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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 16:44

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6 décembre 2013 5 06 /12 /décembre /2013 06:41

Pour parler ensemble de la spiritualité et de l’humanisme et comprendre la spiritualité de l’humanisme ou l’humanisme de la spiritualité, il convient de situer l’évolution historique de la notion d’humanisme. Bien entendu a une même époque le mot humanisme n’évoquait pas les mêmes notions pour tous les philosophes, savants et politiciens, aussi j’ai, pour simplifier, retenu l’acception la plus générale pour une période donnée et quelques érudits pourraient bien y trouver matière à débat…mais ce n’est pas là l’objectif premier de notre entretien.
Chez les grecs, par exemple, l’humaniste s’incorporait à la nature et aux besoins de la cité. L’érudition construisait un citoyen humaniste éveillé à la politique et aux arts. Les qualités humanistes s’opposaient à l’homme barbare qui vie comme un animal sans comprendre les lois de la nature et n’a donc aucun moyen de choisir son comportement ni de transcender ses pulsions.
En cela l’enseignement des grandes lois d’architecturassions du monde par les humanistes helléniques est très proche du second degré maçonnique qui ouvre cette conscience particulière déjà travaillée au premier degré, sur l’harmonie possible par un effort d’éveil de la vigilance. Nous y reviendrons ultérieurement.
Pour les philosophes et les sages grecs, vivre en dehors des lois de la nature, ou en opposition à ces lois, ne peut que conduire aux chaos matériel et à la souffrance psychologique dans une agitation intellectuelle sans reperds ni axes. Cette conscience de l’ordre cosmique pouvait se construire en étudiant les lois naturelles telles que les lois de la géométrie ou de l’arithmétique pour Pythagore, les lois de la grammaire ou de la rhétorique pour Socrate, les lois des phénomènes pour les atomistes Lucrèce, Empédocle ou Démocrite. Les rites initiatiques d’Eleusis sont très proches de cette conception de la sagesse et mettaient en oeuvre les moyens d’acquérir la connaissance de l’ultime vérité.
Dès la période pré-socratique l’humanisme reconnaît à l’homme le droit de vivre dans une nature créée pour lui. L’homme est élevé au même niveau que tout ce qui vit sur terre et sa connaissance consiste surtout à s’y intégrer. Quant à la constitution de l’homme lui-même, Platon lui reconnaît trois âmes indispensables justifiant la hiérarchie naturelle de la société.
- Premièrement l’âme désirante qui a son centre au niveau du ventre, ce sont les paysans et les artisans,
- Deuxièmement l’âme courageuse qui a son centre au niveau du diaphragme, ce sont les guerriers,
- troisièmement l’âme raisonnable qui a son centre au niveau de la tête, ce sont les magistrats.
Il est à noter que cette architecturassions de l’homme reste aujourd’hui encore utilisée par les Ordres initiatiques. Nous y reviendrons. Il est intéressant de remarquer que pour Platon la justice c’est l’harmonie. C’est-à -dire que tout est juste si chacun est à sa place et conserve sa place. Vouloir changer de place notamment par la ruse ou le mensonge conduit inévitablement au désordre, constitue une faute et entraîne la maladie de l’âme et de la société. Nous sommes à la fois loin de la notion actuelle de liberté mais proche d’une certaine sagesse que personne ne se risquerait de prôner pour l’ordre sociale.
Avec Aristote il ne suffit pas d’être à sa place ou de se croire à sa place mais de penser sa place. L’intellect acquière ses lettres de noblesse et son autonomie, mais la découverte de la pensé, pour ce philosophe, c’est que les être humains sont des êtres moyens et qu’il convient d’en prendre la juste mesure. La vertu humaine n’est pas un absolu de sagesse, de cœur ou d’intelligence. Nous devons nous contenter de ce que nous sommes. L’homme doit trouver son juste niveau et sa juste place à ce niveau et n’en point souffrir, ce qui débouchera sur le stoïcisme. L’homme d’Aristote ne peut penser à l’acte pur, à la l’état pur ou à la pensée pur car il en est aveuglé de part sa propre nature. Sa vertu ne doit viser ni l’absolu ni l’égalité mais le relatif de sa destiné et de ses possibilités ; d’où par exemple la reconnaissance naturelle de l’esclavage pour les perdants aux combats. Cette notion humaniste ne fait plus du tout parti de nos conceptions. Puis l’humanisme tombe en désuétude au Moyen-Âge. Le cours de l’existence humaine est réglé par le rythme des pratiques religieuses, par la crainte du courroux céleste sur terre et dans l’au-delà, par un perpétuel face à face avec Dieu dans lequel il mesure sa fragilité et sa petitesse. Personne ne raisonne plus, tout le monde récite les sentences contenues dans les ordres religieux sans éprouver le besoin de les penser. La raison est humiliée devant la vérité divine, l’homme n’est plus rien notamment pour ceux qui usent du pouvoir.
A la Renaissance, période difficile à délimiter mais que l’on peut situer entre le XVème et le XVIème siècle, les idées bouillonnent. Institutions, croyances, systèmes de pensées sont contestés et transformés. Alors que la scolastique s’attachait avant tout aux textes, des méthodes empiriques s’élaborent, permettant d’interroger directement la nature. Il y a une volonté de retour à l’expérience en même temps qu’à la raison jusqu’alors, sauf en Grèce ancienne, limitée dans ses démarches par son accord nécessaire avec les dogmes. La raison se libère totalement et conquière le droit d’imaginer et de concevoir, le droit de construire en fonction de sa compréhension comme les initiés cherchent à libérer l’esprit des apprentis prisonnier inconscient de leur histoire. C’est l’époque où Pic de la Mirandole découvre la grandeur de son espèce, celle d’un être vivant librement dans la création grâce à sa raison.
Commence une période complexe, multiforme oů émergent des personnalités puissantes : Giodano Bruno, Erasme, Thomas More, Guillaume Budé, Rablais, Montaigne…etc. Qui nous indiquent par leur esprit combien, si nous nous libérions de notre pauvre prison par la méthode initiatique, non seulement nous n’y perdrions pas notre personnalité mais au contraire, nous pourrions prendre une dimension exceptionnelle, peut-être notre véritable dimension personnelle et universelle.
Nous assistons à cette époque à une sorte d’explosion marquée par la naissance de la science moderne qui détache l’ordre du monde du sens des valeurs ovines et abandonne la vie contemplative des cieux pour se tourner vers les grandes lois qui régissent la nature. Et surtout, l’homme a une place à part dans cette nature parce qu’il découvre que son esprit est capable de transcender la nature donc de la transformer, ne devient capable de dominer sa propre nature, de la perfectionner, de la maîtriser et de la sublimer. Par nature il faut entendre tout l’univers.
Faire ses humanités revient à privilégier la culture ancienne, grec et latine, à se cultiver, à interroger le savoir des philosophes pour devenir responsable de soi-même, politiquement, socialement ou culturellement. Etre un humaniste consiste à polir l’homme animal et à le forcer à bénéficier des bienfaits de la civilisation occidentale.
La méthode consiste à dresser l’homme sans se soucier de son particularisme ou de son individualité. Ce dressage a pour but de l’intégrer dans une société qui sert uniquement la société au profit des dirigeants. Etre un humaniste réaliste consiste à donner à manger, à couvrir et à ne point laisser physiquement souffrir. Les humanistes de cette période, sûr de leur supériorité, cherchent davantage à dresser et à conditionner l’animal corporel qu’est l’homme, plutôt qu’à développer son humanitude. On s’occupe des hommes sur la terre entière comme on s’occupe aujourd’hui des animaux à la SPA. Jamais en tout cas, l’ouverture à autrui n’est incluse dans ces donnés élémentaires.
Ainsi la lutte contre l’obscurantisme n’a pas débouché sur un homme complètement diffèrent, il y a eu déviation et l’humanisme du XVIIIème siècle laisse la société humaine insatisfaite. Peut-être parce que, si les plantes et la faune sont plongés dans la réalité mécanique du monde ou elles naissent, se développent et meurent, il y a pour l’homme une dimension autre à vivre que l’étude archéologique des textes anciens n’éveille pas. Peut-être parce que les humanistes du XVIIIème siècle voulaient, avec la franc-maçonnerie moderne, donner toute sa valeur à l’homme et que l’explosion scientifique l’a donnée à la technologie.
On apparaît petit à petit que les études physiologiques ou chimiques qui accroissent la connaissance du caractère organique de l’homme, de l’organisme animal de l’homme, ne rendent pas entièrement compte de la totalité de la nature humaine. Il existerait une essence inconnaissable, mystérieuse, un Etre profond qui ne se contente pas de savoir scientifiques ou de savoir pensé. L’homme apparaît beaucoup plus complexe et a aussi besoin d’une nourriture radicalement différente.
Le savoir nourrit l’intellect comme l’art nourrit l’affect, pour reprendre la terminologie platonicienne, mais dans quel but ? Comment ne plus être un barbare ? Par quelle vigilance peut-on éveiller la partie qui fait que l’homme n’est pas un simple animal ? Et surtout, comment vivre réellement cette spécificité humaine dans les tourmentes du quotidien ? …Nous approchons d’un questionnement spirituel, d’un humanisme spirituel.
Avec l’avènement de la psychanalyse freudienne et jungienne l’accomplissement du devoir humaniste apparaît alimenter l’ego et épanouir le moi, il donne surtout une satisfaction personnelle mais n’est pas encore proche de l’autre.
Il n’en demeure pas moins que cette forme d’humanisme, lié à la dualité et aux biens matériels, est préférable à l’indifférence. Même si elle ne conduit pas à l’évolution humaine elle conduit à l’amélioration des lois qui régissent la société.
C’est à ce moment là que commence un mouvement philosophique mener par Emmanuel Levinas et Martin Heidegger qui conduira à une notion moderne de l’humanisme et qui deviendra probablement l’enjeu de la société du XXIème siècle. Elle sera peut-être l’aboutissement des connaissances profondes véhiculées par les Ordres Initiatiques depuis l’aube de l’humanité et qu’en dehors des sages initiés personne n’était prêt à appliquer. L’humanisme moderne tient dans la relation avec autrui, la relation désintéressée avec l’humanité considérée comme un autre soi-même. C’est la véritable fraternité vécue comme une manière de reconnaître et de saluer l’autre, une manière de répondre à la présence de l’autre sans crainte pour soi-même.
Cette perspective idéaliste de l’humanisme oů les autres sont perçus comme un autre moi-même sous entend un développement de notre être intérieur qui ferait de nous des hommes capables d’un contact de cœur à cœur, d’une fusion totale avec les autres en dehors de toute emprise de l’ego sur nos comportements conscients ou inconscients, en dehors de toute emprise de nos peurs et de nos désirs sur nos comportements relationnels. Est-ce réaliste ? Non si on considère l’homme barbare agissant instinctivement comme un animal, oui si on considère que l’homme est perfectible et qu’il peut exprimer le meilleur de son humanitude, de l’inconnu qu’il est ou qu’il aspire à être.
