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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 08:29

Galway City

Porte d’entrée du Connemara, Galway (jumelée avec ma bonne ville de Lorient) laisse un souvenir inoubliable à tous ceux qui y séjournent pendant leur périple en Irlande. Et pourtant, bien que les rues colorées du centre donnent un certain charme à la ville, pas de véritables curiosités touristiques pour attirer le chaland dans cette ville de 80 000 habitants. Mais Galway, c’est avant-tout une atmosphère festive, grâce à une forte population étudiante cosmopolite et à un afflux de touristes qui s’arrêtent ici avant de visiter le Connemara ou les îles d’Aran. On ne compte pas en ville les bars, restaurants, discothèques, et surtout les excellents pubs qui font la réputation de Galway ... L’ambiance animée toute l’année monte encore d’un ton pendant les festivals de l’été, pendant lesquels les pubs ont le droit d’ouvrir 24 heures sur 24 ! Rajoutez que la ville compte de nombreuses solutions d’hébergement et que les tarifs restent abordables, et vous comprendrez le succès de Galway !

Petite Histoire de Galway

La ville est née à l’emplacement d’un village de pêcheurs, Claddagh, à l’embouchure de la River Corrib. Les anglo-normands s’emparèrent en 1232 de ce territoire appartenant aux O’Flaherty et y construisirent une citadelle et une ville fortifiée en 1270. Il est d’ailleurs possible que le nom gaëlique de Galway (« Gaillim ») vienne du mot gaëlique gaill qui signifie « étranger ». La ville est dirigée par 14 familles (ou tribus) de marchands après une charte accordée par Richard II en 1396, ce qui vaut encore aujourd’hui à Galway le surnom de « Cité des Tribus ». Pendant plusieurs siècles, la cité se développe grâce au commerce avec le Portugal et l’Espagne, tout en maintenant avec ses voisins irlandais des relations tumultueuses. La ville est détruite par Cromwell puis Guillaume d’Orange au XVIIème siècle. La ville ne s’en remettra pas avant plusieurs siècles, renaissant de ses cendres dans les années 90 grâce à l’arrivée d’industries technologiques de pointe et au boom économique irlandais. Galway est désormais une des villes les plus dynamiques d’Irlande et même d’Europe, attirant de plus en plus de nouveaux habitants de toutes origines. Une ville champignon et cosmopolite en somme, une de celles qui ont le vent en poupe en Irlande !

Le chien de Galway

Une légende circule à Galway, selon laquelle le premier à avoir posé le pas en Amérique venait de Galway ! On raconte en fait que Christophe Colomb fit une pause à Galway avant de partir à la recherche d’une autre route vers les Indes, pour en fait découvrir l’Amérique. A l’occasion de cette halte, un jeune irlandais du nom de William embarqua avec son chien. Bien plus tard, le chien tout excité à la vue de la terre ferme fut le premier à sauter du bateau et nager vers les rives. Le premier à avoir posé le pied (ou plutôt la patte !) sur le continent américain était donc ... un chien de Galway !

