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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 06:42

D. Quelle est la première étude d'un Philosophe ?

R. C'est une investigation des opérations de la nature.

D. Quelle est la finalité de la nature ?

R. Dieu, comme il en est le commencement.

D. D'où proviennent toutes les choses ?

R. De l'unique et indivisible nature.

D. En combien de régions la nature est-elle divisée ?

R. En quatre régions principales.

D. Quelles sont-elles ?

R. Le sec, l'humide, le chaud, le froid, qui sont les quatre qualités élémen­taires, d'où toutes choses ont leur origine.

D. En quoi se différencie la nature ?

R. En mâle et femelle.

D. A quoi peut-elle être comparée ?

R. Au mercure.

D. Donnez une définition concise de la nature

R. Elle n'est point visible, quoiqu'elle agisse visiblement, car ce n'est qu'un esprit volatil, qui fait son office dans les corps, et qui est animé par l'esprit universel, le souffle divin, le feu central et universel, qui vivifie tout ce qui existe.

D. Quelle qualité doivent avoir les scrutateurs de la nature ?

R. Ils doivent être tels que la nature elle-même, c'est-à-dire, vrais, simples, patients et confiants.

D. Quelle matière doit attirer leur attention ?

R. Les Philosophes doivent considérer si ce qu'ils proposent est en harmonie avec la nature, si ceci est possible et réalisable, si ce qu'ils veulent accomplir par leur propre vouloir est généralement fait par le pouvoir de la nature ; ils doivent imiter celle-ci dans tous ses détails.

D. Quelle méthode faut-il choisir pour opérer quelque chose à un degré supérieur à ce que la nature a fait ?

R. On doit regarder en quoi et par quoi elle s'améliore, et on trouvera que c'est toujours avec son semblable : par exemple, si on veut étendre la vertu intrinsèque de quelque métal plus outre que la nature, il faut alors saisir la nature métallique elle-même, et savoir distinguer le mâle et la femelle en ladite nature.

D. Où la nature métallique conserve-t-elle les semences ?

R. Dans les quatre éléments.

D. Avec quoi le Philosophe peut-il reproduire quelque chose ?

R. Avec le germe de ladite nature, qui en est l'élixir, ou la quintessence bien meilleure, et plus utile à l'artiste que la nature elle-même. Dès que le Philosophe aura obtenu cette semence ou ce germe, la nature pour le féconder sera prête à faire son devoir.

D. Qu'est-ce que le germe ou la semence de chaque substance ?

R. C'est la plus subtile et la plus parfaite décoction et digestion de la nature même, ou plutôt c'est le Baume du Soufre, qui est identique à l'humide radical dans les métaux.

D. Qui engendre cette semence ou ce germe ?

R. Les quatre éléments, par la volonté de l'Etre Suprême sans l'intervention de la nature.

D. Cannent opèrent les quatre éléments ?

R. Par un mouvement incessant et uniforme; chacun d'eux selon sa qualité, dépose sa semence au centre de la terre, où elle est digérée, ensuite repoussée au dehors par les lois du mouvement.

D. Qu’entendent les Philosophes par le centre de la terre ?

R. Un certain lieu vide qu'ils conçoivent et où rien ne peut reposer.

D. Où les quatre éléments expulsent-ils ou déposent-ils leurs qualités ou semences ?

R. Dans l'ex-centre, ou la marge et circonférence du centre, qui, après qu'il en a pris une due portion, rejette le surplus au dehors, d'où se forment les excréments, les scories, les feux et même le chaos de la nature.

