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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:42

 

Le Tableau de la Loge


La chambre doit être tendue de noir, rempli de larmes, de têtes de mort et d'os en sautoir.

Les Chevaliers sont ornés d'un ruban noir, bordé de blanc; au milieu du ruban, sur l'estomac, est une tête de mort brodée en argent, un peu plus bas, deux os en sautoir, et trois larmes au-dessus de la tête de mort; au bas du ruban, pour l'attribut, est une lance en argent. On porte un ruban sur l'épaule gauche à la hanche droite, une ceinture de crêpe noir mise par-dessus l'habit, un mouchoir blanc atta­ché au côté gauche, des gants blancs et sur la tête nue. Pour toute lumière, il y a une Etoile Flam­boyante, laquelle donne ses rayons sur le tombeau; on la place au-dessus du tombeau jusqu'à ce que l'on ait retrouvé la lumière.

n'1 Le Maître Sage se place au midi, à genoux sur le genou droit, la main droite en équerre sur le tom­beau et sur le coeur de notre Maître Hiram.

n'2 Le Premier Sage se tient à genoux de même que le Maître, en faisant le signe, ayant les mains renversées en l'air au-dessus de la tête.

n’3 Le Second Sage se tient aussi à genoux, ainsi que le Premier, faisant le signe, les mains l'une dans l'autre et les doigts fermés.

n'4 Le Premier Sage Servant se tient dans le coin de la loge, à la gauche du Maître, à genou sur le ge­nou droit, faisant le même signe que le Second Sage, et a le visage contre terre.

commence donc à d'horizon; commençons nos prières afin qu'il plaise au Grand Architecte de récompenser notre Très Respec­table Maître Hiram, martyrisé pour avoir su se taire. Qu'il soit reçu dans le Jardin d'Eden et, comme l'homme juste, [qui il jouisse de la vue des bons anges, afin que nous L'ado­rions l de concert. Répétons ensemble ! »

Tous les Frères se remettent à genoux, sur le genou droit, la jambe gauche allongée formant une équerre, le visage contre terre appuyé sur les mains, et se frappant la poitrine en disant neuf fois : « II est innocent ! ». Après cela il  est répété par les cinq Chevaliers en charge 3. Ensuite, on le relève.

Le Maître dit : a Avant que d'ouvrir la loge, mes Frè­res, examinons et voyons s il ne se trouve pas parmi nous des traîtres et, pour nous donner des preuves de notre sincérité, que les signes, attouchement et parole me parviennent ! ».

Signe

C'est mettre les mains jointes, renversées, sur la tête, et le dedans des mains en dehors, et le genou droit plié, comme si on voulait se mettre à genoux.


Attouchement


C'est de croiser les mains l'une dans l'autre et se tenir à pleines mains et serrer les doigts.

Mots

Abyram, Nicanor, Sidnay me sont connus comme trois scélérats, qui ont privé de la lumière notre Respectable Maître Hiram.

S'il se trouve plus de Chevaliers en loge que les cinq officiers, le Chevalier qui est à la droite du Maî­tre donne le signe au Chevalier qui est à côté de lui, aussi bien quel attouchement et le mot, qu'on se fait passer de Chevalier en Chevalier jusqu'au Premier Sage, qui le donne au Second Servant, le Second Servant au Se­cond Sage et le Second Sage au Premier Servant, et le Premier Servant le donne au Sage Maître. Le Sage Maître dit : « Mes Frères, puisque nous sommes assez heu­reux qu’il ne se trouve point de traître parmi nous, que tous, de concert avec moi, nous en témoignons notre joie. Après quoi, nous ouvrirons le Saint des Saints » Tous les Frères forment une sorte de chaîne et se donnent l'attou­chement en se disant à l'oreille : Nous serons des Elus devant notre Grand Architecte ! ».

Le Sage Maître dit au Frère Premier Sage : « De la part de notre sage 14 nous devons prier pour notre Res­pectable Maître Hiram; ainsi, mes Frères, joignez-vous tous avec moi ». Tous les Frères se remettent à genoux sur le genou droit, la jambe [gauche] allongée formant une équerre, le visage appuyé sur les deux mains. Les Chevaliers peuvent répéter à voix basse avec le Maître Sage :

« Toi, Grand Architecte, qui a tiré du chaos de la terre tous les éléments, Toi, qui es juste, accorde d notre Maître la récompense de ses travaux et le prix de son silence »

Tous les Frères répètent neuf fois : Ainsi soit-il ! ».

Le Maître Sage dit : La prière nous a donné l'ouver­ture à la Loge et le commencement de nos Travaux ». Tous les Frères se relèvent.

Quand il n'y a point de réception, on fait le caté­chisme.

 

Réception

Le Sage Maître demande au Premier Sage s'il n'y a rien de nouveau.

Le Premier Sage répond : « Un Martre Maçon se présente pour entrer dans le Saint des Saints ».

D. Avez-vous des preuves de son assiduité et s'il a accompli les fonctions qui furent établies par le Roi Sage; et s'il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hiram; et répondez-vous pour lui ?

R. Je ne réponds que pour moi-même

 

Le Maître lui dit : « Faites-le examiner par le Second Frère Servant et qu'il lui demande s'il n'est pas du nombre des assassins et s'il n'a pas d'armes à feu sur lui; que son épée doit lui suffire pour sa défense, qu'il consulte son courage avant d'aller plus avant, qu'il pourrait peut-être se trouver en danger, ne s'étant trouvé personne qui voulût répondre pour lui, et même ceux qu'il croit ses meilleurs amis ! »

Alors le Premier Sage dit au Second Sage, le Se­cond Sage au Premier Servant, et le Premier Servant au Second, qu'il donne la place au plus ancien des Chevaliers et sorte pour rendre compte au Récipien­daire et revienne dire au Maître ce qu'il a dit.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : « Allez dire qu'on prépare pour lui l'entrée du Saint des Saints ».


Préparation du Récipiendaire


Il doit être pieds nus, la tête nue, les mains nues, sans tablier, les yeux bandés, une corde au col, laquelle lui fait trois ou quatre tours autour du col; le Second Sage Servant le conduit à la porte de la loge en frappant cinq fois neuf coups. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui répond de même. Notez que les huit premiers se frappent vite et qu'il y a un petit inter­valle au neuvième. Ensuite, on ouvre la porte de la loge. Le Premier Servant, qui est en dedans, lui dit : « Que demandez-vous I ». Le Second lui répond que c'est un Maître Maçon qui demande à être reçu Che­valier du Temple.

Cela revient, de voix en voix, jusqu'au Maître Sage.

Le Maître Sage dit au Premier Sage : Demandez-lui s'il se sent assez de foire pour surmonter tous les obstacles et les dangers qui peuvent se rencontra . dans ces voyages »

 

Cela revient toujours de voix en voix. Il répond oui ou non .

D. Demandez-lui son nom de Maître, son âge et le mot de passe de Maître.

R. Il les a rendus; son nom est Gabaon et son âge est sept ans et plus. Le mot de passe est Giblim ou l'acacia m'est connu.

D. Faites-le entrer.

Le Maître Sage demande pourquoi l'on ne fait pas avancer ce Maçon; le Second Sage répond qu'il lui est impossible de pénétrer plus avant.

D. Qui vous empêche ?

R. Sage Maître, le soupçon que l'on a contre le Frère d'avoir eu commerce avec les misérables qui ont assassiné notre Maître Hiram.

Le Sage Maître ordonne qu'on lui donne des ar­mes et qu'il jure et promette, en qualité de vrai Ma­çon, de ne pas faire les voyages qu'il n'ait percé le coeur des traîtres qui ont trempé leurs mains dans le sang de notre Res­pectable Maître Hiram.

Le récipiendaire répond : « Oui, je jure et promets de ne pas finir mes voyages que je n'aie vengé sa mort ! »

Le Second Servant lui donne deux épées, une dans chaque main, les pointes en bas, et les tient à pleines mains par-dessus les siennes. Le Maître Sage dit : « Puisqu'il a des armes et qu'il nous a promis de ven­ger la mort de notre Respectable Maître Hiram et de nous donner des preuves de son courage, qu'il commence ses voyages, que l'orient, l'occident, le midi et le septentrion soient témoins de son zèle et de sa fidélité ! »

On le fait voyager pendant neuf fois le tour de la loge, en commençant par l'orient. Au neuvième tour, il se trouve des Chevaliers au septentrion qui font du bruit avec leurs épées, le Second Servant lui dit : « Mon Frère, il faut retarder nos voyages, voici des Chevaliers en danger de péril, si vous ne les secondez. Ils combattent con­tre les traîtres qui ont assassiné notre Respectable Maître. Montrez votre courage et montrez-vous digne d'être Cheva­lier. »

Le Second Servant lui fait tenir les épées, la poin­te en haut, et lui fait pousser neuf coups. Ensuite, il lui dit : « Mon Frère, je vous félicite, les monstres sont morts et vous vous êtes montré digne de devenir Chevalier »

L'on crie trois fois : « Victoire ! ».

Le Sage Maître dit : « Puisqu'il nous a donné des preuves de son courage, qu'il continue ses voyages par les élé­ments, savoir le feu, le fer, l'eau et l'air ! ». On le fait voyager neuf fois le tour de la loge, tenant les épées comme ci-dessus, la pointe en bas. A son neu­vième tour, tous les Frères forment un cercle autour de lui et on lui fait jurer qu’il n'a pas trempé ses mains dans le sang de notre Respectable Maître Hi­ram.

Ensuite le Sage Maître dit : Qu 'On le fasse passer par le feu ! »

On prend un flambeau, on y jette de la résine, qui forme une espèce d'éclair.

Le Maître Sage ordonne de lui faire continuer ses voyages.

On lui fait faire neuf fois le tour de la loge, comme ci-dessus. Et on lui fait les mêmes questions.

Le Sage Maître commande qu'il passe par le fer, les Chevaliers forment une espèce de voûte avec leurs épées au-dessus de sa tête.

Le Maître dit de continuer ses voyages. Il voyage encore neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

On apporte de l'eau dans une bassine, on lui mouille les pieds, les mains et un peu la tête.

Le Maître Sage dit de continuer ses voyages. Il voyage neuf tours comme ci-dessus et on lui fait les mêmes questions.

Le Maître ordonne qu'il passe par l'air. Tous les Chevaliers l'enlèvent en l'air et le couchent, le ventre contre terre, au septentrion.

Le Maître Sage leur dit : « Chevaliers, donnez-lui le secours, il est innocent »

Tous les Chevaliers le relèvent et le portent au­près du Maître, le genou droit en terre, la main gau­che sur son épée. Le Maître Sage, tenant sa main droite, lui fait prononcer son Obligation.

Tous les Chevaliers se remettent dans la posture de l'Ouverture de la Loge.


Obligation

« O Toi, Grand Architecte, qui tire du chaos les quatre éléments, qui nous a formés ci Ton image, qui nous a donné un cœur docile, dans lequel Tu as répandu toutes les semences de toutes les sortes de vertu, donne-moi présentement la force de remplir les engagements, les fonctions et les devoirs aux­quels je vais présentement m'obliger,- accorde-moi Ton secours et Ta bonté Je promets donc et jure à Toi, Grand Architecte, de ne jamais révéler aucuns des secrets, signes, mots et attou­chement qui me seront confiés dans la suite et de ceux qui m'ont été été donnés à aucun profane ni mime à aucun Frère Maçon que dans le Sanaa Sanctorum, en présence du tombeau de notre Respectable Maître Hiram, ayant reconnu des preuves de son innocence. Et, au cas d'infraction, je con­sens d'avoir les lèvres brûlées d'un fer rouge, la main coupée, mon corps pendu pendant la réception d'un Chevalier et qu'ensuite, il soit brûlé et que mes cendres et mon nom soient envoyées par toutes les loges de Chevaliers, afin qu'on se souvienne de ma perfidie. Pour garder les promesses, j'ai re­cours à Toi, Grand Dieu, afin que Tu me donnes la force de résister ainsi qu'a fait' notre Respectable Maître Hiram, à toutes les attaques qu'on pourrait me faire. Aide-moi, Grand Dieu, à garder ma promesse ! »

Ensuite, le Maître Sage dit au Second Servant : « Donnes-lui la lumière, qu'il jouisse des biens accordés par notre Grand Architecte à ceux qui sont du nombre des Chevaliers du Temple ! »

On fait un silence. Le sage Maître, ainsi que tous les Chevaliers, lui disent :

 

 « Sage Chevalier, conservez-vous dans le bonheur dont vous jouissez. Gouttez-en les déli­ces, le sanctuaire de la vérité vous est ouvert, marchez d'un pas ferme. C'est ici le soir de la paix et de l'égalité, l'ami­tié j fixe son empire et rappelle l'homme aux devoirs de l'hu­manité, de la Religion et de la société civile, qualités essentiel­les, sans lesquelles un homme devient un fardeau sur la terre. Frère Premier Sage t, donnez à notre Frère nouvellement initié les signe, attouchement et parole pour que tous les Che­valiers puissent le reconnaître l'accueillir et le secourir dans le Saint des Saints, comme étant du nombre des Chevaliers »

Le Premier Sage lui donne le signe, l'attouche­ment et la parole. Ensuite, il les donne au Second Sage, au Premier Servant, au Second Servant et aux autres Chevaliers et, ensuite, il revient les donner au Maître Sage qui lui explique le signe

 “ Sage Chevalier, le signe que vous venez de me donner ne peut être donné que dans le Saint des Saints, l'attouchement peut se donner par­tout, cependant prenez garde que quelque profane s en aper­çoive. Le mot est "Abram, Nicanor, Sidnay me sont connus"; ce sont les noms des trois scélérats que l’on soup­çonne d’avoir assassiné notre Respectable Maître Hiram, ce qui nous a été reconnu par leur absence et parce qu'ils n'ont plus paru dans le Temple. Voilà ce que vous ignoriez et ce qui vous met au nombre des Chevaliers »

Le Sage Maître dit à tous les Frères :

« Chevaliers Sages, que tous de concert nous nous félicitions d'avoir admis parmi nous un nouveau Chevalier qui, loin de chercher la ruine de la société, ne mérite que les moyens d'en assurer les fondements. Embrassons-nous, mes Frères, et faisons exalter notre joie »

Tous les Frères s'embrassent et frappent chacun neuf coups.

