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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:22

INTRODUCTION

En tant que discipline de l'être et développement des facultés métaphysiques, la Kabbale est une des voies conduisant l'homme vers son origine divine, c'est la voie du retour de l'âme différenciée à la resplendissante «Omnitude» du principe créateur. L'expérience connue dans le cheminement de cette voie a été décrite avec une étonnante similarité par les Sages et mystiques de toutes les races, de toutes les époques et de toutes les religions. La Kabbale a ceci de particulier : son empreinte est posée sur toutes les doctrines ésotériques occidentales, tout en restant pourtant la doctrine la plus méconnue. De nos jours le terme «Kabbale» (en hébreu : Kabbalah) est trop souvent ramené à une simple expression numérologique, divinatoire ou magique, associations très restrictives, car la
Kabbale est avant tout une mystique ésotérique et une véritable voie de réalisation spirituelle. Bien que la Kabbale utilise beaucoup les nombres, ceux-ci n'en représentent que l'une des multiples facettes. L'image que l'on donne à cette science ésotérique est généralement celle d'occultistes à la
recherche de "puissances" surnaturelles ; ceci peut être une réalité mais ces «puissances» ne sont, dans la véritable Kabbalah, que le résultat indirect d'une véritable pratique spirituelle. Voilà pourquoi, cet ouvrage insiste sur le côté spirituel de la Kabbale, appartenant encore pour beaucoup à un domaine méconnu, alors qu'il constitue la clef de voûte de l'édifice kabbalistique. Il est vrai
que les moyens de la Kabbale pratique, en ce qui concerne la réalisation de l'être, sont très difficiles à extraire des textes et restent encore de nos jours l'apanage de la tradition orale, d'autant plus que ces moyens rebutent ou effraient de nombreux aspirants, ceci est d'ailleurs volontaire de la part des
écrivains kabbalistes. La Kabbale a beaucoup voyagé et considérablement muté, il nous faudra rester ici dans la généralité des doctrines, dont la base reste fort heureusement la même. Écrire une étude sur la Kabbale à notre époque est une tâche beaucoup plus aisée que par le passé, ce siècle a permis la mise à jour de nombreux éléments de la tradition que l'on croyait perdus ou dont on ignorait l'existence même. Ces nouvelles révélations tiennent principalement du prodigieux travail de recherche effectué par le professeur Gershom Scholem tout au long de sa vie, mais on peut également citer Georges Vajda, Aryéh Kaplan, Moshé Idel, Nicolas Sed, Charles Mopsik et bien d'autres encore. Pour le kabbaliste Dieu est l'Unique réalité, le seul moyen d'en percevoir l'existence, est de développer en soi ses attributs divins, qui sont dans l'homme de multiples qualités de l'âme telles que l'Amour, la Sagesse, la Connaissance, la Générosité, autant de vertus permettant au mystique de passer de la conception égocentrique de la réalité humaine à celle universelle de l'essence de l'être. Pour cela, la Kabbale se présente comme une véritable science ésotérique, dans le sens vrai sens du terme, où l'homme et l'univers sont analysés et classifiés,
où les énergies de la nature sont définies et expérimentées afin d'être maîtrisées en soi. Mais la Kabbale reste avant tout une voie spirituelle, et, pour se défendre de ceux qui lui reprochent sa technicité, elle répond que cette Connaissance de Dieu n'est qu'approximative car le Dieu Unique n'est pas un objet de raisonnement susceptible d'être traité par nos méthodes de logique.
Tout attribut n'est qu'une limitation provisoire de Sa Réalité et l'attribut pose une limite incompatible avec l'infinitude. Seule la réalisation intime et personnelle du kabbaliste lui fera connaître la véritable sensation de l'unité universelle, mais aussi éloquent soit-il, les explications qu'il donnera de son expérience ne resteront qu'approximatives. Deux états sont sans cesse en
relation, l'Etre (Ani) et le Non-Etre (Ein). La Kabbale, dans tous ses développements, cherche comment passer d'un état à l'autre en restant toutefois dans l'équilibre de l'esprit universel. Ainsi se posent ces questions : soit l'homme est parfaitement Divin, uni à son Créateur et les faits et phénomènes de l'existence humaine ne sont que des hallucinations qu'il faut s'appliquer à
annihiler, soit cette existence est une véritable réalité et la créature pour passer, mutatis mutandis, du genre humain au genre divin, doit s'efforcer d'Etre. Le Kabbaliste ne cherche pas à se limiter à choisir l'un de ces deux états car il considère que cette relation, Etre/Non-Etre, est un principe
abstrait ineffable englobant tout ce qui est et tout ce qui n'est pas, produisant par cela une respiration universelle constituée du mouvement vie/mort, d'existence et de non-existence, à laquelle le plus négligeable corpuscule de l'univers est soumis. L'homme n'a donc pas le droit de se sentir isolé et indépendant du Macrocosme et du Microcosme qui l'entourent et le contiennent, il doit se considérer comme faisant partie intégrante de ce tissage universel infini dont chaque élément est relié, voire inféodé, à tous les autres. Ainsi, rien ne peut se faire, ou ne peut être pensé, sans que cela n'ait un retentissement sur l'ensemble de la toile tissée, d'où l'importance du
travail spirituel, du désir profond de favoriser l'évolution spirituelle de l'humanité entière par sa propre transformation en vue de la Perfection. Il n'y a pas de dualité entre le Créateur et sa créature, la seule opposition empêchant la réalisation de cette unité est causée par la souillure de la nature humaine. L'humain n'a pas à chercher à devenir Dieu, mais plutôt à réaliser qu'il  st en
DIEU, c'est pourquoi il est écrit dans le Psaume 82 : ÉLOHIM ATEM, "Vous êtes Élohim". Dans ce psaume, Assaph est beaucoup plus précis car il dit que l'on est Dieu mais que l'on s'obstine à mourir comme des hommes : "J"avais dit, moi : vous êtes Elohim; tous des fils du Très Haut, mais non, vous mourrez comme des hommes, comme l'un des princes, vous tomberez !". L'hom me de Dieu ouvert à la connaissance suprême est comparé à un prince dont le royaume et les richesses sont célestes, mourir comme un homme, c'est déchoir dans la condition humaine et s'y livrer corps et âme en ignorant les joyaux célestes qui sont réservés à ceux qui réalisent l'Unique Vérité. A ce sujet, Rabbi Na'hman de Breslev raconte l'histoire d'un homme riche qui vivait dans une somptueuse maison. Un jour qu'il était à l'extérieur, il devint amnésique, oubliant toutes les richesses qu'il possédait et se mit à vivre comme un mendiant autour de sa propre demeure. La Kabbale n'est donc pas une mystique isolée des autres grands courants initiatiques, bien au contraire, toutes les doctrines ésotériques renferment la même essence et aspirent au même but. Les sages savent parfaitement que la qualité de leur travail spirituel passe immanquablement par la contribution a l'évolution spirituelle de l'humanité, favorisant la Paix et l'Harmonie universelle. Le terme Hébreu Kabbalah désigne un corps de connaissance "reçue" par le biais d'une chaîne de transmission dont l'origine remonte à la révélation divine du Sinaï. L'interprétation dominante du Judaïsme de l'ère médiévale
diffusait une croyance essentielle, affirmant que ce corps de connaissance, appelé Torah («Loi» ), inclut deux dimensions : l'une écrite, l'autre orale. La Torah écrite est le Pentateuque, tandis que la Torah orale contient une interprétation absolue des lois et du récit de la Torah écrite. Le judaïsme
rabbinique croyait davantage en la Torah orale, qui fut transmise sous forme orale de maître à disciple durant un millénaire, puis retranscrite sous la forme de la Mishnah, qui fut rédigée par Le rabbi Judah le Patriarche durant deuxième siècle de l'ère chrétienne. La méthode fut suivie par la rédaction d'autres recueils de la tradition rabbinique, incluant la Tossefta, la Guémara dans ses
révisions Palestinienne et Babylonienne, et nombre d'autres midrashim. De ces textes on peut tirer une conclusion majeure, les traditions orales avaient été écrites en réponse aux circonstances extraordinaires qui ont compromis la survie de la Torah orale dans sa forme originale de transmission. Maïmonide, dans l'introduction à son code de la loi judaïque, le Mishnéh Torah, énonce le problème clairement : "Pourquoi notre maître [Rabbi Judah] le Patriarche  [écrit
dans la Mishnah] et n"autorise pas de sujets comme ceux-là ? Parce qu'il observait que le nombre de diminué, en raison de continuelles calamités, le mauvais royaume [de Rome] étendait son domaine et accroissait son pouvoir, et les Israélites erraient et émigraient dans des pays lointains. Donc il composa un travail pour servir de livre de référence pour tous, ainsi ses contenus ne
pourraient pas être étudiés et être oubliés rapidement" (Mishné Torah - Introduction). Autrement dit, l'écriture de la Torah orale répondit à une menace perçue pour la transmission naturelle de la Torah. Cependant, il ne faut pas penser que l'écriture de la Torah orale signifia qu'elle avait cessé d'exister. Il resta, dans le corps de la Torah, des aspects qui n'avaient pas été rendus
publics. Ceux-ci se propagèrent dans le domaine exclusif de transmission orale, ou, s'ils étaient écrits, de manière à être virtuellement inintelligible et nécessiter le renfort de l'explication orale. Ainsi la Mishnah, dans la section HaGuigah, mentionne plusieurs aspects de la Torah, incluant les tabous sexuels (arayot), le Récit de la Création (Maassé Beréshith), et l'Oeuvre du Char (Maassé Merkavah), qui ne doivent pas être expliqués publiquement. La Torah contient donc encore certaines connaissances non écrites, transmissibles uniquement de maître à disciple. L'idée que la Torah avait encore des secrets à révéler devint un concept extrêmement utile quand, dans la période médiévale, le Judaïsme (ainsi que l'islam et la Chrétienté) établit une relation
intellectuelle avec l'héritage de la science et de la philosophie de l'ancien monde gréco-romain. Pour les juifs, l'un des changements majeurs qui émergea de ces contacts, fut la nécessité de traiter de nombreux passages de la Bible Hébraïque et de la littérature rabbinique, concernant Dieu, en termes anthropomorphiques. Au douzième et treizième siècles, l'idée que les passages anthropomorphiques de la Bible pourraient être compris littéralement, devint très problématique pour le Rambam (Maimonide) et d'autres, qui cherchèrent méthodiquement les preuves philosophiques de l'incorporéité de Dieu. Ainsi Maimonide associa la démarche anthropomorphique avec celles des polythéistes, et des idolâtres, "qui croient en un Dieu mais affirment que Dieu possède un corps et une image". La nécessité d'entretenir une interprétation non littérale de la
Torah fut largement développée parmi les intellectuels juifs médiévaux. Cependant, les interprétations rationalistes du Rambam ne furent pas acceptées aussi largement. En premier lieu, parce que la philosophie rationnelle n'était pas d'origine juive. Malgré des tentatives cherchant à lui donner une généalogie judaïque, la connaissance de cette philosophie resta une indubitable importation étrangère, tendant à réduire son acceptation. Deuxièmement raison beaucoup plus
importante, la philosophie était portée à expliquer la différence entre le Dieu lointain des philosophes, qui n'a aucun intérêt pour les choses qui ne sont pas éternelles, telles que les êtres humains, et le Dieu Biblique qui joue un rôle actif dans les affaires humaines et plus particulièrement celles du peuple d'Israël. De plus les philosophes Juifs trouvèrent souvent difficilement explicables, de façon acceptable, les détails de la législation de la Torah. En
contraste avec cela, la Kabbalah offrit à ses partisans un moyen par lequel la Torah entière pourrait être expliquée correctement, d'une façon non littérale. Les détails des commandements, autant que leurs principes généraux, pouvant se comprendre en se référant aux doctrines Kabbalistiques. Le plus grand soin fut pris pour présenter les idées de la Kabbalah, de manière à ce qu'elles
paraissent rester entièrement intrinsèques à la tradition rabbinique. Ainsi, le Sefer ha-Bahir, premier travail kabbalistique majeur, et l'exposé considérable de la Kabbalah, le Zohar, du treizième siècle, se présentent eux-mêmes comme un développement Midrashique de la Torah, en d'autres termes, comme des travaux d'un genre classique. La Kabbalah émergea d'abord au douzième siècle en Catalogne et à l'ouest de la Provence, et fut divulguée grâce à la parution du Zohar, au treizième siècle en Espagne, marquant le rapport entre Dieu et l'univers créé de la façon suivante : Dieu, dans sa réalité la plus essentielle, est inconnu à humain et, par principe, inconnaissable. La seule chose connue de Dieu, dans cette réalité fondamentale, est son existence. Les Kabbalistes
appellent Dieu, cette réalité fondamentale, Ein Sof , qui signifie «sans la limite,» ou même Ein («rien»), montrant que du point de vue humain, on ne peut «rien» connaître de Lui. Ein Sof désigne un processus que les Kabbalistes nomment Atsilouth («émanation»), il se défini par un système de dix séfiroth. Les séfiroth, prisent comme un tout, représentent Dieu tel qu'un humain peut le
ressentir. Il s'agit d'un portrait relativement simplifié du processus. La première séfirah émanée, s'appelle Kétér ("couronne"), elle marque le point de transition entre Ein Sof et le système séfirotique. Les deux séfiroth suivantes, Hokhmah ("sagesse") et Binah ("compréhension"), représentent respectivement les principes mâle et femelle. Hokhmah et Binah, en union, engendrent les sept autres séfiroth, Gdoulah ("grandeur") ou Rah'amim ("pitié"), Gvourah
("puissance"), Tiféréth ("gloire"), Netsa'h ("triomphe"), Hod ("splendeur"), Yessod ("fondation"), et Malkhouth ("royauté"). Les trois séfiroth supérieures, Kétér, Hokhmah, et Binah, sont considérées moins accessibles à l'esprit humain que les sept inférieures, qui représentent parfois les qualités diamétralement opposées, attribuées à Dieu dans la Bible Hébraïque et la littérature rabbinique. Ainsi Dieu le Miséricordieux est représenté par la séfirah Gdoulah. L'attribut de Dieu de sévère justice est manifesté par la séfirah Gvourah. Tiféréth est la synthèse entre la pitié et la justice. Bien que les Kabbalistes affirment que toutes les séfiroth sont mises en corrélation et, certes, que
toutes sont Une, néanmoins ils tendent à concentrer leur attention sur le rapport entre deux séfiroth, en particulier : Tiféréth et Malkhout. Tiféréth est représentée comme la séfirah centrale et un principe mâle. Idéalement, il doit entrer en union avec Malkhout, un principe féminin qui marque le point de transition entre le royaume des séfiroth et l'univers créé. Par l'union de
Tiféréth et Malkhout s'écoule l'énergie divine qui crée et soutient l'univers. Quand l'union Tiferet-Malkhout est consommée, le flux d'énergie divine reste inchangé. Mais, lorsque l'union est interrompue, le flux d'énergie divine cesse de soutenir l'univers et sert alors à renforcer les forces du mal cosmique, désignées par l'expression " l'Autre Côté " (Sitra A'hara). Les kabbalistes sont
partagés sur le fait de savoir si les séfiroth, prisent comme un tout, constituent un "instrument", utilisé par Dieu pour Se révéler à ses créatures, ou si, le royaume séfirotique est Dieu Lui-même. La prière et l'observance de la Torah, avec une intention juste, alignent les séfiroth correctement et aide à l'accomplissement de l'union de Tiféréth et de Malkhout. Le péché, par contre, perturbe l'harmonie des séfiroth, désorganise l'union séfirotique en aidant et en confortant les forces néfastes de L'autre Côté. Ainsi chaque action terrestre a sa contrepartie sémiotique. Pour le Kabbaliste, cela signifie que tout doit avoir rapport au divin et doit être compris dans un sens au-delà de sa simple acception. Pour ses partisans, la Kabbalah est un outil sophistiqué de grande
puissance, avec lequel ils peuvent appréhender l'univers. Un des premiers grands maîtres Kabbalistes, au douzième siècle en Provence, qui s'appelait Isaac l'Aveugle, fit une lettre, pour ses disciples d'Espagne à Gerone, contre la propagation sans discernement de la Kabbalah, dans des enseignements publics et la composition de traités Kabbalistiques qui pourraient tomber en de mauvaises mains. Ses remarques étaient adressées aux cercles d'étudiants espagnols de la
Kabbalah qui composaient des traités Kabbalistiques ou qui, comme Ramban (Nahmanide), incorporaient des indications Kabbalistiques dans un commentaire sur la Torah destiné au grand public. Ces Kabbalistes, du treizième au quinzième siècle, qui s'engageaient dans l'écriture de travaux Kabbalistiques, faisait généralement cela en pleine conscience du fait qu'ils s'adressaient à des audiences dont les membres ne pourraient pas tous être avertis des secrets de la Torah. Pour cette raison, ils cherchaient souvent à dissimuler leur propos écrit de telle façon qu'une explication orale soit nécessaire. Ainsi Abraham Ben Eliezer Halevi, un Kabbaliste de la génération de l'expulsion Espagnole, affirmait, dans un de ses travaux, que les auteurs Kabbalistes omettaient
constamment certains éléments de leurs rédactions afin d'entretenir la nécessité, pour la Kabbalah, d'être transmise oralement. On peut aisément évaluer l'étendue des difficultés que devaient surmonter ceux qui désiraient populariser la Kabbale. Cette situation commença à changer au seizième siècle. Après le contrecoup de l'expulsion de la péninsule ibérique en 1492, la Kabbalah
s'ouvrit plus largement. Les travaux kabbalistiques, comme le Zohar, furent imprimés, et il y eut d'ailleurs une forte controverse concernant leurs impressions. Des traités systématiques sur Kabbalah commencèrent à paraître. Un de ces guides d'introduction à la Kabbalah fut écrit par Abraham Ben Eliezer Halevi, il s'intitulait Massoréth haHokhmah (" Tradition de Sagesse "). Cet
ouvrage était une défense de la doctrine de la Kabbalah contre ses détracteurs, une condamnation des oppositions des écoles Kabbalistiques, et une louange des bénéfices résultant de l'étude de la Kabbalah. Cependant, l'exposition de la doctrine kabbalistique dans ce travail est très succincte. Similaire au travail d'Halevi, mais plus connu parce qu'imprimé, on peut citer le Ma'arehet
ha-Elohout ("Le Système divin") de Judah H'ayyat. Sur un plan beaucoup plus important, il faut mentionner l'un de ses contemporains, Meir ibn Gabbai, dont le développement de la Kabbalah, Avodat ha-Qodesh ("Le Service Sacré"), fait autorité.

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/qabalah/message/2464?var=1

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Published by © Georges LAHY - dans Kabbale
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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:11

Pour la Kabbale il y a toujours un sens sous le sens

« Et le piège ultime est de se prendre au sérieux » Daniel Béresniak

Daniel Béresniak, est né Paris, a étudié l'hébreu à l'Ecole des Langues Orientales de cette ville, l'histoire de l'art à Pise et la philosophie avec Vladimir Jankélévicht, mais dit avoir fait son "école essentielle" au cours de sa vie de bohème et sa longue errance à travers l'Europe. Il est l'auteur d'une trentaine d'ouvrages sur l'ésotérisme et la franc-maçonnerie, dont Les Bas-Fonds de l'Imaginaire (Paris, Détrad, 1994), Le Labyrinthe, image du monde (Paris, Détrad, 1996), et La Kabbale vivante (Paris, Trédaniel, 1995), dont le texte qui suit est une adaptation, avec l'autorisation de l'auteur.

La Kabbale, qui peut s'écrire aussi Cabale, Cabbale ou Qabale, vient de la racine hébraïque KBL, "recevoir". Le maître, "celui qui sait", donne, et l'élève, celui qui questionne, reçoit. Le kabbaliste se perçoit comme l'élève.
La Kabbale est une manière de regarder le monde, de se regarder voir le monde. Cette "manière" est originale parce qu'elle associe l'attente d'une révélation fulgurante (la voie mystique, ou intuitive) à l'étude patiente (la voie rationnelle). Autrement dit, le kabbaliste cultive l'art de comparer et de rendre compte de ses observations tout en intériorisant l'expérience de l'Unité retrouvée. Il fait travailler en même temps les deux hémisphères de son cerveau. Ses exercices ont pour effet d'établir des connexions entre la raison, l'intuition et l'imagination. Sa démarche est à la fois intellectuelle et spirituelle.
Le kabbaliste voit dans le discours parlé ou écrit un sens qu'il faut décrypter. Le récit biblique, clair pour l'esprit simple, est pour lui obscur et surchargé de sens. Il a l'intuition qu'une "certaine" structure cachée le sous-tend. Que tout ce qui est différencié et palpable, procède, par émanation, d'une source primordiale, indéfinie, homogène.
En hébreu, un seul mot désigne le mot et la chose: davar. Les choses existent dans la mesure seulement où elles sont nommées. L'enseignement kabbalistique postule que le mot porte la réalité, que la vibration infinie de la voix porte l'univers. Dieu a dit: "Que la lumière soit" et la lumière fut. La parole crée.
Faut-il en déduire qu'au commencement était le verbe? Pas tout à fait. Le commencement (rechit) était vide et silencieux. Mais alors, comment l'Univers a-t-il surgi de cet espace vide et silencieux? C'est la grande question qui hante tout kabbaliste.
Selon Isaac Luria (1534-1572), le premier acte de Dieu aurait été non pas un déploiement vers l'extérieur (impossible puisqu'il est tout) mais un repli, une contraction. Au commencement, Dieu se serait retiré, rétracté, permettant ainsi la naissance du monde, sous la forme, en tout premier lieu, des vingt-deux lettres de l'alphabet hébraïque. Ce repli, ce "manque à être", autrement dit ce vide autorisant autre chose à être, est nommé le tsimtsoum, un concept essentiel dans la Kabbale.
   

Pour un kabbaliste un texte, même clair, est obscur et doit être décrypté

Pour le kabbaliste, la langue hébraïque est donc la matière même du monde. Tout élément d'un texte, chacune de ses lettres, chaque élément de la forme d'une lettre, les espaces entre les mots et entre les lettres, doivent être compris et décryptés: aucun élément n'est dû au hasard, chaque élément a un sens et une place dans la cohérence de l'ensemble.
La Kabbale a donc imaginé, entre autres, une méthode d'interprétation qui met en rapport les uns avec les autres des mots en fonction de leur valeur numérique, calculée comme dans la numérologie moderne. Cette méthode, la Guématria (du grec gematria, "art de mesurer tout ce qui est dans le ciel et sur la Terre", qui a donné notre mot géométrie) suscite des rapprochements de mots d'une grande portée philosophique, et répond au désir le plus vif du kabbaliste, qui est d'expliquer la langue par elle-même et non par l'intermédiaire des concepts qu'elle véhicule.
Cette méthode a permis aux talmudistes des premiers siècles de l'ère chrétienne (le Talmud est un recueil de traditions rabbiniques interprétant la loi de Moïse) de répondre à certaines questions fort anciennes qu'ils se posaient: le sens littéral du texte biblique est-il le sens tout court ou bien n'est-il que l'enveloppe d'un sens qui, lui, doit être décrypté? Et dans cette seconde hypothèse, pourquoi le "vrai" sens serait-il caché? La vérité serait-elle terrible? Faudrait-il, pour l'entendre, être préparé? D'ailleurs, où sont les clefs des portes à ouvrir? Et comment ouvrir ces portes? Et pourquoi?
La Kabbale désigne l'effort produit pour poser ces questions et pour y répondre.
     

Le kabbaliste voit dans un texte jusqu'à 12 niveaux de signification...

