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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 10:21

Statuts de l’association des tailleurs de pierre et maçons.

 

 Au nom de Dieu le Père, du Fils, du Saint-Esprit et de sainte Marie, mère de Dieu, de ses bienheureux saints serviteurs, les quatre saints couronnés de mémoire éternelle, nous considérons que pour conserver amitié, union et obéissance, fondement de tout bien, de toute utilité et bienfait de tous, princes, comtes, seigneurs, localités et couvents, devenus actuellement et dans le futur, Églises, bâtiments de pierre ou constructions, nous devons former une fraternelle communauté ; cela pour le bien et l’utilité de tous les Maîtres et Compagnons du corps de métier des travailleurs de pierre et des maçons en terre allemande, sur tout pour éviter toute discussion, échec, souci, dépenses et dommages provenant de désordres et de transgressions à la bonne règle. Nous nous engageons pour opérer tous les règlements pacifiquement et à l’amiable. Pour que notre entreprise chrétienne soit valable en tout temps, nous, Maîtres et Compagnons de ce dit métier, originaires de Spire, Strasbourg et Ratisbonne, en notre nom et au nom de tous les autres Maîtres et Compagnons du dit métier ci-dessus mentionné, nous avons rénové et clarifié les vieilles traditions et nous nous sommes constitués dans un esprit fraternel en un groupement et nous sommes engagés à observer fidèlement les règlements ci-dessous définis et cela pour nous mêmes et pour nos successeurs.

 

1) Celui qui veut entrer dans notre organisation fraternelle doit promettre d’observer tous les points et articles qui sont mentionnés dans ce livre.

 

2) Si un travailleur qui avait entamé un ouvrage honnêtement conçu venait à mourir, il faut que n’importe quel autre Maître expert en la matière puisse continuer l’Oeuvre pour la mener à bonne fin.

 

3) S’il se présente un compagnon compétent en la matière qui désire de l’avancement après avoir servi dans cette branche, on peut l’accepter.

 

4) Si un Maître vient à mourir sans avoir achevé l’Oeuvre entreprise et qu’un autre Maître s’y

attelle, celui-ci doit la mener à bonne fin sans l’abandonner à un troisième, et cela afin que ceux qui ont commandé le travail en question ne se trouvent pas engagés dans des frais exagérés qui porteraient préjudice à la mémoire du défunt.

 

5) Si un nouveau chantier se formait alors qu’il n’en existait pas auparavant, ou si un Maître mourait et qu’un autre le remplaçât, qui ne fit pas partie de cette corporation, il faut que le Maître qui détient les documents et les statuts de la corporation en vigueur dans cette région convoque un Maître remplaçant pour cette corporation et lui fasse jurer et promettre de maintenir tout en règle, selon le droit des travailleurs de pierre et des maçons ; quiconque s’opposerait à cette loi ne recevrait aucun soutien ni de Compagnon ni de Maître et aucun Compagnon de cette corporation n’entrerait dans son chantier.

 

6) Celui qui est sous la dépendance d’un seigneur, qu’il soit Maître ou Compagnon, ne doit être accepté dans la corporation qu’avec l’assentiment de son seigneur.

 

7) Si un chantier a été mis en train par exemple à Strasbourg, Cologne, Vienne et Passau, ou

autres lieux du même ressort, personne venant de l’extérieur ne doit en tirer profit.

 

8) Le Maître qui entre dans une telle entreprise (en cours) doit laisser le salaire jusqu’alors en usage.

 

9) Le salaire convenu doit revenir intégralement aux compagnons de la première heure.

 

10) Il (le Maître) doit en toutes circonstances se comporter avec correction envers les Compagnons, selon le droit et la coutume des tailleurs de pierre et maçons, conformément aux usages de la région.

 

11) Si un Maître a entrepris un chantier et que d’autres Maîtres viennent à passer, ceux-ci ne doivent en aucune manière prendre position avant que le premier se soit désisté de l’entreprise. Naturellement, ces derniers doivent être compétents. 12) Les Maîtres en question doivent conduire leurs travaux de telle manière que les bâtiments construits par eux soient impeccables durant le laps de temps déterminé par les usages de leur région.

 

13) S’il convient à quelque Maître d’entreprendre un autre travail concurremment au sien et qu’il ne puisse le mener à bonne fin et qu’un autre Maître s’y adonne, celui-ci doit le pousser à achèvement afin que l’Oeuvre ne reste pas inachevée. Mais si ce dernier n’a pas la compétence voulue pour aboutir comme il convient, il doit être repris et puni afin qu’on sache à quoi s’en tenir sur son compte.

 

14) Le ou les Maîtres qui entreprennent de pareils travaux ne doivent prendre à louage

de services que ceux qui sont compétents en la matière.

 

15) Si un Maître vient entreprendre un travail pour lequel il n’est pas compétent, aucun

Compagnon ne doit l’assister.

 

16) Deux Maîtres ne doivent pas entreprendre le même travail, à moins que l’on ne puisse terminer le travail dans le cours de la même année.

 

17) Chaque Maître qui réside dans son chantier ne doit pas avoir plus de deux aides. Et s’il avait un ou plusieurs chantiers extérieurs, il ne peut dépasser dans chacun d’eux plus de deux aides afin qu’il ne dépasse pas cinq aides dans l’ensemble de ses chantiers. Mais s’il perd un chantier, il doit employer les aides de celui-ci dans son autre chantier jusqu’à ce que la période d’engagement de ses aides soit révolue et il ne doit pas engager d’autres aides jusqu’à ce que le travail soit achevé.

 

18) Si un aide vient à faire défaut à un Maître, le Maître peut en engager un autre pour un trimestre jusqu’à ce que le temps de travail de l’autre soit échu.

 

19) Quand un aide sert un Maître conformément aux statuts de la corporation et que le Maître lui a promis de lui confier certains travaux et que l’aide désire en faire encore davantage, il pourra s’entendre avec le Maître à bon droit pour le servir plus longtemps.

 

20) A tout entrepreneur qui dirige un chantier et à qui est dévolu le pouvoir juridique sur cette corporation pour régler tout différend qui pourrait survenir entre les constructeurs, obéissance est due par tous les Maîtres, Compagnons et aides. 21) Au cas où une plainte parvient au

Maître, il ne doit pas prononcer seul une sentence, mais s’adjoindre deux autres Maîtres les plus proches et les Compagnons qui appartiennent à ce chantier. Ensemble, ils éclairciront la question qui ensuite devra être portée devant toute la corporation.

