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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 20:13

Tout en demeurant indissociable de ses origines plus lointaines, l’histoire de la Franc-maçonnerie telle que nous la connaissons aujourd’hui commence à l’aube du 18e siècle, plus précisément le 24 juin 1717, à Londres. Ce jour-là, jour de la Saint Jean-Baptiste, patron des Francs-maçons, quatre Loges de Londres décident de s’unir sous la direction d’un Grand Maître et se constituent en Grande Loge, sous le titre de "Grande Loge de Londres". La jeune Grande Loge acquiert rapidement de la considération, au point que six ans plus tard, en 1723, date de la ratification de ses premières Constitutions, elle ne compte pas moins de 45 Loges sous sa juridiction. Dès 1730, on en trouve 106 à Londres et plus de 40 en province. Vers la fin du siècle, en 1787, on dénombrait 529 Loges, sans compter, bien sûr, les Loges d’Irlande et d’Ecosse où la Franc-maçonnerie était déjà présente bien avant 1717.

A partir de 1751, se produisit un schisme qui allait diviser les Francs-maçons anglais en "Anciens" et en "Modernes". Les Anciens, qui n’avaient pas voulu adhérer à la Constitution de 1723, se référaient pour la plupart aux "landmarks" (règles, obligations) de la Loge d’York, laquelle prétendait remonter au 10e siècle. Ils créèrent donc une deuxième Grande Loge, celle des Anciens, composée en majorité d’Irlandais, pour s’opposer aux Maçons Modernes regroupés autour de la Grande Loge de Londres qui avait pris en 1738 le titre de Grande Loge d’Angleterre.

Une autre opposition se manifesta encore avec la constitution en France de degrés maçonniques, dits grades chevaleresques ou hauts grades. Cette opposition aboutit en Angleterre à la création, entre autres, de l’Ordre de Royal Arch. La naissance de ces "hauts grades" et leur diversité introduisit bientôt de nouveaux rites, dont l’application ne pouvait que contribuer à renforcer encore les divisions au sein de cette Franc-maçonnerie naissante.

La scission entre Anciens et Modernes dura jusqu’en 1813, date à laquelle l’acte de fusion des deux Grandes Loges devint officiel et la nouvelle Grande Loge se donna le titre de Grande Loge Unie des Anciens Francs-maçons d’Angleterre (aujourd’hui, Grande Loge Unie d’Angleterre). Il fut alors décidé qu’il n’y aurait que trois grades dans "l’ancienne et pure maçonnerie" (apprenti, compagnon, maître). L’Ordre de Royal Arch fut reconnu et les tenues de Chapitres pour les grades chevaleresques autorisées, mais sans qu’elles influent d’une quelconque façon sur les tenues des Loges, dites bleues, des trois premiers grades de la Franc-maçonnerie traditionnelle. Enfin, une année plus tard, en 1814, les trois Grandes Loges d’Angleterre, d’Irlande et d’Ecosse signèrent un acte d’alliance pour la pratique des trois premiers grades.

 

L’expansion

 

Dès sa naissance, la franc-maçonnerie spéculative avait trouvé dans l’ensemble de l’Europe et en Suisse, pays qui nous concerne plus particulièrement, un terrain d’expansion tout aussi favorable qu’en Angleterre. Et, une vingtaine d’années plus tard, elle se répandit comme une traînée de poudre partout dans le monde où les puissances européennes d’alors avaient des implantations militaires ou commerciales. Après avoir subi ses maladies de jeunesse, la Franc-maçonnerie moderne a réussi à se structurer un peu partout dans le monde sous forme d’obédiences nationales diverses, indépendantes les unes des autres et regroupant chacune plusieurs Loges, elles aussi indépendantes les unes des autres. Cette diversité et cet aspect mosaïque des Loges sont caractéristiques de l’esprit maçonnique qui refuse toute ingérence dogmatique et lutte depuis toujours en faveur de la liberté de pensée. Répartie dans une soixantaine de pays (d’une manière générale, les dictatures, qu’elles soient de droite ou de gauche, condamnent la Franc-maçonnerie dont les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité, par trop démocratiques, sont jugés subversifs), la Franc-maçonnerie compte actuellement, toutes obédiences confondues, plus de six millions de membres.

 

La Constitution de 1723

 

De même que toute association a ses règles et ses statuts, la Franc-maçonnerie s’est dotée depuis ses origines les plus lointaines des règlements appelés "Charges", "Devoirs" ou "Landmarks" (ces derniers n’étant transmissibles que par tradition orale) pour préserver ses adeptes de toute déviation par rapport à l’antique filiation traditionnelle dont elle procède. Les règlements et constitutions des Loges sont d’ordre administratif et règlent la conduite morale du Franc-maçon en Loge, conduite qui rejaillit bien sûr sur sa vie profane. En revanche, le Livre de la Loi sacrée (généralement la Bible) qui figure avec l’équerre et le compas sur l’autel du Vénérable, est d’ordre initiatique et symbolise la lumière vers laquelle tend la quête spirituelle du Franc-maçon. Les premiers règlements ou constitutions auxquels se réfère aujourd’hui la Franc-maçonnerie moderne sont les Constitutions dites d’Anderson, rédigées en 1721 par le théologien James Anderson et le physicien Théophile Désaguliers, tous deux cofondateurs de la Grande Loge de Londres en 1717. Elles furent ratifiées le 17 janvier 1723 par le duc de Wharton, alors Grand Maître de la Grande Loge de Londres. S’il paraît évident qu’à la lecture certains passages de ces Constitutions peuvent aujourd’hui prêter à sourire par leur côté vieillot, reflet d’une époque ou régnaient encore en Europe des relents d’absolutisme et d’Inquisition, il faut reconnaître que leur teneur reste très "progressiste" pour l’époque et traduit assez bien les idées fondamentales de la Franc-maçonnerie. Il faut en les lisant s’attacher à l’esprit et non à la lettre. C’est d’ailleurs pour cette raison que ces Constitutions font aujourd’hui encore référence dans les Loges du monde entier, bien que chaque obédience réactualise régulièrement ses propres règlements et constitutions. A titre de comparaison et pour illustrer ce qui précède, nous faisons suivre le texte original des Constitutions de 1723 par celui des Principes maçonniques généraux de la Constitution de la Grande Loge Suisse Alpina, édition de 1999. Les obligations d’un Franc-maçon, extraites des anciennes archives des Loges, au-delà des mers, et celles d’Angleterre, d’Ecosse et d’Irlande, à l’usage de Loges de Londres , pour être lues en faisant de nouveaux Frères ou quand le Maître l’ordonnera.

Concernant Dieu et la religion
Du Magistrat civil, suprême et subordonné
Des Loges
Des Maîtres, Surveillants, Compagnons et Apprentis
De la Direction du métier pendant le travail
De la Conduite, à savoir :

 

1. Dans la Loge quand elle est constituée.

2. Après la fermeture de la Loge et avant le départ des Frères.

3. Quand les Frères se rencontrent sans présence étrangère mais hors d’une Loge constituée.

4. En présence d’étrangers non maçons.

5. Chez vous et dans votre entourage.

6. Envers un Frère étranger.

 

Concernant Dieu et la Religion

 

Un Maçon est obligé de par sa tenure d’obéir à la loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux. Mais quoique dans les temps anciens les Maçons fussent tenus dans chaque pays d’être de la religion, quelle qu’elle fût, de ce pays ou de cette nation, néanmoins il est maintenant considéré plus expédient de seulement les astreindre à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord, laissant à chacun ses propres opinions ; c’est-à-dire d’être hommes de bien et loyaux ou hommes d’honneur et de probité, quelles que soient les dénominations ou confessions qui aident à les distinguer ; par suite de quoi, la Maçonnerie devient le centre d’union et le moyen de nouer une véritable amitié sincère entre des personnes qui n’auraient pu que rester perpétuellement étrangères. (Traduction de Maurice Paillard)

 

Du magistrat civil suprême et subordonné

 

Un Maçon est un paisible sujet à l’égard des pouvoirs civils, en quelque lieu qu’il réside ou travaille, et ne doit jamais être mêlé aux complots et conspirations contre la paix et le bien-être de la nation, ni manquer à ses devoirs envers les magistrats inférieurs ; car la Maçonnerie a toujours pâti de la guerre, de l’effusion de sang et du désordre ; aussi les anciens rois et princes ont toujours été fort disposés à encourager les Frères, en raison de leur caractère pacifique et de leur loyauté par lesquels ils répondaient en fait aux chicanes de leurs adversaires et défendaient l’honneur de la Fraternité qui fut toujours florissante dans les périodes de paix. Aussi, si un Frère devenait rebelle envers l’Etat, il ne devrait pas être soutenu dans sa rébellion, quelle que soit la pitié que puisse inspirer son infortune ; et s’il n’est convaincu d’aucun autre crime, bien que la loyale Confrérie ait le devoir et l’obligation de désavouer sa rébellion, pour ne provoquer aucune inquiétude ni suspicion politique de la part du gouvernement au pouvoir, il ne peut pas être chassé de la Loge et ses relations avec elle demeurent indissolubles.

 

Des Loges

 

Une Loge est un lieu où les Maçons s’assemblent pour travailler : d’où le nom de Loge qui est donné à l’assemblée ou à la société de Maçons régulièrement organisée, et l’obligation pour chaque Frère d’appartenir à l’une d’elles et de se soumettre à ses règlements particuliers ainsi qu’aux règlement généraux. La Loge est soit particulière, soit générale ou Grande Loge. Dans les temps anciens, aucun Maître ou Compagnon ne pouvait s’en absenter, spécialement lorsqu’il y avait été convoqué, sans encourir une sévère censure, à moins que le Maître ou les Surveillants n’aient constaté qu’il en avait été empêché par une impérieuse nécessité. Les personnes admises comme membres d’une Loge doivent être des hommes bons et loyaux, nés libres, ayant l’âge de la maturité d’esprit et de la prudence, ni serfs, ni femmes, ni hommes immoraux ou scandaleux, mais de bonne réputation.

 

Des Maîtres, Surveillants, Compagnons et Apprentis

 

Toute promotion parmi les Maîtres Maçons est fondée uniquement sur la valeur réelle et sur le mérite personnel ; afin que les seigneurs puissent être bien servis, que les Frères ne soient pas exposés à l’humiliation et que l’Art royal ne soit point décrié : pour cela aucun Maître ou Surveillant n’est choisi à l’ancienneté, mais bien pour son mérite. Il est impossible de dépeindre ces choses par écrit, chaque Frère doit rester à sa propre place et les étudier selon les méthodes particulières de cette Confrérie. Tout ce que les candidats peuvent savoir c’est qu’aucun Maître n’a le droit de prendre un Apprenti s’il n’a pas un travail suffisant à lui fournir et s’il n’est pas un jeune homme parfait ne souffrant d’aucune mutilation ou tare physique qui puisse l’empêcher d’apprendre l’Art et de servir le seigneur de son Maître et de devenir un Frère, puis un Compagnon en temps voulu après avoir durant le nombre d’années fixé par la coutume du pays ; et s’il n’est issu de parents honnêtes ; ceci afin qu’après avoir acquis les qualités requises il puisse parvenir à l’honneur d’être le Surveillant, puis le Maître de la Loge, le Grand Surveillant et enfin, selon son Mérite, le Grand Maître de toutes les Loges. Nul Frère ne peut être Surveillant avant d’avoir passé le degré de Compagnon ; ni Maître avant d’avoir occupé les fonctions de Surveillant ; ni Grand Surveillant avant d’avoir été Maître d’une Loge, ni Grand Maître s’il n’a pas été Compagnon avant son élection. Celui-ci doit être, en outre, de noble naissance ou gentilhomme de bonnes manières ou quelque savant éminent ou quelque architecte distingué ou quelque autre homme de l’Art d’une honnête ascendance et jouissant d’une grande estime personnelle dans l’opinion des Loges. Et afin de pouvoir s’acquitter le plus utilement, le plus aisément et le plus honorablement de son office, le Grand Maître détient le pouvoir de choisir son propre Député Grand Maître qui doit être alors ou avoir été précédemment le Maître d’une Loge particulière et qui a le privilège d’agir comme le ferait le Grand Maître lui-même, son Commettant, sauf quand le dit Commettant est présent ou qu’il manifeste son autorité par une lettre.

Ces administrateurs et gouverneurs, supérieurs et subalternes de la Loge ancienne, doivent être obéis dans leurs fonctions respectives par tous les Frères, conformément aux Anciennes Obligations et Règlements, en toute humilité, révérence, amour et diligence.

 

De la direction du métier pendant le travail

 

Tous les Maçons travailleront honnêtement pendant les jours ouvrables afin de profiter honorablement des jours de fête ; et l’horaire prescrit par la loi du pays ou fixé par la coutume sera respecté.

Le Compagnon Maçon le plus expert sera choisi ou délégué en qualité de Maître ou Surintendant des travaux du seigneur ; ceux qui travaillent sous ses ordres l’appelleront Maître. Les ouvriers doivent éviter tout langage déplacé, et ne point se donner entre eux de sobriquets désobligeants, mais s’appeler Frère ou Compagnon ; et se conduire avec courtoisie à l’intérieur de la Loge.

Le Maître, confiant en son habileté, entreprendra les travaux du seigneur aussi raisonnablement que possible et tirera parti des matériaux comme s’ils étaient à lui, ne donnant à aucun Frère ou Apprenti plus que le salaire qu’il mérite vraiment.

Les Maîtres et les Maçons recevant chacun leur juste salaire seront fidèles au seigneur et achèveront leur travail consciencieusement, qu’il soit à la tâche ou à la journée ; et ils n’effectueront pas à la tâche l’ouvrage qu’on a l’habitude de faire à temps. Nul ne se montrera envieux de la prospérité d’un Frère ni ne le supplantera, ni ne l’écartera de son travail s’il est capable de le mener à bien ; car personne ne peut achever le travail d’autrui, à l’avantage du seigneur, sans être parfaitement au courant des projets et conceptions de celui qui l’a commencé. Quand un Compagnon Maçon est désigné comme Surveillant des travaux sous la conduite du Maître, il sera équitable tant à l’égard du Maître que des Compagnons, surveillera avec soin le travail en l’absence du Maître dans l’intérêt du seigneur ; et ses Frères lui obéiront. Tous les Maçons employés recevront leur salaire uniment, sans murmure ni révolte, et ne quitteront pas le Maître avant l’achèvement du travail. On instruira un Frère plus jeune dans le travail pour que les matériaux ne soient point gâchés par manque d’expérience et pour accroître et consolider l’amour fraternel.

On n’utilisera dans le travail que les outils approuvés par la Grande Loge.

Aucun manœuvre ne sera employé aux travaux propres à la Maçonnerie ; et les Francs-maçons ne travailleront pas avec ceux qui ne sont pas francs, sauf nécessité impérieuse ; et ils n’instruiront ni les manœuvres ni les maçons non acceptés, comme ils instruiraient un Frère ou un Compagnon.

 

De la conduite, savoir :

Dans la Loge quand elle est constituée

Vous ne devez pas tenir de réunions privées, ni de conversations à part sans autorisation du Maître, ni parler de choses inopportunes ou inconvenantes ; ni interrompre le Maître, ou les Surveillants ni aucun Frère parlant au Maître : ne vous conduisez pas non plus de manière ridicule ou bouffonne quand la Loge traite de choses sérieuses et solennelles ; et sous aucun prétexte n’usez d’un langage malséant ; mais manifestez à votre Maître, à vos Surveillants et à vos Compagnons la déférence qui leur est due et entourez-les de respect.

Si quelque plainte est déposée, le Frère reconnu s’inclinera devant le jugement et la décision de la Loge, qui est le seul juge compétent pour tous ces différents (sous réserve d’appel devant la Grande Loge), et c’est à elle qu’il doit être déféré, à moins que le travail d’un seigneur ne risque d’en souffrir, dans lequel cas, il serait possible de recourir à une procédure particulière ; mais les affaires maçonniques ne doivent jamais être portées en justice, à moins d’absolue nécessité dûment constatée en Loge.

