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5 novembre 2013 2 05 /11 /novembre /2013 06:06

Parmi les cinq voyages effectués lors de la cérémonie de mon passage au grade de compagnon, je fais lors du deuxième voyage, le tour de la loge tenant dans ma main gauche la Règle et le Compas, ces deux outils dont l’organisation associée est indispensable à la réalisation d’un ouvrage d’architecture et qui nous rappellent aussi le temps de la maçonnerie opérative.

L’architecture porte en elle une partie de l’histoire de l’humanité, la symbolique de la construction existe depuis l’âge des métaux et les menhirs, les dolmens pour ne citer que ces exemples ne sont sans doute pas que de simples pierres élevées vers le ciel, elles représentent l’expression humaine du constructeur, son rapport avec l’univers, la vie et la mort. A ce titre les pyramides de l’Egypte antique en sont la parfaite illustration.

D’après le traité le plus ancien qui soit connu sur le sujet, De Architectura de Vitruve, l’architecture telle qu’elle se conçoit dans l’antiquité grecque cherche à établir une combinaison harmonieuse et équilibrée de trois principes : Beauté, solidité et utilité. Ces principes préfigurent les lois intangibles de la symétrie qui reposent sur les notions d’harmonie et d’équilibre indispensables à tout acte de construction digne de ce nom.

Les trois ordres les plus anciens qui proviennent de l’Antiquité Grecque et qui correspondent à l’ensemble formé par des colonnes soutenant un entablement sont le Ionique, le Dorique et le Corinthien, ce dernier comme son nom l’indique fut inventé à Corinthe, il est considéré comme le plus riche et surtout utilisé par l’art roman. Ces trois ordres sont en maçonnerie attribués aux trois piliers de la loge et leur interprétation symbolique daterait de la fin du 18ème siècle.

L’ordre Ionique considéré comme gracieux et remplissant son rôle de soutien fiable de l’édifice est attribué au Vénérable Maître crédité de la qualité de la sagesse.

L’ordre Dorique, simple et austère dans son expression architecturale se révèle puissant et robuste, il est rattaché au 1er Surveillant qui en exprime la force.

L’ordre Corinthien plus richement doté en particulier dans la partie que constitue son chapiteau trouve son expression symbolique dans la beauté représentée par le 2ème Surveillant.

Plus précisément, la Sagesse à la capacité de concevoir l’ouvrage, la Force de le construire, la Beauté de lui donner l’harmonie et d’exprimer à l’extérieur ce qu’il contient intérieurement.

Sans oublier les deux autres ordres que sont le Toscan et le Composite qui interviendront plus tard car elles sont seulement des variantes des trois ordres principaux précités mais qui néanmoins permettent de réaliser un tout puisqu’ils forment les 5 ordres d’architecture.

Ce travail de recherche et de réflexion sur la symbolique de l’architecture me rappelle justement la planche exposée par notre frère Orateur lors de notre tenue du mois de mai sur l’Art Royal.

Cette planche issue de mes lectures et mes recherches, serait incomplète sans ma capacité à identifier le symbole utile qui va m’aider à mieux comprendre le véritable objet de cette étude qui doit me donner les clés pour accomplir le cheminement progressif de mon être intérieur.

Les maîtres de la loge ont décidé que j’étais digne d’une augmentation de salaire et donc d’accéder au grade de compagnon, ils ont donc estimé que mon travail d’observation, d’étude, dans le silence, m’ont permis d’acquérir les quelques bases essentielles me permettant de continuer à progresser dans la connaissance maçonnique. Je fais volontairement référence au grade d’apprenti car le lien avec l’architecture est évident. En effet, toute construction nécessite un travail de préparation, de déblayage du terrain, de connaissances des outils utiles et vérifier que la masse des pierres à utiliser est bien conforme à la destination finale qui doit en assurer la solidité et la pérennité. Apprendre à dégrossir la pierre brute prend ici toute son importance. Si le temps de l’apprentissage est négligé, comme pour un édifice dont les fondations ne seraient pas assurées, la poursuite cohérente de la connaissance de nouveaux mystères serait vaine et dérisoire quant à sa finalité.

Ce rappel étant fait, le rituel du deuxième degré précise également que ce que l’on appelle Architecture dans notre ordre, ce sont les matériaux, les outils, les chefs-d’œuvre de cet Art qui figurent dans notre atelier et sur le Tableau de loge. Cependant, afin de ne pas trop alourdir ce travail et risquer de lasser mon auditoire, je vais me concentrer sur les deux outils spécifiques du deuxième voyage : la règle et le compas.

Comme chacun sait, la règle est le symbole des mesures et précisions indispensables à toute forme de construction. Elle coordonne et rend possible l’utilisation cohérente des quatre autres outils : le ciseau, le compas, le levier et l’équerre.

Notre apprentissage, nos connaissances, nos expériences démontrent que sans règle, sans norme, aucun ordre, aucune structure organisée n’est possible. Choisir de s’affranchir de toute règle de vie, selon l’expression commune c’est connaître à coup sûr, le chaos, l’anarchie, le désordre et pire encore l’injustice et le mépris. La règle maçonnique est graduée selon 24 divisions qui correspondent au cycle solaire quotidien pour nous inviter à nous intégrer dans les rythmes du grand ordre cosmique, sans oublier l’immuable fuite du temps qui nous impose de profiter de chaque instant pour accomplir notre œuvre humaine. En clair pour chaque moment de ma vie, je dois choisir d’accepter librement de me conformer à cette rectitude pour m’aider à tenir le cap et persévérer dans la recherche ultime du Beau, du Bien, du Vrai pour moi et pour les autres. Le temps passe très vite et le risque de remettre à demain ce qui doit être fait demeure le risque majeur de ne pas parvenir à l’édification de mon temple intérieur.

Lors de ma cérémonie d’initiation, je me rappelle la pointe du compas ouvert posée sur mon cœur signifiant ainsi l’importance de la sincérité de mes sentiments, l’autre pointe dirigée vers le ciel soulignant ainsi la nécessité de m’élever et prendre en compte l’espace dans sa dimension universelle. Lors de mes cinq voyages au grade de Compagnon, le frère Expert me donne le compas fermé car à mon nouveau grade, il ne m’est pas encore donné la possibilité d’en exploiter toutes les fonctionnalités en particulier celles du tracé, de la mesure des angles et des proportions, son importance symbolique est grande puisqu’il est le symbole du Grand Architecte lui-même, passant pour l’emblème le plus éminent de la vertu et de la conduite d’un maçon.

L’être intérieur ou le temple intérieur n’est pas une simple expression, c’est une discipline de vie, une vraie démarche spirituelle qui engage celui qui la suit et qui à des conséquences pour les autres. Sa construction suppose un travail d’introspection, une quête de connaissance, une humilité constante et une capacité à se remettre en question en suivant le précepte de Socrate qui affirme qu’il ne sait rien, entendant par là qu’il vaut mieux une ignorance qui se connaît, qu’une ignorance qui s’ignore. Suis-je en construction de mon être intérieur ? Est-ce que mon engagement en franc-maçonnerie m’y conduit ? Je n’arrive pas à maîtriser les réponses à ces deux questions, bien sûr ce type de travail de recherche personnelle me sert à enrichir ces questions et les correspondances symboliques de notre ordre y font sans cesse référence. Une planche doit refléter notre perception et pourquoi pas nos émotions face à ces nombreux enjeux humains, mais une planche n’est pas pour autant l’expression d’un pseudo psychothérapie du café du commerce au risque de tomber dans des considérations fumeuses du type « où vais-je ?, qui suis-je… » Je vous fais grâce de la suite. Ce que je perçois néanmoins c’est que plus que mes connaissances livresques, c’est la répétition de notre rite immuable lors de nos tenues, notre communion fraternelle dans ces moments partagés, l’affirmation de nos valeurs et de nos anciennes origines qui sans bruit, presque inconsciemment me font peut-être progresser dans la construction de mon temple intérieur.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 16:38

Certains Frères trouvant les images irlandaises qui sont sur mon blog très orientées, je précise que si je suis d’origine irlandaise, fière et républicaine, c’est de l’Irlande Michaël Collins qu’il s’agit et que celui-ci, « Irlandais, Républicain et Fier » a été abattu à l’âge de 31 ans par ses « Frères irlandais ». Michael Collins (1890-1922) fut un grand acteur de la lutte pour l’indépendance Irlandaise. Il fut l’instigateur d’une véritable guérilla menée à l’encontre du gouvernement britannique, et parvint à obtenir des négociations pour obtenir une République d’Irlande indépendante et autonome… à condition de laisser le Nord aux anglais.

