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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:58

A de Villeneuve

le Chemin du Chemin.zip

Sommaire du Rosaire.zip

Abraxa

Abraxa La seconde preparation du caducee hermetique .doc

Abraxa Le caducee hermetique et le mirroir .doc

Abraxa Operations magiques a deux vases .doc

Aurach

Aurach Le jardin de richess .doc

Aurach Le precieux don de Dieu .doc

Barent Coender

Barent Coenders Van Helpen L'escalier des sages livre 1 .doc

Barent Coenders Van Helpen L'escalier des sages livre 2 .doc

Barent Coenders Van Helpen L'escalier des sages livre 3 .doc

Barent Coenders Van Helpen L'escalier des sages livre 4 .doc

Basile Valentin

Basile Valentin azoth .doc

Basile Valentin Le dernier testament .doc

Basile Valentin Revelations et declarations .doc

Basile Valentin Traite des choses naturelles et supranaturelle .doc

le_char_triomphal de l'antimoine.zip

les 12 clefs de philosophie.zip

Traité chymico philosophique.zip

Berthelot

Berthelot Extrait de archeologie et histoire des sciences .doc

Berthelot Les origines de l'alchimie et les sciences mystiques .doc

Berthelot L'origine de l'alchimie .doc

Berthelot Synthese chimique .doc

Berthelot Introduction a la chimie des anciens et du moyen age .pdf

Castelot

Castelot Comment on devient alchimiste .doc

Castelot Le grand oeuvre alchimique .doc

Chevreul

Chevreul Quatre articles sur l'alchimie .doc

Chevreul Resume d'une histoire de la matiere .doc

Chevreul Traite alchimique d'Artefius .doc

Eckhartshausen)

Eckhartshausen Catechisme de la chimie superieure .doc

Eckhartshausen Les plus recentes decouvertes sur la lumiere, la chaleuret le feu .doc

Fludd

Flud Histoire du cosmos T1 1 .doc

Flud Histoire du cosmos T1 2 .doc

Geber

Geber La somme de la perfection .doc

Geber Second livre de la somme de la perfection .doc

Geber SÚrie de 12 gravures sur les Appareils Alchimiques et de Distillations .doc

Girardin

Girardin Cours de chimie de l'antimoine .doc

Girardin De l'acide sulfurique .doc

Glauber

Glauber La description des nouveaux fourneaux Part 1 .doc

Glauber La description des nouveaux fourneaux Part 3 .doc

Glauber La description des nouveaux fourneaux appendix .doc

Glauber La description des nouveaux fourneaux Part 4 .doc

Glauber La description des nouveaux fourneaux Part 5 .doc

Glauber La teinture de l'or ou le veritable or potable .doc

Glauber l'oeuvre minerale part 1 .doc

Glauber l'oeuvre minerale part 3 .doc

Grassot

Grassot La lumiere tiree du chaos .doc

Grassot La philosophie celeste .doc

Inconnu

Inconnu Allegorie sur la medecine universelle .doc

Inconnu Aurea Catena Homeri, La nature dÚvoilÚe .doc

Inconnu Cabala Mineralis (miniatures) .doc

Inconnu Cabale miroir de l'art de la nature en alchymie .doc

Inconnu De la pierre philosophale et ce qui a convaincu mr de Yvetaus de sa possibilite .doc

Inconnu Etude d'une maison de Lisieux .doc

Inconnu Hortulus Sacer .doc

Inconnu La clavicule de la science hermetique .doc

Inconnu La parabole de mars de Busto Nicenas .doc

Inconnu La seule vraie voie .doc

Inconnu La tourbe des philosophes .doc

Inconnu Le Donum Dei .doc

Inconnu Le livre d'alze .doc

Inconnu Le livre des 12 portes d'alchimie .doc

Inconnu Le Mutus Liber (couleur) .doc

Inconnu Le Mutus Liber (Noir Blanc) .doc

Inconnu Le pilote de l'onde vive .doc

Inconnu Le testament d'or .doc

Inconnu Le tombeau de la pauvrete .doc

Inconnu Le traite de grand prix concernant la pierre philosophique .doc

Inconnu Lettre d'un pere a son fils .doc

Inconnu Lettre d'un philosophe sur le secret du grand oeuvre .doc

Inconnu Lettres juives .doc

Inconnu L'or potable des anciens .doc

Inconnu Ludus puerorum .doc

Inconnu Mutus liber le journal des savants .doc

Inconnu revelation de la parole cachee par les anciens .doc

Inconnu Sainte trinite .doc

Inconnu Science ecrite de tout l'art hermetique .doc

Inconnu Speculum veritatis .doc

Inconnu Splendor Solis .doc

Inconnu Sylva philosphorum .doc

Inconnu Symboles Alchimiques et Spagyrique .doc

Inconnu Tipus Mundi .doc

Inconnu Traite de chymie philosophique et hermetique .doc

Inconnu Traite d'or sur la pierre des philosophes .doc

Inconnu Traite du secret de l'art philosophique ou l'arche ouverte autrement dit la casette du petit paysan .doc

Inconnu Traite sur la matiere de la pierre des philosophes en general .doc

Inconnu TraitÚ de Chymie suivantles principes de Sthall et Newton .doc

Inconnu Le rosaire des philosophes .pdf

Introduction à l'Alchimie

Alchimie et chimie.zip

Alchimie simplifiée Cours pratiques.zip

Alchimie véritable.zip

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Origine de l'alchimie.zip

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Jean d'Espagnet

[Alchimie] D'Espagnet Jean - La Philosophie Naturelle Restituée.zip

oeuvre secrète de la philosophie d'Hermès.zip

Jean XII

Jean XII L'art transmutatoire .doc

Jean XII L'elixir des philosophes .doc

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Published by Thomas Dalet - dans Alchimie
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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:54

