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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 06:22

INTRODUCTION

En tant que discipline de l'être et développement des facultés métaphysiques, la Kabbale est une des voies conduisant l'homme vers son origine divine, c'est la voie du retour de l'âme différenciée à la resplendissante «Omnitude» du principe créateur. L'expérience connue dans le cheminement de cette voie a été décrite avec une étonnante similarité par les Sages et mystiques de toutes les races, de toutes les époques et de toutes les religions. La Kabbale a ceci de particulier : son empreinte est posée sur toutes les doctrines ésotériques occidentales, tout en restant pourtant la doctrine la plus méconnue. De nos jours le terme «Kabbale» (en hébreu : Kabbalah) est trop souvent ramené à une simple expression numérologique, divinatoire ou magique, associations très restrictives, car la
Kabbale est avant tout une mystique ésotérique et une véritable voie de réalisation spirituelle. Bien que la Kabbale utilise beaucoup les nombres, ceux-ci n'en représentent que l'une des multiples facettes. L'image que l'on donne à cette science ésotérique est généralement celle d'occultistes à la
recherche de "puissances" surnaturelles ; ceci peut être une réalité mais ces «puissances» ne sont, dans la véritable Kabbalah, que le résultat indirect d'une véritable pratique spirituelle. Voilà pourquoi, cet ouvrage insiste sur le côté spirituel de la Kabbale, appartenant encore pour beaucoup à un domaine méconnu, alors qu'il constitue la clef de voûte de l'édifice kabbalistique. Il est vrai
que les moyens de la Kabbale pratique, en ce qui concerne la réalisation de l'être, sont très difficiles à extraire des textes et restent encore de nos jours l'apanage de la tradition orale, d'autant plus que ces moyens rebutent ou effraient de nombreux aspirants, ceci est d'ailleurs volontaire de la part des
écrivains kabbalistes. La Kabbale a beaucoup voyagé et considérablement muté, il nous faudra rester ici dans la généralité des doctrines, dont la base reste fort heureusement la même. Écrire une étude sur la Kabbale à notre époque est une tâche beaucoup plus aisée que par le passé, ce siècle a permis la mise à jour de nombreux éléments de la tradition que l'on croyait perdus ou dont on ignorait l'existence même. Ces nouvelles révélations tiennent principalement du prodigieux travail de recherche effectué par le professeur Gershom Scholem tout au long de sa vie, mais on peut également citer Georges Vajda, Aryéh Kaplan, Moshé Idel, Nicolas Sed, Charles Mopsik et bien d'autres encore. Pour le kabbaliste Dieu est l'Unique réalité, le seul moyen d'en percevoir l'existence, est de développer en soi ses attributs divins, qui sont dans l'homme de multiples qualités de l'âme telles que l'Amour, la Sagesse, la Connaissance, la Générosité, autant de vertus permettant au mystique de passer de la conception égocentrique de la réalité humaine à celle universelle de l'essence de l'être. Pour cela, la Kabbale se présente comme une véritable science ésotérique, dans le sens vrai sens du terme, où l'homme et l'univers sont analysés et classifiés,
où les énergies de la nature sont définies et expérimentées afin d'être maîtrisées en soi. Mais la Kabbale reste avant tout une voie spirituelle, et, pour se défendre de ceux qui lui reprochent sa technicité, elle répond que cette Connaissance de Dieu n'est qu'approximative car le Dieu Unique n'est pas un objet de raisonnement susceptible d'être traité par nos méthodes de logique.
