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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 10:31

Évangile de Judas :

Traduction en français de l'évangile de Judas par Eric - Infologisme.com
Traduction libre de tous droits pour un usage privé.
Droits de traduction réservés, propriété intégrale de son auteur.
Reproduction interdite de cette traduction sur tous médias sans autorisation :
"Introduction : Incipit
Le récit secret de la révélation de la conversation de Jésus avec Judas Iscariot durant trois jour pendant la semaines avant qu’il ait célébré la pâque.
Le ministère terrestre de Jésus
Quand Jésus est apparu sur terre, il a réalisé des miracles et de grandes merveilles pour le salut de l’humanité. Et depuis a [marché] dans la droiture de manière certaine alors que d’autres marchaient dans leurs transgressions, les douze disciples se sont appelés.
Il a commencé à parler avec eux au sujet des mystères du monde de l’au delà et ce qui aurait lieu à l’extrémité. Souvent il n’est pas apparu à ses disciples en tant que Jésus, mais se trouvait parmi eux comme un enfant.
Scène I : Dialogues de Jésus avec ses disciples : La prière d’action de grâce ou de l’eucharistie
Un jour il était avec ses disciples en Judée, Jésus les découvrit recueillis ensemble et assis, dans l’observance pieuse. Quand il [approcha] ses disciples, [34] recueillis ensemble et assis, alors qu’ils offraient une prière d’action de grâce au-dessus du pain, [il] rie.
Les disciples [lui] ont dit, « Maître, pourquoi te moques-tu [de notre] prière d’action de grâce ? Nous avons fait ce qui est exact. »
Il a répondu et leur a dit, « Je ne ris pas de toi. Vous ne faites pas ceci en raison de votre propre volonté, mais parce que c’est par ceci que votre dieu [sera] félicité. »
Ils ont dit, « Maître, tu es […] le fils de notre dieu. »
Jésus leur dit, « Comment me connaissez-vous ? Vraiment [je] vous dit, aucune génération du peuple qui sont parmi vous me connaîtra. »
Les disciples deviennent fâchés
Quand ses disciples entendirent ceci, ils ont commencé à sentir leur colère grandir de plus en plus et ont commencé à blasphémer contre lui dans leurs cœurs.
Quand Jésus a observé leur manque de [compréhension, il leur a dit], « Pourquoi cette agitation vous a-t-elle mené à la colère ? Votre dieu qui est chez vous et […] [35] vous a provoqué pour irriter [l’intérieur] de vos âmes. [Laisser] n’importe quel d’entre vous, qui est [assez fort] parmi les êtres humains, mettre en évidence la perfection de l’humain devant moi. »
Ils dirent tous, « Nous avons la force. »
Mais leurs esprits n’ont pas osé se tenir devant [lui], excepté celui de Judas Iscariot. Il pouvait se tenir devant lui, mais il ne pourrait pas le regarder dans les yeux, et il a détourné le regard de son visage.
Judas lui [dit], « Je sais de qui tu es et d’où tu es venus. Tu es du royaume immortel de Barbélo. Et je ne suis pas digne pour prononcer le nom de celui qui t’a envoyé. »
Jésus parle à Judas en privé
Sachant que Judas reflétait un esprit très exalté, Jésus lui dit en particulier, « Étape loin des autres et je te dirai les mystères du royaume. Il est possible que tu l’atteignes, mais tu t’affligeras beaucoup. [36] Pour quelqu’un d’autre tu remplaceras, pour que les douze [les disciples] puissent encore venir à l’accomplissement avec leur dieu. »
Judas lui dit, « Quand me diras-tu ces choses, et [quand] le jour splendide de l’aube légère pour l'humanité ? »
Mais quand il dit ceci, Jésus l’a laissé.
Scène II : Jésus apparaît aux disciples encore
Le matin suivant, après que ceci se soit produit, Jésus [apparu] à ses disciples encore.
Ils ont lui dit, « Maître, où tu es allé et ce que tu as fait quand tu nous as laissés ? »
Jésus leur à dit, « Je suis allé à une autre grande et sainte génération. »
Ses disciples lui ont dit, « Seigneur, ce qui est la grande génération qui est supérieure à nous et plus sainte que nous, qui n’est pas maintenant dans ces royaumes ? »
Quand Jésus a entendu ceci, il a ri et leur a dit, « Pourquoi pensez-vous à vos cœurs à la génération forte et sainte ? [37] Vraiment [je] te le dis, personne supérieure [de] ce temps infini ne verra cela la [génération], et aucun de la génération de mortelle qui tient le premier rôle ne régnera du royaume des anges, et aucune personne de naissance mortelle peut lui être associée, parce que cette génération ne vient pas de […] ce qui est devenu […]. La génération des personnes parmi [vous] est de la génération de l’humanité […] puissance, qui […] d’autres puissances […] par ce [que] te règnes. »
Quand [ses] disciples ont entendu ceci, ils se sont sentis chacun préoccupés dans leur l’esprit. Ils ne pouvaient plus dire un mot.
Un autre jour Jésus a été soulevé [ils]. Ils [lui] ont dit, « Maître, nous t’avons vu dans la [vision], parce que nous avons eu les grands [rêves…] nuit […]. »
[Il a dit], « Pourquoi avoir [vous… quand] ils sont entrés à l'intérieur se cacher ? » [38]
Les disciples voient le temple et en discutent
Ils ont [dit, « Nous avons vu] une grande [maison avec un grand] autel [dans lui, et] douze homme sont-ils les prêtres, nous dirions et un nom ; et une foule de personne attende à cet autel, [jusqu’à] ce que les prêtres [… et reçoit] les offrandes. [Mais] nous avons continué à attendre. »
[Jésus dit], « À quoi ressemblent [les prêtres] ? »
Ils ont [dit, « Certains…] deux semaines ; certains sacrifient leurs propres enfants, d’autres leurs épouses, dans l’éloge [et] l’humilité les uns avec les autres ; certains dorment avec les hommes ; certains sont impliqués dans [l’abattage] ; certains commettent une multitude de péchés et de contrats d’anarchie. Et les hommes qui se tiennent [avant] que l’autel appellent votre [nom], [39] et dans tous contrats de leur insuffisance, les sacrifices sont apportés à l’accomplissement […]. »
Après qu’il aient dit ceci, ils restaient immobiles, parce qu’ils étaient préoccupés.
Jésus offre une interprétation allégorique de la vision du temple
Jésus leur a dit, « Pourquoi êtes-vous préoccupés ? Vraiment je te dis, tous les prêtres qui se tiennent devant cet autel appellent mon nom. Encore je te le dis, mon nom a été écrit sur ceci […] des générations d'étoiles par les générations humaines. [Et ils] ont planté des arbres sans fruit, en mon nom, d’une façon honteuse. »
Jésus leur à dit, « Ceux que vous avez vus que recevant les offrandes à l’autel qui –c’est qui vous êtes. C’est le dieu que vous servez, et vous êtes ces douze hommes vous avez vus. Le bétail que vous avez vu apporter pour le sacrifice sont les nombreuses personnes que vous déroutez [40] devant cet autel. […] tiendra et se servira de mon nom de cette façon, et les générations de la volonté pieuse lui demeurent fidèles. Après que salut un autre homme se tenant parmi [les fornicateurs], et des autres se tiendront parmi les tueurs d’enfants, et un autre de ceux qui dorment avec les hommes, et ceux qui s’abstiennent, et le reste des personnes plein de souillure et l’anarchie et l’erreur, et de ceux qui disent, « nous sommes comme des anges » ; ils sont les étoiles qui apportent tout à sa conclusion. Pour les générations humaines on a dit, regarde, « Dieu a reçu votre sacrifice des mains d’un prêtre » qui est un faux ministre. Mais c’est le seigneur, le seigneur de l’univers, qui commande, le dernier jour où ils seront mis à la honte. » [41]
Jésus [leur] a dit, le « Cesser de [sacrifier…] ce que vous avez […] au-dessus de l’autel, puisqu’ils sont mortels vos étoiles et vos anges et sont déjà arrivé à leur fin. Les laisser ainsi soit [attrapé] avant toi, et les laisser vont [-environ 15 lignes manquant] des générations […]. Un boulanger ne peut pas alimenter toute la création [42] dessous [ciel]. Et […] à eux […] et […] à nous et […].
Jésus leur a dit, « Arrêtez de lutter avec moi. Chacun de vous fait tenir sa propre étoile, et chaque corps [-environ 17 lignes manquant] [43] dans […] qui est venu [… ressort] pour l’arbre […] de ce temps infini […] pendant un certain temps […] mais il est venu pour arroser le paradis de Dieu, et la [génération] qui dure, parce que [il] ne défilera pas le [secteur de] la cette génération, mais […] pour toute l’éternité. »
Judas interroge Jésus au sujet de cette génération et de générations d’humain
Judas lui a dit, « [Rabbin], quel genre de fruit fait ce produit de génération ? »
Jésus a dit, « Les âmes de chaque génération humaine mourront. Quand ces personnes, cependant, ont fini la période du royaume et l’esprit les laissent, leurs corps mourront mais leurs âmes seront vivantes, et ils sont pris. »
Judas a dit, « Et ce que veulent faire le reste des générations humaines ? »
Jésus a dit, « Il est impossible [44] de semer la graine dessus d’une [roche] et de moissonner son fruit. [Ceci] est également la manière […] la génération [défilée] […] et Sophia est corruptible […] la main qui a créé les personnes mortelles, de sorte que leurs âmes aillent jusqu’aux royaumes éternels des cieux. [Vraiment] je te dis, […] ange […] la puissance pourra voir cela […] ceux-ci à qui […] générations saintes […]. »
Après que Jésus eut dit ceci, il partit.
Scène III : Judas raconte une vision et Jésus répond
Judas a dit, « Maître, comme tu as écouté tous les autres, écoute-moi maintenant également. Pour moi j’ai eu une grande vision. »
Quand Jésus a entendu ceci, il a ri et lui à dit, « Toi le treizième esprit, pourquoi es-tu éprouvé si durement ? Mais parle en confiance, et je te soutiendrai. »