Né à Woodfield dans le comté de Cork, le 12 octobre 1890, Michael Collins est le troisième garçon, et le dernier né parmi 8 enfants.

A l’époque où Collins grandit, sa famille vit de façon confortable. Son père, membre des Fenians, lui inculque très tôt des valeurs politiques révolutionnaires, en faveur du nationalisme irlandais. A l’âge de 7 ans, Collins perd malheureusement son père, et sa mère prend son éducation en main en l’inscrivant à l’examen d’entrée au Service des Postes Britanniques, examen qu’il réussit avec brio, et qui précipite son départ de la maison familiale pour Londres. De ses 15 à 25 ans, il vit à Londres, travaillant au sein du service financier de la Poste Britannique, puis change de nombreuse fois d’emplois. Collins décide alors d’intégrer l’IRB en 1909. Il a alors 19 ans. 1914 : la Première Guerre Mondiale ébranle l’Europe. Michael Collins est alors informé d’un projet : celui d’une insurrection généralisée. Il s’agit de l’Insurrection de Pâques, une révolte où l’Irlande entend profiter de l’affaiblissement de l’Angleterre en ces temps de guerre, afin de renverser les Britanniques, et ainsi déclarer une République d’Irlande officielle. Désirant apporter son aide, Michael Collins quitte alors Londres pour Dublin en 1916. Fin stratège, et doté d’une capacité d’analyse reconnue, il est alors nommé Conseiller Financier du Comte Plunkett et participe à l’organisation de la révolte. Lorsque celle-ci éclate, Collins se bat aux côtés de grands ledarers nationalistes tels que Patrick Pearse, avec qui il se charge de prendre d’assaut la la Poste Centrale. L’insurrection est un désastre militaire vite écrasée dans le sang par les anglais. Comme beaucoup d’insurgés Collins est arrêté et envoyé au camp d’internement de Frongosh au Pays de Galles. Au moment de la libération des insurgés, il était déjà devenu un des leaders du Sinn Féin. Dès octobre 1917 Collins devient membre de l’exécutif du parti et directeur de l’Organisation des Irish Volunteers. Collins apprend grâce à son propre réseau d’informateurs, que les britanniques projettent une arrestation massive des principaux députés du Sinn Féin. Il alerte donc les intéressés, mais Eamon De Valera ordonne aux leaders d’ignorer cette information, mettant en cause la fiabilité de cette nouvelle. La menace est pourtant bien réelle, et les députés sont finalement arrêtés : seul Collins parvient à échapper à l’arrestation. En avril 1919 Collins fait évader De Valera de la prison de Lincoln. Pendant l’été il est élu Président de l’IRB et décide de restructurer l’organisation pour en faire une armée véritable. En septembre, Collins est nommé Directeur des Services de renseignements de l’IRA. La Guerre d’Indépendance (1919-1921) démarre le jour de la première session du nouveau parlement irlandais par l’assassinat de deux policiers dans le Comté de Tipperary. En 1919, Collins est nommé Ministre des Finances par De Valera. Alors que la plupart des ministères n’ont qu’une existence toute théorique du fait des menaces d’arrestations voire d’assassinat provenant des La Royal Irish Constabulary ou RIC, des Black and Tans, des Auxiliaries ou de l’armée britannique, Collins se lance dans une grande organisation de son ministère. Il met en place une collecte massive de fonds financiers afin de financer les forces vives de la République d’Irlande, comme la création d’un groupe spécial d’assassins appelés les Douze apôtres chargés des basses œuvres de l’IRA. Ses actions font de lui un meneur, ainsi que le symbole d’une menace réelle qui dérange au plus haut point les autorités britanniques. Tant et si bien, que sa tête est alors mise à prix pour la somme de 10 000 livres sterling. Mais Collins ne dérange pas seulement les britanniques. Ses prises de positions se heurtent à celles de De Valera. Entre les 2 hommes naît alors une rivalité sans borne où De Valera tente d’isoler Collins afin de l’éloigner de l’Irlande… En vain. 

Le Scandale du Traité de Londres

Toujours désireux d’obtenir officiellement l’indépendance de l’Irlande et sa République, Collins est désigné par Eamon de Valera pour négocier un traité à Londres, en 1921. Il part alors avec son accolyte Arthur Griffith (1871-1922). Malheureusement pour Collins, la signature du Traité à Londres va provoquer une véritable Guerre Civile Irlandaise (1922/1924), où les pro-traités vont affronter les anti-traités durant plus de 2 ans.

Malgré le scandale, Collins est à la tête du gouvernement provisoire. Il seconde également Arthur Griffith (1871-1922), devenu Président en janvier 1922, à l’établissement de l’État libre.

Vers le milieu de l’année 1922, Michael Collins abandonne ses responsabilités au gouvernement et devient le commandant en chef de l’armée nationale. En avril 1922, Eamon de Valera ordonne à 200 hommes anti-traités d’envahir les Four Courts. Collins en réponse, se verra attribué la lourde tâche de bombarder le bâtiment. Après quelques mois de lutte, Collins est finalement contraint de se déplacer dans le comté de Cork. C’est à Béal na mBláth, que le convoi de Collins est prit dans une embuscade républicaine. Collins est alors abattu d’une balle dans la tête le 22 août 1922. Il était âgé de 31 ans.

source : http://www.guide-irlande.com

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:46

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 08:44

Je me permet de dédier ma planche à la mémoire d'un de nos FF qui vient de partir pour l’éternel Orient, de là où il est il m’a lancé l’inspiration alors que j’étais à cours d’imagination. Je ne puis commencer cette présentation sans être obligé de passer par une description quelque peu académique mais nécessaire. J’y présente les ordres d’architecture un à un en établissant un parallèle avec notre symbolique, je développerai ensuite mon thème de façon plus personnelle, résultat de mon parcours de Compagnon.

Nous trouvons d’abord : Les ordres grecs 1) L'ordre dorique. Le Larousse nous indique que c'est : l'ordre le plus simple, le plus mâle des trois ordres d'architecture ; il est aussi le plus ancien.C'est le premier ordre d'architecture. Pour nous Maçons, la colonne dorique évoque l'idée de force et de grandeur, fortification de la raison et de la volonté les pieds directement sur terre comme la colonne de cet ordre aux vertus masculines. C'est la colonne du premier surveillant FORCE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle nord-ouest (Septentrion-occident). 2) L'ordre ionique. Le Larousse indique que c'est : l'un de cinq ordres d'architecture caractérisé surtout par un chapiteau orné de deux volutes.C'est le deuxième ordre d’architecture. Pour nous Maçons, la colonne ionique évoque le sentiment, la sensibilité, l'intuition et l'imagination toutes qualités féminines entre toutes. C'est la colonne de notre vénérable maître en loge : SAGESSE.