Visiter Galway

Le coeur de la ville n’est pas très étendu et se visite facilement à pied en 2 heures (en ne comptant pas évidemment les ravitaillements au pub !!!). La ville s’étend de part et d’autre de la River Corrib, mais c’est la rive est qui est la plus intéressante à visiter. Je vous propose une visite de la ville en partant de l’imposante cathédrale Saint Nicolas qui surplombe la River Corrib. Une cathédrale récente puisqu’elle a été consacrée par le cardinal de Boston en 1965 ! Au pied de la cathédrale, le Salmon Weir Bridge se trouve en aval d’un barrage sur la River Corrib. En mai et juin, lorsque les saumons remontent la rivière, il est possible de voir des bancs entiers de saumons franchir le barrage en sautant. Pas très loin de là, derrière la mairie, des bateaux proposent des croisières sur le Lough Corrib. Un chemin aménagé part du Salmon Weir Bridge et longe la River Corrib jusqu’à Wolfe Tone Bridge. Arrivé à Wolfe Tone Bridge, détour recommandé sur l’autre rive de la River Corrib pour une balade sympa sur Claddagh Quay, Nimmo’s Pier puis South Park. Cette promenade permet de longer la River Corrib puis Galway Bay, avec des vues sympas sur Galway, au milieu des cygnes et des mouettes. On peut même pousser jusqu’à Salthill, station balnéaire de Galway, à quelques kilomètres de là. Revenons à Wolfe Tone Bridge pour pénétrer dans le « quartier latin » de Galway, un plateau piétonnier aux maisons plus colorées les unes que les autres, grouillant de pubs, de discothèques, de restaurants, ... On y trouve les pubs les plus réputés de Galway : The Quays, le Tig Coili, le King’s Head et plein d’autres que vous ne manquerez pas de découvrir ! Pendant la saison touristique, de nombreux musiciens et artistes de rue attroupent les passants, créant une ambiance très festive. A l’est de ce plateau piétonnier, Eyre Square est la place centrale de Galway, dédiée au président Kennedy qui fit une visite triomphale à Galway en 1963. Récemment rénovée, elle est devenue un lieu de passage très animé et très agréable. En haut de la place, une belle sculpture couleur rouille représente une voile de hooker, le bateau traditionnel du comté de Galway. En quittant Eyre Square par le sud, on rejoint Commercial Dock, le quartier portuaire de Galway. En longeant le bassin vers l’ouest, The Long Walk et ses petites maisons colorées permet de retrouver la River Corrib et revenir à Wolfe Tone Bridge en passant par Spanish Arch. Ce dernier vestige d’une porte d’entrée de la ville a été baptisé ainsi en mémoire des liens commerciaux entretenus par Galway avec l’Espagne pendant plusieurs siècles. Juste à côté, le Galway City Museum (entrée gratuite en haute saison, pas chère le reste de l’année) présente des objets en rapport avec l’Histoire de Galway.

Inagh Valley

S’infiltrant entre les massifs montagneux des Maumturk Mountains et des Twelve Bens, la Inagh Valley propose des paysages parmi les plus beaux et les plus sauvages du Connemara. Des panoramas facilement accessibles puisque la vallée est traversée par une route, la R344, qui fait partie d’un circuit panoramique plus important, la Connemara Loop. Cette route démarre quelques kilomètres après Recess, sur la N59 entre Galway et Clifden. La route longe sur une grande partie de la vallée le superbe Lough Inagh, au pied des Twelve Bens. Des deux côtés de la route, les massifs des Maumturk Mountains et des Twelve Bens se présentent dans toute leur majesté, offrant des panoramas somptueux. Après avoir longé le Lough Inagh, la route traverse de vastes étendues de tourbières jusqu’à retrouver la N59, au niveau du Kylemore Pass, entre Clifden et Leenane.

La Lough Inagh Valley se fait donc facilement en véhicule motorisé (et c’est une des raisons de son "succès" !), mais elle est également un lieu propice aux marcheurs. Elle est en particulier traversée par un des plus beaux chemins de randonnée de l’ouest de l’Irlande, le Western Way. Ce sentier de 250 km de long démarre près de Oughterad, sur la rive sud du Lough Corrib, et traverse les comtés de Galway et de Mayo. Il pénètre dans la Lough Inagh Valley par Mamean (aussi appelé Saint Patrick’s Bed), un col des Maumturk Mountains surplombant le petit village de Derryvoreada. Puis il longe la vallée au pied des Maumturk Mountains, jusqu’au Kylemore Pass puis jusqu’à Leenane. Plusieurs heures de marche en perspective ... Mais on peut parcourir une partie de ce sentier pour faire une marche plus courte, par exemple monter le petit col de Mamean. Pour atteindre le point de départ de cette petite balade, suivre la petite route à droite, direction Mamean, juste avant l’hôtel planté en plein milieu de la vallée. Au bout de quelques kilomètres sur une petite route très étroite et envahie par les moutons, on arrive à un petit parking sur la gauche. Une porte métallique dont les grilles forment le mot « Mamean » vous annonce sans équivoque que vous êtes au bon endroit ! Après une grosse demie-heure de montée, on arrive au sommet du col, avec un superbe panorama sur la Lough Inagh Valley à l’ouest et la Maam Valley à l’est. Un petit oratoire dédié à Saint Patrick (idéal en cas d’averse !), de nombreuses croix et des petits monticules de pierres rappellent qu’ici, tous les ans, le 17 mars, se déroule un pèlerinage en l’honneur de qui vous savez !