Aegidius de Vadis Dialogue entre la nature et le fils de la philosophie .doc

Athorene La rosee (extraits) .doc

Barchusen Traite symbolique de la pierre en 78 figures .doc

Barlet Cours sur l'antimoine .doc

Barrida L'electre magique .doc

Bartsdorff Le filet d'ariadane .doc

Bergbuchlein L'art de trouver les mines .doc

Buffon Du mercure .doc

Calid Le livre des secrets d'alchimie .doc

Caspar Le petit livre sur l'art .doc

Cattiaux Le verbe perdu et retrouvÚ .doc

Charle VI Oeuvre royale .doc

Chartier Le plomb sacre des sages .doc

Clairefontaine (de) Apocalipse revelation alchimique (extrait) .doc

Colonna Traite du sel des philosophes .doc

Coutan Le grand oeuvre dÚvoilÚ .doc

Crates Le livre de Crates .doc

Cremer Testament .doc

CRowley Les joutes chimiques du frere Perardua .doc

Cyliani Hermes devoile .doc

Digby Discours fait a une celebre assemblÚe .doc

Don Belin Apologie du grand oeuvre ou elixir .doc

Dujols Hypotypose .doc

Durand Notice sur la tour saint Jacques .doc

Fontaine La fontaine des amoureux de sciences .doc

Fourcroy Elements d'histoire naturelle et de chimie T3 .doc

Gabalis (de) Entretien sur les sciences secretes .doc

Geron Clavicule de la science hermetique .doc

Grimaldy (de) Oeuvres posthumes .doc

Helmont Du secret de la liqueur immortelle ou de l'Alkaest .doc

Hoefer Histoire de la Physique et de la Chimie .doc

Hollandus L'oeuvre de Saturne .doc

Hoogvohrst Essai sur l'art d'alchimie .doc

Huginus a Barma Le regne de saturne changÚ en sciecle d'or .doc

Jnana-Tsedekah Cours d'hermeneutisme (extraits) .doc

Joubert de la salette Le psautier d'hermophile .doc

Kaym Gravures Mystiques .doc

Lacinius Sommaire du rosaire d'Arnaud de villeuneuve .doc

Lambsprink De la pierre philosophale .doc

Larchet Le sang peut il vaincre la mort .doc

Lavinius Traite du ciel terrestre .doc

Le Tesson L'oeuvre du lion verd .doc

Libavius Appareils et ustensiles .doc

Madathamus Thesaurus et armamentarium medico chymicum .doc

Malaguti Lecon elementaire de chimie, le plomb .doc

Mehun Le miroir de maitre Jean de Mehun .doc

Meyer La table d'emeraude .doc

Morien discours et dialogues .doc

Myllius Philosophia Reformata .doc

Mynsicht L'age d'or ressucite .doc

Northon L'enfant hermaphrodite du soleil et de la lune .doc

Nuisement (de) Traite de l'harmonie et constitution generale du vray sel .doc

Ortoloan Science et religion .doc

Pauwels-Bergier Le matin des magiciens .doc

Pelletier La pyrotechnie de Starkey .doc

Pertuis-Sage L'art de fabriquer le salin et la potasse .doc

Petrus Bonus Une methode et un moyen de perfectionner les metaux .doc

Phaneg 50 merveilleux secrets d'alchimie .doc

Ploss Alchimie .doc

Pontanus Epitre du feu philosophique .doc

Respour Rates experiences sur l'esprit mineral .doc

Rittiez La tour saint jacques la boucherie .doc

Sallwigt Opus mago cabalisticum .doc

Scheele Traite chimique de l'air et du feu .doc

Schwaeble Alchimie simplifiee .doc

Sendivogue Lettre philosophique .doc

Sinesius Le vrai livre du docte abbe grec Sinesius .doc

Trimousin Salomon La toison d'or ou fleur des tresors .doc

Tripied Duvitriol philosophique .doc

Tritheme Extrait d'un ouvrage hermetique .doc

Tshoudy L'etoile flamboyante .doc

Ulstade Le ciel des philosophe .doc

Vresswijk Le lion rouge .doc

Alchimie et chimie (cours et historique).pdf

Crasselame La lumière sortant par soi-même des ténèbres.pdf

Epitre d'Aristée.pdf

Georges Aurach - Le très précieux Don de Dieu.pdf

Glaser-Traité de la chymie.pdf

Hollandus-L'oeuvre de saturne.pdf

Hortulus Sacer-L'enclos sacré de la fleur hermétique.pdf

Jacques Tol-Le chemin du ciel chymique.pdf

La pyrotechnie de starkey.pdf

La seule vraie voie.pdf

La tourbe des philosophes.pdf

L'art de fabriquer le salin et la potasse.pdf

Le testament d'or.pdf

Les trois vases philosophiques.pdf

Limojon de saint Didier-Le triomphe hermétique.pdf

Loysel-Essai sur l'art de la verrerie.pdf

Mutus Liber.pdf

Peligot-Douze leçons sur l'art de la verrerie.pdf

Philalètes-La moelle d'alchimie.pdf

Science écrite de tout l'art hermétique.pdf

Sur la Rosée.pdf

Tiffereau L'or et la transmutation des metaux .pdf

Traité d'or sur lapierre des philosophes.pdf

Van Helmont-Du secret de la liqueur immortelle ou Alkaest.pdf

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La pierre aqueuse de sagesse.zip

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le grand eclaircissement de la pierre philosophale.zip

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Le livre secret.zip

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L'or et la transmutation des metaux.zip

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 17:18
Nous approchons de la centaine d'abonnés à notre newsletter.
C'est essentiel pour la diffusion de nos travaux
Merci
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Published by Thomas Dalet
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 16:59
Plusieurs d'entre vous me demandent comment ils peuvent apporter leur Pierre au travail de la Respectable Loge de Recherche Lawrence Dermott.

Nos tenues commenceront à partir du 1er trimestre 2010.

Ceci dit l'essentiel du travail se fera via le net par l'échange et la publication de documents et planches . Dés maintenant vous pouvez m'envoyer à mon adresse couverte 
pod357@orange.fr tous documents, rituels et planches.

A vous de me préciser leur destination :

ou ils serviront à développer notre fonds numérique de conservation des documents maçonniques(actuellement + de 9500 documents), ou bien et uniquement si vous le souhaitez ils seront publiés sur ce blog avec possibilité d'être lus et commentés par tous.

La connaissance maçonnique doit être transmise sans restriction, comprendrons ceux qui pourront, mais il est inconcevable pour des Maîtres de ne pas vouloir partager leurs travaux..C'est une des missions de cette Loge, l'autre étant de classer et conserver des documents plus confidentiels tels que les rituels..

Voilà, nous attendons vos contributions et nous nous engageons à répondre à vos demandes.

Frat

TVF Thomas Dalet
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Published by Thomas Dalet
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 09:47

Pour tous ceux qui se passionnent par l'ésotèrisme chrétien un travail très intéressant  et très profond de notre Frère de Rennes Christian Degny est au sommaire des Cahiers Verts du GPDG.
Si un Frère possède ce texte sous format word ou pdf, je demanderai au TRF Christian Degny, l'autorisation de le publier.

 

Toutes celles et tous ceux qui ont écrit des planches traitant de l'ésotèrisme chrétien sont les bienvenus.

J'ouvre une nouvelle rubrique sur ce sujet

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Published by Thomas Dalet - dans Esotérisme Chrétien
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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 19:36

Il semble bien que la France fut le premier pays à bénéficier de la nouvelle mode, la Franc- Maçonnerie. Ce fut d'abord par les soins de stuardistes, des Ecossais en exil.

Selon le mémoire de, de Lalande, longtemps suspect mais réhabilité par Pierre Chevallier à la suite de recherches récentes, quatre maçons anglais, partisans de Charles-Edouard Stuart, connus et bien identifiés constituèrent une Loge à Paris, soit en 1725, soit en 1726, sous le nom de Saint-Thomas, en souvenir de Thomas Beckett. Charles Radclyffe, futur comte de Derwentwater en 1731, qui deviendra Grand Maître des Loges françaises par la suite en fut l'animateur et probablement le Maître de Loge.

 On n'a jamais su où il avait été reçu maçon, ni même s'il l'avait été. On a laissé entendre que Ramsay lui aurait donné cette qualité. Or celui-ci a été admis en mars 1731 à la Loge Horn de Londres, et Radclyffe né en 1693 avait quitté l'Angleterre en 1716. Quant à Maclean, également Grand Maître après le duc de Wharton (1728 à 1731) - et avant Derwentwater qui le fut en 1736, il était né à Calais, séjourna à Edimbourg jusqu'à 1721, puis à Paris de 1721 à 1726, retourna en Ecosse de 1726 à 1728, rentra en France où il servit dans l'armée française. On ne sait où il a été reçu maçon.

Quelle maçonnerie apportaient donc en juin 1726 Charles J Radclyffe et ses amis ? Rien d'autre que ce qui existait à l'époque et décrit soit par le Registre de la Grande Loge d'Edimbourg, soit par les Constitutions d'Anderson en 1723. Une maçonnerie à deux degrés à la symbolique à peine ébauchée, mais déjà pourvue d'une finalité très vague il est vrai, « Etre le Centre de l'Union », un système administratif relativement structuré, mais limité aux critères de régularité, éventuellement une légende historique glorieuse qui lui conférait sa noblesse, le tout assorti d'un secret mystérieux sur la nature duquel tout le monde se perdait y compris ceux qui le possédaient.

L'implantation de la Maçonnerie se fit lentement au cours des années qui suivirent la création de la Loge Saint-Thomas. Elle reste toujours très confuse. Si l'on s'en tient aux seuls documents authentiques, deux nouvelles loges naquirent, l'une en 1729, les Arts Sainte-Marguerite, l'autre en 1730. Selon le Registre de la Grande Loge d'Angleterre du 17 mars 1731 et constituée régulièrement le 3 avril 1732, sous le numéro 90 et le nom de « The King's Head » butcher Row at Paris ce que l'on peut traduire par « à l'enseigne du Roi » rue de la Boucherie. On voit en elle la Loge Saint-Thomas au Louis d'Argent, ou Saint-Thomas n° 2, car elle provenait d'un essaimage de la première Loge du même nom, ou encore « Au Louis d'Argent », du fait que King's Head et Louis d'Argent doivent tirer leur identité de la pièce de monnaie en argent en cours à l'époque, qui portait gravée l'effigie du Roi de France. Puis viennent la Loge du Duc de Richmond dont on sait qu'elle travaillait en 1734, soit à Paris, soit à Aubigny-sur-Nère dans le Berri chez Louise de Keroualle, duchesse de Portsmouth où elle reçut Desaguliers, Montesquieu et quelques autres, en 1735 la Loge de Bussy-Aumont, en 1736 la Loge Constos-Villeroy du nom de ses deux vénérables successifs.

Quant à la province, nous trouvons Bordeaux 1732, Valenciennes 1733 Metz 1735, etc. Selon le Tableau des Loges du Royaume de France établi le 6 novembre 1744, il y avait eu à cette date et depuis 1726 20 Loges à Paris, 19 en province et, assez surprenant, 5 Loges militaires, soit 44 au total. Et c'est à partir de cet instant que ce qui devait devenir l'Ordre Maçonnique en France, prit son essor.