La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-est (Orient-midi). 3) L'ordre corinthien. Le dictionnaire indique que c'est : le troisième et plus riche des ordres d'architecture. Pour nous Maçons, dans notre loge écossaise la colonne corinthienne est la plénitude de la beauté.  C'est la colonne de notre deuxième surveillant : BEAUTE. La colonne est placée sur le pavé mosaïque dans l'angle sud-ouest (Midi-occident). En même temps que la beauté c'est l'ordre le plus libre de tous, variation dans ses cannelures, ses proportions, sa décorations. C'est l'ordre de l'invention et de la nouveauté.

Viennent ensuite : Les ordres romains 4) L'ordre eomposite ou romain Ordre formé du mélange de l'ordre ionique et de l'ordre corinthien. C'est le quatrième ordre d'architecture. Pour nous Maçons, cet ordre n'est pas présent en loge. N'a-t-il qu'un rôle symbolique avec l'ordre toscan afin d’amener du chiffre 3 de l'apprenti au chiffre 5 du compagnon, soit 3 + 2. Mais je pense qu'il n'a pas que cette symbolique. Le fait que les romains l'emploient pour orner essentiellement leurs arcs de triomphe, n'y a-t-il pas le symbole du triomphe de la lumière éclairant le genre humain de par l'association féminine de l'ordre ionique et de celui plus masculin de l'ordre corinthien.

5) L'ordre toscan. Le dictionnaire Larousse indique que c'est : Le plus simple des ordres d'architecture, chez les romains c'est une déformation de l'ordre dorique. Pour nous Maçons, cet ordre est plus énigmatique, les anciens, eux-mêmes, ne l'utilisèrent qu'en de rares exceptions. Est-ce un complément architectonique enrichissant pour la beauté, genre de chapiteau androgyne de l'ordre dorique qui serait devenu carré ?

5 ordres d’architecture auxquels correspondent les 5 voyages d’initiation du compagnon. 5 c’est aussi les cinq coups de maillet lors de l’ouverture de nos tenues au grade de compagnon. Ce sont encore les 5 officiers qui éclairent la loge : Le Vénérable maître, le Premier et le Second surveillant, l’orateur et le secrétaire qui sont les 5 lumières de la loge. Mais encore les 5 pointes de l’étoile flamboyante qui nous ramène aux 5 sens et à la divine harmonie du nombre d’or. Elle est complétée par la lettre G de la géométrie qui contribue à la bonne construction de notre tabernacle intérieur et symbolique gouverné par l’intelligence humaine dont nous a doté le G\ A\ D\ L\ U\. Le chiffre 5 est le nombre de l’union pythagoricienne, c’est aussi le chiffre du centre de l’harmonie et de l’équilibre. Symbole de l’homme qui devient le tabernacle parfait comme nous allons le voir.

1er voyage, avec le maillet et le ciseau, les 5 sens sur la colonne de la beauté, ordre corinthien, correspondant à la 1ère année des études de l’initié.

2ème voyage, avec la règle et le compas, les 5 ordres d’architecture sur la colonne de la force, ordre dorique, correspondant à la deuxième année des études de l’initié. C’est la base solide sur laquelle viennent s’étayer les autres étages de notre élévation vers la lumière, tels les palais renaissance où l’ordre dorique est réservé au rez-de-chaussée dans l’ornementation de la façade. Ce deuxième voyage est la préparation de la décoration d’un tabernacle digne de la majesté du Grand Architecte de l’Univers. Ce tabernacle…c’est vous, c’est moi,  c’est nous, c’est l’homme, l’être de chair, celui qui doit être droit physiquement et moralement, juste dans ses relations avec ses semblables et ses proportions humaines divinement harmonisées. Le compas, emblème de la sagesse, de la prudence et de la circonspection, nous aide à mesurer les angles et à établir ces proportions c’est l’ordre ionique à deux volutes. La règle c’est la rectitude de notre esprit et de nos actes. Il ne faut pas oublier que l’architecture est le sujet de mes études après la connaissance de « soi-même ». C’est l’art le plus beau et le plus noble. Ce construire soi-même avec le soin extrême dû au temple, tabernacle qui accueillera le Grand Architecte de l’Univers.

3e voyage, avec une règle et une pince, les 7 arts libéraux sur la colonne de la sagesse. La sagesse de l’ordre ionique qui reprend, par la forme de ses deux volutes qui se font face, les deux plateaux de la balance qu’il faut équilibrer. Ordre féminin qui vient nous rappeler que tout être humain possède la bivalence du masculin et du féminin qui se complète et forme un équilibre à toute justice par leur union dans un être.

4e voyage, avec la règle et l’équerre, voyage de la connaissance des sphères, propriétés de la Sphère céleste et de la Sphère terrestre…

5e voyage … Libre fin du cours de mes études, capable de transmettre ce qui m’a été donné.

« rendre à ceux qui viennent après lui l’instruction qu’il a reçue lui-même de ceux qui l’ont précédé, tel est le principal objet de l’initiation au second Degré ».

Une fois que l’ordre dorique, ordre masculin a servi de base à l’édifice, l’ordre ionique suit pour établir une juste proportion et enfin l’ordre corinthien de la beauté finit cette construction pour la ramener au chiffre un et achever dans la perfection ce tabernacle. L’ordre corinthien orné de feuilles d’acanthe est là pour nous rappeler que le mal, symbolisé dans les épines de la plantes, doit contrebalancer la beauté de la forme des feuilles afin d’en mieux profiter. c’est un peu le pavé mosaïque entre blanc et noir. Ses piquants symbolisent encore le triomphe de l’architecte qui a surmonté les difficultés de sa tâche.

Les deux autres ordres sont inconnus dans le rite et je ne vois pas comment les rattacher. Peut-être est-ce le symbole des organes dont on ne connaît pas la fonction et que l’on découvre au fur et à mesure de notre progression, comme toutes choses dans la nature qui ne sont jamais créées pour rien et dont le sens caché n’apparaît que bien plus tard. Ou bien est-ce l’inconnu, la non connaissance, l’inexpliqué qui reste toujours ou qui découle de ce que l’on a découvert. Mon chemin ne s’arrêtant pas à ce degré, sans doute en percevrai-je le sens plus tard.

Enfin, ce tabernacle construit le long de ma vie maçonnique ressemble à s’y méprendre à ma loge mère. A l’heure ou je devrais retourner à l’Orient éternel, mon âme, cet enfant nu s’approchera du temple, lieu du passage, elle abordera par le pied gauche les trois marches du temple, elle frappera trois fois aux portes d’airains entrouvertes, passera les deux colonnes Boaz et Jakin, entrera, fera les trois pas de l’apprenti, pour glisser vers ce pas compagnonnique qui m’amènera entre les colonnes force et beauté, au loin la colonne sagesse qui délimiteront mon carré long recouvert du pavé mosaïque des actes, bons ou mal, blancs ou noirs, de ma vie. Derrière, les grenades seront épanouies, telles des sexes de femmes me rappelant mes origines, le début et la fin. En face , baignant dans une grande clarté venant des trois fenêtres de la loges, l’étoile flamboyante entre le soleil et la lune. Michel m’accueillera avec sa balance sur laquelle mon âme montera. J’espère que la droite du niveau du balancier rencontrera en son milieu, en rectitude, la perpendiculaire du fléau. Puis, pour passer du zénith au nadir, ainsi délimité, mon âme s’élèvera par le fil à plomb vers le Grand Architecte de l’Univers. Je passerai dans le giron d’Abraham, qui me prendra en charge pour que mon âme devenue cette pierre cubique, à peu près polie, s’ajuste au autres pierres pour ériger la Jérusalem céleste, le nouveau temple de Salomon. A moi Abraham, je suis ton frère…Cinq coups,…Schibboleth.

