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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:46

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:44

Je me permet de dédier ma planche à la mémoire d'un de nos FF qui vient de partir pour l’éternel Orient, de là où il est il m’a lancé l’inspiration alors que j’étais à cours d’imagination. Je ne puis commencer cette présentation sans être obligé de passer par une description quelque peu académique mais nécessaire. J’y présente les ordres d’architecture un à un en établissant un parallèle avec notre symbolique, je développerai ensuite mon thème de façon plus personnelle, résultat de mon parcours de Compagnon.

Nous trouvons d’abord : Les ordres grecs 1) L'ordre dorique. Le Larousse nous indique que c'est : l'ordre le plus simple, le plus mâle des trois ordres d'architecture ; il est aussi le plus ancien.C'est le premier ordre d'architecture. Pour nous Maçons, la colonne dorique évoque l'idée de force et de grandeur, fortification de la raison et de la volonté les pieds directement sur terre comme la colonne de cet ordre aux vertus masculines. C'est la colonne du premier surveillant FORCE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle nord-ouest (Septentrion-occident). 2) L'ordre ionique. Le Larousse indique que c'est : l'un de cinq ordres d'architecture caractérisé surtout par un chapiteau orné de deux volutes.C'est le deuxième ordre d’architecture. Pour nous Maçons, la colonne ionique évoque le sentiment, la sensibilité, l'intuition et l'imagination toutes qualités féminines entre toutes. C'est la colonne de notre vénérable maître en loge : SAGESSE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-est (Orient-midi). 3) L'ordre corinthien. Le dictionnaire indique que c'est : le troisième et plus riche des ordres d'architecture. Pour nous Maçons, dans notre loge écossaise la colonne corinthienne est la plénitude de la beauté.  C'est la colonne de notre deuxième surveillant : BEAUTE. La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-ouest (Midi-occident). En même temps que la beauté c'est l'ordre le plus libre de tous, variation dans ses cannelures, ses proportions, sa décorations. C'est l'ordre de l'invention et de la nouveauté.

Viennent ensuite : Les ordres romains 4) L'ordre eomposite ou romain Ordre formé du mélange de l'ordre ionique et de l'ordre corinthien. C'est le quatrième ordre d'architecture. Pour nous Maçons, cet ordre n'est pas présent en loge. N'a-t-il qu'un rôle symbolique avec l'ordre toscan afin d’amener du chiffre 3 de l'apprenti au chiffre 5 du compagnon, soit 3 + 2. Mais je pense qu'il n'a pas que cette symbolique. Le fait que les romains l'emploient pour orner essentiellement leurs arcs de triomphe, n'y a-t-il pas le symbole du triomphe de la lumière éclairant le genre humain de par l'association féminine de l'ordre ionique et de celui plus masculin de l'ordre corinthien.

5) L'ordre toscan. Le dictionnaire Larousse indique que c'est : Le plus simple des ordres d'architecture, chez les romains c'est une déformation de l'ordre dorique. Pour nous Maçons, cet ordre est plus énigmatique, les anciens, eux-mêmes, ne l'utilisèrent qu'en de rares exceptions. Est-ce un complément architectonique enrichissant pour la beauté, genre de chapiteau androgyne de l'ordre dorique qui serait devenu carré ?

5 ordres d’architecture auxquels correspondent les 5 voyages d’initiation du compagnon. 5 c’est aussi les cinq coups de maillet lors de l’ouverture de nos tenues au grade de compagnon. Ce sont encore les 5 officiers qui éclairent la loge : Le Vénérable maître, le Premier et le Second surveillant, l’orateur et le secrétaire qui sont les 5 lumières de la loge. Mais encore les 5 pointes de l’étoile flamboyante qui nous ramène aux 5 sens et à la divine harmonie du nombre d’or. Elle est complétée par la lettre G de la géométrie qui contribue à la bonne construction de notre tabernacle intérieur et symbolique gouverné par l’intelligence humaine dont nous a doté le G\ A\ D\ L\ U\. Le chiffre 5 est le nombre de l’union pythagoricienne, c’est aussi le chiffre du centre de l’harmonie et de l’équilibre. Symbole de l’homme qui devient le tabernacle parfait comme nous allons le voir.

1er voyage, avec le maillet et le ciseau, les 5 sens sur la colonne de la beauté, ordre corinthien, correspondant à la 1ère année des études de l’initié.

2ème voyage, avec la règle et le compas, les 5 ordres d’architecture sur la colonne de la force, ordre dorique, correspondant à la deuxième année des études de l’initié. C’est la base solide sur laquelle viennent s’étayer les autres étages de notre élévation vers la lumière, tels les palais renaissance où l’ordre dorique est réservé au rez-de-chaussée dans l’ornementation de la façade. Ce deuxième voyage est la préparation de la décoration d’un tabernacle digne de la majesté du Grand Architecte de l’Univers. Ce tabernacle…c’est vous, c’est moi,  c’est nous, c’est l’homme, l’être de chair, celui qui doit être droit physiquement et moralement, juste dans ses relations avec ses semblables et ses proportions humaines divinement harmonisées. Le compas, emblème de la sagesse, de la prudence et de la circonspection, nous aide à mesurer les angles et à établir ces proportions c’est l’ordre ionique à deux volutes. La règle c’est la rectitude de notre esprit et de nos actes. Il ne faut pas oublier que l’architecture est le sujet de mes études après la connaissance de « soi-même ». C’est l’art le plus beau et le plus noble. Ce construire soi-même avec le soin extrême dû au temple, tabernacle qui accueillera le Grand Architecte de l’Univers.

3e voyage, avec une règle et une pince, les 7 arts libéraux sur la colonne de la sagesse. La sagesse de l’ordre ionique qui reprend, par la forme de ses deux volutes qui se font face, les deux plateaux de la balance qu’il faut équilibrer. Ordre féminin qui vient nous rappeler que tout être humain possède la bivalence du masculin et du féminin qui se complète et forme un équilibre à toute justice par leur union dans un être.

4e voyage, avec la règle et l’équerre, voyage de la connaissance des sphères, propriétés de la Sphère céleste et de la Sphère terrestre…

5e voyage … Libre fin du cours de mes études, capable de transmettre ce qui m’a été donné.

« rendre à ceux qui viennent après lui l’instruction qu’il a reçue lui-même de ceux qui l’ont précédé, tel est le principal objet de l’initiation au second Degré ».

Une fois que l’ordre dorique, ordre masculin a servi de base à l’édifice, l’ordre ionique suit pour établir une juste proportion et enfin l’ordre corinthien de la beauté finit cette construction pour la ramener au chiffre un et achever dans la perfection ce tabernacle. L’ordre corinthien orné de feuilles d’acanthe est là pour nous rappeler que le mal, symbolisé dans les épines de la plantes, doit contrebalancer la beauté de la forme des feuilles afin d’en mieux profiter. c’est un peu le pavé mosaïque entre blanc et noir. Ses piquants symbolisent encore le triomphe de l’architecte qui a surmonté les difficultés de sa tâche.