Pour fermer la Loge


Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, nous appro­chons de la dernière heure du jour, le Soleil va finir sa car­rière, il nous faut préparer à finir nos travaux »

Tous les Chevaliers se mettent comme à l'ouver­ture de la loge et on observe le silence.

Le Maître Sage dit : « Premier Sage, informez-vous si le Frère Premier Servant a fini sa prière »

Le Premier Sage répond : « Oui, Sage Maître »

Le Maître Sage dit : « Sages Chevaliers, puisque nous avons tous adressé notre prière au Grand Architecte, pour qu'Il lui plaise de récompenser son hèle en faveur de notre Respectable Martre Hiram, martyrisé pour taire un secret, qu'il  a souffert la mort plutôt que d'enfreindre le serment qu'il avait fait au Roi des Rois, en présence de son Respec­table Maître Salomon, afin qu'il jouisse de la vue des anges et pour L'adorer de concert avec eux, répétons tous ensemble, Sages Chevaliers, il est innocent ! »

Tous les Frères en charge le répètent neuf fois. Alors le Maître Sage dit :

« Sages Chevaliers, voilà nos prières finies, nous allons fermer la loge du Saint des Saints. Cachons, s'il se peut, un trésor si précieux et renfermons dans nos azurs le de ignoré de tous les profanes et, pour en as­surer la durée, que tous les Chevaliers, de concert avec moi, jurent et promettent au Grand Architecte devant le tombeau de notre Respectable Moere Hiram, de ne jamais révéler à aucun profane, ni mêmes aux Maçons, ce qui se passe dans le Saint des Saints »

Ici, on répète la même Obligation que ci-dessus.

Le Maître Sage leur dit : « Sages Chevaliers, les Obli­gations auxquelles nous venons de nous engager nous sont une preuve que nos cœurs se sont réunis et qu'il ne se trouve pas de traîtres parmi nous, puisque nos travaux n'ont pas été interrompus. Embrassons-nous en véritables Frères et promet­tons et jurons de ne jamais proposer des Maçons, pour être reçus Chevaliers du Temple, qui ne soient doués de toutes les vertus qu'il fauta un vrai Maçon »

Tous les Frères s'embrassent et frappent cinq fois neuf coups ensemble.

Le Maître Sage dit au Premier Sage

« Avertissez les Chevaliers que le Saint des Saints est fermé »


Instruction du Chevalier du Temple

D. Etes-vous Chevalier ?

R. Tous les Chevaliers me reconnaissent.

D. Comment vous faites-vous reconnaître ?

R. Par le bien et la prière.

D. Comment avez-vous voyagé ?

R. Hors du monde.

D. Combien de voyages avez-vous faits ?

R. Cinq fois neuf.

D. Comment ?

R. Du nord au midi par l'orient, du midi au nord par le couchant.

D. Avez-vous voyagé facilement ?

R. Facilement et difficilement.

D. Combien avez-vous surmonté d'obstacles ?

R. Beaucoup.

D. Quels sont les obstacles ?

R. La force de l'air, de l'eau, du feu et du fer, par où j'ai été purifié.

D. Où allez-vous ?

R. Au vrai bien et à l'utilité.

D. Qui vous les montre ?

R. L'Etoile.

D. Qui allume cette Etoile ?

R. Le Grand Architecte.

D. Quel chemin vous montre cette lumière ?

R. Celui de la vertu.

D. Avant d'être Chevalier, où étiez-vous ?

R. Dans l'aveuglement.

D. Pourquoi étiez-vous dans l'aveuglement et privé de la lumière avant d'être Chevalier, vous que l'on avait reconnu pour Maçon ?

R.L'exemple et la mémoire de notre Respectable Maître Hiram la perdit quand il fut assassiné et qu'on l'a retrouvé dans les ténèbres.

D. D'où provient cet aveuglement ?

R. De la faiblesse de la volonté et de la sagesse.

D. Sur quoi est soutenu le Temple ?

R. Sur l'égalité et la liberté.

D. Sur quoi est fondé le Saint des Saints ?

R. Sur les mêmes.

D. Comment vous nommiez-vous avant d'être Che­valier ?

R. Gabaon. D. De quoi vivez-vous à présent ?

R, De la manne.

D. Où êtes-vous présentement ?

R. Dans le monde des Chevaliers.

D. Comment êtes-vous entré dans le Saint des Saints ?

R. J'y suis entré doublement lié de nœuds de ténè­bres.

D, Pourquoi ?

R. Parce qu'il me restait deux degrés de lumière.

D. Par quel secours avez-vous vu ces degrés de lu­mière ?

R. Par le cinquième des Chevaliers.

D. D'où venez-vous ?

R. Du séjour de lamentations; la tristesse qui doit être peinte sur notre visage à l'aspect du tombeau de notre Respectable Maître Hiram. Par la joie vient notre innocence et l'assurance que doivent avoir les véritables Frères de n'être pas du nom­bre de ces scélérats complices de ces assassins et qu'ils n'auront jamais d'entrer dans le Saint des Saints.

D. Qui furent ces assassins ?

R. Abyrarn, Nicanor et Sidnay.

D. Quel est le monde des Elus ?

R. Les Chevaliers qui composent le Saint des Saints.

D. En mémoire de quoi avez-vous voyagé cinq fois neuf ?

R. En mémoire des quarante-cinq Compagnons qui furent à la recherche de notre Respectable Maître Hiram.

D. Pourquoi avez-vous voyagé facilement et difficile­ment ?

R. La difficulté n'était que dans les monstres qu'ils supposaient; la facilité était dans mon courage à défendre les Chevaliers qui me procuraient l'ai­sance de ma réception.

D. Pourquoi vous a-t-on fait passer par les Eléments ? R. C'est que l'on ne peut entrer dans le Saint des Saints sans être dépouillé de ses vices et passions.

D. Comment vous êtes-vous pris pour être reçu Maçon ?

R. En criminel.

D. Pourquoi donc en criminel ?

R. Pour avoir été soupçonné d'un crime qu'il m'a fallu éclaircir.

D. Quel était le crime ?

R. D'avoir trempé mes mains dans le sang de notre Respectable Maître Hiram.

D. Dans quel état avez-vous paru dans le Saint des Saints ?

R. Dans un état pauvre, soumis et humilié.

D. Pourquoi dans cet état ?

R. A l'imitation de Moïse, quand Dieu lui apparu dans un Buisson Ardent, qui lui dit : « Déchausse toi, tu n'es pas digne de fouler la terre que tu habites ! »
D. Combien notre Maître avait-il d'ouvriers sous sa direction ?

R. Soixante-dix mille portefaix, quatre-vingt mille tailleurs de pierres et trois mille six cents commis pour veiller sur les autres.

D. Quels sont ces trois mille six cents commis ?

R. Des Maîtres respectables.

D. Comment les appelait-on ?

R. Héradin.

D. Que veut dire Héradin ?

R. Conducteurs ou prévôts qui assistaient le roi Sa­lomon.

D. Parmi ces trois mille six cents commis que vous appelez Héradin, ne s'en trouvait-il pas de plus experts que les autres ?

R. Oui, Très Sage Maître.

D. Combien y en avait-il ?

R. Trois cents.

D. Comment les nommait-on ?

R. Artistes ou Menatzchim

D. Que veut dire artistes ou Menatzchim ?

R. Inspecteurs et consolateurs des gens du travail.

D. Pourquoi ?

R. Par la connaissance de la double lumière.

D. Combien y avait-il de Grands Maîtres ?

R. Trois.

D. Comment les appelait-on ?

R. Le roi Salomon, le roi Hiram et Hiram.

D. A quoi vous sert la lance que vous portez pour votre attribut ?

R. Pour percer le coeur des traîtres qui ont assassiné notre Respectable Maître Hiram.

D. Où les trouverez-vous ?

R. Dans une des quatre parties du monde.

D. Qui vous y conduira ?

R. La Lumière.

D. Où la trouverez-vous ?

R. Dans le Saint des Saints.

D. Où finira-t-elle ?

R. Au septentrion.

D. Qu'y ferez-vous ?

R. J'y pleurerai sans cesse la mort de notre Respec­table Maître Hiram.

D. Pourquoi, vous qui avez été reçu Maçon, vous prive-t-on de la lumière ?

R. En mémoire de notre Respectable Maître Hiram, qui se perdit quand il fut assassiné et qu'on l'a retrouvé dans les ténèbres.

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:40

Reception


La loge est tendue en rouge, il n'y a pas de tableau, les lumières sont dispersées indifféremment par toute la loge. Le Grand Maître représente Salo­mon; il y a deux Surveillants et les Vénérables Frères sont assis.

Le récipiendaire est dans une chambre séparée, qui est éclairée. Le Frère Terrible est avec lui et il lui donne, dans la main gauche, une tête de mort et, avec la droite, [le récipiendaire] lève le poignard qui est attaché à son cordon. Le Frète Terrible frappe neuf coups égaux; on répond, puis il entre et le réci­piendaire se place entre les deux Surveillants.

D. Le Grand Maître demande ce qu'il veut.

R. Le Second Surveillant répond pour le récipiendaire : La récompense de ce que je viens de faire ! ».
D. Le Grand Maître : « Votre  coeur, en satisfaisant votre vengeance, était donc intéressé ? »

R. Le Surveillant répond : «Oui, mais je demande moins pour ma propre satisfaction que pour faire connaî­tre à la postérité que le crime ne reste jamais impuni, ni la vertu sans récompense ».

D. Le Grand Maître : « Est-il bien sûr qu Hiram sait vengé ? »

R. Le Surveillant répond : « En voici un grand et sûr témoignage ! » (Il lui montre la tête de mort). Le Grand Maître, après cela, le fait avancer neuf petits pas, lui fait prêter son Obligation et lui signe donne le signe, qui est d'opposer la main droite, [ce) qui est le mouvement que fit Hiram lorsque Stokin ,lui porta un coup de poignard; puis l'attouchement, qui est de s'entrelacer les doigts de la main droite;

ensuite la parole, qui est Nack Mazooz.

Quand on demande la parole, le premier dit Ma­zooz et le second répond Nack, et, ensuite, ils di­sent ensemble Nack Mazooz.

Il lui donne aussi l'attribut, qui est une étoile à neuf pointes, qui est de nacre, oit il est gravé un poignard et, au revers, un Soleil.

Le Grand Maître dit : Je vous nomme  illustre, vous et vos descendants, pour !'action que vous venez de faire ! ». On lui 3 fait un discours qui est une répétition de l'his­toire d'Adonhirarn, de sa mort et de celle du traître Abyram, enfin la récompense que Salomon donna à Stokin pour prix de son zèle, qui 4fut illustre, lui et ses descendants. Il lui donna, pour cet effet, cette Etoile de nacre.

Catéchisme des Illustres

D. Etes-vous Illustre ?

R. Oui, je le suis, avec autant de justice que j'ose me flatter de l'avoir mérité

D. Qu'avez-vous fait pour l'avoir mérité ?

R. J'ai vengé le Maître des Maîtres en punissant son assassin.

(Ici, on peut faire des questions d'Elu)

D. A quoi reconnaîtrai-je que vous êtes Illustre ?

R. Aux signe, parole et attouchement.

D. Donnez-moi la première

R. Donnez-moi la seconde, je vous donnerai la pre­mière !

D. Mazooz I

R. Nack I Ensemble : Nack Mazooz

D. Quel était votre attribut ?

R. Une étoile extraordinaire à neuf pointes, au mi­lieu de laquelle est un poignard et sur le revers un Soleil.

D. Expliquez-moi cela

R. L'étoile signifie que l'action de Stokin causera dans le monde autant d'admiration que la vue d'un phénomène en cause lorsqu'il paraît aux yeux; le poignard, qui est au milieu de l'étoile, signifie l'instrument de la vengeance; enfin, le Soleil, qui est sur le revers, signifie que, comme le Soleil répand ses rayons par tout l'univers, de même cette action se répandra à la postérité et sera toujours regardé comme un modèle de la plus haute vertu.

D. De quel métal était votre attribut ?

R. De nacre de perle.

D. Pourquoi ?

R. Parce que l'or et l'argent étant, du temps de Salomon, communs comme de la pierre, il préféra la nacre comme moins commune et plus riche.

D. Où se tiennent les Surveillants ?

R. A l'occident.


Nota en loge de table


Après la santé du Maître, on boit en mémoire de Salomon et, pour la distinguer des autres santés, lorsque les Surveillants ont parlé, le Grand Maître frappe un coup de maillet et poursuit l'exercice.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:37

Le grade de Grand Architecte, qui est au-dessus de Maître Grand Ecossais, est une connaissance parfaite et générale de l'ancien Temple de Salomon, une récapitulation de tous les faits qui se sont passés lors de sa construction et l'explication de toutes les figures, meubles, ornements, &c, et de tous les em­blèmes, de même que des signes, paroles et attou­chements qui ont servi à tous les grades précédents.

