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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:15

 

Voici la transcription de la traduction qu’a fait Virya des 72 noms du Sepher Raziel. Ces noms sont tirés des versets 19, 20 et 21 du chapitre 14 de l’Exode. Je ne peux que trop conseiller à ceux désireux d’approfondir ce domaine l’excellent ouvrage de Virya Les 72 puissances de la Kabbaleet, bien entendu, le Sepher Raziel lui-même.  

והו – Vehou – Montre, dans le Grand et glorieux Nom, par son union et par sa forme, 4 puissances administrant et englobant les richesses, ainsi que la couronne de Tiphereth, appelée וה, et pour cela béni soit-Il, car l’abondance descend dans le Sanctuaire de יהוה, et de là descend dans le monde entier.  

ילי – Yeli – Il fait allusion au Dieu suprême qui est au-delà de la miséricorde absolue, entièrement blanc, qui est la vigueur suprême et la vigueur se répand par la rosée de la bénédiction. Formant 4 puissance l’exprimant, et pour cela béni soit-Il. Car Il est l’origine de toute origine et sa connexion et sa forme le montrent.  

סיט – Seyat – Montre la grande miséricorde, pour les accomplis et les non accomplis, dispensant en eux l’équité et la charité, dans la terre de la vie. Réunissant 3 puissances qui le prouvent et formant 4 puissances, dont 2 sont imbriquées et 2 sont l’une à l’intérieur, c’est la Shekhinah à l’intérieur du Tabernacle, et une cinquième est issue d’elles. 7 dirige dans le lieu de vie éternellement, béni soit-Il pour cela. Il est la vie et l’existence pour l’éternité.  

עלם – Alam – Montre 2 existences en un lieu divin accompli. Dieu au-dessus de tous les jugements célestes, aptes à juger. Il forme 7 puissances attachées qui montrent l’ensemble de l’édifice, béni soit-Il pour cela. Il présente et délègue Son pouvoir aux juges afin qu’ils accomplissent le Jugement (Din) en Egypte par les 3 versets qui les contient tous dans le secret de leur connexion, fonde sur la couronne des Tsevaoth de Dieu de Tiphereth suprême au centre. Cela montre cette chose.  

מהש – Mehash- Montre le secret des 4 compartiments des Tefilins et relie à יהוה par la lumière suprême et cachée. Sa connexion montre la couronne de la splendeur {Tiphereth) des Tefilins, splendeur (Tiphereth) des Tefilins de Dieu, contenus dans le Tefilin Shin (de la tête). Et sa forme montre un édifice entier, reflété par les vêtements du Prêtre, béni soit-Il pour cela. Que l’éternité (Netsa’h) soit victorieuse en Dieu. Il forme les vainqueurs qui s’attachent à la justice des Pères et en eux.  

ללה – Lelah – Montre le char de la Merkavah de l’unité par le secret de deux élévations et de sa connexion à Tiphereth. Tiphereth, par sa grande miséricorde, relie à l’unité de sa forme, 6 puissances qui le montrent, béni soit-Il pour cela, qui a créé le monde par la Miséricorde et par 10 paroles afin d’exprimer le dernier ה et permettre de comprendre cela.  

אכא – Aka – Révèle dans le fondement de toutes les âmes et tous les cycles, que toutes les vies sont issues de Lui pour l’éternité, en adhérant à la Néshamah et a la Shemitah. Sa structure révèle trois Sephiroth et trois points : H’Olam, Shoureq et H’iriq. Il forme 7 puissances montrant qu’il s’intègre a eux, béni soit-Il pour cela, car il révèle le pardon, la sérénité et la vie. Par ces puissances tu comprendras la force des oeuvres de ces attributs et de tout le reste.

כהת – Kehath – Enseigne, que cela a été exprimé par celui qui créé l’oeuvre. Il forme 5 puissances se révélant toutes par le י, s’habillant dans un édifice, dont des descriptions viennent de la Torah, et par leurs agencements tu comprendras qu’il va se placer au-dessus de Shalom Tsedeq (Paix justice), par la Justice. Béni soit-Il pour cela, car c’est l’alliance de notre Dieu qui est aux cieux, signée par des Sages supérieurs.  

הזי – Hazaï- Révèle que I’Unique est rattaché à la Hessed (Bonté), Béni soit-Il pour cela. Le ה s’élève au-dessus de tous les degrés. Il veut s’exprimer au-dessus de tous les attributs. Il forme 4 Puissances se révélantpar le Verbe et par l’Unité. Il organise les deux ה par le י, et l’éternité le démontre aux initiés, car le י s’élève vers le ה et les deux s’unissent pour l’éternité.  

אלד – Alad – Révèle la Merkavah à la Merkavah par la Tiphereth supérieure, Béni soit-Il pour cela, car il s’élève par degré. Il agence 3 puissances : Hessed, Tiphereth et Tiphereth Elyon dans Binah. Il forme 6 formes couronnant Tiphereth d’unité.  

לאו – Lav – Révèle deux oeuvres reçues de Binah, béni soit-Il pour cela, car l’élévation du י juge en Égypte le lieu, l’ordre et la peur. Il forme 6 puissances organisées en une seule, se révélant par le Verbe, agençant 3 en une seule.  

ההע – Hahâ – Révèle ce que révèle le maître de l’oeuvre, dont l’agencement révèle deux oeuvres.  

יזל – Yezal – Révèle le י du Grand Nom par la puissance éternelle et forme quatre puissances révélées par le Verbe a celui qui peut comprendre, et pour cela béni soit-Il. Par le י, tout agit et par sa volonté, chaque sphère et chaque ange possède une puissance éternelle. Son organisation est révélée par deux actions contrôlant chaque puissance par la puissance de l’éternité.  

מבה – Mabah – Révèle que le Grand Nom est le Nom de sa puissance avec 70 appellations H’ D’. Il forme 6 puissances se révélant dans les six directions et par le Verbe, béni soit-Il pour cela. C’est la puissance du Saint, béni soit-Il, qui fut envoyée à Moïse par Lui-même et par Sa Gloire, en structurant Tiphereth dans Hokhmah par la couronne et dans chaque parole unique et dans chaque puissance unique. Et à partir de ces puissances, tu comprendras la puissance de ces oeuvres.  

הרי – Heri – Révèle le Nom de l’Unité et de l’organisation de chaque existence. Il structure 3 puissances par le Verbe Unique, appelées : Terre (Eretz), Hayim (Vie) et Debouqim (liens). Il forme 4 puissances révélées par le Verbe, et béni soit-Il pour cela, car Il est unique dans tous les degrés.  

הקם – Heqam – Se révèle par deux actions et 12 frontières verticales pour s’appuyer. Et organise la couronne rattachant Binah a Tiphereth, révélant sur le Verbe, 6 puissances montrant dans Binah l’abondance des actions du coeur, et béni soit-Il pour cela, que rappelle le ה de son Nom.  

לאו – Leou – Révèle trois choses dans Tiphereth et forme 6 puissances attachées dans la couronne de Tiphereth. Tiphereth se trouve entre deux Sagesses, ainsi que cela est dit, entre deux Keroubim dans le Verbe. Tiphereth, qui contient également une division de 3 saintetés, béni soit-Il pour cela, révélant la sainteté de l’en haut, réunissant a eux le Nom unique.  

כלי – Kili – Révèle par le Nom, la totalité des 4 portes du monde supérieur, béni soit-Il pour cela, englobées dans la Miséricorde. Il forme 4 puissances révélées par le Verbe, dont l’agencement couronne Tiphereth et Hokhmah, montrant ainsi l’ensemble de l’édifice.  

לוו – Levou – Révèle que l’expression de la puissance divine est rassasiée dans le Yod. Sa forme est gravée dans les 12 Signes [zodiacaux] d’Israël.  

פהל – Pehil – Révèle par deux oeuvres l’une dans l’autre, béni soit-Il pour cela, que la miséricorde divine est éternelle, parce qu’elles sont imbriquées, et leur union le prouve. Il forme 6 puissances qui montrent que la couronne s’attache et se fixe dans la Hessed (Bonté) et dans Rah’amim (Miséricorde), approchant ainsi de l’accomplissement suprême.  

נלך – Nalakh – Révèle dans le Grand Nom le serment par la puissance du bâton de Moïse, avec sa puissance pour activer de redoutables choses. Son agencement révèle la Binah de la Binah et forme les puissances révélées par le Verbe, l’une reçoit de l’autre et de là surgissent les actes.  

ייי – Yeyaï – Révèle le grand secret des 3 points fondamentaux du Ehyéh suprême traversant l’axe central pour prendre existence dans le Grand Shabbath. Béni soit-Il pour cela, car le dernier est le supérieur et, par son action, le monde est au repos. Il s’agit ici d’un engagement pour tous, avec eux dans le jubilé de la puissance supérieure et de la puissance universelle, que l’allégorie et l’agencement révèlent. Et cela forme 3 puissances.  

מלה – Melah – Révèle par deux actions, que tout tourne sous la direction de chaque puissance unique et une seule singularité, ainsi que l’a dit le Saint béni Soit-Il. Son agencement le prouve et il forme 6 puissances le prouvant et la fille retourne à sa Mère.  

חהו – H’ahou – Révèle quatre fondements se trouvant sous le י, issus de la puissance de Tiphereth et béni soit-Il pour cela. Par la puissance des 4 fondements et par son agencement, il se révèle par l’attribut d’Aharon qui s’approche du ה inférieur par Tiphereth, et cela forme 5 puissances qui révèlent le Verbe et chaque expression.  

נתה – Netah – Montre à Adam la façon de dominer un démon mais le force pour cela à appréhender le monde avec Justice, comme un Juste. Béni soit-Il pour cela. Il est contenu par deux puissances. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances guidant par le mystère des âmes et des émanations issues de Binah et des transgressions autorisées au Juste rempli de foi et parlant avec une grande rigueur dans les interconnections de Tiphereth.  

האא – Haia- Montre, par trois proportions, la totalité du Nom Ehyéh entier. Béni soit-Il pour cela. Par sa puissance unique et par son attribut unique. Sa connexion se trouve dans les 6 [Sephiroth de Zeir Anpin] et tout ce qui est issu d’elles. Il forme 5 puissances guidant la totalité avec la parole par Jacob, représentant de la Clémence et de la Vérité. C’est le secret des formes édifiant la totalité céleste du début a la fin, exprimant son terrible secret.  

ירת – Yrath – Montre que dans la totalité du mouvement, il reste stable dans le lieu de Netsa’h, se préservant dans son unité, qui existe pour l’éternité. Sa connexion guide par les deux attributs kabbalistiques de la septième en partant de Malkuth (Hessed), jusqu’à Pah’ad (Guebourah). Sa forme montre que tout se rejoint en Dieu, dans pointe pliée (courbure du Yod) qui est éternellement immobile.  

שאה – Shah – Montre Netsa’h dans Tiphereth par sa puissance d’action sur le plan de I’Égypte externe. Béni soit-Il pour cela. Car il est sorti de son lieu pour juger l’Égypte, et a agrégé les 7 (Sephiroth) en lui pour condamner l’Égypte au fléau. Sa connexion le prouve. Il forme 9 puissances agissant dans la totalité de l’Égypte, c’est ainsi que se comprend cet acte.  

ריי – Reyi – Montre les lettres des Sephiroth qui émergent de l’étoile et de Binah issue de Hokhmah. Béni soit-Il pour cela. Issue du dernier Shabbath de Hokhmah. Sa connexion le prouve. II forme des puissances montrant l’héritage de Hokhmah et la sagesse suprême.  

אום – Avam – Montre deux actions d’invocation du Nom divin, stimulées par Yessod. Béni soit-Il pour cela. Le Juste est le fondement (Yessod) du monde. Sa connexion te prouve. Il forme 6 puissances dirigeant six extrémités.  

לכב – Lekav – Montre le trône du Trône divin. Béni soit-Il pour cela. Il repose sur les Patriarches. Sa connexion montre le diadème entre Hokhmah et Binah. II forme 5 puissances attachées à Tiphereth.  

ושר – Veshar – Montre la confirmation du serment dans son dévouement et dans la fin du lien. Ainsi, Dieu est le maître de la Kabbale. Sa connexion le prouve. Il forme 6 puissances guidant par le verbe.  

יחו – Yeh’ou – Montre deux fonctions du Nom unique. Il parle avec ה. Sa connexion guide avec eux et par leurs marques. Il forme 4 puissances guidant par deux lumières et deux actions spécifiques. Sa connexion le prouve.  

להח – Leha’h – Guide par deux existences résidant dans le lieu de Hokhmah et de Binah abondantes, par le י qui est dans le lieu de l’Adam suprême où il est préparé. Sa connexion montre la Binah abondant par le י. Il forme des puissances guidant par le verbe.  

כוק – Kevaq – Guide le Nom et les jugements avec une puissance unique. Sa connexion guide par l’Atarah (Diadème) de Tiphereth et de Binah. Il forme 5 puissances montrant l’attachement de Malkuth à Binah, par deux actions et par la compréhension de la force active.  

מנד – Menad – Montre comment Moïse s’est élevé vers le sommet et a assemblé l’ineffable avec sa connexion et sa forme permettant à Binah d’agir dans Hessed, par deux actions et pouvoirs.  

אני – Ani – Montre que le mot existe par le Yod et que tout est issu du י et des cinquante portes. Béni soit-Il pour cela. Par le saint Nom graduel. Sa connexion est dans Tiphereth et au י lié à Binah. II forme 5 puissances guidant par le verbe.  

חעם – H’am – Montre avec force les puissances des campements de la Lune, des 12 tribus d’Israël et en bas entre deux attributs divins. Béni soit-Il pour cela. Légiférant par le Nom, car tout dépend de lui. Sa connexion montre la totalité de l’édifice. Il forme 7 puissances guidant par le verbe.  

רהע – Riha – Montre la divinité chevauchant avec assurance sur le Yod vital, les séraphins, les ramifications et la totalité de l’en bas. Il sert de fondement à l’ensemble de la Merkavah divine. Sa connexion et sa forme le prouvent.  

ייז – Iyaz – Montre par les 22 lettres la divine Merkavah, qui tire faveur de la relation entre le premier ה et le dernier ה. Béni soit-Il pour cela. Il connecte deux sagesses dans Nets’ah s’exprimant par le verbe. Ainsi est sa forme.  

ההה – Hahah – Montre que Binah, Guebourah et Atarah, sont la puissance vitale du diadème. Il connecte et forme par Hessed, les 6 puissances (suivantes de Guebourah à Malkuth).  

מיך – Miyak – Montre 3 oeuvres de la sphère angélique qui parent le trône divin. C’est la puissance des ramifications. Béni soit-Il pour cela. Car la totalité céleste est contenue dans יה. Sa connexion relie le Nom à toute chose. Il forme 4 puissances dirigeant et édifiant la puissance active.  

וול – Veval – Montre par deux actions qu’il est le Nom en 42 lettres unifié. Il s’appelle « Fondement du monde » et enflamme les 12 directions diagonales. Béni soit-Il pour cela. Car ils sont dans le יה sacré. Il élève le Nom. Sa connexion et sa forme le prouvent.  

ילה – Yelah – Montre l’éternité et la permanence de Hokhmah. Béni soit-Il pour cela. Car 5 attributs sont parmi les 13 attributs de miséricorde et de clémence, 5 qui contiennent la totalité des 13. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances recevant la totalité des 10.  

סאל – Sal – Montre que ce sont trois anges : Astariel, Adriel et Sandalfon, constituant trois puissances dans les 10 Sephiroth. Béni soit-Il pour cela. Par la puissance des trois lettres principales des mondes, par la puissance céleste suprême de la miséricorde, que les trois contiennent. Il unifie le corps de Tiphereth. Il forme 7 puissances.  

ערי – Ari – Montre que le diadème (Atarah) possède 70 degrés qui sont des puissances, dominant toutes les ramifications, qui sont des puissances, dominant tout jusqu’au 10 du Saint Nom occulte. Béni soit-Il pour cela, ainsi que le Saint Yod contenant la dualité car les 10 sont toutes doubles et toutes sont mêlées. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

אשל – Essal – Montre que le diadème (Atarah) confirme le serment et les campements de la Lune par 12 directions diagonales. Béni soit-Il pour cela. Parce que leur signe arqué fait exister la terre. Il connecte et forme 9 puissances guidant par le verbe et en secret.  

מיה – Miah – Montre, par deux actions, la spécificité de l’unité. Béni soit-Il pour cela. Car ils ne sont pas mentionnes dans le Nom occulte car ils sont réservés a Moïse. Sa connexion est Tiphereth, avec le diadème. Il forme 5 puissances favorisant la réception secrètement par la droite.  

והו – Vahou – Monte la troisième distance qui est la troisième partie. Par sa parole, il réunit la fin au début. Béni soit-Il pour cela. Il est le secret des 5 terminaisons du Nom structuré par trois terminaisons. Il connecte tout l’édifice par l’unité du י du diadème. Il forme 4 puissances s’exprimant par le verbe et par cette construction.  

דוי – Dani – Montre qu’il est la racine des 3 noms du diadème, 3 lettres formant un trio. Béni soit-Il pour cela. Car il est la racine du Nom יהו, par 3 saintetés éternelles, précises et centrales. Sa connexion le prouve. Il forme 3 puissances désignant la totalité de l’unité.  

החש – Hah’ash – Montre l’essentiel de la structure du Nom et la totalité contenue dans le Yod. Béni soit-Il pour cela. Les trois sont contenus dans l’éternité de Netsa’h. Sa connexion révèle le verbe. Il forme 5 puissances révélant la totalité de la structure.  

עמם – Amam – Montre les branches de l’arbre du y et du h tout puissant. Béni soit-Il pour cela. Des branches de l’arbre est issue la puissance des sphères et des étoiles et la puissance qui les anime. Sa connexion montre l’éternité et la limitation du lien unique dans Yessod. Il forme 7 puissances guidant par le Verbe.  

ננא – Nina – Dans Yessod, montre secrètement 4 puissances issues de la puissance vivifiant les bénédictions. Ce sont des puissances terribles émergeant de la lumineuse radiance de Hokhmah. Tout est occulte dans Hokhmah durant 100 jours célestes et terribles. Posant l’unité sur le caché et l’occulte. Béni soit-Il pour cela. Car les puissances célestes craignent le Nom, chaque jour par des centaines de sortes de craintes. Sur cela il rétablit Israël avec 100 bénédictions. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

נית - Niyath – Montre par le secret contenu dans le ו, qu’il a le pouvoir de convertir un démon avec une bénédiction sur Israël. Béni soit-Il pour cela. Car il est le Juste possédant la puissance du Yod. Par le Nom éternel, il connaît tous les signes particuliers. Sa connexion le prouve. Il forme 4 puissances révélant l’unité totale.  

מבה – Mevah – Montre par la force du diadème avec puissance, la forme d’Adam. Béni soit-Il pour cela. Permettant d’accéder au centre d’Adam, qui est un petit monde. Sa connexion montre la totalité de l’unité d’Adam. Il forme 6 puissances désignées par le י et contenues dans le ה.  

פוי – Pevi – Indique que sa Force et sa Gloire ont agi en Égypte. Béni soit-Il pour cela. Leurs voix sont dix hymnes, comme dix ordres. Sa connexion sanctifie le centre du sacre, réunissant deux fonctions. Il forme 4 puissances dirigeant par le verbe. Au centre, les puissances enlacent les fonctions.  

נמם – Nemim – Se révèle par la lumière blanche dans le soleil. La lumière solaire et deux lumières réunies dans l’âme. Sa force est représentée par la colonne de la Shekhinah, au temps ou Israël élevait une fumée tournoyante, durant le jubilé pour sceller l’unité. À ce sujet, il est dit que la sainteté est le Noun dans la sanctification du diadème. Sa connexion montre deux lumières réunies par le Jubilé. Il forme 5 puissances indiquant la fin de la Shemitah du Jubile.  

ייל – Yiyal – Montre que le י a jailli au-dessus de tout ce qui a été créé. Béni soit-Il pour cela, car il a jailli par une puissance transcendante. Sa connexion montre au-delà de l’édifice et spécifie l’unité. Il forme 4 puissances révélées en tout.  

הרח – Hara’h – Montre la complète unité, ainsi que l’amour. Sa connexion est la « Terre des vivants » pour l’édifice entier. Il forme 5 puissances contenant tout.  

מצר – Metsar – Montre comment deux noms échangent leurs fonctions devant le lieu où se trouve le Nom enclos à une heure secrète. Béni soit-Il pour cela. Tout est un, aucune dualité dans la force. Sa connexion le montre avec force et par le diadème de Tiphereth dans Binah. Il forme 5 puissances influant par lui et contenues dans le י.  

ומב – Vamav – Montre les 4 puissances du Nom en 12 limites enveloppant le jour de sa lumière et la nuit dans les campements. Béni soit-Il pour cela. Par la progression de l’Est vers l’Ouest, l’unité est spécifiée. Sa connexion le montre. Il forme 5 puissances et chaque mystère est contenu dans la totalité de l’être.  

יהה – Yehah – Montre dans l’unité, la spécificité du diadème. Béni soit-Il pour cela. Mystère de la divinité qui appréhende son monde par ce qui est reçu. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances montrant que tout est dans le י.  

ענו – Anou – Montre l’égalité de la communauté d’Israël avec les degrés célestes et les 77 dédicaces et unifications, ainsi que les êtres pouvant être réunis et contenus dans les degrés célestes, ainsi qu’en bas qui constituent les ramifications étendues et disséminées. Béni soit-Il pour cela. La préservation et la diffusion des langues et sa connexion se révèlent par la parole. Il forme 5 puissances et tout est contenu dans le diadème (Atarah), qui au centre incluant une force active.  

מחי – Meh’i – Montre la double sainteté de la communauté d’Israël, liaison céleste de l’unité à l’unité. Unité dans l’en haut et dans l’en bas reliée par la tente d’assignation. Béni soit-Il pour cela, Ordonne en une puissance unique, rattaché à une chose. Sa connexion révèle le secret de deux actions ainsi que tout l’édifice. Il forme 5 puissances montrant que tout est maintenu par la force de la Volonté.  

דמב – Demav – Montre sept luminaires issus de Tiphereth et sept dans le diadème. Béni soit-Il pour cela. De même qu’il y a sept luminaires en haut, il y en a sept en bas. Ce sont sept justes qui se révèlent. Il forme 5 puissances montrant que tout est contenu dans le י.  

מנק – Menaq – Révèle dans le Nom 4 attributs enveloppant Tiphereth, ainsi que 2 puissances régnant par eux, enveloppant le diadème appelé « Arbre de Vie », connu en tant que Tour de Jérusalem. Béni soit-Il pour cela, car c’est par leur influence dans le Jardin d’Éden que la force céleste s’attache a lui, montrant la structure de l’édifice, chaque chose rattachée a une autre par une puissance unique. Il forme 5 puissances, montrant la totalité du diadème.  

איע – Aya – S’exprime par deux actions et par la clairvoyance de Moïse, dans le mystère de son propre désir qui n’est pas une représentation mentale dans la Jérusalem céleste, mais réellement dans la Jérusalem d’en bas appelant la providence céleste. Contemplant par lui-même, recevant du céleste, et ne pouvant appréhender l’intimité du mystère céleste occulte. Béni soit-Il pour cela. Car par cela, le Nom subtil vient dans le monde, tout en restant inaudible et s’attachant à lui. Révélant Tiphereth, couronnée par 7 juges, dans son secret occulte et sublime qui ne vient pas dans le monde. Formant 6 puissances guidant par le Verbe.  

