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21 octobre 2013 1 21 /10 /octobre /2013 05:22

« J’ai dit » : ces 3 petits mots, chacune de nous les a prononcé à la fin d’une planche, d’une prise de parole. Ils sont là faisant partie d’un rituel caché, d’une ponctuation habituelle, d’une forme de politesse. Que signifient-ils ? Qu’impliquent-ils ? Pourquoi les prononce-t-on ? Telles sont les questions que je me suis posées et sur lesquelles, ce soir, je souhaite partager avec vous ma part de réflexion.
« J’ai dit », 3 mots curieusement composés d’1, 2 et 3 lettres comme pour marquer une progression personnelle invisible. Ces mots peuvent signifier « action » et « achèvement » à l’image de l’alpha et l’oméga, c'est-à-dire qu’ils synthétiseraient la réflexion et la recherche sur le sujet, la formulation de la réflexion et l’exposé d’un travail personnel qui est suivi d’une ouverture vers l’échange sur le thème choisi. Cela me fait penser à une descente intérieure qui est suivie d’une ouverture sur le monde tant matérielle que spirituelle. « J’ai dit », 3 mots de poids dans notre vocabulaire maçonnique.
Au fur et à mesure de ma recherche, mon travail s’est construit volontairement autour de 3 axes et en ce sens il est loin d’être exhaustif.
Ces 3 axes sont :
« L’engagement et la responsabilité de ses propos
« L’usage des mots ou l’art de la rhétorique
« Le Partage et la transmission

« L’engagement et la responsabilité de ses propos
Le fait de m’exprimer à la première personne du singulier en disant « JE », c’est m’impliquer directement, c’est affirmer que je suis responsable de mes propos. Le passé composé donne à l’expression « J’ai dit » un caractère solennel et définitif. Ce qui a été dit et entendu par l’auditoire revêt dès lors un caractère irréversible m’impliquant directement. Cet aspect du passé révolu exprime aussi une volonté de progression, de perfectibilité à l’image de l’esprit qui m’anime dans ma démarche en F\M\.
Quand je me suis engagée dans notre ordre initiatique, j’ai découvert les composantes du rite de l’obédience qui m’a reçue parmi lesquels les symboles, les gestes, les attitudes et … LES MOTS. Et notre travail maçonnique passe en premier lieu par des mots. Mais avons-nous toujours conscience du poids des mots ? Lors de notre initiation, notre engagement est scellé par les mots que nous disons en réponse au serment formulé : « oui, je m’y engage » ou « oui, je le jure ». Par ces mots, j’ai pris de ma libre volonté la responsabilité de donner à ma vie un nouveau départ, de chercher par moi-même et en moi-même au travers des outils qui me sont donnés les axes de réflexion qui me permettent de mieux me comprendre, de mieux comprendre les individualités qui m’entourent, de voir ce qui ne se voit pas et ainsi d’œuvrer au perfectionnement du moi profond et dont le rayonnement tend vers l’humanité tel que le rappelle notre rituel par la phrase « pour que nous poursuivions au dehors l’œuvre commencée dans le Temple ». Par la suite, mon engagement se traduit par ma présence aux tenues, ma participation au travers de mes planches ou par mes prises de paroles à l’issue des travaux présentés par mes SS\.
Le « J’ai dit » tourne une page pour en ouvrir une nouvelle où rien n’est définitivement scellé, mais demeure en construction. A l’invitation de la V\M\, les SS\ demandent la parole pour apporter leur point de vue, leur expérience … en bref, leur pierre à l’édifice de la pensée en permanente évolution car dans le domaine de la pensée et de son expression, rien n’est figé contrairement à l’écrit.

L’usage des mots ou l’art de la rhétorique
Pour moi, « J’ai dit » résume l’action passée sur laquelle il est impossible de revenir en arrière mais qui peut néanmoins avoir des répercussions immédiates ou futures. D’où la nécessité de réfléchir et de mesurer mes propos car toute parole prononcée peut être reçue de manière différente par mon auditoire. Ainsi « J’ai dit » c’est le pavé mosaïque de mon intervention. L’art de mettre en forme les mots pour bien faire passer un message, n’est-ce pas ça l’art de la rhétorique ? Or, la F\M\ nous enseigne les techniques de la mise en œuvre des moyens d’expression de la pensée. Comment ? D’abord, par le silence au grade d’apprentie, symbole de germination, d’introspection. Un silence constructif qui nous oblige à l’observation, aux premiers questionnements et à la réflexion. Puis, compagnonne et ensuite maîtresse, la mise en œuvre de l’expression de la pensée passe par la prise de parole demandée et autorisée qui nous incite à bien poser notre idée pour l’exprimer. Car la parole est ambivalente : elle peut soit blesser, soit soulager. Cela me ramène au ciseau et au maillet qui, mal utilisés, peuvent abîmer l’œuvre en construction et mettre en péril l’édifice ainsi fragilisé.
Dans ce travail comme dans mes interventions, je dois tenter de veiller au meilleur usage possible du mot afin que, comme une bonne parabole, il soit le plus proche possible de ce qui me meut intérieurement mais aussi de mon vécu extérieur. C’est d’aller de l’invisible vers le visible par les mots. C’est « imaginé » ma pensée par le souffle du verbe, du mot. Bref, c’est « corporaliser » * (donner du corps à) l’ineffable.

Le partage et la transmission
Notre travail maçonnique est la déclinaison de notre recherche sur nous-même.
Pour moi, c’est là que se situe le secret de la F\M\. Comment expliquer ce qui est une recherche intérieure personnelle ? Cependant, à l’aide des outils et du rituel le devoir de l’initiée est de transmettre ce qu’elle a reçu de l’enseignement maçonnique et qui l’a conduite un peu plus en avant sur la voie de la Vérité et de la Connaissance. A l’image des « ouvrières qui se lèvent et se remplacent » comme dans la chaîne d’union, c’est précisément dans le cadre de la transmission de nos connaissances personnelles et communes acquises dans le Temple que nous devons être vigilantes dans nos propos. En effet, la dérive sensitive (nous sommes prisonnières de notre corps) et l’exagération de l’intellectualisation des situations peuvent nous écarter de l’objectivité de l’enseignement maçonnique. Nous devons toujours veiller à ne pas nous laisser emporter par nos métaux et nous devons sans cesse veiller à maîtriser nos passions qui peuvent vite nous faire retomber dans le monde profane.
Comme je le disais au début de cette planche, « J’ai dit » peut symboliser l’alpha et l’oméga de ma pensée, de ma réflexion qui est suivie d’une ouverture vers un échange avec les SS\ de la Loge. « J’ai dit » c’est en quelque sorte le couperet qui tombe à l’image de notre signe pénal quand la main retombe le long du corps après avoir tranché la gorge, canal du souffle et de la voix. Chaque S\ de la Loge est invitée à apporter sa pierre, sa contribution à l’édifice en construction. Ainsi, de la somme des tous les « j’ai dit » émerge finalement un « nous avons dit » qui permet d’élaborer un ensemble collectif, une œuvre commune où tous les « j’ai dit » trouveront leur point de convergence dans des lignes directrices cohérentes, résumées par les conclusions de notre S\ Oratrice. J’ai en illustration de mes propos, nos travaux collectifs que nous réalisons comme les questions à l’étude des Loges. Dans ce cadre, chacune expose son point de vue individuel qui va enrichir le travail commun pour ensuite élever la connaissance de chacune et éclairer l’ensemble des membres de la Loge.

Conclusion :
Voici exposé en quelques lignes, ma réflexion sur « J’ai dit ». Je ne détiens pas LA VERITE, ceci n’est l’affirmation que de MA VERITE. « J’ai dit » n’est simplement que l’expression de mon vécu personnel, de mes observations, de mes actions tant dans le monde profane que parmi vous mes SS\ au sein de cette Loge ou lors de voyages dans d’autres ateliers de notre obédience. En F\M\, de ce « J’ai dit » doit ressortir un échange enrichissant sur les expériences et les vécus, les ressentis avec un souci d’enseignement et de transmission et non pas un appel aux critiques comme dans le monde profane. Là est la différence, cette différence que nous avons un jour décidé de comprendre et d’accepter en frappant à la porte du Temple.
Ce travail que je vous ai présenté ce soir, j’en ai pesé chaque mot pour leur donner force et vigueur et j’en proclame leur puissance par cette affirmation qui signe et scelle mon travail : « J’AI DIT ».

(*) corporaliser : ce verbe n’existe pas. Je l’ai inventé pour donner du poids à « donner un corps à ».

Source : www.ledifice.net

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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 06:53

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 17:19

Le hasard mais au fait existe-t-il vraiment (cela pourrait être un très bon sujet de planche). Donc ce hasard a voulu que lors de notre tenu du 21 mars (tenue quelque peu mouvementé) notre frère Gérald qui avait en charge de présenter les 5 minutes de symbolisme traditionnel de la loge est choisit comme sujet « j’ai dit ».

Quelle ne fus pas ma surprise de constater que j’avais choisit le même sujet comme thème de ma planche que j’avais prévu de vous lire pour le troisième trimestre. Les grands esprits se rencontrent à ta coutume de dire. Gérald vous a servit les amuse gueule et moi je vous livre le plat de résistance.

Mon frère 2ème surveillant et moi avons eu les mêmes lectures et références ce qui expliquera quelques répétitions. En effet n’ayant pas fait un grand parcourt scolaire, j’ai parfois besoins d’avoir un peu d’aide et de matière pour mettre dans un écris compréhensible toutes les idées qui m’agite. J’y peu y puiser une source d’inspiration mais certainement pas une planche dans l’intégralité. On peut y prendre quelques idées par ci par là ou quelques formulations, mais c’est tout. Le vrai travail vient du cœur et c’est le seul qui a de la valeur.