Judas lui a dit, « Dans la vision où je me suis vu pendant que les douze disciples me lapidaient et [45] me persécutaient [sévèrement]. Et je suis également venu à l’endroit où […] après toi. J’ai vu [une maison…], et mes yeux ne pouvaient pas [comprendre] sa taille. Les grandes personnes lui étaient environnantes, et cette maison avec un toit de verdure, et au milieu de la maison était [–deux lignes manquant entièrement], le maître a dit, de me prendre dedans avec ces personnes. »
[Jésus] répondu et dit, « Judas, Ton étoile t’as conduit dans l’égarement. » Il a continué, « Aucune personne de naissance mortelle n’est digne pour entrer dans la maison que tu as vu, parce que cet endroit est réservé pour le saint. Ni le soleil ni la lune ne régnera là, ni le jour, mais la volonté sainte demeurent là toujours, dans le royaume éternel avec les anges saints. Regarde, je t’ai expliqué les mystères du royaume [46] et je t’ai enseigné qu’au sujet de l’erreur des étoiles ; et […] l’envoyer […] les douze éternités. »
Judas s’enquiert de son propre destin
Judas a dit, « Maître, se pourraient-il être que ce que je sème est commandé par des règles ? »
Jésus lui répondu et dit, « Vient, qu’il [-deux lignes manquant], mais que tu t’affligeras beaucoup quand tu verras le royaume et toute sa génération. »
Quand il a entendu ceci, Judas lui a dit, « Quel bonheur est-il que je sois reçu ? Pour toi une place particulière pour cette génération. »
Jésus répondu et dit, « Tu deviendras le treizième, et tu seras maudit par l’autre génération et tu viendras pour régner au royaume des cieux. En le derniers jours ils maudiront ta montée [47] à la [génération] sainte. »
Jésus enseigne Judas au sujet de la cosmologie : l’esprit et l’origine interne
Jésus a dit, « [Vient], que je puisse t’enseigner au sujet [des secrets] d’aucune personne n’[a] jamais vue. Pour l’existence d’un grand et illimité royaume, dont l’ampleur qu’aucune génération des anges n’a vue, [dans lequel] il y [a] de grand invisible [esprit], qu’aucun oeil d’un ange n’a jamais vu, aucune pensée du cœur n'a jamais compris, et il ne s’est jamais appelé par n’importe quel nom.
« Et un nuage lumineux est apparu là. Il a dit, laisser un ange se produire en tant que mon serviteur. » Un grand ange, produit par le divin éclairé, émergé du nuage. En raison de lui, quatre autres anges se sont produits d’un autre nuage, et ils sont allés à bien des personnes servir pour le Créateur d’ange. Le Créateur dit, [48] Laissé […] produit […], et il s’est produit […]. Et il a [créé] la première lumière pour régner au royaume des cieux. Il a dit, Laisser les anges se produire pour [le] servir, et les myriades indénombrables se sont produites. Il a dit, [Laisser] l'éternité éclairé la création, et la création fut. Il a créé la deuxième lumière pour régner sur le royaume des cieux, ainsi que d’innombrables myriades d’anges, pour offrir de le servir. C’est comment il a créé le reste des temps infinis éclairés. Il leur a fait le royaume des cieux, et il a créé pour eux d’innombrables myriades d’anges, pour l’aider. »
Adamas et les lumières
« Adamas était dans le premier nuage lumineux qu’aucun ange n’a jamais vu parmi ceux qui l’appelaient “Dieu”. Il [49] […] cela […] l’image […] et après la similarité de [cet] ange. Il a fait apparaître la [génération] incorruptible de Seth […] les douze […] le vingt-quatre […]. Il a fait soixante-douze lumières apparaître dans la génération incorruptible, selon la volonté de l’esprit. Les soixante-douze lumières elles-mêmes faites trois cents soixante lumières apparaissent dans la génération incorruptible, selon la volonté de l’esprit, que leur nombre devrait être de cinq pour chacun. »
« Les douze temps infinis des douze lumières constituent leur père, avec six cieux pour chaque temps infini, de sorte qu’il y ait soixante-douze cieux pour les soixante-douze lumières, et pour chaque [50] [d’entre eux cinq] firmament, pour un total de trois cents soixante [firmament…]. »
« Ils ont été donnés l’autorité et une [grande] foule [innombrables] d’anges, pour la gloire et l’adoration, [et ensuite celle également] des spirituels vierges, pour la gloire et l’adoration de toute l’éternité des cieux et de leurs firmaments. »
Le Cosmos, Chaos, et les Enfers
La multitude de ces immortels s’appelle la perdition du cosmos c’est-à-dire, par le père et les soixante-douze lumières qui sont avec la création et ses soixante-douze éternités. Dans lui le premier humain est apparu avec ses puissances incorruptibles. Et l’éternité qui est apparu avec sa création, le nuage de la connaissance et l’ange qui sont l’éternité, s’appelle [51] El. […] l’éternité […] ensuite cela […] dit, Laisser douze anges s’employer [à] régler des cieux la fin du chaos et [des enfers]. Et regarde, de ce nuage là est apparu un ange dont le visage a l’incandescence et scintillement du feu et dont l’aspect paraissait maculé de sang. Son nom était Nebro, qui signifie le rebelle ; d’autres l’appellent Yaldabaoth. Un autre ange, Saklas, est également venu du nuage. Ainsi Nebro a créé six anges - aussi bien que Saklas - pour être des aides, et ceux-ci ont produit douze anges dans les cieux, chacun recevant avec une partie dans les cieux. »
Les règles et les anges
« Les douze règles ont parlé avec les douze anges : Laisser chacun de toi [52] […] et les laisser […] anges de génération [- une ligne perdue] :
Le premier est [S]eth, qui s’appelle le Christ.
[En second lieu] est Harmathoth, qui est […].
Le [troisième] est Galila.
Le quatrième est Yobel.
Le cinquième [est] Adonaios.
Ce sont les cinq qui ont régné au-dessus des enfers, et d’abord partout du chaos... »
La création de l’Humanité
« Alors Saklas a indiqué à ses anges, de nous laisser créé un être humain d’après la similarité et d’après l’image. Ils modelèrent Adam et son épouse Eve, qui s’appelle, dans le nuage, Zoe. Pour que l’humanité appelle l’homme par ce nom, et chacun d’eux appellent la femme par ce nom. Maintenant, Sakla [53] n’a pas com[mandé …] excepté […] les générations… ceci […]. Et le [souverain] dit à Adam, vous vivra longtemps, avec vos enfants. »
Judas s’enquiert du destin d’Adam et de l’Humanité
Judas dit à Jésus, « [Quel] est la plus longue durée du temps que l’être d’humain vivra ? »
Jésus a dit, « Pourquoi es-tu interrogatif sur ceci, qu’Adam, avec sa génération, a vécu son espérance de vie à l’endroit où il a reçu son royaume, avec la règle de sa longévité ? »
Judas dit à Jésus, « L’esprit humain meurt-il ? »
Jésus a dit, « C’est pourquoi Dieu a commandé Michael de leur donner comme prêt le spirituel des personnes, de sorte qu’ils pourraient offrir le service, mais le Dieu a commandé Gabriel d’accorder du spirituels à la grande génération sans la règle de plus c’est-à-dire, l’esprit et l’âme. Par conséquent, [repos] des âmes [54] [-une ligne manquant].
Jésus discute de la destruction du mauvais avec Judas et d’autres
« […] allumer [-presque deux lignes manquant] autour de […] laisser […] esprit [qui est à dire] chez toi angle de saturation en cette [chair] parmi les générations des anges. Mais Dieu a fait que la connaissance soit [donné] à Adam et à ceux qui sont avec lui, de sorte que les rois du chaos et des enfers ne pourraient pas régner en seigneur sur eux. »
Judas a dit à Jésus, « Ainsi ces générations que feront-elles ? »
Jésus a dit, « Vraiment je dis à toi, parce que toutes les étoiles apportent des sujets à l’accomplissement. Quand Saklas pendant le temps qui lui était alloué accomplit, leurs premières étoiles apparaîtront avec les générations, et elles finiront ce qu’elles ont annoncé de faire. Puis ils forniqueront en mon nom et massacreront leurs enfants [55] et eux la volonté […] et [-environ six et demie manquant] mon nom, et lui volonté […] votre étoile excédant la [treiz]ième éternité.
Ensuite Jésus à [ri].
[Judas dit], « Maître, [pourquoi te moques-tu de nous] ? »
[Jésus] répondu [et dit], « Je ne ris pas [de toi] mais de l’erreur de l’étoile, parce que ces six étoiles accompagnées de ces cinq combattants, et ils seront tous détruits avec leurs créatures. »
Jésus parle des baptisés et de la trahison de Judas
Judas dit à Jésus, « Regardent, que feront ou deviendront ceux qui ont été baptisés en ton nom ? »
Jésus a dit, « Vraiment je [te] dis , ce baptême [56] […] mon nom [-environ neuf lignes manquant] à moi. Vraiment [je] te dis, Judas, [ceux qui] les sacrifient offre à Saklas […] Dieu [-trois lignes manquant] tout qui est mauvais. »
Mais tu les excéderas tous. Pour toi tu sacrifieras l’homme qui me vêt.
« Ta conscience a été réveillé,
ta colère a grandi,
ton étoile a rayonné,
et ton cœur a […]. [57] »
« Vraiment […] votre dernier […] devenu [-environ deux et demie manquant], s’affliger [-environ deux lignes manquant] la règle, puisqu’il sera détruit. Et alors l’image de la grande génération d’Adam sera exaltée, pour avant le ciel, la terre, et les anges, pour que la génération, qui est des royaumes éternels, existe. Regarder, tout vous à été dits. Soulever vers le haut vos yeux et regarder le nuage et la lumière de l’étoile et qui l’entoure. L’étoile qui te guide est l’étoile qui est la tienne. »
Judas a soulevé vers le haut ses yeux et a vu le nuage lumineux, et l’a pénétré. Ceux se tenant sur la terre ont entendu une voix venir du nuage, l’énonciation, [58] […] grande génération […] … image […] [-environ cinq lignes manquant].
Conclusion : Judas trahit Jésus
[…] Leurs hauts prêtres ont murmuré parce qu’[il] était entré dans la salle d’invité pour sa prière. Mais quelques scribes observaient là soigneusement afin de l’arrêter pendant la prière, parce que ils avaient peur du peuple, puisqu’il a été considéré par tous comme un prophète.
Ils ont approché Judas et lui ont dit, « Que faites-vous ici ? Vous êtes disciple de Jésus. »
Judas leur a répondu comme ils ont souhaité. Et il a reçu une certaine somme d’argent et le tout remis d’eux.
Évangile de Judas."