Loge d'Apprenti

La loge est tendue de rouge, il doit y avoir un trône élevé sur trois marches, couvert d'un dais bleu céleste parsemé d'étoiles d'or et garni de franges d'or; l'autel doit être couvert d'un tapis d'étoffe rou­ge, garni de franges, et, sur le devant, doit être un triangle en jaune, sur lequel sera brodé le mot

qui signifie Jehova. La loge doit être éclairée par vingt-sept lumières, rangées de neuf en neuf comme en loge ordinaire, c'est-à-dire qu'il y aura, à l'occi­dent, trois chandeliers portant chacun trois lumières, trois [autres] au midi et trois à l'orient. Dans le mi­lieu de la loge est un Tableau où doit être tracé le pavé du Temple, dans lequel est [un] carré de trois pieds de haut, le parvis des prêtres avec les quatre portiques, l'autel d'airain pour les sacrifices, la mer d'airain soutenue par douze boeufs et les dix cuviers; à la sortie du parvis des prêtres ou Sacrificateurs est la porte, autrement dit le vestibule où sont, à droite et à gauche, les colonnes J et B avec leurs orne­ments.

Au-dessus du trône, il doit y avoir une Etoile flamboyante et transparente; au milieu de laquelle sera la lettre G, le soleil à droite et la lune à gauche.

Cette même étoile doit être tracée sur le tableau entre deux colonnes. Sur le piédestal de la colonne J doit être tracé, en hébreu, le mot ….et, sur le

piédestal de la colonne B, celui de….. indépendamment des lettres J et B.

Les Apprentis Grand Architectes doivent porter un tablier blanc, bordé et doublé de rouge, avec une seconde bordure, d'un ruban bleu dont le milieu [porte] un triangle en bro­derie d'or, entouré d'un nuage bleu et or, surmonté d'un arc-en-ciel; et, sur la bavette, est également bro­dé un triangle enfermant un cercle dans lequel est la lettre G.

Les Apprentis doivent porter, à la boutonnière de leurs habits, une ganse de ruban bleu, où pend un triangle renfermant un cercle; ils doivent avoir des gants bordés de rouge.

Façon d'ouvrir la Loge

La loge est tendue et éclairée comme nous l'avons dit ci-dessus, le Très Puissant Maître, qui représente Salomon, doit être assis sur son trône, ayant à sa droite Hiram, roi de Tyr, et à sa gauche Mahanom successeur du Respectable père Hiram Abif; à la deuxième place à droite, doit être le Frère Adonhiram et, à la deuxième place à gauche, le Frère Orateur. Les Frères Trésorier et Secrétaire doivent faire les fonctions de Surveillants. Tous les autres Frères doivent être placés à droite et à gauche par ancienneté.

Le Très Puissant Maître frappe trois coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveil­lants; il en frappe encore trois autres, qui sont en­core répétés par les Surveillants; il finit enfin par en frapper trois autres et, après que les Surveillants les aient rendus, le Très Puissant Maître se lève et dit :

Mes Frères Très Respectables et Très Puissants, aidez-moi à ouvrir la loge d'Apprenti Grand et Parfait Architecte ! ».

Les Surveillants répètent la même chose.

Le Très Puissant Maître, adressant la parole aux Surveillants 1, lui dit : « Vous savez mes Chers et Res­pectables Frères, qu'une loge ne saurait être trop bien cou­verte, sommes-nous à l'abri des profanes ? »

A quoi les Surveillants répondent : « Nous sommes entièrement à l'abri, nous avons fait notre devoir, vous pouvez commencer l'ouvrage ! »

Le Très Puissant parle alors en ces termes :

 

D. Etes-vous Apprenti Grand Architecte ?

R. j'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi pourrai-je le reconnaître ?

R. Aux signes, attouchements, aux paroles et à mes connaissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs, à l'entrée du
Temple du vrai Dieu, entre les deux Colonnes.

D. Quelle heure est-il ?

R. La Grande Lumière commence à luire.

 

Le Très Puissant Maître dit alors « Puisque la Grande Lumière commence à luire, id est temps que les ouvriers aillent aux Travaux; profitons-en, mes Chers et Respectables Prim, la loge est ouverte, nous sommes en Apprentis »

Le Très Puissant porte la main sur le front, le pouce appuyé, les quatre doigts serrés et étendus formant une équerre, regardant trois fois le ciel; de la main gauche et du bras, il forme un triangle sur la hanche, puis il frappe un coup de maillet sur l'autel. Tous les Frères frappent trois fois des mains et cha­cun prend sa place.

Pour la réception d'Apprenti, lorsqu'il y en a une à faire, le Très Puissant ordonne au Frère Adonhi­ram d'aller examiner le récipiendaire sur tous les grades par lesquels il a passé, et lui en demande les signes, les mots et les attouchements; après qu'il ait satisfait, il 2 vient en rendre compte au Très Puis­sant; en entrant en loge, il doit frapper un grand coup à la porte, que les Surveillants répètent et [dont ils] rendent compte au Très Puissant (cela doit se pratiquer toutes les fois que le Frère Adonhiram veut entrer en loge).

 

Le Frère Adonhiram va rejoindre le récipiendaire et, l'ayant désarmé, il lui bande les yeux et le conduit à la porte de la loge, où il frappe un grand coup de maillet, auquel les deux Surveillants répondent et, ayant dit au Très Puissant que l'on frappe en Grand Architecte, le Très Puissant ordonne, si c'est le réci­piendaire, de le faire entrer; les Surveillants ayant ouvert la porte, le Frère Adonhiram introduit le réci­piendaire et, l'ayant placé entre les deux Surveillants, il va reprendre sa place. Le Très Puissant demande au récipiendaire son nom, son âge et son grade, le récipiendaire y ayant répondu, il lui demande les si­gnes, les mots et attouchements de tous les grades par où il 3 a passé. Toutes les questions faites, k Très Puissant l'avertit que les épreuves auxquelles il va être livré sont terribles, que toutes celles qu'il a essuyé dans tous les grades par où il a passé ne sont rien en comparaison de celles qui restent à soutenir; qu'il serait au déses­poir s'il venait à y succomber [et] qu'il l'en avertit pour n'avoir rien à se reprocher. Il lui demande trois fois s'il persiste dans le dessein de se faire recevoir, lui laissant entrevoir qu'il doute de sa fermeté et qu'il craint pour lui; il ajoute qu'il est le moment de se retirer et que sa crainte ne lui fera point de tort parmi les Frères. Il tâche de l'ébranler autant qu'il est possible et le laisse quelque temps livré à ses réfle­xions. Le récipiendaire persistant à demander d'être reçu, le Très Puissant ordonne aux Frères Terribles de faire leur devoir; alors les quatre Frères, postés de chaque côté de lui, le saisissent chacun par un membre et, l'ayant élevé à plat autant qu'il est pos­sible, ils le couchent à plat dos sur le Tableau. Les Surveillants lui découvrent le sein du côté du coeur, ils lui appliquent la pointe d'une épée sur la mamel­le; cette épée étant à plomb, un des quatre Frères Terribles a soin de la soutenir avec attention par le pommeau

Le Très Puissant, l'ayant laissé quelques moments dans cette situation, il lui dit : Ce qui vous reste à faire est plus sérieux que vous ne pensez. vous êtes encore à temps de vous retirer, mais, bientôt, vous ne serez plus en même de le pouvoir, je vous conjure, par l'amitié que j'ai pour vous, et au nom de toute la log, de faire bien vos réflexion I »; alors le Très Puissant ordonne, élevant la voix, : Il n'est plus temps de vous dédire, malheureux ! Vous avec violé voter serment en révélant nos secrets, vous allez être puni comme vous le méritez ! Frères Terribles, faites votre devoir, je vous l'abandonne ! ».

Alors le Premier Surveillant le saisit et le relève à la façon des Maîtres et prononce tout haut Malle­nak; on le conduit ensuite au pied du trône où, étant arrivé, le Très Puissant ordonne de le faire voyager par neuf tours autour du Temple; le premier [tour] fait et le récipiendaire étant arrivé entre les deux Surveillants, on lui fait saluer le Très Puissant en Apprenti et prononcer le mot J. 2; la fin du se­cond, il salue le Très Puissant en Compagnon et prononce le mot       B. a; à la fin du troisième, il salue en Maître et prononce Obligation

« Je jure et je promets, devant la face du Dieu Vivant, Grand Architecte de l'Univers, qui éclaire nos ouvrages, de garder un secret inviolable sur tout ce qui rapport au Maçon ou à la Maçonnerie, et de ne jamais communiquer à aucun Maçon de grade inférieur au mien le sublime grade de Grand Architecte sans une permission de ma mire loge,- en cas d'infraction, je consens de perdre la vue, l'odorat, fouie, le goût et l'attouchement, de perdre enfin la vie dans les tour­ments les plus affreux; ainsi Dieu me soit en aide ! »

Au moment où il finit, et au signe que fait le Très Puissant par un coup de maillet sur l'autel, le Premier Surveillant lui débande les yeux. Le Très Puissant le laisse un moment dans cette situation, après quoi il ordonne à tous les Frères de reprendre leurs places, leur disant qu'il est très persuadé que le Frère récipiendaire a assez de zèle et de fermeté pour qu'on n'ait pas besoin d'eux. Après que tous les Frères aient repris leurs places, le Très Puissant dit au récipiendaire qu'il le dispense des épreuves qui lui restent à faire et qu'il s'en rapporte à lui; il le fait relever, lui donne le mot, le signe et l'attouche­ment.

(Signe) Le signe est de porter le pouce sur la bouche, les quatre doigts serrés et étendus, formant une équerre; et, du bras gauche, on forme un trian­gle en mettant la main sur la hanche gauche.

(Attouchement) L'attouchement se fait en se sai­sissant réciproquement le poignet avec la main gau­che, celui qui examine répond en donnant de la main droite l'attouchement de Maître.

Les mots sont Gomes, Jesoys, Naovoi I. Le premier fut la première parole que prononça le pre­mier homme après la Création, en action de grâce; le deuxième signifie Dieu Tout-Puissant et c'est le mot le plus utile parmi les Grecs; le troisième signi­fie jeune et vigilant

Le mot de passe est Jakin.

Le récipiendaire ayant reçu le signe, les mots et attouchement du Très Puissant va les rendre à tous les Frères, chacun à leur tour et, ensuite, il se place entre les deux Surveillants et le Très Puissant pro­cède à l'instruction de la loge.


Instruction

D. Etes-vous Apprenti Grand et Parfait Architecte ?

R. J'ai été assez heureux pour le mériter.

D. A quoi le reconnaîtrai-je ?

R. Aux signes, attouchements, paroles et à mes con­naissances.

D. Où avez-vous été reçu ?

R. Dans le parvis des Sacrificateurs; à l'entrée du Temple du Vrai Dieu, entre les deux colonnes et B.

D. A quoi vous occupiez-vous avant votre récep­tion ?

R. A édifier le-s Apprentis et Compagnons par mon exactitude à remplir mes obligations.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Apprenti Grand Maître et Parfait Architecte ?

R. Pour mériter davantage, en devenant plus parfait et plus vertueux.

D. Qu'avez-vous vu en entrant en loge ?

R. Rien I

D. Qu'avez-vous entendu ?

R. Une voix ineffable qui m'aidait à faire mon de­voir.

D. Que vous disait-elle ?

R. Des paroles tendres, frappantes et insinuantes.

D. Qu'est-ce qui s'est opposé à votre réception ?

R. Les plus rudes épreuves.

D. Les avez-vous soutenues ?

R. Le zèle que j'ai toujours eu pour la Maçonnerie est si grand qu'elles m'ont parues légères, en égard au bonheur dont je devais jouir.

D. Qu'avez-vous vu après votre réception ?

R. Le parvis du Temple du porche de Salomon

D. A quoi servait ce parvis ?

R. A contenir le Temple laïque.

D. Quelle en était la longueur et la largeur ?

R. Un carré parfait de soixante coudées.

D. Comment y entre-t-on ?

R. Par quatre grands portiques.

D. Comment étaient-ils disposés ?

R. L'un était à l'orient, l'autre à l'est, les autres au nord et sud est.

D. Quelle était la plus belle de ces portes ?

R. Celle de l'orient.

D. Comment s'appelait-elle ?

R. La porte du jufred ou Scio.

D. Qu'y avait-il dans le milieu de ce parvis ?

R. Une élévation d'airain, comme un échafaud de cinq coudées de long et de large et de trois de hauteur.

D. A quoi servait cette élévation ou échafaud ?

R. Ce fut là où Salomon fit sa prière à Dieu au nom de son peuple.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. J'ai vu le parvis des prêtres et des Sacrificateurs.

D. Quelle en était la grandeur ?

R. Soixante coudées en carré.

D. Combien y avait-il de portes ?

R. Deux, l'une à l'orient, l'autre à l'occident.

D. De quoi étaient couverts ces portiques ?

R. De cuivre doré.

D. De quoi était décoré ce parvis ?

R. D'un pavé, de marches noires très gracieuses, dont les compartiments composent un grand ornement.

D. A quoi servait le parvis ?

R. A y sacrifier et immoler les victimes.

D. Qu'avez-vous remarqué ?

R. Un autel, un grand vase et dix autres pe­tits.

D. A quoi servait cet autel ?

R. A offrir des sacrifices à Dieu.

D. Où était-il placé ?

R. Au milieu du parvis.

D. Quelles en étaient les proportions ?

R. Il avait vingt coudées en carré et dix en hauteur.

D. De quelle matière était le parvis ?

R. Il était d'airain et creux à l'intérieur.

D. De quoi était-il couvert ?

R. D'une grille d'airain en forme de dais.

D. Qu'y avait-il à l'entour de cet autel ?

R. Une balustrade d'airain doré.

D. A quoi servait-elle ?

R. A écarter les laïcs : les Sacrificateurs pouvaient seuls en approcher.

D. Comment s'appelle-t-elle ?

R. En hébreu   : Gison.

D. Comment appelez-vous le grand vase ?

R. La mer d'airain.

D. A quoi servait-elle ?

R. Aux Lévites et aux Sacrificateurs, pour se purifier et se laver le visage et les mains et les pieds avant de monter à l'autel ou entrer dans le Tem­ple.