 

22) Tout Maître qui a la responsabilité des statuts de la corporation doit les faire lire à ses

Compagnons une fois par an et si, dans le courant de l’année, il vient un Maître ou un Compagnon qui désire connaître les statuts en tout ou en partie, il doit leur en faire prendre connaissance afin qu’il n’y ait aucune équivoque. 23) S’il arrive que deux Maîtres ou davantage appartenant à cette corporation aient des différends sur des sujets étrangers à la profession, ils ne doivent pas s’adresser ailleurs qu’à la corporation, laquelle jugera de son mieux.

 

24) Aucun entrepreneur ou Maître ne doit vivre ouvertement en concubinage. S’il ne s’en abstient pas, aucun Compagnon ni tailleur de pierre ne doit rester dans son chantier ni avoir rien de commun avec lui.

 

25) Afin que l’esprit de fraternité puisse se maintenir intégral sous les auspices divins, tout

Maître qui a la direction d’un chantier doit, dès qu’il est reçu dans la corporation, verser un gulden.

 

26) Tous les Maîtres et entrepreneurs doivent avoir, chacun, un tronc dans lequel chaque Compagnon doit verser un pfennig par semaine. Chaque Maître doit recueillir cet argent et tout autre venu dans le tronc et le remettre chaque année à la corporation.

 

27) Dons et amendes doivent être versés dans les troncs de la communauté, afin que le service divin soit d’autant mieux célébré.

 

28) Si un entrepreneur ne se soumet pas aux règlements et veut néanmoins exercer son métier, aucun Compagnon ne doit aller dans son chantier et les autres Maîtres doivent l’ignorer.

 

29) Si un Maître n’est pas encore entré dans la corporation, s’il ne se déclare pas hostile à la

corporation et qu’il prenne un Compagnon, il ne sera pas sanctionné pour ce fait.

 

30) Si un Compagnon se rend chez un autre Maître de vie honnête en demandant à être embauché, il peut l’être dans la mesure où il continue à remplir ses obligations envers la corporation.

 

31) Et s’il arrive qu’une plainte soit portée par un Maître contre un autre Maître, par un Compagnon contre un autre Compagnon ou contre un Maître, ces plaintes doivent être portées devant les Maîtres qui détiennent les livres de la corporation. Ceux-ci précisent les jours où les parties doivent être entendues et la cause sera jugée dans les lieux où ont été conservés les livres de la corporation.

 

32) On ne doit pas accepter dans la corporation de Maître ou d’entrepreneur qui n’a pas communié dans l’année ou qui ne pratique pas, ou qui gaspille son avoir au jeu. Si d’aventure un quelconque de cette catégorie avait été coopté, aucun Maître, aucun Compagnon ne doit avoir de contact avec lui jusqu’à ce qu’il ait changé de vie et subi une punition par la communauté.

 

33) Le Maître qui a la charge des livres doit promettre à la corporation d’en prendre soin et de n’en laisser prendre copie à personne ni de les prêter à qui que ce soit, afin qu’ils restent intacts. Mais si quelqu’un de la corporation a besoin de copier un ou deux articles, on peut lui

prêter les livres ou lui autoriser la copie.

 

34) Si un Maître ou un Compagnon copie un ouvrage à l’insu du Maître auteur de cet ouvrage, il doit être renvoyé de la corporation ; aucun Maître ou Compagnon ne doit avoir contact avec lui et aucun Compagnon ne doit s’associer à ses travaux tant qu’il n’aura pas fait amende honorable.

 

35) Egalement, un Maître ayant entrepris un travail et dresse un plan ne doit pas modifier ce plan, mais doit le réaliser suivant l’usage du pays.

 

36) Si un Maître ou un Compagnon procède a des dépenses pour la communauté, il doit les

justifier et la communauté doit les lui rembourser. Si quelqu’un a des différends avec la justice ou dans d’autres circonstances qui concernent la corporation, celle-ci lui doit aide et protection.

 

37) Si un Maître ou un Compagnon est en difficulté avec la justice ou autrement, chacun, qu’il soit Maître ou Compagnon, lui doit aide et assistance, conformément aux engagements de la corporation.

 

38) Si un Maître n’a pas reçu la totalité de son dû, la construction une fois achevée, il n’a pas l’autorisation de prélever des intérêts. A l’inverse, un Maître qui a avance de l’argent à une personne ou à une ville pour mener à bonne fin une construction ne doit pas non plus prélever intérêts.

 

39) Si un Maître doit construire des fondations et qu’il ne puisse aboutir, faute de main-d’oeuvre qualifiée, il a toute latitude pour s’adresser a des maçons, afin que les personnes ou les villes qui ont passé la commande ne restent pas dans l’embarras.

 

40) Tous les Maîtres et les Compagnons qui se sont engagés par serment à observer les règlements de la corporation doivent être fidèles à leurs engagements. Si un Maître ou un Compagnon a enfreint l’un des articles du règlement, il doit expier en conséquence et est ensuite tenu quitte d’observer l’article en question.

 

41) A Ratisbonne, en l’an 1459, quatre semaines après pâques, il a été décidé que le Maître d’oeuvre Jobst Dotzinger, qui a construit notre cathédrale et plusieurs établissements religieux à Strasbourg, sera considéré ainsi que ses successeurs comme le président et le juge et cela est également valable pour Spire et Strasbourg.

 

42) Tous les Maîtres qui possèdent un tronc dans les chantiers où il n’existe pas de tronc de la corporation seront responsables des espèces vis-à- vis des Maîtres qui détiennent les livres de la corporation et, là où ces livres seront détenus, un service divin doit être célébré. S’il se produit le décès d’un Maître ou d’un Compagnon dans des chantiers où il n’existe pas de livre de la corporation, ce décès doit être annonce au Maître qui tient les livres de la corporation. ès que l’annonce du décès lui parvient, il fait célébrer une messe pour le repos de l’âme du défunt. Tous les Maîtres et Compagnons doivent être présents et verser une obole.

 

43) Dans un chantier où on tient un livre de corporation, le contenu des troncs des plus proches chantiers doit être versé.

