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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:37

Le rituel maçonnique standard a été traduit de l'anglais en 1986 par des Frères de la R.L. Gislebertus N°478 à partir des manuels suivants :

The "Standard " ritual of Scottish Freemasonry, Edinburgh, 1969. The Scottish workings of Craft Masonry, Londres, 1967.  Scottish Craft Ritual Edinburgh, 1954.

Ces trois textes peuvent être considérés comme des variantes d'un seul rite, le rite pratiqué dans les loges d'Écosse. Le terme standard n'a d'ailleurs de sens que comme adjectif et non comme nom propre, il ne désigne pas tel

rituel plutôt que tel autre : les Écossais ont le sentiment de pratiquer un seul et même rituel, le rituel standard.

On ne doit pas cependant y voir un rituel "standardisé" car dans la pratique bien des différences subsistent dans les coutumes de deux loges prises au hasard. On a tenté au XIX° siècle, en Écosse comme en Angleterre, de

niveler les coutumes des loges, sans toujours y parvenir (voir Report of the committee appointed by the Grand Lodge of Scotland to inquire into the Knocks and Essentials in use in Lodges of Scottish Freemasonry (1899-

1901)). Aidés de leur propre expérience et conseillés par des membres de la Grande Loge d'Écossé, les traducteurs ont établi une version relativement complète du rituel, en conservant des éléments parfois jugés "facultatifs".

On admet généralement que le rite pratiqué en Écosse est la forme la plus opérative de rituel, par conséquent la plus ancienne et la plus proche des "origines". Une preuve évidente : c'est le rituel de la plus ancienne loge connue au monde, la Loge mère Kilwinning n° 0 (Number Nothing, Scottish Constitution), fondée avant 1598. C'est également un rituel très répandu : outre les dix-huit cents ateliers de la Grande Loge d'Écossé, le rite standard a inspiré les rituels des grandes loges fondées avec le concours de celle-ci, par exemple la Grande Loge d'Israël (voir la cérémonie d'Ouverture des Travaux du rituel en français utilisé par la Loge La Lumière n° 42) Il a également influencé les rituels pratiqués aux États-Unis.

Le Rite Standard peut être défini laconiquement de la façon suivante : très proche des rituels anglais, il est pratiqué dans un esprit totalement différent. L'esprit standard, moins formaliste que l'esprit  "émulation", connaît un commandement majeur : tout faire pour que chacun se sente accueilli chaleureusement et dans une ambiance de grande confiance. Dans le temple, les visiteurs sont reçus un à un par le Directeur des Cérémonie et présentés au Vénérable. Ils sont vivement applaudis par les membres de l'atelier. Un candidat est reçu dans le même esprit : il n'est ni brusqué ni mis à l'épreuve ; tout est fait au contraire pour que la rigueur cérémonielle ne le mette pas mal à l'aise. A la fin de la cérémonie, il est également applaudi. Les trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie sont placées sur l'autel au centre de la Loge, et ceci indique que le rituel va droit à l'essentiel. La tenue ordinaire comporte la réception des visiteurs, l'ouverture des travaux puis les affaires administratives. L'initiation, le passage ou l'élévation viennent ensuite, immédiatement suivis de la fermeture des travaux. La raison de cet ordre du jour est évidente : le cœur de la tenue, c'est la cérémonie. Rien ne doit donc rompre la continuité du cérémonial sinon la fermeture rituelle des travaux. Comme le rituel est exclusivement opératif, il ne comporte aucune allusion alchimique, chevaleresque ou hermétiste,

toutes ces composantes ayant été introduites dans certains rituels maçonniques au cours du XVIIIe siècle et presque exclusivement en Europe continentale. On comprend donc qu'il n'y ait jamais de "planches" dans les Loges

travaillant au rite standard, et qu'aucun travail spéculatif ne conditionne les augmentations de salaires. Mais cependant, ce rituel est très exigeant, car il doit être travaillé à un point tel qu'il habite le cœur et la mémoire du Franc-

Maçon, le transformant ainsi en véritable initié. Le Maçon qui ne connaît pas par cœur et ne pratique pas spontanément son rituel n'est, au rite standard, "pas dans le coup". Les cérémonies sont ainsi dites par cœur, à l'exclusion toutefois des prières et des textes tirés des Écritures, qui sont lus. Le Vénérable Maître conduit les travaux jusqu'à la

transmission des secrets ; les textes suivants sont dévolus à d'autres Frères, sans préséance d'ancienneté ou d'office. Les chants jouent un rôle important dans la cérémonie, ils en ponctuent les principales étapes. Pour qu'un Maçon puisse travailler, il doit être en possession des outils maçonniques : les augmentations de salaires sont attribuées de manière régulière, à intervalle d'environ deux ou trois mois, de sorte qu'un candidat initié en début d'année maçonnique est élevé en fin d'année ; en effet, l'augmentation de salaire ne représente pas une récompense, ni son absence une sanction, mais une étape normale du déroulement annuel du rite1. En Écosse, le tablier indique la Loge à laquelle on appartient : il en existe donc une très grande variété. En France, le tablier indique le rituel que l'on

pratique : le tablier standard tel qu'il a été défini en accord avec les autorités de la Grande Loge Nationale Française puis « repris tel quel » dans cette version de 2001 par la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra est

garni de tartan "Royal Stewart". Il se porte par-dessous la veste. Dans l'exercice de leur fonction, les officiers portent en outre des gants blancs. Le mobilier de la loge est réduit à la plus simple expression ; en particulier les plateaux sont absents (sauf celui de Secrétaire) : le Vénérable et les Surveillants disposent d'un petit meuble juste assez large pour poser une colonne, un maillet et un heurtoir. L'autel n'est pas à l'Orient mais au centre de la loge, encadré de trois

lumières. Dans la mesure du possible, les indications nécessaires au bon déroulement des cérémonies ont été indiquées dans le corps du texte, en italiques. Quelques informations d'ordre général sont données ci-dessous, en

complément :


1 Les "déplacements" en loge ne se font ni à l'Équerre, ni à l'ordre ni

au signe de fidélité

2 Lorsque le Vénérable Maître quitte la chaire pour se déplacer dans

la loge, le Passé Maître immédiat y prend place jusqu'au retour du

Vénérable. Lorsqu'un Surveillant quitte sa chaire, il est remplacé par

le Frère le plus proche, sans distinction de rang ou de titre.

3. Lorsque plusieurs candidats sont présents, on ne répète jamais les

dialogues rituels : on alterne les rôles des candidats, en ayant pris soin

de les avertir de cette procédure. Les candidats répètent ensemble le

texte de l'obligation. 

4. Les prières et les textes bibliques sont toujours lus. 

5. Les textes précédés d'un astérisque (*) sont facultatifs.

La présente édition a été révisée et augmentée grâce aux pertinentes

remarques des membres de la Loge Nationale d'Instruction et de

Démonstration KILWINNING (GLNF).

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