Au lieu que l’humanisme soit une opposition entre le civilisé et le barbare et consiste en un dressage de l’homme matériel pour l’intégrer horizontalement à la nature, l’humanisme moderne considère l’état d’un homme hautement évolué pour l’intégrer verticalement dans le mystère d’un univers visible et invisible dans lequel il rejoint l’autre en temps qu’homme. L’humaniste moderne sera un homme qui a rejoint sa propre humanitude et qui est capable de l’exprimer dans sa vie quotidienne.
Reconnaître l’autre comme un autre soi-même, c’est acquérir la capacité de voir, au-delà des différences extérieures, l’identité spirituelle qui constitue toute l’espèce humaine en devenir personnelle. Toute la difficulté consiste à rejoindre notre humanitude pour raisonner, sentir et agir en homme véritable. Ce chemin entre le barbare ou l’animal et l’homme réellement homme, est le chemin initiatique Traditionnel.
Vouloir faire de l’homme, comme les profanes l’on tenté, un animal rationnel plein de savoir, revient surtout à parler d’humanisme sans libérer, comme les ordres initiatiques se le proposent, la partie de l’être essentiel qui réaliserait véritablement notre humanitude spécifique à notre espèce pour l’accomplissement de notre but. Il apparaît alors que l’humanisme n’est pas un objectif mais une conséquence de notre état. Toutefois au même titre que la fraternité l’humanisme constitue un chemin. On est humain dans ses pensées et dans ses actes ou on ne l’est pas ; entre les deux on peut tenter de le devenir avec de plus en plus d’exigence et de finesse. Etre humain ne veut pas dire que l’on accepte d’être un animal-humain mais au contraire que nous voulons faire les efforts nécessaire pour être un humain avec une dimension de vie bien spécifique à l’espèce humaine.
Déshumaniser nos actes produits le goût amer de notre propre déshumanisation au profit d’une dimension racornie et d’un état mutilé qui nous empêche de porter un regard sur notre éternité qui nous appelle aussi en l’autre.
Parce que de tout temps, depuis que l’homme existe, il n’a jamais fait de doute, pour aucune civilisation, que sous l’homme de chair et d’émotions se cache un homme d’esprit et de sentiment, un homme plus vrai que les simples apparences, toutes les civilisations : égyptienne avec le mythe d’Isis et d’Osiris, grecque avec les initiations éleusines et le mythe de Déméter et Perséphone, romaine avec les bacchanales, celle du Moyen-Age avec les initiations de métier jusqu’à la franc-maçonnerie moderne, toutes les civilisations ont laissé les traces de rites capables d’élever l’homme jusqu’à sa véritable dimension.
La correspondance que nous ressentons, en nous, entre le Haut et le Bas, ou entre l’intérieur et l’extérieur, n’est pas due à l’évolution de notre civilisation mais à notre qualité humaine identique aujourd’hui à la qualité des hommes qui tracèrent la Table d’Emeraude à l’époque de l’Egypte hellénistique.
Et c’est parce que l’homme qui nait aujourd’hui, nait identique dans ses structures, à celui d’hier, que la science initiatique d’hier peut permettre aujourd’hui de vivre l’expérience extraordinaire de la dimension universelle pour peu que l’initié fasse l’effort nécessaire à opérer son perfectionnement et son éveil.
Cette rencontre intérieure avec les mystères de la vie où se découvrent les énigmes insaisissables de l’existence, intéresse aussi bien le croyant que l’incroyant et si elle demeure en dehors du champ des préoccupations des profanes qui ne cherchent, par compensation inconsciente, qu’à améliorer leur plaisir terrestre par l’accumulation d’argent et de pouvoir, elle transcende les préoccupations égotistes de l’athéisme ou de la religiosité pour pénétrer dans le domaine de l’expérience concrète de notre identité éternelle dans un univers complexe, ordonné, organisé, où l’initié trouve sa cohérence et sa place en même temps qu’il perçoit la place de chaque chose, de chaque homme et le sens ultime de la création.
Alors la franc-maçonnerie qui nous permet, ou qui permet à certains d’accomplir cette reconnexion avec l’étant ou cette métamorphose aura toujours sa raison d’être, parce que demain, comme aujourd’hui et comme hier, il y aura des hommes à soulager de leurs souffrances et d’autres à guider dans leur exigence de dépasser le mammifère qu’ils sont pour accomplir leur humaine nature prisonnière ou assassinée par le zoologique.
Nous pourrions peut-être, maintenant, voir comment la Franc-maçonnerie conduit à la plus haute spiritualité, c’est-à-dire comment elle permet d’accomplir le sens de sa vie et partant, le sens de la vie de chaque homme. Les trois premiers degrés de la franc-maçonnerie étudient l’homme, non pas du point de vue de ce qu’il est, ou de ce qu’il croit être, ou encore de ce qu’il parait être ni de ce qu’il devrait paraître pour être adapté à la société, mais du point de vue de ce qu’il peut devenir, de son perfectionnement possible pour que d’une part, il soit conscient des nécessites de la vie et qu’il puisse s’y adapter en fonction de juste besoin et que, d’autre part sa vie prenne un sens universel et qu’il se sente en harmonie avec lui-même, avec la société, la famille et la nature. Cela nous rappelle bien entendu les grandes lignes de la sagesse hellénistique.
La première l’idée fondamentale de la tradition initiatique est que l’homme tel que nous le connaissons n’est pas un être accompli. Il sent par intuition ou par contact avec son inconscient profond, le désir de vivre en paix, en beauté et en amour. Il à la nostalgie d’un monde meilleur oů il pourrait exprimer librement le meilleur de lui-même mais il n’y parvient pas.
Il n’y parvient pas parce qu’il est plein d’idées fausses sur lui-même. Il ne se rend pas compte qu’il est une machine, un robot mis en marche par des influences extérieures à sa profondeur. L’homme intérieur, ce que nous sommes vraiment ne peut rien faire ne peut même pas s’exprimer car nous ne sommes pas le maître de l’homme robot.
Si nous n’admettons pas, et ne comprenons pas notre propre mécanicité, nous ne pouvons rien apprendre de plus que ce que nous sommes, nous ne pouvons pas aller plus loin et rien ne changera vraiment en nous, pour notre être et l’humanisme restera intellectuel sans que nous soyons capable de l’appliquer dans notre vie.
La deuxième idée fondamentale de l’initiation traditionnelle et donc maçonnique, est que tous les hommes pourraient évoluer s’ils le désiraient vraiment, mais leur histoire, leur éducation, leur hérédité, leur hypnotisme aux exigences matérielles, sociales et professionnelles font qu’ils n’ont pas fondamentalement envie de bouger, d’être diffèrent. Que nous n’avons pas fondamentalement envie de bouger, nous souhaitons demeurer les mêmes, avec en plus, une large pincé de bonheur. Et s’il nous arrive de vouloir que quelque chose change, nous voulons que ce soient les autres qui changent.
Là troisième idée fondamentale de la tradition initiatique est, qu’avant de devenir diffèrent et d’acquérir de nouvelles facultés, nous devons voir que nous nous attribuons déjà des facultés que nous n’avons pas et puisque nous croyons les avoir nous ne cherchons plus à les acquérir. Cette troisième idée rejoint celle de Socrate exprimée à Delphes et qui est aussi le premier pas du grade d’apprenti : connais-toi toi-même.
Nous ne connaissons pas nos limites, ni nos fonctionnements, ni nos possibilités. Nous ne connaissons même pas jusqu’à quel point nous ne nous connaissons pas.
Le degré d’apprenti s’attaque à la plus trompeuse et à la plus importante des qualités que nous nous attribuons : la conscience. Le changement initiatique chez l’apprenti, commence par un changement dans sa manière de comprendre la signification de la conscience. Il s’agit comme nous l’indique la descente dans le cabinet de réflexion de nous vivre de l’intérieur, de descendre en soi pour regarder, sentir et comprendre nos mécanismes de penser, d’émotion et de mouvement a partir d’un point de vue intérieur.
La conscience initiatique n’est pas un savoir : « j’ai prie conscience » ne veut plus dire : « j’ai réfléchi à…et j’ai maintenant conscience de… ». La nouvelle conscience en l’apprenti est une sorte très particulière d’enfin trouver à l’intérieur de moi-même, cela reste toujours le cheminement à suivre.
Un échange incessant se produit entre les influences du monde sur nous et de nous-mêmes sur le monde. L’apprenti travaille à se connaître, le compagnon, suivant l’explication du rituel d’installation, travail à connaître les lois du monde, travailler se connaître dans son monde sans que soit interrompue l’élaboration de plus en plus fiable d’une conscience intérieure référentielle. Le maître cherchera à intégrer ce qu’il « connaît » être, dans le monde qu’il a découvert. Le maître est présent non seulement en tant qu’élément zoologique isolé, mais aussi en tant qu’élément conscient de la construction du monde.
Mais la grande affaire de la maîtrise, celle qui va mener l’initié à l’éveil et au sens de la vie, c’est la prise de conscience, par l’intérieur, par le vécu, par l’expérience, par le contact directe que quelque chose t’es mort en lui, un Etre qui savait, un Etre mystérieux, qu’un véritable Maître est mort tué par ce que l’apprenti puis le compagnon ont découvert être.
Nous voyons bien que si le travail de l’apprenti n’a pas été réellement mené et si le travail du compagnon n’a pas non plus été mène avec sérieux, malgré le passage au grade de maître, celui qui a subi les cérémonies d’initiation ne sera jamais un véritable initié. Les cérémonies d’initiations n’opèrent pas de miracles, elles nous indiquent sur quoi nous devons travailler et comment le faire progressivement. Elles ne font pas le travail à notre place d’où les quantités d’initié qui sont restés profanes.
Nous nous rendons compte que s’initier n’est pas simplement vivre une cérémonie d’initiation, il s’agit là simplement d’un début qui nous révèle une méthode de travail, une progression en trente-trois étapes successives, capable, par maturation de nous donner accès à un monde diffèrent, non parasité, non réduit à nos limites relatives, nous permettant l’épanouissement d’une vie supérieure, de toucher une dimension infinie, une présence éternelle de notre individualité dans la rigueur d’une action concrète dans la vie quotidienne.
La pratique d’une éthique humaniste n’est pas un bonheur facile et béat. L’éthiques, lors d’une rencontre avec l’autre ou avec soi-même, est toujours mise à mal par un choix conflictuel entre des pulsions égotistes, un champ de souffrance ou de plaisirs et la conscience d’une activité moins avantageuse mais plus digne. L’éthiques, la dignité et l’humanisme sont des actes gratuits mais producteurs d’un sentiment d’identité avec un goût du respect et du sens de la vie.
Une conduite éthique et humaniste ne s’improvise pas dans l’urgence d’une situation sauf si un axe de liberté existe déjà. Une conduit éthique.

