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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:10

 

Réception des apprentis


Suivant le manuscrit en question, que son auteur suppose avoir été extrait sur les archives même de la société maçonnique, la première loge a été tenue par le Grand Architecte de l'univers en présence d'Adam dans le paradis terrestre; il s'agissait d'y instruire l'homme de l'excellence de son espèce, des différents secrets de la nature, de l'usage qu'il devait en faire ; et comme la prescience de Dieu embrasse toutes les choses futures, cet être suprême qui voyait dès lors la chute prochaine d'Adam, voulut bien lui donner d'avance les premières leçons de l'architecture, dont lui et ses descendants devaient retirer une si grande utilité dans l'état malheureux où les précipita sa désobéissance. Adam profita si bien des instructions de son créateur, que les francs-maçons assurent qu'il en composa un livre* où l'art des bâtiments était parfaitement expliqué. Or la femme n'était point encore formée lorsque cela se passa entre Dieu et Adam, et c'est la première raison qu'allèguent les francs-maçons pour se justifier sur l'exclusion que leur ordre donne si incivilement au sexe.

Ils puisent encore un second motif d'exclusion dans l'origine et les circonstances de la chute de notre premier père. Leurs loges étant, selon eux, une espèce de paradis terrestre dont ils appréhendent d'être chassés, comme de l'autre, si les femmes y mettent une fois le pied.

Comme je n'ai pas dessein de les suivre dans toutes leurs visions, je supprime ici plusieurs articles du manuscrit ; mais j'ai cru ce préambule nécessaire pour l'intelligence de ce que j'ai à dire sur le premier degré de la maçonnerie.

Sept frères assemblés, et même moins, forment une loge, mais elle n'est estimée complète et régulière que quand ils sont au nombre de neuf.

Le lieu où ils s'assemblent, et qui se nomme la loge, ne doit être éclairé que par une grande terrine de forme triangulaire remplie d'esprit de vin, ou autres matières combustibles auxquelles on met le feu et qu'on a l'attention de renouveler.

Il y a quelques loges où on substitue des flambeaux à la place de la terrine : trois frères postés en triangle sont obligés de les porter ; mais cette façon, qui est incommode, n'a pas été reçue universellement.

Le maître, que l'on appelle le vénérable, orné d'un grand cordon bleu auquel pendent une équerre et une truelle d'or, est placé à l'orient de la loge, ayant à sa droite son second surveillant et à sa gauche l'orateur; le premier surveillant se tient vis-à-vis de lui pour exécuter ses ordres. Tous les officiers ont aussi le cordon bleu. Quant aux simples frères, ils n'ont aucun ornement qui les distingue, et ils se rangent des deux côtés de la loge en nombre égal.

Dans un espace vide qui est au milieu de la salle, et qui sépare les deux colonnes des frères, on étend un grand tapis formant un carré long où est peint une espèce de jardin** représentant le Paradis Terrestre, avec l'arbre de la science du bien et du mal, autour duquel sont placés les figures d'Adam, d'Eve et du serpent. C'est dans l'angle à gauche de ce carré, du côté du maître, que l'on pose sur un fourneau élevé la terrine triangulaire dont j'ai parlé.

Celui qui désire être reçu apprenti maçon, doit être proposé par un des frères de la loge, qui prend la qualité de son parrain ; c'est celui-ci qui est chargé de préparer le postulant, et cette préparation consiste d'abord à lui faire laver les yeux, la bouche et les oreilles. Après cette ablution, il faut qu'il se dépouille de sa jarretière du genou droit, et qu'il découvre sa poitrine. On ne doit lui laisser aucune sorte d'armes, pas même des ciseaux et un couteau ; le parrain est chargé d'en faire une exacte visite. Cela fait, il lui met un bandeau sur les yeux et le conduit à la porte de la loge.

Il y frappe un coup, le maître répond par un autre, et la porte s'ouvre ; alors le parrain fait faire au récipiendaire neuf fois le tour de la loge, et pendant cette longue et fatigante marche, il y a des frères qui aiguisent des outils, d'autres font un cliquetis d'épées, et d'autres enfin sont chargés de jeter des étoupes et de la poix-résine dans la terrine enflammée ; tout cela dans la vue d'intimider le récipiendaire.

La marche étant achevée, on le fait arrêter vis-à-vis du vénérable, qui lui dit d'un ton ferme : Qui êtes-vous, Monsieur ? Et que demandez-vous ? Le premier surveillant répond pour lui que c'est un gentilhomme qui demande à être reçu apprenti maçon, et le récipiendaire confirme que c'est la vérité. S'il en est ainsi, dit le vénérable, ouvrons-lui les portes du temple de la vertu. Tandis qu'on lui ôte le bandeau, tous les frères à genoux font tomber en perpendiculaire leur main gauche sur leur cuisse et tiennent de la droite leurs épées qu'ils croisent en forme de berceau. Le maître lui dit alors: Venez à moi, Monsieur, en traversant cette voûte de fer et d'acier ; ce que le récipiendaire exécute en tremblant. Sa frayeur redouble quand, à son approche, le vénérable tire un poignard qu'il avait tenu caché jusqu'alors, et se met en attitude de le lui plonger dans le cœur en s'écriant : C'est ainsi que nous punissons ici les traîtres. Mais le second surveillant, qui est à côté du récipiendaire, le fait prosterner humblement aux genoux du maître, que cette soumission désarme. Alors le frère orateur lui fait une courte exhortation sur le mérite de l'ordre, sur la fidélité due aux engagements qu'il va contracter, sur le danger imminent qu'il y aurait de les violer, et finit en l'assurant que la maçonnerie n'a rien de contraire à la religion, à l'État et aux bonnes mœurs. Après cela, le maître lui fait prêter l'obligation dans les termes qui suivent.

«Foi de gentilhomme, je promets en présence de Dieu tout-puissant et de cette honorable compagnie, que je garderai fidèlement les secrets de la confrérie des maçons, et que je ne les révèlerai jamais par paroles, écriture, impression, gravure, peinture, signes, caractères, et de quelque manière que ce soit, sous peine de passer pour infâme***, et d'être percé du glaive vengeur, et précipité ensuite dans un abîme, afin qu'il ne soit plus fait aucune mention de moi dans la confrérie des maçons.»

Voilà mot pour mot, et sans la moindre altération, le contenu de I'obligation que contractent les frères ; c'est une simple promesse qu'ils font, et non pas un serment, comme l'ont rapporté des écrivains mal instruits ou de mauvaise foi. Or il me semble que les maçons donnent assez de prise sur eux par leurs visions et par les cérémonies superstitieuses qu'ils pratiquent, sans les charger encore de fautes imaginaires.

Aussitôt que le récipiendaire a répété l'obligation, le maître se fait apporter une auge, dans laquelle il feint de gâcher avec sa truelle, passe légèrement et à diverses reprises sur la bouche du nouveau reçu, et la lui arrête un moment sur les lèvres, en lui disant : C'est le sceau de la discrétion que je vous applique.

Après cette mômerie, le maître le fait passer à sa gauche; on lui donne un tablier et deux paires de gants, dont il y en a une pour sa maçonne, puis le frère orateur lui explique ce qu'il faut qu'il sache en qualité d'apprenti c'est-à-dire deux signes, un mot du guet, et des questions auxquelles tout apprenti doit savoir répondre.

Le premier signe se fait en appliquant les second et troisième doigts de la main gauche sur ses lèvres, et posant le pouce sous le menton. Tout franc-maçon qui aperçoit ce signe, doit répartir par un autre, en se pinçant le lobe de l'oreille droite avec le pouce et le petit doigt de la même main.


Quand deux apprentis maçons qui se rencontrent se sont éprouvés par ce double signe, ils s'abouchent et s'examinent par les questions suivantes :


- D. Etes-vous apprenti maçon ?

- R. Je le crois.

- D. Pourquoi ne dites-vous pas que vous en êtes sûr ?

- R. Parce qu'un apprenti n'est sûr de rien.

- D. Comment êtes-vous parvenu à la maçonnerie ?

- R. Par une voûte de fer et d'acier.

- D. Dans quelle loge avez-vous été reçu ?

- R.Dans une loge régulière.

- D. Qu'est-ce que c'est qu'une loge régulière ?

- R. C'est une loge composée de neuf, bien couverte, et inaccessible aux profanes.

- D. Qui sont ceux que vous appelez profanes ?

- R. Ceux qui ne sont pas maçons.

- D. Ceux qui, sans être maçons, sont dignes de l'être, sont-ils aussi des profanes ?

- R. Tous les hommes vertueux sont nos amis, mais nous ne reconnaissons que les maçons pour nos frères.

- D. Comment écarte-t-on les profanes de la loge ?

- R. Par l'épée et le silence.

- D. Comment s'appelle votre loge ?

- R. La loge du grand architecte du monde.

- D. Qui vous a fait apprenti ?

- R. La truelle et ma vertu.

- D. A quoi vous sert votre truelle ?

- R. A remuer et lier dans mon âme des sentiments d'honneur et de vertu, et à les employer de façon qu'il s'élève un édifice digne de la plus noble des sociétés.

- D. Où est située votre loge ?

- R. En Terre Sainte.

- D. Comment êtes-vous vêtu en arrivant dans la loge ?

- R. Un véritable maçon ne prend point garde aux ajustements.

- D. A quoi s'appliquent donc les maçons ?

- R. A régler leur conduite, et former leurs moeurs.

- D. Quel est l'état d'un maçon ?

- R. D'être heureux.

- D. Comment parvient-on à cette félicité ?

- R. Par l'union des vertus.

- D. Qu'avez-vous vu en entrant dans la loge ?

- R. L'image de la séduction.

- D. Comment vous en garantirez-vous ?

- R. Par ma discrétion, soutenue des principes et des lois de la maçonnerie

- D. Donnez-moi un signe de l'apprenti.

- R. J'obéis.

- D. Vous ai-je compris ?

- R. Oui. J'en suis content.

- D. Donnez-moi le mot.

- R. Ahadam.

- D. Qu'entendez-vous par ce mot ?

- R. Il me rappelle mon origine, ce que je suis, et ce que je dois être pour parvenir au comble de la félicité.

- D. Quels sont les devoirs des maçons ?

- R. Obéir, travailler et se taire.

- D. De quelle espèce est votre obéissance ?

- R. Elle est libre et volontaire.

- D. A quoi travaillez-vous ?

- R. A me rendre aimable et utile dans la société.

- D. De quoi vous servez-vous dans vos ouvrages ?

- R. De ma truelle et d'une terrine.****

- D. Avez-vous déjà reçu des gages ?

- R. Plus que je n'en mérite.

 En supposant à ces différentes questions un principe et un objet réel, je ne puis disconvenir qu'il n'y en ait quelques-unes de raisonnables édifiantes.

Quant au mot du guet Ahadam, ce ne peut être autre chose que le nom d'Adam qui a été corrompu. Les personnes instruites savent qu'Adam en langue hébraïque signifie roux, et que le premier homme fut appelé de ce nom, parce que la terre dont Dieu le forma était de couleur rousse qui est celle de la terre naturelle. C'est pourquoi les francs-maçons, qui ont souvent ce mot dans la bouche, disent qu'ils s'en servent pour se rappeler leur origine. Mais à quoi bon transformer ainsi en mystère une vérité connue de tous les hommes ? Y a-t-il un chrétien, même un sage paganisme, qui ne confesse que nous sommes poudre, et que nous retournerons en poudre ?*****

Telles sont néanmoins les seules instructions qui se donnent en loge aux apprentis maçons, si ce n'est qu'en leur expliquant le tableau de la chute du premier homme qui est exposé à leurs yeux, l'orateur a grand soin d'assaisonner son récit de quantité de traits mordants contre la mémoire de notre pauvre mère Eve.

* Les talmudistes prétendent qu'Adam fit un livre sur la création du monde et un autre sur la divinité. D'autres lui attribuent le psaume 92 et deux cantiques, dont il fit l'un la première fois qu'il connut Eve, et l'autre était une espèce de psaume pénitentiel qu'ils récitèrent après leur péché. Mais personne jusqu'à présent ne l'avait fait l'auteur d'un livre d'architecture.

** A la Loge où je me suis trouvé, on le dessine sur le le plancher.

*** Mon frère qui n'a écrit sans doute les secrets des francs-maçons que pour lui tout seul et afin de les mieux inculquer dans sa mémoire, s'est imaginé ne donner en cela qu'une légère entorse à son obligation. C'est ainsi que l'homme sacrifie tout à son opinion. Je n'ai garde de le justifier sur son imprudence ; je supplie seulement les frères qui le reconnaîtront au portrait que j'en fais, de lui sauver la peine de I'infamie en faveur de l'intention, et en considération du zèle et de l'attachement inviolable, même excessif, qu'il a toujours témoigné pour le corps.

**** Cette terrine est apparemment relative à la terrine triangulaire dont mention dans l'inventaire du coffre de mon frère le franc-maçon.

***** Genèse, III, 19.


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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:08

Catéchisme des Apprentifs.

 

Demande. Quel est le premier soin du Maçon ?

Réponse. C'est de voir si la Loge est couverte.

D. D'ou venez-vous ?

R. De la Loge S. Jean.

D. Quel recommandation nous apportez-vous ?

R. Bon accueil aux Freres et Compagnons de cette Loge.

D. N'apportez-vous rien de plus ?

R. Le Vénérable Maître de la Loge S Jean vous salüe par trois fois trois.

D. Que venez-vous faire ici ?

R. Vaincre mes passions, soumettre mes volontés, et faire de nouveaux progrès dans la Maçonnerie.

D. Etes-vous Maçon ?

R. Mes Freres et Compagnons me reconnoissent pour tel.

D. A quoi connoîtrai-je que vous etes Maçon ?

R. A mes signes et mes marques, et au point parfait de mon entrée.

D. Quels sont les signes des Maçons ?

R. L'Equierre, le Niveau et la Perpendiculaire.

D. Quelles sont les marques ?

R. Certains attouchements réguliers que l'on se donne entre Freres.

D. Donnez-moi le point parfait de entrée.

R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.

D. Je garde ?

R. Je cache.

D. Que cachez-vous ?

R. Les Signes des Maçons et de la Maçonnerie.

D. Où avez-vous été reçu Maçon ?

R. Dans une Loge juste et parfaite.

D. Qui compose cette Loge ?

R. 3, 5, et 7 ; sçavoir, un Maître Vénérable, 2 Surveillans, 2 Compagnons et 2 Apprentifs.

D. Qui la forme ?

R. 5, qui sont un Vénérable Maître, 2 Surveillans, 1 Compagnons et 1 apprentif.

D. Qui la gouverne ?

R. 3, un Vénérable Maître et 2 Surveillans.

D. Pourquoi vous êtez-vous fait recevoir Maçon ?

R. C'est que j'étois dans les ténèbres et je voulois voir la lumiere .

D. Qui vous a examiné en Loge ?

R. Un Expert.

D. Dans quel état étiez-vous, quand vous avez subi cet examen ?

R. Ni nud ni vêtu, et cependant dans une posture décente.

D. Comment vous y a-t'il introduit ?

R. Par trois grands coups.

D. Que signifie ces trois grands coups ?

R. 3 Paroles de l'Ecriture Sainte : Frappez, on vous ouvrira ; Parlez, on vous répondra ; Demandez, on vous donnera.

D. Qu'avez-vous vû paroître après trois grands coups ?

R. Un second Surveillant.

D. Qu'a-t'il fait de vous ?

R. Il m'a fait faire le tour de la Loge par le Septentrion, et m'a remis à l'Occident entre les mains du premier Surveillant.

D. Que cherchiez-vous dans cette route ?

R. La lumiere.

D. Que vous a fait faire le premier Surveillant ?

R. Il m'a fait mettre en bon Maçon les pieds en équierre, et m'a présenté au Vénérable Maître par 3 pas.

D. Qu'est ce que le Maître a fait de vous ?

R. Avec le désir sincere que j'avois et le consentement de la Loge, il m'a reçu Maçon.

D. Comment vous a-t'il reçu Maçon ?

R. Avec toutes les formalités requises ; j'avois le genoüil droit nud sur l'équiere, la main droite sur la Bible, et de la main gauche un Compas encore en équiere sur la mamelle gauche qui étoit nuë.

D. Que faisiez-vous dans cette posture ?

R. Je contractois un engagement de garder le Secret des Maçons et de la Maçonnerie.

D. Qu'avez-vous fait quand vous avez entré en Loge ?

R. Rien que l'esprit humain puisse comprendre.

D. Qu'avez-vous vû quand vous avez été reçu Maçon ?

R. Trois grandes lumieres.

D. Que signifient ces trois grandes lumieres ?

R. Le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge.

D. Pourquoi le Soleil ?

R. Comme le Soleil préside au jour, et la Lune à la nuit : ainsi le Maître gouverne le Loge.

D. Quels sont les devoirs du Maçon ?

R. De fuir le vice et de pratiquer la vertu.

D. Quels sont les secrets des Maçons ?

R. Des paroles, des attouchements et des signes sans nombre.

D. Quel est le principal point de la Maçonnerie ?

R. C'est d'être privé de tous métaux.

D. Pourquoi ?

R. C'est que lorsqu'on bâtit le Temple de Salomon, on entendit aucun bruit causé par la hache ou d'autresoutils composés d'aucun métail.

D. Comment a-t'on pû élever un si vaste et si solide Edifice, sans le secours d'aucun instrument construit de métaux ?

R. Hiram Roi de Tyr envoya à Salomon les cèdres du Liban tous taillés et prêts à poser ; et Salomon en fit faire autant dans les carrieres des pierres dont il avoit besoin pour son Temple.

D. Où étoit située votre Loge ?

R. Dans la vallée de Josaphat ou dans quelqu'endroit caché

D. Quelle forme avoit-elle ?

R. Un quarré long.

D. Quelle longueur ?

R. De l'Orient à l'Occident.

D. Quelle profondeur ?

R. De la surface de la terre au centre.

D. Quelle largeur ?

R. Des pieds, des toises et des coudées sans nombre.

D. Qui la couvroit ?

R. Un Dais céleste orné d'Etoiles.

D. Qui la soutenoit ?

R. Trois grands piliers.

D. Comment les nommez-vous ?

R. Sagesse, force et beauté.

D. Pourquoi les nomme-t-on ainsi ?

R. Sagesse pour inventer, force pour soutenir, et beauté pour orner.

D. Avez-vous des Bijoux ?

R. Oüi, Vénérable ; il sont au nombre de 6, sçavoir 3 mobiles et 3 immobiles.

D. Quels sont vos Bijoux mobiles ?

R. L'Equiere, le Niveau et la Ligne d'aplomb.

D. Et les Bijoux immobiles ?

R. La Planche à tracer, la Pierre cubique à pointe et la Pierre brute.

D. Quel est l'usage des mobiles ?

R. L'Equiere sert à donner la forme, le Niveau à mettre à l'uni, et la Ligne d'aplomb à élever des perpendiculaires sur les Bases.

D. Quel est l'usage des immobiles ?

R. La Planche à tracer sert au Maître pour faire ses Plans ; la Pierre cubique à pointe aux Compagnons, et la Pierre brute aux Apprentifs.

D. A qui étoit dédié votre Loge ?

R. A S. Jean.

D. Pourquoi ?

R. C'est que du tems des Guerres Saintes dans la Palestine, les Chevaliers Maçons se réünirent aux Chevaliers de S. Jean de Jérusalem.

D. Combien y a-t-il de sortes de Maçons ?

R. De deux sortes ; scavoir, les Maçons de Théorie et les Maçons de Pratique.

D. Qu'apprenez-vous en étant Maçon de Théorie ?

R. Une bonne morale ; à épurer nos mœurs et à nous rendre agréables à tout le monde.

D. Qu'est-ce qu'un Maçon de pratique ?

R. C'est l'Ouvrier tailleur de Pierres et qui éleve des perpendiculaires sur leurs bases.

D. Aviez-vous des lumières fixes ?

R. Oui, Vénérable, au nombre de trois, dont une à l'Orient, une à l'Occident, et la troisiéme au midi.

D. Pourquoi point au Septentrion ?

R. C'est que les rayons du Soleil pénétrent foiblement vers cette partie.

D. A quoi servoient-elles ?

R. A éclairer ceux qui venoient à la Loge ; ceux qui y travailloient et ceux qui s'en retournoient.

D. Où se tenoit le Maître ?

R. A l'Orient : parce que le Soleil se leve à l'Orient pour ouvrir la barriere du jour ; le Maître se tient donc au même endroit pour éclairer et gouverner sa Loge, l'ouvrir et mettre les Ouvriers à l'œuvre.

D. Où se tenoient les Compagnons ?

R. Au Midi, pour recevoir l'instruction et faire bon accueil aux Frères visiteurs.

D. Où se tenoient les Apprentifs ?

R. Au Septentrion pour garder et renforcer la Loge.

D. Où se tenoient les Surveillans ?

R. A l'Occident. Comme le Soleil se couche à l'Occident pour fermer la barriere du jour, les Surveillants se tiennent en cet endroit pour payer les Ouvriers, les renvoyer et fermer la Loge.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Au dessous de sept ans.

D. Quel heure est-il ?

R. Douze heures sonnées.

 

Le Maître

 

Mes Freres, la Loge d'Apprentifs est fermée.

 

Catéchisme des Compagnons.

 

Demande. Etes-vous Compagnon ?

