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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 18:02
Quand on lit cette prière extraite d'un des plus beaux et plus recherché haut grade de la Franc-Maçonnerie (Royal Order of Scotland), il est difficile de penser que notre Ordre n'a pas de sources catholiques..

« Père Puissant et Eternel, nous Te remercions d’avoir envoyé au monde Ton cher Fils Qui, après nous avoir montré un exemple clair et glorieux à Suivre et après avoir souffert sur la Croix de nos Péchés, s’est levé au troisième jour de sa tombe triomphalement pour notre justification, et est monté au Ciel, détruisant ainsi la mort et nous restaurant à la vie éternelle. Sois Miséricordieux envers ce Candidat et accorde lui qu’il Te serve afin de recevoir dans le futur une couronne de joie.
Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, Un Dieu, gloire, honneur et puissance à Toi, maintenant, à l’avenir et pour toujours. »

A rapprocher du texte de la Messe : "A Toi la puissance et la Gloire pour les siècles des siècles..Amen"

Comme d'habitude, je ne vais pas me faire que des amis!!

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Published by Thomas Dalet - dans Rites et rituels
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:43

Par Francis DELON

Une abondante littérature a été écrite sur Ahiman Rezon de Laurence DERMOTT, mais les détails des expressions hébraïques qu’il utilisa n’ont pas été suffisamment prises en considération.
Laurence DERMOTT (1720-1791)
Laurence DERMOTT fut initié en 1740, à l’âge de 20 ans, dans la Loge n°26 (Constitution Irlandaise) à Dublin. Il fut exalté à l’Arc Royal comme le note le registre de l’Arc Royal des Anciens, en accolant la mention suivante à son nom : n°26, Dublin, 1746.
Quelque temps plus tard, il partit pour Londres. On raconte qu’en 1748 il fut employé comme peintre, travaillant habituellement douze heures par jour. Un peu plus tard, il aurait été marchand de vin et dut connaître un succès raisonnable car il offrit un trône au Grand Maître, d’un coût de 34 livres. Avec ses droits perçus sur Ahiman Rezon, Il participa aussi à une œuvre de charité de la Grande Loge des Anciens.
Selon le Bibliothécaire de la Grande Loge d’Irlande, il n’existe aucun portrait connu de DERMOTT.
La Grande Loge des Anciens est généralement considérée pour avoir été fondée en 1751. Son premier Grand Secrétaire, MORGAN, resta seulement en fonction une année. En 1752, DERMOTT postula avec succès à cette charge, ayant défait au moins un autre postulant. Dès le début, il s’identifia, d’un manière sans précédent, avec les affaires de sa « Grande Loge ». C’était une personne zélée, efficace, honnête, probablement pas facile à vivre et un adversaire féroce et peut-être même acariâtre.

Les connaissances de DERMOTT en Hébreu
On sait peu de choses sur l’éducation de DERMOTT et ses connaissances dans des matières telles que le Latin, le Grec et l’Hébreu furent probablement celles d’un autodidacte, comme le mentionne l’historien CHETWODE CRAWLEY : L. DERMOTT avait seulement des notions de latin et d’hébreu.
Le Révérend Morris ROSENBAUM a répertorié la liste des Juifs Francs- Maçons du XVIIIème siècle. Ainsi, à l’année 1760, on trouve un certain Isaac BELISARIO, maître d’école. S’il a connu DERMOTT, il est probable qu’il l’ait aidé en Hébreu, mais aucune preuve ne permet d’étayer cette hypothèse.

Les Constitutions de la Grande Loge des Anciens
La Grande Loge des Anciens fut fondée en 1751 sous le titre distinctif de « La très Honorable Société des Maçons Francs et Acceptés selon les Anciennes Constitutions ».
A la différence de la Première Grande Loge et des Grandes Loges d’Ecosse et d’Irlande, les Anciens dénommèrent d’un titre inhabituel leur « Livre des Constitutions » : Ahiman Rezon, ou Aide à un Frère. Il fut compilé par DERMOTT, leur Grand Secrétaire. La première édition fut publiée en 1756 après qu’il eut lancé une souscription dans une annonce parue le 16 novembre 1754, où il indiquait que son livre serait essentiellement un recueil d’extraits d’ouvrages d’autres auteurs tels que ANDERSON, DESAGULIERS, PENNELL et SPRATT.
L’ouvrage eut un impact considérable car, entre 1756 et 1838, il connut pas moins de 44 éditions : 9 en Angleterre, 21 en Irlande et 14 en Amérique.

L’origine du nom « Ahiman Rezon »
Le Frère ROSENBAUM, dans son article Ahiman Rezon le Fidèle Frère Secrétaire publié dans les AQC 23 en 1910, signale que DERMOTT utilisa fréquemment la très populaire Bible de Genève, la reprenant mot à mot chaque fois qu’il citait un texte biblique. Cette traduction contient en outre ... un Index particulier des Noms et Mots Hébreux, Chaldéens, Grecs et Latins cités dans la Bible ..... Cette liste alphabétique ne dépasse pas 7 pages dans l’édition originale de 1560, mais celle de 1589 est accompagnée d’un index de pas moins de 63 pages, recensant tous les noms propres cités dans la Bible, avec leurs significations et les chapitres et les vers où ils apparaissent.
Le titre, hors du commun, de DERMOTT a donné lieu à quelques amusantes contrefaçons telles que « A. Himan Rezon », « Highman Rezon », et « Iman’s Reasons ».

La signification de Ahiman
La signification donnée est : Frère instructeur (préparateur ?) (prepared, trained brother), Frère de la main droite ou mon Frère est un don.
Ahiman était, avec Shallum, Akkub et Talmon, le quatrième des portiers (gardiens du seuil de la Tente) cités dans le Premier Livre des Chroniques (9, 17).
Le Frère ROSENBAUM considère que lorsque DERMOTT décida de l’explication « Frère de la main droite », il se réfère spécifiquement au verset 18 du Psaume 80 Prière pour la restauration d’Israël : ... Ta main sur l’homme de ta droite, où le même terme est utilisé. Le mot hébreu pour « droit » est Yamin, qui est apparenté à Emunah signifiant « Foi » et à Amen (Ainsi soit- il).
L’option par ROSENBAUM de Frère loyal est donc parfaitement plausible.

La signification de Rezon
DERMOTT ne nous donne même pas un soupçon d’explication.
En fait, Rezon est un personnage biblique mentionné dans le Premier Livre des Rois (11, 23). ... A Salomon, Dieu sucita aussi comme adversaire Rezon, fils d’Elyada. Il avait fui de chez son maître Hadadézer, Roi de Golan.
C’était un puissant adversaire contemporain du Roi Salomon. Il n’existe aucun lien apparent entre lui et un des quatre portiers. Le mot est fondé sur la racine hébraïque signifiant « secret ». ROSENBAUM se réfère à l’index de la Bible de Genève qui donne les définitions suivantes : « petit », « caché », secret », « secrétaire », « privé ».
Le mot hébreu pour « secret » est Raz, se prononçant comme l’Anglais « jazz ». Quelquefois, le mot Rezon est donné sous la forme Retzon. Dans ce cas, une consonne hébraïque différente, pas très dissemblable en son, a été utilisée, donnant un mot avec une signification différente. Le sens de Retzon est « volonté ». Des tentatives ont été faites pour combiner « volonté » avec « Ahiman », parvenant ainsi à cette locution : « La volonté d’un Frère prêt », mais cette hypothèse n’est guère convaincante.
En fait, l’utilisation par DERMOTT du mot Rezon, par un hasard heureux ou après un examen scrupuleux de la Bible de Genève, servit admirablement ses objectifs car l’expression Ahiman Rezon peut se traduire, selon ROSENBAUM, par Le Fidèle Frère Secrétaire (Faithful Brother Secretary). Cette interprétation met bien en valeur le sujet de DERMOTT, l’excellence de la discrétion qui apparaît sur la page de titre d’Ahiman Rezon.

La Guématrie
ROSENBAUM avance également comme hypothèse que DERMOTT apprit, auprès d’amis juifs érudits, les rudiments de la méthode de la Guématrie, ce système connu des anciens Babyloniens et Grecs, consistant à attribuer à chaque consonne une correspondance numérique. Un certain d’auteurs juifs du Moye- Age prirent d’ailleurs l’habitude de choisir le titre de leur livre de manière que leur total numérique corresponde à celui de leur nom.
Dans le cas d’Ahiman Rezon, le total est de 372 tandis que celui de DERMOTT, mentionné en Hébreu dans son registre des procès- verbaux des années 1752-1760, est 371, une différence véritablement insignifiante. Toutefois, ROSENBAUM ne considère pas cette explication valable.