Source : www.ledifice.net

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5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 06:07

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4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 16:53

MP : merci mon Frère, je vous ai toujours considéré comme mon plus brillant élève, même si parfois vous avez douté de l’efficacité de mes opérations. Vous avez créé un Régime maçonnique exceptionnel et je suis très fier d’avoir pu y contribuer.. 

ALS : venant de Dom Martines, le compliment est de taille ! Finalement Dom Martines, vos enseignements auront profités de manières différentes à Louis Claude de Saint Martin et à Jean-Baptiste Willermoz, pouvez-vous nous livrer un peu de vos secrets ? 

MP : après ma mort d’autres s’en sont chargés. Mon « Traité de la Réintégration à été plusieurs fois publié. J’y développe l’idée que : Tout est parti de Dieu et tout doit y revenir. L'homme a donc subi une chute allant au-delà du plan prévu par Dieu pour l'incarnation de l'esprit dans la matière. S'étant séparé en conscience de son créateur, il fut rejeté de son Sein et s'est retrouvé emprisonné dans la matière. " Avant le temps, Dieu émana des êtres spirituels, pour sa propre gloire, dans son immensité divine... Ils étaient donc libres et distincts du Créateur et l'on ne peut leur refuser le libre arbitre avec lequel ils ont été émanés sans détruire en eux la faculté, la propriété, la vertu spirituelle et personnelle qui leur étaient nécessaire pour opérer avec précision dans les bornes où ils devaient exercer leur puissance... Comment ces êtres spirituels pouvaient-ils condamner l'éternité divine ? C'est en voulant donner à l'Eternel une émanation égale à la leur, ne regardant le Créateur que comme un être semblable à eux, et qu'en conséquence il devait naître d'eux des créatures spirituelles qui dépendraient immédiatement d'eux-mêmes, ainsi qu'ils dépendaient de celui qui les avait émanés. Voilà ce que nous appelons le principe du mal spirituel, étant certain que toute mauvaise volonté conçue par l'esprit est toujours criminelle devant le Créateur, quand bien même l'esprit ne la réaliserait pas en action effective. C'est en punition de cette simple volonté criminelle que les esprits ont été précipités par la seule puissance du Créateur dans des lieux de sujétion, de privation et de misère impure et contraire à leur être spirituel qui était pur et simple par leur émanation... A peine ces démons ou esprits pervers eurent conçu d'opérer leur volonté d'émanation semblable à celle qu'avait opérée le Créateur, qu'ils furent précipités dans des lieux de ténèbres pour une durée immense de temps, par la volonté immuable du Créateur. Cette chute et ce châtiment nous prouvent que le Créateur ne saurait ignorer la pensée et la volonté de sa créature ; cette pensée et cette volonté, bonnes ou mauvaises, vont se faire entendre directement au Créateur qui les reçoit ou les rejette. On aurait donc tort de dire que le mal vient du Créateur, sous prétexte que tout émane de lui. Du Créateur est sorti tout être spirituel, bon, saint et parfait : aucun mal n'est et ne peut être émané de lui. Mais que l'on demande d'où est donc émané le mal ? Je dirai que le mal est enfanté par l'esprit et non créé...Le monde matériel est lui-même un monde d'exil et de châtiment, créé tout spécialement pour servir de prison à ceux parmi les premiers êtres émanés de la Divinité qui, par leur propre volonté et sous l'impulsion de l'orgueil, ont voulu agir de façon séparative et autonome. C'est pourquoi la matière est comme le nomment les Hindous, "Maya", une illusion. L'homme lui-même vient en second dans cette création, après la chute des anges devenus démons. Ce sont eux qui ont commencé la chute. L'homme primordial collectif que la Kabbale nomme "Adam Kadmon", fut créé avec pour mission de régner sur le monde matériel, afin de le restaurer dans l'unité première. La "prévarication" de l'homme est une répétition de celle des esprits pervers. Adam, étant la dernière des créatures, régnait sur les anges et sa place était privilégiée dans la création. Il était créé dans une forme glorieuse, c'est là le véritable Paradis Terrestre. Or, appelé à être le Créateur d'une postérité de Dieu dans la forme glorieuse égale à lui-même, Adam voulut créer par sa propre volonté et donna, ainsi, naissance à une postérité impure précipitée dans la matière. "Adam, rempli d'orgueil, traça six circonférences en similitude de celles du Créateur, c'est-à-dire qu'il opéra les six actes de pensées spirituelles qu'il avait en son pouvoir pour coopérer à sa volonté de créateur. Il exécuta physiquement et en présence de l'esprit séducteur sa criminelle opération." Et telle fut la conséquence de son acte criminel : C'est alors que l'homme fut chassé de son corps glorieux pour habiter le monde matériel au milieu des animaux, car c'est de cette terre qu'il avait sorti l'objet de sa prévarication. Si Adam avait eu la mauvaise volonté d'agir contre le Créateur, par contre, la pensée lui avait été suggérée par les "Esprits Pervers". Il n'est donc pas responsable de cette pensée mauvaise. C'est la volonté qui soumet l'être, soit à la pensée mauvaise démoniaque, soit à la pensée bonne des créatures angéliques. Il y a donc un intellect mauvais et un intellect bon, le premier est conséquence de la chute et le second vient de Dieu. La communication directe entre Dieu et l'humanité est coupée depuis la chute. L'intellect est dans une aberration qui l'enchaîne aux sens physiques et la conséquence en est l'idolâtrie du fait scientifique et la philosophie du siècle des Lumières. Après cette chute et cette malédiction divine, Adam parvint à obtenir le pardon divin et sa création, quoique matérielle, fut à nouveau considérée. Il confessa son crime avec un sincère repentir et fut donc en partie réuni dans ses premières vertus et puissance, conformes aux lois de la réconciliation. postérité maudite et déchue. L’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers que j’ai fondé en 1754 et qui subsiste encore à votre époque comporte 8 grades en plus des 3 grades traditionnels de la Franc-Maçonnerie. Ces grades sont : 

  • Maître Parfait Elu
  • Apprenti Elu Coën
  • Compagnon Elu Coën
  • Maître Elu Coën
  • Grand Maître Coën
  • Grand Elu de Zorobabel
  • Commandeur d’Orient
  • Réau-Croix 

Les Réau-Croix pratiquent la théurgie Quel est donc cette mystérieuse science ?

Pour vous en donner un aperçu, je vais vous livrer un extrait des instructions que mes disciples devaient absolument suivre avant les opérations d’équinoxe :  

Les R+ qui seront mariés observeront de ne point user de leur femme trois jours avant d’ouvrir leurs travaux d’opérations ; ils s’en priveront également pendant les sept jours que leurs cercles resteront ouverts, sans quoi ils seraient réputés impurs et n’opéreraient en  conséquence que confusion démoniaque ; ils ne pourront encore en user que vingt-quatre heures après leur septième opération, ce délai étant consacré pour l’action de grâce que les R+ doivent rendre à l’Eternel en faveur du fruit qu’ils auront tiré de leurs opérations.

Les R+ commenceront à réciter les sept psaumes de la pénitence les trois premiers jours d’abstinence de leur femme ; ils les diront deux heures avant minuit suivant l’usage prescrit verbalement et ils continueront ainsi jusqu’au dernier jour de l’action de grâces.

Si les R+ opérants virtuellement dans les cercles des Gd. Sns. ou de leurs substituts ont reçu ordre exprès de recevoir un ou plusieurs apprentis R+ dans le cours de leurs opérations d’équinoxe, ils auront soin de rassembler les sujets qui leur sont assignés pendant les trois jours de préparation et de les instruire sur le grade qu’ils vont recevoir. Ils commenceront de les ordonner pour le petit office du St. Esprit qu’ils doivent dire pendant le cours de leur vie temporelle aussitôt qu’ils sont levés. Ils les instruiront aussi qu’ils doivent réciter un des sept psaumes de la pénitence tous les soirs avant de se mettre au lit ; lesdites prières seront faites la face tournée vers l’orient pour un temps immémorial.

Les R+ ne feront qu’un seul repas par jour pendant les sept jours de leurs opérations ; ce repas se bornera au dîner seulement et ne devant plus rien manger de vingt-quatre heures, ce qui fait le jeûne parfait qu’ils sont obligés d’observer sous peine de prévarication et d’interdiction desdites opérations.

