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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 06:01

A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers,


L'Initié sur le Chemin de l'Initiation.

 

V M, et vous tous, mes FF, en vos grades et qualités.

 

Impossible.  Impossible de définir l'Initiation : intérieure elle est, et doit être.

Impossible de tracer le Chemin que je, que nous suivons : chaque chemin nous appartient, même si la lumière des autres y apporte quelque éclairage.

Comment serait-il possible de tracer un plan des chemins des initiés, sans tomber dans la dialectique stérile ?

Aussi, pas de plan, pas de grandes phrases, pas de construction : seulement quelques vibrations qui me sont miennes, qui peut-être vous sont vôtres, et que je vous livre, en tas, comme cela.

Si le jour de sa première Initiation, l'Homme reçoit la Lumière, il est admis à participer à certains mystères qui, petit-à-petit lui seront révélés, ou, mieux, transmis.

Mais jamais enseignés.

Alors, l'Homme fait son premier pas vers la Connaissance, la GNOSE.

C'est en effet par une série, une succession de degrés, qu'il peut appréhender un jour, plus tard, l'ensemble de ces mystères.

Combien long, difficile est ce chemin !

Tous, au sein de la Franc-Maçonnerie, nous passons :

         - des ténèbres à la lumière,

         - de l'ignorance à la connaissance,

         - de la mort à l'immortalité.

Qui parmi nous a tout compris ?

Qui parmi nous a tout appréhendé ?

Qui parmi nous a tout reçu ?

Qui parmi nous a tout acquis ?

D'abord, que sommes-nous venus chercher au sein de la Franc-Maçonnerie ?

Savoir ?

Pouvoir ?

Puissance ?

Autorité ?

Non, rien de cela jamais la Franc-Maçonnerie ne l'accordera à quiconque. Elle est, certes, une société d'hommes, mais êtres humains qui ne désirent qu'une seule et même finalité : devenir meilleurs devant leurs Frères, et devant eux-mêmes ; l'Homme est perfectible, pourquoi ne pas s'employer à la perfectibilité de chacun tous ensemble ?

"Que demandez-vous ?"

"La Lumière."

Un petit rayon vient, ô combien ténu.

Mes ténèbres ont-elles bien reçu la Lumière qui les repousse ?

J'ai voyagé, bravé les embûches ; passées ou finalement à venir ?

J'ai frappé, pour m'ouvrir la porte fermée et inconnue, avec ma propre clé.

Ou au contraire, avec tous mes métaux je suis entré, profanant mon propre temple intérieur et souillant celui de ceux que j'ose appeler "mes frères" ?

J'ai vu.

Pas la Lumière, mais une Lumière : l'Amour. Comment ?

Maintenant je vous l'avoue, mes Frères, par le Livre.

Le Livre ouvert qui depuis si longtemps m'était fermé ; le Livre de la Loi, fondation de tout édifice tracé sur la Loi d'Amour : la Règle ; notre histoire, notre mémoire, celle de la vie.

La vie représentant le voyage permanent de l'être sur le chemin de toutes peines et de toutes joies, de toutes épreuves et de toutes victoires.

Le Livre de l'émancipation de l'Homme par la délivrance de l'ignorance et de la limitation.

Saint Jean nous annonce dans le chapitre 21 de la Révélation :

"Et je vis un nouveau ciel (réalisation de l'harmonie spirituelle) et une nouvelle terre (état d'esprit extérieur) car le premier ciel et la première terre avaient disparu, et la mer n'était plus (ancien état de la conscience de l'être)".

Partons, mes Frères, partons en quête de la Terre Promise, tels les fils d'Israël sous et par Moïse.

La carte de notre voyage est dressée cependant :

Sortons de Misraïm, Egypte, dite terre de la vie des concepts matériels, (et pourquoi s'y réfugier souvent quand péril est en la demeure), traversons le désert (développement spirituel) non sans passer par Madian (développement intellectuel).

Cette quête est notre quête propre, quand un cherchant entre en liberté de vie en direction de l'esprit, pour mieux dire :

NON, à l'esclavage à moi-même imposé par ma structure de pensée ;

Pour mieux dire OUI à l'entrée vers la liberté d'une vie existante dans la voie de l'esprit ; le Cherchant, qui progresse dans l'Initiation est sur le chemin.

Mais nous ne sommes que nous !

Nous nous appuyons d'abord sur nous,  car nous pensons, en bons et excellents profanes, que la puissance se trouve dans l'intellectuel : quelle puissance? Car elle n'existe pas.

Avant que de construire la demeure de l'Eternel, il vaudrait mieux souvent Lui dresser un Tabernacle, attendant de trouver une pierre qui convienne à l'édification de son Temple !

Car malheusement insatisfaits toujours, car toujours imparfaits, nous taillons cette pierre sans relâche, tous et chacun, attendant que poussière elle devienne ... pour devenir ciment peut-être ?

Quel est, quels sont nos héritages du Livre ?

Héritage vétéro-testamentaire : Moïse, la Loi, celle qu'il faut suivre à travers le Décalogue. Celle qui nous donne toutes les bases de la construction de l'Homme.

Héritage néo-testamentaire : Jésus le Nazaréen, nouvelle Loi, Loi d'amour, ne reniant rien de l'ancienne Loi.

Dans cette Nouvelle Loi réside la démonstration de toute perfection à accomplir, perfection humaine d'abord, par la libération des servitudes et des limitations, autant matérielles et sociales, que philosophiques et dogmatiques.

La Nouvelle Loi révèle le sens de la vie et de la mort : nous sommes invités à mourir dans l'être de chair, pour renaître, ou ressusciter, à la vie de l'Esprit.

Si cela est intégré en notre âme, nous sommes enfin affranchis de l'esclavage, celui qu'ont fui les enfants d'Israël.

"Si le grain de blé qui est tombé à terre ne meurt, il reste seul ; mais s'il meurt, il portera beaucoup de fruit".

Notre existence terrestre ne serait-elle qu'un bref épisode de notre propre évolution cosmique ?

Si notre but caché, inconscient, ou au contraire scient et par nous reconnu, est de permettre la mort de l'être charnel pour faire revivre le Divin qui est en chacun de nous, alors le Chemin de l'Initié existe.

Dans la Création nous sommes plongés comme germe d'esprit ; ce germe porte en lui tout ce qui est nécessaire à son développement, à condition qu'il cultive et ne laisse pas dépérir les facultés qui sont en lui.

Cette semence d'esprit entreprend beaucoup plus qu'un voyage, mais un périple à travers l'Univers.

Pour commencer la montée, il faut savoir descendre : la Perpendiculaire possède un axe, mais deux directions.

Personne n'est plus étranger à l'Homme que lui-même. S'il veut connaître cet étranger, il est primordial qu'il entre en lui-même. Alors, là, il y trouvera son plus dangereux ennemi et apprendra à le maîtriser. Mais il y découvrira aussi, et par cela, son véritable moi, son ami le plus fidèle, son Maître intime, son conseiller plus sage encore que lui, qui cherche, qui cherche...

L'évolution, la progression sur le chemin, ne peut se réaliser que par l'expérience au fur et à mesure de la mise en place de l'accession de degrés successifs. Une sorte de "Via Dolorosa" en quelque sorte.

Génie divin déchu, nous sommes élus, nous, francs-maçons, pour espérer réaliser la purification et affranchir l'Humanité de sa servitude. Existant hier, nos sommes pour éclairer demain.

Si le grain de blé poursuit son mystérieux développement en terre indispensable, le germe d'esprit trouve son principe de développement dans la matière ; notre but d'Initié sur le chemin est de nous affranchir de la matière, ou Matéria Prima.

Comment faire ?

Comment pouvons-nous éveiller notre conscience, et une fois ce réveil ébauché, comment trouver le chemin sans rester exilé ?

Peut-être faut-il partir, tout à rebours, de Jérusalem pour renaître à Béthléem !

Renaître dans la caverne, lieu de ténèbres, pour pénétrer nos profondeurs propres, et ensuite, voyant enfin le début du jour, par quelques timides pas, nous déployer enfin dans l'autre monde : le monde spirituel, l'Etoile de Béthléem !

Si nous avons conscience, si nous acquérons science, grâce à l'Initiation, nous développons en nous pouvoirs et facultés qui nous font accéder au royaume nouveau, et en même temps, au monde intérieur, au monde inférieur.

L'édification de cette structure intérieure qu'est le corps spirituel s'effectue par la purification (laisser ses métaux à la porte du temple),

le perfectionnement (travailler en permanence en Loge),

la méditation (silence en Loge et travail personnel de chaque jour),

et le service des autres (porter à l'extérieur le reflet de ce que nous avons reçu à l'intérieur).

Sommes-nous au commencement d'une route nouvelle ?

Sommes-nous le chemin sur notre chemin ?

Chacun répondra lui-même à lui-même, s'il sait l'Amour et utilise sagement l'intelligence, intelligence du coeur, amour de l'intelligence, en juste équilibre.

 

En conclusion, je pense que l'Initiation doit être considérée comme une grande expérience nous permettant d'accéder à l'expression de la conscience, nous révélant progressivement la qualité de notre nature supérieure et inférieure.

Cependant, faisons preuve d'humilité, car la connaissance humaine demeure toujours incomplète, et la faculté de connaître débouche rarement dans le pur absolu.

Cherchons avant tout à accomplir et épanouir ce qui est en nous.

Tenons-nous en à ce que nous sommes capables de saisir spirituellement en l'instant, pour être capable d'une meilleure quête de la GNOSE.

Montées difficiles, pentes dangereuses, embûches, étroitesse de notre chemin, limites de notre esprit, cela ne doit pas nous détourner du but, nous lasser du travail.

La Lumière est au bout du chemin.  

                                                                           P.V. \X  33°. 

                                                                                              V M , j'ai dit.

 

  

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 19:24

 

Ces quelques notes introductives sont essentiellement tirées de The Royal Ark Mariner Degree : Its Origin and History, du R.F.R.M Handfield-Jones, M.C , Grand Bi­bliothécaire de la G.L. des M.M.M. d'Angleterre, &c., pu­blié en 1968. Tout Frère intéressé par l'histoire et les ori­gines du rituel de ce Grade se reportera avec profit au mo­numental ouvrage du T.R.F le Rév Neville Barker Cryer, An G M Prov (Surrey) The Arch and the Rainbow tra­duit en français par le Prof. Georges Lamine, sous le titre L'Arche et l'Arc-en-Ciel, et devant paraître fin 1998.

Les premières "Constitutions" manuscrites ou "An­ciens Devoirs", le Poème REGIUS de 1390 environ (mais copie d'un texte des années 1350), contiennent à la ligne 537, la première allusion à Noé et au Déluge :

 

« (...) l'effroi restant / après la fin du Grand Deluge... »

(A C) ou « (…) bien après que - chose effroyable - /

Le Déluge de Noé eut déferlé (...) » (EM).


Vingt ans plus tard, le manuscrit COOKE reprend et développe l'épisode. Noé y est cité six fois et soixante-cinq lignes (257 à 320) sont consacrées, non pas seule­ment à Noé et à l'Arche, mais aux causes et circonstances du Déluge et aux colonnes portant les sciences.