Le travail que je vais vous lire donc ce soir à pour thème une formulation que nous employons tous s’en vraiment nous rendre compte de sa signification et de son implication. C’est souvent ces toutes petites choses qui font toute la différence et qui donnent un sens à ce que nous faisons ou nous disons. Et cette formulation est « j’ai dit ».

Oui, « J’ai dit », et je pourrais des à présent m’arrêter la dans lecture de ma planche. Ce « j’ai dit » affirmatif et péremptoire ne supporte aucune autre circonvolution dialectique.
En Asie du sud est je ne me souviens plus quelle peuplade. A pour habitude à chaque fois que quelqu’un prend la parole de ponctuer son discourt de claquement de mains comme pour donner plus de poids à sont discourt et pour être sur de garder l’attention de l’assemblé. Nous autres en Loge n’en sommes pas là, mais il existe une certaine similitude quant au résultat. Ces trois petits mots que nous employons tous pour finir une planche ou une intervention et cela quelque soit notre grade ou fonction au sein d’une Loge, ne sont pourtant pas si anodins.

Ce « j’ai dit » est le miroir de notre personnalité, de nos attentes et aspirations. Il est une émanation de notre être. Comme des petites pierres blanches que nous semons derrière nous comme le petit Poucet. Sans lui nos planches seraient comme des coquilles vides et sans âmes, impersonnel et froides.
Ce j’ai dit c’est la vie, c’est l’étincelle de lumière dans les ténèbres « et les ténèbres ne l’on point saisit ». Que nous soyons Maître avec toutes nos années et notre expérience maçonnique derrière nous et qui peuvent donc fort de cela nous conférer une certaine légitimité qu’en nous affirmons ce « j’ai dit » ou alors tous simplement être un jeune initié qui du haut de sa jeune vie maçonnique peut lui aussi employer cette affirmation, nous fait nous retrouver tous égaux avec et par ces simples mots.

Nous sommes un peu comme les indiens peaux rouges d’Amérique qui terminaient leurs phrases d’un « Hugh ».

Ce « J’ai dit » marque une action accomplie dont elle est la ponctuation finale et elle lui donne par le fait une forme à caractère solennel.

Ce JE donc MOI, Ai Dit, au passé composé du verbe dire. Donc c’est déjà du passé. Et il est composé de toutes mes émotions et mes pensées. C’est plus que du passé simple, je dirai même que c’est du passé recomposé. Je l’ai Dit, impossible de faire machine arrière, je l’ai dit et cela a été entendu. Ma responsabilité a donc bien été engagée.

Le fait de s’exprimer à la première personne du singulier en disant JE c’est s’impliquer directement, c’est affirmer que l’on est responsable de ces propos. Ce n’est ni le ON ou le NOUS bien commode et qui n’impliquent pas directement la personne et qui lui permet de s’abriter derrière un anonymat de façade.

Notre frère Gérald l’a dit, le passé composé utilisé qui en plus d’exprimer une action révolu et irréversible induit aussi une volonté de progression, de perfectibilité par le temps employé et on c’est tous que le temps peut améliorer les choses et nous aider à prendre du recul et à analyser les évènements.

Il veut dire aussi que « dans le passé je me suis exprimé ainsi, mais je continue à réfléchir, à méditer pour poursuivre mon travail ».

Le « Jai dit » tourne une page pour en commencer une nouvelle ou rien n’est définitivement formalisé, mais demeure en perpétuelle élaboration et en constant devenir à l’image de l’esprit qui nous anime dans notre démarche en Franc-maçonnerie.

Quand je me suis engagée sur ce chemin initiatique qu’est la Franc-maçonnerie, j’ai découvert les composantes d’un rite, le R\ E\ A\ A\ et avec lui les symboles, les gestes, les attitudes et…LES MOTS. Et notre travail maçonnique passe en premier lieu par des mots. Mais avons-nous toujours conscience du poids des mots ?

Le Franc-maçon est depuis toujours homme de discourt, et la Loge, le lieu d’expression et de conservation de l’art de la rhétorique. Et la parole et le Verbe sont des outils que nous apprenons à maitriser. Comme le dit si bien le prologue de st Jean que nous récite le Frère Orateur en début de tenu. Mais si la parole est facile à maitriser le Verbe lui est difficile. Mais ceci est un autre propos qui pourrait être le sujet d’une autre planche.

Pour en revenir à notre thème de ce soir. Lors de notre initiation, notre engagement est scellé par les mots que nous disons en réponse au serment formulé : « oui, je m’y engage » ou « oui, je le jure ».
Par ces mots, j’ai pris de ma libre volonté la responsabilité de donner à ma vie un nouveau départ, de chercher par moi-même et en moi-même au travers des outils qui me sont donnés les axes de réflexion qui me permettent de mieux me comprendre, de mieux comprendre les individualités qui m’entourent, de voir ce qui ne se voit pas et ainsi d’œuvrer au perfectionnement du moi profond et dont le rayonnement tend vers l’humanité tel que le rappelle notre rituel par la phrase « pour que nous poursuivions au dehors l’œuvre commencée dans le Temple ».

Par la suite, mon engagement se traduit par ma présence aux tenues, ma participation au travers de mes planches ou par mes prises de paroles à l’issue des travaux présentés par les autres Sœurs et Frères de l’atelier.

Le « J’ai dit » comme je le disais plus haut, tourne une page pour en ouvrir une nouvelle où rien n’est définitivement scellé, mais demeure en construction et cela chaque fois qu’une sœur ou un frère demandent la parole pour apporter leur point de vue, leur expérience…en bref, leur pierre à l’édifice de la pensée en permanente évolution car dans le domaine de la pensée et de son expression, rien n’est figé contrairement à l’écrit.

Dans ce temps d’expression et d’intervention, nous nous exprimons en utilisant nos capacités optimales en condensant et synthétisant notre pensée, en nous efforçant toujours d’aller à l’essentiel. Cette fin de l’intervention orale ponctuée du « j’ai dit » est accompagnée du signe pénal du degré et pour ce qui nous intéresse ce soir celui du 1er degré.

Ce signe d’ordre nous rappel qu’il nous faut maitriser nos passions pour pouvoir traduire nos idées avec des mots qui ont un sens et qu’il est important de respecter afin que tous dans l’assemblée comprennent ce que nous disons.

Or, la Franc-maçonnerie nous enseigne les techniques de la mise en œuvre des moyens d’expression de la pensée. Comment ? D’abord, par le silence au grade d’apprentie, symbole de germination et d’introspection. Un silence constructif qui nous oblige à l’observation, aux premiers questionnements et à la réflexion. Puis, compagnon et ensuite maître, la mise en œuvre de l’expression de la pensée passe par la prise de parole demandée et autorisée qui nous incite à bien poser notre idée pour l’exprimer. Car la parole est ambivalente : elle peut soit blesser, soit soulager. Cela me ramène au ciseau et au maillet qui, mal utilisés, peuvent abîmer l’œuvre en construction et mettre en péril l’édifice ainsi fragilisé.

Grace à cela je vais donc parler en faisant l’effort de me mettre à la portée de tous et toutes en n’ayant garde d’oublier que si un Apprenti n’est pas un Maître, un Maître reste un apprenti éternel. Et que l’un comme l’autre doivent toujours pouvoir se remettre en question de même que si la rigueur est de mise, l’indulgence envers les autres l’est aussi. Mais à peine ais-je dis que c’est déjà passé et que l’on est à présent dans le nouvel instant.
J’ai dit et j’ai terminé mon discours.

Mais, au fait l’a-t-on bien entendu et compris, car ne perdons pas de vue qu’il y a au moins 9 possibilités de s’entendre :

1° - Par ce que je pense.
2° - Ce que je veux dire.
3° - Ce que je crois dire.
4° - Ce que je dis réellement.
Ces quatre premiers points étant du ressort de ma responsabilité. Mais il y a aussi vous tous et :
5° - Ce que vous voulez entendre.
6° - Ce que vous entendez.
7° - Ce que vous croyez comprendre.
8° - Et ce que vous voulez comprendre.
Et il reste cette neuvième possibilité qui résume et englobe à elle seule toutes ces possibilités émises successivement : « Ce que vous comprenez » - ceci étant bien sûr du ressort de votre responsabilité.

Mais au fait, pourquoi ais-je parlé ? Pour faire comme les autres ? Pour attirer l’attention des Sœurs et Frères sur ma précieuse personne ? Pour faire étalage de mon érudition, de mon savoir et de mes connaissances ? Je sais mes Sœurs et Frères que cette façon de procéder n’est pas de mise dans notre atelier.

J’ai dit tout simplement parce que la contribution que je vais apporter dans la discussion et les débats qui s’instaurent me semble avoir du sens. J’ai dit parce que je n’ai pas tout à fait compris l’intervention d’une Sœur ou d’un Frère et que je souhaiterai des précisions complémentaires ou j’ai dit pour apporter par exemple une référence livresque sur le sujet présenté car il est toujours intéressant de donner le maximum de précisions afin que ceux et celles qui désirent aller plus dans leur réflexion puisse consulter l’ouvrage cité s’ils le désirent.

Et c’est à ce moment là, dans la quiétude de notre temple, entourés de toutes parts de Sœurs et de Frères fraternels, tolérants et ouverts que le débat et l’échange d’idées, d’arguments et de vues contradictoires sans aucune altercation, ni mésentente, polémique et ni critique s’échange et se développe harmonieusement au sein de notre loge. Chacun apportant sa pierre et chacun d’entre nous les triant et les sélectionnant pour se les approprier et en faire sa synthèse personnelle.