La lecture de la Thora (les cinq premiers livres de l'Ancien Testament, où sont racontés l'histoire du monde, l'histoire des hommes, les commandements divins et les rapports entre l'homme et le divin) exige un apprentissage d'autant plus long qu'il s'agit d'un texte saturé de significations, en raison de son origine divine et de sa rédaction en hébreu, la "langue sainte".
Cet apprentissage est décrit par Abraham ben Samuel Aboulafia, né à Saragosse en 1240, dans l'un de ses ouvrages: "L'Epître des sept voies". Ces sept voies (de la sagesse) sont sept manières de lire la Thora.
"La première voie consiste en une lecture et en une compréhension littérale de la Thora... C'est ainsi que la Thora doit être présentée à la foule du peuple, hommes, femmes et enfants. Chacun sait que tout être humain, dans les premiers temps de son existence, pendant son enfance et sa prime jeunesse, fait partie de cette foule."
La deuxième voie consiste à décrypter les allégories de la Thora. Aboulafia donne l'exemple suivant: dans le Deutéronome (X, 16), il est écrit " et vous circoncirez le prépuce de votre coeur". Le lecteur de la deuxième voie percera à jour cette figure de rhétorique, incompréhensible au niveau strictement littéral.
La troisième voie consiste à se poser des questions à propos d'un texte, et à leur chercher des réponses dans le contexte. Pourquoi, par exemple, le second jour de la création, selon la Genèse, Dieu ne dit-il ce qu'il avait dit le premier jour, à savoir que son oeuvre était bonne? Réponse du lecteur de la troisième voie: parce qu'au deuxième jour, Il n'avait pas encore terminé la création du monde aquatique. L'expression: "Il vit que c'était bien" n'est utilisée en effet que pour conclure un ensemble cohérent et indépendant à l'intérieur de la création. Le lecteur de la troisième voie est particulièrement attentif. Il remarque les ruptures et les différences à l'intérieur d'une construction cohérente; il interroge alors le texte, réfléchit au contexte et trouve une explication.
La quatrième voie consiste à interpréter les symboles et les allégories. Le lecteur de la quatrième voie ne croit pas à la réalité de l'histoire telle qu'elle est racontée. Il sait qu'elle est métaphorique et qu'elle porte un enseignement à décrypter.
Aboulafia fait remarquer que " ces quatre voies sont ouvertes à toutes les Nations". La multitude accède aux trois premières voies, dit-il. Quant aux érudits, ils s'installent dans la quatrième voie et ignorent ordinairement qu'il en existe d'autres.
Le désir de savoir peut mener jusqu'à la quatrième voie. Au-delà, il faut une énergie plus forte: la rage de savoir, la furie de connaître. A partir de la cinquième voie, on pénètre les enseignements de la Kabbale.
Le lecteur de la cinquième voie analyse tous les éléments du texte. Il s'interroge même sur la forme des lettres. Sur les rapports entre tous ces éléments et le sens des mots. Pourquoi y a-t-il vingt-deux lettres? Pourquoi la première lettre de la Thora est-elle un beith? Aboulafia dit que les lecteurs des quatre premières voies se moquent de la cinquième, au prétexte que les problèmes de graphie sont dénués de signification et qu'une science de la combinaison des lettres est dépourvue de tout intérêt.
La cinquième voie exige des connaissances de psychologie et d'histoire. Elle jette des ponts entre la raison, l'imagination et l'intuition. Elle est une pédagogie de l'Eveil. Grâce à elle, la réflexion se structure et se libère des désirs futiles, des passions, des préjugés. Le lecteur de la cinquième voie prend l'habitude de voir, dans un texte, la simple enveloppe d'une signification véhiculée autrement que par les mots eux-mêmes. Difficilement manipulable, il ne se laisse pas prendre au charme d'un discours bien construit. Il est libéré des idées reçues; les idéologies ne peuvent plus le piéger. Sa quête le porte toujours au-delà de l'apparence immédiate. Il est mal vu de tous les pouvoirs, y compris de celui de la Synagogue.
"La sixième voie est d'une profondeur plus grande encore", dit Aboulafia. Il ajoute: "Qui saura s'y engager? Car de cette voie il est dit: "Elle est plus étendue en longueur que la Terre, plus vaste que l'Océan." Elle est la voie de ceux qui s'isolent dans leur volonté de se rapprocher du Nom "de façon que son action soit perceptible en eux-mêmes". Le lecteur de la sixième voie s'interroge sur la relation du nom et de la chose, du signifié et du signifiant. Il pratique l'introspection. A ce niveau de réflexion, ce qui est "formule" est nécessairement "vécu". La logique formelle éclate, laissant surgir, en pleine lumière, une autre rationalité, où l'Esprit se confond avec le Coeur.
La septième voie? " Cette sphère englobe toutes les autres", dit Aboulafia. "Celui qui y pénètre reçoit la Parole divine." Cette voie ne peut être enseignée par écrit. Elle est exclusivement transmise de vive voix par ceux qui la vivent.
En hébreu, les quatre premières voies sont nommées Pschatt ("simple", c'est-à-dire lecture littérale), Remez ("allégorique"), Drach ("la voie") et Sod ("le mystère" et, aussi, "l'essentiel"). Les initiales de ces mots, PRDS, forment le mot Pardès, qui veut dire Paradis. Comme le dit une histoire hassidique, le Paradis est l'état vécu ici et maintenant par celui qui sait lire.
Il faut noter que Moïse Cordovero (1522-1570), le maître le plus important d'Isaac Luria, proposait, lui, douze niveaux de lecture.
Les écrits kabbalistiques ne proposent pas un enseignement dogmatique. Ils procurent des clés pour ouvrir des serrures et des portes. Il appartient au "cherchant" de trouver les serrures correspondant aux clés reçues. Pour cela, il lui faut travailler le texte et méditer.
Babyloniens et Grecs étudiaient déjà le sens des mots en considérant la valeur numérique des lettres qui les composent. Cette méthode a été introduite en Israël sous le nom de Guématria à l'époque du second Temple (dont la construction a débuté vers l'année 20 av. J.-C. et s'étendra sur plus de quarante ans).
La Guématria la plus ordinaire consiste à attribuer aux lettres les valeurs suivantes:
Valeur numérique Lettre/Nom Hiéroglyphe originel

1 Aleph taureau
2 Beith maison
3 Guimel chameau
4 Daleth porte
5 Hé fenêtre
6 Vav crochet
7 Zain sexe masculin, semence
8 Khet clôture
9 Teth serpent
10 Yod main
20 Kaf paume de la main
30 Lamed aiguillon (pic pour faire avancer le bétail)
40 Mem eau
50 Nun poisson
60 Samekh appui, tuteur
70 Ayïn oeil
80 Peh bouche
90 Tzaddé hameçon
100 Kof nuque
200 Resch tête
300 Schin dent
400 Tav signe

Plus cinq lettres déjà mentionnées mais qui, situées à la fin d'un mot, prennent une forme et une valeur numérique propres:

500 Kaf
600 Mem
700 Nun
800 Peh
900 Tzaddé

Utilisant cette méthode, les kabbalistes disent par exemple que "Dieu est Amour et Unité". En effet, Amour se dit en hébreu Aavah (Aleph, Hé, Beith, Hé), ce qui produit 1 + 5 + 2 + 5 = 13. Unité se dit Ekhad (Aleph, Keth, Daleth), soit 1 + 8 + 4 = 13. Les deux mots Amour et Unité sont "donc" équivalents. Or le tétragramme Dieu ou Yahvé (Iod, Hé, Vav, Hé) vaut 26, soit 13 + 13.
Pour pénétrer plus avant les arcanes des mots, Moïse Cordovero, nommé plus haut, l'une des plus grandes figures du centre kabbaliste de Safed, en Galilée, propose huit Guématrioth (Guématrioth est le pluriel de Guématria).
La première, juste mentionnée, additionne simplement la valeur des lettres d'un mot, et tire des conclusions du résultat obtenu.
La deuxième ne tient pas compte des dizaines et des centaines. Ainsi Yod = Aleph = 1, ou Tav = Daleth = 4.
La troisième met les nombres au carré. Ainsi, pour le tétragramme divin Iod, Hé, Vav, Hé (Yahvé, Dieu), la première Guématria donne comme valeur 26 . Dans la troisième Guématria, la suite 10 + 5 + 6 + 5 devient 102 +52+62+52= 186. Cette Guématria permet de rapprocher la tétragramme d'un autre nom divin, "Makom" (le lieu), dont la valeur est également 186.
La quatrième ajoute à la valeur de toute lettre la valeur des lettres qui précèdent. Ainsi, Aleph vaut 1, Beith vaut 1 + 2 = 3, Guimel vaut 1 + 2 + 3 = 6, Daleth vaut 1 + 2 + 3 + 4 = 10, etc. On obtient de la sorte la suite: 1, 3, 6, 10, 15, 21, etc., qui est également celle des nombres triangulaires pythagoriciens.
La cinquième attribue aux lettres la somme des valeurs des lettres qui composent le nom de la lettre. Aleph, qui s'orthographie Aleph, Lamed, Pé final, vaut donc 1 + 30 + 800 = 831. Beith, qui s'orthographie Beith, Iod, Tav, vaut 412. Etc.
La sixième ne prend en compte que quatre lettres finales au lieu des cinq usuelles; elle ne tient pas compte du Kaph final.
La septième additionne le nombre des lettres d'un mot à la valeur numérique du mot lui-même. Ainsi le Nom divin Iod, Hé, Vav, Hé vaut 26 + 4 parce qu'il compte 4 lettres = 30. Cette septième Guématria peut se combiner avec toutes les autres.
La huitième ajoute 1 à la valeur du mot. Elle peut également être associée à toutes les autres.
Il existe, évidemment, d'autres Guématrioth. Qui en connaît le nombre? D'ailleurs, pourquoi ce nombre devrait-il être définitivement arrêté? Chacun peut composer sa Guématria. N'importe quel système permet d'associer les mots et de rapprocher les idées.

Le kabbaliste joue à la numérologie pour casser les associations d'idées banales

Un tel exercice permet d'échapper aux associations d'idées hantant notre mental, suggérées par des analogies de propriétés (le Soleil, par exemple, nous fait penser à lumière ou à chaleur), des homonymies, des synonymies, des souvenirs, un savoir appris, une éducation, des préjugés.
La Guématria, amusante et peu coûteuse, permet de découvrir des analogies surprenantes, auxquelles nous n'aurions jamais songé autrement. Et, plus surprenant encore, les analogies suggérées par la Guématria semblent avoir au moins autant de justification que nos analogies coutumières.
Il est intéressant d'observer que le texte qu'analyse le praticien de la Guématria n'est qu'une matière première sans forme. Au lecteur ordinaire, ce texte dit quelque chose de clair, raconte une histoire, exprime une idée. Pour le kabbaliste, en revanche, il est obscur, incompréhensible, chiffré. Pour en découvrir le sens, il va devoir le décrypter. Ce n'est pas une opération simple.
Pour le kabbaliste, le sens se mérite.
La Kabbale a joué un rôle important dans l'effervescence intellectuelle de la Renaissance: elle opposait en effet à la vision scholastique d'un monde figé, créé une fois pour toutes, la vision d'un monde en création perpétuelle. Le kabbaliste a en effet l'habitude de regarder les "systèmes" avec une certaine hauteur, convaincu qu'ils se rejoignent à un niveau plus élevé. A l'heure des querelles provoquées par la Réforme de Luther, le kabbaliste, répugnant à prendre parti, s'efforce de jouer les conciliateurs, à l'image de Paulus Ricius, qui ne réussit de la sorte qu'à s'attirer des ennuis des deux parties.

Car dire "Je sais", "J'ai compris", c'est la mort

Le kabbaliste rompu aux divers "niveaux" de lecture (que ce soit les douze niveaux de Cordovero, les sept d'Aboulafia, détaillés plus haut, les quatre de Pic de la Mirandole ou les trois de Ricius) considère qu'un texte peut toujours être lu autrement, que les récits et les thèses peuvent toujours être pénétrés au-delà de leur sens littéral -ce qui permet et encourage évidemment la tolérance. Or encourager la tolérance, c'est vivifier le désir d'en savoir plus, c'est apprendre la disponibilité de l'esprit. La bienveillance à l'égard de l'autre en découle.
Mais le succès de la Kabbale dans toute l'Europe de la Renaissance tient aussi au fait qu'elle est un abri sûr (ou à peu près sûr) pour l'esprit libre. Sa complexité, les interprétations infinies auxquelles elle donne accès, permettent au chercheur d'explorer la Bible librement, à une époque où la liberté est encore perçue négativement.
A cette époque, le conformisme ambiant imposait à tous l'idée que la Vérité avait déjà été dite dans tous les domaines. Personne ne se voulait donc libre. Tous étudiaient les Anciens, convaincus que la Connaissance réside dans le passé. Si Copernic a osé exposer l'idée que la Terre tourne autour du Soleil, c'est qu'il l'a trouvée dans des textes grecs antiques. Pour obtenir droit de cité, le neuf devait toujours être cautionné par l'ancien.
L'intérêt de la Kabbale était d'offrir une caution traditionnelle formidable à ceux qui désiraient développer une nouvelle manière de voir le monde. Pour atteindre à cette vision nouvelle, il leur suffisait en effet de commenter "ad libitum" la vision antique... D'autant que, pour la Kabbale, le divin (l'inchangeant) n'exclut nullement le mouvement (et son corollaire le progrès), et la nécessité d'aller "au-delà" de toute certitude (de tout "niveau" de lecture) est inscrite dans l'ordre éternel des choses.
Pour la Kabbale, si la vérité première peut être figurée, voire nommée, elle ne peut être contenue dans une explication. Le texte, les discours, les mots disent tout, mais ce qu'ils disent, en dernier ressort, est inaccessible.
En revanche, le jeu sur les lettres apporte, comme on l'a vu, des surprises. Certaines associations étranges, peuvent, à la réflexion, devenir éclairantes -jusqu'au vertige parfois. Et certaines associations subtiles faire percevoir des évidences simples et merveilleuses qui, autrement, fussent passées inaperçues.
Il ne s'agit pas, bien sûr, de regretter la rationalité, mais de l'affiner et de l'élargir en reconnaissant la légitimité du rêve et des impressions.
Reste toutefois un dernier piège, un piège mortel: celui de se prendre au sérieux. Pour la Kabbale, toute explication, kabbalistique ou scientifique, est en dernier ressort une farce que nous jouent le langage et la raison. Raison pour laquelle l'humour doit régner collégialement avec la raison, l'intuition et l'imagination.
L'humour prévient. L'ambiguité de l'humour est consubstantielle à l'ambiguité des choses et des idées. L'humour permet de vivre avec la multiplicité des significations. L'humour manifeste l'énergie vitale.
Quiconque ne cultive pas l'humour s'arrête en chemin. Retrécit dans ses certitudes. Pontifie. Condamne. Puis, inévitablement, tue. Se prendre au sérieux, c'est transformer la loi d'Amour en code de haine et de mépris. C'est dire: "Je sais". C'est dire: "J'ai compris". Rien ne saurait être pire. Là réside le mal suprême.              
            
        

Des origines lointaines de la kabbale

 

La kabbale (étymologiquement tradition reçue) désigne de façon générique les traditions mystiques du judaïsme depuis l'Antiquité. Mais ce n'est qu'à partir du XIIe siècle que, sur la base d'un fond ancien de sagesse et d'interprétation des textes, de leurs signes et de leurs symboles, elle s'érige en doctrine, avec une cohérence interne, des références à des auteurs et à des oeuvres spécifiques -plus particulièrement au Sud de la France, d'où elle diffuse vers l'Espagne (Gérone, Barcelone, Burgos).
La kabbale espagnole s'ouvre, elle, à différents courants philosophiques (Maïmonide, Averroes) et même au courant mystique musulman (soufisme), jusqu'à ce que la montée de l'intolérance religieuse et la persécution des juifs séfarades, au XVe siècle, tarissent ses sources.
Le savoir ésotérique de la kabbale passe alors en Italie, où les débuts de la Renaissance créent un climat favorable au métissage des savoirs. Une kabbale chrétienne se développe, qui cherche des synthèses nouvelles entre hellénisme, judaïsme et christianisme.
Le relais de la kabbale proprement judaïque sera pris au XVIe siècle par le centre théologique de Safed, en Galilée, puis au XVIIe siècle par le sabbataïsme, un mouvement messianique.

Les deux oeuvres majeures de la kabbale

 

Le Sefer ha-Bahir (Livre de la Clarté), premier ouvrage proprement kabbalistique, paraît en Provence dans la seconde moitié du XIIe siècle. Son manuscrit, mélange de textes en hébreu et en araméen, parvenu en fragments, serait une compilation de sources gnostiques orientales [la gnose (du grec gnôsis, connaissance) prétend à une connaissance ésotérique des choses divines, communicables par tradition et par initiation].
Le Sefer ha-Zohar (Livre de la Splendeur) est le grand ouvrage de la kabbale. Son auteur principal, l'Espagnol Moïse de Léon (1240-1305), entendait lutter contre le courant rationaliste qui s'étendait au sein du judaïsme. Le Zohar est un commentaire de la Torah, écrit en hébreu et en araméen, accompagné d'un volume dans lequel figure les soixante-dix interprétations du premier mot de la Torah [la Torah désigne les cinq premiers livres de la Bible, qui formulent les lois de Moïse]. Tout comme pour le Bahir, le Zohar s'attache à la description des attributs divins (Sephirots), moteurs de la Création, qui entrent en relation avec les créatures et leur dévoilant, notamment, les symboles de la Torah, laquelle est définie comme un organisme vivant, synonyme de l'ensemble du macrocosme. Quant à Dieu, son occultation et sa dimension infinie ('En-Soph) le rendent inaccessible, inconnaissable et indicible; seuls peuvent être appréhendés ses attributs.

La place de la kabbale dans le judaïsme

 

La kabbale tient une place particulière dans le judaïsme, non seulement parce qu'elle révèle des sens cachés de la Torah, mais aussi parce qu'elle donne un sens à l'histoire des juifs. En postulant le retour aux textes sacrés, la kabbale incite en effet ces derniers à redécouvrir les causes de leurs malheurs et à les traduire en connaissances ésotériques. Lors de l'expulsion des juifs d'Espagne, en 1492, la kabbale leur permet d'expliquer l'exil comme un accident historique et cosmique. L'école de Safed, en Galilée, et notamment la kabbale de Luria, vont relancer cette interprétation métaphysique de l'histoire, ce qui permettra aux juifs de ne point se sentir en exil, mais en attente du messie. Cette attente culmine avec le "sabbataïsme" du XVIIe siècle, du nom de Sabbatai Zevi (1626-1676), un juif originaire de Smyrne qui se proclame Messie. Fait prisonnier par les Ottomans en raison des remous qu'il provoque dans les milieux rabbiniques de l'empire, il annonce sa conversion à l'islam, une apostasie qui précipite le judaïsme dans une crise interne sans précédent.
Source: La Kabbale par Roland Goetschel (Paris, PUF, collection Que sais-je?, 1985). Le judaïsme par Hans Küng (Paris, Seuil, 1995).

De quelques maîtres kabbalistiques

Abulafia Abraham Ben Samuel (1240- ~1291), originaire de Saragosse, sillonne le bassin méditerranéen avant de revenir en 1271 à Barcelone enseigner la kabbale. Deux ans plus tard, il voyage en Europe et entame ses premiers travaux importants. Les Mystères de la Torah (Sitrey Torah) commentent selon l'interprétation kabbalistique Le Guide des égarés de Moïse Maïmonide [Maïmonide est un médecin, théologien et philsdophe juif né à Cordoue en 1135, qui a cherché à montré l'accord entre la foi et la raison]. Lors d'une confrontation à Rome avec le Pape Nicolas III en 1280, il dénonce l'oppression des juifs; condamné à mort, il échappe à la sentence en raison du décès du Souverain Pontife. Par la suite, Abulafia entre en conflit avec le rabbin de Barcelone qui ne voit en lui qu'un charlatan. Abulafia se singularise par l'annonce qu'il fait en 1290 de la venue du Messie. Il rédige de nombreux livres dont Le Livre des signes (1288, Sefer-ha-Oth), un commentaire sur la Torah (1289), puis Paroles respectueuses (1291, Imrey Shefer). Les traités kabbalistiques d'Aboulafia se signalent par leur forte dimension prophétique.

 

L'école kabbalistique de Safed (XVIe siècle)

 

Cordovero Moïse (1522-1570) est l'un des principaux théologiens kabbalistiques du centre de Safed en Galilée. Son oeuvre est marquée par une volonté de synthèse des différents courants de la kabbale.

Luria Isaac ben Salomon (1534-1572), dit "le Lion sacré" (Ha Ari), est avec son maître Corvedero, l'un des chefs de file de l'école kabbalistique de Safed. Originaire d'une famille allemande ayant émigré à Jérusalem, il vécut en Égypte où il acquit un savoir ésotérique doublé d'une expérience de vie spirituelle intense (il aurait eu des révélations du prophète Elie). La seconde partie de sa vie est consacrée à la formation d'une trentaine de disciples au centre de Safed. Son apport à la "nouvelle kabbale" est, du point de vue de la forme, la transmission orale du savoir et l'importance accordée à la démarche intuitive et charismatique, et du point de vue des idées, la mise en évidence de la portée spirituelle de l'exil des juifs, expulsés d'Espagne en 1492.

Les précurseurs de la kabbale chrétienne (XVe-XVIe siècles)

 

Pic de la Mirandole (1463-1494), Giovanni Pico della Mirandola, est le premier kabbaliste chrétien. A l'âge de dix ans, ce descendant d'une famille renommée est surnommé le "prince des poètes et des orateurs". A l'âge de quatorze ans, il étudie le droit à l'université de Bologne. Deux ans plus tard, il entreprend de voyager en Europe. A l'âge de vingt-trois ans, il maîtrise le latin, le grec, l'arabe, l'hébreu et l'araméen. Il rédige une somme philosophique et théologique, De omni re scibili. Conclusiones philosophicae, cabalisticae et theologicae, (De toutes choses connaissables. Conclusions philosophique, kabbalistique et théologique) dans laquelle il expose sa volonté de réunir en une synthèse des idées culturellement éloignées ou opposées. Persécuté pour ses idées, il se réfugie à Florence, où il consacre la seconde partie de sa vie à la contemplation et à la dévotion, jusqu'à ce qu'une maladie l'emporte à l'âge de trente et un ans.

Ricius Paulus, savant juif né en Allemagne, converti au christianisme en Italie (1505) et mort en 1541, enseigne la philosophie, la médecine et l'hébreu à l'université de Pavie. Il traduit de nombreux traités mystiques d'auteurs juifs et musulmans, et contribue, avec Pic de la Mirandole, au développement de la kabbale chrétienne.

Les livres du dévoilement des secrets       

Ouvrages généraux
La kabbale, par Roland Goetschel. Paris, PUF, collection Que sais-je?, 1985.
La Cabale, par Alexandre Safran (ancien grand rabbin de Roumanie, grand rabbin de Genève). Paris, Payot, 1988.
La mystique juive: les thèmes fondamentaux, par Gershom Scholem. Paris, Éditions du Cerf, 1985.
La Kabbale et sa symbolique, par Gershom Scholem. Paris, Payot, 1989.
Les Kabbalistes chrétiens de la Renaissance, par François Secret. Paris, Dunod, 1964.
Les deux livres majeurs de la kabbale
Le Bahir: le livre de la clarté, traduit de l'hébreu et de l'araméen par Joseph Gottfarstein. Lagrasse, Verdier, 1982.
Le Zohar: le livre de la splendeur, extraits choisis et présentés par Gershom Scholem (traduit de l'anglais). Paris, Seuil, 1980.

 

Source : http://www.archipress.org/index.php?option=com_content&task=view&id=76&Itemid=41

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 06:14

Autre texte accompagnant le Sepher Raziel, le Livre des Mystères révèle le nom de nombreux anges, et la puissance qui leur est associée. Toutefois, la plupart de ces noms étant difficilement vérifiables, leur pertinence ne peut être confirmée ou infirmée.

Au nom du Seigneur Élohim d’Israël, engendre le Livre des Mystères ! Noé le donna à son fils, Maech, à son fils, Methuselah, à son fils, Enoch, à son fils, Mahalalee, à son fils, Enos, à son fils, Seth , et à son fils, Adam.

Il vint de la bouche de Raziel, l’ange. Dans les années qui suivirent, les mots écrits vinrent devant l’assemblée. Il [Le Livre] fut écrit sur une pierre de saphir. Les caractères sont gravés. D’eux, apprends les actions merveilleuses et les mystères, par la compréhension et l’intelligence de l’humble.

