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8 juillet 2013 1 08 /07 /juillet /2013 06:45

Imaginons mes FF\ le Maitre des Cérémonies sans sa canne :
Vous n’entendrez plus ses coups résonner dès le parvis pour vous réclamer le silence. Il marchera différemment, sans sa canne pour rythmer ses pas et ainsi favoriser votre concentration. Il y manquera une certaine dignité a la fonction.
Bien que celui-ci maitrise parfaitement le rituel pour que la cérémonie se déroule dans les meilleures conditions, celle qui lui transmet l’autorité et la connaissance de la marche terrestre, qui lui confère une symbolique soulignant l’importance de son rôle et de sa fonction, c’est moi, la canne du Maitre des Cérémonies.

Je représente l’un des symboles les plus anciens et les plus constants de la royauté et des divinités. Dans le monde profane, j’apparaît comme arme magique, sceptre royale, instrument d’appui, d’équilibre, de soutien, de mesure et de châtiment.
En franc maçonnerie, je symbolise l’axe qui relie le céleste et le terrestre, qui soutient le ciel et descend dans la terre. Je représente l’autorité matérielle et spirituelle, la maitrise des énergies célestes et terrestres. Je suis le trait d’union entre ces deux forces, comme objet permettant d’accomplir les miracles du ciel sur la terre parce que je touche le ciel par un bout, et la terre par l’autre.
Tout comme cet autre puissant symbole de la Vie et de la Verticalité, c.à.d. l’Arbre, qui met en communication les trois niveaux du cosmos, c.à.d., le souterrain à travers ses racines, la surface à travers son tronc, et les hauteurs à travers ses branches, j’établit un rapport entre la terre et le ciel à travers l’Homme.

Celui qui me tient a une fonction juste et généreuse mais son autorité doit s’exercer dans la stricte observance du rituel.
Mon Maitre, qui est en fait le Maitre des Rituels, a un rôle important dans le bon fonctionnement de la Loge, tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel. Il relie les deux plans permettant aux FF\ de passer avec aisance de l’un à l’autre. Il veille à ce que la Loge soit prête pour les cérémonies aussi bien que pour les tenues régulières. Il introduit les Officiers et les FF\ lors des entrées rituelles, et intervient lorsque l’ordre supérieur l’exige. Il connaît l’ordre cosmique ou sa représentation géographique sur terre projeté a l’intérieur du Temple, il règle les déplacements dans le corps de la Loge en veillant a la prédominance de l’ordre universel. Il est la représentation des lois divines et le garant de l’ordre maçonnique. Il est libre de ses pulsions émotionnelles, libre de ses idées , libre de son corps pour exécuter avec conscience les gestes justes qui correspondent a l’harmonie éternelle et qui ont été confiés dans le rituel maçonnique.

Lors de ses déplacements en Loge, mon Maitre est conscient de ses pieds et du sol, du mouvement de ses jambes, concrètement et symboliquement. Il devient conscient de l’énergie qui circule dans son corps et de l’être qui l’habite. Tous les déplacements en Loge devraient être exécutes avec le conscience de l’être ou la vigilance nécessaire à éveiller cette conscience. Mon Maitre est le symbole de l’ordre cosmique et maçonnique qu’il respecte et illustre dans ses manifestations au sein de la Loge. Il assiste le VM:.pour que la descente de la lumière respecte cet ordre. Tout comme l’aveugle qui frappe le sol devant lui avec son bâton, mon Maitre fait de même quand il avance en Loge. Il est aussi un guide qui a la sagesse de savoir qu’il est aveugle et a besoin pour avancer vers la lumière, en plus de ses deux jambes, d’un troisième support, sa canne.
A l’ouverture et à la fermeture de la Loge, cette marche est assistée par l’Expert qui connaît l’ordre universel et recueille l’énergie nécessaire à la défense de l’harmonie et de la fraternité.

Je suis un prolongement de mon Maitre.
Il me tient toujours fermement dans sa main droite, et mes coups sur le sol sont synchronisés de façon naturelle avec chaque troisième pas.
Mon Maitre en marche nous rappelle que, tout comme le pelerin sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle, si on n’avance pas, on n’atteindrait pas notre but. Le FM\ a besoin d’être activement animé par la pensée et le sentiment de son but de lumière pour se mettre effectivement en mouvement. Et ici, cela veut dire se mettre en mouvement intérieur, effectuer le pèlerinage de l’attention, s’orienter et ne plus avoir ni pensées ni émotions ordinaires, mais chercher a être toujours plus proche de son Etre et de celui de ses frères.

A l’ouverture des travaux, le VM\ invite les FF\1er et second Surv :. et les FF\ Expert et M\d\C\ à l’assister parce qu’aucun homme ne peut avancer seul sur le chemin de la vérité. L’égrégore de la Loge s’établit alors, et vibre d’une puissance spirituelle intense qui se transfère dans l’âme des FF\. C’est le moment le plus fort du rituel ou chacun réalise intérieurement la Connaissance jusqu’à son degré le plus élevé.

La franc maçonnerie ne prétend pas que l’homme est pur esprit et elle n’exige pas qu’il possède uniquement une vive intelligence. Chacun de mes coups rappelle que le franc maçon doit également avoir un caractère fort et actif pour exprimer dans la société et dans la famille les idéaux les plus élevés.

Chacun de mes coups qui résonne est un ancrage dans la terre de la création céleste, une manifestation de l’au delà. Chaque coup vibre en notre cœur pour éveiller la sagesse, la force, et la beauté. Chaque coup qui résonne annonce que le rideau va se lever et le jeu d’en haut va se jouer en bas. Le haut et le bas se sont rejoints en moi, symbole de l’arbre de vie qui réunit en l’homme les énergies universelles.

A ce moment sacré de l’ouverture de la Loge, le franc-maçon découvre la liberté en lui, et rejoint la réalité cosmique. Il ne cherche pas a réaliser l’expérience de « Dieu » tel que l’entendent les religieux du monde profane, mais à vivre une expérience réelle et lumineuse, – la connaissance de soi-même.
Pour lui rappeler les exigences de sa voie de bâtisseur, de chercheur et de travailleur inlassable, l’épée de l’Expert et moi-même, nous formons un immense équerre symbolique au dessus de l’autel des serments pour magnifier le travail initiatique à ce moment ou chacun se retrouve à sa plus haute réalisation spirituelle. L’épée est signe de noblesse et du courage des chevaliers, et l’arme idéale pour livrer un combat intérieur. Ensemble, nous inspirons le franc-maçon à parfaire et de consolider sa révolution intérieure, et lui rappelons que cette attraction n’est ni un abandon religieux , ni foi aveugle, mais une œuvre, de raisonnement, de connaissance, et d’ordonnancement intérieur.
Nous lui rappelons également que durant toute la tenue, le travail et les interventions doivent être constructives et nobles.

Pendant l’allumage de la loge par mon Maitre, je suis intrigué par l’absence de la quatrième lumière autour du cœur de la loge, et j’en ai discuté avec mon Maitre. La question reste ouverte et il existe plusieurs interprétations à ce sujet. Une des explications pour ce vide est qu’elle ne serait pas sur le même plan que les autres et serait donc invisible quoi que bien remarquable. Elle est présente mais impalpable, lumineuse mais ailleurs. Elle se trouve au-delà des trois autres piliers, à l’orient sur le plateau du VM\ sur l’axe du pilier Force. Elle est la flamme primordiale qui brille avant l’ouverture et continue à briller après la fermeture des travaux, et est source des autres lumières de la Loge.
Elle représente la Vérité.

Mais ou est le pilier qui la supporte ? Tout comme le pèlerin qui utilise sa canne à la recherche de la Vérité, et qui découvre celle-ci pas à la fin du voyage, mais pendant son déplacement vers l’intérieur de lui-même, je me demande si je ne suis pas ce quatrième pilier qui relie le spirituel au matériel, et qui nous guide vers la lumière à travers une réflexion sur la Force, la Sagesse et la Beauté.
On a aussi supposé que ce pilier invisible est représenté par l’épée de l’Expert qui capte le mieux et le plus les énergies de la Loge sur sa pointe et qu’il transmet tel une antenne de relais, aux quatre points cardinaux de la Loge en les redistribuant et en fonction des besoins de chaque Frère,.
Et ce travail commencé dans le temple se poursuit en dehors. L’épée de l’Expert et moi-même, la canne du Maitre des Cérémonies, nous sommes les seuls instruments qui restent actifs après la clôture des travaux. Ainsi, nous continuons l’œuvre inlassablement dans le parvis et dans la cité, l’épée menant un combat sans relâche en notre intérieur, et moi la canne assistant dans ce mouvement intérieur, nous permettant ainsi à avancer en toute sérénité vers la lumière.

V\ M\, J’ai dit.
source :
www.ledifice.net

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Published by Jean Eric DRUETZ - dans Planches
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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 05:56

Le Maître de Cérémonie dirige et la cérémonie, en veillant à son bon déroulement, en canalisant l'entrée de la loge et en y maintenant le bon ordre.

Habillé d'un décor avec sautoir qui représente en son centre une canne. Il est nommé à chaque nouvelle année maçonnique par le Vénérable Maître .            

 Comme Hermès et Moïse, il porte le bâton de commandement ou canne.

 Ce bâton représente l’axe du monde qui soutient le ciel, tout en reposant sur la terre, mais aussi l’axe qui relie le céleste et le terrestre. Il représente l’autorité matérielle et spirituelle, la maîtrise des énergies célestes et terrestres. Il est le trait d’union entre ces deux forces, comme objet permettant d’accomplir les miracles du ciel sur la terre parce qu'il touche le ciel par un bout, et la terre par l’autre.

 Tout comme cet autre puissant symbole de la Vie et de la Verticalité, l’Arbre, qui met en communication les trois niveaux du cosmos, le souterrain à travers ses racines, la surface à travers son tronc, et les hauteurs à travers ses branches, la canne établit un rapport entre la terre et le ciel à travers l’Homme.

 Il la tient fermement dans sa main droite, et ses coups sont synchronisés de façon naturelle avec chaque troisième pas.

 Le Maître de Cérémonie en marche nous rappelle que, tout comme le pèlerin sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, si on n’avance pas, on n’atteindrait pas notre but.

 Le F\M\ a besoin d’être activement animé par la pensée et le sentiment de son but de lumière pour se mettre effectivement en mouvement. Et ici, cela veut dire se mettre en mouvement intérieur, effectuer le pèlerinage de l’attention, s’orienter et ne plus avoir ni pensées ni émotions ordinaires, mais chercher a être toujours plus proche de son Être et de celui de ses FF\ car Le Maître de Cérémonie, qui est en fait le Maître des Rituels, a un rôle important dans le bon fonctionnement de la Loge, tant sur le plan matériel que sur le plan spirituel. Il relie les deux plans permettant aux FF\ de passer avec aisance de l’un à l’autre. Le Maître de Cérémonie est aussi assisté du F\Terr\qui garde l’épée relevée, connaît l'ordre universel et recueille l'énergie nécessaire à la défense de l'harmonie de la fraternité.

 Il veille à ce que la Loge soit prête pour les cérémonies, aussi bien que pour les tenues régulières.

 Il introduit les Officiers et les FF\lors des entrées rituelles, et intervient lorsque l’ordre supérieur l’exige.

Il connaît l’ordre cosmique ou sa représentation géographique sur terre, projetée à l’intérieur du Temple, il règle les déplacements dans le corps de la Loge en veillant à la prédominance de l’ordre universel.

 Il est la représentation des lois divines et le garant de l’ordre maçonnique. Il est libre de ses pulsions émotionnelles, libre de ses idées, libre de son corps pour exécuter avec conscience les gestes justes qui correspondent à l’harmonie éternelle et qui ont été codifiés au rituel. Lors de ses déplacements en Loge, le Maître de Cérémonie est conscient de ses pieds et du sol, du mouvement de ses jambes, concrètement et symboliquement. Il devient conscient de l’énergie qui circule dans son corps et de l’être qui l’habite.

Tous les déplacements en Loge devraient être exécutés avec la conscience de l’être ou la vigilance nécessaire à éveiller cette conscience.

Le Maître de Cérémonie est le symbole de l’ordre cosmique et maçonnique qu’il respecte et illustre dans ses manifestations au sein de la Loge.

Il assiste le Vénérable Maître pour que la descente de la lumière respecte cet ordre. Tout comme l’aveugle qui frappe le sol devant lui avec sa canne, Le Maître de Cérémonie fait de même quand il avance en Loge.

Il est aussi un guide qui a la sagesse de savoir qu’il est aveugle et a besoin pour avancer vers la lumière, en plus de ses deux jambes, d’un troisième support, sa canne.

Puis le Maître de Cérémonie , le F\ Terr\ ainsi que les FF\ premier et deuxième Surv\ aident le Vénérable Maître à ouvrir la loge. Ce n'est pas simplement ouvrir le temple ou les FF\ sont rassemblés, mais plutôt ouvrir l'esprit et rassembler ce qui est épars pour en faire une unité.

Ainsi ouvrir la loge, c'est procéder à notre ouverture d'esprit. Le rituel lui à pour but d’harmoniser les forces, de permettre une concentration vers un même objectif, de combler le fossé qui pourrait exister entre l’intérieur et l’extérieur.

L’enceinte une fois fermée devient un lieu consacré.

C’est donc avant même le départ, une invitation pressante à cultiver le regard intérieur, à se connaître, soit même.

Chaque FF\devient acteur, un acteur qui vit intensément son rôle. Entouré de mystère ; cette attitude agît sur la nature même de l’individu et son sens secret.

 Alors dans les parvis le Maître de Cérémonie invite au silence, avant "l’abandon des métaux".

 Petit aparté sur le symbolisme des métaux : il est bien évident que par métaux, nous parlons de ce à quoi nous sommes attachés dans le monde matériel comme des passions qui tentent sans cesse de nous asservir, c’est-à-dire les choses futiles, négatives et impermanentes. Là, ils ou elles, ne sont absolument plus nécessaires ni dans la loge, ni dans notre cœur.

Cette invitation rituelle permet de passer d’un état extérieur à un état intérieur.

Le Maître de Cérémonie gère l'attente, ménage l'énergie qu'il va ensuite contribuer à répartir sur les colonnes. Il va fixer le mouvement des FF\autour de l'axe vertical du zénith au nadir. Car la circulation empêche l'écart de l'axe central ou tout est un, provoque la concentration, favorise le silence intérieur et le travail auquel nous invite le Vénérable Maître .