On ne peut dire quand fut constituée la première Grande Loge de France. Le plus ancien document connu daté de 1735 ne la mentionne pas : son titre : « Règles et devoirs de l'Ordre des Francs-Maçons du Royaume de France. » dans lequel Mac Lean est qualifié de « présent Grand Maître de la Très Honorable Fraternité des Francs-Maçons du Royaume de France » et son prédécesseur, le duc de Wharton « Grand Maître des Loges du Royaume de France ». Et si le texte qui donne pouvoir au Baron Scheffer de constituer des Loges en Suède indique « ... qu'elles seront subordonnées à la Grande toge de France », il y a lieu de rappeler que lorsqu'elles s'assemblaient « en Grande Loge », ce n'était que la réunion des officiers maîtres et surveillants de tout ou partie des Loges de Paris sous la présidence du Grand Maître. Or, ni les règlements de 1743, ni les constitutions accordées à la Loge de Lodève en 1744, ni les statuts de 1745 dressés par la Loge Saint-Jean de Jérusalem de Paris, non plus que ceux de 1755 ne mentionnent une Grande Loge de France en tant qu'autorité directrice suprême. Les Loges, dans leur presque totalité, et surtout celles de province, se plaçaient d'elles-mêmes sous l'obédience du Grand Maître dont elles sollicitaient la protection et plus encore la garantie de régularité, critère majeur à l'époque. Cette tendance se généralisa à partir de 1743, après que le comte de Clermont eût accédé à la Grande Maîtrise. Est-ce à son instigation que fut établi « ... le deuxième jour de la première semaine du troisième mois de l'an de la Lumière 5747 et de l'ère vulgaire 1747 » ce document qui voulait consacrer l'hégémonie d'un organisme central directeur de l'ensemble des Loges du Royaume de France, et qui paraît avoir échappé à la sagacité des chercheurs ?

« Règlements de la Très Respectable Grande Loge de France, dressés pour toutes les Loges régulières du Royaume, sous les auspices du Très Sérénissime Frère, Louis de Bourbon, comte de Clermont, Grand Maître de l'Ordre en France ». C'est un manuscrit de 15 pages foliotées 36 à 50, comportant 121 articles numérotés de 1 à 121, qui se termine par les mentions suivantes :

« Délibéré statué et arrêté à la T.R.G. Loge de France assemblée régulièrement le deuxième jour.

Copie collationné par nous secrétaire général sur l'original, par mandement signé, Labadie.

Extrait sur la copie envoyée à la Loge de la Douce Egalité de lorient davignon ».

On ne sait rien de la Loge La Douce Egalité, cependant attestée par deux autres documents - Labadie (ou Labbady, ou Labady) maître de la Loge l'Ecossaise de Salomon, personnage connu et remuant, était substitut pour la province du secrétaire général de la Grande Loge de France Zambault en 1765. On ne saurait, avec ces simples renseignements, fixer une date précise à cette copie. Le texte de 1747 est important en ce sens qu'il détermine pour la première fois une procédure destinée à recenser l'ensemble des Loges du Royaume et de leurs membres, à leur donner « ... des constitutions et des règlements généraux pour établir l'uniformité du Travail » à charge pour elle, Grande Loge, de répercuter le Tableau général de l'Obédience à ses composantes. Plus, une série de mesures fixant minutieusement le fonctionnement des Loges, les rapports qu'elles pouvaient avoir entre elles, ainsi qu'avec la Grande Loge, les conditions de leur régularité et de celle elle des maçons. Au travers des articles un embryon de secrétariat administratif avec six inspecteurs circulant dans toute la France, et défrayés de leurs dépenses, trésorier, secrétaire etc.

Le texte de 1747 n'a rien de commun dans sa rédaction avec ceux de 1755 et 1760, ni d'ailleurs dans ses principales dispositions, et ces deux derniers statuts semblent ignorer qu'il y ait une Grande Loge de France. Il faudra attendre le 19 mai 1763 pour que soit créé le premier sceau en même temps que l'arrêt de nouveaux statuts qui institutionnalisera la Grande Loge de France. Ce qui n'empêchera pas que, jusqu'au moment où le Grand Orient, qui lui succèdera, s'installera le 12 août 1774 en location dans les locaux du Noviciat des Jésuites, elle ne possédera pas de secrétariat permanent ni un quelconque endroit pour ses archives. Les réunions se faisaient au domicile de celui de ses membres qui voulait bien lui donner asile.

Bien qu'elle soit venue d'Angleterre, à aucun moment la maçonnerie française ne connut une Grande Loge anglais de France, c'est-à-dire une Grande Loge Provinciale de France sous la dépendance de la Grande Loge d'Angleterre, ce dont cette dernière ne manqua pas de se plaindre.

Publié par l'excellent blog de Montaleau

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 17:28

RITUEL de la S.O.T. (suite)

Le texte ci-après provient du Manuscrit 5939 de la Bibliothèque de la Ville de Lyon (Fonds Willermoz).

Avec le degré d'Écossais Vert, on abandonne la Maçonnerie symbolique et on veut commémorer la résurrection de « Notre Maître Hiram » « L'écorce des symboles est rompue…. », et on peut vraiment le regretter devant la pauvreté symbolique de ce degré qui n'a plus les références légendaires des degrés bleus sans avoir encore la majesté des degrés chevaleresques.

Le texte des manuscrits a été établi par M. Jean Saunier.

 

ÉCOSSAIS VERT

 

La Chambre est tendue de vert, la chaire, les chaises et les tables sont couvertes des tapis de la même couleur. La loge n'est éclairée que de quatre bougies rangées de façon qu'elles forment un quarré. N'y est pas comprise la table du secrétaire qui en a une à part ; les habits sont un peu plus petits que ceux de maître et doublés de taffetas vert.

La Loge s'ouvre par quatre coups : trois de suite et le quatrième détache très fort

Le Maitre fait le signe et tous les frères après lui. Il demande à un des surveillants

V.M. : Quel est le premier devoir de tout maçon en loge ?

R. : De voir si elle est bien couverte.

V.M. : Faites votre devoir.

Cela fait, le Maitre en chaire dit :

V.M. : Mes Frères, nous sommes assemblés aujourd'hui, s'il s'agit d'une réception: pour travailler à la pierre polie et à augmenter le nombre de nos travailleurs par l'admission de ou des maîtres N…… N……en lui conférant le grade d'Ecossais Vert. S'il n'y a que conférence : à délibérer sur tel ou tel point ».

V.M. : Quelle heure est-il ?

R. :  Le Soleil se lève.

V.M. : Mettons donc la main à l'œuvre.

V.M. : Y a-t-il parmi vous quelqu'un qui ait encore quelque chose à dire contre la réception de N…… N…...?

V.M. : Votre silence me dit que non, Frère maître des cérémonies, désarmez le maître qui est dans le vestibule, examinez-le sur les trois grades d'Apprenti, Compagnon et maître ; portez-moi son épée et son chapeau, et puis retournez à le mettre en état de comparaitre devant nous.

On lui lie une corde autour du corps, dont le bout reste en mains dudit maître des cérémonies, par lequel il le conduit en frappant en maître bleu. Le premier surveillant en ouvrant la porte lui met la pointe de l'épée sur le cœur et tous deux le présentent à grands pas au Vénérable.

Tous se lèvent et font le signe.

Note de Weiler : et tirent l'épée),

Le Vénérable fait le signe, comme pour s'en saisir en lui disant :

V.M. : Je devrais selon les accusations que l'on a fait contre vous me servir du pouvoir que celle vénérable loge m'a donné et vous punir de votre indiscrétion.

V.M. : Qu'avez-vous à dire ?

Récipiendaire : ………

V.M. : Que voulez-vous ?

Récipiendaire : ………

Le Maitre des Cérémonies lui suggère de dire qu'il ne se sent coupable de rien et que sa conduite le fera voir clairement pourvu que l'on lui fasse la grâce de l'admettre.

Les Frères prient pour lui.

Le Maître des Cérémonies lui parle avec douceur disant : qu'en considération des frères on veut bien lui pardonner ou ne pas croire fondées ces accusations. Il ajoute à la fin :

M.d.C. : Puis-je me livrer, Frère, à ce doux sentiment? Quel gage m'en donnez-vous ?  

Le Récipiendaire : Ma parole d'honneur 

En lui donnant sa main Le Maître des Cérémonies :  C'est bien, êtes-vous prêt vous engager plus étroitement avec nous ?

Le Récipiendaire : Oui, très vénérable.

Le Maître des Cérémonies : Prononcez après moi.

En se mettant à genoux

FORMULE DE L'ENGAGEMENT

«En renouvelant les premières obligations de la maçonnerie dans toute leur étendue, je promets une obéissance spéciale au Directoire Écossais et ses chefs, dont je ne révélerai les secrets à qui que ce soit ni même à mes autres frères qui n'ont pas reçu ce grade, et qui en pourraient avoir que l'on répute supérieurs à celui-ci ».