Tout attribut n'est qu'une limitation provisoire de Sa Réalité et l'attribut pose une limite incompatible avec l'infinitude. Seule la réalisation intime et personnelle du kabbaliste lui fera connaître la véritable sensation de l'unité universelle, mais aussi éloquent soit-il, les explications qu'il donnera de son expérience ne resteront qu'approximatives. Deux états sont sans cesse en
relation, l'Etre (Ani) et le Non-Etre (Ein). La Kabbale, dans tous ses développements, cherche comment passer d'un état à l'autre en restant toutefois dans l'équilibre de l'esprit universel. Ainsi se posent ces questions : soit l'homme est parfaitement Divin, uni à son Créateur et les faits et phénomènes de l'existence humaine ne sont que des hallucinations qu'il faut s'appliquer à
annihiler, soit cette existence est une véritable réalité et la créature pour passer, mutatis mutandis, du genre humain au genre divin, doit s'efforcer d'Etre. Le Kabbaliste ne cherche pas à se limiter à choisir l'un de ces deux états car il considère que cette relation, Etre/Non-Etre, est un principe
abstrait ineffable englobant tout ce qui est et tout ce qui n'est pas, produisant par cela une respiration universelle constituée du mouvement vie/mort, d'existence et de non-existence, à laquelle le plus négligeable corpuscule de l'univers est soumis. L'homme n'a donc pas le droit de se sentir isolé et indépendant du Macrocosme et du Microcosme qui l'entourent et le contiennent, il doit se considérer comme faisant partie intégrante de ce tissage universel infini dont chaque élément est relié, voire inféodé, à tous les autres. Ainsi, rien ne peut se faire, ou ne peut être pensé, sans que cela n'ait un retentissement sur l'ensemble de la toile tissée, d'où l'importance du
travail spirituel, du désir profond de favoriser l'évolution spirituelle de l'humanité entière par sa propre transformation en vue de la Perfection. Il n'y a pas de dualité entre le Créateur et sa créature, la seule opposition empêchant la réalisation de cette unité est causée par la souillure de la nature humaine. L'humain n'a pas à chercher à devenir Dieu, mais plutôt à réaliser qu'il  st en
DIEU, c'est pourquoi il est écrit dans le Psaume 82 : ÉLOHIM ATEM, "Vous êtes Élohim". Dans ce psaume, Assaph est beaucoup plus précis car il dit que l'on est Dieu mais que l'on s'obstine à mourir comme des hommes : "J"avais dit, moi : vous êtes Elohim; tous des fils du Très Haut, mais non, vous mourrez comme des hommes, comme l'un des princes, vous tomberez !". L'hom me de Dieu ouvert à la connaissance suprême est comparé à un prince dont le royaume et les richesses sont célestes, mourir comme un homme, c'est déchoir dans la condition humaine et s'y livrer corps et âme en ignorant les joyaux célestes qui sont réservés à ceux qui réalisent l'Unique Vérité. A ce sujet, Rabbi Na'hman de Breslev raconte l'histoire d'un homme riche qui vivait dans une somptueuse maison. Un jour qu'il était à l'extérieur, il devint amnésique, oubliant toutes les richesses qu'il possédait et se mit à vivre comme un mendiant autour de sa propre demeure. La Kabbale n'est donc pas une mystique isolée des autres grands courants initiatiques, bien au contraire, toutes les doctrines ésotériques renferment la même essence et aspirent au même but. Les sages savent parfaitement que la qualité de leur travail spirituel passe immanquablement par la contribution a l'évolution spirituelle de l'humanité, favorisant la Paix et l'Harmonie universelle. Le terme Hébreu Kabbalah désigne un corps de connaissance "reçue" par le biais d'une chaîne de transmission dont l'origine remonte à la révélation divine du Sinaï. L'interprétation dominante du Judaïsme de l'ère médiévale