Les Gardiens de la Porte
Dans son introduction à Ahiman Rezon, DERMOTT se réfère à un songe au cours duquel il rencontra les quatre portiers du Temple (les Gardiens de la Porte).
Leurs noms étaient : Shallum (le Chef), AkKub, Talmon et Ahiman. Ils mentionnés dans cet ordre dans le Premier Livre des Chroniques (9/17). La signification de ces quatre noms est précisée par la Bible de Genève. Celle d’Ahiman ayant déjà été donnée, les trois autres sont les suivantes :
- Shallum : pacifique, parfait, adepte de la paix ;
- Akkub : domination ;
- Talmon : cadeau de la rosée, à peine prêt.
On ignore toutefois si DERMOTT prit connaissance de la mention de ces Gardiens des Portes en lisant directement les Chroniques ou en consultant simplement l’index de la Bible de Genève.
On peut simplement noter qu’il fit un usage ingénieux de cette histoire, puisqu’il fit dire à Ahiman dans son rêve : ... à partir du jour de la consécration du Saint- Temple jusqu’à l’époque actuelle, je n’ai jamais vu une histoire de la Maçonnerie ... Ainsi, il écartait la possibilité d’avoir à compiler une histoire, comme par exemple l’avait fait ANDERSON, inspirée sans doute des traditions des « Old Charges » des Guildes du Métier.
Dans l’Histoire Sainte, Ahiman est le quatrième et dernier des portiers, tandis qu’à la page XI de son introduction, Le rédacteur au lecteur, DERMOTT le range à la seconde place, reconnaissant tout de même la primauté de Shallum, comme il est mentionné dans les Chroniques. Puis, il en vient à en faire le porte- parole des quatre, en lui attribuant, à travers son rêve, une parfaite connaissance de la langue anglaise.
La raison de cette préférence donnée à Ahiman se trouve dans la Bible de Genève. Elle indique, dans ses Concordances, que le mot hébreu « Ach » signifie « Frère ». On a recensé 26 mots composés comprenant cette syllabe. DERMOTT les a probablement bien examinés et, comme dans les noms des quatre portiers, seul Ahiman comportait cette syllabe, il fut finalement choisi.

Les prières maçonniques
ANDERSON considérait que la Franc- Maçonnerie devait être : ... le centre d’union et le moyen de faire naître une amitié fidèle parmi des personnes qui auraient pu rester perpétuellement à distance ...
Le concept maçonnique d’un Dieu universel conduit tout à fait naturellement à l’usage de prières dans les rituels maçonniques. Selon les termes de William PRESTON, ... c’était une preuve appropriée de gratitude. Les « Old Charges » des anciennes confréries de bâtisseurs opératifs indiquaient que leur travail commençait par une invocation trinitaire.
Nous savons, par les Illustrations of Masonry de PRESTON (1772) que la Première Grande Loge utilisait des prières lors des cérémonies d’ouverture, d’initiation et de fermeture.

Prière en usage à l’ouverture des Travaux
 « Puisse la faveur du Ciel s’étendre sur cette heureuse assemblée ; puisse-t-elle commencer, se dérouler et finir dans l’ordre, l’harmonie et l’amour fraternel. Amen. »
Prière en usage à la fermeture des Travaux
 « Puisse la Bénédiction du Ciel être sur nous et tous les Maçons réguliers ; pour nous embellir et nous unir avec chaque vertu morale et sociale. Amen. »
Prière en usage lors de l’Initiation d’un candidat
 « Accorde  moi ton aide, Père Tout- Puissant et Suprême Gouverneur du Monde, à cette assemblée ; et fais que ce candidat à la Maçonnerie puisse dédier et dévouer sa vie à ton service et devenir ainsi pour nous un authentique et fidèle Frère. Revêts- le de la compétence de ta divine Sagesse, que par les secrets de cet art, il soit encore davantage capable de dévoiler les mystères de l’Impiété en ton Saint- Nom. Amen. »
Les divulgations du XVIIIème siècle apportent des indications précieuses sur le rituel maçonnique et donnent des explications plausibles sur l’usage ou le non- usage des prières. Par exemple, si La Maçonnerie disséquée de PRITCHARD (1730) n’en comprend aucune, Les Trois Coups Distincts (1760) et Jackin et Boaz (1762) contiennent une prière chrétienne pour la réception d’un nouveau Frère. D’ailleurs, une des accusations des « Anciens » à l’encontre des « Modernes » portait justement sur l’omission, par ceux- ci- des prières ou leur limitation au premier degré.

La Règle d’or de Michée
Dans son introduction à Ahiman Rezon, DERMOTT affirme que son livre était destiné à .... montrer à la partie du Monde dans l’erreur, que les vrais Principes de la Franc- Maçonnerie sont d’aimer la Miséricorde, de faire Justice, et de se tenir humblement devant Dieu.
Il attire l’attention sur un passage (Chap. 6/8) du Livre prophétique de Michée, auquel on donne fréquemment le nom de Règle d’or de Michée.
 « On t’a fait savoir,
homme, ce qui est bien,
ce que Yahvé réclame de toi :
rien d’autre que d’accomplir la justice,
d’aimer la bonté
et de marcher humblement
avec ton Dieu »
Bien que Ahiman Rezon ne comporte pas de prière fondée sur ces assertions à vocation fortement universaliste, il existe, en effet, de telles prières en usage dans la Franc- Maçonnerie comme celle mentionnée par Wellins CALCOTT dans A Candid Disquisition (1769).

Prière en usage lors de l’admission d’un Frère
 « O Dieu très glorieux et éternel, qui êtes l’architecte en chef de l’univers créé ! Exauce nous ; tes serviteurs qui sont déjà entrés dans cette très noble, ancienne et honorable fraternité, que nous puissions être solides et prudents, et toujours avoir le souvenir de ces choses sacrées et saintes que nous avons reçues, et faire notre possible pour instruire et former les autres dans le secret, afin que rien ne puisse être illégalement obtenu ; et que cette personne qui doit maintenant être reçue Maçon, puisse être un digne membre, et puisse-t-il, comme nous, vivre comme des hommes, envisageant la grande fin pour laquelle ta bonté nous a créés ; O Dieu, donne nous de la sagesse pour venir à bout de toutes choses, de la force pour supporter toutes les difficultés, et de la beauté pour orner ces demeures célestes où ton honneur se tient, et accorde, O Seigneur, que nous puissions vivre ensemble dans l’amour fraternel et la charité, et dans toutes nos relations dans le monde, faire justice à tous les hommes, aimer la charité et cheminer humblement avec toi, notre Dieu ; et enfin, puisse un merveilleux accueil nous être réservé dans ton royaume, O Grand Jehovah. Maintenant à toi, le roi éternel, immortel, invisible, le seul vrai Dieu, être le royaume, le pouvoir et la gloire à jamais. Amen.
La même prière se trouve dans The History of Masonry or the Free Masons Pocket Companion (3ème edition, Edinburgh, 1772) variant seulement par l’emploi du pluriel dans l’expression “ces personnes”.
Un commentaire sur Le Livre de Michée extrait du Pentateuque mentionne que le prophète s’adresse à toute l’humanité en insistant sur l’universalité. Développant cette idée, il met l’accent sur le fait que l’amour de la miséricorde est une des obligations de l’homme envers son créateur et que l’amour de la justice est une des obligations de l’homme envers ses frères. Les premiers devoirs correspondent aux cinq premiers commandements et les derniers aux cinq suivants. Se tenir humblement devant Dieu consiste à faire preuve de la pureté et de l’humilité conduisant à une vie vertueuse, afin de réaliser les desseins de la miséricorde et de la justice.
DERMOTT devait certainement apprécier les enseignements de Michée et il est tout à fait remarquable que dans ses deux prières universelles, il ne fasse aucune allusion à ce texte bien connu du Prophète. »

Les quatre prières dans Ahiman Rezon
Elles sont spécifiquement chrétiennes. D’ailleurs PENNELL, dans son commentaire sur son Livre irlandais des Constitutions (1730), ne voit rien d’incongru dans le fait d’insérer une forme de prière nettement chrétienne.
En effet, de telles prières se trouvaient dans les Constitutions Irlandaises pour les trois premiers grades et étaient constamment utilisées, principalement dans les loges de l’Irlande intérieure, jusqu’à très récemment, sauf si elles risquaient d’offenser un Frère présent.
DERMOTT a donc fait une contribution importante en élaborant des prières susceptibles d’être utilisées par les Juifs et les Chrétiens.
La Première Grande Loge n’était pas intéressée par une telle idée et ce fut le Duc de SUSSEX, après l’Union de 1813, qui se vit chargé de mettre au point des prières acceptables par tous.

