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20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 06:32

Nous qui partageons fraternellement ce repas de St jean d’hiver, imaginons quelques instant ce que pouvait être l’émoi ressenti par nos ancêtres réunis aux fonds des grottes autour d’un feu pour ce même partage.

L’obscurité, la profondeur des lieux, le feu, l’eau de ruissellement, la joie des naissances, la peur de la mort…, à y réfléchir, nous ne faisons que poursuivre le cycle en nous assemblant pour partager l’émotion de la vie.

La F:.M:.se réfère à la Tradition, c’est à dire à cet enseignement particulier issu de l’expérience des générations et qui se poursuit inlassablement sans qu’il soit possible d’en trouver la trace exacte ou l’origine.

De l’émotion et du rêve à la magie, de la magie à la religion et à la philosophie.

En cette occasion particulière de la St Jean d’hiver, je vous propose de changer de dimension et de nous transporter dans le temps et dans l’espace.

Je vous invite à porter notre regard au-delà du plafond de cette salle, par delà la grotte de nos ancêtres pour partager l’interrogation du ciel à la recherche des étoiles.

Au solstice d’hiver les jours sont les plus courts et ils vont bientôt grandir.

C’est la victoire du soleil sur la nuit, de la lumière sur les ténèbres.

C’est le renouveau du cycle.

De tout temps, l’homme s’est imaginé et ressenti comme partie intégrante de l’univers et de ses cycles, en relation avec lui par une étrange alchimie.

C’est dans un texte alchimique que je vous invite à la réflexion et au voyage immobile.

Je vous cite le texte de la Table d’Emeraude dont l’origine remonte semble-t-il au VI ème siècle :

« Il est vrai, sans mensonge, certain et très véritable ;

Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ; par ces choses se font les miracles d’une seule chose. Et comme toutes les choses sont et proviennent d’UN, ainsi toutes les choses sont nées de cette chose unique par adaptation.

Le Soleil en est le père et la Lune la mère. Le vent l’a porté dans son ventre. La terre est sa nourrice et son réceptacle.

Le Père de tout, le Thélème du monde universel est ici. 

Sa force ou puissance reste entière, si elle est convertie en terre.

Tu sépareras la terre du feu, le subtil de l’épais, doucement, avec grande industrie. 

Il monte de la terre et descend du ciel et reçoit la force des choses supérieures et des choses inférieures. Tu auras par ce moyen la gloire du monde et toute obscurité s’enfuira de toi.

C’est la force, forte de toute chose, car elle vaincra toute chose subtile et pénétrera toute chose solide. 

Ainsi le monde a été crée. 

De cela sortiront d’admirables adaptations, desquelles le moyen est ici donné.

C’est pourquoi j’ai été nommé Hermès Trismégiste, ayant les trois parties de la philosophie universelle.

Ce que j’ai dit de l’œuvre solaire est complet. » 

Le cycle de la vie, la lumière succédant aux ténèbres, la vie et la mort sont de l’essence même de notre recherche.

Pourquoi avons nous été initiés ?

Pour donner un sens à notre vie !

Pour cela il faut emprunter un chemin.

Et sur le chemin de la vie, nous avons plus de chances de nous perdre que d’arriver à bon port.

Devant l’ignorance de notre destin, il est nécessaire de se souvenir de l’enseignement universel pour dresser des bornes et des repères afin de progresser sans encombre, pour essayer de comprendre s’il existe un plan et à quel endroit il se trouve.

Intégrer la formule « Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut… » c’est diriger son pas et son regard vers autre chose que le quotidien et ses apparences :

C’est se situer, se connaître en parcourant cet axe vertical et en prenant conscience d’appartenir à l’univers et à l’humanité. C’est se connaître pour connaître les autres ;

C’est accepter d’être esprit et matière, ange et démon, vin et pain.

C’est ressentir les saisons et leurs cycles.

C’est se plier aux exigences de la nature sans renoncer à l’améliorer.

C’est accepter la fatalité de la mort comme une opportunité de renaissance spirituelle.

C’est partager chaque moment de bonheur par ce qu’on en connaît le prix.

C’est redouter l’immobilité et le désespoir.

C’est franchir le point bas du solstice en se disant qu’il ouvre sur une nouvelle ère.

Nous sommes ici pour célébrer cette victoire du soleil sur les ténèbres.

Pour glorifier cette victoire par le travail accompli et nous féliciter de celui à entreprendre.

Pour partager le pain qui nourrit l’homme mais aussi le vin qui libère l’esprit.

Pour former cette communauté fraternelle et ressentir ce frémissement à l’évocation de nos anciens.

Mes F\, au sein de cette chaîne unissant les hommes depuis l’origine des temps, réjouissons nous d’avoir eu le privilège de percevoir la lumière de l’initiation.

Réchauffons nos cœurs au plus profond de l’hiver ; buvons !

J’ai dit.

Source : www.ledifice.com

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 05:45

Quel Frère n'a pas assisté à une tenue, alors qu'il était absent des colonnes ?
Lequel d'entre nous, hors du temple, ne connaît pas mieux que les présents les paroles prononcées ce midi-là ?

Je sais bien que nos tenues se situent hors du temps, que le temple est un endroit extra-ordinaire, que les boucles dans l'espace temps sont scientifiquement reconnues, mais tout de même !

Vous l'avez donc tous compris, je vous entretiendrai ce midi de la promesse prise par tous en fin de tenue :
Je le Jure.

Trois mots, trois mots très simples que l'on formule à la fin de chaque tenue, d'une manière presque anodine, après que le V\M\ ait prononcé :
« Retirons-nous en paix en jurant d'observer la loi du silence ! »

Je me servirai de Larousse pour la définition du mot jurer, n'y voyez aucune forme de préférence ou discrimination de ma part envers Robert, quoi que. Il nous déclare que jurer c'est :
« Prononcer solennellement un serment en engageant un être ou une chose que l'on tient pour Sacré »
Jurer c'est donc un serment, et un serment c'est loin de n'être qu'une simple formule, bien plus qu'un voeu, c'est un engagement solennel. En outre, cette obligation est prise « sur une chose que l'on tient pour sacrée. »

En observant de plus près la formulation : « Retirons-nous en paix en jurant d'observer la loi du silence ! » la notion de secret m'est tout de suite apparue ainsi que les questionnements suivants :
Quel secret ?
Envers qui : Le monde profane ou pour les Frères absents ?
Pourquoi ?
Et surtout comment respecter cet engagement ?

Quel est donc ce si grand secret pour que nous devions réitérer inlassablement cet engagement à la fin de chaque tenue ?
Celui de la F\M\ ?
Permettez-moi de vous faire part de mon scepticisme. A mon avis, point de véritables secrets en F\M\, hormis le vécu. En effet, depuis des lustres, tout, ou presque, a été dit, écrit, publié, buriné, enregistré, filmé et maintenant gravé sur le sujet.