Notre travail maçonnique est la déclinaison de notre recherche sur nous-mêmes. Pour moi, c’est là que se situe l’un des secrets de la Franc-maçonnerie.

En effet comment expliquer ce qui est une recherche intérieure personnelle ? Notre quête perpétuelle vers cette étincelle que nous avons en nous. Cette lumière revient comme source d'éclairage, de rayonnement et comme un indicateur du chemin à suivre par l'initié pour rester sur la « voie juste » du franc-maçon. Ainsi, quand la lumière apparaît à l'initié que nous sommes, après notre passage de la nuit à la vie, ou de l'obscurité à la lumière du temple, c'est pour éclairer notre « voie » d'apprentissage, après notre naissance à la vie maçonnique.

Il ne s'agit pas ici de la lumière que nous observons dans la vie profane, mais de celle que nous avons découverte après notre initiation, et qui nous permettra un travail véritable sur notre pierre et notre temple intérieure, pour nous maintenir dans la « voie juste » du bon maçon. La lumière n'éclaire l'esprit humain que lorsque plus rien ne s'oppose à son rayonnement. C'est tout le travail que nous devons effectuer chaque jour, de midi à minuit. Cependant, à l’aide des outils et du rituel, le devoir de l’initiée est de transmettre ce qu’elle a reçu de l’enseignement maçonnique et qui l’a conduite un peu plus en avant sur la voie de la Vérité et de la Connaissance. C’est un partage continu entre les Sœurs et les Frères symbolisé d’une façon physique par la Chaine d’Union.
Comme je le disais au début de cette planche, « J’ai dit » peut symboliser l’alpha et l’oméga de ma pensée, de ma réflexion qui est suivie d’une ouverture vers un échange avec les Sœurs et Frères de la Loge.

« J’ai dit » c’est en quelque sorte le couperet qui tombe à l’image de notre signe pénal quand la main retombe le long du corps après avoir tranché la gorge, canal du souffle et de la voix. Mais ce signe pénal nous permet aussi de réunir à nouveau le corps et l’esprit. Nous les avons séparé le temps de notre lecture mais il est temps après de les réunir à nouveau pour mettre en application nos paroles et nos actions. Ne serrais se que pour écrire car nous ne sommes pas encore des êtres de pures énergie qui ne communiquent que par la pensée.

Chaque Sœurs et Frères de la Loge est invitée à apporter sa pierre, sa contribution à l’édifice en construction. Ainsi, de la somme des tous les « j’ai dit » émerge finalement un « nous avons dit » qui permettons d’élaborer un ensemble collectif, une œuvre commune où tous les « j’ai dit » trouverons leur point de convergence dans des lignes directrices cohérentes, résumées par les conclusions de notre Frères Orateur.

Ce « j’ai dit » que nous employons est une affirmation de soi. Une réalité qui fait de nous des êtres vivant et que existe. Il n’y a qu’au sein de nos Loges que nous pouvons prendre conscience que nous sommes quelqu’un, que nous avons le pouvoir d’exprimer nos idées et nos opinions et tout cela avec l’écoute inconditionnel et bienveillante de nos Sœurs et de nos Frères.

La Franc-maçonnerie à cela de magique de pouvoir permettre à quelqu’un de s’exprimer en tant que JE. Dans le monde profane, à moins d’être extravertie et sur de soi et de ses qualités d’Homme avec un H majuscule, le « j’ai dit » se transforme plutôt pour les autres qui sont plus introverties et réservé en timide « je pense » ou « je crois ».

Nous sommes prisonniers dans ce monde profane du regard et du non écoute des autres. Car bien souvent on ne prend pas le temps d’écouter ce que la personne a à nous dire. Nous sommes des les premiers mots formulé, dans l’interprétation et la formulation de la réponse que nous voulons donner. Ce qui fait que nous arrêtons notre écoute et donc notre compréhension.

Oui, grâce à ce j’ai dit que nous formulons en loge, nous allons au delà de nos limites et préjugés. Nous nous extériorisons. Et ce sentiment d’exister vraiment n’a pas de prix. Il nous grandit en faisant de nous un élément d’un tout et non plus une pièce isolé et perdu dans la multitude.

J’ai dit et j’existe, je ne suis pas seul car ce j’ai dit est adressé à d’autre qui me reconnaisse comme interlocuteur.

Pour moi ce j’ai dit est primordial, il me donne la sensation et l’impression de maitriser pour une fois quelque chose. Je ne subis plus, je suis acteur. Je ne suis plus le pantin désarticulé et manipulé par les fils de la vie. J’ai coupé mes liens, je me suis émancipé et libéré. Même si ce « j’ai dit » ne dure que le temps d’une planche ou d’une intervention, il a le mérite d’exister et d’être là. Il peut à force de le dire en Loge me permettre de le vivre aussi à l’extérieur du Temple. Ne plus être spectateur impuissant et inutile. Cela va plus loin que le traditionnel « Je pense donc je suis » et qui ne s’adresse qu’à soi. Le j’ai dit est lancé à la face du monde comme un crie, une supplique qui à cessé d’être muette.
Ce j’ai dit me permet d’être encore vivant en ne sentant écouté et peut être compris. Il me fait me sentir moins seul, moins perdu et peut être me permettra t’il même d’espérée en un lendemain moins terne. Et peut être que avec beaucoup de temps et de travail, ce « j’ai dit » se transformera en « je dis » et même plu tard en « je dirais ».

Pourquoi ce j’ai dit si fort et si définitif de nos Loge ne pourrait il pas l’être tout le temps dans notre vie profane.

J’ai dit que je ne veux plus douter.
J’ai dit que je ne veux plus avoir peur de perdre trop tôt ceux que j’aime.
J’ai dit que la vie est plus forte que la mort.
J’ai dit que l’amour vaincra de tout.
J’ai dit vouloir briser le sablier de ma vie pour que le vent de l’oublie disperse le sable du temps et me fondre dans le néant.

Mais voila ce j’ai dit n’est pas un sésame qui nous délivre de tous nos tourments. Ce j’ai dit nous aide pourtant à nous redresser et nous tenir droit face à l’adversité et au tumulte de la vie. Même si parfois nous plions et fléchissons sous ses coups de boutoir. Ce j’ai dit enraciné comme un roseau plie mais ne se rompt pas. Je suis tombé dans le piège du j’ai dit, cette affirmation de soi qui en même temps de me faire prendre conscience de ce que j’écrivais pour cette planche me faisais prendre conscience en même temps aussi de tout le reste et de mon ras le bol. Est-ce le hasard qui m’a fait choisir ce sujet de planche ou est ce prémédité par une force supérieur. Je ne serais y répondre, mais le fait est là.

Cette planche je l’ai écrite en deux temps. Il y a un avant et un après, ce qui explique comme vous vous êtes certainement rendu compte de la différence de tournure de ce travail qui à pris un sens plus personnel. Un avant et un après une décision lourde de conséquence et idiotes, stupide et égoïste mais qui sur le moment présent semblait être la seule issue tellement j’étais noyé dans mes errances.

Ce j’ai dit qui met l’accent sur le « JE » et donc sur le « Soi même » a mis en avant un moment d’égoïsme ou je n’ai pensé cas moi. J’ai oublié tous ceux que j’aime et qui m’aime. Je vous ais oublié, vous tous mes amis. Je vous ai abandonné sur le bord du chemin sans même me retourner pour vous dire au revoir.

C’était idiot de ma part, je n’ai pas le monopole des problèmes et je ne suis pas le seul à trembler au risque de la perte trop prématuré d’un proche. Cette planche est aussi un exutoire dont vous êtes les spectateurs muets et attentifs. Je vous prends à témoins malgré vous et je le regrette. Mais si je le fais quand même c’est que vous n’êtes pas n’importe qui pour moi, vous êtes mes FRERES.

Je sais que cela n’est pas une solution, mais pendant un moment, même si petit qu’il soi. Quand la décision est prise et que l’on franchie la limite, que l’on n’a plus peur, plus d’angoisse que plus rien ne peut vous atteindre, on est comme libéré de ses entraves. On ce réapproprie sa vie, on en redevient le maitre.

Je l’ai dit, je l’ai fait, je suis libéré.

Et Pour finir sur une note plus légère. Ce « j’ai dit » qui correspond donc bien à « un nous avons dit » s’apparente dans ce contexte spécifique bien précis à un « c’est ce que je suis » et donc « c’est ce que nous sommes ».

Et je terminerai en citant une phrase d’un célèbre humoriste Franc-maçon dans son recueil « Les Pensées ». Je le cite : « Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir ».

J’ai dit.

Par W\ L\

Source : www.ledifice.net

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 09:01

Le Paradis dans de nombreuses religions et de tout temps a été décrit sous la forme d'un jardin luxuriant, où la vie paisible suivait le cours de l'éternité, une vie sans déséquilibre, une vie en parfaite harmonie.

Les anciens quelles que soient leurs croyances ont toujours situé le paradis comme le centre, le cœur du Monde, où une source jaillissait vers les cieux, personnifiant ainsi l'endroit idéal de la relation avec Dieu, l'être suprême, le Principe, le Grand Architecte.

Quand la genèse situe le Jardin d'Eden, en tenant compte de la disposition des quatre fleuves qui partent de la source centrale, à un point situé aux alentours de Babylone, il est surprenant de regarder une carte lorsque les continents n'en formaient qu'un seul, et découvrir que le centre de cette terre immergée pourrait bien être Eden, tel qu'il fut décrit dans la genèse.

