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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 05:55

A vous tous, mes Frères en vos grades et qualités,
Lorsque je décidai de m’attaquer à ce sujet, j’étais ragaillardi par l’idée que je me faisais de faire trois planches d’un coup. Après tout, n’importe quel potache de Terminale S pouvait me confirmer que les nombres 1, 2 et 3 sont entiers, font partie de l’ensemble N des nombres réels et sont discrets. En d’autres termes, je pouvais faire trois sujets bien séparés et je me lançai donc avec trois feuilles blanches, bien étalées en parallèle sur mon bureau.
En dépit de ce que ma formation d’Ingénieur avait pu laisser comme traces dans mon vieux cerveau gauche, je dus me rendre rapidement à trois évidences :
- le sujet était bien plus compliqué qu’il n’en paraissait
- les trois sujets étaient indissociables
- pire, le nombre trois me menait inéluctablement au nombre quatre.
C’est donc sur ces prémisses que je me mis à l’ouvrage …
Que peut représenter l’unité ?
« Un le Tout » … tout est un, vu qu’il ne saurait rien exister en dehors du tout, me dit le manuel d’instruction du Premier Degré.
Bien qu’autour de nous, tout soit complexité et multiplicité nous avons chacun, en nous-mêmes, l’impression d’être « un » et unique. Notre société est multiforme et multiculturelle mais nous cherchons chacun confusément le Vrai, le Juste et le Beau : un principe que nous pressentons d’Unité car une chose vraie, juste et belle devrait être comprise et acceptée par tous. Le respect de la parole donnée est une valeur universelle. Le Un serait-il donc ce principe primordial, cette Unité primordiale ?
Le Un est-il premier - au sens non arithmétique du terme ? Dans notre système de pensée occidental, l’intelligence est logiquement première, l’exécution découlant de l’action. Avant le Un, rien …
L’univers a un centre mais ce centre est partout à la fois puisque nous pensons l’univers infini ! La multiplicité infinie de l’univers se révèle-elle donc par ce centre unique et omniprésent ?
Oui mais l’univers est-il vraiment infini dans l’espace et le temps vraiment éternel ? Si notre espace-temps a eu un commencement physique au moment du « Big Bang » de l’Abbé Lemaître, qu’il y avait il « avant » ? De l’information disent Grichka et Igor Bogdanoff. Avant notre univers, il y avait l’information pour qu’il se réalise, le schéma de montage, le plan du G.A.D.L.U. Le Un devrait donc être premier.
Autre piste : Teilhard de Chardin parle de la transition de la matière inanimée : de l’Alpha de la pré-vie à l’Oméga de la conscience collective. La matière première des sages, l’étoffe première de l’univers devient un Tout dans une transformation spirituelle, un Esprit Universel, réfléchi sur lui-même en un centre unique de conscience. La multiplicité devient Unité.
C’est maintenant que les choses se compliquent … Saint Jean écrit par trois fois dans l’Apocalypse : « je suis l’Alpha et l’Omega de l’univers, il n’y a pas de second dans l’Incréé » … voila donc que l’Unité pourrait être bipolaire et me fait découvrir un petit morceau du chiffre deux.
Je reviens à mon manuel d’Instruction du Premier Degré : « L'Intelligence humaine assigne artificiellement des bornes à ce qui est, en réalité, un et sans limites. Nous ne percevons qu'en différenciant l'objet observé de son milieu » … Deux représente un antagonisme qu’il convient de concilier.
Le deux découle du Un, c’est l’addition de Un à Un, son dédoublement. Le tout primordial est polarisé en deux essences : le yin et le yang, le mâle et la femelle, une dualité d’opposés qui forme un couple ? Deux forces opposées dont l’action commune ordonne le chaos en cosmos dans un mouvement spectaculairement inverse des lois de l’entropie. Orb ad Chaos … C’est le mystère par excellence du serpent Ouroboros, qui se mord la queue pour survivre, le symbole de l’éternel recommencement, de la vie naissant de la mort, de l’ordre naissant de la destruction, symbole déjà connu 16 siècles avant Jésus Christ en Egypte pharaonique.
La loge a la forme d’un carré long : un terme étrange qui dénomme deux carrés mis côte à côte. C’est ainsi que les alchimistes représentaient le nombre deux, les deux carrés fusionnaient pour donner un rectangle de proportion 1 : 2 : les proportions « divines » de Fra Luca Paccioli et Leonard de Vinci eux-mêmes.
Si nous acceptons que l’amour soit la force primordiale de l’univers, celle par qui tout se fait et s’est fait, alors Dieu et l’Amour ne peuvent exister seuls à moins d’accepter un narcissisme de proportions divines …. Pour aimer il faut au moins être deux !
Mais l’amour entre deux êtres constitue un triplet. L’énergie créatrice va s’écouler entre les deux pôles. Un aimant est un et insécable mais dipolaire. Un aimant coupé en deux aura toujours deux pôles, liés par le champ magnétique qui lui donne ses propriétés. De deux, je suis passé à trois tout naturellement.
Dans l’évangile de Saint Jean, la différence sémantique est instructive : il n’y a pas de second mais il pourrait y avoir un deuxième ! Auquel cas, il y a nécessairement un troisième.
1 + 2 = 3 : en mathématique, on dirait que 3 est « la gloire » de 2 : la somme du nombre et de ceux qui le précèdent.
« Il y a lieu de ramener le binaire à l’unité par le moyen du nombre trois. Le Ternaire, synthèse de ce qui apparaissait opposé, constitue pour nous la représentation intelligible de l'Unité » me dit mon manuel d’Instruction du Premier Degré.
Ce nombre trois est l’une des première constantes que j’ai vue en Loge lors de mon initiation : le Delta Rayonnant, symbole du G.A.D.L.U., formant un tout par ces trois côtés. C’est la Trinité de la Chrétienté et du Judaïsme : le Père, le Fils et le Saint-Esprit – formant Un – Le dieu.
Ma réflexion se complique car je note que les musulmans, bien que monothéistes et ayant inventé la numérotation décimale n’ont pas cette triple notion. Plus près de nous, le pasteur Jean-Théophile Désaguliers était unitarien - ne croyant donc ni en la Trinité, ni en la divinité du Christ - mais il se disait chrétien et on ne lui contestera sa qualité de Maçon …
Depuis mon initiation, j’ai vu que la Franc Maçonnerie déborde de symboles sur ce nombre trois :
- Dans le Cabinet de Réflexion, j’ai trouvé les trois principes de l’alchimie : le sel, le soufre et le mercure.
- Lors de mon Initiation, j’ai été reçu par trois grands coups et j’ai fait trois voyages.
- Les trois grandes Lumières de la Franc Maçonnerie : Volumes de la Loi Sacrée, Compas et Equerre.
- Les trois signes de la Franc Maçonnerie : L’Equerre symbole de l’équité que je dois montrer dans mes actes, le Niveau qui me rappelle que je dois œuvrer au nivellement des inégalités et la Perpendiculaire qui me montre la direction dans laquelle doivent s’élever l’état moral et matériel des individus et de la société.
- Les Signes : une façon d’agir toujours équitable et franche ; les Mots d’un langage loyal et sincère et les Attouchements, symboles de la sollicitude fraternelle.
- Les trois Piliers de la Loge : Force, Sagesse et Beauté, symbolisés par le Vénérable Maître et les deux Surveillants.
- Mes trois outils d’Apprenti : la règle à 24 divisions, la laie et le ciseau
- Comme Apprenti, j’ai trois ans.
Mais il y a aussi la tripartition de l’être humain en corps, esprit et âme et ses trois formes d’intelligence : dextérité physique, intelligence intellectuelle et intelligence émotionnelle qui font que l’humain est un tout, qui font que le Trois explique le Un.
C’est à cet instant que je me rappelai l’aimant qui me fis si bien entrevoir un lien entre le nombre Deux et le nombre Trois et que je réalisai que cette liaison spécifique interne ne pouvait acquérir sa fonction que parce que le champ se refermait par l’extérieur !
Il suffit par ailleurs d’ouvrir les yeux et de regarder autour de soi pour comprendre que notre univers a au moins quatre dimensions : trois dans l’espace et une dans le temps.
Aux trois composantes internes de l’Unité, je viens d’ajouter une dimension autre, externe : me voici confronté au 3+1, un tétragramme sur lequel je choisirai de plancher plus tard avec votre bienveillante permission.
Mes Frères, je sollicite votre indulgence pour cette planche bien imparfaite. Merci de m’avoir écouté.

J’ai dit, Très Vénérable.

source : www.ledifice.net

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Published by J\M\ C\ - dans Planches
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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:47

Quelles sont les raisons qui nous font nous retrouver dans ce cadre rituel d'initiation et d'échanges fraternels, dans ce Temple consacré, où nous puisons (et nous le croyons) aux sources vives de la tradition?
Je vais essayer, avec l'aide du Phil. Inc., de répondre à cette importante question, car elle est à mon avis fondamentale. Nos prédécesseurs ont ouvert la voie et nous pouvons penser en effet que si l'homme s'était conservé dans la pureté de sa première origine, l'initiation n'aurait jamais eu lieu pour lui et la vérité s'offrirait encore sans voile à ses regards, puisqu'il était né pour la contempler et pour lui rendre un continuel hommage. Mais, depuis qu'il est malheureusement descendu dans une région opposée à la lumière, c'est la vérité elle-même qui l'a assujetti au travail de l'initiation en se refusant à ses recherches.
« La première initiation, fondée sur la dégradation de l'homme et exigée par la nature même, fut le modèle et la règle de celle qu'établirent les anciens Sages. La Science dont ils étaient dépositaires étant d'un ordre bien supérieur aux connaissances naturelles, ils ne purent la dévoiler à l'homme profane qu'après l'avoir affermi dans la voie de l'intelligence et de la vertu. C'est dans ce but qu'ils soumirent leurs disciples à des épreuves rigoureuses et qu'ils s'assurèrent de leur constance et de leur amour pour la vérité en n'offrant à leur intelligence que des hiéroglyphes, des symboles et des emblèmes difficiles à pénétrer.
Ce ne fut qu'après les avoir ainsi préparés qu'ils leur découvraient la seule route qui peut conduire l'homme à son état primitif et le rétablir dans les droits qu'il a perdus. »
Voilà, mes chères Sœurs et mes chers Frères, le vrai, le seul but des initiations. Telle est cette science mystérieuse et sacrée, dont la connaissance est un crime pour ceux qui négligent d'en faire usage et qui égare ceux qui ne se seront pas élevés au-dessus des choses sensibles.
« Dans l'état actuel de l'homme privé de la lumière, ce qui peut lui arriver de plus funeste, c'est d'oublier ou de nier cette lumière. Aussi l'objet principal des Sages Instructeurs de l'Initiation ne fut pas précisément de faire connaître la vérité aux peuples, mais de porter par leur exemple et par leur doctrine à faire croire en cette vérité avec confiance et de lui rendre un sincère hommage. Dans cette optique ils élevèrent un Temple célèbre, dont toutes les parties, depuis le Porche jusqu'au Sanctuaire, étaient remplies d'initiés de divers rangs et fonctions. C'est ainsi qu'on présentait à l'Homme de Désir un tableau parfait de l'Univers et des agents préposés à le diriger. »


