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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 16:37

Il arriva, pendant l’un de ces jours où Jean, frère de Jacques, — ce sont les fils de Zébédée — était monté à Jérusalem, qu’étant monté au Temple, un pharisien du nom d’Arimanias s’approcha de lui et lui dit : « Où est ton maître, celui que tu suivais ? » Jean lui dit : « Il est retourné dans le lieu d’où il était venu. » Le pharisien lui dit : « Ce Nazôréen vous a fait errer dans l’erreur et vous a rempli les oreilles de mensonges. Il a fermé vos coeurs et vous a détournés des traditions de vos pères. »

 

Lorsque j’entendis ces propos, je me détournai  du Temple, me dirigeant vers la Montagne, vers un lieu désert. Je m’affligeais beaucoup et je disais : « Comment le Sauveur a-t-il donc été mandaté ? Pourquoi a-t-il été envoyé dans le monde  par son père qui l’a envoyé ? Qui est son père ? Et de quelle nature est cet éonvers lequel nous irons ? Il nous a dit  que cet éon où nous sommes avait reçu la figure de cet éon incorruptible où nous irons, mais ne nous a pas instruits de ce dernier en nous disant de quelle nature il était ? »

 

À cet instant, alors que je réfléchissais à cela, les cieux s’ouvrirent, la création entière fut illuminée par une lumière qui apparut en  dessous des cieux et le monde entier fut ébranlé. Je fus effrayé et je me prosternai. Et voici que m’apparut un enfant. Mais il changea son aspect, prenant celui d’un vieillard en qui se trouvait de la lumière. Je regardai, mais sans comprendre ce prodige. S’agissait-il d’une apparence ayant des formes multiples dans la lumière et  dont les formes avaient été manifestées les unes par les autres comme si elle était une ? Mais alors comment avait-elle trois aspects ?

 

Il me dit : « Jean, pourquoi doutes-tu et es-tu effrayé? Tu n’es pas étranger à cette apparence. Ne sois pas pusillanime. Je suis avec vous en tout temps. Je suis  le Père, je suis la Mère, je suis le Fils. Je suis celui qui existe éternellement, celui qui est sans souillure et sans mélange. Je suis venu maintenant t’instruire de ce qui est, de ce qui a été  et de ce qui doit advenir afin que tu connaisses les choses invisibles comme les choses visibles, et t’instruire aussi au sujet de l’Homme parfait.

 

 « Maintenant donc lève ton visage, écoute et  . . . ce que je te dirai aujourd’hui afin de le proclamer toi-même à ceux qui partagent le même Espritque toi, eux qui sont issus de la génération inébranlable de l’Homme parfait. »

 

Et comme j’interrogeai afin d’accéder à la pensée, il me dit : «la Monade étant une monarchie, aucun pouvoir ne s’exerce sur elle qui est le dieu et père de toutes choses, le saint, l’invisible établi au-dessus de toutes choses, établi dans son incorruptibilité, établi dans la lumière pure qu’une lumière oculaire ne peut percevoir. La Monade est l’Esprit.

 

« Il n’est cependant pas convenable de concevoir cet Esprit comme dieu ou en des termes similaires, car il est plus qu’un dieu, il est un pouvoir au dessus duquel n’existe aucun pouvoir puisque personne n’existe avant lui.

 

« Il n’a pas non plus besoin de ceux-là les éons qui viennent après lui : il n’a pas besoin de Vie, car il est éternel. Il n’a pas besoin de quoi que ce soit, car il est imperfectible, dans la mesure où il n’a pas de déficience qui le rende perfectible. Il est au contraire totalement parfait en tout temps. Il est lumière.

 

 « Il est l’illimité car nul n’existe avant lui pour le limiter. Il est l’indistinct car nul n’existe avant lui pour lui imposer une distinction. Il est l’incommensurable car personne d’autre ne l’a mesuré, qui existe avant lui. Il est l’invisible car  nul ne l’a vu, lui cet éternel toujours existant. Il est l’indicible car nul n’existe qui l’appréhende de façon à le dire. Il est l’innommable car 5 il n’est personne qui existe avant lui pour le nommer.