Si cependant quelque R+ ne pouvait pas soutenir la rigueur de ce jeûne il lui sera permis de boire de l’eau dans le cours de la journée et de faire une petite collation après l’opération, ce qui se terminera à un quart de livre de pain, un morceau de fromage, ou autre chose sèche. Toute viande que ce soit lui est interdite, il peut manger un poisson frit ou rôti sur le gril, mais il ne le mangera que froid et sa grosseur en sera que du poids de quatre onces, ne pouvant sous tel prétexte que ce soit manger à cette collation plus de huit onces pesant. S’il arrivait que quel qu’apprenti R+ ou quelque Me. R+ ne peut soutenir absolument le jeûne, on ne s’exposera à aucun travail dans lesdits cercles et on ne lui fera faire aucune invocation ; les chefs opérants se contenteront de les mettre comme témoins oculaires à leurs opérations, sa place sera d’être seul dans l’angle de retraite qui est vers le nord, mais le plus souvent il sera mis en arrière du cercle vautour qui est au sud-est et c’est là leur place ordinaire ; il sera cependant tenu aux mêmes exercices spirituels et à la même discipline que les R+ qui opèrent.                       

Les R+ feront leurs opérations d’équinoxe dès le premier jour du renouveau de la lune du mois de mars et les termineront la septième à une heure après minuit. + Ils observeront de faire un journal exact de tout ce qu’ils auront pris pendant le cours de leurs opérations pour s’en servir aux équinoxes du mois de septembre suivant. Ils traceront les caractères et hiéroglyphes, qu’ils auront reçu de leurs travaux, dans leurs cercles d’opération à venir et sortiront au fur et à mesure autant de figures qu’ils auront reçues des Gr.Surveillants. du centre de leurs cercles pour y placer celles qui leur auront été données par la chose même.

C’est pour lors que les Mes R+ pourront montrer à leurs disciples leurs véritables travaux et les instruire à cet égard selon qu’ils le jugeront à propos.  

JBW : Nos cérémonies étaient très complexes et le Réau croix se devait de bien s’y préparer . 

MP : je peux vous en donner un exemple 

ALS : je pense que cela intéressera tous nos Frères 

MP : prenons par exemple la cérémonie pour la consécration des angles du Temple : 

Les chefs opérants doivent commencer par consacrer l’angle d’Ouest ; ils s’y présenteront à trois pas de distance tenant les deux bras étendus en avant dudit angle et les deux mains ouvertes en équerre comme si l’on voulait repousser quelque chose qui viendrait à nous ; ils avanceront ensuite dans l’angle en faisant trois pas en avant et trois pas en arrière.

Les pas en arrière seront moins ouverts que les trois pas en avant afin que lesdits opérants puissent être à portée de faire leur prosternation dans ledit angle et qu’ils puissent avoir la moitié supérieure du corps au dessus du quart de cercle qui marque l’espace que ledit triangle doit avoir. (Cet espace n’est fermé que pour donner la facilité de tracer les mots divins et les noms spirituels, de même que pour contenir la moitié de la personne du chef opérant. Ce quart de cercle aura pour le moins trois pieds de distance de l’angle susdit). Le chef opérant étant à genou au bord dudit quart de cercle, élèvera ses deux mains ouvertes en équerre vers le ciel, il se renversera ensuite la face prosternée contre terre dans le dit angle et dans cette position, il fera la consécration.

S’il arrivait que l’opération tardât à recevoir quelque fruit du travail au gré de l’opérant, on pourra répéter une ou deux fois l’invocation particulière du jour pendant le temps de la contemplation, afin de dissiper par là tous les inconvénients qui contribuent au retard des apparitions des choses qu’on demande. La répétition de l’invocation particulière ne peut être faite que par le chef opérant à haute ou basse voix.

Les chefs opérants feront la même cérémonie pour consacrer les trois autres angles, ils observeront de ne point faire deux commandements aux sujets qu’ils réclament, ni de leur donner deux actions à la fois sous peine de confusion. On ne peut aussi dans les opérations journalières d’équinoxe mettre en action deux jours de suite les sujets que l’on a réclamé une fois sous la même peine et de privation d’opération bonne, car en pareil cas on en aurait plutôt une mauvaise. 

LCSM : et ce n’est qu’un petit aperçu des enseignements et des exigences de notre Maître. 

ALS : dans le fonds, vos doctrines reposent toute sur le même fondement : la prévarication de l’Homme et sa réintégration ! 

JBW : sur le fonds oui, mais pas sur les moyens pour la réussir. 

ALS c'est-à-dire? 

JBW : notre Maître Dom Martines prône l’aide d’esprits bienveillants pour nous guider, esprits qui se manifestent au cours des opérations, Louis Claude privilégie, la voie du cœur et la prière et quant à moi je pense que cette quête est collective et passe par l’initiation maçonnique.. 

ALS : et pourtant Dom Martines, vous étiez maçon ? 

MP : j’ai créé un Ordre dont la base était certes maçonnique mais dont le sommet allait bien au-delà. Mes connaissances viennent d’un Ordre Supérieur composé de sept guides suprêmes et je n’étais que l’un deux. 

ALS : Mon BAF Louis Claude, pourquoi avoir abandonné la Franc-Maçonnerie ? 

LCSM : je n’y ai pas trouvé ce que j’y cherchais. 

ALS : c'est-à-dire? 

LCSM : une spiritualité profonde basée sur la libre recherche, le silence et le recueillement. 

ALS : et pourtant vous avez été Réau- Croix ?  

LCSM : les  travaux pratiques  tenaient une trop grande place dans l’enseignement de Dom Martines. L’évocation de la Chose, se manifestant et les " passes prenaient trop de place dans nos cérémonies. Faut-il, tant d'opérations pour prier Dieu !

Je n’ai jamais douté du bien fondé et de la Force de l’enseignement de Dom Martines, contrairement à Jean-Baptiste.. 

JBW : le doute est le début de la croyance... 

MP : pas toujours, souvenez-vous de ce que vous écrivais en 1772 de Bordeaux avant mon départ : Je prends beaucoup de part à votre mortification d'avoir eu aussi peu de succès. J'étais provenu par mon travail que si vous aviez eu dans le votre quelque satisfaction, cela n'était pas considérable ; mais j'ai cependant reconnu quelque Chose pour vous que voici.

 Je ne peux douter même que ceci n'est passé en tout ou en partie chez vous quoique vous n'en ayez rien vu. Si vous en eussiez pu fixer le moindre trait, ou seulement l'apercevoir dans la promptitude de la passe, c'eut été pour vous un guide qui vous eut servi à découvrir le reste, car ce ne sera jamais que par vous-même, et par votre propre intelligence que vous parviendrez à vous instruire et à vous former soit dans le travail soit dans l'interprétation. Il ne faut pas néanmoins vous alarmer de ce que l'on est si rigoureux et si intraitable pour vous ; cela doit au contraire redoubler votre courage et votre confiance, dans la certitude que votre temps et votre bonheur ne peuvent manquer d'arriver si vous le voulez, car enfin l'homme est leur Maître. Je suis bien persuadé de votre exactitude dans tous les procédés qui vous auront été prescrits. Mais pour votre satisfaction si vous voulez m'en faire le détail, j'observerai avec toute mon attention s'il ne s'y était pas glissé quelque Chose de défectueux. Les autres Réau-Croix ne m'ont encore rien communiqué de leurs travaux. Lorsqu'ils l'auront fait, je vous en ferai part avec plaisir. Adieu Très. Puissant. Maître. usez toujours de la résignation où vous me paraissez être, et attendez toujours tout de celui qui accorde tout. Tous nos frères vous saluent et principalement le frère de Saint-Martin qui vous remercie de votre bon souvenir. Que l'Eternel veille sur vous pour un temps immémorial. Amen. 

JBW : je m’en souviens et j’ai finalement du renoncer à m’instruire préférant bâtir mon Régime. 

MP : je suis hélas mort trop tôt et trop loin, pour vous convaincre de continuer. 

ALS : savez-vous ce que sont devenus vos systèmes ? 

MP : après mon départ, j’ai nommé un successeur Armand Caignet de Lestère. . Malheureusement nos temples se sont fermés les uns après les autres. On me dit que l’Ordre des Elus Coëns a repris force et vigueur, je m’en réjouis. 

JBW : après ma mort, le Régime Ecossais Rectifié a périclité pour disparaître totalement de France en 1883.

Heureusement le Grand Prieuré d’Helvétie continua de le pratiquer et en 1913 grâce à la remise en vigueur d’un traité que j’avais signé en 1776 avec le Grand Orient de France et à l’intervention des suisses puis des anglais , le RER servit à créer une obédience régulière en France la GLNF. Le Rite a donc survécu et je m’en réjouis.  

LCSM : je n’avais pas créé de système de mon vivant, c’était contraire à mes principes.

En 1887, le Frère Gérard d’Encausse à fondé l’Ordre Martiniste pour perpétuer ce qu’il a appelle l’initiation dite de Saint Martin, Ordre qui existe toujours à votre époque sous diverses appellations. 

ALS : finalement que vous reste-t-il des ces années ? 

JBW : la certitude d’avoir créé grâce aux enseignements de Dom Martines un Système maçonnique ordonné et spirituel. La rencontre avec des Frères exigeants et passionnés tels que Louis Claude. 

LCSM : la rencontre avec Dom Martines qui a bouleversé ma vie. La sensation de vivre des évènements importants pour l’Histoire et pour la Franc-Maçonnerie et enfin la conviction que la prière est avant tout un acte individuel. 

MP : la satisfaction d’avoir de tels élèves. La certitude que l’Homme  peut parvenir a sa réintégration s’il s’astreint à une discipline collective spirituelle forte et enfin la gratitude envers le Grand Architecte pour tous ses bienfaits. 

ALS : c’est le mot de la fin, merci mes Frères .

 

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 05:10

Le travail que nous allons vous aujourd’hui et qui s’intitule, « Jacques Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin :La Rencontre » a pour but de vous faire découvrire, les vies, les doctrines et les relations de trois des plus importants personnages de la Franc-Maçonnerie. Ils nous ont légué un héritage fondamental, sous forme d’écrits et de rituels. Martines de Pasqually à été le créateur de l’Ordre des Elus Coëns, Willermoz du Régime Ecossais Rectifié et Saint Martin inspira le système qui devait porter son nom, le Martinisme. Ils ont vécu tous les trois pendant les « années décisives » de la maçonnerie, le 18èmesiècle où tous les systèmes de hauts grades actuels se sont mis en place. La Providence les a fait se rencontrer en 1766 pour Pasqually et Willermoz et en 1768 pour Pasqually et Saint Martin. De 1768 à 1772, date du départ de Martines à St Domingue, leurs vies se sont croisées, l’un visitant l’autre, le troisième travaillant pour le premier.. De cette rencontre, mes Frères, il est sorti des doctrines et des systèmes, à la fois complexes et organisés.  Nous avons décidé de vous présenter Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin en imaginant un débat post-mortem, où ils se présenteraient puis exposeraient leurs doctrines et enfin, sous forme d’interview croisées, ils évoqueraient leurs relations, parfois conflictuelles, mais surtout respectueuses et admiratives.

