Ce qui a été dit et entendu par l’auditoire revêt dès lors un caractère irréversible m’impliquant directement. Cet aspect du passé révolu exprime aussi une volonté de progression, de perfectibilité à l’image de l’esprit qui m’anime dans ma démarche en F\M\.
Quand je me suis engagée dans notre ordre initiatique, j’ai découvert les composantes du rite de l’obédience qui m’a reçue parmi lesquels les symboles, les gestes, les attitudes et … LES MOTS. Et notre travail maçonnique passe en premier lieu par des mots. Mais avons-nous toujours conscience du poids des mots ? Lors de notre initiation, notre engagement est scellé par les mots que nous disons en réponse au serment formulé : « oui, je m’y engage » ou « oui, je le jure ». Par ces mots, j’ai pris de ma libre volonté la responsabilité de donner à ma vie un nouveau départ, de chercher par moi-même et en moi-même au travers des outils qui me sont donnés les axes de réflexion qui me permettent de mieux me comprendre, de mieux comprendre les individualités qui m’entourent, de voir ce qui ne se voit pas et ainsi d’œuvrer au perfectionnement du moi profond et dont le rayonnement tend vers l’humanité tel que le rappelle notre rituel par la phrase « pour que nous poursuivions au dehors l’œuvre commencée dans le Temple ». Par la suite, mon engagement se traduit par ma présence aux tenues, ma participation au travers de mes planches ou par mes prises de paroles à l’issue des travaux présentés par mes SS\.
Le « J’ai dit » tourne une page pour en ouvrir une nouvelle où rien n’est définitivement scellé, mais demeure en construction. A l’invitation de la V\M\, les SS\ demandent la parole pour apporter leur point de vue, leur expérience … en bref, leur pierre à l’édifice de la pensée en permanente évolution car dans le domaine de la pensée et de son expression, rien n’est figé contrairement à l’écrit.

L’usage des mots ou l’art de la rhétorique
Pour moi, « J’ai dit » résume l’action passée sur laquelle il est impossible de revenir en arrière mais qui peut néanmoins avoir des répercussions immédiates ou futures. D’où la nécessité de réfléchir et de mesurer mes propos car toute parole prononcée peut être reçue de manière différente par mon auditoire. Ainsi « J’ai dit » c’est le pavé mosaïque de mon intervention. L’art de mettre en forme les mots pour bien faire passer un message, n’est-ce pas ça l’art de la rhétorique ? Or, la F\M\ nous enseigne les techniques de la mise en œuvre des moyens d’expression de la pensée. Comment ? D’abord, par le silence au grade d’apprentie, symbole de germination, d’introspection. Un silence constructif qui nous oblige à l’observation, aux premiers questionnements et à la réflexion. Puis, compagnonne et ensuite maîtresse, la mise en œuvre de l’expression de la pensée passe par la prise de parole demandée et autorisée qui nous incite à bien poser notre idée pour l’exprimer. Car la parole est ambivalente : elle peut soit blesser, soit soulager. Cela me ramène au ciseau et au maillet qui, mal utilisés, peuvent abîmer l’œuvre en construction et mettre en péril l’édifice ainsi fragilisé.
Dans ce travail comme dans mes interventions, je dois tenter de veiller au meilleur usage possible du mot afin que, comme une bonne parabole, il soit le plus proche possible de ce qui me meut intérieurement mais aussi de mon vécu extérieur. C’est d’aller de l’invisible vers le visible par les mots. C’est « imaginé » ma pensée par le souffle du verbe, du mot. Bref, c’est « corporaliser » * (donner du corps à) l’ineffable.