 

Après fermeture de la Loge et avant le départ des Frères

 

Vous pouvez jouir d’innocents plaisirs, vous traitant réciproquement selon vos moyens, mais en évitant tout excès et en n’incitant pas un Frère à manger ou à boire plus qu’il n’en a envie, en ne le retenant pas lorsque ses affaires l’appellent, en ne disant et en ne faisant rien d’offensant ou qui puisse interdire une conversation libre et aisée ; car cela détruirait notre harmonie, et ruinerait nos louables desseins. C’est pourquoi aucune brouille ni querelle privée ne doit passer le seuil de la Loge, et moins encore quelque querelle à propos de la religion, des nations ou de la politique car comme Maçons nous sommes seulement de la religion mentionnée ci-dessus ; nous sommes aussi de toutes nations, idiomes, races et langages et nous sommes résolument contre toute politique comme n’ayant jamais contribué et ne pouvant jamais contribuer au bien être de la Loge. Cette obligation a toujours été strictement prescrite et respectée ; surtout depuis la Réforme en Grande-Bretagne, ou la séparation ou la sécession de ces nations de la communion de Rome. Quand les Frères se rencontrent sans présence étrangère, mais hors d’une Loge constituée
Vous devez vous saluer réciproquement de manière courtoise, comme on vous l’enseignera, vous appelant mutuellement Frère, échangeant librement les instructions que vous jugerez utiles, sans être vus ni entendus, sans prendre de pas l’un sur l’autre, ni manquer aux marques de respect qui seraient dues à un Frère, s’il n’était pas Maçon : car quoique les Maçons en tant que Frères soient tous sur un pied d’égalité, la Maçonnerie ne prive pas un homme des honneurs auxquels il avait droit auparavant ; bien au contraire, elle ajoute à ces honneurs, spécialement lorsqu’il a bien mérité de la Fraternité qui se plaît à honorer ceux qui le méritent et à proscrire les mauvaises manières.

 

En présence d’étrangers non maçons

Vous serez circonspects dans vos propos et dans votre comportement, pour que l’étranger le plus perspicace ne puisse découvrir ni deviner ce qu’il ne doit pas connaître, et vous aurez parfois à détourner la conversation et à la conduire prudemment pour l’honneur de la véritable Fraternité.

 

Chez vous et dans votre entourage

Vous devez agir comme il convient à un homme sage et de bonnes mœurs ; en particulier n’entretenez pas votre famille, vos amis et voisins des affaires de la Loge, etc., mais soyez particulièrement soucieux de votre propre honneur, et de celui de l’ancienne Fraternité, ceci pour des raisons qui n’ont pas à être énoncées ici. Ménagez aussi votre santé en ne restant pas trop tard ensemble ou trop longtemps dehors, après les heures de réunion de la Loge ; et en évitant les excès de chair ou de boisson, afin que vos familles ne souffrent ni désaffection ni dommage, et que vous-même ne perdiez votre capacité de travail.

 

Envers un Frère étranger

Vous devez l’éprouver consciencieusement de la manière que la prudence vous inspirera, afin de ne pas vous en laisser imposer par un imposteur ignorant, que vous devez repousser avec mépris et dérision, en vous gardant de lui dévoiler la moindre connaissance.

Mais si vous le reconnaissez comme un Frère authentique et sincère, vous devez lui prodiguer le respect qu’il mérite ; et s’il est dans le besoin, vous devez le secourir si vous le pouvez, ou lui indiquer comment il peut être secouru : vous devez l’employer pendant quelques jours ou le recommander pour qu’on l’emploie.

Vous n’êtes pas obligé de faire plus que vos moyens ne vous le permettent mais seulement dans des circonstances identiques, de donner la préférence à un Frère pauvre, qui est un homme bon et honnête, avant toute autre personne dans le besoin. Enfin, toutes ces Obligations doivent être observées par vous, de même que celles qui vous seront communiquées d’autre manière ; cultivez l’amour fraternel, fondement et clé de voûte, ciment et gloire de cette ancienne Fraternité, repoussez toute dispute et querelle, toute calomnie et médisance, ne permettez pas qu’un Frère honnête soit calomnié, mais défendez sa réputation, et fournissez-lui tous les services que vous pourrez, pour autant que cela soit compatible avec votre honneur et votre sûreté, et pas au-delà. Et si l’un d’eux vous fait tort, vous devez recourir à votre propre Loge ou à la sienne, ensuite vous pouvez en appeler à la Grande loge en assemblée trimestrielle, et ensuite à la grande loge annuelle, selon l’ancienne et louable coutume de nos ancêtres dans chaque nation ; n’ayez jamais recours à un procès en justice avec des profanes ou vous inciter à mettre un terme rapide à toutes procédures, ceci afin que vous puissiez vous occuper des affaires de la Maçonnerie avec plus d’alacrité et de succès ; mais en ce qui concerne les Frères ou Compagnons en procès, le Maître et les Frères doivent offrir bénévolement leur médiation, à laquelle les Frères en opposition doivent se soumettre avec gratitude ; et si cet arbitrage s’avère impraticable, ils doivent alors poursuive leur procès ou procédure légale, sans aigreur ni rancune (contrairement à l’ordinaire) en ne disant et en ne faisant rien qui puisse altérer l’amour fraternel, et les bonnes relations doivent être renouées et poursuivies ; afin que tous puissent constater l’influence bienfaisante de la Maçonnerie, ainsi que tous les vrais Maçons l’ont fait depuis le commencement du monde et le feront jusqu’à la fin des temps.

Cette Constitution fut par la suite remaniée deux fois. La première se fit lors de la réédition de 1738, quand la Grande Loge de Londres, devenue Grande Loge d’Angleterre, se trouvait en bute à l’opposition des "Anciens" Maçons. Cette opposition ne s’organisera vraiment qu’en 1751, le 17 juillet, lorsque des Francs-maçons irlandais, refusés par la Grande Loge d’Angleterre, créèrent la Grande Loge des Anciens. Devant ces oppositions montantes, Anderson s’attacha à mieux préciser son texte, surtout en ce qui concerne l’article premier.

 

Article premier, remanié en 1738 :

 

Un Maçon est obligé, de par sa tenure, d’observer la Loi morale, en tant que vrai Noachite ; et s’il comprend bien le métier, il ne sera jamais athée stupide ni libertin irréligieux ni n’agira à l’encontre de sa conscience. Dans les temps anciens, les Maçons chrétiens étaient tenus de se conformer aux coutumes chrétiennes de chaque pays où ils voyageaient ou travaillaient. Mais la Maçonnerie existant dans toutes les nations, même de religions diverses, ils sont maintenant seulement tenus d’adhérer à cette religion sur laquelle tous les hommes sont d’accord (laissant à chaque Frère ses propres opinions) c’est-à-dire d’être hommes de bien et loyaux, hommes d’honneur et de probité, quels que soient les noms, religions ou confessions qui aident à les distinguer. Car tous s’accordent sur les trois grands articles de Noé, assez pour préserver le ciment de la Loge. Ainsi la Maçonnerie est leur Centre d’union, et l’heureux moyen de concilier des personnes qui autrement n’auraient pu que rester perpétuellement étrangères.

Entre 1723 et cette nouvelle rédaction de 1738, d’autres modifications étaient intervenues dans l’évolution de la Maçonnerie, notamment l’apparition du système à trois degrés. Auparavant, il n’était question que des deux degrés d’Apprenti entré et de Compagnon de métier. Il n’y avait de Maître que celui de la Loge (l’actuel Vénérable). Le degré de Maître, séparé de la fonction de Maître de la Loge, apparut en 1725. Par la suite, la légende de la mort d’Hiram, propre à ce troisième degré, prendra le pas dans les rituels sur celle de Noé qui disparaîtra progressivement. C’est d’ailleurs cette allusion à Noé et aux Noachites, que l’on retrouve dans la nouvelle édition de 1738 et qui ressemble assez bien à une concession faite aux Anciens par Anderson.

L’allusion à Noé est en effet très ancienne et on la rencontre déjà dans le manuscrit Regius daté de 1390, au passage relatif à la construction de la Tour de Babel. Noé et les Noachites ont également survécu, bien que sous influence prussienne, dans la légende du 21e degré, Noachite ou Chevalier Prussien, du Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA). Le troisième remaniement des Constitutions d’Anderson intervint en 1813, à la fin de la querelle des Anciens Maçons et des Modernes, qui se concrétisa par la fusion des deux Grandes Loges antagonistes sous l’appellation de Grande Loge Unie d’Angleterre. L’article premier de cette nouvelle Constitution fait une large concession aux Anciens en prenant une tournure nettement déiste, ce qui n’a pas été du goût de tous les Maçons à l’époque et qui reste d’ailleurs toujours sujet à controverses. C’est pourquoi, quand on parle de Constitution en Maçonnerie, on pense généralement 1723.

 

Article premier, remanié en 1813 :

 

Un Maçon est obligé, de par sa tenure, d’obéir à la loi morale et s’il comprend bien l’Art, il ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux. De tous les hommes, il doit le mieux comprendre que Dieu voit autrement que l’homme, car l’homme voit l’apparence extérieure, alors que Dieu voit le cœur. Un Maçon est par conséquent particulièrement astreint à ne jamais agir à l’encontre des commandements de sa conscience. Quelle que soit la religion de l’homme ou sa manière d’adorer, il n’est pas exclu de l’Ordre, pourvu qu’il croie au glorieux Architecte du ciel et de la terre et qu’il pratique les devoirs sacrés de la morale. Les Maçons s’unissent aux hommes vertueux de toutes les croyances dans le lien solide et agréable de l’amour fraternel, on leur apprend à voir les erreurs de l’humanité avec compassion et à s’efforcer, par la pureté de leur propre conduite, de démontrer la haute supériorité de la foi particulière qu’ils professent

Pour revenir à l’esprit du texte de 1723 et mettre en évidence son caractère éminemment "progressiste" pour l’époque, nous vous invitons à le comparer avec les Principes généraux de l’actuelle Constitution (édition de 1999) de la Grande Loge Suisse Alpina.

 

Le manuscrit Regius

 

Les anciennes confréries de bâtisseurs du moyen âge, qui réunissaient les "francs-mestiers" du bâtiment, étaient constituées d’hommes libres, c’est-à-dire bénéficiant de franchises fiscales et exemptions de corvées accordées par le pouvoir royal, d’où le terme de francs-maçons qui signifie en réalité "maçons libres". Ce terme de maçon libre ou "freemason" est attesté en Angleterre dès 1376. On le retrouve également dans les manuscrits médiévaux appelés "Old Charges" ou "Anciens Devoirs", tels que le Regius et le Cooke.

Le Regius se présente sous la forme d’un long poème, rédigé en vieil anglais, probablement vers 1390, et mentionné pour la première fois en 1670, dans un inventaire de la bibliothèque John Theyer qui fut vendue à Robert Scott en 1678. Par la suite, le manuscrit devint la propriété de la Bibliothèque royale, d’où son nom de Regius, jusqu’en 1757, quand le roi George II d’Angleterre en fit don au British Museum.

Le manuscrit Cooke se présente comme une version parallèle du Regius écrite en prose. Il serait daté du début du 15e siècle, approximativement entre 1410 et 1425. Les textes de ces manuscrits traitent de l’art de la géométrie, science à la fois divine et terrestre, dont l’application par métier se nomme "franc-maçonnerie". Ils donnent également des règles de conduite et des devoirs à respecter par les gens de métier, les "francs-maçons", envers la confrérie, la société humaine, la religion et l’Etat.

La première partie du Regius traite de l’art de la géométrie et de l’origine de son métier, la Franc-maçonnerie, dont il attribue la fondation au mathématicien grec Euclide qui vivait à Alexandrie, en Egypte, au 3e siècle avant notre ère. En voici un extrait relatant justement cette fondation par Euclide:

On thys maner, throz good wytte of gemetry,
Bygan furst the craft of masonry :
The clerk Euclyde on thys wyse hyt fonde,
Thys craft of gemetry yn Egypte londe.
Yn Egypte he tawzhte hyt ful wyde,
Yn dyvers londe on every syde ;
Mony erys afterwarde, y understonde,
Zer that the craft com ynto thys londe

Ainsi, du noble art de géométrie,
Naquit le métier de maçonnerie:
L’a fondé de cette façon le clerc Euclide,
Cet art de géométrie au pays d’Egypte.
Il l’enseigna dans chaque contrée de l’Egypte
Et dans nombre de pays, loin des pyramides;
Des années durant, d’après ce que j’ai compris,
Avant que ce métier ne parvienne au pays*.

Le manuscrit se poursuit par le récit, toujours en vers, de l’introduction de la Franc-maçonnerie en Angleterre sous le règne du roi Athelstane, puis par une énumération des Devoirs du Franc-maçon en quinze articles et quinze points, qui reflètent déjà l’idéal de perfection morale de la Franc-maçonnerie moderne. Il passe ensuite au récit mythique des Quatre Couronnés (Quatuor Coronati) et à celui de la construction de la Tour de Babel ; il continue par la présentation des sept arts libéraux (grammaire, dialectique, rhétorique, musique, astronomie, arithmétique et géométrie) qui constituaient à l’époque les bases de la connaissance, puis se prolonge par des recommandations sur la messe et la manière de se comporter à l’église et se termine enfin par une instruction sur les bonnes manières.

 

 Les légendes maçonniques

 

La Tour de Babel

 

Le manuscrit Regius (1390) relate ainsi l’édification et la destruction de la Tour de Babel :

Ecoutez ce que j’ai lu,
Que beaucoup d’années après, à grand effroi
Le déluge de Noé eut déferlé,
La Tour de Babel fut commencée,
Le plus gros ouvrage de chaux et de pierre,
Que jamais homme ait pu voir ;
Si long et si large on l’entreprit,
Que sa hauteur faisait sept miles d’ombre,
Le roi Nabuchodonosor le fit construire
Aussi puissant pour la défense des hommes,
Que si un tel déluge survînt,
Il ne pourrait submerger l’ouvrage ;
Parce qu’ils avaient un orgueil si fier, avec grande vantardise
Tout ce travail fut ainsi perdu ;
Un ange les frappa en diversifiant leurs langues,
Si bien qu’ils ne se comprenaient plus jamais l’un l’autre.
(Traduction de Mme E.M. de Carlo)

Ce passage du Regius fait allusion à une lointaine tradition mythique qui ferait remonter la Maçonnerie à Noé, dont les descendants, oublieux de la promesse faite par Dieu au patriarche, pècheront par orgueil. Cette ancienne légende, qui semble avoir précédé celle de la mort d’Hiram dans l’ancienne tradition maçonnique, aurait été reprise vers le milieu du 18e siècle dans le grade de Noachite, 21e degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, dont voici la légende :

"Les descendants de Noé, malgré l’arc-en-ciel qui était le signe de réconciliation que Dieu avait donné aux hommes et par lequel il les assurait qu’il ne se vengerait plus d’eux, résolurent de construire une tour assez élevée pour se mettre à l’abri de la vengeance divine. Dix ans après qu’ils eurent jeté les bases de cet édifice, Dieu aperçut l’orgueil des hommes et descendit sur terre pour confondre leur projet en jetant la confusion dans les langues des ouvriers. C’est pour cette raison qu’on appelle cette Tour, Babel, qui signifie confusion mais dont le sens originel est Porte du Ciel et, en akkadien, Porte des dieux. Quelque temps plus tard, le roi Nemrod y fonda une ville qui fut appelée Babylone, c’est-à-dire enceinte de la confusion." (Récit tiré du "Mutus Liber Latomorum", Le Livre Muet des Francs-maçons, édité en 1993 par J.C. Bailly, Paris.) Le mot sacré de ce grade est assez significatif, puisqu’il se compose des trois initiales S.C.J. qui correspondent aux noms des trois fils de Noé, Sem, Cham et Japhet, considérés comme les ancêtres mythiques des races humaines actuelles.

 

Les Quatre Couronnés

 

La légende des quatre martyrs couronnés, ou Quatuor Coronati, repose sur une confusion, ce qui toutefois n’enlève rien à la qualité évocatrice de cette légende.

"Sous l’empereur Romain Dioclétien, cinq maçons tailleurs de pierre, qui avaient refusé d’exécuter la statue d’une divinité païenne, sont condamnés à mort. A peu de temps près, quatre soldats ayant refusé d’encenser l’autel d’Esculape, sont également condamnés à la peine capitale. Les neufs condamnés seront exécutés le même jour et inhumés dans la même sépulture. En 310, le pape Melchiade donne aux quatre soldats le titre de Quatuor Coronati. Ils seront plus tard confondus avec les tailleurs de pierre, leurs compagnons de supplice, et deviendront les protecteurs du métier de la construction." (Récit repris de "La Franc-maçonnerie", Paul Naudon, éditions PUF, coll. Que sais-je, Paris 1984.)