Afin de travailler dans le sens de notre démarche maçonnique, il est important de dépasser le texte biblique, d'ailleurs le descriptif du paradis terrestre est souvent très semblable, qu'il soit chrétien, musulman, sanscrit, chaldéen ou encore égyptien. Tous décrivent un jardin, avec souvent en son centre cette source jaillissante symbole de la vie, et de ce que nous appelons la verticalité.

Depuis la nuit des temps, toutes les grandes civilisations, ont tenté de reproduire le Paradis à l'échelle humaine, et ce fut souvent un jardin. Ces jardiniers d'exception au-delà de la recherche de notoriété, avait sûrement un besoin inconscient de retrouver l'éternité, en dominant la nature qui était à leur disposition. Certains les ont façonnés d'après un rêve, souvent d'après les textes sacrés. Mais le sens de dominer est ici bien différent de l'étymologie première. La domination de la nature dans ce cas est plus proche de la recherche de la maîtrise, trouver le point d'équilibre, dans le respect de toute vie. Comme l'exprime la définition de l'harmonie : « L'accord parfait entre les parties d'un tout ».

Il n'est pas rare lorsque l'on se promène, dans un jardin clos, d'être envahi par un sentiment de paix immense. La plupart des monastères ont souvent un jardin où les moines viennent y chercher une communication plus directe, exempte de tout artifice humain, une relation plus franche avec ce qui est en haut. Même si les jardins ont été façonnés par la main de l'homme, les plus harmonieux, sont souvent ceux qui ont été cultivés sans que l'on aperçoive, les marques de leur créateur.

Lors de notre initiation, lorsque nous entrons dans le cabinet de réflexion, il est inscrit cette suite de lettres : V.I.T.R.I.O.L, sa traduction littérale nous propose de visiter l'intérieur de la terre afin de nous rectifier et de revenir ainsi à la vie, dépouillé de tout ce qui pourrait freiner notre quête. Comme Adam poussière tirée du sol, à qui Dieu insuffle une haleine de vie, nous entamons notre démarche maçonnique par un retour à l'origine. Nous faisons table rase, nous revenons symboliquement à l'instant « T » où il n'y avait rien, l'instant immédiat avant que la création ne se mette en mouvement, nous revenons à l'origine de la vie, simple poussière tirée du sol.

Récemment des astronomes anglais ont pu démontrer que la vie avait de grandes chances d'avoir son origine aux confins de l'Univers. En effet ils ont pu observer après avoir recréé l'espace intersidéral en laboratoire, que les acides aminés, vecteurs indispensables de la matière inerte à la matière vivante, naissaient en présence de la lumière au cœur de la nébuleuse d'Orion, origine de l'observation. La confrontation d'un grain de poussière cosmique, soumis au bombardement de molécules d'hydrogène, d'azote et d'oxygène, enveloppé dans la lumière étincelante, et vous passez de l'inerte au vivant. La vie pourrait donc provenir du fin fond de l'univers, et grâce aux météorites qui ont bombardé la surface de la terre, puis grâce aux conditions climatiques idéales de notre planète, ces acides aminés ont permis de développer des êtres cellulaires de plus en plus complexes.

Pour résumer, la Vie se forme avec un peu de lumière, un peu de terre, et un peu d'air, comme se fut le cas pour la naissance du premier homme. Rappelez-vous mes frères les épreuves que vous avez subies lors de votre initiation : La terre, Le feu, L'eau.

Jardin d'Eden et Loge maçonnique

Comme l'est le temple pour nous francs-maçons, le jardin est le lieu sacré, la transposition à l'échelle humaine de l'univers et notre rituel d'ouverture la chronologie de la création.

Comme à l'origine, le V.M. demande au M. des C., de nous apporter la lumière et le mot, Et les versets de St Jean lus lors de l'ouverture des travaux ne fait que confirmer cette similitude : « Au commencement était le Verbe et le verbe était Dieu...de tout son être il était la vie et la vie est la lumière des hommes ».

La disposition de notre temple est très proche de la création. La voûte céleste au-dessus de nous qui fut créée au deuxième jour. Les deux grands luminaires apparus le quatrième jour. L'arbre de la connaissance du Bien et du Mal, se trouve symbolisé au centre de notre loge par le pavé mosaïque. Les indications de mesure de notre loge sont à l'image de l'univers sans limites, soutenues par trois grands piliers que nous nommons Sagesse Force et Beauté, qui devraient être également les trois principes qui régissent notre quête, et qui ont été les trois grandes lumières fondatrices de la création de l'Univers.

Franc-maçonnerie : Chemin vers l'Harmonie primordiale Avant d'aller plus loin posons-nous quelques questions sur le concept d'harmonie.

A quoi reconnais t-on quelque chose d'harmonieux ? L'harmonie est-elle un état abouti ou peut-il y avoir à la fois évolution et harmonie ? L'harmonie peut-elle être vécue individuellement ou doit-elle être absolument collective ? Quel est le rôle de l'homme dans la création, est-il le gardien, le successeur ou seulement l'ouvrier ? L'harmonie est-elle la conséquence de la création, une étape, un point d'équilibre entre deux désordres ou l'objectif final de celle-ci ? Pourquoi avons-nous été symboliquement chassés du paradis ?

Je n'ai pas la prétention de répondre à toutes ces questions, mais savoir pourquoi nous avons été chassés du paradis est peut-être déjà un premier pas vers cette harmonie primordiale.

Adam mangea du fruit de l’arbre de la connaissance, et par cette action il fut chassé du Paradis. Symboliquement ce passage de la genèse, m’interpelle car elle rejoint admirablement notre quête maçonnique.

Il existe un concept qui nous empêche de travailler en paix : Le Temps qui passe, Au Paradis nous avions l'éternité, dans notre temple nous travaillons en dehors de l'espace et du temps, et pourtant c'est un des concepts les plus difficiles à maîtriser. Bien que le temps soit une conception totalement humaine, elle est un frein à notre progression.

Parce que nous voulons connaître avant d'apprendre que nous avons été chassés du Paradis. Parce que nous pensons que nous sommes capables de gérer la Connaissance, sans passer par l'apprentissage, nous ne goûterons plus aux fruits du Jardin d'Eden. Manger de l'arbre de la Connaissance, c'est s'affranchir de la tutelle de son créateur, pour se fier à son propre jugement, au point de se prendre pour Dieu.

Depuis des millénaires, des milliers d'hommes, ont consacré leur vie à la recherche de l'Harmonie Perdue. Parce que nous avons perdu l'éternité, cette recherche a toujours un goût d'inachevé, et le temps consacré à l'étude nous fait oublier de conserver du temps pour transmettre, et souvent la génération suivante, doit refaire les mêmes pas que la précédente. Cet état de fait accentue l'empressement.
Au sein de notre ordre, et plus particulièrement dans notre atelier, la première chose que nous devons comprendre, est de savoir que nous sommes dans notre ensemble réuni dans une même recherche spirituelle, la méthode est personnelle, le travail souvent individuel, mais tous ces travaux vont dans le même sens, tenter de comprendre l'Univers, et retrouver l'harmonie.

Comme nous le rappelait notre F. Conseiller Fédéral, ce qui nous lie tous ici plus que la fraternité, c'est l'initiation, la fraternité n'étant que la conséquence de l'initiation. L'initiation est le moment le plus fort de notre démarche maçonnique, c'est l'instant ou nous avons décidé d'ouvrir les yeux, c'est le premier pas qui nous ramène vers l'Harmonie primordiale, qui jusqu'à ce que nous rejoignions l'Orient éternel, nous aidera à ne pas flancher devant l'immensité du travail que nous avons décidé d'entreprendre.

L'initiation, si elle est vécue avec sincérité et émotion, déclenche en nous un processus irréversible, plus que tout maintenant nous avons le désir de retrouver la parole perdue, mais notre démarche individuelle ne peut devenir efficace que si elle est vécue collectivement. La fraternité et l'amour véritable, n'apparaît que parce que nous avons reconnu en nous, frères ce même désir ardent, la similitude de notre quête.

Les outils qui mènent vers l'harmonie.

Pour nous aider à travailler tous dans une même direction, nos anciens nous ont légué un langage lisible pour ceux qui le désirent, le symbolisme. A première vue ce que nous voyons posé au centre de notre temple, les signes dessinés sur cette peau, sont inertes. Mais comme les prémisses de la Vie, dont je vous parlais précédemment, sous l'action de la Lumière, ils prennent vie et nous aident à comprendre progressivement la création.

Malheureusement, nous voyons certains de nos F. brûler les étapes. Parce qu'ils ont vu, ils croient connaître. Comme le premier homme Adam, ils pensent être suffisamment érudits pour prétendre à être élevés au grade supérieur.

Ma jeune expérience, quatre années, quatre petites années m'ont permis tout juste d'étudier les symboles du 1er degré, puis de survoler le grade de compagnon, et me voilà déjà maître.

A ceux de mes frères qui brûlent d'impatience de connaître les secrets du degré supérieur, je leur demande le plus objectivement possible, avez vous bien eu le temps de faire le tour de votre grade, avez vous étudié chacun des symboles peints sur ce parchemin.

Dans un deuxième temps demandez-vous pourquoi certains de nos frères qui travaillent dans les ateliers supérieurs, viennent toujours avec le même plaisir, avec cette même ferveur dans nos tenues. On pourrait penser que cela doit les ennuyer d'écouter pour la Xème fois, une planche sur la pierre brute, et pourtant ils sont là dans nos rangs et écoutent avec respect et attention.

Atteindre le grade supérieur, dans notre ordre n'est pas un aboutissement, ce n'est qu'un repère dans le temps terrestre, qui permet de se situer dans la recherche que nous entreprenons. Nous avons été chassés du Paradis, parce que nous voulions tout comprendre, dans un laps de temps infime. Le péché originel ce n'est pas d'avoir mangé le fruit défendu, mais plutôt notre impatience démesurée, la peur de mourir sans tout avoir connu et compris.