Les deux autres ordres sont inconnus dans le rite et je ne vois pas comment les rattacher. Peut-être est-ce le symbole des organes dont on ne connaît pas la fonction et que l’on découvre au fur et à mesure de notre progression, comme toutes choses dans la nature qui ne sont jamais créées pour rien et dont le sens caché n’apparaît que bien plus tard. Ou bien est-ce l’inconnu, la non connaissance, l’inexpliqué qui reste toujours ou qui découle de ce que l’on a découvert. Mon chemin ne s’arrêtant pas à ce degré, sans doute en percevrai-je le sens plus tard.

Enfin, ce tabernacle construit le long de ma vie maçonnique ressemble à s’y méprendre à ma loge mère. A l’heure ou je devrais retourner à l’Orient éternel, mon âme, cet enfant nu s’approchera du temple, lieu du passage, elle abordera par le pied gauche les trois marches du temple, elle frappera trois fois aux portes d’airains entrouvertes, passera les deux colonnes Boaz et Jakin, entrera, fera les trois pas de l’apprenti, pour glisser vers ce pas compagnonnique qui m’amènera entre les colonnes force et beauté, au loin la colonne sagesse qui délimiteront mon carré long recouvert du pavé mosaïque des actes, bons ou mal, blancs ou noirs, de ma vie. Derrière, les grenades seront épanouies, telles des sexes de femmes me rappelant mes origines, le début et la fin. En face , baignant dans une grande clarté venant des trois fenêtres de la loges, l’étoile flamboyante entre le soleil et la lune. Michel m’accueillera avec sa balance sur laquelle mon âme montera. J’espère que la droite du niveau du balancier rencontrera en son milieu, en rectitude, la perpendiculaire du fléau. Puis, pour passer du zénith au nadir, ainsi délimité, mon âme s’élèvera par le fil à plomb vers le Grand Architecte de l’Univers. Je passerai dans le giron d’Abraham, qui me prendra en charge pour que mon âme devenue cette pierre cubique, à peu près polie, s’ajuste au autres pierres pour ériger la Jérusalem céleste, le nouveau temple de Salomon. A moi Abraham, je suis ton frère…Cinq coups,…Schibboleth.