GENESE DU TEMPLE

Tout débute avec le livre biblique l'Exode aux chapitres 24 à 30, où Moïse, le conducteur, reçoit, sur le Sinaï, les ordres pour la construction; « Moïse redescend du Sinaï et la peau de son visage rayonnait. Il convoqua toute l'assemblée et transmit au peuple les ordonnances de l'Éternel: travail pendant 6 jours, repos le 7e; les offrandes, la confection de l'arche, du tabernacle, du chandelier, de l'autel, des toiles du parvis, des colonnes… toutes œuvres pour la tente d'assignation, pour son service et pour les vêtements sacrés. »
Au chapitre 36, la construction des meubles, autels et ornements s'opère sous l'impulsion de l'habile Betsaléel grâce aux offrandes du peuple sous forme d'or, d'argent, de tissus, d'aromates, de bois précieux, de pierreries… Au Ch. 40, enfin, l'Éternel demande à Moïse de dresser le tabernacle et la tente d'assignation le 1er jour du 1er mois de la 2e année selon un ordre précis. Puis Moïse oindra tout ce que renferme le tabernacle, la cuve et l'autel; il oindra de même Aaron et ses fils pour qu'ils soient au service de l'Éternel par leur sacerdoce. Alors la nuée couvrit la tente et la gloire de l'Éternel remplit le tabernacle. Cela se passait en 1444 av. J.C.
« Ainsi il y eut d'abord le premier temple, si l'on peut dire, l'arche du déluge, qui fut errante et flottait sur les eaux, pour nous peindre l'incertitude et les ténèbres des premiers temps: (Genèse VI à VIII). Le deuxième temple, le tabernacle était alternativement en mouvement et en repos, et de plus, c'était l'homme lui-même qui le transportait et le fixait dans les lieux choisis; cela afin de nous montrer les droits accordés à l'homme dans sa seconde époque, droits sur lesquels il peut aspirer par intervalle à la possession de la lumière. Enfin le troisième temple, celui de Salomon, était stable et adhérent à la terre, pour nous apprendre sensiblement quels sont les privilèges auxquels l'homme peut prétendre un jour; privilèges qui s'étendent jusqu'à fixer à jamais sa demeure dans le séjour de la Vérité. » (Louis-Claude de Saint-Martin).
Remarquons que malgré la stabilité apparente du temple de Salomon, celui-ci souffrit en subissant les affres des armées des ténèbres et la colère des ennemis de la Vérité et de la Lumière: il fut renversé ! Zorobabel le fit reconstruire à Jérusalem entre 536 et 516 av. J.C. Zorobabel, qui signifie "adversaire de la confusion" était de lignée royale et fit armer les ouvriers de truelles (initiation de métier) et d'épées (initiation chevaleresque) pour se défendre des populations locales hostiles aux Israélites, les errants. Hérode agrandit le Temple (vers -18) mais il fut anéanti définitivement par Titus (en + 70).
Car, à cette même époque, il y eut l'édification du plus merveilleux des temples, de l'arche la plus universelle non faite de mains d'hommes; ce Temple, cette Arche sont le Christ lui-même en qui habite en permanence le Verbe divin.
Le Christ était, est, et reste à jamais le seul et vrai "pont" jeté entre l'homme et Dieu.

TEMPLE ET QUETE INITIATIQUE

Dans sa quête initiatique l'homme recherche la parole perdue, car, retrouver cette parole, en l'occurrence le Nom incommunicable IEOVAH force active de l'ancienne alliance, c'est réunifier et harmoniser en soi toutes les potentialités, toutes les manifestations de tous les niveaux de l'être: physique, psychique et spirituel. C'est reconstruire, en "rassemblant ce qui est épars", l'homme total; c'est la réédification mystique du temple intérieur (le sanctuaire du Cœur) dans lequel pourra descendre (puisque devenu "vierge" par les différentes purifications) le Verbe, dont le Nom est IEOCHOUAH.
Retrouver la Parole perdue, c'est se recouvrir de la puissance de l'Éternel, aller vers l'unification et l'identification entre la lumière intérieure (celle qui luit dans nos ténèbres) et la lumière universelle extérieure. Par le Nom, Dieu se révèle à l'homme.
Dans ce contexte, le temple de Salomon, jusqu'à ce jour inégalé sauf par le Christ, est l'image, l'emblème de l'homme émané de Dieu dans toute sa splendeur et dans ses privilèges originels.
Je vous propose à présent une visite guidée du temple et le but ultime du "voyage" consiste à découvrir le NOM, au cœur même de l'édifice. Il faut pour cela suivre le "labyrinthe de la parole perdue et franchir "la triple enceinte". Faut-il préciser que ce chemin initiatique est calqué sur les pérégrinations des Israélites en recherche d'une terre d'accueil, la recherche de la terre promise ?
Pour suivre cet itinéraire et ses étapes cruciales, je tracerai un parallèle schéma-tique entre le modèle du Temple, les mondes classés selon la tradition kabbalis-tique et la constitution de l'homme.
Le schéma parlera de lui-même.
En Franc-Maçonnerie, théoriquement, l'apprenti, lors de son initiation, reçoit la lumière et passe du parvis dans la première enceinte du temple: le Porche. C'est là que se tient la Loge. Il vient de mourir au monde profane et de subir sa seconde naissance, naissance à un monde spirituel et initiatique. Dans le Porche il aperçoit les 4 outils nécessaires à son perfectionnement phy-sique, moral et intellectuel l'amenant progressivement à la maîtrise et à la connaissance de l'Étoile flamboyante et de la lettre G. Jusqu'à son élévation au grade de Maître-Maçon il aura à cœur de se perfectionner dans l'Art Royal, œuvrant toujours et partout, autour de lui comme en lui-même, avec justice et équité.
Dans le déroulement du rituel du 4e grade du R.É.R, le Maître-Maçon est reçu sur les ruines du premier temple (celui de Salomon) et, pour accéder à la seconde enceinte, c'est-à-dire le Sanctuaire, il lui faut passer symboliquement par la mer d'airain et s'y purifier. Cela n'est pas sans rappeler St. Jean Baptiste baptisant d'eau ceux qui sont appelés à aplanir le sentier et à gravir la montagne pour entendre la parole vivante du Christ. La conscience de l'initié est dès lors portée sur le monde psychique, le monde de l'âme (symbolisée par l'eau) et il devient actif sur deux plans simultanément: le plan terrestre ou hylique et le plan psychique.
Si l'entrée dans le Sanctuaire n'est qu'un passage obligé, c'est maintenant que commence réellement la carrière de sa régénération, dont le chandelier, l'autel des parfums et la table des pains de proposition lui indiquent les étapes. L'initié s'attache dès lors au service du Temple et devient ministre du culte; il accède à la cour des Lévites. Devant lui il aperçoit l'étoile à six branches, le sceau de Salomon, le sceau de l'union et de l'harmonie.
L'initiation Martiniste au premier degré d'« Associé » débute à ce niveau, directement, et suppose que l'Homme de Désir ait accompli, par lui-même, tout le cheminement décrit ci-dessus.
A force de courage, de persévérance et de prières nous découvrons dans toute sa splendeur le Nom sacré écrit en lettres de feu. Il est la racine de toute chose, la vie de tout l'univers. La vision et la reconnaissance de ce Nom élève notre conscience jusque dans le plan spirituel ou pneumatique; là l'homme est délivré à jamais des renaissan-ces mortelles et multiformes puisqu'il est parvenu à s'identifier à l'esprit immortel universel.
Bientôt peut-être, après cette extraordinaire découverte, l'initié aura-t-il connaissance de la prononciation du Nom sacré... Celle-ci lui procurera le baptême de l'Esprit, la 3e naissance, naissance au monde divin et l'entrée dans la troisième enceinte: le Saint des Saints. Là se trouvent l'arche et la nuée au-delà de laquelle se tient l'Éternel. La 3e naissance, procurée par la prononcia-tion du NOM central, ouvre la dernière étape conduisant l'être à sa réintégration finale.
La découverte du Nom transpose l'homme vers l'état sacerdotal figuré par l'autel des parfums. Dans cet état aussi, l'homme sera revêtu du corps de lumière et rétabli dans ses premières fonctions et prérogatives. Le Verbe divin a éclos dans le temple de son cœur.
Mais avant d'aspirer à une si haute destination, attachons-nous d'abord à dégager les sens symboliques de la mer d'airain, du chandelier, de la table des pains de proposition et de l'autel des parfums.

ORNEMENTS SYMBOLIQUES

LA MER D'AIRAIN. I Rois 7 v.23.

Hiram fit faire la mer de fonte; elle avait dix coudées ( h ) = 10, d'un bord à l'autre, une forme entièrement ronde, cinq coudées de haut ( v ) = 5 et une circonférence que mesurait un cordon de trente coudées ( k ) = 30... son épaisseur était d'une palme ( t ) = 1 et contenait 2000 baths.
[une coudée ~ 50 cm. et une palme ~ 75mm]
· Si (iod) = la force divine, le divin créateur;
· si (hé) = le souffle de l'existence, germe de la vie;
· si (lamed) = mouvement, dynamisme;
· si (aleph) = principe, ...
nous pourrions conclure, en ce qui concerne les dimensions de cette cuve d'airain que le Divin Créateur souffle sur l'eau et y infuse la racine de l'existence, que de ce fait l'eau est dynamisée et que celui qui s'y plonge peut retourner au principe. De là à dire que la mer d'airain contenait une eau expiatoire, une eau lustrale et purificatrice, il n'y a qu'un pas.
Souvenons-nous aussi de l'ange qui agite l'eau de la piscine qui s'appelait Béthesda et qui acquérait le pouvoir de guérir le premier qui s'y plongeait, quelle que fût sa maladie. (Jean V,2)
L'eau de la cuve d'airain servait à la purification des prêtres du Temple, première étape, étape primordiale sur laquelle s'enchaînent les autres et qui, cependant, les détermine toutes. La mer d'airain fait aussi penser aux eaux primordiales et vierges sur lesquelles vint se poser l'Esprit divin, pour les féconder, et engendrer ainsi toute forme de vie et d'existence ultérieure. La purification est l'étape initiale et nécessaire au-delà de laquelle toute entreprise sera agréable au Grand Architecte de l'Univers (abandon des métaux, des préjugés, fuite devant les vices...ne pas médire.).
Celui qui s'y plonge est affranchi de toute souillure terrestre, il retourne aux sources vives et peut communiquer sensiblement avec les plans supérieurs.
Aussi ai-je placé cette mer d'airain sur la ligne charnière donnant accès aux plans supérieurs de l'âme et de l'esprit.
Notons aussi que la mer repose sur 4 x 3 bœufs (symbole des forces fructifiantes) et qu'il y a également 12 portes permettant de passer de la cour des Gentils à la cour des Israélites. C'est maintenant, après les ablutions, que l'initié va faire fructifier le dépôt sacré qui lui fut confié. Le baptême d'eau préfigure le baptême en esprit et le précède...