Après un instant de silence, un coup de canne au sol, le Maître de Cérémonie appelle les App\et les invites à le suivre. Le coup de canne plonge les FF\dans une autre atmosphère, afin de les faire bénéficier de l’action qui va se dérouler. La musique prédispose l’esprit à la contemplation des choses divines.

Lorsque l'on pénètre dans le temple, seule une faible lumière scintille et il est nécessaire d'avancer pour que cette petite flamme parvienne à un éclairage total.

Il convient que la circulation dans le temple suit un sens déterminé. Les FF\sont obligés d’être conduits afin de ne pas s’éloigner de la voie, dans la crainte de s’égarer, de tomber dans l’abîme qui peut- être situé de tout côté.

Le sens est donné en considérant que le F\regarde l’Orient, car il vénère et cherche la lumière, le soleil naissant. En fait le temps profane ne compte plus. Car nous sommes dans un symbolisme solaire et aussi bien l’évocation de l’heure que l’orientation du temple, la disposition des FF\ la position des colonnes témoigne de l’observation du soleil. Notons d’abord que la porte du temple est placée à l’Occident, car le maçon vient des ténèbres, du monde profane pour venir vers l’O\, à la recherche de la lumière.

À l’O\se situe le paradis terrestre. Mais pour y parvenir, il faut passer entre les colonnes. Il ne faut pas oublier que l'atmosphère d'une loge est créée à partir d'actes rituels, d'objets symboliques disposés selon un ordre bien déterminé. Puis vient le tour des Comp\ qui siègent sur la colonne du midi, face aux App\. Ils se mêlent aux maîtres et se séparent des App\.

Enfin vient le tour des MM\, le F\Secr\, le F\Orat\, les FF\1er et 2ème

Surv\ et le Vénérable Maître en dernier. Le parvis demeurera convenablement éclairé par une bougie. Le Maître de Cérémonie accompagne les FF\dans leurs déplacements, ainsi que les FF\ visiteurs, de la colonne vers l’O\. Au sein de la loge, il est le seul à circuler et nul ne se déplace sans être accompagné par lui. Il porte les messages du F\Secr\au Vénérable Maître allume les flambeaux à l’annonce faite par les trois lumières de la loge, le Vénérable Maître et les deux FF\Surv\        

A l’Occident, de chaque côté de la porte de la loge, se trouvent les colonnes, appelées en initiales J\et B\ chaque surveillant siège près d’une colonne.          

Les chandeliers toujours associés au ternaire Soleil, Lune, Vénérable Maître . La lumière artificielle fige les choses, la bougie les anime. À la lueur des bougies, tout se met à vivre. Le moi intérieur sonde tout et s’ouvre à l’intégralité de l’arc-en-ciel du réel. Il balaie toutes les couleurs pour ne voir que le noir le plus sombre au blanc le plus pur. Elle suppose d’abord un élargissement du regard. On se focalise sur la voûte céleste tout en gardant les pieds sur terre. La bougie est un puissant symbole ; on y trouve le feu, symbole d’énergie, puis la flamme qui monte symbole d’élévation spirituelle (regardée depuis toujours comme le symbole de l’âme, de la purification).

L’atelier s’éclaire progressivement pour atteindre sa pleine illumination lors de la troisième lumière. On allume le delta. Après s’être croisés, les deux FF\Surv\vont remonter vers l’Orient, vers la lumière. Les deux FF\Surv\éclairés à l’Orient par le Vénérable Maître réfléchissent la lumière à chacun des FF\.

A l’O\ brille l’étoile flamboyante qui porte en son centre la lettre G, fortement éclairée. Dans la loge les individualités qui y évoluent, s’effacent devant le temple qui s’érige peu à peu. L’égrégore de la Loge s’établit alors, et vibre d’une puissance spirituelle intense qui se transfère dans l’âme des FF\. C’est le moment le plus fort du rituel ou chacun réalise intérieurement la Connaissance jusqu’à son degré le plus élevé. Les travaux se déroulent.

 Arrive la fermeture des travaux. Le Maître de Cérémonie et F\Terr.: passent pour recueillir les oboles et faire circuler le « Sac aux Propositions » en même temps que le « Tronc de laVeuve». Enfin ils se placent devant chaque lumière d'ordre, pour les éteindre aux ordres du Vénérable Maître  Le tableau de loge est recouvert. Le Vénérable Maître quitte le plateau suivi par tout les FF\.; À la sortie le Maître de Cérémonie et le F\ Terr\ se font face pour une dernière fois. Sur les parvis le Maître de Cérémonie frappe un coup de canne au sol « Mes FF\un instant de silence avant la reprise de nos métaux » … C’est le moment où il faut se remémorer les travaux de la tenue, en garder l’essentiel pour renouveler notre regard sur le monde et l’éventail des possibles. Dernier coup de canne, nous sommes dans les parvis, la tenue est terminée.

Dom\Par\

Source : http://www.ecossaisdesaintjean.org/article-la-partition-du-maitre-de-ceremonie-97674647.html

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:25

La circumambulation aussi appelée plus rarement circambulation, vient du néologisme latin formé des mots CIRCUM ( autour) et AMBULARE (marcher), ce qui donne CIRCUMAMBULARE donc marcher autour.
Le dictionnaire la définie, comme étant une pratique religieuse consistant à faire à pied le tour d’un sanctuaire.
La CIRCUMAMBULATION, s’avère être un rite universel commun à de nombreuses traditions. Elle semble avoir été, originairement et primitivement un rite de pluie.
Le maître des cérémonies, désigne la personne qui dirige une cérémonie, une fête, une soirée ou un spectacle. Une cérémonie suggère une activité « porteuse » de multiples significations rituelles qui se déroule à l’occasion d’une circonstance spécifique. Un rituel est une répétition, exécuté dans le cadre d’une tenue, à formes fixes, chargée de significations symboliques. Le rituel est réglé, fixé, codifié et le respect de la règle garantit l’efficacité du message et de sa symbolique.
En Franc-maçonnerie, le Maître des cérémonies, est membre du collèges des officiers, il est responsable du bon déroulement de la tenue. Le Maître des cérémonies est très présent dans le temple, il le prépare en fonction du rituel, il y accueille ses frères et est chargé d’accompagner tous ceux qui doivent, pour quelques raisons que se soient, se déplacer dans le temple.
Ce déplacement se fait dans le sens des aiguilles d’une montre, et en gardant le centre à sa droite. Ce sens de rotation, est appelé dextrocentrique solaire plus communément dextrogire, par opposition au sens contraire appelé sinistrocentrique ou lévogyre.
En Franc Maçonnerie, la CIRCUMAMBULATION définit les règles à respecter lorsque nous nous déplaçons dans le temple, nous pratiquons la CICUMAMBULATION solaire.
Précédés du Maître des cérémonies, les Francs Maçons doivent se déplacer avec ordre et rigueur, dans le sens prévu par le rituel, par exemple, l’entrée ou les déplacements en loge, s‘effectue toujours en partant du pied gauche, tout du moins, pour ce qui est du R.E.R. La notion de marche ( plusieurs pas consécutifs) est primordiale et liée à la CIRCUMAMBULATION. Le pas, c’est un engagement, ne dit-on pas s’engager sur un chemin lorsque l’on fait le premier pas. Le pas est la première véritable transmission que reçoit l’initié de la part du second surveillant.
La circulation à l’intérieur du TEMPLE s’effectue autour du tapis de loge, elle nous rappelle le voyage initiatique que nous devons finir, mais nous désigne surtout l’axe, cet axe est symbolisé par l’espace sacré délimité par les trois colonnes, ce symbolisme est extrêmement puissant car il représente un point inaccessible, moteur de l’univers et invite à la verticalité, a la recherche par le haut autrement dit à l’élévation spirituelle. Le fait de tourner autour du tapis nous fait réaliser, par le mouvement, un cercle.
La plus part du temps, elle s’effectue dans le sens des aiguilles d’une montre, et en gardant le centre à sa droite. Aller vers la droite est en général considéré comme bénéfique, regarder à gauche c’est se tourner vers le passé, par conséquent ce qui est concerne la gauche est appréhendé du coté « mauvais » ne dit on pas se lever du pied gauche, ou encore passer l’âme à gauche. Il ne faut surtout pas confondre le coté gauche avec, l'entrée en loge au R.E.R qui se fait avec le pied gauche qui a une tout autre signification. (coté coeur).
Ce mouvement donc, le cercle, est un mouvement sans fin ou l’on se retrouve immanquablement au point de départ. D’ailleurs le propre du cercle c’est de n’avoir ni début ni fin. Elle symbolise les différents cycles de la vie, de l’univers, la rotation apparente du soleil, de la lune, de la vie, de la mort. Le sens giratoire de rotation et tout à la fois solaire et de vénération. On se déplace de la gauche à la droite pour maintenir constamment à sa droite le point sacral.
La CIRCUMAMBULATION :
- les Hébreux la pratiquaient autour de l’autel ;
- les Arabes la pratique autour de la Ka’ba, de la Mecque, reprenant en cela un rite préislamique ;
- les Bouddhistes la pratique autour des stûpa (le Bouddha l’avait faite autour de l’arbre de Bogh Gaya) ;
- les Tibétains (Bön-Po et Lamaïstes) autour des temples, autour des chorten ;
- les Cambodgiens tournent autour d’une maison neuve, autour d’un autel ;
- le roi tourne autour de la capitale dont il prend possession ;
- l’Evêque catholique n’en fait-il pas autant autour de l’église qu’il consacre ?
- le prêtre autour de l’autel qu’il encense ;
- la circumambulation est pratiquée largement en Inde ;
- en Chine elle l’était par l’Empereur dans son Ming-T’ang ;
- elle est connue des populations central asiatiques et sibériennes ;
- c’est après une circumambulation autour du pilier céleste que s’unit le couple primordial selon la mythologie nippone.
La CIRCUMAMBULATION du Maître des Cérémonies ne se fait pas uniquement autour du tapis, car lors des cérémonies de réception, les trois voyages sous l’égide du maître des cérémonies en font parties, au Régime Ecossais Rectifié. La marche se fait dans un sens précis, a savoir de l’occident à l’orient par la voie du NORD et de l’orient à l’occident par la voie SUD, de façon à avoir la droite du corps vers le lieu très SAINT.
Respecter les pas, et appliquer avec rigueur, la CIRCUMAMBULATION permet à chaque frère de retrouver ses repères dans l’univers, afin de ne pas se perdre. En nous conformant au sens du rituel, nous créons l’unité, nous créons l’ordre, à partir du chaos.
Et pour conclure vénérable Maître, je crois que la circulation est logique et porteur de sens symbolique, pour chaque frère et pour l’atelier en son ensemble.
Le respect de la CIRCUMAMBULATION pour chacun d’entre nous, montre la rigueur et l’attachement, que nous vouons à notre rituel et témoignent aussi du sérieux des travaux, qui sont accomplis dans notre respectable loge.
J’ai dit Vénérable Maître
source :
www.ledifice.net

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 05:50

Il est un symbole en loge qui a toujours éveillé ma curiosité, celui de la canne de la MAITRESSE DES CEREMONIES, il rythme les tenues et se révèle le guide indispensable des multiples déplacements dans le temple.
Depuis la nuit des temps le bâton a marqué l'histoire et ses innombrables références jalonnent les Mythes et les légendes.
Le bâton apparaît dans la symbolique sous divers aspects, il peut être une arme, une arme magique, un soutien de la marche du pasteur, du pèlerin, ou l'axe du monde.
Suivant les époques et son utilisation, il sera crosse, sceptre, houlette du berger, gourdin Vajra chez les bouddhistes, bâton de feu, de foudre ou de tonnerre, objet de correction ou de soutien, symbole de commandement, de justice, de stabilité, il représente dans le culte du bouddhisme au TIBET, le caractère indestructible de l'esprit.
Il me rappelle l' itinérance des compagnons bâtisseurs et matérialise le soutien de quiconque marche beaucoup sur les chemins raboteux. Il est aussi dans les légendes de sorcellerie la baguette magique indispensable aux bonnes et mauvaises fées. Mes sœurs ce midi, tels des pèlerins, je vous invite à partir en voyage autour du mythe du bâton, de son usage à travers les civilisations et de la symbolique qui s'y rattache.

Rappelez vous :