J’ai dit V\ M\

Source : www.ledifice.net

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:34

Bleu, Bleu, le ciel de Provence...
Bleu : union du ciel, et par réverbération, de la mer.
Bleu : la couleur qui ne fait pas de vagues !
Le bleu est l'une des trois couleurs primaires.
Le bleu est la couleur du ciel et de l'eau. Il symbolise l'infini, le divin, le spirituel. Il invite au rêve et à l'évasion spirituelle. Par extension, il évoque la paix, le calme, la volupté. Associé au froid, le bleu est symbole de fraîcheur et de pureté. On ne le dit jamais assez. Le bleu est la couleur préférée de tout un chacun. Loin devant le vert et le rouge. Du pastel à l'indigo, du marine à l'outremer. On connaît le bleu de Vermeer ; il y a aussi celui de Philippe de Champaigne, celui des portraits-charge sous le Second Empire, des reproductions des poilus dans les tranchées de 14-18, celui des Gauloises... Quels que soient le sexe, les origines sociales, la profession ou le bagage culturel, le bleu écrase tout. Et le vêtement en est la principale manifestation, des uniformes au jean. Mais il n'en pas toujours été ainsi. Au contraire. Dans l'Antiquité, la couleur bleue est délaissée, voire méprisée. A Rome, c'est la couleur des barbares, de l'étranger (les peuples du Nord comme les Germains aiment le bleu). De nombreux témoignages l'affirment : avoir les yeux bleus pour une femme, c'est un signe de mauvaise vie. Pour les hommes, une marque de ridicule. On retrouve cet état d'esprit dans le vocabulaire : en latin classique, le lexique des bleus est instable, imprécis. Lorsque les langues romanes ont forgé leur vocabulaire des couleurs, elles ont dû aller chercher ailleurs, dans les mots germaniques (blau) et arabe (azraq). Chez les Grecs aussi on relève des confusions de vocabulaire entre le bleu, le gris et le vert. Les textes bibliques anciens en hébreu, en araméen et en grec utilisent peu de mots pour les couleurs et ce seront les traductions en latin puis en langue moderne qui les ajouteront... Mais, à l'exception du saphir, pierre préférée des peuples de la Bible. Il y a peu de place pour le bleu. Il n'y a pas à ce moment-là de progrès particulier dans la fabrication des colorants ou des pigments. Ce qui se produit, c'est un changement profond des idées religieuses. Le Dieu des chrétiens devient en effet un dieu de lumière. Et la lumière est...bleue ! Pour la première fois en Occident, on peint les ciels en bleu - auparavant, ils étaient noirs, rouges, blancs ou dorés. Les hommes d'Eglise sont de grands coloristes, avant les peintres et les teinturiers. Certains d'entre eux sont aussi des hommes de science, qui dissertent sur la couleur, dont des expériences d'optique, s'interrogent sur le phénomène de l'arc-en-ciel... Lumière ou matière ? La première hypothèse l'a largement emporté et, du coup le bleu, s'est répandu non seulement dans les vitraux et les oeuvres d'art, mais aussi dans toute la société. En trois générations, le bleu devient à la mode aristocratique. La technique suit : stimulés, sollicités, les teinturiers rivalisent en matière de nouveaux procédés et parviennent à fabriquer des bleus magnifiques. C'est ainsi que le bleu devient en quelque sorte le contraire de rouge. On utilisera pour les vitraux un produit fort cher, le cafre (que l'on appellera bien plus tard le bleu cobalt). Il deviendra le célèbre bleu de Chartres. Les conséquences économiques sont énormes : la demande de guède, cette plante mi-herbe, mi-arbuste que l'on utilisait dans les villages comme colorant artisanal, explose. Sa culture devient soudain industrielle, et fait la fortune de régions comme la Thuringe, la Toscane, la Picardie ou encore la région de Toulouse. On la cultive intensément pour produire ces boules appelées «coques », d'où le nom de pays de cocagne. C'est un véritable or bleu ! On a calculé que 80% de la cathédrale d'Amiens, bâtie au XIIIème siècle, avait été payée par les marchands de guède. A Strasbourg, les marchands de garance, la plante qui donne le colorant rouge, étaient furieux. Ils ont même soudoyé le maître verrier chargé de représenter le diable sur les vitraux pour qu'il le colorie en bleu, afin de dévaloriser leur rival. Cela durera jusqu'au XIIIème siècle. A la fin du Moyen Age, la vague moraliste, qui va provoquer la Réforme, se porte aussi sur les couleurs, en désignant des couleurs dignes et d'autres qui ne le sont pas. La palette protestante s'articule autour du blanc, du noir, du gris, du brun...et du bleu. Comparez Rembrandt, peintre calviniste qui a une palette très retenue, faite de camaïeux, et Rubens, peintre catholique à la palette très colorée... Regardez les toiles de Philippe de Champaigne, qui sont colorées tant qu'il est catholique et se font plus austères, plus bleutées, quand il se rapproche des jansénistes... Ce discours moral, partiellement repris par la Contre-Réforme, promeut également le noir, le gris et le bleu dans le vêtement masculin. Il s'applique encore de nos jours. Au XVIIIème siècle, il devient la couleur préférée des Européens. La technique en rajoute une couche : dans les années 20, des alchimistes de Berlin inventent le fameux bleu de Prusse, qui va permettre aux peintres et aux teinturiers de diversifier la gamme des nuances foncées. De plus, on importe massivement l'indigo des Antilles et d'Amérique centrale, dont le pouvoir colorant est plus fort que l'ancien pastel et le prix de revient, plus faible que celui d'Asie, car il est fabriqué par des esclaves. Toutes les lois protectionnistes s'écroulent. L'indigo d'Amérique provoque la crise dans les anciennes régions de cocagne, Toulouse et Amiens sont ruinées, Nantes et Bordeaux s'enrichissent. Le bleu devient à la mode dans tous les domaines. Les jeunes Européens s'habillent en bleu, et la poésie romantique allemande célèbre le culte de cette couleur si mélancolique - on en a peut-être gardé́ l'écho dans le vocabulaire, avec le blues... En 1850, un vêtement lui donne encore un coup de pouce : c'est le jean, inventé à San Francisco par un tailleur juif Lévi-Strauss ( Bleu de Gênes), le pantalon idéal, avec sa grosse toile à l'indigo, le premier bleu de travail.