Plusieurs sectes antérieures au caïnisme avaient expliqué l'origine du bien et du mal en supposant une intelligence bienfaisante, qui tirait de son sein des esprits heureux, innocents, et une intelligence malfaisante, qui emprisonnait ces esprits dans des organes matériels.
Mais d'où venait la différence qui existe entre les esprits et les caractères ? Ces deux principes avaient produit Adam et Eve, puis chacun d'eux ayant revêtu un corps, avait eu commerce avec Eve ; de cette union étaient sortis des enfants qui avaient le caractère de la puissance à laquelle ils devaient la vie. Par ce moyen on comprenait la différence du caractère de Caïn et d'Abel et de tous les hommes.
Comme Abel s'était montré très soumis au Dieu créateur de la terre, il était regardé comme l'ouvrage d'un Dieu qu'ils appelaient Histère. Au contraire, Caïn, le meurtrier d'Abel, était l'ouvrage de la sagesse et du principe supérieur ; il devait être vénéré comme le premier des sages.
Les partisans de cette doctrine, conséquents avec eux-mêmes, honoraient tous ceux que l'Ancien Testament avait condamnés : Caïn, Esaü, Coré, les Sodomites; ils les regardaient comme des enfants de la sagesse et des ennemis du principe créateur.
Ils prétendaient que la perfection consistait à commettre le plus d'infamies possibles.
D’après Théodoret (+ vers 453/458), ils affirmaient que chacune des actions infâmes avait un ange tutélaire qu’ils invoquaient en la commettant.
L'Evangile de Judas et le récit de l'Ascension de saint Paul (où sont décrits toutes les merveilles et tous les secrets que l'apôtre Paul a vus et appris, lorsqu'il fut ravi au 3ème ciel) font partie des livres saints des caïnites.
Une femme de cette secte, nommée Quintille, étant venue en Afrique du temps de Tertullien (155-225), s'y fit beaucoup d'adeptes qui prirent le nom de quintiliens ou quintillianistes.
Tertullien indique que Quintille avait trompé beaucoup de fidèles en luttant contre le baptême, notamment en rejetant l'emploi de l'eau (traité Du Baptême).
Philostrius fait une secte particulière des caïnites qui honorent Judas.