Première prière. Prière dite à l’ouverture des travaux par les Francs- Maçons de confession juive
 « O Seigneur, excellent es-Tu dans Ta vérité, et rien n’est grand en comparaison avec Toi ; à Toi la Louange pour toutes les Œuvres de tes Mains, à jamais.
Illumine nous, nous t’en supplions, de la vraie Science de la Maçonnerie ; Par la Douleur d’Adam, le premier homme créé ; Par le Sang d’Abel le Saint ; Par la Justice de Seth, en qui tu t’es complu, et par l’Alliance de Noé, dans le Bâtiment de qui il t’a plu de sauver la Semence de tes biens- aimés, ne nous compte pas au nombre de ceux qui méconnaissent tes Commandements et les divins Mystères de la secrète Cabale.
Mais accorde, nous t’en supplions, à Celui qui dirige cette Loge, d’être revêtu de Science et de Sagesse, afin de nous instruire et nous expliquer ses Mystères secrets, comme notre Saint Frère Moïse fit (en sa Loge) à Aaron, à Eleazar et Ithamar (les fils d’Aaron) et aux soixante dix Anciens d’Israël.
Et accorde nous de comprendre, apprendre et observer tous les Commandements et Décrets du Seigneur et conserver son saint Mystère pur et sans tache jusqu’à la fin de notre vie. Amen Seigneur. »
Tandis que la page de garde d’Ahiman Rezon mentionne Loges Juives et Chrétiennes, l’intitulé se limite à la première catégorie. Or, en Franc- Maçonnerie, il n’y a jamais eu de loges juives. Ceci peut signifier qu’une loge comprenant un nombre significatif de Frères israélites peut préciser, dans ses statuts, que les menus, lors des agapes, doivent être en accord avec la diététique juive et qu’il ne doit pas y avoir de tenues lors des fêtes religieuses. D’ailleurs, le nombre total de Juifs Francs- Maçons, pendant cette partie du 18ème siècle, resta insignifiant. En 1759, trois ans après la publication d’Ahiman Rezon, la Lebeck’s Head Lodge n°246 constitua un atelier à majorité israélite. Mais, il est difficilement concevable que DERMOTT ait anticipé de telles loges quand il rédigea son livre. Peut- être avait-il en tête qu’un Frère de confession juive puisse, lors de l’ouverture des travaux, se dire à lui- même cette forme de prière suivant la première obligation des Constitutions de 1723 : ... en laissant à chacun d’eux son opinion particulière .... Cela aurait, dans ce cas, témoigné d’une forme de coexistence entre des Frères de différentes confessions.
DERMOTT, dans une note infra- paginale à cette prière, renvoie, pour une explication plus détaillée, à la préface de la Mishna, un important livre juif de référence recensant tout le corpus de la loi orale en opposition avec les textes écrits de l’Ancien Testament.
L. GINZBERG, dans son livre Les Légendes des Juifs (1909, tome III, p. 142), recense tous les souvenirs des personnages bibliques recueillis par leurs successeurs et qui sont mentionnés dans la note infra- paginale de DERMOTT.
Le mot hébreu pour la prise en compte de cette tradition est Kabbale, terme désignat les enseignements ésotériques ou mystiques du Judaïsme médiéval. Il y eut une Kabbale chrétienne au Moye- Age exprimant les tentatives d’érudits chrétiens pour expliquer le Christianisme en s’inspirant des techniques Kabbalistiques.
MACKEY, dans son Encyclopédie de la Franc- Maçonnerie, la définit ainsi : doctrine philosophique reçue des Anciens ou interprétation mystique de l’Ecriture, comprenant les vérités les plus profondes sur la religion.
On retrouve également à la page 146 de l’œuvre de GINZBERG le Midrash (ou légende) cité par DERMOTT. Ce dernier assimile à une cérémonie maçonnique la transmission par Moïse de la tradition orale à Aaron, à ses fils et aux Anciens, ajoutant même, entre parenthèses, dans sa loge. De plus, il qualifie de la même épithète notre saint frère Moïse et Abel.
Dans le même tome de GINZBERG, page 481, un trouve un autre Midrash considérant Moïse comme Homme de Dieu, sous- entendant une sainteté particulière, comme l’indique d’ailleurs le sous- titre du psaume 90 : Prière de Moïse, homme de Dieu.
Enfin, cette prière, qui ne figure pas dans la liturgie hébraïque, est certainement le résultat d’une compilation réalisée par DERMOTT.

Seconde prière. Prière en usage parmi les Maçons Chrétiens primitifs
 « Que la Puissance du Père des Cieux et la Sagesse de son Fils glorieux, par la Grâce et la Bonté du Saint- Esprit, étant trois Personnes en un seul Dieu, soient avec nous à notre Commencement et nous donnant la Grâce de nous gouverner dans notre vie de telle sorte que nous puissions parvenir à sa Béatitude qui n’aura jamais de fin. Amen. »
Cette prière destinée à accompagner l’ouverture des travaux soulève une question. Pourquoi DERMOTT utilise le terme de Chrétiens primitifs.
On peut mentionner qu’ANDERSON qualifiait ainsi les Catholiques romains, avant la Bulle d’Excommunication de 1738.
Le texte de DERMOTT est identique à la prière sise dans le Grand Lodge MS n°1 de 1583.

Troisième prière. Prière plus spécifiquement réservée à la Réception et à l’Ouverture

 « Très saint et glorieux Seigneur Dieu, Toi, Grand Architecte du Ciel et de la Terre, qui est le Donateur de tous Dons et de toutes Grâces, et qui a promis que là où deux et trois seraient réunis en Ton Nom, tu seras au milieu d’eux ; en Ton Nom nous nous assemblons et nous nous réunissons te suppliant humblement de nous bénir dabs toutes nos Entreprises, afin que nous puissions te connaître et te servir justement, et que toutes nos Actions servent à ta Gloire et au Salut de nos Ames.
Et nous te supplions, O Seigneur Dieu, de bénir notre présente Entreprise, et accorde à notre nouveau Frère de dédier sa vie à ton Service, qu’il soit un vrai et fidèle Frère parmi nous. Revêts- le de la divine Sagesse afin qu’il puisse au moyen des secrets de la Franc- Maçonnerie, être capable de découvrir les Mystères de la Piété et du Christianisme. Nous t’en supplions humblement, au Nom et pour l’Amour de notre Seigneur et Sauveur JESUS CHRIST. Amen. »
C’est également une prière pour Chrétiens et elle comprend une citation de l’Evangile de Saint Mathieu (18/20 : ... que deux ou trois, en effet, soient réunis en mon Nom, je suis là au milieu d’eux, qui s’avère bien appropriée pour une cérémonie d’ouverture. Le second paragraphe n’est qu’un reflet du rituel du premier degré actuel, à l’exception de la dernière phrase d’inspiration chrétienne.

Quatrième prière. AHABATH OLAM (Prière reprise dans la Loge de l’Arc Royal à Jérusalem)
 « Tu nous a aimés, O Seigneur notre Dieu, avec un Amour éternel ; tu nous a ménagés avec une grande et extrême Patience, notre Père et notre Roi pour l’amour de ton grand NOM et pour l’amour de notre Père qui a confiance en toi, auquel nous devons d’enseigner les Règles de la Vie, afin qu’ils suivent les Règles de ton bon Plaisir avec un Cœur Parfait.
Sois miséricordieux envers nous, O notre Père, Père miséricordieux qui montre la Miséricorde ; témoigne de la Miséricorde envers nous afin que nous puissions t’implorer, et mets de la Compréhension dans nos Cœurs, afin que nous puissions comprendre, être prudents, écouter, apprendre, enseigner, garder, faire et accomplir tous les Mots de la Doctrine de Ta Loi d’Amour, et éclaire nos Yeux sur tes Commandements et permets à nos Cœurs de trouver ta Loi et unis les dans l’Amour et la Crainte de ton NOM ; nous n’aurons jamais honte, ni ne confondrons, ni trébucherons jusqu’à la fin des siècles.
PARCE QUE nous avons confiance en ton SAINT, GRAND, PUISSANT et TERRIBLE NOM, nous nous réjouirons et nous serons heureux de ton Salut et de la Miséricorde, O Seigneur notre Dieu, et la Multitude de tes Miséricordes ne nous abandonnera jamais, Selah ; Et maintenant, Dépêche- toi et apporte nous une Bénédiction et la Paix des quatre Extrémités de la Terre, car tu es un Dieu qui travaille à notre Salut et nous a élus parmi les autres Peuples et autres Langues ; et toi, notre Roi tu nous a initiés à être fidèles à ton grand NOM, à te prier dans l’amour, à être unis à toi, et à aimer ton NOM : Bénis- nous, O Seigneur, qui a choisi ton Peuple Israël avec Amour. »
Dans une note infra-paginale, DERMOTT renvoie le lecteur aux commentaires du Docteur WOTTON sur la Mishna.
Ce qu’il a effectivement en tête lorsqu’il insère cette prière est la Maçonnerie de l’Arc Royal. Il poursuit avec cette explication : Ayant .... mentionné cette partie de la Maçonnerie communément dénommée « l’Arc Royal », que je crois fermement être la Racine, le Cœur et la Moelle de la Franc- Maçonnerie .... Pour DERMOTT, la référence de l’en- tête , Une Prière reprise dans la Loge de l’Arc Royal à Jérusalem, signifie probablement que cette prière pouvait être employée tant dans une Loge bleue que dans un Chapitre. L’expression Loge de l’Arc Royal s’explique certainement par le fait que nous sommes aux prémices de la Maçonnerie de l’Arche Royale et que les termes n’étaient pas définitivement fixés. L’expression A Jérusalem correspond très probablement à ce que les rituels actuels décrivent comme Le Grand et Saint Chapitre de l’Arc Royal de Jérusalem.
La notre infra- paginale de DERMOTT concernant « Ahabath Olam » renvoie aux commentaires sur la Mishna du Docteur WOTTON (et non WOOTON comme l’écrit DERMOT avec inexactitude).