חבו – H’abou – Se révèle par sa complète unité, béni soit-Il pour cela, et s’édifie par l’unité. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

ראה – Reh – Ils révèlent 8 noms, dont 7 faisant allusion aux cycles, correspondant aux 7 noms du Nom de 42 lettres, dans la structure contenant la totalité du Jubilé. Et béni soit-Il pour cela. Car ce sont les 8 Sephiroth dans l’intellect, enfantées par la semence de la Shemitah. Raccordant ainsi, une chose à l’autre jusqu’au lieu originel pour s’y attacher. Montrant alors et formant six puissances se révélant dans la totalité des extrémités.  

יבם – Yevam – Révèle que le diadème de la force de Tiphereth relie une chose à l’autre par une seule puissance. Et béni soit-Il pour cela. Allusion au dernier attribut contenant la totalité et agrégeant (Malkuth). Il s’exprime et forme 5 puissances enseignant que tout est contenu dans le י.  

היי – Hayaï – Révèle par allusion tous les secrets de la création et le mystère des dix Sephiroth, par le secret de 3 sanctifications en elles, chacune montrant 10 concepts semblables au Temple, revenant à dire « Yod sur Yod ». Ce sont trois concepts globaux, mystère des Sephiroth d’Atsiluth, et ce sont 3 centres célestes, 3 au milieu, faisant allusion aux trois finales de chaque parole de la Torah, à chaque dixième, à chaque décret, à chaque cycle, à chaque Shemitah et pour chaque chose trouvée, pour chaque chemin de la Shemitah, légiférant décidant, et aboutissant en tant que fondement pour eux. Ce fondement est appelé « Yessod haBinah » (Fondement de la Compréhension), car il permet l’explication de chaque chose et de la terre appelée Égypte céleste lorsque la nuit et le jour sont intimement réunis dans le mystère du troisième jour. Il y a 3 providences célestes et beaucoup d’enfermements dans leur secret et leur connaissance. Béni soit-Il pour cela. Il a dit aux enfants d’Israël : « Ceci est mon Nom éternel et ma mémoire pour les générations des générations ». Tout ce qui est écrit et attache la montre ses voies et forme quatre puissances terribles enseignant la sainteté et la totalité de l’édifice.  

מום – Moum – Révèle leur crainte par deux actions qui sont en tout et en chacun d’eux, et béni soit-Il pour cela, car son début et sa fin sont dans la puissance de miséricorde. Parce que la totalité est incluse dans six extrémités qui les sanctifient continuellement, par deux actions d’une puissance qui dit : « les cieux et la terre le contiennent et l’attachent ! ». Montrant ainsi sa forme contenant le cinq et la totalité.

Source : http://www.esoblogs.net/4896/les-72-noms-du-sepher-raziel/

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Published by Virya - dans Kabbale
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:12

Voici le texte central du Sepher Raziel Hemelach, l’un des rares ouvrages de Kabbale Pratique traditionnelle. Il ne s’agit hélas pas d’une traduction directe, mais de la traduction de la version anglaise de Steve Savedow, ce qui a pu entraîner d’éventuelles erreurs dont je voudrais d’ores et déjà m’excuser.

CECI EST LE LIVRE DU GRAND RAZIEL

Bénis sont les sages, par les mystères émanant de la sagesse. Avec crainte, la Torahest donnée pour enseigner la vérité aux êtres humains. De la force et de la gloire, honore le Skekinethov. La puissance des plus hautes et plus basses œuvres est la fondation de la gloire d’Élohim. Le mot secret est tel du lait et du miel sur la langue.

Ne le laisse être qu’à toi seul. Les enseignements ne te sont pas étrangers. Ce livre proclame le secret de Raziel, mais seulement à l’humble. Tiens-toi au milieu du jour, sans incitant et sans récompense. Apprends les tributs de la crainte d’Élohim.

Détourne-toi du mal et arpente le chemin pour rechercher la justesse. Le secret est la crainte du Seigneur. Le méritant va directement au secret. Il est écrit, ne révèle le secret d’El que pour servir les prophètes.

Il y a trois secrets correspondant à la Torah des prophètes. Tous les secrets correspondent à ces trois-là. Le premier commandement est la première sagesse, crainte du Seigneur. Il est écrit, la crainte du Seigneur est la première connaissance.

Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur, correspondant à trois sagesses.

Il est écrit, de la sagesse extérieure, réjouis-toi et bâtis la maison de la sagesse avec le secret de la fondation. Sois sage en ouvrant le cœur au secret.

Il y a trois sortes de secrets. Le secret de la Merkabah, le secret du Bereshith, et le secret des commandements. Ceux-ci sont clarifiés avec l’aide de Shaddai.

Il y a trois sortes de crainte du paradis. Ce sont la crainte du Seigneur, la crainte de Shaddai, et la crainte d’Élohim. Il est rendu clair que la crainte du Seigneur est d’aimer le nom de Dieu et de servir avec amour. Il est écrit, l’homme est heureux de craindre le Seigneur. Il n’est pas écrit ici de la crainte d’Élohim, mais seulement de la crainte du Seigneur. Il est écrit dans les commandements de servir avec amour. Aie le désir de contempler le cœur et garde les commandements. Dans les commandements, il est dit de la crainte d’Élohim, crains Élohim, de crainte d’aboutir dans les mains de la tentation. L’homme ne doit pas servir dans la tentation, de crainte de ne pas s’élever par le nom devant le roi.

Il est décrété, tel qu’il est écrit, Abraham était bien-aimé. Dieu lui parla pour mener son fils. Il est écrit, tu sais craindre Élohim. Tu connais l’amour. Sache qu’il est décrété, l’homme est heureux de ne pas voyager par le conseil de la méchanceté. Il est écrit ici, l’homme est heureux de craindre le Seigneur. Montre de la crainte envers les cieux tout le jour. Contemple l’amour dans le cœur. La crainte des cieux est dans le cœur à tout moment, la crainte de la pureté du Seigneur. Ceux qui le craignent sont aimés du Seigneur. Il y a beaucoup de valeur à vivre dans la pureté. Baigne-toi dans la gloire de la lumière d’Élohim. Va des ténèbres vers la lumière, divisée de ceux qui sont égarés. Telle la lumière qui scintille sur la mer fut la crainte d’Élohim qui parla à Abraham. Par amour, la compréhension fut créée par l’amour et la crainte. Un millier de générations proviennent de l’amour.

Il est écrit dans le Midrash de trois sortes d’offrandes. Elles sont l’offrande brûlée, l’offrande de paix, et l’offrande de péché.

Il y a trois classes de justesse. Elles sont l’amour, la supplique, et la crainte.

L’offrande brûlée correspond à l’amour. L’offrande de paix correspond à la supplique. L’offrande de péché correspond à la crainte. L’offrande brûlée est un sacrifice à la gloire de Dieu seul. L’offrande de paix et l’offrande de péché sont pour le salut du corps vivant. Proclame l’amour par la supplique et la supplique par la crainte. Par amour, tu sers Dieu avec justesse. Donne la gloire et l’honneur aux royaumes seuls, avant tout chose. Par bonté, le Seigneur créa l’univers par le mot, pas par le labeur.

Le Dieu et père et roi est fort et sage, bon et compatissant. Tu tolères toutes choses, emplissant tout le plus haut et tout le plus bas, sustentant dans les hauts endroits et engendrant toutes les créatures. Tu révèles les mystères de l’univers, la connaissance du bien et du mal. Tu tolères la méchanceté pour le salut de la restauration. Vois, toute bonté est au juste qui aime Dieu. Loue et vante les plus grandes œuvres.

L’offrande brûlée est sacrifice. Par la supplique, sers dans l’endroit saint, bénis soit-il.

Tombe en supplique et en pétition. Pétitionne pour chaque mesure de bonté pour le salut du bénéfice du corps. Ceci est la fondation de la sagesse, compréhension de la connaissance. Par cela, apporte la lumière dans les jours. Guéris la femme incapable de concevoir et fais des fils droits dans le cœur. Tu réussis les œuvres de richesses et de gloire et de trésors, pour le bien. Pétitionne le Seigneur là-haut, donc sacrifie l’offrande de paix.

Vénère et sers Dieu avec grande peur. Sois délivré des malédictions écrites dans la Torah. Les punitions proviennent de l’endroit saint, béni soit-il. Sa mesure est plus longue que la Terre et plus large que la mer. Sois délivré des afflictions, des blessures et de la souffrance. Ne te tords pas de douleur. Ne sois pas dirigé par des terres étrangères. N’apporte pas la mort, et ne parle pas le mal. Emplis les jours de bonté et de bénédictions dans le monde. Délivre de la malchance et des afflictions et de la destruction par les murs de feu de Gihenam. Le méchant s’apprête à brûler dans les flammes au jour du grand jugement. Dans la crainte du Seigneur, élève-toi par le sacrifice de l’offrande du péché.

Fais trois sacrifices : L’offrande brûlée, l’offrande de paix, et l’offrande de péché. Sacrifices dans la maison unie, à travers le prêtre uni, au nom du Dieu Unique, trois pierres de grès dans la justesse : par l’amour, par la supplique, et par la crainte.

Complète-les et sois protégé par Dieu, qui te protège et t’aime, par tes suppliques et ta crainte.

La sagesse commence par la crainte du Seigneur et l’amour du paradis. Le cœur du juste brûle comme des flammes de feu. Respecte les commandements par crainte du Seigneur. Ceci, le Seigneur Elohik le requiert, sans récompenser la crainte et l’amour. De la crainte et de l’amour, il est écrit, le Shem Hamephorash a été créé avec amour. Du mot écrit c’est la crainte de Shaddai. Crains Dieu en respectant chaque commandement.

Tombe en supplique et implore El. Établis le cœur et accorde la pétition immédiatement. Rejette la méchanceté et condamne le méchant. Renonce à la crainte de Shaddai. Sache quand refuser la pitié pour les péchés. Renonce à la supplique, ne révérant le nom de Shaddai, et ne laissant pas le désir ou le mal grandir dans le cœur. Au milieu de la maison, l’humble montre de la crainte, et rassemble dans la maison. Il est écrit dans le Midrash, refuse la pitié à ceux qui renoncent à la crainte de Shaddai. Tiens-toi devant Dieu, et sers-le. Montre de la crainte en priant et reçois ici la tranquillité. Délivre de tout mal. Demeure dans l’endroit secret du Très-Haut, caché dans les ténèbres de l’ombre de Shaddai. Délivre de la bouche du lacet.

Pétitionne en priant. Parle, protège des pièges. Dans chaque pétition à Shaddai, sois béni par Dieu le père. Avec le support d’El Shaddai, sois fécond et multiplie-toi. El Shaddai voit et se détourne. Vois, sois fécond et multiplie-toi. C’est pourquoi sois silencieux, et engendre de l’endroit secret que le père te révèle. Établis Shaddai, par soixante, quatre cents, trente, et l’au-dessus est cinq cents.

L’homme Job engendre fils et filles. Il y a en cinq cents. Cinq cents forts, 248 fils et 252 filles. Il y a quatre filles en plus que de fils. Donc, sois fécond et multiplie-toi. Par la Gématria, les lettres Tau Qoph sont le nom gouvernant sois fécond et multiplie-toi.

Ainsi, établis pour supplier le nom. Donc, le cours de l’univers est de cinq cents années. Ceci est chéri par Shaddai en tant que mesure du paradis. Parle du paradis. Selon Shaddai, il n’y a pas assez pour servir. Souviens-toi de Shaddai par le prophète des nations voyant Shaddai. Vois la crainte de Shaddai. Sois aidé par le nom Shaddai, protégé des mauvais esprits. Protégé par Shaddai, dépose et prononce des prières de supplique. Par conséquent, le nom est écrit sur le Mezuzah. Pénètre le fer au-dessus du Mezuzah. Proclame et souviens-toi du nom Shaddai pour protéger des mauvais esprits, à savoir IHOH BATh BSh MTzFTzSh. Par la lettre Shin de Shaddai, Shin est au-dessus dans le nom de IHOH. Par le Shin au-dessus, BATh BSh ShM HQDSh GDI correspond à ID KOZO BMOK »SZ KOZO écrit dans le Mezuzah.

Révèle le secret des quatorze signes du nom saint. KOZO HOIH dans Aleph Beth inversé. Ainsi, Yod soutient Kaph, Kaph soutient Vau, Vau soutient Zayin, et Heh soutient Vau. Donc, KOZO.

BMOK »SZ ALHINO. Beth soutient Aleph, Mem soutient Lamed, Vau soutient Heh, Kaph soutient Yod, Teth soutient Nun, Zayin soutient Vau. Voici quatorze signes correspondant aux trois noms H’ALHINO. Ainsi, écris quatorze lettres pour le salut des deux correspondant à H’ ALHINO. Ecris Shaddai avec Shin Daleth Yod.

Le premier Daleth correspond à la nuque. Le Yod de Shaddai correspond aux pères, Jacob, Isaac, et Abraham. Les derniers mots écrits sont BATh BSh ShDI. Beth, Shin, Qoph, Daleth, Mem, et Yod. Yod Yod Aleph est le nombre de AHIH. Lorsque tu ajoutes les nombres Resh, Tau, Vau, Samekh, Tau, Israël proclame que Jacob est Resh, Yod, Vau en nombre. C’est à dire, prends Resh, Tau, Vau, Samekh, Tau, des pères, Abraham, Isaac, Jacob, Israël, voici 203. Combine treize lettres des trois noms des pères et voici 210. Donc, les signes des pères correspondent à treize tributs.

Il y a trois louanges. De l’Aleph devant le nom sont 63 aspects. Par conséquent, vois le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, par El Shaddai. Également, le secret de Shaddai est révélé en calculant Tau Qoph. La vie des pères est 502 ans. Abraham vécut 175 ans. Isaac vécut 180 ans. Jacob vécut 147 ans. Ensemble, les années s’élèvent à 502.

Beth correspond au ciel et à la Terre. Au cours de 505 années, les pères s’y ajoutent comme les jours des cieux au-dessus de la Terre. Rends clair comme les jours des cieux au-dessus de la Terre. La course est de 500 ans, comme les vies des pères.

La lettre Shin est dans la maison de prières. D’abord contemple la correspondance avec Jacob, c’est Israël écrit. Donc, loue en priant.

Proclame la louange et dit : Loué soit le haut souverain, et les choisis jetés sur Terre. Il est écrit, sois rejeté du ciel vers la Terre, la beauté d’Israël. Les prières proclament la gloire. En priant avec les lettres de gloire, reste sur le chemin du Seigneur. Par conséquent, par les neuf pères, donne la couronne dans l’endroit de prière. Les jours du Messie, donne les louanges sous la couronne.

Il est écrit dans le Livre de la Formation, la lettre Shin règne. Lie à la couronne et lie les cieux ici. Ainsi, le feu ressemble à Jacob dans le paradis. Par la lettre Shin, créé le feu, et vois le feu ici. Donc, dans la maison de Jacob est le feu correspondant à la lettre Shin, puisque Jacob combattit l’ange de feu.

De plus, la lettre Shin a trois branches, correspondant aux trois noms de Jacob, Israël et Jeschuron. La lettre Shin est dans toutes les maisons nobles.

Il est écrit, l’image gravée dans le trône de gloire ressemble à l’image d’un chérubin volant. Va vers l’Égypte. Il est écrit, vole comme le chérubin prend son vol. Vénère Israël par la main de la force. Il est écrit, révère Israël, par la main de l’arrière-grand-père. Israël ressemble à Jacob par-delà la mer. Chante l’hymne d’Israël. Le seigneur règne pour toujours et à jamais. Aussi, ressemble à Jacob, selon la vérité écrite. Accorde la vérité à Jacob. Ainsi, ne va pas vers les images taillées. La fille, Dinah, a été troublée par Shechem et la demoiselle Aseneth, fille de Potiherah. Les tribus se multiplient pour émettre la loi. Ne parle pas de l’idolâtrie. Dans la maison de Jacob, écrit par Jacob, se trouvent le grand nom et le saint tzietz. Prends Mikal pour devenir la femme de Potipherah. Proclame Joseph pour prendre la fille.

Autour de Shin, douze prières divisent, correspondant aux douze tribus. Les trois divisent et trois tribus s’étendent tandis qu’elles viennent d’Égypte.

La lettre Daleth correspond à la nuque, correspondant à Isaac. Redresse le dos pour unir le nom de Dieu. Daleth est la chair du dos. Toute la chair du dos correspond à l’arrière de la nuque. De toute la chair de l’arrière de la nuque, tords la nuque. Ainsi, rase le dos, place la lanière sur la chair. Demande au sujet d’Isaac. La lettre Daleth est sur la tête en pourpre. Ainsi, la lettre Daleth correspond à la nuque.

Aussi, dessine au-dessus et en dessous, demeurant dans le quatrième firmament, le nom dans le Temple Saint, donc le tabernacle saint des quatre couvertures. La première couverture est bleu ciel, le second voile est une peau de chèvre. La troisième est du cuir de bélier. La quatrième couverture est de cuir égyptien.

Dans la demeure la plus basse, Isaac est sacrifié sur l’arrière de l’autel des degrés, correspondant donc à Daleth. Il est écrit dans le Livre de la Formation, règne avec Daleth. Lie-le étroitement et créé Mars dans le cinquième firmament. Ferme le Soleil, il reçoit la chaleur du Soleil pour être sec comme le feu. Ainsi, Daleth correspond à Isaac, le lever du Soleil. Mars est sec comme le feu et désigné pour la chaleur, et la colère et le courroux. Donc, lorsque Dieu est en colère, souviens-toi d’Isaac, car il est honoré. Il est écrit, ôte les cendres des offrandes brûlées.

Le Yod de Isaac correspond à Abraham, testé par dix épreuves [Genèse 22]. Donne en prière près du côté de la première maison au-dessus du premier nom Abraham. Il est écrit dans le Livre de la Formation, la lettre Yod règne. Lie à la couronne et créé la Vierge [Virgo]. Abraham prend son épouse bien-aimée comme une vierge et forme avec la lettre Yod. La perfection du Seigneur est scindée. Elève-toi par le conseil de la perfection. Il est écrit, élève vers la perfection. Il est écrit en contraste du conseil, sois instruit par la perfection et corresponds-lui. Conseille et parle aux amis proches. Le père Abraham n’a pas appris beaucoup du livre, mais la perfection apprise est comme deux fontaines, ou sources de sagesse.

De plus, la lettre Yod correspond à Abraham levant la main du Seigneur Dieu. Le Yod correspond au cœur. Il est écrit, le fidèle atteint avec le cœur.

De plus, le Yod correspond à Abraham, car selon cela, Dieu prévoit qu’Abraham sert par dix épreuves. Créé l’univers par dix commandements. Il est écrit de l’histoire des cieux et de la terre, le nom Abram devint Abraham.

Les dix nombres ne sont rien. Ainsi, un et deux, trois et quatre, cinq et six, sept et huit, neuf et dix. Alors, tous les calculs se répètent. Commence onze, douze, et ainsi de suite. Alors, vingt est deux fois la lettre Yod. Trente est trois fois la lettre Yod, et ainsi de suite. Ainsi, tous les calculs sont la perfection. Rien n’est dissimulé par le langage. Par dix nombres, parle et ferme la bouche pour parler profondément.

Tout d’abord, la Shekinah précède l’univers d’une myriade de myriades d’années, ou d’autant d’années ensuite. La gloire de l’univers est au-dessus ou en dessous, enfoncée et profonde. C’est dans l’est et l’ouest, le nord et le sud. Combien grande est la lumière. Dans les ténèbres, obscurcis le firmament. Ici est la lettre Yod. Tout d’abord est la lettre Aleph. A la fin est la lettre Beth. Gimel est au-dessus. Daleth est en dessous. Heh est à l’est. Vau est à l’ouest. Zayin est au nord. Heth est au sud. La lumière de la lettre Teth révèle la lumière dans l’air. Les ténèbres obscurcissent toutes choses. Tout est formé. C’est en tout, et c’est tout. Incline-toi par tout. Lève-toi et donne des remerciements dans le coeur. Comme la lettre Yod s’incline, les ancêtres d’Abraham s’en viennent. Comprends par le Livre de la Formation. Révèle le Seigneur. Place-le dans le sein et baisse la tête. Fais une alliance.

Également, il y a beaucoup plus de révélé dans l’œuvre secrète du Bereshitavec l’aide de Shaddai.

Également, la lettre Yod correspond à Abraham puisque Yod soutient Kaph. Depuis Adam jusqu’à Abraham se trouvent vingt générations. L’univers a été créé par Yod. Engendre de petites choses, puisque Yod est diminutif. Yod est un homme humble, s’inclinant et se relevant.

Également, clarifie la crainte de Shaddai. L’homme sert Dieu avec l’amour au cœur. Grande est la crainte et la dévotion. Assois le cœur. Respecte les commandements. Réjouis-toi en suppliques pour servir le créateur de l’univers. En te réjouissant et en le craignant, sers le Seigneur dans la crainte et tremble d’exaltation. Il est écrit, sers le Seigneur en te réjouissant. Le cœur se réjouit d’implorer le Seigneur.

Crains Élohim et sers dans la peur de Gihenam, du jour du jugement, de la souffrance et du tourment. C’est la crainte d’Élohim. Juge et délivre les rétributions, courroucé par les péchés de l’homme. Il est difficile de parler de chaque mot, Élohim, je te crains et parle avec grande difficulté, très fort, à tes pieds. Je ne dois pas tomber pour me reposer, mais voyager vers la maison et te craindre, à moins d’être puni. Il est écrit, Élohim, juge-moi par la crainte.

Je crains Elohiek, en parlant chaque mot dévoué dans mon cœur. Il est dit, par le Seigneur Elohiek, crains et soutiens la crainte d’Élohim, afin de ne pas tomber de la grâce. En chaque endroit, crains Élohim et sers par la crainte.

Contemple la crainte du Seigneur. Sers avec amour, correspondant à l’offrande brûlée. Sois sustenté en exaltation par la crainte de Shaddai, car ne pas craindre est ne pas servir le Seigneur.

Correspondant à l’offrande de paix, de la graisse et du sang sont consumés. Le reste est pour les Seigneurs. Le désir du haut prêtre est l’offrande de paix, apportant la paix dans le monde. Sers avec amour et suppliques, et renforce le corps. Donne-lui la Torah, de richesses et trésors et gloire et compréhension, crains Élohim. Servir dans la crainte est la fondation. De la maison de l’homme, ne prive pas le support correspondant à l’offrande de péché allant au-delà des péchés. Il y a un grand amour dans les pétitions et les suppliques de la crainte.

En ce moment, deviens sage et prospère. De l’amour du béni, après, écris le secret de la Merkabah. Que l’homme puisse être à jamais sage par la crainte. Contemple la sagesse du monde. Par la gloire, forme le roi de chair et de sang. Commande les armées et pars en guerre pour exterminer les ennemis au nom du Seigneur. Révère avant d’aller au combat. S’il n’y a pas de révérence, les ennemis répandent la dévastation, dominant le pays dans chaque demeure.

Le roi des rois, Dieu, exalte la crainte avant d’aller sur tous les chemins. Le Seigneur est partout et en chaque endroit. Il observe le bon et le méchant en chaque endroit. Le méritant révère le Seigneur avec justesse. Unis les nations pour que la nation ne soit pas divisée. Œuvre pour le salut des cieux. Chaque chemin est créé par les bénédictions. Assois le cœur. Il est écrit, satisfait le Seigneur. Il est éternel, et donc établis.

Béni soit le Seigneur. Commande aux hommes de lier et de calculer chaque saison. L’homme qui est un pécheur ou un voleur ou un adultère de femme, pousse-le à contempler davantage. Cet homme ne peut connaître ou s’approcher de la sagesse, disgracié qu’il est dans chaque demeure créée par la sagesse du Créateur.

Contemple la sagesse qui a créé les commandements, faisant récompense pour l’amour. Sers le Seigneur un peu et sers beaucoup. De plus, l’homme prend toujours garde à ne pas oublier le voeu du Créateur.