- Les séthiens ou séthianiens

Les séthiens ou séthianiens honoraient en Seth le fils de la divine Sagesse, représentant l'esprit, en opposition à Abel qui représentait l'âme et à Caïn qui représentait la chair.
"...le Messie, qui viendra un jour sauver les hommes, et qui est l’envoyé du Père, se nomme Seth. A la fin des temps, les élus, qui sont appelés les « Fils de la Lumière », ou encore les « allogènes », retourneront auprès du Dieu inexprimable et s’assoiront aux côtés de quatre entités célestes : Oroisel, Hermozel, Daveithe et Eleleth." 9
Contrairement aux caïnites, les séthiens judaïsaient.

- Les pérates

Les pérates (traversiers) entendaient passer du monde sensuel dans celui de la vie éternelle. Le logos (raison), intermédiaire entre le principe de l'idée pure et la matière, était représenté comme le serpent universel établissant une sorte de va-et-vient entre le monde et Dieu.

- Les phibionites ou phibioniens

"Lors du début des fêtes phibionites, les hommes serraient la main des femmes en leur chatouillant le creux de la paume. Lorsque chacun était assis avec nourriture et boisson, les couples mariés se séparaient pour engager des rapports sexuels avec un autre membre de la communauté. L’homme devait se retirer avant l’orgasme pour que le couple avale le sperme en s’écriant : ceci est le corps du Christ. Lorsque c’est possible, le couple consomme le sang menstruel en prononçant : ceci est le sang du Christ. Selon l'évêque Epiphane (Épiphane de Salamine ou Épiphane de Chypre, vers 315-403, dans son Panarion ou Adversus Haereses - Contre les hérésies - , ndlr) si la femme tombe enceinte, on laisse le fœtus se développer, puis on pratique l’avortement. Par la suite ce fœtus est démembré, enrobé de miel et d’épices, et dévoré par le groupe comme une sorte d’Eucharistie. Parvenus à un certain état de perfection certains adeptes n’ont plus besoin de femmes et pratique l’homosexualité. D’autres pratiqueront la masturbation sacrée. En apparence orgiaques, ces cérémonies sont en rapport avec la vision que les phibionites ont du cosmos, et la façon de s’en libérer. Outre le fait de satisfaire aux exigences des archontes résidents dans les 365 ciels, ces « mœurs » répondent au besoin de réunir la semence divine implantée dans le monde et actuellement dispersée dans la semence masculine et le sang féminin. En les réunissant et les consommant on ne procède pas seulement à la réunification nécessaire , mais on évite surtout la procréation qui contribue à nous maintenir prisonniers du monde." 10
"Comment n’aurait-on pas eu les premiers chrétiens en horreur quand saint Épiphane lui-même les charge des plus exécrables imputations ? Il assure que les chrétiens phibionites offraient à trois cent soixante et cinq anges la semence qu’ils répandaient sur les filles et sur les garçons, et qu’après être parvenus sept cent trente fois à cette turpitude, ils s’écriaient : « Je suis le Christ. » Selon lui, ces mêmes phibionites, les gnostiques et les stratiotistes hommes et femmes, répandant leur semence dans les mains les uns des autres, l’offraient à Dieu dans leurs mystères, en lui disant: « Nous vous offrons le corps de Jésus-Christ. » Ils l’avalaient ensuite, et disaient : « C’est le corps de Christ, c’est la pâque. » Les femmes qui avaient leurs ordinaires en remplissaient aussi leurs mains, et disaient : « C’est le sang du Christ. » 11

