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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 07:35

Théophile :

Certainement, et pas plus qu'il ne s'agit pour moi d'enfermer l'idée de Grand Architecte dans celle du Dieu des religions révélées, il ne s'agit pas non plus de le réduire au Dieu, « cause finaliser, de certains philosophes du XVIII' siècle. On peut penser que cette idée de Grand Architecte de l'Univers déborde largement toute conception particulière de Dieu.

Philon :

Oui, et j'ajouterai que si nous ne pouvons plus dans la perspective scientifique du XX° siècle donner de l'idée du Grand Architecte de l'Univers le sens que lui donnaient un Newton et un Voltaire, nous pouvons essayer de lui en donner un tout de même. Il apparaît en effet que le XIX° siècle a représenté dans l'histoire des idées une période où l'idée de l'Univers a subi une éclipse. La science du XIX° semblait imposer la vision d'un univers sans forme, ensemble illimité de phénomènes non totalisables, avec comme seul dépositaire de signification l'homme et son Histoire. Ajoutons qu'à cette vision sont restés attachés encore beaucoup d'esprits qui se disent scientifiques. De là vient le positivisme d'A. Comte et son idée d'une religion de l'Humanité, considérée comme le « Grand Etre «. Le matérialisme du XIX° siècle est largement dépassé. Je ne veux pas dire par là que la science soit devenue depuis idéaliste ou spiritualiste ; on peut même dire que cela n'a d'ailleurs aucun sens : car la science en tant que science n'est ni spiritualiste, ni matérialiste. Ce qui est vrai c'est qu'elle a mis au premier plan (en physique, en biologie, dans les Sciences humaines) l'idée de Forme et de Structure : autrement dit elle est plus « formiste « que « matérialiste ». En physique par exemple, la réalité fondamentale est attribuée à des configurations descriptibles en termes mathématiques : l'esprit de la physique moderne retrouve en un sens, l'esprit du -rimée de Platon dans lequel, raconte- t-il, le démiurge (l'Architecte de l'Univers) fabrique les éléments de la matière (eau, air, terre, feu et cosmos lui-même) avec les 5 solides réguliers de la géométrie. En biologie, on s'est avisé que la vie consiste essentiellement en une autonomie de la structure, de la forme, relativement à la matière qu'elle contrôle. Un être vivant, c'est une structure capable de se reproduire, que l'on peut décrire en utilisant des concepts comme information, communication, code, contrôle... Il faut ajouter à cela que le XX` siècle a vu renaître avec Einstein les spéculations portant sur le cosmos, sa structure et son histoire : l'Univers cesse d'être un ensemble indéfini de phénomènes, comme au XIX` siècle, et de nouveau il ressemble dans une certaine mesure à une architecture. Aussi ne me semble-t-il pas absurde de la part d'un homme du XX` siècle, non ignorant de la science, de prononcer des mots comme « A la Gloire du Grand Architecte de l'Univers ». Car il peut avoir en tête, tout à fait d'accord avec ce que la science enseigne, qu'il y a dans l'Univers, à l'œuvre, dans la vie (biologique), dans l'esprit humain, un principe d'organisation, d'ordre, ou comme le dit Eddington, un anti hasard. Ce Principe est abstrait (comme tous les principes) et c'est le caractère abstrait qui fait qu'il n'est pas contestable comme le serait par définition toute idée plus précise d'une divinité ou de l'être suprême. Il est bien certain que personne ne peut nier qu'en accomplissant un travail quel qu'il soit dans quelque ordre de valeur que ce soit, on travaille dans le sens d'un accroissement de l'ordre, de la forme, de la structure et d'une diminution du hasard, de l'informe, de ce que la physique appelle entropie (11).