Cela fait, le Vénérable le relève, lui fait ôter la corde en lui disant :

V.M. : Je vous délivre du joug de la maçonnerie symbolique, désormais vous verrez à chaque pas disparaître les hiéroglyphes et naitre la simplicité pure et nette dans votre esprit. Par le pouvoir donc qui m'en a été conféré, je vous crée Maître Écossais Vert au nom de notre Chef universel.

(Il lui donne un coup d'épée sur l'épaule droite),

V.M. : Au nom des Chefs du Directoire Écossais

(Un autre coup sur l'épaule gauche, au nom de tous les membres qui le composent.)

V.M. : (Un troisième coup sur la tête et le baise an front).

On lui ôte l'habit bleu, et le Maitre lui dit en lui mettant le vert

V.M : Voilà la couleur de l'espérance. Vous pouvez tout espérer, votre zèle hâtera l'accomplissement.

En lui attachant le bijou, il dit :

V.M. : Voici l'emblème de l'espérance, je vous confirme ce que je vous ai dit tantôt.

Il lui donne le signe, l'attouchement, et le double mot, le fait conduire au premier surveillant qui lui explique le tableau.

EXPLICATION DU TABLEAU

1er S : Nous voilà, mon Frère, à la pierre polie de brute qu'elle était. L'écorce des symboles est rompue, le noyau apparait, voilà votre maître Hiram qui tend les bras pour sortir du tombeau où il n'est plus qu'à demi. Aidons-le. Il n'y a qu'un seul effort dont notre zèle aidé du vôtre viendra aisément à bout. Imitez les vertus de ces quatre animaux et gardez vous de leurs vices dont la plupart des hommes et même quelques faux frères ne sont que trop remplis. Soyez valeureux et généreux comme le lion mais sans cruauté, adroit comme le singe imitateurs de vos anciens sans ridiculité et pétulance, clairvoyant comme l'épervier mais non persécuteur, rusé enfin comme le renard sans être fourbe ni faux.

CATÉCHISME

D. Êtes-vous Maître Ecossais ?

R. Je connais les quatre animaux et leur signification ainsi que la pierre polie.

D. Quel âge avez-vous ?

R. Seize ans.

D. Comment êtes-vous parvenu à ce grade ?

R. En travaillant avec zèle et ayant gagné par là la bienveillance de mes supérieurs.

D. Comment fûtes-vous introduit dans la loge écossaise ?

R. La corde autour du corps et la pointe de l'épée sur le cœur.

D. Pourquoi la corde autour du corps ?

R. Pour dénoter que j'étais encore sous le joug des symboles, que par les grades que je recevais je devais commencer à secouer ?

D. Pourquoi la pointe de l'épée sur le cœur ?

R. Parce que le Très Vénérable en Chaire avait eu des accusations très graves coutre moi et pour lesquelles il me menaçait d'une punition proportionnée.

D. Comment vous a donc reçu le Très Vénérable ?

R. D'abord très sévèrement, niais la fermeté avec laquelle j'ai soutenu mon innocence l'a apaisé et il m'a accordé sa protection et sa bienveillance.

Ce sont les principales demandes à peu près du catéchisme, l'on en forme aussi du tableau plus ou moins selon les circonstances.

D. Quelle heure est-il ?

R. Le Soleil se couche.

D. Avertissez donc chacun sa colonne que je veux fermer la loge d'Écossais Vert.

R. Il frappe quatre fois.

 Ce que les surveillants répètent et la loge se ferme.

D.E.a S.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 18:17

Merci au BAF D. E. a S auteur de ce rituel


AVANT PROPOS

Pourquoi un nouveau Rituel ?

Je vais tenter de répondre à cette question, question que de nombreux Frères se poseront lors de la communication de ce « Nouveau Rituel ».Mes objectifs primordiaux étaient triples:

1° De proposer un Rituel  qui puisse réunir tout les Frères Maîtres Maçons de Rites ou d’Obédiences différentes aux seins d’une Loge de Recherche.

2° De ne pas imposer de doctrines ou préceptes d’une pratique de la Franc-Maçonnerie qui auraient pu heurter certains Frères.

3° Accorder à ceux qui désirent progresser et de faire progresser leurs Frères dans la Franc-Maçonnerie la liberté de s’exprimer sans contrainte structurelle ou dogmatique dans le plus pur esprit de la Maçonnerie.

 Le Rituel que vous trouverez ci-après, je l’ai élaboré d’après plusieurs Rituels notamment ceux de Jean-Baptiste WILLERMOZ.

 

 

DÉCORS DE LA LOGE

 

Sur l'autel, à l'entrée du V.M., on place un chandelier d'or à trois branches (Avant l'ouverture des Travaux, ce chandelier doit en fait être placé dans la pièce où le Vénérable Maître et les dignitaires s'habillent.), la Bible, ouverte au premier chapitre de l'Evangile de Saint Jean, tournée vers les Frères, le Compas et l'Équerre entrelacés (Le compas et l'équerre entrelacés ne doivent pas se trouver sur l'Évangile.), la Truelle, le Maillet et le Rituel du grade.

Si le chandelier se trouve encore à l'Orient, le Maître des Cérémonies va le chercher et l'apporte au Vénérable Maître.

Tout étant convenablement disposé pour commencer le travail, les deux Surveillants, qui sont entrés avec tous les membres de la Loge, se rendent, précédés du Frère Maître des Cérémonies, auprès du Vénérable Maître, tenant chacun l’épée à la main, vêtus et décorés maçonniquement; ils se font accompagner d'un Frère qui portera le chandelier à trois branches.

Le Maître des Cérémonies, annonce au Vénérable Maître que la Loge est assemblée, qu’elle attend sa présence et que tout est disposé pour commencer le travail.

Aussitôt, le Vénérable Maître en exercice et les Grands Officiers se mettent en marche pour entrer en Loge, selon leur rang respectif, ceux de rang inférieur marchant les premiers.

Ils sont précédés par le Maître des Cérémonies et les deux Surveillants; le Vénérable Maître termine la marche ayant, ainsi que tous les Frères qui se rendent avec lui, y compris le Frère Maître des Cérémonies, l’épée au côté et le chapeau sur la tête.

Le Vénérable Maître est précédé immédiatement du Frère portant le chandelier à trois branches, tout allumé. Lorsqu’ils entrent en Loge, tous les Frères sans exception sont debout à leur place, la tête découverte.

Les deux Surveillants prennent leur poste en entrant, le Maître des Cérémonies conduit les Dignitaires aux sièges qui leurs sont destinés et accompagne ensuite le Vénérable Maître jusqu’a l’Autel d’Orient, sur lequel le Frère préposé pose aussitôt le chandelier à trois branches ; tout cela doit se faire sans rapidité ni lenteur, mais avec ordre.

 

N.B.Le Tapis de Loge : aucun tapis n’est prévu dans ce rituel ! Il reste cependant à la discrétion de la R.L. ou à son V.M. de faire disposer, avant l’ouverture des travaux entre les colonnes un tapis

« OBLIGATOIREMENT AU GRADE DE MAÎTRE ».


OUVERTURE DE LA LOGE

 

 


V.M. frappe un coup de maillet  :
 Frère Maître des Cérémonies, tous ceux qui doivent m'aider à Ouvrir cette Loge sont ils placés et décorés des signes de leur pouvoir ?

S'il se trouve des places d'Officiers vacantes par l'absence des titulaires et des adjoints, le Maître des Cérémonies dira :

 

M.d.C.  Vénérable Maître, la place de …… n'est pas remplie.

Alors le Vénérable Maître nomme un Frère pour en remplir les fonctions car les Travaux ne doivent être ouverts que lorsque les neuf places d'Officiers sont occupées. Le Frère désigné va prendre la place et les bijoux de l'Officier auquel il va suppléer ; et toutes les places étant ainsi remplies, le Maître des Cérémonies dit :

 

M.d.C. :  Vénérable Maître, tous les Frères sont prêts pour l'ouverture des Travaux, ils attendent vos ordres.

Si les places des neuf Officiers sont remplies, soit par eux-mêmes, soit par leurs adjoints, le Maître des Cérémonies répond comme ci-dessus.

 

V.M. : frappe un coup de maillet Mes Frères, unissez-vous à moi pour ouvrir cette Loge.

Les Frères se mettent tous à l’ordre du grade de maitre.

 

V.M. : Frère Maître des Cérémonies, quelle est votre place dans la Loge ?