LE CHANDELIER D'OR A SEPT BRANCHES

Le chandelier fait allusion à l'activité créatrice de Dieu durant 6 jours, puis au repos du 7e jour, quand tout était juste et parfait. Malgré les 7 branches, malgré la diversité des aspects, c'est la même lumière qui rayonne, c'est l'expression de l'unité dans la multiplicité des formes et dans la diversité des manifestations.
Lumière est ici synonyme de Vérité.
La lumière luit dans les ténèbres, symbole de la présence divine.
C'est le feu du chandelier qui rappelle aussi l'embrasement miraculeux de l'holo-causte sur l'autel, signe visible de la réconciliation du peuple avec Dieu.
Ce feu sacré avait été caché lors de la destruction du premier Temple, caché mais conservé, puis réinstallé dans le Temple de Zorobabel, du côté gauche. Comment ne pas penser alors à notre Dieu immanent, conservé dans notre "côté gauche", au centre de notre cœur et dont la lumière, malgré nos chutes successives, nos errements et nos faiblesses, continue pour autant à briller secrètement !
Le chandelier à 7 branches répète le nombre de la lumière supérieure (celle du St.Esprit) qui éclaire et vivifie le sanctuaire mystérieux, le siège de sa gloire... le cœur de l'homme.
Sept symbolise le plan, le but idéal vers lequel s'organisent les forces et tendent les évolutions; c'est le nombre de la plénitude.

LA TABLE DES PAINS DE PROPOSITION

D'après la Loi de Moïse, on déposait 12 pains, chaque semaine, au nom des 12 tribus d'Israël, dans le Sanctuaire. Seuls les prêtres avaient le droit de toucher ces offrandes propitiatoires.
Ce pain préfigure la manne céleste, le pain de Vérité, le pain que Jésus rompra le jour de la Cène et qu'Il partagera avec ses disciples en leur disant: ceci est mon corps.
Selon ce sens, le pain représente l'invisible cause de tout.
Dans le temple de Zorobabel, le pain servait de "véhicule" par lequel la bénédiction divine était communiquée au peuple. Ce pain d'offrande était placé devant la face de Jéhovah, et, séjournant dans le Sanctuaire, il se sacralisait; aussi, seuls les prêtres pouvaient-ils le consommer.
Ce rôle premier fut renforcé par l'institution christique de l'Eucharistie et depuis il est permis de penser que le Christ est réellement présent dans l'hostie consacrée. Mais cet aspect mérite un développement qu'il n'est pas utile d'aborder maintenant.
Les douze pains sont rangés 6 par 6, pour nous peindre les deux lois sénaires, sources de toutes les choses intellectuelles et temporelles. La loi du sénaire est manifestée dans le rapport du rayon à la circonférence et c'est un nombre de 6 actions réunies qui a concouru à la corporisation matérielle de l'univers (les 6 jours); que par conséquent ce nombre de 6 doit diriger toutes les choses sensibles comme par exemple il dirige tout ce qui est relatif au temps: 1h = 60 mn, 1 mn = 60s, 4 périodes de 6 heures durant une journée...
Les pains de présentation sont des "objets sensibles", touchant nos sens, symbolisant tout ce que la terre peut produire de mieux, nourriture essentielle et indispensable. Ce seront donc les vertus les plus élevées, les bénédictions les plus hautes qui se manifesteront "dans" et "par" ces pains. Dans les pains se produira l'union entre ce qui vient d'en-haut (bénédictions de l'Éternel) et ce qui vient d'en-bas (offrandes des hommes, pures et vitales).
Voilà peut-être un sens se rapportant aux deux triangles qui s'entrelacent dans le Sceau de Salomon.

L'AUTEL DES PARFUMS
La fumée d'encens est un puissant moyen de purification. L'encens est le symbole du culte des vertus actives, des prières vraies, le parfum des actes sans cesse faits pour Dieu sans y songer même.
L'encens élève l'état de conscience de l'homme vers les plans de l'intuition et procure à celui qui sait prier dans de telles circonstances, une indescriptible paix intérieure.
L'autel des parfums était "cubique long" et recouvert d'or pour accentuer la pureté et l'inaltérabilité du parfum.

LE TÉTRAGRAMME SACRÉ
Ce sujet, déjà abordé au début de cet exposé, mérite une étude particulière dépassant le cadre de cette planche. Je renvois à l'excellent travail fait par une de nos Sœurs, M.B., et qui figure dans le Bulletin de Liaison N° 4 de l'O.M.L. ainsi qu'à un extrait de l'œuvre de Louis-Claude de Saint-Martin intitulé « A propos du NOM sacré » paru dans le Bulletin N° 7.

L'ARCHE D'ALLIANCE
De même que le grade de Maître Écossais de Saint-André est un grade pivot autour duquel s'articulent l'Ancien et le Nouveau Testament, de même, me semble-t-il, le Nom sacré IEOVAH, est le pivot qui permet de basculer du Sanctuaire dans le Saint des Saints, où se trouve précisément l'arche au-dessus de laquelle se tient l'Éternel.
La connaissance du NOM sacré et de sa prononciation permet d'accéder, par la troisième naissance, au monde divin, d'être reçu "dans le Ciel" en présence de l'Éternel.
L'arche est le tabernacle des Vérités révélées, le dépôt de toutes les ordonnances que le peuple devait observer. Grâce à la conformité de la réalisation de l'arche, l'homme peut y trouver le modèle de sa gloire ancienne et de ses connaissances primitives. L'arche servait "d'organe" aux vertus supérieures qui y descendaient
Dans Exode XXV, 22, nous lisons: « C'est là que je me rencontrerai avec toi. Du haut du propitiatoire (couvercle de l'arche), entre les deux chérubins placés sur l'arche du témoignage, je te donnerai tous mes ordres pour les enfants d'Israël. »
Là, donc, où est l'arche, là aussi est Élohim.

CONCLUSION
Notre visite nous trace un chemine-ment indispensable dans la carrière de notre régénération spirituelle et il est indispensable d'en parcourir toutes les étapes. Il s'agit pour nous de réédifier mystiquement le temple intérieur et de relever les ornements dans le sanctuaire de notre cœur. Il s'agit, en l'occurrence, de purifier nos désirs, nos sentiments, nos idées, nos aspirations et de les élever gratuitement, en don à l'Éternel.
Pour parvenir au Paradis, au Saint des Saints, en ce lieu où coulent le miel et le lait, que de sacrifices sont nécessaires ! Il faut sacrifier nos penchants, brûler nos passions et nos préjugés sur l'autel des holocaustes, enterrer notre orgueil, fuir la paresse et, à chaque fois, il nous faudra plonger dans l'eau purificatrice de la mer d'airain, nous laver de tout ce qui dégrade, qui avilit… Ensuite seulement notre esprit nourri par les pains sacrés peut pénétrer dans un monde supérieur, c'est-à-dire passer le voile tendu à l'entrée du tabernacle et bénéficier des secours nouveaux qui s'y trouvent, accéder en somme à un nouvel état spirituel, sur-naturel. Le but ultime est d'approcher de l'arche sainte, d'entrer en contact avec la « lueur » de l'Esprit et se laisser transfigurer.