Envers un profane ?
Non, car comme nous l'avons vu plus haut, celui qui veut s'instruire peut le faire dans n'importe quelle bibliothèque un peu spécialisée ou, plus facilement encore, sur le Web.

S'agirait-il par conséquent de ce qui s'est dit, passé, échangé durant la tenue ?
Cette discrétion s'adresserait donc plus particulièrement envers les frères absents ce soir-là, qu'ils soient maillons de l'atelier, visiteurs assidus de la loge ou F\ d'autres obédiences.

Avant d'aller plus loin dans cette direction, penchons-nous plutôt sur le motif.
Pourquoi ne peut-on faire partager à un F\ absent ce que nous avons vécu ? Qu'y a t'il de si important pour que nous ne puissions le retransmettre ? Y aurait-il une personne, et encore, qui puisse délivrer le message ?

Il convient donc d'examiner le déroulement de nos tenues.
Vous en connaissez comme moi le cheminement et la manière dont les propos sont et doivent être tenus.
Nous avons un chef d'orchestre qui dirige les travaux, le VM, secondé par 2 bras droits (parfois un peu gauche pour certain), les Surveillants, plus quelques techniciens en renfort prêts à intervenir.

Des tracés sont lus, discutés, éclairés, mais, en principe, en utilisant les outils spécifiques à la F\M\. Notamment, l'intervenant doit toujours s'adresser au V\M\, jamais au F\ conférencier ou à un précédent orateur. Aucun dialogue ne doit se créer, il s'agit d'apports, de compléments d'informations ou de point de vue et non de rallier à sa cause ou de faire admettre ses propres idées à coups de maillets, de burins ou de marteaux piqueurs. Nous sommes présents sur les colonnes pour apporter une pierre, quelle qu'en soit sa taille :
Bloc parfaitement taillé et calibré pour certains, caillou ou grain de sable pour d'autres.

L'engagement ne semble pas, de ce fait, concerner les différents écrits, les planches. Leurs auteurs ou l'archiviste peuvent toujours les transmettre, mais étant écrites, donc figées et analysables, point d'interprétations possibles.
A ce sujet Socrate considérait que « les écrits n'amorcent pas de véritables dialogues, ils sont des obstacles à l'avancée des idées. » Cela devrait nous permettre de diminuer le risque de polémiques éventuelles.

Nous savons tous que la vérité n'est pas unique. Plaçons-nous sur ce fil imaginaire qu'est le périmètre d'un cercle et observons la vérité placée en son centre. Immanquablement, elle prendra des formes différentes. En premier lieu, nos positions personnelles sur ce cercle nous la montrent sous des angles différents. En second lieu, même en se plaçant sur un même point et une même hauteur, je ne vise aucun duo de compagnons en particulier, de par notre disposition d'esprit, de notre cheminement initiatique, culture différente, nous ne percevons pas les images de la même manière, d'où des interprétations de texte ou d'interventions parfois très différentes de ce qui a été dit ou souhaité être dit.

Ce serait donc au sujet des interventions et surtout de leurs retranscriptions qu'il faut être vigilant car en rapportant des paroles, on s'expose à les travestir. Restitués, ces propos peuvent arriver avec un sens sérieusement différent de la pensée qu'en avaient leurs auteurs.

Pour moi les tenues sont toujours une communion, parfois plus spirituelles que d'autres. A la question du V\M\ « où les ouvriers perçoivent-ils leurs salaires ? » Bien rares furent les soirs où je ne me trouvais pas en tête à la colonne B.:
Comment ne pas faire partager à un de nos frères le moment magique encore une fois vécu ?
Pourquoi ne pas le faire profiter de ce salaire ? Raison de plus si l'absence était due à des motifs familiaux, professionnels ou de santé.

Une de nos tâches, comme F\M\ est de « faire briller à l'extérieur la Lumière qui a éclairé nos travaux pour achever l'oeuvre commencée dans le Temple. »
Mais comment procéder sans distribuer la substantifique moelle tout en respectant la parole donnée ?
Comment ne pas répondre aux questions, ou interrogations d'un F\ sur un sujet qui préoccupe la L\ ?. Doit-on le laisser dans l'ignorance, lui répondre que son premier devoir comme F\M\ est d'être présent aux tenues ? La vie profane ou familiale serait-elle nettement moins importante que nos réunions ?
Par contre, il est bien évident que le devoir de réserve doit s'appliquer lorsqu'il s'agit, par exemple, de votes pour l'acceptation d'éventuels profanes, d'augmentations de salaire. Le nombre de voix, les interventions ou la position des différents frères ; ces paroles rapportées peuvent mettre mal à l'aise ou blesser le parrain, le F\présentateur ou celui concerné. Dans ce cas, seul le résultat de la décision de la L\ est important, bien plus que les éventuels débats ou échanges d'opinions.

Comment prêtons-nous serment ?

Un peu d'histoire sur les modalités des prestations de serments.

Pendant très longtemps, les serments importants se prêtaient par le sang :

Soit en les mélangeant, soit en le buvant, qu'ils s'agissent des indiens d'Amérique, des Chinois, des confréries d'Europe orientale ou des Templiers. On devenait alors des frères de sang d'ou l’expression pacte de sang.
J'ai entendu dire que, dans certains rites F\M\, cette pratique serait encore en vigueur. Quoi de plus symbolique qu'un serment sur l'essence même de la vie !
Par ailleurs, Conchobar, roi de l'Ulster, prête serment par le ciel, la terre et la mer. Trois des 4 éléments. De leur côté, nos ancêtres les Gaulois, pour le traité avec Alexandre le Grand, invoquent leur parole, le ciel, la terre et la mer.
La parole, une valeur bien plus dure que le granit, voici encore moins d'un demi-siècle, et aujourd'hui, AMHA, bien plus poreuse que du calcaire.

Généralement, en F\M\, nos engagements s'exécutent d'une manière assez similaire.
Main droite dégantée, éventuellement sur (et non au-dessus) des 3 grandes lumières, bras droit tendu.
La main droite est dégantée, mise à nu, comme doit l'être notre cœur à ce moment précis.