D. Comment était faite cette mer ?

R. Elle était d'airain, de figure ronde.

D. Quelles étaient ses proportions ?

R, Dix coudées de diamètre, cinq de hauteur et trente de circonférence.

D. De quoi était-elle décorée ?

R. De deux ceintures garnies chacune de trois cents bossettes en forme de courge où étaient gravées des têtes de bœufs.

D. Combien contenait ce grand vase ?

R. Dix mille Baksa 1, qui était une mesure de ce temps.

D. Où était-elle placée ?

R. Elle était à gauche, en entrant dans le parvis, du côté du septentrion.

D. Sur quoi était-elle soutenue ?

R. Sur douze boeufs, dont trois faisaient face à l'aquilon 2, trois à l'orient, trois à l'occident et trois au midi.

D. A quoi servaient les dix autres lavoirs ou vases ?

R. A purifier les entrailles des victimes qui devaient être offertes en sacrifice.

D. Où étaient-elles placées ?

R. Cinq à droite et cinq à gauche.

D. De quelle matière étaient-elles ?

R. Ils étaient également d'airain.

D. Quelle était leur forme ?

R. Ils étaient de figure ronde et portés par des sou­bassements de même matière, portés sur quatre roues; ces soubassements étaient décorés par des gravures représentant des têtes de lion, de chéru­bins et de boeufs.

D. Quelle était la forme des soubassements ?

R. Un carré parfait de quatre coudées.

D. Où furent-elles fondues ou faites ?

R. Salomon les fit fondre en la contrée du Jourdain, en terre argileuse, entre l'Ernotte et Sarradazette

D. Qu'avez-vous fait ensuite ?

R. J'ai passé dans le porche ou vestibule du Temple, où l'on m'a fait prêter mon Obligation entre les deux Colonnes J. et B., en face de la porte du Temple.

D. Comment appelez-vous ce lieu en hébreu ?

R. Olam, qui signifie vestibule.

D. Comment s'appelaient les dix lavoirs en hébreu ?

R. Muchemoir 3.

D. Quelles étaient les proportions du vestibule ?

R. Dix coudées de long et vingt de large.

D. De quoi était couvert le parvis des Sacrificateurs ?

R. D'une voûte d'airain doré et orné de feuillage.

D. Qu'avez-vous trouvé dans ce vestibule ?

R. Les Colonnes d'airain J. et B.

D. Qui avait construit tous ces vases ?

R. Nul autre n'en eut été capable que notre Respec­table Père Hiram Abif.

D. Qu'avez-vous vu ensuite ?

R. La porte du Temple.

D. Y êtes-vous entré ?

R. L'on ne m'en a pas jugé digne.

D. De quoi était couvert le pavé du porche ?

R. De la cervelle de notre Respectable Père Hiram Abif.

D. Qu'a fait de vous le Très Puissant ?

R. Après m'avoir fait prêter le serment, il m'a donné des signes pour me faire reconnaître pendant le jour et des attouchements pour connaître mes Frères pendant la nuit, et des mots.

D. Quels sont ces signes ?

R. (Il les donne).

D. Quels sont les attouchements ?

R. (Il les donne).

D. Quels sont les mots ?

R.Gomes,jeses,Naavai

D. Que signifie le mot Gomes ?

R. C'est la maîtresse parole du Maître Ecossais et la première que prononça le premier homme après sa création, en action de grâce à Dieu.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:34

Ouverture de la loge

 

D . Connaissez-vous d’autres mystères, que ceux des lettres J. et N. ?

R. Je connais la lettre G.

D. Que signifie cette lettre ?

R. La lettre initiale du nom de l’inconnu.

D. A quelle heure s’ouvre la loge du 2e grade d’élu ?

R. A l’entrée de la nuit.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le jour est fini.

 

Le vénérable grand maître frappe 27 coups en trois différents termes,

fait le signe du 2e grade d’élu, qui est de porter la main demi fermée

sur la bouche et de feindre de s’arracher la langue. Tous les Vénérables

Maîtres répondent à ce signe à lui en étendant les deux bras, comme des

gens surpris, après quoi le Très Respectable Maître dit : Respectables

Maîtres, 1er et 2e Surveillants, avertissez les Vénérables Maîtres, que

la loge du 2e grade d’élu est ouverte. Le Très Vénérable Maître dit aux

Frères de demander aux Vénérables Maîtres, s’ils n’ont rien à proposer.

Pour lors, le Maître de Cérémonies, après avoir dit la parole, dit qu’il

y a dans la chambre de réflexion un Vénérable Maître élu qui désire être

admis au 2e grade. Le Très Respectable lui demande s’il est

véritablement élu et, sur sa réponse, il lui dit de l’introduire. Le

Maître de Cérémonies introduit le récipiendaire dans la loge et le place

entre les deux Surveillants.

Le Très Respectable lui demande alors ce qu’il demande, à quoi il répond

qu’il désire d’être admis au 2e grade de Maître élu. Le Très Respectable

dit au 1er Surveillant de le faire voyager. Celui-ci le prend par la

main et lui fait faire sept tours de cette manière : 2 en montant et en

descendant du côté du midi, deux autres de même du coté du septentrion,

2 autres de même du coté de l’occident et le 7e et dernier en passant le

milieu de la loge pour se mettre à deux genoux au pied du trône du Très

Respectable Maître, où il prête son obligation.

 

Serment d’obligation

 

Je promets et m’engage de garder et observer les mystères du 2e grade de

Maître élu, qui va m’être confié, tant envers les profanes, qu’envers

les Maîtres élus du 1er grade, et ce sous les mêmes obligations que j’ai

déjà contractées en entrant dans cet ordre respectable. Et, en tant de

plus, d’avoir la langue arrachée comme un parjure, si je contreviens au

moindre de mes engagements. Ainsi Dieu me soit en aide.

 

Après le serment

 

L’obligation ainsi prêtée, le Très Respectable Maître lui donne le

signe, le mot et les attouchements et le Vénérable Maître Orateur lui

fait le discours, qui suit.

 

– Vous êtes enfin parvenu à ce second grade, que vous avez tant paru désirer et que vos travaux et votre assiduité vous ont fait maître. Nous vous l’avons conféré d’autant plus volontiers, que cette faveur a dû sans doute redoubler votre zèle et ranimer vos efforts afin de vous rendre digne d’entrer dans la

connaissance des sublimes mystères qui nous reste encore à vous

dévoiler. – Vous venez d’apprendre, qu’il fut le sort des deux

Compagnons, malheureux complices de la mort de notre respectable Maître

Hyram, et comment après avoir longtemps vécu, et porté partout le

remords du crime, qui les suivait jours après jours. Dieu permit enfin

qu’ils périssent dans le pays de Capulle, où ils s’étaient réfugiés,

juste effet de la vengeance divine qui ne laisse jamais ce crime impuni

et qui poursuit le criminel jusqu’à ce qu’il lui ait fait subir la peine

qu’il a méritée.

Toute l’allégorie, que renferme ce nouveau grade que l’on vient de vous

conférer est bien aisée et encore d’autant qu’elle est poursuite de

celle, que nous vous avons expliqué dans le premier. Vous la trouverez

d’ailleurs toute tracée dans le tableau qui est ici exposé à vos yeux et

dont le principal et le plus frappant objet est la tête du malheureux

Abyram, plantée au haut d’une pique pour être exposée aux regards de

tous les compagnons continuant la construction du temple, que Salomon

avait ordonnée et qui servait à inspirer le cœur et l’épouvante à

quiconque aurait pu former un projet aussi noir et aussi abominable que

celle d’Abyram et qu’il n’avait que trop bien exécuté. – Tous les

mystères qui se célèbrent dans ce second grade, ont tous un rapport

aussi moral, que ceux, que vous connaissez déjà. – Le signe par lequel

nous appelons est tiré de l’obligation que vous venez de contracter. Il

marque non seulement comment grande doit être votre discrétion, mais

elle se termine à vous faire voir que la peine due aux indiscrets est

d’être totalement privés de la langue, qui a été le malheureux

instrument de votre indiscrétion. La réponse que nous faisons à cette

figure en étendant les bras et les levant au ciel vous désigne l’état

d’un homme surpris, interdit, stupéfait d’un événement frappant, que le

ciel vient d’opérer et le mot sacré que nous proposons en le faisant,

marque notre résignation à sa volonté souveraine et à la juste

satisfaction que vous devez, que le crime qui a été commis contre lui,

reçoive la punition qui lui est due.

Ce grade au surplus n’est qu’un grade préparatoire qui vous amène à la

sublimité de celui vous connaîtrez un jour les profonds mystères, si

votre zèle ne se devient pas si votre service ne s’est contredit et, si

vous ne dérogez jamais aux qualités éminentes qui doivent les activer,

en qui en est revêtu. –

2ème S :Je dois vous avertir, Vénérable Maître, de la part de cette

Respectable Loge, qui m’honore de son pouvoir à cet égard, que la

moindre indiscrétion, la plus petite tiédeur et la seule ombre de

relâchement privent à jamais de ce grade ceux que nous en trouvons

atteints. Nous espérons, que vous ne nous fournirez jamais des justes

motifs pour vous en priver et que raffermis de plus en plus dans vos

devoirs et vos obligations, vous nous procurerez le plaisir et la joie

de pouvoir partager avec vous les avantages et les prérogatives, dont

jouit le Sublime et Parfait élu.

 

Catéchisme

 

D. Connaissez-vous d’autres mystères, que ceux des lettres J. et N. ?

R. Je connais la lettre G.

D. Que signifie cette lettre ?

R. C’est la lettre initiale du nom de l’inconnu qui apprit à Salomon où

était la retraite d’Abyram.

D. Que signifient les 3 grandes lumières, qui sont en entrant ?

R. Les trois compagnons, qui assassinèrent notre Respectable Maître Hyram.

D. Comment se nomment les trois scélérats ?

R. L’un se nommait Kunkel, l’autre Gravelot, et l’autre Abyram Akirop.

D. Comment étaient placés ces 3 malheureux, lorsqu’ils tuèrent Hyram ?

R. Kunkel était placé à la porte de l’occident et ce fut celui qui le

frappa d’un coup de règle, Gravelot était placé à la porte du midi et

lui donna un grand coup d’équerre. Abyram était à la porte de l’orient

et lui donna un grand coup de maillet, qui le fit tomber mort.

D. Quel fut le sort de Kunkel et de Gravelot ?

R. Salomon apprit qu’ils étaient réfugiés dans le pays de Capulle où ils

périrent misérablement.

D. Comment l’inconnu put-il savoir qu’Abyram s’était réfugié dans une

caverne ?

R. Comme cet inconnu travaillait auprès du buisson, où était située

cette caverne, il en vit rester un homme tout effarouché et la curiosité

l’ayant porté à savoir qui c’était, il aperçut Abyram, qui se voyant

découvert, se jeta à ses pieds, lui confia son secret et le pria de ne

pouvoir le trahir et de l’assister.

D. Pourquoi l’inconnu informa-t-il Salomon de sa retraite ?

R. Pour satisfaire à l’édit, que Salomon avait fait publier à ce sujet

et jouir de la récompense, que ce roi avait promis à celui, qui

découvrait l’assassin du Vénérable Maître Hyram.

D. L’inconnu indiqua-t-il à Salomon la retraite d’Abyram aussitôt qu’il

l’eut découverte ?

R. Ce ne fut que 7 jours après pendant lesquels l’inconnu fournit à

Abyram de quoi subsister à ses besoins.

D. Pourquoi l’inconnu n’informa-t-il Salomon de cette découverte, que

sept jours après ?

R. Parce que ce ne fut que le 7e jour qu’il apprit la nouvelle de l’édit

de Salomon.

D. Quel est votre nom comme Maître élu du 2e grade ?

R. Pérignan.

D. Quel est votre mot ?

R. Mohabon .

D. Que veut dire ce mot ?

R. Dieu soit loué, rendons lui grâces, le parricide est puni.

D. Quel est votre mot de passe ?

R. Abyram Akirop.

D. Que fit Salomon de la tête d’Abyram après que Joabert la lui eut remise ?

R. Il le fit mettre au bout d’une pique, qu’il fit planter au dessus de

la porte du septentrion, afin qu’elle fut exposée aux yeux des

Apprentifs et des Compagnons et qu’elle y restât comme une marque de la

punition du crime d’Abyram et comme une preuve que rien n’échappait à sa

sagesse.

D. Combien de temps cette tête resta-t-elle exposée ?

R. Pendant tout le temps de la construction du temple.

D. Que signifient les 27 coups, que vous frappez à la loge ?

R. Ils désignent mon âge en qualité de Maître du vénérable Grade, qui

est de 27 ans.

D. Quel est votre signe en cette qualité ?

R. C’est de porter ma main à demi fermée sur la bouche et feindre de

vouloir m’arracher la langue.