R. Je le suis.

D. Pourquoi vous êtes-vous fait Compagnon ?

R. Par rapport à la lettre G.

D. Que signifie cette lettre G ?

R. Géométrie ou la cinquiéme des Sciences.

D. Avez-vous travaillé ?

R. Oüi, Vénérable, dans le Temple de Salomon.

D. Par où y êtes-vous entré ?

R. Par la porte de l'Occident.

D. Quavez-vous remarqué ?

R. Deux grands Piliers.

D. De quelle matiere étoient-ils ?

R. De Bronze.

D. De quelle hauteur ?

R. De dix-huit coudées.

D. Quelle en étoit la circonférence ?

R. De douze coudées.

D. Et l'épaisseur ?

R. De quatre doigts.

D. Quels étoient leurs ornemens ?

R. Deux Chapiteaux décorés de Lys, avec des pommes de Grenades.

D. Combien y en avoit-il à chaque moulure ?

R. Cent et plus.

D. Avez-vous reçu des gages ?

R. Oüi, Vénérable, dans la chambre du milieu.

D. Par où y êtes-vous parvenu ?

R. Par un escalier fait en forme de vis, qui se monte par 3, 5 et 7.

D. Pourquoi ?

R. C'est que trois Maçons gouvernent une Loge, cinq la forment, et 7 la rendent juste et parfaite.

D. Qui s'est opposé à votre entrée dans la chambre du milieu ?

R. Un Surveillant.

D. Qu'a t-il exigé de vous ?

R. Un signe, un attouchement et une parole.

D. Donnez-moi le signe d'apprentifs. (on fait le signe d'Apprentif).

Donnez l'attouchement au second Surveillant. (on donne l'attouchement).

D. Est-il juste mon Frere, (reprend le Vénérable) (le second Surveillant).

R. Oüi très-Vénérable.

D. Donnez-moi la parole ?

R. Je l'épelerai avec vous ; donnez-moi la premiere lettre, je vous donnerai la seconde

D. I.

R. A.

D. K.

R. J.

D. N.

R. Jakin.

D. Donnez-moi le signe de Compagnon? (on donne le signe).

D. Quand vous fûtes dans la chambre du milieu que vîtes-vous ?

R. Une grande lumiere dans laquelle je crus appercevoir la lettre G.

D. Que signifie la lettre G ?

R. Plus grand que vous, Vénérable.

D. Qui peut-être plus grand que moi qui suis Maçon libre et Maître d'une Loge aussi-bien composée ?

R. Elle signifie le nom de Dieu en Hébreu.

D. Comment voyage les Maîtres de votre Ordre ?

R. De l'Occident au Midi, du Midi au Septentrion, et du Septentrion à l'Orient.

D. Quels sont les principaux signes de la Maçonnerie ?

R. ils se réduisent à quatre, le Gutural, le Pectoral ; le Manuel ; et le Pédestre.

D. Que signifient-ils

R. 1°. Le Guttural sert à donner le signe d'Apprentif et à nous faire souvenir que nous méritons d'avoir la gorge coupée, si nous révélons le Secret des Maçons et de la Maçonnerie. 2°. Le Pectoral sert à donner le signe de Compagnon, et à marquer que nous le gardons dans le cœur. 3°. Le Manuel sert à donner l'attouchement au Frere. 4°. Le pédestre marque un Maçon exact à mettre ses pieds en équiere.

D. Avez-vous des Ornements ?

R. Oüi Vénérable, trois ; le Pavé Mosaique, l'Etoile flamboyante et la Houpe dentelée.

D. Quel étoit leur usage ?

R. Le Pavé Mosaique couvroit le Temple ; l'Etoile flamboyante étoit au centre, et la Houppe dentelée bornoit les extrémités.

D. Où gardez-vous le Secret des Maçons ?

R. Dans le cœur.

D. Y a-t-il une clef pour y entrer ?

R. Oüi, Vénérable.

D. Où gardez-vous cette clef ?

R. Dans une Boëte en forme d'Arche, qui ne s'ouvre et ne se ferme qu'avec des clefs d'yvoire.

D. De quel métal est cette clef ?

R. D'aucun : c'est une langue accoutumée aux bons rapports qui ne scait dire que du bien en l'abscence comme en la présence des Freres.

D. Avez-vous vû votre Maître aujourd'hui ?

R. Oüi Vénérable.

D. Comment étoit-il habillé ?

R. Or et Azur.

D. Pendant quel tems le servez-vous ?

R. Depuis le Lundi matin jusqu'au Samedi au soir.

D. Comment le servez-vous ?

R. Avec zéle, ferveur et liberté.

D. Que doit observer un bon Maçon ?

R. Quatre choses : le Silence, le Secret, la Prudence, et la Charité envers ses Freres.

D. Que doit-il fuir ?

R. La médisance, la calomnie et l'intempérance

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans.

 

La fermeture de la Loge de Compagnon, se fait comme à celle d'Apprentifs.

 

Catéchisme des Maîtres.

 

Demande. Etes-vous Maître Maçon ?

R. Très-Vénérable, je le suis, éprouvez-moi ; ensuite approuvez-moi ; ou désapprouvez, si vous pouvez.

D. Où avez-vous été reçu Maître Maçon ?

R. Dans une Loge de Maître juste et parfaite.

D. Combien faut-il être pour composer une telle Loge ?

R. Trois ; scavoir, un très-respectable Maître, et deux Vénérables Surveillants.

D. Comment avez-vous passé à la Maîtrise ?

R. De l'Equiere au Compas.

D. Sans doute que vous étiez reçu Apprentif et Compagnon ?

R. Jackin et booz me sont connus.

D. Et la Régle de trois vous est-elle aussi connüe ?

R. Je l'entends, et la clef de toutes les Loges est à mon commandement.

D. Que venez-vous faire ici ?

R. Chercher ce qui étoit perdu.

D. Qui est-ce qui étoit perdu ?

R. La Parole du Maître.

D. Comment fut-elle perdüe ?

R. Par trois grands coups, ou la mort d'Adoniram.

D. Comment notre très-respectable Maître Adoniram fut-il assassiné ?

R. Par trois scélérats, qui projeterent ensemble de lui arracher la parole ou la vie.

D. Comment reconnut-on l'endroit où notre très-respectable Maître fut assassiné ?

R. Par une branche d'Acacia, que les Apprentifs qui en avoient fait la recherche, mirent sur son tombeau.

D. Comment la Parole fut-elle recouvrée ?

R. Les Maîtres convinrent ensemble, que dans la crainte que la parole des Maîtres n'eut transpirée, que le premier signe qui seroit marqué par l'attouchement que l'on ferait en le relevant, et la premiere parole qui seroit proférée serviroit à l'avenir pour les Maîtres.

D. Donnez-moi le signe ? (on fait le signe du Maître)

R. Donnez l'attouchement à votre Frere premier Surveillant ? (on donne l'attouchement)

D. Venez me donner la parole à l'oreille ?

R. Macbenac.

D. Que fit-on du corps de notre très-respectable Maître Adoniram ?

R. Salomon pour récompenser son zéle et ses talens le fit inhumer dans le Sanctuaire du Temple.

D. Que fit-il mettre sur son Tombeau ?

R. Une Médaille d'or faite en triangle, où étoit gravé JEHOVA. Qui est le nom de Dieu en Hébreu.

 

Après ces Interrogations, les Freres se donnent la Parole réciproquement, et le premier et second Surveillans la rendent au Maître, et la Loge est fermée.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:04

Dans lequel se trouvent les diverses Questions qu'on leur pose dans leurs Assemblées et Installations : De même aussi que leur Serment, Santé, Signes et Points pour se reconnaître l'un l'autre. Comme ils ont été trouvés en possession d'un Franc-Maçon qui est mort subitement. Et publiés maintenant pour l'Information du Public.

 

PRÉFACE

Ce document ayant été trouvé en possession d'un Franc-Maçon qui est mort subitement, il a été jugé opportun de le publier mot pour mot, afin que le Public puisse enfin avoir des renseignements exacts sur le Grand Mystère des Francs-Maçons.

Un homme à Louvain annonça qu'il avait, à grand peine, découvert, vaincu et dompté, et qu'il était maintenant prêt à montrer dans sa Baraque pour six sous l'entrée, le Monstre le plus hideux et le plus vorace, le Tourment de toute l'Humanité, spécialement dans l'Adversité.

Les gens se pressèrent de toutes parts pour voir ce monstre : Ils entraient par devant; et, après avoir vu la Créature, sortaient par derrière, où on leur demandait si le Monstre valait la peine d'être vu. Et comme ils avaient, en entrant dans la Baraque, promis de garder le Secret, ils répondaient que c'était une Créature tout à fait extraordinaire... Et l'Homme y trouvait son compte. Mais par hasard, il fut révélé que cette Créature extraordinaire n'était qu'un POU.

 

LES SIGNES DU FRANC-MAÇON

 

Un Guttural

 

Un Pédestre

 

Un Manuel

 

Un Pectoral

 

D. Que la Paix soit ici.

R. J'espère qu'elle y est.

D. Quelle heure est-il ?

R. Ça va sur Six, ou ça va sur Douze.

Q. Avez-vous beaucoup de travail ?

R. Non.

Q. Donnez-vous ou prenez-vous ?

R. Les deux ou ce qu'il vous plaît.

Q. Comment vont les Equerres ?

R. Tout Droit.

Q. Etes-vous Riche ou Pauvre ?

R. Ni l'un ni l'autre.

Q. Changez-moi cela ?

R. Oui.

Q. Au nom de, etc. êtes-vous Maçon ? (in name of, etc. are you Mason ?)

R. Je suis Maçon.

Q. Qu'est-ce qu'un Maçon ?

R. Un Homme engendré d'un Homme, né d'une Femme et Frère d'un Roi.

D. Qu'est-ce qu'un Compagnon ?

R. Le familier d'un Prince.

Q. Comment saurais-je que vous êtes Franc Maçon ?

R. Par les Signes, les Attouchements et les Points de mon Entrée.

Q. Quel est le Point de votre Entrée ?

R. J'entends et je cache sous le châtiment d'avoir la gorge tranchée ou Langue arrachée de la Tête.

Q. Où avez-vous été fait Franc Maçon ?

R. Dans une Loge juste et parfaite.

Q. Combien font une Loge ?

R. Dieu et l'Equerre, avec cinq ou sept Maçons droits et parfaits, sur les plus hautes montagnes ou dans les plus profondes vallées du Monde.

Q. Pourquoi les Nombres impairs font-ils une Loge ?

R. Parce que tous les Nombres impairs sont à l'avantage des Hommes.

Q. De quelle Loge êtes-vous ?

R. De la Loge St Jean.

Q. Comment se tient cette Loge ?

R. Plein Est et Ouest, comme se tiennent tous les Temples.

Q. Où est le Point du Maçon ?

R. A la fenêtre de l'Est, attendant le lever du Soleil pour mettre ses Hommes à l'ouvrage.

Q. Où est le point du Surveillant ?

R. A la fenêtre de l'Ouest, attendant le coucher du Soleil pour renvoyer les Apprentis Entrés.

Q. Qui dirige et gouverne la Loge et en est le Maître ?

R. I r a h

ou la Colonne de Droite. (irah pour Ivah ?)

I a c h i n

Q. Comment est-elle gouvernée ?

R. Par l'Equerre et la Règle.

Q. Avez-vous la Clef de la Loge ?

R. Oui, je l'ai.

Q. Quel est son Pouvoir ?

R. Ouvrir et fermer, et fermer et ouvrir.

Q. Où la gardez-vous ?

R. Dans une Boîte d'ivoire, entre ma Langue et mes Dents, ou dans mon Cœur où je garde tous mes Secrets.

Q. Avez-vous une Chaîne à la Clef ?

R. Oui, j'en ai une.

Q. Quelle est sa longueur ?

R. Aussi longue que de ma Langue à mon cœur.

Q. Combien de Bijoux précieux ?

R. Trois; une Pierre d'équerre, un Diamant et une Equerre.

Q. Combien de Lumières ?

R. Trois; une plein Est, Sud et Ouest.

Q. Que représentent-elles ?

R. Les trois Personnes, le Père, le Fils et l'Esprit Saint.

Q. Combien de Colonnes ?

R. Deux : Iachin et Boaz.

Q. Que représentent-elles ?

R. Force et Stabilité de l'Église dans tous les âges.

Q. Combien d'angles y a-t-il dans une Loge de St Jean ?

R. Quatre, ressemblant à des Equerres.

Q. Comment trouve-t-on le Méridien ?

R. Quand le Soleil quitte le Sud et s'enfonce à l'Extrémité Ouest de la Loge.

Q. Dans quelle partie du Temple se tenait la Loge ?

R. Dans le Porche de Salomon à l'extrémité Ouest du Temple, où étaient dressées les deux Colonnes.

Q. Combien de Pas appartiennent-ils à un Maçon Droit ?

R. Trois.

Q. Donnez moi la Solution.

R. Oui, je vais le faire.

Le Très Vénérable, les Vénérables Maîtres et les Vénérables Compagnons de la Très Vénérable Loge d'où je viens vous saluent bien.

R. Que le Salut du Grand Dieu pour nous soit dans notre Assemblée et avec la Très Vénérable Loge d'où vous venez et dont vous êtes.

Q. Donnez-moi le mot de Jérusalem.

R. Giblin.

Q. Donnez-moi le Mot Universel.

R. Boaz.

Q. Droit Frère des nôtres, quel est votre Nom ?

R. M. ou N.

Bienvenue Frère M ou N dans notre Société.

Q. Combien de points particuliers appartiennent-ils à un Franc-Maçon ?

R. Trois : Fraternité, Fidélité, et Discrétion. (tacity)

Q. Que représentent-ils ?

R. L'Amour Fraternel, la Bienfaisance et la Vérité parmi tous les Maçons Droits auxquels tousles Maçons furent consacrés lors de la Construction de la Tour de Babel et du Temple de Jérusalem.

Q. Combien de Points justes ?

R. Cinq ; Pied à Pied, Genou à Genou, Main à Main, Cœur à Cœur et Oreille à Oreille.

Q. D'où vient un Arc ?

R. De l'Architecture.

Q. Combien d'Ordres en Architecture ?

R. Cinq ; le Toscan, le Dorique, l'Ionique, le Corinthien et le Composite

Q. A quoi correspondent-ils ?

R. Ils correspondent à la Base, à la Perpendiculaire, au Diamètre, à la Circonférence et à l'Equerre.

Q. Quel est le Mot droit ou le Point droit d'un Maçon?

R. Adieu. (en français dans le texte)

 

Le Serment du Franc-Maçon

Vous devez servir Dieu au mieux de votre Connaissance et Instruction et être un fidèle Homme Lige du Roi, et aider et assister tout Frère, pour autant que cela est en votre pouvoir ; par le Contenu de cette Ecriture Sainte vous tiendrez ce Serment. Ainsi Dieu vous soit en aide.

 

La Santé d'un Franc-Maçon

A la Santé de notre Société et de tout Frère fidèle qui tient son Serment de Secret. Car nous avons juré de nous aimer les uns les autres. Le Monde ne connaît aucun autre Ordre comme notre Noble et Ancienne Fraternité. Qu'ils cherchent à comprendre le Mystère.

Frère, à ta Santé.

 

Signes Pour reconnaître un véritable Maçon


1. Enlever le Chapeau avec deux doigts et le Pouce.

2. Frapper de la Main droite à l'intérieur du petit doigt de la gauche trois fois comme si l'on taillait la pierre (as if hewing) …

3. En formant l'Équerre, c'est-à-dire en assemblant les talons, les Orteils des deux Pieds écartés à une certaine distance, ou par tout autre Triangle.

4. Se prendre Main à Main, avec les Pouces gauche et droit serrés et se presser au Poignet trois fois avec l'Index sur le Pouls.

5. Vous devez murmurer en disant ainsi : Les Maîtres et Compagnons de la Vénérable Compagnie d'où je viens, vous saluent tous bien. L'autre répondra : Dieu salue bien les Maîtres et Compagnons de la Vénérable Compagnie d'où vous venez.

6. Passez les deux Index sur les Paupières trois fois.

7. Renversez un verre, ou quoique ce soit d'autre de creux, après avoir bu.

8. Demandez comment allez-vous ? et vos Frères boivent à la santé l'un de l'autre.

9. Demandez à quelle Loge ils ont été faits Francs-Maçons.

 

N.B. Dans la troisième (année) du Roi Henry VI un Acte du Parlement fut passé par lequel il était déclaré Félonie d'inciter les MAÇONS à se réunir en Chapitres et Assemblées. La peine est Emprisonnement et Amende et Rançon à la Volonté du Roi.

 

FINIS

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:29

 1771

                     

-         16 juin 1771 Décès  de Clermont.

-         Dés le lendemain, les FF « schismatiques », c’est à dire bannis en 1766, s ‘adressent au duc de Montmorency-Luxembourg et offrent, par son  intermédiaire la Grande Maîtrise au duc de Chartres.

-         31 juin 1771 : la GL se réunit sous la présidence de Puisieux doyen des VM de Paris. Elle décide la reprise des travaux de la GL. Les FF bannis en 1766, dont le chef est Labady, sont admis en tenue, l’un d’eux, Duret, dit quelques mots sur le décès de Clermont et propose pour lui succéder le duc de Chartres avec Luxembourg comme substitut général.

-         24 juin 1771 : élection du duc de Chartres et du duc de Luxembourg.

 

1° Réintégration des exclus de 1766.

 

-         nomination de nouveaux officiers. Dès août 1771, Labady devient secrétaire au département des provinces et Guillot trésorier. La Chaussée cesse d’être Garde des Sceaux. De nouveaux Statuts sont adoptés.

-        Septembre 1771. La GL décide d’examiner toutes les patentes accordées depuis le schisme, tant par Chaillon de Jonville et La Chaussée que par les « schismatiques ». Création d’une commission d’enquêtes sur la gestion de l’Ordre de 1766 à 1771.

-        17 octobre, Le Roy lit le rapport officiel de réintégration qui annule les décrets de bannissement des 5 avril et 14 août 1766, rapport antidaté au 21 juin 1771..

-        14 octobre 1771. Une circulaire invite les LL à se faire représenter à l’installation du GM

-         27 décembre : La GL nomme ses officiers

 

1772

 

-        29 janvier : La Chaussée rend compte devant une commission nommé par la GL et composée de Martin, Guillot, Le Roy et Labady.

-        5 avril 1772 : Luxembourg obtient l’accord de Chartres, tant pour devenir GM de la GL de F que du régime écossais du Grand Globe Français et du Conseil des Empereurs  d’Occident et d’Orient. (offre faite en août 1771)

-        18 avril 1772 : Installation officielle de Luxembourg. Le même jour, Labady attaque La Chaussée dont les comptes sont déficitaires.

 

2° Fusion du Conseil des Empereurs et de la Grande Loge

 

-         Juillet 1772 : le Conseil, dont le souverain est Luxembourg, installe une commission dont Labady, son Grand-Orateur, Gaillard (remplacé par Carbonnel), le baron de Toussainct, son secrétaire-général, et Lalande, l’astronome. Il ne s’agissait que de reprendre le projet avorté en octobre 1766.

-         De  son côté, la GL nomme comme commissaires Bruneteau, son Grand-Orateur, l’abbé Lucas de Boulainvilliers, Lacan et Daubertin (deux « bannis » de 1766)

-        9 août 1772 : fusion des deux corps en une « Souveraine  et Très Respectable Grande Loge de France ». Nomination d’une commission, faite des huit membres précités, ayant pour tâche de réformer l’administration de la GL, de réorganiser les HG et d’élaborer des statuts nouveaux.

-        4 et 12 septembre : circulaires annonçant l’installation future du duc de Chartres.

-        17 septembre 1772 : circulaire annonçant la fusion.

 

3° Dissolution de la Grande Loge de France et création de la Grande-Loge nationale.

 

-        La commission des huit travailla de fin 1772 à début 1773, souvent sous la présidence de Luxembourg.

-        2 octobre : La Chaussée est condamné sur la plainte de Labady.

-        16 et 17 novembre 1772, nouvelles circulaires annonçant l’installation prochaine du GM mais le 7 novembre , une lettre du comte de Saint-Florentin, secrétaire d’Etat, annonçait au duc de Luxembourg que cette installation ne pouvait avoir lieu en raison de l’opposition de Louis XV, Chartres étant en disgrâce en raison de son soutien aux parlements. Les FF de province qui avaient fait le déplacement rentrèrent chez eux après avoir donné procuration aux FF de Paris. Labady avait 27 procurations !

 

1773

 

-        Début 1773, Luxembourg reçoit des huit commissaires le projet de nouveaux statuts et règlements. Il accepte la réforme le 12 février 1773, projet dont il sait qu’il sera rejeté par les M de Paris parce qu’il prévoit la suppression de la Maîtrise à vie. Les M de L parisiens reprochent à la commission de s’être instaurée en Conseil de l’Ordre, de vouloir détruire le régime ancien de la maç et de n’avoir pas tenu la réunion du 27 décembre 1772.

-        Le 5 mars, il convoque les délégués des L de province. Les membres présents, avec les huit commissaires de la GL, se constituent en Grande –Loge-Nationale, chez Breton[1], rue Saint-Antoine. Luxembourg est absent. Carbonnel préside et reçoit les soixante-un présents[2]. Ayant entendu le baron de Toussainct, les FF provinciaux s’étonnent que l’assemblée n’ait pas élu de bureau, que les commissaires s’intitulent « Conseil de l’ordre » et estiment représenter les FF de Paris. Effectivement, les commissaires semblent avoir trompé les délégués en se présentant comme les mandataires  des LL de Paris  mais aggravent leur cas en s’installant aux offices en tentant de faire voter leur projet dans la précipitation. Seuls les deux premiers articles sont adoptés.