Apporte le Seigneur du jugement devant les magistrats. Révèle que les magistrats commandent au nécromant [dans le sens de celui qui invoque des esprits pour connaître le futur] et au magicien, ou s’engagent dans des œuvres démoniaques ou des œuvres par la connaissance des signes du zodiaque. Ne sois pas faux ou trompeur, car il est révélé que les magistrats savent tout. De plus, crains les œuvres liant avec un sort mauvais, de crainte de n’être jugé par les magistrats.

Dieu donne la vie à l’homme dans le cœur. Par la voie de la crainte, révèle toutes les pensées et la compréhension de toutes les œuvres. Sois seigneur pour les gens et sache invoquer le Seigneur du jugement. Prononce les mots pour mettre fin à la tromperie. Élève-toi pour que les mots puissent être vrais. Il est écrit que ceux qui ne sont pas purs ne s’élèveront pas pour connaître l’univers.

Il est fait connaître quand la honte est nécessaire. Parle, je ne commettrai pas d’actes d’iniquité, ou tromperai par des mots écrits ou parlés, pas pour établir devant les yeux. Ainsi, en chaque heure et en chaque minute, contemple l’amour et cherche le cœur. Examine la perfection. Respecte les commandements et montre de la crainte tout au long de la vie.

De la racine des actes bénéfiques mesurés précédemment, sois jugé par chaque mot que tu écris, plutôt que par toutes les œuvres.

De la racine de la crainte, les mots sont difficiles. Sache quand craindre Élohim et la perfection.

De la racine de la supplique, réjouis ton cœur par l’amour de Dieu. Réjouis ton cœur des pétitions au Seigneur. Ainsi, sois aimé et protégé.

De la racine de la Torah, la plus profonde connaissance des oeuvres de tous les mots, il est écrit, tout ce qui a été fait par le Seigneur est bon.

La racine des commandements est de huit mots, correspondant aux huit fils de la Tzitzith. Écris et souviens-toi de tous les commandements du Seigneur.

Le premier fil correspond aux yeux. Ne vois pas sans élever les yeux. Ne déborde pas de larmes. Après, les yeux ne se ferment pas. Parle par le pouvoir des yeux, de crainte d’oublier les mots vus. Baisse les yeux vers le salut. De plus, le Totephith est entre les yeux.

Le second fil correspond aux oreilles. Ne sois pas trompé en entendant des mensonges, ni en entendant la fin des mots. Israël entend les décrets.

Le troisième fil correspond à la gorge. N’avale pas toutes les abominations. Fais pour manger matzoh et les choses similaires.

Le quatrième fil correspond à la bouche. Ne laisse pas la langue prononcer les mots. De tous les mots écrits, ne peine pas pour faire le serment, ne sois pas trompé par les mots ou en prononçant le nom, ne fais pas le serment si tu prononces des mensonges. De plus, les dents ne sont pas blanches dans la bouche, ou la langue articule.

Le cinquième fil correspond aux mains. N’étends pas ta main dans le péché et ne vole pas. Ouvre la porte avec la main. Lie les signes par ces significations.

Le sixième fil correspond aux pieds. Ne suis pas les dieux étranges, ne trébuche pas et ne tombe pas. Suis le Seigneur Elohik. Arpente tous les chemins, ainsi qu’il est commandé par le Seigneur Elohik. Regarde les pieds tandis que tu marches vers la demeure d’Elohik.

Le septième fil correspond à la peau. Ne commets pas d’adultère. Sois fécond et multiplie-toi. Respecte la circoncision.

Le huitième fil correspond au nez. Ne le laisse pas être irrité ou excité par la douce senteur de l’idolâtrie, ou le désir de l’oblation. Sens la myrrhe du Sabbath, et des choses similaires.

L’homme doit se souvenir de ces huit choses pour toujours. Laisse-les être dans le cœur. Les yeux en premier, le nez en second, la gorge en troisième, la bouche en quatrième, les mains en cinquième, les pieds en sixième, et la peau en septième. Ne pèche pas par eux. Le cœur est en chacun. Contemple les pensées de chacun.

Il est écrit dans le Midrash, la congrégation diminue et croît. Vois-les pareillement au fil des ans. Jette aux batailles. Le premier s’élève et fais l’offrande, fixant les couronnes. Le premier s’élève, fixant les couronnes. Révèle ce qui est grand. Parle, pour t’élever par les couronnes. Des méchants terrasse les pécheurs pourrissants avant de sentir l’odeur de l’idolâtrie. Les yeux se ferment avant le voyage et la tête se détourne du Seigneur en Gihenam.

Les premiers fils de la Tzitzith sont les fibres de la plus grande longueur et convenant à la parure. Du premier fil, ne parle pas pour distribuer les forts pour vaincre les incirconcis. Le corps est juste pour accomplir les commandements.

Tout d’abord, commence en priant. Deuxièmement, les proclamations de la Torah. Troisièmement, en ouvrant le cœur. Quatrièmement, le nez sent le matzoh. Cinquième, les mains donnent la justesse. Sixièmement, la consécration de la Torah et les suppliques devant Dieu. Septièmement, l’alliance du corps y est suspendue. Huitièmement, les pieds marchent vers la synagogue et la maison d’études. Ainsi, achève la perfection.

La racine de la crainte du Seigneur est d’interdire les plaisirs de la luxure par la voie de la crainte du Seigneur. Ne crains pas le Seigneur pour le salut de l’univers, ou devenir éternel. Tu le crains, de peur de n’être parfait devant Dieu en amour.

Comme les commandements viennent dans les mains, tu peines dans les œuvres. Fais comme Abraham en sacrifiant le fils. Il est écrit, à ce moment, sache que tu crains Élohim. En ce moment, il est fait connaître. Avant que les secrets de l’univers ne soient révélés, la connaissance n’était-elle pas encore cachée dans le ventre ? Parle, tu n’es pas tenté. Désormais plus jamais tenté par toutes les tentations.

De plus, la lettre révèle par le mot. Le cœur est parfait par tous les commandements, car il n’est pas nécessaire d’être tenté. En ce moment, sache que le Seigneur est grand. Tout à Élohim.

Aussi, par le nom Aloah, Joseph dit : Élohim, je te montre de la crainte. Il est difficile de s’élever et de s’avancer vers toi par les pieds. En effet, Élohim. Je te crains. Mes fils endurent la famine et le courroux d’El. Toi, le Seigneur, Tu es crains. Il est difficile de s’élever, de peur à moins de n’être révélé de ne pas demeurer et d’être tué. Cependant, il parla de la crainte d’Elohik avec la dévotion au cœur. Il parla au Seigneur, je t’honore par la crainte. Toi, le Seigneur, par les mots saints. Le poids est sur le cœur. Contemple la crainte du Seigneur. Je te crains, le Seigneur. Sûrement, prends ton fils Isaac au nom de Dieu. Prends le Nephesh et contemple la puissance. Viens pour lier, tel un mot. Il est difficile de s’élever, au-delà du désir.

La racine de l’amour est de chérir le Seigneur. Le Nephesh est empli d’amour. Tu te réjouis en passant outre les plaisirs du corps. Règnes sur les plaisirs de l’univers. L’amour est réjouissant en force. Fortifie le cœur. Contemple toujours comment créer le désir de Dieu. Engendre le plaisir, marchant telles des femmes devant l’amour du Créateur. Plus dans la jeunesse et le passage des jours, beaucoup de femmes ne viennent pas devant El. Par le désir du Seigneur El, le cœur brûle de s’élever vers le Seigneur. Avec beaucoup d’amour et de désir, élève-toi vers le Seigneur. Par l’éclair de la pluie matinale, bénéficie grandement de tout sans faire désir du Créateur. Le corps est gardé pur et saint par l’amour.

Phineas trahis le corps et tua Zimri.

Comme Abraham, place la main vers le plus haut lorsqu’en bas. Jusqu’au lacet de chaussure, Elishah n’a pas désiré de recevoir de Na’aman, et aima les cieux dans le cœur tel des flammes.

Relie les divisions, sans voir les femmes là et sans le mot jeté. Finis les mots. Travaille et peine, faisant faveur au Créateur. Délecte-toi de louanges pour accomplir le désir. Réjouis-toi pour chérir le Seigneur.

La racine de l’humilité est de s’éloigner de la gloire et d’être loué en retournant devant le Rabbi. Il est révélé, assemble les amis du Rabbi pour dormir. Sache quand te reposer. Étends-toi après les durs labeurs. Sache quand ne pas peiner. Parle ainsi du travail et du désir. Donne la gloire à l’ami, mais ne parle pas des jeunes femmes.

Il écrit, de toi qui envoie arpenter, parle pour envoyer. Ne parle pas pour envoyer devant les hérétiques, ne parlant pas par l’autorité de l’endroit. Ils sont également humbles. Va devant le nom de l’ami, la maison de louange à la maison des cieux. L’ami expérimente et cesse de parler. Tous sont capables de diminuer la gloire. Grande est la gloire de la crainte du nom.

Il est écrit, honore le Seigneur avec la crainte dans les yeux pour condamner. En voyant l’humilité, il n’y a pas de désir d’aller devant Dieu. Grand il est. Va devant Shemethbiyiesh. Sois humble devant le grand Shemethbiyiesh. En les honorant, va devant le Seigneur.

En proclamant, l’homme apprend de El, Rabbi Shemethbiyiesh proclame. Ne loue pas l’homme avant, et beaucoup après, et sans parler beaucoup. Parle ainsi, comme il est écrit. Parle-lui pour apprendre de Rabbi Eleazer plutôt que de Rabbi Jochenan Ben Zeketzi.

L’ami est permis. El contemple le cœur le l’homme lui-même. Lorsque tu loues, ne loue pas le corps. Il est écrit, loue l’ennemi, et pas la bouche, mais seulement l’ami. Apprends à enseigner. Par le professeur, sois capable de louer le corps. Parle de la perfection de Ahieh. Regarde la voie du Seigneur. Déclare la force de s’élever vers l’en-haut. Prolonge les jours et montre leur l’en-haut. De plus, allonge leurs jours.

Respecte tous les commandements en secret. En secret, va avec Elohik. Lorsque tu les respectes, sache comment travailler avant tout, comme en prières, et par le Tzitzith. Des écrivains envieux accrois la sagesse et les commandements. Tous sont capables de faire des commandements pour le salut des cieux.

Parle du juste, tu es la justesse par chaque commandement. Ne sois pas préoccupé par d’autres choses. Place l’amour du Créateur dans le cœur. La crainte est nécessaire devant lui. Sois compétent en faisant les commandements. Réjouis-toi devant El et prononce les derniers mots.

En chaque endroit et dans la synagogue, tiens-toi en admiration devant la Shekinah. N’établis que lui dans ton cœur. Ne garde pas de passage, puisqu’il y a de la disgrâce avant de faire l’alliance. Il est en colère lorsque l’homme n’est pas vu craintif, à moins que tu ne fasses savoir aux êtres humains d’être disgraciés.

Tout passe, ce que les frères font. Ne multiplie pas le labeur. Chaque homme peine devant le roi et devant la femme. Le Créateur des commandements voit avant le roi. Par la splendeur, le roi trouve la faveur dans le regard ; cependant, il est interdit aux femmes de voir. Dis, il est interdit à la femme d’un homme de voir même le visage du Seigneur. Lorsque tu empêches la maladie, ne vois pas devant les femmes. Le labeur double.

Sache que tous les mots augmentés sont amenés dans les mains du pécheur. Contemple la souffrance de la perte des commandements correspondant au labeur. Laisse toutes les œuvres être pour le salut des cieux. Il est bon de posséder plus de brillance par eux. Lorsque tu les fais, sois heureux en ce monde. Les bonnes choses t’adviennent à jamais. Ils viennent de l’assistance du Seigneur, qui a créé les cieux et la Terre.

Le secret est la crainte du Seigneur. De l’œuvre secrète du Bereshith, Isaac dit, il n’est pas nécessaire de commencer la Torah, mais seulement de te restaurer cela. Commence par le Bereshith. À cause de cela, parle de la puissance des œuvres révélées au peuple. Tout a été créé de sorte à savoir et comprendre et rendre sage par les plus grandes et merveilleuses œuvres.

Sois témoins qu’il n’y a personne qui soit pareil, et qu’il n’y a personne qui soit autre. J’écris le livre pour proclamer les secrets et révéler la force du créateur de l’univers. L’homme est heureux d’apprendre les secrets. Crains le Seigneur. Héberge-le, divisant l’univers. Viens et écris sur l’ouverture des portes de tout ce qui est en-haut. Sache l’unité de Dieu. De la gloire, offre le cœur à la crainte. Incline-toi devant lui. Il est un et il n’y en a pas deux. Béni soit-il.

Aleph est tel Dieu. Il est premier et dernier. Il est roi de tout l’univers. Il n’y en a nul autre que lui. Tout comme Aleph est la première des lettres, Dieu est le premier de tous les Malachim. L’Aleph est premier. Le calcul est petit. Il n’y a pas plus petit. Ainsi, une myriade de calculs.

Aleph est la première lettre du mot Achad et Aleph est la dernière lettre du mot Rebova [myriade]. Parle d’un Achad et d’une myriade Rebova.

Il est écrit par Ezechiel, le premier mot est El Achad. Par Daniel, il est écrit d’une myriade de myriades avant l’existence. L’Aleph tomba, comme c’est le premier à désigner un. Parle Achad Rebova. L’Aleph tomba, comme il est à la fin de Rebova. Parle Rebov. Les êtres humains savent cela que cela est premier. Il n’y a pas de second à cela. C’est le premier et c’est le dernier.

Aleph est le commencement des calculs et la fin des calculs. Aussi, Aleph commence l’alphabet, comme Aleph, Beth, Gimel, Daleth. Aleph est à la fin, comme Aleph, Tau, Shin, Resh, Qoph, Tzadik, Peh, Ayin, Samek. Ceci est proclamé par trois lettres, Aleph Lamed Peh.

Aleph est la lettre du larynx. Lamed est la lettre du sommet de la langue, au centre du palais. Peh est la lettre des lèvres.

Aleph commence dans la gorge. Du larynx et de langue, c’est au centre du palais. Par la langue et les lèvres, pour parler.

Qu’il soit connu qu’Achad est premier, milieu, et dernier. Le dernier Aleph est détourné du reste des lettres. L’Achad est dans l’univers. Créé l’univers détourné de l’univers. Parle et révère la puissance.

Ne comprends pas, comme prédit par la destruction du Beth. Parle, ne permet pas la destruction dans le monde. Cache-t’en la face. Sache cela, au commencement, pour créer l’univers. Indique la destruction du Beth. Le Beth de Bereshith est le grand Beth Rashith du Temple Saint, écrit ici sur les cieux de la première place du plus saint.

À travers la porte de la Terre, tombant vers le chaos par le mot écrit au milieu. Par la Gematria, Tau Yod, indiquant la première maison, sert 410 ans pour tomber. Par la Gematria, Tau Koph indique la deuxième maison, servant 420 années dans le chaos. Tau Lamed indique deux temples, tous deux servant 430 années : c’est-à-dire, Tau Yod, Tau Koph est au milieu de ShKIN. Alors, il y a Tau Yod également dans les lettres ShKNThI.

Donc, Tau Koph est en de nombreux endroits, indiquant la destruction du Beth. Avec le temps, fais savoir Beth Rashith au commencement de l’univers. Souviens-toi de la destruction du Beth pour détruire tout ce qui a été créé. Le Seigneur seul est sublime.

Tout créé par Beth est en paires. Deux mondes, paradis et Terre. Montagnes et collines, mers et rivières. Gihenam et le Jardin d’Eden. Leviathan et Nechesh Beriech. Le Soleil et la Lune. Homme et femme. Méchanceté et justesse. L’homme a deux yeux, deux oreilles, deux narines, bouche et langue, deux mains, deux pieds et cotés, et ainsi de suite.

Le Seigneur El distingue Beth, révélant une division. Fais savoir à tous, il y a une paire. Ainsi, ouvert par le Beth extérieur, il est un dans le royaume. Béni soit-il.

Selon le Shem, Aleph est la première des lettres. Aleph commence le nom ADNI ; cependant, Yod commence le nom choisi YHVH. Il est reconnu. Aleph Vau Melaphom fait savoir que l’univers fut créé par les dix commandements et empli tout.

Aussi, reconnaît Aleph Vau. Au-dessus du point de ponctuation de Vau. Le point de ponctuation est sous Aleph. Ainsi, Aleph, Kamatz, Patah, Aleph, Hatef, Kamatz, Aleph, Hatef, Patah, Aleph, Vau.

Des sept au-dessus, reconnais Aleph Vau. Révèle qu’il est uni au dessus des sept firmaments. Il est le dirigeant de tout (et ainsi, le nom d’Aleph). Le nom EHIEH est le début des dix Sephiroth, du dessus vers le dessous. Adonaï est la fin des dix séphiroth, commençant par Aleph. Aleph est la première de toutes les lettres et la fin des lettres, avant Tau Shin Resh Peh. Complète pour voir chacun par ces lettres.

Reconnais tous les noms les plus saints. Yod commence le nom choisi YHVH. Tu n’es pas capable d’écrire Aleph sans le premier Yod et également toutes les voyelles. Reconnais la lettre. Il n’est pas capable d’exister sans Yod Vau, que Yod, Cholem, ou Melaphom ou Chiroq.

Révèle par Yod, créé dix sephiroth, l’univers au milieu, et l’univers au bas de l’Aleph lui-même, Sheva, Tzeri, Pethach, Chiroq, Cholem, Melaphom, Cheteph, Pethach, Petach, Sheni, Yod, Sheva, Hatef, Patah. Lorsque le Yod est sous Kametz avec Yod au dessus. De Vau, Cholem avec le Yod du milieu, Melaphom, comme lorsqu’au dessus de la ligne, Chiroq sans la ligne, Sheva ou Tzeri avec la ligne. Des trois lettres SGL. Aleph par lui-même, Yod Vau Yod.

Il est écrit du nom HOIH. Révèle que le Seigneur est un et créa tout l’univers, le plus haut, le milieu, le plus bas, emplissant tout. Il n’y a pas de voyelle placée ou d’alliance sans lui. Béni soit-il. Il est un au dessus des sept firmaments et il gouverne tout.

Considère le Dieu unique pour de nombreuses myriades de myriades d’années. Au commencement de l’univers et dans les mondes, tu vois par eux et par eux, la splendeur et la gloire. Parle dans le cœur. Les êtres humains ne doivent pas considérer la gloire du royaume. Créé l’univers, ce qui doit passer. Complète la compréhension de El dans le cœur de la crainte. Sers sincèrement avec le cœur parfait, et bonté à eux tous les jours.

Le Seigneur parla, tout vient du Ruoch du Saint-Esprit. C’est la première de toutes les alliances de l’homme. Du mot, Ruoch est engendré par la bouche. Ainsi, les esprits ne sont pas rendus silencieux par le méritant en silence.

Les tractâtes jeûnant sont dans le Livre de la Formation. Ici sont les mots du Ruoch du feu et de l’eau. Du mot, l’homme presse les lèvres. Par force, la voix s’en va. Les étincelles s’en vont de Ruoch. Ainsi il est parlé, comme le marteau frappe les rochers. Les étincelles s’en vont des pierres. Le feu vient de la puissance des étincelles venant de la bouche. Ainsi, il est écrit, la puissance du mot n’est-elle pas comme le feu ? Voici la puissance de la voix de l’homme, le Ruoch de l’eau, la chaleur du feu dans chaque demeure. Par le mot, le feu consume le feu. Ainsi, dis comment créer le feu et l’eau. Le Ruoch est la gloire d’Élohim, le mot secret. Par les bénédictions des jours, tout existe par les mots.

Source : http://www.kabbale.eu/le-sefer-haraziel/

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Published by X - dans Kabbale
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 08:28

Les deux livres que, malgré la crédulité des uns et le scepticisme des autres, nous avons reconnus pour les vrais monuments de la kabbale, nous fourniront seuls les matériaux que nous allons faire servir à l'exposition de cette doctrine. Ce ne sera qu'en de rares occasions, quand l'obscurité des textes nous en fera une absolue nécessité, que nous ferons intervenir les commentaires. Mais les innombrables fragments dont ces livres se composent, empruntés, sans choix et sans discernement, à des époques différentes, sont loin de nous offrir tous un caractère parfaitement uniforme. Ceux-ci ne font qu'étendre le système mythologique dont les éléments les plus essentiels se trouvent déjà dans le Livre de Job et les Visions d’Isaïe : ils nous font connaître, avec une grande richesse de détails, les attributions des anges comme celles des démons, et se rapportent à des idées depuis trop longtemps populaires, pour appartenir à une science considérée dès son origine comme un secret aussi terrible qu'inviolable. Ceux-là, sans contredit, les plus récents, expriment des penchants si serviles et un pharisaïsme si étroit, qu'ils ressemblent à des traditions talmudiques, mêlées par orgueil, autant que par ignorance, aux opinions d'une secte fameuse, dont le nom seul inspirait un respect idolâtre. Enfin, ceux qui forment le plus grand nombre nous enseignent, dans leur ensemble, la véritable croyance des anciens kabbalistes, et sont la source à laquelle ont puisé, plus ou moins préoccupés de la philosophie de leur siècle, tous les hommes qui voulurent passer, dans les temps modernes, pour leurs disciples et leurs continuateurs. Nous sommes cependant oblige de faire remarquer que cette distinction ne regarde que le Zohar. Quant au Livre de la Création sur lequel s'exercera d'abord, s'il n'est pas d'une grande étendue, si même il ne peut le pas toujours notre esprit vers des régions très élevées, il nous offre du moins une composition très homogène et d'une rare originalité. Les nuages dont l’imagination des commentateurs s'est plu à l'entourer, se dissiperont d'eux-mêmes si, au lieu d'y chercher, à leur exemple, les mystères d'une sagesse ineffable, nous n'y voyons qu'un effort de la raison, au moment de son réveil, pour apercevoir le plan de l'univers et le lien qui rattache à un principe commun tous les éléments dont il nous offre l'assemblage.

Ce n'est jamais qu'en s'appuyant sur l'idée de Dieu, qu'en se faisant l'interprète de la volonté et de la pensée suprêmes, que la Bible ou tout autre monument religieux nous explique le monde et les phénomènes dont il est le théâtre. C'est ainsi que dans la Genèse nous voyons la lumière sortir du néant à la parole de Jéhovah ; Jéhovah, après avoir tiré du chaos le ciel et la terre, se fait le juge de son Oeuvre et la trouve digne de sa sagesse: c'est pour éclairer la terre qu'il attache au firmament le soleil, la lune et les étoiles. Quand il prend de la poussière, qu'il lait passer en elle un souffle de vie pour laisser ensuite échapper de ses mains la dernière et la plus belle de ses créatures, il nous a déjà déclaré son dessein de formel l'homme à son image.—Dans l'ouvrage dont nous essayons de rendre compte, on suit une marche tout opposée, et cette différence est très significative, quand elle se montre pour la première fois dans l'histoire intellectuelle d'un peuple : c'est par le spectacle du Monde qu'on s'élève à l'idée de Dieu ; c'est par l'unité qui règne dans l'œuvre de la création, qu'on démontre à la fois et l'unité et la sagesse du Créateur. Telle est, comme nous l'avons dit ailleurs, la raison pour laquelle le livre tout entier n'est pour ainsi dire qu'un monologue placé dans la bouche du patriarche Abraham : on suppose que les considérations qu'il renferma sont celles qui ont porté le père des Hébreux à quitter le culte des astres pour y substituer celui de l’Eternel. Le caractère que nous venons de signaler éclate avec tant d'évidence, qu'il a été remarqué et défini avec beaucoup de justesse par un écrivain du douzième siècle.