Maintenant que nous avons perdu l'Eternité, cette impatience reste ancrée en nous et nous empêche de travailler dans l'harmonie. Le premier travail à faire en entrant dans notre ordre c'est de maîtriser notre impatience. Rester dans le silence pendant les deux premières années d'apprentissage est une excellente méthode, pour y parvenir.

Ne tentez pas de tout connaître restez attentifs à l'essentiel qui se trouve dans notre rituel. L'Homme a perdu l'éternité, mais elle existe encore au sein de notre ordre au travers de la chaîne d'union, seul lien qui permet de traverser le temps terrestre, sans perdre de vue notre objectif primordial la redécouverte de l'Harmonie primordiale.

Désordre et Harmonie.

Quand j'entends les gens clamer « Dieu nous a abandonnés », quand on voit le désordre et le mal prendre possession de cette planète, je leur réponds non. Parce que la pensée annonciatrice de l'action, a été engendrée dans le déséquilibre, dans un moment ou l'émotion prédomine, elle tend vers le chaos.

Notre temple est soutenu par trois grands piliers, les fondations de notre univers : Sagesse, Force et Beauté. Il doit être de même dans notre recherche et notre quête. La Sagesse conçoit, La Force l'achève, La Beauté l'orne. C'est quand l'action suit ces trois principes, qu'elle devient harmonieuse.

Quand je posais la question si l'Harmonie est une fin en soi ou seulement une étape dans évolution de l'univers. Je crois Plutôt qu'à l'égal de l'équerre, elle représente à un moment donné, un signe qui nous permet de mesurer si la voie que nous avons entamée, respecte les trois principes cités précédemment.

Le désordre, comme l'harmonie sont des concepts impalpables au niveau de l’univers. On peut juger si quelque chose est harmonieux, seulement si les règles ont été préétablies auparavant, ce qui au niveau de la création de l'univers dépasse notre entendement.

La seule harmonie à ce jour que nous sommes capables de ressentir, est émotionnelle et encore est-elle imparfaite parce que totalement personnelle et ses fondements sont ceux de la vie profane.

Pourtant au sein de ce temple, il nous arrive de ressentir l'harmonie primordiale. C'est un moment fugace, où tous les esprits libres assemblés dans ce temple se rejoignent, et au lieu de suivre le rituel, le vivent avec sincérité comme ce le fut pour la création du Monde. Nous appelons ça l'Egrégore.

Le chemin est long et sans gloire, mais à portée de celui qui est sincère avec soi même, celui qui déjà, est en harmonie avec lui-même. « Connais-toi, toi-même et tu connaîtras l'Univers » disait Platon. Il sait qu'il ne travaille pas pour lui, mais pour une future génération, peut-être pas la suivante, peut-être pas celle qui suit.

Chaque frère qui s'engage dans cette voie, prend une responsabilité immense, il permettra par le fruit de son travail et de ses recherches à faire progresser cette quête de l'harmonie perdue. Comme le disait un de nos frères lors d'une tenue précédente, la valeur d'une loge se mesure au maillon le plus faible de la chaîne.

J’ai dit V\ M\

Questions posées par mes F\ lors de la tenue où j'ai présenté mon travail

1. Dans l'harmonie y a-t-il une place pour le G\ A\D\L\U\ ?
Je crois que notre F. voulait me demander si nous arrivions à l'harmonie ou si nous la possédions quelle serait la place du Principe, dans cette harmonie.

2. Qu’est-ce que c’est la 4ème colonne et est-elle indispensable pour l'harmonie de notre œuvre ?
Il faut déjà se poser la question : Parlons d'une œuvre collective qui rassemble tous les maçons présents ou parle t’on de notre propre œuvre. La 4ème colonne est sûrement l'homme harmonieux, celui que nous tentons de façonner, celui qui traverse le temps et qui de générations tend vers la perfection à l'image de l'univers. Mais l'univers est-il parfait du premier coup ou lui aussi tend-il vers la perfection au travers de l'éternité, alors dans ce cas y aura-t-il un aboutissement ?

3. Que représente l'harmonie pour nous francs-maçons ?
Question de Rémi à laquelle je n'ai pas encore répondu car très large et qui englobe le programme de cette année et à laquelle je tâcherai de répondre dans les semaines à venir. Pour répondre à cette question il est important de savoir ce que nous cherchons en entrant dans le temple. Puis d'une façon générale l'harmonie est-elle l'aboutissement de notre recherche.

4. Pourquoi avons-nous besoin d'harmonie ?
Cela dépend de chacun, la perception de l'harmonie est très personnelle, mais notre existence étant toujours en déséquilibre affectif, spirituel, je crois que oui nous avons besoin d'harmonie, car l'atteindre à un certain moment, permet au corps et à l'esprit d'être en paix jusqu'à la prochaine question, jusqu'au prochain doute. Le profane se crée son harmonie afin de vivre heureux le plus rapidement possible, alors que nous notre bonheur, c'est de savoir qu'il existe quelque chose de plus grand et même si nous mourions l'esprit empli de questions, de doutes, d'incertitudes, notre paix intérieure existe car nous savons que notre recherche n'est pas vaine. Ou peut-être convainquons-nous que cela n'est pas vain.

5. L'harmonie si elle existe dans la création, est-elle en devenir ou a-t-elle existé puis disparue ?
L'harmonie est en fonction du mouvement de l'univers, elle ne peut s'apprécier que si la création devenait immobile. A ce moment nous pourrions juger si oui ou non elle existe. Tant qu'il existe un mouvement, nous ne pouvons savoir si l'action actuelle n’est pas la base d'une harmonie future. Le concept de temps me gêne beaucoup pour évaluer l'existence de l'harmonie.

6. Le libre arbitre de l'homme n’est-il pas venu prématurément, après le texte de la Genèse ?
Oui sûrement comme je l'exprime dans mon travail, l'empressement de l'homme a engendré sa chute. Nous avançons dans la vie sans savoir notre rôle dans l'univers, c'est pourquoi nous avons tant de mal à atteindre la perfection ou l'harmonie. Aucun homme à ce jour ne connaît l'aboutissement de la création, s'il en existe un évidemment. Nous utilisons notre libre arbitre les yeux bandés sans savoir où nous allons, nous tâtonnons.

Source : www.ledifice.com

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 11:17

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 05:15

En créant mon propre blog, il y a quelques semaines à peine, je ne présumais pas dans quelle aventure j’allais m’engager ! Je croyais naïvement qu’il me suffirait de placer un « post » de temps en temps, au gré de mes recherches et de mes réflexions, pour les partager simplement. J’ignorais que des messages me parviendraient, nombreux, commentant mes posts, le plus souvent de manière sympathique, et surtout me demandant d’aborder d’autres sujets, de préciser des points, de répondre à des questions : c’est désormais un travail quotidien… L’arrivée de ce blog a été saluée par Jiri Pragman comme « un nouveau blog d’auteur ». Je suppose qu’il voulait dire qu’à la différence de quelques autres, sur lesquels on publie des informations ou des documents d’intérêt général pour les francs-maçons, on n’y trouverait pas ces discussions effrayantes au cours desquelles, à l’abri des pseudos changeants – mais souvent transparents –, des maçons (?) s’invectivent, dénoncent et, disons-le clairement, insultent et injurient en tout impunité qui ils veulent, prêtant à qui leur déplait les plus sombres intentions et les plus noirs desseins. Je n’ai pas échappé à ce sort et l’actualité agitée de la franc-maçonnerie française, depuis quelques semaines, y a évidemment beaucoup contribué. Je veux simplement dire que ce n’est pas ce qui m’intéresse dans la franc-maçonnerie, laquelle occupe une bonne partie de ma vie depuis plus de trente ans. Je persiste à y voir, sans obliger quiconque à partager mon point de vue, une voie exclusivement initiatique, spirituelle, traditionnelle, d’amélioration de soi-même, de travail en commun avec des Frères et Sœurs unis, au-delà de leurs différences, par un véritable amour fraternel. Ces querelles violentes, ces discours haineux, ces messages vengeurs m’affligent profondément et je n’emprunterai évidemment jamais la même voie. C’est pourquoi j’ai, dès l’origine coupé les commentaires sur ce blog – car les pollueurs, qui sont très mobiles, s’y seraient évidemment rués – et c’est aussi ce qui explique que les messages que je reçois – parce qu’ils ne sont pas publics ! – (bouton « Me contacter ») sont pacifiques, intéressants et utiles. Toutefois, avant de retourner à mes « chères études », celles dont je propose le résultat provisoire à mes lecteurs dans les colonnes de ce blog, je voudrais lever quelques équivoques que les Torquemada du web ont récemment suscitées. Je ne dis pas que cela soit très passionnant, mais il m’a paru nécessaire de préciser quelques détails pour ne plus en reparler.

Suis-je un ennemi de la Confédération ?