J’ai dit V\ M\

Source : www.ledifice.net

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:34

Bleu, Bleu, le ciel de Provence...
Bleu : union du ciel, et par réverbération, de la mer.
Bleu : la couleur qui ne fait pas de vagues !
Le bleu est l'une des trois couleurs primaires.
Le bleu est la couleur du ciel et de l'eau. Il symbolise l'infini, le divin, le spirituel. Il invite au rêve et à l'évasion spirituelle. Par extension, il évoque la paix, le calme, la volupté. Associé au froid, le bleu est symbole de fraîcheur et de pureté. On ne le dit jamais assez. Le bleu est la couleur préférée de tout un chacun. Loin devant le vert et le rouge. Du pastel à l'indigo, du marine à l'outremer. On connaît le bleu de Vermeer ; il y a aussi celui de Philippe de Champaigne, celui des portraits-charge sous le Second Empire, des reproductions des poilus dans les tranchées de 14-18, celui des Gauloises... Quels que soient le sexe, les origines sociales, la profession ou le bagage culturel, le bleu écrase tout. Et le vêtement en est la principale manifestation, des uniformes au jean. Mais il n'en pas toujours été ainsi. Au contraire. Dans l'Antiquité, la couleur bleue est délaissée, voire méprisée. A Rome, c'est la couleur des barbares, de l'étranger (les peuples du Nord comme les Germains aiment le bleu). De nombreux témoignages l'affirment : avoir les yeux bleus pour une femme, c'est un signe de mauvaise vie. Pour les hommes, une marque de ridicule. On retrouve cet état d'esprit dans le vocabulaire : en latin classique, le lexique des bleus est instable, imprécis. Lorsque les langues romanes ont forgé leur vocabulaire des couleurs, elles ont dû aller chercher ailleurs, dans les mots germaniques (blau) et arabe (azraq). Chez les Grecs aussi on relève des confusions de vocabulaire entre le bleu, le gris et le vert. Les textes bibliques anciens en hébreu, en araméen et en grec utilisent peu de mots pour les couleurs et ce seront les traductions en latin puis en langue moderne qui les ajouteront... Mais, à l'exception du saphir, pierre préférée des peuples de la Bible. Il y a peu de place pour le bleu. Il n'y a pas à ce moment-là de progrès particulier dans la fabrication des colorants ou des pigments. Ce qui se produit, c'est un changement profond des idées religieuses. Le Dieu des chrétiens devient en effet un dieu de lumière. Et la lumière est...bleue ! Pour la première fois en Occident, on peint les ciels en bleu - auparavant, ils étaient noirs, rouges, blancs ou dorés. Les hommes d'Eglise sont de grands coloristes, avant les peintres et les teinturiers. Certains d'entre eux sont aussi des hommes de science, qui dissertent sur la couleur, dont des expériences d'optique, s'interrogent sur le phénomène de l'arc-en-ciel... Lumière ou matière ? La première hypothèse l'a largement emporté et, du coup le bleu, s'est répandu non seulement dans les vitraux et les oeuvres d'art, mais aussi dans toute la société. En trois générations, le bleu devient à la mode aristocratique. La technique suit : stimulés, sollicités, les teinturiers rivalisent en matière de nouveaux procédés et parviennent à fabriquer des bleus magnifiques. C'est ainsi que le bleu devient en quelque sorte le contraire de rouge. On utilisera pour les vitraux un produit fort cher, le cafre (que l'on appellera bien plus tard le bleu cobalt). Il deviendra le célèbre bleu de Chartres. Les conséquences économiques sont énormes : la demande de guède, cette plante mi-herbe, mi-arbuste que l'on utilisait dans les villages comme colorant artisanal, explose. Sa culture devient soudain industrielle, et fait la fortune de régions comme la Thuringe, la Toscane, la Picardie ou encore la région de Toulouse. On la cultive intensément pour produire ces boules appelées «coques », d'où le nom de pays de cocagne. C'est un véritable or bleu ! On a calculé que 80% de la cathédrale d'Amiens, bâtie au XIIIème siècle, avait été payée par les marchands de guède. A Strasbourg, les marchands de garance, la plante qui donne le colorant rouge, étaient furieux. Ils ont même soudoyé le maître verrier chargé de représenter le diable sur les vitraux pour qu'il le colorie en bleu, afin de dévaloriser leur rival. Cela durera jusqu'au XIIIème siècle. A la fin du Moyen Age, la vague moraliste, qui va provoquer la Réforme, se porte aussi sur les couleurs, en désignant des couleurs dignes et d'autres qui ne le sont pas. La palette protestante s'articule autour du blanc, du noir, du gris, du brun...et du bleu. Comparez Rembrandt, peintre calviniste qui a une palette très retenue, faite de camaïeux, et Rubens, peintre catholique à la palette très colorée... Regardez les toiles de Philippe de Champaigne, qui sont colorées tant qu'il est catholique et se font plus austères, plus bleutées, quand il se rapproche des jansénistes... Ce discours moral, partiellement repris par la Contre-Réforme, promeut également le noir, le gris et le bleu dans le vêtement masculin. Il s'applique encore de nos jours. Au XVIIIème siècle, il devient la couleur préférée des Européens. La technique en rajoute une couche : dans les années 20, des alchimistes de Berlin inventent le fameux bleu de Prusse, qui va permettre aux peintres et aux teinturiers de diversifier la gamme des nuances foncées. De plus, on importe massivement l'indigo des Antilles et d'Amérique centrale, dont le pouvoir colorant est plus fort que l'ancien pastel et le prix de revient, plus faible que celui d'Asie, car il est fabriqué par des esclaves. Toutes les lois protectionnistes s'écroulent. L'indigo d'Amérique provoque la crise dans les anciennes régions de cocagne, Toulouse et Amiens sont ruinées, Nantes et Bordeaux s'enrichissent. Le bleu devient à la mode dans tous les domaines. Les jeunes Européens s'habillent en bleu, et la poésie romantique allemande célèbre le culte de cette couleur si mélancolique - on en a peut-être gardé́ l'écho dans le vocabulaire, avec le blues... En 1850, un vêtement lui donne encore un coup de pouce : c'est le jean, inventé à San Francisco par un tailleur juif Lévi-Strauss ( Bleu de Gênes), le pantalon idéal, avec sa grosse toile à l'indigo, le premier bleu de travail.
Il faut attendre les années 1930 pour que, aux Etats-Unis, le jean devienne un vêtement de loisir, puis un signe de rébellion, dans les années1960-1970, mais pour un court moment seulement, car un vêtement bleu ne peut pas être vraiment rebelle.
En France, il fut la couleur des républicains, s'opposant au blanc des monarchistes et au noir du parti clérical. Mais, petit à petit, il a glissé vers le centre, se laissant déborder sur sa gauche par le rouge socialiste puis communiste. Il a été chassé vers la droite en quelque sorte. Après la Première Guerre mondiale, il est devenu conservateur (c'est la Chambre bleu horizon). Il l'est encore aujourd'hui. C'est une couleur consensuelle, pour les personnes physiques comme pour les personnes morales: les organismes internationaux, l'ONU, l'UNESCO, le Conseil de l'Europe, l'Union européenne ainsi que les Francs Maçons, tous ont choisi un emblème bleu. On le sélectionne par soustraction, après avoir éliminé les autres. C'est une couleur qui ne fait pas de vague, ne choque pas et emporte l'adhésion de tous. Si le bleu est la couleur de l'esprit et de la pensée, c'est aussi celle du rêve et c'est pour cela qu'elle a été utilisée par de nombreux peintres. Elle calme, crée la détente, est propice au développement de la vie spirituelle. L'époque contemporaine a conduit de nombreux artistes à utiliser cette couleur : Citons-en quelques uns qui ont donné, soit à un moment de leur parcours, soit tout au long de leur carrière, la primeur à cette couleur : Matisse : Nu bleu Miro: Bleu I, II, III Kandinsky : Bleu de ciel Klein : Monochrome  Picasso : Période Bleue Nicolas de STAEL. Aujourd'hui, quand les gens affirment aimer le bleu, cela signifie au fond qu'ils veulent être rangés parmi les gens sages, conservateurs, ceux qui ne veulent rien révéler d'eux-mêmes. En Franc Maçonnerie, les 4 grades de l'Ecossisme comprennent en premier lieu la Maçonnerie Bleue (concernant les loges symboliques). Les loges des 3 premiers grades, Apprenti, Compagnon, Maître sont appelée loges bleues, alors que seule la loge du grade d'apprenti est en réalité tendue de Bleu. La couleur Bleue est celle du Ciel et de la Tolérance qui doit caractériser le désir d'excelsion et conditionner l'attitude des Maçons des 3 premiers grades. La Loge Bleue représente symboliquement le Cosmos. En fait, elle est à ciel ouvert sur la voûte étoilée, indiquant les possibilités d'élévation spirituelle auxquelles chaque maçon peut tendre. A, l'image de l'apprenti ; qui en étant initié, chemine, hésitant sur la voie de la connaissance, de nombreuses expressions traduisent cette idée de débutant : Se faire avoir comme un bleu : comme un débutant. À l'Armée, et dans certains milieux professionnels, un bleu est un débutant, une jeune recrue sans expérience ( bleusaille). D'autres expressions utilisant le mot Bleu : Un bas-bleu : femme intellectuelle, écrivaine pontifiante (péjoratif).
Nom de bleu : Expression utilisée pour dire « nom de dieu » sans blasphème.Ventrebleu, morbleu, parbleu, sacrebleu sont d’autres jurons formés d'une altération volontaire de « nom de dieu », afin d'éviter un sacrilège (on le pense mais on ne le dit pas) ;
Un Cordon Bleu était, sous l'ancien Régime le surnom donné à un chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Il désigne aujourd'hui un grand chef cuisinier.
Le sang bleu est le signe de la noblesse.
Un col bleu (de travail) est un ouvrier alors qu'un col blanc est un employé (de bureau) ;
Le bleu de chauffe, le bleu de travail, est un vêtement de couleur bleue utilisé pour les travaux salissants.
Être fleur bleue : être naïf, rêveur ou romantique ;
Avoir une peur bleue : avoir énormément peur.
Le grand bleu désigne l'océan, lagrande bleue la mer ;
Si on a des Bleus à l'âme, le bleu réfère aussi, dans les pays anglo-saxons notamment, à la tristesse. L'expression « blue devils » signifie « idées noires ». Le « blues » est un état de mélancolie (spleen) qui a donné le blues, un genre musical. Le Baby Blues est le nom donné à l'état dépressif de la jeune mère pouvant survenir après l'accouchement... Le bleu est généralement une couleur masculine, par opposition au rose pour les filles. Vue depuis l'espace, la terre, recouverte à 70 % d'eau, doit sa tonalité bleue à la réflexion du ciel dans l'eau des mers et des océans. C'est la Planète Bleue.