William WOTTON (1666-1726)
On raconte qu’à l’âge de 13 ans, il maîtrisait déjà l’Hébreu, le Chaldéen, le Syriaque, l’Arabe, le Grec et le Latin. Après des études à Cambridge, il fut élu, en 1685, à l’âge seulement de 19 ans, Fellow du Collège Saint- Jean. Entré par la suite dans les Ordres, il obtint, en 1707, son Doctorat de Sciences Religieuses.
En tant qu’hébraïste, il se rattache à la tradition de l’époque Tudor quand l’apparition du Puritanisme et le fort développement des études sur l’Ancien Testament éveillèrent un grand intérêt pour l’apprentissage de l’Hébreu.
En 1718, il publia Miscellaneous Discourses to the Tradition and Usages of the Scribes and Pharisiens in our Blessed Saviour’s Jesus Chist’s time, comprenant des traductions et des commentaires sur certains des 523 chapitres de la Mishna.
Son ouvrage fut fréquemment mentionné dans des œuvres théologiques postérieures et était encore probablement d’actualité lorsque DERMOTT compila son Ahiman Rezon.
Si sa maîtrise de l’Hébreu est parfaite, ses commentaires sur la religion juive n’offrent pas toujours l’objectivité souhaitée et manquent également de précision. Ainsi, page 178, il fait du grand Rabbin SHAMMAI un adepte de la secte karaite alors qu’il combattit rigoureusement leurs idées.
La Mishna est un des plus importants ouvrages juifs, le catalogue de toute la loi orale fondée sur le Pentateuque. Son élaboration débuta à l’époque de la naissance du Christ et ne s’acheva que deux siècles plus tard.
« Ahabath Olam » est une des sept bénédictions citées par WOTTON, précédant et suivant la très importante prière de Sh’ma qui est l’objet particulier de sa recherche. La traduction, en Français, du premier vers de cette prière est Deutéronome (6/4-9) :
Ecoute, Israël : Yahvé notre Dieu est le seul Yahvé. Tu aimeras Yahvé ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. Que ces paroles que je dicte aujourd’hui restent dans ton cœur ! Tu les répèteras à tes fils, les leur diras aussi bien assis dans ta maison que marchant sur la route, couché aussi bien que debout ; tu les attacheras à ta main comme un signe, sur ton front comme un bandeau ; tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes.
Elle est considérée comme la Profession de Foi d’Israël. C’est l’affirmation la plus claire possible du Monothéisme ; elle reconnaît la Paternité de Dieu et par conséquent la Fraternité de l’homme.
Cette dernière assertion se retrouve d’ailleurs dans le Lévitique (19/18) : Tu aimeras ton prochain comme toi- même.
Dans le Nouveau Testament, ces thèmes sont surtout présents dans Matthieu (22/34-38) :
Apprenant qu’il avait fermé la bouche aux Sadducéens, les Pharisiens se réunirent en groupe, et l’un d’eux lui demanda pour l’embarrasser : Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? Jésus lui dit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ........ Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi- même. Il n’y a pas de commandement plus grand que ceux- là.
Les sept bénédictions se rapportent au Psaume 119/164 : Eloge de la Loi divine : Sept fois le jour je te loue pour tes justes jugements.
Les sept bénédictions citées par WOTTON ne sont pas seulement présentes dans la Mishna, mais devaient être très anciennes et très connues pour être répertoriées dans ce catalogue. Dans une note infra- paginale du premier tome de son ouvrage, page 186, il soutient qu’il les a trouvées dans un livre de prières juives se rattachant à la tradition sépharade, Seder Tephilloth, traduit en Répertoire des Prières, imprimé à Venise en 1544 et à Amsterdam en 1636. (Les Sépharades, regroupant les Juifs portugais et espagnols, constituaient une minorité à l’intérieur du Judaïsme anglais en opposition avec les Ashkénazes originaires d’Europe Centrale et Orientale).
La prière d’introduction de la Sh’ma est « Ahabath Olam ». C’est très vraisemblablement pour cette raison, en plus de la richesse de son enseignement, qu’elle retint l’attention de DERMOTT. Il est d’ailleurs remarquable que les premiers et derniers mots hébreux de cette prière soient les mêmes, à savoir l’Amour.
Dans l’édition de Belfast de 1782, DERMOTT a modifié l’extrait suivant ... ton Saint, Grand, Puissant et Terrible Nom comme suit : Parce que nous avons confiance dans l’Esprit- Saint, Puissant et Terrible Nom, donnant ainsi à la prière une connotation chrétienne.

Conclusion
Le premier rituel maçonnique anglais avait une forte connotation chrétienne. Il avait probablement atteint sa maturité dès l’époque des loges de maçons opératifs. Les « Old Charges », qui étaient utilisés, débutaient par une invocation trinitaire et on trouve de nombreuses références chrétiennes dans les premiers catéchismes maçonniques.
La première Obligation d’ANDERSON formulée dans ses Constitutions de 1723 ouvre une voie aux non- Chrétiens rejoignant la Fraternité. Sa phrase (... des personnes qui auraient pu rester perpétuellement distantes) peut s’appliquer aux Chrétiens autres que les membres de l’Eglise établie, mais correspond en fait à ce que nous appelons aujourd’hui l’universalité. L’utilisation, par DERMOTT, de la prière « Ahabath Olam » et sa référence à une prière dite par les Maçons juifs portent le témoignage de cette universalité.
Un des meilleurs jugements sur la période s’étendant de 1717 à 1813 reste probablement celui du Frère William WAPLES, cité par John DASHWOOD dans Remarques sur les premiers procès- verbaux de la Grande Loge des Anciens (AQC 70, page 176).
.... adaptant un système établi de Maçonnerie vers des principes monothéistes. Son progrès fut d’abord prudent et lent, jusqu’à ce qu’enfin la reconnaissance d’un Dieu universel s’impose.

Publié par R. Raczynski

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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 17:11

Délibération du Centre des Amis du 5 novembre 1913

   

O. de Paris, le 5 novembre 1913

  

Resp. Loge le Centre des Amis O. de Paris

  

Considérant :  

Que le GO de France a supprimé en 1913 de ses Rituels Rectifiés de 1778, les

Invocations d'ouverture et de fermeture ainsi que l'admirable Symbole du Grand

Architecte de l'Univers qui lui avaient été garantis par le Grand Orient lors du

réveil du Rite au GO (1910)

Considérant :

Que le Grand Orateur du Convent de septembre 1913 a déclaré que le

Symbole du Grand Architecte de l'Univers était contraire à l'art. 1 de la

Constitution et que cette prétention blesse la Foi maçonnique des membres de

la R.L. Le Centre des Amis.

Considérant :

Que le Convent de 1913 à refusé de donner suite aux réclamations de la Resp.

Loge le centre des Amis, qui demandait qu'on lui laisse ses anciens Rituels

justes et parfaits, ainsi que ses ouvertures, fermetures à l'invocation du

G.A.D.l'U.

Considérant :

Que le Convent a voté à la presque unanimité l'ordre du jour, marquant ainsi

son "oubli" des engagements pris vis à vis de la Resp. Loge le centre des Amis.

Cette Loge a décidé à l'unanimité :  

De quitter régulièrement le Grand Orient de France, de déléguer ses pouvoirs à

la nouvelle obédience régulière connue sous le nom de  

Grande Loge Nationale Indépendante et Régulière

à charge pour elle de rétablir en France des Loges justes et parfaites aux 3

premiers degrés, Apprentis, Compagnons et Maîtres, dans l'axe de la Franc

Maçonnerie Universelle et reconnues comme telles par la Grande Loge

d'Angleterre, notre Mère à tous.  

La Loge Le Centre des Amis prête serment d'obéissance et de fidélité à la

nouvelle Obédience Régulière.

  

Paris 5 nov. 1913

Par Mandement de la R.L. et par Ordre

Le Centre des Amis.

Dr E. de Ribaucourt, V.  

Dr G. Bastard, Secr.   Paul Pottier, Or.  

M. Macaigne 

Discours d'Édouard de Ribaucourt au convent de 1913

  

« R.M., mes FF., ce n'est pas sans émotion et découragement que je prends la parole aujourd'hui à cette tribune. Les nombreux amis que j'ai au Conseil de l'Ordre m'ont dissuadé de porter notre différend devant cette assemblée en me disant que le Convent ne comprendrait pas et ne pourrait comprendre les choses que je vous exposerais.

A cela j'ai protesté énergiquement et j'ai répondu que, le Convent étant souverain, il était la seule autorité à laquelle il nous était possible de recourir légalement…


Je suis chargé par la R.L. Le Centre des Amis, du Rite rectifié, de porter officiellement à votre connaissance les faits suivants :

Lorsqu'en 1910, nous avons quitté l'obédience de Genève, nous nous sommes constitués en Loge Régulière du GO de France, en nous conformant aux articles 239 et 242 du Règlement général qui nous permettait l'exercice de rites anciennement pratiqués en France. Il y eut des engagements préalables pris par les deux plus hautes autorités du GO, je veux parler de notre distingué F. Bouley, alors président du Conseil de l'Ordre, et notre regretté F. Blatin, alors Grand Commandeur du Grand Collège des Rites.

En effet, au cours des pourparlers préliminaires, notre F. Bouley nous assura devant témoins, je veux parler de notre F.B…. qu'on ne toucherait pas à notre rituel et que l'ouverture "A la Gl. du G.A. de l'U." serait respectée. Notre F. Blatin examina longtemps notre rituel et nous pria de remplacer une prière préliminaire par un prélude non dogmatique ; nous acceptâmes, et ce fut lui-même, de sa main et d'un jet, qui écrivit le splendide prélude qui fait la raison d'être de notre rite en France ; je vous en donnerai lecture dans un instant.

Pour justifier l'emploi de la formule du "G.A. de l'U." , il introduisit dans ce prélude une explication, très maçonnique qui ne pouvait laisser aucun doute de la signification non dogmatique de cette formule.

En résumé, les obligations de la nouvelle Loge librement consenties de part et d'autre furent les suivantes… (et Ribaucourt de lire les quatre points contenus dans son article de 1912 déjà cités).