- Citations

« XVII. Les ophites. Leur nom vient du mot serpent (…) Ils prétendaient que le serpent n'était autre que le Christ, et ils avaient un serpent apprivoisé qui venait se rouler sur leurs pains, et leur consacrer une sorte d'eucharistie. Certains auteurs les font descendre des Nicolaïtes ou des Gnostiques : c'est dans les fabuleuses fictions de ces sectaires qu'ils auraient puisé l'idée d'adorer le serpent. XVIII. Les Caïnites, ainsi nommés parce qu'ils honoraient Caïn, lui reconnaissaient un courage éminent. A leur avis, le traître Judas était presque un Dieu, et son crime un bienfait il n'avait livré Jésus-Christ aux Juifs que parce qu'il avait prévu le bien immense qui devait résulter de sa mort pour les hommes : de plus, ils rendaient un culte aux Sodomites et même à ces malheureux engloutis sous terre pour avoir fait schisme chez le premier peuple de Dieu (Nombres XVI, 31-33). La Loi et Dieu, auteur de la Loi, n'étaient d'ailleurs pour eux que des objets de blasphème, et la résurrection, une fable dérisoire. XIX. Les Séthiens étaient ainsi appelés du fils d'Adam qui portait le nom de Seth : ils l'honoraient, mais à leur culte se joignaient des fables et des erreurs, fruits de leur vanité. A les entendre, le patriarche Seth fut engendré par une mère céleste, qui, disaient-ils, avait eu un commerce avec un père également céleste, et ainsi se forma une nouvelle race divine, celle des enfants de Dieu. Du reste, nul ne saurait dire les rêveries qu'ils ont imaginées par rapport aux principautés et aux puissances. Quelques auteurs disent qu'à leurs yeux, Sem, fils de Noé, était le Christ. » (Augustin, Des Hérésies, traduction de M. l'abbé Aubert)
« Si quelqu’un dit qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme de rendre ses voies mauvaises, mais que c’est Dieu qui opère les mauvaises œuvres, aussi bien que les bonnes, non seulement en tant qu'il les permet, mais si proprement, et si véritablement par lui-même, que la trahison de Judas n'est pas moins son propre ouvrage, que la vocation de Saint Paul : qu’il soit anathème. » (Concile de Trente, 1545-1563, Canon VI).  

CARPOCRATIENS ET EPIPHANIENS

C’est en Égypte que se déploya l’activité de l’alexandrin Carpocrate et de son fils Épiphane.
On ne connaît pratiquement rien de Carpocrate, fondateur de la secte gnostique des carpocratiens.
Les documents anciens rapportent qu’il avait pour femme une certaine Alexandrie, de qui il eut un fils, Épiphane, mort à 17 ans après avoir composé un traité, Sur la justice, où il professe le communisme des biens et des femmes, et dont un long passage a été cité par Clément d’Alexandrie.
Une disciple de Carpocrate, Marcellina, vint à Rome sous le pontificat de Anicet(157-166).
Le monde, selon les carpocratiens, est l’œuvre d’anges inférieurs au Père inengendré. Les hommes sont, dans ce monde, assujettis aux lois de ces créateurs et doivent remonter vers le Père.
Jésus, fils de Joseph, est pour ces gnostiques non pas un Sauveur, mais l’idéal de l’homme juste, qui a gardé vivant en lui le souvenir du Père inengendré et qui est remonté vers lui par le mépris des créateurs du monde et le dédain de leurs lois.
Les carpocratiens mettaient ce Jésus aux côtés de Pythagore, de Platon et d’Aristote, dont ils honoraient les images.
Les gnostiques sont appelés à remonter vers le Père et doivent, pour cela, marquer leur mépris pour les créateurs du monde en accomplissant tous les actes réprouvés par les lois injustes de ce monde.
Epiphane mettait l’accent sur le détournement du désir humain opéré par les lois injustes des créateurs du monde qui ont introduit l’appropriation et la séparation là où la Loi fondamentale de Dieu exigeait la communauté des biens et des femmes. Il s’agissait moins d’une incitation au libertinage que d’une véritable ascèse systématique visant à nier la puissance contraignante des lois. Cette exigence est telle que l’âme qui ne parvient pas à tout accomplir dans une seule vie devra se réincarner (doctrine de la transmigration des âmes).
Une subdivision de la secte des épiphaniens, les antitactes, prêchait la destruction totale de la société, qu'elle regardait comme un déshonneur pour le genre humain.
Les carpocratiens présentaient une certaine analogie avec les simoniens, à la fois par le culte rendu au fondateur de la secte et par la pratique de la magie.
Les épiphaniens voulaient mettre en pratique l'enseignement de Platon dans sa République sur la communauté des biens et celle des femmes.
Une subdivision de la secte des épiphaniens, les antitactes, prêchait la destruction totale de la société.  

ADAMITES OU ADAMIENS OU PRODICIENS

Les termes « adamites » ou « adamiens » désignent divers hérétiques. Ce fut d’abord le surnom des prodiciens de la secte fondée par Prodicus (Prodique), disciple de Carpocrate (IIe s.).
Soucieux d’imiter Adam avant la chute et convaincus que les vêtements dont l'homme s'affuble détruisent en lui l'état de nature, les adamites allaient complètement nus et c’est dans cet état qu’ils priaient et célébraient.
Une des particularités des prodiciens était la communauté des femmes. Certains adeptes se glorifiaient de vivre dans la virginité prenant le titre de continents. Les adamites rejetaient le mariage car il n’eut jamais existé si Adam n’avait pas péché. Ils refusaient la prière, le martyr, et semblaient pratiquer la magie selon les rites de Zoroastre. 10
Ils sont mentionnés par Épiphane, Clément d’Alexandrie, Augustin et Théodoret.
Le même mot, adamites, désigna plus tard, aux XIIe et XIIIe siècles, des hérétiques du Dauphiné et de la Savoie, puis, au XVIe siècle, les Pikarti ou Picards de Bohême (mouvement hussite).  

CERDON

Ce fut sous le pontificat de Hygin (v. 136-142) que Cerdon, philosophe et hérésiarque, né au début du IIe siècle, vint à Rome prêcher sa doctrine et ouvrir une école.
Epiphane traite Cerdon comme le dernier des hommes : il nous le représente comme un vil imposteur qui serait allé à Rome en mendiant, et se serait fait chasser de la communion chrétienne pour sa honteuse conduite.
Irénée, son contemporain, qui, par conséquent, devait être mieux informé qu'Epiphane, en parle tout autrement : il en fait un philosophe qui, en embrassant le christianisme, ne renonça pas entièrement aux traditions de la théogonie orientale et s'en servit même pour résoudre des problèmes auxquels les Évangiles ne donnaient pas de solution, l'origine du mal, par exemple.
Irénée nous dit que Cerdon établissait une différence entre l'Ancien et le Nouveau Testament : le premier était l'œuvre du Dieu juste et inconnu, et le second l'œuvre du Dieu bon et connu. Il existait deux principes des choses, l'un avec l'attribut de la justice, et l'autre avec l'attribut de la bonté.
Selon Épiphane, Cerdon adopta d'abord le système philosophique de Simon et de Saturnin. Comme la plupart des gnostiques, il supposait au sommet de l'être un Dieu suprême, produisant par voie d'émanation les esprits d'abord, et ensuite les corps et le monde matériel. Mais, ne pouvant concilier l'existence du mal avec l'idée d'une substance unique donnée pour cause à l'univers, il renonça au système des émanations qui attribuait tout, bien et mal, à l'Être suprême, et supposa l'existence d'un mauvais principe, égal en puissance au bon, et qui aurait contribué de moitié à l'œuvre de la création. Il faisait remonter au bon principe tout ce qui lui paraissait bon, et au mauvais principe tout ce qui lui semblait mauvais : du premier émanait le monde spirituel tout entier, et du second descendait la matière, cause des maux qui affligent la terre.
La loi judaïque, qui est un ensemble de pratiques grossières, superstitieuses et cruelles, ne peut procéder que d'un être méchant qui ordonne aux Israélites de déclarer la guerre aux nations de la Palestine et de les exterminer.
Le Nouveau Testament, au contraire, émane du bon principe, car on n'y trouve ni les pratiques, ni les maximes, ni les atrocités dont l'Ancien Testament fait l'éloge: tout y respire la bienfaisance, la douceur, la miséricorde. C'est pourquoi Cerdon regardait le Christ comme un ministre du bon principe, un éon chargé de le révéler aux hommes. Jésus était venu dans le monde sous l'apparence humaine, mais non en chair, car, pour Cerdon, la chair ne pouvait ressusciter.
Augustin d'Hippone a vu en lui un précurseur des manichéens.  