-        8 mars, les provinciaux se réunissent, en présence de Lalande et Toussainct, vérifient leurs pouvoirs et élisent leurs officiers, dont Guillotin comme secrétaire. L’abbé Rozier propose d’élire un Grand-Maître et un Administrateur Général. Chartres et Luxembourg sont élus. Luxembourg, quoique absent, accepte et considère cette tenue comme la deuxième de la GL-Nationale..

-        Le 9 mars, doublement élu par Paris (24  juin 1771) et la Province (8 mars 1773), Luxembourg préside la GL-Nationale (3° réunion) chez Buzançois, rue Saint-Dominique.. Il proclame la GL-Nationale « Souveraine » tandis que les FF adoptent les principes des statuts et élisent une commission de neuf membres, six provinciaux et trois parisiens (aucun des bannis de 1766 n’en fait partie), pour les parfaire. Une autre commission dont fait partie Guillotin, est désignée pour juger du Mémoire justificatif … de la Chaussée.

-        L’opposition se fait jour. Il y avait à Paris 111 M de L qui pouvaient participer à la Grande Loge. Ils ne peuvent accepter l’appellation nouvelle, en premier lieu l’architecte Puisieux, président de la Grande Loge, Bourgeois, secrétaire de Paris  et le Garde de Sceaux Duret.. Début avril, Bourgeois établit une liste de 104 M de L parisiens composant « l’Orient de France » (manquent 7 noms favorables à Luxembourg) (Chiffres de Chevallier)

-        14 mars 1773, 68 M de L parisiens se réunissent, sur convocation de Bourgeois, dénoncent les agissements de la Commission des Huit, lui dénient le droit de s’appeler « Conseil de l’Ordre » et de se dire « représentants de Paris », décident de remettre sur le métier les Statuts, de « régulariser »la nomination du GM et de son administrateur. En bref, de rendre à Paris ses prérogatives. Ils nomment 14 députés pour les représenter.

-        Ces 14 députés se réunissent en loge sous la direction de Méry d’Arcy et demandent à Luxembourg d’être réunis aux neuf commissaires nommés le 9 mars. Luxembourg refuse.

-        3 avril, Les M de Paris demandent à s’unir aux députés de province et de travailler avec eux au rétablissement de l’Ordre

-         Le 7 avril 1773, se réunit la 4° séance de la GL-Nationale à l’hôtel de Chaulnes, boulevard de la Porte Saint-Michel. Buzançois préside en présence de Luxembourg.. L’abbé Rozier dépose les pièces de l’assemblée du 14 mars. Les députés des Loges de Paris sont admis et écoutent le discours que le F. Leroy prononce en leur nom. Ils demandent leur place dans l’assemblée « avec les mêmes rangs, titre, droits et prérogatives que les députés de province » afin de former avec eux un même corps, la Grande Loge Nationale de France. Le même jour, Luxembourg nomme le baron de Toussainct secrétaire Général.

-         14 avril, Hôtel de Chaulnes, 5° séance de la GLN. Buzançois préside, Luxembourg présent. 34 M de L parisiens de plus se soumettent, soit 92 sur 111. 77 convoqués.

-         17 avril : 6° assemblée qui ratifie une partie des statuts.(Buzançois préside, Luxembourg présent)

-         22  avril : 7° assemblée. les 27 officiers du GODF seront élus mais Luxembourg, excusé, désignera les premiers.

-         24 mai : 8° assemblée Buzançois préside, Luxembourg présent. Savalette de Langes, Véné des Amis Réunis (Paris) remet une requête de Chaillon de Jonville. Il accepte la composition du GODF, aux nominations de Chartes et de Luxembourg et demande l’honorariat. Le même jour l’article premier des statuts est accepté

-          Le Grand-Orient sera composé de la Grande-Loge et de tous les vénérables  en exercice, ou députés des Loges, tant de Paris que des provinces ….Le GODF ne reconnaîtra désormais pour vénérable de Loge, que le maître élevé à cette dignité par le choix libre des membres de la Loge 

 

4° Fondation du Grand Orient de France.

 

-         28 mai  9° assemblée. Carbonnel préside. Luxembourg, absent, fait nommer Paul de Beauvilliers, comte de Buzançois, Grand-Conservateur de l’Ordre. Il fait connaître les Grands-Officiers d’Honneur, tous de sa Loge sauf trois (Bacon de la Chevalerie, le marquis de Clermont-Tonnerre, le marquis de Briqueville).Luxembourg arrive après les nominations.

-         2 juin : 10° assemblée Luxembourg, par lettre car absent, voyant le mécontentement, dit que ces nominations sont provisoires.

-         7 juin 11° assemblée. Carbonnel préside. On lit les 3° et 4° articles.

-         14 juin : 12° assemblée. Carbonnel préside, Luxembourg présent. L’assemblée accepte l’article sur les M de L. les anciens M de L seront nommés « anciens maîtres et fondateurs » et seront remboursés de tous leurs frais, Morin, député de la Loge de Castres, précise leur position, se plaint de l’administration de l’ancienne Grande Loge, attaque l’inamovibilité des M de L .précise les raisons de l’abandonner et invite les FF à abandonner leur intérêt particulier à l’intérêt général.

-         17 juin : Labady, qui n’est rien au nouveau GODF, réunit les M de L parisiens qui désignent une commission avec le F. Gouillard à sa tête Des remontrances sont adressées au GO, signées par le F. Martin, secrétaire  (officier de la GL)

-         20 juin : rapport de Gouillard : refus de reconnaître la légitimité de la GL-nationale, celle des députés de province et de Paris, de laisser dépouiller les M de L parisiens  de leurs constitutions primitives et les priver du droit le plus sacré qui ait existé dans les sociétés policées, la propriété.. On invite les « vrais maçons » à se réunir et on invite Luxembourg à les présider ( ?).

-         Assemblée du 21 juin 13° assemblée de la GLN. Carbonnel préside, Luxembourg présent. Sont nommés les membres des trois chambres. Nouvel incident Labady. Il réclame les procurations qu’il a transférées à d’autres FF. Ce qui est refusé.

-         24 juin 14° assemblée. Luxembourg donne une fête, pour la Saint-Jean d’été, aux membres de la GL-nationale dans le temple des Amis Réunis.

-         26 juin : 15° assemblée de la GLN. Carbonnel préside, Luxembourg présent. Dernière lecture du 4° article. Sont adoptés « les Statuts de l’Ordre Royal de la Franc-Maçonnerie en France » dit Chevallier. En fait le PV dit seulement qu’il a été décidé d’envoyer les statuts aux loges.

-         5 juillet 16° assemblée. Carbonnel préside. Luxembourg présent. Méry d’Arcy, Guillotin, Le Roy, Varenne de Beost,  La Lande, Bruneteau, Beauclas et Toussainct désignés pour rédiger le 6° article.

-         12 juillet 17° assemblée. Carbonnel  préside, Luxembourg présent. Daubertin sollicite d’être blanchi n’ayant pas signé le libelle de 1766 qui avait valu leur expulsion aux « bannis », ce qui est accordé.

-         20 juillet  18° assemblée Beauclas préside. Luxembourg absent. Toussainct lit un libelle  « injurieux » (de Labady). Guillotin lit un rapport favorable aux Loges Provinciales ou Loges-Mères

-         13 août : la commission désignée pour traiter du différend Labady-La Chaussée rend son verdict.

-         30 août : l’ancienne GL déclare la prétendue GL-nationale illégale et irrégulière, et menace de déchéance qui assistera à ses travaux (signés Duret, Bourgeois, tous  deux  bannis en 1766).

-         1er septembre : Bacon préside. 19° et  dernière assemblée de la GLN. Le GO s’occupe d’un décret émanant de « la soi-disant GL » et du rapport (du 13 août) concernant le Mémoire de La Chaussée. La Chaussée est blanchi mais le Mémoire proscrit. Labady est accusé du libelle infamant du 20 juillet et un F de sa loge, Datesen déclare qu’il ne veut plus siéger à se c ôtés.

-         8 septembre : sur rapport de Gouillard, Grand Orateur de la GL de F, les huit commissaires de 1772 sont chassées de la maçonnerie et Labady, Duret, Letre signent une circulaire incendiaire contre le GODF.  Ils gardent les sceaux de l’ancienne GL, refusent de les rendre et s’en servent pour faire illusion aux loges de province en se couvrant des noms du GM et de l’administrateur Général.

-         17 septembre Luxembourg se plaint de l’usage abusif du sceau et de sa signature dans la circulaire signée Labady, Duret et Letre

-         Emprisonnement de Labady,  Duret et Bourgeois du 9 au 17 octobre pour « affaires de Franc-Maçonnerie » . Les Sceaux et timbres de la GL sont remis à Luxembourg[4].

 

5° Installation du duc de Chartres comme GM du GODF..

 

-         13 août : Buzançais, Bacon de  la Chevalerie et le baron de Toussaint demandent audience au duc de Chartres. Ils ne sont pas reçus.

-         8 octobre : la délégation est reçue par le duc.

-         9 octobre, il signe les travaux de la veille.

-         22 octobre : Installation du duc de Chartres. Luxembourg ouvre les travaux, reçoit l’obligation du duc. Bacon, Grand Orateur, fait le résumé de ce qui s’est passé. Le GM confirme dans leurs postes les Grands Officiers et approuve les nouveaux statuts « pour être exécutés dans toute l’étendue du globe français maçon ».

 

6° Installation du GODF rue du Pot-de-Fer, ancien noviciat des jésuites, le 12 août 1774.

 

-         9 septembre 1774 : création de la loge personnelle du duc de Chartres, Saint-Jean de Chartres à l’orient de Mouceaux.

-         En 1774, le GODF reconnaît les L d’adoption.

 

La première tâche du GODF fut de demander aux LL de faire « rafraîchir » leurs constitutions (décembre 1774). Elles eurent pour cela un délai de deux ans. Une nouvelle constitution coûtait 120 livres, un « rafraîchissement » seulement neuf livres. Les anciens  VM « inamovibles » recevaient un simple brevet d’ancien maître fondateur. Beaucoup firent traîner les choses en longueur. En janvier 1777, le GO décida que les constitutions non renouvelées (donc les LL) seraient « irrégulières ».

A côté de lui, subsistait l’ancienne Grande Loge de France sous le nom d’Orient de Clermont qui s’opposait à ce qu’il appelait l’Orient Pot-de-Fer.

 

7° L’ancienne Grande Loge reconstituée.

 

-         la GL se réunit les 17, 20 et 23 juin, 30 août, 2 et 10 septembre  1773. 46  M de L assistent à l’assemblée du 17 juin. 19 M de L de la GLN assistent aux premières réunions.. Leroy et Toussainct refusent de signer le PV du 17 juin. Bruneteau, Richard, Daubertin, Joubert et La Lande se retirent avant la fin des délibérations le 20 juin.

-         D’après l’édition 1778 de  ses Statuts, l’article premier précise

 

ART 1er La Grande Loge de France est composée de tous les maîtres des Loges régulières de l’Orient de Paris, ayant à leur tête le Grand Maître et ses représentants

ART 2 Aux maîtres de Loge de Paris seuls appartient le Gouvernement de l’Ordre, à l’exclusion des maîtres des loges de province.

 

La GL de F se disait travaillant sous la GM du

 

 

 

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:35


Vénérable Maître Fondateur  de la RL ROYAL YORK n°1538 Orient de Rennes

Vénérable Maître Fondateur de la Loge de Recherche Villard de Honnecourt Bretagne n°1648 ALAIN DE KERILLIS

Fondateur Préceptories  St LOUIS n°1(PARIS) et ROBERT de SABLE n°5(NANTES)

Fondateur Grand  Chapitre de l’Arche Royale JULES VERNE n°1317(NANTES)

Excellent Compagnon fondateur du Chapître de l’Arche Royale Américaine ROYAL YORK n°1538 

Rites Emulation et York 

Knight Templar
Knight of Malta
Compagnon de la Sainte Arche Royale et de l’ Arc Royal
Très Excellent Maître
Virtual Past Master
Maître Maçon de Marque

Rite Ecossais Rectifié

Maître Ecossais de St André
Maître(MdC, 2nd S, 1er S)
            

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Published by Thomas Dalet
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:18

La loge de maître secret doit être tendue de même que le maître bleu, c'est-à-dire de noir avec des larmes.

L’autel est triangulaire \.

Le maître représente Salomon et s’appelle très puissant qui vient au temple pour nommer sept experts pour en remplacer un seul qui est Hyram Abiff.

Il n’y a qu’un seul surveillant qui se nomme Adoniram. C’est celui qui avait inspection et le détail des ouvriers qui étaient inscrits pour travailler aux ouvrages du temple.

Salomon tient un sceptre à la main.

Il est vêtu d’un grand manteau noir doublé d’hermine, une couronne sur l’autel, et placé à l’orient devant l’autel.

Adoniram, inspecteur sera placé à l’occident ; on ne se sert point de maillet dans ce grade : les travaux du temple furent suspendus par le triste événement de la perte d’Hyram Abiff.

Salomon ne porte point de tablier. Il est décoré d’un large cordon bleu pendant de l’épaule droite à la hanche gauche, un triangle en bas.

Adoniram aura un large cordon blanc en forme de collier, une clef d’ivoire au bas et tous les maîtres seront ainsi décorés ayant tablier et gants blancs doublé d’un satin de même couleur attaché avec des rubans blanc.

Le blanc marque l’innocence du maître.

Le ruban noir est la marque de deuil et de tristesse de la perte du chef.

La loge doit être éclairée de quatre vingt une (81) lumières distribuées par sept fois neuf (?)

Pour ouvrir la loge de maître secret, le très puissant adressant la parole au frère inspecteur lui dit :

D : Frère Adoniram, êtes-vous maître secret ?

R : Très puissant, j’ai passé de l’équerre au compas. J’ai vu le tombeau du respectable Hyram Abiff. J’ai mêlé mes larmes à celles de mes frères et du plus sage et plus puissant des rois de la terre.

D : Quelle heure est-il ?

R : l’aurore a chassé les ténèbres, et la grande lumière commence à luire.

D : Puisque la grande lumière a été précédée de l’aurore, qu’elle commence à luire et que nous sommes tous maîtres, il est temps que nous commencions nos travaux. La loge est ouverte.

Tous les frères ainsi que le très puissant frappent ensemble sept (7 ) coups avec les mains chacun en place après avoir fait le signe du silence répété qui se fait en portant l’index et le médius sur les lèvres, répété de chaque main.

Cette cérémonie faite, tous les frères doivent se saluer en portant la main droite sur la partie du cœur, on salue d’abord le très puissant, ensuite le frère inspecteur et chaque colonne se salue ensemble.

On s'assoit pour entendre la délibération.

Si elle fait mention d’une réception, elle se fera comme suit :


Cérémonie de réception de maître secret

 

Le maître bleu avant d’être introduit dans la loge sera examiné sur tous les points des trois (3) grades qu’il doit avoir reçu, c’est à dire d’Apprentif, de compagnon et de maître bleu ou symbolique, par un frère expert qui le trouvant orthodoxe en rendra compte en frappant sept ( 7) coups à la porte de la loge annoncera un maître bleu qui désire être reçu maître secret et qu’il a les qualités requises qui lui fait mériter cette grâce.

Adoniram rendra compte au très puissant de la demande du récipiendaire et ajoutera qu’il répond de la capacité et zèle et constance

Le très puissant ordonne de l’introduire puisqu’il répond de lui. L’expert introduira le candidat et lorsqu'il entre en loge, il fera successivement le signe d’apprentif, de compagnon et de maître.

Adoniram le fera se prosterner ensuite le genou droit en terre, la tête baissée comme s’il était ébloui d’une éclatante lumière et pendant que le candidat est dans cette situation, le très puissant parle ainsi :

 

Vous n'avez vu jusqu’à ce moment mon frère que le voile épais qui vous cachait le Saint des Saints du Temple du vrai Dieu.

Votre fidélité, zèle et constance vous a mérité la faveur que je vous accorde et vous fera voir nos trésors en vous introduisant dans ce lieu saint et sacré, venez à moi en maître maçon contracter de nouveaux engagements.

Le frère Adoniram le fait relever, lui ordonne de marcher en maître bleu et se mettre à genoux au pied de l’autel pour y contracter son obligation qui est la même que celle du maître bleu, etc. etc.

Après l’obligation, le récipiendaire restant toujours à genoux, le très puissant descend une marche et lui met une couronne sur la tête mêlée de feuilles de laurier et d’olivier, en lui disant :

«Je vous reçois maître secret. Ce laurier représente la victoire que vous avez remportée sur vos passions. L’olivier est le symbole de la paix et de l’union qui doit régner parmi nos frères. Il ne tiendra qu’à vous de mériter la grâce que Dieu seul peut vous donner, c’est celle d'espérer de parvenir un jour dans le lieu saint pour y contempler le pilier de la beauté.

 

Je vous décore de cette clé d’ivoire suspendue au cordon bleu et triangulaire, bijou symbole de votre fidélité et de votre discrétion.

Ce tablier blanc et ces gants doublés de même marquent la candeur des maîtres secrets que vous avez mérité à juste titre.

Le cercle qui environne la lettre J\ initiale du nom sacré de l'Éternel est tracée sur la bavette de votre tablier.

Je vous donne en cette qualité rang parmi les lévites pour devenir dans la suite le gardien fidèle du saint des Saints et vous mets du nombre des sept pour remplacer le poste de notre cher maître Hyram Abiff et conduire les ouvrages que nous élevons à la divinité.

Votre  mot de passe est Zizon mot hébreu qui signifie balustrade*(voir renvoi 1)

 

Notre signe est celui du silence répété, il se fait en portant l’index et le médius de la main droite sur les lèvres, répété de chaque main.

L’attouchement est de se prendre réciproquement la main droite ; porter en même temps la main gauche au coude et se balancer par sept (7) fois l’un l’autre.

On doit croiser les jambes pendant cette cérémonie (voir renvoi 2)

Les mots sacrés et mystérieux sont job, Adonaï, iua. Ces mots sont les trois noms que Dieu s'est donné en se manifestant pour la première fois sur la montagne de Sinaï. Ce grand mot de maître est celui que Moïse grava en dernier par une lame d’or triangulaire en caractères hébraïques lorsqu’il lui parla sur la montagne à la troisième fois.

 

Cette parole sacrée et mystérieuse ne vous sera communiquée que lorsque la providence divine le permettra.

Dieu défendit à Moïse de jamais prononcer ce nom ineffable.

Sélec, (renvoi 3), Aron et Salomon auront la faculté seulement de l’épeler dans la suite, lettre par lettre, sans jamais rassembler les syllabes.

Les neuf noms qu'il a plu à Dieu de se donner en dérivent et chacun de ces neuf (9) noms par ces neuf (9) voyelles ont huit (8) attributs se rapportant à la divinité ce qui ensemble fait 72 noms.

Ces mêmes noms constituent 888 lettres renfermées dans ces neuf (9) voyelles suivant les cabalistes et ces neuf (9) noms sont :

Eloah ; Adonaï ; Jeheva ; Job ; Aloïm ; Javhë ; Achab ; Ozem ; Jesoÿs.

 

Le récipiendaire sera conduit par le frère expert à tous les frères afin qu’il donne les mots de  passe, signes, attouchements et paroles après quoi il se placera au milieu de la loge pour y  entendre les instructions cy après :


Doctrine pour les maîtres secrets.

 

D : Êtes-vous maître secret ?

R : oui, je le suis et en fais gloire.

D : comment avez-vous été reçu ?

R : j’ai passé de l’équerre au compas.

D : où avez-vous été reçu ?

R : sous le laurier et l’olivier.

D : dans quel lieu avez-vous été reçu ?

R : dans le Saint des Saints.

D : Qui vous a reçu ?

R : Salomon aidé d’Adoniram inspecteur des ouvrages du temple.

D : Qu’avez-vous aperçu en entrant ?

R : Les traces de la majesté divine.

D : n’avez-vous rien aperçu de plus ?

R : j’ai aperçu le grand cercle, le delta au milieu et ce qu’il renferme placé au milieu de l’étoile flamboyante qui m’a ébloui d’un saint respect.

D : que représentent les caractères hébraïques qui sont renfermés dans le delta ?

R : des choses au-dessus de la portée des faibles humains que je n’ose prononcer.

D : nous sommes en loge et cela vous est permis.

R : j’ai vu la grande clarté éblouissante.

D : Que renfermait cette grande clarté ?

R : le nom ineffable du grand architecte de l’univers. Moïse seul en avait appris la vraie prononciation du grand architecte lui-même. Il fut défendu par une loi que Moïse fit publier de jamais prononcer ce nom mystérieux de sorte que l’on perdit la véritable prononciation et que nous sommes fort incertains aujourd’hui sur le nombre des syllabes qui composent ce nom sacré et redoutable.

D : qu’avez-vous aperçu de plus ?

R : Neuf (9) autres mots en caractères hébraïques.

D : où étaient-ils placés ?

R : dans les neuf rayons qui partaient du delta lumineux et flamboyant.

D : Que signifient ces neuf (9) noms ?

R : Ce sont les neuf (9) noms que Dieu s’est donné lui-même en parlant à Moïse sur le mont Sinaï.

D : Donnez-moi les neuf (9) noms avec leur signification.

R : Eloah, Adonaï,  Jeheva,  Javhé,  Job, Aloïm,  Achab, Ozem,  Jesoÿs. Ces neuf (9) noms ont chacun 8 attributs de la divinité et qui en tout comprennent 888 lettres qui forment 72 noms qui sont pris comme les noms de la divinité selon l’alphabet des anges et l’arbre cabalistique.