Ce qui ressort clairement de ces lignes, c'est que la L. le Centre des Amis reconnaissait le Grand Orient comme son Grand Directoire et adoptait le Règlement général de l'Ordre comme le sien et qu'en échange le Grand Orient de France lui garantissait ses invocations d'ouverture et de fermeture.

J'appuie sur ce fait, car, s'il maintenait cette suppression, le Grand Orient de France pourrait s'apercevoir, un peu tard, qu'il aurait délié par le même fait la L. le Centre des Amis de son serment de fidélité. L'un ne va pas sans l'autre…Voici ce qui nous a été garanti par le F. Blatin… (de Ribaucourt lit ici les invocations écrites par Blatin, citées en note).Voilà, mes FF, l'admirable morceau que notre F. Blatin a bien voulu nous écrire d'un seul jet.


Et maintenant y a-t-il parmi vous des FF. qui aient assisté à nos travaux et qui aient été blessés par cette splendide ouverture qui a fait l'admiration de certains Grands Officiers de la Grande Loge d'Angleterre et de la Grande Loge Nationale d'Ecosse . Non. Depuis trois ans, nous nous sommes servis de notre exergue et de nos rituels aux trois degrés et, jamais chez nous, il n'y a eu de discussions regrettables. Nous avons travaillé modestement sans bruit, en limitant nos efforts à la reprise des relations maçonniques internationales, afin de servir la cause de la paix

universelle. Peu après le passage de notre Loge au Grand Orient, notre regretté ami et F. Blatin mourait. Nous étions alors privés de son appui éclairé, droit et consciencieux. Lui du moins n'aurait jamais permis que des engagements solennels ne soient pas tenus.


Je vais être obligé de vous parler de notre T.R.F. Bouley pour lequel j'éprouve une réelle affection.

Lors de la constitution de la Loge de Saint-André, à Paris, équivalent au 18° degré des autres rites, il omit dans les rituels l'ouverture "A.L.G.D.G.A.D.L.U.". Ce fait nous amena des ennuis avec nos sœurs Loges de l'étranger qui refusèrent alors d'échanger des garants d'amitié avec nous. C'est pourquoi, malgré le rituel imposé, le quatrième degré de Saint-André s'est constamment ouvert avec la formule du "G.A. de l'U." dénuée de tout dogmatisme. Ceci a un peu réparé les choses, et vous devez comprendre que je me refuserais à compromettre notre œuvre, si je devais me plier aux exigences d'un cléricalisme à rebours. Le symbole du "Grand Architecte de l'Univers" est le symbole de l'idéal de chacun de nous, quelles que soient nos convictions philosophiques. En juillet 1913, le Grand Orient nous a remis des rituels très beaux dans leur ensemble et nous en remercions notre F. Bouley ; mais les invocations d'ouverture et de fermeture, garantis par le F. Blatin, étaient supprimées, ainsi que la formule du "G.A. de l'U.".


Nos FF. de la L. Le centre des Amis, considérant que les engagements consentis de part et d'autre en 1911, sont actuellement méconnus ou oubliés, ont décidé de porter leur différend devant l'Assemblée générale, afin d'obtenir justice.

La L. Le Centre des Amis a confiance dans l'équité du Convent de 1913 et propose cet ordre du jour :

"Le Convent, considérant que la formule du "G.A. de l'U." (contenue dans l'ouverture et la fermeture des Rituels du Régime rectifié revus par le F. Grand Comm. Blatin en 1911) donne toute satisfaction par son prélude au principe de la liberté de conscience exposé à l'article premier du Règlement général du G.O.D.F. , confirme spécialement aux Loges du régime rectifié le droit de se servir desdits rituels contenant la formule en question".

Mes FF. comment et pourquoi refuseriez-vous à notre rite, qui a toujours servi fidèlement le Grand Orient dès son origine, l'exercice de sa formule de principes garantie en 1776, 1781, 1804, 1811 et 1911, alors que vous couvrez d'une confiante amitié le rite écossais ancien et accepté de la rue Puteaux, qui, lui, use en France de cette formule et en abuse à l'étranger à votre détriment . Après nous avoir réveillés au Grand Orient, mes FF., ne nous forcez pas à nous mettre en sommeil.

 

 

 

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 14:10
Posté par HUGUES

Mes T.C. et B.A.F.
Je rebondis sur une récente question.
Que font les frères des hauts grades et juridictions amies ?
- Nos frères Chevaliers du RER, constamment tenus de massacrer leurs anciennes traditions, pour les rendre conformes aux exigences de l’Obédience ?
- Nos frères du Suprême Conseil du REAA et du Grand Chapitre français, qui savent, eux, que le recrutement de masse ne fait que diluer le précieux liquide ?
- Nos frères de la Maçonnerie de Marque et des Ordres agrégés, obligés (malgré l’avis de l’Angleterre et des Etats-Unis) de renoncer aux patentes accordées par Londres et aux magnifiques transmissions dont ils sont détenteurs, pour ne pas vexer François Stifani (chevalerie des KTP, maçonnerie rosicrucienne de la SRIG, martinisme …) ?
- Nos frères de l’Arche Royale, maçonnerie absolument sublime de symbolisme, déformée aujourd’hui en simple tiroir-caisse de la GLNF : droits d’accès exorbitants, et surtout campagne de recrutement effrénée, politiquement destinée à contrer l’augmentation des effectifs du Suprême Conseil… Souvent, les frères sont reçus moyennant un chèque de 250 à 300€, reviennent prendre leur diplôme et disparaissent à jamais… et le phénomène guette les KT (Chevaliers du Temple), qui est la suite de l’AR…
- Qu’en est-il, aussi, de tous ces grands officiers nationaux, reçus de façons extrêmement secrète (donc hors-régularité, et oui !!!), en 2008-2009, aux plus Hauts-Grades de Memphis-Misraïm, en vue d’implanter ce Rite dans l’Obédience, avant que François Stifani ne décide du contraire ?
Et aussi, une question : pensez-vous, mes frères, que le fonctionnement de la GLNF soit exemplaire de ce que font les autres Obédiences régulières dans le monde ?
Savez-vous qu’en Ecosse, les Loges sont souveraines, que les procédures sont réduites au strict minimum ? Savez-vous que les cotisations en Angleterre, en Allemagne, en Ecosse, sont totalement dérisoires ? Que de nombreux frères sont dans les hauts-grades en France, mais cotisent à l’étranger pour ces motifs ?????
Savez-vous, mes frères, que l’Angleterre ne supporte plus le fonctionnement hallucinant de la GLNF et que nous risquons à terme de perdre notre régularité ?
Savez-vous que nous sommes allés jusqu’à modifier les matrices de nos diplômes GLNF et Arche, afin qu’ils ne ressemblent plus à ceux édités dans les pays anglo-saxons ???

Alors, les chevaleries des différentes juridictions ? Mes frères, teindrez-vous vos engagements ? Laisserez-vous le Temple aux mains de ses marchands, ou reprendrez-vous la Cité Sainte ?!?!?!?!
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Published by Thomas Dalet
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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 10:17
Publié sur le blog de A Valle Sancta

Le 31 mai 2007, je publiais ici un billet listant les auteurs que je considère comme étant les plus sûrs et les mieux informés quand il s'agit d'étudier le Régime écossais rectifié, son histoire et sa spiritualité.

Une discussion récente sur une mailing list amie m'incite à republier le-dit billet (les rajouts sont en italiques). La difficulté reste la même : ces auteurs n'ont presque pas publier de livre traitant du sujet qui nous intéresse, ils n'ont publié que des articles dans diverses revues (Renaissance Traditionnelle, Cahiers verts, Villard de Honnecourt, etc.) parfois difficiles à trouver.

Espérons que dans un avenir proche, certains de ces auteurs publient soit un livre nouveau soit une compilation de leurs études déjà disponibles dans les-dites revues...

Les librairies ésotériques ou les rayons "ésotérisme" des librairies généralistes sont souvent bien fournis en ouvrages divers et variés traitant parfois de près, et souvent de loin, de l'initiation et la spiritualités dans leurs diverses formes. Si je devais recommander quelques auteurs aux quelques visiteurs de ce site j'indiquerais ceux-là