 

« Il est la lumière incommensurable, sans mélange, sainte, pure, indicible, parfaite et incorruptible.

 

« Il n’est ni perfection, ni béatitude, ni divinité, mais quelque chose de supérieur à ces notions. Il n’est ni illimité ni limité, mais quelque chose de supérieur à ces notions, car il n’est ni corporel, ni incorporel, ni grand, ni petit, ni une quantité, ni une créature.

 

« Nul ne peut non plus le  penser, puisqu’il n’est rien de ce qui existe, mais est quelque chose de supérieur à ces notions, non du fait qu’il possèderait une supériorité, mais comme s’il était sa propre possession.

 

« Il ne fait pas partie des éons ; le temps n’existe pas pour lui. Si quelqu’un, en effet, fait partie d’un éon, c’est que d’autres ont  préparé cet éon pour lui. Et le temps ne lui a pas été imposé comme limite puisqu’il n’a pas reçu d’un autre qui le limite. Et il est sans besoin car il n’y a absolument personne avant lui.

 

« C’est en  s’adressant à lui-même ses demandes, dans la plénitude de la lumière, qu’il pense la lumière sans mélange, la grandeur incommensurable. C’est ainsi qu’il est l’Éon car le dispensateur d’éon, la lumière, car le dispensateur de lumière, la vie, car le dispensateur de vie, le bienheureux, car le dispensateur de béatitude, la connaissance, car le dispensateur de connaissance. Il est en tout temps le bien, car le dispensateur de bien, le faiseur de bien, non à la mesure de ce qu’il possède mais à la mesure de ce qu’il dispense. Il est la grâcequi dispense grâce, la lumière incommensurable.

 

 « Que te dirai-je au sujet de cet être insaisissable ? Qu’il ressemble à la lumière. C’est dans la mesure où j’ai la capacité de le comprendre ! — car qui pourra jamais le comprendre —que je pourrai en parler avec toi.

 

« Son éon est incorruptible, en quiétude, se reposant en silence. Existant avant toutes choses, il est la tête de tous les éons, car sa Bonté dispense tous les éons, si toutefois il existe un autre attribut auprès de lui. Aucun d’entre nous en effet n’a connaissance de ce qui concerne cet incommensurable hormis celui qui a habité en lui. C’est lui qui nous en a parlé.

 

« C’est lui, l’Esprit, qui se pense lui-même dans sa propre lumière qui l’entoure. C’est lui qui est la source d’eau vive, la lumière pleine de pureté. La source de l’Esprit s’écoula, venant de l’eau vive de la lumière. Et il  organisa tous les éons et  leurs ordres. En toutes formes il pensa sa propre image en la voyant dans l’eau de lumière pure qui l’entoure.

 

« Et son Ennoia devint une ouvre, se manifesta et se tint devant lui dans le flamboiement de la lumière. Elle est la puissance manifestée antérieurement à toutes choses.

 

« Elle est laPronoia de toutes choses qui brille dans la lumière, l’image de l’Invisible.

 

Elle est la puissance parfaite, Barbélô, l’éon parfait de gloire qui glorifie l’Esprit pour l’avoir manifestée.

 

Et quand elle le pense, elle est Prôtennoia, son image.

 

« Elle devint ainsi un Homme primordial qui n’est autre que l’Esprit virginal triple mâle à la  triple puissance, au triple nom, éon non vieillissant, car androgynesorti de la Pronoia de l’Esprit.

 

« Et  Barbélô demanda à l’Esprit que lui soit donnée la prescience. Il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment Prescience se manifesta, se tint auprès  d’Ennoia qui s’identifie à Pronoia, glorifiant l’invisible Esprit ainsi que la puissance parfaite, Barbélô, car c’est par son intervention qu’elle est venue à l’existence.