Côte sud du Connemara

Il y a deux manières de rejoindre Clifden et le Connemara depuis Galway City. Le chemin le plus direct suit la N59 en longeant par le sud le Lough Corrib, les Maumturk Mountains puis les Twelve Bens. Mais un autre itinéraire, plus long, permet de rejoindre Clifden en longeant la côte sud du Connemara via la R336. Désespérément rectiligne entre Galway et Inveran, la côte devient ensuite une véritable dentelle, succession de baies, de plages, d’îles et de presqu’îles, parmi lesquelles les routes se faufilent.

Spiddal

Quittons donc Galway City par la R336 qui longe la côte nord de Galway Bay, avec par temps clair une vue sur les montagnes du Burren de l’autre côté de la baie. Au coeur de cette région désolée, Spiddal (An Spideal en gaëlique) est une station balnéaire assez touristique, avec sa plage pavillon bleu, Prom Beach, ses alignements de B&B le long de la route, ses pubs réputés qui vibrent au son de la musique irlandaise pendant la saison touristique, ses restaurants et ses boutiques de souvenir. A l’entrée de Spiddal la Collaiste Chonnactest une université gaélique fondée en 1910 par la Ligue Gaélique. Elle assure des stages d’irlandais pendant l’été et se vante de compter parmi ses premiers élèves deux héros de l’indépendance irlandaise : Eamon De Valera et Patrick Pearse. Rien d’étonnant, car on est ici en plein Gaeltacht, en pleine terre de langue irlandaise.

Costelloe et ses environs

Quelques kilomètres après Spiddal, la côte devient beaucoup plus découpée alors qu’on approche de Costelloe (Casla en gaélique). Juste avant Costelloe, le port de pêche de Rossaveal, le plus important du comté de Galway, est le principal point d’embarquement pour les merveilleuses îles d’Aran. Le village de Costelloe , au fond de Cashla Bay, est un village carrefour, porte d’entrée de la presqu’île de Carraroe et de trois îles reliées à la terre ferme par des ponts : Lettermore Island, Gorumna Island et Lettermullan Island. Des paysages tristes, plats et rocailleux, entrecoupés de lacs, avec de nombreuses maisons posées un peu partout. Bref, rien de spectaculaire ... Ceux qui ont peu de temps pour visiter le Connemara passeront donc leur chemin ! Les paysages sont beaucoup plus intéressants quand on quitte Costelloe vers le nord, en retrouvant la R336 qui longe des landes, des tourbières et des lacs parsemés de petites îles, avec quelques arbres et maisons isolés dont on se prend à penser qu’ils ont été plantés là juste pour la photo ! Dans la région de nombreuses maisons en ruines, sans doute vestiges des vagues d’émigration qui ont vidé la région de sa population pendant plus d’un siècle après la Grande Famine. A noter que c’est depuis Costelloe qu’émet la station de radio na Gaeltachta, radio en langue gaélique.

La péninsule de Carna

La R340 qu’on croise au bout de quelques kilomètres permet de rejoindre Carna, au coeur d’une large péninsule bordée par Kilkieran Bay à l’est et Bertraghboy Bay à l’ouest. Un peu en retrait de la R340, accessible par un petit chemin vers la gauche qu’on rate facilement, le Pearse’s Cottage est un petit musée consacré à Patrick Pearse, héros de l’indépendance irlandaise. Il venait profiter de ce cadre calme pour se reposer et écrire ... Il y donnait également des cours de gaélique, une habitude dans la région ! Pour les plus pressés, possibilité de couper par une petite route pour rejoindre directement Cashel, sans faire le tour de la péninsule de Carna. Pour les autres, la R340 longe Kilkerian Bay, au pied des Cnoc Mordain (353 mètres au point culminant), jusqu’au petit port de pêche de Kilkerian, spécialisé dans la transformation des algues et du saumon. Quelques kilomètres plus loin, à la sortie du village de Ardmore, à l’endroit où la R340 tourne vers la droite à angle droit, ne pas rater la route très étroite sur la gauche qui mène au bout d’une centaine de mètres à un B&B et à une plage immense et magnifique, largement découverte à marée basse. En reprenant la R340, on arrive à Carna, renommée pour la qualité de ses chantiers navals qui construisaient les Galway hookers, voiliers traditionnels du comté de Galway. Possibilité de pêcher la truite dans les nombreux lacs autour de Carna. De Carna on rejoint Glinsk, en coupant à travers les terres via la R340 ou en longeant la côte par des petites routes. A partir de Glinsk, on longe Bertraghboy Bay : paysages superbes, côte très découpée, nombreux îlots, estran, ... On prend ensuite la R342 pour rejoindre Cashel, au fond de Cashel Bay. Ce petit port peu actif est dominé par Cashel Hill, une colline de 310 mètres de haut, au sommet de laquelle on a un panorama magnifique sur Bertraghboy Bay au sud et les montagnes du Connemara au nord.