 

Quant au Regius (1390), voici ce qu’il en dit :

 

"… ces quatre saints martyrs,
Qui dans ce métier furent tenus en grand honneur,
Ils étaient aussi bons maçons qu’on puisse trouver sur terre,
Sculpteurs et imagiers, ils étaient aussi,
Car ils étaient des ouvriers d’élite,
L’empereur les tenait en grande estime ;
Il désira qu’ils fissent une statue
Qu’on vénérerait en son honneur ;
En son temps, il possédait de tels monuments,
Pour détourner le peuple de la loi du Christ.
Mais eux demeuraient fermes dans la loi du Christ,
Et dans leur métier sans compromis ;
Ils aimaient bien Dieu et tout son enseignement,
Et s’étaient voués à son service pour toujours.
En ce temps-là, ils furent des hommes de vérité,
Et vécurent droitement dans la loi de Dieu ;
Ils n’entendaient point fabriquer des idoles,
Quelque bénéfice qu’ils puissent en retirer,
Ni prendre cette idole pour leur Dieu,
Ils refusèrent de le faire, malgré sa colère ;
Car ils ne voulaient pas renier leur vraie foi,
Et croire à sa fausse loi,
L’empereur les fit arrêter sans délai,
Et les mit dans un profond cachot ;
Plus cruellement il les y punissait,
Plus ils se réjouissaient dans la grâce de Dieu,
Alors, quand il vit qu’il ne pouvait plus rien,
Il les laissa alors aller à la mort ;
Celui qui voudra, trouvera dans le livre
De la légende des saints,
Les noms des quatre couronnés.
Leur fête est bien connue,
Le huitième jour après la Toussaint."
(Traduction de Mme E.M. de Carlo.)

 

La légende de la mort d’Hiram

 

Cette légende étant directement liée au rite de passage à la maîtrise ou 3e degré de la Franc-maçonnerie, nous nous bornerons, et cela bien qu’elle ait été maintes fois publiée dans son intégralité, à n’en présenter que quelques données essentielles, pour éviter une banalisation de ce rite de passage pouvant nuire à sa force évocatrice.

 "Maître Hiram, architecte du Temple de Salomon, avait des milliers d’ouvriers sous ses ordres. Pour éviter toute confusion et pouvoir les distinguer entre eux selon leurs capacités et leur mérite, il les divisa en trois classes ou degrés : apprentis, compagnons et maîtres. Il donna à chacun d’eux les mots, signes et attouchements correspondant à leur degré, de manière que l’on puisse les reconnaître et qu’ils puissent eux-mêmes se reconnaître entre eux et faire valoir leur droit au salaire dû à leur rang. Trois Compagnons, désireux de connaître les signes et mots secrets des Maîtres pour accéder à un salaire supérieur, résolurent de l’obtenir d’Hiram par la menace, et au besoin par la force. Hiram refusa et mourut sous les coups successifs des trois renégats. Il fut retrouvé gisant sous un tertre sur lequel avait germé un acacia." L’acacia, qui reste toujours vert, est perçu comme le symbole de l’immortalité qui, dans le cas de la légende d’Hiram, peut s’interpréter de différentes manières, suivant les convictions religieuses ou philosophiques de chacun.

 

 

   GLSA  

 

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:30

Frédéric Vauth : Quelle est l’origine du Grand Orient des États-Unis ?
John Slifko : À l’origine, le constat de nombreux frères découragés par une certaine bureaucratie obédientielle et l’immobilisme du système. Ces frères ont décidé de s’intéresser à ce qui se faisait ailleurs, de découvrir un autre pan de l’histoire maçonnique de redécouvrir leurs origines, l’histoire maçonnique. Ceci ne s’est pas fait en un jour, les idées se sont précisées peu à peu, des tentatives, des expériences ont été menées ici ou là amenant finalement au Grand Orient des USA. Si la maçonnerie libérale et traditionnelle, mixte ou féminine, était représentée aux États-Unis sa composante masculine américaine n’existait pas. Ce courant maçonnique si important en Europe et sur d’autres continents a désormais sa version américaine.

F.V. : Quelle actualité pour le Grand orient des USA ?
J.S. : Sans conteste la signature d’un traité d’amitié avec le Grand Orient de France a été une étape importante pour nous ainsi que la réception de patentes concernant le Rite Moderne et le Rite Écossais Ancien et Accepté sans oublier les ordres de Sagesse du Rite Français.

F.V. : Quels sont les rituels pratiqués, ou pouvant être pratiqués au sein du Grand Orient des USA ?
J.S. : C’est dans un premier temps le Rite Moderne (rite français moderne rétabli) et le Rite Écossais Ancien et Accepté, mais un rite américain spécifique est aussi à l’étude. Notre Grand Orient souhaite que ces rituels soient pratiqués avec la même rigueur, le même respect de la Tradition qu’en Europe. Une fois ces rituels établis nous souhaitons également nous intéresser au Rite de Salomon, pratiqué au Canada par Oitar, mais aussi au Rite Rectifié qui a toujours suscité un grand intérêt ici. Pour nos frères américains ces rituels sont non seulement intellectuellement motivants grâce aux planches, mais aussi esthétiquement très plaisants.

F.V. : Quels seront les spécificités de ce rite encore à l’étude ?
J.S. : C’est un rituel qui permettrait de retourner à l’essentiel, de capturer les enseignements et l’esthétique des rituels tels qu’ils étaient pratiqués à l’origine en Europe.

F.V. : Quelle politique pour les hauts grades ?
J.S. : Dans un premier temps, bien sur, nous allons nous consacrer aux loges symboliques. Mais nous avons reçu les ordres de Sagesse du Grand Chapitre Général du Grand Orient de France et nous allons les transmettre aux États-Unis. Le premier chapitre devrait ouvrir en 2009 à Los Angeles.

F.V. : Et le Rite Écossais ?
J.S. : Nous sommes bien sur très intéressés, mais sommes encore seulement à l’étape du projet et des premiers contacts.

F.V. : Quels sont les relations du GO USA avec les autres organisations maçonniques américaines ?
J.S. : Les relations sont excellentes et très constructives avec les obédiences « libérales » : la fédération américaine du droit Humain, le Georges Washington Union, Les loges américaines du Grand Orient de France sans oublier nos soeurs des Grandes Loges féminines de Belgique aux États-Unis et nos soeurs de la Grande Loge Féminine de France au Canada. Ces relations sont bien sur notre priorité autant pour l’aide que nous avons reçue que pour celle que nous souhaitons aussi apporter.

F.V. : Et les Grandes loges disons... « classiques » ?
J.S. : Les relations existent mais de façon informelle, hors des réunions maçonniques, par exemple à l’occasion de recherches académiques. Ce sera à nous, peu à peu, de faire découvrir la franc-maçonnerie européenne traditionnelle à ces frères. Si ce n’est en loge cela sera peut être par des publications, des conférences et pourquoi pas des articles d’Initiations magazine !

F.V. : Et la maçonnerie noire américaine, les loges de Prince Hall ?
J.S. : Avec les loges de Prince Hall, nous essayons d’établir au mieux des relations de confiance et de fraternité. Mais nous n’avons pas encore de contact direct. L’histoire des loges de Prince Hall est l’exemple même d’un sujet très mal connu historiquement. Nous aimerions particulièrement retrouver les traces des relations des loges de Prince Hall avec la Grande Loge de France et le Grand Orient de France, contacts soutenus mais qui semblent avoir été oubliés ou occultés.

F.V. : Quel est le portait type d’un maçon du Grand Orient américain ?
J.S. : Il n’y a pas de portrait type ! D’autant plus que nos loges s’adressent à un plus vaste public que ce qui était jusqu’à présent proposé par la maçonnerie américaine. C’est plutôt un homme entre trente et cinquante ans avec un goût développé pour l’humanisme, une spiritualité laïque et une grande curiosité intellectuelle. Disons que les maçons du Grand Orient sont aussi bien des personnes animées par une recherche spirituelle, qu’une volonté humaniste, certains sont athées et cette diversité est notre richesse. Beaucoup sont engagés dans les mouvements des droits de l’homme ou les exigences environnementales, d’autres enfin sont particulièrement présents dans les mouvements de défense de la liberté de presse. Des engagements, des préoccupations finalement très maçonniques.

F.V. : Remarquez-vous une répartition géographique ?
J.S. : S’il était évident que les grandes villes de la côte Est et de la côte Ouest seraient représentées, New-York, Washington, Los Angeles et San Francisco, nous avons remarqué très rapidement que les demandes d’affiliations, d’initiations proviennent de toutes les grandes régions. Ceci est sans doute dû à internet, aux groupes de discussions maçonniques qui nous permettent désormais très rapidement de nous faire connaître et de rencontrer ceux qui sont intéressés par notre démarche.

F.V. : Quel est l’engagement d’un maçon américain dans la cité ?
J.S. : L’engagement du maçon américain n’est pas une nouveauté, les maçons américains ont toujours été très engagés mais c’est un engagement important en faveur des organisations caritatives. Cet engagement philanthropique de la maçonnerie américaine est exceptionnelle, à titre d’exemple, la Grande loge du Minnesota a apporté à l’Université de cet État une aide de plusieurs millions de dollars ! Notre engagement, sera plus modeste, nous avons par exemple décidé de soutenir en tant que Grand Orient des organisations reconnues comme « Amnesty international ».

F.V. : Vous avez été élu en juin 2007, comment est désigné le Grand Maitre dans votre Obédience ?
J.S. : J’ai été élu par le conseil exécutif pour une durée de 2 ans, renouvelable. Habituellement aux États-unis, les Grands Maitres sont élus pour une seule année ce qui n’est sans doute pas suffisant pour établir un programme et faire progresser une organisation.

F.V. : Quels sont vos projets ?
J.S. : Quatre points essentiels à notre stade de développement actuel : Construire des loges stables et saines travaillant sur le modèle traditionnel européen, avec des travaux de recherches, des planches. Des loges respectant une progression mesurée entre les degrés maçonniques permettant l’approfondissement du rituel et du symbolisme maçonnique. Ceci est une demande forte de nos candidats à l’initiation. Maintenir, enrichir nos relations avec les loges Traditionnelles Libérales d’Amérique du Nord. Développer des relations entre notre franc-maçonnerie et la société américaine ainsi que les loges de type anglo-américain.
Enfin nous travaillons déjà de façon soutenue sur des projets permettant la rencontre entre le monde universitaire et la franc-maçonnerie. Une communauté d’interêt philosophique qui a existé aus Etats-Unis mais qui n’existe plus que sous la forme philanthropique.

F.V. : Plus précisément, quelles ont été ces relations?
J.S. : lorsque les États-Unis se sont construits, la maçonnerie américaine a joué un rôle majeur dans le développement de l’édition, de la presse, de la diffusion d’ouvrage. C’était un engagement en faveur de la diffusion de la culture : librairie, bibliothèque jusqu’à l’éducation ou la création d’universités ouvertes à tous. Ces relations si proches de l’idéal maçonnique du XVIIIe siècle ne demandent qu’à être revivifiées. Et malheureusement ces racines humanistes avaient été oubliées…

F.V. : Mis à part le courant libéral que vous avez défini, la maçonnerie américaine est elle conservatrice ?
J.S. : Si Certains peuvent le percevoir ainsi cela n’a pas toujours été le cas... et un équilibre doit être trouvé. La franc-maçonnerie doit s’équilibrer entre tradition et renouveau.
Pouvez-vous nous parler de ce qui est proposé l’année prochaine pour la conférence sur l’histoire des femmes et de la franc-maçonnerie à L’UCLA (Université de Californie Los Angeles) ?

F.V. : Que va t il se passer en pratique ?
J.S. : Oui, ce sera un événement très particulier pour la franc-maçonnerie et le monde universitaire. Il y aura une conférence internationale sur l’histoire des Femmes dans la franc-maçonnerie prévue les 6, 7 et 8 mars 2009 à l’Université de Californie Los Angeles. Cette conférence amènera d’autres symposium à l’UCLA et dans d’autres universités et collèges américains. La librairie et le Musée de la Grande loge unie d’Angleterre seront partenaires de l’événement avec le centre de recherche en franc-maçonnerie de l’université de Sheffield en Angleterre. Le centre d’Études Féminines de l’UCLA sera également partenaire. Une petite exposition aura lieu sur place et sera aussi présentée sur internet accompagnée des articles de la conférence. Il s’agit une étude globale et comparative au sujet de l’histoire des femmes dans la franc-maçonnerie. Et nous aurons la participation de chercheurs et de francs-maçons anglais, français et américains.

F.V. : Des obédiences féminines sont-elles parties prenantes ?
J.S. : La Grande Loge Féminine de France, la Grande Loge Féminine de Belgique collaborent au projet, mais aussi le droit Humain américain et le Grand Orient des USA. Nous pensons que le Grand Orient de France participera également.

F.V. : Que peut-on, momentanément, en conclure ?
J.S. : Ceci est juste un aperçu de ce que nous pouvons réaliser dans le futur. Laissez-moi dire ceci pour finir, qui peut surprendre vos lecteurs en Europe : sur les dix dernières années soixante thèses ont été rédigées sur divers aspects de la franc-maçonnerie.
Il y a de grandes possibilités de recherches concernant le passé, le présent et le futur de la franc-maçonnerie et ainsi que sur sa place dans la société civile.
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 19:24

Les origines

 

L'histoire des rites maçonniques est naturellement très liée à celle de l'apparition et des premières décennies de la Franc-Maçonnerie spéculative. Celle-ci trouve ses sources dans la Grande-Bretagne du XVIIe siècle et là seulement. C'est en Angleterre, entre 1725 et 1751, que le vieux patrimoine rituel de la Maçonnerie opérative écossaise sera réorganisé pour l'usage des "spéculatifs". Cette réorganisation aboutira à la fixation de deux grandes familles de rituels maçonniques pour les grades symboliques : "Modernes" et "Anciens". Tous les Rites maçonniques pratiqués dans le monde relèvent de l'une ou l'autre de ces deux familles – ou parfois des deux dans des proportions variables – quelles que soient par ailleurs leurs appellations souvent trompeuses.

La création en 1717 de la Première Grande Loge de Londres et Westminster marque l'apparition de la Franc-Maçonnerie spéculative obédientielle. Son magistère sera cependant contesté en 1751 avec l'apparition d'une seconde Grande Loge se revendiquant – bien sûr – des "Anciens". Contrastant avec le monolithisme qu'on lui connaît depuis le XIXe siècle, la vie maçonnique anglaise fut marquée pendant 62 ans – de 1751 à 1813 – par une vive opposition entre ces deux Grandes Loges… elles mêmes défiées par deux autres "petites" Grandes Loges pendant quelques années. Pourtant, en 1799, la Franc-Maçonnerie anglaise faillit disparaître brutalement. Craignant que les effets de la Révolution Française ne gagnent la Grande-Bretagne, le gouvernement entreprit dans les années 1790 d'établir une loi interdisant "les sociétés séditieuses et illégales"… au premier rang desquels les sociétés secrètes. La Franc-Maçonnerie ne fut finalement épargnée par cette interdiction qu'en mettant en avant son loyalisme – dont témoignait la présence de grands du Royaume à sa tête – et en acceptant un processus d'unification et de réorganisation. Le "Secret and unlawfull societies act" mesure politique de contrôle social, fut donc à l'origine de l'Union de 1813 entre la Grande Loge des Modernes et la Grande Loge des Anciens. Sans nier les éventuels enjeux sociaux que pouvait recouvrir la querelle des "Anciens" et des "Modernes", celle-ci se concentra autour de vives divergences sur la question du rituel maçonnique. La question du rituel et d'une synthèse entre celui des "Anciens" et celui des "Modernes" fut donc centrale dans la formation de la Grande Loge Unie d'Angleterre.