 

« À nouveau cette puissance, Barbélô, demanda que lui soit donnée  l’incorruptibilité. Et il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment, Incorruptibilité se manifesta. Elle se tenait auprès d’Ennoia et de Prescience, et elles glorifiaient l’invisible Esprit et Barbélô car c’est par son intervention qu’elles sont venues à l’existence.

 

« Elle demanda enfin que lui soit donnée la vie éternelle. Il fit un signe d’assentiment. Lorsqu’il eut fait un signe d’assentiment, Vie-éternelle se manifesta. Et elles se tenaient là glorifiant l’Esprit ainsi que Barbélô puisque c’est par l’intervention de celle-ci qu’elles sont venues à l’existence, par la manifestation de l’invisible Esprit.

 

« Telle est la pentade des éons du Père qui s’identifie à  l’Homme primordial. Telle est l’image de l’Invisible qu’est Barbélô associée à Ennoia, Prescience, Incorruptibilité et Vie-éternelle. Telle est la pentade androgyne qui constitue la décade des éons du Père.

 

« Barbélô regarda intensément vers  la lumière pure. Elle entoura celle-ci et enfanta une étincelle de lumière qui ressemble à la lumière bienheureuse, mais qui ne lui était pas égale en grandeur.

 

« C’est  le Monogène manifesté par le Père, le Dieu autogène, le Fils premier engendré de tous ceux qui appartiennent au Père, la lumière pure.

 

« Alors le grand Esprit invisible se réjouit à cause de la lumière qui avait été manifestée par la première puissance, sa Pronoia, Barbélô. Et il  oignit ce Fils de sa Bonté/Messianité, afin qu’il devienne parfait et qu’il soit sans besoin étant devenu bon/Christ, puisqu’il l’a oint de la Bonté/Messianité que l’invisible Esprit a versée sur lui. Et le Fils reçut l’onction de l’Esprit virginal  et se tint en sa présence glorifiant l’invisible Esprit ainsi que celui par qui il a été manifesté.

 

« Et le Fils demanda que lui soit donné un partenaire, l’intellect. L’invisible Esprit fit un signe d’assentiment. Alors Intellect se manifesta et se tint auprès de lui ainsi que de Bonté/Messianité, glorifiant l’invisible Esprit ainsi que Barbélô.

 

« Toutes les oeuvres qui précèdent ont été produites dans un silence associé à Ennoia.

 

«Alors L’invisible Esprit voulut faire une oeuvre au moyen d’une parole. Sa Volonté devint une ouvre. Elle se manifesta et se tint avec Intellect  et la lumière, le glorifiant. La parole suivit Volonté, car c’est par la parole que le Christ a créé toute chose, lui le Dieu autogène.

 

«Quant à Vie-éternelle et  Volonté d’une part et Intellect et Prescience d’autre part, ils se tinrent là  glorifiant l’invisible Esprit ainsi que Barbélô car c’est d’elle qu’ils sont issus.

 

« Le grand Esprit invisible conféra la perfection au Dieu autogène, Fils de Barbélô, pour qu’il se tienne auprès de grand Esprit invisible. Il est le Dieu autogène, le Christ, que l’Esprit a honoré d’un grand honneur parce qu’il était issu de sa Prôtennoia. Il est celui que l’invisible Esprit a établi comme Dieu sur toute chose, Dieu  véritable.

 

«L’Esprit lui donna toute autorité et fit en sorte que la vérité qui est en lui-même fut mise à la disposition de ce Dieu véritable, afin qu’il pense toute chose lui dont le nom ne sera dit qu’à ceux qui en sont dignes.

 

« C’est de  la lumière qu’est le Christ et d’Incorruptibilité, par le don de l’Esprit invisible, que la tétrade des grandes lumières fut manifestée hors du Dieu autogène afin de l’assister.

 

« La triade est composée de Volonté, Ennoia et Vie.

 

« La tétrade, quant à elle, est composée de Grâce, Compréhension, Perception et Intelligence.