Ainsi, dès le milieu du XIV° siècle l'histoire de Noé apparaît associée à la Maçonnerie

La première édition des Constitutions d'Anderson nous apprend en 1723 « qu'enfin Noé, neuvième descendant de Seth, reçût commandement de Dieu de bâtir une Grande Arche, bien faite en bois, elle fut fabriquée selon les principes de la Géométrie et les règles de la Maçonnerie », et plus loin « NOÉ et ses trois fils Japhet, Sem et Cham, tous Maçons authentiques, continuèrent après le déluge les arts et traditions antédiluviens et les dif­fusèrent largement à leur postérité croissante »

En 1726, le manuscrit GRAHAM ajoute bien plus en­core, rapportant « que Sem, Cham et Japhet eurent à se rendre sur la tombe de leur père Noé pour tenter d'y découvrir quelque chose qui les guiderait jusqu'au puissant secret (…) chacun admettra que toutes les choses nécessaires au nouveau monde se trouvaient dans l'Arche avec Noé ».

En 1738, la deuxième édition des Constitutions d'Anderson  est plus précise dans sa partie légendaire : « quand la Destruction du Monde fut proche, Dieu commanda a Noé de construire la Grande Arche ou Château flottant. Cet édifice quoique de bois uni­quement, fut fabriqué selon les règles de la Géométrie. A son bord montèrent Noé, ses fils et après avoir pris le Chargement d'Animaux selon l'Ordre di­vin, ils furent sauvés dans l'Arche, quand tous les autres périrent dans le Déluge » et parle plus loin des « Noachides ou Fils de Noé - le premier nom des Maçons selon les antiques traditions ». Et quelques pages plus loin, dans le premier des "Anciens Devoirs", il est dit : « un Maçon est tenu par son Engagement d'obéir à la Loi morale, en vrai Noachide ou fils de Noé », et plus loin, référence est faite aux « trois Grands Ar­ticles de Noé ».

On remarquera en passant que cette légende noachide (ou noachite) dut certainement servir de canevas au Troi­sième Grade original et fut peut-être la base de la légende plus récente de la mort d'Hiram.

Chacun sait la floraison des grades et ordres à partir des années 1740. Plusieurs de ceux-ci constituent aujour­d'hui la base de notre grade de Nautonier de l'Arche.

En 1871, à Londres, une Grande Loge des Nautoniers de l'Arche Royale se dota de Statuts comprenant une longue présentation historique. L'ensemble se fonde sur une Charte de 1793 qui est un faux manifeste. Toutefois, seul le document est faux. Ce qu'il relate, en in­ventant les dates et les preuves, est assez exact dans les grandes lignes. C'est ce que nous allons voir maintenant.

La première collation authentique et avérée de ce Gra­de fut à Bath en 1790, quand un certain William Boyce « prit les grades de la Croix Rouge et aussi le Nautonier de l'Arche Royale », bien qu'un faisceau de coïncidences per­mettent de le penser connu à Portsmouth dès 1778 et peut-être à Londres vers 1772.

Un scandale électoral, relaté en 1830 dans une histoire locale, nous le montre aussi à Ipswich en juin 1790 quand « une personne du nom de Noé Sibley fonda un club ou association, prétendue branche de la Franc-Maçonnerie, appelée les Bons Samaritains ou Maçons de l'Arche, dont le serment d'admission faisait obligation à chacun d'une entraide totale en toutes circonstances, et Sir John Hadley D'Oyly (le candidat à l'élection) était Bon Samaritain. Leurs processions à travers les rues étaient un vrai spectacle une réplique de l'Arche de Noé et toutes sortes de décors et bannières y étaient promenées. »

Ebenezer Sibly, astrologue et plus tard chirurgien, ini­tié à la Loge N°79 (Anciens) de Portsmouth en 1784, ap­paraît lié à ce Grade par un rituel manuscrit conservé à la G.L.M.M. M. d'Angleterre, « La Loge d'Arche Royale ou le II Fe grade du Maçon d'Arche, développé en forme d'Instruction, par Ebenezer Sibly, Député Glrancil Noé, 1790 », qui contient, entre autres, une « Exhortation à la Digne Fraternité des Nautoniers d'Arche Royale » et un rituel dont les secrets et mystères sont ceux de « ce Grade Suprême de l'Ancienne Franc-Maçonnerie intitulé Noachi­te ou Nautonier d'Arche » et le châtiment, le même que de nos jours.

A cette période, Thomas Dunckerley était Grand Maître Provincial pour le Comté de l'Essex où se déroula l'épisode politique déjà vu. Si rien n'assure absolument que Dunckerley possédait alors ce Grade, gageons que les deux hommes s'étant rencontrés, peut-être pour des mo­tifs de discipline maçonnique, « l'infatigable fondateur » ait alors été fort intéressé.

Quoiqu'il en soit, le Freemason's Magazine relate dans sa livraison d'août 1794, à la page 147, « 16 août - L'anniversaire de son Altesse Royale le Duc d'York fut célébré avec toute la pompe maçon­nique par l'Ordre des Chevaliers Templiers demeurant à Londres, auxquels s'était jointe la Société des An­ciens Maçons de l'Ordre Diluvien d'Arche Royale et de Marque, réunis à la Taverne du Surrey, dans le Strand, sur convocation de Monsieur Thomas Dunc­kerley, Grand Maître et Grand Commandeur de ces Ordres Unis. »

Il semble donc bien que Dunckerley ait pris le contrôle de la Grande Loge des Nautoniers de 1793, devenant chef des Ordres ainsi unis. Après sa mort en 1794, Lord Ran­cliffe fut installé Grand Maître des Ordres Unis du Temple et de Malte puis, par ailleurs, des Ordres de la Croix Rou­ge de Rome et de Constantin, ainsi que Grand Comman­deur des N.A.R. en 1796, avec Noé Sibly comme Député Grand Noé et Robert Gull, Assistant Grand Noé. A la fin de la même année, Lord Rancliffe donna pouvoir à Robert Gill, Charles Sinclair, William Jones, William Cooper et Isaac Mosley d'octroyer Patentes et dispenses aux Nauto­niers de l'Arche régulièrement immatriculés. On retrouve­ra le dernier nommé trois ans plus tard, aux Amériques.

Un incendie ayant ravagé la demeure de Robert Gill, rien ne nous est parvenu de ses importantes archives amassées au long de sa riche carrière maçonnique. Dès 1799, à la mort de Noé Sibly, la Grande Loge des Nau­toniers commença à décliner, pour bientôt sombrer dans l'oubli

En 1816, puis en 1843, le F. John F.Dorrington, Grand Commandeur Noé (vraisemblablement en vertu de sa propre autorité) tenta, sans grand succès, de ressusciter la Grande Loge. Sa ténacité et ses efforts devaient pourtant, vingt-cinq ans plus tard, porter leurs fruits. Les membres de la Loge de Marque St Mark, « assemblés en loge de Nautoniers de l'Arche Royale », publièrent dans le pério­dique le Freemason : « NAUTONIERS DE L'ARCHE ROYALE - Un vaisseau de la Très Ancienne et Honorable Fraternité des Nautoniers d'Arche Royale se présenta au large de l'Hôtel George, à Aldermanbury, sur le coup des sept heures du soir, le lundi 2 mai 1870, sous le commandement de Père Noé, ayant à son bord les Nautoniers d'A.R. Marsh comme Sem, Hub­bard comme Japhet et Vesper comme P.N. Le vaisseau dû­ment amarré, l'Arche fut solennellement ouverte et les frères suivants, ayant prêté l'Ancienne Obligation de cette Honorable fraternité, montèrent à bord comme Nautoniers d'A.R. (suivent huit noms). L'Arche fut ouverte au grade de Sem et Japhet et ces chaires furent successivement occupées par les Nautoniers d'A.R. Marsh, Cubitt, Church, Levander et Morton Edwards. Après une pause, et la sor­tie des autres Nautoniers, Hubbard, Levander et Edwards furent passés dans la Chaire de Premier Principal. Durant ces cérémonies, la Patente « Gill » de la Fraternité était sur la table du Scribe. L'Arche fut dûment fermée, le vaisseau prit le large, les Nautoniers d'Arche se retrouvèrent au Banquet et, après une soirée agréablement passée, se sé­parèrent. »

Morton Edwards, sculpteur connu, était Grand Offi­cier de Marque. Le 13 mai 1870, à son domicile, à Londres, John Dorrington le nommait et investissait com­me Deputé Grand Noé et Grand Scribe de l'Ordre, au mo­ment même où un comité était constitué par la Grande Loge de Marque pour « étudier les rituels des grades d'Arche de Noé, Lien et Lutte (Link and Wrestle) et Très Excel­lent Maître ». Le 14 juin, le Chanoine George Portal, Grand Maître de la Marque, était élevé Nautonier et passé dans la Chaire de Noé par la Loge Old Kent, en compa­gnie plusieurs de ses Grands Officiers.

En août, le comité faisait rapport. Le grade semblait avoir été pratiqué depuis 1790 au moins, au sein d'ateliers autonomes ou de Loges de Marque de Temps Immémo­rial, il ne présentait rien de préjudiciable à l'Ancienne Maçonnerie, rien ne semblait empêcher qu'il soit prati­qué sous l'autorité de la Grande Loge de Marque, et il re­commandait que les Loges de Marque désirant le prati­quer y soient autorisées par le Grand Secrétaire, par une Charte spéciale, aux conditions à déterminer.

La Grande Loge, réveillée en juillet 1870, par patente de Dorrington, avait maintenant Edwards comme Grand Commandeur Noé ainsi qu'un collège complet de Grands Officiers et, au moins sur le papier, des Grands Inspec­teurs dans de nombreux pays.

En juin 1871, la Grande Loge de Marque désavouait Morton Ed­wards, l'un de ses Grands Officiers, et déclarait prendre le Grade de Nautonier sous sa protection. Ed­wards fit la sourde oreille pour ne se laisser convaincre qu'en 1884. Un rituel du Grade, publié en 1884, encore en circulation, indique dans l'Obligation l'allégeance due au « Grand Commandeur Noé ».

Depuis 1871, en Angleterre, ce Grade est pratiqué sous l'égide de la Grande Loge de Marque, où il s'est dévelop­pé avec dynamisme. Depuis 1994, il semble acquérir une certaine autonomie et se diriger vers le statut de Grande Loge agrégée, dont il jouit en France depuis la Constitu­tion de la Grande Loge le 31 mai 1997.

En Ecosse, il est administré (sous l'égide d'une Grande Loge des Nautoniers intégrée), par le Grand Chapitre de la Sainte Arche Royale et pratiqué au sein de « Loges et Conseils », conjointement avec celui de Chevalier de la Croix Rouge, Croix Rouge de Daniel ou « Passe de Babylone. »

Aux États-Unis, le Grade, reçu d'Écosse en 1931, est agrégé depuis 1932 à la série des grades contrôlés par le Grand Conseil des Grades Maçonniques Alliés et encore pratiqué de manière autonome par quelques rares Loges, essentiellement situées en Nouvelle Angleterre.