Conseille des pensées de servitude. Recherche les degrés du paradis traversant tout en sept demeures, encerclant tout par chaque signe du zodiaque. Observe chaque manière de vie. Examine et questionne la Lune. Révèle les chemins de la Grande Ourse, Orion, et la constellation des Pléiades. Considère quels noms et quels anges sont dans chaque firmament. Révèle également ce qu’il adviendra de chaque mot.

Révèle également quels noms régissent les magistrats. En toute humilité et modestie, entends-les accomplir chaque désir. Tout s’approche de l’au dessus dans la pureté. Révèle les oeuvres de la mort et les oeuvres de la vie. Comprends le mal et le bien. Examine les périodes et les minutes pour révéler les périodes de vie et de mort, d’affliction et de guérison. Interprète les rêves et les visions éveillés. Approche les batailles et fait paix dans les guerres. Garde domination sur les esprits et renvoie.

Avance dans l’adoration. Considère les quatre esprits de la terre. Vis de la sagesse. Crains le tonnerre, et tremble. Du livre, ce qui travaille de l’éclair. Considère ce qui vient chaque mois. Sers par le travail chaque année. Quand d’épis, de sécheresse, de paix, de guerre. Vis par l’un des plus glorieux. La compréhension de la sagesse est le trésor dans les hauteurs.

De la sagesse du livre, Noé apprit à faire l’arche de pin foncé. Protège de l’inondation des océans et du déluge. Viens produire avec deux et sept.

De la préparation de toute nourriture et viande, donne à l’arche d’or. Viens dans le commencement de l’arche. Révèle les périodes du jour et de la nuit, de quelle période servir. Apporte la délivrance, et de l’arche, va en avant. D’elle provient chaque jour de la vie.

En temps de mort, donne-le à Shem, et Shem à Abraham, et Abraham à Isaac, et Isaac à Jacob, et Jacob à Lévi, et Lévi à Kohath, et Kohath à Amram, et Amram à Moïse, et Moïse à Joshua, et Joshua aux anciens, et les anciens aux prophètes, et les prophètes aux hommes sages. Ainsi, dans chaque génération jusqu’au service de Salomon, le Roi.

Révèle-lui le Livre des Mystères. Révèle par les mots des mystères. Par la compréhension, garde domination sur les esprits. Par chaque désir, cherche et erre de par le monde.

Lie et libère le signe pour régner au dessus. Comprends et prospère de par la sagesse du livre. Les grands livres sont délivrés par la main, êtres précieux et honorés.

Heureux l’oeil de voir, et l’oreille d’entendre. Le coeur est intelligence et compréhension de la sagesse. Par les sept firmaments, tout est à apprendre de la multitude.

Par la sagesse de chaque mot, réussis dans chaque oeuvre. Considère la sagesse du livre.

Le nom du premier firmament est le paradis proclamé. Là sont les multitudes de Malachim. Sept trônes établissent le nom. Au dessus sont sept demeures de domination. Les multitudes les entourent, de-ci, de-là.

Ecoute les êtres humains dans les heures de problèmes. Par les noms, tout sert dans les problèmes. Des noms et des mémoriaux par signes dans la période. Réussis dans les oeuvres par toutes les multitudes de Malachim. Des sept magistrats des dominations, répands par chaque désir. Désire et réussis.

Les sept noms règnent sur les sept trônes. Le premier nom est Avorphenial. Le second nom est Ayigeda. Le troisième est Dohel. Le quatrième est Phelmiya. Le cinquième est Asiemor. Le sixième est Phesker. Le septième est Phoval. Donna forme au feu, et vois les flammes partir depuis le feu. Les Malachim ne prennent pas en charge sans domaine pour les occuper. En prononçant le mot, œuvre jusqu’à aller parler devant les sept magistrats demeurant dans les trônes de chaque domination au dessus. En dessous est le pouvoir, dans le domaine à parcourir. Chacun sert le royaume et la congrégation de tous. Répands lorsque le bien, lorsque le mal, lorsque l’abondance, lorsque le manque, lorsque la guerre, lorsque la paix. Tout proclame le nom du jour à former.

Il y a sept noms de multitudes prenant en charge les sept magistrats. De chaque multitude, un des magistrats. Auparavant, souviens-toi du nom des Malachim responsables. Sept fois, parle donc de requête. Je suis Pheloni Ber Phelonieth . Réussis la guérison par Pheloni Ber Phelonieth. Tout par la requête de guérison, lorsqu’écrite par requête. Sois pur de toute corruption. Purifie la chair de toute abomination et alors réussis.

Voici les noms des Malachim responsables avec Avorphenial : Chemori, Demna, Aphod, Amok, Qetieki, Phetapher, Gemethi, Pha’avod, Nerotheq, Reqehethov, Avodena, Mavoth, Pheroseh, Aqoviya, Vohereqovova, Beroqi, Chesedora, Anoph, Heriyavor, A’abedial, Ton, Alien, Mol, Leleph, Vochesepheth, Rechegal, Romalov, Vokethov, Adenoval, Ashemi, Yivoash, Qephien, Kerebi, Gorshom, Pheriyatz, Sheshema’a, Phokien, Kerial, Zebdial, Agedelen, Miegal, Gephial, Kediened, Koledeh, Diegel, Alebovi, Thocheli, Sokeleth, Adial, Al, Kesial, Soqemeh, Ashekeh, Nothened, Chelial, Asethial, Thena, Miemal, Nethenial, Aphoneh, Thelegial, Ga’aned, Avosethial.

Ceux-ci sont la seconde multitude de Malachim responsables avec Ayigeda : Akesether, Mekeres, Kerebieb, Kemeshen, Ayisheteb, Redethal, Ariera, Geba, Anekier, Kebier, Thieleh, Keriethek, Herekom, Kenophial, Nodial, Herochon, Shelhebien, Ashlekeh, Meshethieb, Gecha, Hatha, Chegada, Chegera, Amiemial, Chegeleth, Lega, Menothial, Theniemial, Aberietha, Beritha, Rekial, Cheshethek, Phethesh, Asethierotz, Avorephenial, Ashenor, Melekial, Adi, Sher, Sheoch, Hemiek, Therenech, Zemkieth, Hetzeniepha, Hetzeniephelehov, Voshovova, Ashephor, Areq, Qenomial, Neqial, Geidal, Adeq, Remiemial, Pherog, Rechonal, Zegdial, Abenienok, Dorenial, Delepheth, Hekel, Helial, Alial, Moth, Avokal, Phenial, Phothephera, Lephoch, Avornemok, Adelial, Ayisethorien, Azoti, Avosetor, Tier, Avothoth, Beregemi, demov, Diegera, Pherotial, Qomiya, Renerdena, Delegial, Pherothial.

Ceux-ci sont la troisième multitude responsables avec Dohel : Ayizerekebov, Aneboshel, Berethobial, Delobial, Avochial, Berekethien, Bereka, Davoniem, Amek, Abiyar, Athelega, Avothoth, Ashethonal, Ashephek, Theregial, Amephial, Athereshov, Avorial, Akemor, Ashon, Akal, Anavok, Asebiereh, Lephial, Al, A’avosheh, Chesenial, Lemieshotha, Doth, Thieches, Alephi, Amok, Aregela, Megial, Alial. L’ange de la conscience est tout alentour et à l’extérieur. C’est écrit sur le précieux manteau. Tout est écrit et écrit seul. Reçois la prospérité. Le Seigneur restaure et donne depuis le milieu de la bonté. Lance les mots au milieu. Sers pour correspondre au Soleil dans l’heure de midi. Prononce le serment, je suis au-dessus du Soleil, l’illumination de tout l’univers par le nom des Malachim. Par la compréhension de la sagesse des sagesses des choses cachées et secrètes. Par la connaissance, créé. Créé jusqu’à moi. Requiers et révèle ce qui sera dans cette année. Cache de moi le mot.

Ceux-ci sont la troisième multitude de Malachim responsables avec Phelmiya [ici Belmiya] : Abedieh, Demeniya, Amenayi, Amoneher, Ovamenok, Phetakieza, Tobial, Gielal, Aphieri, Gemethi, Avorenial, Pheriephohov, Avophieri, Areq, Letemoval, Avorieni, Thomieni, Avomerial, Menial, Geremetov, Seretov, Tzebeqeteni, Koretheyavom, Seresieth, Phereson, Amaph, Phebehier, Hesethier, Arereq, Chesedial, Acheseph, Amoval, Phedetem, Gedal, Sebekial, Kokeb Henogeh, Shehiya, Aphroditi, Vomelek, Chesedial. Le cinquième firmament est au dessus de la lumière précieuse. Une centaine de myriades couvre la précieuse. Emplis les anges de fierté. Au milieu, sois immobile de peur. Des ordres de puissances plus fortes, orne en taillant les flammes. Le son rugit telle la tempête en mer. Crains les roues qui vont, et tremble.

Le nom des douze princes de gloire résidant près du trône de gloire. Ils ressemblent à des trônes dans une vision de feu. Au centre du firmament se trouvent les visages des quatre esprits de l’univers. Vois les éclairs allant telles des flammes dans des ailes de feu. De l’éclat, les visages étincellent dans le firmament. Ils gouvernent les douze mois de l’année. Établis ce qui sera dans chaque mois. De l’extérieur, il n’est pas parlé du moment de la formation des ténèbres. Dresse-toi pour servir. Fais savoir les mois qui viennent dans toute l’année. Ceux-ci sont les noms des douze princes :

Le premier nom est Sha’aphial, servant pendant le mois Nisan. Le second est Deghal, servant pendant Ayer. Le troisième est Diednavor, servant pendant Sivan. Le quatrième est Tha’akenov, servant pendant Tammuz. Le cinquième est Thochereger, servant pendant Ab. Le sixième est Moral, servant pendant Alul. Le septième est Hehedan, servant pendant Tishri. Le huitième est Yilereneg, servant pendant Marheshvan. Le neuvième est Anethegenod, servant pendant Kislev. Le dixième est Mephenial, servant pendant Tebeth. Le onzième est Theshenderenies, servant pendant Shevet. Le douzième nom est Aberekial, servant pendant Adar.

Ceux-ci sont les signes du zodiaque et les anges en charge et gouvernant chacun d’eux:

Le premier jour est le Soleil. Le signe est le Lion. L’ange est Raphaël, responsable de la première semaine. Divise 15 [טו] de חנכל. ,oשצן est dans le milieu.

Le second jour est la Lune. Le signe est le Cancer. L’ange est Gabriel, responsable de la seconde semaine dans l’heure précédente.

Le troisième jour est Mars. Les signes sont le Bélier et le Scorpion. L’ange est Samaël.

Le quatrième jour est Mercure. Les signes sont le Gémeaux et la Vierge. L’ange est Michaël.

Le cinquième jour est Jupiter. Les signes sont le Sagittaire et le Poisson. L’ange est Tzedeqial.

Le sixième jour est Vénus. Les signes sont le Capricorne et le Verseau. L’ange est Qephetzial .

La première nuit est Mercure. Les signes sont le Capricorne et le Taureau. L’ange dans la première heure est Michaël.

La seconde nuit est Jupiter. Les signes sont le Sagittaire et le Poisson. L’ange est Tzedeqial.

La troisième nuit est Vénus. Les signes sont le Gémeaux et la Vierge. L’ange dans la première heure est A’anial.

La quatrième nuit est Saturne. Le signe est le Capricorne. L’ange dans la première heure est Qephetzial.

La cinquième nuit est Mercure . Le signe est le Lion. L’ange dans la première heure est Raphaël.

La sixième nuit est la Lune. Le signe est le Cancer. L’ange dans la première heure est Gabriel.

La septième nuit est Mars. Les signes sont le Bélier et le Scorpion. L’ange est Samael.

Ceux-ci sont les noms des Malachim responsables de la sixième multitude : Pheseker, Avoyial, Arebial, Teriphon, Phonekos, Phesethemer, Lonial, Qedonial, Shokerien, Sebieren, A’avozial, Phenial, Thekemial, Chememial, Tzeremial, Niemiesem, Gedoniya, Baroba, Zenoviyem, Chekemial, Teredial, Phenial, Qedemial, Kepheliya, Ademial, A’aremon, Heremod, A’abiesal, Ga, A’ajiesal, Sepherial, Qethenial, Shebebial, Aremienos, Toti, Phos, Phesetzial, Chetephial, Pheresemon, Nechelial.

Ceux-ci sont les anges de la force. Lie par la force et le pouvoir. Désire en chaque endroit et vole dans tous les coins. Va avec tous. Prends ton vol, l’homme va depuis la terre. Il y a quatre plateaux d’airain et écrit sur chacun d’eux, le nom אמו et le nom פשכר.

Par le nom des Malachim responsables, parle, délivre-moi à toi. L’ange de la force est avec Pheloni Ben Pheloni, et pas l’autre. Demeure en chaque endroit. Change avec le cœur, lorsque tu es dans la cité et dans la campagne, lors du jour et de la nuit, en mer ou en terre sèche, en mangeant ou en buvant.

Vole tel un oiseau. Ne va pas par désir. Ne permets pas de retarder, ni de jour, ni de nuit.

Place les quatre plateaux d’airain dans les quatre coins de la maison. Va de l’avant lorsque tu es dans la cité ou dans la campagne de l’homme. Sers pour prendre ton vol. De chaque mot, prends ton envol.

Ceux-ci servent au-dessus du sixième degré : Abiehod, Qenod, Deleqial, Secherial, Aderek, Gechelial, Chemekial, Semekieh, Reba’ayial, Yivoqemial, Shemiechod, Meherial, Domial, Bierekom, Vozeqanen, Qenial, Phesetelen, servant avec Rieshiehon, Kelehon, Ayiseteronelien. Ceux-ci servent au dessus du sixième degré. Guide avec humilité et emplis de gloire. Les vêtements de lin sont adéquats. L’homme mesure le plus glorieux alors que les hommes assoient Yishiebeh. Demeure sur les trônes de gloire. Les croyants sont dans la vérité et servent la guérison. Bénis soit Iyotzerem et le Créateur. Va pour créer tous les commandements à toi, le grand Seigneur.

Source : http://www.kabbale.eu/le-sefer-hereziem/

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 06:12

Le Sepher Hamelbosch, ou Livre du Vêtement, fait partie de ces textes plus ou moins courts qui accompagnent le Sepher Raziel. Il pourrait en être l’introduction.

La traduction a été effectuée sur base de la version anglaise de Steve Savedow.

SEPHER HAMELBOSCH

Il est décrété, le saint et le pur sont emplis de la sagesse secrète. La connaissance est le résultat de la compréhension.

Les sages sont humbles et pleurent de joie par les noms appris en langage clair. Le choisi est pur de cœur. Fais pour guérir le cœur. Donne la grâce qui mesure la force de la lumière de l’étoile brillante. Ceins-toi de la force. La puissance est établie à tout jamais par les actions précédant les générations. Des saintes hauteurs, réjouis-toi en silence de génération en génération. C’est écrit comme de l’or pur. Une fontaine bouillonnante de pureté est établie au centre de la puissance sublime. Les plus précieuses perles des œuvres de gloire ne se comparent pas à la gloire, pas plus que le plus fin or d’Aphier. La valeur de la sagesse ne peut être mesurée, pas plus que la compréhension de la connaissance. Il n’y a pas non plus de mesure à la valeur des secrets écrits ici, tels que révélés par Élohim.

Comme la force du feu, tous cherchent ici. Comme le dirigeant des cieux, tous cherchent ici. L’Arbre de Vieest supporté et gardé, comme la prunelle de l’œil. Par la crainte du Seigneur, la gloire est obtenue. Obtiens la gloire pour obtenir la vie. Par la compréhension, reçois la sagesse. Par le salut, garde de la mort. De l’accomplissement du Nephesh, par consécration. De la puissance, sois renforcé par la crainte du Seigneur. Par l’apprentissage de la connaissance, comprends et emplis de cœur de sagesse. En puisant de la vie, accrois de la plante au talon. Forme des divisions dans le Jardin d’Éden.

Élohim chérit la crainte. Le Seigneur emplit toute la Terre de gloire, comme au ciel, où son trône est établi. Il n’y a pas de mesure à la gloire. Sept fontaines s’élèvent et tombent pour honorer un millier de milliers de ministres, et une myriade [10.000] de myriades de multitudes. La force du feu embrase la rivière de feu qui s’écoule. Le bruit ébranle les nations de la peur de la destruction. Une vision vient, l’image d’un archer flamboyant, tel Tharshish et Sardonyx, et de flèches aussi vives que l’éclair.

Le trône de gloire ressemble à du cristal. Entouré de Malachim, l’archer Ophan [peut-être Sandalphon] attise les flammes. Le peuple de dominion tremble de peur et couvre ses yeux. Le seigneur fait les nuages et le brouillard tout autour, enveloppé d’un maillot, demeurant seul sur le trône, dissimulé et caché.

Le méritant va à la lumière cachée. Les plus profonds secrets sont révélés. Les révélations sont rendues claires, non obscurcies par les ténèbres. Il n’y a rien dans tout l’univers qui y soit comparable. Toutes les actions et tous les désirs sont exaucés par les œuvres révélées. Deviens compétent et les résultats se produiront rapidement.

Ceux qui tentent de dupliquer les œuvres ne reçoivent pas de résultats. Les âmes des désobéissants et des rebelles seront punies par condamnation. Par désir, d’établir la malédiction. La mer s’assèche. Le Soleil et la Lune s’assombrissent. La lumière des étoiles devient ténue. Les montagnes changent et tombent, et la Terre tremble. Tel est le résultat de l’arrogance. Ceux qui sont choisis sont renforcés par le pouvoir de la sagesse, établie par la compréhension de la connaissance.

Dans le livre saint se trouvent 72 signes, donnés par Michael, le grand prince au dessus de sept princes, oeuvrant devant le roi, roi des rois. Par lui, Adam, le premier homme, reçut la sagesse débutante. Par lui, éveille-toi et proclame les noms de chaque créature vivante, chaque oiseau et chose rampante et poisson. Par la compréhension, accrois la sagesse de toute création d’Élohim le sixième jour de la Genèse.

Adam lut le livre saint et apprit les lettres et les mots. Il sut que les mots étaient vrais. La connaissance le transporta au dessus de toutes les autres créatures. Il fut en admiration devant tout ce qu’il y vu, et compris que tout ce qui était écrit dans le livre était la vérité. Il est vrai ; tous les mots du livre sont des plus saints. Grande est la gloire de chaque puissance.

Dans la sainteté et la pureté, accomplis les opérations. Dans l’humilité et la modestie, réussis toutes les œuvres. Deviens sage par l’esprit de la sagesse.

Il est écrit, Adam prépara une barre d’or et la purifia deux fois par le feu. Alors, il grava dessus les signes du livre saint, avec sainteté et pureté. Alors, il plaça le livre dans une faille d’un rocher, du côté est du Jardin d’Éden – non pour tomber sur Terre, mais pour endurer et sustenter la puissance. En chaque endroit, Adam fut sustenté.

Il est proclamé, Adam arpenta la terre, tel un bateau sur l’océan. Il se souvint et consigna lorsque les montagnes fondirent comme de la cire ; et la mer devint comme la gelée ; et le feu devint comme la poussière ; et les lions et les léopards et les ours et les animaux des pâtures se tinrent silencieux et tranquilles ; et les insectes s’élevèrent dans les airs tels des oiseaux ; et la mer devint une région sauvage et désertique.

Il se souvint et consigna les lettres du nom saint devant le Soleil et la Lune et Orion. Par la lumière de tous les luminaires, dirige avec justesse et dans la crainte d’Élohim. Tiens domination sur l’esprit et sur la violence et sur la mésaventure et les adversaires s’élevant au dessus des hommes et des femmes. Il est écrit, sois convoqué alors que tu souhaites et désires.

Il consigna lorsque le mur de pierre de la tour tomba subitement au sol ; et les arbres fruitiers portèrent leurs fruits avant le temps approprié ; et le peuple prit la fuite avant les batailles de guerre.

Chaque chose lui fut révélée : l’Esprit saint, la mort et la vie, la bonté et le mal. Également les mystères des heures et des minutes du temps, et le nombre des jours. Calcule les saisons et les solstices jusqu’à la fin de l’univers. Mesure le temps du début à la fin.

Alors sert son fils, Seth. Pendant dix ans, instruit selon la voie du livre saint, il reçut la compréhension de toutes les lettres et de tous les mots gravés dans le livre saint, de toutes les puissances révélées. Il sut par les pouvoirs ici contenus comment accomplir des miracles, et appris à accomplir les œuvres. Il garda le livre caché dans une faille dans un roc.

Par le livre, Adam apprit que le temps de la mort approchait. Chaque jour, il se réjouit en adjuration, se gardant de manger des fruits ou des légumes ou une viande ayant apporté du sang. Chaque jour, il se baigna dans la pureté de l’eau courante, une fois le matin, et une fois le soir. Il parla à son fils, Seth, en adjuration seulement, sans être guidé par l’Esprit saint. La préparation est difficile. Œuvre seulement avec humilité et crainte, avec pureté et sainteté. Chaque chemin est révélé et tu deviens sage par les signes. Après tout ceci, Adam fut délivré vers la longue maison [Beth A'aolam, la tombe]. Son fils, Seth, servit le Seigneur. Il fut sustenté par chaque puissance, sans s’éloigner vers la gauche ou vers la droite de chaque mot prononcé par son père, Adam. Il devint sage par la compréhension de la connaissance, et reçut la sagesse du livre saint. Il ouvrit la porte de la sagesse et de la compréhension. Connais la différence entre le bien et le mal, sois révulsé par le mal et choisis la bonté. Vois et témoigne les générations d’ancêtres à suivre. Le fou et le vaniteux et le pécheur profanent en proclamant de fausses idoles au nom de Dieu. Le désobéissant et le rebelle tolèrent la souffrance, ne sachant ou ne comprenant. Voyage dans les ténèbres.

Seth devint sage par les secrets du livre et les lettres du nom sacré ici gravées. Il apprit que Dieu pouvait causer le débordement de la mer et détruire tout le monde par sa puissance. Il conserva le livre dans une voûte d’or et plaça également dans la voûte toutes les épices précieuses, et la conserva cachée dans une caverne. Il vécut dans la cité d’Enoch, construite par son frère Caïn.

Source : http://www.kabbale.eu/le-sefer-hamelbosh/

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:15

 

Voici la transcription de la traduction qu’a fait Virya des 72 noms du Sepher Raziel. Ces noms sont tirés des versets 19, 20 et 21 du chapitre 14 de l’Exode. Je ne peux que trop conseiller à ceux désireux d’approfondir ce domaine l’excellent ouvrage de Virya Les 72 puissances de la Kabbaleet, bien entendu, le Sepher Raziel lui-même.  

והו – Vehou – Montre, dans le Grand et glorieux Nom, par son union et par sa forme, 4 puissances administrant et englobant les richesses, ainsi que la couronne de Tiphereth, appelée וה, et pour cela béni soit-Il, car l’abondance descend dans le Sanctuaire de יהוה, et de là descend dans le monde entier.  

ילי – Yeli – Il fait allusion au Dieu suprême qui est au-delà de la miséricorde absolue, entièrement blanc, qui est la vigueur suprême et la vigueur se répand par la rosée de la bénédiction. Formant 4 puissance l’exprimant, et pour cela béni soit-Il. Car Il est l’origine de toute origine et sa connexion et sa forme le montrent.  

סיט – Seyat – Montre la grande miséricorde, pour les accomplis et les non accomplis, dispensant en eux l’équité et la charité, dans la terre de la vie. Réunissant 3 puissances qui le prouvent et formant 4 puissances, dont 2 sont imbriquées et 2 sont l’une à l’intérieur, c’est la Shekhinah à l’intérieur du Tabernacle, et une cinquième est issue d’elles. 7 dirige dans le lieu de vie éternellement, béni soit-Il pour cela. Il est la vie et l’existence pour l’éternité.  