« Le Sepher ietzirah, dit Jehouda Hallévi, nous enseigne l'existence d'un seul Dieu, en nous montrant, au sein de la variété et de la multiplicité, la présence de l'unité et de l'harmonie ; car un tel accord ne peut venir que d'un seul ordonnateur. »

Jusqu'ici tout est parfaitement conforme aux procédés de la raison ; mais, au lieu de chercher dans l'univers les lois qui le régissent, pour lire ensuite dans ces lois elles-mêmes la pensée et la sagesse divines, on s'efforce d'établir une grossière analogie entre les choses et les signes de la pensée, ou les moyens par lesquels la sagesse se fait entendre et se conserve parmi les hommes. Remarquons, avant d'aller plus loin, que le mysticisme, en quelque temps et sous quelque forme qu'il se manifeste, attache une importance sans mesure à tout ce qui peut représenter au dehors les actes de l'intelligence, et il n y a pas encore si longtemps qu'un écrivain très connu parmi nous a voulu prouver que l'écriture n’est pas une invention de l'humanité, mais un présent de la révélation. Ici il s'agit des vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu et des dix premiers nombres qui, en conservant leur propre valeur, servent encore à l'expression de tous les autres Réunies sous un point de vue commun, ces deux sortes de signes sont appelées les trente-deux voies merveilleuses de la Sagesse,

« avec lesquelles, dit le texte, l'Eternel, le Seigneur des armées, le Dieu d'Israël, le Dieu vivant, le Roi de l'univers, le Dieu plein de miséricorde et de grâce, le Dieu sublime, qui demeure dans l'éternité, le Dieu élevé et saint a fondé son nom ».

A ces trente-deux voies de la Sagesse, qu'il ne faut pas confondre avec les distinctions subtiles, et d'un ordre tout différent, admises à leur place par les kabbalistes modernes il faut ajouter trois autres formes, désignées par trois termes d'un sens très douteux, mais qui ont certainement, au moins par leur généalogie grammaticale, une très grande ressemblance avec ceux qui en grec désignent le sujet, l'objet et l'acte même de la pensée. Nous croyons avoir démontré précédemment que ces mots détachés sont entièrement étrangers au texte. Cependant nous ne pouvons pas laisser ignorer qu'ils ont été compris tout différemment et d'une manière qui ne répugne ni au caractère général du livre, ni aux lois de l'étymologie, par l'auteur espagnol que nous avons nommé un peu plus haut. Voici comment il s'exprime à ce sujet :

« Par le premier de ces trois termes (Sephar), on veut désigner les nombres, qui seuls nous offrent un moyen d'apprécier la disposition et les proportions nécessaires à chaque corps pour atteindre le but dans lequel il a été créé; et la mesure de longueur, la mesure de capacité et la mesure de poids, et le mouvement, et l'harmonie toutes ces choses sont réglées par le nombre. Le second terme (Sipur) veut dire la parole et la voix, parce que c'est la parole divine, c'est la voix du Dieu vivant qui a produit les êtres sous leurs diverses formes, soit extérieures, soit intérieures; c'est à elle qu'on a fait allusion dans ces mots: et Dieu dit que la lumière soit, « et la lumière fut ». Enfin, le troisième terme (Sépher) signifie l'écriture. L'écriture de Dieu, c'est l'oeuvre de la création; la parole de Dieu, c'est son écriture ; la pensée de Dieu, c'est sa parole. Ainsi, la pensée, la parole et l'écriture ne sont en Dieu qu'une seule chose, tandis que dans l'homme elles sont trois »

Cette explication a d'ailleurs le mérite de caractériser assez bien, tout en l'ennoblissant, ce bizarre système qui confond la pensée avec des symboles généralement conçus, pour la rendre en quelque sorte visible, et dans l'ensemble et dans les diverses parties de l'univers.

Sous le nom de Sephiroth, qui joue ailleurs un si grand rôle, mais qui entre ici pour la première fois dans le langage de la kabbale, on s'occupe d'abord des dix nombres ou numérations abstraites. Elles sont représentées comme les formes les plus générales, par conséquent les plus essentielles de tout ce qui est, et, si je puis m'exprimer ainsi comme les catégories de l'univers. Nous voulons dire qu'en cherchant, n'importe de quel point de vue, les premiers éléments ou les principes invariables du monde, on doit d'après les idées dont nous sommes l'interprète, rencontre ; toujours le nombre dix.

« Il y a dix Sephiroth ; dix et non pas neuf, dix et non onze ; fais en sorte que tu les comprennes dans ta sagesse et dans ton intelligence; que sur elles s’exercent constamment tes recherches, tes spéculations, ton savoir, la pensée et ton imagination; fais reposer les choses sur leur principe, et rétablis le Créateur sur sa base »

En d'autres termes, et l'action divine et l’existence du monde se dessinent également aux yeux de l’intelligence sous cette forme abstraite de dix nombres, dont chacun représente quelque chose d'infini, soit en étendue, soit en durée, soit par tout autre attribut. Tel est du moins le sens que nous attachons à la proposition suivante :

« Pour les dix Sephiroth, il n'y a pas de fin ni dans l'avenir, ni dans le passé, ni dans le bien, ni dans le mal, ni en élévation, ni en profondeur, ni à l'orient, ni à l'occident, ni au midi, ni au nord[»

Il faut remarquer que les divers aspects sous lesquels on considère ici l'infini sont au nombre de dix, ni plus ni moins ; par conséquent, nous n'apprenons pas seulement, dans ce passage, quel doit être le caractère général de toutes les Sephiroth ; nous y vouons de plus à quels principes, à quels éléments elles correspondent. Et comme ces différents points de vue, quoique opposés deux à deux, appartiennent cependant à une seule idée, à un seul infini, on ajoute :

« Les dix Sephiroth sont comme les doigts de la main, au nombre de dix, et cinq contre cinq ; mais au milieu d'elles est l’alliance de l'unité »

Ces derniers mots nous fournissent à la fois l'explication et la preuve de tout ce qui précède.

Cette manière d'entendre les dix Sephiroth, sans sortir précisément des rapports que présentent les choses extérieures, a cependant un caractère éminemment abstrait et métaphysique. Si nous voulions la soumettre à une analyse sévère, nous y trouverions, subordonnées à l'infini et à l'unité absolue, les idées de durée, d'espace et d'un certain ordre invariable sans lequel il n'y a ni bien ni mal, même dans la sphère des sens. Mais voici une énumération un peu différente, qui, au moins en apparence, fait une plus grande part aux éléments matériels. Nous nous bornons à traduire.

« La première des Sephiroth, un, c'est l'esprit du Dieu vivant ; béni soit son nom, béni soit le nom de celui qui vit dans l'éternité ! L'esprit, la voix et la parole, voilà l'esprit saint.
Deux, c'est le souffle qui vient de l'esprit : en lui sont gravées et sculptées les vingt-deux lettres qui ne forment cependant qu'un souffle unique.
Trois, c'est l'eau qui vient du souffle ou de l'air. C'est dans l'eau qu'il a creusé les ténèbres et le vide, qu'il a formé la terre et l'argile, étendue ensuite en forme de tapis, sculptée en forme de mur et couverte comme d'un toit.
Quatre, c'est le feu qui vient de l'eau, et avec lequel il le a fait le trône de sa gloire, les roues célestes (ophanim), les séraphins et les anges serviteurs Avec les trois ensemble il a construit son habitation ainsi qu'il est écrit : Il fait des vents ses messagers, et des feux enflammés ses serviteurs.»

Les six nombres suivants représentent les différentes extrémités du monde, c'est-à-dire les quatre points cardinaux, plus la hauteur et la profondeur Ces extrémités ont aussi pour emblèmes les diverses combinaisons qu'on peut former avec les trois premières lettres du mot Jéhovah.

Ainsi, à part les différents points qu'on peut distinguer dans l'espace, et qui n'ont par eux-mêmes rien de réel, tous les éléments dont ce monde est composé sont sortis les uns des autres, en prenant un caractère de plus en plus matériel, à mesure qu'ils s'éloignent de l'esprit saint, leur commune origine N'est-ce pas cela qu'on appelle la doctrine de l'émanation ? N'est-ce pas cette doctrine qui nie la croyance populaire que le monde a été tiré du néant ? Les paroles suivantes nous aideront peut-être à sortir de l'incertitude :

« La fin des Sephiroth se lie à leur principe comme la flamme est unie au tison, car le Seigneur est un, et il n'y en a pas un second. Or, en présence de l'un, que sont les nombres et les paroles ? »

Pour ne pas nous laisser ignorer qu'il s'agit ici d'un grand mystère qui nous commande la discrétion jusqu'avec nous-mêmes, on ajoute immédiatement :

« Ferme ta bouche poux ne pas en parler, et ton coeur pour ne pas y réfléchir; et si ton coeur s'est échappé, ramène-le à sa place ; car c'est pour cela que l'alliance a été faite »

Je suppose qu'on veut, par ces derniers mots, faire allusion à quelque serment en usage parmi les kabbalistes, pour dérober leurs principes à la connaissance de la multitude. Quant au premier de ces deux passages, la singulière comparaison qu'il renferme est assez fréquemment répétée dans le Zohar : nous la retrouverons étendue, développée et appliquée à l'âme aussi bien qu'il Dieu. Ajoutons à cela que dans tous les temps et dans toutes les sphères de l'existence, dans la conscience aussi bien que dans la nature extérieure, la formation des choses par voie d'émanation a été représentée par le rayonnement de la flamme ou de la lumière.

A cette théorie, si toutefois nous ne faisons pas une distinction plus apparente que réelle, s'en mêle une autre qui a fait un chemin plus brillant dans le monde, et qui se présente ici avec un caractère remarquable : c'est celle du verbe, la parole de Dieu identifiée avec son esprit, et considérée, non pas seulement comme la forme absolue, mais comme l'élément générateur et la substance même de l'univers. En effet, il ne s'agit plus, comme dans la traduction chaldaïque d'Onkelos, de substituer partout, pour anéantir l'anthropomorphisme, la pensée ou l'inspiration divine à Dieu lui-même, lorsqu'il intervient comme une personne humaine dans les récits bibliques : le livre que nous avons sous les yeux affirme expressément, dans un langage concis mais pourtant clair, que l'esprit saint, ou l'esprit du Dieu vivant, forme, avec la voix et la parole, une seule et même chose ; qu'il a successivement comme rejeté de son sein tous les éléments de la nature physique ; enfin, il n'est pas seulement ce qu'on appellerait, dans la langue d'Aristote, le principe matériel des choses ; il est le verbe devenu monde. Du reste, il faut nous rappeler que, dans cette partie de la kabbale, il n'est question que du monde, et non de l'homme ou de l'humanité.

Toutes ces considérations sur les dix premiers nombres occupent une place très distincte dans le Livre de la création. Il est facile de voir qu'elles s'appliquent à l'univers en général, et qu'elles regardent plutôt la substance que la forme. Dans celles que nous avons devant nous, on compare entre elles les diverses parties de l'univers, on s'efforce de les ramener sous une loi commune, comme on a voulu précédemment les résoudre en un principe commun ; on y donne enfin plus d'attention à la forme qu'à la substance. Elles ont pour base les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu. Mais il faut songer au rôle extraordinaire qui, déjà dans la première partie, est attribué à ces signes extérieurs de la pensée. Considérés seulement par rapport aux sons qu'ils représentent, ils se trouvent, pour ainsi dire, sur la limite du monde intellectuel et du monde physique ; car si, d'une part, ils viennent se résoudre dans un seul élément matériel, qui est le souffle ou l'air, de l'autre ils sont les signes indispensables à toutes les langues, et par conséquent la seule forme possible ou la forme invariable de l'esprit. Ni l'ensemble du système ni le sens littéral ne nous permettent d'interpréter différemment ces mots déjà cités plus haut :

« Le nombre deux (ou le second principe de l'univers), c'est l'air qui vient de l'esprit ; c'est le souffle dans lequel sont gravées et sculptées les vingt-deux lettres qui, toutes réunies, ne forment cependant qu'un souffle unique. »

Ainsi, par une combinaison bizarre, mais qui ne manque pas d'une certaine grandeur, qui, du moins, se comprend et s'explique, les articulations les plus simples de la voix humaine, les signes de l'alphabet ont ici un rôle tout à fait semblable à celui des idées dans la philosophie de Platon. C'est à leur présence, c'est à l'empreinte qu'ils laissent dans les choses, qu'on reconnaît dans l'univers et dans toutes ses parties une intelligence suprême ; c'est enfin par leur intermédiaire que l'esprit saint se révèle dans la nature. Tel est le sens de la proposition qu'on va lire :

« Avec les vingt-deux lettres, en leur donnant une forme et une figure, en les mêlant et les combinant de diverses manières, Dieu a fait l'âme de tout ce qui est formé et de tout ce qui le sera. C'est sur ces mêmes lettres que le saint, béni soit--il, a fondé son nom sublime et ineffable. »

Elles se partagent en divers ordres qu'on appelle les trois mères, les sept doubles et les douze simples. Il n'est d'aucune utilité, pour le but que nous poursuivons, de faire connaître la raison de ces étranges dénominations. D'ailleurs la place des lettres est entièrement envahie par la division que nous venons d'exposer et par les nombres qui en résultent : ou, pour nous exprimer plus clairement, ce sont les nombres trois, sept et douze qu'on cherche à retrouver per fas et nefas dans ces trois régions de la nature : 1° dans la composition générale du monde ; 2° dans la division de l'année ou dans la distribution du temps dont l'année est la principale unité ; 3° dans la conformation de l'homme. Nous retrouvons ici, bien qu'elle ne soit pas explicitement énoncée, l’idée du macrocosme et du microcosme, ou la croyance que l'homme n'est que l'image et, pour ainsi dire, le résumé de l'univers.

Dans la composition générale du monde, les mères, c'est-à-dire le nombre trois, représentent les éléments, qui sont l'eau, l'air et le feu. Le feu est la substance du ciel ; l'eau, en se condensant, est devenue celle de la terre ; enfin, entre ces deux principes ennemis, est l'air qui les sépare et les réconcilie en les dominant[. Dans la division de l'année, le même signe nous rappelle les saisons principales : l'été, qui répond au feu ; l’hiver, qui, dans l'Orient, est généralement marqué par des pluies ou par la domination de l'eau, et la saison tempérée, formée par la réunion du printemps et de l'automne. Enfin, dans la conformation du corps humain, cette trinité se compose de la tête, du cœur ou de la poitrine, et du ventre ou de l’estomac ; ce sont, si je ne me trompe, les fonctions de ces divers organes qu'un médecin moderne a appelés le trépied de la vie. Mais le nombre trois paraît ici, comme dans toutes les combinaisons du mysticisme, une forme si nécessaire, qu'on en fait aussi le symbole de l'homme moral, en qui l'on distingue, selon l'expression originale,

« le plateau du mérite, le plateau de la culpabilité et l'aiguille de la loi qui prononce entre l'un et l'autre ».

Par les sept doubles on représente les contraires ou du moins les choses de ce monde qui peuvent servir à deux fins opposées. Il y a dans l'univers sept planètes, dont l'influence est tantôt bonne et tantôt mauvaise ; il y a sept jours et sept nuits dans la semaine ; il y a dans notre propre corps sept portes, qui sont les yeux, les oreilles, les narines et la bouche. Enfin, ce nombre sept est encore celui des événements heureux ou malheureux qui peuvent arriver à l'homme. Mais cette classification, comme on doit s'y attendre, est trop arbitraire pour mériter une place dans cette analyse.

Les douze simples, dont il nous reste encore à parler, répondent aux douze signes du zodiaque, aux douze mois de l'année, aux principaux membres du corps humain et aux attributs les plus importants de notre nature. Ces derniers, qui seuls ont peut-être quelque droit à notre intérêt, sont la vue, l'ouïe, l'odorat, la parole, la nutrition, la génération, l'action ou le toucher, la locomotion, la colère, le rire, la pensée et le sommeil. C'est, comme on le voit, l'esprit d'examen à son début ; et si nous avons lieu d'être surpris, tantôt de ses procédés, tantôt de ses résultats, cela même est une preuve de son originalité.

Ainsi, la forme matérielle de l'intelligence, représentée par les vingt-deux lettres de l'alphabet, est en même temps la forme de tout ce qui est ; car, en dehors de l'homme, de l'univers et du temps, on ne peut plus rien concevoir que l'infini : aussi appelle-t-on ces trois choses les fidèles témoins de la vérité. Chacune d'elles, malgré la variété que nous y avons observée, est un système qui a son centre et en quelque sorte sa hiérarchie :

« Car, dit le texte, l'unité domine sur les trois ; les trois sur les sept, les sept sur les douze ; mais chaque partie du système est inséparable de toutes les autres »

L'univers a pour centre le dragon céleste ; le cœur est le centre de l'homme ; enfin, les révolutions du zodiaque forment la base des années. Le premier, dit-on, ressemble à un roi sur son trône ; le second, à un roi parmi ses sujets, et le troisième, à un roi dans la guerre . Nous croyons que par cette comparaison on a voulu indiquer la régularité parfaite qui règne dans l'univers, et les contrastes qui existent dans l'homme sans détruire son unité. En effet, on ajoute que les douze organes principaux dont notre corps est composé

« sont rangés les uns contre les autres en ordre de bataille ; il en est trois qui servent à l'amour, et trois qui produisent la haine ; trois qui donnent la vie, et trois qui appellent la mort. Le mal se trouve ainsi en face du bien et du mal ne vient que le mal, comme le bien n'enfante que le bien. »

Mais on fait remarquer aussitôt que l'un ne saurait être compris sans l'autre. Enfin, au-dessus de ces trois systèmes, au-dessus de l'homme, de l'univers et du temps, au-dessus des lettres comme au-dessus des nombres ou des Sephiroth « est le Seigneur, le roi véritable qui domine sur toutes choses, du séjour de sa sainteté et pendant des siècles sans nombre ».

A la suite de ces mots, qui forment la véritable conclusion du livré, vient cette espèce de dénouement dramatique dont nous avons parlé précédemment, et qui consiste dans la conversion d'Abraham, encore idolâtre, à la religion du vrai Dieu.

Le dernier mot de ce système, c'est la substitution de l'unité absolue à toute espèce de dualisme : à celui de la philosophie païenne, qui voulait voir, dans la matière une substance éternelle dont les lois ne sont pas toujours d'accord avec la volonté divine; comme à celui de la Bible qui, par l'idée de la création, aperçoit bien dans la volonté divine, et par conséquent dans l'être infini, la seule cause, la seule origine réelle du monde, mais qui en même temps regarde ces deux choses, l'univers et Dieu, comme deux substances absolument distinctes l'une de l'autre. En effet, dans le Sepher ietzirah, Dieu, considéré comme l'Etre infini et par conséquent indéfinissable, Dieu, dans toute l’étendue de sa puissance et de son existence, se trouve au-dessus, mais non en dehors des nombres et des lettres, c'est-à-dire des principes et des lois que nous distinguons dans ce monde : chaque élément a sa source dans un élément supérieur, et tous ont leur origine commune dans le verbe ou dans l'esprit saint. C'est aussi dans le verbe que nous trouvons ces signes invariables de la pensée qui se répètent en quelque sorte dans toutes les sphères de l'existence, et par lesquels fout ce qui est devient l'expression d'un même dessein Et ce verbe lui-même, le premier des nombres, la plus sublime de toutes les choses que nous puissions compter et définir, qu'est-ce qu'il est, sinon la plus sublime et la plus absolue de toutes les manifestations de Dieu, c'est-à-dire la pensée ou l'intelligence suprême ? Ainsi Dieu est à la fois, dans le sens le plus élevé, et la matière et la forme de l'univers. Il n'est pas seulement cette matière et cette forme ; mais rien n'existe ni ne peut exister en dehors de lui ; sa substance est au fond de tous les êtres, et tous portent l'empreinte, tous sont les symboles de son intelligence.

Cette conséquence si audacieuse, si étrangère, en apparence, aux principes qui la fournissent, est le fond de la doctrine enseignée dans le Zohar. Mais là on suit une marche toute différente de celle qui vient de se dessiner sous nos yeux : au lieu de s'élever lentement, par la comparaison des formes particulières et des principes subordonnés de ce monde, au principe suprême, à la forme universelle, et enfin à l'unité absolue, c'est ce dernier résultat qu'on admet tout d'abord; on le suppose, on l'invoque en toute occasion comme l’axiome incontesté ; on le déroule, en quelque façon, dans toute son étendue, en même temps qu'on le montre sous un jour plus mystérieux et plus brillant. Le lien qui pouvait exister entre toutes les conséquences obtenues de cette manière se trouve rompu, il est vrai, par la forme extérieure de l’ouvrage, mais le caractère synthétique qui y règne n'en est pas moins prononcé ni moins visible. Il est donc permis de dire que le Livre de la lumière commence précisément au point où s'arrête celui de la Création : la conclusion de l'un sert à l'autre de prémisses. Une seconde différence, bien autrement digne d'être remarquée, sépare ces deux monuments et s'explique par une loi générale de l’esprit humain : aux nombres et aux lettres nous allons voir substituer les formes intérieures, les conceptions invariables de la pensée, en un mot les idées dans la plus vaste et la plus noble acception de ce terme. Le verbe divin, au lieu de se manifester exclusivement dans la nature, nous apparaîtra surtout dans l'homme et dans l'intelligence ; il aura pour nom l'Homme prototype ou céleste, אדם עלאי אדם קדמון

Enfin, dans certains fragments dont la haute antiquité ne saurait être contestée, nous verrons, sans préjudice pour l'unité absolue, la pensée elle-même prise pour substance universelle, et le développement régulier de cette puissance mis à la place de la théorie assez grossière de l'émanation. Loin de nous la folle pensée de trouver chez les anciens Hébreux la doctrine philosophique qui règne aujourd'hui en Allemagne presque sans partage; mais nous ne craignons pas de soutenir, et nous espérons bientôt démontrer que le principe de cette doctrine, et jusqu'à des expressions exclusivement consacrées par l'école de Hegel, se trouvent parmi ces traditions oubliées que nous essayons de rendre à la lumière. Cette transformation que nous signalons dans la kabbale, ce passage du symbole à l'idée, se reproduit dans tous les grands systèmes philosophiques ou religieux, dans toutes les grandes conceptions de l'intelligence humaine. Ainsi, ne voyons-nous pas dans le rationalisme les diverses formes du langage dont se compose presque entièrement la logique d'Aristote, devenir dans celle de Kant les formes constitutives et invariables de la pensée ? Ainsi, dans l'idéalisme, Pythagore et le système des nombres n'ont-ils pas précédé la sublime théorie de Platon ? Ainsi, dans une autre sphère, n'a-t-on pas représenté tous les hommes comme issus du même sang ? n'a-t-on pas fait consister leur fraternité dans la chair, avant de la trouver dans l'identité de leurs droits et de leurs devoirs, ou dans l'unité de leur nature et de leur tâche ? Ce n'est pas ici le lieu d'insister plus longtemps sur un fait général; mais nous espérons du moins avoir fait comprendre les rapports qui existent entre le Sepher ietzirah et l'ouvrage à la fois bien plus étendu et plus important dont nous allons extraire la substance.

Source : http://esopedia.urobore.net/Sepher_Yetzirah

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 15:34

Le Sepher Yetsirah, ou Livre de la Formation, est peut-être l’un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soient parvenus. L’intérêt majeur pour la Kabbale hébraïque, ses modes de pensée & ses doctrines ayant diminué ces dernières années, ceci m’a poussé à traduire des traités à partir du texte hébreu original en leur adjoignant les versions latines des maîtres médiévaux ; j’ai également publié une Introduction à la Kabbalah qui peut être d’un certain intérêt pour les étudiants.

Trois livres importants du Zohar, ou Livre de la Splendeur qui constitue une source majeure d’enseignements kabbalistiques, ont été traduits en anglais par S.L. MacGregor Mathers ; le Sepher Yetsirah en version anglaise est un compagnon presque incontournable de ces dissertations : en réalité, les deux livres s’expliquent mutuellement.