 

M.d.C. : À l’entrée de la Loge, V.M.

 

V.M. : Frère Maître des Cérémonies, quel est votre devoir ?

 

M.d.C. : Annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.


V.M. :
Frère Maître des Cérémonies, les trouvez-vous ainsi correctement rangés ?

 

M.d.C. : Je le crois, V.M.

 

V.M . : Frère Maître des Cérémonies, où est placé le 2ème Surveillant ?

 

M.d.C. : Au Midi, V.M.

 

V.M. : Frère 2ème Surveillant, qui représentez-vous ?

 

2ème S. : Booz, Prince du peuple sur le Mont Thabor.

 

V.M. :  Frère 2ème Surveillant, où est placé le 1er Surveillant ?

 

2ème S. : À l’Occident, V.M.

 

V.M. : Frère 1er Surveillant, qui représentez-vous ?

 

 1er S. : Jakin, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.

 

V.M. : 1er Surveillant, où est placé le Frère Orateur ?

 

1er S. : À la gauche du V.M.

 

V.M. : Frère Orateur, qui représentez-vous ?

 

F. Orateur : Hiram Abif , le Prince des Architectes.

 

V.M. : Frère Orateur, quel est votre devoir ?

   

F. Orateur : Établir les plans, tracer les dessins et aider le V.M. dans l’accomplissement de l’ouvrage.

 

V.M. : Frère Orateur, où se place le V.M . ?

 

F. Orateur : À l’Orient.

 

V.M . : Frère Orateur, qui représente-t-il ?

 

 F. Orateur : Le Roi Salomon.

 

V.M. : Avant de déclarer les Travaux ouverts, invoquons la protection du Grand Architecte de l’Univers sur toutes nos entreprises. Puissent nos Travaux ouverts ainsi dans l’ordre, se continuer dans la paix et se fermer dans la concorde. Qu’il en soit ainsi.

 

V.M. : Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge régulièrement ouverte.

 

V.M. : frappe un coup de maillet

 

 

 

V.M. : Prenez séance mes Frères, et je prescris au nom de l'Ordre le plus profond silence à tous les ouvriers

Tous les Frères cessent le Signe et prennent séance.

Le M.d.C. se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éclairer les Chandeliers. Avant de regagner sa place.

 

V.M. :  Frère Secrétaire, veuillez nous donner lecture de l'ordre du jour.

 

F. Secrétaire : L’Ordre du jour appelle le F. N ………. à nous proposer son travail sur le thème de …………… 

 

M.d.C. : Veuillez conduire le F. N……….. Entre les colonnes.

(Le lutrin doit se tenir à l’ordre au grade de Maître. Et ne doit commencer la lecture de sa planche que sur ordre du Vénérable Maître qui peut éventuellement l’autoriser à quitter cette position pour la lecture.)

À l’issue de la lecture de sont travail, le Vénérable Maître peut remercier le lutrin et commenter la planche proposée, et en suite autoriser la circulation de la parole sur les colonnes.


V.M. :
La parole circule sur les colonnes.

 

1er Surv. :  Vénérable Maître, le Bien-Aimé Frère N ……… de la colonne du Midi demande la permission de parler.       

 

2ème Surv. : Vénérable Maître, le Bien-Aimé Frère N ……… de la colonne du Nord demande la permission de parler.       

Les Dignitaires et les Officiers de l’Orient qui demandent la parole s’adressent directement au Vénérable Maître, sans aucune intervention intermédiaire.

 

V.M. :  Mon Frère, vous avez la parole.

 (Tout les Frères ne doivent s’adresser qu’au Vénérable Maître, et en aucun cas au lutrin.) Après la circulation de la parole, le Vénérable Maitre dit :

 

V.M. :  Frère Maître des Cérémonies, veuillez raccompagner le lutrin à sa place.

 

V.M. :  Prenez séance mon Frère.

 

V.M. : Un autre Frère à-t-il un travail à proposer sur ce thème ?

Si un Frère se propose pour présenter une planche, le V.M. demandera au M.d.C. de le conduire entre les colonnes. Dans le cas contraire, le V.M. :

 

V.M. : L’ordre du jour appelle à la fermeture des travaux


FERMETURE DE LA LOGE

 

V.M.: frappe un coup de maillet Mes Frères, unissez-vous à moi pour fermer cette Loge. Frère Maître des Cérémonies, quelle est votre place dans la Loge ?

Les Frères se mettent tous à l’ordre du grade de maitre.

 

M.d.C. : À l’entrée de la Loge, V.M.

 

V.M.: Frère Maître des Cérémonies, quel est votre devoir?

 

M.d.C.: C’est d’annoncer tous les Frères qui s’approchent et veiller à ce qu’ils soient correctement vêtus et rangés sous leurs étendards respectifs.

 

V.M.: Frère Maître des Cérémonies, les trouvez-vous ainsi correctement rangés?

 

M.d.C.: Je le crois, V.M.

 

V.M.: Frère Maître des Cérémonies, où est placé le 2ème Surveillant?

 

M.d.C.: Au Midi, V.M.

 

V.M.: Frère 2ème Surveillant, qui représentez-vous?


2ème S.:
Booz, Prince du peuple sur le Mont Thabor.

 

V.M.: Frère 2ème Surveillant, où est placé le 1er Surveillant ?

 

2ème S.:À l’Occident, V.M.

 

V.M.: Frère 1er Surveillant, qui représentez-vous?

 

1er S.: Jakin, le Grand Prêtre Assistant sur le Mont Sinaï.

 

V.M.: Frère 1er Surveillant,  où est placé le Frère Orateur?

 

1er S.: À la gauche du V.M.

 

V.M.: Frère Orateur, qui représentez-vous?

 

F.Ora : Hiram Abif, le Prince des Architectes.

 

V.M. : Frère Orateur, quel est votre devoir?

 

F.Ora : Établir les plans, tracer les dessins et aider le V.M. dans l’accomplissement de l’ouvrage.

 

 

V.M: Frère Orateur, où se place le V.M .?

 

F.Ora : À l’Orient.

 

V.M.:

Frère Orateur, qui représente-t-il?

 

F.Ora :

Le Roi Salomon.

 

V.M.: frappe un coup de maillet  À l’ordre, mes Frères.

Les Frères se mettent tous à l’ordre du grade de maitre. Puis, le V.M. s’adressant à tous…

 

V.M. : Mes Frères, avant de fermer cette Loge, formons la chaîne      d'Union Fraternelle et, tous ensemble, rendons hommage au     Grand Architecte de l’Univers l’humble et respectueuse reconnaissance que nous Lui devons pour les faveurs dont Il nous a déjà comblés Puisse-t-Il continuer de protéger notre Ordre en le cimentant et en le fortifiant de toutes les vertus morales et civiques. Qu’il en soit ainsi.

 

Le Vénérable Maître, découvert et déganté, descend et va se placer entre l'Autel et le tapis de la Loge ; dans le même temps les deux Surveillants vont aussi se placer vers le tapis, l'un auprès de l'autre à l'Occident, en face du Vénérable Maître ; alors, tous les Frères de l'Atelier viennent se ranger autour du tapis, également découverts et dégantés,

Le V.M. peut éventuellement dédier cette chaine d’union et après un moment de recueillement la chaîne est rompue par le V.M. sans secousses, et tous les Frères retournent à leurs places, dans le même ordre qu'ils les ont quittées. Ils se coiffent et se gantent.

  

V.M. : Mes Frères, au nom du Roi Salomon je déclare cette Loge fermée.

 

V.M. : frappe un coup de maillet

                  

  Tous les Frères cessent le signe.

 

Le M.d.C. se rend à l’Orient, à l’Occident et au Midi afin d’éteindre les Chandeliers.

Puis il revient à l’Orient pour dissocier les Trois Grandes Lumières.

 

V.M. : Je vous invite à un banquet frugal et fraternel venez y goûter, dans une société de Frères, les charmes de l'égalité.

 

Alors, le Vénérable Maître donne le salut à tous les Frères, qui le lui rendent par une profonde inclination. Le M.d.C. prépare ensuite son cortège pour la sortie du V.M.  L’on procède à une sortie protocolaire reproduisant l'introduction en sens inverse.

 

 

D.  E .a S.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 11:56
Pierre NOEL

1.Le demi-mensonge de Willermoz.


Le Convent, loin d'être le succès espéré, sonna le glas de la Stricte Observance. Les  loges allemandes rechignèrent à accepter la réforme de Lyon et, pour la plupart, soit  en revinrent à la maçonnerie anglaise soit se tournèrent vers d'autres horizons.

Là  n'est pas notre propos.