עלם – Alam – Montre 2 existences en un lieu divin accompli. Dieu au-dessus de tous les jugements célestes, aptes à juger. Il forme 7 puissances attachées qui montrent l’ensemble de l’édifice, béni soit-Il pour cela. Il présente et délègue Son pouvoir aux juges afin qu’ils accomplissent le Jugement (Din) en Egypte par les 3 versets qui les contient tous dans le secret de leur connexion, fonde sur la couronne des Tsevaoth de Dieu de Tiphereth suprême au centre. Cela montre cette chose.  

מהש – Mehash- Montre le secret des 4 compartiments des Tefilins et relie à יהוה par la lumière suprême et cachée. Sa connexion montre la couronne de la splendeur {Tiphereth) des Tefilins, splendeur (Tiphereth) des Tefilins de Dieu, contenus dans le Tefilin Shin (de la tête). Et sa forme montre un édifice entier, reflété par les vêtements du Prêtre, béni soit-Il pour cela. Que l’éternité (Netsa’h) soit victorieuse en Dieu. Il forme les vainqueurs qui s’attachent à la justice des Pères et en eux.  

ללה – Lelah – Montre le char de la Merkavah de l’unité par le secret de deux élévations et de sa connexion à Tiphereth. Tiphereth, par sa grande miséricorde, relie à l’unité de sa forme, 6 puissances qui le montrent, béni soit-Il pour cela, qui a créé le monde par la Miséricorde et par 10 paroles afin d’exprimer le dernier ה et permettre de comprendre cela.  

אכא – Aka – Révèle dans le fondement de toutes les âmes et tous les cycles, que toutes les vies sont issues de Lui pour l’éternité, en adhérant à la Néshamah et a la Shemitah. Sa structure révèle trois Sephiroth et trois points : H’Olam, Shoureq et H’iriq. Il forme 7 puissances montrant qu’il s’intègre a eux, béni soit-Il pour cela, car il révèle le pardon, la sérénité et la vie. Par ces puissances tu comprendras la force des oeuvres de ces attributs et de tout le reste.

כהת – Kehath – Enseigne, que cela a été exprimé par celui qui créé l’oeuvre. Il forme 5 puissances se révélant toutes par le י, s’habillant dans un édifice, dont des descriptions viennent de la Torah, et par leurs agencements tu comprendras qu’il va se placer au-dessus de Shalom Tsedeq (Paix justice), par la Justice. Béni soit-Il pour cela, car c’est l’alliance de notre Dieu qui est aux cieux, signée par des Sages supérieurs.  

הזי – Hazaï- Révèle que I’Unique est rattaché à la Hessed (Bonté), Béni soit-Il pour cela. Le ה s’élève au-dessus de tous les degrés. Il veut s’exprimer au-dessus de tous les attributs. Il forme 4 Puissances se révélantpar le Verbe et par l’Unité. Il organise les deux ה par le י, et l’éternité le démontre aux initiés, car le י s’élève vers le ה et les deux s’unissent pour l’éternité.  

אלד – Alad – Révèle la Merkavah à la Merkavah par la Tiphereth supérieure, Béni soit-Il pour cela, car il s’élève par degré. Il agence 3 puissances : Hessed, Tiphereth et Tiphereth Elyon dans Binah. Il forme 6 formes couronnant Tiphereth d’unité.  

לאו – Lav – Révèle deux oeuvres reçues de Binah, béni soit-Il pour cela, car l’élévation du י juge en Égypte le lieu, l’ordre et la peur. Il forme 6 puissances organisées en une seule, se révélant par le Verbe, agençant 3 en une seule.  

ההע – Hahâ – Révèle ce que révèle le maître de l’oeuvre, dont l’agencement révèle deux oeuvres.  

יזל – Yezal – Révèle le י du Grand Nom par la puissance éternelle et forme quatre puissances révélées par le Verbe a celui qui peut comprendre, et pour cela béni soit-Il. Par le י, tout agit et par sa volonté, chaque sphère et chaque ange possède une puissance éternelle. Son organisation est révélée par deux actions contrôlant chaque puissance par la puissance de l’éternité.  

מבה – Mabah – Révèle que le Grand Nom est le Nom de sa puissance avec 70 appellations H’ D’. Il forme 6 puissances se révélant dans les six directions et par le Verbe, béni soit-Il pour cela. C’est la puissance du Saint, béni soit-Il, qui fut envoyée à Moïse par Lui-même et par Sa Gloire, en structurant Tiphereth dans Hokhmah par la couronne et dans chaque parole unique et dans chaque puissance unique. Et à partir de ces puissances, tu comprendras la puissance de ces oeuvres.  

הרי – Heri – Révèle le Nom de l’Unité et de l’organisation de chaque existence. Il structure 3 puissances par le Verbe Unique, appelées : Terre (Eretz), Hayim (Vie) et Debouqim (liens). Il forme 4 puissances révélées par le Verbe, et béni soit-Il pour cela, car Il est unique dans tous les degrés.  

הקם – Heqam – Se révèle par deux actions et 12 frontières verticales pour s’appuyer. Et organise la couronne rattachant Binah a Tiphereth, révélant sur le Verbe, 6 puissances montrant dans Binah l’abondance des actions du coeur, et béni soit-Il pour cela, que rappelle le ה de son Nom.  

לאו – Leou – Révèle trois choses dans Tiphereth et forme 6 puissances attachées dans la couronne de Tiphereth. Tiphereth se trouve entre deux Sagesses, ainsi que cela est dit, entre deux Keroubim dans le Verbe. Tiphereth, qui contient également une division de 3 saintetés, béni soit-Il pour cela, révélant la sainteté de l’en haut, réunissant a eux le Nom unique.  

כלי – Kili – Révèle par le Nom, la totalité des 4 portes du monde supérieur, béni soit-Il pour cela, englobées dans la Miséricorde. Il forme 4 puissances révélées par le Verbe, dont l’agencement couronne Tiphereth et Hokhmah, montrant ainsi l’ensemble de l’édifice.  

לוו – Levou – Révèle que l’expression de la puissance divine est rassasiée dans le Yod. Sa forme est gravée dans les 12 Signes [zodiacaux] d’Israël.  

פהל – Pehil – Révèle par deux oeuvres l’une dans l’autre, béni soit-Il pour cela, que la miséricorde divine est éternelle, parce qu’elles sont imbriquées, et leur union le prouve. Il forme 6 puissances qui montrent que la couronne s’attache et se fixe dans la Hessed (Bonté) et dans Rah’amim (Miséricorde), approchant ainsi de l’accomplissement suprême.  

נלך – Nalakh – Révèle dans le Grand Nom le serment par la puissance du bâton de Moïse, avec sa puissance pour activer de redoutables choses. Son agencement révèle la Binah de la Binah et forme les puissances révélées par le Verbe, l’une reçoit de l’autre et de là surgissent les actes.  

ייי – Yeyaï – Révèle le grand secret des 3 points fondamentaux du Ehyéh suprême traversant l’axe central pour prendre existence dans le Grand Shabbath. Béni soit-Il pour cela, car le dernier est le supérieur et, par son action, le monde est au repos. Il s’agit ici d’un engagement pour tous, avec eux dans le jubilé de la puissance supérieure et de la puissance universelle, que l’allégorie et l’agencement révèlent. Et cela forme 3 puissances.  

מלה – Melah – Révèle par deux actions, que tout tourne sous la direction de chaque puissance unique et une seule singularité, ainsi que l’a dit le Saint béni Soit-Il. Son agencement le prouve et il forme 6 puissances le prouvant et la fille retourne à sa Mère.  

חהו – H’ahou – Révèle quatre fondements se trouvant sous le י, issus de la puissance de Tiphereth et béni soit-Il pour cela. Par la puissance des 4 fondements et par son agencement, il se révèle par l’attribut d’Aharon qui s’approche du ה inférieur par Tiphereth, et cela forme 5 puissances qui révèlent le Verbe et chaque expression.  

נתה – Netah – Montre à Adam la façon de dominer un démon mais le force pour cela à appréhender le monde avec Justice, comme un Juste. Béni soit-Il pour cela. Il est contenu par deux puissances. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances guidant par le mystère des âmes et des émanations issues de Binah et des transgressions autorisées au Juste rempli de foi et parlant avec une grande rigueur dans les interconnections de Tiphereth.  

האא – Haia- Montre, par trois proportions, la totalité du Nom Ehyéh entier. Béni soit-Il pour cela. Par sa puissance unique et par son attribut unique. Sa connexion se trouve dans les 6 [Sephiroth de Zeir Anpin] et tout ce qui est issu d’elles. Il forme 5 puissances guidant la totalité avec la parole par Jacob, représentant de la Clémence et de la Vérité. C’est le secret des formes édifiant la totalité céleste du début a la fin, exprimant son terrible secret.  

ירת – Yrath – Montre que dans la totalité du mouvement, il reste stable dans le lieu de Netsa’h, se préservant dans son unité, qui existe pour l’éternité. Sa connexion guide par les deux attributs kabbalistiques de la septième en partant de Malkuth (Hessed), jusqu’à Pah’ad (Guebourah). Sa forme montre que tout se rejoint en Dieu, dans pointe pliée (courbure du Yod) qui est éternellement immobile.  

שאה – Shah – Montre Netsa’h dans Tiphereth par sa puissance d’action sur le plan de I’Égypte externe. Béni soit-Il pour cela. Car il est sorti de son lieu pour juger l’Égypte, et a agrégé les 7 (Sephiroth) en lui pour condamner l’Égypte au fléau. Sa connexion le prouve. Il forme 9 puissances agissant dans la totalité de l’Égypte, c’est ainsi que se comprend cet acte.  

ריי – Reyi – Montre les lettres des Sephiroth qui émergent de l’étoile et de Binah issue de Hokhmah. Béni soit-Il pour cela. Issue du dernier Shabbath de Hokhmah. Sa connexion le prouve. II forme des puissances montrant l’héritage de Hokhmah et la sagesse suprême.  

אום – Avam – Montre deux actions d’invocation du Nom divin, stimulées par Yessod. Béni soit-Il pour cela. Le Juste est le fondement (Yessod) du monde. Sa connexion te prouve. Il forme 6 puissances dirigeant six extrémités.  

לכב – Lekav – Montre le trône du Trône divin. Béni soit-Il pour cela. Il repose sur les Patriarches. Sa connexion montre le diadème entre Hokhmah et Binah. II forme 5 puissances attachées à Tiphereth.  

ושר – Veshar – Montre la confirmation du serment dans son dévouement et dans la fin du lien. Ainsi, Dieu est le maître de la Kabbale. Sa connexion le prouve. Il forme 6 puissances guidant par le verbe.  

יחו – Yeh’ou – Montre deux fonctions du Nom unique. Il parle avec ה. Sa connexion guide avec eux et par leurs marques. Il forme 4 puissances guidant par deux lumières et deux actions spécifiques. Sa connexion le prouve.  

להח – Leha’h – Guide par deux existences résidant dans le lieu de Hokhmah et de Binah abondantes, par le י qui est dans le lieu de l’Adam suprême où il est préparé. Sa connexion montre la Binah abondant par le י. Il forme des puissances guidant par le verbe.  

כוק – Kevaq – Guide le Nom et les jugements avec une puissance unique. Sa connexion guide par l’Atarah (Diadème) de Tiphereth et de Binah. Il forme 5 puissances montrant l’attachement de Malkuth à Binah, par deux actions et par la compréhension de la force active.  

מנד – Menad – Montre comment Moïse s’est élevé vers le sommet et a assemblé l’ineffable avec sa connexion et sa forme permettant à Binah d’agir dans Hessed, par deux actions et pouvoirs.  

אני – Ani – Montre que le mot existe par le Yod et que tout est issu du י et des cinquante portes. Béni soit-Il pour cela. Par le saint Nom graduel. Sa connexion est dans Tiphereth et au י lié à Binah. II forme 5 puissances guidant par le verbe.  

חעם – H’am – Montre avec force les puissances des campements de la Lune, des 12 tribus d’Israël et en bas entre deux attributs divins. Béni soit-Il pour cela. Légiférant par le Nom, car tout dépend de lui. Sa connexion montre la totalité de l’édifice. Il forme 7 puissances guidant par le verbe.  

רהע – Riha – Montre la divinité chevauchant avec assurance sur le Yod vital, les séraphins, les ramifications et la totalité de l’en bas. Il sert de fondement à l’ensemble de la Merkavah divine. Sa connexion et sa forme le prouvent.  

ייז – Iyaz – Montre par les 22 lettres la divine Merkavah, qui tire faveur de la relation entre le premier ה et le dernier ה. Béni soit-Il pour cela. Il connecte deux sagesses dans Nets’ah s’exprimant par le verbe. Ainsi est sa forme.  

ההה – Hahah – Montre que Binah, Guebourah et Atarah, sont la puissance vitale du diadème. Il connecte et forme par Hessed, les 6 puissances (suivantes de Guebourah à Malkuth).  

מיך – Miyak – Montre 3 oeuvres de la sphère angélique qui parent le trône divin. C’est la puissance des ramifications. Béni soit-Il pour cela. Car la totalité céleste est contenue dans יה. Sa connexion relie le Nom à toute chose. Il forme 4 puissances dirigeant et édifiant la puissance active.  

וול – Veval – Montre par deux actions qu’il est le Nom en 42 lettres unifié. Il s’appelle « Fondement du monde » et enflamme les 12 directions diagonales. Béni soit-Il pour cela. Car ils sont dans le יה sacré. Il élève le Nom. Sa connexion et sa forme le prouvent.  

ילה – Yelah – Montre l’éternité et la permanence de Hokhmah. Béni soit-Il pour cela. Car 5 attributs sont parmi les 13 attributs de miséricorde et de clémence, 5 qui contiennent la totalité des 13. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances recevant la totalité des 10.  

סאל – Sal – Montre que ce sont trois anges : Astariel, Adriel et Sandalfon, constituant trois puissances dans les 10 Sephiroth. Béni soit-Il pour cela. Par la puissance des trois lettres principales des mondes, par la puissance céleste suprême de la miséricorde, que les trois contiennent. Il unifie le corps de Tiphereth. Il forme 7 puissances.  

ערי – Ari – Montre que le diadème (Atarah) possède 70 degrés qui sont des puissances, dominant toutes les ramifications, qui sont des puissances, dominant tout jusqu’au 10 du Saint Nom occulte. Béni soit-Il pour cela, ainsi que le Saint Yod contenant la dualité car les 10 sont toutes doubles et toutes sont mêlées. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

אשל – Essal – Montre que le diadème (Atarah) confirme le serment et les campements de la Lune par 12 directions diagonales. Béni soit-Il pour cela. Parce que leur signe arqué fait exister la terre. Il connecte et forme 9 puissances guidant par le verbe et en secret.  

מיה – Miah – Montre, par deux actions, la spécificité de l’unité. Béni soit-Il pour cela. Car ils ne sont pas mentionnes dans le Nom occulte car ils sont réservés a Moïse. Sa connexion est Tiphereth, avec le diadème. Il forme 5 puissances favorisant la réception secrètement par la droite.  

והו – Vahou – Monte la troisième distance qui est la troisième partie. Par sa parole, il réunit la fin au début. Béni soit-Il pour cela. Il est le secret des 5 terminaisons du Nom structuré par trois terminaisons. Il connecte tout l’édifice par l’unité du י du diadème. Il forme 4 puissances s’exprimant par le verbe et par cette construction.  

דוי – Dani – Montre qu’il est la racine des 3 noms du diadème, 3 lettres formant un trio. Béni soit-Il pour cela. Car il est la racine du Nom יהו, par 3 saintetés éternelles, précises et centrales. Sa connexion le prouve. Il forme 3 puissances désignant la totalité de l’unité.  

החש – Hah’ash – Montre l’essentiel de la structure du Nom et la totalité contenue dans le Yod. Béni soit-Il pour cela. Les trois sont contenus dans l’éternité de Netsa’h. Sa connexion révèle le verbe. Il forme 5 puissances révélant la totalité de la structure.  

עמם – Amam – Montre les branches de l’arbre du y et du h tout puissant. Béni soit-Il pour cela. Des branches de l’arbre est issue la puissance des sphères et des étoiles et la puissance qui les anime. Sa connexion montre l’éternité et la limitation du lien unique dans Yessod. Il forme 7 puissances guidant par le Verbe.  

ננא – Nina – Dans Yessod, montre secrètement 4 puissances issues de la puissance vivifiant les bénédictions. Ce sont des puissances terribles émergeant de la lumineuse radiance de Hokhmah. Tout est occulte dans Hokhmah durant 100 jours célestes et terribles. Posant l’unité sur le caché et l’occulte. Béni soit-Il pour cela. Car les puissances célestes craignent le Nom, chaque jour par des centaines de sortes de craintes. Sur cela il rétablit Israël avec 100 bénédictions. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

נית - Niyath – Montre par le secret contenu dans le ו, qu’il a le pouvoir de convertir un démon avec une bénédiction sur Israël. Béni soit-Il pour cela. Car il est le Juste possédant la puissance du Yod. Par le Nom éternel, il connaît tous les signes particuliers. Sa connexion le prouve. Il forme 4 puissances révélant l’unité totale.  

מבה – Mevah – Montre par la force du diadème avec puissance, la forme d’Adam. Béni soit-Il pour cela. Permettant d’accéder au centre d’Adam, qui est un petit monde. Sa connexion montre la totalité de l’unité d’Adam. Il forme 6 puissances désignées par le י et contenues dans le ה.  

פוי – Pevi – Indique que sa Force et sa Gloire ont agi en Égypte. Béni soit-Il pour cela. Leurs voix sont dix hymnes, comme dix ordres. Sa connexion sanctifie le centre du sacre, réunissant deux fonctions. Il forme 4 puissances dirigeant par le verbe. Au centre, les puissances enlacent les fonctions.  

נמם – Nemim – Se révèle par la lumière blanche dans le soleil. La lumière solaire et deux lumières réunies dans l’âme. Sa force est représentée par la colonne de la Shekhinah, au temps ou Israël élevait une fumée tournoyante, durant le jubilé pour sceller l’unité. À ce sujet, il est dit que la sainteté est le Noun dans la sanctification du diadème. Sa connexion montre deux lumières réunies par le Jubilé. Il forme 5 puissances indiquant la fin de la Shemitah du Jubile.  

ייל – Yiyal – Montre que le י a jailli au-dessus de tout ce qui a été créé. Béni soit-Il pour cela, car il a jailli par une puissance transcendante. Sa connexion montre au-delà de l’édifice et spécifie l’unité. Il forme 4 puissances révélées en tout.  

הרח – Hara’h – Montre la complète unité, ainsi que l’amour. Sa connexion est la « Terre des vivants » pour l’édifice entier. Il forme 5 puissances contenant tout.  

מצר – Metsar – Montre comment deux noms échangent leurs fonctions devant le lieu où se trouve le Nom enclos à une heure secrète. Béni soit-Il pour cela. Tout est un, aucune dualité dans la force. Sa connexion le montre avec force et par le diadème de Tiphereth dans Binah. Il forme 5 puissances influant par lui et contenues dans le י.  

ומב – Vamav – Montre les 4 puissances du Nom en 12 limites enveloppant le jour de sa lumière et la nuit dans les campements. Béni soit-Il pour cela. Par la progression de l’Est vers l’Ouest, l’unité est spécifiée. Sa connexion le montre. Il forme 5 puissances et chaque mystère est contenu dans la totalité de l’être.  

יהה – Yehah – Montre dans l’unité, la spécificité du diadème. Béni soit-Il pour cela. Mystère de la divinité qui appréhende son monde par ce qui est reçu. Sa connexion le prouve. Il forme 5 puissances montrant que tout est dans le י.  

ענו – Anou – Montre l’égalité de la communauté d’Israël avec les degrés célestes et les 77 dédicaces et unifications, ainsi que les êtres pouvant être réunis et contenus dans les degrés célestes, ainsi qu’en bas qui constituent les ramifications étendues et disséminées. Béni soit-Il pour cela. La préservation et la diffusion des langues et sa connexion se révèlent par la parole. Il forme 5 puissances et tout est contenu dans le diadème (Atarah), qui au centre incluant une force active.  

מחי – Meh’i – Montre la double sainteté de la communauté d’Israël, liaison céleste de l’unité à l’unité. Unité dans l’en haut et dans l’en bas reliée par la tente d’assignation. Béni soit-Il pour cela, Ordonne en une puissance unique, rattaché à une chose. Sa connexion révèle le secret de deux actions ainsi que tout l’édifice. Il forme 5 puissances montrant que tout est maintenu par la force de la Volonté.  

דמב – Demav – Montre sept luminaires issus de Tiphereth et sept dans le diadème. Béni soit-Il pour cela. De même qu’il y a sept luminaires en haut, il y en a sept en bas. Ce sont sept justes qui se révèlent. Il forme 5 puissances montrant que tout est contenu dans le י.  

מנק – Menaq – Révèle dans le Nom 4 attributs enveloppant Tiphereth, ainsi que 2 puissances régnant par eux, enveloppant le diadème appelé « Arbre de Vie », connu en tant que Tour de Jérusalem. Béni soit-Il pour cela, car c’est par leur influence dans le Jardin d’Éden que la force céleste s’attache a lui, montrant la structure de l’édifice, chaque chose rattachée a une autre par une puissance unique. Il forme 5 puissances, montrant la totalité du diadème.  

איע – Aya – S’exprime par deux actions et par la clairvoyance de Moïse, dans le mystère de son propre désir qui n’est pas une représentation mentale dans la Jérusalem céleste, mais réellement dans la Jérusalem d’en bas appelant la providence céleste. Contemplant par lui-même, recevant du céleste, et ne pouvant appréhender l’intimité du mystère céleste occulte. Béni soit-Il pour cela. Car par cela, le Nom subtil vient dans le monde, tout en restant inaudible et s’attachant à lui. Révélant Tiphereth, couronnée par 7 juges, dans son secret occulte et sublime qui ne vient pas dans le monde. Formant 6 puissances guidant par le Verbe.  

חבו – H’abou – Se révèle par sa complète unité, béni soit-Il pour cela, et s’édifie par l’unité. Il forme 5 puissances guidant par le verbe.  

ראה – Reh – Ils révèlent 8 noms, dont 7 faisant allusion aux cycles, correspondant aux 7 noms du Nom de 42 lettres, dans la structure contenant la totalité du Jubilé. Et béni soit-Il pour cela. Car ce sont les 8 Sephiroth dans l’intellect, enfantées par la semence de la Shemitah. Raccordant ainsi, une chose à l’autre jusqu’au lieu originel pour s’y attacher. Montrant alors et formant six puissances se révélant dans la totalité des extrémités.  

יבם – Yevam – Révèle que le diadème de la force de Tiphereth relie une chose à l’autre par une seule puissance. Et béni soit-Il pour cela. Allusion au dernier attribut contenant la totalité et agrégeant (Malkuth). Il s’exprime et forme 5 puissances enseignant que tout est contenu dans le י.  

היי – Hayaï – Révèle par allusion tous les secrets de la création et le mystère des dix Sephiroth, par le secret de 3 sanctifications en elles, chacune montrant 10 concepts semblables au Temple, revenant à dire « Yod sur Yod ». Ce sont trois concepts globaux, mystère des Sephiroth d’Atsiluth, et ce sont 3 centres célestes, 3 au milieu, faisant allusion aux trois finales de chaque parole de la Torah, à chaque dixième, à chaque décret, à chaque cycle, à chaque Shemitah et pour chaque chose trouvée, pour chaque chemin de la Shemitah, légiférant décidant, et aboutissant en tant que fondement pour eux. Ce fondement est appelé « Yessod haBinah » (Fondement de la Compréhension), car il permet l’explication de chaque chose et de la terre appelée Égypte céleste lorsque la nuit et le jour sont intimement réunis dans le mystère du troisième jour. Il y a 3 providences célestes et beaucoup d’enfermements dans leur secret et leur connaissance. Béni soit-Il pour cela. Il a dit aux enfants d’Israël : « Ceci est mon Nom éternel et ma mémoire pour les générations des générations ». Tout ce qui est écrit et attache la montre ses voies et forme quatre puissances terribles enseignant la sainteté et la totalité de l’édifice.  

מום – Moum – Révèle leur crainte par deux actions qui sont en tout et en chacun d’eux, et béni soit-Il pour cela, car son début et sa fin sont dans la puissance de miséricorde. Parce que la totalité est incluse dans six extrémités qui les sanctifient continuellement, par deux actions d’une puissance qui dit : « les cieux et la terre le contiennent et l’attachent ! ». Montrant ainsi sa forme contenant le cinq et la totalité.