 

44) Aucun Maître ou Compagnon n’appartenant pas à la corporation ne doit recevoir le moindre enseignement.

 

45) On n’a pas le droit de recevoir de l’argent en rétribution de l’enseignement que l’on dispense, mais rien n’empêche d’enseigner gratuitement tous ceux qui désirent s’instruire.

 

46) Si un homme pieux désire participer au service divin, on doit l’accueillir. Mais, à part le service divin, il ne doit pas participer au travail de la corporation.

 

47) En l’année 1459, quatre semaines après pâques, les Maîtres et les ouvriers de cette corporation qui ont été à Ratisbonne ont juré fidélité sur le livre.

 

                                                                                  Jobst Dotzinger, le maître d’oeuvre de Strasbourg.

 

Règlement concernant Apprentis et Compagnons

 

1) Si un ou plusieurs Compagnons viennent, au cours de leur tour d’Allemagne, dans ses chantiers, le Maître doit leur assurer le même salaire qu’ils touchaient auparavant. Et s’ils n’avaient pas prête serment antérieurement, le Maître leur ferait exécuter cette formalité. S’ils s’y refusent, personne ne doit les engager.

 

2) Le Maître ne doit engager aucun Compagnon qui mène une existence dissolue, ou qui vit avec une concubine, ou qui ne se confesse pas une fois l’an et ne communie pas, ou qui gaspille son gain au jeu.

 

3) Si un Compagnon se présente dans l’entreprise et demande à y être engagé, il ne doit pas être agréé, à moins que celui chez qui il a fait son apprentissage ait été lui-même un Maître maçon.

 

4) Le postulant ne doit s’adresser à personne d’autre sous peine de punition.

 

5) Tout Compagnon itinérant qui est engagé dans une entreprise doit obéissance au Maître ou à son adjoint, selon les règles et les usages de la corporation.

 

6) Aucun Compagnon itinérant qui est en place ne doit dire de mal de son employeur ni atteindre dans son honneur. Mais si l’employeur a enfreint les règles de la corporation, chacun peut le dénoncer.

 

7) Quand un itinérant quitte l’entreprise, il ne doit laisser ni dette, ni sujet de plainte. 8) Si un employeur veut se séparer d’un itinérant, il doit lui donner son congé seulement un samedi ou un soir de paie, afin qu’il soit en mesure de voyager le lendemain, à moins qu’il ait une raison valable d’agir autrement.

 

9) Un parleur (surveillant ou gâcheur) doit servir son Maître avec fidélité, selon la loi et la coutume, il ne doit jamais lui nuire en action ni en paroles, ni personnellement, ni par personne interposée.

 

10) Tout Compagnon itinérant doit promettre aux membres de la corporation de respecter toutes les règles corporatives et celui qui s’y refuserait ou qui commettrait une infraction ne doit plus être engagé par aucun entrepreneur qui viendrait a l’apprendre. 11) Si un Maître ou un Compagnon de la corporation tombe malade et s’il ne peut subvenir à ses besoins, la corporation lui doit aide et soutien et, s’il est dans le besoin, elle doit lui prêter argent nécessaire pour les soins qu’il s’engagera à rembourser par la suite. S’il mourait, on doit lui reprendre ce qu’il a laisse (vêtements ou autres choses) jusqu’à ce que les frais soient couverts.

 

12) Si un Compagnon arrive chez un Maître qui n’a pas le livre de la corporation et qu’il sollicite une place, le Maître peut l’employer tout en l’inscrivant dans la corporation et en lui donnant le salaire réglementaire. Si le Maître n’a pas d’argent, il doit recommander le Compagnon au plus proche de ses collègues qui possède le livre corporatif ainsi que les troncs. On doit lire les ordonnances au Compagnon qui doit jurer qu’il s’y conformera.

 

13) Si un Compagnon a servi chez un Maçon et non chez un entrepreneur et qu’il veuille entrer dans la corporation, il doit travailler deux ans sans salaire chez un entrepreneur. S’il n’accepte pas, il ne sera pas admis dans la corporation. D’ailleurs, chaque Maître qui détient un livre corporatif doit agir selon les circonstances.  ”

 

Règlement concernant les Apprentis

 

1) Aucun Maître ni entrepreneur ne doit engager un apprenti qui ne soit pas marié. Et il y a lieu, en outre, de lui demander si ses père et mère sont maries.

 

2) Aucun Maître ni entrepreneur ne peut engager aucun aide pour un délai de moins de six ans.

3) 11 ne doit pas non plus en faire un contremaître avant l’expiration de ce délai.

 

4) Et il ne doit pas en faire un contremaître avant que celui-ci ait accompli un tour de Compagnonnage d’un an.

 

5) Le Maître ou l’entrepreneur doit faire promettre à l’apprenti d’observer les statuts et règles de la corporation.

 

6) Si un Apprenti quitte son employeur sans une cause légitime avant l’expiration de son engagement, aucun autre employeur ne doit l’engager. Aucun Compagnon ne doit frayer avec lui, avant son retour chez son employeur, auprès duquel il doit achever son temps d’apprentissage et lui donner toute satisfaction, moyennant quoi il recevra un certificat. Aucun Apprenti ne doit verser d’indemnité à son employeur, sauf pour cause de mariage avec le consentement de son employeur, ou pour tel motif légitime qui l’y contraigne, lui ou son employeur.

 

7) Si un Apprenti a l’impression que son Maître lui a cause des préjudices, il peut porter la question devant les entrepreneurs et les Maîtres de la même région, au risque d’ailleurs d’être évincé et d’aller ailleurs.

 

8) Si un Apprenti se conduit mal au point de vue sentimental et en dehors du mariage, il doit perdre le bénéfice de ses années d’apprentissage, en examinant toutefois son cas avec compréhension.

 

9) Si un Maître, Compagnon ou Apprenti a enfreint le règlement, il doit se soumettre avec obéissance à la sanction. Si l’un d’eux s’y refuse, il doit être exclu de la corporation jusqu’à ce qu’il ait été sanctionné. Il sera évité et méprisé de tous.