Ce serment que nous prenons est un engagement, un engagement vis-à-vis de nos frères bien sûr, mais bien plus important encore, c'est une promesse envers soi.
Comme le disait un des F\ de la Loge : « Quels que soient notre maquillage, nos postiches ou déguisements, le miroir nous reflétera tel qu'il nous voit. Nous pourrons éventuellement tromper notre famille, nos amis, nos F\, mais nous ne pourrons jamais nous tromper nous-même. »

Au GAIAC, beaucoup d'entre nous ont pris l'habitude d'entrer en loge avec la main droite bien à plat et immobile sur le coeur : Signe de fidélité.
C'est aussi sur un signe d'amour : « Avoir la main sur le cœur. »
Cette main sur le cœur sert à garder les êtres chers bien au chaud en son sein, mais aussi à l'abri des regards. Elle est également là pour les protéger, pour empêcher les secrets qui nous ont été confiés, aussi bien d'être aperçus que de ressortir. Dans d'autres rites « cela signifie que vous protégez le dépositaire de vos secrets contre toutes tentatives insidieuses. »

Cette même main droite me remémore le premier cadeau fait par la L\ à nos nouveaux FF\ le jour de leur initiation : Notre tablier. Comme lui, elle est donc bien une protection !
Une main sur le coeur !
Une sous la gorge !
Deux positions similaires, à un angle près de 90°, toujours dans un même but : Nous rappeler constamment notre premier serment dont je vous rappelle la teneur :
« Je jure solennellement de ne jamais révéler aucun des secrets de la Franc-Maçonnerie, sous peine, si je devais y manquer, d'avoir la langue arrachée et la gorge coupée, et d'être jugé comme un individu dépourvu de toute valeur morale et indigne d'appartenir à la
Franc-Maçonnerie. »

Mais quelle valeur accordons-nous à notre parole ? source :
www.ledifice.net

Je le jure V\M\

source : www.ledifice.net

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17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 19:27

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15 mars 2014 6 15 /03 /mars /2014 07:40

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 15:41

ll était une fois, sur une montagne,
trois arbres qui partageaient leurs rêves et leurs espoirs.

Le premier dit: « Je voudrais être un coffre au trésor, richement décoré,
rempli d’or et de pierres précieuses. Ainsi tout le monde verrait ma beauté ».

Le deuxième arbre s’écria: « Un jour, je serai un bateau solide et puissant,
et je transporterai les reines et les rois à l’autre bout du monde.
Tout le monde se sentira en sécurité à mon bord ».

Le troisième arbre dit: « Je veux devenir le plus grand
et le plus fort des arbres de la forêt. Les gens me verront au sommet de la colline,
ils penseront au ciel et à Dieu, et à ma proximité avec eux;
je serai le plus grand arbre de tous les temps, et les gens ne m’oublieront jamais ».

Les trois arbres prièrent pendant plusieurs années
pour que leurs rêves se réalisent. Et un jour, survinrent trois bûcherons.
L’un d’eux s’approcha du premier arbre et dit: « Cet arbre m’a l’air solide,
je pourrais le vendre à un charpentier ». Et il lui donna un premier coup de hache.
L’arbre était content, parce qu’il était sûr que le charpentier le transformerait
en coffre au trésor.

Le second bûcheron dit en voyant le second arbre: « Cet arbre m’a l’air solide et fort,
je devrais pouvoir le vendre au constructeur de bateaux ».
Le second arbre se réjouissait de pouvoir bientôt commencer sa carrière
sur les océans.

Lorsque les bûcherons s’approchèrent du troisième arbre,
celui-ci fut effrayé, car il savait que si on le coupait,
ses rêves de grandeur seraient réduits à néant.
L’un des bûcherons s’écria alors: « Je n’ai pas besoin d’un arbre spécial,
alors, je vais prendre celui-là ». Et le troisième arbre tomba.

Lorsque le premier arbre arriva chez le charpentier,
il fut transformé en une simple mangeoire pour les animaux.
On l’installa dans une étable et on le remplit de foin.
Ce n’était pas du tout la réponse à sa prière.

Le second arbre qui rêvait de transporter des rois sur les océans,
fut transformé en barque de pêche. Ses rêves de puissance s’évanouirent.

Le troisième arbre fut débité en larges pièces de bois,
et abandonné dans un coin.

Les années passèrent et les arbres oublièrent leurs rêves passés.

Puis un jour, un homme et une femme arrivèrent à l’étable.
La jeune femme donna naissance à un bébé et le couple l’installa dans la mangeoire
qui avait été fabriquée avec le premier arbre.
L’homme aurait voulu offrir un berceau pour le bébé, mais cette mangeoire ferait l’affaire.
L’arbre comprit alors l’importance de l’événement qu’il était en train de vivre,
et sut qu’il contenait le trésor le plus précieux de tous les temps.

Des années plus tard, un groupe d’hommes monta dans la barque fabriquée
avec le bois du second arbre; l’un d’eux était fatigué et s’endormit.
Une tempête terrible se leva, et l’arbre craignit de ne pas être assez fort
pour garder tout son équipage en sécurité.
Les hommes réveillèrent alors celui qui s’était endormi;
il se leva et dit : « Paix! » Et la tempête s’arrêta.
A ce moment , l’arbre sut qu’il avait transporté le Roi des rois.

Enfin, quelqu’un alla chercher le troisième arbre oublié dans un coin;
il fut transporté à travers les rues,
et l’homme qui le portait se faisait insulter par la foule.
Cet homme fut cloué sur les pièces de bois élevées en croix ,
et mourut au sommet de la colline.
Lorsque le dimanche arriva,l’arbre réalisa qu’il avait été assez fort
pour se tenir au sommet de la colline et être aussi proche de Dieu que possible,
car Jésus avait été crucifié à son bois.

Chacun des trois arbres a eu ce dont il rêvait,
mais d’une manière différente, de ce qu’ils imaginaient.

Nous ne savons pas toujours quels sont les plans de Dieu pour nous.

Nous savons simplement que ses voies ne sont pas les nôtre,
mais qu’elles sont toujours meilleures si nous lui faisons confiance.

Un conte folklorique raconté par Angela Elwel Hunt.

Source : http://www.gadlu.info/il-etait-une-fois-trois-arbres.html

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 06:41

Est-il possible de trouver la beauté dans les difficultés et face aux horreurs.

Vénérable Maître et vous tous mes frères en vos grades et qualités,

Lors de mon passage sous le bandeau, il m’a été posé une question riche. Malheureusement je n’ai pas pris le temps d’y répondre longuement et je souhaitais pallier à ce manque.

Je pourrais donner comme exemple la beauté de la réaction de mon grand-père qui, après 5 années passées dans des camps de prisonniers en Allemagne, a toujours souhaité parler des allemands généreux qu’il a rencontré pendant cette période difficile à son petit-fils plutôt que de mettre en exergue les atrocités vécues. Je pourrais vous parler de la beauté du geste de ma Marraine et de mon Oncle qui m’ont accueilli et élevé dès l’âge de 4 ans alors que j’avais été abandonné par mes parents. La vie a été généreuse avec moi, à chaque moment difficile j’ai eu la preuve que la beauté, la générosité et l’Amour existent même dans les moments les plus inhumains.

Cependant, j’ai eu encore plus de chance lorsque j’ai eu la possibilité il y a plusieurs années de m’impliquer dans le travail humanitaire et c’est là que les leçons les plus intenses allaient s’offrir à moi.

