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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:26

Qu’est ce que la spiritualité?

La philosophie s’est donnée grand mal à prouver que la matérialité découlait de la spiritualité et que l’âme engendrait un corps. Pourtant leurs idées ne peuvent être acceptées en aucune façon. Leur erreur principale a été leur perception erronée de la spiritualité qui aurait selon eux engendré la matérialité, ce qui n’est certainement pas vrai.

Car tout parent a besoin d’imaginer à quoi ressembleront ses enfants. Ce rapport parent enfant détermine le chemin que suivra sa descendance. De plus, toute personne agissant doit prendre en considération son action, lorsqu’elle s’y confrontera. Puisque vous dites que la spiritualité est reniée dans tous les évènements de la matérialité, alors un tel chemin n’existe pas. Par conséquent quel regard doit avoir le spirituel pour entrer en contact avec la matière et lui insuffler un mouvement quel qu’il soit?

Cependant la compréhension du mot «spiritualité» ne relève pas du domaine de la philosophie, alors comment peuvent ils débattre de quelque chose qu’ils n’ont jamais vu ni ressenti? Sur quoi reposent leurs arguments?

S’il existait une quelconque définition qui permettrait de distinguer et répartir le spirituel du matériel, cela n’appartient qu’aux personnes ayant atteintes et ressenties une chose spirituelle. Ces personnes sont les authentiques cabalistes, c’est pourquoi c’est de la sagesse de la Kabbale dont nous avons besoin.

La philosophie vis-à-vis de Son essence

La philosophie adore se préoccuper de Son Essence et prouver qu’il existe des lois qui ne s’appliquent pas à Lui. La Kabbale, toutefois, ne se soucis nullement de Son essence car comment pourrait elle définir quelque chose qui est inaccessible et indiscernable. Une définition négative est en fait tout autant valide que la définition positive. Par exemple, si de loin vous voyez un objet dont vous reconnaissez tous les aspects négatifs, c’est à dire tout ce qu’il n’a pas, cela aussi est considéré comme une constatation dans une certaine mesure de sa reconnaissance. Lorsque un objet est vraiment en dehors de notre champ de vision, alors même ses caractéristiques négatives ne sont pas apparentes.

Par exemple, si l’on observe au loin une image noire mais que nous ne pouvons toujours pas nous décider et dire si c’est un homme ou un oiseau, cela est considéré comme une vision. Si cela avait été encore même plus éloigné nous n’aurions pas pu décider que ce n’était pas un homme.

Voilà l’origine de la confusion et de l’invalidité de la philosophie qui aime se vanter de comprendre tous les aspects négatifs de Son Essence. Par contre, les Sages de la Kabbale se taisent à ce propos. Ils ne Lui donnent même pas un simple nom car nous ne pouvons définir d’un nom ou d’un mot que ce que nous pouvons saisir. Car un mot en lui même symbolise un certain degré de révélation. Cependant dans la réalité les cabalistes parlent beaucoup de Son illumination, c’est-à-dire, de toutes les lumières qu’ils ont vraiment atteint, qu’ils perçoivent tangiblement.

La spiritualité est une force sans corps

C’est ce quoi les cabalistes définissent comme «spiritualité» et ce dont ils parlent. Elle ne possède aucune image, n’appartient à aucun espace temps et n’a aucune considération matérielle Selon moi, la philosophie s’est appropriée un habit qui n’est pas le sien, car elle a dérobé des définitions de la sagesse de la Kabbale et les a transformé en friandises pour l’esprit humain Si cela n’avait pas été pour ça, jamais il ne leur serait venu à l’esprit d’inventer une telle sagesse. Ce n’est cependant qu’une force potentielle c’est-à-dire non pas une force qui se revêt d’un corps ordinaire tel qu’on les trouve habituellement dans notre monde mais une force sans corps.

