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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:25

INTRODUCTION.


N UL ordre, nulle société ne peut exister sans lois. L'exécution de ces lois assure la prospérité de la société ; leur oubli ou leur infraction en amène la décadence & la ruine.


LA
sagesse de celles qui dirigent l' Ordre Maçonnique, aussi respectable par son ancienneté que par son utilité, l'a fait triompher du temps & de ses adversaires, malgré les atteintes que lui ont portées quelques-uns de ses membres , soit par leurs vices personnels , soit par les abus multipliés, qu'ils ont tâché d'y introduire. S'il a perdu de son ancienne splendeur dans quelques contrées de l'Europe c' est à ces membres corrompus qu'il faut l' attribuer, le vulgaire ayant injustement rendu réversible sur le corps entier ce qui le scandalisait dans des individus, qui , malgré le beau nom dont ils se paraient étaient cependant tout-à-fait étrangers à l' Ordre Maçonnique. Mais les mêmes vertus , qui l'ont préservé , peuvent encore lui rendre toute fa gloire , & même il n'a jamais cessé d' en jouir dans les lieux où la pratique. de ces vertus a été la base de tous ses travaux.


ON
ne peut cependant se dissimuler, que cette espèce de Maçons qui prétendent avoir acquis ce titre par la cérémonie de leur réception , quelque irrégulière qu'elle ait été, se sont multipliés considérablement dans certaines contrées, où il se trouvait peu ou point d' établissements réguliers ; ignorant les véritables lois de l' Ordre ils en ont créées d'arbitraires , qui favorisaient leur ambition & leur cupidité ; ils ont porté dans ces nouvelles & nombreuses sociétés le goût pour l' indépendance & pour les plaisirs bruyants que l' Ordre a toujours condamné , & pour soutenir l'espèce de considération ; qui était nécessaire à leurs vues intéressées . & qu'ils avaient surpris par les dehors mystérieux d'une fausse science, ils ont surchargé leurs cérémonies de nouvelles productions toujours plus chimériques & plus absurdes les unes que les autres, & dont le plus grand nombre des Maçons a été longtemps la dupe.


M
AIS tandis que l' erreur multipliait ainsi les prosélytes, les vrais Maçons plus circonspects dans leur marche & plus difficiles dans leur choix faisaient des progrès lents mais assurés Moins jaloux de captiver la multitude que d'acquérir de dignes Frères , ils attendaient en gémissant que le prestige eut cédé , & que reconnaissant l'erreur dans laquelle on avait été entraîné , on marquât un désir sincère d'entrer dans les vues. légitimes de l'Ordre & de suivre scrupuleusement les lois, en le dépouillant de tout intérêt personnel & de tout esprit de domination. Mais dédaignant par principe ces grands moyens, qui assujettissent les volontés ils ne devaient attendre cette importante révolution que du temps & de la disposition libre des esprits.


CEPENDANT
quelques Maçons plus zélés qu' éclairés mais trop judicieux pour se nourrir longtemps de chimères, & lassés d'une anarchie dont ils sentaient le vice, firent des efforts pour se soustraire à un joug aussi avilissant. Des Loges entières dans diverses contrées, sentant la nécessité d'un centre commun dépositaire d' une autorité législative se réunirent & coopérèrent à la formation de divers grands Orients. C’était déjà de leur part un grand pas vers la lumière mais à défaut d'en connaître le vrai point central & le dépôt des lois primitives, elles

suppléèrent au régime fondamental par des régimes arbitraires particuliers ou nationaux, & par les lois qui ont pu s'y adapter. Elles ont eu le mérite d' opposer un frein à la licence destructive, qui dominait partout, mais ne tenant point à la chaîne générale , elles ont rompu l'unité en variant les systèmes.

DES Maçons de diverses contrées de France , convaincus que la prospérité & la stabilité de l'Ordre Maçonnique dépendaient entièrement du rétablissement de cette unité primitive., ne trouvant point chez ceux , qui ont voulu se l'approprier , les signes , qui doivent la caractériser, enhardis dans leurs recherches par ce qu'ils avoient appris sur l'ancienneté de l' Ordre des Franc-maçons, fondé sur la tradition la plus constante , sont enfin parvenus à en découvrir le berceau ; avec du zèle & de la persévérance ils ont surmonté tous les obstacles & en participant aux avantages d'une administration sage & éclairée , ils ont eu le bonheur de retrouver les traces précieuses de l'ancienneté & du but de la Maçonnerie.


UNE
autre erreur bien commune & bien dangereuse enfantée dans ces temps de troubles & d'anarchie que nous déplorons , & accréditée depuis par l' usage . consistait à regarder les fonds d'une Loge , provenant des réceptions, comme lui appartenant en propre , sans reddition de compte à ses supérieurs ; de-là la multitude de Loges formées sans constitutions légales pour favoriser la cupidité de quelques prétendus maîtres & de ceux, avec qui ils voulaient bien partager les produits de leur trafic. De-là encore ces dépenses énormes employées en banquets trop somptueux, & en futiles & magnifiques décorations qui n'étant plus surveillées ont absorbé des fonds, dont la destination était bien plus précieuse , & ont été comme autant de larcins faits aux vues de bienfaisance qui caractérisent l'Ordre, & qui devaient le rendre. respectable aux yeux des profanes.

IL était toutefois aisé , en réfléchissant sans intérêt personnel d' après les principes d' une raison éclairée, de reconnaître que les Loges ne font que des sociétés particulières, subordonnées à la société générale, qui leur, donne l' existence & les pouvoirs nécessaires pour la représenter dans cette partie d'autorité qu'elle leur confie; que cette autorité partielle émane de celle qui réside essentiellement dans le centre commun & général de l'Ordre, représenté, par ces Corps préposés à l' administration générale & particulière des différents districts & au maintien & à l'exécution de ses lois; qu'aucune d'elles ne peut exister régulièrement, que par un consentement exprès des chefs légitimes de l'Ordre, constaté par la patente de constitution qu'ils lui donnent à la charge de se conformer aux lois statuts & règlements de l'Ordre, sans laquelle tous les actes de la Loge seraient nuls & clandestins, & les rétributions qu'elle exigerait, une véritable concussion; qu'en vertu de cette constitution, la, Loge acquiert à la vérité la faculté & le pouvoir de recevoir légitimement au nom de l'Ordre dans les quatre grades maçonniques, & de percevoir les rétributions prescrites , mais que le produit de ces rétributions appartient proprement à l'Ordre en général, vu que les Loges n'agissent, & ne peuvent agir – qu’ en vertu des pouvoirs qu elles en ont reçus.


IL
s' enfuit que l'Ordre , devant pourvoir au bien-être de tous ses établissements doit céder aux Loges sur ce produit tout ce qui est nécessaire à leur entretien, & un excédent, qui puisse les mettre en état, par une sage économie, de remplir d'une manière satisfaisante & solide les vues bienfaisantes de l' institut ; mais qu'il peut & doit s'en réserver une portion, pour l' exécution des mêmes projets pour l’Ordre en général , & pour subvenir aux frais considérables dune administration aussi étendue qu'elle est importante., Cette manière de voir plus sage & plus vraie, en prévenant les déprédations & les dépenses inutiles & immodérées, aurait produit en France les effets les plus salutaires, & aurait rendu l'Ordre des Maçons aussi respectable aux yeux du vulgaire qu'il a été avili par les abus. Pour s'en convaincre, il ne faut que jeter les yeux sur les contrées du nord de l'Europe, où l'esprit de l’ institut s'est mieux conservé . On verra avec autant de plaisir que de surprise les immenses secours , que les Directoires ont procuré dans toutes les circonstances calamiteuses, & les établissements patriotiques qu'ils y ont formé pour le soulagement de l'humanité. Pourquoi donc les Maçons français aussi compatissants & généreux qu' aucun autre peuple de l’ Europe, ne s'empresseraient-ils pas d'imiter de si grands exemples, en s'unissant à un régime si utile & si satisfaisant, surtout lorsqu'ils auront la certitude , que le dépôt des produits & son emploi est rigoureusement surveillé & administré avec sagesse. C'est ce dont ils vont être instruits par le précis du gouvernement général & particulier de l'Ordre.

PRÉCIS

Du gouvernement général de l’Ordre

des Franc- maçons, d’après les lois

fondamentales , observées dans le

régime réformé & rectifié


 
L’ ORDRE entier de la Franc - maçonnerie rectifiée est gouverné par un Grand- Maître général, par des grands - Maîtres nationaux & Administrateurs provinciaux, & par  des Directoires Écossais & des grandes Loges Écossaises, qui ont sous leur inspection ou tout l’ Ordre en entier, ou une nation, ou une province, ou un district, ou un département particulier.

    CHAQUE Grande Loge Écossaise est composée d’un Chef ou Président , des officiers nécessaires à la régie de son département & des Députés – Maîtres, qui y sont compris, & qui sont chargés d’inspecter chacun les Loges de son arrondissement particulier, & d’en rendre compte à la grande Loge Écossaise.

   CHAQUE Directoire Écossais est composé de son Président , des représentants des Grandes Loges Écossaises, & des officiers nécessaires à l’administration de son district.

    LES grands Directoires provinciaux sont composés d’un Administrateur général,d’un visiteur, d’un chancelier, & des Représentants des Directoires & Grandes Loges Écossaises.

    LE grand Directoire national enfin est présidé par le Grand – Maître national , comme chef principal de la nation, des administrateurs provinciaux, des présidents des Directoires, & des conseillers & officiers nécessaires pour sa régie & pour son administration.

    PAR le moyen de l’ ordre ainsi établi, les Loges & établissements inférieurs sont régulièrement représentés dans les corps supérieurs, & concourent à tous les actes qui en émanent. L’autorité réside dans tout l’ Ordre assemblé régulièrement en Convent général. Les Convents nationaux & provinciaux peuvent fixer la législation particulière d’une nation ou province, en tant qu’elle n’est pas contraire aux lois générales de l’Ordre.

    LES causes litigieuses maçonniques sont jugées en première instance par le Comité Écossais de chaque Loge , présidé par le Vénérable Maître. De –là elles peuvent être portées par appel à la grande Loge Écossaise ; de là au Directoire Écossais, & enfin en dernier ressort au grand Directoire national, mais sans effet suspensif.

    LES objets de finance, qui regardent la Loge, sont discutés dans le Comité Écossais, & ensuite communiqués à la Loge entière, & les comptes sont visés par le Député- Maître & envoyés à la grande Loge Écossaise, pour y être examinés. On ne peut disposer des fonds d’une Loge qu’avec le consentement de ses membres. La même chose a lieu pour les caisses des établissement supérieurs.

    C’est d’après ces principes, que sont rédigés les Règlements généraux à l’usage des Loges réunies ; Règlements qui sont d’autant plus à la convenance de chacun, que tout engagement dans quelque classe ou établissement de l’Ordre que ce soit, admet & autorise de droit les réserves de ce qu’on doit au Souverain, au gouvernement, à la religion qu’on professe, & aux devoirs particuliers de l’état qu’on a embrassé.

   TOUT Frère, reçu dans une Loge rectifiée, ou affilié à ses travaux, est tenu de signer ce Code Maçonnique, & de promettre de s’y conformer & de concourir à en maintenir l’exécution. Il est permis cependant à chaque Loge de faire des Règlements particuliers sur ce qui dépend de son local, pourvu qu’ils ne soient pas contraires à ces Règlements généraux & qu’ils soient approuvés par la grande Loge Écossaise, ou par le Directoire Écossais dont elles dépendent. Ils seront joints alors aux premiers, & signés de tous les Frères de la Loge.

   ON trouvera placé en tête de ces règlements généraux les qualités qu’on exige dans le Franc- maçon, membre d’une Loge réunie, les devoirs moraux qui lui sont imposés, les soins que prennent les Loges rectifiées pour la conduire & le bien-être de leurs membres, & l’esprit de fraternité & la liaison intime entre les Frères, qui caractérisent les Loges réunies & rectifiées. 

Des qualités & des devoirs d’un

 vrai Franc- Maçon


LE premier engagement  du Franc -maçon en entrant dans l’Ordre, est d’observer fidèlement ses devoirs envers Dieu, son Roi, sa patrie, ses Frères & soi – même. Il ne le prête après qu’on s’est assuré du respect qu’il porte à la Divinité, & de l’importance qu’il attache aux devoirs de l’honnête- homme . La cérémonie de sa réception, tout ce qu’il voit & entend, lui prouve que tous les Frères sont pénétrés de l’amour du bien. Tous se sont engagés par les promesses les plus saintes, d’aimer & de pratiquer la vertu, de se vouer à la charité & à la bienfaisance, & de respecter les liens, qui les unissent  l’Ordre & à leurs Frères.

LES temps sont passé où, méconnaissant l’esprit de la vraie Franc-maçonnerie, on n’a jugé du mérite d’un candidat que par l’augmentation des fonds ; où l’obligation maçonnique n’était qu’un jeu de mots, & les cérémonies de réception qu’un amusement puéril & souvent indécent ; ces temps, où l’on rougissait en public de ce qu’on approuvait en Loge, a où l’on craignait de rencontrer dans la société civile un homme,qu’on venait d’embrasser comme Frère. Ils sont passés ces temps malheureux, la honte de la maçonnerie, & nous tirerons le rideau sur des abus, auxquels une sage réforme a porté remède.

 FIDÈLE aux lois primitives de l’Ordre, la Franc-maçonnerie d’après le régime réformé & rectifié, exige dans le candidat un désir sincère de devenir meilleur & d’appartenir à un Ordre, qui ne se montre au dehors que par des bienfaits, & qui compte parmi ses membres ce qu’il y a de plus respectable dans la société civile. On fait des perquisitions exactes sur son caractère, ses principes & ses moeurs, & on s’informe soigneusement, si son cœur est ouvert aux cris des malheureux, & s’il fait aimer & apprécier les douceurs de l’amitié. Si on n’a pas proscrit toute perception pécuniaire, c’est qu’on a vu, qu »en renonçant à tout objet d’économie& de finance, on se priverait de la principale ressource pour faire le bien. Il suffit qu’on soit persuadé, que l’argent qu’on donne est administré avec sagesse & employé utilement. C’est mériter la reconnaissance d’un homme bien né que se servir des moyens qu’il offre pour faire des actes de bienfaisance.

LES Loges réunies & rectifiées regardent donc les mœurs avec raison comme un objet important & digne de toute leur attention. C’est surtout à l’égard des jeunes Maçons que cette attention se manifeste. Dès qu’un homme a été jugé digne d’être associé aux travaux maçonniques, il est sûr de trouver dans ses frères des guides sages & prudents ; tous les yeux sont ouverts sur sa conduite. On le reprend avec douceur, lorsqu’ il tombe dans quelque faute , il est ramené quand il a le malheur de s’égarer, il est soutenu dans ses entreprises difficiles, on lui témoigne hors de la Loge comme dans son enceinte les égards dus à son mérite ; quelles que puissent être les barrières que la fortune ou la distance des états aient mis entre eux. Si des exhortations secrètes & fraternelles ne suffisent pas pour ramener un jeune Maçon qui s’est égaré, on a recours à des moyens plus efficaces ; on le suspend d’un certain nombre d’assemblées, ou on l’exclut totalement. Car l’indulgence serait déplacée & même criminelle dans les cas, où elle compromettrait la réputation d’un Ordre, qui a le pus grand intérêt à la conserver intacte. En pareil cas le jugement d’exclusion ou de longue suspension doit être notifiées à toutes les Loges réunies & rectifiées, non seulement pour qu’elles s’y conforment, mais aussi pour soutenir par cet acte de rigueur & d’éclat la vertu chancelante des faibles. Mais on ne doit punir que pour corriger. Si donc un  tel frère revenait à lui & changeait de conduite, la Loge s’empressera de le réhabiliter, avec la même publicité, qu’elle avait donné à son inconduite.

C’ EST en veillant religieusement sur la discipline maçonnique & en pratiquant scrupuleusement les vertus que l’Ordre enseigne, qu’on réussira à déraciner entièrement les préjugés du vulgaire contre notre Institut, & qu’on rassurera tous les hommes sur le genre & l’objet de nos travaux. Un père éclairé, une mère tendre désireront le moment qu’ils redoutaient jusqu’ici, celui qui ouvrira à leurs enfants les portes de notre temple. On s’accoutumera à regarder nos Loges comme des écoles de bienfaisance, & on envisagera la réception d’un homme, comme le garant de son mérite.

LES voyageurs, séparés  de leurs amis, ont plus besoin que d’autres de l’ attention & des soins paternels des Loges. L’on ne se contente donc pas de les pourvoir de certificats ; on les recommande spécialement à l’amitié & à la bienfaisance des Loges & des frères, qui les composent, & les prie de remplacer auprès d’eux les frères qu’ils viennent de quitter, de les aider de leur conseil & de leur crédit, & de les secourir dans le besoin en les assurant de la réciprocité la plus parfaite. 

 CES soins bienfaisants, imposés comme devoirs stricts & indispensables, deviennent pour les vrais Franc - Maçons des sentiments nécessaires à leur bonheur ; indépendamment de l’estime publique, la pratique des vertus procure des jouissances vraies & durables à ceux, qui les remplissent fidèlement. C’est en aimant qu’on se fait aimer, & ce n’est que quand on inspire ce sentiment, que l’exemple des vertus qu’on donne, produit des effets salutaires & durables.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:18

Concernant les distances à observer dans la collation des différens degrés, ainsi que les Cordons, Bijoux, et autres marques distinctives des divers degrés du rit Écossais ancien et accepté.

 

Le suprême conseil :

Considérant que son décret du 27 novembre 1806, porte, article 5, qu'il arrête chaque année, le 21 mars, le tableau de ceux qui ont été promus aux degrés supérieurs , au 18e ;

Qu'il porte encore, article 6, qu'il ne reconnaît, comme promus à ces degrés, que ceux dont les noms sont compris, chaque année, sur ce tableau, ou qui en présentent un diplôme accordé, dans les autres états et empires, par une puissance dogmatique régulièrement constituée, antérieurement à l'organisation du suprême conseil, et qui aura été visé par lui ;

Que le même décret porte, article 8, que le suprême conseil indiquera incessamment les cordons et bijoux dont les membres du rit écossais ancien et accepté doivent se décorer clans les ateliers maçonniques.

Plusieurs membres du conseil ayant fait observer :


1°. Que l'on voit dans les ateliers maçonniques, beaucoup de maçons décorés de cordons et bijoux dont les noms ne sont point compris sur le tableau ci-dessus énoncé, et qui ne représentent pas même le diplôme du degré.