  • Robert Amadou : Il s'agit du chercheur qui a, le premier, étudié de manière systématique l'oeuvre de Louis-Claude de Saint-Martin dont tant de personnes se réclament sans vraiment le connaître. Amadou a publié l'essentielle des ouvrages de Saint-Martin, ainsi que l'oeuvre majeure de son "premier maître" de Martines de Pasqually : le Traité sur la Réintégration des Êtres. Il permet ainsi une meilleure compréhension des sources spirituelles du régime écossais rectifié ;
  • Serge Caillet : Dans le sillage de Robert Amadou, Serge Caillet contribue à une meilleure connaissance de l'oeuvre de Martines de Pasqually, c'est-à-dire l'Ordre des chevaliers maçons élus coëns de l'univers, par les travaux de son Institut Eleazar et par une série d'articles en cours de parution dans la revue Renaissance Traditionnelle. Sans être un spécialiste du Régime écossais rectifié, Caillet contribue par le truchement de sa connaissance de Martines de Pasqually et de son oeuvre à une meilleure compréhension de ce qu'est Le Régime écossais rectifié;
  • Roger Dachez : Héritier de René Guilly, Dachez est l'auteur d'une histoire de la Franc-maçonnerie française et d'une histoire du passage de l'ère opérative à celle spéculative. Il est actuellement directeur de la revue Renaissance Traditionnelle dans laquelle il a publié plusieurs articles notamment sur le Régime écossais rectifié ou le martinésisme ;
  • René Guilly-Désaguliers : L'un des pionniers de l'école authentique d'historiographie maçonnique, il est le fondateur de la revue Renaissance Traditionnelle. Parmi ces principaux travaux, une série d'articles sur les Pierres de la Franc-maçonnerie, une étude sur les différentes colonnes qu'on trouve dans le symbolisme maçonnique, ainsi que plusieurs articles fondamentaux sur le Régime écossais rectifié dans ses deux classes (symbolique et chevaleresque) ;
  • Pierre Mollier : Il est en charge du Musée, des Archives et de la Bibliothèque du Grand Orient de France, il est également rédacteur en chef de la revue Renaissance Traditionnelle. Ses travaux ont permis une meilleure connaissance des divers grades chevaleresques ainsi que les premières années du Rite français. Ce n'est donc pas un spécialiste à proprement parler du Régime rectifié, mais son éclairage sur les grades chevaleresques apparus au XVIIIè siècle est absolument indispensable pour qui veut comprendre le Régime rectifié et plus particulièrement son Ordre intérieur ;
  • Pierre Noël : Fin connaisseur de l'histoire de la Franc-maçonnerie il a publié d'innombrables études dans la revue Acta Macionica ainsi que des études approfodies sur la Stricte Observance, le Régime écossais Rectifié et la genèse du Rite Ecossais Ancien et Accepté ;
  • Jérôme Rousse-Lacordaire : Il est dominicain et bibliothécaire du Saulchoire, il s'intéresse aux différents courants de l'ésotérisme occidental. Il explore notamment les oppositions et les intersections entre christianisme et Franc-maçonnerie notamment en étudiant les relations entre Rome et la francs-maçons, la place de Jésus en Maçonnerie ainsi que les prières des élus coëns de Martines de Pasqually et c'est à ce titre qu eje le signale parmi les auteurs pouvant intéresser les lecteurs intéressés par le Régime écossais rectifié dont le caractère chrétien n'est plus à prouver ;
  • Jean-François Var : Historien de formation et prêtre depuis plusieurs années, Jean-François Var est l'un des deux ou trois meilleurs connaisseurs du Régime écossais rectifié à la fois dans son histoire et dans sa dimension spirituelle. Il a écrit d'innombrables articles de fond dans la revue Les Cahiers Verts notammment en mettant en valeur la dimension martinésienne du Régime Rectifié. Précédemment il avait publié de nombreux articles dans la revue Villard de Honnecourt traitant des débuts de la Franc-maçonnerie spéculative et du Régime rectifié.
  • Jean-Marc Vivenza : Philosophe de formation et de profession, Jean-Marc Vivenza est un fin connaisseur du martinisme et du martinésisme. Il a récemment publié trois études magistrales, l'une dans Les Cahiers Verts sur le saint-martinisme idéale, une deuxième sur le martinisme dans ses trois facettes (Martines, Saint-Martin et Willermoz) et la troisième sur la prière du coeur chez Saint-Martin. Il a également publié des ouvrages sur la Rose+Croix, sur Jospeh de Maistre, etc.

A ces auteurs majeurs, on pourra ajouter trois auteurs un peu moins indispensables mais tout à fait recommandables (pour faire court : trop de digressions et moins de faits avérés dans les écrits des deux premiers, pas assez d'insistance sur le martiénsisme pour le troisième et pourtant il en avait les capacités !) :

  • Jean Ursin (surtout son Instructions à l'usage des Maîtres au rite écossais rectifié, Paris, Éditions Dervy, 1995).
  • Roland Bermann (Le grade de compagnon au rite écossais rectifié, sa nature et son ésotérisme, Editions Dervy, 2009 et éventuellement son étude sur le Maître écossais de saint André, mais uniquement dans sa deuxième version paru chez Dervy en 2008, la première version étant "nulle" en raison de l'absence de référence martiénsienne alors que le quatrième grade rectifié est éminemment martiénsien)
  • Jean Saunier (Les chevaliers aux portes du Temple, Editions Ivoir-Claire, 2004)

Evidemment on n'oubliera pas les deux classiques en notant tout de même leur vision par trop "externe" et parfois un peu moqueuse vis-à-vis de J-B Willermoz :

  • Alice Joly (Un Mystique Lyonnais : Jean-Baptiste Willermoz, Teletes, 1986 et sq)
  • René Le Forestier (La Franc-Maçonnerie Templière et Occultiste, Arche Milan, 2003)

Un auteur très réputé, souvent réédité et pourtant peu recommandable à mon sens : Jean Tourniac. Fort de son aura d'ancien Grand Prieur du Grand Prieuré des Gaules, il est considéré par beaucoup comme "la" référence !!! Et pourtant, Tourniac survol le martinésisme de très... très... loin. Il rend plus que centrale la fantaisie templière comme s'il n'avait jamais lu les écrits de Willermoz à ce sujet. Et, pire que tout, il insuffle dans le rectifié une pensée qui lui est propre (une sorte de judéo-christianisme sentimentaliste) sous couvert de son aura de Grand Prieur, ce qui est pour le moins malhonnête !


Bonnes lectures à tous et bonne année 2010 (avec 26 heures d'avance)

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Published by Thomas Dalet - dans Histoire du RER
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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:54
Source : Gould history of Freemasonry : Freemasonry in Portugal (extrait)

Thanks, however, to the care taken by Pierre Avedo in preserving the documents relating to the Inquisition, which he found in the national archives of the Torre do Tombo, which are reproduced or summarized in Gra"inha's Histoire, there is certain evidence that Freemasonry was in existence in Portugal in 1733, that it was introduced into the country by a Scotsman named Gordon and that there were two Lodges, one composed of Catholics and the other of Protestants.

The evidence given before the Inquisition by Hugo O'Kelly, who is described as " Grand Master " of the Lodge that met in the rue de Remolares, the Catholic Lodge, declares that Freemasonry had been introduced into Portugal by Gordon, that he (O'Kelly) had, in 1738, been a member of it for two years ; that the Lodge was known as the Royal House of Lusitanian Freemasons and was quite separate from the Protestant Lodge, of which he declared he knew nothing and had never visited; that the Catholic Lodge held their meetings on the first Wednesday of every month, that the subjects discussed were educational, economical and recreative. It was said that the Protestant Lodge had the smaller membership, but beyond this fact O'Kelly disclaimed any knowledge of its transactions.

O'Kelly was an Irish colonel and, among the other members of the Lodge of which he was the Master were Denis Hogan, a lieutenant in the Alcantara cavalry; Thomas French, a merchant; Captain Patrick Brown; James(Jacques?) O'Kelly, dancing instructor to the Royal Family; Michael O'Kelly, his brother, owner of a glass‑works ; Charles Caroll, a merchant; Sergeant‑Major Charles Mardel, a German engineer; and three Dominican monks Fathers Patrick O'Kellen (or Kinide), Tilan and Leynan.

The principal witness against the Freemasons before the Inquisition was a Dominican named Charles O'Kelly, a professor of theology at the College of Corpo Santo, who said that the proprietor of the restaurant where the Lodge was held was an Irishman named Rice ; that the Lodge was well attended; and that all the members appeared to be excellent Catholics, if judged by their regular attendance at the church of Corpo Santo.
The result of the inquiry was that the Inquisition abandoned its proceedings against the Catholic Lodge and devoted its attention to the Protestant Lodge.

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 15:43


A la Mémoire de mon Frère et ancêtre, HUGUES O'KELLY, militaire irlandais de la première moitié du 18ème siècle, initié en Irlande en 1735 et Vénérable fondateur de la RL "Maison Royale des Franc-Maçons de la  Lusitanie" à l'Orient de Lisbonne en 1738.

A son frère MICHEL O'KELLY, initié en 1736 et membre de la même Loge.

A son cousin JACQUES (JAMES O'KELLY) premier Vénérable de la RL "Maison Royale des Franc-Maçons de la  Lusitanie" à l'Orient de Lisbonne.*

 

Aux maçons irlandais, les "irréguliers" du 18ème siècle, longtemps méprisés par les "Moderns" anglais.

A mon arrière grand-mère Alice O'KELLY qui m'a permis d'appartenir à cette glorieuse famille irlandaise.

A tous les Maçons, "réguliers" ou "irréguliers", meilleurs voeux pour cette nouvelle année.

Thomas Dalet
fondateur 268 ans après mon ancêtre de la RL Royal York à l'Orient de Rennes qui pratique le Rite York, issu de la maçonnerie irlandaise.


* source : Grande encyclopédie portugaise et brésilenne.

