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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 05:26

Worshipful.·.Master.·. and all of you, my brothers.·. within your degrees and qualities,

Meine Brüder.·.,

Hermanos.·. mios,

Miei Fratelli.·.,

V.·. M.·. et vous tous mes FF.·. en vos grades et qualités,

La Franc-Maçonnerie est universelle.

Toutes ses valeurs le sont par simple extension et je parlerai ce soir de la Fraternité qui est la valeur dont je crois avoir le plus découvert la portée et les vertus depuis avoir reçu la lumière. Certes, sans doute pas toute la portée et toute l’étendue de ses vertus - qui pourrait y prétendre ? – mais autant les valeurs de liberté, d’égalité, de tolérance, de respect m’étaient familières, en y accordant tout le crédit dont j’étais capable, autant celle de la Fraternité ne m’était pas aussi proche.
Quand le 26 novembre 5999 je me suis découvert un jumeau, moi fils unique forcément résigné depuis plus de cinquante ans, ce fut une révélation. Ce fut d’autant plus fort, ça l’est toujours et même davantage, que j’étais en recherche de ce type de spiritualité que je n’avais pas encore trouvé. Il suffit de me souvenir, alors que j’étais sous le bandeau, ce que j’ai répondu à votre question « Qu’attendez-vous de la Franc-Maçonnerie ? ».
Je me rappelle très clairement avoir dit, entre autres éléments de réponse, que j’espérais y trouver, y partager une chaleur humaine que je n’avais pas, ou plus vraiment, dans ma vie. D’ailleurs, pour les passages sous le bandeau auxquels j’ai ensuite assisté, sur ma colonne cette fois, tous les candidats tenaient plus ou moins le même langage avec cette soif d’amitié, de contacts, de chaleur. A ce sujet, Jean Verdun a écrit : « Ce qu’ils viennent presque tous demander à une loge maçonnique, c’est leur remembrement ».
C’est très clair pour moi, la Franc-Maçonnerie m’a apporté, et j’espère depuis vous le rendre à tous, au moins un peu, une forme de camaraderie qui m’échappait dans le monde profane.
Est-ce cela la Fraternité ? Oui, c’est sans doute un de ses aspects. En tout cas, c’est ainsi que je le vis, que je la vis, mes FF.·.. Le Petit Larousse donne deux définitions à Fraternité : Lien de parenté entre frères et sœurs. Lien de solidarité et d’amitié entre des êtres humains, entre les membres d’une société. Le Petit Larousse de 1955, qu’on m’a offert pour mes 8 ans, donne cette définition : Union intime entre les hommes, entre les membres d’une société et il donne cette phrase en exemple : « La fraternité est la plus noble des obligations sociales ». Le Littré est plus philosophique : L’amour universel qui unit tous les membres de la famille humaine, avec cette phrase de Plutarque que je considère comme étonnamment paradoxale : « Un frère est un ami donné par la nature … mais son amitié n’est pas sure ». Le Petit Robert donne jusqu’à quatre définitions : Parenté entre frères et sœurs.
Lien existant entre les hommes considérés comme membres de la famille humaine ; sentiment profond de ce lien. Lien particulier établissant des rapports fraternels. Nom de certaines communautés religieuses.