Roundstone

Un peu plus loin, on emprunte la R341 en direction de Roundstone, un des plus beaux villages du Connemara. Ce vieux village de pêcheurs aux rues pentues et aux maisons colorées s’est développé dans un cadre naturel magnifique, protégé par l’île de Inishnee et dominé par le mont Errisbeg (299m), dont on peut atteindre le sommet en 2 heures de marche (avec comme récompense un panorama magnifique puisque le mont est le seul relief de la région). Par temps clair (ce qui n’a hélas pas été mon cas), le port bénéficie d’une vue sur les Twelve Bens au loin. A 5 minutes de marche du centre du village, un ancien monastère franciscain abrite le Michael Killeen Park, un centre artisanal qui accueille entre autres Malachy Kearns, surnommé Malachy "Bodhran", fabricant de bodhrans de réputation mondiale. On peut visiter son atelier et bien sûr acheter un de ses fameux bodhrans (atelier ouvert en été uniquement). Roundstone est également réputé pour deux magnifiques plages de sable blanc, parmi les plus belles du Connemara : Gorteen Bay et Dogs Bay, à quelques kilomètres du village sur la route de Ballyconneely. A Gorteen Bay, un cimetière surplombant la plage offre un cadre de rêve à ceux qui y reposent pour l’éternité. Dommage que quelques mobilhomes viennent gâcher un peu le plaisir

Ballyconneely

En continuant à longer la côte, on arrive à Ballyconneely, porte d’entrée d’une péninsule qui s’avance entre Ballyconneely Bay au sud et Mannin Bay au nord. La côte est une succession de criques, d’innombrables îlots et de plages sublimes qui cernent une grand partie de la péninsule. La route en direction de Silverhill à partir du centre de Ballyconneely mène à Bunowen Pier, petit port de pêche avec une jolie petite plage et une fumerie de saumons. Juste à côté, le Connemara Golf Club est un des plus beaux 18 trous d’Irlande, au bord d’une plage magnifique ... malheureusement gâchée par une armée de mobilhomes ! Ballyconneely est réputé mondialement pour ses élevages de poneys du Connemara, plusieurs champions ayant grandi ici. La légende raconte que la race est née du croisement avec des pur-sangs arabes, arrivés en Irlande suite au naufrage d’un navire espagnol au large de Slyne Head. Dans un tout autre registre, l’inventeur italien Guiglielmo Marconi installa à Ballyconneely en 1905 sa station de télégraphe sans fil. De cette station, il émit en 1907 le premier message transatlantique sans fil vers Cap Breton, en Nouvelle-Ecosse. Pas loin de là, John Alcok et Arthur Whitten Brown s’écrasèrent avec leur avion le dimanche 14 juin 1919, "réussissant" le premier vol transatlantique, en effectuant la traversée depuis Terre Neuve en un peu plus de 16 heures. Les deux pilotes sortirent indemnes du crash (sans doute l’effet amortisseur du sol spongieux irlandais !), mais Charles Lindbergh devait avoir un meilleur attaché de presse puisque c’est lui qui est passé à la postérité comme ayant réussi le premier vol transatlantique ... en 1927, soit huit ans plus tard !

De Ballyconneely, on arrive rapidement à Clifden en longeant Mannin Bay. Fin de cet itinéraire sur la côte sud du Connemara ...

Clifden et ses environs

Souvent considérée comme la capitale du Connemara, Clifden est une station balnéaire agréable de 2 000 habitants, coincée entre Clifden Bay et le massif des Twelve Bens. Une situation géographique idéale donc pour découvrir tous les charmes de la région. Du coup les touristes y affluent pendant la saison estivale : à éviter donc pour ceux qui sont venus chercher le calme en Irlande ! La ville a le charme typique des villes touristiques de l’ouest irlandais : maisons colorées, rues animées, nombreux pubs et restaurants, ... Le 3ème jeudi d’août, Clifden accueille le Pony Show, l’une des plus belles foires aux poneys d’Irlande. La fête est en fait un concours qui désigne les meilleures bêtes par catégorie (sexe, âge, ...), les participants étant vendus aux enchères le lendemain (les bêtes, pas les éleveurs !). Evidemment, comme on est en Irlande, les fûts de Guinness se vident à vue d’oeil et la musique retentit dans les pubs de Clifden !