Le Sepher Yetsirah, bien que son nom signifie « Livre de la Formation », n’est en aucune manière une narration de la Création, ou un substitut à la Genèse, mais c’est un antique et instructif livre philosophique traitant d’un aspect de l’origine de l’univers et de l’humanité, un aspect archaïque & essentiellement hébreu. La réunion des processus de la création en un arrangement à la fois alphabétique et numéral ne se retrouve que chez les auteurs sémitiques.

L’attention doit être attirée vers cette particularité essentielle de la langue hébraïque : l’inextricable et nécessaire association des lettres et des nombres, chaque lettre suggérant un nombre & chaque groupe de lettres véhiculant une signification numérique aussi cruciale que sa signification littérale.

Les principes kabbalistiques consistant en un renversement des lettres hébraïques et leur substitution par d’autres selon des combinaisons définies doivent également être étudiés et gardés à l’esprit. C’est sur ces principes que l’initiative de « travail sur le terrain » de cette dissertation repose. Ces principes se retrouvent au fil des traités kabbalistiques qui se sont succédés dans le temps, nombre d’entre eux étant collectés dans un unique volume connu comme le Zohar, ouvrage traitant principalement des dignités essentielles de la Divinité, des Émanations qui en sont issues, de la doctrine des Sephiroth, des figures du Microprosope et du Macroprosope et de la doctrine de la réincarnation.

Le Sepher Yetsirah, quant à lui, traite essentiellement de notre univers et du Microcosme. A ce sujet, les opinions des rabbins kabbalistes hébreux et de mystiques contemporains doivent être brièvement examinées.

L’intéressante citation qui suit est de Rabbi Moïse Botarel qui a écrit son fameux Commentaire en 1409 : « C’est Abraham notre Père – béni soit-il – qui a écrit ce livre afin de condamner la doctrine des sages de son temps qui étaient incrédules quant au dogme suprême de l’Unité. Du moins, ceci était l’opinion de Rabbi Saadiah – béni soit-il – comme cela est écrit dans le premier chapitre de son livre La Pierre des Philosophes. Voici ses propres mots : ‘Les sages de Babylone attaquèrent Abraham sur sa foi ; car ils étaient contre lui alors qu’eux mêmes étaient divisés en trois sectes. La première pensait que l’Univers était sujet au contrôle de deux forces opposées, l’une n’existant que pour détruire l’autre, ceci est le dualisme ; les dualistes tiennent qu’il n’y a rien de commun entre l’auteur du mal et l’auteur du bien. La seconde admettait Trois Grandes Puissances ; deux d’entre elles comme dans le premier cas et une troisième Puissance dont la fonction était de donner raison à l’un ou à l’autre, un arbitre suprême. La troisième secte ne reconnaissait aucun dieu hormis le Soleil, dans lequel elle reconnaissait l’unique principe de l’existence.’ »

Rabbi Judah Ha Levi (qui naquit vers 1120), dans sa description critique de ce traité, écrivait : « Le Sepher Yetsirah nous enseigne l’existence d’un Unique Pouvoir Divin en nous démontrant que dans la variété et la multiplicité il y a Unité et Harmonie, et qu’une telle concorde universelle ne peut provenir que du règne d’une Unité Suprême ».

Selon Isaac Myer dans sa Qabbalah (p.159), allusion est faite au Sepher Yetsirah dans les écrits d’Ibn Gebirol de Cordoue, communément appelé Avicebron, qui mourut en 1070 de notre ère.

Eliphas Levi, le célèbre occultiste français, écrivit du Sepher Yetsirah, dans son Histoire de la Magie, p.54 :

« Le Zohar est une source d’illumination, le Sepher Yetsirah est une échelle formée de vérités. En lui sont expliqués les 32 signes absolus des sons, nombres et lettres : chaque lettre reproduit un nombre, une idée et une forme ; afin que les mathématiques soient à même de fournir des applications aux idées et aux formes non moins rigoureuses qu’aux nombres, par une exacte proportion et une correspondance parfaite. Par la science du Sepher Yetsirah l’esprit humain est fixé sur la vérité, et la raison, et il est capable de prendre en compte les développements possibles de l’intelligence par les évolutions des nombres. Le Zohar représente la vérité absolue, & le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l’atteindre, de se l’approprier et de l’utiliser ».

À un autre endroit, Eliphas Levi écrit :

« Le Sepher Yetsirah & l’Apocalypsesont les chefs-d’œuvre de l’Occultisme ; ils contiennent plus de sagesse que de mots ; leur expression est tout aussi figurative et poétique, et en même temps aussi exacte que les mathématiques ».

Dans le volume titré La Kabbale de l’éminent universitaire Adolphe Franck, il y a un chapitre sur le Sepher Yetsirah. Il écrit ce qui suit :

« Le Livre de la Formation contient, je ne dirais pas un système physique, mais une cosmologie qui a pu être conçue à une époque et dans un pays habitué à expliquer tous les phénomènes par une action directe de la Cause Première [...] Sa forme est simple et grave; il ne s’y trouve aucune démonstration ou argument, mais il consiste plutôt en une série d’aphorismes, soigneusement groupés et qui ont tous la concision des plus anciens oracles ».

Dans son analyse du Sepher Yetsirah, il ajoute :

« Le Livre de la Formation, même s’il n’est pas très volumineux, et s’il ne nous élève pas non plus vers les régions les plus hautes de la pensée, nous offre cependant un composition très homogène & d’une rare originalité. Les nuages que l’imagination du commentateur ont réuni autour de lui, seront dissipés, si nous y cherchons, non pas les mystères de l’ineffable sagesse, mais un essai de doctrine raisonnée, construite sur l’entendement, un effort pour comprendre le plan de l’univers et cerner le lien entre le principe commun et tous les éléments qui sont autour de nous ».

« Le dernier mot de ce système est la substitution de l’Unité divine absolue à toute idée de Dualisme, contre cette philosophie païenne qui voyait dans la matière une substance éternelle dont les lois n’étaient pas en accord avec la Volonté Divine, et contre la Doctrine biblique, qui par l’idée de Création postule deux choses, l’Univers et Dieu en tant que deux substances absolument distinctes l’une de l’autre ».

« En fait, dans le Sepher Yetsirah, Dieu considéré comme Infini et conséquemment Être indéfinissable, étendu en toutes choses par son pouvoir et son existence, bien qu’au-dessus d’eux, n’est pas en-dehors des nombres, sons et lettres – les principes et lois générales que nous reconnaissons ».

« Chaque élément a sa source dans une forme plus élevée, et toutes les choses ont leur origine commune dans le Verbe (Logos), le Saint Esprit… Ainsi Dieu est à la fois, dans le sens le plus élevé, la matière et la forme de l’univers. Bien qu’Il ne soit pas seulement cette forme : car rien ne peut exister ou existe en dehors de Lui ; Sa substance est le fondement de tout, et toutes choses portent Son empreinte et sont des symboles de Son Intelligence ».

La tradition hébraïque accorde aux parties les plus anciennes parties du Zohar une date antérieure à la construction du Second Temple, mais Rabbi Siméon bar Yochaï, qui a vécu sous le règne de l’empereur Titus vers 70-80 de notre ère, est considéré comme l’auteur de ces écrits & Rabbi Moïse de Léon, de Guadalaxara en Espagne, qui est mort en 1305, a certainement reproduit et publié le Zohar.

Ginsburg, parlant des doctrines zohariques de l’ « Aïn Soph », dit qu’elles étaient inconnues jusqu’au 13è siècle ; il ne nie pas l’antériorité du Sepher Yetsirah mais dans celui-ci, il n’est pas question de l’Aïn Soph Aur ni de l’Aïn Soph. Je pense cependant que cette omission n’est pas la preuve que la doctrine de l’Aïn Soph Aur et de l’Aïn Soph n’existaient pas encore, car il est raisonnable de supposer que le Sepher Yetsirah est un volume assigné au Monde Yetziratique, le troisième des Mondes kabbalistiques de l’Émanation, alors que le Ash Metzareph concerne le Monde d’Assiya, le quatrième ou Monde le plus bas des Coques, et est un traité d’alchimie ; quant au Sepher DiTzedioutha, il peut être considéré comme une Oeuvre Atziluthique, traitant des Emanations de la Déité ; et il existe sans doute une quatrième œuvre assignée au Monde de Briah, mais je n’ai pas été capable de l’identifier. Le Talmud babylonien et le Talmud de Jérusalem se réfèrent tous deux au Sepher Yetsirah. Leur traité Sanhedrin mentionne très certainement le Livre de la Formation ainsi qu’une œuvre similaire ; et Rashi dans son commentaire sur le traité Erubin considère cela comme une donnée historique fiable.

D’autres indices historiques sont donnés par Saadya Gaon, qui mourut en 940, et Judah Ha Levi, 1150 de notre ère ; tous les deux en ont parlé comme d’une œuvre ancienne. Quelques critiques modernes l’ont attribué à Rabbi Akiba qui a vécu au temps de l’empereur Hadrien, vers 120 de notre ère et qui a perdu la vie en prenant fait et cause pour la faux messie Barchocheba ; d’autres suggèrent qu’il a été écrit vers 200 de notre ère. Graetz cependant l’attribue aux temps gnostiques, vers le troisième ou quatrième siècle de notre ère, et Zunz en parle comme d’une œuvre post Talmudique appartenant à la période Géonim, vers 700-800 de notre ère ; Rubinsohn, dans sa Bibliotheca Sacra, en parle comme n’étant que de simples idées sans aucun fondement.

Les Talmuds ont été collectés en un ensemble cohérent et imprimés à Venise vers 1520.

Le Zohar a été imprimé à Mantoue en 1558; puis à Crémone en 1560 et à Lublin en 1623 ; une quatrième édition par Knorr von Rosenroth à Sulzbach en 1684. Certaines parties ne sont pas aussi anciennes car les Croisades sont mentionnées dans un chapitre.

Six éditions hébraïques du Sepher Yetsirah ont été collectées et imprimées à Lemberg en 1680. La plus ancienne de ces six était celle de Saadyah Gaon. Il existe encore trois versions latines, celle de Guillaume Postel, celle de Johann Pistorius & une troisième par Johannes Stephanus Rittangelius. Cette dernière offre à la fois la version hébraïque et la version latine et aussi les « Trente-deux sentiers » en supplément.

Il existe une traduction allemande par Johann Friedrich von Meyer, datée de 1830 ; une version d’Isidor Kalish dans laquelle il a reproduit de nombreuses annotations de grande valeur de Meyer ; une édition en français par Papus, de 1888 ; une édition en français par Mayer Lambert de 18911, avec les commentaires arabes de Saadyah Gaon ; et une édition anglaise par Peter Davidson de 1896, laquelle est suivie des « 50 Portes de l’Intelligence » et les « 32 Sentiers de la Sagesse ».

L’édition que j’en propose aujourd’hui est celle des anciens codex hébreux traduits en anglais et complétés par les versions latines de Pistorius, Postellus et Rittangelius, en suivant ce dernier plutôt que les anciens commentateurs.

Les étudiants peuvent se référer à la Bibliotheca magna Rabbinica de Bartoloccio de Cellerio, Rome, 1678-1692, à Basnage, Histoire des Juifs, 1708 et à la Doctrine et Littérature de la Kabbale de A.E. Waite. J’ai également examiné de manière superficielle les copies suivantes du Sepher Yetsirah en hébreu :

1. Une version par Saadiah, Ab. ben David, et trois autres, Mantoue, 1562, 4to.

2. Une version accompagnée du commentaire de Rabbi Abraham F. Dior, Amsterdam, 1642, 4to.

3. Une version incluant la préface de M. ben J. Chagiz, Amsterdam, 1713, 16mo.

4. Une version de Constantinople, 1719.

5. Une version Zolkiew, 1745, 4to.

6. Une version de Moïse ben Jacob, Zozec, 1779, 4to.

7. Une version Grodno, 1806, 4to.

8. Une version Dyhernfurth, 1812, 8vo.

9. Une version Salonica, 1831, 8vo.

10. Une copie MS. Datée de 1719, du British Museum.

J’ajoute ici les titres complets des trois versions latines que l’on trouve à la Bibliothèque du British Museum :

Abrahami Patriarchae Liber Jezirah sive Formationis Mundi, Patribus quidem Abrahami tempora praecedentibus revelatus, sed ab ipso etiam Abrahamo expositus Isaaco, et per pro prophetarum manus posteritati conservatus, ipsis autem 72 Mosis auditoribus in secundo divinae veritatis loco, hoc est in ratione, quoe est posterior authoritate, habitus. Parisiis, 1552.

Gulielmus Postellus : Id est Liber Jezirah, qui Abrahamo, Patriarchae adscribitur, una cum Commentario Rabbi Abraham F.D. super 32 semitis Sapientiae, a quibus Liber Jezirah incipit: Translatus et notis illustratus a Joanne Stephano Rittangelio, Ling. Orient. in Elect. Acad. Regiomontana Prof. Extraord, Amstelodami, 1642.

Dans l’ouvrage de Tomas Primus Artis Cabalisticae hoc est reconditae theologiae et philosophiae scriptorum, Basileae 1587, on trouve le Liber de Creatione Cabalistinis, Hebraice Sepher Jezira ; Authore Abrahamo. Successive filiis ore traditus. Hinc jam rebus Israel inclinatis ne deficeret per sapientes Hierusalem arcanis et profundissimis sensibus literis commendatus. Johannes Pistorius.

Le Sepher Yetsirah comprend 6 chapitres et 33 paragraphes distribués de cette manière : le premier chapitre en compte 12 puis les autres 5, 5, 4, 3 et 4.

Dans quelques versions les paragraphes ou sujets sont arrangés de manière différente. Le plus ancien titre porte, en outre, les mots « Les Lettres de notre Père Abraham » ou « Écrits par le patriarche Abraham » et l’on en parle comme tel dans nombre d’ouvrages d’autorités médiévales, mais cette origine est sans aucun doute fabuleuse, bien que peut-être moins improbable que l’auteur du Livre d’Enoch, mentionné par Saint Jude, dont deux copies manuscrites en langue éthiopienne furent sauvées des sauvages d’Abyssinie en 1773 par le grand voyageur James Bruce.

En essence cette œuvre fut, sans aucun doute, la cristallisation par un auteur de siècles de traditions et il a été régulièrement complété par d’autres auteurs qui l’ont également revus. En ce qui concerne quelques-unes de ces additions qui furent rejetées par les étudiants médiévaux, je ne les ai pas incorporées dans le texte, préférant présenter dans ce volume uniquement le texte occulte original, sur lequel de grandes autorités hébraïques, allemandes, jésuites etc. ont écrit de longs commentaires, mais sans parvenir à l’expliquer de manière satisfaisante. Kalisch, parlant de ces commentaires, dit :

« ils ne contiennent rien de plus qu’un ensemble d’explications arbitraires et de distorsions sophistiquées des versets, des notions astrologiques, des superstitions orientales, un jargon métaphysique, de mauvaises connaissances de la physique, et aucune élucidation correcte de cet ancien livre ».

Kalisch, cependant, n’était pas un occultiste ; ces commentaires sont si étendus qu’ils demandent des années d’études, et je n’ai aucune hésitation à confesser que mes recherches à ce sujet n’ont été que superficielles.

Ce travail a été lu comme Conférence devant l’Hermetic Society de Londres, et le docteur Anna Kingsford, son président, au printemps 1886.

Source : http://www.esoblogs.net/5289/sepher-yetzirah-introduction-de-wynn-westcott/

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Published by Wynn Westcott - dans Kabbale
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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:14

Le Sefer Yetsirah ou le livre de la Formation est un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soit parvenu. Ce manuel philosophique traite de l'origine de l'univers et de l'humanité.

Il est important de préciser que la langue hébraïque associe des lettres et des nombres : chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres possède une signification numérique vitale. Le principe de renversement des lettres et de leur substitution par d'autres lettres selon des combinaisons préalablement définies est également utilisé.

D’après, le Sepher Yetzirah, l'esprit humain est fixé sur la vérité et sur la raison tout en étant capable de prendre en compte les développements de l'intelligence par des nombres. Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l'atteindre et de l'utiliser.

Les dix sefirots (Sephiroth ) sont les dix nombres primordiaux. Le terme est dérivé de la racine hébraïque SFR signifiant compter (numération – numérologie). Le terme sefirot signifie qu'il ne s'agit pas de nombres ordinaires mais de « nombres principes» identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos, à savoir les six dimensions de l'espace, les deux du temps et celles du bien et du mal.

Les sefirots servent à décrire la naissance du monde. La première sefira est le pneuma divin. De celui-ci sort la seconde sefira, l'air… De l'air sont issus l'eau et le feu. Les 6 dernières sefirot représentent les six directions dans l'espace. Elles sont scellées au moyen de 6 permutations du grand nom de dieu YHW.

Le Sefer Yetsirah nous apprend que « le réel » est constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231 combinaisons binaires, à l'origine de la création du monde.

Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères aleph, mem, shin.

Le second groupe est composé des sept consonnes doubles. Elles représentent les sept planètes du cosmos, les sept jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l'homme.

Le dernier groupe est celui des douze consonnes simples placées en rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se déroulent chez l'homme ainsi qu'avec les douze organes principaux. Elles représentent les douze mois de l'année.

La structure de l'Arbre de Vie

L’Arbre de Vie de la Kabbale représente symboliquement les Lois de l'Univers. Ce schéma est formé de 4 mondes, 10 centres énergétiques (ou numérations appelées Sephiroth), 3 voiles d’existence négative non manifestée, 3 piliers et 22 sentiers. Cet ensemble forme les 32 voies de la Sagesse.

Les 4 mondes sont :
ATZILUTH : l'Emanation (les archétypes, les concepts, le mental abstrait),
BRIAH : la Création (le mental concret, les formes pensées),
YETSIRAH : la Formation (les émotions, les sentiments, l'astral),
ASIAH : l'Action (la cristallisation).

D'abord, Kether, Hokmah et Binah, les trois Sephirah originelles.
Ensuite, Chesed, Geburah et Tipheret, les trois Sephiroth réellement créatrices.
Après Netzah, Hod et Yesod,
Et pour terminer Malkut.
On observe ainsi quatre "groupes" de Sephiroth, que l'on a appelés Mondes ou Olanim (singulier Olam) :

Olam Ha'Atziluth, le monde de l'émanation, il regroupe Kether, Hokmah et Binah. C'est le monde le plus proche de l'essence divine, du grand Tout, de l'Unique. Atziluth est le monde du divin, de l'étincelle de vie originelle. Toutefois, comme chaque Sephirah est présente dans toutes les autres, Aztiluth n'est pas seulement présent dans Kether, Hokmah et Binah, mais également dans les sept autres Sephiroth. Cette "parcelle" évoquera toujours ce principe de l'émanation originelle des Sephiroth ainsi que leurs rôles dans la création de l'univers. La couleur associée à ce monde est le blanc.

Olam Ha'Briah, le monde de la création, il regroupe Chesed, Geburah et Tipheret. C'est le monde qui a initié réellement l'univers, après la séparation de Daath. Les créatures de ce monde sont les Archanges. Ce monde de l'esprit, de l'élévation intellectuelle est associé à la couleur bleue du ciel. Son élément est l'air de l'élévation spirituelle.

Olam Ha'Yetzirah, le monde de la formation, il regroupe Netzah, Hod et Yesod. C'est le monde qui a vu la concrétisation de la formation de Malkut qui en est directement émanée. Les créatures sont généralement des exécutrices de la volonté d'entités supérieures formés d'anges de puissance modérée. C’est l'ultime étape avant la formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr postérieure aux autres corps célestes. C’est aussi le monde de l'émotion, de la psyché. La couleur qui lui est associé est le violet. On lui attribue également une correspondance avec l'élément eau, la source qui nourrit le monde.

Olam Ha'Assiah, le monde de l'action, ne comporte que Malkut, la Sephirah finale. Les créatures de ce monde sont des serviteurs. C’est le monde du corps, le plus terre à terre, c'est le monde matériel. Sa couleur associée est le rouge du sang, le rouge de la terre.

Les 10 Sephiroth sont :

KETHER : la Volonté, la Couronne (représenté par le Svastika),
HOCHMAH (ou CHOKMAH) : l'Amour Sagesse (représenté par le phallus),
BINAH : l'Intelligence et la Compréhension (représenté par la coupe),
HESED (ou CHESED) : la Miséricorde et la Grâce (représenté par le bâton),
GEBURAH : la Justice et la Rigueur (représenté par l'épée),
TIPHERETH : la Beauté (représenté par la croix),
NETSAH (ou NETZACH) : la Victoire (représenté par la rose),
HOD : la Gloire (représenté par Hermès),
YESOD : le Fondement (représenté par le miroir),
MALKUTH : le Royaume (représenté par la croix aux bras égaux).

Les 3 voiles d’existence négative non manifestée sont :

AIN : la Négation,
AIN SOPH : l'Illimité,
AIN SOPH AUR : la Lumière.

Les 3 piliers ou colonnes sont :

la Miséricorde (à droite, positif, masculin) gouverné par la lettre "schin",
la Rigueur (à gauche, négatif, féminin) gouverné par la lettre "mem",
l'Equilibre (au centre, neutre) gouverné par la lettre "aleph".

  • Le pilier de la miséricorde (placé à droite appelé Yachin) comporte les Sephiroth de l'aspect masculin, les aspects positifs, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche.
  • Le pilier de la rigueur (placé à gauche appelé Boaz) comporte les Sephiroth réceptacles teintées de l'aspect féminin, les aspects négatifs car ils tendent à restreindre les actions de la Force : Binah, Geburah et Hod. Ce pilier est associé à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l'appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou de la Forme en tant que forme du moule dans lequel tout vient s'inscrire.
  • Le pilier de l'équilibre (placé au centre) représente le devenir théorique de tout être humain. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d'une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l'enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l'illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu'elle a elle-même engendrés.

Une dernière structure kabbalistique que l’on nomme également les Mondes peut être établie en sachant que chaque Monde contient l'Arbre de Vie en entier et possède son humeur ainsi que toutes ses créatures :

  • Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structure, code à respecter, interdit à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, sur les rituels répétitifs et rigoureusement codifiés.
  • Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l'univers s'exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches de la préservation, de la pureté élémentaire, des chevaliers luttant pour l'honneur, pour restaurer l'intégrité de tout.
  • Pachad, le Monde de l'Apocalypse. C’est un monde en perpétuel mouvement soumis au cycle des changements. Les lieux sont souvent d'une grande beauté, mais cette beauté n'est jamais que temporaire, et laisse souvent la place à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau en de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières d’un renouveau permanent avec une humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu'il s'agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.
  • Meborack, le Monde de l'Equilibre. C’est un monde constitué de subtiles nuances savamment dosées où toute chose est le résultat de mélanges harmonieux. Les paysages de ce monde sont d’une très grande beauté. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre attaché au pilier central de l'Arbre de Vie et elles cherchent à rétablir l'harmonie (la perfection) en toute chose.
  • Aresh, le Monde de l'Adversité. C’est un monde où tout n'est que bataille et furie. Les cinq éléments s'y livrent une guerre qui dure depuis l'aube des temps, et toutes les créatures sont destinées au combat, des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l'adversité. Leur but est l'anéantissement de l'adversaire à travers les épreuves, tant physiques que spirituelles.

L'Arbre de Vie présente donc une structure géométrique. Quatre cercles représentant les quatre Olanim s'intersectent les uns avec les autres tout en restant centrés sur un axe vertical entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s'ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d'entre elles quel que soit le regroupement que l'on ait choisi d'adopter.