Théophile :

Certes, mon cher Philo, l'interprétation que je donne du Grand Architecte de l'Univers est certainement inspirée par les rationalistes du XVII` et du XVIII` siècle, époque qui voit naître et se développer la Franc-Maçonnerie moderne. L'évolution des idées peut nous permettre d'élargir encore cette idée. Mais que l'on conçoive le Grand Architecte de l'Univers en transcendance ou en immanence, qu'il soit comme le Dieu de Descartes transcendant à la nature ou comme le Dieu de Spinoza immanent à la nature, nous serons, je crois, d'accord pour dire qu'il exclut radicalement de son concept, toute idée de désordre, de non-sens, d'absurde pour parler comme certains penseurs de notre temps. Et invoquer le Grand Architecte de l'Univers comme nous le faisons au début et à la fin de nos travaux c'est implicitement affirmer que le fondement de l'Univers, de l'Univers Cosmique comme de l'Univers humain ne peut être que l'ordre et non le désordre, le rationnel et non l'irrationnel, le sens et non l'absurde (12). Le Grand Architecte de l'Univers représente pour nous Francs-Maçons du Rite Ecossais le Principe d'ordre qui donne à la nature forme et organisation, inspire et justifie les efforts de l'homme en lutte contre les puissances aveugles de la matière, du hasard et du destin. Et j'ajouterai qu'en travaillant à la « Gloire du Grand Architecte de l'Univers », le Franc-Maçon écossais manifeste son attachement à l'idée d'un Univers où le sens l'emporte sur le non-sens et où la pensée et l'action de l'homme doivent être un accord avec la signification ultime de la réalité.

Philon :

Je suis entièrement d'accord pour penser que la tradition maçonnique, que manifeste l'idée de Grand Architecte de l'Univers, n'est pas compatible avec n'importe quelle vision du monde. Donner un sens au Grand Architecte de l'Univers, c'est admettre implicitement une « métaphysique minimale », que dans le monde, l'ordre ne peut pas être un produit du hasard, que la signification n'est pas engendrée par un non-sens, ou une absurdité fondamentale. Je crois pourtant qu'il faut se garder de prendre l'idée d'une source de signification, d'un antihasard à l'œuvre dans l'Univers pour une idée « vraie » au sens où une théorie scientifique est « vraie » ; une telle idée peut être compatible ou incompatible avec telle représentation objective. Mais il faut comprendre qu'elle est d'un autre ordre. Kant dans « la critique de la raison pure » a opposé les idées comme celles de Dieu ou de l'âme aux idées comme celles d'espace, de temps... qui nous servent à connaître les phénomènes observables. De telles idées (Dieu, l'âme...) qu'il appelle « Idées de la raison » ne peuvent pas être considérées comme des concepts scientifiques parce que leur signification dépasse les limites de toute expérience possible. Elles ont cependant une fonction dans l'ensemble du savoir ; elles introduisent dans les phénomènes l'unité faute de laquelle il n'y aurait aucune compréhension du monde. Il ne nous suffit pas, en effet, de connaître scientifiquement les phénomènes multiples et les lois de la nature ; nous avons besoin, même intellectuellement, de pouvoir contempler le monde dans son unité, comme un tableau, comme une œuvre, et par suite d'y voir une « création », œuvre d'un Grand Architecte.

Théophile :

Autrement dit, est-ce que la méthode symbolique chère aux Francs-Maçons ne serait pas la méthode idéale qui nous permettrait d'appréhender le Grand Architecte de l'Univers ?

Philon :

Justement notre propre méthode symbolique va précisément dans ce sens : un symbole, n'a pas de signification proprement dite, au sens de réalité, qui lui corresponde et qu'il désignerait. Quelle réalité au juste désigne le triangle, le pavé mosaïque, l'étoile flamboyante ? N'en est-il pas de même pour le Grand Architecte de l'Univers ? Mais cela ne veut pas dire que la formule soit un simple assemblage de mots, un « flattus vocis » sans signification ; encore une fois un symbole exprime quelque chose qui ne peut être connu autrement que par symbole, qui ne peut être représenté. Au fond, l'invocation au Grand Architecte de l'Univers n'est liée à aucune croyance au sens où l'on dit « croire que ». Tout Franc-Maçon aspire à atteindre l'état d'initié ; or cet état semble exclure la croyance. Etre initié c'est savoir ou savoir qu'on ne sait pas. Le Grand Architecte serait à ce titre l'objet évident d'un savoir, et en même temps l'objet d'une ignorance définitive. On ne peut le penser que dans l'ordre d'une anthologie négative : le Grand Architecte de l'Univers c'est essentiellement le « Souverain Inconnu », le « Dieu absent... »

Théophile :