J’ai effectué mon premier voyage en Haïti en Novembre 2004. Peu courageux par nature, je n’imaginais pas une seule seconde que je trouverais les ressources nécessaires pour faire face à la réalité de ce pays en proie à l’époque à une véritable guerre civile. La situation était plus grave que ce que je pouvais imaginer, c’était l’enfer malgré la présence de casques bleus. Les rues étaient couvertes de détritus, de carcasses de voitures (brûlées) et des impacts de balles étaient visibles dans certains quartiers. Les égouts ouverts étaient encombrés de cadavres animaux mais également de corps humains que les porcs « nettoyaient ». La tension était palpable, la population était prête à exploser et j’ai parfois ressenti une certaine animosité. Certaines routes étaient barrées. J’étais hébergé dans un hôpital, endroit relativement sûr malgré une centaine de gens armés et attendant l’autorisation d’attaquer les Chimères. Le gouvernement ne le souhaitait pas de crainte de déclencher une guerre civile mais elle était déjà commencée…

Ce pays n’en est plus un, on a l’impression que la seule solution serait d’évacuer la population pour laisser le temps à la nature pendant un siècle de tout nettoyer avant de reconstruire…

Arrivé un soir dans l’orphelinat de l’ONG que je dirigeais, je suis passé dans la maison des petits. Johnny, 1.5 ans, ne dormait pas, il m’a tendu les bras pour un câlin. Impossible de résister à cet appel et comment ne pas penser à ces enfants que j’avais vus dans la rue, sales et mal nourris qui ont besoin de soins et d’attention ?

Pour nos visites, nous avons négocié notre passage à plusieurs barrages de Chimères. Ces gens étaient devenus imprévisibles, n’avaient plus rien à perdre, se droguaient pour ne pas avoir peur… Il y avait des camions brûlés, des pneus en feu, des tirs dans certains quartiers.

Nous sommes arrivés ensuite au dispensaire des Missionnaires de la Charité en pleine zone rouge. Ce centre soigne les victimes du HIV et de la tuberculose. J’ai été recruté pour faire des radios de thorax et des tests de dépistage HIV. 50% des personnes testées sont positives. On ne leur dit rien pour éviter un drame mais ils seront soignés jusqu’à la fin. Je me suis retrouvé face à Tamara, une jeune fille trisomique, séropositive et ayant déclaré la tuberculose. La seule possibilité qu’elle ait été contaminée est qu’elle ait été abusée.

Nous sommes ensuite partis célébrer une cérémonie du souvenir sur un terrain ou les corps sont déposés sans funérailles. Le choc fut dur, des crânes, des os qui dépassent du sol sans oublier une odeur pestilentielle que je ne pouvais pas imaginer. Pensez à ces gens qui n’ont même pas reçu un enterrement décent après avoir vécu dans la misère. Le soir même, en écrivant à ma famille et mes amis, j’ai pensé que si « l’enfer » avait une ambassade, elle serait située en Haïti.

Se retrouver face au non-droit, à la violence la plus bestiale quand une femme est enlevée, violée puis démembrée avant d’être rendue à son fils qui a payé une rançon, est une expérience insoutenable. Comment l’être qui a construit autant au cours des millénaires, tant en termes de Civilisations qu’en termes de Démocratie, de respect de l’autre et de Philosophie peut-il générer autant d’atrocités, et surtout comment survivre intellectuellement et émotionnellement à ces visions d’horreurs ?

D’autres choses coexistent avec ces atrocités : un enfant partage ses bonbons reçus pour son anniversaire, d’autres portent un enfant handicapé pour lui permettre de participer à leurs jeux…

J’ai visité d’autres pays en difficultés et à chaque fois, les mêmes souffrances, les mêmes horreurs, de nouvelles histoires difficiles à entendre. J’aurai touché de près le désespoir et la bêtise humaine mais j’ai surtout vécu le plus important : la joie de vivre de ces enfants et de ces peuples, l’espérance en de jours meilleurs pour ces gens qui souffrent de la pauvreté et de la violence.

Mes aventures en Haïti et ailleurs continuent, ma société me permet de continuer à me battre et j’ai décidé de lancer un projet, tout d’abord en Haïti, qui sera générateur d’emplois et de « mise en lumière » du formidable potentiel de ces pays soi-disant pauvres. Certes ils le sont économiquement mais ils sont riches de tellement d’autres choses et au vu du quotidien mondial en termes économiques, je pense qu’il est grandement temps que nous réalisions que la richesse qui compte est celle qui ne dort pas dans des comptes virtuels…

Je ne veux pas vous emmener vers des lieux communs mais oui la beauté existe même au sein de l’horreur : le sourire d’une enfant trisomique pour laquelle vous prenez un peu de temps, avec laquelle vous partagez un regard et dans ses yeux luisent la flamme de l’espoir, celui d’être enfin bien traitée, d’être soignée et, peut-être, d’être aimée.

La beauté est aussi dans le courage de ces peuples qui malgré leur quotidien et leur « damnation », terme trop porteur de condamnation que j’évite d’utiliser en règle générale mais qui est tellement parlant, continuent à espérer, continue à croire qu’il est possible de vivre mieux. La beauté peut être trouvée dans l’engagement de ces hommes et femmes qui ont décidé de se battre pour que ces fléaux disparaissent, de travailler à enfin régler la dette de nos ancêtres.

La beauté coexiste aussi avec des lieux dévastés, à peu de distance des bidonvilles on trouve des endroits paradisiaques qui laissent envisager ce que pourraient devenir à nouveau ces lieux corrompus. La beauté d’un paysage vierge, d’une faune respectée à quelques kilomètres de bidonvilles nauséabonds, ou la violence et la maltraitance règne.

La beauté peut être trouvée dans l’horreur tout simplement parce que la lumière n’est visible qu’au sein des ténèbres, sans le négatif, comment voir le positif ? L’expression commune « voir le bout du tunnel » fait référence à l’espoir et le courage que donne la lumière qui filtre alors que nous sommes au sein d’un boyau sombre…

Je crois aussi que la beauté est dans la capacité que nous gardons à pleurer après une « surdose » d’horreurs, de notre capacité à ne pas devenir indifférent, à rire en fin de journée quand elle a été passée à entasser des corps d’adultes, enfants et bébés dans un camion pour leur offrir une sépulture digne. Elle est aussi dans notre capacité à nous lever chaque matin, et à nous dire : ce n’est pas fini il y a toujours des choses à faire pour changer.

Cette capacité à percevoir la beauté est aussi un moteur, en particulier quand l’aide à l’autre est rendue difficile par des règles administratives et fiscales dont certaines, je l’avoue, peuvent être perçues comme insensées ou fallacieuses.

Depuis longtemps, j’essaye de comprendre les messages des différents courants philosophiques de notre Histoire, le symbole qui peut exprimer le mieux ce que je pense avoir appris de ces expériences est celui du Ying et du Yang. Dans tout côté clair il y a un zone d’ombre et dans tout côté obscur il y a une lueur d’espoir. Cette dualité, elle nous parle deux fois par mois lorsque nous foulons le sol de notre Temple, par contre, je m’interroge sur notre capacité à percevoir l’espoir et l’Amour dans toute situation, vécu négatifs alors que nous voyons si facilement la noirceur dans une situation lumineuse.