Pour traiter ce problème délicat une "Loge de Réconciliation" fut constituée et élabora – entre 1814 et 1816 – un rituel reflétant l'union des deux courants. Ce que l'on devrait appeler le Rite Anglais, c'est-à-dire le rituel de référence de la Grande Loge Unie d'Angleterre, était né. Les spécialistes considèrent en général qu'il emprunte beaucoup plus aux usages des "Anciens" qu'à ceux des "Modernes" qui y sont très estompés. Ainsi, paradoxalement le Rite Français est aujourd'hui le seul représentant de la tradition rituelle des "Modernes", c'est-à-dire de la Première Grande Loge ! On doit noter que la "Loge de Réconciliation" intégra aussi au nouveau rituel des éléments empruntés à un best-seller des années 1780, l'ouvrage de William PRESTON "Illustrations of Freemasonry" qui présentent de nombreuses gloses morales sur les symboles maçonniques. Une fois le rituel élaboré, encore fallait-il le diffuser. Les Anglais ayant toujours été respectueux de l'interdiction d'écrire et a fortiori d'imprimer les rituels, on décida de constituer quelques loges spéciales où les frères pourraient venir voir des démonstrations et apprendre le nouveau rituel. Ainsi furent notamment constituées les Stability Lodge of instruction en 1817 et l'Emulation Lodge of Improvement en 1823. Ces loges d'instruction du nouveau rituel comptaient chacune d'anciens membres de la Loge de Réconciliation. Elles étaient censées toutes enseigner le nouveau rituel – qu'il convient d'appeler Rite Anglais – et c'est ce qu'elle firent. Ces Loges d'Instruction développèrent cependant, sur des points secondaires, voire tout à fait mineurs, des usages spécifiques. C'est pourquoi le Rite Anglais connaît plusieurs "working", expression dont la meilleure traduction est probablement "style". Les différences entre les "working" (quelques formulations différentes, variantes dans la façon de faire le signe…) Stability, Emulation – ou encore… Universal, West End, Taylor's, Oxonian – sont cependant minimes aux regards de celles qui distinguent, dans la tradition maçonnique française, les Rites Français, Ecossais Ancien Accepté ou Rectifié. Dans le sillage de l'expansion britannique, le Rite Anglais connu une grande diffusion à travers le monde, les hasards de l'histoire firent que c'est surtout sa variante Emulation qui s'implanta "oversea". A tel point que pour beaucoup de maçons qui n'eurent pas la chance de naître britannique, le Rite Anglais, style Emulation devint tout simplement le Rite Emulation.

Style Emulation ou non, le Rite Anglais est marqué par le contexte religieux anglais et par l'esprit qu'entendait lui donner le Duc de Sussex (le Premier Grand Maître, en 1813, de la Grande Loge Unie d'Angleterre et l'une des personnalités les plus importantes de l'histoire maçonnique anglaise). Comme tous les rituels du XVIIIe siècle et du début du XIXe, le Rite Anglais propose clairement une perspective métaphysique théiste. L'Angleterre abritant plusieurs dizaines de dénominations ou églises professant les idées les plus diverses en matière de christianisme, elle n'a jamais connu de "question cléricale" et la dimension religieuse n'est jamais apparue comme entravant la liberté de conscience à laquelle les britanniques sont par ailleurs fort attachés comme en témoigne leur tradition juridique. On doit aussi rappeler qu'à la demande expresse du Duc de Sussex – dont les sentiments philosémites étaient bien connus – tous les éléments symboliques faisant plus ou moins références au christianisme ont été supprimés dans les rituels par la Loge de Réconciliation. Paradoxalement jusqu'en 1848, le Rite Anglais est, d'une certaine manière, plus laïque que le Rite Français ! Fixé dans le premier quart du XIXe siècle le Rite Anglais s'est maintenu à peu près tel quel jusqu'à aujourd'hui. On doit aussi souligner que les Anglais n'ont jamais été très regardants sur les réelles croyances théistes de leurs adeptes. Ainsi, la Franc-Maçonnerie et le Rite Anglais – singulièrement dans sa version Emulation – ont accompagné l'expansion coloniale britannique. La Grande Loge Unie d'Angleterre a donc compté de nombreux frères hindouistes, bouddhistes ou confucéens dont les convictions en l'existence d'un Dieu personnel et en sa volonté révélée sont pour le moins discutables.

 

Les grades complémentaires

 

Les grades latéraux (ou side-degrees) : la Marque et le Nautonier de l'Arche Royale

 

La Grande Loge Unie d'Angleterre ne reconnaît pas de hauts grades, mais en dehors des trois grades de la maçonnerie bleue, ce style de travail a pour prolongement des grades latéraux, dits "side degrees", qui ne donnent cependant à ses membres aucune prérogative particulière en loge bleue. Il existe une maçonnerie de Marque, conférée aux maîtres maçons. Ces loges sont sous la juridiction de la Grande Loge de Marque, fondée en 1856 en Angleterre. Ce grade qui a sans aucun doute une origine opérative en relation avec les tailleurs de pierre permet au maître maçon d'approfondir le maniement de ses outils, de trouver sa place sur le chantier en proposant et faisant enregistrer une marque personnelle du métier. Il existe aussi le grade de Nautonier de l'Arche Royale (Ark Mariner), très peu pratiqué en France, qui fait référence à la construction de l'arche de Noé, premier constructeur de l'humanité.

 

Le Royal Arch

 

L'autre complément au grade de maître qui est le Royal Arch (souvent traduit par Royale Arche mais plus rigoureusement par Arc Royal) travaille en Chapitres. Contrairement à la Marque il est considéré comme grade d'achèvement et de perfection du grade de maître. En effet en 1813, l'Acte d'Union des Anciens et des Modernes précise que "la pure et ancienne maçonnerie consiste en trois grades, et rien de plus, en y incluant l'Arche Royale" (The holy Royal Arch). Ses travaux sont pratiqués dans des chapitres souchés sur une loge et portant souvent le même titre distinctif. Un Chapitre est présidé par trois officiers principaux qui forment un collège hiérarchisé. Ces trois officiers directeurs sont investis symboliquement chacun des trois fonctions royale, prophétique et sacerdotale, représentant trois personnages bibliques en rapport avec la reconstruction du Temple de Jérusalem après l'exil de Babylone. La nécessité d'avoir été vénérable installé pour accéder au Royal Arch est une règle de la Grande Loge des Anciens, qui ne fut jamais pratiquée des Modernes. En Angleterre, depuis 1823, il n'est plus obligatoire d'avoir été un Maître installé pour accéder à ce degré, sauf pour devenir principal d'un Chapitre.

 

Le Rite Anglais, Style Emulation, en France

 

Le Rite Anglais, Style Emulation, arriva en France au XXe siècle dans le sillage de la nouvelle petite obédience installée en France avec le soutien de Londres, la Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière (GLNIR) devenue depuis Grande Loge Nationale Française (GLNF). Aujourd'hui, le Rite Anglais Style Emulation y représente à peu près un quart des mille loges de l'obédience. C'est par l'intermédiaire de la scission en 1958 de la GLNF en GLNF Opéra – devenue depuis Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO) – que le Rite Anglais s'implanta dans la Maçonnerie libérale. Aujourd'hui, la GLTSO compte une vingtaine de "Loges Emulation", de même que la Loge Nationale Française (LNF) possède quatre Ateliers à ce rite. Par l'intermédiaire de sa Fédération Britannique, l'Ordre Mixte International Le Droit Humain connaît aussi le Rite Anglais (dans une variante appelée Sidney), quatre loges le pratiquent en France.

Il est de nouveau pratiqué depuis 2002 au Grand Orient de France. De nouveau, puisque qu'on retrouve sa trace au XIXe siècle sous l'impulsion alors de notre Frère Germain Haquet. Celui-ci passa une grande partie de sa vie aux "Amériques". A son retour, il joua un rôle important dans le développement du Rite Ecossais en métropole. Mais lors de son séjour américain, il s'était également impliqué dans "Ancienne Maçonnerie d'York - il appartint alors à la Loge "L'Aménité" à Philadelphie. Il alluma ainsi au sein du Grand Orient de France les Feux d'un Chapitre de l'Arc Royal en 1817 sous le titre distinctif "Le Phénix" à l'Orient Paris. De nombreux dignitaires dont les Frères Ragon ou Des Etangs y furent reçus. Ce Chapitre fonctionna de 1817 jusqu'aux années 1830.

De la spécificité et des caractéristiques du style Emulation 

Le rituel doit être su "par cœur" par les officiers de la loge, ce qui lui donne solennité et rigueur dans son observance de la vertu de l'oralité. Dans ce style de travail, la pratique et la compréhension du rituel constituent la base du système de transformation et d'assimilation du maçon. Le maçon idéal s'identifie au rituel.

Emulation demande à ses participants la croyance au Grand Architecte de l'Univers, la présence sur l'autel des trois grandes lumières, le volume de la loi sacrée, l'équerre et le compas ainsi que le respect des Anciens Devoirs. Le volume de la loi sacrée, pris au sens large, permet d'accueillir des maçons, se réclamant d'une des trois branches de la Tradition abrahamique, car si c'est le plus souvent la Bible, ouverte au prologue de Saint-Jean, il est possible d'y trouver l'Ancien Testament ou le Coran, lors de la prestation de serment du postulant. Pour certains historiens, Emulation est considéré comme une tradition de maçonnerie opérative anglaise du XVIIe siècle, recueillie à travers les loges des Anciens et des Modernes, qui remonterait au Moyen Age chrétien, mais dans un but d'universalisme, elle fut volontairement déchristianisée.

Il est d'usage lors de chaque tenue de la loge de Perfectionnement Emulation que les travaux soient ouverts au premier, deuxième et troisième grades.

L'axe de la pratique de ce rituel, est basé sur l'harmonie de la loge, qui le met correctement en œuvre. Il n'est pas d'usage de présenter des travaux ou des planches en loge, et si cela doit se faire exceptionnellement, lors d'une tenue régulière, les travaux sont alors suspendus, le temps de la lecture de la planche à l'ordre du jour.

De même, il est d'usage que toutes les discussions se déroulent en comité ou en loge d'instruction ou encore lors des agapes qui suivent chaque tenue. En effet, une agape rituelle obligatoire suit toujours immédiatement la tenue, favorisant et facilitant les échanges et connaissances mutuelles des Frères, comme celle des Frères visiteurs invités à s'y associer. Ces agapes doivent rester sobres sans que ne soient jamais abordés les sujets politiques et religieux, de même, il ne doit être, ni en bien, ni en mal, dit quoi que ce soit, des Frères. Des "santés d'obligations" ponctuent le rythme de ces agapes, accompagnées d'invocations d'ouverture et de clôture.

Le recrutement d'un profane se fait par connaissance ou cooptation, il a un parrain qui est aussi souvent son présentateur auprès des membres de la loge. A Emulation, le candidat ne subit ni audition sous le bandeau, ni l'épreuve du cabinet de réflexion telle qu'on l'entend dans les rites pratiqués en France, ni épreuves par les éléments. En revanche sa préparation vestimentaire, "ni nu, ni vêtu" est importante. Avant d'être admis dans la loge, le candidat séjourne dans un cabinet de méditation (ou chambre de réflexions).

Pour beaucoup le rituel peut paraître dépouillé, plus particulièrement lors des réceptions aux grades d'apprenti et de compagnon. En fait, la rigueur et le caractère strict de la gestuelle de ce rituel en expriment la signification profonde tout au long de son déroulement.

L'accent est mis sur les instructions d'Emulation qui explicitent les cérémonies de passage, donnant des descriptions matérielles allégoriques et spirituelles des symboles, invitant chaque franc-maçon à réfléchir, étudier et méditer davantage à chaque étape, franchie. A cet égard, les tableaux de loge peints soutiennent particulièrement cette étude, car ils sont censés retracer tous les symboles du grade étudié. Diverses versions de ces tableaux existent, mais les plus utilisées furent celles peintes en 1845, à la demande de la Grande Loge Unie d'Angleterre, par le peintre Harris qui réalisa les trois tableaux d'apprenti, compagnon et maître.

En raison de l'importance et de la solennité de ces réceptions, chaque candidat à l'un des trois grades symboliques est reçu solennellement et toujours seul, afin qu'il soit le réceptacle privilégié de l'initiation qu'il reçoit. Les cérémonies sont marquées par une invocation et une prestation de serment particulièrement solennelle, agenouillé, devant l'autel des serments, suivi d'une exhortation prononcée par le Vénérable Maître.

Chaque Vénérable remplit un mandat d'une année afin de permettre à tous les maîtres de la loge d'être investis de la plus haute fonction de direction, qui correspond à l'achèvement d'un cycle de progression. La spécificité du vénéralat à Emulation est que le nouveau Vénérable est investi de sa charge au cours d'une cérémonie ésotérique qui l'installe officiellement dans la fonction du prophète et roi Salomon. Cette cérémonie spécifique a été exportée et mise en activité dans d'autres rites en France, notamment au Rite Français Moderne Rétabli et au Rite Ecossais Rectifié, alors qu'elle n'en faisait pas partie à l'origine. Cette installation ésotérique est transmise lors d'une cérémonie annuelle par le Vénérable sortant, qui devient le Passé Maître immédiat (P.M.I.) dès qu'il a installé le Vénérable Maître nouvellement élu.

Le Passé Maître Immédiat siège à l'Orient, à la gauche du Vénérable en chaire, il ouvre et ferme le volume de la loi sacrée et dispose les outils lors de l'ouverture des travaux à chaque grade. Son bijou particulier témoigne de sa connaissance du métier et prouve qu'il est un maître confirmé. Dans sa nouvelle fonction, il supervise tout, étant le bras et l'assistant du vénérable dans la bonne observance du rituel. Plus il est instruit dans l'Art royal, plus il est censé être humble.

L'usage des Diacres est spécifiquement anglais et n'a jamais existé au rite Français. Par contre "Le Guide du Maçon écossais", datant des premières années du XIXe siècle à Edimbourg, rituel de référence initial du R.E.A.A., mentionne bien leurs fonctions, ayant hérité aussi à l'origine de cet usage des Anciens. Au fil du temps, l'office de Diacre, mal compris au R.E.A.A., a été définitivement supprimé de ce rite et ses attributions sont réparties de nos jours entre, l'Expert et le Maître des cérémonies, montrant bien l'importance de cette fonction à l'origine, conservée telle quelle à Emulation.

Sublime Loge Initiatique Mixte 


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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 18:22

  1. Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu.
  2. Il était au commencement en Dieu.
  3. Tout par lui a été fait, et sans lui n’a été fait rien de ce qui existe.
  4. En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes,
  5. Et la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont point reçue.
  6. Il y eut un homme, envoyé de Dieu ; son nom était Jean.
  7. Celui-ci vint en témoignage, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous crussent par lui :
  8. non que celui-ci fût la lumière, mais il avait à rendre témoignage à la lumière.
  9. La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde.
  10. Il était dans le monde, et le monde par lui a été fait, et le monde ne l’a pas connu.
  11. Il vint chez lui, et les siens ne l’ont pas reçu.
  12. Mais quant à tous ceux qui l’ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom,
  13. Qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu sont nés.
  14. Et le Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, gloire comme celle qu’un fils unique tient de son Père tout plein de grâce et de vérité. ....
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 08:37

Rite Ecossais Philosophique


«En présence du Grand Architecte de l'Univers et de cette Respectable Assemblée; je promets et jure sur le Volume de la Loi Sacrée ;l'Equerre et le Compas; solennellement et sincèrement; sans aucune restriction mentale; de ne jamais révéler aucun des secrets de la Franc-Maçonnerie.  de ne jamais les trahir d'une manière quelconque; et de ne jamais tracer, graver ou buriner quoi que ce soit qui y ait rapport, pas plus que le nom de mes Frères; sans en avoir reçu la permission expresse de cette Respectable Loge. Je consens en plus, si jamais il m'arrivait de violer mon engagement, à avoir la gorge tranchée, le sein percé, les entrailles déchirées, le corps brûlé et réduit cendres, pour être jetés au vent; afin qu'il ne soit plus fait mémoire de moi parmi les hommes, ni parmi les maçons .Je promets d'aider mes Frères et de les secourir selon mes facultés. Je promets en outre d'observer scrupuleusement et sans réserves, la Constitution, le Rè­gle­ment général et les décrets de la Grande Loge Régulière de Belgique; ainsi que le Règlement particulier de cette Respectable Loge. Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide».