 

                                                                                  Soli Deo Gloria.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 10:20

Ces Lois, qui sont sans aucun doute basés sur les coutumes antiques et les lois du métier, ont été discutées et convenues à deux assemblées de Maîtres et des Compagnons, tenues sous la forme d'un chapitre, (Kappitelsweise) le premier à Regensburg sur Jours de Pâques 1459 et cette seconde peu après à Strasburg, quand ils ont été définitivement adoptés et promulgués. L'esprit de la Constitution Impériale allemande doit simplement être vu dans toutes ses particularités. L'expression dans Kappitelsweise, qui n'est employé par aucune autre guilde, est tirée de la réunion de couvent des moines Bénédictins, qui ont été nommés Capitula ou Chapitres. Il en est également ainsi, dans les Vieilles Constitutions anglaises et en train du Parlement d'Henry VI, nous trouvons la réunion des Maçons nommés des Chapitres, des Congrégations, des Assemblées et des Chambres. Tous les préceptes de ces lois, qui ont été tenus au secret vis à vis du profane et ont été lus au moins une fois par an dans les Loges, s'attribuent particulièrement à l'obligation morale des frères et respirent partout dans un esprit d'amour fraternel, l'intégrité stricte et la moralité. La loge des Maçons de Strasburg fut ensuité constituée en LogeSuprême Impériale.

 

Au nom du Père et du Fils et du Fils et du Saint-Esprit et de notre gracieuse Mère Marie et aussi de ses serviteurs bénis, les saints quatre martyrs couronnés d’éternelle mémoire : en considérant que la vraie amitié, l'unanimité et l'obéissance sont la base des personnes de bien ; et pour l'avantage général et le libre arbitre de tous les princes, de la noblesse, des messieurs, des villes, des chapitres et des couvents, qui peuvent désirer en ce temps ou dans l'avenir construire des églises, des choeurs, ou d'autres grands travaux de pierre, des édifices; Qu'ils puissent être le mieux fournis et fournis et aussi pour l'avantage et les exigences des maîtres et les compagnons du métier entier de Maçonnerie et des maçons en Allemagne et plus particulièrement éviter dans l'avenir, entre ceux du métier, des dissensions, des différences, des dépenses et des dégâts, par lequel des actes irréguliers beaucoup de maîtres ont souffert péniblement, contrairement aux bonnes utilisations de la coutume et antiques maintenues(entretenues) et ont pratiqué en toute bonne foi par les anciens et les patrons(clients) du métier dans le passé. Mais cela que nous pouvons continuer à observer là-dedans d'une façon vraie et paisible, à nous, des maîtres et des camarades tous, de mentionné métier, rassemblé dans des chapitres à Spries, à Strasburg, couche ou pas, feront(seront) ensuite un tel maître pas démolir les pierres de jeu, ni dans et à Regensburg, au nom de nous et de tous les autres maîtres et les camarades de notre métier commun entier mentionné ci-dessus, repris(renouvelé) et révisé ces utilisations antiques et avec bonté et affablement convenu ces statues et fraternité; et ayant de l'aveu de tout le monde(d'un commun accord) dessine(tire) n le même, a aussi juré et a promis, pour nous et tous nos successeurs, les tenir fidèlement, comme après le mandat de stands(positions) :

 

a. Premièrement : si n'importe lequel des articles de ces statuts s’avère être trop strict et sévère, ou d'autres trop légers et doux, le membres de la fraternité pourront à la majorité (des voix), les diminuer ou les augmenter selon les exigences du temps, le pays ou la circonstance. Les décisions de ceux qui se réuniront dans des chapitres après la façon de ce livre sera à dater de ce moment observé, conformément au serment pris par chacun. '

 

b. Article : Quiconque désire de son plein gré entrer dans cette fraternité, selon le règlement comme après le mandat de stands(positions) dans ce livre, promettra de respecter tous les points et les articles, pour alors peuvent seulement il être de notre métier. Ceux-là seront des maîtres, qui peuvent concevoir et ériger des édifices si coûteux et des travaux, pour dont l'exécution ils sont autorisés et privilégiés(favorisés) et ne travailleront pas avec un autre métier, à moins qu'ils ne veuillent le faire. Les maîtres ainsi que les compagnons doivent se conduire honorablement, ne pas violer les droits des autres, et peuvent être punis, selon ces statuts, à l'occasion de chaque transgression.

 

c. Article : Quoi que les travaux réguliers et des constructions battent maintenant son plein de montage par le travail à savoir de voyage, Strasburg, Cologne, Vienne et Passau et d'autres tels travaux et aussi dans les qui leur appartiennent et, selon la tradition, ont été jusqu'ici fini par le travail de voyage, telles constructions  et travaux comme avant(auparavant) ne mentionné ne seront continué par le travail de voyage et dans aucun sage par le travail de tâche ; pour que rien être diminué du travail, aux dégâts du contrat autant que possible.

 

d. Article : si n'importe quel artisan qui a eu le travail régulier doive mourir, donc n'importe quel artisan ou maître, habile dans la Maçonnerie et suffisant et capable pour le travail, peut aspirer à achever a dit le travail, pour que les messieurs la possession ou la direction une telle construction puissent de nouveau être fournis des exigences de Maçonnerie. Si peut aussi n'importe quel camarade qui comprise une telle Maçonnerie.

 

e. Article : N'importe quel maître, en plus de son propre travail, peut entreprendre un travail à l'étranger, ou un maître qui n'a aucun tel travail peut de même l'entreprendre, dans le cas où il peut donner un tel travail ou construisant en toute bonne foi, dans le travail de voyage et le continuer comme le mieux il peut ou pouvoir, pour que le travail et progresser n'être pas interrompu, selon les règlements et la douane(coutumes) de Maçonnerie. Si un maître ne réussit pas à satisfaire ces personnes qui lui ont remis(lui ont commis) le travail et l'information fiable à être donné de cela, feront(seront) donc mentionné maître Cal a poussé à estimer par le métier, corrigé et puni, après avoir soit condamné; mais si les messieurs ne désirent pas ainsi faire, peut donc il le faire comme ils choisissent, être cela par le travail de voyage ou la tâche.