 

 

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:07

Le premier degré en franc-maçonnerie représente la première occasion pour le candidat de visualiser l’intérieure d’une Loge maçonnique au travail. Ses premières impressions resteront avec lui pour toute sa vie, et il est donc de première importance que le Vénérable Maître et ses Officiers lui donnent le meilleur départ possible dans sa carrière maçonnique.

Le rituel dans une Loge écossaise est exécuté par coeur, ce qui est déjà un travail considérable, même s’il est plus facile pour les uns que pour les autres.  Certains des participants vont se sentir nerveux, mal à l’aise,  même avec un peu de trac, mais l’essentiel est de se focaliser sur la communication du message au candidat : toute autre considération quant à nos aptitudes, ou de ce que pensent nos Frères en Loge, ne sont que très marginales par comparaison.

Il serait facile de considérer la transmission du degré par coeur comme un rite de passage en soi-même, mais elle est d’une importance beaucoup plus frappante, car c’est la transmission d’un message primordial à quelqu’un qui se sent, lors de son initiation, plutôt perdu. Il est donc crucial de projeter l’attention uniquement sur le candidat et d’oublier toute autre considération.  Imaginons la cérémonie comme elle sera perçue par lui seul.

Le contenu du message est plus important que l’exactitude du texte du rituel et l’accent doit être mis sur l’expression du fond du message plutôt que de donner une prestation à cent pourcent exact mais dépourvu d’émotion. Ceci dit, la signification du message ne passera que si elle est contenue dans une structure adéquate –c’est à dire le rituel – et ci celui-ci n’est pas suffisant bien maîtrisé, le candidat trouvera difficile de suivre les idées qui lui sont présentées. Comme disait Herbert von Karajan, au sujet de la musique, “quand on viole la forme, on nuit au contenu”.

Faire le rituel par coeur n’est pas une épreuve d’exactitude, c’est une question de ‘feeling’, une tentative de donner au candidat la conviction qu’il est le point focal de quelque chose de sérieux.  Les symboles que nous dévoilerons devant lui – et la dextérité avec laquelle nous les dévoilerons – vont influencer, pour le reste de sa vie, sa conception de la Loge qui l’initie, et aussi de la maçonnerie toute entière.

L’initiation au degré d’Apprenti est le premier pas dans nos mystères.  Elle représente la transition du monde profane de tous les jours vers l’univers du symbolisme.

Le Candidat laisse derrière lui le monde des phénomènes matériels pour entrer dans un monde où œuvrent les nivaux les plus profonds de ses pensées : les nivaux symboliques.  En regardant le candidat avec ses yeux bandés, n’oublions pas que l’origine du mot « mystère » se trouve dans le mot grec « mustes », un initié, provenant à son tour du verbe « muein » qui possède trois significations : fermer les yeux, fermer les lèvres, et initier.

L’univers du symbole s’ouvre au Candidat non seulement quand on lui explique les symboles les plus évidents du premier degré – les outils de travail, la planche à tracer, les colonnes des Surveillants et du Vénérable – mais dès le moment où il entre en Loge. À ce moment, à un niveau subconscient, il est obligé à se fier à tous ses sens à l’exception de la vue ; donc c’est son corps entier, à travers ses pieds, qui lui apprend la première leçon en progression géométrique. ainsi il apprend d’une façon physique, que le point, en se rejoignant à un autre point, devient une ligne ; et que la ligne, en changeant de direction chaque fois qu’il change de direction en traçant la forme rectangulaire de la Loge, devient surface.

À sa toute première entrée dans la Loge il est arrêté à un certain point par le Couvreur qui marque cet acte en tenant contre lui la pointe aiguisée d’un épée ou d’un poignard. Dans une Loge écossaise c’est souvent un sghian dhu. Ensuite il s’avance par une série de lignes droites, mais chaque fois qu’il change de direction la nouvelle orientation est marquée par un coup de maillet. Un peu comme le coup du bâton que le maître zen inflige sur le novice pour lui rappeler qu’il doit faire attention et ne pas s’endormir pendant la méditation, pour qu’il reste conscient de tout ce qui passe autour de lui.

Une fois ce plan géométrique tracé dans l’esprit du candidat, son voyage initiatique vers la lumière peut commencer, et on lui présente peu à peu les symboles psychologiques, les outils de travail dont il aura besoin pour pouvoir tailler la pierre brute, ainsi que son plan de travail, la planche à tracer.

Ces outils, nous avons vu, sont le maillet, le ciseau et la règle à vingt-quatre pouces. Le maillet représente sa propre motivation (l’impulsion du cervelet, le cerveau primordial, primitif et reptilien). Le ciseau symbolise le raffinement de cette force brute en action précise guidée par l’intelligence, la mise en fonction du néo-cortex, si on veut ; et la règle le besoin de mesurer la précision des actes accomplis pour pouvoir bien estimer leur utilité.

Rappelons que la règle est divisée, non pas en centimètres ou en dix pouces, mais en vingt-quatre pouces.  Sa base est duodécimal, pas pour reprendre bêtement les anciennes mesures anglaises, mais parce que depuis l’époque de l’Egypte antique une longueur divisée en douze unités représente la façon la plus directe de construire un triangle ayant des côtés qui ont trois, quatre et cinq unités de longueur – la forme la plus élémentaire du triangle à angle droit, comme nous enseigne Pythagore. Le chiffre vingt-quatre souligne l’importance non seulement de la mensuration linéaire mais aussi celle de la quatrième dimension, le temps.

La structure de la cérémonie d’initiation offre au candidat un drame psychologique qui se joue à un niveau très profond de son esprit ; et ceci est suivi d’une explication plus traditionnelle et rationnelle. Donc un premier message subliminal renforcé par une série de messages à base d’images et de paroles.

Nous créons ici une sorte de théâtre primitif, dans laquelle le publique et le protagoniste sont identiques. Au lieu de la scène, nous avons la surface de la Loge, et au lieu du rideau nous avons le bandeau qui est retiré des yeux du candidat au point crucial du drame quand il voit devant lui la Loge entière dévoilée et au premier plan les trois grandes lumières de la franc-maçonnerie.  C’est à ce moment là que nous nous efforçons de convaincre au candidat de ne pas diluer l’expérience qu’il vient de vivre en le communiquant aux profanes : la valeur du secret.

Un des éléments les plus frappants est celui du nombre, un des éléments les plus puissants et les plus essentiels de notre langage symbolique.  Au premier degré nous trouvons les deux thèmes numériques de la maçonnerie symbolique, le trois et le quatre.

Le quatre symbolise le carré de la Loge, représentation du monde physique tel qu’il est perçu par le nouveau né : une espace créée par le contraste entre l’horizontal et le vertical, les deux paramètres de base de notre tout premier univers perceptuel.  Le trois représente les composants de notre personnalité, qu’ils soient les ‘ego’, ‘super ego’ et ‘id’ freudiens ou bien l’Enfant, l’Adulte et le Parent de l’Analyse transactionnelle, ou même les trinités divines de plusieurs religions.  Contre la toile de fond carrée de sa Loge, le candidat rencontre les trois éléments essentiels de sa propre personnalité reflétés en les personnes du Vénérable et des deux Surveillants chacun avec sa colonne symbolique : la Beauté, la Force et la Sagesse.

Mais ceci n’est que le début, car au fur et à mesure que nous observons l’initiation au premier degré nous retrouvons une multitude de symboles à des niveaux de plus en plus profonds.

Avant de conclure, permettez-moi de vous donner un extrait d’un discours donné en 1988 par le Grand Secrétaire, à l’époque, de la Grande Loge Unie d’Angleterre. C’était le Commandeur Michael Higham qui s’adressait à un publique profane, aux Compagnons d’un des Guildes de la Cité de Londres :

“La franc-maçonnerie nous livre ses leçons dans une série de drames qui se déroulent au moyen d’un rituel – des pièces de théâtre en un acte si vous voulez – chacune ayant deux scènes, la première l’histoire et la seconde l’explication.

Les cérémonies maçonniques donnent une immense satisfaction aux participants – toujours différentes puisque les participants ne sont pas toujours les mêmes ; toujours exigeantes, puisqu’elles doivent être mémorisées par cœur (et la cérémonie la plus courte dure une heure au moins), et toujours très impressionnantes pour le candidat, car il est le centre d’attention dans une assemblée d’hommes qui travaillent ensemble pour lui donner un message, un message fascinant.

(Il continue avec ….) Une petite observation personnelle : j’ai trois souvenirs permanents de mon initiation dans la franc-maçonnerie: la main de l’amitié qui m’a accueilli lors de mon entrée en Loge; l’impression que chacun présent focalisait sur ce qui m’arrivait à moi ; et les conseils apparemment spontanés mais dictés par le rituel, qui m’ont été donnés lors de la seconde partie de la cérémonie. “  

Voilà. J’espère que j’ai pu vous offrir un petit goût de ce que le Candidat a pu éprouver dans une Loge écossaise, et je vous remercie bien vivement pour votre attention.

 

Bro. Peter Smith PM,

Lodge Allegiance N° 1465 (SC)

Avril 2006

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 15:37

Le rituel maçonnique standard a été traduit de l'anglais en 1986 par des Frères de la R.L. Gislebertus N°478 à partir des manuels suivants :

The "Standard " ritual of Scottish Freemasonry, Edinburgh, 1969. The Scottish workings of Craft Masonry, Londres, 1967.  Scottish Craft Ritual Edinburgh, 1954.

Ces trois textes peuvent être considérés comme des variantes d'un seul rite, le rite pratiqué dans les loges d'Écosse. Le terme standard n'a d'ailleurs de sens que comme adjectif et non comme nom propre, il ne désigne pas tel

rituel plutôt que tel autre : les Écossais ont le sentiment de pratiquer un seul et même rituel, le rituel standard.

On ne doit pas cependant y voir un rituel "standardisé" car dans la pratique bien des différences subsistent dans les coutumes de deux loges prises au hasard. On a tenté au XIX° siècle, en Écosse comme en Angleterre, de

niveler les coutumes des loges, sans toujours y parvenir (voir Report of the committee appointed by the Grand Lodge of Scotland to inquire into the Knocks and Essentials in use in Lodges of Scottish Freemasonry (1899-

1901)). Aidés de leur propre expérience et conseillés par des membres de la Grande Loge d'Écossé, les traducteurs ont établi une version relativement complète du rituel, en conservant des éléments parfois jugés "facultatifs".

On admet généralement que le rite pratiqué en Écosse est la forme la plus opérative de rituel, par conséquent la plus ancienne et la plus proche des "origines". Une preuve évidente : c'est le rituel de la plus ancienne loge connue au monde, la Loge mère Kilwinning n° 0 (Number Nothing, Scottish Constitution), fondée avant 1598. C'est également un rituel très répandu : outre les dix-huit cents ateliers de la Grande Loge d'Écossé, le rite standard a inspiré les rituels des grandes loges fondées avec le concours de celle-ci, par exemple la Grande Loge d'Israël (voir la cérémonie d'Ouverture des Travaux du rituel en français utilisé par la Loge La Lumière n° 42) Il a également influencé les rituels pratiqués aux États-Unis.