Source : www.ledifice.net

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:05

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 06:04

Une fois que les F\ F\ ont été reconnus comme apprentis Franc-Maçons par les deux surveillants lors de leurs passage sur les deux colonnes, que la lumière jaillit dans le Temple, par l'illumination des 3 piliers, le 2ème Surv\ placé au Midi pour observer le soleil et appeler les F\ F\ au Travail et le 1er Surv\ placé à l'Occident est appelé à observer le coucher du soleil pour aider le V\ M\ à fermer les travaux vont avoir des rôles différents. A l'ouverture comme à la fermeture, les surveillants n'ont pas le même role. Je m'explique : A l'ouverture = le 2ème répond aux questions posées par le V\ M\, il donne donc d'abord son age, 3 ans, puis dans les minutes qui suivent, donnera l'heure du début des travaux, midi, le 1er lui, donne seulement, son acceptation à la justesse des annonces sans jouer à l'ouverture le rôle d'horloge, mais fixera en revanche l'heure de fermeture, Minuit... Comme je viens de vous le dire, à la fermeture des Trav\, il en n’est pas de même = c'est le premier Surv\ qui va attester que tous les ouvriers sont contents et satisfaits puisque silencieux et ensuite indiquera par deux fois que l'heure de fermeture est arrivée, donc MINUIT alors que le deuxième surv. a informé au préalable de l'endroit où les apprentis gagnent leur salaire c'est en lisant avec attention que j'ai constaté le rôle de ces deux officiers. Dans cet ordre = 2e surveillant Ouverture = age + heure / Fermeture = heure pour le 1er...A partir de ce moment on constate que les valeurs temps du monde profane vont prendre une envergure totalement différente. Tous les assistants ont 3 ans et quelque soit l'heure du temps réel inscrit sur nos montres, à un instant donné il est midi, soit la 12ème heure et à partir de là, 2 éléments sont essentiels qui nous annoncent que le Temps a changé. Puisque nous avons l'âge, que tout est conforme au rite et qu'il est l'heure, dit le V\ M\.
Phrase qui est récitée seulement au début des Travaux alors qu'à la fermeture donnée par le 1er Surv le V\ M\ nous renvoie pour travailler ailleurs sans préciser qu'il est temps de fermer.
Pour faire simple, je commencerai par l'HEURE pour ouvrir une Loge selon la conformité du rite (alors que l'on peut entendre dans des obédiences travaillant au REAA, par des mystères accoutumés), deux mots répétés suivant une répercussion triangulaire. Nous ne sommes plus dans le monde,nous sommes dans un temps particulier, spécifique qui déconcerte mystérieux puisque l'explication fournie par notre mémento sur la réponse relative à l'AGE,c'est qu'il est initié aux mystères des 3 premiers nombres). Je commencerai par cette nouvelle heure sachant que l’HEURE est l'espace de temps égal à la vingt-quatrième partie d'un jour Pourquoi Midi ? N'est il pas l’Âge de la pleine maturité. Le midi de la vie ? Le soleil à midi est à son point culminant. Les spécialistes disent que les rayons sont les plus longs quand le soleil est le plus éloigné de la Terre. Cependant comme excès de soleil brûle et assèche, il faut que sa chaleur s’atténue pour qu'elle soit bienfaisante. J'ai lu qu’à midi, le soleil commence à décliner, brillant sans brûler. Dans la phase initiale du rituel du Ier degré, le Vénérable Maître, lors d’une série de « triangulations » avec les deux Surveillants, annonce que « Puisqu’il est l’heure et que nous avons l’âge [(...) il est temps d’ouvrir les Travaux] ». L’heure d’ouverture des Travaux correspond - comme on le sait - à « midi plein », c’est-à-dire au moment de la journée où la lumière est à son maximum et le soleil au zénith. Par là on observe immédiatement que les Travaux de Loge, du fait de leur caractère rituel, se déroulent symboliquement en conformité harmonique avec les cycles naturels et notamment avec le parcours journalier du soleil. Par contre, la fermeture doit être effectuée à « minuit plein », quand l’obscurité est à son maximum et le soleil au nadir. Est-ce à dire que nous ne travaillerons que sur cette voie ? Par le Contenu de nos travaux, Nous ne sommes pas coupés de la vie profane, nous sommes entre terre et ciel. Nous avons deux vies, deux voies qui s'influencent bien sûr, qui s'interfèrent, mais le Maçon qui vient en Loge retournera dans la vie profane riche de l'influence de la Tenue, comme il n'oubliera pas, à « intérieur du Temple », qu'il fait partie de l'humanité. Midi minuit, vie et travail Maçonnique, minuit midi, vie et travail profanes : alternance, rythme, harmonie de nos deux voies parallèles. Alors que le temps profane du travail s’étend ordinairement du lever au coucher du soleil, le temps imparti aux travaux du Maçon est délimité par le passage du soleil aux deux demi-méridiens. Soleil, ténèbre et lune, voici trois pistes que le rituel appelle d’abord à explorer cette interprétation classique du symbolisme de l'heure, au niveau de l'Apprenti, va permettre d'aller plus loin avec les outils et connaissances de la recherche : science des nombres, arithmétique, géométrie, astronomie, rythme de la musique. Je m'explique : en travaillant ce sujet, j'ai rencontré des analyses qui sont au delà du 1er degré, cette phrase est prononcée est un signal d'alerte. Il nous faut quitter le temps profane, historique, linéaire, et s'engager sur une voie symbolique qui exprime, semble-t-il, le profond désir d'arrêter le flux du temps. Il exprime aussi et surtout le souci de se « désaliéner », c'est-à-dire d'éviter que son existence ne soit totalement absorbée par la temporalité pure, irréversible. C'est peut-être là un des sens profond de l'initiation. Cette ré-activation, cette ré-actualisation, cette régénération nous libère de nos liens antérieurs pour nous faire participer à la connaissance secrète de ce qui est « hors du temps » (la vie spirituelle, la vie symbolique). On dispose symboliquement pour cela de douze heures : de midi à minuit. D'abord parce que le douze est une figure du temps : les douze signes zodiacaux, les douze heures du jour et les douze heures de la nuit qui s'effritent dans les douze mois de l'année. Midi, milieu du jour, c'est aussi et surtout 12. Ce nombre nécéssiterait à lui seul une planche. Je ne ferai donc qu'en effleurer l'importance. 12 a donc, comme tous les nombres, un contenu métaphysique : 12 est important en lui-même : il constitue une entité et il est interessant par ses composants. 12 c'est le produit de 4 par 3 : les 4 points cardinaux, les 4 coins du monde multipliés par 3, nombre de la spiritualité. C'est également parce que ce nombre est associé au cercle compte-tenu du tracé des aiguilles, 12 appartient au monde celeste. 12 est un nombre cyclique : 1 année compte 12 lunaisons ou mois et 4 saisons de 3 mois. Jour et nuit sont également divisés en 12. Ce nombre est d'une très grande richesse dans la symbolique chrétienne comme dans toutes les symboliques : l'énumération n'en finirait pas et en serait fastidieuse... Pourquoi « midi » et pourquoi « minuit » ? Tous les maçons en Loge Bleue à notre Rite E\ A\ et A\ travaillent de midi à minuit. En lisant en effet, mon mémento d'apprenti (édition 1973), il donne à l'age, 3 ans une fonction de reconnaissance et les heures conventionnelles qui nous sont retenues par Le REAA fixent à l'homme sa pleine utilité au midi de sa vie jusqu'à sa dernière heure, le minuit de son existence. Cette réponse explique que l'action ne doit venir qu'au moment propice. C'est à dire, que l'homme doit avoir atteint le midi de sa vie avant d'être utile. Cela revient à dire que la recherche que nous commençons alors, ne peut être entreprise auparavant car elle demande maturité et liberté, et une certaine plénitude, elle ne peut donc débuter avant le midi plein de notre vie, moment où nous sommes en possession de toutes nos facultés, mais elle doit continuer jusqu'à la fin de notre vie, pour se consacrer sans relache au bonheur commun, une quête sans fin, sans aboutissement. Elle terminera, pour chacun d'entre nous, à minuit plein, terme de notre existence. Nous avons donc choisi une voie parallèle. De « midi à minuit », c'est aussi la somme d'un demi-jour et d'une demie nuit. C'est évidemment un concept solaire mais lunaire aussi et on peut apporter à ces heures un certain nombre d'explications qui selon la sensibilté de chacun sera différente. Le langage symbolique a l'avantage de son universalité et chacun y trouve ce qu'il ressent au + profond de lui. Pourquoi attendre midi pour commencer à travailler ? Il y a bien longtemps que le profane est à l'ouvrage à cette heure-ci. Si les maçons travaillent de midi à minuit pour chercher la lumière, c'est parce que la lumière est double, composée de clarté et d'obscurité car sans le contraste, la lumière ne se dégage pas. La lumière du jour n'est qu'une demi-vérité. Là où il y a du soleil, il y aura aussi de l'ombre. C'est une vérité de La Palice. Mais pour chercher la lumière, il faut savoir déceler l'ombre... Nous ne devons jamais oublier que l'initiation a pour but de nous faire accéder à de nouveaux états de conscience. Or, sur le plan de la conscience, de midi à minuit peut signifier de l'extérieur vers l'intérieur. On va ainsi du « soleil » vers « l'ombre », de midi à minuit. Et je dirai en passant que si nos apprentis sont placés au Nord, c'est aussi pour les préserver du feu brulant du soleil de midi. Pourquoi terminer à minuit ? A minuit le commun des mortels dort depuis longtemps, satisfait du travail accompli. Dans l'ésotérisme chrétien, minuit est un point de départ : le Christ est né à minuit. Pourquoi la Franc-Maçonnerie spéculative, héritière de la Franc-Maçonnerie opérative, ne respecte-t-elle la tradition des corporations qui interdisaient le travail après le couvre-feu ? Comme chaque fois que l'on traverse le prisme des symboles, la réponse est multiple. Quand le soleil se couche, la lune se lève. Si le soleil est apparenté aux forces masculines et la lune aux forces féminines, le temps de travail de midi à minuit inclut les deux, car l'homme qui est un bipède est soumis à la loi du binaire, avec son côté lumière et son côté ombre. Lorsqu'un Profane arrive chez nous, donc pour vivre une nouvelle existence, il est dans son Monde, avec des repères horaires qui sont les siens. Ce n'est que lorsqu'il prend conscience de la « Lumière » qu'il la « voit » qu'il va tenter d’amener ses forces au niveau de sa conscience, et midi c'est l'heure qui nous est fixée pour les organiser selon un autre ordre. On entre en franc-maçonnerie au « midi de sa vie », c'est-à-dire, lorsqu'on a la faculté de connaître et de distinguer, donc la capacité d'organiser. Apprendre à distinguer, c'est apprendre à séparer, et cette fonction séparatrice permettra de trouver la « Lumière » même dans l'obscurité, lumière spirituelle, bien entendu. Midi, c'est l'heure où l'on « fait le point », comme le marin qui détermine le lieu où se trouve son bâtiment et le marque sur sa carte. Mais c'est aussi l'heure où l'on doit être, en principe, pleinement éveillé. Et, il s'agit précisément d'être éveillé. L'initié est celui qui a reçu la Lumière, qui a été par là même « transformé ». C'est par les symboles, par les signes, que l'homme est « éveillé », c'est-à-dire rendu « conscient ». Faire le point c'est essentiel. C'est chaque fois une nouvelle étape qui recommence, avec des forces vitales différentes, dans un désir intense sinon de perfection mais d'y voir clair, opération qui peut être indéfiniment renouvelée, qui ouvre chaque fois la porte à de nouvelles potentialités. C'est toujours le temple, notre temple intérieur, que l'on continue à construire. Quant à l'age invoqué par le 2ème Surv\, ce qui n'est pas gratuit puisque c'est lui qui est en charge de l'instruction, je l'ai vécu avec difficulté à mon 1er soir = 3 ans c'était impensable dans ma logique perturbée et ignorante. Je l'ai rattaché à un état de celle de l'enfant qui, pour la première fois, va quitter l'intimité et la quiétude familiales j'avais deux jumeaux et devant un monde inconnu et mystérieux, je me suis senti comme celui qui se trouve derrière le portail de l'école maternelle. Mon 1er V\ M\ était un commissaire divisionnaire de la Sureté Nationale. Une assistance inconnue me regardait,tel un enfant, décalé,« qui ne parle pas » et qui se contente de répéter ce qu'on lui dit. C'était tous les mardis Tablier bavette bien relevée et gants bien proprets, j'ai vite compris quel allait être la vie de mon age = faire silence dans la « classe », écouter ses « maîtres », j'ai vite assimilé que le bavardage que, jusqu'alors, l'apprenti-élève prenait pour de la parole était fortement déconseillé, prenant conscience, progressivement, d'une des illusions les plus ordinaires du monde profane (parler, c'est savoir), et que l'exemplarité du comportement de mes Frères devait m’apprendre l'usage opportun et tolérant de la parole. Apprendre à se taire, c'est aussi apprendre à mieux appréhender l'autre. Trois ans, c'est l'âge du développement de l'ego-égoïsme, comme disent les pédo-psychiatres parce que, disent-ils, c'est l'age où l'on doit commencer à se défendre et se construire une personnalité distincte, mais au prix de la négation d'autrui. L'arme de la parole, à la fois défensive et agressive, une fois annihilée, il ne reste plus à l'enfant qu'à utiliser ses autres sens, grâce auxquels la perception et la compréhension de son environnement lui seront facilités. A lui d'écouter, donc, mais aussi d'aussi d'observer,et, si je peux dire, de goûter, toucher, sentir, selon ses capacités, sa sensibilité... Comme vous, j'ai vite compris que lorsque retentit le signal, tous, en rang, on est invité à s'asseoir à une place, selon un ordre préétabli et rigoureux, qui se déroule selon une organisation que tous, des plus jeunes aux « vétérans », respectent - presque - scrupuleusement...Et là on se demande quel age peuvent avoir les assistants qui ont un tablier différent. Notre curiosité ce1er soir n'aura pas cette réponse...à 3 ans aprés quelques tenues, on constate que divers éléments, constituent comme des échos de cette tension ternaire : le triple battement du maillet, la triple batterie, la marche d'entrée avec les 3 pas, les 3 épreuves, les trois voyages. Ce n'est qu'avec le temps si on est perceptif que l'on saisit pourquoi la Maçonnerie affectionne particulièrement ce nombre 3, tellement chargé de sens. On le retrouve partout, dans le rituel, 3 est justement le nombre offert aux Apprentis pour être médité pendant l'âge de leur grade. C'est donc tout particulièrement le nombre lié au premier degré. En associant les trois termes-clés de son lexique, sagesse, force, beauté, sa curiosité l'amenera à s'interroger sur les valeurs propres qui ont pu déterminer le choix de ce nombre. Figure dominante dont les récurrences intriguent, c'est le triangle qu'il faut essayer d'interpréter en premier. Il est d'abord rappel de la permanence originelle de la maçonnerie comme artisanat opératif, comme chantier de construction face à vous Vénérable-Secrétaire-Orateur. Ce chiffre restera marquant et dans les deux cas, le nombre trois traduit ici, un équilibre, mais cette fois dans la répartition des fonctions de pouvoir je ne vais pas ce soir vous faire un tableau exhaustif de notre expérience de cet age qui cadence toutes nos tenues au 1er degré. Il va être bientôt minuit. Le temps va changer dans un petit moment aprés l'extinction des 3 piliers. Le passage de la vie Maç\ va laisser place à la vie humaine à ce temps qui pour certains grignotent notre vie plus ou moins vite et en conclusion je dirai que l'on avance inéxorablement sur un chemin et le temps qui passe,c'est une boite de pandore...tous les jours, à chaque heure on plonge les doigts dedans, c'est soit du miel soit du cambuis. On n'y échappe pas. Si on n'avance pas c'est qu'on est mort...je dirai aux apprentis qu'ils n'auront pas toujours trois ans et c'est tant mieux.c'est qu'ils auront progressé. Entre le midi de notre éxistence et son minuit c'est Vivre à chaque moment, avec la surprise de ce que l'on va découvrir à l'instant d'aprés. C'est comme une petite voix qui vient nous offrir le futur et qui nous dit : « voulez vous aller plus loin ? » Si on veut avancer dans la vie,on est obligés de répondre : éprouvez moi ! La maçonnerie c'est comme la vie profane et vice-versa...Quoique l'on fasse dans notre existence, quelque soit notre situation, on sera éprouvé par les voyages de notre destin.