Il faut attendre les années 1930 pour que, aux Etats-Unis, le jean devienne un vêtement de loisir, puis un signe de rébellion, dans les années1960-1970, mais pour un court moment seulement, car un vêtement bleu ne peut pas être vraiment rebelle.
En France, il fut la couleur des républicains, s'opposant au blanc des monarchistes et au noir du parti clérical. Mais, petit à petit, il a glissé vers le centre, se laissant déborder sur sa gauche par le rouge socialiste puis communiste. Il a été chassé vers la droite en quelque sorte. Après la Première Guerre mondiale, il est devenu conservateur (c'est la Chambre bleu horizon). Il l'est encore aujourd'hui. C'est une couleur consensuelle, pour les personnes physiques comme pour les personnes morales: les organismes internationaux, l'ONU, l'UNESCO, le Conseil de l'Europe, l'Union européenne ainsi que les Francs Maçons, tous ont choisi un emblème bleu. On le sélectionne par soustraction, après avoir éliminé les autres. C'est une couleur qui ne fait pas de vague, ne choque pas et emporte l'adhésion de tous. Si le bleu est la couleur de l'esprit et de la pensée, c'est aussi celle du rêve et c'est pour cela qu'elle a été utilisée par de nombreux peintres. Elle calme, crée la détente, est propice au développement de la vie spirituelle. L'époque contemporaine a conduit de nombreux artistes à utiliser cette couleur : Citons-en quelques uns qui ont donné, soit à un moment de leur parcours, soit tout au long de leur carrière, la primeur à cette couleur : Matisse : Nu bleu Miro: Bleu I, II, III Kandinsky : Bleu de ciel Klein : Monochrome  Picasso : Période Bleue Nicolas de STAEL. Aujourd'hui, quand les gens affirment aimer le bleu, cela signifie au fond qu'ils veulent être rangés parmi les gens sages, conservateurs, ceux qui ne veulent rien révéler d'eux-mêmes. En Franc Maçonnerie, les 4 grades de l'Ecossisme comprennent en premier lieu la Maçonnerie Bleue (concernant les loges symboliques). Les loges des 3 premiers grades, Apprenti, Compagnon, Maître sont appelée loges bleues, alors que seule la loge du grade d'apprenti est en réalité tendue de Bleu. La couleur Bleue est celle du Ciel et de la Tolérance qui doit caractériser le désir d'excelsion et conditionner l'attitude des Maçons des 3 premiers grades. La Loge Bleue représente symboliquement le Cosmos. En fait, elle est à ciel ouvert sur la voûte étoilée, indiquant les possibilités d'élévation spirituelle auxquelles chaque maçon peut tendre. A, l'image de l'apprenti ; qui en étant initié, chemine, hésitant sur la voie de la connaissance, de nombreuses expressions traduisent cette idée de débutant : Se faire avoir comme un bleu : comme un débutant. À l'Armée, et dans certains milieux professionnels, un bleu est un débutant, une jeune recrue sans expérience ( bleusaille). D'autres expressions utilisant le mot Bleu : Un bas-bleu : femme intellectuelle, écrivaine pontifiante (péjoratif).
Nom de bleu : Expression utilisée pour dire « nom de dieu » sans blasphème.Ventrebleu, morbleu, parbleu, sacrebleu sont d’autres jurons formés d'une altération volontaire de « nom de dieu », afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas) ;
Un Cordon Bleu était, sous l'ancien Régime le surnom donné à un chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Il désigne aujourd'hui un grand chef cuisinier.
Le sang bleu est le signe de la noblesse.
Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Le bleu de chauffe, le bleu de travail, est un vêtement de couleur bleue utilisé pour les travaux salissants.
Être fleur bleue : être naïf, rêveur ou romantique ;
Avoir une peur bleue : avoir énormément peur.
Le grand bleu désigne l'océan, lagrande bleue la mer ;
Si on a des Bleus à l'âme, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons notamment, à la tristesse. L'expression « blue devils » signifie « idées noires ». Le « blues » est un état de mélancolie (spleen) qui a donné le blues, un genre musical. Le Baby Blues est le nom donné à l'état dépressif de la jeune mère pouvant survenir après l'accouchement... Le bleu est généralement une couleur masculine, par opposition au rose pour les filles. Vue depuis l'espace, la terre, recouverte à 70 % d'eau, doit sa tonalité bleue à la réflexion du ciel dans l'eau des mers et des océans. C'est la Planète Bleue.

J'ai dit.

www.ledifice.net

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:05

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:19

1 Qu’est ce que c’est ? 
Le Delta (comme le nom de la 4ieme lettre grecque qui en majuscule est représentée par un triangle lumineux) est un triangle qui porte en son centre un œil symbolique. 
Le triangle qui symbolise la sainte Trinité divine dans le Catholicisme, est équilatéral. En effet, on le retrouve comme représentation de Dieu dans des peintures d’avant la renaissance. Il figure sur le fronton de nombreuses Eglises baroques de Venise et dans la chapelle du château de Versailles. 
Pour ne pas les confondre, les FM le représentent parfois en triangle isocèle avec seulement 2 cotés égaux. Dans ce cas, il présente les rapports du « nombre d’or » à savoir sommet a 108°, qui est le nombre de l'Homme, et angles de base à 36°, qui est le nombre du ciel, et comme la somme des 2 angles de la base 36 fait 72, ou trouve le nombre de la terre. Puisque 72 + 36 font 108, il y a la corrélation entre la Terre le Ciel et L’homme. Au passage, II y a aussi 108 grains au chapelet du Bouddhisme. 
Mais ce n’est pas le cas ni dans notre Temple ni sur notre tableau de Loge ou il est également équilatéral comme les chrétiens. Il porte en son centre soit le tétragramme sacré IEVE soit écrit en latin a l’intérieur «  la Lumière a luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue », soit l’œil divin qui rayonne. Cet oeil symbolise sur le plan physique le Soleil visible d’où émanent la vie et la lumière et sur le plan spirituel le Grand architecte de l’Univers. 