Les Français, par contre, voulurent achever le travail entamé. Dans la lettre célèbre  qu'il adressa à Charles de Hesse le 10 octobre 1810, Willermoz s'en explique en des  termes soigneusement choisis qui ne révélaient que ce qu'il voulait bien dire à son  lointain correspondant :  "Votre Altesse se rappelle sans doute que le temps que les députés au Convent  général pouvaient accorder pour la durée de cette assemblée étant insuffisant pour  perfectionner la multitude des travaux projetés, on s'occupa d'abord des plus  importantes ; on se borna ensuite à esquisser la réforme des grades symboliques et  des deux de l'Ordre Intérieur. L'esquisse des trois premiers considérés comme  suffisante pour satisfaire la première impatience des loges et des chapitres et leur  faire connaître le véritable esprit qui avait dirigé ce travail fut imprimé et distribué aux  députés. Une commission spéciale prise dans le sein de l'assemblée parmi les frères  d'Auvergne et de Bourgogne, connus pour les plus instruits, fut chargée d'en faire  plus à loisir la révision et la rédaction définitive avec la faculté de s'adjoindre à Lyon  et à Strasbourg les frères qu'ils jugeraient les plus capables de leur (sic) aider à  perfectionner ce grand et important travail. La rédaction définitive adoptée par les  trois provinces françaises et celle d'Italie fut présentée à l'Eminent Grand Maître  Général qui l'approuva en 1787. Dès lors, ils furent publiés dans les chapitres de  France". (in Steel-Maret, 1893, p.6).

Ce n'était là que demi-vérité. Selon le Recès, les grades bleus avaient été bel et bien  achevés à Wilhelmsbad, seuls restaient incomplets le quatrième et ceux de l'Ordre  Intérieur. Les chevaliers d'Auvergne et de Bourgogne n'avaient nulle part été  constitués en commission des rituels et Willermoz avait outrepassé le mandat reçu  en remaniant encore les grades bleus. Certes Brunswick avait entériné, en 1787, la  version que le lyonnais lui proposait mais jamais il n'eut connaissance de la rédaction  finale des degrés, achevée l'année suivante seulement.

La version officialisée par l'accord a posteriori du Grand Maître Général est déposée  aux archives municipales de Lyon. Intitulée "Rituel pour le régime de la francmaçonnerie  rectifiée adoptée au Convent général de l'Ordre à Wilhelmsbad en 1782"  (toutes les versions postérieures au Convent portent la mention "adoptée au Convent  général" !), elle porte en première page la précision suivante : "Originaux des grades  maçonniques pour les Archives du Directoire Général de Lyon en juillet  1784...utilisés de 1783 à 1788", mais 1788 est biffé et remplacé par 1785, date qui  est celle d'une révision dont nous reparlerons. Certifiés par Millanois, ils furent sans  doute utilisés jusqu'à cette date (Ms 5922, bibliothèque de la ville de Lyon).

Publiés récemment par l'I.M.R.E.T.(1987), ils ne s'éloignent guère de ceux adoptés à  Wilhelmsbad. Comme de juste, ils prévoient l'ajout de la religion chrétienne dans la  première question d'Ordre. Pour le reste la seule modification notable est le  déplacement du S.E. au N.E. du triple flambeau d'Orient au troisième grade.

Le 5 mai 1785, le Directoire d'Auvergne décida que le nom de l'apprenti serait  dorénavant Phaleg, suite aux révélations de l'"Agent Inconnu" [11]. Tubalcaïn étant  un ouvrier en métaux, son initiation ne pouvait être qu'"impure", l'apprenti devant être  dépouillé de ses métaux. Phaleg, descendant de Sem, béni par Noé, était "le  véritable instituteur de la maçonnerie et le premier qui ait tenu loge".


2. La dernière révision (1787-1788).


La rédaction finale fut achevée par Willermoz de novembre 1787 à avril 1788,  époque qui vit le séjour à Lyon de Louis -Claude de Saint-Martin. Est-ce le  "philosophe inconnu" qui lui inspira cette ultime révision? C'est possible, sinon  probable (je n'affirme rien). L'ancien secrétaire du "Grand Souverain" s'était toujours  tenu à l'écart de la maçonnerie templière, malgré une adhésion tardive et de principe,  et ses ouvrages montrent qu'il était resté très proche des enseignements de son  maître disparu. A-t'il réveillé chez son ami une flamme quelque peu négligée? Des  notes de Willermoz le suggèrent (Dachez et Désaguliers, 1990, pp.16-20). En tout  cas la dernière version des rituels bleus, envoyée en 1802 au vénérable maître  Achard de la loge de Marseille "la Triple Union" (Ms FM 418, B.N. Paris), témoigne  d'une imprégnation Coen jamais atteinte jusque là. Elle ne fut jamais, à ma  connaissance, soumise à l'approbation des supérieurs allemands de l'Ordre. Ces  rituels , utilisés de nos jours par les loges rectifiées de la Grande Loge Nationale  française, ne peuvent, en tout état de cause, être présentés comme conformes aux  décision de Wilhelmsbad. Ils s'en éloignent par trop d'innovations qui auraient bien  surpris les délégués au Convent.

Les instruments (équerre, niveau, perpendiculaire) complètent le tableau du premier  grade.

L'Introducteur accompagne le candidat durant ses voyages, avec le second  surveillant.

Le candidat rencontre au cours de ceux-ci les "éléments" (mieux vaudrait dire les  "essences spiritueuses") : le feu au Midi, l'eau au Nord, la terre à l'Occident.

Cette  péripétie, que ne connaissent ni le Rite Ecossais Philosophique ni le Rite français (  les épreuves-purifications y furent introduits à la même époque mais leur signification  y est toute différente), relève de la cosmologie de Martinez. Le caractère ternaire de  la Création est le reflet de la "Triple Puissance" qui gouverne le monde : la Pensée,  la Volonté et l'Action divine, représentées dans la loge par le triple chandelier  d'Orient. D'après Martinez, l'Univers a la forme d'un triangle dont la pointe regarde  l'occident, chaque angle étant occupé par un des trois éléments fondamentaux de la  matière :  Nord Sud  eau feu  Occident  terre  Au grade d'Apprenti de l'Ordre des Elu-Coens, les trois éléments sont ainsi disposés  autour du candidat, couché à même le sol, les pieds vers l'Orient, et enveloppé dans  trois tapis, noir, rouge et blanc, emblématiques desdits éléments (C.A. Thory, 1812,  pp. 246-247). Le rituel rectifié rappelle cette disposition et souligne que le candidat  parcourt les trois régions en lesquelles le monde est divisé.

Les emblèmes de la Justice (à l'Orient) et de la Clémence (à l'Occident), allusions à  la chute du premier homme et à la condition de sa "réintégration" en son état  primordial, son successivement présentés au récipiendaire lorsqu'il reçoit "le premier  rayon de lumière".

Au grade de compagnon furent introduits la "vertu" du grade (tempérance) et le rejet  de pièces de métal (fer, airain, argent) qui ponctue les trois voyages du récipiendaire,  usage sans précédent dans la franc-maçonnerie du XVIII° siècle. L'Instruction ajoute  qu'elles devraient être cinq, en conformité avec le nombre théorique de voyages dont  les deux derniers sont épargnés à l'impétrant.


« D :Qu'avez-vousappris dans les trois voyages que vous avez faits?  R : J'ai éprouvé les vices des métaux mais docile aux avis de mon guide, je les ai  jetés à mes pieds, hors de l 'enceinte du temple et j'ai obtenu des maximes  salutaires.

D : Quels étaient ces métaux?  R : Dans mon premier voyage, j'ai trouvé l'argent au Nord ; dans mon deuxième,  l'airain au Midi et, dans le troisième, le fer à l'Occident.

D : Pourquoi ne vous a-t'on pas fait éprouver l'or qui est le premier des métaux?  R : Parce que l'or étant à l'Orient, les apprentis et les compagnons ne pourraient le  découvrir.

D : Pourquoi ne vous a-t'on pas fait connaître les deux autres métaux?  R : Je ne sais, ayant été dispensé des deux derniers voyages."  Cette péripétie nouvelle était empruntée au grade de Maître élu, quatrième grade de  la hiérarchie coen qui en contenait onze (R.Dachez, 1981, pp. 189-191).


L'épreuve la  plus remarquable du rituel est un ensemble de cinq serments que doit prêter le  récipiendaire, aux quatre points cardinaux puis au centre du temple. Chacun se  termine par la formule "Abrenuncio" et le rejet d'une pièce de métal : de plomb à  l'Occident, de fer au Septentrion, de cuivre au Midi, d'or à l'Orient et d'argent au  centre. L'ordre des métaux diffère mais l'inspiration est bien reconnaissable.