J'ai dit,

Source : www.ledifice.net

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Published by G\ O\ - dans Planches
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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 05:59

Le profane est dans un état « amorphe ». Par définition ce mot désigne qui n’a pas de forme apparente ou une structure bien déterminée. Une âme sans structure ne peut que vivre dans la confusion. Le profane qui vit dans le chaos intérieur est de ce fait, dans un statisme qui le prive substantiellement de toute ambition spirituelle. Le profane est entouré par les ténèbres ou, comme on dit couramment, il est dans le noir. Le mot noir provient du latin « Niger ». Le noir est la sensation produite par l’absence, voire par l’absorption complète de tous les rayons lumineux. Cette perception peut être élargie à tous les objets produisant la même réaction. Le noir se caractérise essentiellement comme une absence de lumière empêchant les couleurs d’apparaître dans leur tonalité visible. On dit généralement qu’être dans le noir équivaut à être dans l’obscurité et donc à ne rien comprendre. Néanmoins, lorsque dans le domaine des arts graphiques on veut produire du noir très dense, on doit lui ajouter trente à quarante pour cent de bleu. En effet, ajouter du noir au noir le « salirait » en le laissant toujours plus gris que noir. Dans la nature, la nuit n’est jamais noire. Ce qui laisse présager de bons auspices. Dans le monde profane le noir est souvent symbole de deuil et de détresse. Il peut évoquer le pessimisme et la peur ou alors, plus couramment, il est directement lié à la tristesse. De cela, toutes les expressions passées dans le langage populaire. Ci après, à titre d’exemple, quelques-unes des citations parmi les plus répandues : se mettre dans une colère noire, être la bête noire, être dans le désespoir le plus noir, se faire un sang d’encre noire, avoir les idées noires, ou encore, se trouver dans la misère noire, être sur la liste noire, travailler au noir, etc. Malgré cela, dans le monde profane le noir offre également un autre visage décidemment plus positif. Ceci, sans pourtant exprimer de sentiments passionnés. Au contraire, le noir s’impose avec pureté et sobriété. De ce qui précède, il est loisible de constater que le noir est directement associé à la dignité et à l’autorité, celui des juges et des arbitres par exemple, mais aussi à l’austérité et à la frugalité ou encore à l’élégance et au raffinement. Dans l’Égypte ancien, le noir avait une symbolique positive. Dans la langue des pharaons, le verbe « kem », qui provient du mot « noir » veut dire : mener à bien, s’élever à, accomplir mais le mot « kem » veut dire aussi : complet, parfait, obligation, devoir. Dans la Loge, les Apprentis siègent au septentrion et les Compagnons au midi. Les Maîtres sur l’une ou l’autre colonne pour éclairer et guider les frères Apprentis et Compagnons moins expérimentés. La partie la moins lumineuse est métaphoriquement affectée au septentrion. En effet, l’Initié qui vient de sortir des ténèbres représente inéluctablement le membre le moins éclairé et le moins érudit de l’Institution Maçonnique. De ce fait, il évoque la pierre brute qui nécessite considérablement de travail, soutien et réconfort. L’Initié pour émerger du noir doit travailler avec assiduité et constance et ceci d’une part, pour mériter la confiance et l’amour fraternel qu’on lui a accordé et d’autre part, pour rechercher la paix, l’harmonie et l’équilibre entre lui-même, son corps et son âme. Ce qui au fur et à mesure édifiera les efforts produits et gratifiera son travail. Tous les Initiés avant de commencer leur aventure, étaient métaphoriquement dans le noir. Les initiations se confèrent la nuit car tout ce qui se rapporte à la génération de la vie nouvelle se produit dans le noir. Pour les nouveaux frères le noir représente le point de départ. A ce propos, il me semble utile de rappeler que Jésus est né à minuit, au cœur symbolique de la nuit, au plus profond de l’obscurité. L’Apprenti ne peut qu’associer le noir à l’inconnu, et je dirais, à ce qui est dissimulé à ses yeux ou tout simplement, à ce qu’il n’arrive pas encore à voir et plus précisément pas encore à comprendre ou à interpréter, car la cécité qui engendre le noir tout autour de lui, est substantiellement intérieure.

L’Apprenti n’est tout simplement pas prêt.

Aussi, j’affirme sans hésitation que nous sommes et nous resterons toujours apprentis car nous aurons toujours quelques choses à découvrir et à apprendre et ceci indépendamment du statut de chacun, des études effectuées, des expériences vécues ainsi que de l’intelligence et volonté propre à chacun de nous. Pour revenir au fil conducteur de mon travail, dans la Loge les Luminaires : le Soleil et la Lune, se trouvent à l’Orient derrière le plateau du Vénérable Maître. Dans une optique cartésienne on pourrait s’attendre à voir le Soleil disposé à l’Orient et la Lune positionnée à l’Occident. En revanche, selon l’esprit de l’Univers de la symbolique de la Loge, il prédomine une cohérence spirituelle qui nous amène à rechercher une sensation d’harmonie intérieure. Ce que la logique du monde profane ne pouvait pas nous apporter. Dans les rites anciens, on retient trois grandes Lumières : la Bible, l’Equerre et le Compas et trois petites Lumières : le Vénérable Maître, le Soleil et la Lune. Dans les Rites modernes, c’est précisément le contraire. Il est utile de rappeler que le Rite Emulation, tel que témoigné par la documentation concernée, qui remonte au 27 novembre 1823, est parmi les Rites les plus anciens.

Au Rite Emulation, le Soleil se trouve à gauche tandis que la Lune se trouve à droite.

La position du Soleil et de La Lune peut varier d’un Rite à l’autre. Les explications trouvent leurs origines dans l’influence que la foi a pu exercer dans le temps, sur les différents Rites. Ce qui explique aussi les diversifications qui existent entre les anciens et les nouveaux rites et plus en général, entre un Rite et l’autre. La première vision de tout Initié qui entre dans la Loge, est celle du Soleil et de la Lune qui encadrent le Vénérable Maître. A ce moment donné, le Soleil et la Lune expriment un concept qui dépasse l’Initié. Ceci, d’autant plus que son attention est littéralement captivé par le Vénérable Maître qui s’impose pendant toute la durée de la cérémonie d’initiation. Par la suite, l’Apprenti réalisera que le Vénérable Maître imprimera la cadence des toutes les tenues régulières auxquelles il aura la possibilité d’assister. Le Vénérable Maître ouvre la Loge et dirige les travaux. Dans la Loge on travaille symboliquement de midi, quand le Soleil est au zénith, jusqu’à minuit, quand le Soleil est au Nadir. Le travail est donc placé sous la lumière descendante. De ce qui précède, le début des travaux coïncide avec le midi, quand la lumière est à son maximum d’intensité, tandis que la fin des travaux corresponde à minuit, quand la Lune reflète la lumière solaire. Le Soleil actif et la Lune passive, marquent ainsi l’opposition permanente qui les caractérise. Toutefois, lumière et obscurité vont de pair sans s’opposer. Au contraire, leurs qualités propres s’ajoutent et se complètent et contribuent à la transformation progressive du jeune Initié mais aussi de tous les Maçons. Ceci, selon un processus alchimique qui vise à obtenir, comme déjà énoncé ci-avant, la juste harmonie entre le corps, l’esprit et l’âme. Le Soleil, générateur de lumière, est l’emblème de l’énergie mais aussi de l’intellect et de la raison et il éclaire les esprits. Le Soleil désigne par excellence la composante masculine et représente l’élément feu. La Lune symbolise la compréhension et la tolérance propres à la féminité. C’est la figure maternelle qui se révèle avec son mouvement croissant et décroissant qui régularise les rythmes naturels. La Lune représente l’élément eau. Le Soleil et la Lune représentent donc l’alternance d’ondées et d’éclaircies, d’équilibre et d’instabilité, d’activité et de repos, de blanc et de noir. En définitive, la dialectique de l’opposé à laquelle nous sommes confrontés au quotidien. La Lune en tant que Luminaire, est le reflet du Soleil et comme lui est significative de santé. La Lune atteint sa plénitude à l’opposition du Soleil. Elle se lève quand lui se couche et, pendant toute la nuit, elle sert de relais. Elle ne subit pas la lumière radieuse et éblouissante du Soleil. Elle la prend pour la rediffuser successivement mais en la dosant judicieusement. La Lune n’a pas un rôle secondaire. Les deux Luminaires sont complémentaires et si l’un domine le jour, l’autre règle la nuit. Ensemble ils évoquent la mort et la résurrection et accompagnent de manière indissociable le chemin de tous les Frères. Pour les Egyptiens l’Orient représentait le monde des vivants tandis que l’occident représentait le monde des morts. Aussi, ils croyaient que le Soleil allait se régénérer pendant la nuit. Les Egyptiens vénéraient plusieurs dieux. Parmi les plus connus, il y avait le dieu Râ ou dieu Soleil qui était indiscutablement le plus important. Plus récemment, nous constatons que l’empire Inca était très structuré et bureaucratisé, et que leur société fut l’une des mieux organisées et des plus disciplinées qui aient jamais existé. La civilisation Inca, qui a connu son apogée au 15ème siècle, vouait un culte au Soleil. Leur empereur, appelé « Inca », était considéré comme le fils du Soleil. Aussi, nous noterons que le culte de « sol invictus » l’invincible Soleil, devint très répandu dans le Rome ancien. La popularité du culte du Soleil influencera successivement l’adoption chrétienne de plusieurs pratiques, dont celle du Dimanche. Les Indiens d’Amérique, peuple qui s’est distingué pour les pratiques ésotériques, dont les connaissances se transmettaient de bouche à oreille, attribuaient au Soleil et à la Lune une valeur symbolique qui influençait significativement leur quotidien. J’ai toujours éprouvé une forte fascination pour ce peuple et actuellement, je ne peux pas dissimuler mon émerveillement face à certaines affinités, puisque je suppose que la Maçonnerie est la dernière institution du monde occidental qui préserve et pratique des procédés traditionnelles. Une tradition conçue comme la transmission d’une influence spirituelle strictement liée à un rituel. C’est pour cela que la tradition initiatique n’est pas comprise ni parfois acceptée par le monde profane.