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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:37
Publié sur le blog de A Valle Sancta


Martines de Pasqually dans son Traité (§ 161) fait la liaison entre le culte qu'il promeut dans son Ordre et le culte institué par le Christ pour son Eglise :
"Le Christ n'a-t-il pas opéré un culte infiniment plus grand que tous les autres (...) ? C'est ce dernier qui nous prouve clairement que tous les cultes passés n'étaient que des figures de ce qu'il a fait. En effet, le Christ a laissé, par son institution spirituelle divine, à ses disciples la prière et l'invocation journalière de six heures en six heures qui complètent le jour ordinaire de 24 heures. Ces mêmes disciples, qui composent l'Eglise chrétienne, font encore aujourd'hui leur prière et leur invocation quatre fois par jour. Voilà qui rappelle le premier ordre spirituel du cuite divin établi chez les premières nations noéchites par les sages enfants de Noé. Secondement, le Christ a fixé à ses disciples le temps où ils exerceraient les quatre grands cuites divins et l'Eglise chrétienne observe fidèlement cette institution par ses quatre grandes fêtes annuelles, dont deux doivent se faire aux deux solstices et les deux autres aux deux équinoxes ; c'est là ce qui rappelle le second ordre spirituel du culte divin établi chez les premières nations dont nous avons assez longtemps parlé. Je n'entrerai point dans d'autres détails à ce sujet, vous en ayant assez dit pour vous convaincre que le cérémonial, ainsi que les temps convenables aux opérations du culte divin, ont été dès le commencement fixés et réglés parmi les hommes, que toutes ces choses ont été transmises par l'esprit divin et qu'elles ne proviennent point de convention humaine. "
Cela mériterait plus ample analyse pour voir dans quelle mesure Martines ne chercherait pas une inclusion dans l'Eglise de son Ordre ou peut être même, une folie, l'annexion de l'Eglise ! ...
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Published by Thomas Dalet - dans Spiritualité
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31 décembre 2009 4 31 /12 /décembre /2009 10:33

Publié sur le blog de Montaleau

Bref rappel historique

En 1758, le Grand Maitre de la Grande Loge de France, le Comte de Clermont, va nommer Jacques Lacorne, Substitut Particulier du Grand Maitre.

Celui-ci, en cette qualité, va réunir en Grande Loge, cette multitude de Maitre de Loge.

Une partie de ces Maitres de Loge, n’accepteront pas l’autorité du Frère Lacorne, et en 1760, sous la Direction du Frère Martin Peny, vont provoquer une scission et donner naissance à une autre Grande Loge.

Le 19 Mai 1760, date de la mise en place de cette deuxième Grande Loge, le Vénérable Maitre Peny présenta en assemblée, de nouveaux Statuts et Règlements de la Grande Loge des Maitres de Paris, dite de France.

Vingt trois Vénérables Maitres, dont Peny, signèrent les Statuts, et reconnurent l’autorité du Très Respectable Grand Maitre le Comte de Clermont.

Les vingt trois présents procédèrent à l’élection des neufs officiers prévus par les statuts.

Furent élus :

Peny : Président, Duret : Premier Surveillant, Villemsens : Second Surveillant, Robineau : Secrétaire et Expert, Guillot : Trésorier et Expert, Coconnier, Baillot, Servant et Ledin : Expert

Début 1762, le frère Lacorne décéda, ce fut alors, l’occasion pour les deux factions de participer aux différentes cérémonies funèbres organisées à la mémoire de cet Illustre Frère.

Elus pour deux ans les officiers furent renouvelés le 28 Mai 1762.

Six des anciens n’avaient pas été réélus ou continués : Pény, Villemsens, Robineau, Guillot, Baillot et Servant.

Le nouveau collège était composé comme suit :

Baquet : Président, Duret : Premier Surveillant, Léveillé : Second Surveillant, Perrault : Secrétaire Expert, Ledin : Trésorier Expert, Hardy, Lexcombart, Pradier et Guainard : Experts.

Suite à ces élections, Le Frère Pény, cessa de participer aux travaux ,permettant  ainsi, aux deux Grandes Loges de se rencontrer et enfin de fusionner en fin 1762, sous l’autorité du Substitut Général, nommé par le Grand Maitre, le Frère Chaillon de Joinville.

 

Statuts et Règlements de la Grande Loge des Maîtres de L'orient a Paris dite de France, présentés à l'assemblée générale des Maîtres par le V. F. Peny, Maitre  de la loge de Saint Martin le 19 mai mil sept cent soixante.

ARTICLE PREMIER

Les assemblées générales des maîtres seront et demeureront fixées à quatre par an, de trois mois en trois mois, tous les premiers lundis des mois de juin, septembre, décembre et mars. Lesquelles seront prévenu(e)s par des lettres écrites par le secrétaire, du consentement du Président et des officiers, lesquelles seront portées quatre jours avant par le F. Thuilleur, à qui il sera payé par chaque me 4S pour ses peines. Désigneront les jours, heures et lieux des assem¬blées, où tous les maîtres auront soin de se rendre, à moins qu'ils ne justifient par lettres écrites au secrétaire des causes qui les auraient empêchés de s'y rendre.

ART. 2

Il sera fait une 5e Assemblée à la Saint-Jean Baptiste où seront admis les premiers et seconds surveillants de chaque loge régulière, à qui il sera porté des lettres, comme il est dit à l'article 1er, où, étant tous les F. assemblés, le secrétaire fera l'appel, pour et par rang d'ancienneté placer les maîtres et les surveillants, en observant que les premiers surveillants seront placés au midy et les seconds au nord.

ART. 3

Les Maîtres seront distingués en trois classes. Savoir la classe des Anciens, celle des Modernes et celle des Jeunes. Ces derniers n'entreront dans celle des modernes qu'au bout de trois ans et les modernes dans celle des anciens qu'au bout de quatre ans, ce qui fera le nombre 7 pour entrer dans la classe des anciens.

ART. 4

Il sera tous les deux ans, à l'assemblée générale qui précédera celle de Saint-Jean, procédé à l'élection de 9 officiers pour régir, gouverner et connaître des affaires de la de loge lesquels officiers seront élus par scrutin, savoir : un président et deux surveillants dans la classe des anciens et 6 autres officiers experts dans le nombre et classe des Modernes et Jeunes sans distinction, dans lesquels six seront compris le secrétaire et le trésorier. Tous lesquels officiers seront et demeureront stables pendant deux années, à moins qu'aucuns d'eux ne commettent quelque faute grave qui leur fit mériter cassation, alors on serait obligé d'en nommer d'autres pour les remplacer.

ART. 5

Les 9 officiers dénommés en l'article précédent seront tenus de s'assembler tous les 1er lundis de chaque mois pour connaître des affaires qui seraient survenues pendant le courant de chaque mois pour par eux être examinées et rapportées les décisions qu'ils en auraient faites à la prochaine assemblée générale pour être confirmées ou tolérées selon qu'il conviendra.

ART. 6

Lors des assemblées générales les officiers se placeront savoir le président à l'orient accompagné des F. secrétaire et trésorier et des deux plus anciens experts et à l'occident seront les deux surveillants accompagnés des deux autres experts et ensuite chacun des maîtres prendront place par rang d'ancienneté depuis l'orient jusques à l'occident dans l'intervalle des officiers, observant que tous les officiers seront tenus de se décorer à toutes les assemblées générales pour être reconnus et distingués.

ART. 7

Tous les maîtres assemblés, le président ouvrira la loge par les cérémonies ordinaires en observant qu'il ne sera parlé ni agité aucune affaire que les trois premières santés d'obligation n'aient été portées, après quoi l'on procédera à la décision des affaires tant présentées que celles qui seront rapportées par les officiers pendant le cours des trois mois pendant lequel temps toutes affaires seront agitées par les experts ou autres mes chargés de les rapporter il ne sera fait aucune interruption par qui que ce soit ni agité autre chose sans permission après avoir demandé à parler avec la décence due à l'ordre; et dans l'intervalle des affaires seront portées les santés du président, des surveillants, des officiers, des maîtres absents et présents. Et pour dernière celle de tous les mes réguliers des Loges de France y joignant leurs officiers commendataires et la prospérité de leurs loges, observant que la santé du Président sera répondue par les surveillants et celle des survts par le F. secrétaire et trésorier.

ART. 8

Le Président et le secrétaire seront dépositaires de chacun un registre sur lesquels seront écrits les statuts et règlements et délibérations qui se feront tant aux assemblées générales qu'à celles des officiers, ensemble le nom des Maîtres, de leurs surveillants et le nom des loges et dates de leurs installations et constitutions. Le Trésorier tiendra pareillement un Registre sur lequel seront écrites les recettes et dépenses qu'il fera pour la compagnie et ne fera néanmoins aucune dépense sans y être autorisé par délibération desquelles recettes et dépenses il rendra compte lorsqu'il en sera requis par l'assemblée générale lesquels trois susdits registres seront remis tous les deux ans alternativement aux officiers en place.

ART. 9

Les anciens présidents surveillants et officiers experts seront mandés aux comités d'officiers en place pour donner leurs avis sur les affaires qui surviendront et auront les anciens officiers la préséance aux assemblées générales sur les autres maîtres pour les voix délibératives de chacun leur classe sans néanmoins passer d'une classe à une autre que le temps fixé par l'art. 3 ne soit expiré.

ART. 10

Il ne sera érigé en me de loge aucun F. qu'il ne soit d'un Etat libre honnête et son maître, c'est-à-dire aucun domestique tel qu'il puisse être ni autre sans qualité mais bien tous marchands maîtres ou bourgeois pourvus de charges ou d'un état distingué lorsqu'il en aura la capacité et que son zèle et sa volonté sera de se conformer au respect dû au R.G. Me et à l'art Royal ainsi qu'aux présents règlements et qu'il n'ait passé aux grades de premier ou second surveillants.