Une des leçons que j’ai tirées de cette vie riche d’expériences fortes est que quoi qu’il advienne, il reste toujours une infime clarté, une étoile qui semble lointaine mais qui peut guider nos pas vers la construction, le partage et sur la plus belle expression de ce dont l’Homme est capable : Aimer du plus profond de son cœur. Ces expériences auraient pu être destructrices mais elles m’ont au contraire renforcé et elles m’ont aidé à ne pas laisser partir ce qui permet à un adulte de continuer à espérer : le regard de l’enfant qui reste ouvert à tout ce qui est beau, aussi insignifiant soit l’objet… Cet Amour étant le seul liant qui peut résister à toutes les attaques, celles du temps, de la violence et de l’usure…

J’ai choisi de me battre au quotidien pour mettre en valeur la beauté, l’espoir et l’Amour que nous pouvons partager même au sein de l’horreur la plus profonde. Et n’oublions pas un auteur qui a tellement marqué qui nous a enseigné que : « L’essentiel est invisible pour les yeux »…

J’ai dit, Vénérable Maître. 

- See more at: http://www.gadlu.info/planche-maconnique-la-beaute.html

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Published by Eric - dans Planches
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10 mars 2014 1 10 /03 /mars /2014 08:40

La tradition désigne une pratique ou un savoir hérité du passé, répété de génération en génération. On attribue souvent aux traditions une origine ancestrale et une stabilité de contenu. Et Transmettre une tradition c’est, bien souvent, faire un choix présent !

Belle lecture !

« Parler de Tradition, c’est supposer la persistance d’un contenu préexistant. L’Ésotérisme et, plus particulièrement encore, les sociétés initiatiques se réclament d’une Tradition, à tort ou à raison. Les traditionalistes sont ceux qui s’attachent aux valeurs et notions transmises par cette Tradition écrite ou orale. 

La Tradition pour eux est le pré supposé des informations transmises de génération en génération, de doctrines enfermées dans certaines sphères, de pratiques développées dans l’Église depuis le début du christianisme. Pour d’autres, comme Guénon et Tourniac, cette Tradition est bien antérieure à tout récit biblique ; elle appartient au plus lointain des siècles, elle transcende toutes valeurs actuelles.

L’âge d’or et la Chute

 Au-delà des vérités historiques, la Tradition, ou plutôt le recours à la Tradition, a valeur de mythe. La Tradition primordiale est celle de l’âge d’or, celui d’avant la chute, lorsque l’Homme disposait de tous ses pouvoirs. Ce mythe se retrouve dans de nombreuses écoles, religions et sociétés. C’est aussi le mythe de l’Eden, du Paradis perdu, Paradis où l’Homme avait un statut divin. Cet état l’amenait sinon en Dieu, du moins en présence de Dieu. Puis vint la chute, par erreur ou par sacrifice. La chute engendre la création telle que nous la connaissons.

La chute explique et excuse la faiblesse humaine, mais en même temps lui donne la certitude d’une réintégration possible. C’est parce qu’il a été que l’Homme pourra être. Promesse d’un retour, retour de l’enfant prodigue, résurrection lors du jugement dernier. La Tradition prend toute sa valeur à travers le mythe qu’elle véhicule.

La Tradition Universelle

Certains auteurs, comme Madame H.P. Blavatsky, ont tenté une synthèse des traditions, traditions d’Orient comme d’Occident, tentant par là de découvrir une Tradition Universelle. En créant la Théosophie, Madame Blavatsky et à sa suite Annie Besant affirment que les religions sont des méthodes pour la recherche de Dieu. L’homme parfait doit acquérir les perfections inhérentes à chacune des religions. La Théosophie prenant pour base la Morale et la Religion, disposant d’enseignements spécifiques des Maîtres devenait la base de la religion et de la morale, en se référant à un passé plus lointain, au-delà de l’ère chrétienne où Théosophie signifiait Brahmavidya.

Pour Guenon, la Tradition Primordiale égalise la tradition chrétienne avec les autres traditions. Mais Guenon préfère utiliser le terme de « Religio perennis » ou Religion primordiale, car le premier terme exprime une réalité intrinsèque en reliant le terrestre au céleste. Il s’agit de la recherche d’une réintégration et d’une quête d’un état originel perdu, où Guenon veut établir des Centres dépositaires du Graal et des centres secondaires en relation avec la Connaissance.

Les anti-guénoniens, les religieux, les mystiques et les rationalistes, s’opposant aux traditionalistes ont démontré les contradictions, les erreurs et les fictions d’une telle démarche.

La quête de la Tradition universelle

Cette recherche, qui équivaut à la recherche symbolique de la Parole perdue, débouche sur un assemblage transculturel qui se voudrait universel parce que transcendant les particularismes de chacun des systèmes étudiés. Sans négliger les apports de telles démarches, il nous paraît plus opportun de chercher à dégager les apports de chaque Tradition au regard de son propre champ symbolique.

Faire référence à une tradition consiste à se rattacher à une lignée, à un sens, parfois même un contre-sens. Le sens donné par l’histoire ou par une histoire n’est jamais le même. Nombre de sociétés dites initiatiques font référence à une histoire plus ou moins ancienne où se mêlent des faits avérés et d’autres mythiques. Si tel est le cas, c’est dire l’importance que prend pour certains ce « chaînage » dans le travail initiatique. Le sentiment d’appartenir à une chaîne ininterrompue, qui relie l’adepte à de grands ancêtres fondateurs, est certainement un élément qui flatte l’Ego. Mais nul ne peut remonter bien loin sans dévoyer. Si l’initié en reste là, ce n’est pas très efficace d’un point de vue ésotérique.

En abordant le problème de la Tradition d’un point de vue technique, se relier à elle équivaut à se situer hors de l’espace et du temps profanes. C’est changer de système de référence et donc avoir accès à une réalité différente, ce qui est le premier pas sur le chemin initiatique. Il s’agit de l’abandon des métaux, de l’abandon des principes de réalité et du champ référentiel ordinaire. Déstructuration sans laquelle aucune avancée ne peut se faire sur le chemin de l’initiation. A partir de là, guidé par le mythe fondateur, le néophyte peut commencer à parcourir son chemin initiatique qui sera le sien propre car issu de sa propre expérience.

L’Egrégore et la Tradition

Un autre aspect développé autour de la Tradition est la notion d’Egrégore. L’efficacité d’un Egrégore repose sur la cohérence du groupe. Cohérence au niveau de l’identité, des objectifs, cohérence dans le temps et par delà le temps.

L’Egrégore peut être comparé à une entité autonome, vivante, ayant une qualité, une personnalité, un type d’action spécifique et disposant d’une énergie propre plus ou moins grande. L’Egrégore tire son énergie de l’énergie psychique de chacun des membres de l’association qui le nourrit. Etant autonome, il perdure tant qu’il est alimenté et pour nourrir un égrégore, quoi de mieux que le recours à la Tradition qui assure le maintien des formes à travers le temps.