Rite de Misraïm


Moi……………….., En présence du Grand Architecte de l’Univers et de cette Respectable Assemblée de Maçons, je promets et jure, sur ma foi et mon honneur d’homme et de Femme libre, solennellement et sincèrement, sans restriction mentale d’aucune sorte, de ne jamais révéler aucun des mystères et des secrets de la Franc-maçonnerie qui vont m’être confiés, qu’a un bon et légitime frère/Sœur, ou dans une loge ou un triangle maçonnique régulièrement constitué, de ne jamais les écrire, tracer ou buriner, sans l’autorisation de mes supérieurs ultimes, ni former aucun caractère par où les secrets de l’ordre maçonnique puissent être dévoilés, sous peine d’avoir la gorge tranchée, d’être déshonoré, et de voir mon nom transcrit à perpétuité sur la colonne d’infamie, alors que mon corps serait enseveli dans le sable de la mer, afin que le flux et le reflux m’emportent dans un éternel oubli.Je promets et je jure de considérer désormais tous les Francs-maçons comme mes frères, les protégeant, les assistant, et les aidant en leurs besoins, temporels comme spirituels .A partir de ce jour et dés cet instant, je répandrai les enseignements que j’aurais reçus, afin qu’une pleine lumière «éclaire la route des hommes des Femmes, mes frères mes sœurs, et cela sans distinction de classe sociale, de race, de couleur, de religion ou de nation. Je m’efforcerais de donner l’exemple de toutes les vertus, sacrifiant par avance tout vain désir d’honneur, toute ambition, et toute vanité. Et cela non par orgueil stérile, mais dans le seul but d’inspirer à tous le désir de les acquérir. Je pratiquerais la Fraternité humaine en toute son amplitude pour en démontrer les bienfaits. Je serais le soutien du faible, l’adversaire de l’injustice, m’opposant à toute violence imméritée, d’où qu’elle vienne, qu’elle s’adresse au corps de l’Ame. Et en cela, que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide, et les vivants symboles que je touche de ma main.


REAA(Grande Loge de France)


« Moi, N....... sous l'invocation du Grand Architecte de l'Univers et en présence de cette Respectable Loge de Francs-Maçons régulièrement réunie et dûment consacrée.De ma propre et libre volonté, je jure solennellement sur les Trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie de ne jamais révéler aucun des secrets de la Franc-Maçonnerie à qui n'a pas qualité pour les connaître ni de les tracer, écrire, buriner, graver ou sculpter ou les reproduire autrement.Je jure d'observer consciencieusement les principes de l'Ordre Maçonnique, de travailler à la prospérité de ma Respectable Loge, d'en suivre régulièrement les Travaux, d'aimer  mes Frères et de les aider par mes conseils et mes actions.Je jure solennellement tout cela sans évasion, équivoque ou réserve mentale d'aucune sorte, sous peine, si je devais y manquer, d'avoir la langue arrachée et la gorge coupée, et d'être jugé comme un individu dépourvu de toute valeur morale et indigne d'appartenir à la Franc-Maçonnerie ».

Rite Ecossais Primitif


Moi, N........... ici présent, en présence du Dieu Tout-Puissant, Grand Architecte de l'Univers, et de cette Respectable Assemblée, je promets de ne jamais divulguer à aucun profane les secrets de la Franche Maçonnerie qui peuvent m'être dévoilés actuellement ou dans la suite, sous peine d'avoir la gorge tranchée, le coeur arraché, les entrailles déchirées, mon cadavre brûlé et mes cendres jetées aux vents afin qu'il ne soit plus fait mention de moi parmi les hommes et parmi les Franc-Maçons. Ainsi soit-il, et que le Dieu Tout-Puissant me soit en aide.


Rite York


De mon plein gré et de ma libre volonté. En présence de Dieu Tout Puissant et de cette Respectable Loge de Maçons Francs et Acceptés, érigée à la gloire de Dieu, et dédiée à la mémoire des Bienheureux Saints Jean. Par ceci et sur ceci, solennellement et sincèrement, je promets et jure que je garderai, cacherai et jamais ne révélerai à quiconque, aucun point, parcelle ou partie des secrets et mystères de l'Antique Franc-Maçonnerie que j'ai reçus, vais recevoir ou qui peuvent m'être communiqués à l'avenir; Sauf à un F. App. régulier, ou dans le sein d'une Loge juste et dûment constituée d'App. réguliers et surtout pas à celui ou à ceux se disant tels, mais seulement à celui ou à ceux que je sais être tels pour les avoir dûment éprouvés, examinés strictement, ou avoir reçu à leur sujet, des informations Maçonniques légitimes.En outre, je promets et jure, que je n'écrirai pas ces secrets, ne les burinerai, sculpterai, marquerai, ni ne les tracerai d'aucune autre manière sur quoi que ce soit d'éphémère ou d'éternel, par quoi ou sur quoi, le moindre mot, syllabe, lettre ou caractère pourrait être rendu lisible ou intelligible à moi-même ou à autrui, et grâce auxquels les secrets de la Franc-Maçonnerie pourraient être révélés indûment par mon indignité.Tout ceci, je le promets et je le jure, solennellement et sincèrement, sans hésitation, réserve mentale ou faux-fuyants d'aucune sorte, en acceptant de subir la peine terrible d'avoir la gorge tranchée, la langue arrachée et enterrée dans les sables de la mer, à la laisse des basses eaux, là où le flux et le reflux se font sentir deux fois en vingt-quatre heures., si intentionnellement ou volontairement je viens à violer mon obligation solennelle d'App. Franc-maçon. Que Dieu me vienne en aide et m'arme de constance pour tenir fidèlement cette solennelle obligation.


RER


Moi …… , ,sur ma parole d’honneur (prononçant ses noms de baptême et civil), je promets sur le Saint Evangile, en présence du Grand Architecte de Univers, et je m’engage sur ma parole d’honneur, devant cette respectable assemblée, d’être fidèle à la sainte religion chrétienne, au Chef de l’Etat19, aux lois de l’Etat; d’être bienfaisant envers tous les hommes, lorsque je pourrai leur être utile; de ne jamais révéler aucun des Mystères, secrets et symboles de la franc-Maçonnerie, de quelque manière que ce puisse être, et de n’en parler aucun homme que je n’aurai pas reconnu pour un vrai et fidèle maçon. Je promets de me soumettre aux lois de la Franc-Maçonnerie, et d’obéir, en ce qui concerne ces lois, à ceux qui sont chargés de leur exécution; d’aimer tous tes Frères, et de faire respecter et chérir l’Ordre, en pratiquant constamment parmi les hommes les vertus qu’il exige. Si je manque à cet engagement, que je viens de contracter par ma libre volonté et ferme détermination, je consens d’être réputé homme sans foi, sans honneur, et digne du mépris de tous mes Frères; déclarant que je persiste à vouloir être admis dans l’Ordre des Francs-Maçons, et que j’en réitère la demande. Ainsi, que Dieu me soit en aide.


Rite Français


Moi, N..N je jure et promets sur le Volume de la Sainte Loi (1) et sur ce glaive, symbole de l’honneur, devant le Grand Architecte de l’Univers, de garder inviolablement tous les secrets qui me seront confiés par cette Respectable Loge, ainsi que tout ce que j’y aurai vu faire ou entendu dire; de ne jamais les écrire, tracer, graver, ni buriner, que je n’en aie reçu la permission expresse, et de les secourir selon mes facultés; je promets, en outre, de me conformer aux statuts et règlements de cette Respectable Loge. Je consens, si je deviens parjure, à avoir la gorge coupée, le cœur et les entrailles arrachés, le corps brûlé et réduit en cendres, mes cendres jetées au vent, et que ma mémoire soit en exécration à tous les Maçons. Que le Grand Architecte de l’Univers me soit en aide.


Rite Ancien et Primitif de Memphis Misraïm (GLMF)


Moi,…. En  présence du Grand Architecte de l'Univers... Et de cette Respectable Assemblée de Maçons... Je promets et je jure... Sur mon honneur d'Homme ou de Femme libre...Solennellement et sincèrement... et sans restriction mentale d'aucune sorte... De ne Jamais révéler... Aucun des Mystères et des Secrets... De la Franc‑Maçonnerie... Qui vont m'être confiés... Qu'à un bon et légitime Maçon... Ou dans une Loge ou un Triangle maçonniques... Régulièrement constitués... De ne jamais les écrire... Tracer ou buriner... Sans autorisation de mes Supérieurs ultimes... Ni former aucun caractère... par où les Secrets de l'Ordre Maçonnique... Puissent être dévoilés ... Sous peine d'avoir la gorge tranchée... D’être déshonoré ... Et de voir mon nom transcrit à perpétuité... Sur la Colonne d'Infamie... Alors que mon corps serait enseveli dans le sable de la mer... Afin que le flux et le reflux... M'emportent dans un éternel oubli... Je promets et je jure de considérer désormais... Tous les Francs‑Maçons comme mes (Sœurs «ou et» Frères)... Les protégeant... Les assistant... Et les aidant en leurs besoins... Temporels comme spirituels... A partir de ce jour et dès cet instant... Je répandrai les enseignements que j'aurais reçus... Afin qu'une pleine lumière éclaire la route des Hommes,... Et cela sans distinction de classe sociale... De race, de couleur, de religion ou de nation... Je m'efforcerai de donner l'exemple de toutes les vertus... Sacrifiant par avance tout vain désir d'honneur... Toute Ambition, et toute vanité... Et cela non par orgueil stérile... Mais dans le seul but d'inspirer à tous le désir de les acquérir... Je pratiquerai la Fraternité humaine en toute son amplitude... Pour en démontrer les bienfaits... Je serai le soutien du faible... L'adversaire de l'injustice... M’opposant à toute violence imméritée... D'où qu'elle vienne... qu'elle s'adresse au corps ou à l'âme... Et en cela... Que le Grand Architecte de l'Univers me soit en aide... Et les Vivants Symboles que je touche de ma main.


Rite Standard d’Ecosse


Moi, M..., En présence du G.A.D.L.U.,Et de cette digne et Vénérable Loge d'Apprentis Francs-maçons, Honorable, respectable, régulièrement constituée, Assemblée, dédiée et dûment consacrée, De mon plein gré et consentement, Par ceci ... (le Vénérable Maître soulève la main droite du Candidat et la repose sur le V.L.S.),Et sur ceci ... (idem)Sincèrement et solennellement, Je promets et jure que toujours je tairai, Cacherai et jamais ne révélerai Aucune partie ou parcelle Des Secrets ou Mystères Touchant ou appartenant à la Franc-Maçonnerie Soit ceux qui me sont déjà connus, Soit ceux qui vont maintenant m'être communiqués Ou qui me seront révélés à l'avenir, Sauf à un ou plusieurs Frères véritables et réguliers Et cependant même pas à celui-là ou à ceux-là sans les avoir éprouvés, Strictement examinés, Ou sans avoir été assuré par un Frère bien connu Qu'ils sont dignes de cette confiance, Sauf également au sein d'une Loge juste, parfaite et régulière d'Apprentis Francs-Maçons. Je promets en outre solennellement Que je n'écrirai point ces secrets, Je ne les burinerai, sculpterai, marquerai, graverai Ni ne les tracerai en aucune façon Sur quoi que ce soit de mobile ou d'immobile sous la voûte du ciel, Que je n'engagerai personne à le faire, Ni ne le permettrai S'il est en mon pouvoir de l'en empêcher. Afin que nulle lettre, caractère ou dessin, Ni la moindre trace d'une lettre, d'un caractère ou d'un dessin, Ne puisse être lisible par moi ou par n'importe qui au monde, De crainte que nos Arts Secrets et nos Mystères Puissent être révélés par mon imprudence. Je promets encore solennellement de défendre et de maintenir La Constitution et le Règlement de la Grande Loge Nationale Française D'obéir aux officiers de cette Loge   régulièrement inscrite sur les registres de la Grande Loge Nationale Française Et que je reconnaîtrai toujours comme ma Loge-Mère. Ces différents points, je jure solennellement de les observer Sans faux-fuyant, équivoque ou restriction mentale d'aucune sorte, Sous peine, si j'en viole aucun, D'être flétri comme un individu volontairement parjure, D'être stigmatisé comme étant dénué de toute valeur morale, Totalement indigne d'être admis dans cette très Respectable Loge, Ou même dans toute réunion d'hommes qui estiment l'honneur et la vertu Au-dessus des avantages extérieurs du rang et de la fortune. Que Dieu m'aide et m'arme de constance Pour tenir fidèlement l'Obligation Solennelle d'Apprenti Franc-Maçon Que je viens de contracter.


Stricte Observance


Moi, N…, jure devant Dieu, créateur universel du monde entier, de prêter un serment réel et physique, que je ne dévoilerai jamais les secrets de la Franc-Maçonnerie à qui pour cela ne serait ni Sage, ni Franc-Maçon, et d’aucune manière je ne dirai la moindre bribe de ce que je vais voir, entendre et ressentir lors de la vénérable assemblée des francs-maçons, sans auparavant m’être suffisamment éprouvé pour savoir si c’est un vrai Frère. Je déclare, jure et promets solennellement que jamais je n’écrirai, taillerai, enterrerai, n’imprimerai ou ne graverai, ni même n’admettrai que quelqu’un puisse écrire, tailler, enterrer, imprimer ou graver quoi que ce soit sur du papier, du métal, sur la main, absolument rien qui puisse donner l’impression d’une lettre ou d’une figure, que ce soit volubile ou non, solide ou liquide. Je jure et promets solennellement fidélité à mon Souverain, aux lois des puissances sous lesquelles je vis, d’y rester fidèle, aimable et de m’y attacher, et dans cette Loge ou toutes celles où que je pourrai me rendre d’y rester fidèle, de ne causer à aucun ni nuisance ni inconvénient mais de les protéger en mon âme et conscience et si je devais découvrir de telles choses, de les rapporter immédiatement.Je m’engage à être compatissant envers tous les hommes, à me montrer généreux et serviable avec tous et en particulier avec mes Frères et Sœurs, et à être avec eux dans toutes les circonstances, à moins que ce ne soit contraire aux mœurs ou à mon honneur que je promet de préserver. Si je devais manquer à l’un de ces engagements, je veux que ma gorge soit tranchée, ma langue arrachée, mon cercueil transpercé, mon ventre ouvert, mes entrailles retirées et que mon corps ainsi mutilé soit jeté contre une digue, là où le flux et le reflux passeront deux fois en vingt-quatre heures ; que mes restes ensanglantés soient brûlés et que leurs cendres soient éparpillées à l’air libre pour qu’il ne subsiste aucun souvenir de mon être, pas seulement parmi les francs-maçons et autres personnes mais sur toute la surface du globe terrestre. Que Dieu me soit témoin. 


Rite Emulation

 

En présence du Grand Architecte de l’Univers, et de cette Loge de Maçons Francs et Acceptés, honorable, respectable, régulièrement constituée, assemblée, dédiée et dûment consacrée, de mon plein gré et consentement, par ceci (le VM. touche de sa m.g. la m. d. du Cand.) et sur ceci (le VM. touche de sa m.g. le VLS.) sincèrement et solennellement, je promets et jure que toujours je tairai, cacherai et jamais ne révélerai aucune partie ou parcelle des secrets ou mystères, touchant ou appartenant aux Maçons Francs et Acceptes en FM., soit ceux qui me sont déjà connus, soit ceux qui vont maintenant m’être communiqués ou qui me seront révélés à l’avenir, sauf à un ou plusieurs Frères, véritables et réguliers, et même pas à celui-là ou à ceux-là, sans les avoir éprouvés, strictement examinés, ou sans avoir été

assure par un Frère bien connu qu’ils sont dignes de cette confiance; sauf également, au sein d’une Loge juste, parfaite et régulière d’anciens Francs Maçons. Je promets en outre solennellement, que je n’écrirai pas ces secrets, que je ne les burinerai, sculpterai, marquerai, graverai, ni ne les tracerai en aucune façon, sur quoi que ce soit de mobile ou d’immobile sous la voûte du ciel, que je n’engagerai personne à le faire, ni ne le permettrai, s’il est en mon pouvoir de l’empêcher, afin que nulle lettre, caractère ou dessin ou la moindre trace d’une lettre, d’un caractère

ou d’un dessin, ne puisse être lisible ou compréhensible par moi, ou par n’importe qui au monde, de crainte que nos arts secrets et nos mystères soient révélés par mon indignité. Ces différents points, je jure solennellement de les observer sans faux-fuyant, équivoque, ou restriction mentale d’aucune sorte, sous peine si j’en viole un seul,

d’avoir la gorge tranchée, la langue arrachée à la racine et enfouie dans les sables de la mer à marée basse à une encablure du rivage, là où le flux et le reflux se font sentir deux foix par vingt quatre heurs, ou bien sous la peine plus effective d’être flétri comme un individu volontairement parjure, d’être stigmatisé comme étant un être dénué de toute valeur morale, totalement indigne d’être admis dans cette Très Respectable Loge ou dans toute autre Loge légitime, ou même dans toute réunion d’hommes qui estiment l’honneur et la vertu, au-dessus des avantages extérieurs du

rang et de la fortune. Que Dieu m’aide et m’arme de constance pour tenir fidèlement cette obligation solennelle d’Apprenti Franc-Maçon.