Le Rite Standard peut être défini laconiquement de la façon suivante : très proche des rituels anglais, il est pratiqué dans un esprit totalement différent. L'esprit standard, moins formaliste que l'esprit  "émulation", connaît un commandement majeur : tout faire pour que chacun se sente accueilli chaleureusement et dans une ambiance de grande confiance. Dans le temple, les visiteurs sont reçus un à un par le Directeur des Cérémonie et présentés au Vénérable. Ils sont vivement applaudis par les membres de l'atelier. Un candidat est reçu dans le même esprit : il n'est ni brusqué ni mis à l'épreuve ; tout est fait au contraire pour que la rigueur cérémonielle ne le mette pas mal à l'aise. A la fin de la cérémonie, il est également applaudi. Les trois Grandes Lumières de la Franc-Maçonnerie sont placées sur l'autel au centre de la Loge, et ceci indique que le rituel va droit à l'essentiel. La tenue ordinaire comporte la réception des visiteurs, l'ouverture des travaux puis les affaires administratives. L'initiation, le passage ou l'élévation viennent ensuite, immédiatement suivis de la fermeture des travaux. La raison de cet ordre du jour est évidente : le cœur de la tenue, c'est la cérémonie. Rien ne doit donc rompre la continuité du cérémonial sinon la fermeture rituelle des travaux. Comme le rituel est exclusivement opératif, il ne comporte aucune allusion alchimique, chevaleresque ou hermétiste,

toutes ces composantes ayant été introduites dans certains rituels maçonniques au cours du XVIIIe siècle et presque exclusivement en Europe continentale. On comprend donc qu'il n'y ait jamais de "planches" dans les Loges

travaillant au rite standard, et qu'aucun travail spéculatif ne conditionne les augmentations de salaires. Mais cependant, ce rituel est très exigeant, car il doit être travaillé à un point tel qu'il habite le cœur et la mémoire du Franc-

Maçon, le transformant ainsi en véritable initié. Le Maçon qui ne connaît pas par cœur et ne pratique pas spontanément son rituel n'est, au rite standard, "pas dans le coup". Les cérémonies sont ainsi dites par cœur, à l'exclusion toutefois des prières et des textes tirés des Écritures, qui sont lus. Le Vénérable Maître conduit les travaux jusqu'à la

transmission des secrets ; les textes suivants sont dévolus à d'autres Frères, sans préséance d'ancienneté ou d'office. Les chants jouent un rôle important dans la cérémonie, ils en ponctuent les principales étapes. Pour qu'un Maçon puisse travailler, il doit être en possession des outils maçonniques : les augmentations de salaires sont attribuées de manière régulière, à intervalle d'environ deux ou trois mois, de sorte qu'un candidat initié en début d'année maçonnique est élevé en fin d'année ; en effet, l'augmentation de salaire ne représente pas une récompense, ni son absence une sanction, mais une étape normale du déroulement annuel du rite1. En Écosse, le tablier indique la Loge à laquelle on appartient : il en existe donc une très grande variété. En France, le tablier indique le rituel que l'on

pratique : le tablier standard tel qu'il a été défini en accord avec les autorités de la Grande Loge Nationale Française puis « repris tel quel » dans cette version de 2001 par la Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra est

garni de tartan "Royal Stewart". Il se porte par-dessous la veste. Dans l'exercice de leur fonction, les officiers portent en outre des gants blancs. Le mobilier de la loge est réduit à la plus simple expression ; en particulier les plateaux sont absents (sauf celui de Secrétaire) : le Vénérable et les Surveillants disposent d'un petit meuble juste assez large pour poser une colonne, un maillet et un heurtoir. L'autel n'est pas à l'Orient mais au centre de la loge, encadré de trois

lumières. Dans la mesure du possible, les indications nécessaires au bon déroulement des cérémonies ont été indiquées dans le corps du texte, en italiques. Quelques informations d'ordre général sont données ci-dessous, en

complément :


1 Les "déplacements" en loge ne se font ni à l'Équerre, ni à l'ordre ni

au signe de fidélité

2 Lorsque le Vénérable Maître quitte la chaire pour se déplacer dans

la loge, le Passé Maître immédiat y prend place jusqu'au retour du

Vénérable. Lorsqu'un Surveillant quitte sa chaire, il est remplacé par

le Frère le plus proche, sans distinction de rang ou de titre.

3. Lorsque plusieurs candidats sont présents, on ne répète jamais les

dialogues rituels : on alterne les rôles des candidats, en ayant pris soin

de les avertir de cette procédure. Les candidats répètent ensemble le

texte de l'obligation. 

4. Les prières et les textes bibliques sont toujours lus. 

5. Les textes précédés d'un astérisque (*) sont facultatifs.

La présente édition a été révisée et augmentée grâce aux pertinentes

remarques des membres de la Loge Nationale d'Instruction et de

Démonstration KILWINNING (GLNF).

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 14:52

Les origines

 

L’histoire des rites maçonniques est naturellement très liée à celle de l’apparition et des premières

décennies de la Franc-Maçonnerie spéculative. Celle-ci trouve ses sources dans la Grande-Bretagne

du XVIIe siècle et là seulement. C’est en Angleterre, entre 1725 et 1751, que le vieux patrimoine

rituel de la Maçonnerie opérative écossaise sera réorganisé pour l’usage des "spéculatifs". Cette

réorganisation aboutira à la fixation de deux grandes familles de rituels maçonniques pour les

grades symboliques : "Modernes" et "Anciens". Tous les Rites maçonniques pratiqués dans le

monde relèvent de l’une ou l’autre de ces deux familles – ou parfois des deux dans des proportions

variables – quelles que soient par ailleurs leurs appellations souvent trompeuses.

La création en 1717 de la Première Grande Loge de Londres et Westminster marque l’apparition de

la Franc-Maçonnerie spéculative obédientielle. Son magistère sera cependant contesté en 1751 avec

l’apparition d’une seconde Grande Loge se revendiquant – bien sûr – des "Anciens". Contrastant

avec le monolithisme qu’on lui connaît depuis le XIXe siècle, la vie maçonnique anglaise fut

marquée pendant 62 ans – de 1751 à 1813 – par une vive opposition entre ces deux Grandes

Loges… elles mêmes défiées par deux autres "petites" Grandes Loges pendant quelques années.

Pourtant, en 1799, la Franc-Maçonnerie anglaise faillit disparaître brutalement. Craignant que les

effets de la Révolution Française ne gagnent la Grande-Bretagne, le gouvernement entreprit dans

les années 1790 d’établir une loi interdisant "les sociétés séditieuses et illégales"… au premier rang

desquels les sociétés secrètes. La Franc-Maçonnerie ne fut finalement épargnée par cette

interdiction qu’en mettant en avant son loyalisme – dont témoignait la présence de grands du

Royaume à sa tête – et en acceptant un processus d’unification et de réorganisation. Le "Secret and

unlawfull societies act" mesure politique de contrôle social, fut donc à l’origine de l’Union de 1813

entre la Grande Loge des Modernes et la Grande Loge des Anciens. Sans nier les éventuels enjeux

sociaux que pouvait recouvrir la querelle des "Anciens" et des "Modernes", celle-ci se concentra

autour de vives divergences sur la question du rituel maçonnique. La question du rituel et d’une

synthèse entre celui des "Anciens" et celui des "Modernes" fut donc centrale dans la formation de

la Grande Loge Unie d’Angleterre. Pour traiter ce problème délicat une "Loge de Réconciliation" fut constituée
 et élabora – entre 1814 et 1816 – un rituel reflétant l’union des deux courants. Ce que l’on devrait appeler le Rite Anglais, c’est-à-dire le rituel de référence de la Grande Loge Unie d’Angleterre, était né. Les spécialistes

considèrent en général qu’il emprunte beaucoup plus aux usages des "Anciens" qu’à ceux des

"Modernes" qui y sont très estompés. Ainsi, paradoxalement le Rite Français est aujourd’hui le seul

représentant de la tradition rituelle des "Modernes", c’est-à-dire de la Première Grande Loge ! On

doit noter que la "Loge de Réconciliation" intégra aussi au nouveau rituel des éléments empruntés à

un best-seller des années 1780, l’ouvrage de William PRESTON "Illustrations of Freemasonry" qui

présentent de nombreuses gloses morales sur les symboles maçonniques. Une fois le rituel élaboré,

encore fallait-il le diffuser. Les Anglais ayant toujours été respectueux de l’interdiction d’écrire et a

fortiori d’imprimer les rituels, on décida de constituer quelques loges spéciales où les frères

pourraient venir voir des démonstrations et apprendre le nouveau rituel. Ainsi furent notamment

constituées les Stability Lodge of instruction en 1817 et l’Emulation Lodge of Improvement en

1823. Ces loges d’instruction du nouveau rituel comptaient chacune d’anciens membres de la Loge

de Réconciliation. Elles étaient censées toutes enseigner le nouveau rituel – qu’il convient

d’appeler Rite Anglais – et c’est ce qu’elle firent. Ces Loges d’Instruction développèrent

cependant, sur des points secondaires, voire tout à fait mineurs, des usages spécifiques. C’est

pourquoi le Rite Anglais connaît plusieurs "working", expression dont la meilleure traduction est

probablement "style". Les différences entre les "working" (quelques formulations différentes,

variantes dans la façon de faire le signe…) Stability, Emulation – ou encore… Universal, West

End, Taylor’s, Oxonian – sont cependant minimesaux regards de celles qui distinguent, dans la

tradition maçonnique française, les Rites Français, Ecossais Ancien Accepté ou Rectifié. Dans le

sillage de l’expansion britannique, le Rite Anglais connu une grande diffusion à travers le monde,

les hasards de l’histoire firent que c’est surtout sa variante Emulation qui s’implanta "oversea". A

tel point que pour beaucoup de maçons qui n’eurent pas la chance de naître britannique, le Rite

Anglais, style Emulation devint tout simplement le Rite Emulation.

StyleEmulation ou non, le Rite Anglais est marqué par le contexte religieux anglais et par l’esprit

qu’entendait lui donner le Duc de Sussex (le Premier Grand Maître, en 1813, de la Grande Loge

Unie d’Angleterre et l’une des personnalités les plus importantes de l’histoire maçonnique

anglaise). Comme tous les rituels du XVIIIe siècle et du début du XIXe, le Rite Anglais propose

clairement une perspective métaphysique théiste. L’Angleterre abritant plusieurs dizaines de

dénominations ou églises professant les idées les plus diverses en matière de christianisme, elle n’a

jamais connu de "question cléricale" et la dimension religieuse n’est jamais apparue comme

entravant la liberté de conscience à laquelle les britanniques sont par ailleurs fort attachés comme

en témoigne leur tradition juridique. On doit aussi rappeler qu’à la demande expresse du Duc de

Sussex – dont les sentiments philosémites étaient bien connus – tous les éléments symboliques

faisant plus ou moins références au christianisme ont été supprimés dans les rituels par la Loge de

Réconciliation. Paradoxalement jusqu’en 1848, le Rite Anglais est, d’une certaine manière, plus

laïque que le Rite Français ! Fixé dans le premier quart du XIXe siècle le Rite Anglais s’est

maintenu à peu près tel quel jusqu’à aujourd’hui. On doit aussi souligner que les Anglais n’ont

jamais été très regardants sur les réelles croyances théistes de leurs adeptes. Ainsi, la Franc-

Maçonnerie et le Rite Anglais – singulièrement dans sa version Emulation– ont accompagné

l’expansion coloniale britannique. La Grande Loge Unie d’Angleterre a donc compté de nombreux

frères hindouistes, bouddhistes ou confucéens dont les convictions en l’existence d’un Dieu

personnel et en sa volonté révélée sont pour le moins discutables.