2. Que la plupart des cordons et bijoux ne sont point conformes à ceux prescrits par les cahiers.

3. Et qu'enfin les hauts degrés sont concédés avec une telle facilité, qu'on ne peut plus, en quelque sorte, les considérer comme la récompense de services rendus à l'Ordre, ou d'une instruction recommandée par les instituts ; que cette excessive facilité provient principalement de ce qu'on n'observe point les distances voulues par les grandes constitutions, pour passer d'un degré à un degré supérieur.

Le suprême conseil croit devoir rappeler aux vrais maçons, qu'une de leurs principales obligations, est de concourir, isolément et collectivement à tout ce qui peut assurer l'éclat et la splendeur du rit écossais ancien et accepté, en observant strictement les principes qui seuls peuvent régulariser la collation des degrés ; en observant la plus parfaite uniformité dans les décors, bijoux et autres ornemens maçonniques dont il est impossible de s'écarter sans dénaturer le symbole, des hiéroglyphes qui enveloppent les mystères de la haute maçonnerie, et enfin en mettant plus de réserve dans la communication des sciences mystérieuses, et plus de sévérité dans la collation des degrés auxquels on ne doit arriver que progressivement, et non avec cette rapidité avec laquelle on voit les maçons passer des degrés symboliques aux plus élevés.

En conséquence le suprême conseil a décrété les dispositions suivantes :


ART. 1.
Le suprême conseil arrêtera, le 21 mars 1809, le tableau de ceux qui, à cette époque, seront reconnus par lui comme régulièrement promus aux degrés supérieurs au 18e, jusques et y compris le 33e degré.

ART. 2. Le suprême conseil invite en conséquence les maçons résidens dans l'étendue de l'empire français, qui ont été élevés aux hauts degrés du rit écossais ancien et accepté, soit en France, soit dans les autres états et empires, par une puissance dogmatique ayant la faculté de les concéder, de faire passer au suprême conseil, avant le 1er mars 18o9, leurs diplômes, ou une copie authentique, pour être visés par lui, et être ensuite compris sur le tableau général qui sera arrêté le 21 mars.

ART. 3. Le suprême conseil invite en outre les ateliers du rit écossais ancien et accepté, à observer scrupuleuse-ment les distances voulues par les instituts, statuts et règle-mens généraux, pour le passage d'un degré à un degré supérieur ; et à ne décorer ceux qui y seront élevés, que des cordons et bijoux spécialement affectés au rit , afin de maintenir la pureté de la dogmatique dans les emblêmes et dans les hiéroglyphes qui en consacrent le mystère.

ART. 4. Le suprême conseil, considérant que les distances pour passer d'un degré à un autre degré supérieur, jusques et y compris le 181 degré, ont été fixées par les grandes constitutions du 6e jour de la 51e semaine de la 7e lune de l'ère hébraïque 5762, article 2, mais que les distances n'ont point été fixées pour tous les degrés, jusques et y compris le 32e, arrête qu'elles seront observées ainsi qu'il suit :

Savoir :

Distances prescrites pour les dix-huit premiers degrés du rit écossais ancien et accepté, par les grandes constitutions du 6e jour de la 31e semaine de la 7e lune de l'ère hébraïque 5762.


Première classe.

De la proposition à l’initiation : 3 mois.
Du premier au deuxième degré : 5 mois.
Du deuxième au troisième : 7 mois.

Total 15 mois.

Deuxième classe.

Du troisième au quatrième : 3 mois.
Du quatrième au cinquième : 3 mois.
Du cinquième, au sixième : 3 mois.
Du sixième au septième : 5 mois.
Du septième au huitième : 7 mois.

Total 21 mois

Troisième classe.


Les neuvième dixième et onzième degrés se donnent par communication.

Quatrième classe.

Du huitième au douzième : 1 mois.
Du douzième au treizième : 3 mois.
Du treizième au quatorzième : 1 mois

Total 5 mois.

Cinquième classe.

Du quatorzième au quinzième : 1 mois.
Du quinzième au seizième : 1 mois.
Du seizième au dix-septième : 3 mois.
Du dix-septième au dix-huitième : 1 mois.
Du dix-huitième au dix-neuvième : 3 mois.

Total 9 mois.

Sixième classe.


Les dix-neuvième, vingtième et vingt-unième degrés seront donnés par communication.

Du dix-huitième au vingt-deuxième degré : 3 mois.

Les vingt-troisième, vingt-quatrième, vingt-cinquième et vingt-sixième degrés seront donnés par communication.

Du vingt-deuxième au vingt-septième degré : 1 mois.

Total 4 mois.

Septième classe.


Le vingt-huitième degré sera donné par communication.

Du vingt-septième au vingt-neuvième degré : 5 mois.

Le trentième degré sera donné par communication.

Du vingt-neuvième au trente-unième degré : 5 mois.

Du trente-unième au trente-deuxième : 5 mois.

Total 15 mois.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:15

Depuis trop longtemps, et dans ces derniers temps surtout, la Maçonnerie a été l'objet des plus

injurieuses attaques. Au moment où le Convent, après examen attentif des anciennes constitutions du Rite écossais ancien et accepté, conservant avec un religieux respect les sages dispositions qui le protègent et le perpétuent, délivre la Maçonnerie de vaines entraves et veut la pénétrer de plus en plus du souffle de liberté qui anime notre époque; au moment où sur des bases inébranlables, il sanctionne une intime alliance entre les Maçons du monde entier, le Convent ne peut se séparer sans répondre par une éclatante manifestation à de déplorables calomnies et à d'énergiques anathèmes.

Avant tout, aux hommes qui, pour se présenter à la Franc-Maçonnerie, veulent connaître ses principes, elle les proclame par la déclaration suivante, qui est son programme officiel et dont les expressions ont été arrêtées par le Convent.

 

Déclaration de Principes


La Franc-Maçonnerie proclame, comme elle a proclamé dès son origine, l'existence d'un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l'Univers.

Elle n'impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c'est pour garantir à tous cette liberté qu'elle exige de tous la tolérance.

La Franc-Maçonnerie est donc ouverte aux hommes de toute nationalité, de toute race, de toute croyance.

Elle interdit dans les ateliers toute discussion politique et religieuse; elle accueille tout profane, quelles que soient ses opinions en politique et en religion, dont elle n'a pas à se préoccuper, pourvu qu'il soit libre et de bonnes mœurs.

La Franc-Maçonnerie a pour but de lutter contre l'ignorance sous toutes ses formes; c'est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi: obéir aux lois de son pays, vivre selon l'honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l'humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique.

Voilà ce que la Franc-Maçonnerie adopte et veut faire adopter à ceux qui ont le désir d'appartenir à la famille maçonnique.

Mais à côté de cette déclaration de principes, le Convent a besoin de proclamer les doctrines sur lesquelles la Maçonnerie s'appuie; il veut que chacun les connaisse.

Pour relever l'homme a ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l'homme, comme bien le plus précieux, la liberté; la liberté, patrimoine de l'humanité toute entière, rayon d'en haut qu'aucun pouvoir n'a le droit d'éteindre ni d'amortir et qui est la source des sentiments d'honneur et de dignité.

Depuis la préparation au premier grade jusqu'à l'obtention du grade le plus élevé de la Maçonnerie écossaise, la première condition sans laquelle rien n'est accordé à l'aspirant, c'est une réputation d'honneur et de probité incontestée.

Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit: Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience; la Franc-Maçonnerie n'est pas une religion, elle n'a pas un culte; aussi elle veut l'instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription: Aime ton prochain.

A ceux qui redoutent avec tant de raison les dissensions politiques, la Maçonnerie dit: Je proscris de mes réunions toute discussion, tout débat politique; sois pour ta patrie un serviteur fidèle et dévoué, tu n'as aucun compte à nous rendre. L'amour de la patrie s'accorde d'ailleurs si bien avec la pratique de toutes les vertus !

On a accusé la Maçonnerie d'immoralité ! Notre morale, c'est la morale la plus pure, la plus sainte; elle a pour base la première de toutes les vertus: l'humanité. Le vrai Maçon fait le bien, il étend sa sollicitude sur les malheureux, quels qu'ils soient, dans la mesure de sa propre situation. Il ne peut donc que repousser avec dégoût et mépris l'immoralité.

Tels sont les fondements sur lesquels repose la Franc-Maçonnerie et qui assurent à tous les membres de cette grande famille l'union la plus intime, quelle que soit la distance qui sépare les divers pays qu'ils habitent; c'est entre eux tous, l'amour fraternel. Et qui peut mieux attester cette vérité que la réunion même de notre convent ?

Inconnus les uns des autres, venant des pays les plus divers, à peine avions-nous échangé les premières paroles de bienvenue que déjà l'union la plus intime régnait entre nous; les mains se serraient fraternellement, et c'est au sein de la plus touchante concorde que nos résolutions les plus importantes ont été prises d'un assentiment unanime.

Francs-Maçons de toutes les contrées, citoyens de tous les pays, voilà les préceptes, voilà les lois de la Franc-Maçonnerie, voilà ses mystères. Contre elle les efforts de la calomnie demeurent impuissants, et ses injures resteront sans écho; marchant pacifiquement de victoire en victoire, la Franc-Maçonnerie étendra chaque jour son action morale et civilisatrice.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:13

 

UNIVERSI TERRARUM ORBIS ARCHITECTONIS
GLORIA AB INGENTIS

Deus Meumque Jus

ORDO AB CHAO

 

De l'Orient du Grand et Suprême Conseil des Très Puissants Souverains, Grands Inspecteurs Généraux, sous la Voûte Céleste du Zénith situé par 32 deg. 45 Min. de L.N A nos Illustres, très Vaillants et Sublimes Princes du Royal Secret, Chevaliers K.H, Illustres Princes et Chevaliers, Grands, Ineffables et Sublimes Maçons, Francs Maçons Acceptés de tous les degrés, Anciens et Modernes, répandus à la surface des deux Hémisphères. A tous ceux auxquels parviendra cette correspondance: Santé Constance et VigueurLors d'une assemblée de Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e degré, dûment et légalement réunie, tenue dans la Chambre du Grand Conseil, le 14e jour du 7e Mois appelé Tisri 5563, l'an de Vraie Lumière 5802, et 10e jour d'Octobre 1802 de l'Ère chrétienne. Union Plénitude et Sagesse

Le Grand Commandeur a informé les Inspecteurs qu'ils avaient été convoqués afin de prendre en considération l'opportunité d'adresser aux Grandes Loges Symboliques, aux Grandes Loges Sublimes et aux Grands Conseils répandus sur les deux Hémisphères, des Lettres circulaires expliquant l'origine et la nature des Degrés Sublimes de la Maçonnerie et leur institution en Caroline du Sud.

Une proposition à cet effet fut alors adoptée sur-le-champ, et une commission, composée des Illustres Frères le Dr. Frederick Dalcho, le Dr. Isaac Auld et M. Emmanuel De La Motta, Grands Inspecteurs Généraux, fut nommée pour rédiger et soumettre cette lettre au Conseil lors de sa prochaine tenue.

A l'assemblée des Souverains Grands Inspecteurs Généraux en Conseil Suprême du 33e &c. &c. &c. Ie 10e jour du 8e Mois appelé Chislev 5563, an de la V. L.. 5802, ce 4e jour de Décembre 1802 de l'Ère chrétienne.
La Commission, qui avait été saisie de ladite résolution, soumit respectueusement au Conseil le Rapport suivant:

Retracer le cours de la Maçonnerie depuis l'époque la plus lointaine et fixer avec précision les dates de la constitution de chacun des degrés, relève de la plus grande difficulté. En tant que Maçons Symboliques, nous faisons remonter notre origine à la Création du Monde, lorsque le Créateur Tout-Puissant, le Grand Architecte de l'Univers, instaura les lois immuables qui ont donné naissance aux Sciences.
Des nécessités et besoins communs poussèrent nos frères originels à rechercher assistance mutuelle. La diversité de leurs aptitudes, dons et inclinations les rendit, dans une certaine mesure, dépendants les uns des autres, et c'est ainsi que se constitua la société profane; il s'ensuivit tout naturellement que les hommes de dispositions et de caractères semblables s'associèrent plus intimement, ce qui donna naissance a des institutions se rapportant à leurs desseins et adaptées à leur esprit; ceci aboutit à l'exclusion de ceux qui, par leurs aptitudes, leur tempérament ou leur condition, étaient incapables de participer au savoir des autres, ou inutiles, voire dangereux au bien-être de l'intérêt général.

Comme la civilisation commençait à se propager de par le monde, et que l'esprit des hommes se développait de par la contemplation des Oeuvres de la nature, les hommes les plus intelligents cultivèrent les arts et les sciences. La contemplation du système Planétaire, en tant qu'Oeuvre d'un Artiste Tout-Puissant, ainsi que des attributs de leur Dieu, donna naissance à la religion et à la Science de l'Astronomie. La mesure de la terre, la division et le bornage de leur propriété donnèrent naissance à la Géométrie. Ces trois occupations, mises en commun, donnèrent naissance à l'Ordre Mystique ; et l'on institua des mots, signes et attouchements d'ordre pour désigner les membres initiés ou reconnus.

Il est probablement impossible de fixer avec précision le moment où les premiers degrés furent constitués sous la forme où ils nous sont conférés de nos jours, par suite de la perte ou de la destruction en Angleterre de la majeure partie des archives du Métier au cours des guerres contre les Danois et les Saxons . L'imaginaire se mêle grandement à l'histoire de la Maçonnerie des premiers âges et la poussière du temps la recouvre à un point tel qu'il est impossible d'en tirer des conclusions satisfaisantes; mais, à mesure que nous remontons vers l'époque actuelle, nous possédons d'authentiques archives pour notre gouverne. La façon particulière dont les trois premiers degrés, ou degrés Bleus, sont conférés, ainsi que leur contenu prouvent à l'évidence que ce sont purement et simplement des symboles des degrés supérieurs, ou degrés sublimes. Ils ont été formés pour représenter le meilleur de la conduite et des capacités des initiés avant qu'ils soient admis à la connaissance des mystères les plus importants. Au troisième degré, on nous informe que, par suite de la mort de H.A, le mot du Maître fut perdu et qu'un nouveau mot, qui n'était pas connu avant la construction du Temple, lui fut substitué. Si, selon la croyance générale, et comme l'indiquent nombre de nos anciennes archives, la Maçonnerie tire son origine de la création et s'est développée dès les premiers âges de l'humanité, les Maîtres possédaient un mot secret dont les Maçons du temps de Salomon n'avaient pas connaissance. Voici donc un changement de l'un des principes fondamentaux du métier et une suppression de l'un des anciens Landmarks; cependant, nous ne sommes pas disposés à admettre ce fait. Le Maître Bleu sait bien que le Roi Salomon et son royal visiteur possédaient le vrai mot primitif, mais qu'il doit rester dans l'ignorance, à moins d'être initié aux degrés sublimes. La preuve de l'authenticité de ce mot Mystérieux, tel que nous le connaissons et pour lequel notre vénéré Maître est mort, est établie, même à l'esprit le plus sceptique, dans les pages
sacrées des Saintes Écritures et dans l'histoire juive dès l'aube des temps.

Le Docteur Priestley, dans ses lettres aux Juifs, écrit ce remarquable passage quand il parle des miracles du Christ: “et il a été dit depuis par vos auteurs qu'il a accompli ses miracles par quelque nom Ineffable de Dieu, qu'il avait dérobé au Temple”. Bien que les Maçons Symboliques déclarent que leurs sociétés tirent leurs origines des premiers âges du monde et remontent à la création, on ne leur enseigne pourtant dans leurs degrés que des événements qui ont eu lieu à la construction du premier Temple (sur une période infime de sept ans), 2992 ans après la création. Ils ignorent l'histoire de leur ordre antérieurement à cette période et les progrès considérables et importants de l'art à la fois avant et depuis cette période.

De nombreuses Planches des degrés Sublimes contiennent un abrégé des arts et des sciences; et dans leur histoire sont consignés nombre de faits d'importance et de valeur recueillis dans les archives authentiques dont dispose notre société et qui, de la façon dont ils sont communiqués, ne pourront jamais être tronqués ou déformés. Ceci constitue un objet de première grandeur dans une société dont les principes et les pratiques devraient être invariables. Malheureusement des variantes et des irrégularités se sont insinuées en masse dans les degrés Symboliques, par suite du manque de connaissance maçonnique chez nombre de ceux qui président aux tenues bleues; et c'est particulièrement le cas chez ceux qui ne connaissent pas la langue hébraïque où tous les Mots et Mots de Passe sont donnés. Ceci est si fondamentalement nécessaire à un homme de science pour présider une Loge qu'un grand préjudice peut naître de la plus infime dérogation au cours d'une cérémonie d'initiation ou dans les Planches d'instruction on lit dans le Livre des Juges que la transposition d'un simple point sur le schîn, par suite d'un défaut de prononciation inhérent à la nation éphraïmite a trahi les Cowans et a abouti au massacre de quarante-deux mille d'entre eux. La représentation Sublime de la Divinité formée dans le degré de Compagnon ne peut être expliquée de façon correcte que par ceux qui ont quelque connaissance du Talmud. La plupart des Mots dans les degrés Sublimes sont dérivés des langues chaldéenne, hébreux et latine. Les diverses traductions d'une langue à l'autre, qu'ont fréquemment subies les degrés Symboliques depuis leur création, par des hommes ignares même dans leur langue maternelle, constituent une deuxième cause de la diversité que nous déplorons. Il en va différemment des degrés supérieurs qui se présentent dans la parure Sublime que leur ont donnée leurs auteurs et qui sont fondés sur la science et agrémentés par leur pouvoir évocateur.

Nombre de degrés Sublimes sont fondés sur les arts savants et dévoilent aux Maçons une masse de connaissances de prime importance. Bien que nombre de degrés Sublimes soient, en fait, le prolongement des degrés Bleus, il n'y a pas pour autant ingérence entre les deux institutions. D'un bout à l'autre du continent européen et aux Antilles, où ils sont universellement connus, ces degrés sont reconnus et leur essor favorisé. Les Maçons Sublimes ne procèdent jamais à des initiations aux degrés Bleus sans autorisation de droit accordée dans ce but par une Grande Loge Symbolique; excepté lorsqu'ils communiquent les secrets de la présidence d'un Atelier aux postulants qui n'y ont pas encore été admis, préalablement à leur initiation dans une Loge Sublime, mais dans ce cas les postulants sont informés que cela ne leur confère pas le rang de Passé Maître dans la Grande Loge.