D. Quelle est la réponse à ce signe ?

R. C’est de lever et étendre les bras, comme un homme surpris, en disant

: Loué soit Dieu, le parricide est puni.

D. D’où sont tirés le signe et la réponse qu’on y fait ?

R. L’un de mon obligation par laquelle je consent d’avoir la langue

arrachée, si je révèle le moindre des secrets, qui me sont confiés et

l’autre de la surprise, où fut Abyram, quand il se vit découvert par

l’inconnu.

D. Que signifient les 7 tours qu’on vous a fait faire avant de prononcer

votre obligation ?

R. Ils se rapportent aux 7 jours, que l’inconnu laissa passer avant

d’instruire Salomon de la retraite d’Abyram.

D. Quel est votre attouchement ?

R. C’est de se représenter réciproquement le dessus de la main droite et

la baiser.

D. Que signifie-t-il ?

R. Le baiser, qu’Abyram fit sur la main de l’inconnu en recevant la

promesse qu’il lui fit de ne point trahir son secret.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:30

Il faut avoir trois pièces pour cette réception, la première pour assembler les récipiendaires, la secon­de pour les examiner et reconnaître s'ils sont Ap­prentis, Compagnons et Maîtres, la troisième pour former la loge.

La loge doit être tendue en vert, qui est la cou­leur de l'Ordre ; elle doit être éclairée de vingt-sept lumières en trois parties, dont neuf à l'orient, neuf au midi et neuf à l'occident. Et chacun des-dits nombres neuf doit, autant qu'il est possible, forment trois triangles en un seul pour représenter le nombre trois fois trois dans chacune des trois parties. Ces lumières sont posées sur un bras appliqué à la mu­raille à six pieds de hauteur au plus bas.

Le Tableau de la loge est toujours dans la forme ordinaire, au milieu duquel est une grande pierre car­rée, sur laquelle sont peints ou dessinés quatre cer­cles et quatre carrés, mêlés les uns aux autres, et, au milieu, un grand J.

ll faut en Plus deux colonnes en sautoir  traver­sant la sus-dite pierre par ses angles, marquées en abrégé par leurs noms dans le corps et de leur mot de passe dans les bases.

Au-dessus sont le Soleil, la Lune, avec un triangle au milieu et une clef, dans lequel est repré­senté le nom du Grand Architecte en hébreu ; au bas du Tableau est une pierre angulaire et à pointe, au milieu de laquelle est un L pour signifier le mot de passe de Parfait et, sur l'angle, est figuré le bijou de parfait, qui est un compas ouvert sur les deux bouts du quart de cercle, posé sur le bout de la pier­re angulaire; il y a une forme de porte au midi, au septentrion et à l'occident. Sur le côté du midi du Tableau est représenté le tombeau d'Hiram Abif, lequel est détaché du tableau d'un demi-pied, obser­vant que le tombeau, dans sa forme, ne doit pas être aussi grand que le tableau de la loge, qui est de six pieds de long sur quatre de large; il est placé dans sa forme ordinaire, avec une branche d'acacia; au-dessus est un M et un B, qui est le mot de Maître; fil y a encore], liés ensemble au bas [du Tombeau], une tête de mort avec deux os en sautoir  et, au-des­sous, un G, mot de passe des Maîtres; enfin, au mi­lieu du Tombeau est une corde, qui entoure le cer­cueil, et dont les deux bouts tombent négligemment dans le Tableau par la porte du midi; le surplus du carré du Tombeau est parsemé de larmes.

Le Très Respectable Maître est toujours placé à l'orient, derrière l'autel; les Très Vénérables Frères sont à l'occident, en face du Maître et les Vénéra­bles Frères qui composent la loge au midi et au sep­tentrion; les Officiers, dans leurs places, se tiennent debout, ainsique les Frères ayant leurs épées.

Le Maître et tous les officiers sont décorés d'un grand cordon vert où pend un compas ouvert sur les deux bouts d'un quart de cercle.

Il y a des loges où on n'est décoré que d'un petit cordon vert, au bas duquel est le bijou, attaché à la boutonnière de l'habit, ce que l'on appelle le petit cordon, le tout nonobstant la décoration des gants, tabliers et autres choses.

L'ordre de la loge est de porter la main droite sur le coeur comme le Compagnon.

Lorsque la loge est ouverte, par les questions d'Apprenti, de Compagnon et de Maître, ensuite, par celles de Parfait, en marquant l'ordre et les signes de chaque grade, le Second Surveillant va chercher un des récipiendaires, le fait passer dans la seconde pièce et le questionne sur les trois premiers grades, sur les signes, attouchements, paroles et mots de passe; enfin, il lui fait faire les marches des trois gra­des.

Lorsque le Second Surveillant s'est assuré de la capacité du récipiendaire, il le conduit à la porte de la loge sans bandeau, il observe qu'il  soit décoré des gants et tablier de Maître; alors, il annonce le récipiendaire en frappant avec son marteau  quatre coups ,le Maître répond en frappant de même sur l'autel, le Premier Surveillant répète les quatre coups sur le pommeau de son épée et dit au

Maître que l'on frappe en Maître Parfait; ensuite, il va à la porte pour voir qui c'est et, l'ayant entr'ouverte, il dit : « Très Vénérable Frère Second Surveillant, que de­mandez-vous ? ». Celui-ci répond : « Très Vénérable Frère Premier Surveillant, c'est un Apprenti, Compagnon et Maître qui désire parvenir au grade de Parfait, après avoir toutefois subi l'examen ordinaire. » Le Premier Surveillant ferme la porte et va rendre compte au Maître qui, après avoir pris le consentement des Frères de la loge dit au Frère Premier Surveillant de faire entrer le Réci­piendaire en la manière accoutumée.

Le Second Surveillant, en attendant le retour du Premier Surveillant, dit au récipiendaire de mettre l'épée à la main et d'être ferme en entrant en loge; le Premier Surveillant, étant venu ouvrir la porte, pré­sente la pointe de son épée sur le cœur du récipien­daire, en Iui demandant s'il n'a pas d'arme à feu; aus­sitôt un des Frères députés, qui doit être le Frère Terrible, retiré sur un des côtés de la porte, se jette précipitamment sur le poignet du récipiendaire et le désarme, en lui disant de cacher son épée. Pendant ce temps, le Second Surveillant passe un cordon de soie verte au col du récipiendaire, lequel cordon est noué sur le devant; alors, tous les Frères mettent l'épée à la main et la tiennent jusqu'à ce que le réci­piendaire ait prononcé son Obligation; en cet état, le Second Surveillant se saisit d'un bout du cordon passé au col du récipiendaire et lui fait faire quatre fois le tour de la loge par le midi et revient à l'occident où il  se place entre les deux Surveillants. Dès qu'il y est arrivé, le Second Surveillant frappe quatre coups sur l'épaule du Premier Surveillant, qui lui répond de même et lui dit : « Très Vénérable Frère Second Surveil­lant, que demandez-vous ? ». Le Second Surveillant ré­pond : « C'est un Apprenti, Compagnon et Maître qui désire parvenir au grade de Parfait ! ce que le Premier Surveillant répète au Maître. Pendant ce temps, le Second Surveillant lâche le récipiendaire de sa corde pour le laisser libre; le Vénérable questionne [le récipiendaire] sur les signes, mots, attouchements et mots de passe d'Apprenti, [de] Compagnon et [de] Maître et lui fait faire les marches des trois grades; il faut observer que ces marches doivent se faire à petits pas, de façon qu'au dernier pas de Maître le Récipiendaire se trouve au bas de la loge 2 de Par­fait; alors le Vénérable demande aux Frères leurs consentements pour admettre le candidat dans la loge de Parfait et dit : « Très Vénérables Premier Surveil­lant et Second Surveillant, Vénérables Frères qui composez cette loge, consentez-vous que le Frère  sait admis dans la loge de Parfait, comme étant suffisamment  instruit dans l'Art Royal et ayant les qualités requises ? ». Aussitôt les Frères changent leur épée de main et lèvent la main droite en signe d'approbation.

Alors le Très Respectable ordonne au Premier Surveillant de faire entrer le récipiendaire par l'espè­ce de sentier qui sépare le Tableau du Tombeau et [il] doit y entrer par trois pas, savoir, en faisant, du bas du Tableau, un grand pas le pied droit placé vis-à-vis de la porte du midi et en assemblant le pied gauche derrière en équerre, puis en 3 portant le pied droit 4 en dedans du Tableau et assemblant le pied gauche en équerre; on lui apprend ensuite la marche de Parfait, qui est de mettre le pied droit sur la base de la co­lonne à droite, en assemblant le pied gauche en équerre; puis le pied gauche sur la base de la colon­ne à gauche, le pied droit assemblé derrière; ensuite le pied droit sur le haut de la colonne et le pied gau­che assemblé; enfin, porter le pied droit sur le centre de la pierre carrée et assembler le pied gauche der­rière; de reporter le pied droit sur le haut de la co­lonne à droite et joindre le pied gauche en ployant le genou droit par derrière, ce qui forme un triangle par la jambe gauche; puis porter le pied gauche en arrière, sur la base de la colonne à gauche et joindre le pied droit en ployant le genou gauche, puis porter le pied droit sur la base de la colonne à droite et rejoindre le pied gauche toujours levé en ployant le genou droit; ensuite, il faut porter le pied gauche sur le haut de la colonne à gauche et rejoindre le pied droit levé en ployant aussi le genou gauche; enfin, on rapporte le pied droit en arrière sur centre de la pierre carrée et on assemble au pied droit en for­mant l'équerre et pan fait] face que Très Respectable.

Ces deux sortes de marches distinctes sont analo­gues aux quatre cercles et aux quatre carrés figurés sur la pierre du milieu du Tableau de la loge. Lors­que ces deux marches sont faites, le Premier Surveil­lant fait parvenir le récipiendaire à l'autel par un grand pas et en assemblant le pied gauche derrière le pied droit. Après que le récipiendaire soit parve­nu à l'autel, le Très Respectable le fait mettre à ge­noux devant l'autel, lui ôte le cordon qu'il a au col et lui fait mettre la main droite nue sur l'Evangile pour lui faire prêter son Obligation. Alors, tous les Frères prennent leur épée de la main gauche er lè­vent la main  horizontalement tendue vers le réci­piendaire pendant tout le cours de l'Obligation que le Très Respectable lui fait prêter.


Obligation


« Je promets devant le Grand Architecte de l'Univers et cette très vénérable assemblée, sous les mêmes Obligations que j'al contractées aux réceptions précédentes, de garder tous les secrets de Parfait envers les Apprentis, les Compagnons et les Maîtres, comme j'ai gardé ceux des Maçons envers- les profanes. Ainsi Dieu me soit en aide ! »

Après cette Obligation, qui est la ratification de toutes les autres, le Très Respectable fait lever le nouveau Maître Parfait et lui passe au col le grand ruban vert; ensuite, il l'embrasse en signe de Maître et le fait placer à sa droite; alors tous les Frères re­mettent leurs épées dans le fourreau en attendant un nouveau récipiendaire.

Lorsque tous les candidats sont reçus, le Très Respectable leur donne à chacun les signes, paroles, attouchements et mots de passe ainsi qu'il suit.

  

Signe


Le signe de Parfait se fait par quatre points figu­ratifs. Le premier est de mettre la mina droite sur le coeur, le deuxième de la lever vers le ciel, le troisiè­me de la tendre horizontalement vers les Frères, le quatrième, de la laisser tomber vers la terre, [en] ob­servant que les yeux doivent faire les mêmes mouve­ments que la main dans les trois derniers figuratifs.

Attouchement

L'attouchement de Parfait est le même que celui de Maître Maçon double (c'est-à-dire) que l'on fait la même prise de la main gauche que de la main droi­te, en se prenant réciproquement de l'une et l'autre main et en observant d'appliquer les quatre mains croisées l'une sur l'autre, ce qui fait un noeud de quatre.

Mot

La Parole de Parfait est ', qui est le nom du Grand Architecte en hébreu et l'ancien Mot de Maî­tre, qui, malgré les circonstances de la mort d'Hiram Abif n'a point été perdu.

Le mot de passe est Mont Liban.

 

Après ces instructions, les nouveaux Parfaits doi­vent donner les signes, mots, &c, à tous les Frères de la loge; cela fait, le Très Respectable ferme la loge en la manière accoutumée par les questions 2 de Parfait, de Maître, de Compagnon et, enfin, d'Ap­prenti, en marquant les ordres et les signes de cha­que grade; à l'égard des cérémonies de table, elles sont les mêmes que celles de la Maçonnerie ordi­naire, à l'exception, néanmoins, des titres et qualités attribués aux Officiers et membres ainsi qu'il a été expliqué dans la réception.


Catéchisme

D. Etes-vous Parfait ?

R. J'ai vu le cercle et sa quadrature.

D. Comment êtes-vous parvenu au grade de Par­fait ?

R. Par les trois degrés d'Apprenti, de Compagnon et de Maître par où je suis passé.

D. Qui vous a reconnu pour Apprenti, Compagnon et Maître ?

R. Le Second Surveillant, qui m'a examiné avant de m'introduire.

D. Comment avez-vous été introduit dans la loge de Parfait ?

R. L'épée à la main, dont je fus bientôt dépouillé, la corde au col, la pointe de l'épée sur le coeur et par une route mystérieuse.

D. Pourquoi dépouillé de votre épée ?

R. Pour me faire souvenir que nous ne devons pas nous fier à nos propres forces et que, souvent, nous succombons au moment où nous nous v attendons le moins.