l'homme primitif eut raison du feu en frottant deux bâtons, du moins c'est la version retenue par la raison des hommes mais il est une légende qui dit que le feu fut offert aux hommes par PROMETHEE qui le déroba à ZEUS en le cachant dans un bâton creux. .
L'apparition du bâton comme symbole à travers ce mythe va traverser toute l'histoire humaine jusqu'à nos jours.
Attribut à l'Origine du Dieu APOLLON, le bâton est alors le symbolisme du caducée
et ne portait qu'un seul serpent enroulé autour d'un bâton- massue ,le symbolisme du serpent est très ancien et a toujours été associé à l'idée de la mort et de la vie, son venin peut aussi être un remède .C'est peut être là l'explication du caducée médical dans l'association serpent bâton. Le serpent représentant le remède tenu secret tandis que le bâton symbolise la Vie.
Il figure aussi la naissance de toute forme de science à travers le gnomon qui à l'origine n'est qu'un bâton planté verticalement en terre marquant la course des heures et le passage des saisons que l'on observe par son ombre portée au sol.
Il permet de se positionner dans le temps et dans l'espace, on peut savoir l'heure et Le lieu où nous nous situons à partir d'un simple bâton figé en terre.
Le bâton était également symbole de pouvoir des déesses et de leur éternelle jeunesse et prenait la forme d'une tige de papyrus.
Dès le XIVème siècle avant notre ère le bâton dans la main de MOISE trace l'histoire du peuple hébreu, il est une arme redoutable dont se sert le pharaon, sceptre de force et de puissance, que le Seigneur dans l'épisode du buisson ardent va démystifier: "Le Seigneur dit à Moïse : "Qu'as-tu à la main ?" "Un bâton", dit-il. "Jette-le à terre. Le bâton devint serpent et Moïse s'enfuit devant lui. Le Seigneur dit à Moïse : "Etends ta main et prends-le par la queue". Moise obéît et le serpent redevint bâton dans sa main. C'est avec ce bâton que Moise frappera par deux fois le rocher MEREBA et ouvrira les eaux du NIL. C'est grâce au bâton que MOISE fera jaillir les sources dans la traversée du désert. La Bible en fait l'archétype de la transfiguration de l'âme par l'esprit divin.
Dans L'Egypte ancienne, le sceptre, symbole royal dans le monde entier était à l'origine un bâton fourchu destiné à tuer les serpents. Dès l'époque pre-dynastique, il devient symbole divin.
Le sceptre est l'attribut du pouvoir et de la dignité suprême. Il a pour origine le bâton de commandement des divinités et des conducteurs d'hommes. C'est une verticale qui symbolise l'homme en tant que tel, puis sa suprématie en tant que chef, enfin le pouvoir reçu d'en haut. C'est le modèle réduit de la colonne du monde.
Dans de nombreux rituels, la canne des officiants a rempli des fonctions précises et souvent reliées à la purification comme dans le zoroastrisme : "Le rite s'opère dans un espace ouvert, délimité par des sillons, à l'intérieur duquel sont creusés des trous pour l'écoulement des eaux purificatrices et disposées des pierres où peut s'asseoir le candidat, tandis que le purificateur se tient hors de l' enceinte et verse l'eau au moyen d'un gobelet maintenu par une chaîne rattachée à une canne." Dans l'iconographie hindoue, le bâton revêt tous ses sens, arme entre les mains de plusieurs divinités mais surtout de YAMA, gardien du Sud et du royaume des Morts, juge suprême des actes des êtres humains, Il est alors appelé DANDA et joue le rôle de contrainte et de punition. On le retrouve dans la légende de Kuafu, hercule de taille gigantesque qui marchait si vite qu'il semblait avoir des ailes.
Kuafu lança un défi au soleil et entreprit de le rattraper. Il était porteur d'un bâton. Plus il s'approchait de l'astre solaire, plus il avait chaud et soif. Il allait le rejoindre, mais du s'arrêter pour se désaltérer dans le Huanghe. D'un seul trait, il absorba les eaux du fleuve, puis celles de la rivière Wei. Comme il avait toujours soif, il décida d'aller vider un lac du nord. Mais, mourut de soif avant d'atteindre l'astre solaire. Son bâton, tombé à terre, se transforma en une forêt touffue.
Dans la chine ancienne le bâton et notamment le bâton en bois du pêcher jouait un rôle majeur, il expulsait les influences néfastes et les forces maléfiques lors de l'avènement de l'année. De couleur Rouge il punissait les coupables. 
Chez les Taoïstes le bâton de bambou à 7 ou 9 nœuds était d'usage rituel et correspondait aux degrés d'initiation. L'initié devait les atteindre tous pour accéder à la Connaissance. En GRECE, l'éducation ancienne faisait qu'à 12 ans un jeune garçon exerçait son corps, sous la direction d'un entraîneur armé d'un long bâton fourchu qui servait à corriger les élèves récalcitrants. Le bâton joue là le rôle de contrainte et de punition, mais peut être aussi une arme exorciste et libératrice.
Dans le mythe de la fondation de l'empire inca, un couple ancestral, Manco Capac et Mama Ocllo , munis d'un bâton d'or , symbole de l'axe, offert par l'astre solaire voyagèrent jusqu'en un lieu magique et précis où selon l'astre il devaient s'arrêter et fonder leur empire.
Le signal serait que le bâton s'enfoncerait sans difficulté dans la terre et démontrerait la conjonction du ciel et de la terre donnée par la verticalité du bâton en tant que facteur masculin et la réceptivité horizontale de la terre en tant que composante féminine.
On rapporte que dans ce lieu mythique qui serait CUZCO se réalisa la confluence de deux énergies, produisant la réconciliation des opposés par l'irruption de l'énergie céleste, divine et axiale.
Mais le bâton n'est pas seulement l'élément bois qui jalonna les légendes, il est aussi un symbole d honneur, arme de défense dans les duels qui opposaient les hommes
Le bâton comme arme de défense n'a point quitté l'histoire, de toutes les époques et au travers de toutes les civilisations on le retrouve
:

. A l'époque de Charlemagne, la constitution, insérée dans la loi des Lombards, ne permettait le duel qu'avec la canne. Plus tard, les gentilshommes préférèrent se servir du fer, et la canne ou le bâton fut laissé aux vilains.
Au Moyen Âge, des duels judiciaires au bâton étaient autorisés pour tous ceux qui n'avaient pas d'épée, sans doute par simulacre des duels qui opposaient de temps à autres certains seigneurs. On retrouve en tout cas trace dans l'iconographie de tels combats, bien que ce soit relativement rare avant le XIVe.
Dans le roman du RENART, vers 1170, le célèbre duel au gourdin, sorte de gros bâton opposant Renart à Ysengrin est singulier en soi car les deux sont de hauts barons à la cour du Roi.
Au XVIème siècle, en Allemagne son usage est lié aux techniques de combat.
Il est aussi, dans le jeu du TAROT représenté par le BATELEUR première arcane majeure du jeu. Il représente le point de départ du chemin et son bâton est un signe actif, de l'initiative individuelle, de conscience et de volonté.
Ainsi le bâton et l'homme ont parcouru ensemble l'histoire de l'humanité et c'est pour cela que le bâton est symboliquement considéré comme étant l'axe du monde, d'ailleurs de nos jours le bâton est toujours un symbole considéré comme axe du monde , parce qu'il soutient la marche du berger ou du pèlerin, il est tout à la fois soutien, défense et guide , et le principal attribut de ces voyageurs et pas seulement de ceux de ST Jacques, car depuis la nuit des temps les pèlerins l'ont choisi pour compagnon
C´est un axe, permettant un repère, signant une autorité. Le symbole est phallique.
Tuteur, maître en initiation, le bâton représente, dans l´inconscient humain, l´autorité légitime, la vitalité, la régénération et la résurrection. C´est aussi un symbole d´exemple et de droiture. Son symbolisme dans notre rituel trouve donc légitimement sa place, dans les mains de La MDC, il marque le rythme de la tenue, guide nos pas sur le pavé mosaïque
qui recouvre le sol de la loge et qu'on ne peut éviter de fouler.

La M des C, à l'image du balancier de l'horloge, est reconnaissable à sa canne verticale, son principal signe distinctif, et aux coups qu'elle frappe.
Ses déplacements ponctuent les temps forts du déroulement réglé de la tenue, elle ne travaille pas seulement pour le juste ordonnancement des choses. Elle est aussi le conducteur des voyages initiatiques. Chargée d'accueillir et d'accompagner toute personne qui entre dans le temple, elle leur ouvre le chemin sur lequel nul ne saurait s'y mouvoir de sa propre volonté. Elle suit les ordres de la VM et conduit les sœurs ou les frères vers leurs places respectives.
Elle interdit toute volonté personnelle quant au trajet qu'ils doivent emprunter et trace, en ce sens le parcours des déplacements en loge.
Pour ma part, dès mon entrée dans le temple, il s'opère en moi un changement, je ne suis plus celle qui il y a un instant attendait sur les parvis, en suivant la canne, je deviens autre comme si elle me purifiait avant d'atteindre les colonnes.
Il m'apparaît certain que lorsque l'une de nos sœurs, voire un visiteur ou une visiteuse de marque prend place sur les colonnes ou à l'orient ils s'y rendent précédés par le Maître de cérémonie armé de sa canne, et que celui ou celle qui arrive n'est pas le ou la même que celui ou celle qui part.
La Canne du MDC, idéalement fabriqué en ébène surmonté d'une boule noire, en contact par le bout métallique au sol, qu'elle frappe lors de ses déplacements est lancée vers le ciel, masculin, qu'il invoque pour se charger en énergie spirituelle et frappe le sol pour la renvoyer à la terre, féminin, siège du matériel.
Tout ce qui est en haut est en bas !!! Le spirituel doit guider nos actions, et notre gestion du matériel.
Si l'on observe cette réalité matérielle, on constate que le blanc et le noir du pavé mosaïque sont alternativement frappés par la Canne comme pour en activer les contenus respectifs, devenus actifs par la vibration du choc de la canne sur le sol.
C'est un message sonore destiné à ceux qui ont des oreilles pour entendre.
Il nous rappelle que l'ébene de la canne représente le Cabinet noir, les ténèbres et que Par sa verticalité, au travers de la boule qui le surmonte elle s'élève au plan spirituel et céleste. Durant tous nos travaux, La canne reste présente et active, la MDC la tenant à ses côtés suivant la règle de l art Royal, qui est un art de vivre, de se comporter, d'aimer selon la règle qui régit l'univers, la vie, la survie et l'évolution de l'espèce.
C'est un office extrêmement riche, riche de symboles, d'expérience mentale et physique, où l'exercice corporel du rituel prend un sens et une dimension particulière. D'ailleurs lors de la tenue les SS , les yeux posés sur la haute canne ou l'oreille attentive à ses ponctuations, attendent que la MDC ait accompli le pas prévu par le rite. Elle est présente à l'ouverture et à la fermeture des travaux où aidée par la sœur experte, elle trace l'équerre au dessus de l'autel des serments
C'est un office extrêmement riche, riche de symboles, d'expérience mentale et physique, où l'exercice corporel du rituel prend un sens et une dimension particulière.
D'ailleurs lors de la tenue les SS , les yeux posés sur la haute canne ou l'oreille attentive à ses ponctuations, attendent que la MDC ait accompli le pas prévu par le rite. Elle est présente à l'ouverture et à la fermeture des travaux où aidée par la sœur experte, elle trace l'équerre au dessus de l'autel des serments. Ce soir mes sœurs, je vous demande de vous joindre à moi pour adresser une pensée chaleureuse à notre MDC qui en accomplissant son office, charge le temple d'énergie positive par les vibrations de la canne, tout en insufflant grâce au rite, la symbolique qui s'y rattache.
J'ai dit

Source : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/1/cannemdc/canne.htm

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 07:46

Les esprits, les divinités, les démons, les anges sont des égrégores, c'est-à-dire des énergies psychiques engendrées par les croyants. Généralement, ces forces psychiques qui habitent le subconscient et l'inconscient collectif asservissent les
hommes et les maintiennent dans des croyances restrictives. Le pouvoir des religions et des sectes repose sur le pouvoir d'attraction de ces égrégores.
Lorsque l'homme prend conscience de la véritable nature des divinités et qu'il réalise que ce sont les hommes qui créent les dieux, et non le contraire, il peut se libérer de leur influence. Dès lors, il peut choisir de les utiliser consciemment pour augmenter sa propre puissance. Le simple croyant est l'instrument soumis des religions, alors que celui qui est initié à la connaissance des égrégores ne se soumet à aucune religion. Il ne se laisse récupérer par aucune secte.
Autrefois, la religion des romains prescrivait d'utiliser la puissance des dieux pour satisfaire ses propres désirs. Les païens ne se soumettaient pas aveuglément aux dieux ; mais ils leur commandaient en maîtres. Ce point fondamental est ce qui différencie l'initié du profane, le polythéiste du monothéiste.
" Les Romains implorent les dieux non pour les honorer, mais pour se les concilier ; non pour avoir la force d'obéir à leur volonté, mais pour les plier à leurs désirs. " (J. Chevalier)
La véritable liberté consiste à échapper à volonté aux égrégores qui nous mettent mal à l'aise et à utiliser sereinement la Puissance de ceux qui nous apporte ce dont nous avons besoin. La recherche du bonheur personnel est le but de l'initié. Peu
lui importe de servir la cause d'une religion. Il communie directement avec l'invisible, sans faire appel aux castes sacerdotales dont le seul véritable souci est le maintient de leurs prérogatives sur les fidèles.
Les égrégores ne sont pas de simples créatures imaginaires, mais des forces agissantes qui se nourrissent des pensées et des émotions de ceux qui croient en eux.
La véritable initiation est la connaissance des égrégores. L'initiation permet de se libérer de l'influence funeste d'un mauvais égrégore et de s'approprier l'énergie positive d'un égrégore bienveillant. Les divinités sont des créatures psychiques autonomes
et immortelles. Les dieux se nourrissent des rites et des rituels que leurs offrent leurs adeptes. La mort d'un culte n'entraîne pas la mort d'une divinité. Même si un grand nombre de divinités païennes ont sombré dans l'oubli au cours des âges, ces créatures
psychiques sont immortelles et continuent de vivre dans les abysses de l'inconscient. Elles s'enfoncent dans les profondeurs, prêtes à resurgir dès que deux ou trois humains s'assembleront pour les réveiller. Plus une religion a d'adeptes, plus il
y a de cérémonies religieuses et plus les dieux acquièrent de puissance. C'est la pratique religieuse qui donne de la force aux dieux. Le mot office signifie devoir. L'office divin est le devoir du croyant qui nourrit la divinité de sa prière. Les dieux sont tonifiés par les pensées, les paroles et les actes des croyants. Les animistes pensent que c'est le sang des sacrifices qui fortifie les dieux. En réalité, c'est l'émotion produite par le rituel. Plus une cérémonie est spectaculaire et plus elle dégage d'énergies psychiques nutritives. C'est l'énergie émotionnelle qui nourrit la divinité. Pour être nourricière, l'émotion doit être véritable, c'est pourquoi les hommes ont fait appel à des symboles puissants, comme le sang du sacrifice. La plupartdes dieux ont été nourrit avec le sang des sacrifices, même Yahvé, le dieu d'Israël. Pour les fidèles de Yahvé, le sang était un aliment tabou réservé à leur dieu.
Le subconscient tient pour vrai ce qu'il perçoit par l'intermédiaire des sens. Il croit ce qu'il voit, sens, entend et touche par le moyen du corps physique. La croyance religieuse vient des profondeurs, elle est involontaire. La foi est forgée par
le réveil des forces abyssales, généralement lors de l'assistance à une cérémonie religieuse riche en émotions. Ce réveil Peut se produire à tout âge, mais c'est souvent pendant l'enfance, quand l'esprit est encore facilement malléable, que naît
la foi religieuse.
Parmi les nombreuses religions qui existent ou ont existé, les religions polythéistes sont les plus ouvertes, parce qu'elles admettent l'existence d'une pluralité de divinités. Les religions les plus sectaires sont les religions monothéistes qui n'admettent
qu'un seul dieu et nient l'existence des autres divinités.
Il est souvent difficile de briser les tabous dont s'entourent les sectes et les religions. La notion de sacré qui enveloppe une croyance, une tradition, un objet, un lieu ou une personne, rend les croyants très susceptibles. Le non-respect du tabou
est considéré comme un grave sacrilège. La violation du tabou religieux déclenche une réaction très agressive de la part des" gardiens de la tradition ", qui sont généralement les membres d'une caste sacerdotale qui craignent de perdre leur pouvoir
et leur autorité ou des propagandistes fanatisés qui redoutent de perdre leurs certitudes. Le tabou religieux repose sur la terreur. Le tantrisme véritable ou voie de la main gauche, qui n'a rien de commun avec le pseudo-tantrisme qui est pratiqué
en Occident, prescrit la violation des tabous pour se libérer des limitations humaines. Son équivalent occidental est le satanisme.
Les principaux interdits du monothéisme biblique et coranique concernent l'adoration d'autres divinités et la liberté sexuelle.