La Grande Loge Sublime, parfois appelée Loge Ineffable ou Loge de Perfection, va du 4e au 14e degré inclus, dont le dernier est celui de Perfection. Le 16e degré constitue le Grand Conseil des Princes de Jérusalem qui exerce sa juridiction sur le 15e degré appelé Chevalier de l'Orient et également sur la Grande Loge Sublime; ce Grand Conseil est par rapport à elle ce qu'est une Grande Loge Symbolique par rapport à ses Loges subordonnées. Sans charte et sans Constitution délivrées par les Grands Conseils ou par un Conseil plus élevé ou par un Inspecteur, ces loges sont jugées irrégulières et sanctionnées en conséquence. Tous les degrés supérieurs au 16e sont placés sous la juridiction du Suprême Conseil des Grands Inspecteurs Généraux qui sont Souverains de la Maçonnerie. Quand il est nécessaire de constituer les degrés Sublimes dans un pays où ils sont inconnus, un Frère du 29' degré, appelé K.H., est désigné comme Inspecteur Général Délégué pour ce territoire. Il sélectionne parmi les Frères du Métier ceux qu'il estime faire honneur à la société et confère les degrés Sublimes au nombre de Frères nécessaire à la première organisation de la Loge; celle-ci élit alors ses propres officiers et se gouverne au moyen de la Constitution et de la charte qui lui a été fournie. La juridiction d'une Loge de Perfection s'étend sur vingt-cinq lieues .

Il est notoire qu'environ 27.000 Maçons accompagnèrent les Princes chrétiens aux Croisades, pour reprendre la Terre Sainte aux Infidèles. Pendant leur séjour en Palestine, ils découvrirent chez les descendants des anciens Juifs plusieurs manuscrits Maçonniques importants qui sont venus enrichir nos Archives d'authentiques actes, et sur lesquels sont fondés certains de nos degrés.
Certaines découvertes extraordinaires furent faites et certains événements extraordinaires se produisirent au cours des années 5304 et 5311, et ceci donne à l'Histoire Maçonnique de cette période une importance extrême. Cette période est chère au coeur du Maçon plein d'ardeur pour la cause de son Ordre, de son Pays et de son Dieu.
Une autre découverte d'importance fut faite en l'an 5553: il s'agit d'un registre en caractères syriaques concernant la plus haute antiquité, d'après lequel il semblerait que le monde soit plus vieux de plusieurs milliers d'années que ne l'indique le récit mosaïque; c'est un avis que partagent nombre d'érudits. Seuls quelques passages ont été traduits avant le règne de notre Illustre et très Éclairé Frère Frédéric II Roi de Prusse, dont l'ardeur bien connue pour le métier fut la cause de grand avancement de la société qu'il daigna présider.
A mesure que progressait la société et que d'anciens documents étaient découverts, le nombre de nos degrés augmenta jusqu'au moment où, avec le temps, le système fut achevé.
D'après celles de nos archives qui sont authentiques, nous sommes informés de la constitution des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie en Écosse, en France et en Prusse sitôt après les Croisades.

Mais à la suite de circonstances de nous inconnues, après l'an 4658 (18), ils tombèrent dans l'oubli jusqu'en l'an 5744, lorsqu'un gentilhomme d'Écosse vint visiter la France et rétablit la Loge de Perfection de Bordeaux .
En 5761, les Loges et conseils des degrés supérieurs s'étant étendus sur l'ensemble du continent européen, Sa Majesté le Roi de Prusse, en qualité de Grand Commandeur de l'ordre de Prince du Royal Secret, fut reconnu par la totalité des membres du Métier comme chef des degrés Sublimes et Ineffables de la Maçonnerie sur l'ensemble des deux Hémisphères. Son Altesse Royale Charles, Prince Héréditaire des Suédois, des Goths et des Vandales, Duc de Sudermanie, Héritier de Norvège, &c. &c. &c. fut et est toujours le Grand Commandeur et protecteur des Maçons Sublimes de Suède; et son Altesse Royale Louis de Bourbon, Prince du sang, Duc de Chartres, &c. &c. &c., et le Cardinal, Prince et Évêque de Rouen, furent à la tête de ces degrés en France.

Le 25 Octobre 5762, les Grandes Constitutions Maçonniques furent définitivement ratifiées à Berlin et proclamées pour le gouvernement de toutes les Loges de Maçons Sublimes et Parfaits, Chapitres, Conseils, Collèges et Consistoires de l'Art Royal et Militaire de la Franc Maçonnerie sur la surface des deux Hémisphères. Il y a des Constitutions secrètes, existant de temps immémorial, auxquelles il est fait allusion dans ces documents.

La même année, ces Constitutions furent transmises à notre Illustre Frère Stephen Morin qui, le 27 Août 5761, avait été nommé Inspecteur Général de toutes les Loges, &c. &c. &c. du nouveau monde par le Grand Consistoire des Princes du Royal Secret réuni à Paris et que présidait le délégué du Roi de Prusse, Chaillon de Jonville, suppléant Général de l'Ordre, Très Vénérable Maître de la première Loge de France, appelée de Saint-Antoine, Chef des degrés Éminents, Commandeur et Sublime Prince du Royal Secret, &c. &c. &c.

Étaient également présents les Illustres Frères suivants:
Le Frère Prince de Rouen, Maître de la Grande Loge l'Entendement, et Souverain Prince de la Maçonnerie, &c.
La Corne, suppléant du Grand Maître, Très Vénérable Maître de la Loge la Trinité, Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c. Maximilien de St. Simon, Premier Grand Surveillant Grand Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Savalette de Buchelay, Grand Garde des Sceaux, Grand, Élu, Parfait Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Ie Duc de Choiseul, Très Vénérable Maître de la Loge les Enfants de la Gloire, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Topin, Grand Ambassadeur de son Altesse Sérénissime Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Boucher de Lenoncour, Très Vénérable Maître de la Loge la Vertu, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Brest de la Chaussée, Très Vénérable Maître de la Loge l'Exactitude, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, &c.
Les Sceaux de l'Ordre furent apposés et la Patente contresignée par Daubertain, Grand Élu, Parfait Maître, Chevalier et Prince des Maçons, Très Vénérable Maître de la Loge St. Alphonso, Grand Secrétaire de la Grande Loge et du Conseil Sublime des Princes Maçons, &c.

Quand le Frère Morin arriva à St. Domingue, conformément à sa Patente, il nomma un Inspecteur Général Délégué pour l'Amérique du Nord. Ce grand honneur fut conféré au Frère M.M. Hayes, avec pouvoir de nommer d'autres Inspecteurs Généraux en cas de besoin. Le Frère Morin nomma également le Frère Frankin Inspecteur Général Délégué pour la Jamaïque et les Iles Britanniques sous le Vent, et le Frère Colonel Provost pour les Iles au Vent et l'Armée britannique.

Le Frère Hayes nomma Inspecteur Général Délégué pour l'état de Caroline du Sud le Frère Isaac Da Costa lequel, en l'an 5783, établit la Sublime Grande Loge de Perfection à Charleston. Après la mort du Frère Da Costa, le Frère Joseph Myers fut nommé Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Hayes qui avait au préalable également nommé le Frère Colonel Solomon Bush Inspecteur Général Délégué pour l'état de Pennsylvanie et le Frère Barend M. Spitzer au même titre pour la Géorgie; ces décisions furent ratifiées lors d'une réunion d'inspecteurs quand ils furent assemblés à Philadelphie le 15 Juin 5781.

Le 1er Mai 5786, la Grande Constitution du 33e degré appelé, le Conseil Suprême des Souverains Grands Inspecteurs Généraux fut définitivement ratifiée par Sa Majesté le Roi de Prusse qui, en sa qualité de Grand Commandeur de l'ordre de Prince du Royal Secret, détenait le pouvoir Maçonnique Suprême sur l'ensemble du Métier. Dans la nouvelle Constitution, ces hauts Pouvoirs furent conférés dans chaque Nation à un Suprême Conseil de neuf Frères qui détiennent dans leur propre territoire toutes les prérogatives Maçonniques que Sa Majesté détenait à titre individuel; et ce sont les Souverains de la Maçonnerie.

Le 20 Février 5788, fut ouvert dans cette Ville le Grand Conseil des Princes de Jérusalem auquel étaient présents le Frère J. Myers, I.G.D. pour la Caroline du Sud, le Frère B.M. Spitzer, I.G.D. pour la Géorgie, et le Frère A. Forst, I.G.D. pour la Virginie. Peu après l'ouverture du Conseil, une lettre fut adressée à Son Altesse Royale le Duc d'Orléans à ce propos sollicitant l'envoi de certains actes des archives de la société française; dans sa réponse par l'entremise du Colonel Shee, son Secrétaire, il promit très aimablement de les transmettre; mais malheureusement, les prémices de la révolution française empêchèrent cet envoi.

Le 2 Août 5795, le Frère Colonel John Mitchell, ci-devant Sous-Intendant Général des Armées des États-Unis, fut fait Inspecteur Général Délégué pour cet état par le Frère Spitzer par suite du départ de ce pays du Frère Myers.
L'action du Frère Mitchell fut limitée jusqu'après la mort du Frère Spitzer qui survint l année suivante.
De nombreux Frères de degrés éminents étant arrivés de l'étranger, des Consistoires de Princes du Royal Secret se tinrent de temps à autre pour des initiations et pour d'autres propos.

Le 31 Mai 5801, le Suprême Conseil du 33e degré pour les États-Unis fut inauguré avec toutes les hautes personnalités de la Maçonnerie par les Frères John Mitchell et Frederick Dalcho, Souverains Grands Inspecteurs Généraux, et, dans le courant de la présente année, le nombre total de Grands Inspecteurs Généraux fut complété, conformément aux Grandes Constitutions.

Le 21 Janvier 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l'établissement d'une Loge de Maîtres Maçons de la Marque dans cette Ville .

Le 21 Février 5802 notre Illustre Frère le Comte Alexandre François Auguste De Grasse, Inspecteur Général Délégué fut nommé par le Suprême Conseil Grand Inspecteur Général et Grand Commandeur des Antilles françaises; et notre Illustre Frère Jean-Baptiste Marie De La Hogue, Inspecteur Général Délégué, fut également reçu Grand Inspecteur Général et nommé Lieutenant Grand Commandeur des mêmes Iles.

Le 4 Décembre 5802, une charte de Constitution accorda le sceau du Grand Conseil des Princes de Jérusalem pour l'établissement d'une Grande Loge Sublime à Savannah, Géorgie.

Les Dénominations des Degrés Maçonniques sont comme suit, à savoir:
le Degré Apprenti Admis
2e Compagnon
3e Maître Maçon, conférés par la Loge Symbolique
4e Maître Secret
5e Maître Parfait
6e Secrétaire Intime
7e Prévôt et Juge
8e Intendant des Bâtiments
9e Maître Élu des Neuf, conférés par la G. Loge Sublime
10e Illustre Élu des Quinze
11e le Sublime Chevalier Élu
12e Grand Maître Architecte
13e Royal-Arche
14e Perfection
15e Chevalier d'Orient,conférés par les Princes de Jérusalem, qui forment un Conseil Souverain
16e Prince de Jérusalem
17e Chevalier d'Orient et d'Occident
18e Souverain Prince de Rose-Croix d'Hérodom
19e Grand Pontife
20e Grand Maître de toutes les Loges Symboliques
21e Patriarche Noachite ou Chevalier Prussien
22e Prince du Liban
23e Chef du Tabernacle,
24e Prince du Tabernacle, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie.
25e Prince de Merci,
26e Chevalier du Serpent d'Airain
27e Commandeur du Temple
28e Chevalier du Soleil
29e K H
30 31 32e Prince du Royal Secret, Prince des Maçons, conférés par le Conseil des Grands Inspecteurs qui sont Souverains de la Maçonnerie
33e Souverains Grands Inspecteurs Généraux, Officiers nommés à vie.

Outre ces degrés, qui se succèdent régulièrement, la plupart des Inspecteurs possèdent un certain nombre de degrés séparés, conférés dans diverses parties du monde et qu'ils communiquent en général, sans frais, aux Frères qui ont l'élévation suffisante pour les comprendre. Ainsi les Maçons Choisis des 27 et le Royal-Arche, conférés sous l'égide de la Constitution de Dublin. Six degrés de la Maçonnerie D'Adoption, Compagnon Écossais, Le Maître Écossais & Le Grand Maître Écossais, &c., faisant en tout 52 degrés.

La Commission soumet respectueusement à la réflexion du Conseil le rapport ci-dessus sur les principes et l'établissement des degrés Sublimes en Caroline du Sud, extraits des archives de la Société. Elle ne saurait, toutefois, conclure sans exprimer ses voeux ardents de prospérité et de dignité aux Institutions que préside ce Suprême Conseil; et elle se flatte que, si des Frères des degrés Bleus ont pu avoir des impressions défavorables par méconnaissance des principes et pratiques de la Maçonnerie Sublime, cela sera aboli, et que l'harmonie et l'affection seront l'heureux ciment de la société universelle des Francs Maçons Acceptés. Que, de même que tous aspirent à l'amélioration de la condition générale de l'humanité par la pratique de la vertu et l'exercice de la liberté, de même la Commission souhaite sincèrement qu'il soit mis fin aux petits différends qui ont pu naître, à l'occasion de formalités insignifiantes entre Anciens et Modernes, pour faire place aux principes originels de l'ordre qui sont les nobles remparts de la société: l'universelle bonté et l'amour fraternel; et que la vaste confrérie des Francs Maçons sur l'ensemble des deux Hémisphères ne forme qu'un seul lien de Fraternité. “Voyez comme il est bon et agréable pour des Frères de cohabiter dans l'unité.”

La Commission salue respectueusement votre Suprême Conseil par les Nombres Sacrés .
Charleston, Caroline du Sud, ce 10e jour du 8e Mois appelé Chisleu 55v3' année de VL. 5802, le 4e jour de Décembre 1802 de l'Ère chrétienne.
FREDERICK DALCHO, K.H - P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Lieutenant Grand Commandeur des États-Unis d'Amérique.
ISAAC AULD, K.H - P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e.
E. DE LA MOTTA, K.H - P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Trésorier du S. Empire.

Le rapport ci-dessus a été pris en considération et le Conseil exprimé sa satisfaction en lui accordant sa totale approbation. Après quoi, le Conseil a décidé que ledit rapport soit imprimé et transmis à toutes les Grandes Loges Sublimes et à toutes les Grandes Loges Symboliques répandues sur les deux Hémisphères.
Signé JOHN MITCHELL K.H - P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e et Grand Commandeur des États-Unis d'Amérique.

Extrait fidèle des délibérations du Conseil.
Signé Ab. ALEXANDER K.H - P.R.S. Souverain Grand Inspecteur Général du 33e, Grand Inspecteur Général du 33e et Illustre Secrétaire du Saint-Empire.

DEUS MEUMQUE JUS

 

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Published by Thomas Dalet - dans Histoire du REAA
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:09

 

FRÉDÉRIC II, ROI DE PRUSSE,

Souverain Grand Commandeur de l’auguste Sénat.

GRANDES CONSTITUTIONS SECRÈTES

OU

RÈGLEMENTS

DES

 

Souverains Grands Inspecteurs Généraux,

33ème DEGRÉ,

GRANDS COMMANDEURS A VIE

DE

LA FRANCHE ET ROYALE MAÇONNERIE ANCIENNE ET MODERNE

SUR


 

LES DEUX HÉMISPHÈRES ;

CONSTITUÉES A



 

PARIS, YORK ET BERLIN

––––––––––

ARTICLE I.

Symbolique

Un Souverain Grand Inspecteur Général 33ème degré a le pouvoir de faire des Maçons en loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil, consistoire et Sénat.Il a la prérogative d’être Souverain Commandeur à vie de toute la Maçonnerie, mais il ne peut transférer ce droit qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général 33ème degré comme lui, et qu’il jugerait capable de faire exécuter et remplir les pouvoirs qu’il lui laisserait en main. Il faut donc pour cela, qu’il connaisse en ce frère une volonté bien prononcée à faire ponctuelle­ment exécuter les Constitutions Secrètes, et qu’il soit vigilant à don­ner connaissance de ce qui se fait au Souverain Grand Inspecteur Général 33ème le plus près de lui, ou à défaut, en droiture au premier Grand orient, soit ancien soit moderne, de Paris, Berlin ou York.

ARTICLE II.

Symbolique

Les Souverains Députés Inspecteurs Généraux ont aussi le pouvoir de nommer des Députés, en raison des facultés intellectuelles qu’ils voient dans les Chevaliers ou Princes qu’ils veulent ou qu’ils ont be­soin d’instituer et de constituer. Ils leur délivrent les pouvoirs néces­saires, afin de visiter le pays où ils se trouvent, et qu’ils puissent se présenter aux loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, pour y prendre connaissance de leurs travaux, voir s’ils se conforment aux Constitutions des Grands Orients qui leur ont été délivrées ; à la charge de chaque Député de faire part sur le ch a m p à son Grand Commandeur de ce qui se passe, soit en bien, soit en mal, et s’ils s’écartaient des Règlements alors le Souverain Grand Inspec­teur Général se transporterait sur les lieux, s’y ferait reconnaître, et s’il se trouvait des esprits opiniâtres et tellement entêtés de leurs faus­ses connaissances qu’il ne pût les amener à son but, il en écrirait à tou­tes les loges de la correspondance, aux trois orients susdits en moti­vant dans ses planches le jugement qu’il aurait rendu, soit qu’il ait démoli , interdit ou cassé ce qu’ils auraient fait. Les Grands Orients d é clarent de suite le jugement du Grand Commandeur valide, en ins­truisant les loges de la correspondance, pour qu’elles aient à s’y confor­m e r, et les Constitutions s’imposent d’elles mêmes.

ARTICLE III.

Symbolique

Le Souverain Grand Inspecteur Général ou Grand Commandeur a les mêmes droits que le Grand Orient ou Sénat. Il peut suspendre, interdire, casser, annuler tout ce qui sera contraire aux Règlements. Il ne saurait trop étendre sa surveillance sur les loges bleues. C’est là principalement que se commettent les plus grands abus. Beaucoup méconnaissent les pouvoirs de quantités de frères qui possèdent les hautes dignités. Les maîtres de ces loges ne sauraient trop prendre de précautions pour éviter ces écarts, auxquels se laissent entraîner des maçons qui, quoique n’étant point élevés en grade, se croient maîtres absolus de leur conduite. Aussi est-ce en raison de cela que l’on a constitué à vie les Souverains Grands Inspecteurs Généraux que l’on a nantis des plus illimités pouvoirs, afin qu’ils corrigent les erreurs et arrêtent les progrès du vice.

ARTICLE IV.