 

Mon Frère  journaliste (ALS), vous avez la parole.

 

ALS : Mes frères Joachim Martines de Pasqually, Jean-Baptiste Willermoz et Louis-Claude de Saint Martin je vais tout d’abord vous demander de vous présenter.

Dom Martines à vous l’honneur.

 

MP : Merci. Mes Bien Aimés frères, je m’appelle Joachim Martines de Pasqually, je suis né en 1710 à Grenoble. Mon père était d’origine espagnole et ma mère française.

On dit ne savoir que peu de choses de ma vie. Et pourtant de culture classique, j’ai embrassé la carrière des armes en 1737. J’ai servi en Espagne en Corse et en Italie avec le grade de lieutenant. En 1754, j’ai quitté l’armée pour me consacrer entièrement à ma vie spirituelle.

Cela n’a pas été chose facile, même si l’époque s’y prêtait.

Pour terminer avec ma vie profane, j’ai épousé en 1767  Marguerite- Angélique de Colas de Saint Michel qui m’a donné deux fils dont l’un est malheureusement mort en bas âge.

Je suis parti en 1772 pour St Domingue, pour le recouvrement de la succession d’un de mes lointains parents. J’y décèderait deux plus tard avec le sentiment d’avoir accompli l’œuvre de ma vie.

 

ALS : Dom Martines, parlez nous de votre engagement maçonnique.

 

MP : en 1754, je suis arrivé à Montpellier avec une mission que je définirait ainsi : je ne suis qu’un faible instrument dont Dieu veut bien, indigne que je suis, se servir pour rappeler les hommes mes semblables à leur premier état de Maçon, afin de leur faire voire véritablement qu’ils sont réellement hommes-Dieux, étant créés à l’image et à la ressemblance de cet Etre tout-puissant. Mon père, Franc Maçon,  avait reçu de Charles Edouard Stuart, en 1738, une patente qu’il était autorisé à me transmettre. Après avoir longuement étudié la religion de mes ancêtres, la Bible et surtout l’Ancien Testament, mais aussi le Talmud et la mystique juive, j’ai décidé de créer mon Ordre maçonnique.

Pendant 20 ans, jusqu’à ma mort, je me suis entièrement consacré à la formation et au développement de cet Ordre en ouvrant des temples à Montpellier, Avignon, Marseille, Toulouse , Lyon et à Paris où je suis venu en 1767 et où j’ai initié les Frères Willermoz et Saint Martin.

 

ALS : merci Dom Martines pour cette présentation qui nous permet de mieux vous connaître, je passe la parole à Jean-Baptiste Willermoz.

 

JBW : la première chose que je voudrai faire avant de vous parler de moi est de remercier le Grand Architecte pour m’avoir fait rencontrer mon Maître Martines ici présent et pour m’avoir accordé une très longue vie..94 ans dont 74 consacrés à la Franc-Maçonnerie, j’ai eu tout le temps pour créer mon Régime et je le dois à la bienveillance de Notre Père à Tous.

Je suis né à Lyon en 1730 ; Ma vie profane et mon activité de marchand de soieries à été tout entière au service de la Franc-Maçonnerie. J’ai été initié à 20 ans. Deux ans après, je suis devenu Vénérable de ma Loge..A l’époque et pour peu que vous soyez dévoué et motivé, l’Ordre n’imposait pas les délais qu’ils vous impose aujourd’hui.. Et c’est heureux car je n’imaginais pas alors, l’ampleur de ma mission.

Jusqu’en 1772 je me consacre tout entier à la pratique des nombreux grades en vigueur à cette époque. Je fonde la Loge « La Parfaite Amitié » en 1753 et m’implique dans la Grande loge des Maîtres Réguliers de Lyon. En 1767, j’ai la chance de rencontrer Dom Martines et d’être admis dans l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers. J’ai trouvé ce que je cherchais, un enseignement profond reposant sur des bases fondamentales et des pratiques rituelliques de haut niveau. Je me souviens avoir écrit à cette époque " Quelques heureuses circonstances me procurèrent dans un de mes voyages d’être admis dans une société bien composée et peu nombreuse dont le but, qui me fut développé hors des règles ordinaires  et me séduisit. Dès lors tous les autres systèmes que je connaissais (car je ne puis juger de ceux que je ne connaissais pas) me parurent futiles et dégoûtants. C’est le seul où j’ai trouvé cette paix intérieure de l’âme, le plus précieux avantage de l’humanité relativement à son être et à son principe. " Cependant et mon Maître me pardonnera mais déjà à cette époque, je constate qu’il manque une organisation solide et efficace pour transmettre ces savoirs. Louis Claude de St Martin, après le départ de notre Maître pour St Domingue, me fait la joie et l’honneur de venir s’installer chez moi à Lyon. Nous y avons de fructueux échanges sur nos doctrines et notre vision de la Franc-Maçonnerie.

Après le départ de Dom Martines, le Grand Architecte de l’Univers m’a permis d’entendre parler d’un système intéressant et bien organisé et de contacter son fondateur  Karl von Hund.

 

INTERRUPTION DE ALS

 

Je crois que notre frère Karl von Hund est dans notre atelier..Mon Frère pourriez-vous nous dire quelques mots sur votre Rite ?

 

KVH (l’invité surprise)

Mes frères résumer en quelques mots l’œuvre de toute ma vie.. Pas facile.

J’ai bâti mon système maçonnique en Allemagne entre 1751 et 1755, sur les fondations de l’Ordre du Temple ; Notre but, poursuivre l’œuvre d’Hugues de Payns et de ses chevaliers. L’Ordre du Temple n’est pas mort avec Jacques de Molay..Certes il a été dissout par la papauté, mais à resurgit au travers de la Franc-Maçonnerie. Mon grand regret est de ne pas avoir été suivi par mes frères allemands qui après m’avoir fait confiance, se sont ralliés aux idées du Frère Eques Ab Eremo, ici présent, au Convent de Wilhelmsbad, 6 ans après ma mort en 1782. Penser que qu’il n’y a qu’une filiation spirituelle entre l’Ordre du Temple et la Franc-Maçonnerie est pour moi une hérésie. Puisque vous me donnez la parole mon Frère, j’ajouterai que j’ai le sentiment d’avoir été utilisé par notre Frère Willermoz qui s’est servi de l’organisation de mon Système pour développer le Régime Ecossais Rectifié et j’avoue trouver cette attitude peu fraternelle.

 

ALS : mon Frère Jean-Baptiste..

 

JBW : je tiens à remercier mon Frère Karl von Hund. Sans lui, sans ses enseignements, sans son aide et l’appui de son envoyé, le Baron von Weiler, je n’aurai jamais pu créer les bases du Régime Ecossais Rectifié. Notre Frère Karl a su créer un système solide, complet avec des protecteurs puissants et c’est grâce à son intermédiaire que j’ai pu rentrer en contact avec eux et imposer ultérieurement mes idées à Wilhelmsbad.. Cependant sa doctrine était sa faiblesse. Penser qu’un Ordre officiellement dissout pouvait revendiquer ses richesses et ses terres était non seulement dangereux politiquement, mais sans fondement historique.

La Franc-Maçonnerie est l’héritière spirituelle de l’Ordre du temple et c’est cet héritage qui est transmis dans les rituels du Régime Ecossais Rectifié, cet héritage avec la puissance de la doctrine de Dom Martines.. Mais j’en reparlerai ultérieurement ;

 

ALS : revenons à votre parcours maçonnique.

 

JBW : après Wilhelmsbad  je me suis consacré à la rédaction et à la mise en place des rituels du RER, à son organisation et à son développement. En 1809 j’ai pu terminer la rédaction du 4èmeGrade, le Maître Ecossais de St André. A la fin de ma vie, j’ai découvert le magnétisme et le mesmérisme, en obtenant des cahiers d’instructions de l’agent inconnu. Expérience passionnante qui n’a pas été sans me rappeler les opérations théurgiques effectuées avec Dom Martines , mon Maître trop tôt disparu.

 

ALS : quelle vie !

 

LCSM : ça va être difficile d’en dire autant!

 

JBW : je reconnais là l’esprit parfois caustique de mon Frère Louis Claude !

 

LCSM : à moi donc ! Je suis né à Amboise en 1743 dans un e famille dite de petite noblesse.

Après des études de droit je devins avocat ce qui ne me passionna guère.

A 22 ans, en 1765, je suis sous-lieutenant au Régiment de Foix. La carrière des armes me laisse beaucoup de temps libre et j’en profite pour parfaire mes recherches ésotériques.. Et oui, comme Dom  Martines et Jean-Baptiste, je me suis senti très tôt attiré par la spiritualité.

La même année un de mes amis officier me fait admettre dans l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, fondé par Dom Martines. En 1768 je rencontre enfin Dom Martines et deviens son secrétaire 3 ans plus tard. Malheureusement Dom Martines part en 1772 et je retrouve bien seul. Jean-Baptiste me propose de le rejoindre à Lyon, et j’y reste deux ans. Cette période me permet de faire le point sur ma quête spirituelle et je rédige mon premier livre « Des erreurs de la Vérité ». Je remercie mon Frère Jean-Baptiste pour son amitié et son soutient, sans lui cet ouvrage n’aurait jamais pu être écrit !

Malgré tout je me suis éloigné de 'Willermoz. Le travail collectif, les complications des assemblées cérémonielles et le rigorisme des rites maçonniques auxquels Jean-Baptiste restait profondément attaché me paraissaient loin de l’initiation authentique, celle du cœur.