diffusait une croyance essentielle, affirmant que ce corps de connaissance, appelé Torah («Loi» ), inclut deux dimensions : l'une écrite, l'autre orale. La Torah écrite est le Pentateuque, tandis que la Torah orale contient une interprétation absolue des lois et du récit de la Torah écrite. Le judaïsme
rabbinique croyait davantage en la Torah orale, qui fut transmise sous forme orale de maître à disciple durant un millénaire, puis retranscrite sous la forme de la Mishnah, qui fut rédigée par Le rabbi Judah le Patriarche durant deuxième siècle de l'ère chrétienne. La méthode fut suivie par la rédaction d'autres recueils de la tradition rabbinique, incluant la Tossefta, la Guémara dans ses
révisions Palestinienne et Babylonienne, et nombre d'autres midrashim. De ces textes on peut tirer une conclusion majeure, les traditions orales avaient été écrites en réponse aux circonstances extraordinaires qui ont compromis la survie de la Torah orale dans sa forme originale de transmission. Maïmonide, dans l'introduction à son code de la loi judaïque, le Mishnéh Torah, énonce le problème clairement : "Pourquoi notre maître [Rabbi Judah] le Patriarche  [écrit
dans la Mishnah] et n"autorise pas de sujets comme ceux-là ? Parce qu'il observait que le nombre de diminué, en raison de continuelles calamités, le mauvais royaume [de Rome] étendait son domaine et accroissait son pouvoir, et les Israélites erraient et émigraient dans des pays lointains. Donc il composa un travail pour servir de livre de référence pour tous, ainsi ses contenus ne
pourraient pas être étudiés et être oubliés rapidement" (Mishné Torah - Introduction). Autrement dit, l'écriture de la Torah orale répondit à une menace perçue pour la transmission naturelle de la Torah. Cependant, il ne faut pas penser que l'écriture de la Torah orale signifia qu'elle avait cessé d'exister. Il resta, dans le corps de la Torah, des aspects qui n'avaient pas été rendus
publics. Ceux-ci se propagèrent dans le domaine exclusif de transmission orale, ou, s'ils étaient écrits, de manière à être virtuellement inintelligible et nécessiter le renfort de l'explication orale. Ainsi la Mishnah, dans la section HaGuigah, mentionne plusieurs aspects de la Torah, incluant les tabous sexuels (arayot), le Récit de la Création (Maassé Beréshith), et l'Oeuvre du Char (Maassé Merkavah), qui ne doivent pas être expliqués publiquement. La Torah contient donc encore certaines connaissances non écrites, transmissibles uniquement de maître à disciple. L'idée que la Torah avait encore des secrets à révéler devint un concept extrêmement utile quand, dans la période médiévale, le Judaïsme (ainsi que l'islam et la Chrétienté) établit une relation
intellectuelle avec l'héritage de la science et de la philosophie de l'ancien monde gréco-romain. Pour les juifs, l'un des changements majeurs qui émergea de ces contacts, fut la nécessité de traiter de nombreux passages de la Bible Hébraïque et de la littérature rabbinique, concernant Dieu, en termes anthropomorphiques. Au douzième et treizième siècles, l'idée que les passages anthropomorphiques de la Bible pourraient être compris littéralement, devint très problématique pour le Rambam (Maimonide) et d'autres, qui cherchèrent méthodiquement les preuves philosophiques de l'incorporéité de Dieu. Ainsi Maimonide associa la démarche anthropomorphique avec celles des polythéistes, et des idolâtres, "qui croient en un Dieu mais affirment que Dieu possède un corps et une image". La nécessité d'entretenir une interprétation non littérale de la
Torah fut largement développée parmi les intellectuels juifs médiévaux. Cependant, les interprétations rationalistes du Rambam ne furent pas acceptées aussi largement. En premier lieu, parce que la philosophie rationnelle n'était pas d'origine juive. Malgré des tentatives cherchant à lui donner une généalogie judaïque, la connaissance de cette philosophie resta une indubitable importation étrangère, tendant à réduire son acceptation. Deuxièmement raison beaucoup plus