Collège

Tout Souverain Grand Député Inspecteur Général a le pouvoir d’instituer et de constituer des loges, collèges, conseils, chapitres, sou­verain grand conseil, consistoire et Sénat, de faire des maçons au de­hors et même en loge s’il le juge à propos ; de les élever en grades en leur faisant remettre les métaux déterminés entre les mains du tré­sorier ; sans que le président ni l’atelier puisse lui faire la plus légère représentation à ce sujet, sans se mettre dans son tort, et sous le coup de la plus sévère réprimande. Si le président se trouvait posséder la même dignité, alors le plus ancien dans l’endroit a la préséance ; mais par décence, et faveur spéciale, le plus ancien offre toujours sa place et ses prérogatives au visiteur qui à son tour doit en agir avec la même honnêteté et décence. Après la séance, le visiteur qui est Sou­verain Député Grand Inspecteur Général doit demander la soumis­sion des travaux, qui doit lui être à l’instant présentée ; et s’il y trou­ve quelque chose qui ne soit pas dans l’ordre, il fait paisiblement ses observations, et fait en sorte de la faire corriger.

ARTICLE V.

Collège

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont absolument les maîtres de l’Art Royal Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie sur les deux Hémisphères. Ce sont eux qui la commandent et la régissent. Ils en soutiennent la dignité et en perpétuent la pureté des maximes. Ils la préservent de la déprava­tion, et répriment les désordres qui pourraient avoir lieu dans son sein. Quoique cet Ordre sublime se soit toujours soutenu avec splen­deur et même avec applaudissement, pour mieux le maintenir et pour la conservation du Saint Empire, l’auguste Sénat a jugé à propos de constituer les Souverains Grands Inspecteurs Généraux.

ARTICLE VI.

Collège

Tout Commandeur a aussi le droit de faire des Règlements et Sta­tuts pour les loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, à seule fin de supprimer tous les abus qui pour­raient exister. Ses règlements doivent être adoptés à l’unanimité et sans restriction ; et s’il éprouvait la moindre désobéissance dans leur acceptation, il en écrira de suite aux Grands Orients qui, sur sa plainte, retireront les Constitutions accordées.

ARTICLE VII.

Collège

Les Souverains Commandeurs sont chargés d’instaurer la paix et l’union entre des frères qui ne seraient pas d’accord de même qu’entre des loges d’un même endroit qui auraient quelques difficultés entre elles. Ils font en sorte de les amener à parfaire union et bonne intelli­g e n c e, par la voix de la douceur, de la franchise et de la fraternité, et si l’une de ces loges ou toutes les deux se refusent à reconnaître l’autori-té et la médiation du Souverain Grand Inspecteur Général, le cas alors devient grave, et la cassation ne peut être évitée. Car méconnaître un Souverain Grand Inspecteur Général, c’est méconnaître les fondateurs de l’Art Royal, ceux qui qui lui ont donné naissance, et enfin ceux qui en étaient les dépositaires et qui l’ont conservé jusqu’à ce jour.

ARTICLE VIII.

Collège

La dignité d’un Souverain Grand Inspecteur Général ou Comman­deur est à vie. Elle émane des trois Orients, Ancien, Moderne et Écos­sais. C’est pour cela qu’un Souverain Prince Commandeur ou Sou­verain Grand Inspecteur Général a tous les droits et pouvoirs sur toute la Maçonnerie des deux mondes, dont il est le chef suprême, re­présentant lui-même personnellement les trois Grands Orients.

ARTICLE IX.

Conseil

Les présentes Constitutions Secrètes sont émanées de notre Puis­sant et Illustre Frédéric III, roi de Prusse, Grand Maître Souverain en Chef de l’armée des Souverains Princes et Chevaliers de l’Aigle Blanc et Noir y compris les prussiens, les anglais et les français, de même que les Chevaliers Adeptes du Soleil, du Liban, de Royal Hache, de Rose Croix, de Saint André, Chevalier d’Orient et d’Occident, de Jé­rusalem, Grands Élus Parfaits, Royal Arche, Marque et Passé Maître, etc., etc., etc.

Tout Souverain Grand Inspecteur Général 33ème exercera les mê­mes droits que les Grands Orients. Il fait respecter les Règlements, tient la main à leur exécution, afin que le dépôt du Saint Empire soit conservé à perpétuité.

ARTICLE X.

Conseil

Toutes loges, collèges, conseils, chapitres, etc., qui ne se conformeront pas aux présentes Constitutions Secrètes, c’est-à-dire aux trois Rites, Ancien, Moderne et Écossais, sont dans le cas de cassation et sans réplique. De plus, si l’un de ces trois Rites voulait méconnaître l’auto-rité d’un Souverain Grand Inspecteur Général Commandeur de l’Ordre, il lui sera présenté seulement l’article qui le condamne sans lui donner connaissance de la totalité des présentes Constitutions Secrè­tes qu’on ne doit exhiber qu’à un Grand Commandeur de l’Ordre ; et si on ne pouvait le convaincre de ses torts par exhibition du présent titre et article, on emploiera des arguments de modération : et enfin, si l’o-piniâtreté continue, il sera de suite destitué et cassé à jamais.

ARTICLE XI.

Conseil

Quand un Souverain Député Inspecteur Général Commandeur se présente à la porte d’une loge, d’un collège, d’un conseil, d’un chapitre, etc., etc., le président en doit être instruit d’avance, de suite il fait for­mer la voûte d’acier, et il envoie sept frères armés d’une étoile chacun, de même que de leurs glaives et des drapeaux du local, observant qu’il faut que le frère porteur du drapeau possède le grade du drapeau dont il est armé. Les frères de la députation font un discours au Souverain Commandeur, et l’introduisent sous la voûte d’acier, jusqu’au trône où étant rendu, le président lui offre son maillet, qu’il accepte, s’il le veut, pour le moment, et s’il ne le veut pas, il remercie le président et prend place à sa droite.

On n’a pas le droit de tuiler un Souverain Grand Commandeur. Il fait son entrée comme un Chevalier Kadosh : et de plus, lorsqu’il est en loge ou en chapitre, etc., etc., il a le droit d’y commander, s’il voit que les travaux ne sont pas conformes aux Règlements.

ARTICLE XII.

Conseil

Le Souverain Sénat s’assemblera par quartier, s avoir le 7 juin, le 7 septembre et le 7 décembre. Tous les Souverains Grands Inspecteurs Commandeurs de l’Ordre s’y réuniront pour rendre compte chacun de sa mission, des travaux qu’il a fait et ce qu’il a reçu des Souverains Commandeurs qui sont en voyage dans des pays éloignés. A chaque assemblée de quartier, le Souverain Sénat des Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs, sur le rapport ou la plainte qui lui est présenté par un Souverain Grand Inspecteur Gé­néral Grand Commandeur, prend un nouvel arrêté sur la loge, le conseil, collège, chapitre, grand conseil, consistoire et Sénat, dont il s’agit.

ARTICLE XIII.

Conseil

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont créés par le Souverain Sénat, qui nomme aussi neuf com­missaires Grands Présidents et Grands Orateurs des augustes con­sistoires, possédant le sublime grade de Souverain Commandeur, pour pouvoir faire exécuter et maintenir ce que prescrivent les Gran-des Constitutions Secrètes dont on ne peut donner connaissance qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, et jamais à aucun autre, sous quelque prétexte que ce soit.

ARTICLE XIV.

Conseil

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur a le droit de délivrer des Constitutions définitives depuis le Symbolique jusqu’au 33ème degré, sans qu’aucun Chevalier ou Prince ne puisse faire la moindre observation. Tels sont nos vœux et nos intentions, voulant et prétendant que les Grandes Constitutions soient mises à exécution dans l’intégralité de leur contenu.

 

ARTICLE XV.

Conseil

Les ratifications se font par le Souverain Sénat, tant pour les Patentes de Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur, que pour les Constitutions. Mais à défaut de ratification, lorsqu’un corps est constitué par le Souverain Commandeur, les Lettres de Constitution délivrées par lui sont aussi authentiques que celles du Sénat, et portent d’avance leur ratification. Tous les pouvoirs dont un Souverain Commandeur est revêtu l’autorisent à agir ainsi qu’il le fait.

ARTICLE XVI.

Chapitre

Chaque Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Com­mandeur aura deux registres, l’un pour ces Règlements, Constitutions et créations, l’autre pour les procès-verbaux, les plaintes, les arrêtés et autres objets de cette nature, à seule fin d’y avoir recours au besoin. Il aura toujours la précaution d’y faire signer les officiers dignitaires de la loge ou du collège, conseil, chapitre, souverain grand conseil, etc., et afin de mieux constater l’exactitude de ses travaux et la régularité de ses actes officiels.

ARTICLE XVII.

Chapitre

Un Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit être sobre, modéré et, jusqu’à un certain point, pacifique ; sans partia­lité ; grand observateur des lois, strict dans l’exercice de ses pouvoirs éminents ; sévère quand le cas l’exige. Il doit inculquer les principes de sagesse de manière à faire respecter l’Ordre Royal et à faire suivre les traces des premiers patriarches, qui furent nommés les Élèves de la Perfection ; dont les instructions et les intentions furent toujours que les Anciennes et Secrètes Constitutions de l’Ordre auguste se­raient entièrement et à jamais conservées et observées.

ARTICLE XVIII.

Chapitre

Les Souverains Grand Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont obligés de faire observer les fêtes des chapitres qui sont pratiquées six fois par an, et sont d’obligation. On consultera les Rè­glements du Souverain Chapitre de Royal Arche ainsi que ceux du Souverain Chapitre de Rose-Croix. Dans les deux chapitres on est tenu à la charité envers les pauvres, et d’une façon générale à remplir tous les devoirs qui incombent à chacun. C’est au Souverain Grand Inspecteur Général à surveiller et à faire exécuter tous les Règle­ments qui y sont relatifs.

ARTICLE XIX.

Souverain Grand Conseil

Le Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur aura soin de faire munir le Souverain Grand Conseil de Lettres-Patentes de Cons­titution, qu’il délivrera et fera délivrer par l’auguste Sénat des Sou­verains Commandeurs.

Il est expressément ordonné à chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur de ne point communiquer avec un Sou­verain Grand Conseil qui n’aurait pas de Lettres de Constitution, et de ne correspondre avec aucun qu’après avoir pris connaissance de ses Lettres-Patentes de Constitution, après quoi il pourra correspon­dre avec lui et même le surveiller.

ARTICLE XX.

Souverain Grand Conseil

Personne au monde ne peut engager de procédure à l’encontre d’un Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur, ni même lui faire subir aucune pénitence. Il se l’impose lui-même ; et c’est à la Cour Sou­veraine des Grands Commandeurs que s’évoquent les causes qui le concernent. Lorsqu’un Souverain Commandeur, 33ème d e g r é, est sur le point de s’asseoir en loge, collège, conseil, etc., il fait seulement une pro­fonde inclination de la tête au président, qui la lui rend : puis il salue de même l’atelier.

Quand il y a plusieurs Souverains Commandeurs, et qu’un autre entre, ils restent assis, et celui-ci, ayant pris place, salue les autres avant de saluer le président de la loge ou du conseil ; et ils lui rendent pareillement le salut.

ARTICLE XXI.

Souverain Grand Conseil

Les Souverains Commandeurs, 33ème degré, en quelque loge qu’ils se trouvent, sont toujours admis le chapeau sur la tête et l’épée au côté, qu’on ouvre ou qu’on ferme [les travaux]. Ils sont exempts de toutes questions ou, pour mieux dire, selon leur propre volonté ; car quand ils veulent s’en exempter, ils n’ont qu’à prendre leur épée dans la main. Comme marque de privilège et d’honneur, on leur désigne un fauteuil situé à côté du président, à sa droite.

ARTICLE XXII.

Souverain Grand Conseil

(De l’ancienneté des Grandes Constitutions Secrètes. De l’origine exacte de nos symboles ; et de quelle source émanent nos cérémonies et mystères).

Les Assidéens, secte juive, était divisés en Rahamim, ce qui veut dire « Miséricordieux », et en Tsadikim, ce qui veut dire « Justes ». Ils furent les prédécesseurs et les frères des Esséniens et des Pharisiens. Po u r parvenir à l’état de sainteté et de pureté ils faisaient au-delà de ce que la loi leur prescrivait. Leurs Règlements Secrets le dénotent assez cl a i-r e m e n t . Les A t h é n i e n s, à qui ils furent transmis par la tradition orale appelaient cette doctrine Μv oτ ι κov (Mystikon), c’est-à-dire « Philoso­phie Sublime ». Ces mêmes règlements n’étaient confiés qu’aux Grands Commandeurs de leur Ordre ; qui ne les transmettaient qu’à des per­sonnes qui en étaient juges dignes, et dont ils étaient préalablement bien assurés.

ARTICLE XXIII.

Souverain Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, chapitre, Souverain Grand Conseil et Consistoire qui méconnaîtrait l’autorité et le pouvoir d’un Souverain Grand Commandeur, serait premièrement interdite, secondement cas­sée et annulée jusqu’à un jugement définitif de la Cour Souveraine, que le Souverain Grand Commandeur instruirait, étant entendu que sa sentence serait dans tous les cas confirmée. Et alors chaque frère de l’atelier incriminé ainsi que son président seront dépouillés de tou­tes les pièces constatant leur état maçonnique et renvoyés dans la vie profane.

Toutes les loges, collèges, conseils, etc. , en seront avisées par un ta­bleau que le Souverain Grand Commandeur leur adressera, afin qu’ils évitent à l’avenir d’admettre en leur sein aucun de ces frères, s’ils osaient se présenter.

ARTICLE XXIV.

Souverain Grand Conseil

Tout Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur a le droit de visiter les loges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils et Sénat de l’Ancienne et Moderne Franche Maçon­nerie, d’inspecter, visiter leurs travaux, scruter les registres, dresser des procès-verbaux et de les faire signer par les officiers dignitaires, conformément aux présents pouvoirs.

Chez les Esséniens son nom était « Hanashia », qui veut dire « In­terprète des choses secrètes et saintes, et porteur des grands pouvoirs de l’Ordre ».

ARTICLE XXV.

Souverain Grand Conseil

Aucune loge, collège, conseil, Souverain Grand Conseil, chapitre ou consistoire, si elle n’est constituée par un Grand Orient, ou par un Sou­verain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, n’a le droit de pratiquer des réceptions et initiations à moins d’avoir deman­dé des Lettres de Constitution, et s’il se trouve dans l’endroit quelque Souverain Commandeur elle doit se présenter à lui et lui rendre comp­te de ses opérations et de ses démarches. Elle évite alors un voyage, du fait que le Souverain Commandeur la constitue comme bon lui semble et la met à même de poursuivre ses travaux, sans avoir d’autre soumis­sion à faire à qui que ce soit.

ARTICLE XXVI.

Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, souverain chapitre, Souverain Grand Conseil, tant de l’Ancienne que de la Moderne Maçonnerie, qui voudra augmenter de grade, s’adressera au Souverain Commandeur, si toute­fois il s’en trouve un dans l’endroit ou dans les environs ; et à défaut, il ne pourra obtenir ce qu’il veut qu’en s’adressant au Souverain Grand Orient .

Tout Souverain Commandeur qui instituera ou constituera des lo­ges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils, peut nommer lui-même les frères qu’il jugera les plus capables aux plus hautes Dignités, telles que celles de Président, Premier et Deuxième Surveillants, Orateur et Secrétaire.

ARTICLE XXVII.

Grand Consistoire

Tout Chevalier Prince de Rose-Croix qui ferait des maçons, devra s’instruire s’il n’y a pas quelque frère Souverain Commandeur dans l’endroit ; et s’il s’en trouvait, il ira à lui et se fera connaître, et il le prie­ra en même temps de vouloir bien régulariser les maçons qu’il aurait pu faire.

Le Souverain Commandeur ne peut se refuser à accorder au Che­valier Rose Croix la satisfaction qu’il demande ; il les régularise de suite, et approuve le travail du Chevalier Rose Croix.

ARTICLE XXVIII.

Grand Consistoire

Quand un Souverain Grand Commandeur ou Grand Inspecteur Gé­néral 33ème degré constituera un Souverain Grand Conseil, il faudra qu’il fasse bien attention à remplir les principaux offices du Souverain Grand Conseil de Kadosh par des Chevaliers lettrés. Il devra considé­rer qu’il y a dans ce grade quatre appartements ; le trône occupé par le Grand Maître ; un Grand Député à sa droite ; le Grand Expert à sa gauche ; le Grand Garde des Sceaux à l’angle droit, conjointement avec le Grand Secrétaire ; le Grand Orateur et le Grand Trésorier à l’angle gauche ; le Grand Maître de Cérémonies à la droite du Grand Secrétaire ; et pour le reste il aura soin de se conformer aux Grandes Instructions.

ARTICLE XIX.

Grand Consistoire

Les Grands Commandeurs de l’Ordre sont aussi ceux de la Religion, et même quelque chose de plus. Leur but s’étend plus loin, et il n’est pas étonnant que beaucoup d’individus, qui n’en peuvent apprécier l’importance et l’utilité en cherchant à le découvrir, ne voient qu’à tra­vers mille nuages fort épais. On doit avoir un soin bien scrupuleux de n’instruire de cet important secret que des personnes sûres que l’on connaît bien particulièrement, dont la discrétion est à toute épreuve, l a capacité bien reconnue, la vie et les mœurs irréprochables, et la probi­té au-dessus de tout soupçon ; c’est-à-dire des hommes parfaitement vertueux ; car telles sont les qualités que l’on doit rechercher.

ARTICLE XXX.

Grand Consistoire

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur doit avoir dans son registre le modèle de toutes espèces de Lettres de Constitution, depuis le Symbolique jusqu’à et compris le 33ème d e­g r é, des Rites Ancien, Moderne et Écossais ; et ce pour pouvoir en déli­vrer selon le besoin.

ARTICLE XXXI.

Souverain Sénat du 33ème degré

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs du Saint Empire sont les dépositaires et les conservateurs des Grandes Constitutions Secrètes que sont les décrets du 33ème degré, lesquels existent depuis que le monde est monde. Ces Illustres et Ad­mirables Commandeurs ont juré et prêté le plus terrible des serments de se conduire de manière à faire chérir l’Ordre Royal et Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie, et de faire obéir à ses lois ; et de se conformer à, et d’exécuter, tout ce qui pourra concerner le bien-être de l’Ordre en général.

ARTICLE XXXII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit faire exécuter à la lettre les Règlements, Statuts et Constitutions des divers grades que chacun possède. Il doit lui-même, p e r s o n n e l l e­m e n t , prêter le serment de ne donner copie des Règlements Secrets du 33ème degré à aucun maçon du monde, sans en excepter les Chevaliers Kadosh et les Princes du Royal Secret, à moins d’en avoir obtenu l’ex-presse permission du Souverain Sénat.

ARTICLE XXXIII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Nos ancêtres Commandeurs se sont servis de paraboles pour nous instruire ; mais le sens de leurs écrits n’est pas fait pour être compris par tous ceux qui peuvent les lire. L’erreur, l’ignorance et la supersti­tion sont le partage de ceux qui veulent essayer leurs forces contre la Raison, et contre les principes moraux de la Franche Maçonnerie.