Le mot français date du XII° siècle et vient du latin « Fraternitas », « Frère » vient de « Frater » qui a aussi donné « Fratrie ». Enfin « Fraternel » vient de « Fraternus ». Dans le texte de notre Constitution, nous avons des obligations de fraternité dans le cadre des valeurs de la Franc-Maçonnerie et les Constitutions d’Anderson elles-mêmes disaient : « Vous cultiverez l’amour fraternel qui est la base, la pierre angulaire, le ciment et la gloire de notre Confrérie ». Le Ligoud donne une longue définition à « Fraternité » :
FRATERNITE : un des plus vieux mots maçonniques dont nous constatons l’existence dès la période opérative. Dans la constitution d’Anderson, le mot est maintes fois répété : « d’une manière qui est toute particulière à cette Fraternité », « particulièrement s’il a obligé la Fraternité », « le ciment et la gloire de cette ancienne Fraternité », etc. Dans son discours, Ramsay emploie les termes de « confraternité, « Société » ou « Ordre » et l’emploi, du terme de « Fraternité » dans le sens d’associations, très fréquent au XVIII° siècle, est devenue rare en France. De même, le terme de « Fraternité » dans le sens d’amour fraternel entre tous les maçons, est d’usage fréquent dès le XVIII° siècle. Nous le trouvons dans le répertoire des discours en loge et surtout des poésies et des chansons … Pour les Maçons, la Fraternité n’est pas seulement un mot, mais aussi une profonde réalité qui s’exprime par les œuvres de solidarité ».
A noter qu’en bas-latin « fraternitas » signifiait « entre chrétiens » et il n’en demeure pas moins vrai que la véritable origine du mot semble bien être chrétienne – les relations entre chrétiens – dont l’expression « charité fraternelle » nous donne une idée. Ce mot, avant le Latin et les Chrétiens, a une origine encore plus lointaine puisque c’est dans le mot sanscrit « bhratar» qu’on retrouve le sens de « frère » au sens large de parent proche. De cette racine sanscrite est venu le mot grec « phrater » - phrater avec PH - membre de la « phratrie ». Ecoutez la musique de ces mots … Bhratar – Phrater : c’est la même musique et la boucle est bouclée avec le Frater latin et le Frère français. Les anciens grecs ont d’ailleurs donné à ce mot le sens qui est le notre aujourd’hui tout en créant un autre mot totalement distinct pour la notion de frère de sang afin d’éviter toute équivoque. Depuis la Fraternité Chrétienne d’il y a 2000 ans, le monde laïque a vu la naissance, au fil des siècles de « Fraternités » diverses, ainsi des Rose-Croix, des Corporations de maçons constructeurs, les opératifs, de chevaleries diverses comme les Templiers. De toutes ces Fraternités nous sont parvenus certains des grades d’officiers actuels : vénérable, hospitalier, grand expert. Alors, la Fraternité, avant d’être un des fondements de la Franc-Maçonnerie est une valeur universelle avec de multiples significations. Ainsi, la Fraternité est indubitablement hétérogène. En voici quelques exemples non exhaustifs :

La fraternité biologique
La fraternité associative
La fraternité politique
La fraternité religieuse
La fraternité spirituelle
La fraternité d’armes
La fraternité initiatique