Ainsi, se relier à une tradition, c’est pouvoir encore bénéficier ou subir l’énergie d’un égrégore. Chaîne qui relie les adeptes d’une société par-delà le temps et l’espace. C’est l’Egrégore qui donne sa coloration, son esprit, son « ambiance » à une assemblée humaine. L’énergie disponible sur un chemin spécifique dépend de la qualité d’intégration de l’individu à l’Egrégore qui préside à ce chemin. Mais toute médaille à son revers : ce qui relie est aussi ce qui enchaîne. Ce qui peut être une aide dans une voie spécifique est également une entrave pour tous ceux qui veulent s’en écarter. La question étant bien sûr faut-il s’en écarter ? Elle n’est pas simple aujourd’hui où les valeurs sont bouleversées et des repaires immuables changent.

Contenus, rituels et symboles.

Assez proche de la notion précédente est la supposée efficacité des contenus traditionnels. Autrement dit, le recours à la tradition suppose la faculté de bénéficier de l’expérience des aînés qui nous ont précédés sur la voie. Notion très proche de celle de la transmission d’un savoir profane, si les modes d’apprentissage de la connaissance ésotérique se limitaient à ceux d’un savoir technique, ce qui est loin d’être le cas. L’approche suivante est plus intéressante.

L’efficacité des rituels dépendrait de leur répétition. L’utilisation de certains symboles, consacrée par l’usage, serait d’autant plus efficace qu’elle reposerait sur une tradition ininterrompue. La persistance des formes agissantes par-delà le temps et l’espace tirerait sa force de son « inscription » dans un champ cohérent. On parlera d’inscription dans l’Astral ou de champ morphogénétique selon que l’on s’intéresse aux vieilles formules ou à des travaux scientifiques plus récents (cf. R. Sheldrake, Éd. Rocher, 1985 : « Une nouvelle science de la vie »).

Un autre abord nous est proposé par la psychologie classique. Les symboles sont le langage de l’inconscient. Ils nous permettent une certaine forme d’échange avec lui. Les symboles traditionnels sont d’autant plus puissants qu’ils reposent sur des archétypes, constituants structurels de la psyché humaine.

A l’inverse certaines formes usées n’ont plus aucune efficacité et les utiliser s’avère sans effet. L’Hermétisme se différencie de la psychologie classique lorsqu’il utilise le symbolisme de façon active, inductive. Ce sont le rituel, les figures magiques, les mandalas orientaux ou occidentaux. Représentations du Monde et de l’Homme, du Macrocosme et du microcosme qui, parce qu’ils ont une structure essentielle commune, peuvent se répondre. Flux incessant qui va de l’intérieur vers l’extérieur, du haut vers le bas. C’est aussi l’étroite interdépendance qui existe dans le travail alchimique entre le travail opératif et le travail sur soi. Ainsi, le Grand Oeuvre est autant une réalisation spirituelle que matérielle et cette dernière ne peut exister sans la première. 

Le recours à la Tradition primordiale, c’est s’enquérir du fond premier, à l’origine du concept (de nature archétypal), commun à toutes les traditions. En échange, toutes les traditions ne sont pas équivalentes, ce qui est en haut n’est plus toujours comme ce qui est en bas. C’est aussi rechercher une certaine pureté et transfiguration, celle supposée des Origines, mais surtout celle qui résulte du travail de séparation, après que la matière soit passée au Feu. Ainsi l’homme s’oriente vers la perfection, même si elle reste constamment à parfaire. La quête de la Tradition est surtout une quête du Soi en soi. C’est une quête du sens de l’être et de l’existant.

Planche maçonnique de Loge Maçonnique René Guenon, de la Grande Loge Suisse Alpina (GLSA) à Lausanne. 

Source http://www.gadlu.info/quest-ce-que-la-tradition.html

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 07:54

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 10:04

Mes parrains, ont pensés avoir trouvé en moi un terrain fertile à l’initiation maçonnique, après ces quelques mois passés dans le silence je vais vous livrer ma réflexion sur le thème : les semailles en terre fertile
Je me souviens du temps ou dans mon monde profane j’avais projeté la création d’un club destiné aux échanges d’idées. Ou une fois par mois on se réunirait avec un thème défini sur lequel chacun apporterait le fruit de sa réflexion. Ce projet n’a pas vu le jour. Un de mes parrains connaissait mon projet ; et c’est de ces conversations et de notre longue relation qu’il à découvert en moi un probable terrain fertile.
Semer pour récolter, encore faut il que la terre soit réceptive, qu’elle enferme dans son intérieure les qualités à procréer, qu’elle ait reçu au préalable une attention particulière, il faut l’entretenir, pour qu’elle apporte en retour ce dont on est en mesure d’attendre, même si une terre inculte peut être cultivée, il est préférable de rechercher celle qui donnera le meilleur d’elle-même. Les graines jetées par le semeur sur le chemin d’errance ne germeront pas alors que les graines tombées sur une terre fertile donneront des épis “paraboles de jésus “
Je prépare mon jardin intérieur, la graine de semence sera progressivement nourrie
Le temps ne compte pas, je m’enracine solidement pour puiser au plus profond de moi l’énergie nécessaire à fortifier mes connaissances. Cette période est le reflet de l’apprenti que je suis, chaque tenue, chaque formation, apporte les engrais utiles pour fortifier la semence qui est en moi ; selon Galien, la semence provenait du cerveau. Cette théorie sera répandue au moyen-âge. La moelle épinière s’étend du cerveau au phallus et de là provient la semence, lisons nous dans le Bahir. La semence symbolise la puissance de la vie, et de la vie humaine ne peut descendre que ce qui caractérise l’homme, son cerveau, siège de ses facultés propres. (Le Bahir cet ouvrage est composé à partir de sources orientales peu connues, les pages les plus remarquables sont celles qui contiennent les énoncés sur le masculin et le féminin) ; je suis enfoui dans les entrailles ; j’ai des moments de doutes, à quelle profondeur suis je, est ce que je parviendrai à me frayer le chemin qui me fera trouver la lumière.
Je visualise chaque partie de mon corps comme une terre fertile, ou je cultiverai toutes les vertus et les petits bonheurs bénéfiques à mon épanouissement, j’apprends, je découvre, comme un nourrisson dans le ventre de sa mère attend patiemment le moment propice à sa naissance.
La femme symbolise la capacité d’engendrer la vie, semblable à celle de la terre fertile et nourricière qui produit les moissons, si les semailles sont semblables à l’acte sexuel qui féconde la femme, les cycles de la nature (phases lunaires, saisons, récoltes) répondent aux cycles de la vie et de la reproduction ; la femme est semblable à la terre et son ventre est lieu de création qui identifie la vie humaine avec la vie végétale ;
Les mythes et rites de la mort et de la fécondité sont une autre approche du paradis perdu .Il ne s’agit plus du paradis des origines, mais du paradis qui nous attend après la mort physique. Dès le paléolithique moyen, (période la plus ancienne de la préhistoire, caractérisée par l’industrie de la pierre, la chasse, et la cueillette) on observe que l’homme se préoccupe non seulement des vivants mais aussi des morts. Empruntons à J Prévert cette phrase « la vie est dans la mort et la mort est dans la vie » Elle résume les mythes et rites de la mort et de la fécondité.
Au commencement était la vie, la mère, la grotte. C’est le mythe de la Terre- Mère et des hommes vivant dans la terre ; Ici encore plusieurs symboles s’interpénètrent : l’embryon animal ou humain vivant un certain temps dans le ventre de sa mère, la végétation dont les racines et les graines germent et se développent au sein de la terre nourricière, les hommes et les femmes soumis aux rites de passages de l’adolescence ou de l’initiation au cœur de la grotte.
D’innombrables déesses mères ont été découvertes dans les sites préhistoriques depuis 40000 ans, inaugurant un culte de la fécondité qui trouvera toute son ampleur avec les premières civilisations agraires. Le mythe de Perséphone n’est que l’héritier de traditions bien plus anciennes (à la question d’où provenait l’essentiel des richesses depuis le néolithique : se dit de la période de l’ère quaternaire, qui termine la préhistoire et qui se caractérise surtout par l’organisation en village et la technique de la pierre polie entre 5000 et 2500 av JC .jusqu’au XVIII siècle la réponse est claire, de la terre. C’est pourquoi autour de cette longue période, le pouvoir et la politique se sont organisés autour de la maîtrise de la terre et des hommes qui la cultivent, un pouvoir fondé sur la maîtrise des territoires ; L’homme met en valeur la terre, la terre produit les richesses, les richesses accroissent la puissance de la société, la puissance aiguise les convoitises et le cycle perpétuel des guerres des civilisations agraires)