La Maçonnerie n’a pas été jetée au hasard. Son type annonce un but moral.

Ô hommes ! Ô vous qui deviez être nos semblables ! N’encenserez-vous jamais que de vaines idoles ? Faut-il que le temple de la Vérité soit si désert ? Institution ancienne et sacrée, la Franche Maçonnerie vous offre les moyens de voir, mais les hiéroglyphes qu’elle place devant vos yeux vous sont inutiles. Le temple se dresse ouvert ; le bandeau tombe de vos yeux, et pourtant vous ne voyez pas. Qu’on vous demande : « Qu’avez-vous vu ? » Vous répondez : « Rien ».

Eh bien ! Apprenez que l’objet de nos rech e r ches est de détruire le mensonge, et de connaître la vérité.

Tous les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Com­mandeurs de l’Ordre sont tenus d’avoir toujours avec eux les présentes Constitutions Secrètes, pour s’en servir au besoin.

En [Et] y avons apposé le sceau de nos Illustres Souverains Com­mandeurs du 33è m e d e g r é, du Souverain Sénat, et celui de notre Grand Conseil, à l’orient de Paris, sous le C. C. [Celestial Canopy], l’an de la Vraie Lumière 5761 ; en vulgaire le 27è m e août 1761 ; en hébreu lvla

[ E l o ul] le 27è m e, 1761. Et signé comme suit:

Maximilien de Saint Simon Chaillou de Jo i n v i l l e, G. P. , 3 3è m e d e g r é. Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é.

Comte de Choiseul, To p i n , Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é. Grand A m b a s s a d e u r, Prince Maçon. B o u chier de Lenoncourt,

Le Souverain Prince de Rohan, Prince Maçon.

Prince Maçon. D u b a n t i n , Brest de la Chaussée, Prince Maçon.

Souverain Prince.

Je certifie, moi, Alexandre Auguste de Grasse, Souverain Député Grand Inspecteur Général et Souverain Grand Commandeur à vie des Isles du Vent et sous le Vent. Je certifie, dis-je, que les présentes Constitutions Secrètes sont conformément à celles du Souverain Grand Commandeur Stephen Morin dont copie a été transcrite sur mon registre au Grand Orient du Cape, le 8ème jour du 5ème mois, appe­lé zvmt [Tamouz], près le C.C., l’an de la Vraie Lumière 5562, 8 juillet, 1802

 

Signé                                                                         Auguste de Grasse

                                                                                                     Grand Commandeur

 

 

LE NEC PLUS ULTRA

 

 

Constitutions Secrètes extraites de l’ouvrage
d’Albert Pike :
The Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry,
publié en (1872),
Transcription du texte français réalisée par
Guy Chassagnard (8 octobre 2004).

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Published by Thomas Dalet - dans Histoire du REAA
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:06

 

UNIVERSI TERRARUM ORBIS SUMMI ARCHITECTONIS

GLORIA AB INGENIIS

 

Nouveaux instituts secrets et bases fondamentales de la très ancienne et très Respectable Société des Anciens Francs-Maçons Unis, connue sous le nom d’Ordre Royal et Militaire de l’art libre de tailler la pierre.

 

NOUS, FRÉDÉRIC, par la grâce de Dieu, roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. :

Souverain Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et co serviteur de la très ancienne et très respectable Société des Anciens Francs-Maçons ou Architectes Unis, autrement appelé l’Ordre Royal et Militaire de l’Art Libre de Tailler la Pierre ou Franche Maçonnerie :

 

A tous les Illustres et Bien-aimés Frères qui ces présentes verront :

 

Tolérance, Union, Prospérité.

 

Il est évident et incontestable que, fidèle aux importantes obligations que nous nous sommes imposés en acceptant le protectorat de la très ancienne et très respectable Institution connue de nos jours sous le nom de “Société de l’Art Libre de tailler la pierre” ou “Ordre des Anciens Francs-Maçons Unis” nous nous sommes appliqués, comme chacun sait, à l’entourer de notre sollicitude particulière.

Cette institution universelle, dont l’origine remonte au berceau de la société humaine, est pure dans son Dogme et sa Doctrine : elle est sage, prudente et morale dans ses enseignements, sa pratique, ses desseins et ses moyens : elle se recommande surtout par son but philosophique, social et humanitaire.

Cette société a pour objet l’Union, le Bonheur, le Progrès et le Bien-être de la famille humaine en général et de chaque homme individuellement. Elle doit donc travailler avec confiance et énergie et faire des efforts incessants pour atteindre ce but, le seul qu’elle reconnaisse comme digne d’elle.

Mais, dans la suite des temps, la composition des organes de la Maçonnerie et l’unité de son gouvernement primitif ont subi de graves atteintes, causées par les grands bouleversements et les révolutions qui, en changeant la face du monde ou en soumettant à des vicissitudes continuelles, ont, à différentes époques, soit dans l’antiquité, soit de nos jours, dispersé les anciens Maçons sur toute la surface du globe. Cette dispersion a donné naissance à des systèmes hétérogènes qui existent aujourd’hui sous le nom de Rites et dont l’ensemble compose l’Ordre.

Cependant, d’autres divisions nées des premières, ont donné lieu à l’organisation de nouvelles sociétés : la plupart de celles-ci n’ont rien de commun avec l’Art Libre de la Franche-Maçonnerie, sauf le nom de quelques formules conservées par les fondateurs, pour mieux cacher leurs desseins secrets – desseins souvent trop exclusifs, quelque fois dangereux et presque toujours contraires aux principes et aux sublimes doctrines de la Franche-Maçonnerie, tel que nous les avons reçues de la tradition.

Les dissensions bien connues que ces nouvelles associations ont suscitées dans l’Ordre et qu’elles y ont trop longtemps fomentées, ont éveillé les soupçons et la méfiance de presque tous les Princes dont quelques-uns l’ont même persécuté cruellement.

Des Maçons, d’un mérite éminent, ont enfin réussi à apaiser ces dissensions et tous ont, depuis longtemps, exprimé le désir qu’elles fussent l’objet d’une délibération générale afin d’aviser aux moyens d’en empêcher le retour et d’assurer le maintien de l’Ordre, en rétablissant l’unité dans son gouvernement et dans la composition primitive de ses organes, ainsi que son antique discipline.

Tout en partageant ce désir que nous-mêmes avons éprouvé depuis le jour où nous avons été complètement initié aux mystères de la Franche-Maçonnerie, nous n’avons pu, cependant, nous dissimuler ni le nombre, ni la nature, ni la grandeur réelle des obstacles que nous aurions à surmonter pour accomplir ce désir. Notre premier soin a été de consulter les membres les plus sages et les plus éminents de l’Ordre dans tous les pays, sur les mesures les plus convenables à adopter pour atteindre un but si utile, en respectant les idées de chacun, sans faire violence à la juste indépendance des Maçons et surtout à la liberté d’opinion qui est la première et la plus sacrée de toutes les libertés et en même temps la plus prompte à prendre ombrage.

 

Jusqu’à présent les devoirs qui nous étaient plus particulièrement imposés comme Roi, les événements nombreux et importants qui ont signalé notre règne ont paralysé nos bonnes intentions et nous ont détournés du but que nous nous étions proposé. C’est désormais au temps, ainsi qu’à la sagesse, à l’instruction et au zèle des frères qui viendront après nous qu’il appartiendra d’accomplir et de perfectionner une œuvre si grande et si belle, si juste et si nécessaire. C’est à eux que nous léguons cette tâche, et nous leur recommandons d’y travailler sans cesse, mais patiemment et avec précaution.

 

Toutefois, de nouvelles et pressantes représentations qui, de toutes parts, nous ont été adressées, dans ces derniers temps, nous ont convaincus de la nécessité d’opposer immédiatement une barrière puissante à l’esprit d’intolérance, de secte, de schisme et d’anarchie que des novateurs cherchent aujourd’hui à introduire parmi les frères. Leurs desseins ont plus ou moins de portée et sont ou imprudents ou répréhensibles : présentés sous de fausses couleurs, ces desseins, en changeant la nature de l’Art libre de la Franche-Maçonnerie, tendent à la détourner de son but, et doivent nécessairement causer la déconsidération et la ruine de l’Ordre. En présence de tout ce qui se passe dans les royaumes voisins, nous reconnaissons qu’une intervention de notre part est devenue indispensable.

Ces raisons et d’autres causes non moins graves nous imposent donc le devoir d’assembler et de réunir en un seul corps de Maçonnerie tous les Rites du Régime Écossais dont les doctrines sont, de l’aveu de tous, à peu près les mêmes que celles des anciennes institutions qui tendent au même but, et qui, n’étant que les branches principales d’un seul et même arbre, ne diffèrent entre elles que par des formules, maintenant connues de plusieurs, et qu’il est facile de concilier. Ces Rites sont ceux connus sous les noms de Rit Ancien, d’Hérédom ou d’Hairdom, de l’Orient de Kilwinning, de saint André, des Empereurs d’Orient et d’Occident, des Princes du Royal Secret ou de Perfection, de Rit Philosophique et enfin de Rit Primitif, le plus récent de tous.

Adoptant en conséquence, comme base de notre réforme salutaire, le titre du premier de ces Rites, et le nombre de Degrés de la hiérarchie du dernier, nous les DÉCLARONS maintenant et à jamais réunis en un seul Ordre, qui, professant le Dogme et les pures Doctrines de l’antique Franche-Maçonnerie, embrasse tous les systèmes du Rit Écossais sous le nom de Rit Écossais Ancien et Accepté.

La doctrine sera communiquée aux Maçons en trente-trois degrés, divisés en sept Temples ou Classes.

Tout Maçon sera tenu de parcourir successivement chacun de ces Degrés, avant d’arriver au plus sublime et dernier ; et à chaque Degré, il devra subir tels délais et telles épreuves qui lui seront imposées conformément aux Instituts, Décrets et Règlements anciens et nouveaux de l’Ordre, ainsi qu’à ceux du Rit de Perfection.

Le premier Degré sera conféré avant le deuxième, celui-ci avant le troisième et ainsi de suite jusqu’au Degré Sublime – le trente-troisième et dernier – qui surveillera, dirigera et gouvernera tous les autres.

Un corps ou Réunion de membres possédant ce degré formera un Suprême Grand Conseil, dépositaire du Dogme ; il sera le Défenseur et le Conservateur de l’Ordre qu’il gouvernera et administrera conformément aux présentes et aux Constitutions ci-après décrétées.

Tous les degrés des Rites réunis, comme il est dit ci-dessus, du premier au dix-huitième, seront classés parmi les Degrés du Rit de Perfection dans leur ordre respectif et d’après l’analogie et la similitude qui existe entre eux, ils formeront les dix-huit premiers Degrés du Rit Écossais Ancien Accepté

Le dix-neuvième Degré et le vingt-troisième Degré du Rit Primitif formeront le vingtième degré de l’Ordre.

Le vingtième et le vingt-troisième Degré du Rit de Perfection, soit le seizième et le vingt-quatrième Degré du Rit Primitif formeront le vingt et unième et le vingt-huitième Degré de l’Ordre.

Les Princes du Royal Secret occuperont le trente-deuxième Degré, immédiatement au-dessous des Souverains Grand Inspecteurs Généraux dont le degré sera le trente-troisième et dernier de l’Ordre.

Le trente et unième degré sera celui des Souverains Juges Commandeurs.

Les Grands Commandeurs, Grands Élus Chevaliers Kadosch prendront le trentième Degré.

Les Chefs du Tabernacle, les Princes du Tabernacle, les Chevaliers du Serpent d’Airain, les Princes de Merci, les Grands Commandeurs du Temple et les Grands Écossais de saint André composeront respectivement le vingt-troisième, le vingt-quatrième, le vingt-cinquième, le vingt-sixième, le vingt-septième et le vingt-neuvième Degré.

Tous les Sublimes Degrés de ces mêmes Systèmes Écossais réunis seront, d’après leur analogie ou leur identité, distribués dans les classes de leur Ordre qui correspond au régime du Rit Écossais Ancien Accepté.

Mais jamais et sous quelque prétexte que ce soit, aucun de ces sublimes Degrés ne pourra être assimilé au trente-troisième et très Sublime Degré de Souverain Grand Inspecteur Général, Protecteur et Conservateur de L’Ordre, qui est le dernier du Rit Ancien et Accepté Écossais et, dans aucun cas, nul ne pourra jouir des même droits, prérogatives, privilèges ou pouvoirs dont nous investissons ces Inspecteurs.

Ainsi nous leur conférons la plénitude de la puissance suprême et conservatrice.

 

Et, afin que la présente ordonnance soit fidèlement et à jamais observée, nous commandons à nos Chers, Vaillants et Sublimes Chevaliers et Princes Maçons de veiller à son exécution.

DONNÉ en notre palais, à Berlin, le jour des Calendes – premier – de mai, l’an de Grâce 1786, et de notre règne le 47e.

 

Signé

“ FRÉDÉRIC ”

 

 

 

CONSTITUTIONS ET STATUTS

des

GRANDS ET SUPRÈMES CONSEILS

composés des Grands Inspecteurs Généraux, Patrons. Chefs

et Conservateurs

de

L’ORDRE DU 33e

et dernier degré du Rite Écossais Ancien Accepté,

et

RÈGLEMENS

pour le gouvernement de tous les Consistoires, Conseils, Collèges, Chapitres

et autres Corps maçonniques soumis à la juridiction desdits Conseils.

Au nom du Très Saint et Grand Architecte de l’Univers

Ordo ab Chao.

Avec l’approbation, en la présence et sous les auspices de son Auguste Majesté Frédéric (Charles) Il, Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, etc. de l’ORDRE, etc., etc., etc.

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux, en Suprême Conseil assemblé.

Ont, après délibération sanctionné les Décrets suivants qui sont et seront à perpétuité leurs CONSTITUTIONS, STATUTS ET RÉGLEMENTS pour le gouvernement des Consistoires et autres Ateliers Maçonniques soumis à la juridiction desdits Grands Inspecteurs.

ARTICLE I

Tous les articles des CONSTITUTIONS, Statuts et Règlements rédigés en l’année 1762 par les neuf Commissaires des Grands Conseils des Princes Maçons du Royal Secret, qui ne sont pas contraires aux présentes dispositions, sont maintenus et devront être observés ceux qui y sont contraires sont abrogés et considérés comme expressément abolis.

ARTICLE II

§ I. Le trente-troisième DEGRÉ confère aux Maçons qui en sont légitimement revêtus la qualité, le titre, le privilège et l’autorité de Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE.

§ Il. L’objet particulier de leur mission est d’instruire et d’éclairer leurs Frères de faire régner parmi eux la Charité, l’Union et l’Amour fraternel ; de maintenir la régularité dans les travaux de chaque Degré et de veiller à ce qu’elle soit observée par tous les Membres de faire respecter, et, dans toutes les occasions, de respecter et de défendre les Dogmes, les Doctrines, les instituts, les Constitutions, les Statuts et les Règlements de l’ORDRE, et principalement ceux de la Haute Maçonnerie, et enfin de s’appliquer, en tous lieux, à faire des oeuvres de Paix et de Miséricorde.

§ III. Une réunion de membres de ce grade prend le titre de CONSEIL DU TRENTE-TROISIÈME DEGRÉ ou des Puissants Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE; ce Conseil se forme et se compose comme suit:

1) Dans les lieux propres à l’établissement d’un Suprême Conseil de ce Degré, l’Inspecteur le plus ancien en grade est, par les présentes, autorisé à élever un autre Frère à la même dignité, après s’être assuré que celui-ci l’a réellement méritée par son caractère, son instruction et les grades dont il est revêtu, et il lui administrera le serment.

2) Ces deux Frères confèreront ensemble, et de la même manière, le grade à un autre membre.

§ IV. LE SUPREME CONSEIL sera alors constitué.

Mais aucun des autres Candidats ne sera admis, s’il n’obtient l’unanimité des suffrages, chaque membre donnant son vote de vive voix. en commençant par le plus jeune, c’est-à-dire, par le dernier reçu.

Le vote négatif d’un seul des membres délibérants, si ses raisons sont jugées suffisantes, fera rejeter le candidat. Cette règle sera observée dans tous les cas analogues.

ARTICLE III

§ I. Dans les lieux ci-dessus désignés, les deux Frères qui, les premiers, auront été élevés à ce grade, seront de droit, les deux premiers Officiers du SUPR ME CONSEIL, savoir : le très Puissant Monarque Grand Commandeur, et le très Illustre Lieutenant Grand Commandeur.

§ Il. Si le premier de ces Officiers vient à mourir, s’il abdique, ou s’il s’absente, pour ne plus revenir, il sera remplacé par le second Officier qui choisira son successeur parmi les autres Grands Inspecteurs.

§ III. Si le second Officier abdique, s’il meurt ou s’il s’éloigne pour toujours, le premier Officier lui donnera pour successeur un autre Frère du même grade.

§ IV. Le très Puissant Monarque nommera également l’illustre Ministre d’État du Saint Empire, l’illustre Grand Maître des Cérémonies et l’Illustre Capitaine des Gardes et il désignera, de la même manière, des Frères pour remplir les autres emplois vacants ou qui pourront le devenir.

ARTICLE IV

Tout Maçon qui, possédant les qualités et les capacités requises, sera élevé à ce Grade Sublime, paiera préalablement, entre les mains du très Illustre Trésorier du Saint Empire, une contribution de dix Frédérics d’Or ou de dix Louis d’Or, monnaie ancienne, ou l’équivalent en argent du pays.

Lorsqu’un Frère sera initié au trentième, au trente-unième ou au trente-deuxième Degré, on exigera de lui une somme de pareille valeur et même titre, pour chaque grade.

Le SUPRÈME CONSEIL surveillera l’administration de ces fonds et en disposera dans l’intérêt de l’ORDRE.

ARTICLE V

§ I. TOUT SUPREME CONSEIL se composera de neuf Souverains Grands Inspecteurs Généraux du trente-troisième Degré, dont quatre, au moins, devront professer la religion dominante du pays.

§ II. Lorsque le très Puissant Monarque Grand Commandeur et le Lieutenant Grand Commandeur de l’ORDRE sont présents, trois membres suffisent pour composer le Suprême Conseil et pour l’expédition des affaires de l’ORDRE.

§ III. Dans chaque grande Nation, Royaume ou Empire d’Europe, il n’y aura qu’un seul Suprême Conseil de ce grade.

Dans les États et Provinces dont se compose l’Amérique Méridionale, soit sur le continent, soit dans les îles, il y aura également deux Conseils, aussi éloignés que possible l’un de l’autre.

Il n’y aura qu’un seul Suprême Conseil dans chaque Empire, État Souverain ou Royaume d’Asie, d’Afrique. etc.