 

« Grâce est avec la première lumière, Armozel, l’ange  qui est dans le premier éon, et avec lui sont trois éons : Grâce, Vérité, et Forme. La deuxième lumière, Oroïael est celle qu’il a établie sur le deuxième éon ; avec elle sont trois éons qui sont Pronoia, Perception et Mémoire. La troisième lumière, Daveïthé, a été établie sur le troisième éon ; avec elle sont trois éons qui sont  Compréhension, Amour et Apparence. Quant à la quatrième Lumière, Éléleth, elle a été établie sur le quatrième éon ; avec elle sont trois éons qui sont Perfection, Paix et Sophia.

 

« Telles sont les quatre lumières qui se tiennent auprès du Dieu autogène, les  douze éons qui assistent l’enfant, le grand Christ autoengendreur, par le don et le bon plaisir de l’invisible Esprit. Ceux-ci sont les douze éons qui appartiennent au Fils  autoengendré. C’est par la volonté de l’Esprit Saint que toutes choses ont été affermies par l’Autogène.

 

« De la Prescience  de l’Intellect parfait, par le don et le bon plaisir du grand Esprit invisible et en présence de l’Autogène, l’Homme parfait véritable qui fut le premier manifesté fut appelé du nom d’Adamas. Et il fut installé dans le premier éon de l’Autogène, près du grand Dieu, Autoengendreur, le Christ, dans le premier éon, auprès d’Armozel  accompagné de ses puissances. Et l’Esprit invisible lui donna une puissance intellectuelle invincible.

 

«L’Homme parfait dit alors : « Je te glorifie et te bénis, Esprit invisible : car c’est par toi que tout est venu à l’existence et en vue de toi que tout existe. Je te bénis, en m’associant à l’Autogène et à l’Éon, toi qui es triade, Père, Mère et Fils, puissance parfaite ! »

 

« Et l’Homme parfait installa son fils Seth  sur le deuxième éon près de la deuxième Lumière Oroïael. Dans le troisième éon fut installée la semence de Seth — les âmesdes saints  qui étaient dans l’Éon — auprès de la troisième lumière, Daveïthé. Dans le quatrième éon enfin furent installées les âmes de ceux qui ont eu connaissance de leur plénitude et n’ont pas été prompts à se repentir, mais sont restés temporairement (dans cet état) puis se sont finalement repentis. C’est auprès de la quatrième lumière, Éléleth, que ceux-là resteront, rassemblés en ce lieu, glorifiant l’invisible Esprit.

 

« Donc, notre consoeur Sophia étant un éon, pensa une pensée issue d’elle-même et en accord avec la réflexion de l’Esprit et avec Prescience. Elle voulut manifester  la ressemblance de cette pensée qui lui est propre sans que l’Esprit ait manifesté son bon plaisir, sans même qu’il ait fait un signe d’assentiment, sans même que son conjoint, le virginal Esprit mâle, ait donné son consentement.

 

« C’est donc sans avoir cherché l’assentiment de son conjoint, qu’elle consentit à son propre projet sans le bon plaisir de l’Esprit et sans que celui qui parle d’une seule voix avec elle n’en ait eu connaissance  s’élançant au dehors à cause de l’impétuosité qui est en elle.

 

« Sa réflexion ne pouvait demeurer improductive, aussi son ouvre, l’Archonte, sortit-elle, imparfaite, ne possédant pas une forme conforme à la forme de Sophia, parce qu’elle l’avait faite sans son conjoint, ne possédant pas non plus la figure de Sophia, lui qui est dans l’apparence de la Mère.

 

«Sophia vit cette oeuvre, présente dans son conseil, alors qu’elle était devenue une autre forme, avec une face de serpent et une face de lion et des  yeux illuminant comme un feu. Alors elle chassa cette ouvre loin d’elle, hors de ces lieux, afin qu’aucun des immortels ne la  voit, parce qu’elle l’avait enfantée dans un état d’ignorance.