D : que représente le cercle qui environne le delta ?

R : Il représente l’immensité de la présence de Dieu qui n’a ni commencement ni fin.

D : Que représente l’étoile flamboyante ?

R : c’est le météore qui doit nous guider à la divine providence.

D : Que signifie la lettre G qui est dans le centre ?

R : elle signifie gloire, grandeur et goméz.

D : Qu’entendez-vous par là ?

R : par la gloire, j’entends Dieu, par la grandeur, j’entends l’homme qui peut être grand par la perfection. Goméz, mot hébreu qui veut dire : « je rends grâce à Dieu de sa suprême puissance» Ce fut la première parole que prononça notre père commun en voyant Ève (renvoi note 4) à son réveil. (renvoi note 5)

D : Que signifient les cinq (5) rayons de l’étoile flamboyante ?

R : les cinq (5) ordres d’architectures qui furent employés à la construction du temple de Salomon ; les cinq 5 sens de nature au défaut d’un desquels l’homme ne saurait être parfait.

D : Qu’avez-vous vu de plus dans le Saint des Saints ?

R : L’arche d’alliance, le chandelier d’or à sept (7) branches et la table des pains de proposition.

D : Où était placée l’arche d’alliance ?

R : au milieu du Saint des Saints sous l’étoile flamboyante

D : que représente l’arche avec l’étoile flamboyante ?

R : tout de même que l’arche était l’emblème de l’alliance que Dieu avait faite avec son peuple et qu’elle avait été mise à l’ombre des ailes des chérubins, tout de même le cercle, le triangle ou delta renfermés dans l’étoile flamboyante sont l’emblème de la nouvelle alliance des francs-maçons.

D : Quelle était la forme de l’arche ?

R : un carré long.

D : de quoi était-elle ?

R : de bois de setim ou de cèdre couverte d’or au dehors et en dedans et surmontée d’une couronne d’or tout à l'entour et soutenue par douze chérubins d’or.

D : comment s’appelait la couverture de l’arche ?

R : le propitiatoire ou le lien qui servait pour apaiser la colère de Dieu.

D : que contenait l’arche ?

R : les témoignages que Dieu donna à Moïse autrement dit les tables de la loi.

D : que contenaient les tables ?

R : elles étaient de marbre blanc et contenaient dix (10) commandements en caractères hébraïques.

D : quels étaient ces dix (10) commandements ?

R : c’était le décalogue gravé par Moïse et dicté par le tout-puissant. La première table les quatre (4) commandements divins ; la seconde table contenait les 6 humains qui ne doivent regarder que les devoirs d’homme à homme.

D : comment les distingue-t-on ?

R : par les commandements de la loi divine et par les commandements de la loi humaine

D : dites-moi les quatre premiers qui regardent la divinité

D : à quoi servait la table ?

R : à y mettre douze (12) pains appelés de proposition qui doivent être toujours en la présence de Dieu ainsi qu’il l’avait ordonné.

D : de quoi étaient les pains ?

R : de la plus pure farine.

D : comment étaient-ils placés ?

R : six (6) à la droite et six (6) à la gauche formant deux piles.

123 123 123

D : que mettait-on au-dessus ?

R : de l’encens très luisant et du plus pur

D : pourquoi ?

R : pour qu’ils fussent un monument de l’oblation faite au seigneur

D : comment appelait-on le saint des saints en hébreu ?

R : dabir

D : que signifie ce mot ?

R : parole

D : pourquoi l’appelait-on de même

R : parce que c’était là où résidait la divinité et où il rendait ses oracles

D : qui construisit l’arche ?

R : lorsque moïse eut reçu l’ordre de Dieu pour construire l’arche, il fit choix de Bezeleer de la tribu de Juda, fils d’Uré et de Marie sœur de Moïse et Eliab fils d’Izamach de la tribu de Dan fort habiles

Le peuple témoigna tant d’ardeur pour cet ouvrage et offrit avec tant ??? son travail et son bien que Moïse fut obligé par l’avis même de ceux qui avaient la conduite de cet ouvrage de faire publier à son de trompe qu’il n’avait pas besoin de davantage

On commença donc à travailler à cet ouvrage selon le dessein et le modèle que Dieu lui-même avait donné à Moïse qui marqua aussi le nombre des vaisseaux ??? qu’on devaient mettre dans ce tabernacle pour servir aux sacrifices.

D : quel rapport ont les 7 branches du chandelier ?

R : le nombre représente celui des 7 planètes

D : qu’y avait-il au haut (bout) des 7 branches ?

R : il y avait à chacune une lampe et toutes ces lampes regardaient orient et midi [[est/sud[[

D : de combien de parties était composé le chandelier à 7 branches ?

R : de 70 parties

D : que signifie ce nombre de parties ?

R : ce nombre nous représente les 12 signes par lesquelles les 7 planètes font leur cours et les lampes ??? ces 7 planètes

D : que représente l’oeil toujours tracé dans nos loges ?

R : une seule lumière qui nous éclaire

D : comment montait-on aux galeries du temple ?

R : par un escalier en forme de vis que l’on montait par 3, 5 et 7 pratiqué dans l’épaisseur du mur dans la partie du nord

D : comment se nommait cet escalier ?

R : coquille

D : combien y avait-il de portes au saint des saints ?

R : une seule du côté de l’orient qu’on appelait ZARA [[la porte [sha"ar 2][[ couverte d’un tissu de pourpre d’hyacinthe d’or et d’azur

D : que nous représentent ces couleurs ?

R : les quatre éléments

D : quel âge avez-vous ?

R : trois fois vingt sept ans  accompli 81

D : Quel est votre mot de passe ?

R : zizon

D : que veut dire ce mot ?

R : balustrade

 

Pour fermer la loge

 

D : frère inspecteur, quelle heure est-il ?

R : la fin du jour

D : Que vous reste-t-il à faire ?

R : pratiquer le bien, fuir le vice et rentrer dans le silence

D : puisqu’il ne nous reste plus rien à faire qu’à pratiquer le bien et fuir le vice rentrons dans le silence que la volonté de dieu soit accomplie ; il est temps de se reposer

Frère inspecteur, avertissez les frères que je vais fermer la loge par les nombres mystérieux

R : le frère inspecteur répète à tous les frères la volonté du très puissant qui frappe 7 coups avec ses mains qui sont répétés par tous les frères de la loge

On se retire et la loge est fermée

 

Grand discours de Moïse : Sinaï, tableau réel de l'univers entier.

 

Cette montagne(sinaï) est le tableau réel de l'univers entier. Elle se divise en sept parties connues sous le nom des sept cieux céleste universels, et les quatre cercles dont je viens de te parler sont appelés surcélestes parce qu'ils bornent et dirigent l'action des sept principaux agents de la création universelle. C'est dans le surcéleste que s’opèrent la pensée et la volonté divines, c'est de là que proviennent l'ordre, la vertu et la puissance d'action de tous les esprits qui actionnent dans l'univers. Les sept cieux reçoivent du surcéleste toutes leurs vertus et tous leurs pouvoirs, et ensuite les communiquent au corps général terrestre. Tel est l'ordre qui règne entre ces trois mondes.

 

 

Second discours de Moïse : Le nom conventionnel de Bethzaléel.

 

Israël, je t'ai laissé ignorer le véritable nom de l'ouvrier constructeur de ce redoutable tabernacle et tu ne l'as connu que sous le nom temporel de Bethzaléel. Ce surnom n'est que conventionnel, il n'annonce que l'origine reproductive des formes corporelles et n'enseigne point le vrai nom de celui ou de ceux qui les habitent. Il faut donc te dire que le véritable nom spirituel de cet ouvrier est Beth, qui veut dire opérant l'action de la pensée divine, ce qui est indiqué par la seconde lettre de l'alphabet hébreu, car la première, qui est l'aleph, exprime la pensée divine et la seconde, qui est la beth, exprime son action.

 

 

Second discours de Moïse : Le nom de Seth et le nom de Bethzaléel.

 

Après t'avoir expliqué, Israël, l'origine du nom spirituel que l'Eternel a donné à l'âme, de même que le changement du nom originel en celui spirituel, tu désirerais peut-être que je te donnasse l'explication du nom de Seth. Je te dis en vérité que ce nom signifie être admis au vrai culte divin, ou exécuteur parfait de la manifestation de la gloire et de la justice divines. Ainsi la postérité de Seth fut nommée enfants de Dieu et non pas enfants des hommes. Ce titre d'enfants des hommes fut réservé pour la postérité femelle de Caïn, qui fut enfantée par l'opération des démons, parce que son origine corporelle première provient de la seule faculté de l'opération du premier homme, qui fut le sujet de sa prévarication. Si tu désirais encore savoir de moi pourquoi l'homme constructeur du redoutable tabernacle a opéré toutes ses oeuvres temporelles sous un nom originel, je te répondrais que le nom originel de Bethzaléel a resté ainsi à cet homme, pour faire entendre à toute la postérité d'Adam la liaison intime de l'esprit avec la matière première, toutefois sans admettre de confusion entre l'un et l'autre.

 

 

Les biens empruntés par les Hébreux aux Egyptiens, dont leurs idoles matérielles.

Apprenez donc que tous ces vases, tous ces métaux et ces ustensiles d’or et d’argent n’ont servi à d’autres usages chez Israël qu’à la décoration du temple ou de l’arche d’alliance que Moïse éleva à la gloire du créateur, pour y opérer les différents cultes divins.

 

 

Second discours de Moïse : Confusion et dispersion des tribus d'Israël.

 

Mais, Israël, cette transmission n'est-elle pas un nouvel indice que l'héritage de la terre promise ne sera pas toujours chez toi ? Oui, cet exemple doit t'apprendre pour un temps immémorial que le véritable culte de l'Éternel sera également transmis, à ton préjudice, aux nations étrangères et, pour lors, ta mémoire sera si fortement obscurcie que tu ne te souviendras plus ni du nom de l'Éternel ni de ton propre nom animal spirituel. Ta dispersion sera entière et servira d'exemple à toute la terre, tu entreras une seconde fois en esclavage et en servitude de la terre d'Égypte, d'où tu ne sortiras plus qu'à la fin des temps. C'est alors que la manifestation de la gloire et de la justice du Tout-Puissant s'opérera pour la satisfaction des justes, à la honte des démons criminels et à celle des coupables mineurs non réconciliés. Il faut savoir néanmoins qu'avant ces derniers temps, il y aura grande confusion dans les tribus d'Israël. La désolation qui sera parmi elles les forcera de se séparer les unes des autres : le nombre supérieur se retirera très loin du nombre inférieur, qui sera subdivisé encore de son premier héritage, pour être un exemple frappant de la justice que l'Éternel a manifestée contre les enfants d'Israël, et leur terre promise restera inculte et stérile. Tu sais, Israël, que le nombre septénaire, 7, est un nombre spirituel temporel et que le nombre quinaire, 5, est un nombre spirituel matériel, susceptible de confusion et de malversation spirituelle divine ; c'est donc ce nombre supérieur septénaire des tribus qui se détachera du nombre inférieur quinaire et sera relégué dans un lieu de cet univers apparent que les mortels ordinaires ne pourront découvrir. Là, ces peuples justes achèveront de payer le tribut que le crime d'Israël doit encore à la justice divine et, par là, ils opéreront la juste réconciliation des enfants d'Israël. L'arche d'alliance d'Israël avec le Seigneur marchera aussi avec ce nombre septénaire, conjointement avec toutes les vertus et puissances spirituelles divines dont il est dépositaire, et les autres tribus dégénéreront en êtres de ténèbres.

 

 

L'arc-en-ciel, le rameau d'olivier

 

Cette branche d'olivier, prise par la colombe de préférence à tout autre bois, enseignait aux hommes le fruit dont ils se serviraient pour l'onction et la marque des puissants signalés, préposés par le Créateur pour la manifestation de son culte, ainsi qu'on l'a pratiqué chez Israël et parmi tous les sages.

 Adam, au paradis terrestre, a mésusé de son verbe de création. Balustrade = appui ?

Par les six cercles, le Créateur représentait au premier homme les six immenses pensées qu'il avait employées pour la création de son temple universel et particulier. Le septième cercle, joint aux six premiers, annonçait à l'homme la jonction que l'esprit du Créateur faisait avec lui pour être sa force et son appui. Mais, malgré les précautions puissantes que le Créateur employa pour prévenir et soutenir l’homme contre ses ennemis, cet homme ne laissa pas d’agir selon sa propre volonté, par laquelle il se détermina à opérer une oeuvre impure.

 

Grand discours de Moïse : Opérations du monde surcéleste.

 

Tu vois donc, Israël, que l'action des habitants du surcéleste est infiniment plus considérable que celle de tout être spirituel occupé aux actions et aux opérations des deux mondes inférieurs ; tu le vois, dis-je, par les rayons de feu sortant des différentes circonférences qui constituent l'immensité du surcéleste et cette supériorité d'action ne doit pas t'étonner, puisque l'espace de l'immensité surcéleste est plus étendu que l'espace des deux mondes inférieurs qui, quand même il serait réuni, n'en approcherait jamais.

 

 

Examen du culte rendu par Énoch.

 

Pour cet effet, il fit parmi eux une élection de dix sujets, auxquels il déclara la volonté du Créateur et auxquels il prescrivit un cérémonial et une règle de vie pour pouvoir invoquer l'Eternel en sainteté. Il admit ces dix sujets à la connaissance de ses travaux listiques chaotiques (on donnera dans son lieu l'interprétation précise de ces deux mots, qui appartiennent aux sciences spirituelles divines). Il leur fit ensuite élever un édifice qui n'avait qu'un seul appartement, ou enceinte, dans laquelle se plaçaient ces dix sujets qu'Enoch avait choisis pour l'assister dans ses saintes opérations. Il donna à chacun d'eux une lettre initiale des saints noms de Dieu, ce qui formait en tout dix lettres, afin qu'ils suivissent avec régularité et précision toute espèce d'opérations agréables au Créateur et avantageuses pour les mineurs réconciliés. Après cette première opération, il les renvoya chacun dans leur tente, ou le quartier qu'il leur avait assigné lui-même, ainsi que Moïse l'a représenté depuis par le campement des Lévites autour de l'arche. Enoch tint cette assemblée d'opérations divines avec ses dix élus, de dix en dix semaines, et leur transmit dans chaque assemblée une nouvelle lettre initiale du saint nom de Dieu, de sorte qu'après sept assemblées chacun d'eux eut en son particulier deux mots puissants avec lesquels ils commandaient toute chose créée, depuis la surface terrestre jusqu'à la surface céleste. Ces deux mots consistaient en sept lettres dont quatre formaient le nom redoutable, puissant et invincible de l'Eternel, qui gouvernait et soumettait tout être créé dans le corps céleste, et les trois autres lettres formaient un nom saint qui assujettissait et gouvernait tout être créé sur le corps terrestre. Ces dix chefs, remis par les secours d'Enoch dans leurs premières vertus et puissances spirituelles divines, firent, par leurs opérations saintes, des prodiges si grands, qu'ils ramenèrent à eux plusieurs sujets de leur famille et qu'ils instruisirent les mineurs vraiment appelés par l'esprit saint dans les sciences qu'ils possédaient par le pouvoir et le ministère d'Enoch, type de réconciliation du genre humain.

 

La règle de la lettre B.

 

Cette marque de Jacob est dans sa postérité, pour un temps immémorial, une preuve de la prévarication d'Israël. C'est depuis cette époque qu'il a été défendu de la part de l'Eternel, soit dans le temple de Moïse, soit dans celui de Salomon, qu'aucune personne marquée à la lettre B de naissance ne fût admise au culte divin sous quelque prétexte que ce fût. Cette loi, qui a été donnée sous les peines les plus sévères, a été confirmée par le Christ, afin que tous ceux qui seraient et qui sont aujourd'hui chargés de faire opérer le culte divin dans son temple spirituel observassent cette ordonnance avec la plus grande exactitude.

 

 

Type de Noé flottant sur les eaux, tel le Créateur.

 

Les postérités de Caïn et de Seth ayant poussé leurs abominations non seulement jusqu'à abandonner le Créateur et son culte, mais encore jusqu'à commettre les fornications les plus immondes et auxquelles on ne peut penser sans frémir, le Créateur s'éleva contre ces prévaricateurs et contre les démons qui les avaient séduits. Il suscita à Noé, son fidèle élu, de se disposer à construire une arche en bois de cèdre, dans laquelle serait renfermé le témoignage de la justice divine qui allait s'exercer contre la terre et ses habitants. Ce bâtiment portait le nom d'arche, parce qu'il flottait sur les eaux et son fondement avait la forme comme le dessous du ventre d'un canard. Cette arche n'avait ni mâture ni voilure ni rames.

 

Pâtiments d'Adam, pâtiments de Noé ainsi que des brutes.

 

On ne peut concevoir quelles étaient ces peines que ressentait Adam, lorsque après avoir été entièrement libre et sans bornes, par sa nature d'être pur spirituel pensant, il se trouvait dans une prison de matière et qu'il était assujetti au temps. Il employa, en effet, quarante ans à gémir sur son crime, en réfléchissant sur ce qu'il avait été dans son premier principe, sur ce qu'il était devenu et sur ce qu'il devait devenir par la suite. Par ses lamentations, il se disposa à obtenir miséricorde du Créateur, et l'obtint, en effet, au bout des quarante ans de peines et de pâtiments nécessaires pour opérer son expiation. Il ne pouvait obtenir sa réconciliation qu'au bout de ces quarante ans, puisque c'était au bout de ce temps que devait naître, de lui et d'Eve, l'holocauste spirituel qui effacerait l'horreur de son crime et punirait l'abomination des démons séducteurs, et les pâtiments qu'Adam endura pendant tout ce temps nous sont clairement figurés par les pâtiments que les animaux ressentirent tant qu'ils furent sous la justice divine, et par les quarante jours que Noé passa avec ces animaux sur le mont Ararat nommé mont d'Arménie, d'autant mieux que Noé passa tout ce temps à rendre grâce au Créateur de ce qu'il l'avait bien voulu préserver, lui et le res te des animaux, du fléau qui venait de tomber sur la terre et sur tous ses habitants. Vous pourriez me demander ce qu'a de commun la prévarication des animaux raisonnables avec la conduite des animaux irraisonnables et pourquoi les uns et les autres sont confondus dans la même punition. Je vous répondrai à cela que non seulement les hommes de ces temps-là avaient abjuré le Créateur et adopté entièrement les insinuations des démons, mais qu'ils avaient encore poussé l'abomination jusqu'à jouir des brutes comme des femmes et à jouir également entre eux des passions contre nature. Ces crimes nous ont été retracés depuis par Sodome et Gomorrhe, qui ont laissé leur nom à ces horribles prévarications. Voyez à présent si vous devez être étonnés que le Créateur ait exercé sa justice sur les animaux irraisonnables, ainsi que sur les animaux raisonnables. Le Créateur a fait la même chose en punissant les deux villes que je viens de nommer que lorsqu'il frappa la terre du déluge. Il faut savoir, de plus, que le feu que l'Eternel fit tomber sur ces deux villes annonce celui qui doit mettre fin à la création universelle, ainsi que je l'expliquerai ailleurs.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:16

Tous les frères qui composent le Tribunal Souverain doivent se trouver à la réception d'un Profane, sauf des raisons légitimes. Lorsqu'ils sont entrés dans le Tribunal d'après les usages ordinaires, le Frère proposant amène le candidat au Parvis. L'avant placé dans l'angle septentrional, il vient frapper deux coups détachés à la porte du Tribunal que le Frère Garde ouvre sur le champ avec les cérémonies ordinaires.

Le Frère Parrain répond à la question du F. Garde :

" Avertissez le M. Conducteur en chef du Tribunal que le Récipiendaire est au Parvis ".

Le F. Garde ferme la porte et dit, après s'être incliné : "T.V.M., je viens d'apprendre que le Récipiendaire est au Parvis." Il s'incline et reprend son poste.

Le V. M. ordonne au Frère Vicaire d'envoyer un de ses Thuileurs préparer le candidat.

Le Frère Vicaire envoie le premier Thuileur au Parrain, qui fait entrer le proposant dans le Porche et conduit le Récipiendaire dans la chambre de retraite et à qui il dit : " Faites de sérieuses réflexions sur les démarches que vous faites. " Après ces mots, il ferme la porte à clef et y laisse un F. Garde, qui observe ce que fait le Récipiendaire par un clairvoie pratiqué en. haut de la porte.

Le Récipiendaire reste à faire ses réflexions jusqu'à ce que toutes les cérémonies du Tribunal soient observées.

Le premier Thuileur rentre dans le Tribunal, laisse la porte du Tribunal ouverte et place un Frère Garde à deux pas de distance d'eux dans le Parvis. Il salue le V. M. et ensuite le Frère Vicaire, à qui il dit : " F. M., le Profane est livré à ses réflexions. "

" Asseyez-vous, mon Frère ", réplique le F. Vicaire, lequel salue le V. M. et lui dit que ses ordres sont exécutés ; ensuite il s'assied.  

Garniture des Circonférences

Le Tribunal éclairé suivant l'usage, l'ouverture des travaux faite, on observe un moment de silence, que le Souv. M. rompt en faisant lancer un coup de foudre, après lequel tous les frères se lèvent debout, c'est-à-dire seulement depuis le R. M. jusqu'au V. M. avec leurs colonnes de droite et de gauche.  

Le R. M. pose la branche de palme au bas de la circonférence extérieure vers l'orient ;  

Le V. M., sa branche de cèdre de même vers l'occident ;  

Le R.M. dit : "V. M. faites garnir les circonférences des emblèmes mystérieux de l'ordre. " Le V. M. après s'être incliné, ordonne aux Thuileurs de garnir les circonférences.