D. Que représente la corde au col ?

R. Elle nous apprend que notre délicatesse ne doit pas rougir des épreuves qu'on nous fait subir et que notre constance doit se faire en toutes cho­ses.

D. Pourquoi la pointe de l'épée sur le cour ?

R. Pour marquer notre fermeté, même dans les plus grands périls.

D. Quelle est cette route mystérieuse ?

R. C'est que, lorsque je fus introduit en loge de Par­fait, le Second Surveillant m'en fit faire quatre fois le tour par le midi et m'a remis, à l'occident, entre les mains du Premier Surveillant. D. Qu'a fait de vous le Premier Surveillant ?

R. Après les cérémonies ordinaires, il m'a enseigné le sentier pour devenir Parfait.

D. par où êtes-vous entré dans la loge de Parfait ? R. Par la porte du midi.

D. Pourquoi par cette porte ?

R. Pour nous apprendre que nous devons nous écarter de la route ordinaire, pour échapper aux regards avides des indiscrets; il y en a deux au­tres, celle du septentrion et celle de l'occident, pour nous faire souvenir des trois portes du Temple de Salomon.

D. Que vîtes-vous d'abord dans la loge ?

R. Une grande pierre carrée, sur laquelle étaient gra­vés ou tracés quatre cercles et quatre carrés, avec un J au milieu.

Les quatre carrés représentent les quatre par­ties du monde, sur lesquelles le Grand Architecte étend sa puissance.

Les quatre cercles représentent l'immensité de l'Etre Suprême, qui n'a ni commencement ni fin; et le grand J, qui est au milieu, dans les cercles et les carrés, nous fait voir que Dieu est la cause de toutes les lumières.

D. Où est placée cette pierre carrée ?

R. Au milieu des deux colonnes en sautoir, qui sont les mêmes que celles qui étaient placées à la porte du Temple.

D. Que signifient J. et B. ?

R. Ce sont deux mots hébreux dont l'un signifie ma force est en Dieu et l'autre la persévérance dans le bien.

D. Que signifient ces deux colonnes dans la loge de Parfait ?

R. Elles nous prouvent que, sans le secours du Grand Architecte, c'est-à-dire sans la force nous vient de Lui et sans la persévérance dans le bien, nous ne pouvons rien faire qui soit agréable à l'Etre Suprême.

D. Que vîtes-vous au bas de la loge de Parfait ?

R. La Pierre Angulaire, sur laquelle tout bon Maçon doit poser son édifice.

D, Qu'entendez-vous par cet édifice ?

R. C'est que nous devons compasser toutes nos actions suivant ces deux principes sacrés : vous aimerez votre Créateur par-dessus toute chose et votre prochain comme vous-même.

D. Qu'avez-vous vu en tête de loge ?

R. Le Soleil, la Lune et un triangle respectable au chef, pour nous faire souvenir que, comme le Soleil préside au jour, la Lune à la nuit, de même le Souverain Créateur préside à toutes les actions des hommes.

D. Que vîtes-vous, à côté de la loge de Parfait, vers le midi ?

R. Le Tombeau de notre Respectable Maître, dont nous ne devons jamais perdre la mémoire, et une corde qui est autour du cercueil [et] qui nous apprend qu'étant liés par les liens de la fraternité, nous devons nous aider jusqu'au dernier moment de la vie.

D. Quels sont les liens de la fraternité ?

R. Des signes, attouchements et paroles.

D. Combien avez-vous de signes ?

R. Un par quatre de figuratif. (On les donne.)

 Le premier 1 signifie que tout bon Maçon doit garder dans le coeur les secrets qu'on lui a confiés.

Le second 2 signifie que nous devons regar­der avec admiration les effets de la Divine Providence.

Le troisième 3 signifie que nous devons ten­dre une main charitable à nos Frères.

Le quatrième signifie que tout mortel doit fléchir devant l'Etre Suprême et que, comme nous sortons de terre, nous retournerons en ter­re.

D. Combien avez-vous d'attouchements ?

R. Un par quatre 3. (On les donne.)

Ils marquent la force de l'union qui doit régner entre les Frères.

D. Combien avez-vous de Paroles ?

R. Une sacrée et respectable. (On la donne .)

Elle signifie le Nom du Grand Architecte en hé­breu, c'est l'ancien Mot de Maître et qui ne s'est point perdu.

D. Avez-vous un Mot de Passe ?

R. Oui, et un très mémorable. (On le donne "). C'est le nom de la montagne sainte.

D. Que signifie la couleur verte que vous portez en loge ?

R. L'espérance de parvenir à un plus haut degré de perfection.

D. Quelle forme avait votre loge de Parfait ?

R. Un carré formant les quatre parties du monde.

D. Où se tenait le Très Respectable quand vous êtes entré en loge ?

R. A l'orient du Temple.

D. Pourquoi en cet endroit ?

R. Comme le Soleil se lève à l'orient pour éclairer notre hémisphère et que les hautes vérités doi­vent être renfermées dans le sanctuaire du Temple, de même le Très Respectable se tient à cette porte pour éclaire les Vénérables Frères de ses lumières et ouvrir la loge de Parfaits.

D.Où se tiennent les Très vénérables Surveillants ?

R. A l'occident du Temple, pour aider le Respec­table Maître dans ses travaux et fermer la loge de Parfaits.

D. Où se tiennent les Vénérables Maîtres Parfaits ?

R. Au midi et au septentrion du Temple.

D. Pourquoi indifféremment dans ces parties ?

R. Pour nous marquer l'égalité et la conformité par­mi les Frères Parfaits et qu'enfin les Maçons, de quelque rang qu'ils puissent être, sont égaux.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Trois fois trois fois trois ans, c'est mon âge bien compté, en conformité des lumières qui font le même nombre, c'est-à-dire vingt-sept.

D. Quelle heure est-il ?

R.Douze heures.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:26

Réception d'Apprenti


La loge doit être tendue de noir, tous les Offi­ciers en domino ou tunique noire; le Très Puissant Maître, étant à sa place, ouvre la loge par sept coups; les Surveillants répondent de la même ma­nière et il leur demande ensuite :

D. Quelle heure est-il ?

R. La première heure du jour que Dieu employa à la création du monde.

Le Très Puissant dit : « Voici la première heure du jour de la Création du monde; voici de plus la première année que Salomon travailla à construire le Temple; il est temps de nous mettre à l'ouvrage ! ». Les Surveillants répètent; on annonce ensuite que la loge est ouverte; après que le Très Puissant ait demandé aux Frères le motif qui les rassemble, qu'on y ait répondu et agréé le candi­dat, le Maître des Cérémonies sort de la loge pour le préparer et lui bande les yeux, après quoi il lui fait une exhortation sur l'excellence du grade auquel il doit être initié, le conduit ensuite à la porte, où il frappe sept coups; les Surveillants y répondent, on fait demander ce que c'est; le Maître des Cérémonies répond : « C'est un Frère Maître Maçon qui désire être reçu Apprenti Ecossais ». Le Très Puissant, en étant informé par le Premier Surveillant, lui ordonne de voir s'il est en un état décent et s'il a la qualité re­quise; dès qu'il lui a répondu qu'il y est et qu'il les a, on ouvre la porte; ensuite le Maître des Cérémonies introduit le récipiendaire en loge où il le place entre les deux Surveillants; après quoi, on lui fait faire neuf tours, que l'on peut réduire à trois, le tout par le midi; ensuite, on le fait avancer jusqu'au pied du trône du Très Puissant pour y prêter son Obligation sur l'Evangile, et ce par trois pas d'Apprenti en avant et en arrière; après qu'il ait prêté son Obliga­tion, on le renvoie à l'occident et on lui donne la lumière; après quoi, on le fait avancer derechef vers le Très Puissant, de la même manière qu'auparavant; son Obligation prêtée, tous les signes sont bons pour l'Apprenti, pour y répondre, il faut faire tout l'opposé des signes que l'on voit faire, ce qui s'appelle signe de controverse; l'attouchement se fait en passant la Main droite sous le coude de celui qui examine et [en] se donnant réciproquement quelques secousses; le mot est „e'. ; l'âge neuf ans; il y a encore d'autres mots qui sont a.c.a.c.i.a. et T.u.b.a.l.k.i.n.

Le Très Puissant passe un petit cordon rouge au col du récipiendaire où pend un triangle doré; on ne fait point d'instruction d'Apprenti, on leur explique seulement les quatre points cardinaux, le cercle, la Chambre, qui est en-dessous de l'Arche de Noé ou est par-dessus la lettre V.

 

Fermeture de la Loge d'Apprenti

Le Très Puissant, après avoir frappé sept coups, demande aux Surveillants ,Quelle heure> est-il ? »; ils répondent « Set heures ! ». Le Très Puissant marque par sept coups les heures et dit : « Voici la septième heure et le septième jour que Dieu se reposa après en avoir employé six à créer le monde; voici la septième armée que Salomon employa à la dédicace du Temple; il est temps de nous reposer ! ». Les Surveillants répètent la même chose. Le cordon d'Apprenti doit être autour du col, le tablier bordé de rouge; quand on lui demande s'il est Ecossais, il doit répondre « Oui, je le suis » en levant les yeux au ciel pour faire voir qu'il a été re‑

çu.

Réception de Compagnon Ecossais

La décoration de la loge est la même que celle d'Apprenti, mêmes habillements; il est introduit de même, excepté qu'on le fait voyager par vingt-sept tours que le Très Puissant peut réduire; on le fait avancer par les trois pas de Compagnon, qu'il doit faire en avant et en arrière. Le signe est de porter la main droite sur l'épaule gauche et de se couper le corps diagonalement jusqu'à la hanche droite; la réponse au signe est de porter la main droite ou­verte, les doigts tendus et serrés l'un contre l'autre, sur le nombril. L'âge [est] vingt-sept ans; le mot Jeo, les deux autres Schi et Moa 2.

Après le signe et le mot donné, on fait coucher le récipiendaire sur le ventre et sur le Tableau, de façon que son visage soit sur l'Etoile Flamboyante; on lui demande alors s'il connaît la lettre G, il ré­pond qu'il la connaît; on lui demande alors ce qu'el­le signifie. R. Glo., gran., Géo.

D. Ne la connaissez-vous pas sous un autre nom ? R. Go. 2

D. Ne la connaissez-vous pas autrement ?

R. Non.

Pendant ce temps, tous les Frères quittent leurs dominos ou vêtements noirs, ils les jettent sur le corps du récipiendaire, de manière cependant qu'il ait toujours la liberté de voir l'Étoile Flamboyante; et, dans ce temps, on lève une tapisserie, ou rideau, de sorte que la loge soit en bleu, tous les Frères avec leurs habits ordinaires, décorés de leurs cor­dons et tabliers; ensuite, on relève le récipiendaire, on lui fait prêter son Obligation derechef et on le décore d'un cordon de deux pouces de largeur, où pend un triangle semblable à celui d'Apprenti, on le lui passe de l'épaule droite à la hanche gauche; le Tablier est le même que celui d'Apprenti.

On explique aux Compagnons le Triangle, la let­tre G et les lettres hébraïques signifiant « au seul

Eternel ».

L'attouchement de Compagnon est de se prendre la main droite et de la porter, en trois temps, devant l'estomac l'un de l'autre, en prononçant le mot Moa.

Réception de Maître Ecossais

La loge doit être tendue de rouge; le récipien­daire y étant introduit par le Maître des Cérémonies, on lui fait faire quatre-vingt-un tours que le Très Puissant peut abréger; après quoi, on le fait marcher en avant et en arrière trois pas de Maître, on lui fait prêter son Obligation comme dans les grades précé­dents, ensuite, on lui donne l'attouchement, le signe et le mot. Le signe est de former une équerre avec la main droite, le pouce et le doigt index, et porter la main sur le front; on y répond par celui de repos, qui est celui de former un triangle des deux pouces et des deux index, que l'on applique sur le ventre ou que l'on porte sur la tête; comme on ne doit pas s'en servir que dans un extrême besoin, il se nomme signe d'appel. L'attouchement se fait en embrasant les épaules de celui qui vous examine et de le serrer un peu, et de prononcer le mot Gomes, partie à une oreille, partie à l'autre; de plus, mettrele pied à côté de celui de l'examinateur, mais en de­hors. Le mot est Gom., les deux autres Gab. et Gib. t. On décore le Maître d'un large cordon rouge tombant de l'épaule droite à la hanche gauche, au bout duquel pend un triangle surmonté d'un com­pas; dans chacun des angles sera posée une des let­tres suivantes : G. S. V.; ils portent sur leurs tabliers doublés de rouge, au milieu, trois angles entrelacés, qui forment une étoile à neuf branches et que l'on peut broder ou peindre; s'il arrivait que les Maîtres Ecossais eussent d'autres grades, ils pourraient les marquer sur leurs tabliers. Quant aux cordons, ils n'en peuvent porter que deux, y compris celui des charges de la loge; les trois lettres signifient Gom., beauté parfaite, Gloire ou Grandeur, Soumission et Union; on n'explique l'instruction qu'aux Maîtres seulement.

Instruction Ecossaise pour les Maîtres

D. Etes-vous Ecossais ?

R. J'ai vu la Grande Lumière.

D. Comment avez-vous été reçu ?

R. E avouant mon ignorance et en sortant des ténè­bres pour passer dans un lieu éclairé où réside la vérité.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait recevoir Ecossais ? R. Pour devenir plus parfait et digne de guider mes Frères dans le chemin de la vertu.