Le récipient spirituel s’appelle «Une Force»

Ici, il convient de préciser que la force dont parle la spiritualité, n’est pas la lumière spirituelle en elle-même. Cette lumière spirituelle émane directement de Son Essence et ressemble par conséquent à Son essence. Cela signifie que nous n’avons aucune révélation dans la lumière spirituelle que nous pouvons définir par un nom. Car même le mot «lumière» est emprunté et n’est pas authentique. C’est pourquoi, il faut savoir que le nom «force» sans corps, désigne seulement le «récipient spirituel».

Les lumières (ohrot) et les récipients (kelim)

Nous ne devons par conséquent pas nous inquiéter de savoir comment les kabbalistes qui avec leur vision, englobent toute la Sagesse, différencient ces diverses lumières. Car ces observations ne se réfèrent pas aux lumières elles mêmes mais plutôt à l’empreinte laissée par la Lumière sur le récipient lors de leur rencontre et qui est la force dont nous avons parlé ci-dessus.

Kelim (récipients) et lumières (signification littérale)

Ici, il convient de souligner la différence entre le don et l’amour qui en découle. Chaque réaction du kli (récipient) que sont les lumières et qui est accessible, se nomme «matière et forme» et est saisissable car la réaction est la forme ci-dessus et la force ci-dessus est la «matière».

Cependant l’amour qui en naît est considéré comme une forme sans substance. Cela signifie que si nous enlevons l’amour du don lui même, comme s’il ne s’était jamais revêtu, d’aucune forme mais uniquement au travers de son nom abstrait: «l’amour du Créateur» il est alors considéré comme étant la forme. De ce point de vue, cette pratique s’appelle la Kabbale allégorique. Cependant cette Kabbale sera toujours considérée comme réelle, sans aucune ressemblance avec la philosophie figurative, car l’esprit de cet amour est contenu dans le but à atteindre. Il est complètement séparé du don, étant lui même la Lumière.

La matière et la forme dans la Kabbale

La logique de cette situation se comprend dans le fait que bien que cet amour soit simplement une conséquence du don; il est beaucoup plus important que le cadeau lui-même. Cela ressemble à l’histoire d’un grand roi qui avait donné un objet de peu d’importance à un homme, et bien que le cadeau en lui-même, n’eut aucune valeur, l’amour et l’attention du roi l’ont rendu à ses yeux inestimable et précieux. L’amour est ainsi complètement détaché de sa matière étant lui même la lumière et le véritable cadeau, de façon à ce que le travail sur soi et ses perceptions restent concentrés sur la révélation seule de cet amour. Le cadeau matériel lui même semble être effacé et oublié par le coeur. C’est pourquoi cet aspect de la sagesse est appelé la sagesse de la Kabbale allégorique. C’est en fait la partie la plus précieuse de la sagesse.

ABY’A

Cet amour est constitué de quatre parties qui ressemblent beaucoup à l’amour humain. Lorsque nous recevons un cadeau, nous ne regardons pas, au début, son donateur comme quelqu’un qui nous aime, d’ailleurs d’autant plus si c’est quelqu’un d’important et que le bénéficiaire du cadeau n’est pas son égal.

En revanche, la multiplicité des cadeaux et la persistance du donateur feront apparaître la personne même la plus importante comme étant un véritable amant et comme son égal car la loi de l’amour ne peut exister entre un grand et un petit, en effet deux véritables amoureux doivent se sentir égaux.

C’est pourquoi ici nous distinguons quatre étapes dans l’amour. Le premier évènement se nomme Assiya, la multiplication des cadeaux se nomme Yetsira, et la découverte de l’amour lui-même se nomme Briya.

C’est ici que commence l’étude de la Sagesse de la Kabbale allégorique car c’est à ce niveau que l’amour est séparé de ses cadeaux. Comme il est écrit «et créa l’obscurité», c’est-à-dire, que la lumière disparaît de Yetsira et l’amour reste sans lumière et sans ses cadeaux.

Puis vient, Atsilout. Après s’être délecté d’avoir entièrement séparé la forme de la substance, comme il est écrit: «et créa l’obscurité», il mérita de monter au niveau d’Atsilout, là où la substance se revêt d’une forme une fois de plus. La lumière et l’amour sont à présent de nouveau ensemble.