 

f. Article : si n'importe quel maître, qui a eu un tel travail ou la construction  meurt et un autre maître vient et trouve une telle maçonnerie, être le travail en pierre n'importe quel coup sage loin le taillé et des pierres de non jeu, sans conseil précédent et l'accord avec d'autres artisans, pour que les propriétaires et d'autres personnes honorables, qui ont causé qu'un tel édifice a été builded, n'ont pas été mis à la dépense injuste et qu'aussi le maître qui a laissé(a quitté) un tel travail pas être diffamé. Mais si les propriétaires veulent faire enlever un tel travail, donc il peut le faire faire, pourvu qu'il ne cherche aucun avantage excessif ainsi.

 

g. Article : Aucun ne fera(sera) le maître, pas ceux qui ont entrepris un tel travail, la location de tout qui touche à ro concerne des pierres taillées et ce qui leur appartient, être cela la pierre, la chaux, ou le sable; mais casser(violer) ou tailler selon le contrat ou selon le voyage travaillent on peut permettre lui sans risque.

 

h. Article : si des maçons être exigé pour la pierre taillante ou mettante, le maître peut mettre tel dans le travail, s'ils sont capables, pour que les messieurs ne gênent pas et ceux qui sont ainsi employés ne soient soumis à ces règlements à moins que de leur plein gré.

 

Je Article : Deux maîtres ne partageront pas dans le même travail ou la construction(bâtiment), à moins que c'être petit, qui peut être fini au cours d'une année. Un tel travail qu'il peut avoir en commun avec lui qui est un frère.

 

k. Article : si n'importe quel maître accepte un travail dans le contrat et fait une conception pour le même, comment ce sera builded, donc il ne coupera rien sauf la conception, mais l'exécutera selon le plan qu'il n'a montré aux messieurs, des villes, ou les gens, pour que rien être altered. :

 

l. N'importe quel maître ou camarade qui emportera d'un autre maître de la fraternité d'artisans un travail sur lequel il est engagé, ou qui essayeront à le dispose d'un tel travail, clandestinement ou ouvertement, sans la connaissance ou le consentement du maître qui a un tel travail, être le même petit ou grand, il sera appelé pour estimer. Aucun maître ou compagnonne tiendra la camaraderie avec lui, ni feront(seront) n'importe quel camarade du travail de fraternité pour lui, tant qu'il est engagé dans le travail qu'il a ainsi malhonnêtement acquis, ni avant qu'il ait demandé de lui pardonner et la satisfaction donnée qu'il a conduit(roulé) de son travail et sera aussi puni dans la fraternité par les maîtres, comme est prescrit selon ces lois.

 

m. Article : si quelqu'un accepte entièrement ou partiellement un travail qu'il ne comprend pas comment exécuter, pas ayant consulté n'importe quel artisan là-dessus, ni ayant appliqué à la Loge, il ne fera(sera) dans aucun sage entreprennent le travail; mais s'il essaye de faire ainsi, ne feront(seront) ensuite aucun camarade prendre le travail avec lui, pour que les messieurs n'être pas mis à la dépense par un maître si ignorant.

 

Article : Aucun ouvrier, ni le maître, ni Parlirer, ni le métier pareil, n'instruiront personne, quiconque, qui n'est pas de notre métier, dans aucune partie, s'il n'a pas en son jour la Maçonnerie pratiquée o. Aucun artisan ni maître ne prendront de l'argent de l'homme pour l'enseignement ou l'instruction de lui dans tout appartenant à la Maçonnerie, n'importe quel arlirer ou le métier pareil n'instruiront non plus quelqu'un pour l'amour de l'argent; mais si on veut instruire l'autre, ils peuvent faire si mutuellement ou pour l'affection fraternelle.

 

p. Article : un maître qui a un travail ou une construction(bâtiment) pour lui peut avoir trois apprentis et peut aussi se mettre au travail les camarades de la même Loge(section syndicale) c'est-à-dire si ses messieurs permettez si ; mais s'il a plus de constructions(bâtiments) qu'un, feront(seront) ensuite il avoir pas plus que deux apprentis sur la construction(bâtiment) mentionnée ci-dessus, pour qu'il n'ait pas plus de cinq apprentis sur toutes ses constructions(bâtiments).

 

Article : Aucun artisan ou maître ne seront reçus dans la fraternité qui va non annuellement à la Sainte communion ou qui tient pas la discipline Chrétienne, ou qui gaspille sa substance dans le jeu(pièce); mais si n'importe quel être par mégarde accepté dans la fraternité qui fait ces choses comme susmentionné, fera(sera) ensuite aucun maître ni camarade ne tiennent la camaraderie avec lui avant qu'il ne renonce de là et ait été puni therefor par ceux de la fraternité.

 

Aucun artisan ni maître ne vivront dans l'adultère tandis qu'engagé dans la Maçonnerie; mais si un tel celui ne renoncera pas de là, ne feront(seront) donc aucun camarade voyageant, ni travail de maçon dans la société de lui, ni tenir la camaraderie avec lui.

 

q. Article : si un fellowcraft prend le travail avec un maître qui n'est pas accepté dans la fraternité d'artisans, feront(seront) donc mentionné camarade pas être therefor punissable. Si aussi, si l'homme prend le travail avec un maître de la ville, ou avec un autre maître et être là mis au travail, qui peut il faire bien, pour que chaque camarade puisse trouver le travail; mais néanmoins un tel camarade tiendra les règlements comme ci-dessus et ci-après écrit et contribuera aussi ses honoraires à la fraternité, bien qu'il n'être pas employé dans les Loges(sections syndicales) o f la fraternité, ou avec ses frères pareils.

 

Mais si l'homme prendrait à lui une femme légale et pas étant employé dans une Loge(section syndicale), s'établirait dans une ville et être obligé à servir avec un métier, il fera(sera) sur chaque paie semaines de charbon ardent quatre penny et sera exempt du penny hebdomadaire, parce qu'il n'être pas employé dans la Loge(section syndicale).

 

r. Si un maître a une plainte contre un autre maître, pour avoir violé les règlements du métier, ou un maître contre l'homme, ou l'homme contre un autre camarade, un maître ou camarade qui est concerné là-dedans donneront remarquent de cela au maître qui préside la fraternité et le maître qui est de cela informé entendront toutes les deux parties(partis) et mettront un jour où il essayera la cause : et en attendant, avant le jour fixé ou nommé, aucun camarade n'évitera le maître, ni le maître chasse le camarade, mais rend des services mutuellement jusqu'à l'heures quand la question doit être entendue et arrangé. Ce fera(sera) tout être fait selon le jugement des artisans, qui seront observés en conséquence. De plus, le cas sera essayé sur place où il a surgi avant le plus proche maître qui tient le Livre de Lois et dans qui la zone il est arrivé.