importante, la philosophie était portée à expliquer la différence entre le Dieu lointain des philosophes, qui n'a aucun intérêt pour les choses qui ne sont pas éternelles, telles que les êtres humains, et le Dieu Biblique qui joue un rôle actif dans les affaires humaines et plus particulièrement celles du peuple d'Israël. De plus les philosophes Juifs trouvèrent souvent difficilement explicables, de façon acceptable, les détails de la législation de la Torah. En
contraste avec cela, la Kabbalah offrit à ses partisans un moyen par lequel la Torah entière pourrait être expliquée correctement, d'une façon non littérale. Les détails des commandements, autant que leurs principes généraux, pouvant se comprendre en se référant aux doctrines Kabbalistiques. Le plus grand soin fut pris pour présenter les idées de la Kabbalah, de manière à ce qu'elles
paraissent rester entièrement intrinsèques à la tradition rabbinique. Ainsi, le Sefer ha-Bahir, premier travail kabbalistique majeur, et l'exposé considérable de la Kabbalah, le Zohar, du treizième siècle, se présentent eux-mêmes comme un développement Midrashique de la Torah, en d'autres termes, comme des travaux d'un genre classique. La Kabbalah émergea d'abord au douzième siècle en Catalogne et à l'ouest de la Provence, et fut divulguée grâce à la parution du Zohar, au treizième siècle en Espagne, marquant le rapport entre Dieu et l'univers créé de la façon suivante : Dieu, dans sa réalité la plus essentielle, est inconnu à humain et, par principe, inconnaissable. La seule chose connue de Dieu, dans cette réalité fondamentale, est son existence. Les Kabbalistes
appellent Dieu, cette réalité fondamentale, Ein Sof , qui signifie «sans la limite,» ou même Ein («rien»), montrant que du point de vue humain, on ne peut «rien» connaître de Lui. Ein Sof désigne un processus que les Kabbalistes nomment Atsilouth («émanation»), il se défini par un système de dix séfiroth. Les séfiroth, prisent comme un tout, représentent Dieu tel qu'un humain peut le
ressentir. Il s'agit d'un portrait relativement simplifié du processus. La première séfirah émanée, s'appelle Kétér ("couronne"), elle marque le point de transition entre Ein Sof et le système séfirotique. Les deux séfiroth suivantes, Hokhmah ("sagesse") et Binah ("compréhension"), représentent respectivement les principes mâle et femelle. Hokhmah et Binah, en union, engendrent les sept autres séfiroth, Gdoulah ("grandeur") ou Rah'amim ("pitié"), Gvourah
("puissance"), Tiféréth ("gloire"), Netsa'h ("triomphe"), Hod ("splendeur"), Yessod ("fondation"), et Malkhouth ("royauté"). Les trois séfiroth supérieures, Kétér, Hokhmah, et Binah, sont considérées moins accessibles à l'esprit humain que les sept inférieures, qui représentent parfois les qualités diamétralement opposées, attribuées à Dieu dans la Bible Hébraïque et la littérature rabbinique. Ainsi Dieu le Miséricordieux est représenté par la séfirah Gdoulah. L'attribut de Dieu de sévère justice est manifesté par la séfirah Gvourah. Tiféréth est la synthèse entre la pitié et la justice. Bien que les Kabbalistes affirment que toutes les séfiroth sont mises en corrélation et, certes, que
toutes sont Une, néanmoins ils tendent à concentrer leur attention sur le rapport entre deux séfiroth, en particulier : Tiféréth et Malkhout. Tiféréth est représentée comme la séfirah centrale et un principe mâle. Idéalement, il doit entrer en union avec Malkhout, un principe féminin qui marque le point de transition entre le royaume des séfiroth et l'univers créé. Par l'union de