Je suis avant tout favorable à ce que chacun, en maçonnerie comme ailleurs, puisse faire librement ses choix et suivre la voie qui lui plait. Si une ou plusieurs Obédiences veulent se confédérer, je ne vois pas, dans l’absolu, au nom de quoi on les critiquerait. Cela n’appelle même aucun commentaire. Toutefois, le cas de l’Appel de Bâle est bien différent… Alors que la Confédération – que l’Appel de Bâle ne prévoyait nullement – est aujourd’hui en cale sèche et peine à sortir du néant, on cherche à faire croire que son objet n’est pas (ou plus ?) d’obtenir la reconnaissance par Londres. Je veux simplement rappeler que c’est pourtant le seul objet de l’Appel de Bâle qui y fait expressément référence et n’assigne à son initiative que cet unique but ! Lorsque, dans un élan impressionnant, le Convent de la GLDF a adopté le principe de répondre positivement à cet Appel (97%), j’ai même entendu un certain nombre de Frères me dire, absolument ravis : « Alors ça y est, nous sommes reconnus ! »… Puis il a fallu se réveiller. La GLDF a groupé autour d’elles quelques Obédiences qui pouvaient accepter les Basic Principles anglais (clairement évoqués dans l’Appel de Bâle) afin de se joindre à elle. Je sais de quoi je parle – à la différence de certains commentateurs –, car j’étais du nombre ! Je puis donc certifier que les rencontres avec des représentants qualifiés du groupe de l’Appel de Bâle portaient clairement sur le calendrier de cette reconnaissance : en quelques mois, la Confédération bouclée, reconnaissance par les cinq Grandes Loges européennes puis, dans la foulée, dès la fin 2013 (!), présentation par ces dernières du dossier de reconnaissance de la Confédération par la GLUA, à l’horizon 2014 ! La GLUA, non impliquée dans la négociation, était elle-même régulièrement tenue informée de l’avancement des choses – ce que son Grand Chancelier, dans une déclaration récente, a fini par reconnaitre. Nul ne peut sérieusement et honnêtement dire le contraire. Sauf qu’il y a eu des obstacles. En particulier, et la LNF l’a vu immédiatement, la question des intervisites : on nous avait dit – et personnellement je n’y croyais pas vraiment –, que nous pourrions être reconnus « en restant comme nous étions » : en clair, en conservant nos relations extérieures (GODF, DH, GLFF, etc.). Il a fallu rapidement déchanter, et cela ne m’a pas du tout surpris. Un entretien avec un représentant de haut rang de la Grande Loge régulière de Belgique m’a permis de vérifier que la rupture totale avec les autres Obédiences – du reste explicitement indiquée dans l’Appel de Bâle – était une condition non négociable… Certes, si la LNF a quitté la table, c’est aussi parce que, par un hasard malheureux, au moment où elle s’apprêtait à annoncer son retrait pour les raisons que je viens d’indiquer, un incident s’est produit à propos d’une question historique : j’ai publié un article dans une revue de vulgarisation (Historia), stipulant notamment que la Grande Loge de France n’avait pas été créée en 1728 ou 1738, que l’actuelle n’en dérivait pas, et que la première – celle du XVIIIème siècle – avait finalement fusionné en 1799 avec le GODF. Je le maintiens, car c’est une vérité d’évidence que connaissent tous les historiens. Le Conseil Fédéral de la GLDF et son Grand Maître en ont pris ombrage et ont porté la censure contre moi…en oubliant que j’étais aussi l’un des négociateurs de la Confédération ! J’ai donc aussitôt proposé à la LNF de me démettre de cette fonction. La LNF, unanime, a préféré partir. Mais, une fois encore, les motifs de fond étaient plus sérieux. Il n’est pas difficile, en lisant les blogs, de constater que depuis un an, cette affaire confédérale empoisonne les relations maçonniques françaises. Pourquoi ? Simplement parce que cela dure trop longtemps et ne se déroule pas selon le plan prévu. Tout devait être bouclé avant la fin 2013 : on en est loin, très loin… Que s’est-il passé ? Les deux protagonistes, la GLDF et la GL-AMF, ne sont tout simplement pas d’accord entre eux : la seconde a toujours affirmé que son but était de redevenir régulière (au sens anglais), la première « découvre » que le prix à payer – notamment en matière de relations interobédientelles – est peut-être trop élevé. Je crois que le Grand Maître de la GLDF, en refusant publiquement à plusieurs reprises l’idée d’une rupture – ce qui est évidemment en totale contradiction avec l’Appel de Bâle – exprime son souhait de préserver l’unité de la Grande Loge, et c’est parfaitement normal. Sauf que cette situation ne peut perdurer et que l’irritation qui gagne les esprits, et les conduit à des réactions agressives et à des discours publics parfois stupéfiants, est le symptôme d’un réel malaise. Mon tort aurait-il été de le souligner et d’en dire clairement les raisons ? Pourtant, ne gagnerions-nous pas tous à dire haut et fort la vérité toute simple ?...

Y a-t-il une stratégie derrière Les promesses de l’aube ?

Le petit livre que j’ai co-signé avec Alain Bauer et Michel Barat, proposait une analyse historiquement fondée de la situation actuelle. Il ne suffit pas de s’offusquer devant l’expression « Guerre des obédiences », c’est pourtant bien la réalité actuelle. Car, en rencontrant la difficulté que j’ai évoquée plus haut, on a subtilement tenté de changer le propos de la Confédération : ce serait désormais une simple réunion d’Obédiences spiritualistes… Soit, mais faut-il nécessairement se fédérer et fermer ses portes aux autres pour cultiver sa spécificité ? La LNF par exemple, depuis près de 50 ans, pratique une maçonnerie qu’elle qualifie elle-même, dans sa Charte, de « nature religieuse » – oui, vous avez bien lu ! Elle ne s’intéresse ni au « sociétal », ni aux questions politiques ou économiques. Mais elle a toujours accueilli dans ses loges, et accueillera toujours, tous les membres des Obédiences qui lui font l’amitié de venir la visiter, sans rien leur demander, sans leur faire signer ni même lire quoi que ce soit, simplement pour partager avec eux, le temps d’une tenue et sans engagement de leur part, une vision de la maçonnerie qui n’est peut-être pas la leur. Je pourrais également citer le cas de la GLTSO qui me parait dans un état d’esprit à peu près identique, sans parler du Grand Prieuré des Gaules et de quelques autres de taille plus modeste. Toujours est-il que si la reconnaissance anglaise s’éloigne, reste alors pour la Confédération le seul destin d’un club d’Obédiences qui ne parlent pas aux autres. Beau résultat…mais, après tout, pourquoi pas ? Alain Bauer, qui est mon ami, instrumentalise-t-il tout cela, comme un petit diable ? Libre à chacun de le croire, mais le sens de notre écriture commune – sur certains sujets, et pas sur tous ! – est pourtant très différent. Nous n’avons pas, lui et moi, les mêmes conceptions maçonniques, loin s’en faut, mais nous essayons simplement de montrer que, comme le recommandait Anderson dans le Titre Premier des Constitutions de 1723, des « personnes qui n’auraient pu que demeurer perpétuellement étrangères » peuvent aussi travailler ensemble et constituer ainsi le « centre de l’union ». Est-ce donc si étonnant et si scandaleux ?

La GL-AMF a-t-elle été rejetée du Salon maçonnique du livre de Paris ?

Juste un mot sur l’un des ultimes éclats de cette situation électrique, transformé en déflagration majeure par la vertu d’un célèbre blog… Le Salon maçonnique du livre, organisé par l’IMF dans les locaux de la GLDF depuis dix ans, fut en 2003 une initiative de La Maçonnerie Française, depuis lors disparue corps et biens : elle reposait sur l’idée que des Obédiences différentes peuvent travailler ensemble sans se quereller ni s’enfermer. Une idée idiote, en effet… Depuis l’origine, la GLNF n’ayant pas fait partie de ce mouvement, n’a jamais participé en tant que telle à ce Salon. Toutefois, par esprit d’ouverture, nous avons admis une revue, Villard de Honnecourt – qui se trouve appartenir à la GLNF. Par hasard, le représentant de cette revue est devenu, entre deux salons, membre de la GL-AMF qu’il a naturellement et honnêtement pensé pouvoir représenter. Mais la GL-AMF – que personnellement je respecte pour sa cohérence et sa clarté – est, si je puis dire, dans la même catégorie que la GLNF : elle ne reçoit que les « réguliers » – ce qui n’est pas (encore) le cas de la GLDF, d’ailleurs. Le Comité d’organisation, en mon absence du reste, a donc appliqué la même règle qu’à la GLNF. J’ajoute que cette année, évidemment, Villard de Honnecourt est absent, ce dont personne ne semble s’émouvoir ! Je pense que l’on peut discuter de tout et qu’il ne faut pas insulter l’avenir. J’ai exposé cette situation au Grand Maître de la GL-AMF, un homme affable et raisonnable avec qui j’entretiens des relations courtoises et confiantes, et il l’a bien compris. Lorsque les esprits seront apaisés – si les incendiaires patentés du web cessent leurs méfaits – nous pourrons trouver, j’en suis en tout cas partisan, une solution honorable, équitable et décente. Point final sur cette « tempête dans un dé à coudre »…

Et maintenant ?