L’origine de l’âme

Tout ce qui est spirituelle est perçu comme une force distincte du corps car elle n’a pas de représentation matérielle. A cause de cela, elle reste isolée et complètement isolée de la matière. Dans ce cas, comment peut elle mettre en mouvement une chose matérielle et encore moins engendrer quelque chose de physique, du fait que la spiritualité n’a aucun moyen pour entrer en contact avec la matérialité.

Les fondements de l’acidité

Cependant la vérité est que la force elle même est considérée également comme une véritable substance comme n’importe quelle autre substance matérielle dans le monde concret.

Bien qu’elle n’ait pas de représentation perceptible par nos sens cela ne lui enlève pas sa valeur matérielle de «force».

Prenons une molécule d’oxygène, qui compose la plupart des substances. Pourtant si nous prenons une bouteille remplie d’oxygène pur non mélangé à une autre substance, nous voyons une bouteille vide, nous ne le remarquerons pas, l’oxygène sera comme l’air, impondérable et invisible à l’oeil nu.

Et si nous ouvrons la bouteille et que nous l’humons, nous ne sentirons aucune odeur et si nous y goûtons il n’y aura aucun goût et si nous la pesons, elle ne pèsera pas plus qu’une bouteille vide, il en est de même pour l’hydrogène qui n’a pas de goût ni d’odeur et ni poids.

Cependant quand on met ces deux éléments ensemble, ils se transformeront immédiatement en liquide, en une eau potable qui aura un goût et un poids. Et si nous mettons l’eau dans de la chaux active l’eau se mélangera immédiatement à la chaux et se transformera en solide comme la chaux elle-même.

En fonction de cela, comment décider et dire que les forces naturelles ne sont pas une substance matérielle, uniquement parce qu’elles ne sont pas organisées de façon à ce que nos sens les perçoivent? Qui plus est, nous avons vu avec évidence que la plupart des substances tangibles dans notre monde sont constituées d’oxygène que nos sens ne sont pas capables de saisir ni de ressentir.

Même dans la réalité tangible, les solides et les liquides qui sont clairement perçus dans notre monde, peuvent se transformer en air et en vapeur à une certaine température, de même que les vapeurs peuvent se transformer en solide avec une chute de la température.

S’il en est ainsi, comment peut on donner quelque chose qu’on ne possède pas? Nous voyons très clairement que toutes les représentations tangibles viennent d’éléments qui par nature sont impalpables et immatériels. Ainsi toutes les images fixes que nous connaissons et avec lesquelles nous définissons les substances, sont inconstantes et n’existent pas d’elles-mêmes. En fait, elles se débarrassent et se revêtissent de formes sous l’influence de facteurs tels la chaleur ou le froid.

L’élément principal de la substance matérielle est donc la «force» qui est en elle, bien que nous n’ayons pas encore identifié ces forces comme pour les éléments chimiques. Il se peut que dans le futur, nous les découvrirons qu’on les découvre sous leur forme pure, comme nous avons seulement récemment découvert les éléments chimiques.

La force contenue dans le spirituel équivaut à celle contenue dans la matière

En un mot, tous ces noms que nous avons attribués au matériel sont fabriqués de toute pièce, provenant de la perception concrète dont nous en avons par nos cinq sens. Ils n’existent pas d’eux-mêmes. D’autre part, toute définition que nous donnons à la force et qui sépare la matière est également fabriquée. Même lorsque la science aura atteinte son apogée dans son développement, nous ne devrons prendre en compte que la réalité tangible. Cela signifie que tout en voyant et en ressentant une action matérielle, nous devons prendre conscience de son opérateur qui est aussi une substance comme l’action elle-même.

Il convient de savoir que cette erreur qui consiste à séparer l’opérateur de son opération, vient de la philosophie figurative qui s’est obstinée à prouver qu’un acte spirituel influence un acte matériel. Ceci déboucha sur des suppositions erronées, comme ci-dessus, dont la Kabbale n’a pas besoin.