Source : http://users.swing.be/nombre/Kabbale/arbre_de_vie_kabbale.htm

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:10

Chapitre Premier

I. Par trente-deux voies mystérieuses de sagesse, Yah, l’Éternel tzevaot, le Dieu d’Israël, Dieu vivant, Dieu tout puissant, élevé et sublime, habitant l’Éternité et dont le nom est saint, a tracé et créé son monde, sous trois formes : dans l’écriture, le nombre et la parole.

Ce sont dix nombres primordiaux [1], vingt-deux lettres fondamentales, dont trois principales, sept doubles et douze simples.

2. Dix nombres primordiaux selon le nombre des dix doigts, dont cinq sont en face de cinq. Et la personne de l’Unique est juste au milieu, par la parole, la langue et la bouche. Ils correspondent aux dix infinis : profondeur du commencement et profondeur de la fin, profondeur du bien et profondeur du mal, profondeur du haut et profondeur du bas, profondeur de l’orient et profondeur de l’occident, profondeur du nord et profondeur du sud. Et un maître unique, Dieu, roi fidèle, les domine toutes du séjour de sa sainteté et jusque dans l’éternité des éternités.

3. Vingt-deux lettres fondamentales.

Trois principales : alef mem, chin ; elles correspondent au plateau du mérite, au plateau du démérite et à la balance de la loi qui met l’équilibre entre eux.

Sept doubles, bet, guimel, dalet, kaf pé, rech, taw, qui correspondent à la vie, la paix, la sagesse, la richesse, la postérité, la faveur, la domination.

Douze simples, hé, waw, zayin, het, tet, yod, lamed, nun, samekh, ’ayin, tzadi, qôf qui correspondent à la vue, l’ouïe, l’odorat, la parole, la nutrition, la cohabitation, l’action, la marche, la colère, le rire, la pensée et le sommeil.

4. Par lesquelles Yah, Éternel tzevaot, Dieu d’Israël, Dieu vivant, Dieu tout-puissant, élevé, sublime, habitant l’éternité et dont le nom est saint, a tracé trois pères et leurs postérités [2], sept conquérants et leurs légions [3], douze arêtes du cube. La preuve de la chose est [donnée par] des témoins dignes de foi, le monde, l’année et la personne, qui ont la règle des dix, trois, sept et douze ; leurs préposés sont le dragon, la sphère et le cœur.

Deuxième chapitre

I. Dix nombres primordiaux, dix et non neuf, dix et non onze.Comprends avec sagesse, et sois sage avec intelligence ; examine-les et sonde-les. Sache, pense, imagine ; établis la chose dans son évidence et établis le créateur à sa place. Les nombres correspondent à dix infinis ; quand on les aperçoit, ils ressemblent à l’éclair, et, à la fin, ils vont à l’infini ; on a dit d’eux qu’ils s’élancent et reviennent, sur l’ordre de Dieu, qu’ils se précipitent comme un ouragan, et qu’ils se prosternent devant son trône [4].

2. Vingt-deux lettres fondamentales. Trois principales, sept doubles et douze simples.

Les trois principales sont alef mem, chin. Mystère important, caché, merveilleux et éclatant, d’où sortent le feu, l’air et l’eau, d’où tout a été créé.

3. Sept doubles : bet, guimel, dalet, kaf, pé, rech, taw. Sept et non six, sept et non huit, six côtés dans les six directions, et !le temple placé juste au milieu – l’Éternel soit béni de son endroit ! Il est l’endroit du monde et le monde n’est pas son endroit.

4. Douze simples, douze et non onze, douze et non treize. Douze arêtes des angles, se divisant dans les directions, séparant les différents côtés : arête est-nord, arête est-haut, arête est-bas, arête nord-ouest, arête nord-haut, arête nord, bas, arête ouest-sud, arête ouest-haut, arête ouest-bas, arête sud-est, arête sud-haut, arête sud-bas.

5. Par lesquelles Yah, l’Éternel tzevaot, Dieu d’Israël, Dieu vivant, Dieu tout-puissant, noble et sublime, habitant l’éternité et dont le nom est saint, a tracé vingt-deux lettres, fixées à la sphère ; la sphère tourne devant derrière, derrière devant.

Signe de la chose : rien ne dépasse en bien les délices, et rien ne dépasse en mal la plaie.

6. La preuve de la chose estdonnée par des témoins dignes de foi : le monde, l’année et la personne.

Le monde se compte par dix : les trois sont le feu, l’air et l’eau ; les sept sont les sept planètes ; les douze sont les douze signes du zodiaque.

L’année se compte par dix : les trois sont l’hiver, l’été et la demi-saison ; les sept sont les sept jours de la création ; les douze sont les douze mois.

La personne se compte par dix : trois sont la tête, le tronc et le ventre ; les sept sont les sept ouvertures ; les douze sont les douze organes directeurs.

Troisième chapitre

I. Dix nombres fermés.

Ferme ta bouche pour ne pas parler, ferme ton cœur pour ne pas penser, et si ton cœur s’élance, retourne vers l’Endroit, car il est dit ainsi : Ils courent et reviennent. Fixe leur fin dans leur commencement et leur commencement dans leur fin, comme une flamme fixée à un charbon [5]. Sache, pense et imagine que le Créateur est Un et qu’il n’y en a pas en dehors de Lui, et, devant l’unité, que comptes-tu ?

2. Vingt-deux lettres fondamentales.

Trois principales, sept doubles, douze simples.

Trois principales, alef, mem, chin. Le feu, l’air et l’eau. L’origine du ciel-est le feu, l’origine de l’atmosphère est l’air, l’origine de la terre est l’eau : le feu monte, l’eau descend et l’air est la règle qui met l’équilibre entre eux ; le mem est grave, le chin est aigu, l’alef est intermédiaire entre eux. Alef mem-chin est scellé de six sceaux et enveloppé dans le mâle et la femelle [6]. Sache, pense et imagine que le feu supporte l’eau.

3. Sept doubles : b, g, d, k, p, r, t, qui sont usitées avec deux prononciations : bet, vet ; guimel, ghimel ; dalet, dhalet ; kaf, khaf ; pé, fé ; rech, rhech ; taw, thaw : l’une douce, l’autre dure, à l’instar du fort et du faible. Les doubles représentent des contraires. Le contraire de la vie, c’est la mort ; le contraire de la paix, c’est le malheur ; le contraire de la sagesse, c’est la sottise ; le contraire de la richesse, c’est la pauvreté ; le contraire de la culture, c’est le désert ; le contraire de la grâce, c’est la laideur ; le contraire du pouvoir, c’est la servitude.

4. Douze lettres simples : hé, waw, zayin, ket, tet, yod, lamed, nun, samekh, ayin, tzadi, qof Il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et permutées. Comment les a-t- Il multipliées ? Deux pierres bâtissent deux maisons, trois bâtissent six maisons, quatre bâtissent vingt-quatre maisons, cinq bâtissent cent vingt maisons, six bâtissent sept cent vingt maisons, sept bâtissent cinq mille quarante maisons. À partir de là, va et compte ce que ta bouche ne peut exprimer, ce que ton oreille ne peut entendre.

5. Par lesquelles Yah, l’Éternel tzevaot, le Dieu d’Israël, Dieu vivant, Seigneur tout-puissant, élevé et sublime, habitant l’éternité et dont le nom est saint a tracé le monde. YaH se compose de deux lettres, YHVH de quatre lettres ; Tzevaot : Il est comme un signe dans son armée ; Dieu d1sraël : Israël est un prince devant Dieu ; Dieu vivant : trois chosesont appelées vivantes : Dieu vivant, eau vive, et arbre de la vie ; El : fort ; Chadday : jusque-là, Il suffit ; Élevé : car Il réside dans la hauteur du monde, et est au-dessus de tous les êtres élevés ; Sublime : car Il porte et soutient le haut et Je bas ; tandis que les porteurs sont en bas et leur charge en haut, Lui est en haut et Il porte en bas ; Il porte et soutient le monde entier ; Habitant l’éternité : car son règne est éternel et ininterrompu ; Son nom est saint : car Lui et ses serviteurs sont saints et ils Lui disent chaque jour : Saint, Saint, Saint.

6. La preuve de la chose est fournie par des témoins dignes de foi : le monde, l’année, l’âme. Les douze sont en bas, les sept au-dessus d’eux et les trois au-dessus des sept. Des trois, Il a formé son sanctuaire et tous sont attachés à l’Un. Signe de l’Un qui n’a pas de second, roi unique dans son monde, qui est un et dont le nom est un.

Quatrième Chapitre

I. Dix nombres primordiaux.

Premièrement : l’esprit du Dieu vivant, vie du monde, dont le trône est affermi de toute éternité. Son nom est loué et béni toujours et éternellement. C’est là l’esprit saint.

2. Deuxièmement : Il a tracé un air d’un autre air, Il a taillé les quatre côtés du ciel : l’orient, l’occident, le nord et le sud, et il y a un vent de chaque côté.

3. Vingt-deux lettres fondamentales.

Trois principales, sept doubles et douze simples ; lettres taillées dans l’air, tracées par la voix, fixées dans la bouche en cinq endroits : alef, hé, het, ’ayin ; bet, waw, mem, pé ; guimel, yod, kaf, qof ; dalet, tet, lamed, nun, taw ; zayin ; samekh, tzadi, rech, chin.

Les gutturales se prononcent avec la fin de la langue, les linguales vers le milieu de la langue en se prononçant avec la voyelle, les sifflantes entre les dents et avec la langue inerte.

4. Les vingt-deux lettres, Il les a tracées, taillées, multipliées, pesées et interverties, et Il en a formé toutes les créatures et tout ce qui sera créé. Et de quelle façon les a-t-Il multipliées ? L’alef avec toutes et toutes avec l’alef, le bet avec toutes et toutes avec le bet, le guimel avec toutes et toutes avec le guimel ; toutes tournent en cercle. Il se trouve qu’elles sortent par deux cent trente et une portes. Il se trouve que toutes les paroles sortent sous un même nom.

5. Il a formé du néant le, réel. Il a fait exister ce qui n’était pas. Il a taillé de grandes colonnes d’un souffle insaisissable.

6. Troisièmement : Il a créé l’eau de l’air ; Il a tracé et taillé avec elle le tohu et le bohu, le limon et l’argile, Il en a fait comme une sorte de parterre, Il les a taillés en une sorte de mur, Il les a couverts comme une sorte de toiture ; Il a fait couler l’eau dessus, et cela est devenu la terre, comme il est écrit : Car à la neige Il dit : Sois de la terre ! Job 37:6).

Tohu, c’est la ligne verte qui entoure le monde entier, bohu ce sont les pierres trouées et enfoncées dans l’océan, d’où sort l’eau, comme il est dit : Il étendra sur elle la ligne de tohu et les pierres de bohu (Is. 34:n).

7. Quatrièmement : le feu de l’eau. Il a tracé et taillé avec lui le trône de gloire et toute la légion céleste, comme il est écrit : Il fait des vents ses messagers et ses serviteurs de feu flamboyant (Ps. 104:4).

8. Cinquièmement : Il a choisi trois lettres simples et les a fixées avec son grand nom et a scellé avec elles les six côtés.

Il a scellé le haut, il s’est tourné en haut et l’a scellé avec yod, hé, waw.

Sixièmement : Il a scellé le bas. Il s’est tourné en bas et l’a scellé yod, waw, hé.

Septièmement : Il a scellé l’orient. Il s’est tourné devant lui et Ill’ a scellé avec hé, waw, yod.

Huitièmement : Il a scellé l’occident. Il s’est tourné derrière lui, et l’a scellé avec hé, yod, waw.

Neuvièmement : Il a scellé le midi. Il s’est tourné à droite et l’a scellé avec waw, yod, hé.

Dixièmement : Il a scellé le nord. Il s’est tourné à gauche et l’a scellé avec waw, hé, yod.

Voilà les dix nombres primordiaux : 1. l’esprit du Dieu vivant ; 2. l’air [créé] de l’esprit ; 3. l’eau créée de l’air ; 4. le feu [créé] de l’eau ; 5-10 le haut, le bas, l’orient, l’occident, le nord, le sud.

Cinquième Chapitre

I. Il a fait régner l’alef dans l’air, Il lui a attaché une couronne et a combiné une [lettre] avec l’autre, et Il a créé avec lui l’atmosphère dans le monde, la demi-saison dans l’année et le tronc dans la personne : mâle et femelle, mâle avec èmech et la femelle avec acham :

2. Il a fait régner le mem sur l’eau, Il lui a attaché une couronne et Il les a mélangés l’un avec l’autre ; Il a formé avec lui la terre dans le monde, l’hiver dans l’année et le ventre dans la personne.

3. Il a fait régner le chin dans le feu, et Il lui a attaché une couronne et Il les a mêlés l’un avec l’autre ; Il a créé avec lui le ciel dans le monde, l’été .dans l’année, la tête dans la personne, mâle et femelle.

De quelle façon les a-t-Il mêlés ? Alef, mem, chin ; alef, chin, mem ; mem, chin, alef ; mem, alef, chin ; chin, alef mem ; chin, mem, alef Le ciel est du feu, l’atmosphère est de l’air, la terre est de l’eau. La tête de l’homme est du feu, son cœur est de l’air, son ventre est de l’eau.

4. Sept lettres doubles, b, g, d, k, p, r, t ; Il les a tracées, taillées, mélangées, équilibrées et permutées ; Il a créé avec elles les planètes, les jours et les ouvertures.

5. Il a fait régner le bet et Il lui a attaché une couronne, et les a combinés l’un avec l’autre ; Il a créé avec lui Saturne dans le monde, le sabbat dans l’année, et la bouche dans la personne.

6. Il a fait régner le guimel, Il lui a attaché une couronne et les a mélangés l’un avec l’autre, Il a créé avec lui Jupiter dans le monde, dimanche dans l’année, l’oeil droit dans la personne.

7. Il a fait régner le dalet, Il lui a attaché une couronne, Il les a mélangés l’un avec l’autre, et Il a créé avec lui Mars dans le monde, le lundi dans l’année et l’œil gauche dans la personne.

8. Il a fait régner le kaf, Il lui a attaché une couronne, et les a mêlés l’un avec l’autre ; Il a créé avec lui le soleil dans le monde, le mardi dans l’année, la narine droite dans la personne.

9. Il a fait régner le pé, Il lui a attaché une couronne, Il les a mêlés l’un avec l’autre, et a créé avec lui Vénus dans le monde, le mercredi dans l’année, la narine gauche dans la personne.

10. Il a fait régner le rech, Il lui a attaché une couronne et les a multipliés l’un avec l’autre ; Il a créé avec lui Mercure dans le monde, le jeudi dans l’année, l’oreille droite dans la personne.

11. Il a fait régner le taw, Il lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre, et a créé avec lui la Lune dans le monde, le vendredi dans l’année, l’oreille gauche dans la personne.

12. Il a séparé les témoins et les a placés chacun à part, le monde à part ; l’année à part et la personne à part.

Sixième Chapitre

I. Douze simples : hé, waw, zayin, het, tet, yod, lamed, nun, samekh, ’ayin, tzadi, qof Il les a tracées, taillées, multipliées, équilibrées et permutées et Il a créé avec elles les signes du zodiaque, les mois et les organes directeurs : deux agités, deux tranquilles [7], deux délibérants [8], deux gais (qui sont les deux intestins) [9], les deux mains, les deux pieds [10]. Il les a mis comme en lutte et les a rangés comme en bataille. Dieu a fait l’un en face de l’autre.

2. Trois, chacun à part ; sept divisés, trois au-dessus de trois, et l’un, la règle qui met l’équilibre entre eux.

Douze placés en bataille : trois amis, trois ennemis, trois meurtriers et trois résurrecteurs et tous attachés J’un à l’autre.

Signe de la chose : vingt-deux objets et un corps.

3. De quelle façon les a-t-Il multipliées : hé waw, waw hé, zayin, het, bet zayin, tet yod, yod tet, lamed nun, nun lamed, samekh ’ayin, ’ayin samekh, tzadi qof qof tzadi.

4. Il a fait régner le hé, lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre, et Il a créé avec lui le Bélier dans le monde, nissan dans l’année et le foie dans la personne.

5. Il a fait régner le waw, lui a attaché une couronne, les a multipliés l’un avec l’autre ; Ha créé avec lui le Taureau dans le monde, iyar dans l’année ; la bile dans la personne.

6. Il a fait régner le zayin, lui a attaché une couronne, les a multipliés l’un avec l’autre, et a créé avec lui les Gémeaux dans le monde, siwan dans l’année et la rate dans la personne.

7. Il a fait régner le het, lui a attaché une couronne, les a multipliés l’un avec l’autre et a créé le Cancer dans le monde, tammuz dans l’année et l’estomac dans la personne.

8. Il a fait régner le tet, lui a attaché une couronne et les a multipliés l’un avec l’autre ; Il a créé avec lui le Lion dans le monde, av dans l’année, le rein droit dans la personne.

9. Il a fait régner le yod, Il lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre et a créé avec lui la Vierge dans le monde, èlul dans l’année et le rein gauche dans la personne.

10. Il a fait régner le lamed, Il lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre et a créé avec lui la Balance dans le monde, tichri dans l’année, l’intestin abstinent dans la personne.

11. Il a fait régner le nun, lui a attaché une couronne, les a multipliés l’un avec l’autre, et Il a créé le Scorpion dans le monde, marbèchwan dans l’année, l’intestin aveugle dans la personne.

12. Il a fait régner le samekh, lui a attaché une couronne, les a multipliés l’un avec l’autre et a créé le Sagittaire dans le monde, kislew dans l’année, la main droite dans la personne.

13. Il a fait régner le ’ayin, lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre et a créé avec lui le Capricorne dans le monde, tévet dans l’année, la main gauche dans la personne.

14. Il a fait régner le tzadi, lui a attaché une couronne, Il les a multipliés l’un avec l’autre et Il a créé avec lui le Verseau dans le monde, chevat dans l’année, le pied droit dans la personne.

15. Il a fait régner le qof lui a attaché une couronne et a créé avec lui les Poissons dans le monde, adar dans l’année et le pied gauche dans la personne.

16. Il a divisé les témoins, les a placés chacun a part, le monde à part, l’année à part et la personne à part.

Septième Chapitre

I. Air, demi-saison, tronc. Terre, hiver, ventre. Ciel, été, tête. Ce sont alef mem, chin.

2. Saturne, samedi, bouche. Jupiter, dimanche, œil droit. Mars, lundi, œil gauche. Soleil, mardi, narine droite. Vénus, mercredi, narine gauche. Mercure, jeudi, oreille droite. Lune, vendredi, oreille gauche.

3. Bélier, nissan, foie. Taureau, iyar, bile. Gémeaux, siwan, rate. Cancer, tammuz, estomac. Lion, av, rein droit. Vierge, elul, rein gauche. Balance, tichri, intestin abstinent. Scorpion, marhèchwan, intestin aveugle. Sagittaire, kislew, main droite. Capricorne, tévet, main gauche. Verseau, chevat, pied droit. Poissons, adar, pied gauche. Ce sont hé, waw, zayin, het, tet, yod, lamed, nun, samekh, ayin, tzadi, qof

Huitième Chapitre

Avec l’alef ont été formés : l’air, l’atmosphère, la demi saison, la poitrine et la règle de l’équilibre (fléau).

Avec le mem ont été formés l’eau, la terre, l’hiver, le ventre et le plateau du démérite.

Avec le chin ont été formés le feu, le ciel, l’été, la tête et le plateau du mérite.

Avec le bet ont été formés Saturne, le Sabbat, la bouche, la vie et la mort.

Avec le guimel ont été formés Jupiter, le dimanche, l’œil droit, la paix et le malheur.

Avec le dalet ont été formés Mars, le lundi, l’œil gauche, la sagesse et la sottise.

Avec le kaf ont été formés le soleil, le mardi, la narine droite, la richesse et la pauvreté.

Avec le pé ont été formés Vénus, le mercredi, la narine gauche, la culture et le désert.

Avec le rech ont été formés Mercure, jeudi, l’oreille droite, la grâce et la laideur.

Avec le. taw ont été formés la Lune, le vendredi, l’oreille gauche, la domination et la servitude..

Avec le bet ont été formés le Bélier, nissan, le foie, la vue et la cécité.

Avec le waw ont été formés le Taureau, iyar, la bile, l’ouïe et la surdité.

Avec le zayin ont été formés les Gémeaux, siwan, la rate, l’odorat et l’absence d’odorat.

Avec le het ont été formés le Cancer, tammuz, l’estomac, la parole et le mutisme.

Avec le tet ont été formés le Lion, av, le rein droit, la déglutition et la faim.

Avec le yod ont été formés la Vierge, èlul, le rein gauche, le commerce sexuel et la castration.

Avec le lamed ont été..formés la Balance, tichri, l’intestin abstinent, l’activité et l’importance.

Avec nun ont été formés le Scorpion, marfèchwan, l’intestin aveugle, la marche et la claudication.

Avec samekh ont été formés le Sagittaire, kislew, la main droite, la colère et l’enlèvement du foie.

Avec ’ayin ont été formés le Capricorne, tévet, la main gauche, le rire et l’enlèvement de la rate.

Avec tzadi ont été formés le Verseau, chevat, le pied droit, la pensée et l’enlèvement du cœur.

Avec le qof ont été formés les Poissons, adar, le pied gauche, le sommeil et la langueur.

Et tous sont attachés au Dragon, à la sphère et au cœur. Le Dragon dans le monde est comme un roi sur le trône, la sphère dans l’année est comme un roi dans la ville, le cœur dans le corps est comme un roi dans la guerre.

Le résumé de la chose est : Quelques-uns se réunissent avec d’autres, et ceux-ci se réunissent avec ceux-là. Ceux-ci sont opposés à ceux-là, et ceux-là opposés à ceux-ci. Ceux-ci sont le contraire de ceux-là, et ceux-là sont le contraire de ceux-ci. Si ceux-ci ne sont pas, ceux-là ne sont pas ; et si ceux-là ne sont pas, ceux-ci ne sont pas ; et tous sont attachés au Dragon, à la sphère et au cœur. Trois choses sont au pouvoir de l’homme (les mains, les pieds, les lèvres), trois choses ne sont pas au pouvoir de l’homme (les yeux, les oreilles, les narines).

Il y a trois choses pénibles à entendre : la malédiction, le blasphème et la mauvaise nouvelle.

Il y a trois choses agréables à entendre : la bénédiction, la louange et la bonne nouvelle.

Trois regards sont mauvais : le regard de l’adultère, le regard du voleur et le regard de l’avare.

Trois choses sont agréables à voir : le regard de la pudeur, le regard de la franchise et le regard de la générosité.

Trois odeurs sont mauvaises : l’odeur de l’air corrompu, l’odeur d’un vent lourd et l’odeur des poisons.

Trois odeurs sont bonnes : l’odeur des épices, l’odeur des festins et l’odeur des aromates.

Trois choses sont mauvaises pour la langue : le bavardage, la calomnie et l’hypocrisie. Trois choses sont bonnes pour la langue : le silence, la réserve et la sincérité. Et lorsque Abraham notre père l’eut compris, qu’il imagina, combina, scruta et pensa, et que cela lui réussit, Dieu se révéla à lui et lui appliqua le verset : Avant que Je t’aie formé dans le sein [maternel], Je t’ai connu, et avant que tu sois sorti de la matrice, Je t’ai sanctifié, Je t’ai placé comme prophète parmi les nations Jér. 1:5) : Dieu fit d’Abraham son ami et contracta une alliance avec lui et avec sa postérité.

Notes :

1. Belima qui nous paraît signifier, dans la pensée de l’auteur, tiré de rien est considéré comme la clé de voûte du monde, puisque le monde y est suspendu (cf. Job 26 :7).