La Sky Road

Mais quittons la ville pour découvrir les alentours de Clifden. Et d’abord une route mythique : la Sky Road. Cette route étroite fait le tour de la péninsule de Kingstown, à l’ouest de Clifden, offrant des panoramas magnifiques sur une côte découpée. Il paraît même qu’on peut y voir un des plus beaux couchers de soleil du monde ... La route démarre à gauche après le supermarché Supervalue, au bout de la rue principale de Clifden. Suivre ensuite les panneaux Sky Road, en privilégiant la Upper Sky Road, plus spectaculaire. La route grimpe rapidement en dominant Clifden Bay jusqu’à un parking avec un panorama extraordinaire sur le bout de la péninsule de Kingstown. En bas de la descente, au premier carrefour, la route très étroite en face (le genre de route sur laquelle on prie pour ne croiser aucun véhicule ...) mène à une jolie plage de sable blanc faisant face à Iniskturk. La Sky Road se poursuit ensuite sur la partie nord de la péninsule de Kingstown, avec des paysages moins spectaculaires, et se termine sur la N59, quelques kilomètres au nord de Clifden.

Claddaghduff et Cleggan

On peut poursuivre par une autre balade côtière, moins spectaculaire que Sky Road, en prenant à gauche en direction de Claddaghduff après quelques kilomètres sur la N59 en direction de Westport. Après avoir longé un bras de mer faisant face à Sky Road, on atteint Claddaghduff, petit village aux maisons éparses. Depuis la superbe plage de Omey Strand, on peut accéder à marée basse à Omey Island, à pieds ou en voiture. Le tour à pied de l’île est une des balades incontournables de la région. L’été, Omey Strand accueille des courses de chevaux. Entre Claddaghduff et le port de Cleggan, on longe une côte découpée faisant face à Inishbofin, avec quelques maisons colorées qui dominent de jolies criques. Ne pas rater les superbes plages près des Cleggan Lobester Fisheries ! Cleggan, petit port de pêche qui cultive son art du désordre, est le point de départ des ferries qui desservent l’île de Inishbofin (compter 45 minutes de traversée). Jolie baie abritée, avec une plage sympa. On rejoint la N59 à Moyard, après avoir longé la baie de Cleggan puis le charmant Ballynakill Lough.

Bog Road

Autre balade intéressante depuis Clifden, au sud cette fois-ci : la Bog Road. Facile à rater, car mal indiquée ... Quittez Clifden en prenant la direction de Roundstone et de Ballyconneely. Au bout de quelques kilomètres, la route tourne à angle droit vers un pont au fond de Clifden Bay ; prendre alors tout droit avant le pont, en direction de Lough Fadda House. La route traverse une immense zone de tourbières et de lacs, sans le moindre arbre. Au loin, on devine (dans la brume !) la silhouette des Twelve Bens. Envoûtant ... La route se termine quelques kilomètres au nord de Roundstone. Un itinéraire sympa à faire en vélo, pour s’imprégner de l’atmosphère des lieux !

Connemara National Park

Le Connemara National Park, créé en 1980, couvre 2 000 hectares de tourbières, de landes, de prairies, de collines et de montagnes. Le parc comprend certains sommets des fameuses Twelve Bens, une chaîne de montagnes culminant à 729 mètres (Benbaun). Le territoire couvert aujourd’hui par le parc correspond en grande partie aux anciens domaines de l’abbaye de Kylemore et de la Letterfrack Industrial School (les locaux de l’école sont d’ailleurs aujourd’hui occupés par les bâtiments du parc national). Ce territoire accueillait des activités humaines, essentiellement des pâturages. Aujourd’hui la zone est totalement sauvage, même si des vestiges de cette occupation humaine demeurent visibles à certains endroits du parc. Outre son rôle touristique, le parc accueille également des étudiants qui effectuent des recherches sur la faune et la flore du Connemara.