Le corps et l’âme dans la spiritualité

L’avis de la Kabbale en la matière est clair comme de l’eau de roche. Elle évite tout amalgame avec la philosophie. L’opinion des sages de la Kabbale admet que même les entités spirituelles individualisées, à qui la philosophie refuse toute sorte de corporalité et qui les présente comme des substances purement conceptuelles, bien qu’en vérité, elles soient spirituelles, abstraites mais plus sublimes, sont dotées d’un corps et d’une âme tout comme l’être humain.

Et ne vous étonnez pas, de la possibilité de payer un même salaire à deux personnes le réclamant et dire qu’ils sont dissociables. De plus, la philosophie croie que toute chose complexe se désintégrera et se décomposera, c’est-à-dire mourra. Comment peut on donc déclarer qu’elles soient à la fois complexes et éternelles?

Les lumières et les récipients

En vérité, leur façon de penser n’est pas la notre, car le processus des sages de la Kabbale est de chercher une preuve matérielle de la révélation, rendant toute réflexion intellectuelle incapable de l’abolir. Mais laissez moi vous éclaircir encore ces questions pour que tout le monde puisse comprendre:

Tout d’abord nous devons savoir que la différence entre les lumières et les récipients est créée chez le premier être qui se manifeste dans Ein Sof. Naturellement, cette première émanation est aussi plus complète et plus noble par rapport à tout ce qui suit. Cet altruisme et cette plénitude ont été, bien entendu, hérités de Son essence qui veut donner cela plus que tout autre don et que tout autre plaisir.

Nous savons que la mesure du plaisir est donnée essentiellement par le désir de recevoir ce plaisir. C’est pour cette raison que ce que nous désirons le plus apparaît aussi comme le plus agréable. Par conséquent, nous devrions distinguer deux aspects dans cette première émanation: «le désir de recevoir» qui a reçu l’essence et l’essence de l’objet lui même. Nous devrions aussi savoir que ce désir de recevoir correspond au «corps» de cette émanation, à savoir son essence première, qui est le récipient pour recevoir cette bonté. La seconde est l’essence de cette bonté reçue qui est la Lumière qui se propage éternellement dans cette émanation.

Il s’avère que nous devons obligatoirement distinguer deux oppositions qui se ressemblent mutuellement même dans les cas les plus spirituels et les plus sublimes que le coeur puisse contempler. C’est l’opposé de l’opinion de la philosophie qui imagina que les différents individus n’étaient pas des matériaux connectés. Il est donc nécessaire que ce «désir de recevoir» qui est obligatoirement dans l’être émané (car en son absence, il n’y aurait aucun plaisir mais que des contraintes) ne soit pas présent dans Son essence. Le mot «émané» trouve ici sa justification, attendu que ce désir ne fait pas partie de Son essence, car de qui recevrait-Il?

Cependant, la bonté que l’on reçoit fait obligatoirement partie de Son essence, car ici il n’y a besoin d’aucune innovation. Nous voyons donc cette énorme différence entre le corps renouvelé et l’abondance reçue considérée comme Son essence.

Comment le spirituel peut-il engendrer le matériel?

Il est apparemment difficile de comprendre comment le spirituel peut engendrer et accroître quelque chose de matériel. C’est une vieille question philosophique dont les tentatives cherchant à la résoudre ont fait couler beaucoup d’encre.

En vérité, cette question est rendue difficile seulement si nous suivons leur doctrine qui a forgé une image de la spiritualité déconnectée de tout ce qui est matériel. Ce qui pose une question difficile: comment le spirituel peut il engendrer ou amener à quelque chose de matériel?

Si nous suivons l’opinion des sages de la Kabbale, il n’y a aucune difficulté, car leur façon de penser est en totale opposition avec celle des philosophes. Ils soutiennent que toute qualité spirituelle à sa contrepartie dans le monde matériel lui ressemblant comme deux gouttes d’eau. Cette relation est donc de la plus grande affinité, car il n’y a aucune séparation entre elles deux, si ce n’est dans leur substance dont l’une est spirituelle et l’autre matérielle.

Toute qualité spirituelle a donc une résidence dans le monde matériel comme nous l’explique l’article «De l’essence de la Sagesse de la Kabbale».