J'ai dit.

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30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 06:05

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 06:19

1 Qu’est ce que c’est ? 
Le Delta (comme le nom de la 4ieme lettre grecque qui en majuscule est représentée par un triangle lumineux) est un triangle qui porte en son centre un œil symbolique. 
Le triangle qui symbolise la sainte Trinité divine dans le Catholicisme, est équilatéral. En effet, on le retrouve comme représentation de Dieu dans des peintures d’avant la renaissance. Il figure sur le fronton de nombreuses Eglises baroques de Venise et dans la chapelle du château de Versailles. 
Pour ne pas les confondre, les FM le représentent parfois en triangle isocèle avec seulement 2 cotés égaux. Dans ce cas, il présente les rapports du « nombre d’or » à savoir sommet a 108°, qui est le nombre de l'Homme, et angles de base à 36°, qui est le nombre du ciel, et comme la somme des 2 angles de la base 36 fait 72, ou trouve le nombre de la terre. Puisque 72 + 36 font 108, il y a la corrélation entre la Terre le Ciel et L’homme. Au passage, II y a aussi 108 grains au chapelet du Bouddhisme. 
Mais ce n’est pas le cas ni dans notre Temple ni sur notre tableau de Loge ou il est également équilatéral comme les chrétiens. Il porte en son centre soit le tétragramme sacré IEVE soit écrit en latin a l’intérieur «  la Lumière a luit dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point reçue », soit l’œil divin qui rayonne. Cet oeil symbolise sur le plan physique le Soleil visible d’où émanent la vie et la lumière et sur le plan spirituel le Grand architecte de l’Univers. 

2 Emplacement 
Des ma première entrée dans le Temple, le Delta lumineux m’est apparu puisqu’il se tient au dessus du Vénérable Maître, entre le Soleil et la Lune, dominant les travaux et il est allumé très vite pendant le rituel. Il nous fait face et l’œil frontal nous regarde pendant toute la durée de la Tenue et je suis persuadé qu'il ne nous quitte pas des yeux tout le long de notre vie car il voit tout. Par cette position, le Delta domine physiquement les travaux. 

3 Parlons maintenant de sa forme elle-même, le triangle. 
Le triangle est la première figure que l’on obtient après la ligne droite. Les anciens se servaient de la corde a noeuds pour faire un triangle (avec 3, 4 et 5 soit demi rectangle). 
Nous pouvons tous tracer un triangle à l'aide d'un compas. Il suffit d'ouvrir celui-ci avec un angle aléatoire, de tracer un cercle puis de reporter le demi rayon sur la circonférence à partir d'un point quelconque. Celle-ci sera divisée en 6 parties égales. Il faudra ensuite relier un point sur deux et l'on obtiendra un triangle équilatéral. 

4 Symbolique de la forme 
Si je trace un cercle autour d'un triangle équilatéral et un autre dans le triangle lui-même, il s'avère que le point central est identique. Si je symbolise le grand cercle par le Monde et le petit cercle par moi-même, cela me fait penser au rapport entre le macrocosme et le microcosme, un exemple pour me rappeler l'Unité mais aussi que l'Homme est infiniment petit par rapport a l'Univers. 
Pour nous, Franc Macon, Le Delta lumineux symbolise la présence Divine. 
Le triangle équilatéral est la première des figures géométriques. Par ses 3 cotés et ses angles égaux, il est un symbole d'équilibre, d'unité et d'harmonie. Le Delta Maçonnique est représenté avec sa base en bas, reposant sur la Terre, monde de l'Homme, de la matière et sa pointe dirigée vers le haut, vers le Ciel, monde céleste divin, monde de la spiritualité. Cet aspect m'évoque que l'Homme tend à s'élever du bas vers le haut, de l'être basique à l'être supérieur. De marcher vers la direction que nous montre le Delta, vers la source qui nous inonde. 