Source : http://www.esoblogs.net/4896/les-72-noms-du-sepher-raziel/

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Published by Virya - dans Kabbale
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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 06:12

Voici le texte central du Sepher Raziel Hemelach, l’un des rares ouvrages de Kabbale Pratique traditionnelle. Il ne s’agit hélas pas d’une traduction directe, mais de la traduction de la version anglaise de Steve Savedow, ce qui a pu entraîner d’éventuelles erreurs dont je voudrais d’ores et déjà m’excuser.

CECI EST LE LIVRE DU GRAND RAZIEL

Bénis sont les sages, par les mystères émanant de la sagesse. Avec crainte, la Torahest donnée pour enseigner la vérité aux êtres humains. De la force et de la gloire, honore le Skekinethov. La puissance des plus hautes et plus basses œuvres est la fondation de la gloire d’Élohim. Le mot secret est tel du lait et du miel sur la langue.

Ne le laisse être qu’à toi seul. Les enseignements ne te sont pas étrangers. Ce livre proclame le secret de Raziel, mais seulement à l’humble. Tiens-toi au milieu du jour, sans incitant et sans récompense. Apprends les tributs de la crainte d’Élohim.

Détourne-toi du mal et arpente le chemin pour rechercher la justesse. Le secret est la crainte du Seigneur. Le méritant va directement au secret. Il est écrit, ne révèle le secret d’El que pour servir les prophètes.

Il y a trois secrets correspondant à la Torah des prophètes. Tous les secrets correspondent à ces trois-là. Le premier commandement est la première sagesse, crainte du Seigneur. Il est écrit, la crainte du Seigneur est la première connaissance.

Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur, correspondant à trois sagesses.

Il est écrit, de la sagesse extérieure, réjouis-toi et bâtis la maison de la sagesse avec le secret de la fondation. Sois sage en ouvrant le cœur au secret.

Il y a trois sortes de secrets. Le secret de la Merkabah, le secret du Bereshith, et le secret des commandements. Ceux-ci sont clarifiés avec l’aide de Shaddai.

Il y a trois sortes de crainte du paradis. Ce sont la crainte du Seigneur, la crainte de Shaddai, et la crainte d’Élohim. Il est rendu clair que la crainte du Seigneur est d’aimer le nom de Dieu et de servir avec amour. Il est écrit, l’homme est heureux de craindre le Seigneur. Il n’est pas écrit ici de la crainte d’Élohim, mais seulement de la crainte du Seigneur. Il est écrit dans les commandements de servir avec amour. Aie le désir de contempler le cœur et garde les commandements. Dans les commandements, il est dit de la crainte d’Élohim, crains Élohim, de crainte d’aboutir dans les mains de la tentation. L’homme ne doit pas servir dans la tentation, de crainte de ne pas s’élever par le nom devant le roi.

Il est décrété, tel qu’il est écrit, Abraham était bien-aimé. Dieu lui parla pour mener son fils. Il est écrit, tu sais craindre Élohim. Tu connais l’amour. Sache qu’il est décrété, l’homme est heureux de ne pas voyager par le conseil de la méchanceté. Il est écrit ici, l’homme est heureux de craindre le Seigneur. Montre de la crainte envers les cieux tout le jour. Contemple l’amour dans le cœur. La crainte des cieux est dans le cœur à tout moment, la crainte de la pureté du Seigneur. Ceux qui le craignent sont aimés du Seigneur. Il y a beaucoup de valeur à vivre dans la pureté. Baigne-toi dans la gloire de la lumière d’Élohim. Va des ténèbres vers la lumière, divisée de ceux qui sont égarés. Telle la lumière qui scintille sur la mer fut la crainte d’Élohim qui parla à Abraham. Par amour, la compréhension fut créée par l’amour et la crainte. Un millier de générations proviennent de l’amour.

Il est écrit dans le Midrash de trois sortes d’offrandes. Elles sont l’offrande brûlée, l’offrande de paix, et l’offrande de péché.

Il y a trois classes de justesse. Elles sont l’amour, la supplique, et la crainte.

L’offrande brûlée correspond à l’amour. L’offrande de paix correspond à la supplique. L’offrande de péché correspond à la crainte. L’offrande brûlée est un sacrifice à la gloire de Dieu seul. L’offrande de paix et l’offrande de péché sont pour le salut du corps vivant. Proclame l’amour par la supplique et la supplique par la crainte. Par amour, tu sers Dieu avec justesse. Donne la gloire et l’honneur aux royaumes seuls, avant tout chose. Par bonté, le Seigneur créa l’univers par le mot, pas par le labeur.

Le Dieu et père et roi est fort et sage, bon et compatissant. Tu tolères toutes choses, emplissant tout le plus haut et tout le plus bas, sustentant dans les hauts endroits et engendrant toutes les créatures. Tu révèles les mystères de l’univers, la connaissance du bien et du mal. Tu tolères la méchanceté pour le salut de la restauration. Vois, toute bonté est au juste qui aime Dieu. Loue et vante les plus grandes œuvres.

L’offrande brûlée est sacrifice. Par la supplique, sers dans l’endroit saint, bénis soit-il.

Tombe en supplique et en pétition. Pétitionne pour chaque mesure de bonté pour le salut du bénéfice du corps. Ceci est la fondation de la sagesse, compréhension de la connaissance. Par cela, apporte la lumière dans les jours. Guéris la femme incapable de concevoir et fais des fils droits dans le cœur. Tu réussis les œuvres de richesses et de gloire et de trésors, pour le bien. Pétitionne le Seigneur là-haut, donc sacrifie l’offrande de paix.

Vénère et sers Dieu avec grande peur. Sois délivré des malédictions écrites dans la Torah. Les punitions proviennent de l’endroit saint, béni soit-il. Sa mesure est plus longue que la Terre et plus large que la mer. Sois délivré des afflictions, des blessures et de la souffrance. Ne te tords pas de douleur. Ne sois pas dirigé par des terres étrangères. N’apporte pas la mort, et ne parle pas le mal. Emplis les jours de bonté et de bénédictions dans le monde. Délivre de la malchance et des afflictions et de la destruction par les murs de feu de Gihenam. Le méchant s’apprête à brûler dans les flammes au jour du grand jugement. Dans la crainte du Seigneur, élève-toi par le sacrifice de l’offrande du péché.

Fais trois sacrifices : L’offrande brûlée, l’offrande de paix, et l’offrande de péché. Sacrifices dans la maison unie, à travers le prêtre uni, au nom du Dieu Unique, trois pierres de grès dans la justesse : par l’amour, par la supplique, et par la crainte.

Complète-les et sois protégé par Dieu, qui te protège et t’aime, par tes suppliques et ta crainte.

La sagesse commence par la crainte du Seigneur et l’amour du paradis. Le cœur du juste brûle comme des flammes de feu. Respecte les commandements par crainte du Seigneur. Ceci, le Seigneur Elohik le requiert, sans récompenser la crainte et l’amour. De la crainte et de l’amour, il est écrit, le Shem Hamephorash a été créé avec amour. Du mot écrit c’est la crainte de Shaddai. Crains Dieu en respectant chaque commandement.

Tombe en supplique et implore El. Établis le cœur et accorde la pétition immédiatement. Rejette la méchanceté et condamne le méchant. Renonce à la crainte de Shaddai. Sache quand refuser la pitié pour les péchés. Renonce à la supplique, ne révérant le nom de Shaddai, et ne laissant pas le désir ou le mal grandir dans le cœur. Au milieu de la maison, l’humble montre de la crainte, et rassemble dans la maison. Il est écrit dans le Midrash, refuse la pitié à ceux qui renoncent à la crainte de Shaddai. Tiens-toi devant Dieu, et sers-le. Montre de la crainte en priant et reçois ici la tranquillité. Délivre de tout mal. Demeure dans l’endroit secret du Très-Haut, caché dans les ténèbres de l’ombre de Shaddai. Délivre de la bouche du lacet.

Pétitionne en priant. Parle, protège des pièges. Dans chaque pétition à Shaddai, sois béni par Dieu le père. Avec le support d’El Shaddai, sois fécond et multiplie-toi. El Shaddai voit et se détourne. Vois, sois fécond et multiplie-toi. C’est pourquoi sois silencieux, et engendre de l’endroit secret que le père te révèle. Établis Shaddai, par soixante, quatre cents, trente, et l’au-dessus est cinq cents.

L’homme Job engendre fils et filles. Il y a en cinq cents. Cinq cents forts, 248 fils et 252 filles. Il y a quatre filles en plus que de fils. Donc, sois fécond et multiplie-toi. Par la Gématria, les lettres Tau Qoph sont le nom gouvernant sois fécond et multiplie-toi.

Ainsi, établis pour supplier le nom. Donc, le cours de l’univers est de cinq cents années. Ceci est chéri par Shaddai en tant que mesure du paradis. Parle du paradis. Selon Shaddai, il n’y a pas assez pour servir. Souviens-toi de Shaddai par le prophète des nations voyant Shaddai. Vois la crainte de Shaddai. Sois aidé par le nom Shaddai, protégé des mauvais esprits. Protégé par Shaddai, dépose et prononce des prières de supplique. Par conséquent, le nom est écrit sur le Mezuzah. Pénètre le fer au-dessus du Mezuzah. Proclame et souviens-toi du nom Shaddai pour protéger des mauvais esprits, à savoir IHOH BATh BSh MTzFTzSh. Par la lettre Shin de Shaddai, Shin est au-dessus dans le nom de IHOH. Par le Shin au-dessus, BATh BSh ShM HQDSh GDI correspond à ID KOZO BMOK »SZ KOZO écrit dans le Mezuzah.

Révèle le secret des quatorze signes du nom saint. KOZO HOIH dans Aleph Beth inversé. Ainsi, Yod soutient Kaph, Kaph soutient Vau, Vau soutient Zayin, et Heh soutient Vau. Donc, KOZO.

BMOK »SZ ALHINO. Beth soutient Aleph, Mem soutient Lamed, Vau soutient Heh, Kaph soutient Yod, Teth soutient Nun, Zayin soutient Vau. Voici quatorze signes correspondant aux trois noms H’ALHINO. Ainsi, écris quatorze lettres pour le salut des deux correspondant à H’ ALHINO. Ecris Shaddai avec Shin Daleth Yod.

Le premier Daleth correspond à la nuque. Le Yod de Shaddai correspond aux pères, Jacob, Isaac, et Abraham. Les derniers mots écrits sont BATh BSh ShDI. Beth, Shin, Qoph, Daleth, Mem, et Yod. Yod Yod Aleph est le nombre de AHIH. Lorsque tu ajoutes les nombres Resh, Tau, Vau, Samekh, Tau, Israël proclame que Jacob est Resh, Yod, Vau en nombre. C’est à dire, prends Resh, Tau, Vau, Samekh, Tau, des pères, Abraham, Isaac, Jacob, Israël, voici 203. Combine treize lettres des trois noms des pères et voici 210. Donc, les signes des pères correspondent à treize tributs.

Il y a trois louanges. De l’Aleph devant le nom sont 63 aspects. Par conséquent, vois le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac, et le Dieu de Jacob, par El Shaddai. Également, le secret de Shaddai est révélé en calculant Tau Qoph. La vie des pères est 502 ans. Abraham vécut 175 ans. Isaac vécut 180 ans. Jacob vécut 147 ans. Ensemble, les années s’élèvent à 502.

Beth correspond au ciel et à la Terre. Au cours de 505 années, les pères s’y ajoutent comme les jours des cieux au-dessus de la Terre. Rends clair comme les jours des cieux au-dessus de la Terre. La course est de 500 ans, comme les vies des pères.

La lettre Shin est dans la maison de prières. D’abord contemple la correspondance avec Jacob, c’est Israël écrit. Donc, loue en priant.

Proclame la louange et dit : Loué soit le haut souverain, et les choisis jetés sur Terre. Il est écrit, sois rejeté du ciel vers la Terre, la beauté d’Israël. Les prières proclament la gloire. En priant avec les lettres de gloire, reste sur le chemin du Seigneur. Par conséquent, par les neuf pères, donne la couronne dans l’endroit de prière. Les jours du Messie, donne les louanges sous la couronne.

Il est écrit dans le Livre de la Formation, la lettre Shin règne. Lie à la couronne et lie les cieux ici. Ainsi, le feu ressemble à Jacob dans le paradis. Par la lettre Shin, créé le feu, et vois le feu ici. Donc, dans la maison de Jacob est le feu correspondant à la lettre Shin, puisque Jacob combattit l’ange de feu.

De plus, la lettre Shin a trois branches, correspondant aux trois noms de Jacob, Israël et Jeschuron. La lettre Shin est dans toutes les maisons nobles.

Il est écrit, l’image gravée dans le trône de gloire ressemble à l’image d’un chérubin volant. Va vers l’Égypte. Il est écrit, vole comme le chérubin prend son vol. Vénère Israël par la main de la force. Il est écrit, révère Israël, par la main de l’arrière-grand-père. Israël ressemble à Jacob par-delà la mer. Chante l’hymne d’Israël. Le seigneur règne pour toujours et à jamais. Aussi, ressemble à Jacob, selon la vérité écrite. Accorde la vérité à Jacob. Ainsi, ne va pas vers les images taillées. La fille, Dinah, a été troublée par Shechem et la demoiselle Aseneth, fille de Potiherah. Les tribus se multiplient pour émettre la loi. Ne parle pas de l’idolâtrie. Dans la maison de Jacob, écrit par Jacob, se trouvent le grand nom et le saint tzietz. Prends Mikal pour devenir la femme de Potipherah. Proclame Joseph pour prendre la fille.

Autour de Shin, douze prières divisent, correspondant aux douze tribus. Les trois divisent et trois tribus s’étendent tandis qu’elles viennent d’Égypte.

La lettre Daleth correspond à la nuque, correspondant à Isaac. Redresse le dos pour unir le nom de Dieu. Daleth est la chair du dos. Toute la chair du dos correspond à l’arrière de la nuque. De toute la chair de l’arrière de la nuque, tords la nuque. Ainsi, rase le dos, place la lanière sur la chair. Demande au sujet d’Isaac. La lettre Daleth est sur la tête en pourpre. Ainsi, la lettre Daleth correspond à la nuque.

Aussi, dessine au-dessus et en dessous, demeurant dans le quatrième firmament, le nom dans le Temple Saint, donc le tabernacle saint des quatre couvertures. La première couverture est bleu ciel, le second voile est une peau de chèvre. La troisième est du cuir de bélier. La quatrième couverture est de cuir égyptien.

Dans la demeure la plus basse, Isaac est sacrifié sur l’arrière de l’autel des degrés, correspondant donc à Daleth. Il est écrit dans le Livre de la Formation, règne avec Daleth. Lie-le étroitement et créé Mars dans le cinquième firmament. Ferme le Soleil, il reçoit la chaleur du Soleil pour être sec comme le feu. Ainsi, Daleth correspond à Isaac, le lever du Soleil. Mars est sec comme le feu et désigné pour la chaleur, et la colère et le courroux. Donc, lorsque Dieu est en colère, souviens-toi d’Isaac, car il est honoré. Il est écrit, ôte les cendres des offrandes brûlées.

Le Yod de Isaac correspond à Abraham, testé par dix épreuves [Genèse 22]. Donne en prière près du côté de la première maison au-dessus du premier nom Abraham. Il est écrit dans le Livre de la Formation, la lettre Yod règne. Lie à la couronne et créé la Vierge [Virgo]. Abraham prend son épouse bien-aimée comme une vierge et forme avec la lettre Yod. La perfection du Seigneur est scindée. Elève-toi par le conseil de la perfection. Il est écrit, élève vers la perfection. Il est écrit en contraste du conseil, sois instruit par la perfection et corresponds-lui. Conseille et parle aux amis proches. Le père Abraham n’a pas appris beaucoup du livre, mais la perfection apprise est comme deux fontaines, ou sources de sagesse.

De plus, la lettre Yod correspond à Abraham levant la main du Seigneur Dieu. Le Yod correspond au cœur. Il est écrit, le fidèle atteint avec le cœur.

De plus, le Yod correspond à Abraham, car selon cela, Dieu prévoit qu’Abraham sert par dix épreuves. Créé l’univers par dix commandements. Il est écrit de l’histoire des cieux et de la terre, le nom Abram devint Abraham.

Les dix nombres ne sont rien. Ainsi, un et deux, trois et quatre, cinq et six, sept et huit, neuf et dix. Alors, tous les calculs se répètent. Commence onze, douze, et ainsi de suite. Alors, vingt est deux fois la lettre Yod. Trente est trois fois la lettre Yod, et ainsi de suite. Ainsi, tous les calculs sont la perfection. Rien n’est dissimulé par le langage. Par dix nombres, parle et ferme la bouche pour parler profondément.

Tout d’abord, la Shekinah précède l’univers d’une myriade de myriades d’années, ou d’autant d’années ensuite. La gloire de l’univers est au-dessus ou en dessous, enfoncée et profonde. C’est dans l’est et l’ouest, le nord et le sud. Combien grande est la lumière. Dans les ténèbres, obscurcis le firmament. Ici est la lettre Yod. Tout d’abord est la lettre Aleph. A la fin est la lettre Beth. Gimel est au-dessus. Daleth est en dessous. Heh est à l’est. Vau est à l’ouest. Zayin est au nord. Heth est au sud. La lumière de la lettre Teth révèle la lumière dans l’air. Les ténèbres obscurcissent toutes choses. Tout est formé. C’est en tout, et c’est tout. Incline-toi par tout. Lève-toi et donne des remerciements dans le coeur. Comme la lettre Yod s’incline, les ancêtres d’Abraham s’en viennent. Comprends par le Livre de la Formation. Révèle le Seigneur. Place-le dans le sein et baisse la tête. Fais une alliance.

Également, il y a beaucoup plus de révélé dans l’œuvre secrète du Bereshitavec l’aide de Shaddai.

Également, la lettre Yod correspond à Abraham puisque Yod soutient Kaph. Depuis Adam jusqu’à Abraham se trouvent vingt générations. L’univers a été créé par Yod. Engendre de petites choses, puisque Yod est diminutif. Yod est un homme humble, s’inclinant et se relevant.

Également, clarifie la crainte de Shaddai. L’homme sert Dieu avec l’amour au cœur. Grande est la crainte et la dévotion. Assois le cœur. Respecte les commandements. Réjouis-toi en suppliques pour servir le créateur de l’univers. En te réjouissant et en le craignant, sers le Seigneur dans la crainte et tremble d’exaltation. Il est écrit, sers le Seigneur en te réjouissant. Le cœur se réjouit d’implorer le Seigneur.

Crains Élohim et sers dans la peur de Gihenam, du jour du jugement, de la souffrance et du tourment. C’est la crainte d’Élohim. Juge et délivre les rétributions, courroucé par les péchés de l’homme. Il est difficile de parler de chaque mot, Élohim, je te crains et parle avec grande difficulté, très fort, à tes pieds. Je ne dois pas tomber pour me reposer, mais voyager vers la maison et te craindre, à moins d’être puni. Il est écrit, Élohim, juge-moi par la crainte.

Je crains Elohiek, en parlant chaque mot dévoué dans mon cœur. Il est dit, par le Seigneur Elohiek, crains et soutiens la crainte d’Élohim, afin de ne pas tomber de la grâce. En chaque endroit, crains Élohim et sers par la crainte.

Contemple la crainte du Seigneur. Sers avec amour, correspondant à l’offrande brûlée. Sois sustenté en exaltation par la crainte de Shaddai, car ne pas craindre est ne pas servir le Seigneur.

Correspondant à l’offrande de paix, de la graisse et du sang sont consumés. Le reste est pour les Seigneurs. Le désir du haut prêtre est l’offrande de paix, apportant la paix dans le monde. Sers avec amour et suppliques, et renforce le corps. Donne-lui la Torah, de richesses et trésors et gloire et compréhension, crains Élohim. Servir dans la crainte est la fondation. De la maison de l’homme, ne prive pas le support correspondant à l’offrande de péché allant au-delà des péchés. Il y a un grand amour dans les pétitions et les suppliques de la crainte.

En ce moment, deviens sage et prospère. De l’amour du béni, après, écris le secret de la Merkabah. Que l’homme puisse être à jamais sage par la crainte. Contemple la sagesse du monde. Par la gloire, forme le roi de chair et de sang. Commande les armées et pars en guerre pour exterminer les ennemis au nom du Seigneur. Révère avant d’aller au combat. S’il n’y a pas de révérence, les ennemis répandent la dévastation, dominant le pays dans chaque demeure.

Le roi des rois, Dieu, exalte la crainte avant d’aller sur tous les chemins. Le Seigneur est partout et en chaque endroit. Il observe le bon et le méchant en chaque endroit. Le méritant révère le Seigneur avec justesse. Unis les nations pour que la nation ne soit pas divisée. Œuvre pour le salut des cieux. Chaque chemin est créé par les bénédictions. Assois le cœur. Il est écrit, satisfait le Seigneur. Il est éternel, et donc établis.

Béni soit le Seigneur. Commande aux hommes de lier et de calculer chaque saison. L’homme qui est un pécheur ou un voleur ou un adultère de femme, pousse-le à contempler davantage. Cet homme ne peut connaître ou s’approcher de la sagesse, disgracié qu’il est dans chaque demeure créée par la sagesse du Créateur.

Contemple la sagesse qui a créé les commandements, faisant récompense pour l’amour. Sers le Seigneur un peu et sers beaucoup. De plus, l’homme prend toujours garde à ne pas oublier le voeu du Créateur.

Apporte le Seigneur du jugement devant les magistrats. Révèle que les magistrats commandent au nécromant [dans le sens de celui qui invoque des esprits pour connaître le futur] et au magicien, ou s’engagent dans des œuvres démoniaques ou des œuvres par la connaissance des signes du zodiaque. Ne sois pas faux ou trompeur, car il est révélé que les magistrats savent tout. De plus, crains les œuvres liant avec un sort mauvais, de crainte de n’être jugé par les magistrats.

Dieu donne la vie à l’homme dans le cœur. Par la voie de la crainte, révèle toutes les pensées et la compréhension de toutes les œuvres. Sois seigneur pour les gens et sache invoquer le Seigneur du jugement. Prononce les mots pour mettre fin à la tromperie. Élève-toi pour que les mots puissent être vrais. Il est écrit que ceux qui ne sont pas purs ne s’élèveront pas pour connaître l’univers.

Il est fait connaître quand la honte est nécessaire. Parle, je ne commettrai pas d’actes d’iniquité, ou tromperai par des mots écrits ou parlés, pas pour établir devant les yeux. Ainsi, en chaque heure et en chaque minute, contemple l’amour et cherche le cœur. Examine la perfection. Respecte les commandements et montre de la crainte tout au long de la vie.

De la racine des actes bénéfiques mesurés précédemment, sois jugé par chaque mot que tu écris, plutôt que par toutes les œuvres.

De la racine de la crainte, les mots sont difficiles. Sache quand craindre Élohim et la perfection.

De la racine de la supplique, réjouis ton cœur par l’amour de Dieu. Réjouis ton cœur des pétitions au Seigneur. Ainsi, sois aimé et protégé.

De la racine de la Torah, la plus profonde connaissance des oeuvres de tous les mots, il est écrit, tout ce qui a été fait par le Seigneur est bon.

La racine des commandements est de huit mots, correspondant aux huit fils de la Tzitzith. Écris et souviens-toi de tous les commandements du Seigneur.

Le premier fil correspond aux yeux. Ne vois pas sans élever les yeux. Ne déborde pas de larmes. Après, les yeux ne se ferment pas. Parle par le pouvoir des yeux, de crainte d’oublier les mots vus. Baisse les yeux vers le salut. De plus, le Totephith est entre les yeux.

Le second fil correspond aux oreilles. Ne sois pas trompé en entendant des mensonges, ni en entendant la fin des mots. Israël entend les décrets.

Le troisième fil correspond à la gorge. N’avale pas toutes les abominations. Fais pour manger matzoh et les choses similaires.