 

s. Article : Chaque Parlirer honorera son maître, seront vrai et fidèle à lui, selon la règle(autorité) de Maçonnerie et lui obéira avec la fidélité non répartie, comme est se rencontrent et d'utilisation antique. Si feront(seront) aussi l'homme.

 

Et quand un métier pareil voyageant désire voyager plus loin, il fera(sera) la partie de son maître et de la Loge(section syndicale) dans tel sage que n'être endetté à personne et qu'aucun homme n'a aucun grief contre lui, comme est se rencontrent et approprié.

 

t. Un camarade voyageant, dans n'importe quelle Loge(section syndicale) il peut être employé sera obéissant à son maître et au Parlirer, selon la règle(autorité) et l'utilisation antique de Maçonnerie et tiendra aussi tous les règlements et les privilèges qui ont d'utilisation antique dans mentionnée Loge(section syndicale) et n'insulteront pas le travail de son maître, ou secrètement ou ouvertement, dans n'importe quel sage. Mais si le maître viole sur ces règlements et l'acte contrairement à eux, peut donc quelqu'un donner pour remarquer de cela.

 

u. Chaque artisan employant des ouvriers dans la Loge(section syndicale), à qui est confié ces statues et qui est dûment investi avec l'autorité, aura le pouvoir(puissance) et l'autorité dans le même sur toutes les affirmations et les questions qui appartiennent à la Maçonnerie, essayer et punir dans sa zone. Tous les maîtres, Parlirers et des apprentis, lui obéiront.

 

x. L'homme qui a voyagé et est pratiqué dans la Maçonnerie et qui a de cette fraternité, qui veut servir un artisan sur une partie du travail, ne sera acceptée par cet artisan ou maître, dans aucun sage pour moins de terme que deux ans.

 

y. Article : Tous les maîtres et les camarades qui ont de cette fraternité tiendront fidèlement tous les points et les articles de ces règlements, comme ci-dessus et sont ci-après debout écrit. Mais si chacun doit par hasard violer un des points et devenir ainsi punissable, si après il être obéissant au règlement, par avoir compilé avec ce qui a été condamné sur lui, il fera sufficent et être sorti de son voeu, en ce qui concerne l'article wherefor il a été puni.

 

z. Le maître qui a la charge du Livre, sur le serment de la fraternité, aura un soin que le même n'être pas copié, ou tout seul ou par une autre personne, ou donné, ou prêté, - pour que le Livre reste intact, selon la résolution des artisans. Mais si un des artisans, étant de cette fraternité, a le besoin ou la cause de savoir(connaître) un ou deux articles, qui peuvent n'importe quel maître lui donner par écrit. Chaque maître causera que ces lois sont lues chaque année aux camarades dans la Loge......

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 10:16

Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen

 

L’an du Seigneur 1248, indiction sixième

 

Statuts et règlements des maîtres du mur et de la charpente

 

Voici les statuts et règlements de la société (5) des maîtres du mur et de la charpente, faits en l’honneur de Dieu, de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, et pour l’honneur et la bonne condition de la cité de Bologne et de la société desdits maîtres, dans le respect de l’honneur du podestat et capitaine de Bologne qui la gouverne ou gouvernent (6) ou gouverneront à l’avenir, et dans le respect des statuts et règlements de la commune de Bologne faits et à faire. Et que tous les statuts ci-dessous s’appliquent dorénavant à compter d’aujourd’hui, l’an 1248,, indiction sixième, le huitième jour d’août.

 

Serment des susdits maîtres.

 

Moi, maître de la charpente et du mur, qui suis ou serai de la société desdits maîtres, je jure, en l’honneur de Notre Seigneur Jésus-Christ, de la Bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, et en l’honneur du podestat et capitaine qui est maintenant ou seront à l’avenir [en fonction]  et pour l’honneur et la bonne condition de la cité de Bologne, d’obéir et me conformer aux ordres du podestat et capitaine de Bologne et de tous ceux qui seront au gouvernement de la cité de Bologne, de me conformer et obéir à tous et chacun des ordres que me donneront le massier et les officiers de la société des maîtres de la charpente et du mur, ou de l’un d’eux, pour l’honneur et la bonne condition de la société, et de conserver et maintenir la société et les membres de la société en bonne condition, et de garder et maintenir les statuts et règlements de la société tels qu’ils sont maintenant ou seront à l’avenir réglés, dans le respect en tout des statuts et règlements de la commune de Bologne, étant précisé que je serai tenu [par mon serment] à compter de [mon] entrée [dans la société] et que j’ [en] serai dégagé après [mon] départ

 

Et si je suis appelé à la direction de la société, je ne refuserai pas, mais j’accepterai la direction et en conscience je dirigerai, conduirai et préserverai la société et les membres de la société. Et je répartirai équitablement les corvées entre les membres de la société selon ce que moi et le conseil des maîtres jugerons convenable. Et je donnerai et ferai donner les amendes que comportent les statuts de la société et, en l’absence de règles statutaires, j’infligerai des sanctions selon la volonté du conseil. Et toutes les sanctions que j’infligerai pour quelque fait que ce soit, je les ferai inscrire dans un cahier et je le transmettrai et donnerai au massier (12) de la société. Et les sanctions, les fonds ou gages (13) de la société, les statuts, et tout ce qu’il a d’autre par devers lui au sujet des fonds de la société, et tous les écrits ou écritures se rapportant à la société, le massier est tenu, au terme que comportent les statuts, de les remettre et donner au massier son successeur dans l’assemblée (14) de la société, sous peine d’une amende de vingt sous bolonais. Et les contrôleurs des comptes (15) sont tenus de contrôler cela et de prononcer une sanction (16) dans l’assemblée de la société [contre le massier défaillant] à moins qu’ils n’[en] soient empêchés par une décision du conseil de la société unanime ou à la majorité, ou parce qu’une bonne raison existe.

 

Et si, comme officier, je veux imposer une contribution pour les dépenses de la société, j’ [en] exposerai d’abord la raison au conseil, et elle sera imposée comme en décidera le conseil unanime ou à la majorité.