5 Viennent ensuite les rayons qui émanent de lui. 
Ils partent de cette source de savoir vers le reste du monde. Ces rayons montrent que ce symbole est actif et autonome. En effet, que ce soit le Maillet, le Ciseau, l'Equerre, le Compas ou bien d'autres outils encore, une action est nécessaire afin de les employer. Ils ont besoin d'une action humaine pour être opérationnels. Ce symbole pour sa part, produit une énergie qui émane en permanence pour prodiguer la connaissance et son Amour Divin. Ses bienfaits sont dispenses à 360°, dans tous les sens, toutes les directions. Ceci pour ne pas oublier que tout le monde a le droit d'être éclairé par cet enseignement, toutes nationalités, religions, ethnies confondues. 
Il est courant d'évoquer une lumière qui nous montre la direction à suivre; qui guide nos pas. Dans les récits des personnes qui ont frôlé la mort, il est cité une lumière au bout d'un tunnel. Dans les déserts ou sur les océans, quand il n'y a plus d'amer, le seul point de repère reste la lumière qui émane de la position des étoiles. Les rayons du Delta Lumineux sont une source d'énergie, de connaissance mais également la représentation des directions, nous montrant le chemin à suivre. 
La Loge est pour moi un lieu où nous travaillons à nous améliorer, un chantier de perfectionnement en perpétuel mouvement. 
Pour nous permettre cette évolution, il est mis à notre disposition des outils, des mots, des gestes qui nous permettent d'intégrer le plan parfait que le Grand Architecte de l’Univers nous a destiné. Afin que cet enseignement nous soit prodigué de façon juste et parfaite. Nous allons chercher la Lumière Divine et le Grand Architecte de l'Univers nous inonde de cette Lumière afin que nous puissions la refléter et la répandre au dehors. 

6 Puis vient l’œil. 
C'est un organe de perception, de communication avec l’extérieur. Il donne des informations sur les formes, les couleurs, les distances, la matière et bien d'autres encore. Nous avons également d'autres outils de perception comme l'ouie, le toucher, l’odorat ou le goût. 
L’œil qui nous intéresse est symétrique et dépourvu de paupière, qu'est ce que cela peut il signifier ? 
Il ne se ferme jamais, donc il est en contact permanent avec nous, il voit tout et a tout instant. Il nous rappelle la nécessité d’une vigilance sans faille dans notre quête de la parole perdue. 
Ce n'est évidemment pas un oeil normal, je dirai qu'il s'agit de l'oeil du coeur, l'oeil du Grand Architecte de l'Univers. Il symbolise la conscience qui est constamment en éveil. 
L'oeil gauche est tourné vers le passé et l'oeil droit vers le futur. Mais cet oeil du coeur étant hors du temps et de l’espace, il ne peut ni s’ouvrir ni se fermer. Il regarde le présent. C'est un regard intérieur qui sonde l'invisible, le point central même de l'être. 
Pour nous Franc Maçons, il est le symbole de la perception intérieure, de la connaissance de notre moi profond. Il symbolise également la vigilance et la clairvoyance qui permettent de discerner la réalité de l'illusion. 
Si je prends pour image du Delta Lumineux un passage, une faille ou une porte entre le monde terrestre ou nous vivons et le monde céleste de la Divinité, j'imagine très bien cette porte fonctionner dans les deux sens. La première direction est celle des rayons qui se propagent du Delta vers notre monde, c'est une action de Don. La deuxième est celle de l'oeil qui reçoit les informations de ce monde pour les communiquer au travers de la porte. Voila bien un outil de communication qui prodigue et recueille. Il sert de lien entre deux entités. 
Le Delta Lumineux, une porte de communication, un symbole qui me guide, une forme que je vois tous les jours. Le ternaire dans sa forme et sa symbolique. Il m’aide à construire ce temple intérieur, cet édifice sacré qui règle ma vie. Il me rappelle que je dois transmettre ce que j’ai reçu, cet enseignement qui me fait évoluer, qui me fait devenir plus fort de jour en jour. 
Plusieurs citations célèbres : 
Guenon nous dit, « cet oeil qui voit tout dans la parfaite simultanéité de l’éternel présent » 
Matt VI, 22 : " La lampe du corps, c’est l’œil. Si donc ton oeil est sain, ton corps tout entier sera lumineux. Mais si ton oeil est malade, ton corps tout entier sera ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres ! " 
Pour les anciens Hébreux, l’œil n’était la qu’en tant qu’ouverture sur le divin. Ensuite la lettre AYIN, dont l’idéogramme est un œil signifiait comme nom : OEIL en premier sens et SOURCE, en second sens. 
« Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton oeil ? » interroge ainsi l’Evangile selon Saint-Mathieu (II, 3) 

7 Le GADLU 
Quand nous sommes entrés en maçonnerie, ce n’était pas pour nous engager dans un parti politique déguisé, pas plus que pour nous conformer aux dogmes et croyances d’une église masquée, mais pour chercher a percevoir la pensée et l’œuvre du G.A.D.L.U. 
L’œil me rappellera que le Grand Architecte me regarde et qu'il pèsera dans 
la balance de justice chacune de mes actions, chaque mot, chaque pensée. Je serai jugé avec les mêmes poids, nombres et mesures dont j’aurai usé durant ma vie ici-bas. En tant que maçons, je dois évoluer dans l'existence en me rappelant cette échéance capitale. 
Ne pourrait-on, une fois pour toutes, décider, quoi que l’on pense de la Religion avec un grand "R" et des religions avec des petits "r", avec leurs dérives intégristes, leurs dévots hystériques, que le message du Yhaweh des juifs, comme de Jésus, de Mahomet ou de Bouddha sont a priori des messages d’amour, que le Grand Architecte de l’Univers rassemble et synthétise, puis domine, en en conservant et en y ajoutant le meilleur ? 

8 Conclusion 
Je suis Franc-maçon, mes Frères me reconnaissent comme tel. 
En sachant que je suis vu et aidé sans être jugé, ai-je le droit de vivre sans me soucier des Principes Divin ? 
Si j’oubliais les principes Divin, le delta lumineux serait la pour me rappeler que nous sommes la pour faire le bien sur terre. 
Voici de quoi me donner encore à réfléchir pendant un bon moment. 

VM J’ai dit
source :
www.ledifice.net

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27 octobre 2013 7 27 /10 /octobre /2013 09:31