Pour nous, c’est de cette dernière dont il est question mais nous pourrions tout aussi bien parler de fraternité sociale, de cette fraternité qui pourrait n’être qu’une camaraderie mais c’est bien plus fort puisque nous oeuvrons à des buts philosophiques communs qui nous unissent avec cette camaraderie, indispensable à mes yeux pour nous rejoindre.
J’ai parlé de Fraternité Chrétienne mais les trois religions monothéistes ont toutes leurs valeurs de Fraternité et pourtant elles s'affrontent plus souvent qu’elles ne s’entendent. Après tout, les Juifs, les Chrétiens et les Musulmans viennent tous du même moule, si j’ose dire. Alors … frères ennemis ? Ne dit-on pas : « Gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ». Ce qui nous rassemble, dans ce Tem.·., par-dessus tout le reste, est ce but commun, cette idée commune qui sont notres. C’est pour ces raisons, avant toute autre, que nous sommes des FF.·.. Nous n’avons, par exemple, pas d’obligation, éventuellement pas d’envie, de nous voir en dehors de ces travaux qui nous rapprochent fraternellement. De toute façon, cela semble difficile que tout le monde puisse voir tout le monde, quoique … et les relations fraternelles extra atelier se feront naturellement sans que rien ne soit enlevé au caractère fraternel de l’ensemble de nos relations.
La Fraternité est ambivalente, tout à la fois utopie et réalité. Ambivalente, tout comme le pavé mosaïque noir ou blanc, jamais blanc ou noir complètement. Plus qu’ambivalente, elle peut être en même temps « fraternelle » et « fratricide » : regardez Abel et Caïn, Romulus et Remus.
Il a été constaté que des hiéroglyphes égyptiens composant le mot « frère » contenaient deux éléments : le Verrou et l’Energie. J’aime bien cette association d’idée qui peut alors nous en faire déduire que ceux qui sont unis par les liens de la Fraternité, comme nous, verrouillent ou libèrent une énergie pour un travail commun. Le biologiste Albert Jacquard, « activiste humain » comme il aime à se définir lui-même, affirme que tout ce qui existe a une origine commune et que tout ce qui recouvre le sens du mot Fraternité inclut non seulement l’humanité mais aussi les oiseaux, l’eau, les rochers, etc. Voilà une notion étonnamment intéressante et, bien que cela soit bien peu fraternel de donner la fin d’un film ou d’une histoire, je ferai une exception en vous citant la toute dernière phrase de son dernier livre « De l’angoisse à l’espoir », que je vous recommande si vous ne l’avez pas encore lu. Voici cette phrase qu’il attribue à tout homme qu’il nomme « architecte de sa vie » : « Ce que j’ai réalisé aidera-t-il les hommes de demain à vivre plus sereinement ? ». J’avoue que de si hautes idées me remettent les miennes ( d’idées) en place et mon humilité, à supposer qu’elle se soit un peu égarée, revient au grand galop. Même si nous sommes tous égaux avec les mêmes droits et devoirs, certains grands esprits peuvent nous donner des indications de vie. Hubert Reeves, lui, toujours un peu poète, dit que nous sommes, nous les hommes et tout ce qui vit sur Terre, des « poussières d’étoiles ». Toujours sur le plan biologique, nous savons qu’il y a de fortes probabilités pour que l’Humanité ait une origine unique et, dans cette hypothèse, nous sommes alors tous frères et sœurs. Sur le plan historique, ce n’est qu’en 1848 que le mot Fraternité, sur une proposition de Alphonse de Lamartine, surtout connu de nos jours comme poète, mais alors Ministre des Affaires Etrangères du Gouvernement provisoire, a été officiellement intégrée dans la devise de la République qui est aussi la notre : « Liberté – Egalité – Fraternité ». L’idée maîtresse était alors de rendre plus compatibles, mais surtout plus riches sur le plan humain, les notions de Liberté et d’Egalité. Lamartine n’a jamais été F.·.M.·. mais, pour l’œuvre de sa vie politique courageuse et humaniste, il fut un homme admirable. Il s’est par exemple prononcé publiquement contre la peine de mort 20 ans avant Victor Shoelcher, rien que ça ! Je souhaite lui rendre ce soir hommage – rien que l’apport de « Fraternité » dans notre devise vaut bien cela - en le citant quand il exposait ce qu’il pensait de la Franc-Maçonnerie en 1848 :
« Vous écartez tout ce qui divise les esprits, vous professez tout ce qui unit les cœurs, vous êtes les fabricateurs de la Concorde. Vous jetez avec vos truelles le ciment de la vertu dans les fondements de la société, vos symboles ne sont que des figures. Si je ne me trompe pas dans cette interprétation de vos dogmes, on peut soulever le rideau de vos mystères sans crainte d’y découvrir autre chose que des services rendus à l’humanité »