Sans doute l'état d'initié semble exclure la croyance, au sens de crédulité primaire. Mais peut-il, croyez-vous, exclure la foi ? Cette « foi pratique de la raison » dont parle Kant dans « La Critique de la Raison Pratique ». En ce sens l'idée de Grand Architecte ne serait liée à aucune croyance mais à une foi, à la foi maçonnique qui serait une foi morale ; qui consisterait à dire que la Vérité vaut mieux que le mensonge et l'ignorance, que le Beau vaut mieux que le Laid, le Bien que le Mal, et la Sagesse que l'aveuglement et la folie (13). Le Grand Architecte deviendrait en quelque sorte le « Souverain Bien », Réalité absolue ou plutôt Valeur absolue, Idéal, qui inspire le franc-maçon dans sa pensée et dans son action, Idéal que nous nous efforçons d'atteindre et de réaliser. Or, mon frère, n'est-ce pas là peut-être la signification de l'initiation, de cette voie initiatique que nous avons choisi de suivre, pour aller vers la Connaissance, vers ce que nos rituels appellent « la Lumière » ?

Philon :

Oui, mon cher Théophile, mais... Il est évident que le franc-maçon peut se définir par sa foi en la Vérité, en un Bien Souverain, symbolisé par le Grand Architecte de l'Univers. Mais le franc-maçon se définit aussi comme un homme libre, il se définit par son attachement à la liberté de conscience. Dès lors est-ce qu'il n'y aurait pas contradiction entre ces deux affirmations, entre sa « foi » en la liberté de conscience et sa « foi » au « Grand Architecte de l'Univers » ?

Théophile :

Non seulement, mon cher Philon, il n'y a pas de contradiction entre ces deux affirmations, mais il faut dire que l'affirmation du Grand Architecte de l'Univers et celle de la liberté de conscience sont nécessairement liées ; pour qui pense selon la raison, il ne saurait y avoir de liberté de conscience, s'il n'y a pas de Grand Architecte de l'Univers, ou si vous préférez, nous dirons que le Grand Architecte de l'Univers est le fondement théorique de la liberté de pensée, de la liberté de conscience. Comme on l'a dit très justement (14) : « L'acte de penser n'est pas un acte comme les autres, il a une fin universelle ; il est inséparable d'une intention de vérité. Penser c'est s'efforcer de juger selon la vérité. » Si, dans l'histoire, des hommes et en particulier des francs-maçons ont demandé la liberté de pensée ce n'était pas pour avoir le droit de dire n'importe quoi mais le droit de dire la vérité, ou ce qu'ils croyaient être la vérité. Si ces hommes ne reconnaissaient à aucun autre homme, à aucun groupement quel qu'il soit le droit de leur imposer de l'extérieur leur vérité, ils ne refusaient pas cependant de se soumettre à la Vérité. Le jugement en effet s'il refuse toute soumission à des forces extérieures accepte la soumission à la Vérité et à une nécessité intérieure qui est celle de la raison, jugeant selon la norme du Vrai.

Philon :

Certainement, mais ces groupes sociaux, qui veulent exercer une contrainte sur les hommes ne l'ont jamais présentée et ne la présentent pas pour ce qu'elle est en réalité, c'est-à-dire le résultat de la force, de la violence ; mais ils exerceront cette contrainte au nom de la vérité. C'est toujours au nom de cette vérité, qu'ils prétendent détenir, qu'ils exercent leur contrainte : tel fut le cas de l'inquisition catholique ; tel est le cas aujourd'hui encore de ce qu'on pourrait appeler l'inquisition marxiste. Le dogmatisme que nous rencontrons dans certaines religions révélées, nous le trouvons aussi dans certaines idéologies.

Théophile :