Fonctions du 1er Thuileur  

Alors le premier Thuileur porte devant le R. M. une branche de palme, ou à son défaut une de coudrier ; et devant le V. M., une de cèdre, ou à son défaut, une de fresne ; devant le premier Surveillant du Tribunal une branche de saule ; et devant le second une branche d'olivier ; et au défaut de celle-ci une de houx.  

Fonctions du 2e Thuileur  

Le second Frère Thuileur porte devant le premier Surveillant du Tribunal une terrine pleine de feu ; et devant le Second une mer d'airain ; c'est-à-dire un vase de terre plein d'eau.  

Fonctions du 3e Thuileur  

Le Troisième Thuileur porte devant le frère Vicaire, un vase de terre dans lequel il y a de la terre paitrie.  

Tout étant prêt, le R. M. frappe un coup qui est répété successivement par tous les Surveillants et par le V. M. ; ensuite celui-ci dit : "A l'ordre, mes frères ! " ; alors tous les F.F. qui sont debouts mettent la main droite à l'ordre et restent ainsi jusqu'à ce que les officiers aient placé les choses que les Frères Thuileurs ont apportées devant eux, autour des circonférences en cette manière :  

Le R.M. pose la branche de palme au bas de la circonférence extérieure vers l'orient ; Le V.M., sa branche de cèdre de même vers l'occident ;

Le Premier Surveillant du Tribunal pose sa branche de saule vers le midi ;  

Le Second Surveillant, sa branche d'olivier vers le septentrion ;  

Le Premier Surveillant du Tribunal place le feu élémentaire à un pied et demi de distance des circonférences, vis à vis la branche de saule ;

Le Second Surveillant, l'eau à la même distance, vis à vis la branche d'olivier ;

Enfin, le Frère Vicaire met la terre patrie vis à vis la branche de cèdre. Toutes ces choses doivent être faites promptement et ensemble.  

Le R. M. frappe un seul coup de marteau ; à l'instant tous les frères reprennent leurs places ; et les Frères servants donnent à chacun des deux Surveillants du T. et au F. Vicaire une pipe à éclairs, pour s'en servir pendant la Réception.

Le V. M. va au Parvis

Le Souv. M. fait lancer un coup de foudre, après lequel le R.M. frappe un coup de marteau, qui lui est rendu par le V. M., à qui il ordonne d'aller reconnaître le Profane actuellement livré à ses réflexions.  

Le V. M. se lève, salue l'orient et va au Parvis, suivi de tous ses officiers, qui se placent à l'ordinaire, et du Frère qui sert de Parrain. Il ne reste dans le Tribunal que les apprentifs, les Compagnons et les Maîtres.

Présentation du Candidat au V. M.

Le V. M. fait ouvrir la porte de la chambre de retraite par le Frère Garde, à qui il ordonne de faire venir le profane et le placer devant lui ; ce qui étant exécuté, il lui dit :  

" Avez-vous mûrement réfléchi, à ce que vous vous proposez de faire, persistez vous toujours ? " (.....)

" Connaissez vous bien celui qui vous a proposé ? " (...... )

Il s'adresse au F. proposant :

" Et vous Frère N..., êtes vous bien assuré des bonne vie et moeurs de cet homme que vous me présentez ? " (...... )  

"Souvenez vous que vous devenez, dès ce moment responsable à l'ordre, de la conduite qu'il tiendra désormais, s'il est assez heureux pour V être aggregé.  

(au Récipiendaire)  

"L'examen que vous avez subi a dû vous convaincre que l'ordre que vous vous proposez d'embrasser ne tend qu'à la vertu ; qu'il est l'ennemi des vanités de ce monde périssable. Si vous ne vous sentez pas assez de courage pour exécuter fidèlement ce que vous nous avez promis, et pour devenir tel que l'ordre l'exige, vous pouvez vous retirer, vous êtes libre ; jamais nous ne répéterons ce qui se passe ici aujourd'hui : voyez, que rien de vous retienne. L'engagement que vous serez dans le cas de contracter avec nous, doit être un acte libre.

Persistez vous fortement dans vos desseins ? " (......)

" Votre attente sera remplie ".

(aux Thuileurs )  

" Disposez cet homme à retracer aux Veux des Frères qui sont dans le Tribunal, ce qui s'est passé au commencement des temps au centre de l'univers ".

Préparation du Candidat  

Les Thuileurs font entrer le candidat dans la chambre de retraite ; ils le dénuent de tous métaux et ils le déshabillent de façon qu'il n'a que sa chemise et une culotte de laine blanche appartenant au Tribunal. Ensuite ils le couchent sur les trois tapis noir, rouge et blanc : d'abord, le blanc ; ensuite, le rouge et le noir, le dernier, c'est-à-dire, couvrant le tout, lorsque le candidat y sera enveloppé. Ils l'enveloppent donc soigneusement dans tous ces draps et ils le portent au centre des circonférences, sur le dos, avant la tête à l'occident, les pieds à l'orient, les deux genous en l'air et les deux poings sur les yeux. Ils lui donnent une pierre triangulaire pour soutenir sa tête. Les Chefs-colonnes du Tribual rentrent dans le Tribunal immédiatement après le Récipiendaire ; ils y reprennent leurs places. Le Frère Parrain en fait autant, et tout le monde observe le plus profond silence. Le Candidat étant dans la position prescrite, on met tout de suite à côté de sa tête le feu élémentaire ; vers la partie du coeur, la terre paîtrie ; et du côté opposé, la mer d'airain. Les Surveillants du Tribunal vont se placer sur la droite des officiers qui ont des à éclairs. On s'éloigne le plus qu'il est possible des circonférences pour qu'elles soient libres.

Avertissement aux R. et V. M.M.

Lorsque le Candidat est resté un certain espace de temps dans ce silence, le Souverain M. fait lancer, par intervalles, quatre coups de foudre ; après lesquels les R. et V. M.M. vont tous les deux aux pieds des circonférences. Y étant arrivés, ils s'inclinent respectivement ; et ils commencent le premier tour des six qu'ils doivent faire au tour du candidat : le R. M. va de l'orient à l'occident, tournant par le midi ; le V. M. va de l'accident à l'orient, tournant par le septentrion.

Le V.M. arrivé à l'orient, lève les mains en l'air, formant de la main droite une équerre qui regarde vers orient ; et de la main gauche, une autre équerre qui regarde vers midi ; ensuite la main droite descend en équerre sur le coeur ; et la gauche de champ sur la terre ; s'incline devant le P. M. qui le bénit de la bénédiction d'lsraël, à voix basse.

S'il n'est pas dans le cas de recevoir cette bénédiction, le Souv. M. tend seulement ses mains sur lui. Après cette cérémonie, il continue son tour.  

Le R. M., revenu à l'orient, fait la même chose et reçoit la même bénédiction. Il continue seul les six tours, le V. M. s'étant retiré à un pas de distance du candidat. Chaque fois que le R. M. passe devant ceux qui ont les pipes à éclairs, il reçoit un éclair après chacun desquels la foudre gronde.  

Les six tours avec les attitudes  

Le R. M., en faisant les six tours commence le premier vers le midi ; le second vers le septentrion ; le troisième vers le midi ; ainsi des autres. Au premier tour, il tient le bras droit tendu, la main formant une équerre ouverte sur le candidat, sur lequel il jette les yeux ; la main gauche prend la position de la droite, et la droite de la gauche : ainsi de suite en alternant à chaque tour il prononce + à basse voix.

Avant de commencer les six tours, un Frère Thuileur va prendre l'encensoir des mains du Réau + de la droite du Souv. M. qui y a mis les parfums nécessaires et encense les circonférences à mesure que les tours se font : pour cet effet le R. M. a soin d'observer une petite pause après chaque tour. Les six tours finis, les R. et V. M. vont reprendre leurs places, tandis que le Frère Thuileur encense toutes les circonférences : ce qui étant fini, le Souv. M. fait lancer deux coups de foudre précipités et un détaché, tous les trois précédés d'un éclair.     Les R. et V. M.M. approchent immédiatement après le candidat.  

Ordination  

Le R. M. prend une baguette de bois de houx avec laquelle il touche les genoux du candidat qui allonge ses jambes, en faisant cette cérémonie le R. M. prononce + qui contient la matière. Le V. M. prend la baguette de frêne avec laquelle il touche, en prononçant + la partie du coeur du candidat et lui fait allonger le bras gauche : Ensuite il touche de la même baguette en prononçant + + le côté droit, et lui fait allonger le bras droit. Le R. M. touche, pour la seconde fois les genoux du candidat que le V. M. découvre tout de suite du Tapis noir ; le R. M. en fait autant des deux autres parties, que le V. M. a touchées de sa baguette ; ainsi le candidat se trouve découvert de tout le tapis noir. On observe de lancer des éclairs et un coup de foudre à chaque partie que l'on découvre. Le R. M. touche, pour la troisième fois de sa baguette tout le corps du candidat, que le V. M. développe alors de tout le Tapis rouge : Par ce moyen le candidat se trouve seulement couvert du tapis blanc et allongé de tous ses membres. Le V. M. va se placer aux pieds, et le R. M. l'enjambe jusque près la tête : Là, il fait à haute voix la prière qui suit :  

Prière

" Grand Architecte de l'Univers, Tu as bien voulu faire l'homme à ton image et à ta ressemblance, pour lui assujettir le grand Monde dont il sera la victime, si tu ne le combles de tes grâces ; ne permets pas que l'ouvrage de tes mains périsse ; fait au contraire que ses ennemis rougissent de honte des victoires qu'ils remporteront sur Lui ; rends plutôt leurs efforts inutiles, cependant que ta sainte volonté soit faite 1" Le V. M. répond : " Amen ".  

Le R. M., en faisant cette prière, a la main droite en équerre en l'air ; la gauche aussi en équerre tendue horizontalement contre terre : il dépasse ensuite la candidat, s'incline devant l'Orient où il ferait face et, se tournant du côté de l'occident qu'il salue, il développe le candidat du tapis blanc à l'instant les éclairs et la foudre vont leur train, et tous les F.F. trépignent des pieds jusqu'à ce que le R. M. ait pris sa place et qu'il ait frappé un coup de marteau, pour faire faire silence. Alors tout le monde reprend sa place, excepté le V. M. qui reste seul aux pieds du candidat pour le relever.

Le P. M. fait lancer un coup de foudre, après lequel le V. M. prend le candidat par les mains, savoir : de la droite, la droite ; et de la gauche, la gauche, pour former le Réceptacle de la Nature extérieure ; ensuite il appuie ses pieds contre ses pieds, et il le relève debout. Il le conduit alors au R. M. qui appuie sur son front le pouce, l'index et le doigt majeur de sa main droite, ce qui forme un triangle, les autres doigts étant repliés sur la main. En appuyant ce triangle sur le front du candidat, le R. M. prononce + à basse voix. Il porte ensuite le même triangle sur la partie du coeur, où il prononce encore +. Il en fait autant sur le côté droit et au dessus de la tête, en prononçant de même sur chaque partie +. Tous les mots sont différents. La cérémonie d'ordination ainsi faite, le V. M. conduit le candidat au centre des circonférences, par le pas d'app. ; Là il lui donne le mot + et il lui fait faire les sept signes d'apprentif. Cela fait, il lui montre les quatre branches mystérieuses, en lui disant : "Ces quatre branches qui s'offrent à tes yeux, te seront d'une grande utilité, si tu observes les commandements de celui qui t'a donné l'être ; mais tu mourras, si tu les transgresses. Tu peux jouir de tout ce que tu vois ; tout t'es soumis et tout doit contribuer à ta satisfaction ; mais garde toi de toucher à ces quatre branches (il lui montre la Branche de palme avec sa baguette) voilà le symbole de la puissance universelle du Dieu vivifiant ; (il lui montre la branche de cèdre) voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu vivant ; (il lui montre la branche d'olivier ) voilà l'emblème de la puissance universelle du Dieu de vie ; (il lui montre la branche de saule) voilà enfin, le symbole de la mort éternelle, (Ensuite il lui fait jeter les yeux sur la terre paîtrie, sur l'eau et sur le feu ) Vois, homme, lui dit-il, ce que tu es ; je t'ai tiré de là ; si tu ne veux pas rentrer dans les abvmes de la terre d'Egypte, observe fidèlement les défenses qui t'ont été faites et n'oublie jamais les engagements que tu contracteras avec l'ordre.

Le V. M. se retire à son poste, et laisse le candidat seul au centre de la circonférence. Tous les frères observent alors le plus profond silence. Quelques instants après le R. M. députe tel Frère qu'il juge à propos pour aller tenter le candidat.  

Le R. M. frappe un coup de marteau ; alors le Frère Tentateur, qui tient à la main une baguette de coudrier ou de frêne, s'avance près du candidat avec un air doux et riant et, après avoir jeté les Veux à droite et à gauche, il lui dit : " Homme que fais tu là. Tu n'oses pas sortir du sein de ta circonférence. Tu crains de connaître les secrets que ces branches renferment ? (il les lui montre avec sa baguette) Si tu connaissais et si tu savais desseler ces hiéroglyphes que tu vois (il les lui montre de même) tu serais bien plus puissant que tu n'es, celui qui t'a défendu de toucher à l'arbre vivant et à l'arbre vivifiant, à craint qu'en apprenant la science du bien et du mal qu'ils renferment, tu ne devinsses plus fort et plus puissant que lui ; suis les conseils que je vais te donner, ta félicité en dépend absolument ; agis donc en ta qualité d'homme, fais sur cette terre les mêmes caractères que tu vois, tu sauras que tout ce qui est dans l'Univers t'appartient, puisqu'il dérive de toi ; attache toi surtout à connaître particulièrement ce que renferme l'arbre vivifiant (il le lui montre) parce qu'en lui est toute science et puissance, tu soumettras tout à ton empire et tu commanderas à tous les animaux tant visibles qu'invisibles ; prends cette baguette et ce crayon, va commencer à tracer devant l'olivier.

Le Frère Tentateur présente sa baguette et un crayon noir au candidat qui les prend ; et il le conduit devant la branche d'olivier, où il lui fait tracer la lettre A ; ensuite devant la branche de cèdre la lettre E ; devant celle de palme, la lettre I, et devant le saule, la lettre O. Après cela il le mène tracer la lettre H à côté de l'A ; la lettre B à côté de l'E ; la lettre V à côté de l'I ; et la lettre M à côté de l'O ; ensuite, il le fait rentrer dans le centre des circonférences, et il va se placer vers la branche de saule, il lui fait cependant tracer au milieu des circonférences les cinq lettres suivantes qu'il dispose ainsi :  

A E

D

C B

Après que tout est fini de tracer, le F. Tentateur engage le candidat à toucher de sa baguette les lettres HA, qu'il prononce ; il en fait de même à l'égard des autres lettres et, à chaque fois qu'il les prononce, on lance des éclairs et on fait gronder le tonnerre. II prononce alternativement toutes les lettres pendant trois fois, et on a soin, à la troisième fois, d'enlever la branche et d'effacer les lettres qu'il a tracées devant, aussitôt qu'il les a touchées de sa baguette et prononcées ; ce qu'il faut faire subtilement et sans qu'il s'en apperçoive, lorsqu'il a tourné le dos pour aller à la branche suivante, de cette manière, on efface tous les caractères, excepté les cinq qui sont au centre ; et on ne laisse exactement que la branche de saule, que l'on renverse par terre, et à côté de laquelle on met la terre patrie, l'eau et le feu ; ces trois objets sont placés en triangle.

Alors le Frère Tentateur disparaît et le candidat reste seul livré à lui même. Tous les frères observent le plus profond silence.   Quelques instants après le V. M. se lève et s'approche à pas libres du candidat à qui il dit :  

"Qu'as tu fait, malheureux ? Tu as oublié les commandements du M., vois d'où tu es sorti ; (il lui montre la terre patrie, l'eau et le feu ) tu n'es que poussière et tu retourneras en poussière ".

Le candidat se prosterne, la face en terre.

Le V. M. le couvre de la branche de saule et il continue :

" Tu vas être livré entre les mains de tes ennemis, qui te feront souffrir les peines de l'âme, du corps et de l'esprit ; sors de ma présence et vas t'en recevoir le prix de tes forfaits ". A l'instant, les trois Thuileurs saisissent brusquement le candidat qu'ils entraînent au Parvis ; là, ils le lient avec des cordes et des chaînes, et ils lui font faire neuf tours chargé d'un fardeau. Tandis qu'il fait ces neuf tours on jette sur lui de l'eau, de la terre et des éclairs, sans cependant le blesser, ni le mouiller beaucoup.  

Tandis que le candidat souffre ces peines dans le Parvis, on change les décorations dans le Tribunal. On y figure un Escalier à vis, supposé que le T. n'en ait pas un en nature, sur lequel on met les nombres 3 - 5 - 7 ; et on enlève tout ce qui a servi aux premières cérémonies.  

Le candidat ayant fait ses neuf voyages, le Frère premier Thuileur frappe la batterie d'apprenti à la porte du T. ; le F. Garde rend la batterie et ouvre la porte, il s'assure du Frère qui a frappé et l'introduit dans le Tribunal.  

Lorsqu'il est entré, il se met à l'ordre, présentant bien la partie gauche à l'orient qu'il salue et il s'adresse au R. M..., en lui disant :  

"Je viens implorer grâce et miséricorde pour l'homme votre créature, qui a eu le malheur de se laisser séduire et de transgresser vos ordres ; pardonnez lui son crime, il en est repentant ; j'ai été témoin de ses gémissements et de ses remords, vous l'avez été et vous l'êtes de même, puisque rien ne vous échappe ; daignez lui faire grâce ! "  

"Allez, répond le R. M., que l'homme soit présenté devant moi."

Le Frère premier Thuileur s'incline et retourne au Parvis, suivi du Maître des cérémonies, qui prend le candidat par la main, en disant aux Thuileurs : " Laissez cet homme en paix ; retirez vous et que désormais aucun de vous ne l'environne ; le P. M. lui a fait grâce ; retirez vous chacun dans votre région i obéissez à celui qui vous commande au nom du Maître. "  

Les Thuileurs lâchent le candidat en feignant de la difficulté ; l'un d'eux dit à haute voix ; "Ce n'est pas pour longtemps que tu nous quittes," Le Maître des cérémonies répond, d'un ton brusque : " Paix ! "  

Dès ce moment tous les Frères vont reprendre leurs places dans le Tribunal, la porte qui communique du T. au Parvis étant ouverte, le Maître des cérémonies et le Frère Vicaire restent seuls au Parvis avec le candidat à qui ils tiennent ce langage :  

"Il est bien triste pour toi de t'être laissé séduire par ton plus cruel ennemi, qui t'a perdu en te faisant transgresser les commandements du Maître ! Réfléchis sur le danger où tu t'es précipité, afin de ne plus retomber dans la désobéissance ; car, à mon intervention, le M. vient de te pardonner ta faute ; mais tu seras à l'avenir délaissé ; et souviens toi que tu seras seul à te tirer des abîmes où tu te plongerais ; crains que les forces te manquent et que ton ennemi, qui ne cesse de roder autour de toi, ne te présente des dangers et des obstacles insurmontables ; veille donc et ne t'occupes dans cette vallée de larmes, qu'à te maintenir au sein de la circonférence. Amen".  

Ce discours fini, le maître des cérémonies et le Frère Vicaire prennent le candidat par ses liens, le font entrer dans le Tribunal et le placent entre les deux colonnes du T. Le Maître des cérémonies se met sur sa droite, et le Frère Vicaire sur sa gauche. Tous les deux sont debout et tous les trois font face à l'orient.  

Lorsque le R :, M,.. se lève, le candidat se met à genoux et baisse la tête. Le R :, M ;, lui dit ;  

" Te voila donc rentré dans la terre d'Egypte ? Comment as tu pu oublier mes défenses ? Ton crime t'a rendu l'esclave de la mort qui exercera son empire sur toi et sur toute ta postérité au lieu de jouir éternellement des délices qui étaient réservés pour toi et qui te sont maintenant prohibés. Lève toi, homme, ta faute t'est remise. C'est à toi maintenant à travailler pour gagner la vie éternelle. Va t'en au V.M. d'occident qui te fera monter l'Escalier à vis, afin que tu puisses rentrer dans le sein de ta circonférence. "

Le candidat fait une inclination, de concert avec ses acolytes, qui le conduisent au V. M.. Celui-ci lui ôte ses liens ; ensuite il le prend par la main,. et il le conduit à la porte de l'Escalier à vis, qu'il lui montre, en lui disant :  

" Voici, homme, le redoutable escalier qu'il faut que tu montes ; tu ne t'en serviras pas aussi facilement que tu l'aurais fait avant ton crime, ta prévarication l'a rendu, pour ainsi dire, inaccessible pour toi, puisque pour parvenir au dernier palier, que tu vois si élevé, tu courras des dangers que je ne saurais te dépeindre ; arme toi d'un courage invincible, mets ta confiance en celui qui t'a donné l'être, présente toi hardiment à cet escalier, qui se monte par trois, cinq, sept : ces trois différents nombres te préviennent des trois peines que tu souffriras dans la réintégration de ta personne avec son principe : ces peines sont celles du corps, de l'âme et de l'esprit ; couvres toi du bouclier de la foi ; celui qui est chargé de par l'Eternel de te conduire ne t'abandonnera pas. A l'ordre, mes Frères !"  