Merci, monsieur le Ministre Lamartine, après de tels mots, nous ne pouvons qu’être fiers de continuer l’œuvre de nos FF.·. de cette époque, fiers d’être F.·.M.·. La fierté, avant d’induire de l’orgueil ou du mépris, est un sentiment noble et élevé et à ce titre je pense que nous pouvons l’être.
Les francs-maçons de l’époque ont alors affirmé leur adhésion au gouvernement provisoire de 1848 en affirmant avoir retrouvé leurs principes sur le drapeau français. Cette « fraternité » de 1848 trouve certaines sources dans la Révolution de 1789 où il était question d’hommes vertueux, dotés de sens moral, politique, social. Après tout, l’égalité prônée en 1789 n’était qu’idéalement formelle ou formellement idéale, idéalisée, comme vous voudrez, et la Fraternité officielle de 1848 a fait progresser le pays vers une fraternité plus ouverte, plus sociale. Les grands progrès sociaux ont alors vraiment démarré. Dans ce même ordre d’idée, je pense à des évènements modernes, aux guerres récentes de Yougoslavie, par exemple mais la liste peut être longue. Les notions de « patrie », de « nation » incluent celle de « fraternité » et nous avons malheureusement assisté à des combats fratricides. On peut parler dans ces cas de haine fraternelle. Paradoxe suprême : au nom de la Fraternité, on tue ceux qui la menacent et le plus terrible est que c’est peut-être le bon ordre des choses. Toutes les guerres ont montré des agresseurs et des agressés. Chaque fois, la « fraternité » des uns était menacée par les autres et réciproquement. La légende de Castor et Pollux est un bel exemple de l’aspect ambivalent de la Fraternité. Je me permets de vous la rappeler : La nuit de la conception des jumeaux, Leda, au sortir de ses amours avec Zeus, a regagné la couche de son époux légitime, Tyndare, Roi de Sparte. A partir de là, Pollux a été considéré comme le fils immortel de Zeus et Castor comme le fils mortel de Tyndare. Pollux, fils de Zeus, est censé représenter le monde spirituel, l’intelligence supérieure tandis que Castor est décrit comme balourd, peu intelligent et jouisseur. Tué dans une embuscade, Castor aurait été voué aux Enfers si son frère, symbole accompli de l’amour fraternel, n’avait proposé à Zeus de partager avec lui son immortalité. Et c’est ainsi que les jumeaux purent alterner leurs vies un jour sur deux.
Cette histoire illustre positivement la Fraternité quand celle de Abel et Caïn est plutôt négative, au moins pour Abel – lui, il est mort - puisque Caïn, loin d’être condamné, est carrément devenu le père de l’humanité, le premier bâtisseur. Enfin, c’est ce que nous dit la Bible, et moi je ne sais que penser…
La Fraternité permet que nous puissions espérer un monde meilleur, elle est une force qui nous donne toute la vigueur utile et nécessaire à l’espoir de ce monde meilleur… et il en faut de l’espoir, si vous me permettez cet avis, mes FF.·.. … le problème est que toutes les tendances aux divisions actuelles, et malheureusement récurrentes, ne me rendent franchement pas vraiment optimiste à court ou moyen terme pour une Fraternité plus répandue sur notre Terre. Ah ! Oui …On peut se parler d’un bout à l’autre de la Terre en une seconde, c’est vrai … mais on peut aussi se tuer en une seconde. La télévision permet à n’importe qui, ou peu s’en faut, de voir tout se qui se passe ailleurs. C’est bien … mais c’est aussi bien compliqué puisque ceux qui n’ont pas notre chance peuvent le constater de visu et voir les différences, criantes. Je suis toujours aussi troublé par ce progrès bizarre qui donne la télé à tout le monde mais pas à manger. Nous savons bien, même si nous ne pouvons que le souhaiter, que beaucoup de personnes n’auront pas accès tout de suite, voire jamais, aux mêmes richesses que d’autres … … Alors … est-ce que l’Organisation Mondiale du Commerce, pour ne citer qu’elle, permettra, à travers une mondialisation que nous rêvons positive, de faire en sorte que tous aient demain à manger et à boire ? Utopie quand tu nous tiens … mais quelle fraternité magnifique ce serait … J’en profite pour rendre hommage à James Tobin qui a rejoint l’O.·. éternel il y a quelques semaines, à l’age de 84 ans, après avoir reçu le Prix Nobel d’Economie en 1981. Il n’aura pas vu de son vivant l’accomplissement de son projet. Le verra-t-il d’où il est et - tout simplement - les hommes le verront-ils un jour ? Utopie quand tu nous tiens… mais quel formidable exemple de fraternité effective ce serait… N’est-ce pas Martin Luther King qui a commencé l’un de ses discours en disant : « Cette nuit, j’ai fait un rêve – « Last night, I had a dream … » -, les hommes s’entendaient bien et …etc ». Je suis sur que vous entendez sa voix, là … maintenant, alors que je l’évoque. J’ai des frissons en y repensant : il avait rêvé de fraternité et on l’a tué pour ça. La Fraternité est la recherche initiatique qui permet à tout franc-maçon de travailler à la construction de son temple intérieur tout en travaillant à l’œuvre commune extérieure. C’est ce que nous faisons en Loge en rassemblant nos diversités et d’ajouter, de mélanger, d’enrichir nos points de vue. Notre recherche commune de la vérité permet cela grâce à la fraternité. Notre but commun, au-delà de nos différences, est l’amélioration matérielle et morale, le perfectionnement intellectuel et social de l’humanité et la fraternité est indéniablement un des outils pour essayer d’y parvenir. Notre fraternité initiatique devient fraternité humaine tout court par le travail en L.