Le partage et la transmission
Notre travail maçonnique est la déclinaison de notre recherche sur nous-même.
Pour moi, c’est là que se situe le secret de la F\M\. Comment expliquer ce qui est une recherche intérieure personnelle ? Cependant, à l’aide des outils et du rituel le devoir de l’initiée est de transmettre ce qu’elle a reçu de l’enseignement maçonnique et qui l’a conduite un peu plus en avant sur la voie de la Vérité et de la Connaissance. A l’image des « ouvrières qui se lèvent et se remplacent » comme dans la chaîne d’union, c’est précisément dans le cadre de la transmission de nos connaissances personnelles et communes acquises dans le Temple que nous devons être vigilantes dans nos propos. En effet, la dérive sensitive (nous sommes prisonnières de notre corps) et l’exagération de l’intellectualisation des situations peuvent nous écarter de l’objectivité de l’enseignement maçonnique. Nous devons toujours veiller à ne pas nous laisser emporter par nos métaux et nous devons sans cesse veiller à maîtriser nos passions qui peuvent vite nous faire retomber dans le monde profane.
Comme je le disais au début de cette planche, « J’ai dit » peut symboliser l’alpha et l’oméga de ma pensée, de ma réflexion qui est suivie d’une ouverture vers un échange avec les SS\ de la Loge. « J’ai dit » c’est en quelque sorte le couperet qui tombe à l’image de notre signe pénal quand la main retombe le long du corps après avoir tranché la gorge, canal du souffle et de la voix. Chaque S\ de la Loge est invitée à apporter sa pierre, sa contribution à l’édifice en construction. Ainsi, de la somme des tous les « j’ai dit » émerge finalement un « nous avons dit » qui permet d’élaborer un ensemble collectif, une œuvre commune où tous les « j’ai dit » trouveront leur point de convergence dans des lignes directrices cohérentes, résumées par les conclusions de notre S\ Oratrice. J’ai en illustration de mes propos, nos travaux collectifs que nous réalisons comme les questions à l’étude des Loges. Dans ce cadre, chacune expose son point de vue individuel qui va enrichir le travail commun pour ensuite élever la connaissance de chacune et éclairer l’ensemble des membres de la Loge.

Conclusion :
Voici exposé en quelques lignes, ma réflexion sur « J’ai dit ». Je ne détiens pas LA VERITE, ceci n’est l’affirmation que de MA VERITE. « J’ai dit » n’est simplement que l’expression de mon vécu personnel, de mes observations, de mes actions tant dans le monde profane que parmi vous mes SS\ au sein de cette Loge ou lors de voyages dans d’autres ateliers de notre obédience. En F\M\, de ce « J’ai dit » doit ressortir un échange enrichissant sur les expériences et les vécus, les ressentis avec un souci d’enseignement et de transmission et non pas un appel aux critiques comme dans le monde profane. Là est la différence, cette différence que nous avons un jour décidé de comprendre et d’accepter en frappant à la porte du Temple.
Ce travail que je vous ai présenté ce soir, j’en ai pesé chaque mot pour leur donner force et vigueur et j’en proclame leur puissance par cette affirmation qui signe et scelle mon travail : « J’AI DIT ».

(*) corporaliser : ce verbe n’existe pas. Je l’ai inventé pour donner du poids à « donner un corps à ».

Source : www.ledifice.net

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:19

Le hasard mais au fait existe-t-il vraiment (cela pourrait être un très bon sujet de planche). Donc ce hasard a voulu que lors de notre tenu du 21 mars (tenue quelque peu mouvementé) notre frère Gérald qui avait en charge de présenter les 5 minutes de symbolisme traditionnel de la loge est choisit comme sujet « j’ai dit ».

Quelle ne fus pas ma surprise de constater que j’avais choisit le même sujet comme thème de ma planche que j’avais prévu de vous lire pour le troisième trimestre. Les grands esprits se rencontrent à ta coutume de dire. Gérald vous a servit les amuse gueule et moi je vous livre le plat de résistance.

Mon frère 2ème surveillant et moi avons eu les mêmes lectures et références ce qui expliquera quelques répétitions. En effet n’ayant pas fait un grand parcourt scolaire, j’ai parfois besoins d’avoir un peu d’aide et de matière pour mettre dans un écris compréhensible toutes les idées qui m’agite. J’y peu y puiser une source d’inspiration mais certainement pas une planche dans l’intégralité. On peut y prendre quelques idées par ci par là ou quelques formulations, mais c’est tout. Le vrai travail vient du cœur et c’est le seul qui a de la valeur.

Le travail que je vais vous lire donc ce soir à pour thème une formulation que nous employons tous s’en vraiment nous rendre compte de sa signification et de son implication. C’est souvent ces toutes petites choses qui font toute la différence et qui donnent un sens à ce que nous faisons ou nous disons. Et cette formulation est « j’ai dit ».

Oui, « J’ai dit », et je pourrais des à présent m’arrêter la dans lecture de ma planche. Ce « j’ai dit » affirmatif et péremptoire ne supporte aucune autre circonvolution dialectique.
En Asie du sud est je ne me souviens plus quelle peuplade. A pour habitude à chaque fois que quelqu’un prend la parole de ponctuer son discourt de claquement de mains comme pour donner plus de poids à sont discourt et pour être sur de garder l’attention de l’assemblé. Nous autres en Loge n’en sommes pas là, mais il existe une certaine similitude quant au résultat. Ces trois petits mots que nous employons tous pour finir une planche ou une intervention et cela quelque soit notre grade ou fonction au sein d’une Loge, ne sont pourtant pas si anodins.