La vieille philosophie érige trois obstacles face à mon explication:

1.      Le fait d’avoir décidé que l’essence de l’homme, à savoir son âme éternelle, est le moteur de son intellect

2.      Le fait de croire que le corps est une résultante de l’âme

3.      De véhiculer le dicton selon lequel les gens spirituels sont simples d’esprit

La psychologie matérialiste

Car non seulement, ce n’est pas le bon endroit pour discuter avec eux de leurs conjectures imaginaires, mais on peut dire aussi que leur temps est déjà révolu et que leur autorité est révoquée. Nous devrions remercier les experts du matérialisme pour cela, qui ont construit son socle sur les ruines du précédent, gagnant ainsi les faveurs du public. De nos jours, tout le monde reconnaît la déficience de la philosophie car elle ne repose pas sur des fondations concrètes.

La vieille doctrine est devenue une pierre d’achoppement et une épine dangereuse pour les sages de la Kabbale.

Face à ces sages, ils auraient du faire preuve de modestie et revêtir les vertus du renoncement et de la prudence pour acquérir même le plus petit acquis spirituel, mais ils ont reçu avec facilité ce qu’ils voulaient de leur philosophie figurative. Sans rien demander en retour, ils les arrosèrent de leur fontaine de sagesse jusqu’à satiété, les empêchant de se plonger dans la Sagesse de la Kabbale qui en conséquence fut pratiquement oubliée parmi le peuple d’Israël.

C’est pour cette raison que nous sommes reconnaissants au matérialisme de lui avoir assener un coup mortel.

Je suis Salomon

Le texte ci-dessus ressemble énormément à la fable que nos sages racontent: «Asmodée (le diable) conduisit le Roi Salomon à quatre cent parsas (unité de mesure) de Jérusalem et le laissa sans argent et sans vivre. Puis il prit sa place sur le trône pendant que le Roi mendiait aux portes des habitants. Où qu’il aille, il se présentait ainsi: «Je suis l’Ecclésiaste» mais personne ne voulait le croire. Il erra de ville en ville, déclarant; «Je suis Salomon!», mais lorsque il arriva devant l’assemblée des Sanhédrin, ils déclarèrent: «Un fou ne prononce pas toujours la même folie, disant J’ai été roi».

C’est comme si le nom n’était pas l’essence de la personne, mais plutôt le propriétaire du nom. Comment est il donc possible qu’un homme aussi sage que le Roi Salomon ne puisse pas être reconnu s’il est véritablement le propriétaire? De plus, c’est la personne qui donne toute la dignité au nom, il aurait du donc montrer sa sagesse au peuple!

Trois préventions

Il existe trois raisons qui nous empêchent de connaître le propriétaire du nom:

1) De par la véracité de cette sagesse, les choses deviennent limpides seulement lorsque tous les détails apparaissent ensemble. Il est donc impossible pour quelqu’un d’avoir un aperçu, même d’un fragment infime tant qu’il ne connaît pas la sagesse dans son intégralité. Nous avons donc besoin de faire connaître cette véracité afin d’acquérir préalablement une confiance en elle pour accomplir un grand effort.

2) Tout comme Asmodée, le démon, qui se revêtit des habits du Roi Salomon et lui prit son trône, la philosophie s’est assise sur le trône de la Kabbale avec des concepts plus accessibles, le mensonge entrant plus facilement en l’homme. Nous avons donc ici deux problèmes: le premier est que la sagesse de la Vérité est profonde mais laborieuse alors que la philosophie est aisément assimilable mais et c’est là le second problème, elle est superficielle car elle cherche à satisfaire nos sens.

3)Tout comme le démon prétend que le Roi Salomon est fou, la philosophie se moque de la Kabbale et la rejette.