L’entrée du parc se situe juste avant Letterfrack en venant de Clifden. Outre un parking, on y trouve la direction du parc national et un Visitors Centre très intéressant (gratuit, tout comme l’entrée dans le parc), qui vous permettra d’en apprendre plus sur les tourbières, que les irlandais appellent souvent le bog : origine des tourbières, faune, flore, exploitation, avenir, etc ... On y apprend par exemple que le Connemara (comme d’ailleurs une grande partie de l’Irlande) était autrefois couvert de forêts de pins qui ont été détruites par l’Homme, essentiellement pour laisser la place à des pâturages. Cette déforestation, l’acidité des sols et la pluviométrie importante sont à l’origine du développement de ces zones humides que sont les tourbières. On y apprend également que les tourbières sont un remarquable milieu de conservation, et qu’on y découvre régulièrement des corps humains encore bien conservés, propices à l’émergence de légendes et de croyances ... L’exposition est en anglais évidemment, mais un petit fascicule en français résume grossièrement l’exposition. Un coffee shop permet également de reprendre quelques forces après les randonnées. Car ce sont bien les randonnées qui constituent le principal intérêt du Connemara National Park. Trois circuits de randonnées en boucle partent depuis le Visitors Centre. Un circuit court, un circuit moyen ... et un circuit long. Le circuit court présente peu d’intérêt, le circuit moyen offre de belles vues sur la presqu’île de Renvyle mais c’est le circuit long qui est le plus intéressant, puisqu’il permet de grimper au sommet de Diamond Hill, une colline de 445 mètres de haut, avec des panoramas magnifiques tout au long de la montée et au sommet de la colline. Le sentier est très bien aménagé, des ponts en bois permettant de traverser les zones humides, et ne présente donc aucune difficulté particulière, sinon une ascension un peu raide sur la fin. Mais c’est difficile de monter en altitude tout en restant tout le temps sur du plat, n’est-ce pas ! Le vent peut toutefois rendre l’ascension pénible et même délicate par moments. Evidemment, comme pour toute randonnée en Irlande, ne pas oublier de s’équiper correctement (chaussures de marche, coupe-vent ou vêtement de pluie, de quoi boire et manger), car le temps change vite en Irlande. En tout cas les efforts déployés pour la montée sont largement récompensés par le panorama qu’on a au sommet : vue à 360°, portant sur la presqu’île de Renvyle et Tully Mountain, le Kylemore Lough (au bord duquel se trouve la fameuse Kylemore Abbey), les Maumturk Mountains, les Twelve Bens et les tourbières vers Clifden. Tout simplement extraordinaire par temps clair ! Compter entre 2 et 3 heures de marche pour l’aller-retour, selon la forme physique ... et le nombre de « pauses photo » ! Ne pas hésiter à partir tôt le matin, ça permet d’avoir la montagne pour soi alors qu’en journée les circuits de randonnée sont très fréquentés. Les randonneurs les plus aguerris, eux, n’hésiteront pas à descendre directement de Diamond Hill dans la vallée de la Polladirk River pour aller grimper les Twelve Bens toutes proches ! J’ai même croisé un randonneur belge qui plantait sa tente sur les sommets pour passer la nuit !

Joyce Country

Le Joyce Country désigne une région à cheval sur le comté de Galway et le comté de Mayo. Le Joyce Country ne tire pas son nom du fameux écrivain irlandais James Joyce comme on aurait tendance à le croire, mais plus simplement d’une rivière, la River Joyce qui coule dans une vallée entre Leenane et Maum. Le Joyce Country s’étend de cette vallée jusqu’à l’isthme étroit séparant le Lough Mask et le Lough Corrib, au coeur duquel se trouve Cong (comté de Mayo), considérée comme la capitale du Joyce Country. Pour découvrir cette région aux paysages attachants, je vous invite à un circuit partant de Leenane, au fond du magnifique fjord de Killary Harbour.