 

Les grades complémentaires, grades latéraux (ou side-degrees) :

 la Marque et le Nautonier de l’Arc Royal

 

La Grande Loge Unie d’Angleterre ne reconnaît pas de hauts grades, mais en dehors des trois

grades de la maçonnerie bleue, ce style de travail a pour prolongement des grades latéraux, dits

"side degrees", qui ne donnent cependant à ses membres aucune prérogative particulière en loge

bleue. Il existe une maçonnerie de Marque, conférée aux maîtres maçons. Ces loges sont sous la

juridiction de la Grande Loge de Marque, fondée en 1856 en Angleterre. Ce grade qui a sans aucun

doute une origine opérative en relation avec les tailleurs de pierre permet au maître maçon

d'approfondir le maniement de ses outils, de trouver sa place sur le chantier en proposant et faisant

enregistrer une marque personnelle du métier. Il existe aussi le grade de Nautonier de l’Arc Royal

(Ark Mariner), très peu pratiqué en France, qui fait référence à la construction de l’arche de Noé,

premier constructeur de l’humanité.

 

Le Royal Arch

 

L’autre complément au grade de maître qui est le Royal Arch (souvent traduit par Royale Arche

mais plus rigoureusement par Arc Royal) travaille en Chapitres. Contrairement à la Marque il est

considéré comme grade d’achèvement et de perfection du grade de maître. En effet en 1813, l’Acte

d’Union des Anciens et des Modernes précise que "la pure et ancienne maçonnerie consiste en trois

grades, et rien de plus, en y incluant l’Arche Royale" (The holy Royal Arch). Ses travaux sont

pratiqués dans des chapitres souchés sur une loge et portant souvent le même titre distinctif. Un

Chapitre est présidé par trois officiers principaux qui forment un collège hiérarchisé. Ces trois

officiers directeurs sont investis symboliquement chacun des trois fonctions royale, prophétique et

sacerdotale, représentant trois personnages bibliques en rapport avec la reconstruction du Temple

de Jérusalem après l’exil de Babylone. La nécessité d’avoir été vénérable installé pour accéder au

Royal Arch est une règle de la Grande Loge des Anciens, qui ne fut jamais pratiquée des Modernes.

En Angleterre, depuis 1823, il n’est plus obligatoire d’avoir été un Maître installé pour accéder à ce

degré, sauf pour devenir principal d’un Chapitre.

 

Le Rite Anglais, Style Emulation, en France

 

Le Rite Anglais, Style Emulation, arriva en France au XXe siècle dans le sillage de la nouvelle

petite obédience installée en France avec le soutien de Londres, la Grande Loge Nationale

Indépendante et Régulière (GLNIR) devenue depuis Grande Loge Nationale Française (GLNF).

Aujourd’hui, le Rite Anglais Style Emulation y représente à peu près un quart des mille loges de

l’obédience. C’est par l’intermédiaire de la scission en 1958 de la GLNF en GLNF Opéra –

devenue depuis Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra (GLTSO) – que le Rite Anglais

s’implanta dans la Maçonnerie libérale. Aujourd’hui, la GLTSO compte une vingtaine de "Loges

Emulation", de même que la Loge Nationale Française (LNF) possède quatre Ateliers à ce rite. Par

l’intermédiaire de sa Fédération Britannique, l’Ordre Mixte International Le Droit Humain connaît

aussi le Rite Anglais (dans une variante appelée Sidney), quatre loges le pratiquent en France.

Il est de nouveau pratiqué depuis 2002 au Grand Orient de France. De nouveau, puisque qu'on

retrouve sa trace au XIXe siècle sous l'impulsionalors de notre Frère Germain Haquet. Celui-ci

passa une grande partie de sa vie aux "Amériques". A son retour, il joua un rôle important dans le

développement du Rite Ecossais en métropole. Mais lors de son séjour américain, il s'était

également impliqué dans "Ancienne Maçonnerie d'York - il appartint alors à la Loge "L'Aménité" à

Philadelphie. Il alluma ainsi au sein du Grand Orient de France les Feux d'un Chapitre de l'Arc

Royal en 1817 sous le titre distinctif "Le Phénix" à l'Orient Paris. De nombreux dignitaires dont les

Frères Ragon ou Des Etangs y furent reçus. Ce Chapitre fonctionna de 1817 jusqu'aux années 1830.

Le 6 septembre 2002, le Convent a ratifié le protocole d’accord entre le GODF et le Suprême

Grand Chapitre de l'Ancienne Maçonnerie d'York et de l'Arc Royal du GODF. Ainsi, les Frères du

Grand Orient de France pratiquant le Rite Emulation peuvent poursuivre leur cheminement

personnel au sien de Loges de la Marque et de Chapitre de Royal Arch.

 

De la spécificité et des caractéristiques du style Emulation

 

Le rituel doit être su "par cœur" par les officiers de la loge, ce qui lui donne solennité et rigueur

dans son observance de la vertu de l’oralité. Dans ce style de travail, la pratique et la

compréhension du rituel constituent la base du système de transformation et d’assimilation du

maçon. Le maçon idéal s’identifie au rituel.

Emulation demande à ses participants la croyance au Grand Architecte de l’Univers, la présence sur

l’autel des trois grandes lumières, le volume de la loi sacrée, l’équerre et le compas ainsi que le

respect des Anciens Devoirs. Le volume de la loi sacrée, pris au sens large, permet d’accueillir des

maçons, se réclamant d’une des trois branches de la Tradition abrahamique, car si c’est le plus

souvent la Bible, ouverte au prologue de Saint-Jean, il est possible d’y trouver l’Ancien Testament

ou le Coran, lors de la prestation de serment du postulant. Pour certains historiens, Emulation est

considéré comme une tradition de maçonnerie opérative anglaise du XVIIe siècle, recueillie à

travers les loges des Anciens et des Modernes, qui remonterait au Moyen Age chrétien, mais dans

un but d’universalisme, elle fut volontairement déchristianisée. Il est d’usage lors de chaque tenue de
la loge de Perfectionnement Emulation que les travaux soient ouverts au premier, deuxième et troisième
grades. L’axe de la pratique de ce rituel, est basé sur l’harmonie de la loge, qui le met correctement en

œuvre. Il n’est pas d’usage de présenter des travaux ou des planches en loge, et si cela doit se faire

exceptionnellement, lors d’une tenue régulière, les travaux sont alors suspendus, le temps de la

lecture de la planche à l’ordre du jour. De même, il est d’usage que toutes les discussions se déroulent
en comité ou en loge d’instruction ou encore lors des agapes qui suivent chaque tenue. En effet, une
agape rituelle obligatoire suit toujours immédiatement la tenue, favorisant et facilitant les échanges et
connaissances mutuelles des Frères, comme celle des Frères visiteurs invités à s’y associer.
Ces agapes doivent rester sobres sans que ne soient jamais abordés les sujets politiques et
religieux, de même,  il ne doit être, ni en bien, ni en mal, dit quoi que ce soit, des Frères.
Des "santés d’obligations" ponctuent le rythme de ces agapes, accompagnées d’invocations d’ouverture
 et de clôture.

Le recrutement d’un profane se fait par connaissance ou cooptation, il a un parrain qui est aussi

souvent son présentateur auprès des membres de la loge. A Emulation, le candidat ne subit ni

audition sous le bandeau, ni l’épreuve du cabinet de réflexion telle qu’on l’entend dans les rites

pratiqués en France, ni épreuves par les éléments. En revanche sa préparation vestimentaire, "ni nu,

ni vêtu" est importante. Avant d’être admis dans la loge, le candidat séjourne dans un cabinet de

méditation (ou chambre de réflexions).

Pour beaucoup le rituel peut paraître dépouillé, plus particulièrement lors des réceptions aux grades

d’apprenti et de compagnon. En fait, la rigueur et le caractère strict de la gestuelle de ce rituel en

expriment la signification profonde tout au long de son déroulement.

L’accent est mis sur les instructions d’Emulation qui explicitent les cérémonies de passage,

donnant des descriptions matérielles allégoriques et spirituelles des symboles, invitant chaque

franc-maçon à réfléchir, étudier et méditer davantage à chaque étape, franchie. A cet égard, les

tableaux de loge peints soutiennent particulièrement cette étude, car ils sont censés retracer tous les

symboles du grade étudié. Diverses versions de ces tableaux existent, mais les plus utilisées furent

celles peintes en 1845, à la demande de la Grande Loge Unie d’Angleterre, par le peintre Harris qui

réalisa les trois tableaux d’apprenti, compagnon et maître.

En raison de l’importance et de la solennité de ces réceptions, chaque candidat à l’un des trois

grades symboliques est reçu solennellement et toujours seul, afin qu’il soit le réceptacle privilégié

de l’initiation qu’il reçoit. Les cérémonies sont marquées par une invocation et une prestation de

serment particulièrement solennelle, agenouillé, devant l’autel des serments, suivi d’une

exhortation prononcée par le Vénérable Maître.

Chaque Vénérable remplit un mandat d’une année afin de permettre à tous les maîtres de la loge

d’être investis de la plus haute fonction de direction, qui correspond à l’achèvement d’un cycle de

progression. La spécificité du vénéralat à Emulationest que le nouveau Vénérable est investi de sa

charge au cours d’une cérémonie ésotérique qui l’installe officiellement dans la fonction du

prophète et roi Salomon. Cette cérémonie spécifique a été exportée et mise en activité dans d’autres

rites en France, notamment au Rite Français Moderne Rétabli et au Rite Ecossais Rectifié, alors

qu’elle n’en faisait pas partie à l’origine. Cette installation ésotérique est transmise lors d’une

cérémonie annuelle par le Vénérable sortant, qui devient le Passé Maître immédiat (P.M.I.) dès

qu’il a installé le Vénérable Maître nouvellement élu. Le Passé Maître Immédiat siège à l’Orient,
à la gauche du Vénérable en chaire, il ouvre et ferme le volume de la loi sacrée et dispose les outils
lors de l'ouverture des travaux à chaque grade. Son bijou particulier témoigne de sa connaissance
du métier et prouve qu’il est un maître confirmé. Dans sa nouvelle fonction, il supervise tout, étant
le bras et l’assistant du vénérable dans la bonne observance du rituel. Plus il est instruit dans l’Art royal,
plus il est censé être humble.