2. L’air, l’eau, le feu et ce qui en dérive.

3. Les planètes et les étoiles.

4. Les anges sont les nombres, qui ne sont presque rien au début, et qui s’étendent ensuite à l’infini.

5. L’auteur veut sans doute dire que si les nombres sont infinis pour nous, ils ne le sont pas pour Dieu.

7. La bile et le foie.

8. La rate et l’estomac.

9. Les reins.

10. D’après Sabbataï Donolo ce serait l’œsophage et le bas-ventre. Il. Chez Donolo : deux ravisseurs (les mains) et deux chasseurs (les pieds).

Traduction française par Mayer Lambert. Version électronique par Spartakus FreeMann.

Source : http://www.kabbale.eu/sepher-yetzirah-version-gra-traduction-mayer-lambert/

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 06:07

«à France»

«Quiconque opère par la Religion seule, sans le concours des autres vertus, est absorbé et consommé par la Divinité, et ne pourra vivre longtemps. Et quiconque s’approchera sans être purifié, attirera sur lui la condamnation et sera livré à l’Esprit du Mal...»
(H. Cornélius Agrippa)

Par l’étude de la KABBALE, tout initié apprend que la «Tradition» veut qu’à l’Origine, Dieu ait révélé les mystères de cette Science aux Anges qui les ont ensuite transmis aux hommes. Adam, Noé, Abraham et Sarah, parents du peuple juif, ont été les premiers bénéficiaires de cet enseignement supérieur. Et on raconte, jusqu’à aujourd’hui, qu’Abraham a consigné les principaux éléments de cet enseignement secret de Dieu dans un livre, le Sefer Yetsirah (le Livre de la Création ou de la Formation), qu’il devrait transmettre à Isaac, Jacob, puis à Joseph qui n’a pas su divulguer cette Connaissance à son tour. Et c’est ainsi que «la Sagesse secrète» des mystères de Dieu s’est perdue jusqu’à l’époque de Moïse1.

La Kabbale, ainsi définie, désigne «le courant mystique à tendance ésotérique existant au sein du Judaïsme». On la surnomme tour à tour la «Sagesse d’En Haut», la «mathématique sacrée», une «mystique du langage», la «Sagesse secrète», la «Connaissance mystique», et finalement «Ce qui est reçu», c’est-à-dire ce qui est censé venir de Dieu. Plusieurs auteurs Kabbalistes, depuis les années 100, ont mis l’accent sur l’origine de cette «Sagesse secrète», et nous ont imposé d’abord la version du Sefer Yetsirah pour continuer avec celle du Sefer Ha-Zohar, le Livre de la Splendeur2. Et de ce dernier livre, nous apprenons que la «Sagesse secrète» fut révélée non seulement à Moïse sur le mont Sinaï, mais également et avant tout à Adam, au Paradis. En effet, le Zohar rapporte qu’Adam reçut un livre «descendu du Ciel et remis par le Maître des mystères»; ceci revient à dire que le premier homme fut le premier Kabbaliste. Mais, le Sefer Yetsirah (Livre de la Formation), attribué au Patriarche Abram ou Abraham et considéré comme le plus ancien traité kabbalistique de cosmogonie et de cosmologie, établit les trente-deux mystérieux sentiers de Sagesse en dix sephiroth belimah et vingt-deux lettres de fondement3. Les sephiroth, qui nous intéressent ici, sont, pour ainsi dire, l’instrument, les «attributs de la Divinité». Dans l’esprit des Kabbalistes, elles sont en quelque sorte des suppléants, «des essences effectives» qui doivent assurer et corriger l’ordre du monde établi.

LES QUATRE MONDES ET LES DIX SEPHIROTH

C’est par le jeûne, nous dit-on, et des prières répétées que les mystiques juifs et kabbalistes tentent d’effectuer un décollage spirituel en dirigeant leurs âmes à travers les sept demeures célestes, vers le ciel afin qu’elles pénètrent jusqu’au Trône.4 Ainsi donc, l’objectif de la Kabbale est d’atteindre la conscience en mêlant le «moi» au Divin. Et quatre mondes s’offrent à nous et servent à expliquer les concepts et les racines qui alimentent l’existence de l’Arbre hébraïque de vie.1, 5 La présence des dix sephiroth (ou sefirot) est la preuve nette d’une rigoureuse hiérarchie même dans la Maison de Dieu. Mais qui sont les dix sephiroth?

À la Figure I, la sephirah du bas appelée Malkhut (la Royauté) correspond astrologiquement à la Terre. Juste au-dessus se trouve la sephirah Yesod (le Fondement) qui correspond à la Lune. Au-dessus de Yesod, on observe la sephirah Tipheret (Beauté). Elle correspond au Soleil. Les deux sephiroth latérales, situées kabbalistiquement au-dessous du Soleil, sont Netzach et Hod, Victoire et Gloire. La sephirah Hod, à gauche, correspond à Mercure; et Netzach, à droite, à Vénus.

À priori, le trio Terre-Lune-Soleil constitue l’axe vertical de l’Arbre séfirotique, le Soleil central (Tipheret) recevant directement sa propre lumière de Kether (la Couronne). Ainsi donc, les «canaux» séfirotiques distribuent cette lumière à toutes les sephiroth de l’Arbre de vie qui sont, comme nous l’avons déjà mentionné, des attributs de la Divinité.

Les deux sephiroth latérales, placées cette fois-ci au-dessus du Soleil (Tipheret), sont Chesed et Gevurah, Grâce et Jugement. La sephirah Chesed, à droite, correspond à Jupiter; et Gevurah, à gauche, à Mars. Juste au-dessus de Chesed se trouve la sephirah Chokhmah (la Sagesse) qui correspond à Uranus. Au-dessus de Gevurah, on retrouve la sephirah Binah (Intelligence). Elle correspond à Saturne. Puis finalement Kether, la sephirah qui est au-dessus de tout. Elle correspond à la Couronne. Et Jésus, le Christ, l’Essénien, le plus vrai des Initiés, le Grand Mage, Divinité Solaire, se manifeste dans la sixième émanation cosmique, Tipheret.

Sur l’Arbre de vie1, 5, le monde d’ATSILUT qui est le plus élevé des quatre, signifiant Proximité ou Émanation, est «situé à la racine de notre univers métaphysique, spirituel et physique». C’est le monde divin ou céleste. Il rassemble les trois sephiroth supérieures ou sphères d’émanation de l’énergie, et représente la volonté divine. Atsilut est associé à l’élément «Feu» qui représente l’Esprit. C’est le monde de l’énergie divine qui pénètre dans les trois autres mondes et les irradie par un rayonnement le plus souvent invisible, tel l’est celui du laser.

Descendant du premier monde, celui de BERIAH transforme la volonté divine en créativité. Ce monde relie les trois sephiroth supérieures aux sephiroth inférieures de l’Arbre de vie. Situé sur le «tronc» de l’Arbre séfirotique, Beriah, le monde de la Création, «renferme l’énergie qui forme les particules terrestres essentielles des atomes, des éléments et des étoiles». Ceci étant dit, dans Beriah, «l’intellect transforme l’inspiration en pensée créatrice». Si Atsilut est associé à l’élément «Feu», Beriah de son côté, correspond à l’Air.

Dans le troisième monde, YETSIRAH, celui de la Formation, «la création est différenciée en formes uniques, l’émotion et l’ego. Ce monde régule notre vie psychologique et biologique. Yetsirah est l’expression de la différenciation et de l’individuation entre Adam et Ève». Si Beriah, le monde de l’intellect, se concentre sur l’intelligence et la sagesse, Yetsirah, le royaume de l’émotion, embrasse l’équilibre entre la force, la miséricorde et l’expression de la beauté. Il correspond à l’élément «Eau».

Le quatrième monde ou celui d’ASSIYAH comprend l’Action et le royaume du corps. C’est le monde terrestre dans toute sa splendeur et sa complicité. Les mondes supérieurs, sous forme d’énergie, descendent et interagissent avec le royaume d’Assiyah dans un concept «d’accomplissement», selon le principe de «tout ce qui est en bas, est en haut». L’exemple le plus frappant demeure la ressemblance nette entre l’Arbre de vie kabbalistique et la structure de l’ADN (acide désoxyribonucléique), lequel acide est responsable de la transmission des caractères génétiques chez les êtres vivants.

Bref, les sephiroth qui gouvernent le monde d’Assiyah, soit Hod (la Splendeur ou la Réverbération) et Netzach (le Triomphe et l’Éternité), sont unies par Yesod (le Fondement) et reliées aux mondes supérieurs grâce à l’énergie de Tipheret (la Beauté). Elles gouvernent les formes et les interrelations de la vie quotidienne sur Terre (Malkhut, la Royauté).

En résumé, chacun des quatre mondes correspond à un élément: ATSILUT, le Feu; BERIAH, l’Air; YETSIRAH, l’Eau; ASSIYAH, la Terre. Et le Sefer Yetsirah d’évoquer ainsi les quatre éléments:

«Les trois mères de l’Univers sont l’air, l’eau, le feu
Le Ciel fut créé à partir du feu
La Terre fut créée à partir de l’eau
Et l’air du Souffle décide entre eux.»
(Sefer Yetsirah
3, 4)

LES DIX SEPHIROTH ET LES DIEUX VAUDOU

Imaginons un seul instant la substitution des sephiroth (ou sefirot) par les dieux vaudou 1, 5, 6-24. Que les sephiroth qui dominent le monde d’ATSILUT soient remplacées respectivement par Dieu (Neptune), Agoué (Uranus) et par Baron (Saturne); que celles qui gouvernent le monde de BERIAH soient plutôt dénommées Legba (Jupiter), Ogou (Mars) et Damballah (Apollon / Soleil); que celles qui contrôlent le monde de YETSIRAH soient respectivement Fréda (Vénus), Ogou Saint-Jean (Mercure) et Simbi (Lune); que celles qui dominent le monde d’ASSIYAH soient, entre autres, Dantor (Terre). La Figure III qui illustre et évoque, pour la première fois, la possibilité d’une astrokabbalistique correspondance entre le Vaudou et la Kabbale, remet alors en question la possession exclusive d’un Dieu parfait par les Hébreux ou les Juifs. Il est possible que cet enseignement secret des mystères divins ait été dévoilé à ce peuple de l’Ancien Monde par le biais d’Abraham. Mais il n’en demeure pas moins vrai que cette «connaissance mystique et secrète», sous d’autres formes, soit également livrée à d’autres peuples de l’Ancienne Perse, de l’Éthiopie ou de l’Égypte, mais qui n’ont pas su conserver et divulguer ce «Savoir d’En Haut» à leur tour. Il a fallu Moïse, chez les Juifs, pour reprendre le flambeau de cette Connaissance «égarée» depuis Joseph. Et c’est ainsi que la Tradition du peuple «Élu» ou «Choisi» s’est maintenu malgré vents et marées, guerres et génocides à travers les âges.

Les dieux vaudou ont aussi leurs traditions9-24 Les vieilles Histoires des îles et de l’Afrique racontent qu’ils ont été déchus de leur pouvoir dans la Maison Céleste, et rejetés au premier Ciel (Terre) par Dieu lui-même afin de les punir pour avoir pris «trop de contacts», sans ordre et permission du Très Haut. Les Anges ont toujours transmis aux humains des «secrets» qui ont permis, paraît-il, l’évolution du royaume terrestre. Platon, Aristote, Pythagore, Archimède, Copernic, Galilée, Léonard de Vinci, Paracelse, Isaac Newton, Leibnitz, Descartes, Kepler, Ampère, Faraday, Edison, Albert Einstein, etc., ont tous été des grands Kabbalistes, et qui ont probablement reçu la Connaissance secrète des Anges.25-29 En Haïti30, il est courant d’entendre dire que tel écrivain ou politicien a eu son enseignement sous l’eau, c’est-à-dire chez les Anges. Anges rebelles ou pas31-32, ce sont des Anges qui ont inspiré Mahomet, le poète Dante et le monstre littéraire qu’est Victor Hugo. De ce fait, il faut se dire que les Juifs n’ont pas à eux seuls le monopole de l’apprentissage par les Anges. Mais, eux, ils l’ont intégré au sein du Judaïsme; ce qui a permis à ces épopées hébraïques d’évoluer, de façon officielle, à travers la religion judéo-chrétienne.

Mais comment contacter les Anges? Des anciens philosophes hermétiques33-35. ont rédigé de remarquables traités kabbalistiques, lesquels ont été récupérés, de façon magistrale, par les Mages du vaudou. Il a été rapporté que la Kabbale juive fut «violée», et qu’il existe de nos jours «différentes formes de kabbale qui ont évolué à partir de diverses traditions des XVe, XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles en Europe». La Kabbale chrétienne, entre autres, prôna une lecture catholique des enseignements kabbalistiques du Zohar et d’autres travaux de ce genre. L’introduction de l’autre magie, celle issue du mouvement gnostique hermétique égyptien, a permis une certaine dérivation de la Kabbale juive; ce qui nous force à admettre trois grandes lignées de la Kabbale: juive, chrétienne et égyptienne.

Des personnes «réclamées», c’est-à-dire choisies par les Anges, ont le pouvoir de les contacter à des heures précises du jour ou de la nuit. Ces individus, mi-homme, mi-esprit (loa ou ange), reçurent leurs enseignements sous l’eau, non sur terre des humains, et sont très recherchées, surtout les femmes, dans cette société de consommation. La plupart des «francs-maçons» ne rêvent que de ces femmes aux pouvoirs kabbalistiques à des degrés différents. Les politiciens, les entrepreneurs, les avocats ainsi que les militaires et les médecins choisissent de les avoir pour «femmes ou amies» par mesure de prudence et d’opportunisme, une façon légale comme toute autre d’activer ou d’augmenter leur «force», l’énergie mystique qui les accompagne déjà. D’autres sont rémunérées tout simplement en tant que «devins» ou porteuses de chance et diseuses de bonne aventure. Et c’est ainsi qu’a commencé, entre autres, en Haïti, le commerce de la «Connaissance secrète» par les Prêtres (Hougan) et Prêtresses (Mambo) du Vaudou. Le pays, Haïti, doit réajuster ce «Karma» qu’elle traîne depuis l’arrivée de Colomb et le génocide qui s’ensuivit. Son «Karma» est également lié à la pratique la plus «sombre» qui ne fût jamais faite de la Magie. C’est à ce «Karma» qu’elle doit aujourd’hui les pires horreurs qu’elle a subies et subit encore depuis l’assassinat honteux par les siens de l’Empereur Jean-Jacques Dessalines.

L’INITIÉ DANS LE VAUDOU HAÏTIEN

Le cheminement de l’Initié, comme l’entend Éliphas Lévi35, est rude et sans appel. Par l’Initiation, celui-ci apprend à «commercer» avec les dieux et, de par ses contacts privilégiés, il a le loisir de rencontrer les «esprits, loas ou anges» sans difficultés. Face à lui-même, l’Initié contrôle et dirige son propre Esprit, lequel corrige et peut guérir le corps de certaines maladies. De ce fait, le rituel de l’Initiation «Kanzo» à l’haïtienne, n’est-il pas proche de celui qui était autrefois pratiqué par les confréries de Déméter, de Dionysos ou de Mithra?36 L’âme de l’Initié 37-38, après la Mort, va demeurer sous l’Eau, vivre dans les eaux inférieures, tout près de Maître Ogou Ossangne, «l’Esprit des grottes de l’Océan où l’Initié vient parfaire la maîtrise de soi». Durant le voyage initiatique (astral), c’est-à-dire lors de l’Initiation mystique dans le «djèvo» (la chambre initiatique), il y a «mort» de l’Autre. L’Initié sait qu’il est dorénavant «mort» et qu’il n’est plus le même individu. Il est alors appelé à devenir à son tour un Initiateur, un Père spirituel (Hougan ou Mambo), le gardien des Traditions. Il a reçu, doit maintenir, puis transmettre à d’autres éventuels Initiés du Vaudou qui gagneront sa confiance d’Adepte.

Par des gestes très simples, par la Parole sincère à prononcer en quelques phrases, l’Initié peut atteindre des plans élevés pour être «branché», et a le pouvoir d’ouvrir tout «réservoir d’énergie», de percer et d’activer la fréquence «des vibrations denses et environnantes» appropriées à tous désirs et volontés. Il est également capable d’atteindre les plans supérieurs où «toutes choses se réalisent». Par exemple, le fait de «jeter de l’eau» par terre sert à saluer les «loas» et à leur créer un chemin vers le quartier général des esprits, la Ville Sainte (Ville-aux-Camps, l’Olympe vaudou, la Guinée céleste), vers IFÉ, équivalente de la Jérusalem céleste des Chrétiens. Le Chemin est, par conséquent, un chemin d’Eau. Dans le Vaudou, c’est le dieu Legba qui annonce l’eau … du Ciel (la pluie ou les vapeurs d’eau), laquelle remplace les libations, la cérémonie de «jeter dlo». L’utilisation de l’Eau est essentiellement d’ordre magique. Par sa manipulation lors du premier Baptême, on est mis en contact avec Celui qui a «le pouvoir de mettre en action le magnétisme purificateur de l’eau»; d’où la désagrégation des énergies négatives d’ordre psychique «liées aux zones d’ombre de l’inconscient». Mais durant le second Baptême (Initié Kanzo), on fait plutôt appel au «Feu» lors d’une épreuve publique à laquelle sont soumis les initiés. Enfin, par le troisième Baptême, on met l’Initié en contact avec «la Force Créatrice de la Divinité», l’Esprit. On parle alors de l’Initiation au troisième degré, l’Initié Assogoué.

Prenons, également comme exemple, l’usage de l’encens «afin de chasser en premier lieu des entités malveillantes et de créer ensuite un champ vibratoire de fréquence élevée». Ce champ, à son tour, permet la descente d’Énergies silencieuses et d’Entités bienveillantes. De plus, la position de deux chandelles (gauche et droite de l’Autel) est fort significative. Chacune d’elles canalise un pilier de l’Arbre de vie1, 5 kabbalistique et facilite «la descente de la Force Divine pour opérer sur les plans denses de notre Terre». Sans oublier le Signe de la Croix qui n’est que «le procédé théurgique de la descente harmonieuse et équilibrée des quatre Éléments (l’Air, la Terre, l’Eau et le Feu) sur celui qui les trace».

Bref, le Vaudou est avant tout une «Énergie»14, 22, une Religion10, 17, 20 des forces naturelles, une Musique19, 23 du rassemblement, un Lieu10, 15 des moments sacrés de transe et de possession. Le volet spirituel du Vaudou n’exclut pas les Divinités en tant que «forces majeures», et Dieu6 en tant que Tout-Puissant, le Grand Olohoum. Ce volet comprend également les relations entre l’Homme et la Nature.5 Le Vaudou, en tant que culte des Esprits (anges ou loas) engendrés de Dieu et culte des Ancêtres, est une force vitale, un symbole de la «Connaissance secrète» à ne pas négliger et à transmettre.

Chez les personnes concernées 39, les Esprits (anges ou loas) sont à l’intérieur de l’enveloppe corporelle, au niveau du cœur qui est la porte mystique. Le cerveau, le plexus solaire, le cœur et les testicules correspondent respectivement à l’air, au feu, à l’eau et à la terre, les quatre éléments définitifs et réglementaires. En somme, toutes les grandes Divinités engendrées de Dieu pour diriger ses ministères ne sont que des Ministres, des gérants conducteurs sur cette terre. Ils sont là pour veiller sur nos âmes dont ils devront, au jour dernier, rendre compte. Mystiquement parlant, l’Homme est un Arbre, un Arbre de vie.5 La puissance de Dieu, comme le dit si bien Jésus, le Christ, est en nous, c’est-à-dire à l’intérieur du corps sous forme d’entités atomiques, de molécules divines. Et ce n’est pas sans raison que l’émotion vient du cœur, celui-ci étant le centre de toute opération mystique.

«Connais-toi toi-même», disait Socrate.

 Source : http://www.potomitan.info/kauss/sephiroth.php

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Published by Saint-John Kauss - dans Kabbale
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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 06:05

Pour ses zélateurs — c'est-à-dire tous ceux qui un jour ont commencé à pénétrer dans ses arcanes — la Kabbale n'est pas une quelconque branche des sciences humaines, c'est la Science par

excellence, la Science de la Vie et de la Mort, ou plus exactement de l'Arbre de vie et de l'Arbre de mort.

Eliphas Levi a dit que la Kabbale pouvait être appelée « la mathématique de la pensée humaine. Elle est l'algèbre de la foi ; elle résout les problèmes de l'âme comme des équations en découvrant l'inconnu ».

Algèbre, mathématique, équations, oui, puisque dans la langue hébraïque tout est nombre. Puisque chaque lettre de cette langue étonnante, sans origine connue, possède une valeur numérale.

Or la numération a pour base ces dix premiers nombres. D'où les dix « Sephiroth ».

Les dix « Sephiroth » sont ainsi, comme le souligne le professeur Scholem de l'Université de Jérusalem, les dix catégories primitives qui constituent le monde de l'Unité divine en développement. Les Sephiroth sont les puissances et façons d’agir du Dieu vivant.

C'est le mythe de la création raconté par les symboles et les images.

C'est — qu'on me permette cette définition toute person­nelle — le « développement exotérique de Dieu ».

Pour la Kabbale et par les Sephiroth, Dieu sort de son secret et de l'inexprimable. Car les mondes de la création, secrets ou visibles, sont le reflet et la répétition dans leur structure du monde de l'être divin intérieur... Nous sommes proches, on le voit, de la grande leçon d'Hermès Trismégiste, pieusement conservée par la Franc-Maçonnerie.

Dieu donc apparaît dans les branches et le tronc de l'arbre séphirotique qui est un arbre théogonique et cosmogonique. C'est l'histoire de la création, telle que la décrit le Zohar.

« Au commencement, lorsque la volonté du Roi commença à agir, il grava des signes dans l'Aura céleste. Une flamme sombre jaillit dans le royaume le plus caché, du mystère de l'infini, comme un nuage sans forme, se trouvant dans l'anneau de cette Aura, ni blanc, ni noir, ni rouge, ni vert, et d'aucune couleur. D'abord, lorsque cette flamme grandit et s'élargit, elle fit naître des couleurs resplendissantes. Au plus profond de cette flamme, c'est là que jaillit une source, débordant de couleurs, cachée dans le mystère le plus secret de l'infini. La source ne perça pourtant pas l'éther environnant et demeura tout à fait inconnue jusqu'à ce que, par la suite, la puissance de sa percée ait éclairé le point le plus haut et le plus caché. Au-dessus de ce point, il n'y a rien de reconnaissable et c'est pourquoi il s'appelle Reschith, le premier des dix mots de la création par lesquels le Tout fut créé. »

Mais le Dieu qui se dévoile dans les Sephiroth est en fait représenté par l'homme originel — c'est un Dieu anthropomor­phique car l'Homme créé à l'image de Dieu est contraint de rendre la pareille à son créateur — dans sa forme la plus pure : celle de l'Adam Kadmon l'homme « originel » de double essence.

A cet égard il n'est pas inutile de souligner que l'arbre des Sephiroth est à la fois mâle et femelle et que sa grande originalité est l'affirmation par la 10e Sephirah : Schekina (appelée aussi Malkouth) d'un élément féminin en Dieu. C'est l'un des progrès les plus riches de la Kabbale sur la tradition rabbinique. Cela grâce à son exégèse gnostique.

La Schekina est en effet le lieu de la psyché et comme telle reliée à la très vieille symbolique lunaire, c'est l'Arbre de mort opposé à l'Arbre de vie. Mais en même temps elle est l'épouse du Roi (et aussi la mère d'Israël...), en fait le démiurge. Son union avec Dieu est le signe de la Rédemption (on voit quel utile rapprochement pourrait être fait dans ce sens avec le culte marial. Rien en fait ne s'oppose dans la religion chrétienne à la conception kabbalistique...)