La tradition initiatique ne laisse pas de traces écrites !

Il est notoire que l’absence de Soleil, notamment en ce qui concerne son influence sur la température, empêcherait toute forme de vie. Toutefois, si l’on minimise le problème de la température, pas de soleil, cela voudrait dire, pas de saison et en conséquence pas de synthèse de la chlorophylle pour les plantes qui viendraient à disparaitre. Il est évident que sans la végétation il n’y aurait plus d’herbivores et donc pas de carnivores…et tout s’écroulerait inexorablement comme un château de cartes. L’homme subit lui aussi, de manière directe, l’influence du Soleil. Selon des études scientifiques, le comportement des humains est commandé par la « physiologie ». Cette science étudie le rôle, le fonctionnement et l'organisation mécanique, physique et biochimique des organismes vivants et de leurs composants ainsi que les interactions entre un organisme vivant et son environnement. Le Soleil exerce un effet direct sur une parte de notre chimie corporelle et notamment en ce qui concerne la quantité d’albumine dans le sérum sanguin. L’albumine est essentielle pour le maintien de la pression oncotique indispensable à la bonne répartition des liquides entre les vaisseaux sanguins et les tissus. Après m’être attardé sur le Soleil, je suis assez impatient d’approfondir l’autre Luminaire qui surplombe la colonne du sud, celle des compagnons, la Lune. En « Sanskrit » la Lune se nomme « Mas ». J’aimerais attirer l’attention sur le fait qu’il faut considérer le « Sanskrit » non comme la langue d'un peuple, mais comme une langue de culture qui a toujours été l'apanage d'une élite sociale, du moins depuis l'Antiquité. C'est notamment celle des textes religieux hindous et, à ce titre, elle continue d'être utilisée, à la manière du latin aux siècles passés en Occident, comme la langue qui véhicule la culture. Une déesse, « Mena » représentait la vitalité et la jeunesse ainsi que la défense face à l’adversité. Aussi elle incarnait la Déesse de la période de règles des femmes et par conséquent celle de la fécondité, de la gestation et de la transformation. La racine « ME » qui se retrouve aussi en Europe, signifie mesurer mais aussi milieu ou encore atteindre pleinement. Dans la Loge, la Lune est symbolisée par un croissant de cinq jours en plein progression. Je me compare à elle car moi aussi, je suis dans une phase de développement progressif. En ce qui concerne la Lune, elle ne possède pas sa propre lumière mais reflète la lumière du Soleil. Je dirais comme moi que je m’exprime encore très souvent à travers les paroles des Frères plus expérimentés. Les phases de la Lune se perpétuent de manière immuable. De mon côté, je cherche perpétuellement, à travers un travail de perfectionnement, à m’améliorer. Le cycle croissant de la Lune culmine avec le cercle parfait, qui nous subjugue, mais aussitôt elle replonge dans l’obscurité. Je suis captivé par ce phénomène parce que pour moi représente l’exhortation à continuer à travailler ainsi qu’à me remettre toujours en cause.

La Lune n’est pas passive et d’ailleurs, comment j’aurais pu avoir des doutes !

La Lune influence les semailles et les récoltes mais influence également les marées. La Lune a une influence aussi sur les animaux, qu’ils soient domestiques ou sauvages. Et d’autre part, la phase lunaire dure vingt-huit jours. Exactement comme le cycle menstruel de la femme. Encore plus extraordinaire est le fait que c’est en correspondance de la pleine-lune qu’on enregistre dans le monde entier, sans aucune distinction, le taux le plus élevé de naissances. De même, pour les animaux. Enfin, la Lune influence notre psychisme et donc notre santé. La Lune régit tout ce qui est liquide et notre corps est en majorité composé d’eau. De ce fait, certaines pathologies humaines sont plus ou moins fortes selon la période du cycle lunaire. Je regarde la Lune, et ceci, aussi bien en dehors qu’à l’intérieur de la Loge, et je suis de plus en plus respectueux envers elle. Elle ne m’assèche pas, elle ne m’opprime pas. La Lune propage sa lumière sagement, afin de m’obliger à ouvrir les yeux et à scruter attentivement tout ce qui m’entoure. Tout ce que dans le passé, même s’il était devant moi, je n’arrivais pas ni à entrevoir ni à percevoir. Tout ce qui à cause de mon aveuglement intérieur, me laissait froidement insensible. Et cette illumination qu’on peut recevoir n’est pas un bien matériel. Elle appartient au bien spirituel et le bien spirituel n’appartient pas au temps. Le bien spirituel consiste à se laisser inonder par la lumière et redécouvrir les montagnes, les océans, le firmament, la flore, la faune et, d’une manière générale, tout ce qui nous entoure et pressentir que tout est ou pourrait être envahi de lumière. Aussi, je constate que les deux lumières nous donnent un message clair. Le Soleil se trouve devant la colonne « B » que signifie « en f… » et la Lune devant la colonne « J » que signifie « é… ». Les deux Luminaires associés aux colonnes respectives, symbolisent deux forces qui agissent en synergies. La première représente la puissance qui illumine pour la première fois l’Initié et la deuxième la réception durable de cette Lumière et fondamentalement de ce qu’elle incarne. Juste avant la fin de mon travail mes Frères Compagnons, je me suis posé une question : Pourquoi la Lune, qui se caractérise pour ses phases, ascendantes et décroissantes, dans la Loge ne change pas ? Après réflexion j’ai trouvé une réponse.

Ma réponse !

Et alors mes chers Frères Compagnon j’aimerais vous retourner la question : « pourquoi selon vous dans la Loge la Lune ne change pas ? » De mon côté j’ai eu une intuition et je pense, au moins pour le moment car la pierre que je suis est constamment en évolution, d’avoir identifié la raison. Cependant, dans le respect du serment solennel que j’ai prêté lors de mon initiation, je ne révélerai jamais ce que je découvre dans la Loge ou pendant mon travail maçonnique en général. Je m’engage à garder en moi et pour moi tout secret, parce que je suis profondément et sincèrement convaincu qu’il doit rester soigneusement celé pour le bien de la Maçonnerie ainsi que pour préserver ma paix intérieure. Aussi, je suis persuadé que les secrets maçonniques resteront un mystère pour ceux qui n’ont pas reçu la lumière, et, ceci, même s’ils considèrent en avoir saisi l’essence. Chaque secret recèle en toute probabilité un ou plusieurs secrets plus profonds et intimes qui amènent à la lumière et donc à la connaissance. Ceci dit, le secret maçonnique je le garderai jalousement dans le plus profond de mon âme. Je ne violerai jamais ma promesse, car ce don qu’on m’a confié, le secret que j’ai décelé ou que je découvrirai, je l’emporterai avec moi dans la tombe !D’autre part, peut être que mon interprétation ne coïncide pas avec vos opinions. Ou alors, seulement partiellement. Peu importe mes Frères, nous sommes tous différents mais c’est notre diversité qui fait notre force car ce qui compte réellement sont les valeurs que nous partageons. Et dans la Loge, peu importe la religion, la politique, le travail, les revenus, la voiture qui nous amène, la montre qu’on porte ou le téléphone qu’on utilise. Ce qui compte en réalité est ce que notre esprit ressent dans le plus profond de notre conscience morale et moi je suis persuadé, que nos sentiments pourraient différer sensiblement de l’un à l’autre, sans pourtant diverger radicalement.Toutefois, ce qui pour moi est encore plus remarquable, c’est que dans la Loge j’ai la certitude que je vous montrerai toujours mon vrais visage et vous le votre…et que je pourrai toujours compter sur vous et vous sur moi, mes Frères.

Source : www.ledifice.net

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 07:52

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 10:08

   

Courbez la tête, cette porte est très basse: par cette première parole, adressée au novice, la cérémonie d’initiation se place d’emblée sous le signe de l’inflexion. Le grand expert fait ressortir l’impétrant, le confronte avec le premier élément, puis le ramène.

Courbez-vous cette porte est très basse. Le myste vient de vivre l’épreuve de la Terre. Il lui est rappelé qu’il en est le fils (il en vient, il y retournera). Et à ce fils de la Terre (humus en latin) il est demandé de montrer de l’ humilité par son inclination.

Le néophyte entend: « Courbez-vous, cette porte est très basse ». Hésitera-t-il? Peut-il douter que l’entre-deux par lequel il doit passer pour franchir le seuil ne soit pas ce qu’on lui dit ? Depuis son obscurité, le récipiendaire fait confiance à la parole dans la lumière. Alors il se baisse, par acceptation que la porte soit basse; en réalité ou symboliquement.

C’est CELA l’humilité, se baisser non pour se faire petit, mais pour faire confiance à l’autre; pour laisser place à la parole d’un autre qui sait mieux, qui guide, qui indique, qui dit. C’est l’humilitas selon Spinoza et non la micropsuchia (se minimiser) d’Aristote.