D. Quel est le premier Maître qui a tenu loge ? R. Saint Jean-Baptiste sur le Jourdain.

D. Combien y a-t-il de sortes de loges ?

R. Trois sortes, la juste, la simple et la parfaite. D. Expliquez-moi cela

R. Trois la gouvernent, cinq la composent et sept la rendent juste et parfaite.

D. Pourquoi trois la gouvernent-ils ?

R. Comme la Trinité gouverne le monde, ainsi trois gouvernent la loge.

D. Pourquoi cinq la composent-ils ?

R. Comme les cinq sens de la nature, que le Grand Architecte a donné à l'homme, le rendent parfait et que, sans l'un d'entre eux, il serait défectueux, de même, il faut cinq Maçons pour rendre une loge juste et, qu'en outre, le nombre cinq désigne la Géométrie, cinquième des sciences; il a été adopté dans le sens philosophique par les vrais Maçons, qui ont le bonheur d'atteindre au sein inaltérable d'une félicité vraie.

D. Pourquoi sept la rendent-ils parfaite ?

R. Parce que le Grand Architecte employa six jours à la Création du monde et se reposa le septième; en mémoire de Salomon, qui mit six ans à la construction du Temple et qui le dédia la sep­tième année; de plus à cause des sept sceaux du Livre de Vie.

D. Pourquoi fait-on monter sept degrés aux Appren­tis ?

R. Pour leur apprendre qu'ils peuvent s'élever grade par grade à la perfection en devenant toujours plus vertueux.

D. Pourquoi, lorsqu'on vous fait recevoir Ecossais,

vous fait-on marcher en avant et en arrière ?

R. Pour marquer qu'un bon Maçon ne doit point rougir de reculer, c'est-à-dire défaire ce qu'il a fait pour rendre son ouvrage plus parfait.

D. Qui compose le Tableau Ecossais ?

R. Le Cercle, le Triangle et la lettre G entourée de rayons.

D. Que signifie le Cercle ?

R. L'immensité de Dieu, qui n'a jamais eu de com­mencement et qui n'aura jamais de fin.

D. Que signifie le Triangle ?

R. La Trinité.

D. Que signifie la lettre G ?

R. C'est la lettre initiale du premier mot que prononça Adam et qui est la maîtresse parole de l'Ecossais.

D. Que signifie la Chambre qui est sous le Cercle ? R. La troisième, où fut mise l'Arche d'Alliance.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Quatre-vingt-un an.

D. Si la maîtresse parole était perdue, où l'iriez-vous chercher ?

R Dans la 81 page des oeuvres de Madame Go­mès

D. Qui êtes-vous ?

R. Le fils aîné.

D. D'où venez-vous ?

R. De la Capulie.

D. De quel pays êtes-vous ?

R. Cabaliste.

On ouvre la loge et on la ferme en Compagnon par vingt-sept coups et les mêmes demandes que celles qui sont dans l'Instruction. Celle des Maîtres [s'ouvre] par quatre-vingt-un coups.

Les trois loges doivent être éclairées, la première L par neuf bougies, la seconde par vingt-sept et la troi­sième par quatre-vingt-une.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:19


La loge doit être éclairée par seize lumières pla­cées aux quatre coins de la loge, qui sera tendue de rouge; le Très Illustre Maître se place à l'orient, sous un dais bleu parsemé d'étoiles d'or; les rideaux du dais doivent être rouges et houppes.


Manière d'ouvrir la Loge


Le Très Illustre Maître placé à l'orient, les Sur­veillants à l'occident, tous les Officiers et Illustres Maîtres à leurs places, le Très Illustre Maître Irlan­dais frappe quatre coups sur l'autel, qui sont répétés par les Surveillants, puis il leur demande :

D. Mes Très Illustres Frères, avez-vous fait votre devoir ?

R. Très Illustre Maître, la loge est couverte et nous pouvons commencer nos travaux.

D. Où se tient votre Maître ?

R. Partout.

D. Pourquoi ?

R. Pour veiller à la conduite des ouvriers et présider à leurs travaux.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le point du jour, huit heures, deux heures et sept heures.

 

Le Très Illustre frappe quatre coups de maillet sur l'autel, qui sont répétés par les Surveillants et dit :

« Puisqu'il est le point Ù jour, huit heures, deux heures et sept heures, il est temps que les ouvriers aillent aux travaux de la loge des Illustres Maîtres Irlandais nous sommes tous Maitres Irlan­dais ! ». Ensuite, tous les Frères frappent quatre coups dans leurs mains puis ils se placent.

Lorsqu'il y a une réception à faire, le Très Illustre Maître ordonne au Frère Introducteur d'aller prépa­rer le récipiendaire; lorsqu'il le conduit à la porte, il doit frapper quatre coups, qui sont rendus par le Second Surveillant et répétés par le Très Illustre Maître, à qui les Surveillants disent que l'on frappe à la porte en  Maître Irlandais, le Très Illustre Maître ordonne d'aller voir ce que c'est, les Surveillants viennent lui dire que c'est le Frère , qui demande de passer au grade de Maître Irlandais; le Très Il­lustre Maître ordonne au Second Surveillant de lui demander s'il a fait son temps, s'il a travaillé et si les Maîtres sont contents de lui, si le Frère Introducteur l'a examiné sur tous les grades qu'il a passés et s'il en répond. Le récipiendaire et le Frère Introducteur ayant répondu aux questions, le Second Surveillant vient rendre compte au Très Illustre Maître, qui or­donne de le 3 faire entrer; alors le Second Surveillant ouvre la porte au Frère Introducteur, qui conduit le récipiendaire et le fait placer à l'occident entre les deux Surveillants, où il le laisse et vient reprendre sa place. Le Premier Surveillant prend le récipiendaire par la main et, lui ayant fait prononcer le mot Civi, il lui fait mettre le genou droit à terre, puis il lui met une épée sur l'épaule gauche. Le Très Illustre Maître, après quelque temps d'intervalle, ayant prononcé le mot Ki, le Second Surveillant fait relever le Frère, lui fait faire quatre fois le tour de la loge. A la fin de chaque tour, il lui fait saluer le Très Illustre Maître et, ainsi, il prononce le mot. D'Apprenti [au premier salut}, au second, celui de Compagnon, au troisième, celui de Maître; il lui donne le mot de Maître Irlandais et lui fait pronon­cer Jehoux.

Après les quatre tours faits, le Très Illustre Maî­tre ordonne de le faire avancer au pied du trône, en lui faisant prendre possession des quatre portes du Temple. Voici de quelle manière cela se fait : on met le récipiendaire un peu en dessous de la loge tracée, vis-à-vis de la porte de l'occident, on lui fait croiser la jambe gauche, c'est-à-dire qu' il faut que le dessus du pied gauche s'emboîte dans la jointure de la jambe droite; dans cette attitude, il doit faire un saut du lieu où il est jusque sur la porte de l'occident; il faut qu'il s'y tienne, toujours sur le pied droit, sans jamais appuyer le gauche à terre; de la porte de l'occident, il doit faire un saut sur celle du midi, un autre sur celle du nord, un quatrième, en­fin, sur celle de l'orient; y étant arrivé, il pose ses pieds en équerre et salue le

Très Illustre Maître qui lui dit :

 

Respectable Maître, c'est avec une joie infinie que je viens récompenser votre zèle pour la Maçonnerie et votre atta­chement pour le Maître des Maîtres, en vous constituant Prévot et Juge sur tous les ouvriers de cette loge; comme nous sommes convaincus de votre discrétion, nous ne faisons aucune difficulté de vous confier nos secrets les plus importants. Acquitte-vous de vos devoirs dans ce nouveau grade comme vous ramez fait dans tous ceux qui l'ont précédé. Nous vous confions le lieu où reposent le corps et le cour de notre Res­pectable Maître. Assurez-nous que vous n'en découvrirez ja­mais l'endroit où il repose Nous croyons ne pas nous tromper dans notre attente. »

 

Engagement


« Mon Très IllustreMaître, je promets, devant le Grand Architecte de l'Univers, notre Grand et Parfait Maître, et devant les Respectables Frères ici présents, de ne rien révéler de ce qui concerne les mystères du grade, soit verbalement ou par écrit, sous quelque prétexte  que ce puisse être; et de ter­miner ou faire terminer à l'amiable tous les différents qui pourraient naître parmi mes Frères, d'être un juge équitable, puisque je suis constitué dans cette loge pour rendre la justice, et c'est sous les mettes peines auxquelles je me suis soumis dans mes premières Obligations que je m'oblige encore,- ainsi Dieu veuille m'en donner la force en me donnant les senti­ments de l'équité et de la justice. »

L'engagement fini, le Très Illustre Maître fait re­lever le récipiendaire et, l'ayant fait annoncer, il lui donne un coup d'épée sur chaque épaule, en lui di­sant : je vous constitue Prévôt et Juge sur tous les ouvriers et ouvrages du Temple .' ». Ensuite, il lui met le tablier de Maître Irlandais, en lui passant au col un cordon rouge au bout duquel est attachée une clef d'or ou de métal doré; il lui donne ensuite le signe, le mot et l'attouchement.

Le signe se fait en formant sous le menton une équerre avec le pouce et l'index de la main droite, auquel signe on doit répondre en formant un com­pas sur le nez avec les deux premiers doigts de la main droite. que celui de Maître, avec la différence que celui qui le donne frappe un coup, avec le petit doigt, sur la phalange du petit doigt de celui qui l'examine, celui-ci répond par deux coups et celui qui a. commencé doit en rendre quatre pour se faire reconnaître.

 

Le mot de Maître Illustre et Parfait Irlandais est Tito.

Le mot de passe est Xainchen, qui signifie « siège de l'âme. »

Le Maître Irlandais porte un tablier blanc doublé de rouge et bordé de même, dans le milieu duquel est une petite poche, doublée de taffetas rouge, par­semée de même couleur et de rosettes blanches. Sur la bavette du tablier doit être une petite clef brodée en or.

Instruction

D. Etes-vous Maître Illustre et Parfait Irlandais ?
R. Interrogez-moi en parfait et i'y répondrai

D. Comment avez-vous été annoncé en loge ?

R. Par quatre coups.

D. Que signifient-ils ?

R. Les quatre portiques du Temple.

D. Qu'avez-vous rencontré à la porte ?

R. Un Second Surveillant qui m'a conduit à la porte de l'occident.

D. Qu'a-t-on fait de vous ?

R. Le Premier Surveillant me fit prononcer le mot Civi et m'a fait mettre un genou en terre.

D. Que vous a répondu le Très Illustre ?

R. Ki.

D. Que signifient ces deux mots ?

R. Le premier signifie fléchissez le genou et le se­cond levez-vous.

D. Qu'a fait de vous le Surveillant ?

R. Il m'a fait voyager autour du Temple quatre fois.

D. Que signifient ces tours ?

R. Les quatre divers âges de l'homme, sa naissance, sa virilité, sa vieillesse et sa caducité ou sa mort.
D. Ne vous a-t-il pas conduit aux pieds du Très Illustre ?

R. Oui, Très Illustre, par quatre pas de Maître qui m'ont conduit sur les quatre portiques du Tem­ple.

D. Que vous marque cette marche ?

R. L'entière inspection que nous avons sur les ou­vriers, ou sur tous les ouvrages du Temple.

D. Que vous a-t-il donné ?

R. Une clef pour marquer mon grade, un attouche­ment et une parole pour me faire reconnaître.

D. A quoi sert la clef ?

R. A ouvrir le petit coffret de bois où étaient ren­fermés les dessins qui devaient servir à la cons­truction du Temple.

D. Que veut dire l'attouchement ?

R. Qu'il n'y a que nous qui sachions où repose le cœur de notre Respectable Père Hiram.

D. Donnez-moi la parole

R. Tito. D. Que signifie-t-elle ?

R. Le nom du doyen des Maîtres Irlandais.

D. Qu'avez-vous aperçu dans la loge ?

R. La houppe dentelée où était suspendu un dais sous lequel était un petit coffre d'ébène.

D. Qu'y avait-il dans ce coffre ?

R. Tous les dessins qui devaient servir à la construc­tion du Temple.

D. N'avez-vous rien vu de plus ?

R. j'ai vu, au milieu de la loge, un triangle dans le­quel étaient entrelacées les deux lettres G. A. D. Que signifient-elles ?

R. Que Dieu, ayant été lui-même le Géomètre et l'Architecte pour la construction du Temple, Il en avait ainsi inspiré les dessins à David et [à] Salomon.

D. Qu'y a-t-il de plus dans votre loge ?

R. Une balance, qui signifie l'exactitude que nous

devons avoir dans nos fonctions puisque nous

sommes mandés pour terminer tous les différends

qui surviennent entre les ouvriers du Temple.

D. Où repose le corps de notre Respectable Père

Hiram ?

R. Sous le deuxième degré du Temple, en entrant. D. Où repose son coeur ?

R. Dans une urne d'or enflammée, qui est dans le sanctuaire.

D. Que signifient les lettres X et C qui sont tracées sur votre tableau ?

R. Xainchen, qui signifie le siège de l'âme (c'est là le mot de passe).

D. Que signifient les lettres J.H.S., avec la branche d'acacia ?

R. Le J signifie Jéhova, le H signifie Hiram et le S signifie Stokin, qui est le nom du Maître qui trouva le corps d'Hiram; et la branche d'acacia représente celle qui fut mise dans la fosse pour marquer l'endroit où était le corps.

D. Quel est le lieu où l'on vous a placé ?

R. A la Chambre du Milieu.

D. N'avez-vous pas travaillé à quelque chose de mé­morable en qualité de Maître Irlandais ?

R. J'ai travaillé au tombeau d'Hiram.

D. De quoi vous a revêtu le Très Illustre, après vous avoir reçu Maître Irlandais ?

R. D'un tablier blanc, doublé de couleur de feu, sur le milieu duquel est une poche rouge et autour des rosettes blanches et rouges.