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 07:29

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 05:19

J’ai écrit cette planche peu de temps après mon élévation et essentiellement pour pouvoir faire une mise au point. En effet, depuis mon entrée en maçonnerie, il y a un peu plus de quatre ans, j’ai consacré beaucoup de temps et le plus souvent tout seul, à étudier des sujets portant sur l’ésotérisme chrétien.
Comme apprenti, puis comme compagnon, j’ai fait des recherches sur la Gnose, le christianisme primitif, les esséniens, les évangiles apocryphes, les cathares, les templiers, la Quête du Graal et bien sûr la Kabbale.
Cette soif de connaissances, ce désir d’approfondir ma spiritualité m’a souvent marginalisé et fait passer pour un professionnel de la « cordonite » pressé d’arriver au sommet et peu fraternel parce que travaillant seul.   
A notre dernière tenue et alors que je finissais par me demander si ma démarche était la bonne, notre Frère Christian a affirmé avec force que l’étude de la Kabbale était une partie intégrante de notre parcours maçonnique et ce dès notre entrée dans l’Ordre.
Sa position est d’ailleurs très proche de celle des cabalistes, et l’un d’eux à ce sujet a écrit :
« La première phase de l’étude de la Cabale consiste à lire le plus possible d’ouvrages et à faire passer à travers soi le plus possible de connaissances.. » Je vous avoue mes frères que cette vision de la progression vers la spiritualité, me plaît beaucoup, « lire le plus possible d’ouvrages, faire passer à travers soi le plus possible de connaissances », en un mot ne pas brider cette envie de connaître et de se connaître, voilà enfin une vision éclairée de la progression initiatique qui s’applique totalement à notre parcours maçonnique.
Je ne vais pas insister ce soir sur les liens étroits qui unissent notre Rite avec la Kabbale, il suffit de savoir que Martinez de Pasqualy était un cabaliste convaincu et que Jean-Baptiste Willermoz s’est largement inspiré de ses idées pour écrire les différents rituels du Régime Ecossais Rectifié.
Ceci étant posé, nous pouvons maintenant entrer dans le vif du sujet.
La Création
du monde procède de plusieurs explications dont une nous est donnée dés le grade d’apprenti dans le Prologue de St Jean : « au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu-par lui tout à été fait-et sans lui rien n’a été fait de ce qui est fait. En lui était la Vie et la Vie était la Lumière des hommes. Et la Lumière luit dans les ténèbres et les Ténèbres ne l’ont pas comprise.. »
Ces versets ont suscité en moi le désir d’essayer de comprendre le Mystère de la Création et de progresser vers la Connaissance Suprême, la Gnose, celle qui nous rapproche de Dieu et qui nous rend à son image.
Vaste programme, les cabalistes estiment qu’il faut de trois à cinq ans d’études approfondies pour appréhender les différents mondes spirituels et les comprendre. C’est à la fois long et court, mais le temps presse pour franchir les 125 degrés spirituels qu’un cherchant doit atteindre au cours de sa vie pour maîtriser les enseignements cabalistiques.
Les principaux textes de la Cabale nous donnent une autre vision de la Création, en voici un extrait : « Sachez qu’avant la Création, seule existait la lumière supérieure qui, simple et infinie, emplissait l’univers dans son moindre espace. Il n’y avait ni premier ni dernier, ni commencement ni fin. Tout était douce lumière, harmonieusement et uniformément équilibrée en une apparence et une affinité parfaite, quand par la volonté de Dieu furent crée le monde et Ses créatures, dévoilant ainsi sa perfection, source de la création du monde. Voilà qu’il se contracta en son point central, et il y eu alors restriction et retrait de lumière, laissant autour du point central entouré de lumière un espace vide formé de cercles. Après cette restriction, d’En haut vers En bas, un rayon s’est retiré de la lumière infinie, puis il est descendu graduellement par évolution dans l’espace vide. Epousant ce rayon, la lumière infinie dans l’espace vide est alors descendue et tous les mondes parfaits furent émanés.. »
Ce qui me frappe mes frères, entre les deux textes, celui de St Jean et celui-ci, c’est la présence commune de la Lumière et des ténèbres, du Bien et du Mal, symbolisés dans nos loges par le pavé mosaïque.
En fait qu’est-ce que la Cabale ? Je ne vais pas m’étendre sur son Histoire, je vais simplement vous en donner une courte définition : la Kabbale, c’est la voie de l’ésotérisme hébraïque, la forme spécifiquement hébraïque de la Tradition Primordiale chère à Guénon.
Il est important de noter qu’il existe aussi une Cabale chrétienne, Pic de La Mirandole en fut un des précurseurs, mais cet aspect plus spécifique de la Kabbale fera l’objet d’un autre travail.
Le sens du mot Qabalah nous est donné par sa racine QBL qui signifie recevoir et accepter. En d’autres termes, le cabaliste est celui qui va à la rencontre de l’autre pour le recevoir, l’accepter et ne former avec lui qu’un seul cœur. Vous voyez mes frères les cabalistes et les maçons ont en commun un profond idéal de fraternité ajouté à une volonté immense de recherche et de Connaissance.
La Kabbale repose entièrement sur cette singularité de l’Ecriture Sainte, selon ce qu’en rapporte le Zohar, un des fondements de la littérature cabalistique : « Dans chaque parole de l’Ecriture, le Saint, béni soit-il a caché un mystère suprême qui est l’âme du mot, et d’autres mystères moins profonds qui sont l’enveloppe du premier mystère. L’homme profane ne voit dans chaque mot que le corps, c’est à dire le sens littéral. Par contre les hommes clairvoyants voient dans chaque mot l’enveloppe qui entoure l’âme et au travers de cette enveloppe, ils entrevoient l’âme bien que la vue claire et nette de celle-ci leur soit impossible.. »
La force des mots, la puissance du Verbe, la Création repose sur ces concepts.
En fait, la Sagesse d’En Haut qui fut révélée à Moïse, au Mont Sinaï, en même temps que le Pentateuque, la Loi écrite de l’éxotèrisme du judaïsme constitue la connaissance cachée qui est l’objet de l’ésotérisme hébraïque : « La Kabbale, Loi orale secrète, recoupe le Pentateuque, Loi écrite qu’elle TRANSCENDE.
Tout est là et vous comprenez maintenant pourquoi l’enseignement de la Kabbale et sa transmission n’était réservée qu’à des initiés et à des rabbins triés sur le volet. J’ai mis cette phrase à l’imparfait car depuis quelques temps, l’étude de la Kabbale est ouverte à tous ceux qui cherchent, sans exclusive, avec une simple barrière naturelle, la langue hébraïque.
A ce sujet, la Cabale si elle est moins une technique de décryptage qu’un mode de vie spirituel, possède un mode opératoire très spécifique pour lequel elle dispose d’instruments dont les plus connus sont l’alphabet hébraïque composé de 22 lettres et les 10 séphiroths le tout aboutissant aux 32 voies de la Sagesse.
Pour les cabalistes, les 22 lettres de l’alphabet hébreux sont les instruments de la Création. En effet, d’après la Tradition, les lettres sont des éléments constitutifs des vibrations de l’Univers. Dans l’ordre inverse, à partir de la dernière lette, « taw » qui signifie le signe, les différentes lettres se présentent successivement devant Dieu pour créer le monde. Il les écarte les unes après les autres, mais retient « bet », la deuxième lettre qui a valeur 2 pour créer le monde.
La même tradition enseigne que d’une part les lettres sont des anges et que d’autre part, à chaque âme sur terre correspond une lettre de l’écriture, chaque âme étant une lettre et devant y trouver sa place.
L’alphabet hébreu est structuré en 3 lettres mères, 7 lettres redoublées et 12 lettres simples, elles ont chacune une valeur numérique qui traduit une réalité.
Un exemple, le mot NOM se dit CHEM en hébreu et possède une valeur numérique de 300+40=340 et le mot NOMBRE se dit SEPHAR et possède la même valeur numérique à savoir 60+80+200=340. On nomme Guématrie cette méthode qui établit une correspondance entre les lettres, les mots mais aussi les versets de la Bible, correspondance qui permet d’ouvrir de nouveaux horizons dans l’interprétation des textes sacrés.
Les séphiroths sont les émanations de la puissance divine. Ils sont au nombre de 10 et constituent avec les 22 lettres de l’alphabet hébreu, les 32 mystérieux chemins de la Sagesse selon lesquels Dieu a crée le monde.
Chaque séphira est l’archétype d’un membre ou d’un organe de l’homme et la totalité des séphiroths constituent, "l’Homme d’En Haut ", ou l’Adam Kadmon, l’Adam Primordial.