ARTICLE VI

Le Suprême Conseil n’exerce pas toujours directement son autorité sur les Degrés au-dessous du dix-septième ou Chevalier d’Orient, d’Occident. D’après les circonstances et les localités il peut la déléguer même tacitement ; mais son droit est imprescriptible, et toutes les Loges et tous les Conseils de Parfaits Maçons, de quelque degré que ce soit, sont, par les présentes, requis de reconnaître, dans ceux qui sont revêtus du trente-troisième Degré, l’autorité des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’Ordre, de respecter leurs prérogatives, de leur rendre les honneurs qui leur sont dus, de leur obéir, et enfin, de déférer avec confiance à toutes les demandes qu’ils pourraient formuler pour le bien de l’ORDRE, en vertu de ses. lois, des présentes Grandes constitutions et de l’autorité dévolue à ces Inspecteurs que cette autorité soit générale ou spéciale, ou même temporaire et personnelle.

ARTICLE VII

TOUT CONSEIL et tout Maçon d’un grade au-dessus du seizième, ont le droit d’en appeler au SUPRÊME CONSEIL des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, qui pourra leur permettre de se présenter devant lui et de se faire entendre en personne.

Quand il s’agira d’une affaire d’honneur entre des Maçons, de quelque grade qu’ils soient, la cause sera portée directement devant le SUPREME CONSEIL qui décidera en première et dernière instance.

ARTICLE VIII

Un GRAND CONSISTOIRE de Princes Maçons du Royal Secret choisira son Président parmi les membres du trente-deuxième Degré qui le composent; mais, dans tous les cas, les actes d’un grand Consistoire n’auront de valeur qu’autant qu’ils auront été préalablement sanctionnés par le SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, qui, après la mort de son Auguste Majesté le Roi, très puissant Monarque et Commandeur Général de l’ORDRE, héritera de l’autorité Suprême Maçonnique et l’exercera dans toute l’étendue de l’État, du Royaume ou de l’Empire qui aura été placé sous sa juridiction.

ARTICLE IX

Dans les pays soumis à la juridiction d’un SUPRÊME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, régulièrement constitué et reconnu par tous les autres Suprêmes Conseils, aucun Souverain Grand Inspecteur Général ou Député Inspecteur Général ne pourra faire usage de son autorité, à moins qu’il n’ait été reconnu par ce même SUPRÊME CONSEIL et qu’il n’ait obtenu son approbation.

ARTICLE X

Aucun Député-Inspecteur-Général, soit qu’il ait été déjà admis et pourvu d’une patente, soit qu’en vertu des présentes Constitutions il soit ultérieurement admis, ne pourra de son autorité privée, conférer à qui que ce soit le Degré de Chevalier-Kadosch ou tout autre degré supérieur, ni en donner des patentes.

ARTICLE XI

Le Degré de Chevalier Kadosch, ainsi que le trente-unième et le trente-deuxième Degré, ne sera conféré qu’à des Maçons qui en auront été jugés dignes, et ce, en présence de trois Souverains Grands Inspecteurs Généraux au moins.

ARTICLE XII

Lorsqu’il plaira au très Saint et Grand Architecte de l’Univers d’appeler à LUI son Auguste Majesté le Roi, très Puissant Souverain Grand Protecteur, Commandeur et Véritable Conservateur de L’ORDRE, etc., etc., etc. chaque SUPRÊME CONSEIL de Souverains Grands Inspecteurs Généraux, déjà régulièrement constitué et reconnu, ou qui serait ultérieurement constitué et reconnu en vertu des présents Statuts, sera, de plein droit, légitimement investi de toute l’autorité Maçonnique dont son Auguste Majesté est actuellement revêtue. Chaque SUPRÊME CONSEIL exercera cette autorité lorsqu’il sera nécessaire et en quelque lieu que ce soit, dans toute l’étendue du pays soumis à sa juridiction et si, pour cause d’illégalité, il y a lieu de protester, soit qu’il s’agisse des Patentes ou des pouvoirs accordés aux Députés Inspecteurs Généraux, ou de tout autre sujet, on en fera un rapport qui sera adressé à tous les SUPRÊMES CONSEILS des deux hémisphères.

ARTICLE XIII

§ I. Tout SUPRÊME CONSEIL du trente-troisième Degré pourra déléguer un ou plusieurs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux de l’ORDRE qui le composent, pour fonder, constituer et établir un CONSEIL du même degré dans tous les pays mentionnés dans les présents Statuts, à la condition qu’ils obéiront ponctuellement à ce qui est stipulé dans le troisième paragraphe de l’article Il ci-dessus, ainsi qu’aux autres dispositions de la présente Constitution.

§ II. Le SUPRÊME CONSEIL pourra également donner à ces Députés le pouvoir d’accorder des patentes aux Députés Inspecteurs Généraux, qui devront au moins avoir reçu régulièrement tous les degrés que possède un Chevalier Kadosch, leur déléguant telle portion de leur autorité suprême qu’il sera nécessaire pour constituer, diriger et surveiller les Loges et les Conseils, du quatrième au vingt-neuvième Degré inclusivement, dans les pays où il n’y aura point d’ateliers ou de Conseils du Sublime Degré légalement constitués.

§ III. Le Rituel manuscrit des Sublimes Degrés ne sera confié qu’aux deux premiers Officiers de chaque Conseil ou qu’à un Frère chargé de constituer un Conseil des mêmes Degrés dans un autre pays.

ARTICLE XIV

Dans toute cérémonie maçonnique des Sublimes Degrés et dans toute procession solennelle de Maçons possédant ces degrés, le SUPREME CONSEIL marchera le premier, et les deux premiers Officiers se placeront après tous les autres membres et seront immédiatement précédés du grand Etendard et du Glaive de l’ORDRE.

ARTICLE XV

§ I. Un SUPRÊME CONSEIL doit se réunir régulièrement dans les trois premiers jours de chaque troisième nouvelle lune ; il s’assemblera plus souvent, si les affaires de l’ORDRE l’exigent et si l’expédition en est urgente.

§ II. Outre les grandes fêtes solennelles de l’ORDRE, le SUPRÊME CONSEIL en aura trois particulières chaque année, savoir le jour des Calendes (premier) d’octobre, le vingt-sept de décembre et le jour des Calendes (premier) de mai.

ARTICLE XVI

§ I. Pour être reconnu et pour jouir des privilèges attachés au trente-troisième Degré, chaque Souverain Grand Inspecteur Général sera muni de Patentes et de lettres de créances dont le modèle se trouve dans le Rituel du Degré. Ces lettres lui seront délivrées à la condition de verser dans le Trésor du Saint Empire la somme que chaque SUPRÊME CONSEIL fixera pour sa juridiction aussitôt qu’il aura été constitué. Ledit Souverain Grand Inspecteur Général paiera également un Frédéric, ou un Louis, monnaie ancienne, ou l’équivalent en argent du pays, à l’Illustre Secrétaire, en compensation de sa peine, pour l’expédition desdites Lettres et pour l’apposition du Sceau.

§ II. Tout Souverain Grand Inspecteur Général tiendra, en outre, un Registre de ses Actes chaque page en sera numérotée ; la première et la dernière pages seront quotées et paraphées pour en constater l’identité. On devra transcrire sur ce Registre les Grandes Constitutions, les Statuts et les Règlements Généraux de l’Art sublime de la Franche-Maçonnerie.

L’inspecteur lui-même sera tenu d’y inscrire successivement tous ses Actes, à peine de nullité ou même d’interdiction.

Les Députés Inspecteurs Généraux sont tenus d’agir de même sous les mêmes peines.

§ III. Ils se montreront mutuellement leurs Registres et leurs Patentes, et ils y constateront réciproquement les lieux où ils se seront rencontrés reconnus (2).

ARTICLE XVII

La MAJORITE des voix est nécessaire pour légaliser les actes des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, dans les lieux où il existe un SUPREME CONSEIL du trente-troisième Degré, légalement constitué et reconnu. En conséquence, dans un pays, ou territoire sous la dépendance d’un SUPREME CONSEIL, aucun de ces Inspecteurs ne pourra exercer individuellement son autorité, à moins d’en avoir obtenu l’autorisation dudit SUPRÊME CONSEIL, et dans le cas où l’Inspecteur appartiendrait à une autre Juridiction, à moins d’avoir été reconnu par une déclaration à laquelle la formule a fait donner le nom d’EXEQUATUR.

ARTICLE XVIII

Toutes les sommes reçues pour faire face aux dépenses, — c’est-à-dire le prix des Réceptions, — et qui se perçoivent à titre de frais d’initiation aux Degrés au-dessus dû seizième jusques et y compris le trente-troisième, seront versées dans le Trésor du Saint-Empire, à la diligence des Présidents et Trésoriers des Conseils et des Loges Sublimes de ces Degrés, ainsi que des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, de leurs Députés, de l’Illustre Secrétaire et de l’illustre Trésorier du Saint-Empire.

Le SUPRÊME CONSEIL réglera et surveillera l’administration et l’emploi de ces sommes il s’en fera rendre, chaque année, un compte exact et fidèle, et il aura soin d’en faire part aux ateliers de sa dépendance.

(2) Sic. Mutuellement reconnus.

ARRÊTÉ, FAIT et APPROUVÉ en Grand et Suprême Conseil du trente-troisième Degré, régulièrement constitué, convoqué et assemblé, avec l’approbation et en présence de sa Très Auguste Majesté, FREDERIC, deuxième du nom, par la grâce de Dieu Roi de Prusse, Margrave de Brandebourg, etc., etc., etc. très Puissant Monarque, Grand Protecteur, Grand Commandeur, Grand Maître Universel et Véritable Conservateur de l’ORDRE.

Le jour des Calendes — premier de mai, A.L. 5786, et de l’ère chrétienne 1786.

                Signe “(*)”—“STARK”—--“(*)”  

      — “H. WILLHELM” — “D’ESTERNO” — “(*)” — “WŒLLNER”.

APPROUVÉ et donné en notre Résidence Royale de Berlin, le jour des Calendes — premier mai, l’an de Grâce 1786, et de notre règne le 47ème

Signé,     FRÉDÉRIC.

-Ces astérisques désignent les places de quelques signatures devenues illisibles, ou qui sont effacées par l’effet du frottement, ou par l’eau de la mer, à laquelle l’ampliation originale de ces documents, écrits sur parchemin, a été accidentellement exposée plusieurs fois — (Note à la copie publiée en 1834 par les Suprêmes Conseils.)

 

 

APPENDICE

aux

STATUTS FONDAMENTAUX ET GRANDES CONSTITUTIONS

DU SUPRÊME CONSEIL DU TRENTE- TROISIEME DEGRÉ

 

ARTICLE I

L’ETENDARD de l’ORDRE est argent * frangée d’or, portant au centre un aigle noir à deux têtes, les ailes déployées ; les becs et les cuisses sont en or il tient dans une serre la garde d’or, et dans l’autre la lame d’acier d’un glaive antique, placé horizontalement de droite à gauche. A ce glaive est suspendue la devise Latine, en lettres d’or, “ DEUS MEUMQUE JUS “. L’aigle est couronné d’un Triangle d’or il tient une banderole de pourpre frangée d’or et parsemée d’étoiles d’or.

ARTICLE II

Les Insignes distinctifs des Souverains Grands Inspecteurs Généraux sont :

Une Croix Teutonique rouge qui se porte sur la partie gauche de la poitrine.

2) Un grand Cordon blanc moiré liseré d’or; sur le devant est un Triangle d’or radieux ; au milieu du Triangle est le chiffre 33;

de chaque côté de l’angle supérieur du Triangle est un glaive d’argent dont la pointe se dirige vers le centre, porté de droite à gauche et se termine en pointe par une frange d’or et une rosette rouge et vert à laquelle est suspendu le Bijou ordinaire de l’ORDRE.

3) Ce Bijou est un aigle semblable à celui de l’Étendard ;  il porte le diadème d’or de Prusse.

4) La Grande Décoration de l’ORDRE  est gravée sur une croix Teutonique ; c’est une étoile à neuf pointes, formée par trois triangles d’or superposés et entrelacés. Un glaive se dirige de la partie inférieure du côté gauche à la partie supérieure du côté droit, et, du côté opposé, est une main de Justice. Au milieu est le Bouclier de l’ORDRE, azur; sur le Bouclier est un aigle semblable à celui de l’étendard ; sur le côté droit du Bouclier est une balance d’OR ; sur le côté gauche, un compas d’or posé sur une Équerre d’or. Tout autour du Bouclier est une banderole bleue portant, en lettres d’or, l’inscription latine,“ ORDO AB CHAO . Cette banderole est enfermée dans un double cercle, formé par deux serpents d’or, chacun d’eux tenant sa queue entre les dents. Des petits triangles formés par l’intersection des triangles principaux, les neuf qui sont le plus rapprochés dé la banderole, sont de couleur rouge et portent chacune une des lettres dont se compose le mot S.A.P.I.E.N.T.I.A.

5) Les trois premiers Officiers du SUPRÊME CONSEIL portent, en outre, une écharpe ou ceinture à franges d’or et tombant du côté droit.

ARTICLE III

LE GRAND SCEAU DE L’ORDRE est un Écu d’argent sur lequel est un Aigle à deux têtes, semblable à celui de l’Étendard, mais portant de plus le diadème d’or de Prusse au-dessus du diadème est un Triangle radieux, au centre duquel est le chiffre 33. Toutefois, on peut se contenter de mettre au-dessus de l’Aigle, soit la couronne, soit le triangle seulement.

Au bas du Bouclier, au-dessous des ailes et des serres de l’Aigle, il y a trente-trois Étoiles disposées en demi-cercle ; tout autour est l’inscription suivante: SUPRÊME CONSEIL DU TRENTE-TROISIÉME DEGRÉ POUR……                            

FAIT en Suprême Conseil du Trente-Troisième Degré, les jours, mois et an que dessus.

                Signé “(*” — “STARK” — “D’ESTERNO”. —“(•)” — “H. WILLELM” — “(*)” “WCELLNER”.

APPROUVE,

L.S.         Signé,     FREDÉRIC.

NOUS SOUSSIGNÉS, SS:. GG.-. II:. GO.-., etc., etc., etc., composant le présent Congrès Maçonnique, conformément aux dispositions de l’Article III, en date de ce jour, avons attentivement collationné les copies qui précèdent ci-dessus à l’expédition authentique des véritables Instituts Secrets Fondamentaux, Statuts, Grandes Constitutions et Appendices du 1er mai 1786 (E: - V. t), et dont les ampliations officielles sont déposées et ont été soigneusement et fidèlement conservées dans toute leur pureté parmi les archives de l’ORDRE.

NOUS, en conséquence, certifions les dites copies fidèles et littéralement conformes aux originaux des dits documents.

EN FOI DE QUOI, nous signons ces présentes, ce 15e jour d’Adar, A:. L., 5 833, (vulgo) le 23 février 1834.

DEUS MEUMQUE JUS.

Baron Freteau de Peny, 33e,

Comte Thiebault, 33e,       Setier, 33e,

Marquis de Giamboni, 33e,

AC.R. d’Andrada, 33e,

Luis de Menes Vascos de Drunimond, 33e,

Comte de Saint-Laurent,

S.. G.. I.~. G.t, 33e etc.       Lafayette, 33e

 

(SCEAU)



 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 07:55


 

LES GRANDS STATUTS ET RÈGLEMENTS

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Ce texte du manuscrit Francken de 1771 a été publié en Anglais par A. C. K. Jackson, la traduction est de Jacques Lechelle et René Désaguliers (Renaissance Traditionnelle n° 59, juillet 1984, page 174 & sv.). La pagination est indiquée.

La publication comparée aux règlements de 1763 de la G. L. fait l’objet d’une copieuse et précise introduction d’Alain Bernheim dont le point de vue serait, 20 ans plus tard, à revoir en fonction d’une meilleure connaissance des relations internationales de l’époque. Ce qui pose problème est cette espèce de dogme que les Princes du Royal Secret sont très tardifs malgré leur mention dans la patente Morin dès 1761 et dans le manuscrit Baylot de la BNF.

C. G.

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Faits en Prusse et en France le 7 Septembre7762. Arrêtés par les Neuf Commissaires nommés par le Grand Conseil des Sublimes Princes du Royal Secret, au Grand Orient de France En conséquence des délibérations à la date ci-dessus pour être observés par le susdit Grand Conseil des Sublimes Princes de France et de Prusse, et par tous les Conseils particuliers et réguliers répandus, sur les deux hémisphères.

 

Article 1. Le Souverain Conseil des Sublimes Princes est composé des 6 Présidents des Conseils, particuliers et réguliers, constitués dans les villes de Berlin et de Paris ; le Souverain des Souverains, ou son Substitut-Général, ou son représentant, à leur tête.

 

Article 2. Le Souverain Grd Conseil des Sub\ Princes du Royal Secret aura quatre assemblées par an nommées  "Grand Conseil de communication de quartier"  qui seront tenues le 21 Juin, le 27 Décembre, le 21 Mars et le 7 Septembre.

 

Article 3. Le 25 Juin, le Souverain Grand Conseil sera composé de tous les Présidents des Conseils, particulièrement de Berlin et de Paris, ou leurs représentants, assistés, pour ce jour seulement, de leurs deux premiers Grands Officiers qui sont le Ministre d'État et le Général de l'Armée qui n'auront que le droit de proposer, sans avoir voix délibérative

 

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Article 4. Tous les trois ans, le 27 Décembre, 1e Souverain Grand Conseil nommera 16 Officiers, savoir 2 représentants du Substitut-Général, 2 Grands Officiers qui sont le Ministre d'Etat et le Général de l'Armée, un Garde des Sceaux et Archives, un Grd Orateur, un Grd Secrétaire Général, un Secrétaire pour Paris et Berlin, [il n'est pas question de Bordeaux] un autre Secrétaire pour la province et autres lieux, un Grd Architecte, un Grd Hospitalier et 7 Inspecteurs, qui réunis sous les ordres au Souverain des Souverains Prince Président, ou de son Substitut-Général, composent le nombre de 18, auquel demeurera irrévocablement fixé le nombre des Grands Officiers du Souverain Grand Commandeur des Surs Princes du Royal Secret, lesquels ne pourront être choisis que parmi les Présidents des Conseils, particulièrement ceux des Princes de Jérusalem régulièrement constitués à Paris et à Berlin et ceux constitués par les Grands Inspecteurs ou leurs Députés. Et, faute par le Souverain, le Sublime Grd Conseil pourra les nommer en Grd Conseil composé au moins de 10 Présidents Princes[

 

Article 5. Il sera délivré à chaque Prince Grd Officier ou Dignitaire du  Souverain Grd Conseil une patente de la dignité à laquelle il aura été nommé, laquelle désignera la durée de son exercice et sera contresignée de tous les Grds Officiers et ceux au Souverain Grd Conseil des Subles Princes de Royal Secret, créée (sic) est dûment scellée.