De Leenane à Cong via le Lough Nafooey

De Leenane, suivre la R336 (direction Connemara Loop) qui longe la River Joyce à travers une large vallée dominée par les Maumturk Mountains au sud et le massif de Devil’s Mother au nord, avec des sommets souvent dans les nuages. Au bout de quelques kilomètres, on pénètre dans une zone de Gaeltacht. Au milieu de la vallée, prendre à gauche une petite route en direction du Lough Nafooey. Aucun risque de se tromper, c’est l’unique carrefour entre Leenane et Maum ! La route grimpe rapidement vers un plateau de tourbières, dominées par le Maumtrasna (673 mètres), point culminant des Partry Mountains. Paysages très sauvages et tout simplement magnifiques. La route descend ensuite brutalement vers le Lough Nafooey, offrant une superbe vue sur la vallée. On pénètre alors pendant quelques kilomètres dans le comté de Mayo pour longer le Lough Nafooey, dans un des plus beaux paysages de la région. Un peu plus loin, après Finny, on traverse un pont qui enjambe un bras du Lough Mask (une route panoramique fait le tour de ce lac, mais je n’ai pas eu l’occasion de tester ...). Quelques barques en contrebas de la route attendent leurs pêcheurs, les autres profiteront de la vue superbe ! On repasse alors dans le comté de Galway, pour quelques kilomètres seulement, le temps d’atteindre Cong, capitale du Joyce Country.

Cong

Ce joli petit village s’est développé sur l’isthme de 5 kilomètres de large séparant le Lough Mask et le Lough Corrib (le nom gaëlique Conga désigne d’ailleurs une zone étroite de terre), une zone boisée et parcourue par des rivières plus charmantes les unes que les autres. Un cadre bucolique qui a charmé beaucoup de visiteurs, dont John Ford qui y a tourné en 1951 son plus célèbre film, « L’Homme Tranquille », avec John Wayne et Maureen O’Hara. Et il faudrait être aveugle pour ne pas le savoir en visitant Cong, car de nombreux commerces se sont baptisés en hommage au film ! Pour les amoureux de cinéma, un petit musée, le Quiet Man Cottage Museum, revient sur le tournage du film, avec des projections régulières. L’autre attraction du village est son abbaye, Cong Abbey, qui remonte au VIIème siècle mais qui fut détruite à deux reprises (par le feu au XIIème siècle puis par le normand William de Burgo en 1203). Les vestiges actuels datent de la reconstruction de l’abbaye, au début du XIIIème siècle. Pour ne rien cacher, ce ne sont pas les plus beaux vestiges d’abbaye en Irlande, loin de là. Par contre les jardins autour des ruines ne manquent pas de charme et abritent Monk’s Fishing House, un curieux petit bâtiment construit sur une rivière et qui aidait vraisemblablement les moines à pêcher du poisson. En traversant la rivière, on peut emprunter un sentier permettant de descendre le cours de la rivière jusqu’à Ashford Castle, un magnifique château-hôtel construit par la famille de Burgo au XIIIème siècle, ayant appartenu à la fameuse famille Guinness, et racheté en 1939 par Noel Huggard qui en a fait une des adresses les plus prestigieuses du monde. La liste des visiteurs célèbres est impressionnante : John Wayne et Maureen O’Hara (qui y ont séjourné à l’occasion du tournage de « L’Homme Tranquille »), Alex Ferguson (entraîneur écossais de Manchester United), Ronald Reagan, la princesse Grace et le prince Rainier, Sharon Stone, Robin Williams ou Woody Allen pour n’en citer que quelques-uns ! L’accès au parc est payant en théorie, mais à ma grande surprise personne ne m’a dérangé lors de ma visite ... Peut-être en va-t-il autrement en haute saison ? Au pied du château, une compagnie propose des croisières sur le Lough Corrib (d’autres bateaux partent du centre de Cong, mais en haute haute saison uniquement apparemment).

De Cong à Maum via le Lough Corrib

Quittons Cong pour revenir sur nos pas et prendre la R345 qui descend après Clonbur vers le Lough Corrib. Magnifique panorama sur le lac et ses nombreux îlots. Le Lough Corrib est le plus grand lac d’eau douce en Irlande et un véritable paradis pour les pêcheurs, comme en témoigne le nombre impressionnant de barques qui essaiment sur le lac ! Près de Cornamona, quelques tables de pique-nique au bord du lac offrent un cadre très agréable pour casser la croûte. La R345 continue à longer le Lough Corrib, jusqu’au petit village de Maum dans lequel on retrouve la River Joyce et la vallée qui ramène vers Leenane et Killary Harbour…

Source : http://www.terresceltes.net/-Galway-Connemara-.html

Commentaire : au bout de la Sky Road, là où la route rejoint le ciel, nous sommes sur le Chemin qui mène au Grand Architecte...

 

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Published by X - dans Irlande
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commentaires

Carole M. 22/02/2016 16:18

Pour moi, c'est le compté de Galway le mieux. J'y retourne à chaque année.

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