A l'instant, tous les Frères du T. donnent les sept signes d'apprentif, ils ont tous les Veux sur le V. M. pour les donner ensemble. Cela fait, le Maître des cérémonies prend le candidat de la main gauche et lui met un poignard sur la gorge. A l'instant, les trois Thuileurs lancent tous ensemble un éclair sur le candidat et vont se placer chacun sur un des trois nombres qui sont sur l'escalier à vis. Lorsqu'ils y sont rendus, le Maître des cérémonies, sans changer d'attitude, fait monter l'escalier au candidat le dos tourné. Arrivés au palier où est le nombre trois, il fait mettre le genou droit en terre au candidat ; le premier Thuileur lance sur lui un éclair après lequel le Maître des cérémonies dit au candidat, lui tenant toujours la pointe du poignard sur la gorge : "Répétez avec moi un tiers de votre obligation. "

Obligation, 1er tiers

" Je N......, promets, sur ma parole d'honneur, de garder fidèlement toute ma vie les mistères de la franche maçonnerie des Elus-coêns que l'on me confiera ; de ne jamais les écrire, faire écrire, tracer, faire tracer, peindre, faire peindre ; graver, faire graver ; imprimer ou faire imprimer sur quelque matière que ce soit, ni en quelque lieu que ce puisse être visible à l'homme, pas même sur les sables mouvants de la mer ;et de ne jamais les lire ou faire lire. Je promets aussi de ne jamais perdre de vue les premiers engagements que j'ai pris lors de la préparation à mon admission. "  

La Maître des cérémonies dit : " Amen. " .....

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:13

Ce Grade exige deux Appartements de plain-pied. Le premier doit être tendu de vert; mais il faut observer que cette tenture doit être épaisse & attachée au plafond de trois côtés, qui sont l'Occident , le Nord & l'Orient, de manière qu'il y ait environ six pieds d'espace entre elle & la muraille. Ce qui reste enfermé dans la tenture doit être un carré long. Il représente l'Appartement de Cyrus, Roi des Assyriens. Il faut qu'il soit éclairé par 70 lumières , pour marquer les 70 années de captivité. A l'Orient il doit y avoir un Trône; à l'Occident deux fauteuils, au Midi des sièges pour les Frères. Derrière le trône, il faut un transparent représentant le songe de Cyrus ; savoir un lion furieux prêt à se jeter sur lui; plus haut il y a une gloire dans laquelle est un Jéhova. Cette gloire et portée par une nuée lumineuse , de laquelle fort un Aigle portant cette divise dans fou bec : Rends la liberté aux Captifs. Et au dessous on voit Nabuchodonosor & Balthazar, prédécesseurs de Cyrus, tous deux chargés de chaînes. Il ne faut pas de Tableau dans cet Appartement. Ce qui en tient lieu est un carré long, formé par une espèce de petite muraille de bois ou de carton peint, d'environ un pied & demi de haut. Cette petite muraille commence aux deux côtés du Trône, passe aux pieds des Frères au Midi vient jusqu'à la tenture de l'Occident , afin que les deux fauteuils dont j'ai parlé  soient en dedans du carré ; & continu le long de la tenture du Nord jusqu'à l'Orient. Aux quatre coins de cette muraille, ainsi qu'au milieu du Nord & du Midi, il faut une petite tour qui excède la hauteur du mur d'un pied & demi. II faut une septième tour à l'Occident qui partage la muraille en deux, ainsi que la tenture. Cette tour doit avoir sept pieds de haut, & sa circonférence doit être proportionnée pour qu'un homme puisse y tenir aisément. Il faut deux portes à cette tour, une  en dedans de la Loge , & l'autre en dehors. A cette dernière il doit y avoir deux Sentinelles armées d'une pique & d'une épée, qui se trouvent par conséquent dans les six pieds d'espace qui  sont à Occident. Dans le reste de l'espace qui continue par le Nord jusque derrière l'Orient où se trouve la porte du second Appartement , il faut un pont solide, éclairé par un fanal ; l'entrée de ce pont doit être gardée par plusieurs hommes armés, & l'autre bout doit répondre près de la porte du second Appartement. Dessous le pont il faut qu'il y ait de l'eau disposée de manière  pour qu'on puisse l'agiter, ce qui représente le fleuve Staburzanaï.

 

SECOND APPARTEMENT.

Cet Appartement représente l'enceinte dans laquelle était le  Temple. La tenture doit être rouge. Le Tableau est le même que dans le Maître Ecossais. On aperçoit de plus un coin de l'entrée du Temple , où l'on voit la colonne Booz brisée. Ce Tableau doit être couvert d'un drap rouge ; & l'on verra dans la suite l'instant où il faut le découvrir.

 

TITRES, ORNEMENTS ET BIJOUX DU PREMIER APPARTEMENT.

Le Maître représente Cyrus & est appelé Souverain. Le premier Surveillant représente Nabuzardin son premier Général. Le second Surveillant est le Général Mithridate; le Secrétaire est Chancelier; le Maître des Cérémonies est appelé Grand Maître ; & les Frères Chevaliers . Le Souverain a un sceptre & porte, ainsi que les Officiers, un large cordon vert moiré en sautoir sans bijou. Les Surveillants & tous les Frères ont l'épée à la main, & portent un large cordon vert moiré en bandoulière de gauche à droite, sans bijou. Ils ont aussi un tablier blanc doublé de taffetas vert, bordé d'un petit ruban de même couleur, sans autre marque de Maçonnerie.

 

TITRES, ORNEMENTS ET BIJOUX

Du SECOND APPARTEMENT

 

Dans cet Appartement le Maître est appelé Très-Excellent ; les Surveillants Trés-Puissants ; les Frères Très-Vénérables ; & le Récipiendaire Zorobabel. Lorsqu'on passe du premier Appartement dans celui-ci, on quitte 1e vert pour prendre le rouge. On y distingue cependant les Grades par les rosettes qui sont au bas du cordon, les unes sur les autres: savoir, une bleue pour le Petit Architecte , une ponceau pour le Grand Architecte , une rouge pour l'Ecossais , une verte pour le Chevalier de l'Orient , une noire pour le Chevalier de l'Aigle. Les Frères ont une écharpe de soie de couleur d'eau , bordée d'une frange d'or, parsemée de têtes de mort, d'ossements en sautoir de chaînes triangulaires eu or, & au milieu traversée par une bande d'or, représentant un pont sur lequel sont trois lettres, L.D.P. Cette écharpe se passe autour du corps en ceinture; de façon que les bouts, garnis de franges d'or, pendent sur les basques de l'habit. Le Maître & les Officiers portent leurs bijoux au cou , & les Frères au bas de leur cordon en écharpe. Le Maître a trois triangles par gradation l'un dans l'autre. Le premier Surveillant porte l'équerre, & le second le niveau; tous les Officiers leurs bijoux ordinaires, mais renfermés dans un triple triangle. La forme du bijou est celle des Ecossais. Il faut de plus deux épées nouées par la lame en sautoir , & les poignées sur le niveau. Tout doit être d'or ou doré. Tous les Frères doivent avoir une truelle pendue à la ceinture de leur tablier.

 

PRÉPARATION.

            Le Récipiendaire doit être vêtu de rouge, grand cordon , tablier Ecossais , les mains

enchaînées de chaînes triangulaires; il faut que cette chaîne soit assez longue, pour

qu'il ait les mains libres. On lui apprend qu'il doit s'appeler Zorobabel , qu'il doit se

présenter d'un air triste & plaintif , qu’il doit se considérer comme captif. II ne peut

avoir aucune arme, aucun ornement ni bijou. On lui fera mettre les mains sur son

visage, jusqu'à la porte de la tour, où les Gardes le fouillent exactement avant d'être

présenté.

           

OUVERTURE DE LA LOGE.

 

Le Souverain.  "Mes Frères, aidez-moi à ouvrir la Loge de Chevalier de l'Épée".

Les Généraux répètent. Le Souverain frappe sept coups , avec distance de 5 à 6 ; & les Généraux en font de même.

Le Souverain dit : "Premier Général, examinez si nous sommes en sûreté , & si tous les Frères sont dignes Chevaliers" .

Le Général obéit , & dit après: " Souverain Maître , nous sommes à l'abri des Profanes, & tous les Frères présents sont  Chevaliers de l'Épée ".

Le Souverain demande: " En quel temps sommes-nous " ?

Le premier Général répond : "Le jour  des 70 années de la captivité est accompli ".

Le Souverain : " Généraux , Princes ,  Chevaliers , il y a longtemps que j'ai résolu de mettre en liberté les Juifs qui sont captifs. Je suis las de les voir gémir dans les  fers ; mais je ne puis les délivrer sans vous  consulter sur un songe que j'ai eu cette  nuit, & qui exige explication. J'ai cru voir un Lion rugissant prêt à se jeter sur moi pour me dévorer, Son aspect m'a épouvanté m'a fait fuir pour chercher un asile contre sa fureur; ruais à l'instant j'ai aperçu mes prédécesseurs , qui servaient de marche-pied à une gloire que les Maçons désignent sous le nom de Grand Architecte de l'Univers. Deux paroles se font fait entendre ; elles sortaient da centre de l'astre lumineux. J'ai distingué qu'elles signifiaient de rendre la liberté aux Captifs , sinon que ma couronne passerait en des mains étrangères. Je suis demeuré interdit & confus. Le songe a disparu. Depuis cet instant ma tranquillité est perdue ; c'est à Vous, Princes, à m'aider de vos avis pour délibérer sur ce que je dois faire".

Pendant ce discours les Frères ont tous la tête baissée; mais à la fin ils regardent le premier Général , en l'imitant.

Le premier Général porte la main droite à son épée, la tire, la présente la pointe en haut, le bras tendu devant lui, baisse enfin la pointe vers la terre pour donner l'acquiescement à la volonté du Roi; relève ensuite la pointe en haut, pour signifier liberté , & reste alors dans cette position.

Le Souverain. " Que la captivité finisse, Généraux, Princes , Chevaliers; la Loge  des Chevaliers de l'Épée est ouverte".

Les Généraux répètent chacun de son côté, la même chose. Le Souverain , & tous les Frères font les acclamations ordinaires mais sans applaudissement.

 

R É C E P T ION

 

Quand le Récipiendaire est en état convenable, le Maître des Cérémonie le conduit à la porte de la tour, auprès des Gardes , comme on a dit ci-dessus.  Les gardes l'interrogent. Il doit répéter ce que le Maître des Cérémonie lui dit.

Le Garde. D. "Que demandez vous"?

R. "Je demande s'il est possible de parler à vôtre Souverain".

Le Garde: D. "Qui êtes vous"?

R.  "Le premier d'entre mes égaux, Maçon par rang , Captif par disgrâce".

D. "Quel est votre nom "?

R. "Zorobabel".       

D. "Quel est votre âge"?   

R. "70 ans".

D. "Quel est le sujet qui vous amène "?

R. "Les larmes & la misère de mes Frères".

Le Garde. " Attendez. Nous tâcherons de  faire parvenir vos plaintes au souverain".

L'un des Gardes frappe sept coups à la porte de la tour en Chevalier de 1 Épée. Le

second  Général frappe sept coups sur 1e maillet du premier ; ensuite le Souverain.

Le second Général." U n Garde frappe à la porte de la tour en chevalier de l'Epée".

Le premier Général . "Souverain Maître, un Garde frappe  à la porte de la tour en

chevalier de l'Epée".

Le Souverain. "Premier Général , qu'on l'introduise. Gardez-moi avec des précautions extraordinaires. Dans le trouble où je suis , il n'est point de petits avis à négliger ".

Le second Général va à la porte de la tour, frappe, ouvre , ramène le Garde

à l'Occident , qui quitte la pique, croise les bras, s'incline, & dit:  "Le premier d'entre

les Maçons ses égaux, âgé de 70 ans, demande a paraître devant vous ".

Le Souverain. "Qu'il soit introduit dans  la tour du Palais , nous l'interrogerons ".

Le Garde fait une autre inclination, se retire, & fait entrer le Récipiendaire dans la tour & la referme. Alors le Souverain demande au Récipiendaire, au travers de la porte qui doit être fermée:

D. "Quel sujet vous amène ici"?

R. "Je viens implorer la justice & la bonté du Souverain".

D. "Sur quoi "?

R.  "Demander grâce pour mes Frères qui sont en servitude depuis 7o ans".

D. "Quel est votre nom "?

R."Zorobabel , le premier entre mes égaux , Maçon par rang, Captif par disgrâce".

D. "Quelle grâce avez-vous à me demander"?

R. "Que sous la faveur du Grand Architecte de l'Univers, la justice du Roi nous accorde la liberté, & qu'il nous permette d'aller rebâtir le temple de notre Dieu".

Le Souverain. " Puisque d'aussi justes motifs le conduisent ici, que la liberté de paraître devant nous à face découverte lui soit accordée ". Aussitôt les Gardes vont ouvrir la porte de la tour , l'amènent à l'Occident , & le font prosterner.

Le Souverain.  " Zorobabel,  j'ai ressenti comme vous le poids de votre captivité.  Je suis prêt à vous en délivrer , en vous accordant la liberté à l'instant si vous voulez  me communiquer les secrets de la Maçonnerie , pour lesquels j'ai toujours eu la plus profonde vénération".

Le Récipiendaire.  "Souverain Maître, lorsque Salomon nous en donna les premiers  principes, il nous apprit que l'égalité devait être le premier mobile. Elle ne règne point ici. Votre rang vos titres, votre supériorité & votre cour, ne sont point compatibles avec le séjour ou l'on s'instruit des mystères de notre Ordre. D'ailleurs, nos marques extérieures vous sont inconnues. Mes engagements sont inviolables, & je ne puis vous révéler nos secrets. Si ma liberté  est à ce prix , je préfère la captivité".

Le Souverain.  "J'admire la discrétion &  la vertu de Zorobabel ; il mérite la liberté pour sa fermeté dans ses  engagements ".

Les Frères acquiescent tous, en baissant pointe de leur épée & la relevant.

Le Souverain. " Second Général , faites faire à Zorobabel les 7o épreuves, que je

réduis à trois; savoir, l'épreuve du corps celle de l'esprit & de l'âme , afin que par

là  il puisse mériter la grâce qu'il demande, & que sa discrétion m'engage à la lui accorder".

Le second Général lui fait faire trois fois le tour de la Loge. Au premier on tire un pétard ; au second on lui demande s'il persiste à demander la liberté ; au troisième on lui fait mettre les deux mains au-dessus du front.

De retour , le second Général frappe sept coups , & le premier lui dit : " Que demandez-vous"?

Le second Général. " Le Candidat a subi les épreuves avec fermeté & constance".

Le Souverain.  "Je vous accorde, Zorobabel, la grâce que vous me demandez;  je consens que vous soyez mis en liberté ".

Le Souverain frappe sept coups , qui servent de signal aux Généraux pour ôter à Zorobabel ses fers ; ce qu'ils font à l'instant.

 Puis le Souverain dit : "Allez en votre pays; je vous permets de  rétablir le Temple détruit par mes ancêtres;  que vos trésors vous soient remis avant le  soleil couché. Soyez reconnu chef sur vos  égaux. J'ordonnerai qu'on vous obéisse en tout lieu de votre passage; qu'il vous soit  donné tout aide & secours comme à moi-même. Je n'exige de vous qu'un simple  tribut de trois agneaux, cinq moutons & sept béliers, que j'enverrai recevoir sous  le portique du. nouveau Temple. Si je le demande, c'est plutôt pour me souvenir de l'amitié que je vous promets, que par reconnaissance. Approchez, mon ami".

Les Généraux l'amène au pied du Trône.

 "Je vous arme de cette épée, pour marque distinctive  de supériorité sur vos égaux. Je suis persuadé que vous ne l'emploierez qu'à leur défense. En conséquence je vous crée Chevalier de l'Épée".

En disant ces derniers mots , il lui frappe de son épée sur les épaules, & l'embrasse. Ensuite il lui donne le tablier & le cordon vert qui passe de la gauche à la droite , & lui dit :

"Pour vous marquer mon estime , je vous décore d'un tablier & d'un cordon , que j'ai adopté , à l'imitation des Ouvriers de votre Temple. Quoique ces marques ne soient accompagnées d'aucuns mystères,  cependant je ne les accorde qu'aux Princes de ma Cour, par honneur. Désormais vous jouirez parmi eux des mêmes honneurs.  Présentement je vous remets entre les mains de Nabuzardin , qui vous donnera des guides pour vous conduire en sûreté  auprès de vos Frères , au lieu où vous devez  rebâtir le nouveau Temple. Ainsi je l'ordonne".

Le premier Général prend le Récipiendaire, le fait entrer dans la tour ; & l'y laisse, pendant que les Frères passent en silence dans le second Appartement. Sitôt qu'ils sont tous rangés, un Servant vient avertir le Maître des Cérémonies que tout est prêt. Il prend le Récipiendaire , 1e mène par derrière la tenture à l'endroit où est le pont, à l'entrée duquel il trouve des Gardes qui l'arrêtent , lui ôtent son tablier & son cordon vert, & le veulent empêcher de passer ; mais il les force, les met en fuite, & arrive à la porte du second Appartement.

Le Maître des Cérémonies frappe sept coups en Chevalier de l'Epée; & quand les Frères entendent frapper, ils prennent, de la ceinture du tablier, une truelle qui doit y être pendue , tiennent l'épée de la main droite & la truelle de la gauche.

Le second Général frappe sept coups, ensuite le premier; puis le second Général dit : "J'ai entendu frapper à la porte de la Loge en  Chevalier de I'Epée".

Le premier Général.  "Très  Excellent Maître , on frappe à la porte de la Loge

en Chevalier de l'Épée".

Le Maître. "Très-Puissant Frère second Surveillant, voyez qui frappe".

Le second Surveillant va à la porte, frappe, ouvre & demande ce qu'on veut.

Le Récipiendaire. "Je redemande à voir mes Frères , afin de leur donner la nouvelle  de ma délivrance de Babylone & des restes infortunés de la fraternité qui sont échappés de la captivité".

Le second SurVeillant revient faire sa déposition au premier, qui le dit au Maître. Le Maître dit : "La nouvelle que ce Captif rapporte  pourrait être fondée. Les 70 années sont

expirées , le jour de la réédification du Temple et arrivé. Faites-lui demander son nom, son âge, & de quel pays il est pour éviter toute surprise".

Le second  Surveillant frappe; on lui répond.

Il ouvre & dit : D. "Quel est votre nom"?

R. "Zorobabel".

D. "Où est votre pays" ?

R. "En-delà du fleuve Staburzanaï , à l'Occident  de l'Assyrie".

D. "Quel est votre âge" ? 

R. "70 ans".

Le second Surveillant ferme la porte & répète ce discours au premier Surveillant. Le premier Surveillant le redit au Maître.

Le Maître dit : "Zorobabel de nom , du pays  en deçà le fleuve Staburzanaï, âgé de 70  ans ! Oui , mes Frères , la captivité cesse, & notre sommeil finit. Ce Captif est justement le prince de la Tribu souveraine  qui doit relever notre Temple. Qu'il soit admis parmi nous, & soit reconnu pour  guider & soutenir nos travaux ".

Le second Surveillant va frapper, ouvre reçoit le Captif, & le conduit à l'Occident. Le premier Surveillant dit : " Très-Excellent Maître , voici Zorobabel qui demande à d'être admis au sein de la fraternité ".

Le Maître répond : " Zorobabel faites-nous un récit exact de votre délivrance ".

Zorobabel dit : " Cyrus m'ayant permis de paraître au  pied de son Trône, il fut touché des misères de la fraternité; il m'arma de ce glaive pour la défense & le secours de mes

Frères, , & m'honora du titre de Frère à sa compagnie. Ensuite il m'accorda la liberté, & confia mes jours à des sujets zélés,  qui m'ont conduit & aidé à triompher de  nos ennemis au passage du fleuve Staburzanaï,  où cependant, malgré notre victoire, nous avons perdu les marques distinctives que nous avoir données le Roi  notre Libérateur ".

Le Maître. " Mes Frères, la perte que  vous avez faite nous annonce que la justice  de notre fraternité ne peut supporter le  triomphe de la pompe & de la grandeur. Cyrus, en vous décorant de ces honneurs, n'était pas guidé par l'esprit d'égalité qui nous accompagne invariablement. Vous voyez par cette perte, qu'il n'y a que les  marques de ce Prince qui ont disparu , & que vous avez conservé celles de la véritable Maçonnerie ; mais avant que je vous en communique les secrets, qui ont été réservés depuis notre captivité dans les restes de notre fraternité, nous exigeons  de vous des assurances comme la durée  de votre disgrâce n'a pas affaibli en vous  les sentiments & la parfaite connaissance des mystères de la Maçonnerie ".

R. "Interrogez-moi je suis prêt à répondre".

D. "Quel Grade avez-vous dans la Maçonnerie "?

R. "Celui d'Ecossais".

D. "Donnez-moi les signes "?

( Pour réponse on les donne. )

D: "Donnez l'attouchement".

(Pour réponde on le donne.

Le Maître. " Mes Frères chevaliers, je crois que Zorobabel  est digne d'entrer dans

 nos nouveaux mystères".

Les Frères acquiescent , en levant & haussant la pointe de leurs épées.

Le Maître. " Très-Puissant premier Surveillant , faites avancer le Récipiendaire

par trois pas de Maître en avant & que le dernier le mette au pied du Tribunal du Grand & Souverain Architecte, & qu'il vienne y prendre les engagement que nous

requérons". 

On le fait mettre à la même manière que quand il prête les autres obligations.

 

0BLIGATI0N.