2 Emplacement 
Des ma première entrée dans le Temple, le Delta lumineux m’est apparu puisqu’il se tient au dessus du Vénérable Maître, entre le Soleil et la Lune, dominant les travaux et il est allumé très vite pendant le rituel. Il nous fait face et l’œil frontal nous regarde pendant toute la durée de la Tenue et je suis persuadé qu'il ne nous quitte pas des yeux tout le long de notre vie car il voit tout. Par cette position, le Delta domine physiquement les travaux. 

3 Parlons maintenant de sa forme elle-même, le triangle. 
Le triangle est la première figure que l’on obtient après la ligne droite. Les anciens se servaient de la corde a noeuds pour faire un triangle (avec 3, 4 et 5 soit demi rectangle). 
Nous pouvons tous tracer un triangle à l'aide d'un compas. Il suffit d'ouvrir celui-ci avec un angle aléatoire, de tracer un cercle puis de reporter le demi rayon sur la circonférence à partir d'un point quelconque. Celle-ci sera divisée en 6 parties égales. Il faudra ensuite relier un point sur deux et l'on obtiendra un triangle équilatéral. 

4 Symbolique de la forme 
Si je trace un cercle autour d'un triangle équilatéral et un autre dans le triangle lui-même, il s'avère que le point central est identique. Si je symbolise le grand cercle par le Monde et le petit cercle par moi-même, cela me fait penser au rapport entre le macrocosme et le microcosme, un exemple pour me rappeler l'Unité mais aussi que l'Homme est infiniment petit par rapport a l'Univers. 
Pour nous, Franc Macon, Le Delta lumineux symbolise la présence Divine. 
Le triangle équilatéral est la première des figures géométriques. Par ses 3 cotés et ses angles égaux, il est un symbole d'équilibre, d'unité et d'harmonie. Le Delta Maçonnique est représenté avec sa base en bas, reposant sur la Terre, monde de l'Homme, de la matière et sa pointe dirigée vers le haut, vers le Ciel, monde céleste divin, monde de la spiritualité. Cet aspect m'évoque que l'Homme tend à s'élever du bas vers le haut, de l'être basique à l'être supérieur. De marcher vers la direction que nous montre le Delta, vers la source qui nous inonde. 

5 Viennent ensuite les rayons qui émanent de lui. 
Ils partent de cette source de savoir vers le reste du monde. Ces rayons montrent que ce symbole est actif et autonome. En effet, que ce soit le Maillet, le Ciseau, l'Equerre, le Compas ou bien d'autres outils encore, une action est nécessaire afin de les employer. Ils ont besoin d'une action humaine pour être opérationnels. Ce symbole pour sa part, produit une énergie qui émane en permanence pour prodiguer la connaissance et son Amour Divin. Ses bienfaits sont dispenses à 360°, dans tous les sens, toutes les directions. Ceci pour ne pas oublier que tout le monde a le droit d'être éclairé par cet enseignement, toutes nationalités, religions, ethnies confondues. 
Il est courant d'évoquer une lumière qui nous montre la direction à suivre; qui guide nos pas. Dans les récits des personnes qui ont frôlé la mort, il est cité une lumière au bout d'un tunnel. Dans les déserts ou sur les océans, quand il n'y a plus d'amer, le seul point de repère reste la lumière qui émane de la position des étoiles. Les rayons du Delta Lumineux sont une source d'énergie, de connaissance mais également la représentation des directions, nous montrant le chemin à suivre. 
La Loge est pour moi un lieu où nous travaillons à nous améliorer, un chantier de perfectionnement en perpétuel mouvement. 
Pour nous permettre cette évolution, il est mis à notre disposition des outils, des mots, des gestes qui nous permettent d'intégrer le plan parfait que le Grand Architecte de l’Univers nous a destiné. Afin que cet enseignement nous soit prodigué de façon juste et parfaite. Nous allons chercher la Lumière Divine et le Grand Architecte de l'Univers nous inonde de cette Lumière afin que nous puissions la refléter et la répandre au dehors. 

6 Puis vient l’œil. 
C'est un organe de perception, de communication avec l’extérieur. Il donne des informations sur les formes, les couleurs, les distances, la matière et bien d'autres encore. Nous avons également d'autres outils de perception comme l'ouie, le toucher, l’odorat ou le goût. 
L’œil qui nous intéresse est symétrique et dépourvu de paupière, qu'est ce que cela peut il signifier ? 
Il ne se ferme jamais, donc il est en contact permanent avec nous, il voit tout et a tout instant. Il nous rappelle la nécessité d’une vigilance sans faille dans notre quête de la parole perdue. 
Ce n'est évidemment pas un oeil normal, je dirai qu'il s'agit de l'oeil du coeur, l'oeil du Grand Architecte de l'Univers. Il symbolise la conscience qui est constamment en éveil. 
L'oeil gauche est tourné vers le passé et l'oeil droit vers le futur. Mais cet oeil du coeur étant hors du temps et de l’espace, il ne peut ni s’ouvrir ni se fermer. Il regarde le présent. C'est un regard intérieur qui sonde l'invisible, le point central même de l'être. 
Pour nous Franc Maçons, il est le symbole de la perception intérieure, de la connaissance de notre moi profond. Il symbolise également la vigilance et la clairvoyance qui permettent de discerner la réalité de l'illusion. 
Si je prends pour image du Delta Lumineux un passage, une faille ou une porte entre le monde terrestre ou nous vivons et le monde céleste de la Divinité, j'imagine très bien cette porte fonctionner dans les deux sens. La première direction est celle des rayons qui se propagent du Delta vers notre monde, c'est une action de Don. La deuxième est celle de l'oeil qui reçoit les informations de ce monde pour les communiquer au travers de la porte. Voila bien un outil de communication qui prodigue et recueille. Il sert de lien entre deux entités. 
Le Delta Lumineux, une porte de communication, un symbole qui me guide, une forme que je vois tous les jours. Le ternaire dans sa forme et sa symbolique. Il m’aide à construire ce temple intérieur, cet édifice sacré qui règle ma vie. Il me rappelle que je dois transmettre ce que j’ai reçu, cet enseignement qui me fait évoluer, qui me fait devenir plus fort de jour en jour. 
Plusieurs citations célèbres : 
Guenon nous dit, « cet oeil qui voit tout dans la parfaite simultanéité de l’éternel présent » 
Matt VI, 22 : " La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ! " 
Pour les anciens Hébreux, l’œil n’était la qu’en tant qu’ouverture sur le divin. Ensuite la lettre AYIN, dont l’idéogramme est un œil signifiait comme nom : OEIL en premier sens et SOURCE, en second sens. 
« Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton oeil ? » interroge ainsi l’Evangile selon Saint-Mathieu (II, 3) 

7 Le GADLU 
Quand nous sommes entrés en maçonnerie, ce n’était pas pour nous engager dans un parti politique déguisé, pas plus que pour nous conformer aux dogmes et croyances d’une église masquée, mais pour chercher a percevoir la pensée et l’œuvre du G.A.D.L.U. 
L’œil me rappellera que le Grand Architecte me regarde et qu'il pèsera dans 
la balance de justice chacune de mes actions, chaque mot, chaque pensée. Je serai jugé avec les mêmes poids, nombres et mesures dont j’aurai usé durant ma vie ici-bas. En tant que maçons, je dois évoluer dans l'existence en me rappelant cette échéance capitale. 
Ne pourrait-on, une fois pour toutes, décider, quoi que l’on pense de la Religion avec un grand "R" et des religions avec des petits "r", avec leurs dérives intégristes, leurs dévots hystériques, que le message du Yhaweh des juifs, comme de Jésus, de Mahomet ou de Bouddha sont a priori des messages d’amour, que le Grand Architecte de l’Univers rassemble et synthétise, puis domine, en en conservant et en y ajoutant le meilleur ? 