Le troisième grade, inchangé dans l'ensemble, voit l'introduction de la vertu de  prudence qui complète l'énumération des vertus cardinales.


3. Le grade de maître écossais de Saint André.


Il ne fut achevé qu'en 1809 par Willermoz alors âgé se 79 ans et devenu bien seul :  "J'ai annoncé plus haut à Votre Altesse que le travail de rédaction presque fini du 4°  grade avait été forcément suspendu en 1789...Vingt années se sont écoulés en cet  état, mais l'année dernière après la grande maladie que j'essuyai me voyant rester  seul de tous ceux qui avaient participé à cet ouvrage, effrayé du danger que je  venais de courir et sentant vivement toutes les conséquences fâcheuses qui en  résulteraient si cette lacune dans le régime rectifié n'était pas rempli avant ma mort,  j'osai entreprendre de le faire" (in Steel-Maret, 1893, pp. 12-13)  Dans cette lettre adressée en 1810 à Charles de Hesse, le patriarche lyonnais  rappelait que le Convent n'avait arrêté que les bases du quatrième grade, avec le  tableau de la Nouvelle Jérusalem et la montagne de Sion surmontée de l'agneau  triomphant. Par contre, il s'abstint soigneusement d'ajouter que les "discours" et  l'"Instruction finale", entièrement de sa main, constituaient une introduction très  complète à la doctrine de Martinez et un excellent prélude aux enseignements de la  (Grande) Profession, que n'avaient jamais, et pour cause, prévus les députés au  Convent.. De fait ces textes étaient l'occasion d'expliciter enfin la filiation spirituelle  de l'ensemble de l'oeuvre.

Le grade lui-même ne s'écarte guère de l'ébauche de Wilhelmsbad. Le quatrième  tableau et son évocation de l'Apocalypse, la référence à saint André paraissent bien  appropriés à un grade de transition qui "figure le passage de l'Ancien au Nouveau  Testament". Rien là de bien neuf. Au-delà même de l'ébauche du Convent,  Willermoz n'avait qu'à puiser dans ses souvenirs : le dernier grade du chapitre des  chevaliers de l'aigle noir n'était-il pas, en 1761, la "chevalier de Saint André" (A.Joly,  1938, p.9). Quant à la Nouvelle Jérusalem, elle apparaissait au grade de "Sublime  Ecossais" (source probable du 19° degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté) qui  avait pour thème "une haute montagne où il y a une ville carrée qui a douze portes"  (lettre de Meunier de Précourt, 1761, in Steel-Maret, 1893, p.75). Ces  développements permettaient à Willermoz d'affirmer "L'Ordre est chrétien, il doit l'être  et ne peut admettre dans son sein que des chrétiens ou des hommes libres disposés  à le devenir de bonne foi".

L'instruction était aussi l'occasion de définitions dont le style et la conception  semblent empruntées aux catéchismes en usage dans le diocèse de Lyon à l'époque  (J.Granger, 1978, in "La Franc-maçonnerie chrétienne et templière des Prieurés  Ecossais Rectifiés", 1982). Ainsi en va-t-il des Juifs exclus "religieusement" du Rite,  de la fraternité limitée aux seuls maçons chrétiens, de l'Ancienne Loi considérée  comme "abolie". Toutes, notons-le, furent introduites tardivement (les rédactions  antérieures les ignoraient) alors que s'affirmait le messagemartinéziste. .Le patronage de Saint André permit aussi l'achèvement de la médaille du grade.Jusque là, elle n'avait qu'une face avec le double triangle et l'initiale du nom d'Hiram,  comme le montre la médaille de maître écossais de Willermoz conservée à la  bibliothèque municipale de Lyon. Depuis la révision finale, elle présente à son revers  le martyre de l'apôtre sur la croix "en sautoir" qui porte son nom.

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 11:48
Pierre NOEL

1. La Réforme de Lyon.

Il se tint à Lyon du 25 novembre au 10 décembre 1778, en présence des délégués  des Provinces d'Auvergne et de Bourgogne, ceux d'Occitanie n'ayant pas jugé bon  de s'y présenter. Il y fut surtout question des hauts-grades et de l'organisation  administrative du Rite.

Le titre "Chevalier bienfaisant de la Cité Sainte" remplaça celui de "Chevalier  templier". Cette décision, imposée par Türckeim et Willermoz, n'était pas anodine.

Certes la prudence voulait que toute référence à un Ordre condamné par les  prédécesseurs du roi régnant et du pontife romain, condamnation jamais révoquée,  soit, au mieux, camouflée sous une appellation moins compromettante, mais là  n'était pas la raison profonde de cette mesure. Willermoz et ses amis étaient  convaincus que la source des connaissances maçonniques et l'origine de l'initiation  étaient bien antérieures à l'Ordre médiéval, lequel n'avait été que le détenteur  ponctuel et transitoire d'une tradition immémoriale. Les délégués se rallièrent sans  peine à cette décision dès la première séance du Convent, même si certains ne le  firent qu'avec une réticence inavouée (ce fut notamment le cas de Beyerlé, Préfet de  Lorraine et futur adversaire de Willermoz).

La "matricule" (c'est à dire l'organisation territoriale du Régime) des Provinces,  Prieurés et Commanderies de l'Ordre Intérieur fut adoptée dans un grand élan  d'optimisme, sans trop tenir compte des effectifs à vrai dire squelettiques du  système. Le "CodeGénéral del'Ordredes Chevaliers bienfaisants de la Cité sainte" fut  adopté ainsi qu'une "Règle des chevaliers", aujourd'hui perdue. Les rituels de l'Ordre  Intérieur, préparés par Türckeim, furent approuvés. A l'inverse des rituels allemands,  ils supprimaient les différences basées sur la naissance et admettaient à la  "chevalerie" les bourgeois et roturiers pourvu qu'ils puissent faire état de revenus  substantiels et d'une situation "honnête" dans la société civile. Les "frères à talents"  étaient cependant tolérés, comme dans les loges bleues, à condition que leur  présence soit un véritable bénéfice pour l'Ordre.

Les grades symboliques ne furent pas oubliés pour autant. Un "Code maçonnique  des loges réunies et rectifiées de France" fut approuvé et les nouveaux rituels,  rédigés par Willermoz, ratifiés au cours des 11° et 12° séances (E.Mazet, 1985).

Plusieurs copies de ces rituels sont conservées, dont l'une fait partie du fonds Kloss  de la Bibliothèque du Grand Orient des Pays-Bas (catalogue VII-h-4). Ce qui suit est  basé sur cette copie primitivement destinée au Directoire de Bourgogne et certifiée  par son chancelier, Rudolph Salzmann.


2.Les grades symboliques du Convent des Gaules.


Le tableau de la loge d'apprenti est divisé en deux parties : l'une à l'occident figure le  porche, l'autre à l'orient figure le temple. Elles sont séparées par une balustrade  placée au-dessus d'un escalier à sept marches. Il conduit au pavé mosaïque, situé  en face de la porte d'entrée du temple, qui est fermée, entourée des deux colonnes J  et B. Aux quatre points cardinaux sont placées quatre portes dont celle d'orient, qui  mène au sanctuaire, est elle-aussi fermée. En haut du tableau sont dessinés le soleil,  la lune et l'étoile flamboyant laquelle contient en son milieu la lettre G.

"Autour de ce tableau, qui figure l'enceinte intérieure du temple, est tracé à la craie, à  quelques pouces de distance, un quarré long dans la même forme qui figure la  seconde enceinte ou le second parvis. A égale distance de celle-là, il en sera tracé  un autre qui figure la troisième enceinte ou le parvis extérieur dans lequel voyage  l'apprenti. On supprime ce dernier pour les voyages du compagnon et tous deux pour  ceux du maître".

La loge d'apprenti est éclairée par "trois flambeaux dont deux seront devant les FF. surveillants et l'autre à l'Orient du côté du Midi". L'innovation mérite d'être soulignée.

C'est en effet la disposition typiquement "écossaise" des flambeaux d'angle,  commune au "Rite Ecossais Ancien et Accepté" et au Rite Moderne Belge. Elle  semble être apparue en Avignon, vers 1776, dans la loge "Saint-Jean de la vertu  persécutée", loge-mère de la loge parisienne "Saint-Jean du contrat social" qui sera  le berceau du Rite Ecossais Philosophique (cf. R.Désaguliers, 1983). Il ne peut s'agir  d'une simple coïncidence. La proximité dans le temps et l'espace suggère qu'il y eut  influence réciproque. Ajoutons cependant que cette disposition des flambeaux était  déjà celle de la divulgation française de 1747, "Les Francs-maçons écrasés...", texte  énigmatique dont on ne sait trop ce qu'il faut penser mais qui suggère en tout cas  que l'idée était dans l'air depuis quelque temps déjà. J'ai déjà eu l'occasion d'insister  sur le glissement de sens induit par ce déplacement qui confond autour du tableau  les colonnes et les lumières de la loge, je n'y reviendrai pas (cf. G.Verval, 1987,  pp.11-24 ; P.Noël, 1993, pp.61-63).