Petite parenthèse, l’ésotérisme s’appuie sur un principe écrit dans la Table d’Emeraude qui proclame que tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, le microcosme correspondant au macrocosme et vice-versa.
Je ne vais pas trop insister sur les séphiroths, juste vous donner leurs noms. La première est KETHER, la Couronne et la dixième est MALKHUT, le Royaume. Les autres séphiroths unissent donc la tête, point suprême où commencent les mystères intelligibles au Royaume.
De KETHER émanent successivement, HOCHMAH, la Sagesse, l’intelligence, BINAH, la Mère, HESED, la Miséricorde, GEBURAH la Rigueur, le Jugement, TIPHERET, la Beauté, NETSAH, l’Eternité, HOD, la Gloire et YESOD, le fondement.
Un travail sur l’Arbre de Vie vous donnera plus d’explications sur l’importance des séphiroths dans la Kabbale, mais à ce stade de ma planche, je dois vous avouer qu’il me faut rester humble par rapport à la masse de connaissances qui relèvent de ce sujet.
Cependant, dans ma recherche des causes premières de la Création, j’ai été interpellé par cette idée développée dans le Zohar, qui met en évidence, au-dessus du monde des séphiroths "par lequel Dieu se manifeste ", un monde caché appelé EN-SOPH, la « Volonté Suprême », un monde sans commencement ni fin, sans limites qui demeure totalement inaccessible à l’homme. Il existe donc une limite à notre connaissance et à notre compréhension, une idée que l’on ne pourra jamais atteindre, un infini jamais explicable avec des concepts humains.
Et pourtant la Création du monde s’explique selon la Kabbale par une contraction de L’EN-SOPH, contraction nommée tsimtsoum qui a permis l’apparition d’un vide dans lequel allait se manifester le miroir de l’existence. Puis, nous l’avons déjà évoqué, un rayon de lumière a été produit, venant de l’En-Soph, rayon qui s’est manifesté à dix niveaux différents connus sous le nom de séphiroths.
En fait et pour résumer, l’Univers a été crée, selon la Kabbale par une rétractation divine, du néant a surgi la lumière qui a progressivement installé la nature et la Vie.
Si l’on rapproche une dernière fois le Zohar et l’évangile de St Jean on comprend aisément que le Verbe et le Premier Rayon de Lumière procèdent du même concept.
Voulant expliquer le phénomène de la Création par des moyens plus scientifiques, j’ai cherché du côté de la mécanique quantique, en essayant de répondre à cette question fondamentale, existe-t-il des vides créateurs de Lumière et de matière ?
Pour répondre à cette interrogation primordiale, je dois d’abord vous expliquer succinctement ce qu’est la mécanique quantique.
Développée au début du 20ème siècle, la mécanique quantique est la théorie qui décrit le monde microscopique des atomes et des particules. Elle remet en question la physique classique, héritage de Newton et de Galilée.Pendant longtemps, on a cru que le fonctionnement du monde atomique, inaccessible directement à nos sens était similaire à celui du monde macroscopique, celui de la vie de tous les jours. On ne faisait qu’appliquer le fameux « tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas », d’Hermès Trimégiste. On croyait par exemple, que l’atome ressemblait à un système solaire miniature, les électrons jouant le rôle de planètes autour du noyau. En fait, il n’en est rien. Le principe d’incertitude de Heisenberg explique à ce sujet que l’on ne peut pas connaître précisément à la fois, la position et la vitesse d’une particule et qu’en général, un électron ne possède pas une vitesse et une position bien définie, alors aller leur imaginer des orbite au sein de micros systèmes solaires, c’est totalement impossible.
Ces concepts de position et de vitesse tirés de la vie courante perdent leur sens dans le monde quantique.
Autre principe « révolutionnaire », une particule peut pendant un laps de temps infime, se trouver à deux endroits à la fois, on dit qu’elle est dans un état superposé, à la fois ici et là-bas.
Je passe enfin, sur la notion encore plus déroutante de téléportation quantique, pour vous dire que nous ne sommes pas dans la science-fiction et que la mécanique quantique est une science totalement exacte.
Et l’explication de la Création, où s’inscrit-elle ?
Selon la théorie des quantas, notre Univers est bien issu d’un vide, mais celui-ci contenait « quelque chose », le néant absolu n’ayant pas existé. En fait ce vide d’avant la Création était plein d’énergie, de champs et de particules, à l’état virtuel, de la matière et de l’anti-matière apparaissant et disparaissant comme des bulles de savon.
Notre monde actuel serait issu de la fluctuation de ce vide non vide(la Cabale parle de rétractation) qui aurait donné à l’Univers son propre espace-temps, ses lois, sa physique et plus important encore, la façon dont s’est brisée l’Unité originelle pour engendrer les forces et les particules que nous y trouvons. L’élément décisif dans la théorie quantique est la densité de l’Univers au moment de la Création ; si celle-ci est élevée alors l’espace temps se courbe, la gravitation l’emporte et l’Univers SE CONTRACTE. Nous y sommes, contraction, rétractation, même si les phénomènes ne sont pas rigoureusement similaires, tous cela procède du même concept.
Pour le physicien quantique, le vide est l’état latent de la réalité et la matière son état manifeste, il y a eu brisure du vide dans la Lumière ce qui a crée la matière ; « et le Verbe s’est fait chair »(St Jean), « la lumière infinie dans l’espace vide est descendue et tous les mondes parfaits furent émanés(Kabbale). »
La Kabbale et le Prologue de St Jean nous proposent une explication allégorique de la Création. Dieu par son souffle divin a fait surgir du néant des particules latentes de matière et d’anti-matière ce qui a aboutit à la formation de l’Univers. Le vide évoqué dans le Zohar se retrouvant dans la notion de vide quantique.
Respectable Député Maître, avec ce travail, j’ai essayé de vous communiquer ma soif de connaissances qui m’a pris dés mon initiation. Le rôle du Maître Ecossais de St André est un rôle d’encadrement et de transmission, en tout cas c’est comme cela que je le conçois.
La Kabbale nous dit qu’elle ne peut être étudiée par des profanes ayant moins de quarante ans, qu’il faut attendre avant de s’engager sur la voie de la spiritualité, mais qu’il n’existe aucune limite à la soif de connaissance du cherchant, le rôle du Maître étant de canaliser celle-ci et non de la réfréner.
Comme Second et bientôt Premier Surveillant d’une loge de St Jean travaillant au Rite Ecossais Rectifié, et comme Maître Ecossais de St André, j’ai le devoir d’accroître constamment mes connaissances pour mieux les transmettre, mais aussi je dois être capable d’encourager et non de freiner tous mes frères, Compagnons et Apprentis qui cherchent sans compter pour apporter leur Pierre au Temple de notre Ordre.
Jean Baptiste Willermoz a mis beaucoup de temps pour écrire le rituel de Maître Ecossais de St André, il l’a voulu parfait et complet.
Ce grand maçon, créateur du Régime Ecossais Rectifié, fut initié à l’âge de vingt ans et Vénérable de sa loge deux ans après. Passionné de maçonnerie, il rédigea les premiers rituels après avoir passé une multitude de Hauts Grades. Son but créer une synthèse parfaite et complète de tous les rites existant à la fin du 18ème siècle.
Aujourd’hui et pour faire honneur à ce qu’il nous a légué, nous nous devons de travailler sans relâche à notre perfectionnement en cherchant sans préjugés ni limites à comprendre tout ce que les différents rites peuvent nous apporter dans la compréhension de nos propres rituels.
Le rôle du Maître Ecossais de St André est triple. Il doit avant tout se former pour pouvoir répondre aux demandes des frères des loges bleues. Il doit ensuite encadrer les ateliers travaillant aux trois grades du Rite Ecossais Rectifié en veillant à la stricte observance des rituels et à la qualité des cérémonies Enfin il doit transmettre au sens cabaliste du terme, tel le Maître qui donne la Connaissance à celui qui deviendra un jour Maître à son tour.
Nietzsche disait : « Tout Maître n’a qu’un seul élève, mais il arrive qu’un jour l’élève dépasse le Maître ».
C’est un beau challenge et une noble mission que de faire de nos apprentis des compagnons et de nos compagnons des maîtres, c’est le sens de notre chaîne d’Union, c’est une grande responsabilité, mais c’est aussi une grande fierté d’appartenir à ce Rite, transmis de générations en générations, dans la plus pure Tradition maçonnique.

Source : http://hautsgrades.over-blog.com

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