 

Article 6.Outre les quatre assemblées de communication de quartier, une réunion sera tenue chaque mois dans les premiers dix jours par les Grds Officiers et au grade de Suble Prince, seulement un Conseil à l'effet de régler les affaires de l'Ordre, tant générales que particulières sauf appel au Grand Conseil de Communication.

 

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Article 7. Dans l'assemblée du Conseil de Communication, et dans celles du Conseil particulier, toutes les affaires seront décidées à la pluralité des voix, le Président aura deux voix et les autres membres une. Si dans ces assemblées il était admis, par dispense, un Député ou Suble Prince (qui n'en fût pas membre) il n'aura point de voix, ni ne donnera aucun avis s'il n'en est prié par le Président.

 

Article 8.Toutes les affaires portées au Souverain Grand Conseil des Subles Princes seront d'abord réglées dans les réunions des Conseils et les règlements en seront exécutoires provisoirement, sauf ratification par la communication de quartier.

 

Article 9.Lors de la tenue du Grand Conseil de Communication de Quartier, le Grand Secrétaire Général sera tenu de rapporter tous les registres courants et de rendre compte de toutes les délibérations et règlements faits pendant le dernier quartier pour être ratifiés, et s'il se trouvé des oppositions à la ratification, il sera nommé 9 Commissaires devant lesquels les opposants donneront par écrit les causes de leur opposition pour y être répondu aussi  par écrit, et sur le rapport de la susdite Commission, pour être statué au suivant Conseil de Communication, et dans l'intervalle la susdite délibération de règlements continuera d'être exécutoire par patente

 

Article 10. Il sera tenu par le Grand Secrétaire Général un registre pour Paris et Berlin, et un autre pour les pays étrangers, contenant les noms des Conseils particuliers, par rang d'ancienneté suivant la date de leur constitution, et un tableau des noms, grades, offices dignités, qualités civiles et demeure des membres conformés  aux renseignements  qui lui seront donnés par nos Inspecteurs et leurs Députés, ainsi que le nombre des Loges de Perfection régulières, établies sous l'autorité de nos Inspecteurs ou Conseils outremer. Le titre des dites Loges, les dates de leurs constitutions avec un tableau des noms.

 

- 180 -

grades, offices dignités, qualités civiles et demeure des membres conformes  aux Etats qui nous seront remis par nos Inspecteurs en Grand Conseil de Communication.

 

Article 11. Il sera en outre tenu par le Grand Secrétaire un registre, contenant toutes les délibérations et règlements faits en Grand Conseil de Communication de Quartier où seront mentionnées toutes les affaires traitées dans le susdit Conseil, et toutes les lettres reçues, les sujets de réponses arrêtés"

 

Article 12. Le Grand Secrétaire Général écrira en marge des requêtes, lettres ou mémoires qui seront lus en Conseil le sujet arrêté pour réponse et, après avoir rédigé les réponses, il les fera signer par le Substitut Général ou son représentant, par le Secrétaire de la Juridiction, et le Garde des Grands Sceaux les signera, timbrera et scellera. Comme ces opérations ne peuvent être faites pendant la tenue du Conseil, et qu'il serait quelquefois dangereux de retarder les susdites lettres jusqu'au Conseil suivant, il rapportera les minutes de ses réponses pour être lues dans le Grand Conseil suivant et remises avec les pièces relatives au Garde des Archives pour être fait des changements que le Souverain Grand Conseil jugera à propos.

 

Article 13.Le Conseil particulier de Berlin ou de Paris ou de n'importe où ailleurs ne pourra envoyer aucune lettre, constitution ou règlement sans qu'ils n'aient été sanctionnées, dûment timbrés et scellés par le Souverain Grand Conseil ou un Grand Inspecteur de l'Ordre ou son Député.

 

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Article 14. Le Grand Garde des Sceaux et Timbres ne pourra timbrer ni sceller aucune lettre qu’elle ne soit signée du Secrétaire Général et de deux secrétaires de juridictions différentes, ni ne pourra timbrer ni sceller aucun règlement qu'il ne soit signé du Substitut Général ou son représentant et des susdits 3 Grands Secrétaires. Ni ne pourra timbrer ni sceller aucune Constitution qu'elle ne soit de même, mûrie, signée des trois Grands Officiers ci-dessus et autres Princes, au nombre de sept au moins, membres du Souverain Grand Conseil des Princes.

 

Article 15. Le Grand Trésorier, qui doit être connu pour jouir ou posséder une fortune qui le rende indépendant ; sera chargé de tous les fonds qui seront levés pour les usages du  Souverain Grand Conseil. et donnés en charité ; et il tiendra un registre très exact par recette et dépenses, et distinguera clairement et distinctement comment et de quelle manière l'argent a été dépensé, tant à l' usage du Grand Conseil, qu'à celui du Fonds de Charité. Il. donnera de chaque somme un reçu spécifiant les folios de son registre et il ne paiera que  sur les ordres par écrit du Président et des deux Grands Officiers du Souverain Grand Conseil.

 

Article 16. A la première assemblée du Grand Conseil le 27 Décembre, le Grand Trésorier rendra ses comptes.

 

Article 17. Aucun ordre de caisse sur le Grand Trésorier ne sera valable que ceux délivrés lors d'une assemblée plénière du Grand Conseil, et aucune sonne ne remboursera aucun frais d'aucune réunion de Conseil ordinaire mais ils seront payés par les membres respectifs sur leur propre bourse

 

- 184 -

Article 18. S'il est porté devant le Souverain Grand Conseil quelques mémoires, requêtes ou plaintes d'un Conseil dont le Président soit membre du Grand Conseil ledit Président, bien que membre du Grand Conseil., ne pourra donner sa voix dans le débat sur cette plainte du Conseil, ni même son avis dans ledit débat, ladite plainte devant être présentée per écrit, à moins que le Président du Sublime Grand Conseil ne demande et requière quelque éclaircissement dudit membre président.

 

Article 19. Le Substitut Général et les Grands Officiers ne pourront être déposés que par le Grand Conseil de Communication de Quartier pour plaintes légitimes faites et rapportées dans la délibération, et alors leur abdication se fera en séance plénière du Grand Conseil. Le Substitut Général ne pourra être rermplacé que sur la nomination seule du Souverain des Souverains et Très Puissant Chef et les deux premiers Grands Officiers en Communication de Quartier à la pluralité des voix.

 

Article 20. Le Grand Conseil fera visiter les conseils particuliers par des Députés qui visiteront aussi les Loges de Perfection, examineront les travaux, les registres, les Constitutions, les tableaux et listes desdits Conseils et Loges de Perfection. L'Inspecteur dressera procès-verbal de ses opérations qui sera signé par les officiers dignitaires desdits Conseils et Loges, et le Rapporteur les enverra au prochain Souverain Grand Conseil, adressé au Secrétaire Général. Les susdits Inspecteurs ou observateurs devront toujours présider les Conseils et Loges qu'ils visitent, et leurs visites seront aussi fréquentes qu'ils le voudront sans qu'aucun des officiers ou membres desdits Conseils et Loges quoiqu'ils soient ne puisse s'y opposer, sous peine de désobéissance et d'interdiction, car tel est notre bon plaisir

 

- 186 -

Article 21. Lors de l'assemblée du Souverain Grd Conseil de Communication de Quartier régulièrement convoqué, lorsqu' il se trouvera 7 membres, ils ouvriront les travaux à l'heure dite ; et les règlements qui seront entre eux passés à la pluralité des voix auront force de loi comme si les autres membres avaient été présents.

 

Article 22. Lors de l'assemblée du Souverain Grand Conseil, si un membre se présente en état indécent, par intempérance ou autrement, ou s'il commet quelque faute capable de nuire à l'harnonie qui doit régner dans ces respectables assemblés, il sera admonesté pour la première fois ; pour la 2e, il sera condamné à une amende, payable sur le champ ; et pour la .3e offense, il sera privé, de sa dignité et, si à une majorité de voix le Grand Conseil décide son exclusion, il en demeurera exclu.

 

Article 23. Si un Président des autres Conseils, membre du Souverain Grand Conseil de Communication de Quartier, tombe dans les fautes mentionnées en l'Article ci-dessus, il sera pour la première fois condamné à une amende payable sur le champ ; pour la seconde faute, il sera exclu pendant un an des assemblées générales et on même temps privé de sa dignité ; et pour la troisième offense, il sera exclu immédiatement à perpétuité et perdre son office, par le Souverain des Souverains qui nommera immédiatement un nouveau Président pour le dit Conseil à sa place

 

Article 24. Le Souverain Grand Conseil ne reconnaîtra pour Conseil régulier et Loge de Perfection que ceux pourvus de Constitutions à eux délivrées par un Grand Inspecteur ou son Député Il en sera de même vis-à-vis des Chevaliers Maçons Princes et Gd. E.. & P. Ms qui pourraient avoir été constitués abusivement par quiconque n'aurait pas été régulièrement autorisé à le faire.

 

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Article 25. Toutes requêtes présentées au Souverain Grd Conseil, afin d'obtenir des lettres de Constitution soit pour ériger soit pour régulariser un Conseil ou une Loge seront remises à savoir pour le pays aux Inspecteurs. Cette juridiction choisira quatre commissaires pour prendre toutes les informations nécessaires qui seront envoyées au Grand Inspecteur de la juridiction avec un tableau exact des membres qui demanderont l'érection d'un Conseil ou d'une Loge de Perfection pour, sur le rapport les commissaires et du Grand Inspecteur, être statué par le Grand Conseil sur la demande des susdits membres. Et, pour un pays étranger le Grand Inspecteur ou son Député sera habilité et aura pouvoir d'ériger, constituer, interdire, abroger ou exclure selon sa sagesse ; ils établiront par écrit un procès verbal de leur action et afin d'être par eux informés de tout lorsqu'ils trouveront une occasion favorable Le susdit Inspecteur ou son Député se conformera aux Lois du Souverain Grand Conseil et aux coutumes de notre Constitution secrète. Ils auront la liberté de choisir des Députés à envoyer et les mandateront par des lettres patentes, qui auront pouvoir et validité.

 

Article 26. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil de lettre de Constitution pour l'établissement d'une Loge Royale de Perfection, que le frère ne soit au moins Prince de Jérusalem, et pour l'établissement d'un Conseil de Chevaliers d'Orient, qu'à un frère qui soit ou moins Chevalier d'Orient et d'Occident. Mis pour l'établissement d'un Grand Conseil de Princes de Jérusalem, le frère doit obligatoirement être revêtu du grade le Chevalier et Prince du Soleil, et justifier par des titres autorisés qu'il a été légalement et régulièrement reçu, et qu'il a toujours joui d'un état libre et d'une vie décente et qu'il est à l'abri de tout reproche par une conduite probe et honnête en tous temps, et qu'il s'engage a se soumettre aux décrets et mandats omis par ce Conseil de Princes dont il désire être le chef.

 

 

- 190 -

 

Article 27. Il ne sera accordé par le Souverain Grand Conseil des Sublimes Princes aucune lettre patente ou Constitutions qu'au prix de 10 £ sterling pour le dédommagement de la personne employée. Les Grands Inspecteurs de l'Orient s'y conformeront eux-mêmes  en pareil cas, en outre ils n'octroieront aucun diplôme ni patente à aucun prince pour les pays étrangers, la soumission devant être signée par le Frère, à l'Inspecteur ou à  son Député, comme il est nécessaire .

 

Article 28. Lorsque les Inspecteurs ou Députés jugeront à propos de visiter où que ce soit sur les deux Hémisphères, soit des Grands Conseils de Princes de Jérusalem des Conseils de Chevaliers d'Orient ou

des Loges le Perfection ou toute autre Loge et lorsqu'ils auront été reconnus et pourvus de titres authentiques et décorés des ornements de leur dignité, soit à la porte du Grand Conseil des Chevaliers d'Orient ou à celle des Loges de Perfection, ils seront reçus avec tous les honneurs qui leur sont dûs et jouiront partout le leurs privilèges et prérogatives ; et lorsque, les Inspecteurs aussi bien que les Chev. Princes Maçons visiteront une Loge Royale de Perfection ou n'importe quelle autre Loge, le T.F.P. Grand Maître ou les Grands Surveillants de ces Loges enverront 5 Officiers ou députés dignitaires pour introduire les Princes Insprs, avec tous les honneurs qui lui sont dûs en toute Loge cour comme il va être dit en détail ci-après.

 

Article 29.

1ER. Les Princes le Jérusalem qui sont les Sublimes Princes valeureux et les Chefs de la Maçonnerie Rénovée ne doivent honneur qu'aux Sublimes Noachites, aux Chevaliers du Soleil, Kadosh et Sublimes Princes du Royal Secret, nos Illustres Chefs.

 

 

- 192 -

2ND. Les Princes de Jérusalem ont le Droit et le Privilège d'annuler et d'abroger tout ce qui pourrait avoir été fait de contraire aux ordres et aux lois, dans un Conseil de Chevaliers d'Orient, mais aussi dans une Loge Royale de Perfection et dans toute autre Loge quelqu'elle soit, à condition néanmoins, que ne soit présent quelque Sublime Prince d'un grade supérieur

 

3ME. Quand un Prince de Jérusalem sera annoncé â la porte d'une Loge Royale &c. comme le prouveront ses titres et ses décors, le T.F.Pde cette Loge enverra quatre frères officiers, députés dignitaires, pour l'introduire et l'accompagner. Lorsqu'il entre couvert, l'épée nue à la main droite; au signe de Bataille, son bouclier au bras gauche et portant la cuirasse sil le juge  bon, quand il arrive entre les Surveillants à l'ouest accompagné des quatre Députés, il salue d'abord de son Épée le T.F.P. Maître, puis le Nord et le Sud et ensuite les surveillants, après quoi le Prince visiteur fera le signe de la Loge qui est ouverte, qui sera rendu par le Maître et tous et tous les frères, après quoi le Maître dira, A l'ordre, et frappera un coup, tous les Frères du nord et du sud formeront la voûte sous laquelle il passera avec un visage grave jusqu'à ce qu'il arrive au Trône, à ce moment le Maître lui offrira sa chaire, qu'il peut accepter et il dirigera les travaux.

Le Maître doit ensuite lui rendre compte de tout ce qui concerne l'Ordre &c. et alors s'il le juge bon, il rendra la chaire au Maître afin de continuer les travaux commencés. Si le Prince Visiteur préfère se retirer avant la clôture de la Loge, après en avoir informé le Maître, il sera remercié de sa Visite, invité à revenir souvent et on l’assurera de toute l'aide au pouvoir de ladite Loge. Après ce compliment, le Maître frappera un grand coup et dira, A l'Ordre mes Frères, ce qui est répété à l'Ouest, et tous les Frères au Nord et au Sud, formeront la voûte comme précédemment, sous laquelle le Prince visiteur se retire qu'à ce qu'il arrive entre les Surveillants, à cet endroit il se tourne vers l'Est et salue le Maître, le Nord, le Sud et les Surveillants, et puis reprend sa marche vers la porte qui est ouverte à deux battants (ce qui doit être aussi fait lorsqu'il entre) et quand il a été, conduit à l'extérieur par les 4 Députés ceux-ci reviennent en Loge et continuent les Travaux.

 

- 194 -

4 ME. Les Prince Jérusalem ne peuvent jouir de ces privilèges si se trouve présent un Chev. d'un grade supérieur, tels que Noachites, chevaliers du Soleil, ou des Aigles blanc et noir, ou un Sublime Prince du Royal Secret, mas ils peuvent faire leur entrée avec tous les honneurs  qui leur sont dûs, si le Sublime Prince présent y consent.

 

5 ME. On s'adressera à un Prince de Jérusalem comme valeureux prince, à un chevalier du Soleil comme Souverain Prince, et à un Sublime Prince du Royal Secret comme Illustre Souverain des Souverains. Un chevr. d'Orient, Excellent ; celui-ci a droit, lorsqu'aucun Prince de Jérusalem &c n'est présent, d'Inspection sur la Constitution le toute Loge Royale ; et pour réconcilier les Frères s'il y a quelque conflit persistant, d'exclure l'opiniâtre, et ceux qui ne se soumettront pas à  ces Statuts et règlements.

 

6 ME. Les très valeureux Princes de Jérusalem qui ont le droit de même que les chevaliers d'Orient et d'Occident, le siéger couverts durant les travaux les Loges Royales de Perfection. Les chevaliers d'Orient ou de l'Épée ont aussi ce droit, néanmoins, ils ne peuvent jouir le ces privilèges que s'ils sont reconnus comme tels et se présenteront convenablement décorés des attributs le leurs dignités &c.

 

7 ME. Cinq Valeureux Princes de Jérusalem ont le pouvoir de former un  Conseil de Chevaliers d'Orient partout où il n'en existe pas et ils seront Juges, mais ils doivent tenir au courant de leurs démarches les Souverains grds Conseils ou informer par écrit l'Inspecteur le plus proche ou son Député. Ce qui les autorise à agir ainsi est le pouvoir que le Peuple de Jérusalem a remis à leurs Illustres prédécesseurs au retour d'une très glorieuse Ambassade &c. &c.

 

Article 30. Pour établir régulièrement tous les Conseils Particuliers et avoir entre tous les Vrais Chevaliers, et Princes Maçons une correspondance régulière, chaque  conseil particulier devra envoyer tous les ans au Grand  Conseil un tableau particulier de tous les conseils particuliers, réguliers et autorisés avec les noms de leurs offciers. Ils devront aussi, dans le cours de l'année, donner avis de tous les changements intéressants qui pourraient survenir dans ledit tableau.

 

 

-196 -

Article 31. Pour vaquer plus entièrement au maintien du bon ordre et de la discipline, les Souverains Grands Conseils des Sublimes Princes du Royal Secret ne se réuniront qu'une fois par an pour des travaux maçonniques pour n'admettre au Sublime et dernier grade de le Maçonnerie que les 3 plus anciens chevaliers du Soleil, qui seront proclamés dans les différents conseils et les Grdes Loges de perfection.

 

Article 32. Jours saints que devront observer les Chevaliers de Princes Maçons

Les Princes de Jérusalem célèbreront en ce qui les concerne à savoir :

-1 ER. Le Saint jour du 20 mars, jour mémorable où leurs ancêtres firent leur entrée à Jérusalem.

- 2ND. Ils célèbreront le 23 septembre pour remercier le Seigneur  pour la reconstruction du Temple.

- Les Chevaliers d'Orient ne fêteront que le seul jour de le Réédification du Temple du Dieu Vivant, le 22 mars et le 22 jours Equinoxiaux du renouvellement des jours Longs et Courts pour rappeler que le Temple a été, construit deux fois. Tous les princes Maçons sont obligés d'assister au Conseil des Chevaliers d'Orient et les travaux ne seront ouverts qu'avec les Cérémonies Nécessaires.