L’humilité n’est pas le mépris de soi, mais une connaissance de soi et une re-connaissance de l’autre.

En se baissant le futur maç\ rend sensible sa confiance sous forme d’un acte qui n’est pas obéissance mais entendement et compréhension. Il se met en relation avec une forme du monde qui l’environne; il s’y adapte, il tient compte de ce qui lui est extérieur en se modifiant pour se conformer à une unité harmonique.

L’humilité est ainsi une conscience extrême de ses limites.

Je suis trop grand pour une porte plus basse que moi, ce n’est pas la porte que j’agrandis, car je ne le peux, c’est moi que je diminue pour me placer avec juste mesure dans l’espace que je traverse.

Ainsi l’humilité vécue par le profane n’est pas une humiliation. C’est une épreuve de savoir-faire par une réponse de réalité adaptée à une parole qui ne commande pas mais recommande. Baissez-vous, la porte est basse et si je me baisse pour passer il y a alors une relation de qualité, de sujet à sujet, qui échange des informations constructives. Il est indiqué que la porte est basse. Une raison est donnée qui explique pourquoi il faut se baisser, il s’agit de pouvoir passer sans se faire mal.

Et le récipiendaire qui vient juste de se baisser, pour toucher la terre, répète son mouvement pour avancer. Il se protège en se rapprochant de l’humus et se présente ainsi dans une position fœtale pour aller vers sa renaissance.

Baissez-vous, c’est comme l’invitation à naître, à se baisser pour vivre debout; baissez-vous cela s’entend, en ce temps initial, comme une indication du moment à renaître. Allez maintenant, sortez de la matrice obscure pour pénétrer dans la loge-mère. Franchissez cette limite au-delà de laquelle il y a votre devenir franc-maçon.

En se baissant, c’est par un changement de position que le profane passe d’une attitude rigide et droite à une autre position dans son mental. Il s’ouvre en laissant place en lui à sa renaissance. La porte basse est à vivre comme une difficulté de l’accès à un autre soi-même, comme nécessité d’une modification du récipiendaire pour parvenir à l’initiation. La porte est basse pour être le lieu de passage d’une arrivée de plus d’être qui, de ce fait, va participer de l’autre côté à la transformation du monde.

La porte basse marque l’espérance de cette possibilité d’accès à une réalité supérieure

Les rites maç\ placent au commencement de l’initiation une recommandation, celle de l’humilité qui de ce fait apparaît comme fondamentale et fondatrice du rapport entre F\et S\

La fraternité c’est avant tout de l’humilité en ce sens qu’elle fait place à l’autre dans un relatif renoncement de la dilatation naturelle de l’ego au profit de la réalité de l’autre : Humilité, synergie de Tolérance. Par l’humilité, c’est à dire en se retirant de soi pour s’ouvrir aux autres, la tolérance se dynamise.

Ce n’est plus seulement : tu penses ce que tu veux mais moi aussi et je ne change pas d’avis; c’est avec l’humilité se replacer, par un pluralisme interprétatif, dans un rapport au monde dans ce mouvement de transcendance vers l’autre qui ne signifie pas appropriation de la vérité, mais convergence vers le possible.

L’écoute de la parole de l’autre permet une mise en mouvement orientée. Il y a articulation et clarification de l’expérience temporelle. Baissez-vous la porte est basse, mais en vérité la porte n’est pas basse. Que peut-on en penser? Pour les maç\ sur les colonnes il leur est donné à voir l’inexactitude de la parole du gd\exp\ qui guide le myste. De fait, cela se passe dans le contexte d’un rite, là où ce qui est dit, comme dans un récit mythique, devient vérité apodictique: ce qui est dit fonde la vérité absolue. Il s’agit évidemment de réalités sacrées car à ce moment c’est le sacré qui est réalité. Alors la porte est vraiment basse. Le temps sacré rend l’espace sacré et cette porte basse est celle du temple érigé dans la matière cosmique sanctifiée.

Le modèle architectural de l’ouverture pour entrer dans le temple est donc une porte basse qui veut ainsi créer une rupture de niveau d’être pour parvenir dans ce nouveau monde que le maç\a choisi d’habiter.

L’humilité maçonnique est cette capacité à se plier pour pénétrer dans le temple parmi les autres. C’est savoir tailler sa pierre avec la juste mesure pour qu’elle s’assemble, pour parvenir à être parmi les hommes.

Mais c’est aussi entrer dans le temple intérieur pour s’accepter dans une recherche de soi à travers des niveaux de compréhension de plus en plus profonds.

L’humilité maç\ est un acte dans le rapport à l’autre.

Ecouter en humilité est en soi un acte complet, il sera celui du F\M\ et tout particulièrement celui de l’apprenti. Cet acte porte en lui même sa liberté parce qu’il s’agit d’œuvrer pour que le moi laisse place à la relation.

C’est l’abandon du vieil homme au profit d’une conscience attentive, c’est le renoncement de la répétition des enregistrements expérimentaux pour un temps sans cesse inaugural qui ajoute du nouveau à l’être, qui le fait avancer vers un être-autrement, un être avec les autres.

L’humilité est cette conscience d’être perfectible et la capacité de douter qui laisse de la place en soi à autre chose qu’à ses certitudes.

L’humble n’est pas un éclopé de la réussite, car cela suppose d’aller jusqu’au bout de ses forces pour reconnaître autrui, non comme négation victimaire de soi mais comme condition héroïque où l’homme fait place à l’homme.

L’humilité est une mise en mouvement du « JE » qui fait place au « NOUS » pour l’instauration d’un juste rapport entre partenaires. L’humilité en tant que tolérance de soi avec les autres est l’indispensable manière d’être du maç\ sur laquelle se solidifie l’édification du temple.

A la fin des travaux, lorsque le “JE” est devenu le “NOUS” rituel sur lequel s’appuie le serment du retour à la vie profane "promettons de garder le silence sur nos travaux ; Nous le promettons", la porte des commencements est devenue immense.

Source : www.ledifice.net

  

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25 décembre 2013 3 25 /12 /décembre /2013 08:25

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24 décembre 2013 2 24 /12 /décembre /2013 13:27

Le travail demandé à l’instruction par le Second Surveillant, lors de notre dernière séance d’instruction porte sur le thème de la « Marche de l’Apprenti ». Je me suis de prime abord demandé par quel bout j’allais entamer ce travail avec un thème aussi sérieux et qui demande une réflexion approfondie afin de pouvoir produire une planche qui éviterait le plus possible, de faire du plagiat car à fortiori, il est difficile de parler de la marche de l’apprenti sans rechercher ce qu’en ont dit d’autres bien avant moi. Mais je vais m’efforcer et j’espère réussir, de relater mon ressenti personnel du symbolisme de la marche de l’Apprenti. La marche est le contraire de l’arrêt, de la stagnation, et se définit dans le Petit ROBERT comme l’action de marcher, de se mouvoir avec ses deux membres inférieurs que sont les pieds, soutenus par les jambes. Un dicton populaire dit qu’avant de courir, il faut savoir marcher. Mais il y a plusieurs façons de marcher et la marche en Franc-maçonnerie est toute particulière, notamment pour le grade d’Apprenti que je suis. Particulière parce qu’elle est empreinte de symbolisme et source de stress lorsqu’on arrive en retard en loge et qu’après le tuilage, il faut y procéder pour être accepté parmi les Frères réunis. La marche d’apprenti permet de « prendre le train en marche » après l’Ouverture des travaux et fait pénétrer le retardataire dans l’égrégore de la loge. En Franc-maçonnerie, « tout est symbole » et dans le rite que nous pratiquons à la Grande Loge de France en général et à la Loge D\ F\ E\ (Orient de Brazzaville) en particulier, le Rite Ecossais Ancien et Accepté, les symboles sont partout. La Symbolique de la marche de l'Apprenti m’a paru être en tout premier lieu,

-un passage du chaos à l'ordonné (Ordo Ab Chao),

-du profane au sacré (du Sol du Parvis au Sol Pavé Mosaïque de la Loge),

-de la mort à la renaissance,

-de l’éparpillement à la concentration.

Cette marche de l’apprenti qui est pénible, hésitante, malhabile, m’a paru comparable à celle de l'enfant à bas âge avec ses images d'apprentissage, entrecoupée de réflexions, d’hésitations. Dans le monde profane, marcher comme le fait l’apprenti en loge, apparaîtrait comme de la folie, toujours être à l’ordre, pieds en équerre, démarrer avec le pied gauche, faire trois pas distincts d’égale distance, etc. on ne saurait marcher ainsi dans la vie courante. Ce qui nous amène à l’importance et au caractère « autre » de ce qui se passe en loge maçonnique, une marche qui constitue un secret incommunicable au profane. La gestuelle qui accompagne la marche de l’apprenti est comme suit :

1. Etre à l’Ordre, la main droite sous le menton et touchant la carotide.
2. Les pieds en Equerre, le pied gauche en avant et le talon du pied gauche touchant celui du pied droit formant avec celui-ci, un angle à 90 (on parle d’angle droit en géométrie).
3. Le sérieux du visage.
4. Le démarrage toujours de la marche par le pied gauche.
5. Trois pas distincts, d’égale distance.
6. Faire le signe pénal.

Que signifie pour moi « être à l’Ordre, la main droite sous le menton et touchant la carotide ? » Il s’agit du signe qui me rappelle le Serment que j’ai prêté sur les trois grandes lumières de la loge (Volume de la Loi Sacrée, Equerre, Compas) lors de mon initiation et qui dit que « je préfèrerais avoir la gorge tranchée plutôt que dévoiler les secrets qui m’ont été confiés au sein de la Franc-maçonnerie ». Le secret maçonnique est de l’ordre ésotérique, donc caché aux non-initiés, il n’est donc pas question pour moi de révéler à qui que ce soit qui ne sied pas avec moi dans la loge, de ce qui s’y passe, de ce qui s’y dit et de l’ambiance qui y règne. Aussi, la notion de secret maçonnique m’interdit, au travers des Devoirs maçonniques figurant dans le Mémento de l’Apprenti, de dévoiler l’appartenance à la franc-maçonnerie de quelque Frère que ce soit, libre à moi de dévoiler la mienne avec les risques d’incompréhension et les conséquences éventuelles attachées à ce manque de discrétion. « Il ne faut pas donner la nourriture des enfants aux porcs… », disait l’autre. Le Silence est d’Or lorsqu’on est franc-maçon et plus encore lorsqu’on est Apprenti ; le fameux silence qui s’est imposé à moi dès le cabinet de réflexion et qui doit me guider tout le long de mon parcours initiatique, silence qui ne veut forcément pas dire « refus de parler » ou « interdiction de parler » mais incitation à « parler intérieurement ». Lorsque je parle intérieurement, je réalise le « connais-toi toi-même » de Socrate et je tais mes passions et mes sentiments les plus vils, je me sonde, je me regarde dans le miroir pour voir ce qui est à corriger. Le silence est donc, plus un avantage pour moi qu’un handicap et à ce titre, le signe d’Ordre en est le symbole. Que signifient pour moi « Les pieds en Equerre, le pied gauche en avant et le talon du pied gauche touchant celui du pied droit formant avec celui-ci un angle à 90 (on parle d’angle droit en géométrie) ? » L’Equerre est le symbole d'égalité, de droiture, de rectitude, de morale que je dois pratiquer en tant qu’Apprenti. La droiture morale est une des Obligations du Franc-maçon que je tente à chaque instant d’être ; et à ce niveau, l’Equerre me rappelle encore la phrase qu’a prononcée le Frère Expert à la question du Vénérable Maître lors de mon initiation :

-Qui va là ?