MARCION

Marcion du Pont ou de Sinope, fils de l'évêque de Sinope, commença par embrasser la vie monastique. Son savoir, ses vertus et sa continence le firent élever au sacerdoce.
Plus tard, accusé d'avoir séduit une vierge (c'est-à-dire une jeune chrétienne vouée au célibat), Marcion fut excommunié par son père et chassé de Sinope.
Réfugié à Rome en 140, il parvint à rentrer dans l'Église, mais il en fut exclu de nouveau pour hérésie. Marcion, chassé de la ville en 144, fonda alors sa propre communauté.
Marcion (+ vers 160), philosophe stoïcien autant que gnostique (influencé par Cerdon), rejetait l'Ancien Testament et presque tout le Nouveau Testament, y compris la Nativité et la Résurrection, et se fondait entièrement sur les Épîtres de Paul et sur une version modifiée de l'Evangile selon Luc.
Il croyait à l'éternité de la matière et défendit la doctrine gnostique des deux principes, en affirmant l'existence de 2 dieux : le Dieu de la Loi, Dieu tyrannique et jaloux, le Démiurge, le Créateur évoqué dans l'Ancien Testament, et le Dieu Etranger, Dieu du Salut, Dieu de l'évangile, bon et infiniment supérieur, révélé par Jésus-Christ.
L'origine du mal a toujours fait le désespoir des Pères : les marcionites l'expliquaient comme tous les gnostiques par la matière éternelle et par son chef, le mal, de même qu'ils expliquaient la facilité de l'homme à pécher par son imperfection résultant de celle de son créateur : le Démiurge.
Marcion objectait : « Si Dieu est bon et s'il sait tout, s'il est en outre tout-puissant, comment se fait-il qu'il ait souffert que l'homme, son image et sa ressemblance, se soit laissé séduire par le diable et ait mérité la mort en transgressant sa loi ? S'il est bon, il a dû vouloir l'en empêcher ; s'il connaît l'avenir, il n'a pu ignorer que cela arriverait ; s'il est tout-puissant, il a pu l’arrêter à temps. Comment est-il donc arrivé ce qui ne pouvait arriver si Dieu est tout bon, omniscient et tout-puissant ? »
Marcion eut pour adversaires Tertullien, Origène et Basile. Tertullien, qui a beaucoup écrit contre Marcion et les marcionites, affirme qu’ils étaient les plus dangereux des gnostiques.
Les marcionites se distinguaient par leur célibat et leurs pratiques ascétiques. Ils laissaient dans les rangs des catéchumènes ceux qui ne se sentaient pas en état de garder la plus rigoureuse continence. Ils célébraient les sacrements du baptême et de l'eucharistie, toutefois sans utiliser de vin pour ce dernier. Ils rejetaient les mystères et permettaient aux femmes de baptiser.
Marcion, doué d'une grande éloquence, eut de son vivant une école nombreuse.
Les églises d'obédience marcionite fleurirent rapidement et vinrent à concurrencer en nombre celles de l'Église établie. Les marcionites adoptèrent une hiérarchie épiscopale.
Le marcionisme eut beaucoup d'adeptes en Occident jusqu'au IVe siècle ; il se fondit alors probablement dans le manichéisme, mais il subsista en Orient jusqu'au Moyen Age.  

TATIEN ET L’ENCRATISME

Tatien ou Tatianos (+ vers 173), disciple de saint Justin (qui fut d’abord un philosophe stoïcien et platonicien) et apologiste syrien, fusionna les quatre Évangiles dans le Diatessaron.
Il est à l’origine de l’encratisme qui fut proscrit par de nombreux décrets de Théodose I, à la fin du IVe siècle, et de Théodose II, en 428.
Au dire d'Epiphane, les Encratites s'étaient schismatiquement séparés des Tatianistes.
Les encratites, « les continents » (du grec enkratès), prônaient un rigorisme moral radical (interdiction du mariage, abstention de viande et de vin) fondé sur une condamnation de la matière et du corps considérés comme les œuvres d’un démiurge distinct du Dieu suprême.
Les fondements doctrinaux de la secte consistaient dans le rejet de certaines parties des Écritures, en particulier de l’Ancien Testament.
Certaines positions doctrinales et liturgiques découlaient généralement de la conception encratiste de la création et de la matière : négation du salut d’Adam (Tatien), négation de la résurrection de la chair, docétisme en christologie, utilisation d’eau à la place du vin pour célébrer l’eucharistie.
La ligne de démarcation entre l’encratisme et le gnosticisme est difficile à tracer.
L'encratisme s’est confondu avec le manichéisme et a trouvé des prolongements chez les bogomiles et les messaliens.  

LES MESSALIENS OU MASSALIENS

La secte des messaliens (ou massaliens) apparut en Asie Mineure vers le milieu du IVe siècle.
On les appelait aussi euchites ou euthites (du mot grec correspondant au mot syriaque : « celui qui prie ») ou eustathiens, adelphiens, marcianites ou marciens d’après les noms de leurs porte-parole les plus connus : Adelphius, Eustathe et Marcien. Ils se nommaient eux-mêmes : les « spirituels ».
Leur mythologie est très proche de celle de beaucoup d’autres sectes gnostiques. Satan, qui était le fils aîné de Dieu, s’est, dans son orgueil, révolté contre son père. Expulsé du ciel, il a créé le monde matériel, qui est donc nécessairement mauvais. Ce mythe cosmogonique a probablement influencé les doctrines bogomiles.
Les messaliens priaient sans cesse (seule oraison : le Notre Père) pour expulser le mauvais démon qui, selon eux, réside dans l’âme de chacun et qui doit sortir par les liquides de la bouche et du nez. Une fois libérés du démon, ils se regardaient comme unis avec le Saint-Esprit et incapables de commettre des péchés.
Ils rejetaient l’Ancien Testament comme la plupart des sectes dualistes, ne vénéraient pas la Vierge, se refusaient à honorer la Croix (moyen de supplice du Christ et non pas symbole de la Rédemption) et ne croyaient pas à l’efficacité des sacrements.
Les messaliens furent persécutés et condamnés comme hérétiques dès leur apparition.  