D. Expliquez-moi cet enseignement par un exemple

R. Etant donnée une table bien plate, en son milieu, dûment posé un vase quelconque, rempli d'eau ; que dans son contour on place ensuite plusieurs choses de diverses couleurs, entre autres, qu'il y ait particulièrement du sel, en observant que chacune de ces choses soient bien divisées et mises séparément, puis après que l'on verse l'eau au milieu, on la verra couleur de ça et de là : ce petit ruisseau venant à rencontrer la couleur rouge, prendra la teinte rouge ; l'autre passant par le sel contractera de la salaison, car il est certain que l'eau ne change point les lieux, mais la diversité des lieux change la nature de l'eau ; de même la semence, jetée par les quatre éléments, au centre de la terre contracte différentes modifications, parce qu'elle passe par différents lieux, canaux, en sorte que chaque chose naît selon la diversité des lieux, et la semence de la chose parvenant à tel endroit, y rencontrerait la terre et l'eau pure, il en résulterait une chose pure, ainsi dans le cas contraire.

D. Gemment et en quelle façon les éléments engendrent-ils cette semence ?

R. Pour une parfaite élucidation de ce point, il faut noter que deux éléments sont lourds et pesants, et les deux autres volatils et deux secs et deux humides, toutefois l'un est extrêmement sec, et l'autre extrêmement humide, et en outre, ils sont aussi masculins et féminins : or chacun d'eux est très prompt à se reproduire identiquement à lui en sa propre sphère : ces quatre éléments ne reposent jamais, mais ils s'agitent continuellement l'un sur l'autre et chacun pousse de soi et par soi ce qu'il a de plus subtil. Ils ont leur rendez-vous général au centre et dans ce centre même de l'Archée, ce serviteur de la nature, où venant à y mêler leurs semences, ils les agitent et les jettent ensuite au dehors.

D. Quelle est la vraie et première matière des métaux ?

R. La première matière proprement dite est de double nature, par elle-même ; néanmoins, l'une sans le concours de l'autre ne crée point un métal. La première et la principale est une humidité de l'air, mêlée avec un air chaud, en forme d'une eau grasse, adhérente à toute chose qu'elle soit pure ou impure.

D. Comment les Philosophes ont-ils norme cette humidité ?

R. Mercure.

D. Par qui est-il gouverné ?

R. Par les rayons du Soleil et de la Lune.

D. Quelle est la seconde matière ?

R. C'est la chaleur de la terre, c'est-à-dire une chaleur sèche que les Philosophes appellent Soufre.

D. Tout le corps de la matière se convertit-il en semence ?

R. Non, mais seulement la huit-centième partie qui repose au centre du même corps, ainsi que l'on peut le voir dans l'exemple d'un grain de froment.

D. De quoi sert le corps de la matière, relativement à la semence ?

R. Pour la préserver de toute excessive chaleur, froideur, humidité ou sécheresse, et généralement toute intempérie nuisible contre lesquelles la matière lui sert d'enveloppe.

D. L'artiste qui prétend réduire tout le corps de la matière en semence, en supposant qu'il y peut réussir, y trouverait-il en effet quelqu'avantage ?

R. Aucun, au contraire son travail deviendrait absolument inutile, parce que l'on ne peut rien faire de bien, sitôt que l'on s'écarte du procédé de la nature.

D. Que faut-il donc qu'il fasse ?

R. Il faut qu'il dégage la matière de toutes ses Impuretés, car il n'y a point de métal, si pur qu'il soit, qui n'ait des impuretés, l'un toutefois plus ou moins que l'autre.

D. A quoi le Philosophe doit-il faire le plus attention ?

R. Aux fins de la nature, il ne doit pas chercher cette finalité dans les métaux vulgaires, parce qu'étant déjà sortie des mains de la formatrice, elle n'est plus en eux.

D. Quelle en est la raison précise ?

R. C'est parce que les métaux du vulgaire, principalement l'or, sont abso­lument morts, au lieu que les nôtres au contraire sont absolument vifs et ont esprit.

D. Quelle est la vie des métaux ?

R. Elle n'est autre chose que le feu, lorsqu'ils sont encore couchés dans leurs mines.

D. Quelle est leur mort ?

R. Leur mort et leur vie sont un même principe, puisqu'ils meurent également par le feu, mais un feu de fusion.

D. De quelle façon les métaux sont-ils engendrés dans le ventre de la terre ?

R. Après que les quatre éléments ont produit leur force ou leur vertu dans le centre de la terre, et qu'ils y ont déposé leur semence ; l'archée de la nature, en les distillant, les sublime sur leur surface par la chaleur et l'action d'un mouvement perpétuel.