Quelle action symbolique peut on rencontrer ?

Cela me fait penser à la spirale de la vie : symbolisée par les deux
Solstices : st jean d’été annonçant la fin de la croissance, le temps est venu de récolter : et la st jean d’hiver annonçant la fin de la vie végétale tout comme dans le tableau de loge, ou le passage de la porte est une véritable renaissance, une nouvelle vie commence à peine franchie on aperçoit les colonnes surmontées de trois grenades entrouvertes; ou un seul grain de grenade a suffit à Perséphone, fille de Déméter pour rester lies aux enfers ;
Dans la symbolique maçonnique la terre est un des quatre éléments, chacun d’entre eux a une fonction ambivalente, comme tout symbole selon la manière dont on l’aborde, la terre est plus considérée comme l’image du concret contrairement aux trois autres éléments (l’air, l’eau et le feu) qui sont nécessaires aux semailles. Si la terre qui représente une forme arrêtée dans l’espace, (selon les scientifiques), peut être qualifiée de statique, les trois autres éléments par lesquels le récipiendaire est éprouvé et purifié, seraient ils dynamiques?....
L’épreuve de la terre, première épreuve du candidat à l’initiation vécue dans le cabinet de réflexion ; ce lieu de méditation qui met en scène tout ce qui concerne la mort, permet de faire une incursion dans sa tombe avant l’heure donnant ainsi l’impression d’être enfoui au sein de la terre, l’eau et le pain représentent les éléments nourriciers, solides et liquide, le pain évoque le symbolisme du grain de blé, dont la germination au sein de la terre aboutit à la floraison après avoir connu un long travail de pétrissage avant d’arriver au produit fini .
Dans ce lieu de méditation apparaît le mot V.I.T.R.I.O.L (visita interiora terrae rectificando invenies occultum lapidem) ce qui signifie descend dans les entrailles de la terre, au plus profond de toi même et trouve le noyau insécable sur lequel tu pourras bâtir une autre personnalité, un homme nouveau, j’attends ma germination lente et progressive avant de me frayer un passage pour trouver la lumière et continuer à grandir
Je me construis progressivement, je suis en train de travailler ma pierre brute, j’utilise pour ce faire mes outils de maçon ciseau et marteau ; cette longue période d’apprentissage m’a appris combien il était important de se retourner en moi même de laisser le temps au temps ;
Les premiers rayons de lumière apparaissent ; la récolte approche, je me suis enrichi, ainsi, ne pas s’instruire, donc ne pas chercher à évoluer, rester sur ses acquis, ses certitudes et laisser son esprit en jachère, c’est rester au bord du chemin, abandonner la voie, mourir en esprit comme le blé semé au bord du chemin. Cette période m’a apprise combien il était nécessaire d’accomplir un travail sur soi et maintenant je comprends combien il est important de bien semer si l’on veut récolter le fruit de son travail.
Je pense que l’atelier a mis tous les éléments nécessaires à ma disposition, afin que je sois en mesure de bien me réaliser de me construire, de dégrossir ma pierre brute et de m’assumer comme maçon. Il convient donc que je continue, car le chemin est sans fin, avec des embûches, mais je commence à comprendre et à réaliser que c’est à mon tour de semer autour de moi.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 06:29

Invocation préalable

Timée « Tous les hommes, pour peu qu’ils participent tant soit peu à la sagesse, quand ils sont sur le point d’entreprendre une affaire petite ou grande, invoquent toujours de quelque façon la divinité. Et pour nous, qui allons discourir sur le Monde, dire comment il est né, à plus forte raison nous faut-il, si nous ne perdons tout à fait à l’esprit, appeler à l’aide les Dieux et les Déesses, les prier que nous propos soient toujours, en tout ce qui les touche, conformes avant tout à leur pensée, et en ce qui nous concerne, logiquement ordonnés. Touchant les Dieux, que telle soit donc notre invocation. Et, en ce qui nous touche, invoquons-les aussi afin que vous saisissiez bien vite et afin que, moi, j’expose le plus clairement possible ce que je conçois sur le sujet ».

La méthode symbolique est une méthode de décryptage. C’est même une méthode fondée sur ce que les anglo-saxons appellent le « story telling ». En racontant une histoire fondée sur des mythes, allégories, cosmogonies, cette méthode permet d’expliquer ou de comprendre la création du monde, les comportements humains de tous les temps et du nôtre en particulier. Et la formation maçonnique est dans le fond une formation à la méthode symbolique comme le souligne si bien Jean Mourgues (in La pensée maçonnique, pages 106 et 107).

Mais nous n’avons accès à cette formation que parce que nous traversons le voile de l’initiation et que nous comprenons en entrant en atelier, dans la loge, que « tout y est symbole ».

Mieux encore, ces symboles – parce qu’ils nous font prendre conscience du « story telling » sacré créé par le rituel d’ouverture et qui se conclut par le rituel de fermeture – verbalisent et conceptualisent à la fois les archétypes qui fondent notre compréhension du monde comme de notre existence propre.