-Le Grand Elu Parft et Sublime fêtera le 24 juin et le 26 septembre, la Dédicace du premier Temple le jour du mois où les chevaliers et les parfaits Maçons seront revêtus de leurs décors. Ces Statuts doivent être observés par tous nos Inspecteurs et Députés, qui les feront lire et reconnaîtra dans tous les Chapitres Privés, ainsi que dans le Grand Conseil quelqu'il soit.

Au Grand Orient, sous le Dais Céleste &c. le jour et an susdits.



 

[23] "Septembre"est omis dans la copie Jackson.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:53

Le rite York, ou plus exactement le rite américain, est basé sur les plus anciennes traditions de la maçonnerie opérative, telles qu’elles paraissaient encore en vigueur au début des années 1700.

Les constitutions de la 1ère Grande Loge d’Angleterre en 1717 et plus particulièrement celles de 1738, spécifiaient que les Loges ne pouvaient conférer que les degrés d’Apprenti Entré, de Compagnon du métier, et de Maître Maçon, tous les autres degrés étant considérés comme douteux. De nombreuses Loges cependant s’étaient mises à conférer d’autres degrés qu’elles considéraient comme partie intégrante de la Maçonnerie, en particulier l’Arche Royale ; elles formèrent donc leur propre Grande Loge en 1751, s’intitulant elles-mêmes les « Ancients », et affublant les membres de l’autre Grande Loge du qualificatif de « Modernes ». Avec la convergence des deux Grandes Loges en 1813 au sein de la Grande Loge Unie d’Angleterre, les Loges acceptèrent que seuls les trois premiers degrés acceptés de la Maçonnerie soient en usage au sein des Loges, celui de l’Arche Royale se rattachant alors à des Chapitres souchés directement sur ces Loges, et portant le même numéro d’ordre qu’elles, bien que constituant une entité séparée.

Ainsi, à la différence du rite Ecossais Ancien et Accepté qui revendiquait de détenir le pouvoir de conférer les trois premiers degrés de la Maçonnerie, en plus de ceux placés sous sa juridiction, les degrés complémentaires que l’on trouve autour du rite York ont légalement accepté le fait d’être considérés comme « Associés » à ceux de l’ancienne Maçonnerie de métier.

Il est encore de tradition dans la Maçonnerie anglaise, qu’un Maçon ne soit pas considéré comme étant en possession de tous les degrés de l’ancienne Maçonnerie de métier, tant qu’il n’aura pas été exalté à l’Arche Royale.Les premières Loges américaines opérèrent de manière semblable jusqu’à l’instauration du Grand Chapitre Général des Maçons de l’Arche Royale. De même , pendant une certaine période l’histoire des Etats-Unis, les degrés « Cryptiques » furent contrôlés par différentes juridictions de Grands Chapitres, jusqu’à l’instauration du Grand Conseil Général. Les Ordres chevaleresques ont été contrôlés par le Grand Campement à partir du début du 19ème siècle aux Etats-Unis. Tous ces trois corps sont des entités maçonniques techniquement autonomes, et seule la nécessité d’être membre de l’Arche Royale est commune aux degrés cryptiques et aux Ordres de chevalerie.

Divers corps maçonniques supplémentaires gravitent autour du rite York, la plupart d’entre eux étant naturellement « sur invitation ». Pour devenir membre de la plupart d’entre eux, il faut préalablement être membre de l’Arche Royale, alors que certains autres conditionnent la qualité de membre à l’appartenance à d’autres corps du rite York, ou encore d’être membre de toutes les entités maçonniques du rite York. On peut en trouver un grand nombre sous d’autres juridictions en dehors des Etats-Unis, mais plusieurs sont purement américains de par leurs origines.

 

Loges Bleues

Apprenti
2. Compagnon
3. Maître maçon

Les degrés capitulaires Grand Chapitre Général

 

Les degrés capitulaires sont un ensemble de quatre degrés contrôlés par le Chapitre de l’Arche Royale. Ils ont pour thème central les différentes phases de la construction du Temple du Roi Salomon, à l’exception du degré de Passé Maître, d’où leur appellation de capitulaires. Le degré de Passé Maître est en revanche un vestige de l’usage ancien selon lequel le degré de l’Arche Royale ne pouvait être conféré qu’à des Passé Maîtres des Loges symboliques. Aux Etats-Unis, ce degré est considéré comme faisant partie de l’Arche Royale, alors qu’en Angleterre, on ne trouvera pas ce degré de Passé Maître, et que celui de Maître de Marque est sous le contrôle de sa propre Grande Loge de tutelle. Celui de Très Excellent Maître fait également partie des degrés cryptiques en Angleterre. Comme évoqué plus haut, l’Arche Royale en Angleterre, est pratiquée dans des Chapitres souchés sur les Loges bleues anglaises. Si les Chapitres d’Arche Royale ont parfois été occasionnellement nommés Loges Rouges dans d’anciennes publications maçonniques, il serait certainement plus à propos de les décrire comme étant les « degrés rouges ». Aux Etats-Unis, toutes les affaires du Chapitre sont traitées au degré de l’Arche Royale, les autres degrés étant ouvert seulement pour en conférer les degrés.

Certaines juridictions ouvrent des Loges de Maîtres de Marque en tant que « Loges de table » qui agissent pour montrer l’action sociale des corps du rite York.

 

Maître de Marque

Ce degré met en relief les leçons de la régularité, de la discipline et de l’intégrité. Il s’agit d’un degré très impressionnant centré sur l’histoire du compagnonnage dans les carrières, et son rôle dans l’édification du Temple. On peut juger de son importance en Maçonnerie Anglaise par le fait qu’il fonctionne au sein d’une Grande Loge distincte, et est hautement recherché par les Maçons de cette juridiction.

 

Passé Maître (Virtuel)

Ce degré met en exergue la leçon de l’harmonie. Ce degré est conféré parce que l’ancien usage voulait qu’un Maçon fut passé dans la chaire d’une Loge symbolique avant de pouvoir être exalté à l’Arche Royale.

Dans certaines grandes juridictions, ce degré est conféré en conseil de Maîtres installés d’une Loge bleue. Ce degré ne confère plus actuellement ce rang au récipiendaire, mais est travaillé pour maintenir les anciens usages.

 

Très Excellent Maître

Ce degré s’appuie sur le respect de la religion. Il est construit autour du thème de la dédicace du Temple après son achèvement, et en particulier la consécration du Saint des Saints avec la descente de l’esprit de Dieu dans le Temple. Il est complémentaire au degré de Maître Maçon de Marque et complète les leçons symboliques introduites à ce degré.

 

Arche Royale

Le complément du degré de Maître Maçon et le sommet des degrés d’origine de la Loge bleue, tels que pratiqués par les Loges des Ancients en Angleterre avant 1820. Ce degré explique les origines du mot substitué trouvé au degré de Maître Maçon, la redécouverte du Nom Ineffable et sa dissimulation dans le Grand Mot de l’Arche Royale. Ce degré ainsi que celui de Maître Maçon a pu être mis en évidence comme ne constituant qu’un seul grand ou « super » degré, celui de Maître Maçon expliquant la perte du mot de Maître, celui de l’Arche Royale expliquant la redécouverte de ce mot de Maître.

Le corps qui officie s’appelle un Chapitre, et l’Officier qui le préside est le Grand Prêtre (appelé Excellent).

 

Les Degrés Cryptiques Grand Conseil Général

 

Les degrés cryptiques sont constitués d’un ensemble de trois degrés contrôlés par un Conseil de Maîtres Choisis. Ces degrés tirent leur origine d’une voûte cachée ou secrète présente à ces degrés, d’où le terme de cryptique. Seuls les deux premiers degrés sont régulièrement travaillés, le troisième, celui de Super Excellent Maître, est conféré comme degré honoraire, et n’est pas d’ailleurs exigé pour être un membre du Conseil.

Il y a également quelque chose de particulier dans l’association des degrés cryptiques, plus proches par le thème sous-jacent et la nature du rituel de l’Arche royale et de ceux de l'Ordre Illustre de la Croix Rouge. Globalement, l'histoire de ces degrés est également entourée d'incertitude et de polémique. Bien qu'à l’évidence il y eut très tôt des Conseils de Maîtres Royaux et Choisis en fonctionnement aux Etats-Unis, ces degrés ont été travaillé différemment, parfois au sein de leurs propres conseils, parfois dans des chapitres d’arche royale, et parfois même dans les loges de perfection du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Bien que le Rite Ecossais ait depuis longtemps abandonné toute prétention sur ces degrés, plusieurs Grandes Juridictions (Virginie et Virginie Occidentale) les confèrent encore en temps que parties de la maçonnerie capitulaire.

En Angleterre, le degré de Très Excellent Maître est regroupé dans cet Ordre. Aux Etats-Unis, tous les travaux sont exécutés en Conseil de Maîtres Choisis, les deux autres degrés n’étant ouverts que pour les conférer à des candidats. Certaines juridictions tiennent des « Conseils de table » semblables aux Loges de table, et qui servent à attirer l’attention sur l’activité de leurs corps York locaux.

Maître Royal

Ce degré met en exergue la patience et la force morale. Il concentre l’attention sur les Compagnons Maçons qui furent les artisans de la fabrication des décors et du mobilier du Temple. Ce qui est inhabituel dans ce degré, est que la première partie dépeint des événements qui prennent place avant la mort du Grand Maître Hiram Abi, et la dernière partie d’autres événements survenant après celle-ci.

Maître Choisi

Ce degré donne une leçon de dévotion et de zèle. Ce degré est basé sur la construction et l’arrangement d’une voûte secrète à proximité du Saint des Saints du Temple, et du dépôt des secrets par les trois anciens Grands Maîtres de l’Ordre, permettant la poursuite du métier.

Ce degré crée un lien entre les événements entourant la dissimulation et la perte du Mot Ineffable, et ceux conduisant à la redécouverte du Mot au degré de l’Arche Royale.

Le lieu où se situe l’action se nomme un Conseil, et l’officier qui le dirige est appelé Maître (avec le titre d’Illustre).

 

Super Excellent Maître

Ce degré met en valeur les qualités de loyauté et de fidélité. Les événements qui en sont le substrat sont ceux conduisant à la destruction de Jérusalem et du Temple par les Chaldéens.

CE degré est raconté au moyen de courts extraits de la prophétie biblique qui annonce la fin du premier Temple et la construction du second Temple. Il est remarquable par sa représentation de la Cour juive de Sedecias, et celle, chaldéenne, de Nabuchodonosor.

Ce degré est considéré comme honoraire, et pour être membre du Conseil, il n’est point nécessaire de l’avoir reçu pour y prendre un poste d’Officier.

 

Les Ordres Chevaleresques Grand Campement des Chevaliers du Temple des USA

 

Les Ordres de Chevalerie sont un ensemble de trois Ordres culminant avec le grade de Chevalier du Temple, et contrôlés par ce dernier. Ce corps maçonnique est nettement différent des organisations étrangères homologues, car il présente une structure paramilitaire et des perspectives sur une forme de maçonnerie qui est la seule dans le monde à être un Ordre en uniforme. La condition d’admission étant que ses membres professent la Foi chrétienne, a conduit à des appels à condamnation émanant d'autres corps et organismes maçonniques tant à l'intérieur qu’en dehors des Etats-Unis, arguant que ce corps était davantage une organisation chrétienne qu'un corps maçonnique.

Ceci n’eut toutefois que peu d’effet  dans la mesure où beaucoup de ces organismes maçonniques ayant critiqué l’Ordre disposaient de degrés similaires en leur sein. L’Ordre américain est toutefois structuré différemment de son proche cousin anglais.

L’Ordre américain comprend l’Ordre Illustre de la Croix Rouge, qui n’est conféré par aucun autre organisme, bien qu’il existe de très proches cousins dans l’Ordre irlandais et Américain des Chevaliers Maçons, ainsi que le grade de Croix Rouge de Babylone au sein des Grades Maçonniques Alliés anglais. DE plus, aux Etats-Unis, l’Ordre de Malte est conféré aux membres avant que ceux-ci ne soient reçus à l’Ordre du Temple, alors qu’en Angleterre, l’Ordre de Malte est un grade honoraire décerné aux Chevaliers du Temple. Aux Etats-Unis, tous les travaux se déroulent au degré du Temple, les autres n’étant ouverts que pour en conférer les degrés. En Angleterre, l’Ordre de Malte se réunit et travaille comme un corps distinct de celui de Chevalier du Temple.

 

L’Ordre Illustre de la Croix Rouge

Cet Ordre met en exergue la notion de Vérité. Des éléments de cet Ordre furent pratiqués dans certaines Loges des Ancients, avant que la forme définitive du degré de Maître Maçon ne devienne la règle. Il est encore pratiqué en tant que cérémonie complète par les Chevaliers Maçons d’Irlande et les Chevaliers Maçons des Etats-Unis, et sous l’appellation de Croix Rouge de Babylone au sein de l’Ordre anglais des Degrés Maçonniques Alliés.

 

L’Ordre de Malte

Cet Ordre est basé sur la notion de Foi. Il requiert du candidat de professer et de pratiquer la religion chrétienne. Le degré de passage de « Passe de la Méditerranée ou de Chevalier de Saint-Paul » prépare le candidat à cet Ordre à la notion d’exemplarité du martyr sans peur et empli de la Foi du Christianisme.

La cérémonie représente des éléments allégoriques propres aux Chevaliers de Malte, héritiers des Chevaliers Hospitaliers du Moyen-Age.

 

L’Ordre du Temple

Cet Ordre enseigne des leçons d’auto sacrifice et de respect de la religion. Il est censé rallumer l'esprit de la dévotion templière et du dévouement des chevaliers médiévaux au christianisme. L’histoire de l’Ordre maçonnique est longue et compliquée, et les rituels diffèrent entre celui pratiqué en Angleterre, et celui des Etats-Unis. Celui pratiqué aux Etats-Unis manifeste un zèle militant assez faible en matière de christianisme, alors que le rituel anglais est plus allégorique.

Le rituel américain est toutefois plus impressionnant, avec davantage d’insistance en solennité et respect vis à vis de la crucifixion, de la résurrection et de l’ascension du Christ. Le corps travaillant ce degré s’appelle une Commanderie, et l’Officier qui le préside est Commandeur (appelé Eminent).

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:46

L’Ordre Royal d’Écosse est composé de deux degrés qui sont :

  •  Hérédom de Kilwinning
  •  Chevalier Rose-Croix

Le mot Hérédom dérive du mot hébreu Harodim, signifiant "les règles" et du nom de Kilwinning qui se rapporte au rétablissement de l'ordre par le Roi Robert Bruce à Kilwinning, où il a présidé en tant que premier Grand Maître de l’Ordre.

Le degré de Hérédom de Kilwinning est en particulier intéressant puisqu’il traite de l’enseignement et du symbolisme des trois premiers degrés de la Maçonnerie de Saint Jean (Loges Bleues).

La Tradition veut que le degré de Chevalier Rose+Croix ait été institué par Robert Bruce sur le champ de bataille de Bannockburn le jour de la Saint Jean d’été 1314 au moment des combats pour l’indépendance de l’Écosse. Un corps composé de Francs-Maçons lui serait, en ce moment délicat, venu en aide. Pour les remercier de leurs services, il les aurait élevés au rang de chevaliers. 

Le Degré de Rose+Croix, comme son nom l’indique, traite plus des thèmes du degré de Rose+Croix du Rite Écossais Ancien et Accepté que ceux de la Maçonnerie symbolique. Le degré de Chevalier Rose+Croix ne peut être conféré que dans la Grande Loge de l’Ordre Royal dont le siège est à Édimbourg, ou par autorisation spéciale accordée à un Grand Maître provincial ou à son député. Cette autorisation est nominative et intransmissible.

La constitution de l'ordre royal décrète que le Roi d’Écosse est le Grand Maître héréditaire de l’Ordre. A chaque réunion ou tenue de l’Ordre, en quelque lieu que ce soit, un siège ou un trône vide doit être placé à la droite de l'officier qui préside. En l'absence d'un monarque Écossais régnant, le chef temporaire de l'ordre est le Député Grand Maître.

Il semble s'être épanoui en France de 1735 à 1740 où ses membres étaient les réfugiés Jacobite (les partisans du Roi d’Écosse Jacques II en exil à Saint Germain en Laye). Ils ont sans doute pratiqué ces degrés afin de maintenir ce lien avec l’Écosse en terre étrangère. À cet égard l’on enregistre qu'en 1747, le prince Charles Édouard Stuart a accordé une patente à la loge maçonnique d’Arras dans laquelle il est nommé Grand Maître, Souverain Rose Croix d’Hérédom de Kilwinning.

De France, l'ordre semble s'être déplacé à Londres où il s'est épanoui de 1741 à 1750, et le 22 juillet de cette dernière année, ses partisans ont reconstitué la Grande Loge de l'Ordre Royal d’Écosse à Édimbourg où depuis il a son siège.

 

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 14:41

Le Rite Écossais Primitif ou «Early Grand Scottish Rite» tient une place particulière au sein de la Franc-Maçonnerie. Il fut introduit en France à Saint-Germain-en-Laye dès 1688 par les Loges militaires des régiments écossais et irlandais ayant suivi le Roi Jacques II Stuart en exil.

Ces Loges essaimèrent suffisamment pour constituer en 1725 l' «Ancienne et Très Honorable Société des Francs-Maçons dans le Royaume de France».

Les Rituels des anciennes Loges militaires furent apportés à Marseille en 1751 par Georges de Wallnon (ou de Waldon) qui constituera la Loge Saint-Jean d'Écosse devenue ultérieurement la Mère-Loge de Marseille.


C'est de cette filiation qu'est né l'actuel Rite Écossais Primitif, réveillé en 1985 à l'initiative de son ancien Grand-Maître Robert Ambelain.


La devise du Rite Écossais Primitif est «Primigenius more majorem», allusion à l'ancienneté de celui-ci.

La Rituelie du Rite Écossais Primitif est sobre et épurée. Elle a fortement inspiré celle du Rite Écossais Rectifié.

Les Grades

Le Rite Écossais Primitif comprend cinq grades auxquels s'ajoutent les deux degrés de l'Ordre Intérieur.

Loges bleues

I. Apprenti
II. Compagnon
III. Maître (anciennement «Compagnon Confirmé»)

Loges rouges

IV. Maître installé(ou encore Maître de Saint Jean ou Maître de Loge)
V. Maître Ecossais Chevalier de St André 

 

Ordre Intérieur

VI. Écuyer Novice du Temple
VII. Chevalier du Temple

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