D. En quoi se résout le vent en se distillant par les pores de la terre ?

R. Il se résout en eau de laquelle naissent toutes choses, et ce n'est plus alors qu'une vapeur humide de laquelle se forme ensuite le principe principié de chaque chose, et qui sert de matière première aux Philosophes.

D. Quel est donc ce principe principié, servant de matière première aux Enfants de la Science dans l'Oeuvre Philosophique ?

R. Ce sera cette même matière, laquelle aussitôt qu'elle est conçue, ne peut absolument plus changer de forme.

D. Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, le Soleil, La Lune etc… ont-ils chacun des semences différentes ?

R. Ils ont tous une même semence, mais le lieu de leur naissance a été la cause de cette différence, encore bien que la nature ait bien plutôt achevé son oeuvre en la procréation de l'argent qu'en celle de l'or, ainsi des autres, chacun dans sa propre proportion.

D. Comment se forme l'or dans les entrailles de la terre ?

R. Quand cette vapeur que nous avons dit, est sublimée au centre de la terre, et qu'elle passe par des lieux chauds et purs, et où une certaine graisse de soufre adhère aux parois, alors cette vapeur que les Philosophes ont appelée leur Mercure, s'accommode et se joint à cette graisse qu'elle sublime après avec elle et de ce mélange résulte une certaine onctuosité qui, laissant ce nom de vapeur, prend celui de graisse, et venant après à se sublimer en d'autres lieux, qui ont été nettoyés par la vapeur précédente, et qui ont rendu la terre plus subtile, pure et humide, elle remplit les pores de cette terre, se joint à elle, et c'est alors ce qui produit l'or.

D. Comment s'engendre Saturne ?

R. Quand cette onctuosité ou graisse parvient à des lieux totalement impurs et froids.

D. Comment s'engendre Vénus ?

R. Elle s'engendre alors que la terre est pure, mais mêlée de soufre impur.

D. Quel pouvoir a cette vapeur au centre de la terre ?

R. De subtiliser toujours par son continuel progrès, tout ce qui est cru et impur, attirant successivement avec soi ce qui est impur.

D. Quelle est la semence de la première matière de toutes choses ?

R. La première matière des choses, c'est-à-dire la matière des principes principiants, naît par la nature sans le secours d'aucune semence, c'est-à-dire que la nature reçoit la matière des éléments, de laquelle elle engendre ensuite la semence.

D. Quelle est donc absolument parlant la semence des choses ?

R. La semence en un corps n'est autre qu'un air congelé, ou une vapeur humide, laquelle si elle n'est résoute par une vapeur chaude, devient tout à fait inutile.

D. Cannent la génération de la semence se renferme-t-elle dans le règne métallique ?

R. Par l'artifice de l'archée, les quatre éléments en la première génération de la nature distillent au centre de la terre une vapeur d'eau pondéreuse, qui est la semence des métaux, et s'appelle Mercure, non à cause de son essence, mais à cause de sa fluidité et facile adhérence à chaque chose.

D. Pourquoi cette vapeur est-elle comparée au Soufre ?

R. A cause de sa chaleur interne.

D. Que devient la semence, après la congélation ?

R. Elle devient l'humide radical de la matière.

D. De quel mercure doit-on entendre que les métaux sont composés ?

R. Cela s'entend absolument du Mercure des Philosophes et aucunement du mercure commun ou vulgaire, qui ne peut être une semence, ayant lui-même en soit sa semence corme les autres métaux.

D. Que faut-il donc prendre précisément pour le sujet de notre matière ?

R. On doit prendre la semence seule ou grain fixe, et non pas le corps entier, qui est distingué en mâle vif, c'est-à-dire, Soufre, et femelle vive, c'est-à-dire Mercure.

D. Quelle opération faut-il faire ensuite ?

R. On doit les conjoindre ensemble, afin qu'ils puissent former un germe, d'où ensuite ils arrivent à procréer un fruit de leur nature.