·. et la réunion de toutes les énergies axées vers ces mêmes buts qui constituent une véritable force spirituelle. C’est cela que je suis venu chercher en maçonnerie et, je l’espère, avoir apporté, au moins un peu. En Loge, nous pouvons aussi constater la force du sentiment de fraternité par le respect des règles acceptées par chacun d’entre nous lors de notre serment : solennité, correction, bienséance, le ton de nos voix qui se doit d’être posé et courtois, le respect du rituel pour les déplacements, la parole, le silence. Personnellement, je vis tout cela chaque fois avec plus de force que la fois précédente et c’est bien la preuve d’un apprentissage permanent. C’est une vraie joie de vous retrouver ici, mes FF.·.. Je suis heureux de venir ici deux vendredis par mois, plus parfois, je suis heureux de savoir retrouver des personnes qui sont en communauté de pensée avec moi, et moi avec elles, je suis heureux de retrouver des personnes en qui j’ai confiance et dont je sais qu’elles me le rendent. Ici, je viens chaque fois me ressourcer, en quelque sorte reprendre, grâce à nos travaux en Ten.·. et à nos Agapes - n’oublions surtout pas nos Agapes si riches et quelquefois si animées – donc, ici, nous venons reprendre un peu de force maçonnique pour les deux semaines suivantes. Sincèrement, je souhaite être parvenu à avoir été donateur de cette force, ne serait-ce qu’une fois. Notre F.·. Jean Charles NEHR.·., qui est venu plancher ici-même le 22 mars sur le « Symbolisme, outil du F.·.M.·. », nous disait, lors du débat, que, finalement, nous pouvions très bien réfléchir sur tel ou tel symbole et avoir une parfaite attitude franc-maçonne en restant chez soi, que finalement se réunir dans un endroit tel que celui-ci n’était pas si important voire pas nécessaire.
Oui, c’est sûrement possible mais ce qui m’a frappé, c’est que notre F.·. Jean-Charles n’a pas vraiment exprimé, ce soir là en tout cas, ce plaisir qui est le nôtre de cette rencontre formelle dans le temple qu’est la Ten.·. Sol.·. et de tout ce qui nous distingue de n’importe quelle autre association. Ce plaisir qu’il n’a pas exprimé est d’autant plus fort qu’il est venu nous parler de symbolisme, de la puissance de ces symboles dans lesquels nous allons chercher les forces dont nous avons besoin. Mais je n’ai peut-être pas tout compris.
Je crois que le sentiment fraternel, la fraternité ! , qui nous anime fait que nous avons envie de tout cela et de le respecter. Plus que « Symbolisme, outil du F.·.M.·. » qui est un titre très respectable pour une Pla.·. pédagogiquement instructive qui ne l’est pas moins, j’ose dire « Fraternité, outil principal du F.·.M.·. » car, sans elle, je pense qu’il n’y a pas de bon F.·.M.·., voire pas de F.·.M.·. du tout, et tous les autres outils ne servent alors plus à grand’chose. Pour conclure, et elle conclut également nos Ten.·. Sol.·., je veux parler de notre si belle Chaîne d’Union qui permet, après nos travaux, éventuellement nos désaccords au cours de ceux ci, de nous quitter avec le sentiment d’une fraternité toujours présente et tellement vivifiante, voire revivifiante. Nous sommes alors dégantés, nous avons enlevé ce symbole égalitaire que sont nos gants blancs pour nous retrouver mains nues et, en nous touchant, c’est la preuve, chaque fois, de notre union par l’initiation, la preuve de l’acceptation de mes FF.·. tels qu’ils sont, la preuve de mon acceptation par eux tel que je suis. J’ai grand plaisir à donner le mot de la presque fin, à ce travail d’un F.·.M.·. du XXIème siècle, à Socrate qui fut condamné et exécuté pour ses convictions, il y a plus de 2400 ans. C’est Platon qui nous rapporte ce que Socrate disait :
Le combat pour la vérité et la justice, pour la fraternité des hommes, est le plus beau et le plus noble des combats.

Merci à toi, Socrate, rien que pour ces belles paroles qui illustrent si bien ton courage.
Cette Pla.·. ayant été plutôt sérieuse, le mot de la vraie fin, résolument optimiste, sera pour notre F.·. Pierre DAC.·., toujours si drôlement fraternel : Dans le domaine de l’amour physique, une promesse non tenue est une tenue blanche. Cette citation de notre F.·. Pierre DAC.·., pas évidente dans le contexte, s’y trouve quand même puisqu’une promesse est une noble valeur qui peut être colorée de fraternité.

J’ai dit, V.·. M.·.

Roger NET.·.

Source : http://www.franckbailly.fr/deh/www/Documents/planches/1/Frater/frater.htm

 

 

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Published by Roger NET.·. - dans Planches
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