Cependant tant que la sagesse reste sublime, elle se trouve au dessus du peuple dont elle est séparée. Puisque le Roi Salomon était l’homme le plus sage, il était le plus élevé des hommes. Les plus grands érudits ne pouvaient donc pas le comprendre. Seul ces amis appartenant à l’assemblée du Sanhédrin à qui, tous les jours et ce pendant des années il enseigna sa sagesse, le comprirent et firent connaître son nom dans le monde entier. La raison en est que cette sagesse «minute» (celle de la philosophie) est assimilable en cinq minutes et peut donc se faire connaître et être facilement comprise par chacun. Par contre, un concept plus difficile ne sera compris qu’après plusieurs heures, voire plusieurs jours ou plusieurs années selon l’intelligence de l’homme. De la même façon, les plus grands érudits ne sont compris que par une poignée de personnes à chaque génération, car les concepts les plus profonds sont basés sur de plus grandes connaissances.

Il n’est donc pas surprenant que le plus sage des hommes, exilé dans un endroit où personne ne le connaissait, ne pu manifester sa sagesse ou même en mettre en valeur une infime partie, tant qu’ils n’acceptèrent pas qu’il fût le propriétaire du nom.

De nos jours, il en est exactement de même avec la Sagesse de la Kabbale. Les tourments et notre exil nous ont conduit à l’oublier. En outre, si certains la mettent en pratique, elle leur cause plus de mal qu’autre chose, car ils ne l’ont pas reçu d’hommes sages. La Kabbale se trouve aujourd’hui dans la situation du Roi Salomon qui dans son exil déclarait: «Je suis la Sagesse et toutes les saveurs de la religion et de la Torah sont en moi» et malheureusement personne n’y croit.

Mais ceci est déconcertant, car si c’est une sagesse authentique, ne peut elle donc pas se manifester comme toutes les autres sagesses? Elle ne le peut pas. Tout comme le Roi Salomon qui n’a pas pu dévoiler toute la profondeur de sa sagesse aux érudits lors de son exil et dû rentrer à Jérusalem où résidait le Sanhédrin qui le connaissait et qui a attesté de l’immensité de sa sagesse, la Kabbale a besoin de grands sages qui scrutent leurs propres coeurs et qui étudient cette sagesse pendant vingt ou trente ans. Alors, seulement pourront ils en témoigner. C’est comme avec le Roi Salomon qui n’a pas pu empêcher Asmodée de s’asseoir sur son trône et d’usurper son identité jusqu’à ce qu’il arrive à Jérusalem.

Les sages de la Kabbale observent également la théologie et se plaignent que les théologiens ont volés les strates supérieures de cette sagesse que Platon et ses prédécesseurs en Grèce avaient acquis en étudiant avec les disciples des prophètes en Israël. Ils ont dérobé les éléments primaires de cette sagesse et revêtirent des vêtements qui n’étaient pas les leurs. Et jusqu’à nos jours, la théologie est assise sur le trône de la Kabbale, et en hérite les honneurs.

Qui voudrait croire les Sages de la Kabbale, alors que des usurpateurs sont assis sur leur trône? C’est comme ceux qui n’ont pas cru le Roi Salomon pendant son exil, car ils ont reconnu le démon, Asmodée, assis sur son trône. Comme avec le Roi Salomon, il n’est d’aucune utilité d’exposer la vérité, car elle est profonde et ne peut être exprimée par un simple témoignage ou une expérience. Elle ne se montre qu’à ceux qui se dédient à elle, coeur et âme.

Tout comme le Sanhédrin n’a pas reconnu le Roi Salomon tant que l’usurpation d’Asmodée ne fut pas révélée, la Kabbale ne pourra prouver sa véritable nature tant que la futilité de la théologie qui s’est emparée de son trône, ne sera pas mise au grand jour. Jusqu’à ce jour, aucune révélation ne sera suffisante pour que les gens la reconnaissent.

Par conséquent, ce fut un jour de salut pour Israël, le jour où le matérialisme apparut et asséna un coup fatal à la théologie.

Maintenant, toute personne qui recherche le Seigneur, doit ramener la Kabbale sur son trône et lui restituer sa couronne d’antan.

Source : http://www.kabbalah.info/fr/bibliothèque-de-kabbale/baal-hasoulam-articles/la-sagesse-de-la-kabbale-et-la-philosophie

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