D. Qu'entend donc de faire l'artiste dans cette opération ?

R. L'artiste n'entend faire autre chose, sinon séparer ce qui est subtil de ce qui est épais.

D. A quoi se réduit conséquemment toute la combinaison philosophique ?

R. Elle se réduit à faire d'un deux et de deux un, et rien de plus.

D. Où se trouvent la semence et la vie des métaux et minéraux ?

R. La semence des minéraux est proprement l'eau qui se trouve au centre et au coeur du minéral.

D. Cannent la nature opère-t-elle avec le secours de l'art ?

R. Toute semence, quelle qu'elle soit, est de nulle valeur, si par l'art ou par la nature elle n'est mise en une matrice convenable, où elle reçoit sa vie en faisant pourrir le germe et causant la congélation du point pur ou grain fixe.

D. Comment la semence est-elle ensuite nourrie et conservée ?

R. Par la chaleur de son corps.

D. Que fait donc l'artiste dans le règne minéral ?

R. Il achève ce que la nature ne peut finir, à cause de la crudité de l'air, qui par sa violence a rempli les pores de chaque corps, non dans les entrailles de la terre, mais dans sa superficie.

D. Quelle correspondance ont les métaux entre eux ?

R. Pour bien entendre cette correspondance, il faut considérer la position des planètes, et faire attention que Saturne est la plus haute de toutes, à laquelle succède Jupiter, puis Mars, le Soleil, Vénus, Mercure et enfin la Lune. Il faut observer que les vertus des planètes ne montent pas, mais qu'elles descendent, et l'expérience nous apprend que Mars se convertit facilement en Vénus, et non pas Vénus en Mars, comme étant plus basse d'une sphère, ainsi Jupiter se transmute aisément en Mercure, parce que Jupiter est plus haut que Mercure, celui-là est le second après le firmament, celui-ci est le second au-dessus de la terre, et Saturne le plus haut, la Lune la plus basse, le Soleil se mêle avec tous, mais il n'est jamais amélioré par les inférieurs. On voit clairement qu'il y a une grande correspondance entre Saturne et la Lune, au milieu desquels est le Soleil mais à tous ces changements, le Philosophe doit tâcher d'administrer du Soleil.

D. Quand les Philosophes parlent de l'or ou de l'argent, d'où ils extraient leur matière, entendent-ils parler de l'or ou de l'argent vulgaire ?

R. Non, parce que l'or et l'argent vulgaires sont morts, tandis que ceux des Philosophes sont pleins de vie.

D. Quel est l'objet de la recherche des Philosophes ?

R. C'est la connaissance de l'art de perfectionner ce que la nature a laissé imparfait dans le genre minéral, et d'arriver au trésor de la Pierre Philosophale.

D. Qu'est ce que cette Pierre ?

R. La Pierre Philosophale n'est autre chose que l'humide radical des éléments, parfaitement purifiés et amenés à une souveraine fixité, ce qui fait qu'elle opère de si grandes choses pour la santé, la vie, résidant unique­ment dans l'humide radical.

D. En quoi consiste le secret de faire cette oeuvre admirable ?

R. Ce secret consiste à savoir tirer de puissance en acte le chaud inné, ou le feu de nature enfermé dans le centre de l'humide radical.

D. Quelles sont les précautions qu'il faut prendre pour ne pas manquer l'oeuvre ?

R. Il faut avoir grand soin d'ôter les excréments à la matière, et ne songer qu'à avoir le noyau, ou le centre qui renferme toute la vertu du mixte.

D. Pourquoi cette médecine guérit-elle toutes sortes de maux ?

R. Cette médecine a la vertu de guérir toutes sortes de maux, non pas à raison de ces différentes qualités, mais en tant seulement qu'elle fortifie puissamment la chaleur naturelle, laquelle elle excite doucement, au lieu que les autres remèdes l'irritent par un mouvement trop violent.