L'ouverture de la loge d'apprenti se fait par la récitation de répliques de l'instruction et  ne diffère guère de celle pratiquée au Rite Français. Le vénérable tient son épée de  la main gauche, pointe en haut, tandis que les assistants tiennent la leur pointe en  bas. Soulignons l'absence de prière.

Le candidat, dans la chambre de préparation, découvre trois questions "d'ordre" :  Croyez-vous à un seul Dieu, créateur de l'univers, à l'immortalité de l'âme et à la  nécessité des devoirs qui en résultent?  Quelles sont vos idées sur la vertu...?  De quelle manière pensez-vous que l'homme puisse se rendre le plus utile à ses  semblables?  Le préparateur, après l'avoir entretenu sur ces question, l'examine sur l'opinion qu'il  se fait de la maçonnerie avant de souligner que son but est "la vertu, l'amitié et la  bienfaisance".

Introduit dans la loge, le récipiendaire déclare "sa religion et son état civil", sans qu'il  lui soit demandé son nom de baptême. Les voyages, effectués dans l'"enceinte"  décrite plus haut sont ponctués de coups de tonnerre et des trois maximes  aujourd'hui classiques :  L'homme est l'image immortelle de la divinité...

Celui qui rougit de la religion...

Le maçon dont le coeur ne s'ouvre pas..."  Le candidat monte ensuite "de l'Occident à l'Orient à côté du tableau par le Nord, à  pas libres jusque devant la table du Vénérable Maître". Le serment, pris sur l'évangile  de Saint Jean, est l'occasion de la question suivante:  "Ce livre sur lequel votre main est posée est l'évangile de Saint Jean. Y croyezvous? Si vous n'y croyez pas, quel confiance pouvons nous avoir en votre  engagement?"  En dépit de cette exhortation, le serment ne contient aucune clause de fidélité à la  religion chrétienne. Les châtiments physiques sont omis, omission qui traduit sans  doute le souci d'hommes parfaitement honorables de n'être pas accusés de crimes  imaginaires. C'est le même souci qui poussera le Grand Orient de France à  supprimer les pénalités en 1858, exemple que suivra la Grande Loge Unie  d'Angleterre en 1985 seulement.

La réception se termine par une courte explication du cérémonial et du tableau,  simple ébauche de l'instruction actuelle. Elle ne contient aucune allusion à la  progression cherchant-persévérant-souffrant qui sera introduite à Wilhelmsbad.

Enfin  les secrets sont ceux de la maçonnerie classique du temps, les mots de passe  devenant le "nom" de l'apprenti, du compagnon et du maître.

Au 2° grade le candidat, les yeux bandés et dépouillé d'une partie seulement de ses  métaux, fait cinq voyages "mystérieux" et entend deux maximes, après les 3° et 5°  tours ("L'insensé voyage toute sa vie...L'homme est bon..."). Il est ensuite conduit  devant un miroir caché par un rideau. Après que le vénérable l'a incité à rentrer en  lui-même pour y passer en revue ses erreurs et ses préjugés, le bandeau lui est  enlevé et il contemple son visage "dans le miroir éclairé par un réverbère". Il gravit  ensuite les cinq marches du grade "qu'il demande" avant de les redescendre et de  gagner l'orient par la marche des compagnons (cinq pas en équerre en partant du  pied droit du côté du midi). Le mot du grade est B.... Par contre le "nom" du  compagnon est devenu Gi... sans qu'on sache pourquoi il remplace l'habituel Schi....

Au 3° grade apparaissent le mausolée d'occident et une tête de mort à l'orient.

"A l'Occident sera placé sur le mur ou en relief un mausolé (sic), consistant en une  urne sépulchrale posée sur une base triangulaire et à trois faces. Dans chaque  triangle il y aura trois boules dans les trois angles. Au-dessus du triangle une tête de  mort repose sur des ossements. De l'urne sortira une vapeur enflammée avec  l'inscription "deponit Aliena ascendit Unus", au-dessous, dans le triangle, on lira ces  mots "Tria formant, Novena dissolvunt".

Les neuf flambeaux d'angle, disposés comme au grade d'apprenti, ne sont allumés  que lorsque le candidat est couché dans le cercueil. Introduit à reculons, il découvre  le mausolée avant d'entamer neuf voyages, "réduits à trois", au cours desquels il  écoute trois maximes dont existent plusieurs versions. Il gagne ensuite l'orient par  sept pas, suivis des trois pas du maître. La légende d'Hiram est lue avant le  simulacre du meurtre. Elle est conforme au canon français et l'ancien mot J... est  donné in extenso. Le mot substitué, M...B..., est celui en usage dans la maçonnerie  anglaise dite des "Modernes", le "nom" du maître est Gabaon.

Au grade de maître écossais seize lumières supplémentaires viennent s'ajouter aux  quatre flambeaux d'angle et aux lumières du vénérable, ici appelé député-maître, et  des surveillants (soit vingt-cinq en tout) tandis qu'apparaissent le double triangle et la  lettre H, disposés au mur d'Orient. Le rituel prévoit deux tableaux dont le premier est  en deux parties : le temple en ruines à l'occident, le temple réédifié par Zorobabel à  l'orient. Le deuxième tableau montre la résurrection d'Hiram entouré non plus de  quatre animaux mais du nom des vertus dont ils étaient l'emblème (Bienfaisance,  Prudence, religion et discrétion). La réception, considérablement étoffée, ne diffère  guère de celle en usage de nos jours. L'introducteur présente au candidat les mêmes  questions d'ordre qu'aux grades précédents et l'invite à y répondre  "catégoriquement" avant de lui lier les poignets au moyen d'"une chaîne en fer blanc  dont les anneaux sont de forme triangulaire". Introduit "en maître" dans la loge,  l'impétrant écoute un premier discours relatant la destruction du temple avant de  gagner l'Orient par sept pas, le premier le conduit à la porte d'occident du tableau,  les trois suivants à la porte d'Orient par-dessus le tableau, les trois derniers "en  équerre" jusqu'à l'autel. Après l'Obligation, il est reçu "Maître libre écossais" et reçoit  l'épée et la truelle. Ainsi armé, il oeuvre à la réédification du temple, relève l'autel des  parfums et découvre la lame d'or "qui contient le mot sacré qui était perdu". Un  deuxième discours lui retrace la geste de Zorobabel et les circonstances de la  construction du second temple, image bien imparfaite du premier. Enfin investi de  l'habit du grade, blanc doublé de vert et bordé de rouge, du cordon vert "mélangé de  rouge" et du bijou (à une face seulement), il entend le troisième et dernier discours,  imprégné de martinézisme à peine voilé, qui compare les "révolutions" du temple de  Jérusalem, "ce grand type de la maçonnerie", aux états successifs de la destinée  humaine (la gloire de son premier état, la déchéance qui suit la faute, la réintégration  promise aux élus). Celle-ci est annoncée par la résurrection d'Hiram "sortant à demi  du tombeau". Enfin le symbole du grade, un lion jouant avec des instruments de  mathématiques sous un ciel orageux, et la devise "Meliora praesumo", à la première  personne cette fois, lui laissent entendre l'existence d'une étape ultérieure dont les  "symboles" seront absents. Les secrets sont ceux de la Stricte Observance mais le  signe se donne cette fois "au front".

Ainsi furent unis en une synthèse harmonieuse les thèmes de Zorobabel, de la  reconstruction du Temple et de la découverte de la parole "innominable" (empruntés  aux chevalier d'Orient et aux divers "écossais" français) à celui de la résurrection  d'Hiram entouré des quatre animaux emblématiques des "vertus" maçonniques  (propre à l'écossais vert allemand). Willermoz s'en expliqua plus tard dans une lettre  à Charles de Hesse :  "On jugea aussi qu'il conviendrait de conserver sans le quatrième grade les  principaux traits caractéristiques de la maçonnerie française pour servir de pont de  rapprochement avec elle" (lettre à Charles de Hesse du 12 octobre 1781, in Van  Rijnberck, 1935, pp. 166-168)

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Published by Thomas Dalet - dans Histoire du RER
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