 

"Oui, je promets sous les mêmes obligations que j'ai contractées dans les différents Grades de la Maçonnerie , de ne jamais révéler le secret des Chevaliers de   I`Epée ou Maçon  libres à aucun Membre d'un Grade inférieur , ou Profane , sous la peine de rester dans la captivité la plus dure ; que mes fers ne puissent jamais être  brisés , que mon corps soit exposé à la merci des bêtes féroces , & que la foudre  me réduise en poudre, pour servir d'exemple à tous les indiscrets. Ainsi soit-il ".

Le Maître se lève , & dit, en remettant, ainsi que tous les Frères l'épée dans le fourreau. " Mes Frères , la destruction  du Temple ayant assujetti les Maçons à des disgrâces si rigoureuses, nous avons craint , que leur captivité ou leur dissipation n'ait  aidé à les corrompre dans la fidélité due à  leurs engagements; c'est ce qui nous a contraints, attendant l'instant de la réédification, de nous tenir éloignés dans un lieu  secret & particulier, où nous conservions  fidèlement quelques débris de l'ancien monument; nous n'introduisons que ceux que nous connaissons pour vrais & légitimes Maçons , non-seulement par signes, parole & attouchement, mais encore par leurs actions & leurs mœurs ; nous leur communiquons alors nos nouveaux secrets avec plaisir ; mais nous exigeons qu'ils  apportent avec eux, pour gage, quelque  monument de l'ancien Temple. Ceux que Cyrus vous a donnés nous suffisent ".

"Très-Puissant Frère premier Surveillant, faites faire au Récipiendaire trois pas de  Maître en arrière, pour lui apprendre que  nous devons tenir pour certain que la parfaite résignation est la vertu des Maçons" .

Le Récipiendaire reste à l'Occident, & le Maître dit : "Mon Frère, le motif de nos travaux est

 la réédification du Temple du Grand architecte de l'Univers. Ce sublime ouvrage était réservé à Zorobabel. Les engagements que vous venez de prendre avec nous sous ce titre , exigent que vous nous aidiez à le rétablir dans tout son éclat et sa splendeur.  L'épée que Cyrus vous a donnée doit vous servir à défendre vos Frères & à punir ceux qui pourraient profaner ce  Temple auguste que nous élevons aux vertus & à la gloire de l'Etre Suprême. C'est  à ces conditions que vous partageons nos secrets. Le signe de Chevalier, mon Frère, est de porter la main droite sur l'épaule gauche et de la descendre diagonalement  jusqu'au côté droit en se coupant le corps. Le signe de réponse est de porter la main droite sur la hanche gauche, en se traversant le corps jusqu'à la hanche droite".

 

"L'attouchement est de porter la main droite à l'Epée pour la tirer comme pour combattre ensuite faire un mouvement en voltant le corps le pied droit derrière, & levant la main gauche, en faisant semblant de repousser son ennemi , de sorte que les deux Frères dans cette position, rencontrent les mains gauches l'une entrelacée dans l'autre, & s'embrassent. Les paroles sont Juda & Benjamin. Le mot de passage est Libertas". 

"Allez donner  à tous les Frères de cette Loge les signes, les attouchements & les mots ; ensuite vous viendrez me les rendre".

Il le fait par le Nord & revient par le Midi.

"Mon Frère , après cette délivrance , le Roi Cyrus  vous  a créé Chevalier Maçon, & moi je vous donne cette Truelle qui servira de symbole perpétuel de votre nouvelle dignité ; c'est-à-dire, que désormais vous ne travaillerez,  plus que la truelle à la main & l'épée de l'autre, si jamais le Temple vient à se détruire; car c'est ainsi que nous avons établit celui-ci".

( En lui mettant l'Écharpe. )

 "Cette Echarpe doit vous accompagner dans toutes les Loges , &. vous fera une  marque de la vraie Chevalerie que vous avez acquise au fleuve Staburzanaï , par  la  victoire remportée sur ceux qui s'opposaient à votre passage".

( En lui donnant la Rosette verte.)

"Quoique nous n'admettions dans nos cérémonies aucune des marques dont Cyrus vous a décoré, nous voulons cependant bien en conserver quelque monument par une Rosette de la couleur qu'il avait choisie & nous la mettons sous la Rosette des autres Grades au bas du Cordon de Grand Architecte, auquel le Bijou est attaché".

( En lui donnant le Bijou.)

 "Ce Bijou, par l'addition des épées en  sautoir, nous annonce le trophée de notre Maçonnerie. Vous ne devez vous servir de la vôtre que pour elle , c'est-à-dire ,  pour l'équité".

( En lui donnant les Gants.)

"Nous allons procéder à votre proclamation.  Mes Frères , Chevaliers Maçons, consentez-vous due Zorobabel règne désormais sur les travaux de la Maçonnerie . Ils font tous l'acquiescement en baissant & relevant la pointe de leurs épées. On le place à la chaise qui lui est destinée, en Lui disant :  Passez , mon Frère , au Tribunal des Souverains de nos Loges. Vous servirez de pierre triangulaire à l'édifice; vous  régnerez sur les Ouvriers, comme Salomon, Adonhiram & Moabon y ont régné en commandant sur eux". Si tôt qu'il est placé, les Frères remettent leurs épées, frappent dans leurs mains trois fois, & crient trois fois Zorobabel; ensuite on commence l'instruction.

 

INSTRUCTI ON.

 

D. Frère premier Surveillant , comment vous a- t-on fait parvenir à l' éminent Grade de Chevalier de l'Épée ?

R.  J'y suis parvenu par l'humilité , la patience & les fréquentes sollicitations.

D. A qui vous adressâtes-vous ?

R. Au grand Roi.

D. Quel est votre nom ?

R.  Zorobabel

D. Votre pays ?

R. La Judée. Je suis né de parents nobles de la Tribu de juda.

D, Quel art professez-vous ?

R.  La Maçonnerie

D, Quels édifices bâtissez-vous ?

R. Des Temples & des Tabernacles.

D. Où les construisez-vous?

R . Faute de terrain nous les bâtissons dans nos cœurs.

D. Quel est  le nom d'un Chevalier Maçon?

R. Celui d'un Macon très-libre.

D. Pourquoi très libre ?

R. Parce que les Maçons qui furent choisis par Salomon pour travailler au Temple, furent déclarés libres & exempts de tout impôt, pour eux & leurs descendants. Ils eurent aussi le privilège de porter des armes. Lors de la destruction du Temple pur Nabuchodonosor ,ils furent mis  en captivité avec le peuple juif, mais la bonté du Roi Cyrus  leur donna la permission de bâtir un second Temple sous Zorobabel , & les remit en liberté. C'est depuis cette époque que nous portons le nom de Maçons libres.

D. L 'ancien Temple  était-il beau ?

R. C'était la première merveille du monde en richesse & en grandeur ; car son parvis pouvait contenir deux cents mille personnes.

D. Quel fut le principal Architecte qui construisit ce grand édifice ?

R. Dieu fût le premier, Salomon le second, & Adonhiram le troisième.

D. Qui a posé la première pierre ?

R. Salomon

D. A quelle heure fut-elle posée ?

R. Avant le lever du Soleil.

D. Pourquoi ?

R. Pour faire connaître la vigilance que nous devons avoir pour le service de l'Architecte  de l'Univers.

D. Quel ciment y employa--t on?

R. Un ciment mystique, composé de farine, de lait , d'huile & de vin.

D. Expliquez-moi le sens mystique?

R. Pour former le premier homme , l'Etre Suprême employa la douceur, la sagesse, la force & la bonté.

D. Où fut posée la première pierre ?

R. Au milieu de la chambre destinée au Sanctuaire.

D. Combien l'ancien Temple avoir-il de portes ?

R. Trois : une à l'Occident , une au Midi, et une au Nord.

D. Combien de temps subsista le Temple ?

R. 470 ans 6 mois 10 jours.

D, Sous quel Roi d'Israël fut-il détruit

R. Sous le règne de Sédécias , dernier de la race de David.

D. Que signifie la colonne Booz brisée?

R. La confusion & le mal qu'on commet lorsqu'on reçoit quelqu'un qui n'en est pas digne.

D. Pourquoi le nombre 8 est-il tant en vénération parmi les Maçons ?

R. Parce que ce nombre explique la triple essence de la Divinité , figurée par le triple triangle, par le carré de 9 & le nombre  de 3.

D. Pourquoi les chaînes des Captifs sont-elles triangulaires ?

R. Les Assyriens ayant appris que le triangle était chez eux l'emblème du nom de l'Eternel, ils firent figurer les chaînes de cette façon, pour faire plus de peine aux Captifs.

D. Pourquoi était-il défendu aux Maçons de travailler sur des édifices profanes ?

R. Pour nous apprendre à ne point fréquenter les Loges Irrégulières.

D. Quel était te plan que Cyrus donna pour le nouveau Temple ?

R. 100 coudées de profondeur, 60 de largeur, & autant de hauteur.

D. Pourquoi Cyrus ordonna-t-il qu'on coupât  les bois des forêts du Liban, & qu'on tirât les pierres des carrières de Tyr pour la construction du nouveau Temple ?

R. Parce qu'il fallait que le second Temple fût en tout semblable an premier.

D. Donnez-moi le nom du principal Architecte qui eut la direction du second Temple?

R. Bibot est son nom.

D. Pourquoi l'épée que les Ouvriers portent en travaillant?

R. C'est que pendant qu'ils travaillaient d'une main à porter les matériaux & reconstruire le Temple, comme ils étaient sujets aux incursions de leurs ennemis, ils tenaient leurs épées toutes prêtes à défendre leur ouvrage & leurs Frères.

D. Pourquoi les 70 lumières dans la Loge ?

R. En mémoire des 70 années de la captivité de Babylone.

D. Etes-vous  Chevalier de l'Epée?

R. Regardez-moi.

(Il met l'épée à la main)

D. Donnez moi le signe ?

(Pour Réponse il le fait.)

D. Donnez-moi la parole & le mot de passage ?

R. Juda, Benjamin & Libertas.

D. Donnez l'attouchement au premier Surveillant ?

( Pour réponse il le donne.)

D. Ou avez-vous travaillé ?

 R. A la réédification du second Temple.

D. Quelle heure est-il?

R. L'instant de la réédification.

 

Le Maître dit: " Mes Frères , puisque nous sommes assez heureux pour avoir rebâti le Temple du Seigneur dans sa splendeur, conservons-en la mémoire & les marques  par notre silence: il est temps de nous reposer".

"Frères premier & second Surveillant , annoncez, tant du côté du Midi que de celui du Nord que je vais fermer la Loge des Chevaliers de l'Épée".

Les deux Surveillant annoncent, chacun de son côté, que le Maître va fermer la Loge; puis le Trés-Excellent frappe sept coups, les deux Surveillants en font de même; puis le Maître dit : "La Loge est  fermée , il est permis à  chacun de se retirer".

Les Surveillants répètent. On fait les applaudissements & les acclamations ordinaires.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:10

Devoir des experts

 

Dès que la Loge de Maître est ouverte, l'expert qui est en dedans doit avertir celui qui est dehors, qu'on est à la maîtrise, afin que ce dernier examine, sur ledit grade, les frères qui se présenteront pour être admis aux travaux ; et que ceux-ci puissent, en entrant, donner à l'expert qui y est en dedans, le signe, l'attouchement et le mot de passe des Maîtres. Ces devoirs des experts sont inséparables de leur fonction ; c'est pourquoi ils doivent faire le grand d'attention à les pratiquer dans tous les grades.


Ouverture de la Loge de Maître

 

Tout étant disposés pour la maîtrise, le Respectable (c'est ainsi que le Vénérable se nomme en Loge de Maître) frappe en Maître ; les surveillants ne lui répondent de même ; ensuite le Respectable dit : 

Vénérables frères premier et second surveillants, engagez tous nos Vénérables Maîtres  de vouloir bien nous aider à ouvrir la Respectable Loge de Maître.

Le premier surveillant: Vénérables Maîtres, du côté du midi, je vous invite, de la part du Respectable, de vouloir bien lui aider à ouvrir la Loge de Maître.

Le second surveillant : Vénérable Maître, etc..

D. Vénérables surveillants, tous les frères sont-ils à l'ordre ?

R. Oui, Très Respectable.

D. Frère premier surveillant, quel est le soin qui nous rassemble ?

R. Celui de recouvrer la parole de Maître qui est perdue.

Le Respectable : s'il est ainsi, mes frères, aller au nord et au midi reconnaître tous les Maîtres que vous y trouverez. Sans doute  que par leur lumière vous recouvrerez la parole ; ensuite vous viendrez à l'Orient me la rendre.

Les surveillants vont, chacun sur leur colonne, recevoir de chaque frère, l’attouchement de Maître, sans aucun signe ; et leur donnant le baiser de paix, ils en reçoivent le mot sacré de la manière que l'ordre l'exige ; et continuant jusqu'au Respectable, ils le lui rendent par les mêmes formalités, après quoi ils retournent à leur place.

D.  Vénérables premier surveillant, à présent que la parole est retrouvée, que nous reste-t-il à faire ?

R. Tracer les plans  qui doivent servir d'exemple aux Compagnons.

D. Avec quoi devons-nous travail ?

R. Avec de la craie, une terrine et du charbon.

D. Que signifient ces trois choses.

R. Zèle, ferveur et constance.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi plein

Le Respectable : en vertu de l'heure et de l'âge, avertissez tous nos  frères, que la Respectable Loge de Maître est ouverte, et que nous allons commencer les travaux à la manière accoutumée.

Le premier surveillant : Vénérables frères, etc.

Le second surveillant : Vénérable , etc..

Lorsque les surveillants ont annoncé, le respectable et toute assemblée font le signe et les acclamations des Maîtres,; après quoi on fait des réceptions, ou l'on commence l'instruction.

 

Note : Dans tous les temps la maîtrise a été la récompense des sciences et des vertus, et on la conférait qu'aux hommes du plus grand mérite ; et lorsqu'il s'agissait de tenir ce grade, on n' épargnait  ni soins ni surveillance ; aussi est-il aisé de voir par l'ouverture qu'on vient de lire, qu'on ne pouvait jamais être surpris par les profanes, en rangeant dans cette classe les Apprentis et les Compagnons. Cette manière d'ouvrir la Loge de Maître a été suivie scrupuleusement par tous les anciens Vénérables; mais je dois avouer, à la honte des grands Maîtres Français, que beaucoup d'entre eux, ayant négligé de s'instruire des vrais statuts, s'en sont tenus aux fausses instructions dont j'ai parlé tant de fois, et dans lesquels on ne parle nullement de cette ouverture de Loge. Aussi puissent assurer que, si l'Apprentissage et le Compagnonnage méritaient d'être corrigés, la maîtrise l'exigeait d'autant plus, qu'elle est encore en France le dernier grade de la maçonnerie bleue, et celui qui renferme les plus grands symboles. Mais comme il est inutile de répéter ici ce que j'ai dit dans le cours de cet ouvrage; on peut consulter les observations sur l'ouverture des Loges, et toutes les notes répandus dans les trois grades, et juger d'après cela combien il était temps de ramener la maçonnerie à ses justes principes.

 

Le catéchisme des Maîtres

 

D. Mon frère, d'où venez-vous ?

R. Très respectable, je viens de la Chambre du milieu.

D. Qui fait-on à la  Chambre du milieu ?

R. On y honore la mémoire de notre respectable Maître Adonhiram.

D. Comment y êtes vous parvenu ?

R. Par un escalier fait en forme de vis, qui se monte par trois, cinq et sept.

D. Que signifient ces nombres ?

R. Qu'il faut trois ans pour faire un Apprenti, cinq pour un Compagnon et sept

 pour un Maître.

D. Comment vous a-t-on reçu ?

R. Comme on y reçoit les Maîtres de notre ordre, en me présentant une branche d'acacia

 

Note : on trouve dans les constitutions des religieux grecs et dont parle Jovert, que pendant le temps que les chrétiens furent prisonniers chez des infidèles, ils s'assemblaient sous différents noms, et qu'entre autres assemblées,  il y en a avait une composée des Chevaliers les plus instruits et les plus vertueux ; que lorsque l'un d'eux se présentait, le grand Maître lui donnait une branche d'acacia, en mémoire de la vraie croix qui, dit-on fut faite de ce bois. Cette branche d'acacia remplaça la branche de myrrhe que portaient les initiés de Memphis ; et je puis dire en passant, que le rameau d'or que Virgile donne à Enée pour  descendre aux enfers, a la même origine. Cependant, malgré ces vérités, qui doivent être si chères aux maçons, la plus grande partie des Maîtres ne font plus cette demande, et même ne la connaissent pas. Cela vient de ce que quelques anciens Vénérables ne l'ayant vu imprimés nulle part se sont crus en droit de n'en plus parler, ainsi que de celles que l'on retrouve dans le cours de cet ouvrage. C'est cette négligence impardonnable qui est la cause que de bons frères, à qui les derniers devoirs de citoyen ôtent le temps d'approfondir un ordre qu'ils chérissent,  ignorent une grande partie des plus beaux mystères.

 

D. Où avez-vous été reçu Maître ?

R. Dans une Loge parfaite.

D. Quels sont ceux qui composent une telle Loge ?

R. Neuf, désignés par les neuf lumières, qui sont un respectable Maître, deux Vénérables Surveillants et six Maîtres.

 

Note : il est certain que les auteurs des catéchismes imprimés jusqu'alors, n'avaient jamais entré en Loge de Maître ; car autrement, auraient-ils pu dire que ceux qui composent une telle Loge sont un Respectable Maître, deux Surveillants, deux Maîtres et deux Apprentis. Plus j'examine ces fausses instructions, plus je suis fâché, pour le bien de l'ordre, du succès qu'elles ont eu.

 

D. Comment avez-vous été reçu ?

R. En passant de l'équerre aux compas sur la tombe de notre respectable Maître Adonhiram.

 

Note : Adonhiram, mot Hébreux composé de deux autres, de Adon qui signifie seigneur, et d'Hiram, qui signifie hautesse de vie ou hauteur de vie. Il est dit Architecte du Temple, non seulement parce que  la véritable Eglise suit les plans du Dieu suprême ; mais encore, parce que les maçons sont persuadés qu'il est le souverain Maîtres de tout ; et que dans l'univers il n'y a rien qui ne soit son ouvrage ; et ainsi chaque partie servant à ses dessins, tous les êtres sensibles doivent lui rendre hommage.

 

D. Qu’ avez-vous vu lorsqu'on vous fit entrer en Loge de Maître ?

R. Il ne me fût pas permis de regarder, je n'entendis que des gémissements.

D. Qu’avez-vous remarqué après avoir été reçu ?

R. Une grande lumière dans laquelle je vis la lettre G.

D. Que signifie cette lettre ?

R. Grandeur et gloire, et ce que tout mortel doit connaître, et qui est au-dessus de vous.

D. Qui peut être au-dessus de moi qui suis maçon libre et Maître d'une Loge aussi bien composée ?

R. Dieu, parce que le G est la lettre initiale du mot God  dans beaucoup de langues (c'est-à-dire, dans l'ancien saxon, et par conséquent en anglais et flamands, ainsi qu'en allemand, etc..) et signifie l'être suprême.

D. que vous a-t-on donné en recevant Maîtres ?

R. Le secret des maçons et de la maçonnerie.

D. Donnez-moi le point parfait de votre entrée ?

R. Donnez-moi le premier, je vous donnerai le second.

D. Je regarde.

R. Je cache.

D. Et que cachez vous ?

R. Tous les secrets qui m'ont été confiées.

D. Où les cachez vous ?

R. Dans le cœur.

D. Y a-t-il une clé pour y entrer ?

R. Oui, très respectable.

D. Où les gardez vous ?

R. Dans un coffre de corail, qui ne s'ouvre et ne se ferme qu'avec des clés d'ivoire.

D. De quel métal est-elle ?

R. D'aucun. C'est la langue soumise à la raison, qui ne sait dire que du bien en l'absence comme à la présence de ceux dont elle parle.

D. Vous étiez sans doute Apprenti et Compagnon avant d'être Maître ?

R. Oui, Très Respectable, et J et B me sont connus, ainsi que la règle de trois, ce qui met la clé de toutes les Loges à ma disposition.

D.  Quelle est cette clef ?

R. La connaissance des signes, paroles et attouchements des trois grades qui m'ont été conférés.

B. Montrez-la moi ?

On fait les signes des premiers grades, puis on se met à l'ordre de Maître, en disant.

R. La voici ; vous devez la reconnaître, elle est marquée de ce qui caractérise les vrais maçons.

D. Oui, mon frère ; d'où l'avez-vous tirée ?

R. De ma bouche, et je la conserve comme ce qui m'est le plus précieux.

D. Pourquoi ces clefs vous est-elle si précieuse ?

R. Parce qu'elle m'a fait connaître la vraie lumière, et qu'en la montrant,  je puis assister aux trois premiers travaux.

D. Pourquoi la portez-vous à votre gauche ?

R. Je veux dire qu'elle accompagne mon cœur où sont renfermés les secrets de notre ordre, et qu'elle me rappelle l'attitude dans laquelle on trouva le corps de Adonhiram, dont le bras gauche était étendu, et le droit formait l'équerre en figurant le signal pectoral.

D. Qu'êtes-vous venu faire ici ?

R. Chercher la parole de Maître qui était perdue.

D. Comment la parole de Maître fut-elle perdue ?

R. Par trois grands coups.

D. Quels sont ces trois grands coups ?

R. Ce sont ceux reçu notre respectable Maître, lorsqu'il fut assassiné à la porte du Temple, par trois Compagnons scélérats qui voulurent lui arracher la parole de Maître ou la vie.