Ce « j’ai dit » est le miroir de notre personnalité, de nos attentes et aspirations. Il est une émanation de notre être. Comme des petites pierres blanches que nous semons derrière nous comme le petit Poucet. Sans lui nos planches seraient comme des coquilles vides et sans âmes, impersonnel et froides.
Ce j’ai dit c’est la vie, c’est l’étincelle de lumière dans les ténèbres « et les ténèbres ne l’on point saisit ». Que nous soyons Maître avec toutes nos années et notre expérience maçonnique derrière nous et qui peuvent donc fort de cela nous conférer une certaine légitimité qu’en nous affirmons ce « j’ai dit » ou alors tous simplement être un jeune initié qui du haut de sa jeune vie maçonnique peut lui aussi employer cette affirmation, nous fait nous retrouver tous égaux avec et par ces simples mots.

Nous sommes un peu comme les indiens peaux rouges d’Amérique qui terminaient leurs phrases d’un « Hugh ».

Ce « J’ai dit » marque une action accomplie dont elle est la ponctuation finale et elle lui donne par le fait une forme à caractère solennel.

Ce JE donc MOI, Ai Dit, au passé composé du verbe dire. Donc c’est déjà du passé. Et il est composé de toutes mes émotions et mes pensées. C’est plus que du passé simple, je dirai même que c’est du passé recomposé. Je l’ai Dit, impossible de faire machine arrière, je l’ai dit et cela a été entendu. Ma responsabilité a donc bien été engagée.

Le fait de s’exprimer à la première personne du singulier en disant JE c’est s’impliquer directement, c’est affirmer que l’on est responsable de ces propos. Ce n’est ni le ON ou le NOUS bien commode et qui n’impliquent pas directement la personne et qui lui permet de s’abriter derrière un anonymat de façade.

Notre frère Gérald l’a dit, le passé composé utilisé qui en plus d’exprimer une action révolu et irréversible induit aussi une volonté de progression, de perfectibilité par le temps employé et on c’est tous que le temps peut améliorer les choses et nous aider à prendre du recul et à analyser les évènements.

Il veut dire aussi que « dans le passé je me suis exprimé ainsi, mais je continue à réfléchir, à méditer pour poursuivre mon travail ».

Le « Jai dit » tourne une page pour en commencer une nouvelle ou rien n’est définitivement formalisé, mais demeure en perpétuelle élaboration et en constant devenir à l’image de l’esprit qui nous anime dans notre démarche en Franc-maçonnerie.

Quand je me suis engagée sur ce chemin initiatique qu’est la Franc-maçonnerie, j’ai découvert les composantes d’un rite, le R\ E\ A\ A\ et avec lui les symboles, les gestes, les attitudes et…LES MOTS. Et notre travail maçonnique passe en premier lieu par des mots. Mais avons-nous toujours conscience du poids des mots ?

Le Franc-maçon est depuis toujours homme de discourt, et la Loge, le lieu d’expression et de conservation de l’art de la rhétorique. Et la parole et le Verbe sont des outils que nous apprenons à maitriser. Comme le dit si bien le prologue de st Jean que nous récite le Frère Orateur en début de tenu. Mais si la parole est facile à maitriser le Verbe lui est difficile. Mais ceci est un autre propos qui pourrait être le sujet d’une autre planche.

Pour en revenir à notre thème de ce soir. Lors de notre initiation, notre engagement est scellé par les mots que nous disons en réponse au serment formulé : « oui, je m’y engage » ou « oui, je le jure ».
Par ces mots, j’ai pris de ma libre volonté la responsabilité de donner à ma vie un nouveau départ, de chercher par moi-même et en moi-même au travers des outils qui me sont donnés les axes de réflexion qui me permettent de mieux me comprendre, de mieux comprendre les individualités qui m’entourent, de voir ce qui ne se voit pas et ainsi d’œuvrer au perfectionnement du moi profond et dont le rayonnement tend vers l’humanité tel que le rappelle notre rituel par la phrase « pour que nous poursuivions au dehors l’œuvre commencée dans le Temple ».