REFUTATION DES THESES GNOSTIQUES

Irénée de Lyon écrivit sa Réfutation des systèmes gnostiques en 180.
Plotin (+ 270) reprochait aux gnostiques de ne jamais parler de la vertu : « Or, dit, sans la vertu, Dieu n’est qu’un nom ». Il ajoutait : « Les gnostiques admettent, dans l’intelligible, des générations et des corruptions de toute sorte, ils blâment l’univers sensible ; ils traitent de faute l’union de l’âme et du corps ; ils critiquent celui qui gouverne notre univers ; ils identifient le Démiurge à l’âme et lui attribuent les mêmes passions qu’aux âmes particulières ».
En 428/429, à la demande du diacre Quodvultdeus, Augustind'Hippone dressa la liste des hérétiques dans De Haeresibus (Des Hérésies).
A partir du IIIe siècle, le gnosticisme commença à succomber à l'opposition et aux persécutions des chrétiens orthodoxes. En partie en réaction à l'hérésie gnostique, l'Église renforça son organisation en centralisant l'autorité entre les mains des évêques, ce qui permit de se débarrasser plus efficacement des gnostiques, qui étaient peu organisés.  

SURVIVANCE DE CERTAINS ASPECTS DE LA VISION GNOSTIQUE

Si les anciennes sectes ne survécurent pas, des aspects de la vision gnostique du monde sont périodiquement réapparus sous de nombreuses formes :

- Le manichéisme
L’ancienne religion dualiste appelée manichéisme et les hérésies médiévales apparentées, notamment les bogomiles, les pauliciens et les albigeois.

- La Kabbale
La philosophie mystique juive du Moyen Age appelée « Kabbale » ou « Cabale » [du mot hébreu qabbalah (tradition, réception)].

- L’ismaélisme
L'ismaélisme qui adopta d'abord dans sa doctrine des éléments du gnosticisme puis, ultérieurement, du néoplatonisme ; il s'est ensuite orienté vers un système émanationniste, qui considère que le monde est une émanation de la divinité.

- L’alchimie
Les spéculations métaphysiques autour de l'alchimie de la Renaissance.

- La théosophie
La théosophie (du grec theos : dieu et sophia : sagesse) dont le nom est donné à différents systèmes philosophiques et religieux fondés sur la volonté de leurs disciples de connaître la divinité et de recevoir l'illumination intérieure par l'étude symbolique et spirituelle, est une mystique préconisant une ascèse et une élévation progressive de l’esprit humain jusqu'à l’illumination de Dieu (illuminisme) en utilisant les sciences ésotériques et la gnose.
Les théosophes les plus illustres furent Paracelse, Jacob Boehme, V. Weigel, Swedenborg, Schuré, Saint-Martin, Baader.
En Allemagne, au XIXe siècle, Herman Emmanuel Fichte (fils du grand philosophe J.-G. Fichte) fonda une école de « théosophie spéculative » dont le but était de réaliser l’identification avec Dieu grâce à l’exercice de la réflexion philosophique.
Selon la théosophie enseignée par madame Blavatsky, l'homme possède 3 corps : un corps astral aux fonctions spirituelles et universelles, un corps mental aux fonctions intellectuelles et un corps physique aux fonctions sensuelles.
Cette théosophie est un syncrétisme reliant les différentes religions, de l'antiquité au christianisme, par les réincarnations de grands initiés qui instruisent les hommes.
L'essence du gnosticisme a résisté à l'épreuve du temps, à savoir que l'âme intérieure de l'humanité doit se libérer d'un monde qui est fondamentalement trompeur, oppressif et mauvais.

CITATIONS

Il est meilleur et plus utile d’être ignorant et de peu de savoir, mais de s’approcher de Dieu par l’amour, que de se croire savant et habile au point de se trouver blasphémateur à l’égard de son Seigneur pour avoir imaginé un autre Dieu et Père que Lui. (Irénée + 202, Contre les hérésies II, 26)
Il n'y a que le gnostique qui ait une véritable religion. (Clément d'Alexandrie 150-220)
Le prestige des noms hébreux ou supposés tels était un des moyens de séduction qu'employaient les gnostiques auprès des gens simples. (Renan 1823-1892)  

Notes :
1 http://missel.free.fr/Sanctoral/06/28.php
2 Nicéphore Calliste, Historia Eccles., lib. II, cap. XXVII, Hegesippus, De excidio Hierosolymitano, lib. III, cap. II.
3 Mgr Mislin, Les Saints Lieux, 1876
4 Bernard Marillier, Essai sur la Symbolique Templière, Editions Prades
5 Pierre Larousse, Grand Dictionnaire Universel du XIXe siècle
6 H.C. Puech, En quête de la Gnose, page 90
7 Adversus Haereses
8 http://www.bethel-fr.com/afficher_info.php?id=17173.3
9 H.C.Puech, En quête de la Gnose, page 92
10 http://avatarpage.net/#gnos
11 http://www.voltaire-integral.com/Html/19/initiation.htm

Source : http://compilhistoire.pagesperso-orange.fr/gnosticisme.htm

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Published by Jean-Paul Coudeyrette - dans Gnose
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jul 05/10/2014 18:41

FRERE ELYÔN EST LE VRAI PROPHETE !


Oui, je crois qu'il serait judicieux d'analyser de plus près les Écrits de Frère Elyôn parce que, en lisant attentivement les six Ouvrages qu'il a écrits en dix ans, par la Volonté de Dieu et la
Grâce de l'Esprit-Saint, je n'ai rien remarqué de contradictoire avec la Sainte Bible en général et les Saints Évangiles en particulier.
Certes, les Révélations sont fortes et parfois surprenantes, notamment dans l'Ouvrage : "LES ÉDITS DU ROI - L'APOCALYPSE DELIE". Toutefois rien n'est choquant, ni en opposition avec les Saintes
Écritures. Alors, à mon modeste avis, je crois qu'il serait souhaitable de tout lire avec une attention particulière et avec le coeur, avant de porter un jugement personnel sur Frè! re Elyôn.
D'autant que les Ouvrages peuvent être lus gratuitement sur le Site Sacré au format PDF A4, (ce qui prouve son désintéressement vis à vis de l'argent).
Par ailleurs, non seulement ces Livres d'exception sont en parfaite cohérence avec de nombreuses prophéties anciennes, mais ils mettent en lumière certaines Vérités qui nous avaient été
cachées...