Rite Opératif de Salomon (GODF)

 

Mon  Ami,  posez  la  main  droite  sur  le  Volume  de  la  Loi  Sacrée,  les  Constitutions  du

GODF l’Équerre et le Compas.

Mettez la main gauche sur le cœur et répétez après moi tous les termes de votre Obligation :

« Sur cette équerre, emblème de la conscience, de la rectitude et du droit, sur ce Livre de la Constitution  qui  sera désormais  ma  loi,  je  m’engage  à  garder  inviolablement  le  secret maçonnique,  à  ne  jamais  rien  dire  ni  écrire sur  ce  que  j’aurai  pu  voir  ou  entendre  pouvant intéresser l’ Ordre, à moins que je n’en aie reçu l’autorisation, et seulement de la manière qui pourra m’être indiquée.

Je promets de travailler avec zèle, constance et régularité à l’œuvre de la Franc-Maçonnerie, d’aimer  mes  FF  et  de mettre  en  pratique,  en  toutes  circonstances,  la  grande  loi  de  la solidarité humaine, qui est la doctrine morale de la Franc-Maçonnerie. Je pratiquerai l’assistance envers les faibles, la justice envers tous, le dévouement envers ma famille, ma patrie et l’ Humanité, la dignité envers moi-même.

Je promets de défendre l’idéal et les institutions laïques, expressions des principes de raison,

de tolérance et de fraternité. Je  promets  de  me  conformer  à  la  Constitution  et  au  Règlement  Général  du  Grand Orient de France, dans leurs dispositions actuelles et dans celles qui pourront être adoptées plus tard.

Je  consens,  si  jamais  je  venais  à  manquer  à  ces  engagements,  à  ce  qu’il  me  soit  fait application   des  sanctions   prévues   par   la   Constitution   et   le   Règlement   Général   du Grand Orient de France ».

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:50

Rite Primitif- Paris 1721

  • " Il existe à l'Orient de Paris un chapitre Métropolitain du Rite Primitif dont les travaux remontent au 21 mars 1721 et confirmé le 29 novembre 1787. Composé de 7 chapitres fondateurs... Il est à noter que les Frères de ce Rite Primitif sont des Chevaliers.
  • Il semble que trois " Rites Primitifs " se chevauchent:

Le Rite Primitif de 1721 (Hauts Grades) de Paris.
Le Rite Primitif et Originel de Swedenborg.
Le Rite Primitif de Narbonne de 1759 introduit par le Vicomte de Chefdebien d' Aigrefeuille. Rite ramené de Prague.


Le Rite Primitif et Originel de Swedenborg
.

  •  Pas de date pour la création. SWEDENBORG crée un système de dix grades divisés en trois sections:
  • Première section maçonnique, apprenti, compagnon, maître-élu.
  • Seconde section illuministe, appelée aussi section des Cohen, Apprenti Cohen, Compagnon Cohen, Maître Cohen.
  • Troisième section active ou section des Rose + Croix, Apprenti Rose + Croix, Chevalier Rose + Croix Commandeur, Rose +Croix Illuminé ou Kadosch.
  • Cette création est controversée pour les origines de la Maçonnerie de Memphis. Il s'agit d'un Ordre IIluministe. Le système est ensuite remanié et réduit à trois degrés ( un pour chaque section) par le Marquis de Thomé, en 1783, et intitulé précisément " Rite de Swedenborg ".
  • Le Rite est réorganisé aux Etats-Unis et au Canada par le Frère Beswich. Les chartes sont remises le 1er octobre 1875 en Angleterre. Frosini dit que le Rite Ancien et Primitif comprend deux branches: - La branche Orientale de Memphis et La branche Occidentale ou de Swedenborg.

Le Rite Primitif de Narbonne ( 1759 ).


Rite ramené de Prague par le Vicomte de Chefdebien d' Aigrefeuille.
C'est son fils, membre de l' Ordre des Frères Africains (lire " Egyptien "), le Marquis François Chefdebien d'Armissan, Chevalier de Malte, qui se fit propagandiste actif du Rite Primitif de Narbonne, avec la Loge Mère les Philadelphes de Narbonne 1779. C'est de cette Loge Mère que vient l'appellation de " Rite Primitif des Philadelphes". Il comporte trois classes de 10 degrés d'instruction, en réalité plusieurs de ces degrés sont une collection de grades:

1ère classe: les trois grades bleus.
2° classe: (Subdivisée en 3)

  • Maître Parfait, Elu et Architecte.
  • Sublime Ecossais.
  • Chevalier de l'épée, Chevalier de l'Orient et Prince de Jérusalem.

En fait ces 2 classes ne sont qu'une introduction à la troisième qui contient la véritable essence du Rite. Cette dernière classe comprend 4 chapitres de Rose+Croix:

1er Chapitre symbolique: étude poussée sur le symbolisme de la fraternité secrète.
2° Chapitre historique: étude de l'histoire de la Tradition et sa transmission d'école en école.
3° Chapitre philosophique: étude de la science maçonnique.
4° Chapitre dit de Fraternité Rose + Croix de Grand Rosaire: exclusivement dédié à l'occultisme avec pour but la réintégration spirituelle de l'homme.


Notre Rite reste fidèle, aux Rites constitutifs, de Memphis et Misraïm bien sûr, mais surtout aux apports pour la construction de la pyramide dans les courants hermétiques, qui se laissent deviner sous l 'histoire confuse de la Maçonnerie " égyptienne " dans le cadre de Memphis. Rite Primitif qui déjà annonce les Philadelphes de Narbonne qui n'est pas sans rapport avec le célèbre Rite des Philalèthes. Tous ces Rites sont les constitutifs de Memphis. Rien dans nos écrits ne parle des sources historiques de Misraïm. On s'aperçoit qu'il y a très peu de choses et de peu de valeur.

Pour Misraïm on peut parler, peut-être, du Rite Adonhiramite, Bédarride y aurait été initié en 1771. Alors que ce Rite invention du Baron Tschoudy est publié en 1787. il s'agit peut-être des Illuminés d'Avignon du bénédictin Dom Pernéty. Le seul apport se trouve en 1817 avec l'alliance des Carbonari qui opèrent à Rome, Pérouse, Fermo, Ferrare et Bologne. Ils sont redoutables aussi bien par leur nombre que par leur audace et leur tendance à l'assassinat politique.


Le Rite des Philalèthes.

  • Constitué en 1773, à la Loge parisienne "Les Amis Réunis". Premier Grand Maître Le Marquis Savalette de Langes.
  • Douze grades regroupés en deux séries:
  • 1ère série ou Maçonnerie mineure:avec les 3 grades bleus, suivi d'Elu (4°), Ecossais (5°) et d'un grade chevaleresque, Chevalier d'Orient (6°).
    2ème série ou Haute Maçonnerie: Rose + Croix (7°), Chevalier du Temple (8°), Philosophe Inconnu (9°): grade hérité de l'Etoile Flamboyante de Tschoudy dont étaient membres les premiers Philalèthes, Sublime Philosophe (100), Initié (11°) et enfin Philalèthes (c'est à dire: "Ami de la Vérité") (12°).
  • Les quatre dernières classes forment le Conseil de l'Echarpe Blanche.
    Ses membres sont des spécialistes de l' Hermétisme et des Sciences Occultes. Ils se donnent pour objectif de recueillir dans les principaux rituels maçonniques les traces des sciences secrètes afin de mettre celles-ci en action.
  • Ils pratiquent ainsi l'Alchimie et la Théurgie et entrent en contact avec de nombreux Ordres Hermétiques à caractère non maçonnique.
  • Ils héritent des archives des Chevaliers Elus-Cohen de Martinès de Pasqually.
  • Ils organisent à Paris en 1784 le fameux Convent des dix problèmes jugés fondamentaux, du 13 novembre au 26 mai 1785.
      • § 1ère. classe: Les trois degrés bleus.
      • § 2ème classe: Maître Parfait, Parfait Elu et Petit Architecte.
      • § 3ème classe: Parfait Initié d'Egypte. Chevalier du Soleil.

Etoile Flamboyante ou Ordre des Philosophes Inconnus.

  • On retrouve trace du Rite dans le " Système philosophique des Anciens Mages égyptiens revoilé par les prêtres hébreux sous l'emblème maçonnique " vers 1750 .Instauré par le Baron Tschoudy -1724-1769.
  • Charles Geille -Chef à vie. Lachaux -Grand Maître du Temple du Soleil. 1773.
  • Le rituel est inspiré des écrits de Michel Sendivogius 1566-1646 dit le Cosmopolite.
  • Organisé en 7 degrés:  
  • Ce Rite est réellement alchimique. Son catéchisme est une description du Grand Oeuvre avec en parallèle l'explication alchimique des principaux symboles maçonniques.
  • Le 7éme degré a influencé l'élaboration du 28éme degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Mais aussi le 51ème grade de Misraïm.
  • Ce Rite est le premier repère historique aux prémices de l'élaboration du Rite Misraïmique.
  • Les Frères Bédarride dénatureront le sens de l'enseignement hermétique primitif .
  • Notons enfin que de nombreux membres de l'étoile flamboyante participèrent à la fondation du Rite des Philalèthes.

Rite Ecossais Philosophique.

  • Institué à Paris en 1776 par l'hermétiste Boileau, élève de Pernéty.
  • Loge " Le Contrat Social " puis " Saint Lazare ".
  • En 12 grades:
  • 1er à 3°: Chevalier de l'Aigle Noir ou Rose + Croix d'Hérédom de la Tour. (Divisé en 3 parties).
  • 4°: Chevalier du Phénix.
  • 5°: Chevalier du Soleil.
  • 6°: Chevalier de l'Iris.
  • 7°: Vrai Maçon.
  • 8°: Chevalier des Argonautes.
  • 9°: Chevalier de la Toison d'Or.
  • 10°: Grand Inspecteur Parfait Initié.
  • 11°: Grand Inspecteur Parfait Initié.
  • 12°: Sublime Maître de l'Anneau Lumineux.

Rite de Misraïm - Venise, 1788.

  • Un groupe de Sociniens (secte protestante anti-trinitaire) demande une patente de constitution à Cagliostro, alors de passage à Trente.
  • Ne souhaitant pas pratiquer la rituélie magico-kabbalistique de ce dernier, ils choisissent de travailler au Rite Templier. Cagliostro leur transmet donc la Lumière Maçonnique: les trois premiers grades de la Maçonnerie anglaise et les grades supérieurs de la Maçonnerie allemande, très marquée par la tradition Templière.
  • Le nom de Misraïm - en hébreu ancien : "les Egyptiens" - est donc le seul rappel de ce Rite Egyptien qui leur transmit la personnalité obédientielle.
  • Misraïm va essaimer rapidement à Milan, Gênes, Naples, et sera introduit en France par Michel Bédarride, qui avait reçu en 1810, à Naples, les pouvoirs magistraux du Frère De Lassalle.
  • De 1810 à 1813, les trois frères Bédarride développent avec succès le Rite en France, et cela quasiment sous la protection du Rite Ecossais.
  • Le Rite de Misraïm compte, en effet, des noms maçonniques illustres à sa tête : le Comte Muraire, Souverain Grand Commandeur du Rite Ecossais Ancien Accepté, le Duc Decazes, le Duc de Saxe-Weimar, le Duc de Leicester, le Lieutenant Général Baron Teste, etc...
  • Rapidement, sous la Terreur Blanche, c'est Misraïm qui transmet leur nécessaire maîtrise aux Carbonari.
  • Violemment anticlérical et anti royaliste, le Rite groupe alors une cinquantaine de Loges à travers le pays.
  • La police de la Restauration obtient sa dissolution.
  • Clandestin pendant dix-huit années, restauré en 1838, dissous à nouveau en 1841, il sort de la clandestinité en 1848.
  • Dès lors, il s'achemine vers la fusion, en 1881, avec le Rite de Memphis, sous l'impulsion de Giuseppe GARIBALDI.

Rite de Memphis

  • La plupart des membres de la mission d'Egypte qui accompagnèrent Bonaparte étaient Maçons de très anciens Rites Initiatiques : Philalètes, Frères Africains, Rite Hermétique, Philadelphes, Rite Primitif, sans omettre le Grand Orient de France.
  • C'est la découverte, au Caire d'une survivance gnostico-hermétique qui va conduire ces Frères à renoncer à la filiation reçue jadis par la Grande Loge de Londres.
  • Ainsi, sous la direction de Samuel Honis et de Marconis de Nègre, naît a Montauban, en 1815, un nouveau courant Maçonnique ne devant rien à l'Angleterre : le Rite de Memphis.
  • Si, très rapidement, le Rite de Misraïm rassemble les Jacobins nostalgiques de la République avec les Carbonari, c'est au sein du Rite de Memphis que se regroupent les demi-soldes de l'ex-Grande Armée et les Bonapartistes demeurés fidèles a l'Aigle. Notons du reste que les deux Rites ont en 1816 le même Grand-Maitre Général, prémices de la fusion future.
  • Mais le GODF alors majoritairement monarchiste, obtient la dissolution de Memphis.
  • En 1826 cependant, le Rite reprend ses travaux sous l'Obédience du même Grand Orient.
  • Dissous comme Misraïm en 1841, Memphis entre, lui aussi dans la clandestinité.
  • Il ne réapparaît qu'avec la République, en 1848.
  • Dissous de nouveau en 1850, en réveillé en 1853, Memphis est reconnu par le Grand Orient de France en 1862.
  • Comportant alors de très nombreuses Loges à l'étranger, Il compte des personnalités telles que Louis Blanc et Garibaldi qui, dix-neuf années plus tard, sera l'artisan de l'unification de Memphis et de Misraïm.

Rite de Memphis-Misraïm

  • Jusqu'en 1881, les Rites de Memphis et Misraïm cheminent parallèlement et de concert, dans un même climat particulier.
  • Or, les deux Rites commencent à rassembler sous la double appartenance des Maçons du Grand Orient de France et du Rite Ecossais Ancien et Accepté qu'intéressent l'Esoterisme de la Symbolique Maçonnique, la Gnose, la Kabbale, voire L'Hermétisme.
  • En effet, outre leurs dépôts égyptiens, Misraïm et Memphis sont toujours les héritiers et les conservateurs des vieilles Traditions Initiatiques du XVIIIème siècle : Philalètes, Philadelphes, Rite Hermétique, Rite Primitif.
  • Misraïm compte 90 Grades divers, et Memphis, 95.
  • LorsqueGaribaldi est désigné comme Grand Maître général pour chacune des Obédiences, une fusion de fait s'accomplit et rend possible l'établissement d'une échelle commune des grades.
  • Aujourd'hui, après les trois premiers degrés de la Maçonnerie Universelle, les particularités de Memphis-misraïm s'affirment dans les Ateliers supérieurs qui pratiquent obligatoirement les :
    •  
      • 4ème Degré ( Maître Secret )
      • 9ème Degré ( Maître Elu des Neufs ),
      • 13ème Degré ( Royal Arche ),
      • 14ème Degré ( Grand Elu de la Voûte Sacrée ),
      • 18ème Degré (Chevalier Rose + Croix ),
      • 20ème Degré ( Chevalier du Temple ), Le 20ème Degré transmet l'initiation de la Stricte Observance Templière et des Chevaliers Bienfaisants de la Cité Sainte de Jean-Baptiste Willermoz.
      • 28ème Degré ( Chevalier du Soleil ),
      • 30ème Degré ( Chevalier Kadosh ),
      • 32ème Degré ( Prince du Royal Secret )
      • 33ème Degré ( Souverain Grand Inspecteur Général ).
      • Les 66ème, 90ème et 95ème Degrés sont conférés à des Maçons particulièrement intéressés par l'Hermétisme, suivant leur valeur et leurs connaissances, ainsi que leur fidélité au Rite.
      • Le 95ème Degré leur confère le droit de siéger au Erreur! Source du renvoi introuvable, en qualité de Grand Conservateur du Rite.
  • Les Loges de Memphis-Misraïm travaillent au Rite Egyptien et sur leurs autels elles joignent au traditionnel emplacement de l'équerre et du compas, la règle symbole du Grand Architecte de l'Univers et de la loi Divine.

 

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 08:18

 

 

ORIGINE DU RITE DE MISRAÏM ou EGYPTIEN

(jusqu'à l'unification avec le Rite Oriental de Memphis en 1881)

 

 

Plusieurs auteurs sont d'accord sur ses origines, sur sa diffusion à Venise et dans l'Italie du Sud.