Depuis Moïse, les religions bibliques n'ont pas hésité à profaner les sanctuaires des religions païennes qu'elles exècrent.

" Renversez tous les lieux où les nations dont vous possèderez la terre ont doré leurs dieux sur les hautes montagnes et sur
les collines, et sous les arbres couverts de feuillages. Détruisez leurs autels et brisez leurs statues, brûlez leurs bois
sacrés, réduisez en poudre leurs idoles, et effacez de tous ces lieux la mémoire de leur nom. " (Deutéronome : 12, 1.)
Le but ultime du monothéisme est l'éradication du vieux paganisme, afin d'imposer à tous les hommes une religion universelle
fondée sur la croyance en un dieu unique. C'est essentiellement ce but que visent l'œcuménisme et le dialogue islamo-judéo-chrétien.
Heureusement pour les polythéistes et les hénothéistes, l'unité au sein du monothéisme reste encore une utopie.
Chaque individu est attiré par le groupe qui lui correspond, selon son cheminement personnel et son évolution. Au cours de sa vie, un individu peut rejoindre différentes religions, différentes églises ou sectes et entrer en contact avec différents
égrégores. A la longue, cette quête se révèle libératrice. Seuls ceux qui restent figés dans un dogme ou une tradition se ferment toute possibilité d'évolution spirituelle.
Les divinités sont bonnes ou mauvaises selon les croyances qui les nourrissent. Dans les tous premiers temps de leur création, les égrégores sont mortels, jusqu'a ce que les offrandes et les sacrifices leurs procurent l'immortalité.
Yahvé est un égrégore engendré par le clan abrahamique. Il n'est pas le créateur du ciel et de la terre. Le Dieu véritable, C'est l'Univers, le Tout, le Cosmos. Le mot Vie est préférable au mot Dieu. Il exprime mieux la réalité des choses. La vie
est bonne, elle n'a rien de commun avec Yahvé, l'égrégore pudibond et coléreux qui a été fortifié par les innombrables sacrifices et holocaustes de la religion mosaïque. La Vérité est panthéiste. L'Univers, la Vie n'ont rien de commun avec le dieu d'Israël.
Cette croyance selon laquelle Yahvé est le dieu créateur du monde s'enracine dans la mythologie juive. De nombreux peuples ont imaginé des divinités créatrices. C'est une façon de s'approprier le mystère de la Vie.
Les cathares sectaires jugeaient le monde mauvais et prétendaient que la matière et la chair étaient les créations du diable.
Ils étaient assez proches de la pensée bouddhiste, monastique et ascétique qui rejète la vie et ses plaisirs. Ces sectes ennemies
de la chair haïssent la Vie.
Pour parvenir à une claire compréhension du monde invisible, il faut dépasser toutes les fausses croyances, toutes les superstitions
religieuses. Les chefs religieux n'ont même pas conscience de servir des égrégores et prennent très au sérieux la fonction
" sacrée " que leur défèrent la masse des croyants. Pour entrer en relation avec un égrégore, le clergé n'est pas indispensable.
Chaque homme, chaque femme est capable d'établir une relation personnelle avec la divinité de son choix. Toutes sont directement
accessibles, pour peut qu'on ait quelques notions du phénomène religieux.
La véritable initiation spirituelle consiste à avoir une claire compréhension des égrégores. Cette connaissance libère de
la peur et de la culpabilité. Elle permet d'éviter l'influence des égrégores répressifs, ceux qui ont été créés pour asservir
les masses et de choisir les bons, ceux qui épanouissent l'individu. Les mauvais égrégores possèdent ceux qui leur font allégeance.
La personnalité d'un individu possédé par un égrégore tyrannique est complètement déformée, voire annihilée. Ce genre d'égrégores
despotiques causent des maux parfois irréversibles. L'initié est celui qui est capable d'utiliser la puissance d'un ou plusieurs
égrégores pour rendre sa vie plus heureuse. Il peut aussi créer des égrégores protecteurs qui seront pour lui des alliés de
pouvoir. Le pouvoir de créer des égrégores est enseigné par la science chamanique.
Les sectes et religions sectaires engendrent des égrégores tyranniques qui sont très néfastes. Si on est victime de l'un d'eux,
il est possible de se libérer de leur mauvaise influence. Le secret ? Il suffit d'accomplir les actes que ces égrégores détestent
et ils fuiront loin de vous. Le processus de libération est
simple. Premièrement, couper tous liens avec les adeptes d'une secte ou d'une religion qui nourrit un égrégore malsain. L'important
est de s'abstenir de participer au culte qui fortifie l'égrégore dont on veut se libérer. Dans les premiers temps, après avoir
chassé l'égrégore pernicieux, il est conseillé d'attirer l'influence d'un égrégore antagoniste de l'égrégore funeste. Ce nouvel
égrégore jouera un rôle protecteur. Sans cela, l'égrégore chassé reviendra en force et l'état de la personne sera pire qu'avant.
Par la méditation, l'initié peut se construire une carapace contre tout choc en retour. L'égrégore continu de roder dans le
subconscient, il hante la personne qui l'a chassé de son esprit et cherche une faille par laquelle il pourra revenir occuper
sa demeure.
La meilleure façon de méditer est de s'asseoir en tailleur sur un tapis, face au Nord. Il est préférable d'enlever tous ses
vêtements et de demeurer dans la nudité totale. On choisira un lieu ou l'on ne risque pas d'être dérangé, comme sa chambre
à coucher. Devant soi, il faut placer une bougie allumée et concentrer son regard sur la flamme. Les yeux doivent rester ouvert
et fixer la flamme sans sourciller. Après quelques temps, les yeux s'habituent à cet exercice. Il faut respirer calmement
et faire appel à un ou plusieurs égrégores connus pour leur pouvoir libérateur et régénérateur. On récitera leurs noms mentalement
ou oralement, plusieurs fois de suite, jusqu'à ce que leur présence soi perceptible. Cet exercice doit être renouvelé chaque
jour, de préférence le soir, avant de se coucher. En une ou quelques semaines, le contact sera fermement établi. Une passerelle
sera jetée entre vous et l'égrégore que vous aurez choisi pour vous protéger.
Est initié quiconque connaît le secret des dieux. Seul l'initié est capable de maîtriser ces puissances invisibles. L'initié
sait qu'il existe une multitude d'égrégores. Il est impossible de vivre en société sans entrer en contact avec un égrégore.
L'initié s'efforcera de devenir le temple d'un égrégore qui le conduira vers l'épanouissement personnel et la réalisation
de ses désirs.
La vieille religion naturelle et animiste, c'est le paganisme universel qui nous relie à la multitude des égrégores. La base
du paganisme repose sur la multiplicité des dieux. Dans le paganisme, chaque individu peut trouver la divinité qui lui correspond.
Cette liberté de choix n'existe pas dans le monothéisme. Cette doctrine restrictive est fondée sur l'obligation d'adorer un seul dieu. L'intransigeance et le sectarisme du monothéisme sont directement responsables de l'athéisme grandissant. Dans
l'hindouisme et chez les peuples polythéistes, la foi païenne est demeurée intacte. Des dieux vieux de plusieurs milliers d'années sont présents partout et ils partagent la vie quotidienne des hommes.

Les différents égrégores religieux

Les premiers égrégores religieux ont été engendrés pendant la préhistorique. Les premiers hommes ont divinisé les morts et créé le culte des ancêtres ou mânes. La mort fait peur à tout homme normal. Les morts sont associés à la peur de la Mort.
Dans la pensée religieuse païenne, leur culte permet d'apprivoiser la Mort en s'assurant la bienveillance des défunts. Les premiers hommes ont divinisé les forces de la nature, les éléments et certains animaux. C'est généralement les attributs de férocité ou de puissance de certaines espèces animales qui ont poussé les premiers hommes à créer les premiers égrégores animaux.
Le dragon mythique est une survivance de la connaissance des dinosaures qui existe encore dans le cerveau reptilien de l'homme.
Les reptiles sont à l'origine des mammifères, des poissons et des oiseaux. Les égrégores ou divinités animales communiquent aux hommes la férocité ou la puissance des animaux auxquels ils sont liés. Les égrégores liés aux forces de la nature, permettaient aux premiers hommes de maîtriser leur peur des éléments déchaînés, comme la tempête ou la foudre. L'activité parfois impressionnante
des forces de la nature a inspiré aux premiers hommes le sentiment qu'elles étaient vivantes. De ce sentiment est né la croyance aux esprits de la nature.
L'angoisse de la mort, des forces naturelles ou animales qui dépassent largement la faiblesse des hommes est donc à l'origine des dieux. Les égrégores animaux engendrés par les cultes chamaniques et animistes de la préhistoire vont perdurer avec les religions et magies polythéistes, notamment dans la mythologie égyptienne et dans la mythologie hindouiste. Le culte des animauxsacrés et des dieux animalisés est une caractéristique du paganisme. Seule la mythologie yahviste se montre radicalement hostile aux égrégores animaux des nations païennes.
Dans la religion mosaïque, le sang et la chair de certains animaux domestiques étaient offerts en sacrifices et holocaustes
sur l'autel de Yahvé, le dieu invisible. Le christianisme et l'islam ont hérité de la religion mosaïque sa haine des égrégores animaux. Le catéchisme de l'Eglise catholique veut maintenir une barrière infranchissable entre les hommes et les animaux.
Ces derniers sont jugés inférieurs et indignes de droits. Même l'affection leur est refusée. Ce discours rigide est dans la logique du judéo-christianisme qui s'est toujours montré hostile au culte païen des animaux sacrés. Les égrégores animaux
nous relient à notre passé totémique. Les animaux sont nos frères et beaucoup éprouvent des sentiments proches des nôtres,particulièrement chez les mammifères. Ils ont l'innocence et la cruauté des enfants humains. Les animaux éprouvent la peur,
la souffrance, la tristesse, la faim, la soif, la fatigue, le plaisir, la joie, tout comme nous. De par leurs capacités intellectuelles,
les hommes sont des mutants, mais leur corps est celui d'un primate. L'homme est un mammifère. Il appartient au monde animal.
Les dieux-animaux qui vivent dans l'inconscient profond nous enracinent dans ce monde qui fut le nôtre, autrefois. La civilisation judéo-chrétienne nous a coupé de nos racines animales.

Conclusion
Les dieux, les déesses, les démons existent véritablement, mais les religions officielles nous trompent sur la véritable nature de ces énergies. Car ce sont bien des énergies psychiques engendrées par les hommes. Ce sont les hommes qui créés les divinités grâce au pouvoir du subconscient. Cependant, ces forces ne sont pas des chimères, elles ont une existence réelle dans le psychisme humain. Le moi peut facilement être balayé par les énergies qui habitent l'inconscient. Le subconscient, l'inconscient sont encore des mystères que la science est loin d'avoir complètement exploré. Le monde psychique échappe à notre compréhension du monde. Le paradis et l'enfer existent et ils sont en nous. Ce sont des états émotionnels, des " lieux " qui n'existent qu'en esprit et que seuls des états d'extases mystiques, des transes chamaniques, des altérations de la conscience produites par l'épuisement, les substances psychotropes, les rêves peuvent révéler à la conscience humaine.
La véritable initiation est la connaissance des égrégores. Cette connaissance libératrice donne à l'initié un pouvoir qui lui permet de transcender toutes les religions existantes. L'initié est le maître des dieux parce qu'il connaît leur secret.
Il sait que c'est l'homme qui a créé Yahvé et non le contraire. Cette notion fondamentale libère de toutes les peurs, de toutes les superstitions dont les exploiteurs de l'angoisse existentielle profitent trop souvent. L'initié rejette les dogmes et
les clergés institués qui prétendent détenir et imposer la Vérité. La connaissance libératrice le place au-dessus de toutes les fausses croyances, au-dessus de toutes les superstitions.
L'initié rejette également l'athéisme. L'incroyant se prive de l'aide précieuse apporté par les égrégores religieux. L'athée subit l'influence incommodante d'autres égrégores, sans en avoir véritablement conscience. Il n'y a pas que les égrégores
religieux qui règnent sur l'humanité. Les hommes ont engendré d'autres forces psychiques qui influencent notre volonté. Ces forces invisibles, ce sont les égrégores sociaux, raciaux, nationaux, politiques, familiaux et ceux qui ont été engendrés
par notre propre karma

A vos claviers mes F et mes S

source : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/3/egregore/egregore.htm

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Published by Paule - dans Planches
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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 05:35