 

« Elle jumela à son oeuvre une nuée lumineuse, et plaça au milieu de la nuée un trône afin que nul ne voit cette oeuvre excepté l’Esprit Saint que l’on nomme Mère de tous les vivants. Et Sophia lui donna le nom de Yaldabaôth. Il est le Premier  Archonte, celui qui a pris beaucoup de puissance à la Mère.

 

« Il s’écarta d’elle, s’éloigna d’un lieu vers un lieu qui est à l’intérieur de l’endroit dans lequel il avait été enfanté, s’empara d’un autre lieu et se créa un éon flamboyant d’un feu lumineux, celui dans lequel il se tient maintenant.

 

« Alors il  s’accoupla avec sa propre déraison et engendra les autorités qui lui sont subordonnées, douze anges affectés chacun à son éon conçu d’après la figure des éons incorruptibles.

 

« Et les autorités créèrent pour elles-mêmes sept anges et ces anges, trois puissances, de sorte que le total de ceux qui lui sont subordonnés est de trois cent soixante êtres angéliques, associés à sa triple puissance elle-même conçue à la ressemblance de la première figure qui existe avant lui.

 

« Les autorités ont été manifestées par l’Engendreur en chef, premier Archonte des ténèbres et de l’ignorance. Aussi bien, ces autorités partagent-elles l’ignorance de celui qui les a engendrées.

 

« Voici leurs noms : Le premier nom est Yaôth. Le deuxième est Hermas, l’oil du feu. Le troisième est Galila. Le quatrième est Yabêl Le cinquième est Adonaïos. Le sixième est Sabaôth. Le septième est Kaïnan et Kaê, celui que l’on nomme Kaïn, c’est-à-dire le soleil. Le huitième est Abiressiné. Le neuvième est Yôbêl. Le dixième est Harmoupiael. Le onzième est Adônin. Le douzième est Bélias.

 

« Toutes ces autorités possèdent d’autres noms qui leur viennent du désir associé à la colère. Bref, toutes celles-ci, leurs noms sont doubles ; ceux dont elles sont habituellement nommées leur viennent de ces gloires d’en haut, mais ce sont ceux dont elles ont été nommées conformément à la vérité qui manifestent leur nature.

 

« Et Saklas les a appelées de leurs différents noms en fonction de son imagination et de leur puissance. Par ces noms glorieux les hommes s’éloignent et s’affaiblissent. Par les autres, au contraire, ils acquièrent puissance et croissent.

 

« Et Saklas ordonna que sept autorités règnent sur les cieux et cinq sur le Chaos infernal.

 

« Les noms de gloire des autorités qui dominent sur les sept cieux sont les suivants : Le premier est Yaôth, face de lion. Le deuxième est Élôaïos, face d’âne. Le troisième est Astophaïos, face de hyène. Le quatrième est Yaô, face de serpent à sept têtes. Le cinquième est Adonaïos, face de dragon. Le sixième est Adôni, face de singe. Le septième est Sabbataïos, face de flamme de feu lumineux. Telle est l’hebdomade du Sabbat ! Tels sont les autorités qui gouvernent le monde !

 

« Quant à Yaldabaôth-Saklas, lui qui a une forme multiple de sorte qu’il se manifeste lui-même en tout visage en fonction de son désir, il a réparti entre ces autorités une portion de son propre feu  mais de la lumière pure de la puissance qu’il a dérobée à la Mère, il ne leur en a pas donné.

 

« C’est pour cette raison qu’il a été pour eux Seigneur, à cause de la gloire lumineuse de la puissance de la Mère qui est en lui. C’est (aussi) pour cette raison qu’il s’est lui-même nommé “Dieu” sur ces autorités, se montrant (ainsi) désobéissant  envers l’origine qui est la sienne.

 

« Et Saklas jumela aux autorités sept puissances. Par sa parole elles existèrent. Et il leur donna un nom. Il installa les autorités en commençant par la plus élevée.