D. Comment sut-on que c'étaient des Compagnons qui avaient commis ce crime ?

R. À l'appel général qu'on fit des ouvriers, auxquels trois Compagnons ne se trouvèrent point.

D. La parole ayant été perdus, comment a-t-on pu la retrouver ?

R. Les Maîtres soupçonnant l'assassinat d'Adonhiram, et craignant qu'à Force des tourments on lui eût arraché la parole de Maître, convinrent entre eux, que le premier mot qui serait proféré en le retrouvant, leur servirait à l'avenir pour se reconnaître. Ils en fut de même du signe et de l'attouchement.

D.  Combien envoya-t-on  de Maîtres à la recherche de Adonhiram ?

R. Neuf, désigné par les neuf lumières.

D. Où trouvera-t-on le corps de notre Respectable Maître ?

R. Dans à tas de décombres d'environ 9 pieds cubes, sur lequel on avait planté une branche d'acacia.

D. À quoi devait servir ses branches ?

R. Aux traîtres pour reconnaître l'endroit où ils avaient caché le corps de Adonhiram, qu'ils se proposaient de transporter dans un lieu plus éloigné.

D. Que fit-on du corps de notre respectable Maître ?

R. Salomon le fit inhumée dans le sanctuaire du Temple, et fit mettre sur son tombeau une médaille d'or triangulaire sur laquelle était gravé Jéhovah, l'ancien mot de Maître, et qui signifie en Hébreux le nom de l'être suprême.

Note. Le triangle  a été connu des peuples les plus anciens, et a toujours signifié le premier principe et même l'auteur de la nature. Le christianisme se l'appropria pour représenter la triple essence, la triple unité du créateur, et lorsque la maçonnerie devint l'emblème de notre religion, tous les Maîtres en convinrent de porter un équilatéral. Ces figures furent le symbole, le signe du vrai Maçon Chrétiens. Au commencement et à la fin d'une action, ils doivent figurer un triangle, pour marquer qu'ils rendaient grâce à la divinité. Voilà d'où vient l'exercice de la table. Le commandant des Chevaliers, dont les constitutions des religieux grecs font mention, portaient une médaille triangulaire, dans laquelle étaient renfermés un cercle, qui au lieu de Jéhovah, représentait sans doute l'être suprême.

D. Quelle forme avait son tombeau ?

R. Il avait sept pieds de long sur cinq pieds de large, et sept de profondeur.

D. Quelles sont enfin les marques distinctives des Maîtres ?

R. Un signe, un attouchement, deux paroles, et les cinq points parfaits de la Maîtrise.

D. Donnez-moi le signe ? (pour répondre on le fait.)

D . Comment le nommez-vous ?

R. Le signe d'horreur.

D. Pourquoi ?

R. Parce qu'il marque l'horreur dont les Maîtres ne furent saisis et lorsqu'ils aperçurent le corps d'Hiram.

D. Donnez l'attouchement au frère premier ? (on obéit.  Voyez à ce sujet le attouchement de Compagnon ; il en est de même pour la parole de Maître.)

D. Donnez-lui la parole sacrée ? (on la lui donne comme l'ordre l'exige.)

D. Que signifie cette parole ?

R. La chair quitte les os.

D. Quel est le mot de passe ?

R. Sublime, surnom donné à notre respectable Maître.

Note. Pour achever de prouver combien une instruction raisonnable et juste était nécessaire pour faire revivre les anciens statuts, je ferai observer ici que depuis longtemps une infinité de maçons ne connaissaient pas ce mot, et qu'abusivement ils en disent un qu'ils n'entendaient pas point, auquel ils donnent une signification aussi hasardée qu'invraisemblable. Pour se convaincre de cela, il faut savoir que les premiers Chevaliers avaient pris pour mot de passage de Maître, le mot latin sublimis, et aussitôt que les français connurent la maçonnerie, ils prononcèrent sublime, ce qui était encore assez bien jusque-là. Mais quelques profanes voulant divulguer nos secrets, et n'ayant apparemment entendu ce mot qu'imparfaitement, écrivirent  gibelime, et dirent que cela signifiait excellence ; d'autres après, pour renchérir sur les premiers, firent imprimer Giblos, et  osèrent avancer que c'était le nom du lieu où l'on avait trouvé le corps de Adonhiram. Comme dans ce temps où le nombre de maçons peu instruits était considérable, ces assertions ridicules furent reçus avec empressement; et la vérité fut presque généralement oubliée. On est vu ailleurs comment ces catéchismes  faux et bizarres se sont accrédités. Ainsi, on peut juger de quelle utilité ces recherches doivent être vrais maçons.

D. Quels sont cinq points parfaits de la Maîtrise ?

R. Le pédestre, l'inflexion des deux genoux, la jonction des deux mains droites, le bras gauche sur l'épaule, et le baiser de paix.

D. Donnez m'en l'explication ?

R. 1. Le pédestre signifie que nous sommes toujours prêts à marcher au secours de nos frères. 2. L'inflexion des genoux que nous devons sans cesse nous humilier devant celui qui nous a donné l'être. 3. La jonction des deux mains droites, que nous devons assister nos frères, dans leurs besoins. 4. Le bras que nous leur passons sur les épaules, que nous leur devons aide et conseils, dictés par la Sagesse et la charité. 5. Enfin  le baiser de paix annonce cette douceur et cette union inaltérable qui sont la base de notre ordre.

D. Sur quoi est soutenue la Loge de Maître ?

Note. C'est ici le lieu de cette demande. Il est aisé d'en juger par les réponses que l'on doit y faire et qui ne doivent être connues que des Maîtres. La raison la plus simple et la plus forte, c'est un Apprenti ne doit connaître que la Sagesse définie par la colonne J ;  un Compagnon que la Sagesse et la Force, emblème des deux colonnes ; et que le Maître seul doit connaître la Beauté, c'est-à-dire, le prix des choses sublimes : il ne faut pas entendre non plus par le mot soutenir, que l'univers est conservée parce qu'il est beau. Les anciens Chevaliers étaient bien éloignés de penser que Dieu admirait ses ouvrages ; ils se persuadaient au contraire qu'Il ne pouvait se tromper, et que tout ce qu'Il faisait était parfait. Si les premiers auteurs qui ont écrit sur la maçonnerie, avaient eu soin de faire ressouvenir que les philosophes n'admettaient un aspirant à la Maîtrise qu'au bout de sept ans ; que cet aspirant devait employer cet espace à s'instruire de toutes les sciences utiles au genre humain, et à pénétrer autant qu'il était possible, les vérités de la nature ; et qu'alors ces Chevaliers se persuadaient qu'un homme rempli de connaissance ne pouvait s'empêcher d'admirer l'ordre et la Beauté de l'univers. Si les auteurs, dis-je, avaient fait observer tout cela, sans doute autant de Maîtres aujourd'hui ne parleraient pas de la Beauté dans le Compagnonnage et ne se repentiraient pas d'avoir cru des hommes, qui, sous  prétextes de les instruire, ont abusé de leur bonne foi.

R. Sur trois grands piliers triangulaires, nommés Sagesse, Force et Beauté.

D. Qu'est-ce qui les nomma ainsi ?

R. Salomon, Hiram, roi de Tyr, et Adonhiram Grand Architecte du Temple.

D. Pourquoi attribue-t-on la Sagesse à Salomon?

R. Parce qu'il reçut ce don de Dieu, et qu'il fut en effet le roi le plus sage de son temps.

D. Pourquoi la Force au roi de Tyr ?

R. Parce qu'il fournit à Salomon les bois et matériaux pour la construction du Temple.

D. Pourquoi la Beauté à Adonhiram  ?

R. Parce que, comme Grand Architecte du Temple, ils dessinaient les ornements qui devait embellir ce monument magnifique.

D. Ces trois grands noms de colonne ne referment-il pas quelques autres significations ?

R. Oui, Très Vénérable. La forme de ces colonnes signifie la divinité dans toute son étendue ; la Sagesse symbolise son essence ; la Force sa puissance infinie, et la Beauté exprime combien les ouvrages de Dieu sont parfaits et sublimes.

D. Quelles doivent être les qualités d'un Maître ?

R. Sagesse, Force et Beauté.

D. Comment peut-il réunir des qualités si rares ?

R. La Sagesse dans ses mœurs, la Force dans l'union avec ses frères, et la Beauté dans son caractère.

D. Y a-t-il quelques meubles précieux dans la Loge de Maître ?

R. Oui, Très Vénérable, au nombre de trois, qui sont, l'Evangile, le compas et le maillet.

D. Quel est leur signification ?

R. L'Evangile démontre la vérité, le compas la justice, et le maillet qui sert à maintenir l'ordre, nous ferait ressouvenir que nous devons avec nous devons et dociles aux leçons de la Sagesse.

D. Pourquoi les trois premiers officiers se servent-ils de maillet ?

R. Pour nous faire entendre sans cesse  que puisse que la matière rend des sons lorsqu'on la heurte, à plus forte raison l'homme, à qui Dieu a donné un cœur et de la faculté de connaître et de juger, doit-il être sensible au cri de la vertu, et rendre hommage à son créateur.

D. Comment s'appelle un Maître ?

R. Gabaoc, qui est le nom du lieu où les israélites déposèrent l'arche dans les temps de troubles.

D. Qu'est-ce que cela signifie ?

R. Que le cœur d'un maçon doit être assez pur pour être un Temple agréable à Dieu.

D. Comment s'appelle un fils de maçon ?

R. Luwton, mot anglais, qui signifie élève en architecture.

D. Quel est le privilège d'un luwton ?

R. C'est d'être reçu maçon avant tout autre.

D. Sur quoi travaillent les Maîtres ?

R. Sur la planche à tracer.

D. Où reçoivent-ils leur gage ?

R. Dans la Chambre du milieu

D. Comment voyagent les Maîtres ?

R. Sur toute la surface de la Terre.

D. Pourquoi ?

R. Pour répandre la lumière.

D. Si vous perdez un de vos frères, où le trouveriez-vous ?

R. Entre l'équerre le compas.

D. Expliquez-moi cette réponse ?

R. C'est que l'équerre le compas sont les symboles de la Sagesse et de la justice ; un bon maçon ne doit jamais s'en écarter.

D. Que feriez-vous si vous étiez en quelques dangers ?

R. Je ferai le signe de secours, en disant : à moi les enfants de la veuve.

D. Pourquoi dites-vous les enfants de la veuve ?

R. C'est qu'après la mort de notre respectable Maître, les maçons prirent soin de sa mère, qui était veuve, et dont ils se dirent les enfants, Adonhiram les ayant toujours regardés comme ses frères.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Sept ans.

D. Que signifie cet âge ?

R. Le temps que Salomon employa à construire le Temple.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi plein.

On ferme la Loge comme celle des Compagnons, il n'y a que le nom et les acclamations inchangées.

 

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:06

Tout étant disposé pour donner ce grade, le Vénérable frappe en Compagnon; les Surveillans lui répondent de même; ensuite le Vénérable dit : Frères , premier & second Surveillans,  engagez nos chers Frères, tant du côté du Midi que du Nord, de vouloir bien nous aider à ouvrir la Loge de Compagnon Maçon. Les deux Surveillans obéissent à la manière accoutumée. Après quoi le vénérable leur fait les demandes suivantes, & qui sont les seules qu'on doive faire aux deux premiers Officiers pour ouvrir cette Loge.

D. * Frères, premier Surveillant, d'où venez-vous ?

R.* Trés-Vénérable, je viens de travailler dans le Temple en qualité de Compagnon.

P. * Que venez-vous faire ici?

R. * Recevoir vos ordres & profiter de vos lumières.

D. Que devez-vous observer en qualité de premier Compagnon ?

R. Si tous les Frères sont à l'ordre. (Il observe & répond en raison de ce qu'il voit.)

D. * Pourquoi nous rassemblons-nous ?

R.* Pour nous instruire dans l'Art royal, en nous livrant à l'étude des sciences qu'il exige.

D. Quelle heure est-il ?

R. Midi plein.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Cinq ans.

Le Vénérable : En vertu de l'heure & de l'âge , avertissez nos chers frères , que la Loge de Compagnon est ouverte, & que nous allons commencer nos travaux à la manière accoutumée.

Le premier Surveillant : Mes frères du côté du Midi, &-c.

Le second Surveillant : Mes frères du côté du Nord, &c.

Lorsque le second Surveillant a fini, le Vénérable , & toute l'Assemblée , font le signe de Compagnon & les acclamations

ensuite on fait des réceptions, s'il y a des

Récipiendaires, ou sans quoi l'on commence l'instruction.

CATÉCHISME

DES COMPAGNONS.



D. Mon Frère, quel sujet vous amène?

R. Très  Vénérable , Je viens à l'assemblée des Compagnons pour recevoir vos ordres & profiter de vos lumières,

D.* Comment êtes-vous parvenu à ce grade?

R.*  Par le zèle , le travail & la prudence.

D.*  Que vous a-t-on appris en vous recevant Compagnon ?

R.*  La signification de la lettre G.

D. Que signifie cette Lettre ?

R. Géométrie , cinquième des sciences , et la plus utile à un Maçon.

D. Où avez-vous été reçu Compagnon? .

R. Dans une Loge parfaite.

D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?

R. Six, désignés par les six lumières, qui sont un Vénérable Maître , deux Surveillans , deux Maîtres & un Compagnon .

D.*  Comment vous a t-on reçu ?

R.*  En me faisant monter les sept degrés du Temple.

D.*  Que vous a-t-on donné après vous avoir reçu ?

R.*  Un signe , un attouchement & deux paroles.

D. Donnez-moi le signe ?

( Pour réponse on le fait. )

D. Comment le nommez-vous

R. Pectoral.

D.  Que signifie-t-il ?

R. Que je garde les secrets des Maçons dans le c˛ur , & que je préférerois l'avoir arraché plutôt que de les révéler aux Profanes.

D. Donnez l'attouchement au Frère second ? ( On obéit, & lorsqu'il est conforme à l'Ordre , le second Surveillant répond:)

R. I1 est juste, Très-Vénérable.

D. Dites-moi le mot sacré des Compagnons ?

( On le dit comme on l'a appris. )

D. Que signifie ce mot?

R.  La force est en Dieu. C'est le nom de la colonne qui était au Midi , près de la porte du Temple où s'assemblaient les compagnons.

D. Avez-vous travaillé depuis que vous êtes Compagnon ?

R.  Oui, Très- Vénérable, j'ai travaillé dans le Temple de Salomon.

D. Par quelle porte y êtes-vous entré

R. Par la porte de l'Occident.

D, Qu'avez- vous remarqué prés de cette porte ?

R. Deux grandes colonnes.

D. De quelle matière, étoient-elles?

R. D'airain.

D. Quelle était leur hauteur?

R. Dix-huit coudées.

D. Leur circonférence ?

R. Douze coudées .

D. De quelle épaisseur d'airain ?

R. Quatre doigts.

D. De quoi étoient-elles ornées?

R. De chapiteaux.

D. * Que soutenoient-elles.

R.* Des globes en forme de sphère, parsemés de lis &; de pommes de grenade .

D. Combien y en  avait-il ?

R. Cent & plus.

D. * Pourquoi dires-vous , cent & plus

R.* Pour marquer due les bons Maçons doivent être sans nombre.

D. * A quoi fervoit l'intérieur de ces colonnes ?

R.*  A renfermer les instruments de Géométrie & le trésor pour payer les ouvriers

D.  A qui étoit dédiée la Loge où vous  avez été reçu ?

R.  A S. Jean-Baptiste.

D. Pourquoi ?

R.  C'est que du temps des guerres de la Palestine, les Chevaliers Maçons se réunirent aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour combattre les infidèles. Comme ils s'étaient mis sous la protection de ce grand Saint , & qu'ils remportèrent la victoire , ils lui rendirent grâces à leur retour & convinrent qu'à l'avenir toutes les loges lui seraient dédiées.

D.  Dans quel endroit est située votre Loge?

R. A l'Orient de la vallée de Joraphat,  dans un lieu où règnent la paix, la vérité » & l'union.

D. Quelle forme a-telle?

R. Un carré long.

D. Quelle longueur ?

R.  De l'Orient à l'Occident;

D. Sa largeur?

R.  Du Midi au Septentrion.

D.  Sa hauteur?

R.  Des coudées sans nombre.

D. Sa profondeur ?

R.  De la surface de la terre au centre

D.  De quoi est elle couverte?

R. D'un dais céleste parsemé d'étoiles.

D.  Qui soutient un si vaste édifice?

R. » Deux grands piliers.

D.  Comment les nommez-vous ?

R.  Sagesse & Force.

D.  Expliquez-moi cela ?

R. Sagesse pour inventer, & Force pour soutenir.

grand Portique du Temple , la Houppe dentelée , les ornements extérieurs , & l'Etoile flamboyante le centre d'où part la vraie lumière.

D. * Ces ornements ne renferment - ils pas quelque moralité ?

R.  Oui , Très- Vénérable , le Pavé Mosaïque, formé de différentes pierres jointes ensemble par le ciment , marque l'union étroite qui règne entre les Maçons étant liés par la vertu; la Houppe dentelée est l'emblème de l'ornement extérieur d'une Loge par les m˛urs des Frères qui la composent ; & l'Etoile flamboyante est le symbole du Soleil de l'Univers.

D.  Avez-vous aussi des Bijoux dans votre Loge ?

R.  Oui , Très-Vénérable, an nombre  de six , dont trois mobiles , & trois immobiles.

D.  Quels sont les trois mobiles ?

R.  L'Equerre , le Niveau, & la Perpendiculaire.

D.* Pourquoi les appelez-vous mobiles?

R. * Parce qu'ils passent d'un Frère à l'autre.

D.  A quoi fervent-ils?

R.  L'Équerre sert à former des quarrés parfaits, le Niveau à égaliser les superficies , & la Perpendiculaire à élever des édifices droits sur leur base.

D.  Quels font les trois bijoux immobiles?

R. La Pierre brute, la Pierre cubique ou  aiguiser, & la Planche à tracer des Maîtres.

D.  Quel est leur usage ?

R.  La Pierre brute sert aux Apprentifs à travailler, la Pierre cubique sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils & la planche à tracer aux Maîtres pour former leurs desseins.

D. * Tous ces bijoux n'ont-ils pas quelque signification symbolique ?

Il. * Oui, Très-Vénérable ; l'Equerre nous annonce que toutes nos actions doivent être réglées sur équité ; le Niveau, que tous les hommes font égaux , & qu'il doit régner une parfaite union entre des Frères ; & la Perpendiculaire nous démontre la fiabilité de notre Ordre , étant élevé sur les vertus : la pierre bute, à laquelle travaillent les Apprentifs, est l'emblème de notre âme susceptible de bonnes ou de mauvaises impressions; la pierre cubique qui sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils, nous fait re-souvenir que ce n'est qu'en veillant fur nous-mêmes que nous pouvons nous garantir des vices ; & la Planche à tracer des Maîtres , est le bon exemple qui nous facilite la pratique des plus éminentes vertus.

D.  Combien y-a-t-il de sortes de Maçons ?

R.  De deux fortes : les Maçons de théorie, & les Maçons de pratique.

D. Quels sont les Maçons de théorie ?

R.   Ce font ceux de notre Ordre qui élèvent des Temples à la vertu, & qui creusent des cachots pour les vices.

D.  Quels font les Maçons de pratique ?

R. Ce font des Ouvriers qui construisent  des édifices matériels.

D. A quoi sert la Maçonnerie de théorie ? » Elle sert,  par ses principes & par sa morale sublime , à épurer nos m˛urs & à nous rendre utiles à l'Etat et à l'humanité.

D.*  Quelles sont les lois de la Maçonnerie ?

R.* Punir le  crime & honorer la vertu.

D. Que doit éviter un Maçon

R, L'envie , la calomnie. & l'intempérance.

D. Que doit-i1 observer ?,

R. Le silence , la prudence & la charité.

D. Pourriez-vous me dire combien il y a de points dans la Maçonnerie ?

R. Ils sont sans nombre, mais ils se réduisent à quatre principaux ; savoir, le Guttural & le Pectoral, qui nous rappellent notre obligation, ainsi qu'on l'explique en les faisant; le Manuel, qui sert â donner l'attouchement pour se reconnoître, & le Pédestre , qui nous démontre que tout bon Maçon doit marcher dans la voie de l'équité dont l'Equerre est le symbole.

D. Comment voyagent les compagnons

-R. De l'Occident au Midi, du Midi au Nord & du Nord à l'Orient.

& Que signifie cette marche ?

R.*  Qu'un Maçon doit voler au recours de ses Frères, fussent-ils aux extrémités de la terre.

'D. Où sont placés les Compagnons en Loge?

R. Au Midi, pour recevoir l'ordre des Maîtres            

D. Où font-ils payés ?

R. A la colonne B.

D.  Quel est le mot de passe des Compagnons ?

R. Schibboleth

D. Que veut dire ce mot?

R. Epi, en Hébreu; c'est le mot du guet du camp de Jephté, Capitaine des Israélites. Lorsque la Tribu d'Epraïm  se révolta,

Jephté s'empara des bords du Jourdain par lesquels Ephraïm devoit retourner ; & tous ceux qui se présentaient au passage & qui ne pouvoient prononcer le mot , était massacrés & précipités dans le fleuve.

D. Avez-vous vu votre Maître aujourd'hui ?

R. Oui , Très-Vénérable.

D. Comment était-il habillé:

R. D'or & d'azur.

D, * Que signifient ces deux mots

R.* Qu'un Maçon doit conserver la sagesse au sein des grandeurs dont il peut être revêtu.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Cinq ans.

D. Quelle heure est-il ?

R. Minuit.

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