Voici l'explication concise de chaque Ouvrage Sacré :

L'APPEL DE DIEU, LA MISSION ET LES PROPHÉTIES :
(Premier Ouvrage Sacré qui fourni de nombreuses Révélations concernant : L'Appel réel du Christ à Frère Elyôn, la grande Mission du Sacré-Coeur, les Prophéties, les visions, les songes, les
formules de protection, les prières, les religions, le Linceul de Turin, les Apparitions de Dozulé, le Grand Monarque et le Saint Pontife...)

L'ULTIME ALLIANCE :
(L'Ultime Évangile du Christ, dicté par Notre Seigneur LUI-même, mais aussi LE Scénario du grand Film que Dieu voulait pour évangéliser le monde et qui a malheureusement échoué, à cause du diable
qui a tout mis en oeuvre, avec un zèle outrancier et machiavélique, pour notamment aveugler certains catholiques...)

L'IGNORANCE, FLÉAU DE L'HUMANITÉ ! :
(Troisième Ouvrage Sacré qui explique en détail toute LA Vérité concernant l'échec du Film, avec la copie des polémiques émanant des forum catholiques, dont quelques personnes qui se sont
déchaînées, parfois agressivement, dans le but de défendre un point de vue très subjectif, mais en faisant fi de la Volonté de Dieu, nous y trouvons aussi le "voyage" extraordinaire de Frère Elyôn
au Ciel, puis les péripéties du tournage des décors en Israël.)

VERITAS ODIUM PARIT :
(Qui signifie "la Vérité engendre la haine", est la suite de l'Ouvrage précédent, avec toutes les prophéties et les Messages de la Très Sainte Trinité, entre 2004 et 2009, ainsi que des réponses
aux questions souvent posées à Frère Elyôn et des conseils avisés concernant l'hygiène de vie à mettre en pratique.)

LES ÉDITS DU ROI- L'APOCALYPSE D'ELIE :
(Cinquième Ouvrage Sacré, apportant de fortes Révélations, concernant la Politique que va mener le Grand Monarque, ainsi que la façon dont le Saint Pontife va restaurer l'Église catholique.
D'autres Révélations surprenantes y sont contenues, mais ce n'est pas vraiment étonnant, puisqu'il s'agit de "L'Apocalypse d'Elie"!)

LES PRIÈRES ET LES MESSAGES DE LA SAINTE TRINITÉ :
(Frère Elyôn a écrit ici le sixième Ouvrage Sacré, selon la Volonté de Dieu, afin d'apporter des Prières indispensables à ce monde qui part à la dérive et s'éloigne de plus en plus de la Vérité
spirituelle. Du fait avéré qu'il va s'abattre sur nous une grande Tribulation sans précédent. Or ces Prières sont aussi prévues pour ce moment terrible qui arrive à grands pas. Tous les Messages
que Frère Elyôn a reçus, depuis 2002 jusqu'à 2012, y sont contenus, dont la description de son "voyage" au Ciel absolument exceptionnel...

Voici les liens pour commander les Ouvrages Sacrés. Il est possible de les lire gratuitement sur le Site Sacré, mais il est vivement conseillé de les commander à cause de la grande Tribulation qui
arrive et qui détruira toutes les données numériques notamment...

LES 6 LIVRES D'ELIE :

http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/page6-les-livres-d_elie.html

Ou encore il est possible de les commander directement sur le site de l'éditeur, ILV-EDITION :

http://www.inlibroveritas.net/auteur/4701/frere-elyon

Frère Elyôn va, cette année 2014, faire éditer un septième Ouvrage Sacré, qui portera le titre : "UNIFICATION DES ÉGLISES AUTOUR DE PIERRE II".

Oui, je suis convaincu que Frère Elyôn a été victime d'une attaque en règle du démon, par voie interposée. Du fait avéré que le diable craint l'Envoyé de Dieu, qui est en vérité Elie ou encore le
second "Témoin" de l'Apocalypse de Saint Jean, il a donc influencé quelques catholiques afin de porter subjectivement le discredit sur les propos de Frère Elyôn, principalement pour que le grand
Film évangélisateur de Dieu puisse avorter ! Voyez-vous, Frère Elyôn mérite un peu plus de considération et de respect,
en tant que Religieux-Ermite d'abord, priant sans cesse et souffrant de voir de nombreuses âmes en perdition. Nous lui devons le respect aussi pour son coeur humble et ! pur car, bien qu'étant
l'Envoyé de Dieu ou le dernier des Prophètes, (ceci ne fait aucun doute!), il se considère lui-même "petit" et comme "le plus grand pécheur que la Terre ait porté" ! Explication en détail de cet
état de fait dans l'Ouvrage Sacré : "LES ÉDITS DU ROI - L'APOCALYPSE D'ELIE", mais aussi en lisant l'autobiographie de Frère Elyôn écrite dans le Site Sacré...

QUI EST FRERE ELYÔN ?

http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/page1-qui-est-f.e.html

D'autre part, les diverses preuves, ainsi que tous les Messages qu'il a reçus depuis 2002, de la Très Sainte Trinité, sont très significatifs et mettent un point final à toutes les polémiques
négatives, voire destructrices ! Aussi, je vous propose de lire attentivement tous les Message de 2002 à 2012, mais ausi les autres reçus en 2013 que vous trouverez en cliquant sur le lien
suivant...

INFOS ET MESSAGES :

http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/page9-infos-et-messages.html

Et si vous voulez connaître toutes les prophéties de Frère Elyôn, sans passer par les ouvrages Sacrés...

LES PROPHÉTIES :

http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/page12-les-propheties.html

Enfin vous pouvez écrire directement à Frère Elyôn, par le biais de sa boîte mail suivante...

frere-elyon@prophete-du-sacre-coeur.com

Et voici le lien du Site Sacré, réalisé par Frère Elyôn, mais selon la Volonté de Dieu afin d'éclairer ce monde de plus en plus enténébré et pour que chacun sache ce qu'il doit faire pour être
préservé de la grande Tribulation qui vient...

LE SITE SACRÉ : http://www.prophete-du-sacre-coeur.com/

Sur Gloria TV : http://fr.gloria.tv/?user=92609

Page de F.E. sur le site de l'Éditeur ILV-Édition :
http://www.inlibroveritas.net/auteur/4701/frere-elyon

Surtout, ne perdez plus votre temps à aller sur des sites, des forum ou des blog, qui parlent des faux prophètes ou faux messagers trompant actuellement l'humanité, puisqu'il n'y a plus qu'un seul
Prophète aujourd'hui et jusqu'à la fin des temps, à savoir : FRERE ELYÔN !("Le Porteur de la Lumière Divine").

Que l'Esprit Saint vous éclaire et vous apporte la Lumière de LA Vérité, pour que nous puissions tous ensemble nous unir face à l'horreur qui vient.

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