Tiféréth et Malkhout s'écoule l'énergie divine qui crée et soutient l'univers. Quand l'union Tiferet-Malkhout est consommée, le flux d'énergie divine reste inchangé. Mais, lorsque l'union est interrompue, le flux d'énergie divine cesse de soutenir l'univers et sert alors à renforcer les forces du mal cosmique, désignées par l'expression " l'Autre Côté " (Sitra A'hara). Les kabbalistes sont
partagés sur le fait de savoir si les séfiroth, prisent comme un tout, constituent un "instrument", utilisé par Dieu pour Se révéler à ses créatures, ou si, le royaume séfirotique est Dieu Lui-même. La prière et l'observance de la Torah, avec une intention juste, alignent les séfiroth correctement et aide à l'accomplissement de l'union de Tiféréth et de Malkhout. Le péché, par contre, perturbe l'harmonie des séfiroth, désorganise l'union séfirotique en aidant et en confortant les forces néfastes de L'autre Côté. Ainsi chaque action terrestre a sa contrepartie sémiotique. Pour le Kabbaliste, cela signifie que tout doit avoir rapport au divin et doit être compris dans un sens au-delà de sa simple acception. Pour ses partisans, la Kabbalah est un outil sophistiqué de grande
puissance, avec lequel ils peuvent appréhender l'univers. Un des premiers grands maîtres Kabbalistes, au douzième siècle en Provence, qui s'appelait Isaac l'Aveugle, fit une lettre, pour ses disciples d'Espagne à Gerone, contre la propagation sans discernement de la Kabbalah, dans des enseignements publics et la composition de traités Kabbalistiques qui pourraient tomber en de mauvaises mains. Ses remarques étaient adressées aux cercles d'étudiants espagnols de la
Kabbalah qui composaient des traités Kabbalistiques ou qui, comme Ramban (Nahmanide), incorporaient des indications Kabbalistiques dans un commentaire sur la Torah destiné au grand public. Ces Kabbalistes, du treizième au quinzième siècle, qui s'engageaient dans l'écriture de travaux Kabbalistiques, faisait généralement cela en pleine conscience du fait qu'ils s'adressaient à des audiences dont les membres ne pourraient pas tous être avertis des secrets de la Torah. Pour cette raison, ils cherchaient souvent à dissimuler leur propos écrit de telle façon qu'une explication orale soit nécessaire. Ainsi Abraham Ben Eliezer Halevi, un Kabbaliste de la génération de l'expulsion Espagnole, affirmait, dans un de ses travaux, que les auteurs Kabbalistes omettaient
constamment certains éléments de leurs rédactions afin d'entretenir la nécessité, pour la Kabbalah, d'être transmise oralement. On peut aisément évaluer l'étendue des difficultés que devaient surmonter ceux qui désiraient populariser la Kabbale. Cette situation commença à changer au seizième siècle. Après le contrecoup de l'expulsion de la péninsule ibérique en 1492, la Kabbalah
s'ouvrit plus largement. Les travaux kabbalistiques, comme le Zohar, furent imprimés, et il y eut d'ailleurs une forte controverse concernant leurs impressions. Des traités systématiques sur Kabbalah commencèrent à paraître. Un de ces guides d'introduction à la Kabbalah fut écrit par Abraham Ben Eliezer Halevi, il s'intitulait Massoréth haHokhmah (" Tradition de Sagesse "). Cet
ouvrage était une défense de la doctrine de la Kabbalah contre ses détracteurs, une condamnation des oppositions des écoles Kabbalistiques, et une louange des bénéfices résultant de l'étude de la Kabbalah. Cependant, l'exposition de la doctrine kabbalistique dans ce travail est très succincte. Similaire au travail d'Halevi, mais plus connu parce qu'imprimé, on peut citer le Ma'arehet
ha-Elohout ("Le Système divin") de Judah H'ayyat. Sur un plan beaucoup plus important, il faut mentionner l'un de ses contemporains, Meir ibn Gabbai, dont le développement de la Kabbalah, Avodat ha-Qodesh ("Le Service Sacré"), fait autorité.

Source : http://fr.groups.yahoo.com/group/qabalah/message/2464?var=1

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Published by © Georges LAHY - dans Kabbale
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