En 1775 , à Paris, tout en restant fidèle aux enseignements de Dom Martines, je comprends que la véritable spiritualité est interne et qu’elle n’a pas besoins des opérations théurgiques pour se manifester. Entre 1782 et 1802, j’ai beaucoup écrit et ma modestie m’empêche ici de vous donner la liste de tous mes ouvrages. Les plus connus sont cependant : Le ministère de l’Homme Esprit, l’Homme de Désir et le Tableau naturel des rapports qui unissent Dieu , l’Homme et l’Univers. Je me flatte à titre purement profane, d’avoir été reçu par les plus grands et d’avoir eu les faveurs de nombreuses dames de la Cour. De nobles dames m’ont demandé en mariage mais j’ai refusé.. Liberté chérie !!

 

JBW : j’ai fait mieux, je me suis marié très vieux avec une jeune femme très jeune.. Spiritualité et sexualité, les deux colonnes de l’accomplissement , n’est-ce pas mes Frères ?!

 

MP : Mes deux disciples s’égarent !

 

ALS : Il paraîtrait même qu’on surnomma notre Frère Louis Claude, le Philosophe Inconnu.. Allusion aux Supérieurs Inconnus ?!

 

LCSM :  revenons à la maçonnerie. Elle  à cessé de m’intéresser et en 1795 j’ai demandé à être officiellement rayé de toutes les listes de l’Ordre. Trop de cérémonies et pas assez de recueillement. Après cette époque je me rapprochait de Jacob Boehme dont la spiritualité me paraissait être un complément important aux enseignements de Dom Martines.

En 1803, je décède à 60 ans d’une vie trop courte, mais qui m’a apporté beaucoup.

 

ALS : merci mes Frères pour ces présentations..

Je voudrais maintenant que vous nous parliez de vos rites et doctrines.. Je sais l’exercice est difficile car on ne résume pas en quelques mots l’œuvre de toute une vie, mais nos Frères ici présents aimeraient en savoir un peu plus sur vos quêtes maçonniques et spirituelles.

 

LCSM : pour ce qui est de la Franc-Maçonnerie même si elle a été à l’origine de ma quête, je m’en suis séparé car elle ne répondait pas suffisamment à mes exigences spirituelles.

 

ALS : parlez nous de celles –ci

 

LCSM : L'idée essentielle qui se dégage de ma pensée est celle de la réintégration finale de l'homme au sein de la divinité. Eloignons donc de nous les idées criminelles et insensées de ce néant, auquel des hommes aveugles enseignent que nous devons notre origine. N'avilissons pas notre être : il est fait pour une distinction sublime, mais elle ne peut l'être plus que son Principe ; puisque selon les simples lois physiques, les êtres ne peuvent s'élever qu'au degré d'où ils sont descendus. Et cependant ces lois cesseraient d'être vraies et universelles, si le principe de l'homme était le néant. Mais tout nous annonce assez nos rapports avec le centre même, producteur de l'universalité immatérielle, et de l'universalité corporelle, puisque tous nos efforts tendent continuellement à nous les approprier l'une et l'autre, et à en attacher toutes les vertus autour de nous. Observons encore que cette doctrine, sur l'émanation de l'être intellectuel de l'homme, s'accorde avec celle qui nous enseigne que toutes nos découvertes ne sont en quelque sorte que des réminiscences. On peut dire même que ces deux doctrines se soutiennent mutuellement : car si nous sommes émanés d'une source universelle de la vérité, aucune vérité ne doit nous paraître nouvelle ; et, réciproquement, si aucune vérité ne nous paraît nouvelle, mais que nous n'y apercevions que le souvenir ou la représentation de ce qui était caché en nous, nous devons avoir pris connaissance dans la source universelle de vérité... " On peut dire d'avance que tous les êtres créés et émanés dans la région temporelle, et l'homme par conséquent, travaillent à la même ouvre, qui est de recouvrer leur ressemblance avec leur principe, c'est-à-dire de croître sans cesse jusqu'à ce qu'ils viennent au point de produire leurs fruits, comme il a produit les siens en eux. Voilà pourquoi l'homme, ayant la réminiscence de la lumière et de la vérité, prouve qu'il est descendu du séjour de la lumière et de la vérité..."

Je dois aussi vous évoquer ce qu’est pour moi« l’homme de désir ».

D'un côté la magnificence de la destinée naturelle de l'homme est de ne pouvoir réellement et radicalement appéter par son désir que la seule chose qui puisse réellement et radicalement tout produire. Cette seule chose est le désir de Dieu ; toutes les autres choses qui entraînent l'homme, l'homme ne les appète point, il en est l'esclave ou le jouet. D'un autre côté, la magnificence de son ministère est de ne pouvoir réellement et radicalement agir que d'après l'ordre positif à lui prononcé à tout instant, comme par un maître à son serviteur, et cela par la seule autorité qui soit équitable, bonne, conséquente, efficace, et conforme à l'éternel désir. Pour moi le seul véritable Temple de l’Homme est son esprit. L'homme, découvrant la science de sa propre grandeur, apprend qu'en s'appuyant sur une base universelle, son Etre intellectuel devient le véritable Temple, que les flambeaux qui le doivent éclairer sont les lumières de la pensée qui l'environnent et le suivent partout ; que le Sacrificateur, c'est sa confiance dans l'existence nécessaire du Principe de l'ordre et de la vie ; c'est cette persuasion brillante et féconde devant qui la mort et les ténèbres disparaissent ; que les parfums et les offrandes, c'est sa prière, c'est son désir et son zèle pour le règne de l'exclusive. Unité ; que l'autel, c'est cette convention éternelle fondée sur sa propre émanation, et à laquelle Dieu et l'Homme viennent se rendre, pour y trouver l'un sa gloire et l'autre son bonheur ; en un mot que le feu destiné à la consommation des holocaustes, ce feu qui ne devait jamais s'éteindre, c'est celui de cette étincelle divine qui anime l'homme et qui, s'il eut été fidèle à sa loi primitive, l'aurait rendu à jamais comme une lampe brillante placée dans le sentier du Trône de l'Eternel, afin d'éclairer les pas de ceux qui s'en étaient éloignés ; parce qu'enfin l'homme ne doit plus douter qu'il n'avait reçu l'existence que pour être le témoignage vivant de la Lumière et de la Divinité.

Mon Maître Martines de Pasqually m’a montré  le chemin vers la Vérité . Sans lui je n’aurais pas pu comprendre ce but noble et magnifique de l’Homme qui doit retourner vers la Lumière, mais je ne pense pas que cette réintégration passe doivent obligatoirement avoir le concours des gardiens invisibles. Elle se fait à mon sens, plus par le travail que l’Homme accomplit en interne sur lui-même et c’est pour cela que l’initiation et la quête maçonnique m’ont à une époque donné le moyen de travailler à ma réintégration, même si son côté collectif et réglementé m’ont convaincu de la démarche individuelle.

Je n’ai d’ailleurs de mon vivant créé aucun système maçonnique. Après ma mort, et à l’écoute de ma spiritualité l’Ordre dit Martiniste a été construit sur 4 grades à l’instar des rites maçonniques mais en privilégiant l’initiation et la transmission individuelles.

Mes Frères, la vraie quête est individuelle. Vous seuls pouvez ouvrir vos cœurs et prier pour atteindre le but suprême : redevenir l’Image de Dieu.

 

ALS : Mon frère Jean-Baptiste êtes vous d’accord ?

 

JBW : Sur le fait que la vraie quête est celle du cœur..Oui bien sûr. Il n’empêche que je pense sincèrement que mon Frère Louis Claude se trompe quand il nie les bienfaits de l’initiation collective telle que celle pratiquée par notre Ordre.. Il ne voit pas la puissance de l’égrégore qui illumine nos cérémonies. Seul nous ne pouvons pas progresser..La chaîne d’union nous rend plus fort et développe notre spiritualité.

J’ai dés mon entrée dans l’Ordre voulu créer un système organisé et spirituel qui permettrait à nos Frères de parcourir le chemin de réintégration transmis par Dom Martines.

Pour cela j’ai pratiqué de nombreux rites, j’ai été élevé, exalté, armé à de nombreux grades. J’ai longtemps cherché et il m’a fallu la rencontre avec Dom Martines et mes contacts avec Karl von Hund pour organiser et donner un sens à ma démarche.

Avec Dom Martines, j’ai acquis des connaissances exceptionnelles. En m’inspirant du système de la Stricte Observance j’ai pu bâtir l’organisation du Régime Ecossais Rectifié.

J’ai organisé ce Rite en trois classes :

·         une classe maçonnique comprenant quatre grades symboliques : Apprenti, compagnon, maître, maître écossais de Saint-André

·         une classe chevaleresque, l'Ordre intérieur, comprenant deux grades : Ecuyer novice et Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte

·         une classe sacerdotale secrète comprenant deux catégories : les Profès et Grands Profès.