Je voudrais conclure ce « Blog à part » sur deux sujets :

1. Je me permets de dire qu’il me parait nécessaire, pour le bien commun de la franc-maçonnerie, que les équivoques de la Confédération soient rapidement levées, afin que le calme revienne dans les esprits. De quel droit ? Simplement du droit que possède tout franc-maçon sincère de souhaiter que la franc-maçonnerie soit sereine… Il serait simple de demander aux Députés du Convent de la GLDF de trancher : rupture ou pas rupture. J’ai mentionné dans un post la fourchette de 70 à 90% de votes éventuellement favorables. On m’a reproché cette mention, voire cette affabulation. Pourtant je la tiens, je le répète, de sources internes sérieuses et recoupées. Mais je l’ai présentée au conditionnel, en précisant qu’on ne savait plus très bien qui disait vrai à la GLDF, tant les discours y sont contradictoires. Et cette fourchette ne concernerait que les Députés (qui ont bien voté successivement à 97% et 90% pour l’Appel de Bâle, qui prévoit explicitement la rupture des relations interobédientielles « irrégulières », et pour la Confédération !) mais cela n’engage pas les Frères des Loges : la proportion serait-elle la même parmi eux ? Je l’ignore évidemment. La GLDF, comme l’ont envisagé froidement certains, ne devrait-elle pas passer par une scission ? Cela n’expliquerait-il pas, et c’est tout à son honneur, la prudence de loup de son Grand Maître actuel ? Il est clair que 2014 sera l’année de tous les dangers pour la GLDF – car la GL-AMF, quant à elle, est apparemment toujours droit dans ses bottes, sur sa ligne fondatrice – mais nous devons tous souhaiter que des Frères, souverainement, fassent leur choix, prennent le chemin qui leur convient, afin que la paix revienne, car la GLDF pèse toujours d’un grand poids dans le concert maçonnique français. Mais, quoi qu’il arrive, elle n’échappera pas au choix cornélien que nous avons détaillé dans Les Promesses

2. Quant à moi, je permettrai de ne plus reparler de ces questions. J’ai mieux à faire, je crois. J’ignore si l’IMF survivra à la crise actuelle du paysage maçonnique français – nous l'avons écrit, dans notre livre, beaucoup de choses nées en 2003 ont été méthodiquement détruites, et ce sera peut-être la dernière – mais il se trouve que je ne vis certainement pas pour être « Président » de l’IMF, ce serait même tout à fait dérisoire. Si cela survient, je me contenterai de dire clairement qui a voulu cette destruction et j’en exposerai les raisons – pour l’histoire… Ce qui me passionne avant tout, ce qui me fait avancer dans ma vie, c’est seulement la recherche, le travail, la quête spirituelle que je partage avec mes Frères et mes Sœurs, sur ce blog et dans les loges, les miennes et les leurs. Et je n’ai pas l’intention de dévier de cette voie que je parcours avec bonheur – malgré tout ! – depuis plus de 30 ans.

Source : http://pierresvivantes.hautetfort.com/archive/2013/10/09/blog-a-part-parlons-serieusement-5192626.html

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 08:15

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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 06:49

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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 13:40

Il est, en maçonnerie comme ailleurs, des mots dont le destin est si compliqué que leur emploi même devient problématique. Ainsi du mot « martinisme » que l’on croit aisément saisir, pour le célébrer comme pour s’en distancier, mais qui pourtant, très souvent, trompe son monde en jouant sur les multiples sens qu’il renferme et mélange à loisir. En guise de préambule, rappelons-les brièvement. Au XVIIIème siècle et au début du XIXème, ce mot avant tout désigne deux groupes de personnes, deux milieux partiellement recouvrants mais pas exactement identiques, loin de là :

1. Le premier groupe rassemble les disciples de Martinès de Pasqually – quelques dizaines « d’émules », tout au plus –, qui entre Bordeaux et Lyon principalement, ont suivi leur maître – souvent avec difficulté – dans les tortueux méandres de sa pensées et de ses rituels, et cela pendant quelques années à peine, surtout entre 1767 et 1772. Les savantes distinctions lexicographiques que nous opérons de nos jours, en distinguant les « martinistes » et les « martinèsistes », n’avaient pas cours à cette époque et l’on parlait de « martinistes » pour qualifier les disciples d’un homme dont le nom connaissait du reste d’innombrables variantes, l’un d’entre elles, attestée au XVIIIème siècle, étant du reste « Martin Pascal » !

2. D’autre part, le principal de disciple de Martinès, je veux parler de Louis-Claude de Saint-Martin, avait forgé – à partir de 1775, c’est à dire après la disparition de son maître – une œuvre personnelle et s’était fait connaître et apprécier par un cercle de familiers – on n’ose encore parler de disciples – et, du fait d’une curieuse coïncidence homophonique, ces derniers prirent assez naturellement, ou on leur attribua, le nom de « martinistes », à eux aussi !

Cette première équivoque – nous verrons bientôt que le sujet nous en réserve d’autres – n’est pas a priori la plus fâcheuse, car elle est assez naturelle et traduit une réelle continuité spirituelle d’un homme à l’autre. Elle ne va cependant pas sans soulever d’emblée quelques problèmes dont il faut résumer ici l’essentiel. Mon propos n’est pas de reprendre en détail la doctrine et les enseignements de Martinès pour les confronter aux idées mystiques de Saint-Martin, mais de repérer ce que j’appellerais volontiers quelques « couples d’oppositions » qui, à travers des ruptures ponctuelles entre le maître et son élève, nous introduisent à une réelle dissemblance de leurs pensées respectives, ce que précisément l’unicité trompeuse du mot « martinisme », qui les rapproche pour parfois les confondre, ne nous permet plus toujours d’apercevoir. On pourrait démultiplier à loisir la liste de ces contrastes, tant le monde que nous abordons est complexe et déroutant – sans parler des questions de langage et de terminologie, les mots employés par l’un et par l’autre variant souvent de sens, ce qui rajoute un niveau de difficulté. Je me bornerai, pour la clarté des choses, à souligner trois oppositions qui éclaireront, je l'espère, les sources du RER, comme on le verra plus loin.

La première ligne de partage est celle qui sépare le maître spirituel du témoin. C’est celle que l’on souligne le moins souvent ; c’est pourtant celle qui me parait la plus lourdement chargée de sens. Martinès de Pasqually dont les sources sont à peu près inconnues – même si l’on peut avec quelque vraisemblance en soupçonner quelques unes –, et lui-même n’a jamais souhaité s’expliquer à ce sujet, se limitant à dire qu’il « transmettait ce qu’il avait reçu »…  Mais le ton qu’il emploie, en revanche, est très connoté. C’est comme un prophète qu’il s’exprime bien souvent, affirmant avec autorité, s’imposant avec véhémence, apparemment sûr de lui, comme conduit, guidé par quelque entité supérieure. On peut citer, dans un registre presque théâtral, cette crise de larmes qui le saisit lors d’une de ses toutes premières rencontres avec Willermoz, révélant à son nouvel émule, tout bouleversé par un tel spectacle, qu’on vient de lui signifier que grâce à lui certaine faute ancienne venait de lui être pardonnée. Vision fugitive de l’au-delà, communication angélique ou divine ? Nul ne le sait, et Martinès n’en dit rien, mais de telles aventures n’arrivent pas à n’importe qui. Martinès revendique sans le dire expressément, laisse soupçonner sans l’affirmer clairement, qu’il possède, si l’on peut dire, un « canal particulier » avec le Ciel ou avec des Esprits qui en proviennent directement. On ne s’étonnera guère que ses disciples, pourtant des hommes raisonnables et avisés – comme l’habile négociant que fut toujours Willermoz – aient presque tout accepté sans rien dire : les incartades du maître, ses jongleries financières, ses dérobades permanentes lorsqu’il s’agissait de livrer rituels et instructions promis depuis des mois, mille fois différés, jamais achevés. On comprend aussi que Willermoz, sans manifester le moindre doute, rapporte encore, bien des années après la mort de Martinès, que ce dernier, au jour et à l’heure présumés de son décès, à Saint Domingue, était apparu à Madame Pasqually restée à Bordeaux, son spectre traversant le salon où elle était à son ouvrage, en lui faisant un signe de la main : « fait qui a été confirmé et vérifié », ajoute Willermoz le plus sérieusement du monde. L’aurait-il simplement cru de son voisin ou même du pape ?  On pourrait certes sourire mais mon but n’est pas de faire sourire, ce qui est un peu trop facile dans le cas présent ; c’est plutôt de pointer ces anecdotes pour révéler la vraie nature de Martinès, ou du moins la relation spéciale qu’il entretint avec ses disciples les plus proches et les plus convaincus. Après la disparition de leur Maître, alors que l’Ordre s’achemine à grands pas vers sa fin, ces derniers réunissent à Lyon, entre 1774 et 1776, sous la houlette des plus brillants d’entre eux, pour y donner ce que l’on nomme aujourd’hui « Les Leçons de Lyon » : un cours d’exégèse des paroles de Martinès, un décryptage courageux d’un enseignement souvent impénétrable et jamais consigné de manière cohérente. Une seule chose manque pourtant à leur travail : une approche critique. Jamais, en effet, la légitimité de ce que l’on pourrait ici appeler les « logia » (c’est-à-dire des « saintes paroles ») du Maître ne sera remise en cause. Les trois professeurs de martinisme sont alors Du Roy d’Hauterive – un protestant passé au catholicisme sous l’influence de Martinès (le Ciel le lui pardonnera peut-être !) – Willermoz et bien sûr Saint-Martin qui en laissera une version personnelle, les Dix Instructions à un Homme de Désir. Comme les disciples de Jésus, incrédules devant sa fin inexplicable et cherchant dans les énigmes de ses paraboles la raison de son départ – et plus encore la promesse de son retour –, les émules de Lyon disaient entre eux : « Que voulait-il dire ? ». Tel fut pour eux Martinès : celui qui n’avait finalement rien livré mais qui aurait pu tout dire. On sait ce que Martinès a dit de lui-même, en revanche, prévenant d’avance toutes les critiques : « Quant à moi, je suis homme et je ne crois point avoir vers moi plus qu’un autre homme […] Je ne suis ni dieu, ni diable, ni sorcier, ni magicien. » Reste en tout cas pour l’historien une énigme que la documentation ne suffit pas à résoudre.