Le quatrième fil correspond à la bouche. Ne laisse pas la langue prononcer les mots. De tous les mots écrits, ne peine pas pour faire le serment, ne sois pas trompé par les mots ou en prononçant le nom, ne fais pas le serment si tu prononces des mensonges. De plus, les dents ne sont pas blanches dans la bouche, ou la langue articule.

Le cinquième fil correspond aux mains. N’étends pas ta main dans le péché et ne vole pas. Ouvre la porte avec la main. Lie les signes par ces significations.

Le sixième fil correspond aux pieds. Ne suis pas les dieux étranges, ne trébuche pas et ne tombe pas. Suis le Seigneur Elohik. Arpente tous les chemins, ainsi qu’il est commandé par le Seigneur Elohik. Regarde les pieds tandis que tu marches vers la demeure d’Elohik.

Le septième fil correspond à la peau. Ne commets pas d’adultère. Sois fécond et multiplie-toi. Respecte la circoncision.

Le huitième fil correspond au nez. Ne le laisse pas être irrité ou excité par la douce senteur de l’idolâtrie, ou le désir de l’oblation. Sens la myrrhe du Sabbath, et des choses similaires.

L’homme doit se souvenir de ces huit choses pour toujours. Laisse-les être dans le cœur. Les yeux en premier, le nez en second, la gorge en troisième, la bouche en quatrième, les mains en cinquième, les pieds en sixième, et la peau en septième. Ne pèche pas par eux. Le cœur est en chacun. Contemple les pensées de chacun.

Il est écrit dans le Midrash, la congrégation diminue et croît. Vois-les pareillement au fil des ans. Jette aux batailles. Le premier s’élève et fais l’offrande, fixant les couronnes. Le premier s’élève, fixant les couronnes. Révèle ce qui est grand. Parle, pour t’élever par les couronnes. Des méchants terrasse les pécheurs pourrissants avant de sentir l’odeur de l’idolâtrie. Les yeux se ferment avant le voyage et la tête se détourne du Seigneur en Gihenam.

Les premiers fils de la Tzitzith sont les fibres de la plus grande longueur et convenant à la parure. Du premier fil, ne parle pas pour distribuer les forts pour vaincre les incirconcis. Le corps est juste pour accomplir les commandements.

Tout d’abord, commence en priant. Deuxièmement, les proclamations de la Torah. Troisièmement, en ouvrant le cœur. Quatrièmement, le nez sent le matzoh. Cinquième, les mains donnent la justesse. Sixièmement, la consécration de la Torah et les suppliques devant Dieu. Septièmement, l’alliance du corps y est suspendue. Huitièmement, les pieds marchent vers la synagogue et la maison d’études. Ainsi, achève la perfection.

La racine de la crainte du Seigneur est d’interdire les plaisirs de la luxure par la voie de la crainte du Seigneur. Ne crains pas le Seigneur pour le salut de l’univers, ou devenir éternel. Tu le crains, de peur de n’être parfait devant Dieu en amour.

Comme les commandements viennent dans les mains, tu peines dans les œuvres. Fais comme Abraham en sacrifiant le fils. Il est écrit, à ce moment, sache que tu crains Élohim. En ce moment, il est fait connaître. Avant que les secrets de l’univers ne soient révélés, la connaissance n’était-elle pas encore cachée dans le ventre ? Parle, tu n’es pas tenté. Désormais plus jamais tenté par toutes les tentations.

De plus, la lettre révèle par le mot. Le cœur est parfait par tous les commandements, car il n’est pas nécessaire d’être tenté. En ce moment, sache que le Seigneur est grand. Tout à Élohim.

Aussi, par le nom Aloah, Joseph dit : Élohim, je te montre de la crainte. Il est difficile de s’élever et de s’avancer vers toi par les pieds. En effet, Élohim. Je te crains. Mes fils endurent la famine et le courroux d’El. Toi, le Seigneur, Tu es crains. Il est difficile de s’élever, de peur à moins de n’être révélé de ne pas demeurer et d’être tué. Cependant, il parla de la crainte d’Elohik avec la dévotion au cœur. Il parla au Seigneur, je t’honore par la crainte. Toi, le Seigneur, par les mots saints. Le poids est sur le cœur. Contemple la crainte du Seigneur. Je te crains, le Seigneur. Sûrement, prends ton fils Isaac au nom de Dieu. Prends le Nephesh et contemple la puissance. Viens pour lier, tel un mot. Il est difficile de s’élever, au-delà du désir.

La racine de l’amour est de chérir le Seigneur. Le Nephesh est empli d’amour. Tu te réjouis en passant outre les plaisirs du corps. Règnes sur les plaisirs de l’univers. L’amour est réjouissant en force. Fortifie le cœur. Contemple toujours comment créer le désir de Dieu. Engendre le plaisir, marchant telles des femmes devant l’amour du Créateur. Plus dans la jeunesse et le passage des jours, beaucoup de femmes ne viennent pas devant El. Par le désir du Seigneur El, le cœur brûle de s’élever vers le Seigneur. Avec beaucoup d’amour et de désir, élève-toi vers le Seigneur. Par l’éclair de la pluie matinale, bénéficie grandement de tout sans faire désir du Créateur. Le corps est gardé pur et saint par l’amour.

Phineas trahis le corps et tua Zimri.

Comme Abraham, place la main vers le plus haut lorsqu’en bas. Jusqu’au lacet de chaussure, Elishah n’a pas désiré de recevoir de Na’aman, et aima les cieux dans le cœur tel des flammes.

Relie les divisions, sans voir les femmes là et sans le mot jeté. Finis les mots. Travaille et peine, faisant faveur au Créateur. Délecte-toi de louanges pour accomplir le désir. Réjouis-toi pour chérir le Seigneur.

La racine de l’humilité est de s’éloigner de la gloire et d’être loué en retournant devant le Rabbi. Il est révélé, assemble les amis du Rabbi pour dormir. Sache quand te reposer. Étends-toi après les durs labeurs. Sache quand ne pas peiner. Parle ainsi du travail et du désir. Donne la gloire à l’ami, mais ne parle pas des jeunes femmes.

Il écrit, de toi qui envoie arpenter, parle pour envoyer. Ne parle pas pour envoyer devant les hérétiques, ne parlant pas par l’autorité de l’endroit. Ils sont également humbles. Va devant le nom de l’ami, la maison de louange à la maison des cieux. L’ami expérimente et cesse de parler. Tous sont capables de diminuer la gloire. Grande est la gloire de la crainte du nom.

Il est écrit, honore le Seigneur avec la crainte dans les yeux pour condamner. En voyant l’humilité, il n’y a pas de désir d’aller devant Dieu. Grand il est. Va devant Shemethbiyiesh. Sois humble devant le grand Shemethbiyiesh. En les honorant, va devant le Seigneur.

En proclamant, l’homme apprend de El, Rabbi Shemethbiyiesh proclame. Ne loue pas l’homme avant, et beaucoup après, et sans parler beaucoup. Parle ainsi, comme il est écrit. Parle-lui pour apprendre de Rabbi Eleazer plutôt que de Rabbi Jochenan Ben Zeketzi.

L’ami est permis. El contemple le cœur le l’homme lui-même. Lorsque tu loues, ne loue pas le corps. Il est écrit, loue l’ennemi, et pas la bouche, mais seulement l’ami. Apprends à enseigner. Par le professeur, sois capable de louer le corps. Parle de la perfection de Ahieh. Regarde la voie du Seigneur. Déclare la force de s’élever vers l’en-haut. Prolonge les jours et montre leur l’en-haut. De plus, allonge leurs jours.

Respecte tous les commandements en secret. En secret, va avec Elohik. Lorsque tu les respectes, sache comment travailler avant tout, comme en prières, et par le Tzitzith. Des écrivains envieux accrois la sagesse et les commandements. Tous sont capables de faire des commandements pour le salut des cieux.

Parle du juste, tu es la justesse par chaque commandement. Ne sois pas préoccupé par d’autres choses. Place l’amour du Créateur dans le cœur. La crainte est nécessaire devant lui. Sois compétent en faisant les commandements. Réjouis-toi devant El et prononce les derniers mots.

En chaque endroit et dans la synagogue, tiens-toi en admiration devant la Shekinah. N’établis que lui dans ton cœur. Ne garde pas de passage, puisqu’il y a de la disgrâce avant de faire l’alliance. Il est en colère lorsque l’homme n’est pas vu craintif, à moins que tu ne fasses savoir aux êtres humains d’être disgraciés.

Tout passe, ce que les frères font. Ne multiplie pas le labeur. Chaque homme peine devant le roi et devant la femme. Le Créateur des commandements voit avant le roi. Par la splendeur, le roi trouve la faveur dans le regard ; cependant, il est interdit aux femmes de voir. Dis, il est interdit à la femme d’un homme de voir même le visage du Seigneur. Lorsque tu empêches la maladie, ne vois pas devant les femmes. Le labeur double.

Sache que tous les mots augmentés sont amenés dans les mains du pécheur. Contemple la souffrance de la perte des commandements correspondant au labeur. Laisse toutes les œuvres être pour le salut des cieux. Il est bon de posséder plus de brillance par eux. Lorsque tu les fais, sois heureux en ce monde. Les bonnes choses t’adviennent à jamais. Ils viennent de l’assistance du Seigneur, qui a créé les cieux et la Terre.

Le secret est la crainte du Seigneur. De l’œuvre secrète du Bereshith, Isaac dit, il n’est pas nécessaire de commencer la Torah, mais seulement de te restaurer cela. Commence par le Bereshith. À cause de cela, parle de la puissance des œuvres révélées au peuple. Tout a été créé de sorte à savoir et comprendre et rendre sage par les plus grandes et merveilleuses œuvres.

Sois témoins qu’il n’y a personne qui soit pareil, et qu’il n’y a personne qui soit autre. J’écris le livre pour proclamer les secrets et révéler la force du créateur de l’univers. L’homme est heureux d’apprendre les secrets. Crains le Seigneur. Héberge-le, divisant l’univers. Viens et écris sur l’ouverture des portes de tout ce qui est en-haut. Sache l’unité de Dieu. De la gloire, offre le cœur à la crainte. Incline-toi devant lui. Il est un et il n’y en a pas deux. Béni soit-il.

Aleph est tel Dieu. Il est premier et dernier. Il est roi de tout l’univers. Il n’y en a nul autre que lui. Tout comme Aleph est la première des lettres, Dieu est le premier de tous les Malachim. L’Aleph est premier. Le calcul est petit. Il n’y a pas plus petit. Ainsi, une myriade de calculs.

Aleph est la première lettre du mot Achad et Aleph est la dernière lettre du mot Rebova [myriade]. Parle d’un Achad et d’une myriade Rebova.

Il est écrit par Ezechiel, le premier mot est El Achad. Par Daniel, il est écrit d’une myriade de myriades avant l’existence. L’Aleph tomba, comme c’est le premier à désigner un. Parle Achad Rebova. L’Aleph tomba, comme il est à la fin de Rebova. Parle Rebov. Les êtres humains savent cela que cela est premier. Il n’y a pas de second à cela. C’est le premier et c’est le dernier.

Aleph est le commencement des calculs et la fin des calculs. Aussi, Aleph commence l’alphabet, comme Aleph, Beth, Gimel, Daleth. Aleph est à la fin, comme Aleph, Tau, Shin, Resh, Qoph, Tzadik, Peh, Ayin, Samek. Ceci est proclamé par trois lettres, Aleph Lamed Peh.

Aleph est la lettre du larynx. Lamed est la lettre du sommet de la langue, au centre du palais. Peh est la lettre des lèvres.

Aleph commence dans la gorge. Du larynx et de langue, c’est au centre du palais. Par la langue et les lèvres, pour parler.

Qu’il soit connu qu’Achad est premier, milieu, et dernier. Le dernier Aleph est détourné du reste des lettres. L’Achad est dans l’univers. Créé l’univers détourné de l’univers. Parle et révère la puissance.

Ne comprends pas, comme prédit par la destruction du Beth. Parle, ne permet pas la destruction dans le monde. Cache-t’en la face. Sache cela, au commencement, pour créer l’univers. Indique la destruction du Beth. Le Beth de Bereshith est le grand Beth Rashith du Temple Saint, écrit ici sur les cieux de la première place du plus saint.

À travers la porte de la Terre, tombant vers le chaos par le mot écrit au milieu. Par la Gematria, Tau Yod, indiquant la première maison, sert 410 ans pour tomber. Par la Gematria, Tau Koph indique la deuxième maison, servant 420 années dans le chaos. Tau Lamed indique deux temples, tous deux servant 430 années : c’est-à-dire, Tau Yod, Tau Koph est au milieu de ShKIN. Alors, il y a Tau Yod également dans les lettres ShKNThI.

Donc, Tau Koph est en de nombreux endroits, indiquant la destruction du Beth. Avec le temps, fais savoir Beth Rashith au commencement de l’univers. Souviens-toi de la destruction du Beth pour détruire tout ce qui a été créé. Le Seigneur seul est sublime.

Tout créé par Beth est en paires. Deux mondes, paradis et Terre. Montagnes et collines, mers et rivières. Gihenam et le Jardin d’Eden. Leviathan et Nechesh Beriech. Le Soleil et la Lune. Homme et femme. Méchanceté et justesse. L’homme a deux yeux, deux oreilles, deux narines, bouche et langue, deux mains, deux pieds et cotés, et ainsi de suite.

Le Seigneur El distingue Beth, révélant une division. Fais savoir à tous, il y a une paire. Ainsi, ouvert par le Beth extérieur, il est un dans le royaume. Béni soit-il.

Selon le Shem, Aleph est la première des lettres. Aleph commence le nom ADNI ; cependant, Yod commence le nom choisi YHVH. Il est reconnu. Aleph Vau Melaphom fait savoir que l’univers fut créé par les dix commandements et empli tout.

Aussi, reconnaît Aleph Vau. Au-dessus du point de ponctuation de Vau. Le point de ponctuation est sous Aleph. Ainsi, Aleph, Kamatz, Patah, Aleph, Hatef, Kamatz, Aleph, Hatef, Patah, Aleph, Vau.

Des sept au-dessus, reconnais Aleph Vau. Révèle qu’il est uni au dessus des sept firmaments. Il est le dirigeant de tout (et ainsi, le nom d’Aleph). Le nom EHIEH est le début des dix Sephiroth, du dessus vers le dessous. Adonaï est la fin des dix séphiroth, commençant par Aleph. Aleph est la première de toutes les lettres et la fin des lettres, avant Tau Shin Resh Peh. Complète pour voir chacun par ces lettres.

Reconnais tous les noms les plus saints. Yod commence le nom choisi YHVH. Tu n’es pas capable d’écrire Aleph sans le premier Yod et également toutes les voyelles. Reconnais la lettre. Il n’est pas capable d’exister sans Yod Vau, que Yod, Cholem, ou Melaphom ou Chiroq.

Révèle par Yod, créé dix sephiroth, l’univers au milieu, et l’univers au bas de l’Aleph lui-même, Sheva, Tzeri, Pethach, Chiroq, Cholem, Melaphom, Cheteph, Pethach, Petach, Sheni, Yod, Sheva, Hatef, Patah. Lorsque le Yod est sous Kametz avec Yod au dessus. De Vau, Cholem avec le Yod du milieu, Melaphom, comme lorsqu’au dessus de la ligne, Chiroq sans la ligne, Sheva ou Tzeri avec la ligne. Des trois lettres SGL. Aleph par lui-même, Yod Vau Yod.

Il est écrit du nom HOIH. Révèle que le Seigneur est un et créa tout l’univers, le plus haut, le milieu, le plus bas, emplissant tout. Il n’y a pas de voyelle placée ou d’alliance sans lui. Béni soit-il. Il est un au dessus des sept firmaments et il gouverne tout.

Considère le Dieu unique pour de nombreuses myriades de myriades d’années. Au commencement de l’univers et dans les mondes, tu vois par eux et par eux, la splendeur et la gloire. Parle dans le cœur. Les êtres humains ne doivent pas considérer la gloire du royaume. Créé l’univers, ce qui doit passer. Complète la compréhension de El dans le cœur de la crainte. Sers sincèrement avec le cœur parfait, et bonté à eux tous les jours.

Le Seigneur parla, tout vient du Ruoch du Saint-Esprit. C’est la première de toutes les alliances de l’homme. Du mot, Ruoch est engendré par la bouche. Ainsi, les esprits ne sont pas rendus silencieux par le méritant en silence.

Les tractâtes jeûnant sont dans le Livre de la Formation. Ici sont les mots du Ruoch du feu et de l’eau. Du mot, l’homme presse les lèvres. Par force, la voix s’en va. Les étincelles s’en vont de Ruoch. Ainsi il est parlé, comme le marteau frappe les rochers. Les étincelles s’en vont des pierres. Le feu vient de la puissance des étincelles venant de la bouche. Ainsi, il est écrit, la puissance du mot n’est-elle pas comme le feu ? Voici la puissance de la voix de l’homme, le Ruoch de l’eau, la chaleur du feu dans chaque demeure. Par le mot, le feu consume le feu. Ainsi, dis comment créer le feu et l’eau. Le Ruoch est la gloire d’Élohim, le mot secret. Par les bénédictions des jours, tout existe par les mots.

Source : http://www.kabbale.eu/le-sefer-haraziel/

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Published by X - dans Kabbale
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 08:28

Les deux livres que, malgré la crédulité des uns et le scepticisme des autres, nous avons reconnus pour les vrais monuments de la kabbale, nous fourniront seuls les matériaux que nous allons faire servir à l'exposition de cette doctrine. Ce ne sera qu'en de rares occasions, quand l'obscurité des textes nous en fera une absolue nécessité, que nous ferons intervenir les commentaires. Mais les innombrables fragments dont ces livres se composent, empruntés, sans choix et sans discernement, à des époques différentes, sont loin de nous offrir tous un caractère parfaitement uniforme. Ceux-ci ne font qu'étendre le système mythologique dont les éléments les plus essentiels se trouvent déjà dans le Livre de Job et les Visions d’Isaïe : ils nous font connaître, avec une grande richesse de détails, les attributions des anges comme celles des démons, et se rapportent à des idées depuis trop longtemps populaires, pour appartenir à une science considérée dès son origine comme un secret aussi terrible qu'inviolable. Ceux-là, sans contredit, les plus récents, expriment des penchants si serviles et un pharisaïsme si étroit, qu'ils ressemblent à des traditions talmudiques, mêlées par orgueil, autant que par ignorance, aux opinions d'une secte fameuse, dont le nom seul inspirait un respect idolâtre. Enfin, ceux qui forment le plus grand nombre nous enseignent, dans leur ensemble, la véritable croyance des anciens kabbalistes, et sont la source à laquelle ont puisé, plus ou moins préoccupés de la philosophie de leur siècle, tous les hommes qui voulurent passer, dans les temps modernes, pour leurs disciples et leurs continuateurs. Nous sommes cependant oblige de faire remarquer que cette distinction ne regarde que le Zohar. Quant au Livre de la Création sur lequel s'exercera d'abord, s'il n'est pas d'une grande étendue, si même il ne peut le pas toujours notre esprit vers des régions très élevées, il nous offre du moins une composition très homogène et d'une rare originalité. Les nuages dont l’imagination des commentateurs s'est plu à l'entourer, se dissiperont d'eux-mêmes si, au lieu d'y chercher, à leur exemple, les mystères d'une sagesse ineffable, nous n'y voyons qu'un effort de la raison, au moment de son réveil, pour apercevoir le plan de l'univers et le lien qui rattache à un principe commun tous les éléments dont il nous offre l'assemblage.

Ce n'est jamais qu'en s'appuyant sur l'idée de Dieu, qu'en se faisant l'interprète de la volonté et de la pensée suprêmes, que la Bible ou tout autre monument religieux nous explique le monde et les phénomènes dont il est le théâtre. C'est ainsi que dans la Genèse nous voyons la lumière sortir du néant à la parole de Jéhovah ; Jéhovah, après avoir tiré du chaos le ciel et la terre, se fait le juge de son Oeuvre et la trouve digne de sa sagesse: c'est pour éclairer la terre qu'il attache au firmament le soleil, la lune et les étoiles. Quand il prend de la poussière, qu'il lait passer en elle un souffle de vie pour laisser ensuite échapper de ses mains la dernière et la plus belle de ses créatures, il nous a déjà déclaré son dessein de formel l'homme à son image.—Dans l'ouvrage dont nous essayons de rendre compte, on suit une marche tout opposée, et cette différence est très significative, quand elle se montre pour la première fois dans l'histoire intellectuelle d'un peuple : c'est par le spectacle du Monde qu'on s'élève à l'idée de Dieu ; c'est par l'unité qui règne dans l'œuvre de la création, qu'on démontre à la fois et l'unité et la sagesse du Créateur. Telle est, comme nous l'avons dit ailleurs, la raison pour laquelle le livre tout entier n'est pour ainsi dire qu'un monologue placé dans la bouche du patriarche Abraham : on suppose que les considérations qu'il renferma sont celles qui ont porté le père des Hébreux à quitter le culte des astres pour y substituer celui de l’Eternel. Le caractère que nous venons de signaler éclate avec tant d'évidence, qu'il a été remarqué et défini avec beaucoup de justesse par un écrivain du douzième siècle.

« Le Sepher ietzirah, dit Jehouda Hallévi, nous enseigne l'existence d'un seul Dieu, en nous montrant, au sein de la variété et de la multiplicité, la présence de l'unité et de l'harmonie ; car un tel accord ne peut venir que d'un seul ordonnateur. »

Jusqu'ici tout est parfaitement conforme aux procédés de la raison ; mais, au lieu de chercher dans l'univers les lois qui le régissent, pour lire ensuite dans ces lois elles-mêmes la pensée et la sagesse divines, on s'efforce d'établir une grossière analogie entre les choses et les signes de la pensée, ou les moyens par lesquels la sagesse se fait entendre et se conserve parmi les hommes. Remarquons, avant d'aller plus loin, que le mysticisme, en quelque temps et sous quelque forme qu'il se manifeste, attache une importance sans mesure à tout ce qui peut représenter au dehors les actes de l'intelligence, et il n y a pas encore si longtemps qu'un écrivain très connu parmi nous a voulu prouver que l'écriture n’est pas une invention de l'humanité, mais un présent de la révélation. Ici il s'agit des vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu et des dix premiers nombres qui, en conservant leur propre valeur, servent encore à l'expression de tous les autres Réunies sous un point de vue commun, ces deux sortes de signes sont appelées les trente-deux voies merveilleuses de la Sagesse,

« avec lesquelles, dit le texte, l'Eternel, le Seigneur des armées, le Dieu d'Israël, le Dieu vivant, le Roi de l'univers, le Dieu plein de miséricorde et de grâce, le Dieu sublime, qui demeure dans l'éternité, le Dieu élevé et saint a fondé son nom ».

A ces trente-deux voies de la Sagesse, qu'il ne faut pas confondre avec les distinctions subtiles, et d'un ordre tout différent, admises à leur place par les kabbalistes modernes il faut ajouter trois autres formes, désignées par trois termes d'un sens très douteux, mais qui ont certainement, au moins par leur généalogie grammaticale, une très grande ressemblance avec ceux qui en grec désignent le sujet, l'objet et l'acte même de la pensée. Nous croyons avoir démontré précédemment que ces mots détachés sont entièrement étrangers au texte. Cependant nous ne pouvons pas laisser ignorer qu'ils ont été compris tout différemment et d'une manière qui ne répugne ni au caractère général du livre, ni aux lois de l'étymologie, par l'auteur espagnol que nous avons nommé un peu plus haut. Voici comment il s'exprime à ce sujet :

« Par le premier de ces trois termes (Sephar), on veut désigner les nombres, qui seuls nous offrent un moyen d'apprécier la disposition et les proportions nécessaires à chaque corps pour atteindre le but dans lequel il a été créé; et la mesure de longueur, la mesure de capacité et la mesure de poids, et le mouvement, et l'harmonie toutes ces choses sont réglées par le nombre. Le second terme (Sipur) veut dire la parole et la voix, parce que c'est la parole divine, c'est la voix du Dieu vivant qui a produit les êtres sous leurs diverses formes, soit extérieures, soit intérieures; c'est à elle qu'on a fait allusion dans ces mots: et Dieu dit que la lumière soit, « et la lumière fut ». Enfin, le troisième terme (Sépher) signifie l'écriture. L'écriture de Dieu, c'est l'oeuvre de la création; la parole de Dieu, c'est son écriture ; la pensée de Dieu, c'est sa parole. Ainsi, la pensée, la parole et l'écriture ne sont en Dieu qu'une seule chose, tandis que dans l'homme elles sont trois »

Cette explication a d'ailleurs le mérite de caractériser assez bien, tout en l'ennoblissant, ce bizarre système qui confond la pensée avec des symboles généralement conçus, pour la rendre en quelque sorte visible, et dans l'ensemble et dans les diverses parties de l'univers.