Tory précise.:

" - - - en 1815 il était très répandus à Venise et dans les îles Ioniques avant même la révolution française de 1789. On trouvait beaucoup de Chapitres dans les Abbruzzes et dans le Pouilles. "

Levesque en 1821 dit que:

" . - - depuis cinq ou six ans ce Rite s'est établis à Paris. provient du Sud et il jouit d'une certaine considération dans les îles Ioniques et sur les bords de l'Adriatique. Il est né en Egypte. "

Il est clair, a ce point, que ce Rite eut ses origines en Italie, vu les affirmations de ces auteurs et d'autres encore.

Donc, en partant des obscurités "des débuts, il est possible d'affirmer, selon les théories les plus acceptables et dignes de foi, que le Rite de Misraïm naquit à Naples et, quand la Maçonnerie abandonna ses contenus ésotériques pour s'ouvrir au courant révolutionnaire, plusieurs FF.-. émigrèrent de Naples vers leurs propriétés dans l'Adriatique en emmenant avec eux leurs certitudes historiques de là partit sa diffusion.

Selon les affirmations de Gastone Ventura, ce fut le " Filalete " Abraham en 1801 qui reconstruit àVenise la L.-. du Rite de Misraïm mise en sommeil après l'occupation Autrichienne; cette L.-. aurait existé depuis 1796. Le F.-. Abraham ne serait autre que le Baron Tassoni de Modene. Au contraire, selon d'autres savants, comme Robert Ambelain et Robert Cools, ce fut Cagliostro qui porta le Misraïm à Venise.

De toute façon en résumant, brièvement et succinctement, la succession des événements historiques qui favorisèrent l'apparition de ce Rite, il nous paraît utile de mentionner que, fondamentalement, les historiens nôus reportent à deux différentes versions sur la naissance de ce Rite.

Pour ce qui nous concerne, l'examen attentif des différentes versions qui nous sont fournies par l'historiographie contemporaine, et forts de l'expérience initiatique proposée par Notre Vénérable Rite, nous avons la ferme conviction que, en y apportant les corrections qui s'imposent, les deux hypothèses sur les origines du Rite de Misraïm puissent êtres considérées véridiques.

 

1ère Version

Le Rite aurait été introduit dans la République vénitienne aux débuts du XVIII0 siècle puis, àtravers différentes vicissitudes, depuis les îles ioniques et très précisément de la L.’ égyptienne Zante (de la quelle faisait partie Ugo Foscolo) aboutit en 1782 à Venise. Immédiatement après, un groupe de FF.-. maçons (appartenant à la communauté protestante anti - trinitaire de Socino), membres de la susdite L:. égyptienne, reçurent de Cagliostro ( qui à cette époque séjournait à Trento ) une autre initiation maçonnique.

Peu après soit Gad Bedarride soit son fils Marc reçurent, justement par ces LL:. égyptiennes, les relatives initiations qu'ils intégrèrent dans la même période avec d'autres filiations, toujours originaires de l'ancienne terre d'Egypte.

 

2ème Version

Elle nous est fournie directement par Marc Bedarride dans son livre " LOrdre Maçonnique de Misraïm " publié à Paris en 1845 par Bernard et Comp. , dans lequel est détaillée toute la généalogie, laquelle, à rebours, remonte jusque à Adam

De la confrontation entre ces différentes sources et versions il apparaît sommairement:

 

1747, d'Egypte et de Malte, au travers de l'ceuvre initiatique d'illustres personnages - parmi lesquels émerge l'ceuvre du Prince de San Severo, Raimondo de Sangro - conflue à Naples une intense activité de recherche et d'étude de la Science Maçonnique de tradition égyptienne.

 

1782, de puis la L:.. égyptienne de Zante, se propage à Venise et dans les régions limitrophes un système initiatique maçonnique ayant de très évidentes caractéristiques rituelles égyptiennes. Au cours de cette même année, Marc Bedarride, affirme que son père Gad eut la visite d'un Initié égyptien qui se nommait Ananiah le Sage, duquel il eut la filiation et les pouvoirs de transmission d'une Tradition maçonnique de provenance égyptienne.

 

1788/1801 naissance à Venise, grâce aux synergies des très actives LL .-. maçonniques égyptiennes, en partie promues par Cagliostro et en partie par Ananiah le Sage et par Abraham (le Baron Tassoni de Modena), de l'ORDRE EGYPTIEN DE MISRAÏM.

 

1804/1805, le Rite Ancien et Primitif Egyptien de Misraïm commence, depuis Venise, à se diffuser en Lombardie. En 1805 le F.: Le Changeur fonde à Milan le Suprême Conseil du Rite ayant iuridiction sur les 90 grades.

 

1810/1813, selon les hypothèses les plus dignes de foi, en 1813, les FF. Bedarride, JoIy, Gaborria et Garcia reçoivent à Naples le pouvoir de diffuser le Rite de Misraïm.

 

1856, le Rite de Misraïm, directement gouverné par Marc Bedarride, après de nombreuses vicissitudes, est définitivement absorbé par le Rite de Memphis. Entre 1856 et 1870 restent, toujours actives, certaines obédiences nationales de ce rite (voir la filiation de Mallinger en Belgique) lesquelles constituent le dépôt initiatique dénommé " ARCANA ARCANORUM " Une grande partie de ces obèdiences, toujours actives, vinrent ensuite unifiées en un Rite unique par Giuseppe Garibaldi.

 

1881, le F.. Giuseppe Garibaldi déjà Grand Maître du Rite de Misraïm en 1860, élus Grand Hiérophante Général en 1881, en vertu de ses pouvoirs souverains unifie les deux Rites de Misraïm et Memphis lesquels, sur le plan formel, étaient restés séparés jusqu'à cette date.

Ici se termine notre très brève et succincte description des faits sur l'histoire de ce Rite. Ceux qui voudraient apprfondir ce type de recherche peuvent demander les cahiers que le Grand Secrétariat de l'A.P.R.M.M. pourras fournir à ceux qui lui en formulerons la demande.

Pour ce qui, au contraire, concerne l'organisation de l'Echelle Philosophique que le Rite de Misraïm en contemple 90, distribués en 4 series

 

Série SYMBOLIQUE du 1° au 33° grade

Série PHILOSOPHIQUE du 34° au 66° grade

Série MYSTIQUE du 67° au 77° grade

Série CABALISTIQUE du 78° au 90° grade

 


ORIGINES DU RITE DE MEMPHIS OU ORIENTAL

(Jusqu'à l'unification avec le Rite de Misraïm en 1881)

 

De nombreuses légendes existent sur les origines de ce Rite qui se perdent dans la nuit des temps. Son propre fondateur, Jean Etienne Marconis, raconte que son père, Gabriel, officier italien de l'armée napoléonienne, fut initié pendant la campagne d'Egypte à la L.-. égyptienne " Isis " et que, à son retour en Italie en 1798, il fonda avec ses compagnons d'armes et FF.-., une L.-. avec de très fortes caractéristiques rituelles égyptiennes, dont le titre distinctif était: " Les Disciples de Memphis ". Sur cette L.-. affluèrent et s'intégrèrent très tôt des FF.-. lesquels, dans les années précédant 1798, ceuvraient déjà en France avec des Rituels toujours d'origine égyptienne.

 

Successivement J.E. Marnons, en se basant sur les dires de son père Gabriel et des FF.-. de sa L.-. reconstruit le profil, la substance et l'histoire (peut-ètre légendaire) d'un Rite qui devait réunir en un "corps" rituel, les nombreux rituels, de la tradItion initiatique égyptienne, présents dans la multiplicité des Rites qui étaient utilisés à cette époque.

Pour donner tout de suite une idée du message initiatique que le Rite de Memphis devait offrir aux Fran~Maçons de tous les temps, nous emploierons les mêmes mots que Marconis utilisa, dans son livre "Le Sanctuaire de Memphis " ( Paris 1849, aux éditions Bruyer ), pour tracer les principes fondamentaux qui devaient constituer la structure docétique du Rite de Memphis. "Le Rite maçonnique de Memphis est l'héritier des Mystères de l'antiquité ".

 

il éduque les hommes à rendre hommage à la divinité ses dogmes reposent sur tes principes de l'humanité;

sa mission est la conquête de la sagesse qui sert à discerner la vérité; elle est l'aurore bénéfique du développement de la raison et de l'intelligence; elle est le culte de la qualité du cceur humain et la condamnation de ses vices; enfin, elle est l'écho de la tolérance religieuse, l'union de toutes les croyances, le liens entre tous les hommes, le symbole des suaves illusions de l'espérance qui prêche la foi en Dieu qui sauve et la charité qui fait bénir.

 

Donc Etienne Marconis, en utilisant d'autres enseignements et filiations initiatiques d'origine égyptienne, élabora en 1839 un ultérieur système Maçonnique dénommé " Rite de Memphis ou Oriental ". En un premier temps il s'articulait en 90 grades qui furent ensuite portés, pour les besoins du travail initiatique, à 95. Ce Rite eut un très vif succès à Milan et en France.

Les 95 grades furent divisés en trois séries:

 

1° série: du ler au 35ème grade

Elle englobait, à son tour, trois classes: LOGES, CHAPITRES, AREOPAGES où l'on enseignait la morale, la signification des symboles, des emblèmes et la première partie de l'histoire de I' Ordre, outre l'exercice de la philanthropie.

 

2° série: du 36ème au 68ème grade

Elle comprenait deux classes: SENATS et CONSISTOIRES, où l'on apprenait les sciences naturelles et la deuxième partie de l'histoire de l'Ordre. Etaient fournis aux " étudiants " les matériaux d'étude sur l'organisation et sur la doctrine de tous les Rites pratiqués dans la Maçonnerie Universelle. On y étudiait en outre le sens occulte de la mythologie poétique.

 

3° série: du 69ème au 95ème grade

Elle comportait une seule classe: le CONSEIL. Dans cas chambres Rituelles on prenait connaissance du complément de l'histoire de l'Ordre, on y développait la partie mystique et transcendantale de la Maçonnerie Universelle, on y cultivait les spéculations théosophiques les plus hardies et les plus sublimes. On étudiait de façon particulière la philosophie des religions de toutes les disciplines qui, dans leur ensemble, constituaient la SCIENCE SECRETE mieux définies comme ART ROYAL.


Les dates les plus significatives de I' histoire de I' Ancien Rite Oriental de Memphis sont:

 

1773 le Fr.. Savalette de Lange, avec de nombreux autres FF.. Maîtres Maçons, après avoir créée à Paris, le 23 Avril  la L.. " Les Amis Réunis " fonde I' Ordre Maçonnique des " FILALETES ".

 

1779 en prenant modèle et en s'inspirant de l'Ordre des " Filalêtes ", le RITE des "FILALETES " voit le jour à Narbonne.

 

1789  le F:. Samuel Honis devient Grand Maître de la Grande L... des Filalètes.

 

1798 de nombreux officiers de l'armée napoléonienne, appartenant déjà au Rite des Philadelphes, entrent en contact, pendant la campagne d'Egypte, avec des FF... de la Grande L... d'Egypte ( descendant de R+C de la période constantinienne ) qui est organisée en 70 grades rituels. De récentes découvertes, comme nous l'avons déjà dit, confirment qu'en cette même période Napoléon a été initié dans la L... " ISIS ", présidée par le Général Kleber.

 

1814 de retour en France, plusieurs officiers, rescapés de la campagne napoléonienne d' Egypte, fondent à Montauban la L... " Les Disciples de Memphis " laquelle, immédiatement après deviendra la L.-. Mère de l'Ancien Rite Oriental de Memphis. Parmi les membres fondateurs de cet extraordinaire Atelier, on trouve l'Officier d'origine Italienne, Gabriel Mathieu Marconis de Negre (son fils deviendra ensuite l'héritier de la Tradition Maçonnique que le Rite de Mémphîs avait ramené d'Egypte).

 

25 Mai 1815 de l'intense et productive activité maçonnique développée par la L... " Les Disciples de Memphis", est issu l'Ancien et Primitif Rite Oriental de Memphis. Le F... Samuel Honis est proclamé Grand Maître de la Grande L.-. de ce Rite.

 

21 Janvier 1816 au F:. Honis, succède, en qualité de Grand Maître, le F:. Gabriel M. Marconis de Negre grâce auquel le Rite acquiert un échelle rituelle de 95 grades.

 

1816/1837 durant cette période le Rite, en passant par phases alternées, qui vont d'une intense activité maçonnique à des moment de profonde stagnation, réussit malgré tout à survivre.

 

23 Mars 1838 Jean Etienne Marconis de Negre, ayant hérité de son père Gabriel, la succession de la Grande Maîtrise du Rite de Memphis, réveille et réactive ca Rite en France et en Belgique.

 

1849 le Rite ouvre ses travaux en Roumanie.

 

1851 16 Juillet, le Rite ouvre ses travaux en Angleterre où le F.-. Beryeau est nommé Grand Maître. les travaux du Rite de Memphis sont ouverts en Australie. La même année est constitué à Alexandrie d'Egypte un Sublime Conseil du Rite de Memphis dont le Grand Maître sera Giuseppe Beauregard. Le 19 Novembre est fondé à New York un Souverain Conseil du 94ème grade dont le Grand Maître sera le F.-. Donald Mac Lellan.

 

1856 les travaux du Rite de Memphis sont ouverts en Australie. La mème année est constitué à Alexandrie d'Egypte un Sublime Conseil du Rite de Memphis dont le Grand Maître sera Giuseppe Beauregard. Le 19 Novembre est fondé à New York un Souverain Conseil du 94ème Grade dont le Grand Maître sera le F.-. Donald Mac Lellan.

 

1860 Giuseppe Garibaldi et certains de ses officiers sont initiés, à Palerme, dans une L:. du Rite de Memphis.

 

1862 le F:. Harry Seymur est nommé Grand Maître du Souverain Conseil pour les U.S.A.

 

1863 le Grand Hiérophante J.E. Marconis de Negre 97°Grade, délivre la Patente N° 2005 pour l'institution à Alexandrie d'Egypte d'un Temple Mystique et du Suprême Grand Conseil des Princes Patriarches Grand Conservateurs, 95° et demier grade du Rite. La patente a été libellée au nom du F:. L. Reginald de la Grèce, Marquis de Beauregard et lui défère le titre de Grand Maître.

 

26 Août 1865 le F... Guseppe Garibaldi et le F... Francesco de Luca, grand Maître du Grand Orient d'italie, sont élus membres honoraires du Suprême Conseil d'Alexandrie.

 

21 Novembre 1868 le Grand Hiérophante J.E. Marconis de Negre passe à l'Orient Eternel.

 

21 Mars 1873 le F... Salvatore A. Zola est nommé Grand Maître effectif du Grand Orient NationaI d'Egypte et du Souverain Sanctuaire du Rite de Memphis.

 

19 Mai 1875 le F:. Giuseppe Garibaldi est proclamé Grand Maître Honoraire ad vitam du Grand Sanctuaire du Rite de Memphis et reçois les 95° et 96° Grades.

 

11 Janvier 1876 le F... Salvatore A. Zola est élu Grand Hiérophante 97° Grade du Rite de Memphis.

 

1881 le F:. Giuseppe Garibaldi, devenu Grand Hiérophante, unifie les deux Rites de Memphis et Misraïm, en un seul et unique Corps Rituel.

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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 06:27

L'Arche Royale fit son apparition en Angleterre durant les années 1740. S’il est permis de supposer que les graines de cette nouvelle cérémonie avaient commencé à germer quelques années avant les premiers rapports officiels, rien ne permet toutefois de remonter plus tôt dans la datation de l'Arche Royale.