ART. 11

Aucun F. ne pourra être constitué sans qu'au préalable il n'ait été annoncé à l'ensemble des maîtres ou aux comités d'officiers où il sera par le président nommé trois maîtres par tour et rang de tableau pris un de chaque classe pour être présent et connaître de ses travaux et capacité. Lesquels maîtres dresseront procès-verbal de ce qui leur sera connu lequel sera rapporté par le plus ancien pour être par le président du consentement de l'assemblée ordonné la mise en place si le cas y échoit sans déroger à l'art. 10.

ART. 12

Il sera par reconnaissance et droits d'avènement à la maîtrise payé par les Mes futurs le jour de leur mise en place la somme de onze louis, savoir six livres au profit de la grande Loge es mains du Trésorier, trois louis pour l'expédition de la lettre en parchemin, et quarante sols au thuileur et sera de plus donné aux trois maîtres constituants doubles honoraires et aux secrétaire et trésorier ainsi qu'au présentateur du maître futur honoraires simples.

ART. 13

Il est défendu à tous les Maîtres de loges de donner les trois grades le même jour à moins qu'il ne se trouve un candidat obligé de partir pour la province. Alors s'il y en avait plusieurs ils profiteraient du même avantage le dit jour seulement.

Défendons de plus à tous maîtres de donner la maîtrise ni d'agréger aucuns F. d'autre loge régulière sans une permission par écrit des maîtres qui les auraient reçus aux deux premiers grades et d'où se retireraient les F. pour se faire agréger à d'autres loges.

Faisons pareillement défense à tous les mes de recevoir un candidat qui leur serait présenté par aucun F. de la loge régulière sans la permission du me de sa loge à peine d'interdiction d'un an de la grande loge ou d'amende arbitraire pour la première fois.

ART. 14

Défendons pareillement à tous maîtres officiers et membres de loge mandés ou non mandés de troubler directement ou indirectement aucun me de loge où ils se trouveraient encore qu'ils y aperçussent quelques vexations ou prévarication permettant aux mes seulement de faire leurs représentations et quant aux officiers et membres leur permettant de dresser procès-verbal en dehors de ce qu'ils auront vu de contraire à l'Ordre et de remettre au me de leur loge le procès-verbal requérant qu'il soit envoyé et communiqué à la Grande Loge pour y faire droit.

Défendons de plus à tous maîtres officiers et membres de loge régulière de donner la main, prêter leurs bijoux ornements ni leur science a aucune loge clandestine à peine d'amende arbitraire et d'interdiction pour les maîtres et d'exclusion pour tous autres frères si le cas y échoit.

ART. 15

Tous les Mes de loge ou autres frères qui recevront des lettres de province de quelque frère qui désirerait être constitué s'adresseront au président qui leur donnera le moyen convenable pour parvenir à leur obtention ensemble l'état des frais qu'il leur en coûtera tant pour droit d'avènement à la maîtrise expédition de lettres et droit de thuileur conformément à l'art. 12. Et seront de plus tenus les mes futurs de province de satisfaire par excédent aux frais des Assemblées extraordinaires pour signer leurs lettres dont le nombre sera fixé de douze mes, scavoir les neuf officiers et trois autres mes pris à tour de rôle dans les trois classes conformément à l'art. 3.

ART. 16

Il ne sera fait aucune constitution par aucun me de Loge soit ville, soit bourg de France sans qu'au préalable il n'en ait donné avis à la Grande Loge des Maîtres à qui il sera envoyé les noms et surnoms des maîtres futurs et des surveillants ensemble le nom de leur loge et les qualités des maîtres conformément à l'article 10 et satisferont pareillement aux droits portés par l'article 12 et faute de ce faire les maîtres qui auraient été constitués ne seront reconnus ni enregistrés comme faisant corps à la susd. Grande Loge.

ART. 17

Tous les maîtres réguliers qui n'auront pas de constitutions ou qui les auraient égarées seront tenus d'affirmer de leurs dates et jours qu'ils auront commencé à tenir leurs loges et de dénommer les maîtres qui les auront assistés et constitués afin d'être inscrits sur le registre suivant leur rang dans les classes où ils se trouveront suivant leurs dates.

ART. 18

Il est expressément défendu à tous maîtres qui se trouveront aux assemblées tant générales que particulières de rendre compte de ce qu'il se sera passé à aucun F. sinon à un me de loge qui n'aurait pu s'y trouver par des affaires indispensables ou autrement que ce ne fut des choses qui regardent toutes les loges pour le bien de l'ordre.

ART. 19

Ne pourront les Mes refuser des certificats aux F. qui en exigeront soit pour voyager ou pour se retirer dans une autre loge à moins qu'ils n'eussent fait quelques fautes assez graves pour leur en faire mériter le refus sauf aux dits frères de se pourvoir par Requête à la Grande Loge pour par elle être fait droit à ce qu'il appartiendra.

ART. 20

Tous Mes qui auront quelques plaintes à porter dresseront des mémoires qu'ils adresseront au secrétaire de la Grande Loge sous enveloppe, lequel après en avoir pris connaissance mandera par écrit les parties récusées à ce qu'elles aient à produire leurs moyens de défense en bref, pour par lui être rapporté au prochain comité d'officiers où il sera chargé des experts par le président pour s'instruire des affaires afin de les rapporter à la prochaine assemblée générale pour être à la pluralité des voix prononcé contre qui il appartiendra selon l'exigence des cas.

ART. 21

Il sera fait un cachet pour la Grand Loge lequel sera déposé et confié au secrétaire pour être apposé tant sur les lettres patentes des Maîtres réguliers que sur les certificats des F. de loges régulières et non à tous autres f. d'aucune loge clandestin»

Observant néanmoins que le secrétaire ne pourra opposer le dit cachet que du consentement du président et des officiers à peine d'exclusion il aura pareillement attention d'inscrire les noms des maîtres et autres frères sur son registre qui seront porteurs du cachet.

 **

« Aujourd’hui 19 mai 1760. Nous Mes de loges Régulières de l'Orient de Paris, composant la grand loge des maîtres régulièrement assemblés en la loge de Saint-Jean après avoir vu lu et examiné les présents statuts et règlements à nous présentés par le V. F. Peny, nous n'avons rien trouvé ni aperçu de contraire a l'ordre ni de préjudiciable au bien et au respect deus tant à N.R.G.M. qu'a l'art Royal, nous avons au contraire Reconnus et reconnaissons que les présents ne peuvent que maintenir a l'avenir la Paix et la Concorde, et éviter tous abus vexations et prévarications qui pourraient s'émouvoir tant dans les loges particulières que dans la présente Grande loge, Pourquoi nous avons présentement conclu et décidé concluons et décidons que les Présents Règlements seront et demeureront stables pour a l'avenir être suivis et exécutés en tout leur contenu sans déroger au respect dû à l'art Royal n'y a N.T.R.G.M.S.A.S. Monseigneur le Comte de Clermont à moins qu'il ne lui plaise les corriger et augmenter si bon lui semble a quoi nous nous soumettons de nous conformer et avons signé les dts jour et an que dessus ».

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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 18:05

UNE PRIÈRE

 

          Allez tranquillement parmi le vacarme et la hâte, et souvenez-vous de la paix qui existe dans le Silence.

 

Sans aliénations, vivez autant que possible en bons termes avec toutes Personnes.

 

Dites doucement et clairement votre vérité, et écoutez les autres, même le simple d’Esprit et l’Ignorant ; ils ont eux aussi leur histoire.

 

Evitez les individus Bruyants et Agressifs, ils sont une vexation pour l’Esprit.

 

Ne vous comparez avec personne : vous risqueriez de devenir Vain ou Vaniteux.

 

 Il y a toujours plus grands et plus petits que vous.

 

Jouissez de vos projets aussi bien que de vos accomplissements.

 

Soyez toujours intéressé à votre carrière  si modeste soit-elle ; c’est une véritable possession dans les prospérités changeantes du temps.

 

Soyez prudent dans vos affaires, car le monde est plein de fourberies.

 

Mais ne soyez pas aveugle en ce qui concerne la vertu qui existe ; plusieurs individus recherchent les grands Idéaux, et partout la vie est remplie d’Héroïsme.

 

 Soyez vous-même.

 

Surtout n’affectez pas la Fraternité.

 

Non plus ne soyez Cynique en Amour, car il est en face de stérilité et de tout désenchantement aussi Eternel que l’herbe.

 

Prenez avec bonté le conseil des années, en renonçant avec grâce à votre jeunesse.

 

Fortifiez une puissance d’Esprit pour vous protéger en cas de malheur soudain.

 

Mais ne vous chagrinez pas avec vos chimères, de nombreuses peurs naissent de la fatigue et de la solitude.

 

Vous êtes un enfant de l’Univers, pas moins que les arbres et les étoiles ; vous avez le droit d’être ici.

 

         Et qu’il vous soit clair ou non, l’Univers se déroule sans doute comme il le devrait.

 

Soyez en paix avec Dieu, quelque soit votre conception de lui, et quels que soient vos travaux et vos rêves, gardez dans le désarroi bruyant de la vie la paix dans votre âme.

 

Avec toutes ses perfidies, ses besognes fastidieuses et ses rêves brisés, le monde est pourtant beau.

 

Prenez attention mes Frères,

 

Tâchez d’être heureux.
                                                            D EaS

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Published by Thomas Dalet
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