Sous le nom de Sephiroth, qui joue ailleurs un si grand rôle, mais qui entre ici pour la première fois dans le langage de la kabbale, on s'occupe d'abord des dix nombres ou numérations abstraites. Elles sont représentées comme les formes les plus générales, par conséquent les plus essentielles de tout ce qui est, et, si je puis m'exprimer ainsi comme les catégories de l'univers. Nous voulons dire qu'en cherchant, n'importe de quel point de vue, les premiers éléments ou les principes invariables du monde, on doit d'après les idées dont nous sommes l'interprète, rencontre ; toujours le nombre dix.

« Il y a dix Sephiroth ; dix et non pas neuf, dix et non onze ; fais en sorte que tu les comprennes dans ta sagesse et dans ton intelligence; que sur elles s’exercent constamment tes recherches, tes spéculations, ton savoir, la pensée et ton imagination; fais reposer les choses sur leur principe, et rétablis le Créateur sur sa base »

En d'autres termes, et l'action divine et l’existence du monde se dessinent également aux yeux de l’intelligence sous cette forme abstraite de dix nombres, dont chacun représente quelque chose d'infini, soit en étendue, soit en durée, soit par tout autre attribut. Tel est du moins le sens que nous attachons à la proposition suivante :

« Pour les dix Sephiroth, il n'y a pas de fin ni dans l'avenir, ni dans le passé, ni dans le bien, ni dans le mal, ni en élévation, ni en profondeur, ni à l'orient, ni à l'occident, ni au midi, ni au nord[»

Il faut remarquer que les divers aspects sous lesquels on considère ici l'infini sont au nombre de dix, ni plus ni moins ; par conséquent, nous n'apprenons pas seulement, dans ce passage, quel doit être le caractère général de toutes les Sephiroth ; nous y vouons de plus à quels principes, à quels éléments elles correspondent. Et comme ces différents points de vue, quoique opposés deux à deux, appartiennent cependant à une seule idée, à un seul infini, on ajoute :

« Les dix Sephiroth sont comme les doigts de la main, au nombre de dix, et cinq contre cinq ; mais au milieu d'elles est l’alliance de l'unité »

Ces derniers mots nous fournissent à la fois l'explication et la preuve de tout ce qui précède.

Cette manière d'entendre les dix Sephiroth, sans sortir précisément des rapports que présentent les choses extérieures, a cependant un caractère éminemment abstrait et métaphysique. Si nous voulions la soumettre à une analyse sévère, nous y trouverions, subordonnées à l'infini et à l'unité absolue, les idées de durée, d'espace et d'un certain ordre invariable sans lequel il n'y a ni bien ni mal, même dans la sphère des sens. Mais voici une énumération un peu différente, qui, au moins en apparence, fait une plus grande part aux éléments matériels. Nous nous bornons à traduire.

« La première des Sephiroth, un, c'est l'esprit du Dieu vivant ; béni soit son nom, béni soit le nom de celui qui vit dans l'éternité ! L'esprit, la voix et la parole, voilà l'esprit saint.
Deux, c'est le souffle qui vient de l'esprit : en lui sont gravées et sculptées les vingt-deux lettres qui ne forment cependant qu'un souffle unique.
Trois, c'est l'eau qui vient du souffle ou de l'air. C'est dans l'eau qu'il a creusé les ténèbres et le vide, qu'il a formé la terre et l'argile, étendue ensuite en forme de tapis, sculptée en forme de mur et couverte comme d'un toit.
Quatre, c'est le feu qui vient de l'eau, et avec lequel il le a fait le trône de sa gloire, les roues célestes (ophanim), les séraphins et les anges serviteurs Avec les trois ensemble il a construit son habitation ainsi qu'il est écrit : Il fait des vents ses messagers, et des feux enflammés ses serviteurs.»

Les six nombres suivants représentent les différentes extrémités du monde, c'est-à-dire les quatre points cardinaux, plus la hauteur et la profondeur Ces extrémités ont aussi pour emblèmes les diverses combinaisons qu'on peut former avec les trois premières lettres du mot Jéhovah.

Ainsi, à part les différents points qu'on peut distinguer dans l'espace, et qui n'ont par eux-mêmes rien de réel, tous les éléments dont ce monde est composé sont sortis les uns des autres, en prenant un caractère de plus en plus matériel, à mesure qu'ils s'éloignent de l'esprit saint, leur commune origine N'est-ce pas cela qu'on appelle la doctrine de l'émanation ? N'est-ce pas cette doctrine qui nie la croyance populaire que le monde a été tiré du néant ? Les paroles suivantes nous aideront peut-être à sortir de l'incertitude :

« La fin des Sephiroth se lie à leur principe comme la flamme est unie au tison, car le Seigneur est un, et il n'y en a pas un second. Or, en présence de l'un, que sont les nombres et les paroles ? »

Pour ne pas nous laisser ignorer qu'il s'agit ici d'un grand mystère qui nous commande la discrétion jusqu'avec nous-mêmes, on ajoute immédiatement :

« Ferme ta bouche poux ne pas en parler, et ton coeur pour ne pas y réfléchir; et si ton coeur s'est échappé, ramène-le à sa place ; car c'est pour cela que l'alliance a été faite »

Je suppose qu'on veut, par ces derniers mots, faire allusion à quelque serment en usage parmi les kabbalistes, pour dérober leurs principes à la connaissance de la multitude. Quant au premier de ces deux passages, la singulière comparaison qu'il renferme est assez fréquemment répétée dans le Zohar : nous la retrouverons étendue, développée et appliquée à l'âme aussi bien qu'il Dieu. Ajoutons à cela que dans tous les temps et dans toutes les sphères de l'existence, dans la conscience aussi bien que dans la nature extérieure, la formation des choses par voie d'émanation a été représentée par le rayonnement de la flamme ou de la lumière.

A cette théorie, si toutefois nous ne faisons pas une distinction plus apparente que réelle, s'en mêle une autre qui a fait un chemin plus brillant dans le monde, et qui se présente ici avec un caractère remarquable : c'est celle du verbe, la parole de Dieu identifiée avec son esprit, et considérée, non pas seulement comme la forme absolue, mais comme l'élément générateur et la substance même de l'univers. En effet, il ne s'agit plus, comme dans la traduction chaldaïque d'Onkelos, de substituer partout, pour anéantir l'anthropomorphisme, la pensée ou l'inspiration divine à Dieu lui-même, lorsqu'il intervient comme une personne humaine dans les récits bibliques : le livre que nous avons sous les yeux affirme expressément, dans un langage concis mais pourtant clair, que l'esprit saint, ou l'esprit du Dieu vivant, forme, avec la voix et la parole, une seule et même chose ; qu'il a successivement comme rejeté de son sein tous les éléments de la nature physique ; enfin, il n'est pas seulement ce qu'on appellerait, dans la langue d'Aristote, le principe matériel des choses ; il est le verbe devenu monde. Du reste, il faut nous rappeler que, dans cette partie de la kabbale, il n'est question que du monde, et non de l'homme ou de l'humanité.

Toutes ces considérations sur les dix premiers nombres occupent une place très distincte dans le Livre de la création. Il est facile de voir qu'elles s'appliquent à l'univers en général, et qu'elles regardent plutôt la substance que la forme. Dans celles que nous avons devant nous, on compare entre elles les diverses parties de l'univers, on s'efforce de les ramener sous une loi commune, comme on a voulu précédemment les résoudre en un principe commun ; on y donne enfin plus d'attention à la forme qu'à la substance. Elles ont pour base les vingt-deux lettres de l'alphabet hébreu. Mais il faut songer au rôle extraordinaire qui, déjà dans la première partie, est attribué à ces signes extérieurs de la pensée. Considérés seulement par rapport aux sons qu'ils représentent, ils se trouvent, pour ainsi dire, sur la limite du monde intellectuel et du monde physique ; car si, d'une part, ils viennent se résoudre dans un seul élément matériel, qui est le souffle ou l'air, de l'autre ils sont les signes indispensables à toutes les langues, et par conséquent la seule forme possible ou la forme invariable de l'esprit. Ni l'ensemble du système ni le sens littéral ne nous permettent d'interpréter différemment ces mots déjà cités plus haut :

« Le nombre deux (ou le second principe de l'univers), c'est l'air qui vient de l'esprit ; c'est le souffle dans lequel sont gravées et sculptées les vingt-deux lettres qui, toutes réunies, ne forment cependant qu'un souffle unique. »

Ainsi, par une combinaison bizarre, mais qui ne manque pas d'une certaine grandeur, qui, du moins, se comprend et s'explique, les articulations les plus simples de la voix humaine, les signes de l'alphabet ont ici un rôle tout à fait semblable à celui des idées dans la philosophie de Platon. C'est à leur présence, c'est à l'empreinte qu'ils laissent dans les choses, qu'on reconnaît dans l'univers et dans toutes ses parties une intelligence suprême ; c'est enfin par leur intermédiaire que l'esprit saint se révèle dans la nature. Tel est le sens de la proposition qu'on va lire :

« Avec les vingt-deux lettres, en leur donnant une forme et une figure, en les mêlant et les combinant de diverses manières, Dieu a fait l'âme de tout ce qui est formé et de tout ce qui le sera. C'est sur ces mêmes lettres que le saint, béni soit--il, a fondé son nom sublime et ineffable. »

Elles se partagent en divers ordres qu'on appelle les trois mères, les sept doubles et les douze simples. Il n'est d'aucune utilité, pour le but que nous poursuivons, de faire connaître la raison de ces étranges dénominations. D'ailleurs la place des lettres est entièrement envahie par la division que nous venons d'exposer et par les nombres qui en résultent : ou, pour nous exprimer plus clairement, ce sont les nombres trois, sept et douze qu'on cherche à retrouver per fas et nefas dans ces trois régions de la nature : 1° dans la composition générale du monde ; 2° dans la division de l'année ou dans la distribution du temps dont l'année est la principale unité ; 3° dans la conformation de l'homme. Nous retrouvons ici, bien qu'elle ne soit pas explicitement énoncée, l’idée du macrocosme et du microcosme, ou la croyance que l'homme n'est que l'image et, pour ainsi dire, le résumé de l'univers.

Dans la composition générale du monde, les mères, c'est-à-dire le nombre trois, représentent les éléments, qui sont l'eau, l'air et le feu. Le feu est la substance du ciel ; l'eau, en se condensant, est devenue celle de la terre ; enfin, entre ces deux principes ennemis, est l'air qui les sépare et les réconcilie en les dominant[. Dans la division de l'année, le même signe nous rappelle les saisons principales : l'été, qui répond au feu ; l’hiver, qui, dans l'Orient, est généralement marqué par des pluies ou par la domination de l'eau, et la saison tempérée, formée par la réunion du printemps et de l'automne. Enfin, dans la conformation du corps humain, cette trinité se compose de la tête, du cœur ou de la poitrine, et du ventre ou de l’estomac ; ce sont, si je ne me trompe, les fonctions de ces divers organes qu'un médecin moderne a appelés le trépied de la vie. Mais le nombre trois paraît ici, comme dans toutes les combinaisons du mysticisme, une forme si nécessaire, qu'on en fait aussi le symbole de l'homme moral, en qui l'on distingue, selon l'expression originale,

« le plateau du mérite, le plateau de la culpabilité et l'aiguille de la loi qui prononce entre l'un et l'autre ».

Par les sept doubles on représente les contraires ou du moins les choses de ce monde qui peuvent servir à deux fins opposées. Il y a dans l'univers sept planètes, dont l'influence est tantôt bonne et tantôt mauvaise ; il y a sept jours et sept nuits dans la semaine ; il y a dans notre propre corps sept portes, qui sont les yeux, les oreilles, les narines et la bouche. Enfin, ce nombre sept est encore celui des événements heureux ou malheureux qui peuvent arriver à l'homme. Mais cette classification, comme on doit s'y attendre, est trop arbitraire pour mériter une place dans cette analyse.

Les douze simples, dont il nous reste encore à parler, répondent aux douze signes du zodiaque, aux douze mois de l'année, aux principaux membres du corps humain et aux attributs les plus importants de notre nature. Ces derniers, qui seuls ont peut-être quelque droit à notre intérêt, sont la vue, l'ouïe, l'odorat, la parole, la nutrition, la génération, l'action ou le toucher, la locomotion, la colère, le rire, la pensée et le sommeil. C'est, comme on le voit, l'esprit d'examen à son début ; et si nous avons lieu d'être surpris, tantôt de ses procédés, tantôt de ses résultats, cela même est une preuve de son originalité.

Ainsi, la forme matérielle de l'intelligence, représentée par les vingt-deux lettres de l'alphabet, est en même temps la forme de tout ce qui est ; car, en dehors de l'homme, de l'univers et du temps, on ne peut plus rien concevoir que l'infini : aussi appelle-t-on ces trois choses les fidèles témoins de la vérité. Chacune d'elles, malgré la variété que nous y avons observée, est un système qui a son centre et en quelque sorte sa hiérarchie :

« Car, dit le texte, l'unité domine sur les trois ; les trois sur les sept, les sept sur les douze ; mais chaque partie du système est inséparable de toutes les autres »

L'univers a pour centre le dragon céleste ; le cœur est le centre de l'homme ; enfin, les révolutions du zodiaque forment la base des années. Le premier, dit-on, ressemble à un roi sur son trône ; le second, à un roi parmi ses sujets, et le troisième, à un roi dans la guerre . Nous croyons que par cette comparaison on a voulu indiquer la régularité parfaite qui règne dans l'univers, et les contrastes qui existent dans l'homme sans détruire son unité. En effet, on ajoute que les douze organes principaux dont notre corps est composé

« sont rangés les uns contre les autres en ordre de bataille ; il en est trois qui servent à l'amour, et trois qui produisent la haine ; trois qui donnent la vie, et trois qui appellent la mort. Le mal se trouve ainsi en face du bien et du mal ne vient que le mal, comme le bien n'enfante que le bien. »

Mais on fait remarquer aussitôt que l'un ne saurait être compris sans l'autre. Enfin, au-dessus de ces trois systèmes, au-dessus de l'homme, de l'univers et du temps, au-dessus des lettres comme au-dessus des nombres ou des Sephiroth « est le Seigneur, le roi véritable qui domine sur toutes choses, du séjour de sa sainteté et pendant des siècles sans nombre ».

A la suite de ces mots, qui forment la véritable conclusion du livré, vient cette espèce de dénouement dramatique dont nous avons parlé précédemment, et qui consiste dans la conversion d'Abraham, encore idolâtre, à la religion du vrai Dieu.

Le dernier mot de ce système, c'est la substitution de l'unité absolue à toute espèce de dualisme : à celui de la philosophie païenne, qui voulait voir, dans la matière une substance éternelle dont les lois ne sont pas toujours d'accord avec la volonté divine; comme à celui de la Bible qui, par l'idée de la création, aperçoit bien dans la volonté divine, et par conséquent dans l'être infini, la seule cause, la seule origine réelle du monde, mais qui en même temps regarde ces deux choses, l'univers et Dieu, comme deux substances absolument distinctes l'une de l'autre. En effet, dans le Sepher ietzirah, Dieu, considéré comme l'Etre infini et par conséquent indéfinissable, Dieu, dans toute l’étendue de sa puissance et de son existence, se trouve au-dessus, mais non en dehors des nombres et des lettres, c'est-à-dire des principes et des lois que nous distinguons dans ce monde : chaque élément a sa source dans un élément supérieur, et tous ont leur origine commune dans le verbe ou dans l'esprit saint. C'est aussi dans le verbe que nous trouvons ces signes invariables de la pensée qui se répètent en quelque sorte dans toutes les sphères de l'existence, et par lesquels fout ce qui est devient l'expression d'un même dessein Et ce verbe lui-même, le premier des nombres, la plus sublime de toutes les choses que nous puissions compter et définir, qu'est-ce qu'il est, sinon la plus sublime et la plus absolue de toutes les manifestations de Dieu, c'est-à-dire la pensée ou l'intelligence suprême ? Ainsi Dieu est à la fois, dans le sens le plus élevé, et la matière et la forme de l'univers. Il n'est pas seulement cette matière et cette forme ; mais rien n'existe ni ne peut exister en dehors de lui ; sa substance est au fond de tous les êtres, et tous portent l'empreinte, tous sont les symboles de son intelligence.

Cette conséquence si audacieuse, si étrangère, en apparence, aux principes qui la fournissent, est le fond de la doctrine enseignée dans le Zohar. Mais là on suit une marche toute différente de celle qui vient de se dessiner sous nos yeux : au lieu de s'élever lentement, par la comparaison des formes particulières et des principes subordonnés de ce monde, au principe suprême, à la forme universelle, et enfin à l'unité absolue, c'est ce dernier résultat qu'on admet tout d'abord; on le suppose, on l'invoque en toute occasion comme l’axiome incontesté ; on le déroule, en quelque façon, dans toute son étendue, en même temps qu'on le montre sous un jour plus mystérieux et plus brillant. Le lien qui pouvait exister entre toutes les conséquences obtenues de cette manière se trouve rompu, il est vrai, par la forme extérieure de l’ouvrage, mais le caractère synthétique qui y règne n'en est pas moins prononcé ni moins visible. Il est donc permis de dire que le Livre de la lumière commence précisément au point où s'arrête celui de la Création : la conclusion de l'un sert à l'autre de prémisses. Une seconde différence, bien autrement digne d'être remarquée, sépare ces deux monuments et s'explique par une loi générale de l’esprit humain : aux nombres et aux lettres nous allons voir substituer les formes intérieures, les conceptions invariables de la pensée, en un mot les idées dans la plus vaste et la plus noble acception de ce terme. Le verbe divin, au lieu de se manifester exclusivement dans la nature, nous apparaîtra surtout dans l'homme et dans l'intelligence ; il aura pour nom l'Homme prototype ou céleste, אדם עלאי אדם קדמון

Enfin, dans certains fragments dont la haute antiquité ne saurait être contestée, nous verrons, sans préjudice pour l'unité absolue, la pensée elle-même prise pour substance universelle, et le développement régulier de cette puissance mis à la place de la théorie assez grossière de l'émanation. Loin de nous la folle pensée de trouver chez les anciens Hébreux la doctrine philosophique qui règne aujourd'hui en Allemagne presque sans partage; mais nous ne craignons pas de soutenir, et nous espérons bientôt démontrer que le principe de cette doctrine, et jusqu'à des expressions exclusivement consacrées par l'école de Hegel, se trouvent parmi ces traditions oubliées que nous essayons de rendre à la lumière. Cette transformation que nous signalons dans la kabbale, ce passage du symbole à l'idée, se reproduit dans tous les grands systèmes philosophiques ou religieux, dans toutes les grandes conceptions de l'intelligence humaine. Ainsi, ne voyons-nous pas dans le rationalisme les diverses formes du langage dont se compose presque entièrement la logique d'Aristote, devenir dans celle de Kant les formes constitutives et invariables de la pensée ? Ainsi, dans l'idéalisme, Pythagore et le système des nombres n'ont-ils pas précédé la sublime théorie de Platon ? Ainsi, dans une autre sphère, n'a-t-on pas représenté tous les hommes comme issus du même sang ? n'a-t-on pas fait consister leur fraternité dans la chair, avant de la trouver dans l'identité de leurs droits et de leurs devoirs, ou dans l'unité de leur nature et de leur tâche ? Ce n'est pas ici le lieu d'insister plus longtemps sur un fait général; mais nous espérons du moins avoir fait comprendre les rapports qui existent entre le Sepher ietzirah et l'ouvrage à la fois bien plus étendu et plus important dont nous allons extraire la substance.

Source : http://esopedia.urobore.net/Sepher_Yetzirah

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:03

Quelques éléments :

La Loge possède un Fonds de Recherche numérique de 12800 textes, rituels, ebooks et vidéos (2340 planches et + de 1000 rituels). Ce fonds est à la disposition des Frères de la Loge (80Go)

Le Blog de Recherche comporte + de 400 textes

La Loge à un but : former pour chercher. En tant que Loge de Recherche virtuelle elle cherche sur le net tous les documents maçonniques importants et elle les regroupe par thèmes.

Ces thèmes seront étudiés la première année pour permettre ensuite de faire des publications en fonction de l’intérêt des Frères.

Travaillant de façon transversale sur des sujets de la Franc-Maçonnerie et de son ésotérisme, nous ne sommes en aucun cas une Loge d’Instruction. En effet la plupart des Loges d’Instruction travaillent sur leur Rite, ce qui ne sera pas notre cas.

Engagement : chaque Frère qui sortira d’une Tenue de notre Loge en saura plus qu’en y entrant.

Nous n’avons aucun but ni envie de concurrencer quelque Loge que ce soit, nous sommes simplement réunis pour apprendre, comprendre et transmettre. Cette Loge existe de façon virtuelle depuis plusieurs années.

S'il s'avère que ses buts, son programme et ses Tenues ne correspondent pas aux besoins de suffisamment de Frères, elle continuera son travail sur le net avec le soutien et la fidélité de ses 283 abonnés.

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 15:34

Le Sepher Yetsirah, ou Livre de la Formation, est peut-être l’un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soient parvenus. L’intérêt majeur pour la Kabbale hébraïque, ses modes de pensée & ses doctrines ayant diminué ces dernières années, ceci m’a poussé à traduire des traités à partir du texte hébreu original en leur adjoignant les versions latines des maîtres médiévaux ; j’ai également publié une Introduction à la Kabbalah qui peut être d’un certain intérêt pour les étudiants.

Trois livres importants du Zohar, ou Livre de la Splendeur qui constitue une source majeure d’enseignements kabbalistiques, ont été traduits en anglais par S.L. MacGregor Mathers ; le Sepher Yetsirah en version anglaise est un compagnon presque incontournable de ces dissertations : en réalité, les deux livres s’expliquent mutuellement.

Le Sepher Yetsirah, bien que son nom signifie « Livre de la Formation », n’est en aucune manière une narration de la Création, ou un substitut à la Genèse, mais c’est un antique et instructif livre philosophique traitant d’un aspect de l’origine de l’univers et de l’humanité, un aspect archaïque & essentiellement hébreu. La réunion des processus de la création en un arrangement à la fois alphabétique et numéral ne se retrouve que chez les auteurs sémitiques.

L’attention doit être attirée vers cette particularité essentielle de la langue hébraïque : l’inextricable et nécessaire association des lettres et des nombres, chaque lettre suggérant un nombre & chaque groupe de lettres véhiculant une signification numérique aussi cruciale que sa signification littérale.

Les principes kabbalistiques consistant en un renversement des lettres hébraïques et leur substitution par d’autres selon des combinaisons définies doivent également être étudiés et gardés à l’esprit. C’est sur ces principes que l’initiative de « travail sur le terrain » de cette dissertation repose. Ces principes se retrouvent au fil des traités kabbalistiques qui se sont succédés dans le temps, nombre d’entre eux étant collectés dans un unique volume connu comme le Zohar, ouvrage traitant principalement des dignités essentielles de la Divinité, des Émanations qui en sont issues, de la doctrine des Sephiroth, des figures du Microprosope et du Macroprosope et de la doctrine de la réincarnation.

Le Sepher Yetsirah, quant à lui, traite essentiellement de notre univers et du Microcosme. A ce sujet, les opinions des rabbins kabbalistes hébreux et de mystiques contemporains doivent être brièvement examinées.