L'idée de cette planche est née d'une conversation avec notre F\ Lucien il y a déjà quelques années.
Nous cherchions tous les deux à mieux comprendre ce qu'était l'approche maçonn\., plus précisément à voir comment s'engage I'initiation. Et nous étions tombés d'accord pour dire qu'il s'agissait d'abord de frotter nos cervelles les unes aux autres comme les galets se frottent les uns aux autres sur la plage.
De là est sorti, longtemps après, le récit parfaitement imaginaire de cette planche, une planche très courte.
Etretat est une plage du pays de Caux, que certains d'entre vous doivent connaître, une plage si mystérieuse qu'elle a donné lieu a d'étranges romans, pleins de secrets tels que ceux de Gaston Leroux au début du 20ème siècle et qui connaissent toujours un grand succès.
On sait que si l'on applique à son oreille un coquillage - nous I'avons tous fait dans notre enfance - on croit entendre la rumeur de l'Océan. Ce que I'on sait moins, c'est que I'on perçoit aussi très bien la voix des galets qui couvrent les plages, à Etretat en particulier.
Alors, comment ne pas imaginer que ces galets ont une vie qui leur est propre et que nous ne savons pas reconnaître tant nous sommes abusés par la force des bruits qui submergent nos existences profanes.
Et la première leçon de cet émerveillement, c'est bien qu'il faut rompre avec ce monde de bruits et d'égarement si nous voulons retrouver la voix mystérieuse et secrète de ces galets.
Que disent-ils?
Chercher à le savoir est bien sur ce qu'il y a d'essentiel pour celui qui séjourne au bord de la mer, non comme un touriste ignorant, mais avec la curiosité d'un esprit en quête de connaissance.
Il y découvrira une légende et au besoin il l'inventera lui-même.
Parmi ces voix, celle d'un galet bien oblongue et bien arrondi m'a touché plus que les autres comme si je ressentais avec lui des affinités, sans lesquelles communiquer risque bien de n'être qu'un leurre.
Ce galet racontait a qui voulait I'écouter dans Ie creux de I'oreille, I'expérience qu'il avait connue depuis son origine singulière.
Il était né le jour ou un bloc de calcaire s'était détaché de la falaise de l'Orient, du côté de la Falaise d'Amont comme on l'appelle, suivant une genèse propre, bien sur, aux galets de la côte normande.
En touchant le sol, le bloc avait éclaté et les morceaux s'étaient éparpillés au hasard en se mêlant a des galets anciens - des galets déjà établis - une chute verticale dans la vie du Monde.
Ainsi avait commencé I'histoire d'une Pierre exposée à tous les vents, à tous les chocs, exposée tout simplement à I'aventure d'une Pierre brute perdue dans sa solitude.
Et elle se sentit d'abord vilain petit canard parmi tous ces galets alentour, parfaitement polis.
Tout s'était passé si vite et si brusquement.
Elle avait d'abord connu un choc impressionnant avec la Terre, de nuit, après s'être détachée de la Falaise. Une tempête agitait alors la Manche et l'Eau l'avait recouverte par vagues successives. Et puis au matin, le Soleil, comme une boule de Feu avait ramené le calme en même temps que la lumière et l'avait apaisée dans un éveil qui lui sembla sa véritable naissance.
Cependant, blottie dans son trou et dans son silence, la Pierre brute se comparait à ses voisins et se demandait comment elle pourrait un jour accéder à cette maturité des formes qu'elle contemplait autour d'elle.
Pour l'instant, tous ces galets lui semblaient se mêler mécaniquement, dans la plus grande confusion, sous l'effet de forces extérieures et la petite Pierre brute, tout a son apprentissage, comprit qu'il lui manquait de comprendre faute de connaître et pressentit qu'il lui faudrait beaucoup travailler, beaucoup se frotter pour assumer un jour cette contrainte naturelle.
Et elle pourrait ce jour là passer de sa solitude à une identité partagée, fraternelle.
Elle en était encore loin.
Elle se consolait en observant que d'autre pierre brutes gisaient à côté d'elle, qui l'avaient accompagnée dans sa chute et qu'elles devaient, elles aussi, se mettre a I'ouvrage.
Mais par ou commencer?
Fallait-il forcer le mouvement au risque de s'égarer?
Fallait-il solliciter ses voisins qui, manifestement la laissaient se débrouiller en affirmant a leur manière que c'est par soi-même que l'on apprend et que l'écoute passive d'un enseignement n'apporte que des illusions.
Et puis, quel enseignement pourrait arrondir les angles d'une pierre déchiquetée?
Il fallait se frotter, s'user, se faire au contact des autres et passer par I'expérience que les anciens avaient connue - reprendre et utiliser les outils de la Tradition.
Rude expérience qui commençait dans le climat tonique de cette plage tournée vers le septentrion, éclairée et chauffée par l'effet de la lumière sur les falaises.
Et c'est ainsi que la petite Pierre brute fut saisie, fut parcourue par le désir d'être un galet, ayant soudain l'intuition qu'une parole bien pesée et bien curieuse devait compléter son silence et la mettre en rapport avec les plus anciens galets.
La Pierre brute se mit au travail, prit confiance en elle et libéra d'abord son imagination.
Mais elle comprit avec le temps que l'imagination ne suffisait pas pour donner sens à sa quête, qu'il y fallait aussi une intelligence qui nourrisse de sens ce qu'elle imaginait - sans doute l'intelligence du cœur, qui n'est plus seulement de raison, d'autant plus qu'on s'approchait de l'Automne, qui demande une plus grande solidarité.
Et sans qu'elle s'en rendît vraiment compte, toutes ses pointes aigues, déchiquetées disparaissaient, ses arrêtes s'émoussaient et la Pierre brute se polissait, prenait une forme plus conforme à sa vocation naturelle. Les galets de la plage lui prêtaient maintenant une écoute plus attentive, le partage gagnait, une union invisible s'esquissait qu'elle ressentit comme un encouragement fraternel.
Sa joie fut d'autant plus grande qu'elle comprit que de connaître mieux les autres l'aidait à mieux se connaître elle-même.
Pour l'hiver prochain, elle serait un galet et elle serait du monde à sa place.
Ce qui frappait le plus dans sa métamorphose, dans les passages successifs qui avaient élevé la petite Pierre brute jusqu'à être un Galet, c'était à coup sûr la Foi qu'elle avait montré dans son cheminement et qui avait prolongé, qui avait approfondi la confiance qu'elle avait d'abord acquise pour elle-même.
Ce qui frappait aussi, c'était l'Espérance dont son coeur était pénétré, quels que soient les Vents, les Tempêtes, la Force des Marées ou plus simplement le voisinage de certains galets.
Il lui était arrivé de douter comme il convient, mais la petite Pierre brute avait toujours retrouvé en elle la force d'aller au - delà du doute dans le silence de son face à face avec elle-même - une force qui lui avait permis de travailler et de rejoindre les autres galets, la force d'être aujourd'hui un Galet fort et beau, un vrai galet de collection, mais un peu jeune encore pour être sage comme pouvaient l'être les Anciens, les très Anciens qu'il observait.
Trois jours avant Pâques - le jour du Vendredi Saint - un événement naturel bouleversa Etretat.
Après une nuit de tempête, une Tempête de Fin du Monde, on s'aperçut au matin qu'il n'y avait plus un seul galet sur la Plage.
La nouvelle fut longue à se répandre, sans doute parce qu'elle parut d'abord incroyable. Et puis, à partir de midi, on vit la foule affluer jusqu'au milieu de la nuit.
La tristesse fut grande qui envahit la région et beaucoup dormirent mal cette nuit là.
Mais où retrouver les galets disparus?
Le mystère était entier, comme si l'Esprit avait abandonné la Plage.
La Presse nationale en fit le lendemain de gros titres, le jour même où les galets furent de retour sur la plage.
Que s'était-il donc passé?
Certains y virent un miracle - une façon symbolique d'être en accord avec ces jours de fête.
Les commentaires, les spéculations allèrent bon train.
On finit par expliquer qu'un coup de mer plus violent que d'habitude, un vrai raz de marée avait balayé la plage et entraîné les galets au large, en les précipitant dans des profondeurs nocturnes.
Et puis, un autre raz de marée avait, en sens contraire, reconduit les galets sur la plage, qui avaient donc subi les agressions aveugles de la Nature.
Tout frais émoulu de cette tourmente, notre petit Galet était sorti de l'épreuve tout saisi par une intense émotion, mais peu à peu il se sentit fortifié par cette épreuve et eut conscience de son devoir d'être plus fort pour se libérer des forces aveugles.
Et soudain, élevant son regard, il contempla l'Univers et se rendit compte qu'il ne l'avait jamais regardé, jamais observé comme il le faisait en cet instant.
Il découvrait l'Univers avec des yeux d'Apprenti.
Mes Frères, il est temps, je pense, de s'élever au dessus de ce conte, de le transcender et de retrouver notre rituel d'ouverture au 1er degré - autrement dit, de voir comment le symbolisme du REAA nous intègre chaque fois dans la vérité première de l'Univers, du Temps et de l'Espace et comment ce symbolisme nous prépare à accéder à d'autres connaissances.
Et c'est bien ce que se préparait à découvrir patiemment notre petit galet dans une aventure qui se construirait peu à peu - dans une plage posée comme un Carré long entre l'Orient et l'Occident, le Septentrion et le Midi.
Mais aussi sous cette voûte céleste qu'il contemple du plus profond au plus haut et qui l'invite à s'élever.
En même temps, un monde fermé, mystérieux, à l'intérieur duquel le Galet perçoit que rien n'est connu qui ne vienne de l'intérieur - de l'intérieur de lui-même.
Il découvre tout simplement que l'Univers est un Temple avec le Soleil, la Lune, la Voûte étoilée comme celui où nous nous tenons en cet instant.
Et l'essentiel avec une émotion maîtrisée venue de tout son être, c'est de ressentir qu'il est de cet Univers et qu'il commence le cheminement vers une connaissance nouvelle en quête de Spiritualité- mes FF\ l'ascèse maç\ est une longue patience.

J'ai dit V\M\

Source : www.ledifice.net

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 05:45

Savoir se taire et s'abstenir de parler c'est pouvoir surtout entendre, écouter et ne rien dire (premier travail d'apprenti) ce qui nous donne la faculté de pouvoir penser, réfléchir en toute sérénité et d'abandonner ses préjugés.
Mon premier travail fut de garder le silence pendant presque 2 ans. Se fut un apprentissage très enrichissant, mais pas si facile que cela. Deux ans en gardant le silence fut long et court en même temps. Combien de fois ai-je voulu prendre la parole pour intervenir ?

Il est difficile de se taire lorsque l'on a des choses à dire. Mais si j'avais eu la parole comment aurais-je agi ? Heureusement, ce silence imposé me fut bénéfique afin de pouvoir réfléchir, méditer, approfondir, aller jusqu'au bout de mes idées pour me faire une opinion juste et sage.

Apprendre à écouter,

Cette situation m'a permis d'acquérir une ouverture d'esprit à l'écoute des questions des planches traitées. Il est entendu qu'en ce qui concerne les réponses ce n'était pas seulement une découverte, mais une consolidation de mes pensées.
Bien souvent j'ai été surprise par tout ce que nous savons et que nous ne pouvons pas ou peu exprimer.
Dans la plupart du temps ce qui est propagé lors de la transmission d'une lecture de planche n'est pas du méconnu, mais une forme de connaissance que l'on a laissé se cristalliser.
A cet instant, il est précisément bon de se rappeler et rapprocher ce que nous apercevons dans le Cabinet de Réflexion : VITRIOL.
Il est sage qu'en adoptant cette base et en conjuguant l'écoute et sa propre Recherche culturelle et ou intellectuelle, on puisse en se rectifiant obtenir une approche plus sensible de la vérité.

Retrouver ce qui est en moi n'est pas apprendre dans le sens où l'on acquiert une langue, une technique, une science, ce qui exige une accumulation de données et de mémoire, mais c'est apprendre en écoutant, en regardant et par la suite pouvoir agir avec discernement.

Briser le bloc solide de nos a priori…
Apprendre à écouter, mais bien plus encore la voix qui est en nous et que nous ne pouvons entendre que si l'on fait silence.
En effet le bavardage incessant de nos pensées, nos regards (si nos yeux sont aveuglés par nos soucis), et parfois de ce tumulte intérieur nous empêche de percevoir et de comprendre.
Voir est une des choses des plus difficiles au monde, (nous sommes tellement aveugles, prendre le temps de voir c'est bien aussi).
Voir ou entendre ces deux perceptions sont semblables, voir si on n’entend rien, et entendre si on ne voit rien.
Il n'est de pire aveugle celui qui ne veut pas voir.
Il n'est de pire sourd celui qui ne veut pas entendre.

Ce n'est que lorsqu'on est silencieux, jusqu'au fond de son être, que l'on peut voir provenant de ce silence, comment notre pensée prend forme.
La vie que nous menons comporte en général très peu de solitude, même lorsque nous sommes seuls, nous sommes encombrés par tant d'influences, de connaissances, de souvenirs, d'expériences, de soucis, de chagrins, de conflits qui sont notre quotidien.
Laisser nos métaux à la porte du temple prend là aussi sa signification !

Avoir un esprit libre, qui ne s'attarde pas à acquiescer, à réfuter, à prendre parti dans les discussions, à argumenter sur des mots, mais qui s'attache à suivre ce que l'on observe avec l'intention de comprendre.
Pouvoir regarder, observer, écouter, s'apercevoir au travers des planches qui sont faites que souvent nous nous forgeons une opinion sur telle ou telle personne qui n'est pas ce que l'on croyait.
On apprend aussi à être attentif, à être à l'écoute sans porter de jugement quel qu'il soit
Ce qui évite les notions toutes faites, les a priori.

Parfois un petit sourire, un clin d'oeil font la différence, nul besoin de parler pour se comprendre, ces petits gestes et signes fraternels m'ont encouragée bien souvent. Etre simplement à l'écoute des autres pour mieux se rendre compte, pour apprendre quelque chose ou du moins y réfléchir par la suite.

En vidant son esprit de toutes idées préconçues, on s'ouvre à une dimension différente qui permet de secouer l'engourdissement des habitudes. Garder le silence m'a permis d'être un peu plus patiente et peut-être un peu plus disponible.

La patience il faut la chercher au plus profond de soi, la domestiquer pour atteindre notre but et enfin la savourer, ce qui nous amène au savoir-faire pour le faire savoir. La patience n'est pas innée, elle est pour chacune de nous la récolte d'une vie passée, vécue et à venir.

Il est une règle, un engagement, un devoir en F\M\ où nous devons garder le secret sur tout ce qui est dit, un mutisme sur ce que nous voyons et entendons. Nous devons nous taire, car nous nous rendons coupable de trahison en divulguant ce qui nous a été confié. Nous devons respecter les secrets qui ne sont pas nôtres, au même titre que la propriété d'autrui.
Ce silence observé par les initiés ne porte pas uniquement sur ce que l'on a pu apprendre lors de notre initiation.
La question se pose : Comment dans ses conditions pouvons nous garder un silence ?
Considérant que nous devons transmettre à l'extérieur ce que nous avons appris a l'intérieur !
Existerait- il un silence profane et un silence initié !

Nous devons nous différencier des bavardages profanes empressés d'étaler leur savoir superficiel, du je sais tout, je connais tout. Le silence n'a de valeur par rapport à ce que l'on détient et non ce que l'on divulgue. (transmettre)

Si dire serait trahir, il doit y avoir une façon de communiquer le savoir et la méthode. L'engagement que nous avons pris, c'est-à-dire de garder le silence sur les secrets qui nous ont été confiés sur ce que l'on a vu ou appris et de ce qu'on va voir ou apprendre des secrets.
Néanmoins ces secrets peuvent être révélés à un autre Maçon après avoir vérifié s’il a qualité pour les connaître (par le tuilage rituel, signes, mots et attouchements). De ce fait en reconnaît dans cette femme ou homme un autre soi-même que l'on appelle Soeur ou Frère.
Donc dans ces conditions il n'y a pas violation, rien n'est révélé puisque celui avec qui on a communiqué connaît déjà ce qu'on va lui énoncer par son initiation (le secret).

Secret du mot latin « secretum » de secerno, qui signifie séparer, mettre à part, distinguer.
Est secret par conséquence, ce qui est caché, dissimulé, hors d'atteinte, à l'écart, recouvert, protégé, masqué, voilé, retiré, séparé, disparu, connu d'un nombre limité, confidentiel etc..
Il est donc équivalent du silence et de la discrétion.