L’usage des Intendants est spécifiquement anglais et n’a jamais existé au rite Français. Par contre

"Le Guide du Maçon écossais", datant des premières années du XIXe siècle à Edimbourg, rituel de

référence initial du R.E.A.A., mentionne bien leurs fonctions, ayant hérité aussi à l’origine de cet

usage des Anciens. Au fil du temps, l’office de Diacre, mal compris au R.E.A.A., a été

définitivement supprimé de ce rite et ses attributions sont réparties de nos jours entre, l’Expert et le

Maître des cérémonies, montrant bien l’importancede cette fonction à l’origine, conservée telle

quelle à Emulation.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:39

ORGANISATION DE L'ORDRE (source franc-maçonnerie.org)

 

L’ORDRE INITIATIQUE ET TRADITIONNEL DE L’ART ROYAL est une fraternité de Maçons libres dans des loges souveraines.

La fraternité initiatique et traditionnelle tissée entre les Œuvriers et entre 1es Loges est le fondement de cet Ordre. Il est uni dans la pratique du RITE OPERATIF DE SALOMON.

Son organisation est fondée sur un système cohérent, en neuf degrés, réunissant les  membres par collèges successifs où ils œuvrent, à chaque niveau, en parfaite égalité.

La pratique du rite, du 1er au 9ème degré, s'appuie sur un ensemble de cahiers composant le REGULATEUR GENERAL et explicitant un certain nombre de ses aspects : le Premier cahier du rite, les Statuts des fondateurs, les Statuta, le Livre Coutumier, les rituels relatifs aux différents types de travaux, la règle du 4ème au 9ème degré.

 

L'Ordre Œuvrier des Bâtisseurs du Temple comporte cinq degrés :

 

Apprenti,

Compagnon,

Maître,

Maître Secret

Maître Maçon de Marque.

 

L'Ordre Chevaleresque en comporte deux :

 

Chevaler de l'Arche Royale

Chevalier Rose+Croix

 

L'Ordre Sacerdotal deux également :

 

Passeur de Lumière

Maître du Nom Ineffable

 

Cette pratique évolue dans le temps grâce aux propositions faites par les COMMISSIONS DE REGULATEUR de chaque Territoire, étudiées et déterminées par les instances dirigeantes de l'Ordre.

La Loge maçonnique est la cellule de base où vit le Maçon Franc, aux trois 1ers degrés du rite. Elle est souveraine dans la mesure où elle choisit qui elle initie et affilie, qui elle radie ou exclut ; où elle essaime et fonde à son tour ; où elle établit la nature, le rythme et la qualité de ses travaux ; où elle reçoit tout Maçon, nonobstant rites et obédiences, dûment reconnu comme tel et invité par un de ses membres ; où elle gère son trésor, évalue son travail et son œuvre sans qu'aucune personne ou institution extérieure à elle n'ait compétence pour influer, intervenir sur elle ou décider pour elle. Elle a la totale maîtrise de sa vie propre et de ses liens avec d'autres institutions maçonniques. Toutes les décisions relatives aux personnes, depuis l'admission dans la Loge jusqu'à la désignation de ses responsables, se font à l'unanimité, par le niveau traditionnel considéré. Cette exigence, absolue, conduit chacun à la prudence et à la vigilance, car la construction d'un consensus authentique est le fruit d'un lent travail individuel et collectif.

Le Maçon est libre dans la mesure où, ayant accédé à la maîtrise, sa voix contribue aux décisions de la CHAMBRE DU MILIEU concernant la vie de la Loge ; il est libre dans la mesure où il visite, s'allie à toute autre famille maçonnique de son choix.

Les Loges s'associent en GRANDES LOGE TERRITORIALES par adhésion volontaire. Cette organisation conforte la fraternité entre les Loges. Une Loge qui souhaiterait pratiquer le RITE OPERATIF DE SALOMON sans adhérer à une GRANDE LOGE TERRITORIALE le peut. De ce fait, elle n'appartient pas à l'Ordre. L’ancrage territorial correspond à une dimension géographique de proximité associée à une cohérence historique - à l'exception de la GRANDE LOGE TERRITORIALE « LE SEXTANT » dont le territoire regroupe tous les Triangles et Loges hors territoire existant.

Les liens entre Loges et G.L.T. sont des liens fonctionnels, basés sur des missions communes. Il n'existe pas de subordination hiérarchique entre elles.

Les Ateliers d'avancement offrent à l'Œuvrier de l'Art Royal la poursuite de son chemin initiatique du 4ème au 9ème degré. En général, l'implantation géographique des « ORIENTS » suit celle des G.L. T.

La Loge LES FONDATEURS N° 1, Mère-Loge générale régulatrice et de promulgation, est composée de tous les Grands Maîtres Généraux - présent et passés -, de tous les Grands Maîtres Territoriaux - présents et passés -, des membres du SUPREME CONSEIL- ainsi que de sept membres personnellement liés à l'histoire de l'Ordre. De plus, la Loge LES FONDATEURS N°1 siège en formations restreintes, SUPREME CONSEIL et COLLEGE DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX, pour des missions précises.

Le SUPREME CONSEIL est dépositaire et gardien du R.O.S. et, à ce titre, il décide des orientations générales de l'Ordre et œuvre à la maturation du rite. Il délivre les patentes et diplômes pour les Loges de l'Ordre ainsi que pour celles qui ne souhaitent pas en faire partie. Il gère et administre l'ensemble des neuf degrés du rite. Il est composé de membres choisis dans les Ateliers du 9ème degré, qui sont renouvelables par tiers tous les trois ans. Il est présidé par le SOUVERAIN GRAND COMMANDEUR (élu pour neuf ans par ses pairs) qui organise le travail du SUPREME CONSEIL - et établit les relations fonctionnelles nécessaires avec le COLLEGE DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX. Il représente le rite auprès des autres rites maçonniques.

L’administration des trois premiers degrés est déléguée par le SUPREME CONSEIL à l'un de ses membres, le GRAND MAITRE GENERAL, qui préside le COLLEGE  DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX. Ce Collège est composa des G.M.T. en exercice et des Passés Grands Maîtres Immédiats ainsi que du Grand Maître Général et du Passé Grand Maître Général Immédiat. Ce Collège travaille avec ses propres officiers. Le choix d'un nouveau G.M.G. est proposé par celui qui siège, assista du P.G.M.G.I. La désignation est faite par le SUPREME CONSEIL dont le GRAND MAITRE GENERAL dépend directement, et agréée par le COLLEGE DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX. La durée de son mandat est de trois ans. Le GRAND MAITRE GENERAL rend compte périodiquement et a posteriori au SUPREME CONSEIL de sa délégation. Celle-ci ne peut être reprise par le SUPREME CONSEIL qu'en cas de faute grave et patente, portant atteinte à l'Ordre. Le G.M.G. représente l'Ordre aux trois 1ers degrés auprès des familles maçonniques.

Le COLLEGE DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX veille, pour les trois premiers degrés, à la bonne réalisation des grandes orientations prises par le SUPREME CONSEIL et à l'harmonisation des pratiques ; il assure la cohésion et l'unité; il fédère les propositions émanant des territoires visant à l'évolution de l'Ordre.

L’administration des degrés allant du 4ème au 9ème est déléguée par le SUPREME CONSEIL sur chaque Orient à un ASSISTANT GRAND COMMANDEUR choisi en son sein et proposé par le SOUVERAIN GRAND COMMANDEUR. Il a pour mission de transmettre les décisions du SUPREME CONSEIL, de veiller au respect du rite du 4ème au 9ème, d'animer les Ateliers d'avancement et d'établir les contacts régionaux avec les SUPREMES CONSEILS  des autres rites maçonniques.

La CHAMBRE DE JUSTICE MACONNIQUE est composée de sept membres, tirés au sort par le SUPREME CONSEIL parmi les membres des Ateliers du 9ème degré. Elle a un mandat d'un an. Elle choisit en son sein son président. Sa compétence s'étend aux actions de personnes ou de groupements mettant en péril l'ensemble de l'Ordre. Elle ne peut être saisie que par un ASSISTANT GRAND COMMANDEUR ou le COLLEGE DES GRANDS MAITRES TERRITORIAUX Son travail est préparé par une mission hospitalière de trois membres des Ateliers du 7ème degré - et ce, quel que soit le degré concerné. La seule sanction qu'elle puisse prendre est l’exclusion de l'Ordre. Ses décisions sont sans appel et souveraines.

Des associations profanes fonctionnant dans le respect des lois de chaque pays concerné correspondent aux différents niveaux de l'institution où s'exercent des responsabilités collectives.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:37

 

Les Hauts Grades du Grand Ordre Égyptien (source franc-maçonnerie.org)

L'une des caractéristiques du Rite Égyptien est d'avoir été, à partir d'un unique patrimoine symbolique et rituel, organisé avec des modalités différentes selon les lieux et les époques.

Le choix du Grand Ordre Égyptien et de son Souverain Grand Conseil est de le pratiquer selon les modalités définies par l'accord de 1862 avec le Grand Orient de France.

C'est notamment dans ces formes, que les frères fondateurs du Grand Ordre Égyptien l'ont reçu, de filiations qui avaient subsistées depuis la fin du XIXème siècle.

L'un des points notables de cet accord est de délivrer l'enseignement du rite dans le cadre d'une échelle de 33 grades.

Dépositaire de l'intégralité du patrimoine symbolique et rituel du rite de Memphis-Misraïm, le Grand Ordre Égyptien et son Souverain Grand Conseil le conserve, l'administre et le confère donc selon une échelle de 33 grades :

4. Maître Discret

5. Maître Sublime - Maître des Angles

6. Chevalier de l'Arche Sacrée

7. Chevalier de la Voûte Secrète .

8. Chevalier de l'Épée

9. Chevalier de Jérusalem

10. Chevalier d'Orient

11. Chevalier Rose-Croix

12. Chevalier de l'Aigle Rouge

13. Chevalier du Temple

14. Chevalier du Tabernacle

15. Chevalier du Serpent

16- Chevalier Kadosh

17- Chevalier du Royale Mystère

18. Grand Inspecteur

19. Sage de la Vérité

20. Philosophe Hermétique

21. Patriarche Grand Installateur

22. Patriarche Grand Consécrateur

23. Patriarche Grand Eulogiste

24. Patriarche de la Vérité

25. Patriarche des Planisphères

26. Patriarche des Védas Sacrés

27. Maître Égyptien Patriarche d'Isis

28. Patriarche de Memphis

29. Patriarche de la Cité Mystique

30. Sublime Maître du Grand Oeuvre

31. Grand Défenseur du Rite, Chevalier de l'Aurore et de la Palestine

32. Prince de Memphis

33. Patriarche Grand Conservateur (Arcana Arcanorum)

Les Collèges Égyptiens administrent les grades du 4ème au 30ème.

L'Académie Égyptienne rassemble les 31ème et 32ème grades.

Le Souverain Grand Conseil réunit les Frères du 33ème grade.

Dans cette échelle, les grades qui sont réellement pratiqués sont : dans le cadre des Collèges Égyptiens, les 12ème Chevalier de l'Aigle Rouge, 20ème Philosophe Herméti­que, 27ème Maître Égyptien Patriarche d'Isis et 30ème Sublime Maître du Grand Œuvre ; dans celui de l'Académie, le 31ème Grand Défenseur du Rite, le 32ème n'étant conféré que comme une dignité maçonnique.