8 Conclusion 
Je suis Franc-maçon, mes Frères me reconnaissent comme tel. 
En sachant que je suis vu et aidé sans être jugé, ai-je le droit de vivre sans me soucier des Principes Divin ? 
Si j’oubliais les principes Divin, le delta lumineux serait la pour me rappeler que nous sommes la pour faire le bien sur terre. 
Voici de quoi me donner encore à réfléchir pendant un bon moment. 

VM J’ai dit
source :
www.ledifice.net

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:31

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 07:29

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 05:19

J’ai écrit cette planche peu de temps après mon élévation et essentiellement pour pouvoir faire une mise au point. En effet, depuis mon entrée en maçonnerie, il y a un peu plus de quatre ans, j’ai consacré beaucoup de temps et le plus souvent tout seul, à étudier des sujets portant sur l’ésotérisme chrétien.
Comme apprenti, puis comme compagnon, j’ai fait des recherches sur la Gnose, le christianisme primitif, les esséniens, les évangiles apocryphes, les cathares, les templiers, la Quête du Graal et bien sûr la Kabbale.
Cette soif de connaissances, ce désir d’approfondir ma spiritualité m’a souvent marginalisé et fait passer pour un professionnel de la « cordonite » pressé d’arriver au sommet et peu fraternel parce que travaillant seul.   
A notre dernière tenue et alors que je finissais par me demander si ma démarche était la bonne, notre Frère Christian a affirmé avec force que l’étude de la Kabbale était une partie intégrante de notre parcours maçonnique et ce dès notre entrée dans l’Ordre.
Sa position est d’ailleurs très proche de celle des cabalistes, et l’un d’eux à ce sujet a écrit :
« La première phase de l’étude de la Cabale consiste à lire le plus possible d’ouvrages et à faire passer à travers soi le plus possible de connaissances.. » Je vous avoue mes frères que cette vision de la progression vers la spiritualité, me plaît beaucoup, « lire le plus possible d’ouvrages, faire passer à travers soi le plus possible de connaissances », en un mot ne pas brider cette envie de connaître et de se connaître, voilà enfin une vision éclairée de la progression initiatique qui s’applique totalement à notre parcours maçonnique.
Je ne vais pas insister ce soir sur les liens étroits qui unissent notre Rite avec la Kabbale, il suffit de savoir que Martinez de Pasqualy était un cabaliste convaincu et que Jean-Baptiste Willermoz s’est largement inspiré de ses idées pour écrire les différents rituels du Régime Ecossais Rectifié.
Ceci étant posé, nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet.
La Création
du monde procède de plusieurs explications dont une nous est donnée dés le grade d’apprenti dans le Prologue de St Jean : « au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu-par lui tout à été fait-et sans lui rien n’a été fait de ce qui est fait. En lui était la Vie et la Vie était la Lumière des hommes. Et la Lumière luit dans les ténèbres et les Ténèbres ne l’ont pas comprise.. »
Ces versets ont suscité en moi le désir d’essayer de comprendre le Mystère de la Création et de progresser vers la Connaissance Suprême, la Gnose, celle qui nous rapproche de Dieu et qui nous rend à son image.
Vaste programme, les cabalistes estiment qu’il faut de trois à cinq ans d’études approfondies pour appréhender les différents mondes spirituels et les comprendre. C’est à la fois long et court, mais le temps presse pour franchir les 125 degrés spirituels qu’un cherchant doit atteindre au cours de sa vie pour maîtriser les enseignements cabalistiques.
Les principaux textes de la Cabale nous donnent une autre vision de la Création, en voici un extrait : « Sachez qu’avant la Création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier ni dernier, ni commencement ni fin. Tout était douce lumière, harmonieusement et uniformément équilibrée en une apparence et une affinité parfaite, quand par la volonté de Dieu furent crée le monde et Ses créatures, dévoilant ainsi sa perfection, source de la création du monde. Voilà qu’il se contracta en son point central, et il y eu alors restriction et retrait de lumière, laissant autour du point central entouré de lumière un espace vide formé de cercles. Après cette restriction, d’En haut vers En bas, un rayon s’est retiré de la lumière infinie, puis il est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide. Epousant ce rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue et tous les mondes parfaits furent émanés.. »
Ce qui me frappe mes frères, entre les deux textes, celui de St Jean et celui-ci, c’est la présence commune de la Lumière et des ténèbres, du Bien et du Mal, symbolisés dans nos loges par le pavé mosaïque.
En fait qu’est-ce que la Cabale ? Je ne vais pas m’étendre sur son Histoire, je vais simplement vous en donner une courte définition : la Kabbale, c’est la voie de l’ésotérisme hébraïque, la forme spécifiquement hébraïque de la Tradition Primordiale chère à Guénon.
Il est important de noter qu’il existe aussi une Cabale chrétienne, Pic de La Mirandole en fut un des précurseurs, mais cet aspect plus spécifique de la Kabbale fera l’objet d’un autre travail.
Le sens du mot Qabalah nous est donné par sa racine QBL qui signifie recevoir et accepter. En d’autres termes, le cabaliste est celui qui va à la rencontre de l’autre pour le recevoir, l’accepter et ne former avec lui qu’un seul cœur. Vous voyez mes frères les cabalistes et les maçons ont en commun un profond idéal de fraternité ajouté à une volonté immense de recherche et de Connaissance.
La Kabbale repose entièrement sur cette singularité de l’Ecriture Sainte, selon ce qu’en rapporte le Zohar, un des fondements de la littérature cabalistique : « Dans chaque parole de l’Ecriture, le Saint, béni soit-il a caché un mystère suprême qui est l’âme du mot, et d’autres mystères moins profonds qui sont l’enveloppe du premier mystère. L’homme profane ne voit dans chaque mot que le corps, c’est à dire le sens littéral. Par contre les hommes clairvoyants voient dans chaque mot l’enveloppe qui entoure l’âme et au travers de cette enveloppe, ils entrevoient l’âme bien que la vue claire et nette de celle-ci leur soit impossible.. »
La force des mots, la puissance du Verbe, la Création repose sur ces concepts.
En fait, la Sagesse d’En Haut qui fut révélée à Moïse, au Mont Sinaï, en même temps que le Pentateuque, la Loi écrite de l’éxotèrisme du judaïsme constitue la connaissance cachée qui est l’objet de l’ésotérisme hébraïque : « La Kabbale, Loi orale secrète, recoupe le Pentateuque, Loi écrite qu’elle TRANSCENDE.
Tout est là et vous comprenez maintenant pourquoi l’enseignement de la Kabbale et sa transmission n’était réservée qu’à des initiés et à des rabbins triés sur le volet. J’ai mis cette phrase à l’imparfait car depuis quelques temps, l’étude de la Kabbale est ouverte à tous ceux qui cherchent, sans exclusive, avec une simple barrière naturelle, la langue hébraïque.
A ce sujet, la Cabale si elle est moins une technique de décryptage qu’un mode de vie spirituel, possède un mode opératoire très spécifique pour lequel elle dispose d’instruments dont les plus connus sont l’alphabet hébraïque composé de 22 lettres et les 10 séphiroths le tout aboutissant aux 32 voies de la Sagesse.
Pour les cabalistes, les 22 lettres de l’alphabet hébreux sont les instruments de la Création. En effet, d’après la Tradition, les lettres sont des éléments constitutifs des vibrations de l’Univers. Dans l’ordre inverse, à partir de la dernière lette, « taw » qui signifie le signe, les différentes lettres se présentent successivement devant Dieu pour créer le monde. Il les écarte les unes après les autres, mais retient « bet », la deuxième lettre qui a valeur 2 pour créer le monde.
La même tradition enseigne que d’une part les lettres sont des anges et que d’autre part, à chaque âme sur terre correspond une lettre de l’écriture, chaque âme étant une lettre et devant y trouver sa place.
L’alphabet hébreu est structuré en 3 lettres mères, 7 lettres redoublées et 12 lettres simples, elles ont chacune une valeur numérique qui traduit une réalité.
Un exemple, le mot NOM se dit CHEM en hébreu et possède une valeur numérique de 300+40=340 et le mot NOMBRE se dit SEPHAR et possède la même valeur numérique à savoir 60+80+200=340. On nomme Guématrie cette méthode qui établit une correspondance entre les lettres, les mots mais aussi les versets de la Bible, correspondance qui permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans l’interprétation des textes sacrés.
Les séphiroths sont les émanations de la puissance divine. Ils sont au nombre de 10 et constituent avec les 22 lettres de l’alphabet hébreu, les 32 mystérieux chemins de la Sagesse selon lesquels Dieu a crée le monde.