L’intéressante citation qui suit est de Rabbi Moïse Botarel qui a écrit son fameux Commentaire en 1409 : « C’est Abraham notre Père – béni soit-il – qui a écrit ce livre afin de condamner la doctrine des sages de son temps qui étaient incrédules quant au dogme suprême de l’Unité. Du moins, ceci était l’opinion de Rabbi Saadiah – béni soit-il – comme cela est écrit dans le premier chapitre de son livre La Pierre des Philosophes. Voici ses propres mots : ‘Les sages de Babylone attaquèrent Abraham sur sa foi ; car ils étaient contre lui alors qu’eux mêmes étaient divisés en trois sectes. La première pensait que l’Univers était sujet au contrôle de deux forces opposées, l’une n’existant que pour détruire l’autre, ceci est le dualisme ; les dualistes tiennent qu’il n’y a rien de commun entre l’auteur du mal et l’auteur du bien. La seconde admettait Trois Grandes Puissances ; deux d’entre elles comme dans le premier cas et une troisième Puissance dont la fonction était de donner raison à l’un ou à l’autre, un arbitre suprême. La troisième secte ne reconnaissait aucun dieu hormis le Soleil, dans lequel elle reconnaissait l’unique principe de l’existence.’ »

Rabbi Judah Ha Levi (qui naquit vers 1120), dans sa description critique de ce traité, écrivait : « Le Sepher Yetsirah nous enseigne l’existence d’un Unique Pouvoir Divin en nous démontrant que dans la variété et la multiplicité il y a Unité et Harmonie, et qu’une telle concorde universelle ne peut provenir que du règne d’une Unité Suprême ».

Selon Isaac Myer dans sa Qabbalah (p.159), allusion est faite au Sepher Yetsirah dans les écrits d’Ibn Gebirol de Cordoue, communément appelé Avicebron, qui mourut en 1070 de notre ère.

Eliphas Levi, le célèbre occultiste français, écrivit du Sepher Yetsirah, dans son Histoire de la Magie, p.54 :

« Le Zohar est une source d’illumination, le Sepher Yetsirah est une échelle formée de vérités. En lui sont expliqués les 32 signes absolus des sons, nombres et lettres : chaque lettre reproduit un nombre, une idée et une forme ; afin que les mathématiques soient à même de fournir des applications aux idées et aux formes non moins rigoureuses qu’aux nombres, par une exacte proportion et une correspondance parfaite. Par la science du Sepher Yetsirah l’esprit humain est fixé sur la vérité, et la raison, et il est capable de prendre en compte les développements possibles de l’intelligence par les évolutions des nombres. Le Zohar représente la vérité absolue, & le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l’atteindre, de se l’approprier et de l’utiliser ».

À un autre endroit, Eliphas Levi écrit :

« Le Sepher Yetsirah & l’Apocalypsesont les chefs-d’œuvre de l’Occultisme ; ils contiennent plus de sagesse que de mots ; leur expression est tout aussi figurative et poétique, et en même temps aussi exacte que les mathématiques ».

Dans le volume titré La Kabbale de l’éminent universitaire Adolphe Franck, il y a un chapitre sur le Sepher Yetsirah. Il écrit ce qui suit :

« Le Livre de la Formation contient, je ne dirais pas un système physique, mais une cosmologie qui a pu être conçue à une époque et dans un pays habitué à expliquer tous les phénomènes par une action directe de la Cause Première [...] Sa forme est simple et grave; il ne s’y trouve aucune démonstration ou argument, mais il consiste plutôt en une série d’aphorismes, soigneusement groupés et qui ont tous la concision des plus anciens oracles ».

Dans son analyse du Sepher Yetsirah, il ajoute :

« Le Livre de la Formation, même s’il n’est pas très volumineux, et s’il ne nous élève pas non plus vers les régions les plus hautes de la pensée, nous offre cependant un composition très homogène & d’une rare originalité. Les nuages que l’imagination du commentateur ont réuni autour de lui, seront dissipés, si nous y cherchons, non pas les mystères de l’ineffable sagesse, mais un essai de doctrine raisonnée, construite sur l’entendement, un effort pour comprendre le plan de l’univers et cerner le lien entre le principe commun et tous les éléments qui sont autour de nous ».

« Le dernier mot de ce système est la substitution de l’Unité divine absolue à toute idée de Dualisme, contre cette philosophie païenne qui voyait dans la matière une substance éternelle dont les lois n’étaient pas en accord avec la Volonté Divine, et contre la Doctrine biblique, qui par l’idée de Création postule deux choses, l’Univers et Dieu en tant que deux substances absolument distinctes l’une de l’autre ».

« En fait, dans le Sepher Yetsirah, Dieu considéré comme Infini et conséquemment Être indéfinissable, étendu en toutes choses par son pouvoir et son existence, bien qu’au-dessus d’eux, n’est pas en-dehors des nombres, sons et lettres – les principes et lois générales que nous reconnaissons ».

« Chaque élément a sa source dans une forme plus élevée, et toutes les choses ont leur origine commune dans le Verbe (Logos), le Saint Esprit… Ainsi Dieu est à la fois, dans le sens le plus élevé, la matière et la forme de l’univers. Bien qu’Il ne soit pas seulement cette forme : car rien ne peut exister ou existe en dehors de Lui ; Sa substance est le fondement de tout, et toutes choses portent Son empreinte et sont des symboles de Son Intelligence ».

La tradition hébraïque accorde aux parties les plus anciennes parties du Zohar une date antérieure à la construction du Second Temple, mais Rabbi Siméon bar Yochaï, qui a vécu sous le règne de l’empereur Titus vers 70-80 de notre ère, est considéré comme l’auteur de ces écrits & Rabbi Moïse de Léon, de Guadalaxara en Espagne, qui est mort en 1305, a certainement reproduit et publié le Zohar.

Ginsburg, parlant des doctrines zohariques de l’ « Aïn Soph », dit qu’elles étaient inconnues jusqu’au 13è siècle ; il ne nie pas l’antériorité du Sepher Yetsirah mais dans celui-ci, il n’est pas question de l’Aïn Soph Aur ni de l’Aïn Soph. Je pense cependant que cette omission n’est pas la preuve que la doctrine de l’Aïn Soph Aur et de l’Aïn Soph n’existaient pas encore, car il est raisonnable de supposer que le Sepher Yetsirah est un volume assigné au Monde Yetziratique, le troisième des Mondes kabbalistiques de l’Émanation, alors que le Ash Metzareph concerne le Monde d’Assiya, le quatrième ou Monde le plus bas des Coques, et est un traité d’alchimie ; quant au Sepher DiTzedioutha, il peut être considéré comme une Oeuvre Atziluthique, traitant des Emanations de la Déité ; et il existe sans doute une quatrième œuvre assignée au Monde de Briah, mais je n’ai pas été capable de l’identifier. Le Talmud babylonien et le Talmud de Jérusalem se réfèrent tous deux au Sepher Yetsirah. Leur traité Sanhedrin mentionne très certainement le Livre de la Formation ainsi qu’une œuvre similaire ; et Rashi dans son commentaire sur le traité Erubin considère cela comme une donnée historique fiable.

D’autres indices historiques sont donnés par Saadya Gaon, qui mourut en 940, et Judah Ha Levi, 1150 de notre ère ; tous les deux en ont parlé comme d’une œuvre ancienne. Quelques critiques modernes l’ont attribué à Rabbi Akiba qui a vécu au temps de l’empereur Hadrien, vers 120 de notre ère et qui a perdu la vie en prenant fait et cause pour la faux messie Barchocheba ; d’autres suggèrent qu’il a été écrit vers 200 de notre ère. Graetz cependant l’attribue aux temps gnostiques, vers le troisième ou quatrième siècle de notre ère, et Zunz en parle comme d’une œuvre post Talmudique appartenant à la période Géonim, vers 700-800 de notre ère ; Rubinsohn, dans sa Bibliotheca Sacra, en parle comme n’étant que de simples idées sans aucun fondement.

Les Talmuds ont été collectés en un ensemble cohérent et imprimés à Venise vers 1520.

Le Zohar a été imprimé à Mantoue en 1558; puis à Crémone en 1560 et à Lublin en 1623 ; une quatrième édition par Knorr von Rosenroth à Sulzbach en 1684. Certaines parties ne sont pas aussi anciennes car les Croisades sont mentionnées dans un chapitre.

Six éditions hébraïques du Sepher Yetsirah ont été collectées et imprimées à Lemberg en 1680. La plus ancienne de ces six était celle de Saadyah Gaon. Il existe encore trois versions latines, celle de Guillaume Postel, celle de Johann Pistorius & une troisième par Johannes Stephanus Rittangelius. Cette dernière offre à la fois la version hébraïque et la version latine et aussi les « Trente-deux sentiers » en supplément.

Il existe une traduction allemande par Johann Friedrich von Meyer, datée de 1830 ; une version d’Isidor Kalish dans laquelle il a reproduit de nombreuses annotations de grande valeur de Meyer ; une édition en français par Papus, de 1888 ; une édition en français par Mayer Lambert de 18911, avec les commentaires arabes de Saadyah Gaon ; et une édition anglaise par Peter Davidson de 1896, laquelle est suivie des « 50 Portes de l’Intelligence » et les « 32 Sentiers de la Sagesse ».

L’édition que j’en propose aujourd’hui est celle des anciens codex hébreux traduits en anglais et complétés par les versions latines de Pistorius, Postellus et Rittangelius, en suivant ce dernier plutôt que les anciens commentateurs.

Les étudiants peuvent se référer à la Bibliotheca magna Rabbinica de Bartoloccio de Cellerio, Rome, 1678-1692, à Basnage, Histoire des Juifs, 1708 et à la Doctrine et Littérature de la Kabbale de A.E. Waite. J’ai également examiné de manière superficielle les copies suivantes du Sepher Yetsirah en hébreu :

1. Une version par Saadiah, Ab. ben David, et trois autres, Mantoue, 1562, 4to.

2. Une version accompagnée du commentaire de Rabbi Abraham F. Dior, Amsterdam, 1642, 4to.

3. Une version incluant la préface de M. ben J. Chagiz, Amsterdam, 1713, 16mo.

4. Une version de Constantinople, 1719.

5. Une version Zolkiew, 1745, 4to.

6. Une version de Moïse ben Jacob, Zozec, 1779, 4to.

7. Une version Grodno, 1806, 4to.

8. Une version Dyhernfurth, 1812, 8vo.

9. Une version Salonica, 1831, 8vo.

10. Une copie MS. Datée de 1719, du British Museum.

J’ajoute ici les titres complets des trois versions latines que l’on trouve à la Bibliothèque du British Museum :

Abrahami Patriarchae Liber Jezirah sive Formationis Mundi, Patribus quidem Abrahami tempora praecedentibus revelatus, sed ab ipso etiam Abrahamo expositus Isaaco, et per pro prophetarum manus posteritati conservatus, ipsis autem 72 Mosis auditoribus in secundo divinae veritatis loco, hoc est in ratione, quoe est posterior authoritate, habitus. Parisiis, 1552.

Gulielmus Postellus : Id est Liber Jezirah, qui Abrahamo, Patriarchae adscribitur, una cum Commentario Rabbi Abraham F.D. super 32 semitis Sapientiae, a quibus Liber Jezirah incipit: Translatus et notis illustratus a Joanne Stephano Rittangelio, Ling. Orient. in Elect. Acad. Regiomontana Prof. Extraord, Amstelodami, 1642.

Dans l’ouvrage de Tomas Primus Artis Cabalisticae hoc est reconditae theologiae et philosophiae scriptorum, Basileae 1587, on trouve le Liber de Creatione Cabalistinis, Hebraice Sepher Jezira ; Authore Abrahamo. Successive filiis ore traditus. Hinc jam rebus Israel inclinatis ne deficeret per sapientes Hierusalem arcanis et profundissimis sensibus literis commendatus. Johannes Pistorius.

Le Sepher Yetsirah comprend 6 chapitres et 33 paragraphes distribués de cette manière : le premier chapitre en compte 12 puis les autres 5, 5, 4, 3 et 4.

Dans quelques versions les paragraphes ou sujets sont arrangés de manière différente. Le plus ancien titre porte, en outre, les mots « Les Lettres de notre Père Abraham » ou « Écrits par le patriarche Abraham » et l’on en parle comme tel dans nombre d’ouvrages d’autorités médiévales, mais cette origine est sans aucun doute fabuleuse, bien que peut-être moins improbable que l’auteur du Livre d’Enoch, mentionné par Saint Jude, dont deux copies manuscrites en langue éthiopienne furent sauvées des sauvages d’Abyssinie en 1773 par le grand voyageur James Bruce.

En essence cette œuvre fut, sans aucun doute, la cristallisation par un auteur de siècles de traditions et il a été régulièrement complété par d’autres auteurs qui l’ont également revus. En ce qui concerne quelques-unes de ces additions qui furent rejetées par les étudiants médiévaux, je ne les ai pas incorporées dans le texte, préférant présenter dans ce volume uniquement le texte occulte original, sur lequel de grandes autorités hébraïques, allemandes, jésuites etc. ont écrit de longs commentaires, mais sans parvenir à l’expliquer de manière satisfaisante. Kalisch, parlant de ces commentaires, dit :

« ils ne contiennent rien de plus qu’un ensemble d’explications arbitraires et de distorsions sophistiquées des versets, des notions astrologiques, des superstitions orientales, un jargon métaphysique, de mauvaises connaissances de la physique, et aucune élucidation correcte de cet ancien livre ».

Kalisch, cependant, n’était pas un occultiste ; ces commentaires sont si étendus qu’ils demandent des années d’études, et je n’ai aucune hésitation à confesser que mes recherches à ce sujet n’ont été que superficielles.

Ce travail a été lu comme Conférence devant l’Hermetic Society de Londres, et le docteur Anna Kingsford, son président, au printemps 1886.

Source : http://www.esoblogs.net/5289/sepher-yetzirah-introduction-de-wynn-westcott/

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 06:14

Le Sefer Yetsirah ou le livre de la Formation est un des plus anciens traités rabbiniques de philosophie Kabbalistique qui nous soit parvenu. Ce manuel philosophique traite de l'origine de l'univers et de l'humanité.

Il est important de préciser que la langue hébraïque associe des lettres et des nombres : chaque lettre suggérant un nombre et chaque groupe de lettres possède une signification numérique vitale. Le principe de renversement des lettres et de leur substitution par d'autres lettres selon des combinaisons préalablement définies est également utilisé.

D’après, le Sepher Yetzirah, l'esprit humain est fixé sur la vérité et sur la raison tout en étant capable de prendre en compte les développements de l'intelligence par des nombres. Le Zohar représente la vérité absolue et le Sepher Yetsirah fournit les moyens de l'atteindre et de l'utiliser.

Les dix sefirots (Sephiroth ) sont les dix nombres primordiaux. Le terme est dérivé de la racine hébraïque SFR signifiant compter (numération – numérologie). Le terme sefirot signifie qu'il ne s'agit pas de nombres ordinaires mais de « nombres principes» identifiés comme étant les dix dimensions infinies du cosmos, à savoir les six dimensions de l'espace, les deux du temps et celles du bien et du mal.

Les sefirots servent à décrire la naissance du monde. La première sefira est le pneuma divin. De celui-ci sort la seconde sefira, l'air… De l'air sont issus l'eau et le feu. Les 6 dernières sefirot représentent les six directions dans l'espace. Elles sont scellées au moyen de 6 permutations du grand nom de dieu YHW.

Le Sefer Yetsirah nous apprend que « le réel » est constitué par la combinaison des 22 lettres hébraïques, générant les 231 combinaisons binaires, à l'origine de la création du monde.

Le premier groupe de lettres est composé des trois consonnes mères aleph, mem, shin.

Le second groupe est composé des sept consonnes doubles. Elles représentent les sept planètes du cosmos, les sept jours de la semaine ainsi que les sept orifices de la tête de l'homme.

Le dernier groupe est celui des douze consonnes simples placées en rapport avec les douze manifestations psychosomatiques qui se déroulent chez l'homme ainsi qu'avec les douze organes principaux. Elles représentent les douze mois de l'année.

La structure de l'Arbre de Vie

L’Arbre de Vie de la Kabbale représente symboliquement les Lois de l'Univers. Ce schéma est formé de 4 mondes, 10 centres énergétiques (ou numérations appelées Sephiroth), 3 voiles d’existence négative non manifestée, 3 piliers et 22 sentiers. Cet ensemble forme les 32 voies de la Sagesse.

Les 4 mondes sont :
ATZILUTH : l'Emanation (les archétypes, les concepts, le mental abstrait),
BRIAH : la Création (le mental concret, les formes pensées),
YETSIRAH : la Formation (les émotions, les sentiments, l'astral),
ASIAH : l'Action (la cristallisation).

D'abord, Kether, Hokmah et Binah, les trois Sephirah originelles.
Ensuite, Chesed, Geburah et Tipheret, les trois Sephiroth réellement créatrices.
Après Netzah, Hod et Yesod,
Et pour terminer Malkut.
On observe ainsi quatre "groupes" de Sephiroth, que l'on a appelés Mondes ou Olanim (singulier Olam) :

Olam Ha'Atziluth, le monde de l'émanation, il regroupe Kether, Hokmah et Binah. C'est le monde le plus proche de l'essence divine, du grand Tout, de l'Unique. Atziluth est le monde du divin, de l'étincelle de vie originelle. Toutefois, comme chaque Sephirah est présente dans toutes les autres, Aztiluth n'est pas seulement présent dans Kether, Hokmah et Binah, mais également dans les sept autres Sephiroth. Cette "parcelle" évoquera toujours ce principe de l'émanation originelle des Sephiroth ainsi que leurs rôles dans la création de l'univers. La couleur associée à ce monde est le blanc.

Olam Ha'Briah, le monde de la création, il regroupe Chesed, Geburah et Tipheret. C'est le monde qui a initié réellement l'univers, après la séparation de Daath. Les créatures de ce monde sont les Archanges. Ce monde de l'esprit, de l'élévation intellectuelle est associé à la couleur bleue du ciel. Son élément est l'air de l'élévation spirituelle.

Olam Ha'Yetzirah, le monde de la formation, il regroupe Netzah, Hod et Yesod. C'est le monde qui a vu la concrétisation de la formation de Malkut qui en est directement émanée. Les créatures sont généralement des exécutrices de la volonté d'entités supérieures formés d'anges de puissance modérée. C’est l'ultime étape avant la formation de la Terre, et donc chaque Sephirah est associée à une planète de notre univers, la Terre étant bien sûr postérieure aux autres corps célestes. C’est aussi le monde de l'émotion, de la psyché. La couleur qui lui est associé est le violet. On lui attribue également une correspondance avec l'élément eau, la source qui nourrit le monde.

Olam Ha'Assiah, le monde de l'action, ne comporte que Malkut, la Sephirah finale. Les créatures de ce monde sont des serviteurs. C’est le monde du corps, le plus terre à terre, c'est le monde matériel. Sa couleur associée est le rouge du sang, le rouge de la terre.

Les 10 Sephiroth sont :

KETHER : la Volonté, la Couronne (représenté par le Svastika),
HOCHMAH (ou CHOKMAH) : l'Amour Sagesse (représenté par le phallus),
BINAH : l'Intelligence et la Compréhension (représenté par la coupe),
HESED (ou CHESED) : la Miséricorde et la Grâce (représenté par le bâton),
GEBURAH : la Justice et la Rigueur (représenté par l'épée),
TIPHERETH : la Beauté (représenté par la croix),
NETSAH (ou NETZACH) : la Victoire (représenté par la rose),
HOD : la Gloire (représenté par Hermès),
YESOD : le Fondement (représenté par le miroir),
MALKUTH : le Royaume (représenté par la croix aux bras égaux).

Les 3 voiles d’existence négative non manifestée sont :

AIN : la Négation,
AIN SOPH : l'Illimité,
AIN SOPH AUR : la Lumière.

Les 3 piliers ou colonnes sont :

la Miséricorde (à droite, positif, masculin) gouverné par la lettre "schin",
la Rigueur (à gauche, négatif, féminin) gouverné par la lettre "mem",
l'Equilibre (au centre, neutre) gouverné par la lettre "aleph".

  • Le pilier de la miséricorde (placé à droite appelé Yachin) comporte les Sephiroth de l'aspect masculin, les aspects positifs, à savoir Hokmah, Chesed et Netzah. Il est associé à tout ce qui insuffle la vie et pousse à son développement. Il est souvent représenté comme une colonne de couleur blanche.
  • Le pilier de la rigueur (placé à gauche appelé Boaz) comporte les Sephiroth réceptacles teintées de l'aspect féminin, les aspects négatifs car ils tendent à restreindre les actions de la Force : Binah, Geburah et Hod. Ce pilier est associé à tout ce qui contient, résorbe et confine la vie afin de mieux la contrôler. Il est souvent représenté comme une colonne de couleur noire. On l'appelle aussi parfois pilier de la sévérité, ou de la Forme en tant que forme du moule dans lequel tout vient s'inscrire.
  • Le pilier de l'équilibre (placé au centre) représente le devenir théorique de tout être humain. Ce pilier comporte les Sephiroth qui se trouvent marquées d'une union équilibrée entre les deux principes, à savoir Malkut, notre monde, Yesod, la porte vers les sphères plus hautes, Tipheret, l'enfant divin de Chesed et Geburah, et enfin Kether, la Sephirah de l'illumination, parfait équilibre entre ces deux principes qu'elle a elle-même engendrés.

Une dernière structure kabbalistique que l’on nomme également les Mondes peut être établie en sachant que chaque Monde contient l'Arbre de Vie en entier et possède son humeur ainsi que toutes ses créatures :

  • Sohar, le Monde Parfait. Sohar est un monde où tout est structure, code à respecter, interdit à observer. Les créatures de ce monde sont très pointilleuses sur les principes, sur les rituels répétitifs et rigoureusement codifiés.
  • Zakaï, le Monde Pur. Zakaï est un monde où la nature de l'univers s'exprime dans sa plus grande pureté. Ainsi, les créatures de ce monde sont souvent très proches de la préservation, de la pureté élémentaire, des chevaliers luttant pour l'honneur, pour restaurer l'intégrité de tout.
  • Pachad, le Monde de l'Apocalypse. C’est un monde en perpétuel mouvement soumis au cycle des changements. Les lieux sont souvent d'une grande beauté, mais cette beauté n'est jamais que temporaire, et laisse souvent la place à la dissolution, à la pourriture, avant que de ce terreau fertile ne renaissent à nouveau en de sublimes paysages. Les créatures de ce monde sont souvent les ouvrières d’un renouveau permanent avec une humeur changeante, difficiles à cerner. Ils oeuvrent en général en accord avec les cycles de la nature, qu'il s'agisse de cycles ascendants, créateurs, ou de cycles descendants, destructeurs.
  • Meborack, le Monde de l'Equilibre. C’est un monde constitué de subtiles nuances savamment dosées où toute chose est le résultat de mélanges harmonieux. Les paysages de ce monde sont d’une très grande beauté. Les créatures de ce monde sont toujours soucieuses de cet équilibre attaché au pilier central de l'Arbre de Vie et elles cherchent à rétablir l'harmonie (la perfection) en toute chose.
  • Aresh, le Monde de l'Adversité. C’est un monde où tout n'est que bataille et furie. Les cinq éléments s'y livrent une guerre qui dure depuis l'aube des temps, et toutes les créatures sont destinées au combat, des combattants redoutables, emportés, qui recherchent dans cette voie le dépassement de soi par l'adversité. Leur but est l'anéantissement de l'adversaire à travers les épreuves, tant physiques que spirituelles.

L'Arbre de Vie présente donc une structure géométrique. Quatre cercles représentant les quatre Olanim s'intersectent les uns avec les autres tout en restant centrés sur un axe vertical entouré de deux autres axes, ces trois segments représentant les trois piliers. A une double structure de Sephiroth, réparties sur trois piliers, et de Mondes (Sohar, Zakaï, Pachad, Meborack et Aresh), vient s'ajouter la structure des Olanim, présents dans chacune des Sephiroth, mais dominants dans certaines d'entre elles quel que soit le regroupement que l'on ait choisi d'adopter.

Source : http://users.swing.be/nombre/Kabbale/arbre_de_vie_kabbale.htm

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