1 – La clé de voute

C’est dans cette perspective que se place la pierre originelle « petra genitrix » ou encore « matrix mundi ». Cette pierre, nous l’avons appris récemment, est symbolisée par la lettre K. A la fois pierre de tête de l’alphabet, symbole de l’androgynat des origines, pierre travaillée ou kephas, qui représente Kephren ou Kether, c’est-à-dire pharaon et les mondes célestes, la pierre est dans son acceptation symbolique la clé de voute de toute construction temporelle ou spirituelle.

En hébreu c’est à la fois la pierre de tête et la pierre d’angle, la compréhension du principe divin et de l’unité. Ainsi dans l’histoire de Job, la pierre angulaire est aussi bien la pierre du fondement que celle qui permet de fermer l’arche et soutenir ainsi les pieds de l’édifice.

« Voici je vais dans Sion ériger une pierre de fondation, une pierre éprouvée, une clé de voute, une pierre d’angle solidement fixée. Quiconque s’y appuiera ne sera pas réduit à fuir » Esaïe 28-16.

C’est la pierre de l’hôtel construit par Abraham au moment du sacrifice d’Isaac. C’est la pierre sur laquelle Jacob a posé sa tête et qu’il appela Béthel – Beth-el : Maison de Dieu. C’est la pierre angulaire du premier temple et c’est celle sur laquelle est construite l’Eglise.

Dans la tradition des bâtisseurs, la première pierre est la pierre d’angle, celle sur laquelle va reposer tout l’édifice. Elle est celle par laquelle tout commence, elle matérialise la volonté de l’homme de rendre grâce à l’éternel. Mais cette pierre est aussi celle par laquelle tout finit.

La même pierre, qui sert de base à l’édifice, lui sert en effet de clé de voute. D’une certaine manière elle exprime ce que dit la table d’Emeraude « tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas ». Et elle marque l’union de la terre avec le monde céleste car elle assure la cohésion de tout l’édifice : elle est placée au sommet. Elle est Kéther, la couronne, l’expression de la parole créatrice, prophétique.

2 – Les deux piliers

La clé de voute ou pierre d’angle ne saurait exister sans les deux piliers et réciproquement. Depuis l’aube de la civilisation, le passage du profane au sacré est marqué par la ligne que déterminent les deux piliers.

Dans l’art, l’architecture et les cosmogonies on trouve toujours deux colonnes ou des piliers qui sont ainsi des symboles archétypiques permettant l’accès ou la transition vers des lieux saints ou sacrés.

Par exemple, dans la Grèce antique, il s’agit des colonnes d’Hercule qui, selon Platon, marquent l’entrée dans l’Atlantide. Francis Bacon écrit dans La nouvelle Atlantide (1622) « la ville des élus se distingue depuis le sommet des plus hautes montagnes sur terre. Les Dieux et les savants y sont ensemble dans le bonheur éternel, on ne peut y entrer qu’en traversant les piliers symboliques d’Hercule et dépasser en les traversant l’incertitude terrestre pour entrer dans l’ordre parfait de la sphère céleste ».

Pour la construction du temple le Roi Salomon fit appel, on s’en souvient, à Hiram et c’est dans la Bible qu’il faut chercher la description des deux colonnes, en décrypter le symbolisme, sachant toutefois que l’architecture du Temple de Jérusalem reprend le plan des temples égyptiens du nouvel Empire.

Dans ce contexte, les deux colonnes étaient bien situées devant la porte du Temple de Salomon et non à l’intérieur. Rappelons nous cependant que dans le Livre des Morts de l’Ancienne Egypte, les colonnes se situent à l’intérieur même du lieu sacré ; les deux colonnes symbolisant alors la connaissance des mystères et remplissant une fonction de « coffre des secrets ».

Mais retenons également ce que l’on peut lire dans le manuscrit Dumfries n°4 vers 1710. Il reprend ce que nous dit la Bible : « Il dressa deux colonnes sur le devant du temple, l’une à droite, l’autre à gauche : il nomma celle de droite Jakin et celle de gauche Boaz » (Les chroniques II 3-17). Il fabriqua les deux colonnes en airain, continue le Livre des Rois. La première Jakin signifie « il établira » et la seconde Boaz signifie « en force ». Jakin est aussi le nom du premier grand prêtre du Temple et Boaz celui de l’arrière grand-père du Roi David, si l’on en croit toujours l’Ancien Testament. Et ces deux colonnes ou piliers ne font pas que marquer le passage du monde profane dans le monde sacré. Ils sont aussi le lieu où peut se dérouler l’initiation elle-même.

Ainsi, dans un fragment de manuscrit de la Mer Morte, connu sous le nom de Brontologion, il est fait expressément référence au secret des piliers et au rôle qu’ils jouent dans l’intronisation des « messies sacerdotaux et royaux ».

Pour les Esséniens, il n’existe pas en effet un seul chef pour construire une communauté ; une seule composante pour conduire sa vie. Il faut que chacun d’entre nous, mais plus particulièrement le ou les responsables de la communauté, acquièrent la double dimension sacerdotale et royale.

Le message que nous adressent les colonnes J et B se résume donc ainsi : « acquiert la dimension spirituelle ou sacerdotale, le pouvoir sur toi-même mais aussi sur la matière et les autres, c’est-à-dire la dimension royale. Sois à la fois un Homo sapiens et un Homo faber et tu pourras alors venir mettre ta tête sur la pierre originelle et devenir un Homo « prophètes ». Mais le parcours qu’il te faudra accomplir est celui que symbolisent dans la loge les plateaux des officiers avec évidemment les combats qu’il faudra mener pour que du « ça » émerge le « soi » et que nous renaissions ainsi à nous-mêmes. C’est ce que traduit le schéma que j’ai intitulé « Arbre ou labyrinthe de construction de la personnalité ».

Conclusion

Ainsi maintenant, comme des constructeurs, nous sommes prêts à œuvrer. Avec nos matériaux spirituels et physiques. « Grâce à eux, nous achevons de nouer la trame du raisonnement qu’il nous reste à faire. Revenons encore une fois brièvement au début, et retournons rapidement au point même d’où nous étions parvenus ici. Et tâchons de donner comme fin à notre histoire une tête – une pierre – qui s’accorde avec le début, afin d’en couronner ce qui précède. Or, ainsi qu’il a été dit au commencement, toutes choses se trouvant en désordre, Dieu a introduit en chacune par rapport à elle-même et dans les unes par rapport aux autres, des proportions. Celles que définissent les colonnes ou piliers. Car jusqu’alors, nulle d’entre elles ne participait en rien de l’ordre, si ce n’est par accident : aucune absolument n’était digne de recevoir aucun des noms que nous leur donnons maintenant, comme feu ou eau ou quelqu’un des autres noms de ce genre. Tout cela, c’est Dieu qui l’a d’abord ordonné, jusqu’à ce qu’en fût formé ce tout, vivant unique, lequel contient en lui-même tous les vivants mortels et immortels. Car Dieu lui-même en a été l’artisan » (Timee).

Source : http://www.glcs.fr/le-symbolisme-sacre/

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