Chaque séphira est l’archétype d’un membre ou d’un organe de l’homme et la totalité des séphiroths constituent, "l’Homme d’En Haut ", ou l’Adam Kadmon, l’Adam Primordial.
Petite parenthèse, l’ésotérisme s’appuie sur un principe écrit dans la Table d’Emeraude qui proclame que tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, le microcosme correspondant au macrocosme et vice-versa.
Je ne vais pas trop insister sur les séphiroths, juste vous donner leurs noms. La première est KETHER, la Couronne et la dixième est MALKHUT, le Royaume. Les autres séphiroths unissent donc la tête, point suprême où commencent les mystères intelligibles au Royaume.
De KETHER émanent successivement, HOCHMAH, la Sagesse, l’intelligence, BINAH, la Mère, HESED, la Miséricorde, GEBURAH la Rigueur, le Jugement, TIPHERET, la Beauté, NETSAH, l’Eternité, HOD, la Gloire et YESOD, le fondement.
Un travail sur l’Arbre de Vie vous donnera plus d’explications sur l’importance des séphiroths dans la Kabbale, mais à ce stade de ma planche, je dois vous avouer qu’il me faut rester humble par rapport à la masse de connaissances qui relèvent de ce sujet.
Cependant, dans ma recherche des causes premières de la Création, j’ai été interpellé par cette idée développée dans le Zohar, qui met en évidence, au-dessus du monde des séphiroths "par lequel Dieu se manifeste ", un monde caché appelé EN-SOPH, la « Volonté Suprême », un monde sans commencement ni fin, sans limites qui demeure totalement inaccessible à l’homme. Il existe donc une limite à notre connaissance et à notre compréhension, une idée que l’on ne pourra jamais atteindre, un infini jamais explicable avec des concepts humains.
Et pourtant la Création du monde s’explique selon la Kabbale par une contraction de L’EN-SOPH, contraction nommée tsimtsoum qui a permis l’apparition d’un vide dans lequel allait se manifester le miroir de l’existence. Puis, nous l’avons déjà évoqué, un rayon de lumière a été produit, venant de l’En-Soph, rayon qui s’est manifesté à dix niveaux différents connus sous le nom de séphiroths.
En fait et pour résumer, l’Univers a été crée, selon la Kabbale par une rétractation divine, du néant a surgi la lumière qui a progressivement installé la nature et la Vie.
Si l’on rapproche une dernière fois le Zohar et l’évangile de St Jean on comprend aisément que le Verbe et le Premier Rayon de Lumière procèdent du même concept.
Voulant expliquer le phénomène de la Création par des moyens plus scientifiques, j’ai cherché du côté de la mécanique quantique, en essayant de répondre à cette question fondamentale, existe-t-il des vides créateurs de Lumière et de matière ?
Pour répondre à cette interrogation primordiale, je dois d’abord vous expliquer succinctement ce qu’est la mécanique quantique.
Développée au début du 20ème siècle, la mécanique quantique est la théorie qui décrit le monde microscopique des atomes et des particules. Elle remet en question la physique classique, héritage de Newton et de Galilée.Pendant longtemps, on a cru que le fonctionnement du monde atomique, inaccessible directement à nos sens était similaire à celui du monde macroscopique, celui de la vie de tous les jours. On ne faisait qu’appliquer le fameux « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », d’Hermès Trimégiste. On croyait par exemple, que l’atome ressemblait à un système solaire miniature, les électrons jouant le rôle de planètes autour du noyau. En fait, il n’en est rien. Le principe d’incertitude de Heisenberg explique à ce sujet que l’on ne peut pas connaître précisément à la fois, la position et la vitesse d’une particule et qu’en général, un électron ne possède pas une vitesse et une position bien définie, alors aller leur imaginer des orbite au sein de micros systèmes solaires, c’est totalement impossible.
Ces concepts de position et de vitesse tirés de la vie courante perdent leur sens dans le monde quantique.
Autre principe « révolutionnaire », une particule peut pendant un laps de temps infime, se trouver à deux endroits à la fois, on dit qu’elle est dans un état superposé, à la fois ici et là-bas.
Je passe enfin, sur la notion encore plus déroutante de téléportation quantique, pour vous dire que nous ne sommes pas dans la science-fiction et que la mécanique quantique est une science totalement exacte.
Et l’explication de la Création, où s’inscrit-elle ?
Selon la théorie des quantas, notre Univers est bien issu d’un vide, mais celui-ci contenait « quelque chose », le néant absolu n’ayant pas existé. En fait ce vide d’avant la Création était plein d’énergie, de champs et de particules, à l’état virtuel, de la matière et de l’anti-matière apparaissant et disparaissant comme des bulles de savon.
Notre monde actuel serait issu de la fluctuation de ce vide non vide(la Cabale parle de rétractation) qui aurait donné à l’Univers son propre espace-temps, ses lois, sa physique et plus important encore, la façon dont s’est brisée l’Unité originelle pour engendrer les forces et les particules que nous y trouvons. L’élément décisif dans la théorie quantique est la densité de l’Univers au moment de la Création ; si celle-ci est élevée alors l’espace temps se courbe, la gravitation l’emporte et l’Univers SE CONTRACTE. Nous y sommes, contraction, rétractation, même si les phénomènes ne sont pas rigoureusement similaires, tous cela procède du même concept.
Pour le physicien quantique, le vide est l’état latent de la réalité et la matière son état manifeste, il y a eu brisure du vide dans la Lumière ce qui a crée la matière ; « et le Verbe s’est fait chair »(St Jean), « la lumière infinie dans l’espace vide est descendue et tous les mondes parfaits furent émanés(Kabbale). »
La Kabbale et le Prologue de St Jean nous proposent une explication allégorique de la Création. Dieu par son souffle divin a fait surgir du néant des particules latentes de matière et d’anti-matière ce qui a aboutit à la formation de l’Univers. Le vide évoqué dans le Zohar se retrouvant dans la notion de vide quantique.
Respectable Député Maître, avec ce travail, j’ai essayé de vous communiquer ma soif de connaissances qui m’a pris dés mon initiation. Le rôle du Maître Ecossais de St André est un rôle d’encadrement et de transmission, en tout cas c’est comme cela que je le conçois.
La Kabbale nous dit qu’elle ne peut être étudiée par des profanes ayant moins de quarante ans, qu’il faut attendre avant de s’engager sur la voie de la spiritualité, mais qu’il n’existe aucune limite à la soif de connaissance du cherchant, le rôle du Maître étant de canaliser celle-ci et non de la réfréner.
Comme Second et bientôt Premier Surveillant d’une loge de St Jean travaillant au Rite Ecossais Rectifié, et comme Maître Ecossais de St André, j’ai le devoir d’accroître constamment mes connaissances pour mieux les transmettre, mais aussi je dois être capable d’encourager et non de freiner tous mes frères, Compagnons et Apprentis qui cherchent sans compter pour apporter leur Pierre au Temple de notre Ordre.
Jean Baptiste Willermoz a mis beaucoup de temps pour écrire le rituel de Maître Ecossais de St André, il l’a voulu parfait et complet.
Ce grand maçon, créateur du Régime Ecossais Rectifié, fut initié à l’âge de vingt ans et Vénérable de sa loge deux ans après. Passionné de maçonnerie, il rédigea les premiers rituels après avoir passé une multitude de Hauts Grades. Son but créer une synthèse parfaite et complète de tous les rites existant à la fin du 18ème siècle.
Aujourd’hui et pour faire honneur à ce qu’il nous a légué, nous nous devons de travailler sans relâche à notre perfectionnement en cherchant sans préjugés ni limites à comprendre tout ce que les différents rites peuvent nous apporter dans la compréhension de nos propres rituels.
Le rôle du Maître Ecossais de St André est triple. Il doit avant tout se former pour pouvoir répondre aux demandes des frères des loges bleues. Il doit ensuite encadrer les ateliers travaillant aux trois grades du Rite Ecossais Rectifié en veillant à la stricte observance des rituels et à la qualité des cérémonies Enfin il doit transmettre au sens cabaliste du terme, tel le Maître qui donne la Connaissance à celui qui deviendra un jour Maître à son tour.
Nietzsche disait : « Tout Maître n’a qu’un seul élève, mais il arrive qu’un jour l’élève dépasse le Maître ».
C’est un beau challenge et une noble mission que de faire de nos apprentis des compagnons et de nos compagnons des maîtres, c’est le sens de notre chaîne d’Union, c’est une grande responsabilité, mais c’est aussi une grande fierté d’appartenir à ce Rite, transmis de générations en générations, dans la plus pure Tradition maçonnique.