Sans aucun doute. Aussi aujourd'hui encore comme hier, il nous faut proclamer à la face du monde qu'aucune église, aucune secte religieuse, politique, idéologique ne détient la vérité et n'a de ce fait pas le droit de l'imposer au monde. Nous devons proclamer contre vents et marées la liberté de la pensée. Encore faut-il ajouter que la pensée doit être considérée comme un principe et non comme un simple fait de nature. Il est en effet évident que si la pensée n'est que le résultat, le produit de conditions matérielles, soit biologiques, soit économiques et sociales, si elle est entièrement, totalement déterminée par ces forces, elle n'est plus libre. M.de la Palice ne dirait pas autre chose. Et dans ce cas il est inutile et contradictoire d'invoquer la liberté de la pensée... La liberté de la pensée ne peut être affirmée que si l'on accorde que la pensée apte à juger tout fait n'est pas elle-même un fait parmi les autres et comme les autres. Tout jugement — a-t-on dit — est axiologique (15) ; c'est-à-dire que toute pensée en se posant affirme en même temps la vérité ou ce qu'elle croit être la vérité. Elle affirme ainsi, un ordre qui ne saurait se réduire à l'ordre de l'expérience et de l'histoire mais qui dépasse l'expérience et l'histoire, et qui serait l'ordre de l'Etre ou de la Valeur (comme on voudra dire). Le Grand Architecte de l'Univers serait, si vous me permettez ce langage métaphysique, le fondement ontologique (16) de cet ordre de la pensée et par là même de la liberté. Affirmer la liberté de la pensée, affirmer l'existence de la vérité, c'est en même temps pour le Franc-Maçon affirmer le Grand Architecte de l'Univers.
Un éminent philosophe de notre temps, que vous connaissez peut-être, M. Raymond RUYER, a pu écrire ceci : « que l'homme croie ou non consciemment en Dieu n'a métaphysiquement pas d'importance parce que en deçà de cette conscience seconde il y a une conscience première qui pose Dieu sans avoir besoin de se poser elle-même ». C'est dans le même sens, semble-t-il, qu'au siècle dernier, Jules Lagneau dans son célèbre « Cours sur Dieu » écrivait « que les athées seraient des hommes qui se refusent à reconnaître Dieu dans l'image mutilée qu'on leur en présente ». Et Alain — y a-t-il esprit plus libre ? — prolongeant la pensée de son maître a pu dire à son tour : « Toute morale suppose de faux dieux démasqués et un vrai Dieu ». Au fond, mon cher Philon, pourquoi le Grand Architecte de l'Univers, tel que j'ai essayé de le définir, ne serait-il pas ce « vrai Dieu » que nous opposerions à tous les autres dieux de l'histoire, ceux des religions comme ceux de la science, sans oublier les nouveaux dieux de nos modernes idéologies ?

Philon :

Mais Théophile nous voilà revenus encore à ce Dieu des philosophes et des savants...

Théophile :

Peut-être, Philon. Je vous dirais encore que ce Dieu des philosophes et des savants, je ne sais pas s'il existe comme je sais que 2 -I- 2 font 4 et que la chaleur dilate les métaux. Mais il me semble avoir des vertus irremplaçables. Ecoutez ce que dit encore M. Raymond RUYER dans son livre « Dieu des Religions, Dieu de la Science » (17) : « Le Dieu des religions particulières favorise la mégalomanie ; de même l'athéisme en tant que religion particulière. Celui qui croit que Dieu favorise son église et celui qui croit que son parti a le pouvoir de décréter la vérité se ressemblent en ceci qu'ils sont également menacés de paranoïa ». Et M. R. RUYER ajoute : « Le Dieu des Philosophes parce qu'il est abstrait et qu'il n'est inféodé à rien est efficace contre ce genre de démence, sans risquer de faire tomber dans la folie inverse de l'homme qui se sent écrasé par un Dieu personnel et arbitraire ». Eh bien, Philon, même s'il déborde largement le Dieu des Philosophes, le Grand Architecte de l'Univers conserve pour moi les mêmes vertus, aussi rares que profondes. En travaillant à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers, le franc-maçon écossais affirme la valeur intemporelle de l'esprit et de la liberté. Et en même temps il affirme fa valeur de l'homme lui-même par qui s'expriment cet esprit et cette liberté. Si bien que le seul humanisme cohérent et véritable, ce serait celui de la Franc-Maçonnerie Ecossaise qui travaille à la Gloire du Grand Architecte de l'Univers.

Philon :

Il y a un point sur lequel nous sommes tous d'accord : quelles que soient les divergences d'interprétation (et il est normal qu'entre maçons il n'y ait pas identité totale des façons de penser), le Symbole du Grand Architecte de l'Univers est fondamental, comme la clef de voûte de notre édifice initiatique. En tant que clef de voûte, il est plus indéterminé que les autres symboles : c'est sa fonction qui est essentielle (sa fonction étant la Direction qu'il donne à nos pensées). Il est ce sans quoi les autres symboles n'auraient pas de sens, comme le point à l'infini qu'ils indiquent.