Le grade de 33ème Patriarche Grand Conservateur fait l'objet d'une cérémonie en pleine et due forme et ne peut être conféré que dans le cadre du Souverain Grand Conseil.

Les grades intermédiaires sont conférés par com­munication mais font pour certains l'objet de cahiers d'étude particuliers, sinon d'approfondissements rituels dans quelques cas, sans dévoiler ce qui ne doit pas l'être, on peut néanmoins donner quelques éléments sur les principales étapes qui vont structurer le chemin des Frères au sein des hauts-grades égyptiens du Rite de Memphis-Misraïm,

Il est en effet important de souligner le caractère progressif et cohérent des grades pratiqués.

Il s'agit d'un retour, par étapes, au cœur même des sources de l'initiation. Cette progression s'effectue dans une perspective à la fois historique et symbolique.

Ainsi les initiations vont accompagner les Frères de la Kabbale judéo-chrétienne (XVème / XVIème siècle), au renouveau de l'Hermétisme de la Renaissance, avec son profond enracinent dans les mystères grecs et romains, à l'Ésotérisme de l'Égypte.

La quatrième initia­tion parachèvera ces moments. Mais revenons avec quelques détails supplémentaires sur ces quatre principales étapes :

Première étape, le grade de Chevalier Rose-Croix de l'Aigle Noir, Blanc et Rouge dit Chevalier de l'Aigle Rouge (12ème) est peut être le plus surprenant tant il est riche.

Ce vieux grade hermétique, qui par là plonge ses racines bien au delà du XVIIIème siècle est attesté dans les années 1760.

Il fut pratiqué notamment à Metz par le Baron de Tsoudy, à Paris et à Marseille.

On le retrouve dans les années 1780 comme grade de fin de système du Rite Écossais Philosophique,

Il aurait disparu s'il n'avait été intégré à l'échelle de grade de Misraïm puis de Memphis, La deuxième grande étape est le grade de Philosophe Hermétique ou Philosophe Inconnu (20ème). Sur le plan initiatique, il s'inscrit sans nui doute dans cette «filiation» qui semble bien l'héritière lointaine des mystères pythagoriciens, éleusiaques ou même misraïques et qui prit bien des voiles depuis les cercles néoplatoniciens de la Renaissance.

On y met en oeuvre une riche interprétation symbolique du monde et l'ascèse initiatique en son sein.

Un voile nouveau est alors levé sur ce qui fut nommé l'hermétisme.

Le grade de Maître Égyptien, Sage des 'Pyramides, ami du désert eu Patriarche d'Isis (27ème) résume, prolonge et conserve !a quête et l'enseignement des petits rites égyptiens qui prospérèrent en France à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème.

Ses formes rituelles actuelles ont été fixées par Marconis de Nègre au milieu du XIXème siècle.

L'Égypte dont il est question est d'abord un symbole, ce berceau des initiations qui hante l'ésotérisme occidental depuis la Renaissance.

Mais les textes rituels de l'initiation utilisés dans le Grand Ordre Égyptien « réactivent » ici de ma­nière incontestablement authentique, ce que furent les « Mystères » d'Osiris dans leur formulation ptolémaïque.

Le Sublime Maître du Grand Œuvre (30ème) parachève la progression, en rappro­chant symboliquement et rituellement l'initié du « Premier Principe des choses ».

L'initié est conduit à travers les principales étapes de ce parcours vers la pleine réalisation de son être, lui permettant ainsi de révéler toutes les potentialités et les quali­tés de sa double nature humaine et spirituelle.

En conclusion, le travail initiatique auquel vous invite les Hauts Grades du Grand Ordre Égyptien tente de réunir dans l'harmonie, exigence humaniste et quête spirituelle.

Deux aspects qui sont, nous semblent-ils, inséparables de notre tradition maçonnique.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:28

L'échelle maçonnique dans l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm
 

Ateliers Symboliques :

1er     degré – Apprenti.                                                                            

2ème   degré – Compagnon.

3ème   degré – Maître.  


Ateliers de Perfection :

4ème     degré – Maître Discret. (Équivalence avec le 4ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

5ème   degré – Maître Parfait. (Équivalence avec le 5ème degré du REAA)            

6ème   degré – Maître par Curiosité ou Secrétaire Intime. (Équivalence avec le 6ème degré du REAA)   

7ème   degré – Maître en Israël ou Prévôt et Juge. (Équivalence avec le 7ème degré du REAA)  

8ème   degré – Maître Anglais.                                                                   

9ème   degré – Élu des Neuf. (Équivalence avec le 9ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

10ème degré – Élu de l'Inconnu dit de Pérignan.                                          

11ème degré – Élu des Quinze. (Équivalence avec le 10ème degré du REAA)         

12ème degré – Élu Parfait.                                                                          

13ème degré – Illustre Élu de la Vérité.                                                        

14ème degré – Écossais Trinitaire.                                                              

15ème degré – Écossais Compagnon.                                                         

16ème degré – Écossais Maître.                                                                 

17ème degré – Écossais Panissière.                                                            

18ème degré – Maître Écossais.                                                                 

19ème degré – Écossais des Trois « J ».

20ème-degré – Écossais de la Voûte Sacrée de Jacques VI et de la Voûte Secrète.
                     (Équivalence avec le 14ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)
                                    

21ème degré – Écossais de Saint André.                                                     

22ème degré – Petit Architecte.                                                                  

23ème degré – Grand Architecte.                                                                

24ème degré – Architecte.                                                                          

25ème degré – Apprenti Parfait Architecte.                                                 

26ème degré – Compagnon Parfait Architecte.                                            

27ème degré – Maître Parfait Architecte.                                                     

28ème degré – Parfait Architecte.   
                                                            

Chapitres :

29ème degré – Sublime Écossais. (Équivalence avec le 29ème degré du REAA)     

30ème degré – Sublime Écossais de Hérodom.                                           

31ème degré – Grande Royale Arche.                                                         

32ème degré – Grand Hache ou Ordre Intérieur du Temple.                         

33ème degré – Sublime Chevalier du Choix.                                                

34ème degré – Chevalier du Sublime Choix.                                                

35ème degré – Chevalier Prussien. (Équivalence avec le 21ème degré du REAA)    

36ème degré – Chevalier du Temple.                                                          

37ème degré – Chevalier de l'Aigle.                                                             

38ème degré – Chevalier  de l'Aigle Noir.                                                    

39ème degré – Chevalier de l'Aigle Rouge.                                                  

40ème degré – Chevalier  de l’Orient Blanc.                                                

41ème degré – Chevalier d'Orient (Équivalence avec le 15ème degré du REAA)     

42ème degré – Commandeur d'Orient.                                                        

43ème degré – Grand Commandeur d'Orient.                                              

44ème degré – Architecte des Sublimes Commandeurs du Temple. (Équivalence avec le 27ème degré du REAA) 

45ème degré – Prince de Jérusalem. (Équivalence avec le 16ème degré du REAA)  

46ème degré – Chevalier Prince Rose-Croix de Kilwinning et d’Hérédom.
                    (Équivalence avec le 18ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

47ème degré – Chevalier d'Occident. (Équivalence avec le 17ème degré du REAA)

48ème degré – Sublime Philosophe.                                                            

49ème degré – Chaos  1er Discret.                                                              

50ème degré – Chaos  2ème Sage.                                                                

51ème degré – Chevalier  Prince du Feu Sacré.                                           

52ème degré – Sublime Chevalier Théosophe.                                             

53ème degré – Philosophe Sublime.            
                                                

Aréopages :

54ème degré – Clavi Maçonnique : 1er grade mineur.                                    

55ème degré – Clavi Maçonnique : 2ème grade laveur.                                   

56ème degré – Clavi Maçonnique : 3ème grade souffleur.                              

57ème degré – Clavi Maçonnique : 4ème grade fondeur.                                

58ème degré – Vrai Maçon Adepte.                                                            

59ème degré – Élu Souverain.                                                                     

60ème degré – Souverain des Souverains.                                                   

61ème degré – Grand Maître des Loges Symboliques. (Équivalence avec le 20ème degré du REAA)

62ème degré – Très Haut et Très Puis\Gr\ Sacrificateur.                          

63ème degré – Chevalier  de la Palestine.                                                    

64ème degré – Grand Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir.

65ème degré – Grand  Élu Kadosh, Chevalier Blanc et Noir. (Équivalence avec le 30ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

66ème degré – Grand  Inspecteur Inquisiteur.                                              

67ème degré – Souverain  Prince du Souverain Tribunal.                             

68ème degré – Chevalier  de l'Arc-en-ciel.                                                   

69ème degré – Chevalier  de la Hanouka dit Hinaroth.                                  

70ème-degré – Très Sage Prince Israélite. (Équivalence avec le 70ème degré de Misraïm)

71ème degré – Souverain  Prince Talmudim.                                               

72ème degré – Souverain  Prince du Sublime Consistoire des Princes Zadikim.     

73ème degré – Suprême Conseil Général des Princes Grand Haram.            

74ème degré – Suprême Conseil des Souverains Princes Haram.                 

75ème degré – Souverain Prince Hassid.                                                     

76ème degré – Souverain Grand Prince Hassid.                                          

77ème degré – Illustre Grand Inspecteur Intendant Régulateur de l'Ordre.    
 

Loges Magistrales Égyptiennes de Cagliostro :

78ème degré – Novice 1er  degré Hermétique.                                              

79ème degré – Mysthe 2ème degré Hermétique.                                            

80ème degré – Epopte 3ème degré Hermétique.              
                               

Chapitres de l'Intérieur du Grand Prieure d'Égypte :

81ème degré – Écuyer Novice du Temple.                                                  

82ème degré – Chevalier du Temple (C.B.C.S.).                 
                        

Suprêmes Conseils des Grands Défenseurs de l'Ordre :

83ème degré – Grand Inquisiteur Commandeur du Souverain Tribunal.
             (Équivalence avec le 31ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

84ème degré – Sublime Grand Inspecteur de l'Ordre. (Équivalence avec le 32ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)

85ème degré – Souverain  Grand Inspecteur Général. (Équivalence avec le 33ème degré du REAA et de Memphis-Misraïm)           


Conseils  Philosophiques et Alchimiques :

86ème degré – Sublime Maître de l’Anneau Lumineux.                                

87ème degré – Chevalier du Soleil. (Équivalence au 28ème degré du REAA, de Memphis-Misraïm et au 51ème degré de Misraïm)

88ème degré – Suprême Commandeur des Astres (Équivalence avec le 52ème degré de Misraïm)

89ème degré – Sublime Maître du Grand Œuvre.

90ème degré – Grand Patriarche Consécrateur Évêque Templier. (Équivalence avec le 66ème degré de Memphis-Misraïm)


Grand Temple Mystique – Arcana Arcanorum :

91ème degré – Sublime Prince de la Maçonnerie. (Équivalence avec le 87ème degré de Memphis-Misraïm)

92ème degré – Grand Élu de la Cour Sacrée. (Équivalence avec le 88ème degré de Memphis-Misraïm)

93ème degré – Patriarche de la Cité Mystique. (Équivalence avec le 89ème degré de Memphis-Misraïm)

94ème degré – Sublime Patriarche Prince Arcana Arcanorum de Memphis & Misraïm.
           (Équivalence avec le 90ème degré de Memphis-Misraïm)              
                        

Souverains Sanctuaires Egyptiens Nationaux :

95ème degré - Patriarche Grand Conservateur de l’Ordre des Rites Unis.