Or, combien Saint-Martin diffère de ce portrait ! Lui qui, docile mais déjà dubitatif devant les rituels incroyablement compliqués que lui prescrivait son Maître, l’interrogeait naïvement : « Faut-il donc tant de choses pour prier le Bon Dieu ? »… Martinès proclamait alors que Saint-Martin rendait témoignage, au sens même que revêt cette expression dans le célébrissime Prologue de l’Evangile de Jean dont un membre de phrase orne, dans le Rite Ecossais Rectifié, le triangle de l’Orient : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans lui. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu. »  

Tel était sans doute Saint-Martin. Prenons garde à ne pas l’oublier. Son « martinisme »  je reviendrai  sur l'incroyable flou sémantique de ce terme  n’est pas une doctrine, c’est avant tout une disposition de l’âme. Et comment ne pas reconnaître cet envoyé « qui était dans le monde » mais que « le monde n’a pas reconnu », dans l'ombre de celui qui se faisait précisément appeler le « Philosophe Inconnu » ?.

Le deuxième contraste que je voudrais envisageret qui précise celui que l’on vient d’évoquer, est celui qui oppose la théurgie à la mystique. Nous sommes ici sur un terrain plus affermi, et surtout dans une distinction plus classique. On pourrait aisément résumer en peu de mots cette différence : Martinès a écrit des rituels, prescrit des opérations ; Saint-Martin a écrit des prières et prêché la méditation solitaire et le contact personnel avec Dieu. Pourtant, les choses sont assurément plus complexes. Il existe, en Occident, depuis au moins la Renaissance, une tradition assez bien documentée de ce que l’on nomme la « magie cérémonielle ». Entendons par là, non pas les sombres et parfois douteuses procédures des magiciens et des sorcières de campagne, puisant dans les Clavicules de Salomon et le Grand Albert – célèbres classiques du genre depuis le Moyen Age – les moyens de ravir la fiancée d’un ennemi, de faire périr son troupeau, ou plus simplement de lui « nouer l’aiguillette »… Par magie cérémonielle, il faut entendre un genre nouveau, dans le sillage de Cornelius Agrippa, Giordano Bruno ou John Dee, des célébrations qui n’ont pas d’objet particulier, qui ne cherchent aucun effet concret dans le moindre matériel, pas de manifestation hors du commun, mais visent cependant à établir avec la Surnature, l’Au-delà du monde immédiat, un rapport d’un type particulier, à faire vibrer si l’on peut dire, en accord avec l’un des grands principes de l’ésotérisme occidental qui dit que « Tout est Vivant », les harmonies secrètes qui tissent le monde subtil qui nous entoure. Le but est en quelque sorte faire naître en nous, de faire naître en l’opérateur, le sentiment réel de son immersion dans un monde qui va bien plus loin que les apparences, briser la surface des choses. Le sommet de cette magie cérémonielle est la théurgie qui ne vise à rien de moins que de convoquer Dieu – si l’on peut ainsi s’exprimer – ou du moins de rendre palpable la présence de ses Esprits les plus élevés. Dans quel but ? Uniquement pour vérifier leur présence, sentir leur proximité et, du même coup, constater leur amitié. C’est à cela que vise Martinès avec ses rituels compliqués. Il n’a jamais cherché, comme tant de charlatans, à fabriquer des philtres d’amour ni à favoriser ses affaires par des procédés occultes – ses affaires furent du reste calamiteuses et ses finances catastrophiques tout au long de sa vie. Ce qu’il ambitionne, c’est de susciter la présence intime et vécue du Divin. Expérience au demeurant strictement personnelle et privée puisque les effets lumineux et sonores qui, selon lui, attestaient du succès des opérations, étaient exclusivement réservés à l’opérateur, les autres personnes présentes ne percevant rien. On voit que cette théurgie toute intérieure est bien éloignée de la magie vulgaire. Elle a presque la valeur d’une expérience mystique. Et c’est ici que Saint-Martin, si l’on veut bien y prendre garde, n’est pas si éloigné qu’on le croirait de son Maître Martinès. Voyons cela de plus près. De même qu’il existe en Occident une tradition de la magie vulgaire, je l’ai dit, il existe une tradition encore plus brillante de la mystique extatique, faite de transes et de convulsions, d’états seconds, de poings tordus et d’yeux révulsés – pour ne pas parler des troublants émois de Thérèse d’Avila, le cœur transpercé par le dard d’un petit ange et éprouvant alors une délicieuse torpeur où, disait-elle, « le corps lui-même a sa part », expérience dont la célèbre statue du Bernin, à Rome, a parfaitement saisi la nature… Mais la mystique de Saint-Martin ne se situe assurément pas dans ce registre là – de même que la magie de son Maître avait peu à voir avec celle de Harry Potter ! Si la théurgie de Martinès est une magie cérémonielle, on pourrait dire que la mystique de Saint-Martin est une méditation ritualisée. Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on veut dire par là, mais cette idée me parait importante. Saint-Martin s’est incontestablement, après la mort de Martinès, éloigné de la théurgie et de ses rituels –même des simples rituels maçonniques rectifiés, puisqu’il n’a pratiquement plus participé à aucune loge ni à aucun autre niveau de l’Ordre rectifié à partir de cette époque. Mais, pour autant, il ne s’est pas réfugié dans une pure introspection. Ce serait une profonde erreur que de croire, influencé par le mot de Papus qualifiant cela de « voie cardiaque » – une terminologie anatomique qui trahit le médecin de formation – que Saint-Martin se serait livré à une sorte de délectation morose, de vague prière un peu larmoyante, comme son siècle en avait la spécialité. Saint-Martin, après Martinès, n’est pas resté longtemps orphelin. Il a trouvé un père de substitution, son deuxième maître. Il s’agit de Jacob Boehme. Et cette découvert est essentielle car c’est une clé pour comprendre Saint-Martin – et à travers lui, qui s’est qualifié de « coën » jusqu’à la fin de ses jours, pour saisir le sens nouveau qu’il a donné, en toute connaissance de cause, lui le disciple du premier rang, à la doctrine spirituelle de son premier maître. Avec Jacob Boehme, ce n’est de plus de théurgie qu’il faut parler, mais de théosophie : la nuance est d’importance mais surtout la mutation est révélatrice. Je ne crois pas, en l’occurrence, qu’il s’agisse d’un reniement. Je pense qu’il y a là comme un accomplissement. Boehme, à qui Saint-Martin consacrera les 15 dernières années de sa vie, quant il n’en avait donné qu’une demi-douzaine à son Maître ; Boehme dont il traduira le premier les œuvres en français après voir tout exprès appris l’allemand pour cette seule raison ; Boehme, enfin, dont Saint-Martin dira qu’il fallait non point l’opposer mais l’unir à Martinès, et chez qui il retrouvait non seulement toutes les doctrines de ce dernier mais dont il pensait qu’il l’avait dépassé en ampleur et en profondeur. Quel extraordinaire aveu ! Ce point, qui nécessiterait de longs développements, a encore été trop négligé dans les milieux rectifiés. Or, Saint-Martin le dit avec force et netteté : dans cette voie spirituelle particulière, la théosophie de Boehme est à la fois une source et un aboutissement. Et comme toute théosophie, elle se nourrit moins de rituels et d’invocations que d’images et de signes, visualisés, médités, intériorisés. C’est la voie des médiations et de l’imagination active dont Antoine Faivre nous a dit, dans sa fameuse typologie des invariants de l’ésotérisme, qu’elle en est précisément l’une des composantes essentielles. J'y reviendrai. (à suivre)

Source : http://pierresvivantes.hautetfort.com/archive/2013/10/06/martinisme-et-franc-maconnerie-les-equivoques-spirituelles-5.html

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 11:22

William Wallace apparaît dans l'histoire en assassinant le shérif anglais de Lanark pour venger la mort de sa bien aimée (Marion Braidfute). En raison de ce crime, il est mis hors la loi et se réfugie dans les bois où il est bientôt rejoint par une trentaine de compagnons avec lesquels il massacre la garnison anglaise de Lanark(en mai 1297). C'est le signal de la rébellion. De grands seigneurs ne tardent pas à se joindre à lui, William Douglas, qui devient son lieutenant, Robert Wishart, évêque de Glasgow qui parvient à rallier James Stewart le Grand Sénéchal à la cause et bientôt Robert Bruce le Jeunerompant par là la réputation d'anglophilie de la famille Bruce. Et c'est avec une armée que Wallace met le siège devant Dundeeau mois d'août 1297. Le comte de Surrey et Hugh Cressingham, trésorier, réagissent et placent leur troupe à Stirling coupant ainsi Wallace de ses arrières.

William Wallace rompt alors le siège et se dirige vers Stirling. Mais lorsqu'il arrive, les Anglais sont déjà solidement positionnés et plus nombreux – 10 000 fantassins et 300 cavaliers contre 4 000 fantassins et 180 cavaliers écossais[réf. nécessaire]. La situation semble désespérée pour les Écossais qui parviennent cependant à profiter de la maladresse d'un chevalier anglais qui souhaitait engager le combat prématurément. Suite à ce renversement de situation, les Anglais perdent 3 000 hommes dont plus de 100 chevaliers. La victoire écossaiseest éclatante.

Quelques villes ne tardent pas à ouvrir leurs portes dont : Aberdeen, Dundee, Perth, Stirling, Édimbourg, Roxburgh, Berwick. Wallace dirige en octobre-novembre 1297des campagnes qui le mènent jusque dans le Cumberland et le Northumberland, tout en faisant régner l'ordre dans les territoires sous son pouvoir. Il est proclamé avant mars 1298 « gardien du royaume d'Écosse ». Édouard Ier doit intervenir en personne, abandonnant un temps le continent - où il appuyait les Flamands contre la France - pour reprendre le contrôle de l'Écosse. Il reprend Berwick en juillet 1298, puis Roxburgh. Il parvient à couper le chemin de Wallace à Falkirk. L'armée écossaise y est écrasée le 22 juillet 1298 - 2 000 morts. C'est la fin de l'épopée de Wallace.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/William_Wallace

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