-Un profane qui demande à être initié en franc-maçonnerie.

-Comment ose-t-il l’espérer ?

-Parce qu’il est « libre et de bonnes mœurs »

Le Franc-maçon doit être un homme libre et de bonnes mœurs, lesquelles bonnes mœurs relèvent de la Droiture morale, symbolisée par l’Equerre. Loin des dogmes religieux, les pratiques qui peuvent me nuire à moi-même et à mon entourage, telles que la débauche, l’infidélité en couple, le vol, le mensonge, l’hypocrisie, la médisance, la colère, (…) doivent être proscrites par moi-même et permettre, tant à ma progéniture qu’à tous ceux qui m’observent, de trouver un exemple de bonnes mœurs à suivre afin de trouver l’harmonie nécessaire à l’épanouissement de tous. Que signifie pour moi le « sérieux du visage » lors de la marche de l’Apprenti ? La Franc-maçonnerie est une école qui forme, non pas à l’obtention des diplômes profanes mais à l’appropriation de valeurs qui rendent l’homme meilleur pour lui-même, pour ses semblables et pour l’humanité. La démarche maçonnique est une école de vie et à ce titre, lorsque je suis sérieux lors de ma marche d’Apprenti, je m’imprègne du caractère solennel de la gestuelle, je m’imprègne de l’égrégore qui règne au sein de la loge, je reproduis une gestuelle que des siècles ont vu de multiples hommes répéter, je ne suis pas le premier à faire cette gestuelle et je ne serai pas le dernier, je dois donc être dans le présent, « je suis » dans la marche et aucune autre pensée ne doit venir déranger ce moment d’intense concentration car la perfection du geste est de rigueur en franc-maçonnerie. La mauvaise exécution de la gestuelle peut avoir des effets néfastes sur le déroulement et l’harmonie de la tenue maçonnique, il faut donc prendre cet instant avec le sérieux que cela requiert. Que signifie pour moi, le démarrage toujours de la marche par le pied gauche ? Cela serait-il juste une distinction des autres rites pour lesquelles la marche d’apprenti commence par le pied droit ? Cela serait il anodin de commencer par le pied gauche ? Serait-ce pour les tenants de la symbolique maçonnique, une façon de passer à contrecourant des préjugés et superstitions profanes ? Lesquels préjugés et superstitions ont toujours placé le côté gauche comme étant celui du mal et le côté droit celui du bien ? La Franc-maçonnerie nous inciterait-elle à marcher en commençant du pied gauche pour bafouer le prêt à penser collectif ? Ou encore, est ce parce qu’étant placé au Septentrion qui est à gauche en entrant dans la Loge, l’Apprenti que je suis est censé démarrer sa marche par le pied gauche pour s’asseoir à gauche ? En politique, on parle de la gauche comme étant le modèle social par opposition à la droite comme étant le modèle capitaliste (…), l’Apprenti serait-il incité à avoir l’esprit de gauche (le Socialisme, le Communisme, l’Ecologie, …) au lieu de celui des Républicains… ? Mais là, je m’égare peut être du sujet, tant est il que la Franc-maçonnerie proscrit, dans l’esprit de tolérance, le prosélytisme et le débat politique et prône la diversité des sensibilités. Bref, j’avoue ne pas avoir d’explication sur le pourquoi du pied gauche par rapport au pied droit mais j’ose espérer que je comprendrai au fur et à mesure que je ferai de nouveaux progrès en franc-maçonnerie. Que signifie pour moi, faire trois pas distincts, d’égale distance ? Trois pas distincts, pourquoi pas quatre (4), pourquoi pas cinq (5), pourquoi pas plus ? Cela doit bien avoir un sens ; et en cherchant et en me remémorant ce que j’ai lu et entendu, il est dit que le nombre trois est celui de l’Apprenti. Les trois pas distincts prennent donc tout leur sens :

• Il y’a trois grades en Franc-maçonnerie dite Loge bleue,

  • le grade d’Apprenti,
  • le grade de Compagnon et
  • le grade de Maître

• Au rituel d’initiation, le Vénérable Maître pose actes :

  • il crée, constitue et reçoit Apprenti Franc-maçon par trois touches.
  • sur l’Apprenti : l’épaule gauche, l’épaule droite et le Crâne de la tête.

• L’apprenti à trois ans ;
• Il y 'a trois grandes lumières en loge,

  • le Volume de la Loi Sacrée,
  • l’Equerre et
  • le Compas

• Le signe d’Ordre se pratique par trois gestuelles,

  • l’Equerre,
  • le Niveau et
  • la Perpendiculaire ;

• Trois Officiers dirigent la loge au grade d’apprenti, 5 l’éclairent, 7 la rendent juste et parfaite ; mais il en faut bien 3 pour la direction de la loge :

  • le Vénérable Maître,
  • le Premier Surveillant et
  • le Second Surveillant ;

• Les Marches pour atteindre le plateau du Vénérable Maître en loge sont au nombre de trois ;
• Le Flambeau sur le plateau du Vénérable Maître est à trois branches ;
• Sur le tableau de la loge au degré d’Apprenti, figurent trois Fenêtres : à l’Orient, au Midi et à l’Occident ;
• Les piliers de la loge sont au nombre de trois,

  • la Sagesse qui préside,
  • la Force qui soutient et
  • la Beauté qui orne ;

• Le Vénérable Maître, le Premier Surveillant et le Second Surveillant marquent l’Ouverture et la Fermeture des Travaux par trois coups de Maillet chacun ;
• Lors de l’Acclamation, le mot « Houzzé » est prononcé trois fois ;
• La batterie d’acclamation est faite trois fois ;
• La Chaîne d’Union est libérée par trois frictions de mains entrelacées ;
• Le rituel d’initiation en loge au grade d’apprenti comporte trois épreuves,

  • L’épreuve de l’Air,
  • L’épreuve de l’Eau et
  • L’épreuve du Feu ;

• Il existe trois niveaux de conscience spirituelle,

  • le niveau matériel,
  • le niveau astral et
  • le niveau mental ;

• L’homme est Tripartite,

  • Corps,
  • Ame et
  • Esprit ;

• L’univers a trois dimensions,  

  • Dimension Physique,
  • Dimension Psychique et
  • Dimension Spirituelle ;

• Trois notions caractérisent l’Homme par rapport aux autres espèces :

  • la Pensée,
  • la Parole et
  • l’Action

• Trois notions forment une aptitude ou un handicap majeur à l’Homme :

  • Voir (ou être Aveugle),
  • Entendre (ou être Sourd),
  • Parler (ou être Muet)

• Etc.

La Franc-maçonnerie m’apprend donc que le dualisme n’est pas la clé de la compréhension de l’homme et de l’univers,

• il n’est ni question de Bien et de Mal qui s’opposent,
• il n’est ni question de Bon et Méchant qui s’opposent,
• il n’est ni question de Paradis et d’Enfer en contradiction,
• il n’est ni question de Dieu et de Satan qui s’opposent,
• il n’est ni question de Blanc et Noir qui s’opposent, Etc.

Il est question du ternaire (le nombre 3) par lequel je dois voir les choses, les « Deux » mis ensemble donnent le Un et l’ensemble forment le Trois, tout comme un homme qui s’accouple avec une femme pour donner naissance à un enfant et ils forment tous une famille de trois personnes. Ce que je pense n’est qu’un complément de ce que pense l’autre, de telle sorte que nos pensées complémentaires nous rendent plus épanouis que chacun se bornant sur son opinion. Ce sont nos complémentarités et non nos différences qui doivent primer, voilà la leçon du nombre trois, enseignée à l’Apprenti Franc-maçon que je suis, du moins, ce que j’en comprends. Venons-en à la seconde partie de la marche à trois pas distincts ; l’égale distance entre les pas. Peut être est ce là juste une différenciation avec les autres rites pour lesquelles les pas peuvent ne pas être d’égale distance. L’égale distance est matérialisée dans le triangle équilatéral (côtés équidistants) par opposition aux triangles isocèles (deux côtés égaux) et rectangles (hypoténuse, côté horizontal, côté vertical). L’égale distance m’apprend que ma progression et mon épanouissement devraient se faire de manière harmonieuse et sans déséquilibre. Une sagesse populaire ne dit-elle pas justement qu’avant de courir, il faut savoir marcher ? Le nourrisson aurait-il les pieds assez agiles pour courir, sans avoir su comment les poser et marcher ? L’apprenti que je suis, ne sais donc ni lire, ni écrire, il ne sait qu’épeler et par conséquent doit s’appliquer à bien faire les trois pas, bien distincts, dans la perfection du mouvement. L’égale distance met aussi en lumière la notion d’Egalité qui fait partie de la Devise des Francs-maçons, Liberté Egalité Fraternité que nous scandons lors de l’Acclamation. L’Egalité m’apprend qu’il n’y pas de naissance supérieure ou inférieure à d’autres, que nous sommes tous nés égaux et avons les mêmes droits naturels. Que signifie pour moi, « faire le signe pénal ? » Comme je l’ai dit précédemment en parlant du signe d’Ordre, le signe Pénal vient sanctionner l’acte de se mettre à l’Ordre en répétant à chaque fois le Serment pris lors de l’Initiation, à savoir garder le Secret Maçonnique mais aussi en précisant par ce signe que je suis astreint au Silence que m’impose ma position d’Apprenti. Après ce développement, je ressors de cette planche avec le sentiment de n’avoir pas approfondi comme il le faut le thème, et avec toujours le besoin d’avoir plus d’éclaircissements et plus d’orientations de frères plus aguerris de la symbolique maçonnique car comme l’Elève qui a répondu à son professeur de philosophie à la question de savoir « Qu’est ce que le courage ? » en se levant et en sortant de la salle pendant qu’il donnait son cours en lui disant « le courage, c’est de sortir de la salle pendant que vous n’avez pas fini votre cours », je dirais qu’à la question « Qu’est ce que la marche de l’Apprenti ? », il me faut juste Me mettre à l’Ordre, les Pieds en Equerre, Marcher en faisant 3 Pas et Finir par le Signe Pénal.

Vénérable Maître, J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 09:09

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