D. A quoi sert la poche qui est au milieu ?

R. Elle sert au doyen des Maîtres Irlandais pour y mettre les dessins quand il va les communiquer aux Maîtres pour en prendre les proportions sur leurs planches à tracer.

D. Que représentent les rosettes ?

R. Les rouges représentent le sang d'Hiram, les blanches la fidélité des Maîtres.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Quatre fois seize ans.

D. D'où venez-vous ?

R. Je viens et je vais partout.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le point du jour, huit heures, deux heures et sept heures.

D. Pourquoi ?

R. Parce que le Maître Irlandais, Prévôt et Juge, se trouve partout et à toute heure.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 11:13

La loge doit être tendue couleur de feu et éclai­rée par sept lustres rouges, trois au midi, trois au nord et un à l'orient; les trois placés au midi et au nord sont de trois, cinq et sept lumières. Et celui de l'orient en contiendra quinze, ce qui représente les quinze Maîtres qui furent choisis pour la recherche de notre Père Hiram, mon ou vif; les autres lustres représentent l'escalier fait en forme de vis pour monter à la Chambre du Troisième, qui se monte par trois, cinq et sept. Tous les Frères qui compo­sent la loge doivent être habillés de noir, décorés d'un grand cordon rouge où pend un Triangle sur lequel est un Compas; ils auront leurs tabliers bordés de rouge.


Ouverture de la Loge


Le Très Respectable, qui représente le roi Salo­mon, se nomme Très Excellent; il frappe trois, cinq et sept coups; les Surveillants, qui se nomment Adonhiram, qui est le nom de celui qui remplaça Hiram après sa mort, répondent aussi par trois, cinq et sept coups; cela fini, tous les Ecossais portent la main droite au front, qui signifie le signe d'entrée et le Très Excellent dit : « Mes Frères, aide-moi à ouvrir la Loge »; il l'ouvre par la première question 1.


Réception


Si la loge est assemblée pour une réception, le Maître des Cérémonies doit introduire le récipiendai­re; il frappe [par] trois, cinq et sept; les Surveillants demandent alors la permission au Très Excellent de voir qui frappe à la porte du Temple; ce qui leur étant accordé, le Premier Surveillant s'en va à la porte où il frappe trois, cinq et sept coups; ensuite, il ouvrira lentement un peu la porte et demandera à celui qui frappe ce qu'il demande; le Maître des Cérémonies doit répondre : « C'est un Maître Elu qui demande à être reçu Ecossais »; le Premier Surveillant ferme et va rendre compte au Très Excellent de ce qu'il a trouvé à la porte et la réponse qu'on lui a faite; le Très Excellent le charge de voir s'il a les qualités requises et, en ce cas, de l'introduire. Etant entré, le Premier Surveillant le conduit au bas de la loge tracée, qui est la partie occidentale; et là, il lui fait monter les sept degrés et le conduit au Tombeau d'Hiram par trois pas d'Apprenti; après quoi le Sur­veillant feint de lui donner le premier coup; ensuite, il le fait avancer jusqu'à l'arche par trois pas de Compagnon et lui donne le deuxième coup; de là, il le fait avance jusqu'au pied du trône du Très Excel­lent par trois pas de Maître, et on lui fait donner le mot de Maître ordinaire, après quoi on lui donne le troisième coup de maillet; ensuite, on le fait asseoir sur un fauteuil vis-à-vis du Très Excellent et au milieu de la loge; on le couvre d'un voile de taffetas blanc, bordé de noir, dans le milieu duquel est pein­te l'Etoile Flamboyante, ayant quelques taches rou­ges pour marquer le sang d'Hiram et dans le milieu sont peintes les lettres J.J.J. Etant ainsi couvert, le Très Excellent lui dit : « Mon cher Frère, vous représentez Hiram fors de sa fosse et placé dans le Saint des Saints par ordre de Salomon; c'est en mémoire de sa mon` et de sa pompe funèbre que nous vous plaçons de même afin que vous l'ayez toujours présent; après que l'on eut rendu les derniers devoirs à Hiram, Salomon choisit Adonhiram, fils de Helder, qui avait inspection sur les ouvriers qui travaillaient au Liban à la coupe du bois; ce fut sur lui qu'il se reposa pour remplacer Hiram, étant le seul qui put avoir cet avantage à cause de ses rares talents. Salomon par sa grandeur (comme était autrefois Hiram) le fit passer de la Chambre du Milieu à la Chambre du Troisième, et ce fut là qu'il lui a donné k même mot qu'il avait autrefois donné à Hiram, avec ordre de le donner à six Maîtres ex­perts, qui avaient aidé à retirer Hiram de sa fosse et le mot dont ils étaient convenus lorsqu'ils étaient à la recherche d'Hiram en cas qu'ils le rencontrassent, ainsi qu'il est arrivé, fut donné à trois mille six cents experts qui travaillaient dans la Chambre du Milieu; cette Chambre du Troisième était, mon cher Frère, celle où travaillait Hiram et le mi Salomon pour dresser les plans et les projets qui devaient servir à la construction du Temple, n'étant pas possible ni même vraisem­blable qu'ils eussent pu travailler ailleurs avec autant d'atten­tion qu'en exigeait un ouvrage si immense »

Le discours fini, on ôte le voile du récipiendaire; le Très Excellent, s'étant approché de lui, dit : Je vais vous relever, mon Tris Cher Frère, de la même manière fut retiré de la fosse; mais comme l'avant-bras était pourri, on fut obligé de le relever par k coude, par trois se­cousses » Après quoi, on le fait approcher aux pieds du Très Excellent où il prête son Obligation à  Jehova en ces termes :


Serment


Je promets et m'engage solennellement devant le Grand
Architecte de l'Univers et les excellents Frères de cette Loge, de tenir, garder et cacher le secret Maître. Ecossais, de ne »mais le révéler pas même à un Maçon, sous quelque pré­texte que ce puisse être; je promets de ne jamais l'écrire ni graver, sous peine d'être déshonoré Ainsi que Dieu me soit en aide !

Après quoi, le Très Excellent décore le récipien­daire du cordon de Maître Ecossais, en lui disant : « Cette couleur rouge est pour vous faire ressouvenir que notre Père Hiram prefira répandre son sang plutôt que de révéler le secret qui lui avait été confié. »

L'attouchement est en se prenant le coude sans se donner la main.

Le premier signe est de porter la main droite sur le ventre et de la retirer tout le long du ventre, ce qui est relatif d'avoir le ventre coupé.

Le deuxième signe est de porter la main droite au front, en le touchant seulement du pouce, et les au­tres doigts étendus, en levant les yeux au ciel.

Le troisième signe, que nous appelons signe d'appel, est de porter les mains jointes, les doigts croisés, élevés sur la tête, mais, comme le signe est trop marqué, les Frères ne s'en servent qu'en Loge.

Il y a quatre mots pour se reconnaître dont deux sacrés et deux profanes; les deux sacrés sont Jeho­va, Joachim, qui signifient à vous seul Eternel. Le troisième est Giblin, qui signifie excellent Maître et c'est là le mot d'Ecossais, le quatrième Gabaon, qui est le nom de la Chambre du Troisième.

 

Catéchisme

D. Etes-vous Ecossais ?

R. Oui, je le suis, car je connais les trois lettres J.J.J. D. Qu'entendez-vous par ces trois lettres ?

R. Deux paroles hébraïques sacrées.

D. Comment êtes-vous entré dans le Temple ? R. Par sept degrés.

D. Que signifient-ils ?

R. Que la Maçonnerie a sept grades.

D. Quels sont-ils ?

R. Apprenti, Compagnon, Maître, Maître Parfait, Maître Elu, Maître Ecossais et Chevalier de l'Orient.

D. Comment avez-vous été fait Ecossais ?

R. Par trois, cinq et sept.

D. Que signifient ces nombres ?

R. Les quinze experts qui retrouvèrent le corps d'Hiram et le retirèrent de la fosse.

D. Donnez-moi l'explication de chacun de ces noie­bres et que signifie le nombre trois ?

R. Que trois gouvernent la Chambre du Milieu. D. Pourquoi cela ?

R. La Maçonnerie est l'emblème de la nature, elle gouverne comme le Grand Architecte a gouverné la Grande Loge de l'Univers; et le nombre trois est l'indice de la triple propriété divine toute puissante en toute science.

D. Pourquoi cinq ?

R. A cause des cinq ordres d'architecture.

D. Pourquoi sept ?

R. Parce que sept ne substitue qu'a un seul.

D. Cela ne signifie-t-il pas autre chose ?

R. Que le premier, le second et troisième, la perfec­tion du monde fut accomplie; et la perfection de ces trois unités représente la triple essence : or, la Divinité prévenue de l'incarnation du Verbe, ajoutant donc cette unité représentée par le Fils aux deux autres, c'est-à-dire avec le Père et le Saint-Esprit, elle forme un nombre triangulaire qui, toutefois, ne doit pas être considéré que sous une seule vérité. Donc, si on ajoute le pre­mier nombre de ces trois jours de la perfection du monde, avec l'unité de Dieu considéré dans les trois égalités, vous avez trois jours, un seul Dieu considéré en trois personnes, ce qui, ajouté en une formule, vous avez le nombre septénaire qui est la signification de la Création du monde en général, ou ce que Dieu resta pour le créer.

D. Pourquoi le nombre de trois fois vingt-sept ?

R. Parce que ce nombre est la valeur kabbalistique des lettres qui composent nos mots sacrés selon l'alphabet des anges; pour expliquer cela, il faut savoir que les trois mots sa­crés, que Dieu avait donné lui-même en parlant à Moïse, composent toutes les unités, ensemble sept lettres, et comme nous connaissons trois personnes en Dieu, toutes trois égales en puissance et ne fai­sant q'un seul en tout, il est vrai de dire que cha­cune de ces Puissances contiennent des lettres d'où elles tirent leur Principe. Donc trois fois vingt-sept fait la supputation angélique de quatre-vingt-un ans dont les kabbalistes donnent la clef.

D. Que signifie le mot kabbaliste ?

R. Ceux qui portaient anciennement ce nom étaient parmi les Hébreux ceux que nous appelons doc­teurs en religion.

D. Quel chemin avez-vous fait pour devenir Ecos­sais ?

R. J'ai passé de la Chambre du Milieu à celle du Troisième.

D. Comment appelez-vous cette Chambre ?

R. Gabaon.

D. Pourquoi ?

R. Parce que Gabaon était un lieu fort élevé dans la sainte Cité; c'était l'endroit où David et Salomon offraient des holocaustes au Seigneur, et c'était en conséquence de sa mémoire que Salomon donna ce nom au lieu le plus élevé du Temple.

D. Qu'avez-vous vu dans cette Chambre ?

R. Une grande lumière que la vue avait de la peine à soutenir.

D. D'où venait-elle ?

R. De l'Etoile Flamboyante.

D. Qu'avez-vous vu ?

R. Le vrai signe, le vrai attouchement et le mot ou Parole qui n'a jamais été perdue.

D, Combien y a-t-il de signes ?

R. Trois.

D. Donnez le premier

R. C'est de se couper le ventre avec la main. D. Comment appelez-vous le deuxième ?

R. Le signe de caractère, qui est de porter la main droite au front, ce qui est propre à l'Écossais. D. Comment appelez-vous le troisième ?

R. Le signe d'appel qu'on ne doit jamais donner qu'en loge.

D. Combien avez-vous d'attouchements ?

R. Un par trois.

D. Combien de mots ?

R. Quatre, dont deux sacrés et deux profanes. D. Quels sont les deux sacrés ?

R. Jehova, Jeachi

D. Que signifient-ils ?

R. A vous seul Eternel, qui renferme les attributs divins.

D. Quels sont les profanes ?

R. Guibelin, Gabaon.

D. Que signifie Guibelin ?

R. Excellent Maître; c'est le nom que portent les Ecossais. Et Gabaon [est] celui de la Chambre du Troisième.

D. Qui vous a confié toutes ces choses ?

R. Celui qui est représenté dans le Tableau.

D. Comment le nommez-vous ?

R. Le roi Salomon.

D. Dans quel temps vous l'a-t-il donné ?

R. Après la mort de notre Père Hiram.

D. A combien le donna-t-il ?

R. A sept.

D. Pourquoi à sept ?

R. Parce que sept furent constitués en un seul.

D. Comment appelez-vous le Premier Expert ?

R. Adonhiram, fils d'Herda; il était commis sur les tribus qui travaillaient au Liban pour couper les bois qui devaient servir à la construction du Temple.

D. Que signifie l'Etoile Flamboyante au-dessus de la Chambre du Troisième ?

R. Les cinq rayons qui conduisirent les mages venus de l'orient au lieu où résidait la Divinité.

D. Pourquoi cinq rayons ?

R. Pour marquer les cinq ordres d'architecture des­quels les Francs-Maçons décorent le Temple dé­dié au Seigneur.

D. Que veut dire le cercle qui est au milieu ?

R. Que Dieu n'a ni commencement ni fin.

D. Pourquoi votre Loge est-elle appelée loge de saint Jean-Baptiste ?

R. Parce que saint Jean est le premier qui a donné de justes Paroles pour la perfection de l'Edifice.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Trois fois vingt-sept ou quatre-vingt-un ans.

D. Que signifie ce nombre ?

R. Le nombre mystique adoré des anges ou le cube kabbalistique.

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