Il est une autre forme de silence.

Les yeux bandés lors de mon initiation ou seule l'ouie me faisait percevoir les différents sons.
Désorientée, déstabilisée, j'observais par rapport au bruit, soutenue par des mains amies me guidant dans les méandres de l'obscurité lors des mes voyages.
L'oeil privé de son usage par le bandeau, est compensé par l'ouie, équilibre de l'être humain qui se substitue a la vue.

La pierre qui est cachée que nous devons polir de ses aspérités !

Le secret du grade (signes, mots, et attouchements).
Là le silence n'est pas uniquement une question de bruit et de son, rappelons-nous, en ce qui nous concerne, et pour rester dans l'esprit maçonnique, le fait que 2 personnes ne se connaissant pas, puissent, par un attouchement qui nous est transmis sans qu'aucun mot émane de leurs corps, arriver à rompre le silence.

Le silence est une forme de rigueur, rappelons-nous !

Au premier coup de maillet il se produit un silence total, chacune de nous se tait, s'immobilise et devient attentive, il en est ainsi jusqu'à la fermeture des travaux.
Nous ne pouvons prendre la parole que si nous la demandons en levant la main et seulement sur accord de notre surveillante qui elle-même la demande à notre V.M.

Le silence de transmission.

Parfois le gestuel est plus marquant que la parole, quand nos bras se croisent que nos mains se serrent nous formons la chaîne d'union.
Le silence de l'émotion partagée à ce moment où nous formons la chaîne d'union, cette parfaite communion est une forme de silence qui nous unit.
Ce silence transmit par ce seul geste me comble et me donne une sensation de bien être me permettant d'accomplir mon travail avec plus de force et de vigueur.
J'aime à sentir la pression des mains de mes soeurs qui se trouvent près de moi.
Nous concernant, il est évident que notre chaîne d'union ne peut être interrompue par un regard, par une pensée négative, le silence ne peut être considéré comme véritable silence que si à ce moment précis nous devions quitter l'esprit maçonnique pour revenir à l'esprit profane.

Silence, sujet vaste est varié.
Que veut-il dire ?
Paix, Sérénité, Communion, Humilité, Secret, Indifférence, peur, honte ignorance...
Ou tout à la fois.

Mais le silence a parfois son prix.

Combien de victimes, de morts encore aujourd'hui (les événements nous le prouvent) ?
On se dit que pouvons nous faire toutes seules, bien sur ça nous fait de la peine, on se sent coupable, on se mobilise pour venir en aide, un peu d'argent envoyé et notre BA est faite.
Mais est ce suffisant !

Combien d'enfants maltraités dont nous connaissons la souffrance qu'ils endurent, et nous fermons les yeux pour ne pas avoir à faire « à qui d'ailleurs ? ».
Mais savent-ils qu’ils encourent la non-assistance à personnes en danger.

Ces femmes qui sont battues, violées, qui se taisent pour cacher leurs hontes, leurs désespoirs, leurs peurs.
Devons-nous, avons nous le droit à notre tour de violer leurs silences !

Faut-il garder le silence ?

Ce silence, ce mutisme qui son de la lâcheté contre toutes ses horreurs. Devons-nous nous taire ?
Pourquoi agissons-nous ainsi ? par honte, lâcheté indifférence, ignorance.
Ignorance que nous ne voulons pas entendre par manque d'information, par manque de temps, par manque de pouvoir ou bien peut-être par peur.

Silence ou délation ! dans certaines situations ma position serait d'opter pour la délation...mais dans ce cas, faut-il appeler cela délation ?

Pourtant les vérités ne sont pas toujours bonnes à dire, pour ne pas faire de peine, ne pas choquer, cette peine que nous pouvons avoir suite à un malheur où nous trouvons parfois la sérénité dans le silence d'un temple.
Cette communion, ce silence qui nous entoure nous permet de prier avec ferveur en faisant abstraction de tout ce qui nous entoure.
Le silence dise les règles monastiques est une grande cérémonie. Dieu arrive dans l'âme qui fait régner en elle le silence, mais il rend muet qui se dissipe en bavardage et ne pénètre pas en qui s'enferme et se bloque dans le mutisme.

Souvent le langage est impropre à exprimer la joie, la douleur, le bonheur ou la peine.
Si parler peut communiquer des concepts, des idées, etc…il ne peut qu'exprimer difficilement les sentiments, il ne peut rendre compte qu'imparfaitement du vécu, et du ressenti.
Il y a bien l'autre qui l'écoute, présent à la parole à qui on essaye de faire passer la signification des mots que l'on transmet, leurs sens, mais aussi tous les mots manquants, perdus, oubliés, impossible à dire, à énoncer car ils n'existent pas ou on ne sait pas les exprimer.
Alors le silence s'établit par manque de pouvoir exprimer ce que l'on ressent, un mal être nous consume à petit feu et parfois grande est la difficulté à pouvoir aider.
On se dit « si je l'avais su plus tôt ». Prendre le temps d'observer dans les vrais sens du terme les êtres qui nous entourent et de s'apercevoir du danger pas quand il est trop tard.
Il est en chacune de nous d'être à l'écoute et de regarder le changement qu'il peut y avoir afin d'apporter notre aide, notre soutien, notre amour, notre amitié.

Pour nous F.M. garder le silence vis-à-vis de personnes dont nous savons qu'elles traversent des moments difficiles est antinomique aux valeurs que nous devrions avoir toujours présentes à l'esprit.
Ce silence est égoïste.

Il explique que le silence de transmission, celui qui construit, nous inonde à nouveau.
La chaîne d'union doit être présente à chaque instant et pas seulement dans notre Temple.
Nos soeurs n'aspirent pas au repos, elles promettent de continuer au dehors du Temple l'Oeuvre Maçonnique.

Nous avons toutes fait l'expérience du silence volontaire ou imposé.

L'éducation que nous n'avons pas eue. On se tait bien souvent du fait de notre culture, il vaut mieux parfois ne rien dire que dire n'importe quoi.

A l'école, se taire afin d'obtenir une certaine discipline imposée par nos enseignants.
La meilleure façon d'apprendre et d'écouter.

Dans un hôpital pour respecter le repos des malades.

Au cinéma afin d'apprécier un film, et ne pas gêner les autres.

Combien de fois avons nous entendu à la maison « silence papa dort » ou « silence bébé dort » ! Ce qui me fait penser au foetus qui ne dit rien pendant 9 mois mais qui entend tout.
Il apparaît au monde dans un extraordinaire cri. 9 mois de silence pour préparer ce cri.
Ce cri qui est la vie, mais est-il le cri de la souffrance !

Pour l'apprenti (ne sommes nous pas éternels apprentis) une nouvelle naissance nous a été donnée, tout comme ce nouveau né, nous devons apprendre, mettre en pratique tout ce que l'on nous a enseigné pour enfin pouvoir transmettre à notre tour.

Bien évidemment ce n'est pas de crier qui nous a été demandé, mais de garder le silence, le recul, la réflexion qui nous sont imposés dans le temple par le seul fait que même une Maîtresse demande l'autorisation de parler.

Le silence est le premier élément à la connaissance personnelle.

Alors sachons méditer sur cette maxime dont je ne connais pas l'auteur je cite « Le silence est d'or, la parole d'argent » et comme le dit notre V\M\.

Retirons-nous en paix sous la loi du silence.

J'AI DIT

Source : www.ledifice.net

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 05:15

TTCCSS et TTCCFF en vos degrés et qualités

 

C'est une grande énigme, qui m'interroge, depuis quand les Hommes, sont ils passés du grognement animal à la parole ?
Quand est ce que la répétition de grognements, indiquant soit des objets, soit des situations, est devenu pour la tribu, compréhensive et imitative, par les adultes puis par mimétisme par les enfants. Personne ne peut le dire avec précision, et cela fait partie des grandes inconnues de l'Histoire. Est-ce le développement du larynx, du cerveau ? Nul ne peut le dire. Tout ce que l'on sait, est que le geste accompagna la Parole.
Mais une chose est certaine, ce fut un grand bond pour les Civilisations à venir. De ce temps reculé, il nous reste au 21éme siècle, des exemples encore visibles de nos jours. Chez les peuples Esquimaux par exemple. Compte tenu des conditions climatiques, il est bien évident que seule la Parole pouvait assurer la cohésion du groupe , faute de matériaux pour écrire, le sang séché des animaux n'étant pas très fiable et résistant au grand froid . Aussi chez certains peuples d'Afrique. Il y a un petit nombre de langues et de dialectes qui ne peuvent pas être transposés dans une écriture compréhensible, de nos jours faute de support résistant à la chaleur et à l'humidité mais aussi de grammaire codifiée.
La Parole a donc pendant des millénaires servis de moyen de compréhension et de mémoire pour nos lointains ancêtres. Il est vrai que la mémoire a dû être le seul moyen utilisé pour transmettre ce que l'on nomme l'expérience. Quels sont les fruits que l'on peut manger, quels sont les animaux que l'on peut chasser sans risques, où trouver de l'eau, comment fabriquer et reproduire à volonté le Feu ? Beaucoup d'interrogations mais pas beaucoup de réponses. Ce qui est certain est que la mémoire et la Parole, pendant des siècles furent le lien des premiers hommes.
IL y a environ sept mille ans , entre le Tigre et l'Euphrate, la première écriture reconnue comme tel par les scientifiques, fit son apparition dans le royaume de Sumer, cette écriture, l'écriture cunéiforme, fut le premier signe d'une civilisation reconnue comme une organisation complexe de la société humaine.
L'écriture cunéiforme comprenait environ mille cinq cent signes, pouvant couvrir les besoins vitaux de cette époque, comme le commerce, la religion, les premières lois, enfin tout ce qui concerne l'organisation du royaume de Sumer. On était passé de la tribu au royaume organisé grâce à l'écriture.
Mais ce nouveau moyen de communication était réservé, aux scribes de l'époque ainsi qu'aux prêtres et autres lettrés. On était scribe de père en fils pour éviter la divulgation de cette technique, car la possession de cette pratique était une garantie du pouvoir. C'est grâce à l'écriture cunéiforme, que l'on connaît, ce que l'on peut appeler le premier livre, l'Epopée de GILGAMESH. Epopée qui relate, si l'on en croit les historiens, le Déluge.
Mille cinq cent signes, pour assurer la cohésion du royaume sumérien, c'est beaucoup, mais il faut savoir qu'un même signe pouvait avoir plusieurs significations, en étant associés avec d'autres signes. C'était la première fois que la Parole était figée dans la matière.
Un peu plus tard, en Egypte, une autre civilisation, elle aussi utilisa l'écriture comme support au développement de son empire, les fameux hiéroglyphes. Cette écriture égyptienne, comprenait cinq mille hiéroglyphes, et là aussi savoir écrire et lire était l'apanage des scribes et des prêtres. IL y avait dans ces empires comme d'en d'autres, une séparation entre la Parole et l'Ecrit, l'une étant réservée au plus grand nombre, l'autre réservée à une minorité .
On trouve la même chose à des milliers de kilomètres de ces deux empires, dans le temps comme dans la distance, chez les peuples amérindiens, avec pour certains, une écriture que l'on n'arrive toujours pas à déchiffrer, les QUIPUS des Mayas. Les ordinateurs les plus puissants n'ont toujours pas réussi à comprendre le sens de ces cordelettes et des nœuds qui les composent. Mystère lorsque l'on sait que les Mayas avaient des connaissances astronomiques à peu près équivalentes à celles de nos savants du 19éme siècle.
Avec l'écriture, les civilisations pouvaient transmettre à leur descendance, les acquis de toutes sortes, et de tous les domaines, comme par exemple, les acquis techniques, les acquis sociaux, surtout concernant la succession des princes, les acquis religieux, les acquis philosophiques et d'autres. L'expérience des hommes n'était pas perdue, mais surtout elle devenait codifiée et transmise pour le futur, assurant ainsi la pérennité des civilisations.
Mais voici l'exception qui confirme la règle : le royaume des Incas, qui ne possédât pas un système écrit, au grand désarroi des historiens, qui ne peuvent faire que des hypothèses sur cette civilisation. Les chercheurs pensent que les Incas ont préférait la Parole à l'Ecrit, dans tous les domaines d'activités de la vie quotidienne. Je pense qu'il faut une extrême rigueur de la mémoire, pour transmettre tous les éléments composants la vie sociale, et que cela impose, si je puis dire des gardiens de la mémoire. Le moins que l'on puisse dire et autant que l'on sache, la société Inca était une société rigoureuse. Mais la Parole au fil des siècles perd forcément de son intensité et de son intégrité, car faisant appel à la mémoire, il est inéluctable qu'il y est une déperdition modifiant le sens initial de la Parole.
De nos jours, en Afrique, il y a encore des Peuples qui fonctionnent toujours avec la Parole et ce malgré les efforts d'alphabétisation des gouvernements. Que l'on songe à l'arbre à palabre.
Durant le Moyen Age, il y a eu mélange des deux, et la société médiévale, a toujours utilisé, et le droit coutumier, basé sur la Parole et le droit écrit, comme les canons de l'Eglise.
Un peu d'histoire sur l'écriture ; tout d'abord sur les supports utilisés, en premier lieu la pierre, mais d'une utilisation peu pratique, ensuite l'argile, plus facile mais plus fragile, puis le papyrus, facile à utiliser, léger et rangeable, puis le papyrus, cher et d'un usage délicat, puis les végétaux, biodégradables à souhait et en fin le papier.
Sur le papier, selon la tradition chinoise, le papier fut inventé en Chine en 105 apJC . C'est en 751 que le secret de la fabrication du papier se répand, d'abord de l'Asie Central, au Moyen Orient puis il atteint l'Occident au 12éme siècle, et par exemple en 1348 les français créent la première fabrique à Troyes. Mais son usage est encore cher, moins cher que le parchemin mais quand même, le papier reste coûteux.
Mais la grande avancée de l'écriture reste la transformation des idéogrammes, en lettres d'alphabet. On ne peut pas dire que les Phéniciens soient les inventeurs de l'alphabet, mais 3000 ans avant JC, l'alphabet phénicien est pratiquement l'ancêtre de tous les systèmes alphabétiques du monde occidentale dépendant du bassin méditerranéen (alphabet grec, cyrillique, étrusque et latin) Il comporte 22 lettres avec un système phonétique simple et démocratique. Byblos reste dans le langage moderne comme l'exemple type.
Indiscutablement l'écrit a permis l'essor des civilisations, en rationalisant les moyens de communications, en passant de l'idéogramme, plein de concepts variables, à la lettre plus consensuelle par le plus grand nombre. Sans trop se tromper on peut penser que l'alphabet phénicien, est presque l'enfant du commerce phénicien, en permettant d'avoir un langage compréhensible par le plus grand nombre pour les différentes opérations commerciales (une petite digression, on parle au 21éme siècle de mondialisation, mais au temps de Phéniciens, il y avait déjà la mondialisation : du bassin méditerranéen, jusqu'en Chine et plus)
Voici maintenant une chronologie générale sur l'écriture
-3300 Tablettes sumériennes d'Uruk au sud de la Mésopotamie le plus ancien témoignage d'écriture
-3200 naissance du système hiéroglyphique égyptien
-2300 Pictogrammes des sites de Moenjo-dajo et Harappa considéré comme étant à l'origine de l'écriture proto-indienne
-2600 A Fara et abou-slabikh, premiers textes proprement littéraires
-2000 Le sumérien apparaît comme langue parlée en Mésopotamie
-1800 Existence en Grèce d'une langue retrouvée sur des tablettes
-1600 Système hiéroglyphique hittite
-1200 Apparition d'un alphabet de 22 lettres au Yémen
-1000 L'alphabet phénicien de 22 lettres se répand en Méditerranée et en Inde
-700 Adaptation par les Etrusques de l'alphabet grec, pour donner naissance à l'alphabet Latin
-600 Ecriture hébraïque, " hébreu carré "
-300 En Inde, deux écritures alphabétiques : le brahmi et la kharosthi se répandent et se diversifient en Asie centrale du Sud Est, au Tibet et Indonésie
-200 Décret de Ptolémée V sur une stèle, en hiéroglyphes, en démotique et en grec.
C'est la fameuse pierre de Rosette.
0 Invention du papier en Chine