96ème degré - Grands Maîtres Nationaux de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.


Souverain Sanctuaire International des Rites Unis :

95ème degré - Réservé aux membres des Souverains Sanctuaires Nationaux, ayant une charge importante au Souverain Sanctuaire International de l'Ordre des Rites.

96ème degré - Grands Maîtres Nationaux.

97ème degré - Grand Maître Mondial Adjoint de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm, Vice Président du Souverain Sanctuaire International des Rites Unis.

98ème degré - Substitut Grand Hiérophante Mondial de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm.

99ème degré - Grand Hiérophante Mondial, Souverain Grand Maître Mondial 99ème degré ad vitam de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm et Président du Souverain Sanctuaire International des Rites Unis».


Tous les hauts Degrés sont conférés ad vitam. En effet, les maçons de l'Ordre des Rites Unis de Memphis & Misraïm peuvent les recevoir, soit par communication au cours de leurs parcours initiatiques, soit par initiation sur décision du Souverain Sanctuaire. Les titulaires de ces grades par initiation sont liés par des serments particuliers.

 

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 09:04


Mes Très chers Frères,

 

Lorsque, profane encore, vous fûtes placé dans la chambre des réflexions, vous avez fait le choix du pain, de l’eau, de la lumière et de la vie, rejetant les emblèmes de stérilité qu’étaient le sel, le soufre et le crâne.

Depuis ce moment déjà lointain, vous avez suivi avec constance, sinon toujours avec facilité, la voie dans laquelle vous étiez entré, et dont le livre qui vous a été montré tout à l’heure vous a retracé les étapes, les épreuves et les enseignements. A travers ces étapes, comme par autant de degrés, vous êtes enfin parvenu au grade suprême de Chevalier Rose Croix, dans lequel vous avez appris à connaître la nouvelle Loi et les trois vertus qui en sont les colonnes et les principes. Soutenu par la Foi au front serein, l’Espérance aux regards consolateurs et la Charité au cœur enflammé, vous êtes devenu digne de connaître la Parole sacrée et de contempler la rose mystique. Conservez, mon cher F, plus que jamais intacte votre confiance en cette voie intérieure et secrète qui vous a conduit jusque là, qui permet de redonner forme aux outils et de rendre son éclat à l’Etoile Flamboyante.

Nous avons ce soir attiré spécialement votre attention sur un des aspects les plus fondamentaux des enseignements qui sont contenus dans ce grade suprême, à savoir celui qui concerne la Sagesse. Comme toutes les autres vertus la Sagesse prise absolument est un attribut divin, et de façon dérivée une vertu humaine. Mais elle enveloppe aussi en elle-même toutes les autres vertus, comme elle enveloppe tous les êtres, car c’est par elle que le Grand Architecte a tout conçu avant que de créer. Prise en son essence, elle reste éternellement cachée dans le sein de la Divinité, et la Parole, dont nous parle le Livre saint sur lequel vous avez prêté tous vos serments, est sa manifestation. Elle a été à vos côtés dès le début de votre carrière maçonnique, où l’on vous présenta la triade Sagesse, Force, Beauté, pour vous enseigner que la première est la source et le principe des deux autres, et elle vous a ensuite accompagné tout au long du chemin que nous avons évoqué.

La sagesse est pour l’homme le premier des sept dons de l’Esprit Saint. C’est un reflet de la Sagesse divine que Dieu a mis en lui en le créant. De là procèdent les six autres dons qui sont l’intelligence, le conseil, la vaillance, la science, la crainte de Dieu et la piété. L’intelligence est la connaissance intime que nous avons du projet de Dieu sur nous et de notre destinée spirituelle. Le conseil, lié aux vertus de justice, de tempérance et de prudence, est le jugement qui nous permet de discerner en toutes choses ce qui est conforme à ce projet et ce qui lui est contraire. La vaillance, liée à la vertu de force ainsi qu’à celles de foi et d’espérance, est l’ardeur que nous mettons à réaliser ce projet divin, et cette confiance en Dieu grâce à laquelle nous résistons au découragement qui peut parfois nous tenter. La science est la connaissance de nous-même, de notre nature, de notre état et de nos rapports avec l’univers, science qui produit plutôt l’humilité que l’orgueil et qui, jointe au don de conseil, nous permet d’oeuvrer au mieux à la réalisation du projet divin. La crainte de Dieu est la conscience que nous avons de Sa transcendance absolue, du mystère de Son essence, et de notre dépendance totale vis à vis de Lui de qui nous tenons l’être. La piété, liée à la vertu de charité, est la communion intime avec ce Dieu transcendant qui est en même temps Amour, et qui est le principe de l’amour mutuel qui nous unit les uns aux autres quand nous sommes ensemble en communion avec Lui.

Soyez donc convaincu que ce n’est pas sans raison que les professeurs de l’art des Sages, les vrais Maîtres, adoptèrent pour chef celui dont vous avez occupé un jour le trône, celui auquel l’Eternel dit : « Parce que tu ne m’as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, j’ai fait selon ta parole, je t’ai donné un cœur sage. »

Soutenus par cette confiance et cette conviction, redoublons tous ensemble d’efforts et travaillons avec constance et patience. Nous soutiendrons ainsi, à leur tour, le zèle de tous les Maçons, persuadés qu’ils seront, par notre exemple, que l’art qu’ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité, par la pratique des vertus et la grâce du Grand Architecte de l’univers.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 08:53

Grades Symboliques :

1º Grade - Apprenti

2º Grade - Compagnon

3º Grade - Maître

 

Grades Philosophiques :

1° Ordre - 4º   Grade - Élu

2° Ordre - 5º   Grade - Élu Écossais

3° Ordre - 6º   Grade - Chevalier d’Orient ou de l'Épée

4° Ordre - 7º   Grade - Chevalier Rose-Croix

5° Ordre - 8º Grade - Chevalier de l'Aigle Blanc et Noir, Chevalier Kadosh Philosophique, Inspecteur du Rite.

                 - 9º Grade - Chevalier de la Sagesse - Grande  Inspecteur du Rite.

 

Les trois premiers Grades se réunissent dans des Loges Symboliques, affiliées aux Obédiences Symboliques.

Les Grades 4 à 7 se réunissent  dans des  Sublimes Chapitres.

Le Grade 8 se réunit dans le Grand Conseil.

Le Grade 9 se réunit dans le Suprême Conseil.


Chevalier de la Sagesse : discours du Grand Orateur :

Mes Très chers Frères,

 

Lorsque, profane encore, vous fûtes placé dans la chambre des réflexions, vous avez fait le choix du pain, de l’eau, de la lumière et de la vie, rejetant les emblèmes de stérilité qu’étaient le sel, le soufre et le crâne.

Depuis ce moment déjà lointain, vous avez suivi avec constance, sinon toujours avec facilité, la voie dans laquelle vous étiez entré, et dont le livre qui vous a été montré tout à l’heure vous a retracé les étapes, les épreuves et les enseignements. A travers ces étapes, comme par autant de degrés, vous êtes enfin parvenu au grade suprême de Chevalier Rose Croix, dans lequel vous avez appris à connaître la nouvelle Loi et les trois vertus qui en sont les colonnes et les principes. Soutenu par la Foi au front serein, l’Espérance aux regards consolateurs et la Charité au cœur enflammé, vous êtes devenu digne de connaître la Parole sacrée et de contempler la rose mystique. Conservez, mon cher F, plus que jamais intacte votre confiance en cette voie intérieure et secrète qui vous a conduit jusque là, qui permet de redonner forme aux outils et de rendre son éclat à l’Etoile Flamboyante.

Nous avons ce soir attiré spécialement votre attention sur un des aspects les plus fondamentaux des enseignements qui sont contenus dans ce grade suprême, à savoir celui qui concerne la Sagesse. Comme toutes les autres vertus la Sagesse prise absolument est un attribut divin, et de façon dérivée une vertu humaine. Mais elle enveloppe aussi en elle-même toutes les autres vertus, comme elle enveloppe tous les êtres, car c’est par elle que le Grand Architecte a tout conçu avant que de créer. Prise en son essence, elle reste éternellement cachée dans le sein de la Divinité, et la Parole, dont nous parle le Livre saint sur lequel vous avez prêté tous vos serments, est sa manifestation. Elle a été à vos côtés dès le début de votre carrière maçonnique, où l’on vous présenta la triade Sagesse, Force, Beauté, pour vous enseigner que la première est la source et le principe des deux autres, et elle vous a ensuite accompagné tout au long du chemin que nous avons évoqué.

La sagesse est pour l’homme le premier des sept dons de l’Esprit Saint. C’est un reflet de la Sagesse divine que Dieu a mis en lui en le créant. De là procèdent les six autres dons qui sont l’intelligence, le conseil, la vaillance, la science, la crainte de Dieu et la piété. L’intelligence est la connaissance intime que nous avons du projet de Dieu sur nous et de notre destinée spirituelle. Le conseil, lié aux vertus de justice, de tempérance et de prudence, est le jugement qui nous permet de discerner en toutes choses ce qui est conforme à ce projet et ce qui lui est contraire. La vaillance, liée à la vertu de force ainsi qu’à celles de foi et d’espérance, est l’ardeur que nous mettons à réaliser ce projet divin, et cette confiance en Dieu grâce à laquelle nous résistons au découragement qui peut parfois nous tenter. La science est la connaissance de nous-même, de notre nature, de notre état et de nos rapports avec l’univers, science qui produit plutôt l’humilité que l’orgueil et qui, jointe au don de conseil, nous permet d’oeuvrer au mieux à la réalisation du projet divin. La crainte de Dieu est la conscience que nous avons de Sa transcendance absolue, du mystère de Son essence, et de notre dépendance totale vis à vis de Lui de qui nous tenons l’être. La piété, liée à la vertu de charité, est la communion intime avec ce Dieu transcendant qui est en même temps Amour, et qui est le principe de l’amour mutuel qui nous unit les uns aux autres quand nous sommes ensemble en communion avec Lui.

Soyez donc convaincu que ce n’est pas sans raison que les professeurs de l’art des Sages, les vrais Maîtres, adoptèrent pour chef celui dont vous avez occupé un jour le trône, celui auquel l’Eternel dit : « Parce que tu ne m’as demandé ni une longue vie, ni des richesses, ni la mort de tes ennemis, j’ai fait selon ta parole, je t’ai donné un cœur sage. »

Soutenus par cette confiance et cette conviction, redoublons tous ensemble d’efforts et travaillons avec constance et patience. Nous soutiendrons ainsi, à leur tour, le zèle de tous les Maçons, persuadés qu’ils seront, par notre exemple, que l’art qu’ils professent doit les conduire dans le sanctuaire de la vérité, par la pratique des vertus et la grâce du Grand Architecte de l’univers.

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be a blessing to you always.

God save the Ireland

           

Michaël Collins

Danny Boy