Par la suite, mon engagement se traduit par ma présence aux tenues, ma participation au travers de mes planches ou par mes prises de paroles à l’issue des travaux présentés par les autres Sœurs et Frères de l’atelier.

Le « J’ai dit » comme je le disais plus haut, tourne une page pour en ouvrir une nouvelle où rien n’est définitivement scellé, mais demeure en construction et cela chaque fois qu’une sœur ou un frère demandent la parole pour apporter leur point de vue, leur expérience…en bref, leur pierre à l’édifice de la pensée en permanente évolution car dans le domaine de la pensée et de son expression, rien n’est figé contrairement à l’écrit.

Dans ce temps d’expression et d’intervention, nous nous exprimons en utilisant nos capacités optimales en condensant et synthétisant notre pensée, en nous efforçant toujours d’aller à l’essentiel. Cette fin de l’intervention orale ponctuée du « j’ai dit » est accompagnée du signe pénal du degré et pour ce qui nous intéresse ce soir celui du 1er degré.

Ce signe d’ordre nous rappel qu’il nous faut maitriser nos passions pour pouvoir traduire nos idées avec des mots qui ont un sens et qu’il est important de respecter afin que tous dans l’assemblée comprennent ce que nous disons.

Or, la Franc-maçonnerie nous enseigne les techniques de la mise en œuvre des moyens d’expression de la pensée. Comment ? D’abord, par le silence au grade d’apprentie, symbole de germination et d’introspection. Un silence constructif qui nous oblige à l’observation, aux premiers questionnements et à la réflexion. Puis, compagnon et ensuite maître, la mise en œuvre de l’expression de la pensée passe par la prise de parole demandée et autorisée qui nous incite à bien poser notre idée pour l’exprimer. Car la parole est ambivalente : elle peut soit blesser, soit soulager. Cela me ramène au ciseau et au maillet qui, mal utilisés, peuvent abîmer l’œuvre en construction et mettre en péril l’édifice ainsi fragilisé.

Grace à cela je vais donc parler en faisant l’effort de me mettre à la portée de tous et toutes en n’ayant garde d’oublier que si un Apprenti n’est pas un Maître, un Maître reste un apprenti éternel. Et que l’un comme l’autre doivent toujours pouvoir se remettre en question de même que si la rigueur est de mise, l’indulgence envers les autres l’est aussi. Mais à peine ais-je dis que c’est déjà passé et que l’on est à présent dans le nouvel instant.
J’ai dit et j’ai terminé mon discours.

Mais, au fait l’a-t-on bien entendu et compris, car ne perdons pas de vue qu’il y a au moins 9 possibilités de s’entendre :

1° - Par ce que je pense.
2° - Ce que je veux dire.
3° - Ce que je crois dire.
4° - Ce que je dis réellement.
Ces quatre premiers points étant du ressort de ma responsabilité. Mais il y a aussi vous tous et :
5° - Ce que vous voulez entendre.
6° - Ce que vous entendez.
7° - Ce que vous croyez comprendre.
8° - Et ce que vous voulez comprendre.
Et il reste cette neuvième possibilité qui résume et englobe à elle seule toutes ces possibilités émises successivement : « Ce que vous comprenez » - ceci étant bien sûr du ressort de votre responsabilité.

Mais au fait, pourquoi ais-je parlé ? Pour faire comme les autres ? Pour attirer l’attention des Sœurs et Frères sur ma précieuse personne ? Pour faire étalage de mon érudition, de mon savoir et de mes connaissances ? Je sais mes Sœurs et Frères que cette façon de procéder n’est pas de mise dans notre atelier.

J’ai dit tout simplement parce que la contribution que je vais apporter dans la discussion et les débats qui s’instaurent me semble avoir du sens. J’ai dit parce que je n’ai pas tout à fait compris l’intervention d’une Sœur ou d’un Frère et que je souhaiterai des précisions complémentaires ou j’ai dit pour apporter par exemple une référence livresque sur le sujet présenté car il est toujours intéressant de donner le maximum de précisions afin que ceux et celles qui désirent aller plus dans leur réflexion puisse consulter l’ouvrage cité s’ils le désirent.

Et c’est à ce moment là, dans la quiétude de notre temple, entourés de toutes parts de Sœurs et de Frères fraternels, tolérants et ouverts que le débat et l’échange d’idées, d’arguments et de vues contradictoires sans aucune altercation, ni mésentente, polémique et ni critique s’échange et se développe harmonieusement au sein de notre loge. Chacun apportant sa pierre et chacun d’entre nous les triant et les sélectionnant pour se les approprier et en faire sa synthèse personnelle.