 

Des propos injurieux contre les officiers ou le massier.

Nous statuons et ordonnons que si quelqu’un de la société dit des propos injurieux contre les officiers ou le massier ou contre le notaire (18) ou s’il les accuse de mensonge (19), il soit puni de X sous bolonais (20).

 

Des pénalités de ceux qui ne sont pas venus s’ils ont été convoqués au lieu fixé (21).

Nous statuons et ordonnons que si quelqu’un est convoqué par les officiers, le massier ou le nonce (22) à venir au lieu où la société s’assemble, il soit tenu de venir chaque fois et aussi souvent qu’on le lui commandera ou ordonnera, sous peine d’une amende de six deniers. Nous statuons et ordonnons que chacun soit tenu de venir au lieu où la société s’assemble chaque fois et aussi souvent que cela lui sera ordonné ou commandé par les officiers ou le massier ou le nonce, sous peine d’une amende de Vl deniers bolonais (23). Et même s’il n’est pas requis, que chacun soit tenu de venir l’avant-dernier dimanche du mois, sans convocation, consciencieusement, sans mensonge ni tromperie (24). Qu’il n’y soit pas seulement tenu par serment, mais qu’il encoure la pénalité [ci-dessus] [même] s’il ne lui a pas été ordonné [de venir] (25). Et s’il est venu au lieu où la société se réunit et qu’il s’en va sans autorisation du massier ou des officiers, qu’il paie à titre d’amende douze deniers bolonais. A moins que, dans les deux cas, il n’ait eu un empêchement réel, ou à moins qu’il ne soit malade ou hors de la cité ou [en service] pour la commune de Bologne, auxquels cas il peut, et en d’autres cas aussi, invoquer pour excuse le serment d’obligation de service (26). Et s’il s’est excusé mensongèrement, qu’il soit puni de Xll deniers.

 

De l’élection des officiers et du massier et des réunions de la société.

Nous statuons et ordonnons que la société des maîtres de la charpente et du mur soit tenue d’avoir huit officiers, ainsi que deux massiers, à savoir un pour chaque [métier] (27) de la société; et ils doivent être répartis équitablement entre les quartiers, et élus par listes dans l’assemblée de la société de manière que dans chaque quartier de la cité il y ait deux officiers, à savoir un pour chaque métier (28). Et que les officiers, avec le massier, restent en fonction] six mois et pas davantage. Et qu’ils soient tenus de faire la société se réunir et s’assembler le second dimanche du mois (29) sous peine d’une amende de trois sous bolonais chaque fois qu’ils y contreviendront, à moins qu’ils n’en soient empêchés par un réel cas de force majeure

Nous ajoutons que le fils d’un maître de la société ne doit ni ne peut être inscrit sur les listes électorales s’il n’a pas XIV ans au moins. Et son père n’est pas tenu (31 ) de le mettre dans la société avant le temps et le fils ne doit pas être reçu dans la société avant le temps. Et que nul ne prenne un apprenti (32) qui ait moins de XII ans, sous peine d’une amende de XX sous et que le contrat ainsi passé soit sans valeur.

 

Que l’on ne puisse élire quelqu’un qui soit son fils ou [son] frère.

Nous statuons et ordonnons que l’on ne puisse élire officier ou massier quelqu’un qui soit frère ou fils du votant, et que le vote émis à leur sujet soit sans valeur.

 

Que les maîtres obéissent aux officiers et au massier.

Nous statuons et ordonnons que si quelqu’un de la société doit à un autre maître une certaine somme d’argent à cause du métier, ou si un maître a une contestation avec un autre à cause du ou des métiers susdits, les maîtres qui auront ce différend entre eux soient tenus d’obéir aux ordres que les officiers des maîtres du mur et de la charpente leur donneront pour les départager, sous peine d’une amende de dix sous bolonais.

 

Comment et de quelle façon les maîtres sont reçus dans la société et combien ils doivent payer pour leur réception.

Nous statuons et ordonnons que tous les maîtres qui voudront être reçus dans la société des maîtres du mur et de la charpente payent à la société dix sous bolonais s’ils sont de la cité ou du pays (33) de Bologne; et s’ils ne sont pas de la cité ou du pays de Bologne, qu’ils payent à la société vingt sous bolonais. Et que les officiers mettent en conscience tous leurs soins pour que tous les maîtres qui ne sont pas de la société y soient obligatoirement reçus (34). Et que cette prescription soit irrévocable, que [nul] ne puisse d’aucune façon ni manière être exempté (35) à moins que le dixième au moins de la société ne le décide, ou à moins qu’il ne soit le fils d’un maître, lequel peut être reçu dans la société sans aucun paiement. Et si le massier ou un officier soutenait au conseil ou à l’assemblée de la société [la demande de] quelqu’un qui voudrait qu’on lui épargne (36) les dix ou vingt sous bolonais à donner à la société, qu’il soit puni de dix sous bolonais. Et si quelqu’un de la société, siégeant dans la société ou au conseil, se levait pour dire de quelqu’un qu’on devrait lui épargner (36) les dix ou vingt sous bolonais, qu’il soit puni de cinq sous bolonais.

 

Et si un maître a un fils ou plusieurs qui connaissent les métiers des maîtres susdits, ou qui soit demeuré (37) pendant deux ans à apprendre avec son père l’un desdits métiers, alors son père doit le faire recevoir dans la société sans aucun [droit de] réception, en payant [lui-même] à la société comme il est dit plus haut, sous peine d’une amende de XX sous. Et une fois celle-ci payée, qu’il n’en soit pas moins tenu de le faire recevoir dans la société (38).

 

Et que les officiers et le massier soient tenus de recouvrer toutes les sommes dues par ceux qui ont été reçus dans la société, et les quatre deniers [dûs] pour les messes (39), et les sanctions prononcées pendant leur temps [de fonctions] (40). Et qu’ils les fassent prêter serment dans la société (41). Et que le massier soit tenu de recevoir du maître qui a été reçu dans la société une bonne garantie que, dans le délai d’un mois après sa réception dans la société, il payera dix sous s’il est de la cité ou du pays de Bologne, comme dit plus haut, [et] s’il est d’un autre territoire vingt sous bolonais. Et si le massier et les officiers ne recouvrent pas ces sommes, qu’ils soient tenus de payer à la société de leur propre argent et de lui donner une compensation suffisante en argent ou en gages pour que la société soit bien garantie, [et cela] sous huit jours après la fin du [délai d’un] mois. Et que les contrôleurs des comptes soient tenus de contrôler tout cela comme dit plus haut et, si cela n’a pas été observé, de prononcer les sanctions que comportent les statuts de la société.