Je passe sur une partie de cette chronologie pour arriver aux dates suivantes plus importantes.
+1000 Invention en Chine des caractères mobiles d'imprimerie en céramique.
+1100 Fabrication du papier en France
+1400 Gutenberg imprime la Bible (1455), l'imprimerie révolutionne la diffusion des livres et du savoir. Le papier va remplacer peu à peu le parchemin.
On peut dire à la lecture de cette chronologie, que les Phéniciens furent les premiers à fixer les sons de la Parole par des caractères grossiers.
De nos jours l'écriture devient électronique, mais dans cent ans, qu'en restera -t-il ?

La Franc-maçonnerie

Nous avons aussi notre écriture " carrée " peut être d'origine hébraïque ? Mais il faut bien le dire que de nos jours, elle n'est plus utilisée, ni même connue ou comprise par l'ensemble des SS et des FF. Si on laisse de côté le domaine des relations administratives entre les Loges et les Obédiences, basé uniquement sur l'écriture, toute la partie rituelle se fait par l'utilisation de la Parole, du son et du verbe.
IL y a des Loges ou les planches sont lues de mémoire en regardant le pavé mosaïque.
En cela nous ne sommes pas coupés de la Tradition Initiatique, puisque l'apprentissage du savoir qui doit conduire à la Connaissance doit se faire de " bouche à oreille ", de la même manière que dans les sociétés que nous qualifions de primitives. C'est le son qui doit permettre au changement d'état de conscience.
Dans l'Islam, on trouve un bon exemple de la puissance du son et de la Parole, la qualité du muezzin est déterminée par les modulations de son appel à la prière. De la même façon, c'est en psalmodiant les sourates du Coran, que l'on apprend à mieux connaître Dieu, et à s'identifier a lui. Le christianisme, n'est pas en reste, par les chants grégoriens que les moines chantent presque toute la journée, au cours des différents offices. Le monachisme étant lui aussi, une autre forme initiatique, à savoir obtenir un état de conscience différent et supérieur de la moyenne des Hommes.
Nos rituels s'ils ne sont pas chantés, sont parlés, et subissent des ruptures de sons et de cadences ponctués par les coups de maillet. Ces coups de maillets ne sont pas uniquement décoratifs, ils indiquent seulement un changement de rythme dans le déroulement du rituel.
Tout ceci coule de source puisque nous sommes à la recherche de la Parole Perdue qui est le Verbe créateur de la Bible.
La Parole pour le Maçon est importante, elle débute lorsque nous prêtons Serment sur les trois lumières, à cet instant, elle est un peu notre carte d'identité, pour les autres FF qui la reçoivent, et tout au long de notre vie maçonnique, elle sera la représentante de notre qualité maçonnique et de notre savoir maçonnique, c'est grâce à la Parole que d'autres pourront nous reconnaître comme Franc-Maçon.
Nous devrons ne pas parler pour ne rien dire, et nous ne pourrons pas prendre la Parole plus de trois fois, pas seulement par discipline, mais surtout, pour nous faire prendre conscience, que la Parole ne doit pas être un torrent impétueux, mais une source agréable, pour l'oreille des FF. Il nous faut être avare de Parole, car il est dit que celui qui sait, ne parle pas.
Comme le muezzin, comme le moine, elle le témoin de notre état d'esprit, et il n'est pas nécessaire qu'elle vienne de notre intellect, pour être efficace, mais qu'elle vienne aussi de notre cœur, pour être active. Mais c'est dans le silence que la Parole prend force et vigueur, et le paradoxe de cette Planche, c'est que pour parler de la Parole, j'ai utilisé l'écriture ; aussi mes SS et FF, retirons nous sous la loi du silence.
J'ai dit

Source : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/1/parole2/parole2.htm

 

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Published by Pierre Lengyel GLDF orient de Coutances - dans Planches
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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 07:04

 

Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.
 

Je me lève aujourd’hui,
Par la force de la naissance du Christ et de Son Baptême,
La force de Sa Crucifixion et de Sa mise au tombeau,
La force de Sa Résurrection et de Son Ascension,
La force de Sa Venue au jour du jugement.
 

Je me lève aujourd’hui,
Par la force des ordres des Chérubins,
Dans l’obéissance des Anges,
Dans le service des Archanges,
Dans l’espoir de la Résurrection,
Dans les prières des Patriarches,
Dans les prédictions des Prophètes,
Dans les prédications des Apôtres,
Dans les fidélités des Confesseurs,
Dans l’innocence des Vierges saintes,
Dans les actions des Hommes justes.
 

Je me lève aujourd’hui,
Par la force du Ciel,
Lumière du Ciel,
Lumière du Soleil,
Éclat de la Lune,
Splendeur du Feu,
Vitesse de l’Eclair,
Rapidité du Vent,
Profondeur de la Mer,
Stabilité de la Terre,
Solidité de la Pierre.
 

Je me lève aujourd’hui,
Par la force de Dieu pour me guider,
Puissance de Dieu pour me soutenir,
Intelligence de Dieu pour me conduire,
Oeil de Dieu pour regarder devant moi,
Oreille de Dieu pour m’entendre,
Parole de Dieu pour parler pour moi,
Main de Dieu pour me garder,
Chemin de Dieu pour me précéder,
Bouclier de Dieu pour me protéger,
Armée de Dieu pour me sauver :
Des filets des démons,
Des séductions des vices,
Des inclinations de la nature,
De tous les hommes qui me désirent du mal,
De loin et de près,
Dans la solitude et dans une multitude.
 

J’appelle aujourd’hui toutes ces forces
Entre moi et le mal,
Contre toute force cruelle impitoyable
Qui attaque mon corps et mon âme,
Contre les incantations des faux prophètes,
Contre les lois noires du paganisme,
 

Contre les lois fausses des hérétiques,
Contre la puissance de l’idolâtrie,
Contre les charmes des sorciers,
Contre toute science qui souille le corps et l’âme de l’homme.
 

Que le Christ me protège aujourd’hui :
Contre le poison, contre le feu,
Contre la noyade, contre la blessure,
Pour qu’il me vienne une foule de récompenses.
 

Le Christ avec moi,
Le Christ devant moi,
Le Christ derrière moi,
Le Christ en moi,
Le Christ au-dessus de moi,
Le Christ au-dessous de moi,
Le Christ à ma droite,
Le Christ à ma gauche,
Le Christ en largeur,
Le Christ en longueur,
Le Christ en hauteur,
Le Christ dans le coeur de tout homme qui pense à moi,
Le Christ dans tout oeil qui me voit,
Le Christ dans toute oreille qui m’écoute.
Je me lève aujourd’hui,
Par une force puissante,
L’invocation à la Trinité,
La croyance à la Trinité,
La confession de l’unité du Créateur du monde.
 

Au Seigneur est le Salut,
Au Christ est le Salut,
Que Ton Salut Seigneur soit toujours avec nous.
 

Amen ! Amen ! Amen !  

 

Source : http://catholiquedu.free.fr/prieres/STPATRICK.htm

 

 

 

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Published by X - dans Irlande
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21 juin 2013 5 21 /06 /juin /2013 04:40

D. - Comment voyagent les Maîtres Maçons ?
R. - de l’Orient à l’Occident et de l’Occident à l’Orient et par toute la terre
D. - Dans quel but ?
R. - pour chercher ce qui a été perdu, rassembler ce qui est épars et répandre partout la Lumière
D. - Qu’est-ce qui a été perdu ?
R. - les secrets véritables des Maîtres Maçons.
D. – Comment ont-ils été perdus ?
R. – par « Trois Grands Coups » qui ont causé la fin tragique de notre R\M\ HIRAM
(Instruction au 3ème D\)

Le mythe, qui voit dans la mort de HIRAM la perte des secrets véritables des Maît\ Maç\ nous invite donc à rechercher ce qu’est le secret de la F\M\ et ce sujet est un des éléments de base sur lequel s’édifie notre quête Maç\.
Cette soi-disant perte est un symbole mystérieux et je ne prétends pas retrouver quoi que ce soit … mais on peut toujours en parler entre nous.

*
* *


I. De la nécessité du mythe et son contexte
II. De l’outil au Logos
III. Chercher ce qui a été perdu
IV. Les mots forcément substitués


I. De la nécessité du mythe et son contexte.

Ainsi donc, l’histoire commence par un deuil qui est la conséquence d’un meurtre, c’est dire que l’ambiance générale est à la tristesse et que les MM\ MM\ présents épanchent leur chagrin par des larmes libératrices.
Le T\V\M\déplore, en parlant de Hiram, que « hélas, lui seul possédait le secret de l’œuvre en cours d’exécution ». Voilà le problème posé. Aussitôt le T\V\M\ pense à « l’après Hiram » et il interroge « qui oserait maintenant se présenter pour lui succéder ? ».
La réponse viendra plus tard mais déjà par cette question, à ce moment-là, les FF\ sont invités à ne pas s’apitoyer sur eux-même. D’ailleurs le T\V\M\ intervient sur le plan moral par cette injonction « ne perdons pas courage » et il indique la conduite à tenir dans l’immédiat :
- « arracher les restes à ses meurtriers », il est pragmatique
- « rendre les honneurs funèbres à sa dépouille » : pour le respect et la dignité dus au défunt enfin, pour ouvrir le champ des possibles, tout cela avec dit-il « l’espoir de recueillir quelques traces de sa science ».

Outre le chagrin, quelles sont les émotions qui habitent les FF\ à ce moment-là ? Quel est leur état d’esprit ?
Vraisemblablement ressentent-ils la colère et la révolte, l’incompréhension, le dégoût, le désir de justice qui mène à la recherche des coupables - avec un désir de vengeance ?
Car après avoir été capturés les meurtriers subissaient, d’après la loi de cette époque, le châtiment suprême pour venger le défunt et sa famille.

Nous connaissons la suite et la fin de l’histoire qui nous amène sur un tout autre plan que celui de considérations matérielles, obscures, brutales et bornées.
Mais revenons sur le chantier à la tombée de la nuit de cette journée-là.
Hiram resté seul dans l’enceinte du temple reçoit deux coups puis un troisième qui est fatal. Il pouvait sauver sa vie en satisfaisant la volonté de ses agresseurs mais il choisit « la mort plutôt que de violer le Secret qui lui a été confié ». Cette mort ressemble donc à un sacrifice, un de plus dans la longue histoire des mythes à travers les époques. Hiram reste fidèle à son engagement, à ses idéaux.
Quant au comportement des Comp\, il est moins clair.
En effet, ils accumulent ce qui ressemble à des erreurs. Pourquoi avoir enseveli le corps si près du lieu du crime ? Pourquoi planter un Acacia en ce lieu ? lequel des trois Comp\ a eu cette idée, quel était son dessein ?
En laissant de tels indices, ils donnent l’impression de vouloir être retrouvés.
Et cela arrange bien les chercheurs que nous sommes.
Alors, que savons-nous ?!
Nous disons que Hiram a respecté ses serments solennels jusqu’au sacrifice. En sommes-nous sûrs ? Et si le mythe nous mentait ? Et si Hiram avait parlé ?
C’est une hypothèse, pas une provocation.
Un autre départ serait alors que les Comp\ se retrouveraient très embarrassés avec de bien encombrants secrets. En effet, en tant que créateur de l’œuvre, Hiram avait en tête la totalité de son projet architectural. Les Comp\, eux, n’avaient qu’une connaissance fragmentaire et imparfaite des plans et de l’idée « divine » détenue par Hiram puisque ces Comp\ n’étaient que des exécutants. Ils auraient été reçus avec les MM\. Qu’auraient-ils faits ? Qu’auraient-ils dits ? Combien de temps auraient-ils tenu sans être démasqués ?

Mais la vérité est que Hiram n’a rien révélé et qu’il a été mortellement privé de la parole, ce qui nous pénalise, nous les MM\ MM\. Intuitivement nous comprenons que Hiram était au service du bien. Il était un homme bon, animé par un « esprit divin » au contraire des Comp\ que l’ignorance, le mensonge et l’ambition rendaient dépendants de l’esprit du mal.
Cet esprit cherchait à ravir la puissance du premier pour prendre sa place. Et temporairement, le mal l’a emporté.
Et que déplorons-nous le plus ? La perte de secrets ou le fait que les mauvais Comp\, en assassinant Hiram sont parvenus à détruire l’esprit d’harmonie qu’il symbolisait ?