Notre travail maçonnique est la déclinaison de notre recherche sur nous-mêmes. Pour moi, c’est là que se situe l’un des secrets de la Franc-maçonnerie.

En effet comment expliquer ce qui est une recherche intérieure personnelle ? Notre quête perpétuelle vers cette étincelle que nous avons en nous. Cette lumière revient comme source d'éclairage, de rayonnement et comme un indicateur du chemin à suivre par l'initié pour rester sur la « voie juste » du franc-maçon. Ainsi, quand la lumière apparaît à l'initié que nous sommes, après notre passage de la nuit à la vie, ou de l'obscurité à la lumière du temple, c'est pour éclairer notre « voie » d'apprentissage, après notre naissance à la vie maçonnique.

Il ne s'agit pas ici de la lumière que nous observons dans la vie profane, mais de celle que nous avons découverte après notre initiation, et qui nous permettra un travail véritable sur notre pierre et notre temple intérieure, pour nous maintenir dans la « voie juste » du bon maçon. La lumière n'éclaire l'esprit humain que lorsque plus rien ne s'oppose à son rayonnement. C'est tout le travail que nous devons effectuer chaque jour, de midi à minuit. Cependant, à l’aide des outils et du rituel, le devoir de l’initiée est de transmettre ce qu’elle a reçu de l’enseignement maçonnique et qui l’a conduite un peu plus en avant sur la voie de la Vérité et de la Connaissance. C’est un partage continu entre les Sœurs et les Frères symbolisé d’une façon physique par la Chaine d’Union.
Comme je le disais au début de cette planche, « J’ai dit » peut symboliser l’alpha et l’oméga de ma pensée, de ma réflexion qui est suivie d’une ouverture vers un échange avec les Sœurs et Frères de la Loge.

« J’ai dit » c’est en quelque sorte le couperet qui tombe à l’image de notre signe pénal quand la main retombe le long du corps après avoir tranché la gorge, canal du souffle et de la voix. Mais ce signe pénal nous permet aussi de réunir à nouveau le corps et l’esprit. Nous les avons séparé le temps de notre lecture mais il est temps après de les réunir à nouveau pour mettre en application nos paroles et nos actions. Ne serrais se que pour écrire car nous ne sommes pas encore des êtres de pures énergie qui ne communiquent que par la pensée.

Chaque Sœurs et Frères de la Loge est invitée à apporter sa pierre, sa contribution à l’édifice en construction. Ainsi, de la somme des tous les « j’ai dit » émerge finalement un « nous avons dit » qui permettons d’élaborer un ensemble collectif, une œuvre commune où tous les « j’ai dit » trouverons leur point de convergence dans des lignes directrices cohérentes, résumées par les conclusions de notre Frères Orateur.

Ce « j’ai dit » que nous employons est une affirmation de soi. Une réalité qui fait de nous des êtres vivant et que existe. Il n’y a qu’au sein de nos Loges que nous pouvons prendre conscience que nous sommes quelqu’un, que nous avons le pouvoir d’exprimer nos idées et nos opinions et tout cela avec l’écoute inconditionnel et bienveillante de nos Sœurs et de nos Frères.

La Franc-maçonnerie à cela de magique de pouvoir permettre à quelqu’un de s’exprimer en tant que JE. Dans le monde profane, à moins d’être extravertie et sur de soi et de ses qualités d’Homme avec un H majuscule, le « j’ai dit » se transforme plutôt pour les autres qui sont plus introverties et réservé en timide « je pense » ou « je crois ».

Nous sommes prisonniers dans ce monde profane du regard et du non écoute des autres. Car bien souvent on ne prend pas le temps d’écouter ce que la personne a à nous dire. Nous sommes des les premiers mots formulé, dans l’interprétation et la formulation de la réponse que nous voulons donner. Ce qui fait que nous arrêtons notre écoute et donc notre compréhension.

Oui, grâce à ce j’ai dit que nous formulons en loge, nous allons au delà de nos limites et préjugés. Nous nous extériorisons. Et ce sentiment d’exister vraiment n’a pas de prix. Il nous grandit en faisant de nous un élément d’un tout et non plus une pièce isolé et perdu dans la multitude.

J’ai dit et j’existe, je ne suis pas seul car ce j’ai dit est adressé à d’autre qui me reconnaisse comme interlocuteur.