J’ai voulu que mon système repose sur les trois grades bleus de la Franc-Maçonnerie. La chevalerie templière spirituelle étant l’Ordre Intérieur du Régime et enfin la classe secrète de la Profession dans laquelle nos Frères des classes inférieures qui en sont jugés dignes sont initiés, après les épreuves requises, à la connaissance des mystères de l'ancienne et primitive Maçonnerie et sont reconnus propres à recevoir l'explication et le développement final des emblèmes, symboles et allégories maçonniques. J’ai conçu le Régime Ecossais Rectifié sur les fondements de la doctrine de la réintégration de mon Maître Martines de Pasqually. J’ai voulu que la Profession prépare nos frères aux mystères des grades Coëns et plus spécialement à celui de Réau-Croix que Dom Martinez m’a fait l’honneur de me conférer. Malheureusement m’a victoire au Convent de Wilhelmsbad n’a pas été complète et j’ai du provisoirement et officiellement construire mon Régime en 6 grades, le Chevalier Bienfaisant de la Cité Sainte en étant le point d’orgue. Mais c’est pourtant dans mes instructions secrètes aux Grand Profès que l’on trouve exposé l’intégralité de ma doctrine. Je vais maintenant vous en reparler : ..L'homme,  être  intelligent  spirituel,  est  une  émanation  directe  et  immédiate  de  la Divinité, dont il est l'image et la ressemblance-, comme elle, il pense, il veut, il agit, et son action produit des résultats. Provenant de l'essence Divine même, il participe par sa nature à toutes les vertus et puissances qui sont en elle. Nous disons seulement qu'il y participe, parce qu'il ne peut les posséder que dans un degré très inférieur à son origine et comme de simples émanations de l'infinité même de ces puissances. De l'être qui est, qui a été et qui sera, de qui est venu toute existence, l'homme tient une vie à jamais indestructible. Dans le sein de la Toute puissance, de la perfection et de l'intelligence  infinie,  il  est  né  puissant,  intelligent  et  parfait.  Nous  appelons  être parfait, puissant et intelligent, celui qui, par sa propre action d'être spirituel, opère et agit volontairement et en unité avec le Créateur, suivant toute l'étendue des facultés qu'il en a reçues. Ainsi il ne peut y avoir aucune imperfection dans l'être spirituel, qu'au moment où il cesse d'être en unité avec le Créateur et conformément à ses lois. Dès lors il cesse d'être parfait, sa volonté se trouvant opposée à la loi immuable qui le constitue. Il cesse aussi d'être puissant, puisque des bornes impénétrables le séparent des êtres sur lesquels il pouvait exercer sa puissance ; enfin il n'est plus intelligent, restant privé de toute connaissance spirituelle Divine ; c'est là ce que nous appelons un être imparfait… Ceci, mon Cher Frère doit vous donner une juste idée de l'homme dans son origine et vous faire entrevoir la cause de l'état de privation temporelle qui l'afflige aujourd'hui. Cependant quelque imparfait qu'il doive paraître à vos yeux, il n'a pas perdu tous les droits de sa nature, ni les privilèges immenses qui y sont attachés. Il a pu les affaiblir et les méconnaître, mais non pas les détruire, parce qu'ils appartiennent à son existence même. .. Nous avons dit que tous les êtres spirituels proviennent de la même source Divine, participent plus ou moins suivant leur classe aux vertus et puissances du Créateur, et que ces droits sont également indestructibles en eux, comme constituant leur propre essence. Tous sont doués de vertus et de facultés distinctes, relatives à la supériorité ou  à  l'infériorité  d'action  qui  leur  est  confiée  pour  l'accomplissement  des  Décrets immuables  de  l'Eternel.  Ainsi pour connaître la mesure des vertus et facultés dont l'homme  fut  doué  dans  son  origine,  il  faudrait  savoir  quelle  action  il  fut  chargé d'opérer  dans  cet  univers,  quelle  mission  il  dut  y  remplir,  quels  étaient  enfin  ses rapports  de  supériorité  ou  d'infériorité  avec  les  différents  agents  qui  furent  placés avec lui. Car malgré sa dégradation actuelle, cette destination fondée sur les Décrets même du Créateur n'a pu être changée ; et sans doute il reste à l'homme des moyens pour l'accomplir. L'homme fut le dernier acte et le plus parfait de la création temporelle ; il fut placé pour en diriger les agents au nom de Celui qui leur avait donné l'être ; et ce fut dans le septième jour, qui a été appelé jour de repos, qu'il reçut la preuve de sa mission et de l'étendue  de  sa  domination.  Tous  les  agents  qui  devaient  opérer  avec  Lui  dans l'espace  universel,  reçurent  aussi  un  degré  de  puissance  relatif  à  leur  mission particulière; mais l'homme en reçut la plénitude ayant été établi supérieur sur toute la Nature  spirituelle,  et  il  fut  revêtu  d'une  forme  incorruptible,  afin  de  pouvoir manifester son action sur tous les êtres en privation, qui se trouvaient assujettis à des enveloppes corporelles, et sur tous les agents de l'univers chargés de concourir, sous ses  ordres,  à  l'œuvre  qui  lui  était  confiée.  Il  était  venu  dans  l'univers  pour  être l'instrument  spécial de la justice irritée  contre les  coupables et de la clémence qui voulait les ramener. La puissance de l'homme sur tous ces êtres était si grande et si efficace qu'il en fut ébloui au point de vouloir en user, comme s'il eut été lui-même le Créateur de sa propre action. Il était fort, grand et puissant ; il se crut plus grand, plus fort et plus puissant encore; enfin il abusa d'une manière impie des dons qu'il avait reçus et il en perdit l'usage. Sa  forme  impassible  par  laquelle  il  devait  manifester  son  action  temporelle  fut changée  en un corps  matériel  corruptible avec  lequel  il  vint  ramper  sur  la surface terrestre.  Ce  corps  fut  une  barrière  impénétrable,  qui  le  sépara  de  tous  les  êtres spirituels sur qui son action pouvait s'étendre, ainsi il mourut intellectuellement, étant privé de ses droits originels et suspendus de l'emploi de ses puissances. Nous  devons,  mon  Cher  Frère  vous  expliquer  ici  en  quoi  consistait  cette  mort intellectuelle.  L'homme  avait  été  destiné  par  le  Créateur  à  manifester  toutes  les puissances divines dans cet univers, afin de glorifier l'Eternel en présence de tous les agents spirituels Divins et pour molester le principe du mal et tous ses adhérents ; par là il devait être aussi pour ces derniers un moyen efficace de réconciliation de retour à l'unité éternelle. Dans cet état glorieux, l'homme avait communication immédiate avec le Créateur, sa pensée  était  toujours  en  unité  avec  la  pensée  Divine  dans  laquelle  il  puisait continuellement  la  sienne  ;  ainsi  tous  les  actes  qui  en  résultaient  étaient  bons  et parfaits. Sa vie spirituelle consistait donc dans l'action et la réaction virtuelle qui se faisait   immédiatement   entre   lui   et   la   Divinité.   C'est   pour   cela   qu'il   mourut intellectuellement lorsqu'une forme matérielle eut mis, après son crime, des bornes impénétrables  entre  lui  et  tous  les  êtres  spirituels,  car  cette  mort  intellectuelle consistait dans la privation de toute réaction spirituelle Divine immédiate ne pouvant plus lire dans la pensée du Créateur ni dans celle d'aucun agent spirituel ; ainsi d'actif et  pensant  qu'il  était  par  nature,  il  devint  passif  et  l'emploi  de  ses  facultés  intellectuelles  fut  mis  dans  la  dépendance  des  mêmes  êtres  qu'il  dominait  auparavant. Vous ne devez point, mon Cher Frère chercher la preuve de ces tristes vérités ailleurs que dans vous-même à tous les instants de votre vie corporelle ; à tous les instants de votre  vie  corporelle,  vous  approuvez  que  vos  pensées  bonnes  ou  mauvaises  vous viennent par des voies étrangères. II est constant que l'homme actuel ne crée point ses pensées ; il ne peut ni se procurer à volonté celles qu'il cherche, ni conserver celles qu'il a, ni prévoir celles qu'il aura, ni se débarrasser de celles qui l'importunent ; quel est celui qui peut se rendre maître de la série et de la suite de ses pensées ? Qui peut dire pourquoi il n'a point les unes et pourquoi  il  est  obsédé  et  tourmenté  par  les  autres  ?  Quel  est  celui  enfin qui  peut connaître la marche de ses discours et de son intelligence ? L'homme est donc à cet égard dans une dépendance absolue et tout lui prouve que ses pensées proviennent d'une action étrangère à la sienne. Cela ne pourrait être autrement puisque l'homme corporel ne communique plus avec le centre de la pensée et de l'intelligence. Aussi il ne peut être susceptible que de deux sortes d'idées ; les unes purement sensibles sont excitées en lui par la perception des objets matériels soumis à ses sens ; les autres intellectuelles lui viennent aussi par les sens, quoiqu'elles n'aient de rapport qu'avec son intelligence, qui les juge, les adopte ou les rejette. C'est aussi par cette voie des sens qu'il éprouve l'action des deux causes opposées  dont  nous  avons  parlé.  Ainsi  toutes  les  pensées  de  l'homme  actuel  sont produites  en  lui  par  les  êtres  qui  l'environnent.  C'est  pourquoi  toutes  les  lois religieuses et humaines s'accordent à ne placer le crime que dans le consentement de sa volonté qui est aujourd'hui le seul principe d'action qui lui reste. Voilà  quelle fut  en effet la  mort  intellectuelle  de l'homme  après  son crime  ;  étant devenu purement passif dans son être pensant et intelligent, il devint encore sujet à la mort  corporelle  car  toute  forme  de  matière  doit  infailliblement  se  détruire  et  se décomposer.  L’erreur de l'homme primitif le précipita du Sanctuaire au Porche et que le seul but de l'initiation est de le faire remonter du Porche au Sanctuaire… Voilà mes Frères, ce qu’est ma doctrine.. Elle n’aurait pu exister sans les enseignements de mon Maître, Dom Martines et je voudrai profiter de l’occasion pour lui rendre hommage.