À la question : «Pourquoi l'Arche Royale est-elle apparue ?», la réponse proposée est qu'une cérémonie supplémentaire, ou un «quatrième degré» distinct, était inévitable, ce qui peut s'expliquer par la connaissance que l'on a aujourd'hui de l'évolution des trois degrés symboliques.
En remontant dans l'histoire de la Franc-Maçonnerie anglaise, au temps où les degrés ou grades maçonniques se développaient encore, il apparaît presque certain que la première cérémonie maçonnique fut réalisée pour le Compagnon maçon, c'est à dire l'artisan entraîné et accompli.
Le système des Apprentis fait ses premières apparitions en Angleterre au XIIIe siècle, et il n'est pas interdit de penser que l'autre degré fut développé comme cérémonie d'admission pour les Apprentis.
À ce moment, et jusqu'au crépuscule du XVIIe siècle, le Métier ne proposait que deux cérémonies d'admission : l'une pour les «Apprentis» ou les «Apprentis Reçus», l'autre pour les «Compagnons» ou «Maîtres». Le désir de création de cérémonies distinctes pour les Compagnons et les Maîtres était donc logique; les deux s'égalaient par leurs compétences techniques, mais les Compagnons étaient des employés, et ceux d'entre eux qui étaient assez méritants pour devenir Maîtres allaient naturellement désirer un degré qui leur serait propre.
Le troisième degré apparut donc en Angleterre vers 1724-1725 et, en 1730, il était relativement répandu, bien que rarement pratiqué.
À ce stade de l'évolution des grades, les trois degrés du métier possédaient chacun leur propre cérémonie; seul un seul degré n'était pas représenté. Il n'existait en effet aucune cérémonie propre aux hommes qui avaient présidé une Loge, c'est à dire, les Maîtres de Loges. Une telle cérémonie devait fatalement apparaître vers 1740.
Si ceci peut être considéré comme une simplification à outrance de l'histoire, elle se base cependant sur des fondements historiques et les dates mentionnées ici sont supportées par des preuves documentaires.

En excluant les détails mineurs, il est possible de résumer les bases de la cérémonie de l'Arche Royale à deux histoires :
  • L'histoire biblique véridique décrivant le retour de Babylone et la construction du Temple.
  • La légende ancienne décrivant la découverte du caveau voûté, de l'autel et du Mot Sacré.
La portion biblique est de l'histoire pure. La légende, dans sa forme écrite, remonte au temps des premiers Pères de l'Église. Vers l’an 400 après J.-C., Philostorgius, décrivant la reconstruction du Temple, rapporte la découverte du caveau voûté. Cette version semble constituer la charpente de la légende qui a survécu. Neuf cents ans plus tard, au XIVe siècle, Nicephorus Callistus, dans sa description de la construction du quatrième Temple, étaye le compte-rendu de Philostorgius. Cette histoire est rapportée avec tant de détails saisissants qu'elle mérite une reproduction textuelle :
Au moment de la pose des fondations, ainsi que je l'ai dit, il y avait une pierre parmi les autres, à laquelle la base des fondations était fixée, qui glissa de sa place et révéla la bouche d'une caverne qui avait été creusée dans le roc. Le plancher de la caverne se perdait dans l'obscurité de sa profondeur. Les surintendants, désireux d'en apprendre davantage, attachèrent l'un des ouvriers à une longue corde et l'y firent descendre. Celui-ci, atteignant le fond, y trouva de l'eau qui lui arrivait à mi-jambes et, fouillant tous les recoins de ce lieu creux, conclut, aussi sûrement qu'il le pouvait par le sens du toucher, qu'il s'agissait d'un carré. Retournant vers l'ouverture, il heurta un petit pilier, guère plus haut que le niveau de l'eau, et, l'illuminant, y trouva déposé un livre, enveloppé d'un linge léger et propre. L'ayant pris, il indiqua par la corde qu'ils devaient le remonter. Sitôt remonté, il leur montra le livre qui suscita leur admiration, ayant été découvert immaculé et intact, en un lieu obscur et sombre. Le Livre, ouvert, stupéfia non seulement les Juifs, mais aussi les Grecs, par ce qu'ils lurent sur ses premières pages, écrit en lettres sublimes : 'Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.' En termes clairs, ces écrits contenaient visiblement tout l'Évangile que la langue divine du Disciple-Vierge avait énoncé.
Ceci est la traduction de l'original, telle qu'il apparaît en anglais, en 1659, dans l'ouvrage de Samuel Lee, intitulé Orbis Miraculum.

Deux points méritent particulièrement d’être mentionnés. D'abord, que la forme actuelle de la légende de l'Arche Royale n'est ni pure invention ni innovation récente; il s'agit bien d'une parcelle d'une légende religieuse remontant au cinquième siècle après Jésus-Christ, et probablement même plus ancienne.

Ensuite, le Livre Saint découvert dans le caveau voûté n'était pas l'Ancien Testament, avec les mots usuels : «Au commencement, Dieu créa...»; il s'agissait de l'Évangile selon St Jean, un texte purement chrétien, et, au moment de sa première apparition, le degré de l'Arche Royale était également purement chrétien.
Jusqu'à aujourd'hui, les cérémonies contemporaines de l'Arche Royale débutent par une prière chrétienne, et le travail entier est empreint de symbolisme et d'idées trinitaires, si bien que, malgré son inspiration issue de l'Ancien Testament, une très forte influence chrétienne y demeure manifeste.
Il est impossible de préciser avec certitude le pays d'origine de l'Arche Royale, mais il semble probable que la cérémonie ait été importée en Angleterre en provenance de l'Irlande. Plusieurs des premières références à l'Arche Royale proviennent, sans conteste, d'Irlande et, quand la Grande Loge des Anciens fut fondée en 1751, celle-ci reconnut l'Arche Royale comme un ajout plus ou moins essentiel aux degrés symboliques.
Il existe toutefois une autre possibilité voulant que la cérémonie trouve ses sources en France, où une myriade d'innovations maçonniques firent leur apparition au début des années 1740. En particulier, il existe une référence, dans le Sceau Rompu daté de 1745, à une classe supérieure de Maçons avec une cérémonie commémorant les maçons ayant œuvré «une truelle à la main, une épée au côté». Plusieurs preuves similaires étayent l'opinion selon laquelle certaines caractéristiques particulières de la cérémonie de l'Arche Royale, quel que soit le nom qu'elle portait, étaient déjà connues sur le Continent à une date antérieure, mais ceci ne peut être considéré comme une preuve de filiation.

La première Grande Loge, dite des «Modernes», n'offrit aucune reconnaissance officielle ni aucun support à la cérémonie, bien qu'elle fût pratiquée par plusieurs loges de «modernes», et il est intéressant de noter que, quoique la cérémonie ne fût pas considérée comme une composante intégrale des trois degrés symboliques, elle était néanmoins pratiquée dans les loges ordinaires. Les Chapitres de l'Arche Royale n'existaient pas encore comme organisations indépendantes pour l'octroi de ce nouveau grade et il n'existait, bien évidemment, aucune instance dirigeante.

Le premier Grand et Royal Chapitre de l'Arche Royale de Jérusalem («Modernes») fut constitué en juillet 1767. Les «Anciens», qui avaient toujours considéré la cérémonie comme «le fondement, le cœur et la moëlle de la Maçonnerie», n'avaient pas réalisé le besoin d'un organisme dirigeant distinct, et les minutes de leur premier Grand Chapitre débutent en 1782, après une série de résolutions adoptées dans leur Grande Loge en décembre 1771.
En ce qui concerne le développement de la cérémonie de l'Arche Royale, il y a tout lieu de croire que celle-ci fut conçue initialement pour les Maîtres de Loge ou pour les hommes ayant déjà été Vénérables d'une Loge, et quoique les opinions sur ce point divergent quelque peu, il existe une pléthore de preuves pour supporter cette affirmation. En 1744, le Dr Fifield Dassigny publia un livre doté d'un titre interminable, A serious and impartial enquiry to the cause of the present decay of Freemasonry in the kingdom of Ireland (Une enquête sérieuse et impartiale sur les causes du déclin actuel de la Franc-Maçonnerie au royaume d'Irlande), dans lequel, évoquant l'Arche Royale, il la décrit comme «une organisation d'hommes ayant déjà été Vénérables d'une Loge».

Douze ans plus tard, Laurence Dermott, Grand Secrétaire de la Grande Loge des Anciens, mentionnait avec dédain ceux qui «se pensaient Maçons de l'Arche Royale sans avoir été Vénérables d'une Loge dans la forme régulière» (Ahiman Rezon, 1756, p. 48). Toutefois, à cette époque, la Franc-Maçonnerie n'étant pas aussi répandue qu'elle l'est aujourd'hui, une telle restriction — si elle avait vraiment été appliquée — aurait rendu la nouvelle cérémonie quasi impossible, puisqu'il n'y aurait jamais eu suffisamment de candidats pour la maintenir vivante. Ainsi, nous découvrons très tôt les preuves de l'apparition d'une sorte de «degré de Vénérable», artificiel, auquel les membres postulant l'Arche Royale recevaient un semblant d'Installation dans le but de se qualifier pour le degré de l'Arche Royale.
Les minutes de la première époque de l'Arche Royale (de 1740 à 1760 environ) sont rarissimes et peu informatives, mais il existe des registres d'une réunion d'urgence tenue à Bolton en 1769, durant laquelle trois hommes furent successivement installés comme Vénérables, après quoi le Maître effectif de la Loge fut réinstallé. À la Loge Mount Moriah de Londres, il fut résolu, en juin 1785, que «… le Frère Phillips passera Vénérable le jour de la St Jean pour obtenir le Suprême Degré de l'Arche Royale …». À la Philanthropic Lodge de Leeds, les minutes de mai 1795 rapportent que «le Frère Durrans passa Vénérable pour recevoir l'Arche Royale». Plusieurs rapports de nature similaire rendent évidente l'existence d'une cérémonie fictive de «passage du Vénérable», qui fut largement pratiquée durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle.
Quand les Grands Chapitres rivaux furent unis en 1817, le «degré de Vénérable» fut officiellement aboli, mais son existence se perpétua à divers endroits jusqu'aux années 1850.
Jusqu'à aujourd'hui, dans plusieurs juridictions américaines, les préliminaires à l'Arche Royale forment une cérémonie brève qui contient des éléments évidents du travail d'Installation.

Quant au rituel de l'Arche Royale, il est surprenant de constater que, hormis les inévitables enrichissements et les changements graduels de style et de présentation, les éléments essentiels demeurent, de nos jours, largement identiques à ce qu'ils étaient durant les années 1760. Les plus anciennes références de cette période indiquent que le candidat découvre un parchemin qui contient les premiers mots de l'Évangile de St Jean : «Au commencement était le Verbe …». Les Séjournants interprétaient l'histoire de la «découverte», et le restant de la cérémonie, comme les degrés symboliques de nos jours, consistait en un catéchisme de quelques 18 à 20 questions et réponses. Ceci peut être considéré comme le rituel de l'Arche Royale de la première période.
La deuxième période couvre approximativement les années 1780 à 1835. Dans les degrés symboliques, cette période a apporté les plus grandes évolutions stylistiques dans la présentation des éléments symboliques et illustratifs du rituel. Quant à l'Arche Royale, l'essence de sa cérémonie demeura essentiellement inchangée mais, au lieu de 18 à 20 questions dans le catéchisme, il y en avait alors 80 à 100, exigeant de longues réponses couvrant la majeure partie de ce qui constitue, de nos jours, les conférences traditionnelles, symboliques et mystiques. La quasi totalité des éléments actuels des conférences se retrouvait, non sous forme de dissertations, mais de questions-réponses.
Le Nom Ineffable n'était pas «partagé»; le «mot composé des quatre langues» l'était. Il n'y avait encore aucune lettre aux angles du T∴, et le Triple T n'apparut que vers 1820. La cérémonie de l'Arche Royale connut alors de multiples avatars, sujette aux variations locales et aux capacités et limitations de ses interprètes. Apparemment, les deux Grands Chapitres ne firent aucune effort pour diffuser un rituel standardisé, et ce n'est qu'en 1817, avec l'union des deux rivaux, que les circonstances devinrent favorables à l'uniformisation du rituel.
Le premier pas vers ce but s'effectua au début des années 1830, quand un comité fut nommé par le Grand Chapitre Suprême. Le travail semble avoir été dominé par le Rev. G. A. Browne, à un certain moment Grand Chapelain de la Grande Loge Unie, qui fut nommé spécifiquement lors d'une réunion, avec remerciements spéciaux pour ses services. En novembre 1834, les cérémonies furent répétées et approuvées par le Grand Chapitre Suprême, et un Chapitre de Promulgation fut constitué en 1835, pour une durée de six mois, avec le mandat d'agir comme Chapitre d'Instruction et, plus spécifiquement, d'assurer l'uniformité du rituel à travers l'Ordre. Il effectua des démonstrations des formes nouvellement approuvées des cérémonies d'Installation et d'Exaltation durant une série de réunions tenues de mai à août 1835. En novembre 1835, pour éviter toute méprise, le Grand Chapitre «résolut et déclara que les cérémonies adoptées et promulguées par le Grand Chapitre spécial les 21 et 25 novembre 1834, constituent les cérémonies de notre Ordre et qu'il est du devoir de tout Chapitre de les adopter». Les différentes versions des rituels actuels, dont Domatic, Aldersgate et Standard, sont toutes issues du rituel de l'Arche Royale de novembre 1834.
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7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 06:22


Grand Secrétaire de la Grande Loge des Anciens il joua un rôle majeur dans la constitution de la franc-maçonnerie par son œuvre l'Ahiman Rezon.
Irlandais catholique, né dans un milieu modeste, il immigre en Angleterre en 1746 où il exerce plusieurs petits métiers comme peintre en bâtiment payé à la journée, marchand de vin ou courtier.
Initié à 20 ans dans la loge n°26 à Dublin dont il deviendra Vénérable, c'est en rejoignant l'Angleterre, qu'il s'attire le mépris de l'aristocratie et de la Grande Loge des Modernes par sa condition sociale et ses origines irlandaises.
Sa "carrière" maçonnique est remarquable : Grand Secrétaire de la Grande Loge des Anciens de 1752 à 1771, puis Grand Maître Adjoint de 1771 à 1777 et de 1783 à 1787. Il présentera son livre : Ahiman Rezon en 1751, livre qui connaîtra de nombreuses éditions dont la première en 1756.

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 18:38

Le V° Ordre se compose de deux classes :


          1° La Classe des Prosélytes qui a accès aux huit premières séries  de manuscrits contenus dans l'Arche du V° Ordre.

Les Prosélytes sont reçus  au V° Ordre selon le rituel du Chevalier du Soleil 72° et dernier grade de la 8° série.

          2° La classe des  Membres du Conseil, qui seule, a accès aux manuscrits de la 9° série et aux autres cahiers à classer.


Les séances du Conseil se tiennent autour d'une plate-forme près de laquelle est posée l'Arche. Pour arriver à la salle qui renferme cette plate-forme, on parcourt une route circulaire. Cette salle est tendue de blanc et décorée d'un drapeau de même couleur.

La décoration des membres du Conseil est un ruban blanc moiré liseré en or, auquel est attaché un bijou.

La décoration de la classe des Prosélytes est un ruban blanc moiré non liseré, attaché à la boutonnière et auquel vient un bijou.

Le bijou des membres du V° Ordre sera une médaille estampillée et frappée d'un seul coté représentant :


          1° Autour un serpent qui mord sa queue ;

          2° Au milieu du bijou, le Triangle radieux au centre duquel est le nom de Dieu en caractère hébraïque ;

          3° Au sommet du Triangle le chiffre 5.


Ce bijou sera doré pour les membres du Conseil et pour les Officiers d'Honneur.

Il ne sera porté que lors des séances du V° Ordre et les Frères de cet Ordre porteront en outre les décorations de  Souverain Prince Rose Croix, c'est-à-dire le sautoir, le bijou et le tablier.

Les membres composant le V° Ordre n'auront aucune préséance ni prépondérance au grand chapitre  général, ni dans aucune assemblée, concernant les différents Ordres.


 

Autres cahiers à classer contenus dans l'Arche du V° Ordre :

1 Elu de la Terre Sainte, 2 Maitre en Israël, 3 Chevalier d'Athènes, 4 Chevalier de l'harmonie, 5 Le grand prêtre, 6  L'étoile polaire, 7 Le vicomte du midi, 8 Patriarche, 9 Le chevalier de l'aigle blanc, 10 Le sage de la Grèce, 11 Le prophète martyr, 12 Lévite écossais, 13 L'écossais des petits appartements, 14 Le chevalier écossais de la gerbe d'or, 15 L'écossais d'Hiram, 16 L'écossais de Prusse, 17 L'écossais de l'académie d'Ecosse, 18 L'écossais des fils ainés, 19 L'écossais d'Angers, 20 Le vrai maitre de loge, 21 Le grand maitre de l'Ordre, 22 Ecossais de Saint André ou écossisme allemand, 23 Philosophie, 24 Adepte moderne, 25 Les chevaliers petits philosophes, 26 Clavicule hermétique, 27 Le chevalier du phénix dit le grand voyageur, 28 Grand élu maçon ou Templier de Saint Georges, 29 Ecossais d'Alcédani, 30 Elu suprême qui a rapport au tabernacle.   

 

 

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