Pour moi ce j’ai dit est primordial, il me donne la sensation et l’impression de maitriser pour une fois quelque chose. Je ne subis plus, je suis acteur. Je ne suis plus le pantin désarticulé et manipulé par les fils de la vie. J’ai coupé mes liens, je me suis émancipé et libéré. Même si ce « j’ai dit » ne dure que le temps d’une planche ou d’une intervention, il a le mérite d’exister et d’être là. Il peut à force de le dire en Loge me permettre de le vivre aussi à l’extérieur du Temple. Ne plus être spectateur impuissant et inutile. Cela va plus loin que le traditionnel « Je pense donc je suis » et qui ne s’adresse qu’à soi. Le j’ai dit est lancé à la face du monde comme un crie, une supplique qui à cessé d’être muette.
Ce j’ai dit me permet d’être encore vivant en ne sentant écouté et peut être compris. Il me fait me sentir moins seul, moins perdu et peut être me permettra t’il même d’espérée en un lendemain moins terne. Et peut être que avec beaucoup de temps et de travail, ce « j’ai dit » se transformera en « je dis » et même plu tard en « je dirais ».

Pourquoi ce j’ai dit si fort et si définitif de nos Loge ne pourrait il pas l’être tout le temps dans notre vie profane.

J’ai dit que je ne veux plus douter.
J’ai dit que je ne veux plus avoir peur de perdre trop tôt ceux que j’aime.
J’ai dit que la vie est plus forte que la mort.
J’ai dit que l’amour vaincra de tout.
J’ai dit vouloir briser le sablier de ma vie pour que le vent de l’oublie disperse le sable du temps et me fondre dans le néant.

Mais voila ce j’ai dit n’est pas un sésame qui nous délivre de tous nos tourments. Ce j’ai dit nous aide pourtant à nous redresser et nous tenir droit face à l’adversité et au tumulte de la vie. Même si parfois nous plions et fléchissons sous ses coups de boutoir. Ce j’ai dit enraciné comme un roseau plie mais ne se rompt pas. Je suis tombé dans le piège du j’ai dit, cette affirmation de soi qui en même temps de me faire prendre conscience de ce que j’écrivais pour cette planche me faisais prendre conscience en même temps aussi de tout le reste et de mon ras le bol. Est-ce le hasard qui m’a fait choisir ce sujet de planche ou est ce prémédité par une force supérieur. Je ne serais y répondre, mais le fait est là.

Cette planche je l’ai écrite en deux temps. Il y a un avant et un après, ce qui explique comme vous vous êtes certainement rendu compte de la différence de tournure de ce travail qui à pris un sens plus personnel. Un avant et un après une décision lourde de conséquence et idiotes, stupide et égoïste mais qui sur le moment présent semblait être la seule issue tellement j’étais noyé dans mes errances.

Ce j’ai dit qui met l’accent sur le « JE » et donc sur le « Soi même » a mis en avant un moment d’égoïsme ou je n’ai pensé cas moi. J’ai oublié tous ceux que j’aime et qui m’aime. Je vous ais oublié, vous tous mes amis. Je vous ai abandonné sur le bord du chemin sans même me retourner pour vous dire au revoir.

C’était idiot de ma part, je n’ai pas le monopole des problèmes et je ne suis pas le seul à trembler au risque de la perte trop prématuré d’un proche. Cette planche est aussi un exutoire dont vous êtes les spectateurs muets et attentifs. Je vous prends à témoins malgré vous et je le regrette. Mais si je le fais quand même c’est que vous n’êtes pas n’importe qui pour moi, vous êtes mes FRERES.

Je sais que cela n’est pas une solution, mais pendant un moment, même si petit qu’il soi. Quand la décision est prise et que l’on franchie la limite, que l’on n’a plus peur, plus d’angoisse que plus rien ne peut vous atteindre, on est comme libéré de ses entraves. On ce réapproprie sa vie, on en redevient le maitre.

Je l’ai dit, je l’ai fait, je suis libéré.

Et Pour finir sur une note plus légère. Ce « j’ai dit » qui correspond donc bien à « un nous avons dit » s’apparente dans ce contexte spécifique bien précis à un « c’est ce que je suis » et donc « c’est ce que nous sommes ».

Et je terminerai en citant une phrase d’un célèbre humoriste Franc-maçon dans son recueil « Les Pensées ». Je le cite : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir ».

J’ai dit.

Par W\ L\

Source : www.ledifice.net

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