Philon :

Il fut un temps où l'on croyait que la science pouvait résoudre les problèmes de Sens comme elle résout les problèmes de Fait : c'est l'époque où un médecin célèbre déclarait « n'avoir jamais trouvé l'âme au bout de son scalpel ». Bien sûr ! Mais il faut avoir de ce qu'on appelle « âme » une idée bien naïve pour se la représenter comme quelque chose que l'on trouve ou ne trouve pas, quelque part dans les tissus qui constituent un organisme... C'est exactement la même naïveté que commettraient ceux qui objecteraient à la notion du Grand Architecte de l'Univers que ni l'espace de l'astronomie ni le temps de l'Histoire et de la paléontologie ne révèlent une réalité correspondant à la description que le symbole serait censé donner. Ce n'est pas — on ne saurait trop y insister — décrire une réalité qui est la fonction d'un symbole : cette fonction consiste plutôt à définir une direction pour la pensée, et surtout pour le sentiment.

Théophile

Ne pourrait-on pas dire du symbole en général, et de celui-ci en particulier, ce qu'Héraclite disait du « dieu dont l'oracle est à Delphes » : « il ne parle pas, il ne dissimule pas, il indique ».

Philon :

C'est bien cela, en effet ; et puisque nous citons, encore une fois, les philosophes grecs, je citerai aussi Platon, lorsqu'il disait qu'il faut aller au vrai avec l'âme tout entière : c'est-à-dire avec le désir et la volonté autant qu'avec l'intelligence et le jugement. Un symbole est un objet qui a la vertu d'opérer un tel regroupement des multiples pouvoirs de l'âme. Cette vertu, sans doute, s'userait rapidement si, tels des dévots, nous faisions du Grand Architecte l'objet de nos constantes préoccupations. Ce n'est pas le cas, puisqu'en fait la seule mention que nous en faisons est la sobre invocation qui ouvre et clôt nos travaux. Et c'est bien ainsi. Car cela suffit à donner aux participants le sentiment qu'ils participent, justement, à quelque chose de plus qu'à une assemblée humaine, trop humaine « ; et en cela la Franc-Maçonnerie accomplit sa vocation, qui est de faire retrouver par chacun de ses membres la plénitude du sens de la vie, que le monde profane ne nous livre, bien souvent, que dispersé, fragmentaire et aliéné.

(1) Cf. Points de Vue Initiatiques » N. 21 : nouvelle série, N. 1, pp. 19-20.
(2(Cosmogonie : description de la manière dont l'Univers a été formé.
(3) Théogonie : génération des Dieux.
(4) Thalès : 624-548 av. J.-C. Philosophe ionien.
(5) En grec : NOUS.
(6) Voltaire : « Dialogues Philosophiques » (Ed. Garnier). Cf.. Points de Vue Initiatiques = N. 21.
(7) Isaïe : ° J'ai appelé le Ciel et la Terre et ils se sont présentés..
Judith : « Vous avez dit Seigneur et tout a été fait ; vous avez soufflé et tout a été créé »
(8) Cf.: « Points de Vue Initiatiques » : N. 21, pages 21-22 : « Au commencement que Dieu créa le ciel et la terre, la terre était tohu-bohu... »
(9) Rapprocher du Dieu de la Bible : = Je suis ce que je suis
(10) F. Alquié : « La Nostalgie de l'Etre = (P.U.F.).
(11) Entropie : fonction mathématique exprimant le principe de la dégradation de l'énergie.
(12) Points de Vue Initiatiques No 21.
(13) « Que la sagesse préside à la construction de notre temple, que la force l'accomplisse, que la beauté l'orne ....
(14) Cf. : Conférence de M. Ferdinand Alquié : « Théologie, Scepticisme et Liberté de Pensée faite à la Grande Loge de France le 17 mars 1969.
(15) Axiologique : qui concerne les valeurs. L'axiologie est la Théorie des Valeurs.
(16) Ontologique : qui se rapporte à l'ontologie, c'est-à-dire à la Théorie de l'Etre.
(17) Flammarion.

 

Publié dans le PVI N° 5

Source : www.ledifice.net

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