* * *

Et voici donc comment est constitué l'Arbre séphirotique :

— Au sommet Kether, la Couronne, première manifestation de l'indicible, de l'incogniscible Aïn Soph, l'infini. La Couronne arrose l'arbre et propage la sève à travers les branches et les rameaux. C'est par elle que le non-être se fait être et que s'effectue le passage de la puissance à l'acte. C'est le point initial, la lumière primordiale, la source de toute lumière.

De la Couronne, première Sephirah naissent deux principes :

— Hokhmah, la Sagesse, 2e sephirah, le Père, masculin ;

— Binah, l'Intelligence, 3e sephirah, la Mère, féminin.

A partir de ces deux Sephiroth, l'indifférencié se développe. Unies entre elles, elles engendrent Da'ath, la Science, la Connais­sance.

Ces trois premières Sephiroth constituent le « Grand Visage », trinité indivisible, située au-dessus du Trône et correspondant au monde de l'émanation. Elles sont la manifestation des principes divins, la Trinité de la religion chrétienne. Le triangle formé est pointe en haut. C'est notre Delta flamboyant, les triangles pointes en bas, tournés vers la matière étant réservés aux deux autres séries de Sephiroth, dites de « construction ».

Rappelons le mot de la Genèse : « L'homme après avoir commis le péché originel, s'était caché. Il ne pouvait plus contempler le visage de Dieu ». L'homme tombé dans la matière ne peut voir ni comprendre l'Absolu. Dieu néanmoins dans sa jeunesse suprême se fait pressentir par l'Intelligence omnisciente émanée de la Couronne dominant toute la Création.

C'est encore le chiffre trois qui commande donc le système séphirotique au sommet (les trois premiers commandements du Décalogue — il y a dix commandements comme il y a dix sephi­roth — sont précisément réservés à Dieu).

Le deuxième groupe de l'Arbre séphirotique est donc consti­tué par six sephiroth dits de construction qui constituent le « Petit visage » et répondent aux six jours de la création-réalisation dans le monde créé de l'émanation du ternaire suprême.

— Deux sephiroth émanent donc l'une de Hokhmah ; c'est Chesed (la Grâce) ou Gedullah (la Clémence) et Geburah (la Rigueur) appelé aussi Dïn (le Jugement). Ces quatrième et cin­quième sephiroth sont les deux bras du Maître du Tout, la parure du Trône royal.

Mais elles s'unissent au coeur de l'Arbre séphirotique pour donner la sixième Sephirah celle qui est vraiment le coeur du Maître du Tout, celle du Bien et de l'Harmonie, la merveilleuse Tiphereth, la Beauté, qui symbolise l'Idéal placé au centre de l'oeuvre divine.

Ces trois sephiroth correspondent aux trois premiers jours de la Création : Chezed à la Lumière, Geburah à l'étendue conçue le second jour et Tiphereth à la première manifestation de la Vie uni­verselle par le règne végétal, à la réalisation du mouvement dans l'espace, l'eau et la Terre.

— La septième Sephirah, Nezah correspond à la création des astres. C'est la Victoire. Il est dit dans la Genèse que les astres ont été créés pour « éclairer l'intelligence de l'homme ». C'est par la compréhension des astres que l'homme a pu vaincre la matière et

deviner les voies du Créateur...

— Hod, la huitième Sephirah, la Gloire, voit l'achèvement de

l'oeuvre divine dans l'individualité de la Vie universelle à travers les espèces.

Mais Nezah et Hod s'unissent en Yesod, la neuvième Sephirah, le Fondement, véritable principe générateur de l'Univers. C'est la Création de l'homme, Adam, dont le chiffre est précisément 9, en numération hébraïque (Adam : 40+4+1 = 4+5 = 9). Adam est l'esprit incarné.

Toute la Création aboutit ainsi à la pénétration dans la matière de l'Etincelle divine, du feu premier et par suite à sa purification.

Ce processus accompli, l'Etincelle se libérera de son individua­lité et retournera à sa Source.

Le chiffre neuf, celui d'Adam termine donc le Travail divin. Il faut à présent revenir au commencement, à l'unité.

— C'est le but de la dixième Sephirah, Malkouth, qui à elle seule forme le troisième et dernier groupe de l'Arbre. Malkouth, la Royauté (mâle et femelle puisqu'elle porte aussi le nom de Cheki­nah, épouse et reine) est aux pieds du Trône dans le Monde de l'action. C'est par Malkouth qu'Ain Soph établit son règne.

Par Malkouth l'Esprit ayant totalement pénétré la matière et atteint à son individualisation maxima, revient à son origine.

Malkouth est le septième jour de la Création, celui du repos et du retour à la Source.

Ainsi est indiquée la voie de l'Unité entre les mondes d'en haut et d'en bas. Aïn Soph en haut, Malkouth en bas. L'Arbre est complet et redevient possible l'unification du Nom brisé. C'est pourquoi il est écrit : « En ce jour le Seigneur sera Un et Son nom sera Un ».

Ainsi apparaît l'union dans l'éternité de l'infiniment petit et de l'infiniment grand.

Voici donc ces Sephiroth qui contiennent l'infini et embrassent toutes les lois mécaniques de l'Univers.

Elles sont dix et non neuf car nous resterions dans le domaine de la terre avec le culminant de la Création sur la terre, le nombre d'Adam. Elles sont dix et non onze car onze est inaccessible à notre compréhension. C'est le passage au plan supérieur qui nous est fermé dans notre condition humaine. Celui peut-être qu'à l'heure de notre initiation suprême nous pourrons découvrir.

Source : www.ledifice.net

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Published by PVI - dans Kabbale
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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:33

En Considérant de plus près cette subdivision verticale, nous constatons que la colonne centrale, la colonne royale, est formée de quatre Sephiroth : Kether(la Couronne, unissant Hochmah et Binah), Tiphereth(la Beauté, unissant Hesed et Gebourah), Yesod(le Fondement, unissant Netsah et Hod) et Malkuth(le Royaume recevant toutes les émanations séphirotiques). Placée sous la domination de Kether, cette colonne équilibre, harmonise et réconcilie toutes les oppositions présentes dans la création. C’est le Pilier central qui, en raison de sa position, correspond d’une certaine manière à l’Axis Mundides anciens, cet axe stable et immobile autour duquel s’organise la création.

Dans la chrétienté, l’Axis Mundifut très tôt assimilé à l’axe vertical de la croix, mettant en exergue les qualité de stabilité et d’immobilité caractérisant l’axe du monde. Aussi, la position et la stabilité de cet axe ont fait de la colonne centrale un symbole vivant de la présence divine au sein du monde créé. En ce sens, elle représente le principe créateur lui-même structurant l’univers de manière incessante. Cette colonne symbolise donc la puissance divine qui anime l’univers et en laquelle toute chose a « la vie, le mouvement et l’être ».

Quant à la colonne de droite, elle est formée des trois Sephirothsuivantes : Hochmah(la Sagesse), Hesed(la Grâce) et Netsah(la Victoire). Placée sous la domination de Hochmah, elle incarne le pôle masculin et actif de la création. Elle est appelée le « pilier de la Miséricorde » puisqu’elle renferme en elle-même la vie et la clémence. Pour les Francs-Maçons, elle correspond à la colonne de Yakîn.

Quant à la colonne de gauche, elle est formée des trois Sephirothsuivantes : Binah(l’Intelligence), Gebourah(la Rigueur) et Hod(la Gloire). Placée sous la domination de Binah, elle incarne le pôle féminin et passif de la création. On la désigne parfois sous le nom de « Pilier de la Rigueur » puisqu’elle incarne toutes les formes de jugement et de rigueur. Elle correspond chez les Francs-Maçons à la colonne de Boaz, la « Maison de la Force ».

Ainsi donc, les colonnes de gauches et de droite représentent les deux polarité à l’origine de toute chose. Elles évoquent aussi les deux colonnes qu’Hiram Abiffdressa devant le vestibule du Temple de Salomon.

A propos de la polarité des colonnes, il est également intéressant de souligner qu’une Sephirah, appartenant à l’un des côtés de l’Arbre de Vie, ne peut transmettre sa qualité propre à la Sephirahinférieure qui se trouve dans la même colonne sans passer par la Sephirahqui lui est opposée et complémentaire, conformément au tracé originel de l’Eclair Fulgurant. Ainsi si Hochmah(la sagesse) transfère sa puissance à Hesed(la Grâce) située juste en-dessous d’elle, elle doit transiter par Binah(l’Intelligence). De même, lorsque Binah(l’Intelligence) transmet sa lumière à Gebourah(la Rigueur), elle doit d’abord passer par Hesed.

A cette subdivision de l’arbre s’ajoutent également plusieurs subdivisions horizontales mettant en exergue différentes dimensions ontologiques propres au Sephiroth. Ainsi, une subdivision traditionnelle fait apparaître l’Arbre de Vie comme une superposition formée de trois triades se projetant dans la dixième et dernière Sephirah, Malkuth.

La première triade ou « triade suprême » est évidemment composée des Sephiroth Kether(la Couronne), Hochmah(la Sagesse) et Binah(l’Intelligence). Cette première triade correspond aux principes essentiels et ontologiques de la création. Au niveau du microcosme, elle symbolise la dimension spirituelle de l’homme.

La seconde triade est composée des Sephiroth Hesed(la Grâce) et Gebourah(la Rigueur) et Tiphereth(la Beauté). Elle correspond aux principes cosmologiques de la création. Au niveau du microcosme, elle symbolise le moi supérieur.

La troisième triade est composée des Sephiroth Netsah(la Victoire), Hod(la gloire) et Yesod(le Fondement). Elle correspond aux puissances cosmiques et à l’acte créateur. Au niveau du microcosme, elle symbolise essentiellement le moi personnel.

Enfin la Sephirah Malkuth(le Royaume) correspond à l’Immanence divine, c’est-à-dire à la présence de Dieu au sein de toute chose. Sur le plan du microcosme, elle évoque la dimension corporelle parfaitement unie à l’esprit.

A cette première subdivision horizontale s’ajoute également une seconde subdivision fort importante pour les kabbalistes. Elle consiste à diviser les Sephiroth en trois catégories :
- la première est formée des trois Sephirothsupérieurs : Kether (la Couronne), Hochmah(la Sagesse) et Binah(l’Intelligence). Elle constitue ce que les kabbalistes appellent le Macroprosope.
- la seconde division comprend les six Sephirothsuivantes : Hesed(la Grâce) et Gebourah(la Rigueur), Tiphereth(la Beauté), Netsah(la Victoire), Hod(la gloire) et Yesod(le Fondement). Elle forme alors le Microprosope.
- Enfin, la dernière division comporte exclusivement la dixième Sephirah Malkuth(le Royaume) et constitue ce que les kabbalistes nomment la Shekinah.

Le Macroprosope
Les trois premières Sephiroth Kether(la Couronne), Hochmah(la Sagesse) et Binah(l’Intelligence) forment ce que les kabbalistes appellent le Grand Visage ou Macroprosope (l’Alrich Anpin). Parfois on le nomme également « le Longanime » Elles sont symbolisées par les trois lettres Aleph, Yod et Noun qui forment le mot Aïn : le non-être. En ce sens, le Macroprosope représente la face cachée, la force primordiale précédant les six jours de la création. Au sein de cette triade suprême, Kether(la Couronne) incarne la forme indifférenciée de Hochmah(la Sagesse) et Binah(l’Intelligence). Elle révèle donc à elle seule les mystères du Grand Visage : elle correspond à l’« Ancien des Anciens » ou l’ « Anciens des Jours ».

Le Microprosope
Les six Sephirothsuivantes, Hesed(la Grâce) et Gebourah(la Rigueur), Tiphereth(la Beauté), Netsah(la Victoire), Hod(la gloire) et Yesod(le Fondement) forment le Petit Visage ou Microprosope (le Zeï Anpin). Parfois, on le dénomme également « l’Impatient ». Le Microprosope révèle les mystères et les lumières du Macroprosope, renfermées en son sein. Ces Sephirothreprésentent donc la face révélée de Dieu, les six jours e la création. En tant que synthèse de toutes les émanations séphirotiques, Tiphereth(la Beauté) incarne à elle seule les mystères du Petit Visage : elle correspond au « Roi » ou au « Fils ».

Ajoutons que l’alliance du Petit Visage et du Grand Visage forme le monde de l’unité (le Yichoud), symbolisant l’union idéale de l’être et du non-être.

La Shekinah
Enfin, la dixième Sephirah, Malkuth(le Royaume), forme à elle seule une troisième subdivision de l’Arbre de Vie. Il s’agit de la Shekinah, c’est-à-dire de la présence et de l’immanence divines. On la nomme parfois la « Femme », la « Fiancée » ou l’« Epouse » du Roi. Elle représente le septième jour, celui du Sabbat. Dans le Cantique des cantiques, un couple d’amoureux évoque les rapports que Dieu (le Roi) entretient avec la Shekinah (Sa présence en toute chose).

Source : http://nephilimlejeu.free.fr/spip/spip.php?article977

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 06:26

Nous voici conduits à cet Infini, dont le nom hébreu "En Soph" vous a été révélé.

 

         Vous connaissez aussi"Malkuth" ou le Royaume dont vous êtes Maîtres, puisque vous le circonscrivez avec votre compas mental.

 

         Mais est-il possible de relier le Fini à l'Infini, le Concret à l'Abstrait, Malkuth à En Soph ? Nos prédécesseurs de l'Antiquité se sont posé la question, et vous savez déjà comment ils l'ont résolue, puisque vous avez traversé successivement les neuf voûtes kabbalistiques, caractérisées chacune par le nom d'un des Sephiroth.

 

         Ce n'est point ici le lieu de vous enseigner en détail la doctrine des Sephiroth ou Nombres sacrés de la Kabbale. Les livres ne manquent pas et vous pourrez l'étudier à loisir. Pour orienter vos méditations sur ce sujet, efforcez-vous cependant de retenir les notions suivantes :

 

         Frère Gardien de la Tour, qui veillez à notre sécurité et à ce titre observez le monde extérieur veuillez nous dire ce qu'il faut penser de Malkuth

 

LE FRERE GARDIEN

 

         Malkuth signifie  ROYAUME. Or L'homme est le Roi de tout ce qui est à sa portée: il est appelé à régner sur l'Univers objectif, qui est son Royaume.

 

         Le domaine de notre activité n'est d'ailleurs qu'une immense fantasmagorie, que l'Initié ne doit pas confondre avec la réalité vraie. Celle-ci ne tombe pas sous les sens; elle échappe aux méthodes d'investigation de la science expérimentale. Le savant moderne, armé de ses instruments d'observation, se condamne à ignorer ce qui se cache derrière Les apparences des choses si, à l'exemple du philosophe ou du véritable Sage, il ne s'applique pas à sonder l'Inconnu, en approfondissant les mystères dérobés à la connaissance de la masse grossière des hommes.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Quelle indication fournirez-vous sur Iésod ?

 

LE FRERE GARDIEN

 

         Iésod signifie BASE ou FONDEMENT. Tout objet perceptible se compose d'éléments qui échappent à nos perceptions. Ces éléments imperceptibles sont coordonnés, et maintenus entre eux dans des relations d'une relative fixité par une sorte de cadre hyperphysique, qui est le plan invisible ou occulte, mais concret, selon lequel les êtres se construisent.

 

         Lorsque les Maîtres travaillent sur la planche à tracer, ils modifient le plan selon lequel la construction devra s'effectuer. Leur action s'exerce ainsi sur Iésod, fantôme idéal, base ou fondement de ce qui doit prendre corps.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Frère deuxième Grand Surveillant, vous qui représentez Mohabon, le plus zélé des Maîtres de son temps, l'ami particulier d'Hiram-Abi, voulez-vous nous éclairer sur la signification de Hod.

 

LE DEUXIEME GRAND SURVEILLANT

 

         Ce terme fait allusion à la splendeur, à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers.

 

         Si nous travaillons a cette Gloire, ce n'est pas seulement pour rendre hommage à l'Être Suprême qui est forcément au-dessus de toute glorification

 

         La Gloire resplendissante désignée par HOD s'identifie avec la Logique, l'Ordre, la Coordination, la Loi, qui assurent le fonctionnement régulier de tous les rouages de l'organisme Universel. Pour travailler à la Gloire du Grand Architecte, il s'agit donc de remplir fidèlement le rôle qui nous est assigné par la destinée. Que chacun accomplisse sa tâche particulière et qu'il fasse scrupuleusement son devoir, afin de donner la note qui lui est demandée dans le concert de l'harmonie universelle.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAlTRE

 

         Frère Premier Grand Surveillant, vous qui représentez ici Adon Hiram, Chef des tribus chargées de couper les cèdres sur les flancs du mont Liban, Comment interprétez-vous Netsah, désignation de la 7° Séphire ?

 

LE PREMIER GRAND SURVEILLANT

 

         Netsah signifie Victoire ou Triomphe ; or, pour vaincre ou triompher il faut s'associer à la marche du Progrès, dont il importe de se faire l'agent actif.

 

         NETSAH, HOD et JESOD constituent, dans l'arbre des Sephiroth, le ternaire dynamique, NETSAH représentant le principe générateur ou directeur du mouvement ou du travail universel; HOD est la loi selon laquelle s'opère l'oeuvre constructive ou l'organisation universelle; JESOD, enfin, figure le plan déterminé de ce qui doit se faire, le type constructif destine à s'objectiver.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Pouvez-vous nous indiquer également le sens du mot Tiphereth ?

 

LE PREMIER GRAND SURVEILLANT

 

         Tiphereth signifie BEAUTE. Le Beau s'impose à nous; il force notre admiration et nous oblige à l'aimer. Nos sentiments sont ainsi dominés par l'idéal qui se dégage de nos aspirations.

 

         Ne craignons pas de désirer le mieux, fortifions notre désir, rendons-le profond, afin qu'il parte du plus intime de notre être. Sachons rêver avec ferveur, construisant en rêve ce dont nous désirons ardemment la réalisation pratique. N'oublions pas que les plus grandes choses sont nées de l'imagination d'un rêveur !

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Frère deuxième Grand Surveillant, veuillez nous parler de Geburah, Pec'had ou Din, noms attribués à la 5° Séphire.

 

LE DEUXIEME GRAND SURVEILLANT

 

         Geburah se traduit par  RIGUEUR, SEVERITE.

 

         Pec'had par  PUNITION, CRAINTEet 

 

         Din par JUGEMENT.

 

         Tous ces mots font allusion à la nécessité de se restreindre, de se limiter, de se maîtriser soi-même. L'être n'est libre que s'il sait se gouverner et par conséquent se dominer. De même que les richesses laborieusement accumulées ne doivent pas être dépensées inconsidérément. Il appartient au sage d'économiser les forces dont il dispose. La vie échappe à qui ne sait la retenir ; elle reste au service de qui la condense en soi, pour la mettre ensuite en oeuvre à bon escient.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Frère deuxième Grand Surveillant, il vous sera facile de nous faire saisir le sens de C'hesed et de Gedulah.

 

LE DEUXIEME GRAND SURVEILLANT

 

         C'hesed signifie Grace, Misericorde, Merciet      Gedulah, Grandeur, Magnificence.

 

         Au ternaire dynamique constitué par les 7e, 8e et 9e Sephiroth, se superpose un ternaire animique ou vital, dans lequel la 4e Sephire correspond au principe d'expansion généreuse qui donne et répand la vie, alors que la 5e administre la vie donnée, l'économise, l'empêche de se diluer, afin de la maintenir au degré de tension voulue. Quant à la 6e Sephire, elle nous montre la Beauté comme le résultat de l'activité vitale ou animique.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Frère premier Grand Surveillant, que direz-vous de Binah ?

 

LE PREMIER GRAND SURVEILLANT

 

         Binah signifie Intelligence ou Compréhension. C'est la faculté qui conçoit les idées. Elle a été comparée à une Vierge-Mère enfantant les images originelles des choses, car c'est une faculté féminine ou réceptive. C'est elle qui revêt l'idée pure d'une forme, grâce à laquelle elle devient exprimable, après avoir été formulée. Toute idée, en effet, doit se refléter dans l'imagination, afin de s'y traduire en image, et prendre ensuite le caractère d'une entité imaginaire, mais réelle dans le domaine de l'irréalité.

 

         Le Penseur n'imagine pas en vain: il peuple l'ambiance mentale d'images destinées à être recueillies progressivement par les intelligences réceptives. Les idées ont besoin d'être semées par des hommes qui ne seront compris que plus tard. Le grain réparti germe, ce blé se développe, et, lorsque la moisson a mûri, une révolution intellectuelle se trouve accomplie.

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Frère Grand Orateur, vous qui avez pour mission de faire prévaloir ici la raison et la saine logique, quelle idée nous donnerez-vous de C'hochmah ?

 

LE FRERE GRAND ORATEUR

 

         C'hochmah signifie Sagesse. Il s'agit ici de la Pensée créatrice, de cette suprême Raison, radiation de cette Lumière principielle qui éclaire toutes les intelligences. Cette Lumière brille en chacun de nous dès que nous avons su rendre transparentes les écorces corporelles qui tendent à l'obscurcir, Les purifications initiatiques font tomber le bandeau qui dérobait à notre vue la clarté de notre lumière intérieure.

L'Initié bénéficie d'une illumination produite par l'éclat de sa propre raison, rendue plus active, plus consciente d'elle-même et mieux mise en rapport avec c'hochmah, source centrale de toute sagesse et de toute raison.

 

 

LE TROIS FOIS PUISSANT GRAND MAITRE

 

         Mais à qui revient le droit de s'identifier avec Ce qui est, avec ce qui possède l'Être en soi ?

 

         Que sommes-nous, nous qui parlons, nous qui avons conscience de notre moi ? Personnalités éphémères, nous ne participons que transitoirement à l'existence. Aucun de nous ne peut dire:Je suis, puisque nous n'apparaissons que pour disparaître.

 

         Nous concevons cependant un principe possédant l'être véritablement, c'est l'Être étant, que les Kabbalistes représentaient par le mystérieux tétragramme tracé sur la plaque triangulaire d'or incrustée dans le cube Agathe auprès duquel vous avez été conduits.

 

         Il ne m'appartient pas de vous révéler ici toute la portée du mot sur lequel de gros volumes ont été tracés. Vous êtes appelés à vous instruire par vous-mêmes des divers systèmes de philosophie que l'on s'est efforcé d'édifier sur ce qui nous a été conservé de fort anciennes et respectables traditions.

 

         Considérez simplement que le mot sacré par excellence, le mot ineffable qui ne doit pas être prononcé, se compose des quatre lettres, Jod, He, Vau, He.

 

         Le Jod initial n'est qu'une virgule, principe de toute numération et écriture, ou mieux point primitif, point suprême, symbole de l'Unité inaccessible, en laquelle nous pouvons imaginer concentrée toute la vertu expansive des choses. Nous nous ferons ainsi une idée de l'Archée, principe de toute activité, cause agissante, sujet pensant, concevant, voulant et commandant, personnifiée dans l'Artiste, l'Ouvrier, l'Opérateur, le Créateur, l'Engendreur.  

         Le He traduit le souffle qui sort de l'intérieur pour se répandre au dehors. C'est la Lumière de gloire, la splendeur d'En Haut. C'est l'émanation qui rayonne d'un point central pour remplir l'espace, c'est l'activité exercée par le principe actif (Jod) et sans laquelle celui-ci ne serait pas actif. Il s'agit donc ici, par rapport à Jod, de l'acte de penser, de concevoir, de vouloir, de commander.  

         Le Vau figure le rapport qui relie la Cause à l'effet. C'est la raison en Dieu, sa délibération, sa pensée agissant dans le libre choix de ses déterminations.  

         Quant au second He, il manifeste le résultat de l'action, l'oeuvre réalisée le travail effectué et s'effectuant la création en voie d'accomplissement C'est la Lumière Créée, la Lumière de Dieu dans son Royaume .

 

         Vous avez entendu, mes Frères, ce qui pouvait être dit.

Source : Rituel REAA

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