Nous ajoutons (42) que quiconque sera reçu dans la société payera comme droit de réception à la société XX sous bolonais. Nous l’ordonnons pour ceux qui dorénavant à compter d’aujourd’hui s’emploieront à apprendre le métier, et que cela vaille dorénavant à compter d’aujourd’hui, 1254, indiction douzième. huitième jour de mars. Quant à ceux qui n’auraient pas de maître pour apprendre le métier, qu’ils payent comme droit de réception à la société trois livres bolonaises (43).

 

Que nul maître ne doit nuire à un autre maître dans son travail.

Nous statuons et ordonnons que nul maître du mur et de la charpente ne doit nuire à un autre maître de la société des maîtres en acceptant un ouvrage au forfait (44) après qu’il lui a été assuré et formellement promis (45) ou qu’il a eu cet ouvrage de quelque autre façon ou manière. Sauf que, si un maître est survenu avant que [L’ouvrage] lui ait été formellement promis et assuré et qu’il lui en demande une part, il est tenu de lui en donner une part si [L’autre] le veut. Mais si un accord a déjà été passé au sujet de cet ouvrage, il n’est pas tenu de lui en donner une part s’il ne veut pas. Et qui y contreviendra, qu’il paye à titre d’amende trois livres bolonaises chaque fois qu’il y contreviendra (46). Et les officiers doivent donner les amendes que comportent les statuts dans le délai d’un mois après que [L’infraction] est devenue claire et manifeste pour eux, dans le respect des statuts et règlements de la commune de Bologne. Et que les amendes et pénalités reviennent à l’assemblée de la société et y demeurent.

 

Des comptes que le massier a à rendre et de la charge qu’il a à accomplir.

Nous statuons et ordonnons que le massier de la société des maîtres soit tenu de rendre compte aux contrôleurs des comptes dans le délai d’un mois après avoir quitté sa charge, à moins qu’il n’ait une autorisation des nouveaux officiers et du conseil de la société ou qu’il n’en soit empêché par un réel cas de force majeure (47). Et que le massier soit tenu de rendre compte de toutes ses rentrées et dépenses faites et eues durant son temps. Et que tous les maîtres qui ont été reçus dans la société durant son temps soient portés sur un cahier spécial à cet effet afin que l’on sache s’ils ont payé ou non. Et nous ordonnons que toutes les écritures doivent rester par devers le massier. Et toutes les écritures se rapportant à la société et tout ce qu’il a au sujet des biens de la société, que le massier soit tenu de les donner et transmettre par écrit dans l’assemblée de la société au massier suivant (48). en sorte que les fonds de la société ne puissent en aucune façon faire l’objet d’une fraude. Et si le massier, dans une intention frauduleuse. a omis certaines de ces [prescriptions] et ne les a pas observées, qu’il soit puni de vingt sous bolognais (49). Et s’il a retenu par devers lui frauduleusement des fonds de la société qu’il restitue le double à la société. En outre, que l’ancien massier, après sa sortie de charge, soit tenu de donner et remettre au nouveau massier absolument tous les fonds de la société, tant les écritures se rapportant à la société que l'argent de cette même société (50) le premier ou le deuxième dimanche du mois. Et le nouveau massier ne doit pas proroger le terme pour l'ancien massier au-delà de XV jours. Et que cette prescription soit irrévocable. Et s'il y a été contrevenu par un des massiers, qu'il soit puni de vingt sous bolonais à payer à la société.

 

De l'élection des contrôleurs des comptes.

Nous statuons et ordonnons que les contrôleurs des comptes soient élus en même temps que les officiers, et qu'ils soient [au nombre de] deux, à savoir un pour chaque (métier) (51). Que ces contrôleurs soient tenus de contrôler avec diligence le massier et les officiers qui seront [en fonction] en même temps que le massier. Et s'ils découvrent que le massier et les officiers ont mal agi dans [L’exercice de] leur charge et qu'ils ont commis fraude ou dol, qu'ils les condamnent à la restitution du double des fonds découverts par devers eux (52), et en outre qu'ils les condamnent à restituer l'équivalent de la rétribution qu'ils ont reçue (53). Et qu'ils soient tenus d'agir ainsi et de contrôler et condamner ou donner quitus dans le délai d'un mois après la cessation de fonction du massier et des officiers. Et, soit qu'ils condamnent ou qu'ils donnent quitus, qu'ils soient tenus de le faire par écrit dans l'assemblée de la société. Et si les contrôleurs y contrevenaient et n'observaient pas ces [prescriptions], que chacun d'eux soit puni de dix sous et qu'ils soient exclus de leurs charges, à moins d'un réel cas de force majeure (54) ou s'ils ont eu l'autorisation des officiers et du conseil de la société.

 

De la transcription des réformes du conseil.

Afin que nulle contestation ne s'élève jamais entre les sociétaires, nous ordonnons que toutes les réformes de la société des maîtres du mur et de la charpente ou du conseil de la société soient transcrites sur un cahier spécial, et que le massier et les officiers soient tenus de le faire faire sous peine d'une amende de cinq sous bolonais (55).

 

 

Que le massier et les officiers soient tenus de rendre compte de leur charge une seule fois et pas davantage.

Nous statuons et ordonnons que le massier et les officiers de la société soient tenus de rendre compte une seule fois de toutes les rentrées et dépenses. Et après qu'ils auront été contrôlés une fois au sujet des comptes [qu'ils avaient] à rendre, qu'ils ne soient pas tenus de rendre compte davantage, à moins qu'ils ne soient dénoncés ou accusés d'avoir commis dol ou fraude ou d'avoir gardé illégalement par devers eux de l'argent de la commune et de la société, auquel cas quiconque veut les accuser doit être entendu. Et ceux qui ont été contrôlés une fois ne doivent pas être contrôlés davantage. Et que cette prescription s’applique tant pour le passé que pour le futur ...L

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