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 14:31

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:19

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 11:17

Il existe un très beau symbole qui fut largement utilisé au milieu du XIXe siècle, il s'agit de la ruche. A l'image de l'abeille, le Franc-Maçon trouve toujours le chemin de la lumière, afin de travailler à produire le miel de sa vie, et à le partager en-dehors du temple. La devise que nous trouvions alors sur certains tabliers du XIXe siècle était « le travail vient à bout de tout ». Cela illustre bien la persévérance, dans l'œuvre, qui ne doit jamais s'arrêter pour édifier le Temple de l'Humanité, cette Grande Loge de l'Univers où tous les êtres seront frères. Une grande utopie qui est à l'origine de grandes avancées spirituelles et sociales dans le monde. Comme l'abeille sortant de sa ruche pour aller féconder par le travail, les fleurs de notre labeur. Dans le Livre de Mormon, l'abeille porte un nom particulier, elle s'appelle « déséret » qui est un mot utilisé par le peuple Jarédite. Si l'on s'en réfère à la tradition de ces textes anciens, ce mot serait une survivance de la langue de l'Humanité, parlé avant l'épisode de la confusion des langues, lors de la Tour de Babel. Nous citons ici le passage : Ether 2 ; 3 : Et ils emportèrent aussi déséret, ce qui, par interprétation, est une abeille ; et ainsi, ils emportèrent des essaims d'abeilles, et toutes les espèces de ce qui était à la surface du pays, des semences de toute sorte. Lorsque nous recevons la Lumière jeune impétrant, nous recevons une responsabilité, celle d'être de rester toujours digne de notre serment prêté sur le Volume de la Loi Sacré, ouvert au prologue de l'Evangile selon Saint Jean. Le travail ne fait que commencer, et il durera toute une vie pour nous préparer à l'initiation suprême, que nous entrevoyons au grade de maître, par le relèvement d'Hiram du tombeau. Lorsque nous arrivons en polissant la pierre brute, et par le maniement du maillet et du ciseau, à l'aulne de la règle à 24 divisions, symbole du travail, au second degré, nous apprenons que la Franc-Maçonnerie glorifie le travail, et nous disons tous cette phrase sublime retentissant d'un seul écho Gloire au Travail. En effet, le travail éloigne de nous nombre de maux, que cela soit l'oisiveté, le fait de se sentir inutile quelquefois dans les conditions actuelles de notre société, et fait de nous des Chevaliers de l'œuvre, c'est-à-dire des Compagnons qui doivent à partir de leurs mains transformer la matière pour réaliser le chef-d'œuvre de leur vie. Ce travail qui permet d'avoir le sentiment du devoir accompli, sentiment illusoire, car le devoir n'est jamais parfaitement accompli, lorsqu'on pense que quelque chose est parfait, il y a toujours une imperfection qu'il faut corriger et ainsi, avancer vers toujours plus de travail nous permettant de nous perfectionner et de faire des compagnons de véritables Maîtres d'œuvre. Comme le montre le Livre de Mormon, le travail éloigne de nous les maux de l'oisiveté, et permets d'édifier une civilisation. Le livre d'Ether chapitre 10 versets 23 et 25 l'illustre bien :

Et ils travaillaient toutes sortes de minerais, et ils faisaient de l'or, et de l'argent, et du fer, et de l'airain, et toutes sortes de métaux ; et ils les tiraient de la terre ; c'est pourquoi, ils entassèrent d'immenses monceaux de terre pour obtenir du minerai d'or, et d'argent, et de fer, et de cuivre. Et ils firent toutes sortes de fins ouvrages…Et ils firent toutes sortes d'outils pour cultiver la terre, à la fois pour labourer et semer, pour moissonner et houer, et aussi pour battre. Le 2ème Néphi chapitre 5 verset 17 dit : Et il arriva que moi, Néphi, je fis en sorte que mon peuple fut industrieux et travaillât de ses mains.

Le travail est l'une des vertus de l'ordre maçonnique, l'Art Royal en est la couronne qui sacre chacun de nous de la satisfaction de l'œuvre accomplie, mais nous devons pas nous reposer sur nos lauriers, et continuer inlassablement à travailler à l'édification du Temple. Lorsque nous sommes exaltés à la maîtrise, nous nous trouvons au seuil d'un autre univers symbolique, un pont entre les loges bleues et la maçonnerie philosophique des Hauts Grades. Nous revivons les souffrances d'Hiram, où les trois coups assénés par les mauvais compagnons ne sont pas sans rappeler les trois condamnations contre l'honneur divin que subit le Christ lors de sa présentation devant les trois mauvais compagnons de cette scène biblique : Caïphe, Anne et Pilate, représentant le fanatisme, la superstition et l'ambition déréglée, trois vices que nous devons combattre sans relâche. Le Maître Hiram a été arrêté, (je ne dirais pas tué, car il reviendra à la vie par le signe de l'Acacia qui poussait sur son tombeau), par trois mauvais compagnons, qui étaient sous l'emprise fanatisme, de l'ignorance et de l'ambition déréglée. Qui sont les antithèses de la tolérance, de la culture et de l'humilité que doivent cultiver les francs-maçons afin de pouvoir progresser sur le chemin de l'initiation. Ces trois tares qui rabaissent la noblesse de l'esprit sont la cause, depuis que la Civilisation existe, des malheurs et des maux de la société. Comme disait Albert Einstein, il suffit juste d'une moelle épinière à celui qui aime défiler au pas de l'oie et non d'un cerveau pour penser, le fanatisme, l'ignorance et l'ambition déréglée ne nécessitent pas beaucoup de pensée, car c'est la négation même de la pensée. L'homme est alors sous la domination de ses pulsions, de la bête qui est en lui, c'est alors le renversement de l'étoile Flamboyante, qui devient alors l'image du bouc ancestral. Qui dans notre vie n'a pas rencontré ces trois mauvais compagnons, soit en face de lui, soit en lui ? Ce qui est extraordinaire, c'est qu'il existe une méthode pour faire fuir ces trois mauvais compagnons de soi, c'est l'Art Royal, qui s'obtient par un travail inlassable sur soi, à l'aide de nos outils symboliques. Le travail dans le monde profane éloigne l'oisiveté et les vices, de même en Franc-maçonnerie, le travail nous permet d'avancer toujours plus dans la compréhension du symbolisme, et de nous changer petit à petit, en un homme nouveau. C'est une véritable alchimie spirituelle qui opère en nous, depuis le cabinet de Réflexion quand nous sommes face à la devise V.I.T.R.I.O.L., qui nous invite déjà, avant même d'avoir reçu l'initiation, à l'introspection. La pierre cachée des sages, se retrouve au départ de l'initiation, de la pré-initiation pour être exacte, et nous accompagne tout au long de notre cheminement. Allongés dans le tombeau d'Hiram, nous sommes prêts à renaître à la vie incorruptible, l'acacia étant l'une des rares plantes dont le bois est imputrescible, à la fois symbole d'immortalité et de pérennité en ce monde. Ce tombeau n'est pas un tombeau comme les autres, il n'est point à l'image romantique où au détour d'une ombre portée par un angelot en pleur, on s'attendrait à voir surgir un vampire de la nuit…Ce tombeau d'Hiram n'a pas de réalité physique, matérielle, il est par essence immatériel, ses dimensions sont celle du Cosmos ; du Septentrion au Midi, de l'Orient à l'Occident, du Nadir au Zénith, il est aux dimensions du cœur et de l'âme de chaque franc-maçon qui s'apprête à renaître, à être revêtu du tablier portant les lettres sacrées du Grade. C'est pourquoi le travail du Franc-Maçon ne s'arrête jamais, c'est comparable à un explorateur qui serait dans un monde inconnu, qui avancerait toujours vers l'horizon, ce dernier s'éloignant toujours pensant enfin arriver au but, tout est à refaire. Cette allégorie illustre bien l'adage que nous sommes d'éternels apprentis. Nous avons toujours quelque chose à apprendre, et la vérité, c'est que nous sommes humble face à l'océan de symboles qui est devant nous, et qui sans arrêt nous renvoie à des interrogations constructives. Nous permettant de nous améliorer toujours. Nous entendons souvent autour de nous dire « nous ne sommes que des hommes avec nos défauts », dire cela, est un constat d'échec quelque part, le travail initiatique s'est donc arrêté, l'initiation ne fait pas de nous des surhommes bien au contraire, elle nous renvoie au mystère de notre nature profonde, qui est peut être celle du petit d'homme perdu dans la forêt recherchant une sortie pour retrouver son chemin. Cette forêt inextricable c'est notre vie avec ses épreuves, le chemin, c'est notre labyrinthe qui nous permet de savoir qu'il existe autre chose que cette forme de réalité contingente. Le franc-maçon doit se tenir à son œuvre, son travail personnel, sur sa pierre brute, qui n'est toujours pas achevé sur la route des épreuves initiatiques qui parsèment son parcours maçonnique. Il crie toujours « Gloire au Travail » face à la tentation quelquefois de baisser les bras face au découragement qui peut assaillir tout adepte de l'Art, et ce cri qui retentit monte au Grand Architecte de l'Univers qui saura à nouveau inspiré son ouvrier pour continuer le chantier. Mes très chers Frères, mes Compagnons en Initiation, c'est avec joie que je me présente devant vous, afin de pouvoir continuer ce labeur, ce travail, pour que l'abeille puisse toujours travailler dans la ruche maçonnique, et produire le meilleur d'elle-même : le miel. Le miel est doux à la gorge, comme la sociabilité entre Frères. Je m'en remets dans les mains du Grand Architecte de l'Univers, afin que je sois un ouvrier qui puisse continuer à travailler sa pierre pour la plus grande gloire de l'œuvre. Le travail du franc-maçon ne s'arrête jamais, cette phrase peut également s'appliquer dans notre enseignement de répandre au-dehors l'œuvre accomplie dans le Temple. Je citerais en exemple l'éducation des enfants dans une famille, une œuvre qui ne s'arrête jamais jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de raison, afin à leur tour d'enseigner et de répandre l'œuvre accomplie au sein de la cellule familiale. Et maintenant l'abeille va retourner dans la ruche, le nectar est produit, reste maintenant l'appréciation du produit spirituel par les bâtisseurs fraternels de la ruche sous le regard bienveillant du Grand Architecte de l'Univers.

Source : www.ledifice.net

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 08:42

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 09:20

Souviens-toi toujours de l'exemple des anciens Templiers et des principes de notre Charte.
Combats sans relâche pour les Droits de la personne humaine et la défense des plus faibles et des opprimés.
Combats aussi pour la sauvegarde des valeurs humaines universelles.
Commence par t'améliorer toi-même avant de prétendre améliorer les autres et le monde autour de toi.
Conforme ta vie à tes convictions profondes, sans hypocrisie et en respectant toujours les convictions d'autrui.
Sois toujours franc dans tes propos, loyal dans ta conduite.
Sois toujours fidèle à tes engagements et honore la parole que tu as donnée.
Ne chéris vraiment rien autant que la spiritualité, la fraternité, l'amitié.
Préfère toujours le dialogue et la concertation à l'affrontement et à la guerre.
Affronte avec courage toutes les difficultés auxquelles tu es confronté, sachant que tu trouveras en toi-même et dans ces principes élevés la force nécessaire à traverser ce champ d'expérience et d'évolution.
N'oublie jamais que tes droits fondamentaux et ta liberté s'arrêtent là où commencent ceux d'autrui.
N'oublie jamais que la valeur d'un être humain repose dans ce qu'il est vraiment, non dans ce qu'il possède ou paraît être.

Source : http://driannemarco.eklablog.com/

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