 

« La première puissance donc est Pronoia, auprès de la premièreautorité, Yaôth ; la deuxième est Divinité, auprès de la  deuxième, Élôaios ; la troisième est Messianité, auprès de la troisième, Astaphaïos ; la quatrième est Jalousie, auprès de la quatrième, Yaô ; la cinquième est  Royauté, auprès de la cinquième, Sabaôth ; la sixième est Com[préhension, au]près de la sixième, Adôni ; la septième est Sophia, auprès de la septième, Sabbataïos.

 

 « Ces puissances possèdent un firmament correspondant à chaque ciel et un éon conçu à la ressemblance des éons primordiaux, comme la figure des éons incorruptibles.

 

«L’Archonte vit donc  la création qui est au-dessous de lui ainsi que la foule des anges qui sont au-dessous de lui et sont issus de lui. Il leur dit : « Je suis un Dieu jaloux ! En dehors de moi il n’en existe point d’autre ! » Par là, il signifie aux anges qui sont au-dessous de lui qu’un autre Dieu existe, car s’il n’en existait pas d’autre de qui serait-il jaloux ?

 

« La Mère commença alors à être portée car elle perçut sa déficience due au fait que son conjoint n’avait pas parlé d’une seule voix avec elle lorsqu’elle avait été blâmée  par sa plénitude. »

 

Et moi, Jean, de dire : « Seigneur ! que signifie : “être porté ?” » Lui alors rit et dit : « Penserais-tu que ce soit dans le sens où l’a dit Moïse, qu’elle était portée au dessus des eaux ? Non ! mais voyant la malice et la révolte qui adviendraient par son fils, elle se repentit. Et faisant un va-et-vient dans les ténèbres  de l’ignorance, elle commença à avoir honte. Mais ne s’aventurant pas à l’extérieur, elle fait un va-et-vient. Son aller et sa venue c’est ce que signifie “être porté”.

 

 « Lorsque l’impudent Archonte déroba de la puissance  à la Mère, il ignorait que ceux qui sont supérieurs à sa mère sont multitude. Il disait en effet  de sa mère qu’elle seule existait. Voyant la foule nombreuse des anges qu’il avait créés, il s’exaltait au dessus d’eux.

 

« Lorsque la Mère comprit que l’avorton des ténèbres était imparfait parce que son conjoint n’avait pas parlé d’une seule voix avec elle, elle se repentit et versa  d’abondantes larmes.

 

«Alors la prière de son repentir fut entendue et ses frères intercédèrent en sa faveur. Alors l’Esprit Saint invisible fit un signe d’assentiment. Lorsque  l’Esprit invisible eut fait un signe d’assentiment, il répandit sur elle un Esprit Saint venu de leur plénitude. Son conjoint descendit vers elle  pour redresser leurs déficiences.

 

« C’est au moyen de Pronoia que l’Esprit invisible donna à cet Esprit Saint de redresser les déficiences de Sophia. Aussi ce ne fut pas dans son propre éon qu’elle fut placée, mais, 10 à cause de l’ignorance qu’elle avait manifestée, elle est dans le neuvième éon jusqu’à ce qu’elle ait redressé sa déficience.

 

« Une voix parvint qui disait : “  l’Homme existe ainsi que le fils de l’Homme”. Le Premier Archonte Yaldabaôth entendit la voix mais pensait que celle-ci ne venait pas  d’en haut.

 

 «Alors le Père saint (et) parfait, l’Homme primordial se manifesta à eux en prenant l’aspect d’un Homme. Le Bienheureux Barbélô leur  manifesta l’apparence de celui-ci l’Homme parfait et l’archontat entier des sept autorités fit un signe d’assentiment et elles virent dans l’eau la figure de l’image.

 

«Les autorités et leurs puissances se dirent les unes aux autres : “Créons un homme qui soit à l’image de Dieu et à sa ressemblance”.

 source : www.gnose.free.fr

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