D. Comment me prouverez-vous la vérité de l'art à l'égard de la teinture ?

R. Cette vérité est fondée premièrement sur ce que la poudre physique étant faite de la même matière, dont sont forgés les métaux, à savoir l'argent vif, elle a la faculté de se mêler avec eux dans la fusion, une nature embrasant aisément une autre nature, qui lui est semblable. Secondement, sur ce que les métaux imparfaits n'étant tels que parce que leur argent vif est crud, la poudre physique, qui est un argent vif mûr et cuit, et proprement un feu pur, leur peut aisément communiquer sa propre maturité et les transmuter en sa nature, après avoir fait attraction de leur humide crud, c'est-à-dire de leur argent vif, qui est la seule substance qui se transmue, le reste n'étant que des scories et des excréments, qui sont rejetés dans la projection.

D. Quelle route doit suivre le Philosophe pour parvenir à la connaissance et à l'exécution de l'oeuvre physique ?

R. La même route que le Grand Architecte de l'Univers employa à la création du inonde, en observant cannent le chaos fut débrouillé.

D. Quelle était la matière du chaos ?

R. Ce ne pouvait être autre chose qu'une vapeur humide, parce qu'il n'y a que l'eau entre les substances créées qui se termine par un terme étranger, et qui soit un véritable sujet pour recevoir les formes.

D. Donnez-moi un exemple de ce que vous venez de déclarer.

R. Cet exemple peut se prendre des productions particulières des mixtes, dont les semences commencent toujours par se résoudre en une certaine humeur, qui est le chaos particulier, duquel ensuite se tire comme par irradiation toute la forme de la plante. D'ailleurs il faut observer que l'écriture ne fait mention en aucun endroit, d'autre chose que de l'eau pour sujet matériel, sur lequel l'esprit de Dieu était porté, et la lumière pour forme universelle.

D. Quel avantage le Philosophe peut-il tirer de cette réflexion, et que doit-il particulièrement remarquer dans la matière dont l'Etre suprême créa le inonde ?

R. D'abord, il observera la matière dont le inonde a été créé, il verra que de cette masse confuse, le souverain Artiste commença par faire l'extrac­tion de la lumière, qui dans le même instant dissipa les ténèbres qui couvraient la surface de la terre, pour servir de forme universelle à la matière. Il concevra ensuite facilement que dans la génération de tous les mixtes, il se fait une espèce d'irradiation, et une séparation de la lumière d'avec les ténèbres, en quoi la nature est perpétuellement imitatrice de son créateur, le Philosophe comprendra pareillement corme par l'action de cette lumière se fit l'étendue, ou autrement le firmament séparateur des eaux d'avec les eaux : le ciel fut ensuite orné de corps lumineux, mais les choses supérieures étant trop éloignées des inférieures, il fut besoin de créer la lune, corme flambeau intermédiaire entre le haut et le bas, laquelle après avoir reçu les influences célestes, les communique à la terre ; le Créateur rassemblant ensuite les eaux, fit apparaître le sec.

D. Combien y a-t-il de cieux ?

R. Il n'y en a proprement qu’un : à savoir, le firmament séparateur des eaux d'avec les eaux ; cependant, on en admet trois. Le premier, qui est depuis le dessus des nues, où les eaux raréfiées s'arrêtent et retombent jusqu'aux étoiles fixes, et dans cet espace sont les planètes et les étoiles errantes. Le second, qui est le lieu même des étoiles fixes, le troisième, qui est le lieu des eaux sur-célestes.

D. Pourquoi la raréfaction des eaux se termine-t-elle au premier ciel, et ne monte-t-elle pas au delà ?

R. Parce que la nature des choses raréfiées est de s'élever toujours en haut, et parce que Dieu, dans ses lois éternelles, a assigné à chaque chose sa propre sphère.

D. Pourquoi chaque corps céleste tourne-t-il invariablement comme autour d'un axe sans décliner ?

R. Cela ne vient que du premier mouvement qui lui a été imprimé, de même qu'une masse pesante mise en balan et attachée à un simple fil, tournerait toujours également, si le mouvement était toujours égal.

 

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