C’est en quelque sorte une mort libératrice mais qui condamne les MM\ MM\ à la liberté.
Il est bien entendu nécessaire que Hiram meurt. Avec ou sans mauvais Comp\, le temple n’aurait-il pas été achevé ?
Il faut se rappeler que deux autres personnes détiennent les clés du savoir et d’une certaine Connaissance. Il s’agit des deux Rois : Salomon et Hiram Roi de Tyr qui, de par leur fonction royale sont investis de pouvoirs particuliers. Ils forment un tri-magistère qui organise le chantier et s’assure du bon déroulement des travaux.
Mais sans la mort de Hiram nous aurions été privés d’une histoire édifiante, édifiante dans le sens d’élévation spirituelle.

De nombreux mythes sur la condition humaine rendent nécessaire la désobéissance, la révolte ou la transgression face à une autorité toute puissante.
Dans l’histoire biblique du commencement, Adam et Eve passent outre un commandement divin et ils acquièrent indûment la connaissance du Bien et du Mal. Cela provoque un changement d’état et de plan de conscience ce qui les rend semblables aux dieux (au pluriel).

Nous comprenons que nos besoins physiques primaires (biologiques) et psychiques nous lient par leur fonctionnement automatique. Par la transgression nous avons la faculté de nous en affranchir sans pour autant nous en abstraire, ce qui serait un non-sens.
Plus tard, Moïse brisera les Tables de la Loi et plus tard encore Judas trahira Jésus. Pour ne citer que ceux-là car les rebellions sont nombreuses dans les Ecritures.

Des récits représentatifs émanent d’autres cultures, je pense au mythe d’Isis et d’Osiris que je n’aborde pas non pas par désintérêt mais parce que je me sens plus à l’aise dans le domaine judéo-chrétien.

Et malgré la mort du Maît\, paradoxalement, l’édifice sera achevé.

II. De l’outil au Logos

Ce paradoxe permet d’aborder les divers aspects de la Parole qui est l’outil qui donne forme au récit, que les mots habillent et que le nom désigne.
Tout d’abord, la Parole véhiculerait-elle des secrets que nous ignorons pour n’en avoir pas conscience ou par ignorance ?

Les trois premiers chapitres de la Genèse nous livrent quelques clés pour comprendre le processus de création par Dieu et Adam.
Au commencement, Dieu sépare la lumière et les ténèbres. Il appelle la lumière « jour » et les ténèbres « nuit ». Le fait de nommer organise le temps par séparation et spécification.
Ensuite Dieu crée l’homme à son image, ainsi que la femme.
La divinité crée par le pouvoir et la force de la Parole sur une Terre informe et vide. Aucun témoin n’intervient dans cette première étape qui symbolise l’état d’inconscience du monde.
Dans le chapitre II, Dieu modèle les bêtes sauvages et confie à Adam le soin de les nommer. Adam est ainsi préparé à prendre conscience de son environnement.
Le chapitre III voit Adam et Eve émerger dans le conscient. Le serpent, nouvel acteur, entre en jeu et il dialogue avec Eve pour lui proposer de manger le fruit défendu. Celle-ci accepte et en offre à Adam qui reste étrangement silencieux.

C’est ainsi que le couple entre dans le monde du langage et de l’expérience au prix d’importantes modifications de leur état primordial. Mais l’homme conserve le souvenir de son ancien pouvoir - celui de nommer - et qu’il vient de perdre en étant chassé du Paradis.

Dans les Traditions Egyptiennes et bibliques, seuls certains prêtres connaissent le secret du nom divin et ont le pouvoir de le prononcer. A condition toutefois de savoir le prononcer correctement sinon la mort frappera l’imprudent.

Paroles et mots servent jusqu’ici à nommer des individualités : Dieu, homme, animaux ou objets dans un but métaphysique le plus souvent.
La parole est aussi utilisée socialement pour satisfaire des obligations politiques ou religieuses. La Grèce antique a vu l’éclosion de nombreuses écoles qui exaltaient la puissance de la parole. Celle-ci parfois coupée de la réalité proposait d’accéder à une connaissance logique et désincarnée. Son apprentissage vise l’efficacité et ne nécessite ni connaissance de soi, ni connaissance de l’autre car seule l’intellectualisation du langage est recherchée.

Ces philosophies qui conviennent au monde profane vont à l’encontre de ce que nous imaginons en Maç\ car pour nous elles sont source d’ignorance.
Les secrets véritables qui ont été perdus ne sont pas du même ordre. Les mauvais Comp\ pensaient qu’ils relevaient de la communication d’un savoir alors que notre recherche se place sur le plan de la Connaissance synonyme ici de qualité d’être.

Je m’arrête aussi sur l’épisode Babylonien représentatif des dangers du langage soi-disant unique.
Cette légende nous dit que Noé et les siens ont bâti une ville et une tour dont le sommet atteint le ciel. Leur but est de s’installer durablement et de ne pas disperser leur force. Ils parlent tous la même langue, sont unis et réussissent dans leurs entreprises.
La manifestation de cet orgueil déplaît à Dieu qui les disperse sur toute la surface de la terre car, dit-il, « tout ce que les hommes entreprennent ensemble leur réussit ».
Ce pourrait être une bonne chose mais connaissant les hommes, n’est-ce pas là plutôt une illustration du risque totalitaire ? Un seul peuple, un seul langage, une seule parole dans la bouche d’un seul chef ?
Quelle place aurait été donnée aux étrangers ou à ceux qui refusent dogmatisme et fanatisme ?
Les mots avaient perdu leur sens ce qui rendait la parole incompréhensible ou bien le dialogue devenait un simple bavardage.
De la confusion des langues naît l’obligation pour l’homme de rassembler ce qui est épars, à condition de savoir chercher, savoir et vouloir trouver ce qu’il pense être perdu.

III. Chercher ce qui a été perdu

Une chose est sûre : nous savons où retrouver un Maît\ perdu. On le retrouverait « entre l’Equerre et le Compas », ou bien « au Centre du Cercle ».
Et par un heureux hasard, retrouverait-il lui-même à cet endroit les secrets véritables des MM\ MM\ ?!
Ainsi, est-il permis de penser que ces secrets symboliquement disparus avec Hiram auraient un rapport avec l’Unité ?
Au XII ème siècle, des philosophes ont utilisé le cercle – symbole de l’espace clos – pour définir Dieu. La phrase est bien connue : « Dieu est une sphère dont le centre est partout, la circonférence nulle part ».
Ils parvenaient à dire la vertigineuse problématique du cercle avec ses rapports du centre à la périphérie, et la difficulté de trouver les places respectives de Dieu et de l’homme.
Nous, Maç\, reprenons la démarche Adamique sur le plan des idées. En nommant les animaux, Adam les faisait exister par le moyen de sons organisés qui contenaient la plénitude de ce qu’il désignait. C.à.d. la chose elle-même ou le « ça », avec le sens de son expression qui permet de situer le « ça » dans l’espace et dans le temps tout en précisant sa fonction, sa finalité, son usage, etc.
Ce que les Esotéristes appellent : « la multiplicité dans l’Unité primordiale »
Cette langue merveilleuse et parfaite a été perdue lorsque le 1er couple a heureusement failli aux obligations qui les rendaient semblables aux Dieux.
En accédant à la Connaissance, ils ont appris l’expérience individuelle qui peut être expliquée, démontrée, imitée voire transmise mais qui demeure rigoureusement incommunicable. Adam et Eve nous disent de quitter le domaine de l’intellect pour entrer dans le devenir pour espérer Etre.
Peut-être notre mémoire nous rappelle-t-elle ce monde-là lorsque par nos rituels nous sacralisons l’espace et le temps ? S’agit-il de nostalgie ou de l’espoir de retrouver pour un moment une étincelle de perfection ?
Pour nous mortels, la quête de sens consiste aussi à tenter de comprendre l’ordre des choses. La multiplicité des éléments qui apparaissent indépendants les uns des autres peut-elle être reliée par une Loi qui les gouvernerait tous ?

Nous rassemblons ce qui est épars, comme par exemple les pierres, pour qu’elles deviennent Temple qu’il faut ici comprendre dans son sens de Connaissance et d’Unité.

IV. Les mots forcément substitués

Quels mots allons-nous utiliser pour construire ? Des mots forcément substitués à la langue originelle.
Nous avançons prudemment. Tout d’abord, nous épelons, puis au grade Comp\ nous donnons un mot de passe au risque de le mal prononcer. Au 3ème D\ le F\ 1er Surv\ revient de l’Occident avec un mot de passe et un mot de Maît\ que le T\V\M\ approuve jusqu’à ce que, dit-il, les mots véritables puissent être retrouvés. Il est clairement entendu qu’il s’agit-là d’un arrangement, d’un accommodement …
Mais plus qu’un mot, le Maç\ devient comme un Dieu qui grave les Tables de la Loi pour lui-même, les autres Maç\ s’y employant aussi.
Il est souhaitable que l’homme ne commette pas l’erreur mainte fois répétée dans l’histoire de faire de cet homme le centre du monde, conséquence d’un nombrilisme désastreux qui altère les vertus de l’espérance. Peut être devons-nous avoir à l’esprit que la voie Maç\ et sa méthode favorisent la connaissance de soi et la transformation de soi pour permettre l’émergence naturelle de la Loi morale.
Les Maç\ travaillent donc à tailler les Tables de la Loi jusqu’à ce que la Loi s’y révèle d’elle-même.
Pour cela, nous allons sans cesse du silence intérieur à la parole qui rend possible le dialogue. Il n’est pas dit que les aller-retour dans la verticalité doivent se faire dans le silence. Mais pour l’horizontalité il est certain que seul le langage permet d’échanger avec nos semblables. Encore que …

Mais je m’en tiendrai au REAA qui nous dit que l’on transmet en substitution la première parole prononcée lors de la découverte de la dépouille de Hiram.

Frédéric Dard, alias San Antonio, fait dire à l’un de ses personnages : « les autres font ce qu’ils veulent de tes paroles tandis que tes silences les affolent ».
Le silence est l’épreuve que subissent les Ap\ jusqu’à ce qu’ils accèdent au grade de Comp\. Je dis épreuve car pour beaucoup c’est une période difficile qui n’est pas prolongée au-delà du grade d’Ap\.
Le silence est ici une ascèse à durée limitée contrairement à d’autres spiritualités – exotériques le plus souvent – qui érigent le silence en discipline de vie.

La discipline Maç\ vise, bien sûr, à apprendre aux Ap\ à « enfermer nos secrets dans un lieu sûr et sacré », qui est le cœur.
Car il n’a jamais été bénéfique pour personne de « jeter des perles devant les porcs », comme le dit durement l’Ecriture. On ne peut communiquer un secret à qui n’a pas vocation pour le connaître. La suite du verset dit pourquoi : « de peur qu’ils se retournent contre vous pour vous déchirer ».

Oui, mais parfois le silence fait peur. Quant à la parole elle peut être dangereuse, parfois aussi. Ou simplement remplir un espace immense et intervenir dans les divers aspects de la vie des individus ou des sociétés.

L’épisode biblique de la résurrection de Jésus (qui devient Christ) illustre cela. Les femmes qui suivaient Jésus de son vivant se rendent à son sépulcre dont elles trouvent l’entrée ouverte et le tombeau vide de son occupant.
Dans cette histoire aussi la mort retire la parole au protagoniste. Mais depuis 2000 ans ne peut-on dire que son absence est parlante ?

Le Temple dit de Salomon a été détruit deux fois au cours de son histoire. Et entre temps, il a été profané à plusieurs reprises. Où étaient les MM\ MM\ pendant ces périodes troubles ? Où s’assemblaient-ils ? Participaient-ils à d’autres constructions ? Quels mots utilisaient-ils pour exprimer leurs secrets ? Comment ont-ils préservé leurs secrets ?
Pour eux, je ne sais pas. Pour nous, aujourd’hui, j’ai quelques idées.

La démarche Maç\ qui est collective est pratiquée par des hommes individuellement faibles, mais forts lorsqu’ils s’assemblent en L\. Forts ils resteront s’ils quittent la L\ avec la volonté de pratiquer fidèlement le Devoir.
Mais on parle à l’extérieur du Temple avec des mots également substitués car il faut « penser en Maç\ et parler en profane » ai-je lu récemment.
Toutefois dans l’enceinte sacralisée, nous « rassemblons ce qui est épars » en utilisant les mots substitués du REAA car seul l’usage de ces mots limite les risques de dispersion dans la manœuvre de recentrage.

Le choix des mots substitués que nous utilisons est, ou a été, l’objet de discussions. J’aimerais être kabbaliste pour en discourir à mon aise. Ce n’est pas le cas. Je préfère donc retenir que le mot est le véhicule de l’idée.
La narration biblique de l’histoire du peuple d’Israël est un cheminement de substitution en substitution.
Souvenons-nous : L’Eternel ordonne un sacrifice à Abraham et son fils semble être le sacrifié alors qu’au dernier moment un bélier le remplacera sur l’Autel.
Plus tard, la Loi morale s’inscrit dans le Décalogue ; la transmission orale devient Loi écrite, gravée. En termes d’interdictions pour certains préceptes : « tu ne … ». Sachant ce qu’il ne faut pas faire, il appartient aux hommes de s’organiser librement socialement. La substitution est double puisque l’expression de la Loi change de forme et que l’homme bénéficie à cet instant de la capacité de prendre des initiatives personnelles et collectives.
Plus tard encore, au cours de son ministère Jésus dit être venu pour accomplir la Loi et non pas la détruire. L’ancienne alliance devient nouvelle – du moins pour les chrétiens – et les sacrifices n’ont plus lieu d’être puisqu’il se propose en victime expiatoire pour l’humanité. Le plan de conscience est une fois encore modifié.
De Jésus il est dit dans le rituel de réception au 2ème D\ qu’ « il vint annoncer à l’Occident la Bonne Nouvelle de la Fraternité humaine : Aimez-vous les uns les autres ».
Que penser de l’application de ces simples mots au cours des 2000 ans écoulés ?

Les disciples de Jésus dispenseront la pensée de leur Maître par des écrits dont les mots et leur sens vont du plus simple au plus complexe et constituent la Loi morale.
La Maç\ et les Maç\ y trouve la Sagesse, la Force et la Beauté - ainsi que l’Amour - pour relever de nombreux Temples temporairement à terre.

Hiram, notre semblable, est soulevé par les Cinq Points Parfaits de la Maîtrise et le T\V\M\lui communique aussitôt les syllabes du Mot Sacré des Maîtres. Ils nous reviendront en écho, enrichis de son expérience.
C’est ainsi que, avec des Mots nous bâtissons le 3ème Temple idéal et éternel.

Mon F\ MOHABON, je suis à l’écoute de tes Secrets véritables et de tes Mots substitués.

J’ai dit.

Source : www.ledifice.net

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Published by Alain BOUCHET – 1er Surv\ - dans Planches
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