Source : http://hautsgrades.over-blog.com

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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 14:21

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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 04:55

Nous terminons tous nos prises de paroles par deux mots tout simples et qui ne semblent, à priori, souffrir aucune contradiction : V\ M\ et vous tous mes F\ et SS\; en vos grades et qualités, j’ai dit »
Je : première personne du singulier - donc moi.
Ai dit : passé composé du verbe dire : donc c’est déjà du passé - je l’ai dit - Impossible de faire machine arrière, je l’ai dit et cela a été entendu. Ma responsabilité a donc bien été engagée.
Mais qui y a-t-il sous ces deux petits mots : J’ai dit ?
1er temps : J’ai dit : Où ?
2ème temps : J’ai dit quand ?
3ème temps : J’ai dit Comment ?
4ème temps : J’ai dit A Qui?
5ème temps : J’ai dit Quoi
6ème temps : J’ai dit Pourquoi
1er temps : J’ai dit Où : J’ai parlé, à l’abri du monde profane, dans un temple maçonnique, entourée de FF\ et SS\ qui m’ont écoutée
2ème temps : J’ai dit Quand : J’ai parlé, après avoir demandé la parole, rituellement, en frappant distinctement dans mes mains pour attirer l’attention du Surveillant de ma colonne et seulement après que celui –ci m’ait donné la parole, après avoir eu à son tour l’aval du V\ M\
- Le Surveillant de ma colonne : « V\ M\ - Une S\ de ma colonne demande la parole »
- Le V\ M\ « F\ Surveillant, donnez lui la parole »
- Le Surveillant de ma colonne : « Ma S\ vous avez la parole »
3ème temps : J’ai dit Comment : Debout, toujours face à l’Or\ à l’ordre, les pieds en équerre,le pied gauche en avant et le talon droit derrière le talon gauche, la main droite horizontale, l’index contre la gorge, les quatre doigts serrés, le pouce écarté en forme d’équerre. Le bras droit est horizontal, formant équerre avec le thorax. Le bras gauche tombe naturellement le long du corps (extrait du mémento du 1er degré). Je parle donc, en étant à l’ordre, et ma main placée en équerre contre ma gorge (l’équerre, un des plus beaux symboles de la maçonnerie puisqu’elle est l’emblème de la droiture et de la rectitude) m’oblige à contenir le bouillonnement des passions qui pourraient s’agiter dans ma poitrine et préserver ainsi ma tête de toute exaltation fébrile, susceptible de compromettre ma lucidité. (mémento de l’apprenti)
A l’ordre donc, je suis donc en possession de moi-même et je m’attache à tout juger avec impartialité, n’oubliant pas non plus que tous mes actes et paroles doivent s’inspirer du sentiment d’Equité, et d’impartialité.
Je dis aussi en gardant un esprit positif et je parle avec mesure.
4ème temps : J’ai dit A QUI :
Si je parle en tant qu’officier : Je m’adresse au V\ M\ et à l’ensemble des FF\ et SS\ assise et non debout pour bien faire la différence, pour lire par exemple les règlements généraux en tant qu’orateur, pour informer la loge des finances en tant que trésorier, pour demander la parole pour un Frère ou une S\ en tant que premier ou deuxième surveillant etc..
Si je parle en tant que membre de la loge : Je vais parler pour répondre à une question posée par un F\ ou une S\ de l’At\ par exemple. mais je ne le ferais pas directement, ayant à l’esprit que chez nous la parole circule de façon triangulaire, en passant toujours par le V\ M\ et non directement. Si je souhaite à mon tour poser une question à un membre en particulier de la Loge, je dirais : « V\ M\ je souhaite que notre F\ Jean (par exemple) puisse nous expliquer …etc etc… »
.Mon intervention n’a pas non plus comme but de remercier et de féliciter l’orateur. Ce F\ ou cette S\ ne vient pas ici pour chercher une quelconque gratification personnelle même si cela est tentant et que dans notre monde profane, la reconnaissance n’est souvent pas de mise. Car le maçon qui nous présente sa planche ne fait que respecter son engagement à travailler à son développement moral, intellectuel et spirituel pour le bien de tous et que le travail étant un des principaux devoirs du F\ M\, Il en est même le premier.
5ème temps : Je dis QUOI : Avant toute intervention de ma part, et engageant ma responsabilité, il me parait important de réfléchir aux conséquences de mes propos et à l’interprétation que l’on peut en faire.
C’est pourquoi tout en m’exprimant sur un sujet, je garde toujours en mémoire l’article 5 de notre Constitution qui stipule entre autre que « toutes discussions ou débats ayant trait aux questions sociales ou religieuses ne pourront, en aucun cas, avoir d’autre but que d’éclairer les membres et leur permettre de remplir en meilleure connaissance de cause, leurs devoirs de francs-maçons
Je vais donc énoncer ma pensée par des paroles prononcées de manière que les autres la comprennent. Je vais non simplement dire, terme du langage courant qui veut simplement rendre sa pensée par des paroles prononcées de manière à ce que les autres la comprennent mais néanmoins, je vais aussi m’exprimer en agissant par une sorte de pression sur l’imagination ou sur le cœur. Je vais formuler ma pensée en la présentant de manière intelligible et je vais l’exprimer en la présentant de manière sensible.
Je vais donc parler dans le silence de mes FF\ et SS\ , traduisant ainsi ma réflexion, revendiquant mes mots comme étant les miens propres, mais indiquant également que je viens de faire miennes les formules et les expressions d’un autre auteur que je viens de citer, par exemple.
Je vais donc dire et je dis dans le respect des autres et dans leur différence, sachant que chacun fera l’effort de m’entendre et de me comprendre, sans préjugé et sans jugement hâtif, avec une ouverture d’esprit telle qu’aucun désaccord ne pourra s’instaurer puisqu’ils auront pu accueillir une divergence d’idée, un point de vue original et ce sans à priori.
Je vais traduire mes idées avec des mots qui ont un sens et qu’il est important de respecter afin que tous dans l’assemblée comprennent ce que je dis,. Pour cela un vocabulaire simple est le mieux approprié « Ce qui se conçoit bien, s’énonce clairement » nous a dit Monsieur De la Bruyère.
Je vais donc parler en faisant l’effort de me mettre à la portée de tous et toutes en n’ayant garde d’oublier que si un Apprenti n’est pas un Maître,un Maître reste un apprenti éternel. Et que l’un comme l’autre doivent toujours pouvoir se remettre en question de même que si la rigueur est de mise, l’indulgence envers les autres l’est aussi.
Je vais donc exprimer ma propre pensée en essayant de formuler mon opinion et mon propre jugement dans le but de faire avancer la réflexion commune, en éviter la redite d’idées déjà exprimées ;
Alors je dis, pas trop longtemps, laissant ainsi à chacun le loisir de s’exprimer à leur tour car il ne s’agit pas de refaire la planche qui vient d’être présentée ni même d’en refaire une autre sur le même sujet. Et si j’apporte une rectification, je prends quelques précautions oratoires, par simple correction envers celui ou celle qui vient d’énoncer quelque chose telles que « Il me semble que notre S\ n’est pas tout à fait dans le vrai quand elle relate telle chose… ou si je tiens également à ajouter une petite précision … etc etc.
Mais à peine ais-je dit que c’est déjà passé et que l’on est à présent dans le nouvel instant. J’ai dit et j’ai terminé mon discours.
Mais, au fait l’a-t-on bien entendu et compris car ne perdons pas de vue qu’il y a au moins 9 possibilités de s’entendre :
1° - Ce que je pense
2° - Ce que je veux dire
3° - Ce que je crois dire
4° - Ce que je dis
Ces quatre premiers points étant du ressort de ma responsabilité. Mais il y a aussi vous
5° - Ce que vous voulez entendre
6° - Ce que vous entendez
7° - Ce que vous croyez comprendre
8° - Et ce que vous voulez comprendre
Et cette neuvième possibilité qui résume et englobe à elle seule toutes ces possibilités émises successivement : « Ce que vous comprenez » - ceci étant bien sûr du ressort de votre responsabilité.
6ème temps : J’ai dit POURQUOI : Au fait, pourquoi ais-je parlé ? Pour faire comme les autres ? pour attirer l’attention des FF\ et SS\ sur ma précieuse personne ? Pour faire étalage de mon érudition, de mon savoir et de mes connaissances ?? J’ose croire mes FF\ et SS\ que cette façon de procéder n’est pas de mise dans nos ateliers. J’ai dit parce que la contribution que je vais apporter dans la discussion et les débats qui s’instaurent me semble avoir du sens. J’ai dit parce que je n’ai pas tout à fait compris l’intervention d’un F\ ou d’une S\ et que je souhaiterai des précisions complémentaires ou j’ai dit pour apporter par exemple une référence livresque sur le sujet présenté et cela est admissible en loge car il est toujours intéressant de donner le maximum de précisions afin que ceux et celles qui désirent aller plus dans leur réflexion puisse consulter l’ouvrage cité s’ils le désirent.
Donc j’ai dit : phrase qui semble péremptoire, décisive et définitive, clôturant ainsi la discussion : « V\ M\ ,et vous tous, mes FF\ et SS\ en vos grades et qualités, J’ai dit. »
« J’ai dit », semble vouloir détruire d’avance toute objection et pourtant, comble de l’ironie, alors qu’en disant simplement ces deux petits mots « J’ai dit » tout devrait indiquer qu’il n’y a plus rien à ajouter, ni à retrancher à mes paroles, rien n’est alors définitif, car le F\ M\ ne professe aucun dogme. Il travaille sans cesse à la recherche de la Vérité..
Et c’est à ce moment là, dans la quiétude de notre temple, entourés de toutes parts de FF\ et SS\ fraternels, tolérants et ouverts que le débat et l’échange d’idées, d’arguments et de vues contradictoires sans aucune altercation, ni mésentente, polémique et ni critique s’échange et se développe harmonieusement au sein de notre loge. Chacun apportant sa pierre et chacun d’entre nous les triant et les sélectionnant pour se les approprier et en faire sa synthèse personnelle.
Où ailleurs que dans un Temple, un tel échange désintéressé, généreux et fructueux peut-il avoir lieu lorsque l’amour règne parmi les hommes et que la joie est dans les cœurs, même au cœur de discussions et de débats animés ?. Mes FF\ et mes SS\ je vous le demande ?.
Ayant donc pu, mes FF\ et SS\., en toute liberté de pensées et d’expressions m’adresser à vous tous ce soir, en n’ayant garde d’oublier que l’humour a sa place chez nous, je terminerai en citant une phrase célèbre de notre défunt F\ Pierre DAC humoriste F\ M\ dans « Les Pensées »
« Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs et rigoureux de tous ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l’ouvrir »
Et je peux donc maintenant clore cette planche et vous dire en toute tranquillité : « V\ M\ et vous tous mes FF\ et SS\ en vos grades et qualités - j’ai dit. »

Source : www.ledifice.net

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