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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 15:23

Tracer un schéma historique de la G.L.T.S. « Opéra » quarante ans après sa
fondation permettra, nous l'espérons, à tous ceux qui portent intérêt au
mouvement maçonnique de mieux cerner la place de chacun dans ce qu'on peut
appeler la galaxie des obédiences.

Il n'est peut-être pas inutile de rappeler d'emblée que le groupe à l'origine de
la création de l'obédience en 1958 n'était constitué, tout au plus, que d'une
trentaine de maçons décidés alors que la G.L.T.S. « Opéra » groupe aujourd'hui
deux mille cinq cents maçons dans cent trente-quatre loges.
Hélas, très peu de cette trentaine figurent encore sur les colonnes. L'âge sans
doute mais aussi la camarde ont joué leur rôle dans cet éclaircissement et
quelques uns seulement ont, à un moment ou à un autre, pour des raisons d'eux
seuls connues, pris leurs distances. Ce qui permet d'affirmer, tous comptes
faits, que nous sommes à présent devant un constat de réussite.

Sans vouloir attrister d'entrée de jeu notre propos avec une chronique
nécrologique, nous voudrions pourtant évoquer deux des noms les plus marquants
de cette épopée. Le premier, qui a quitté ce bas monde en 1965, est Pierre de
Ribaucourt dont le nom est étroitement lié à cette obédience comme un maillon
incontournable de la chaîne qui la relie, à travers les siècles, aux origines
mêmes de la maçonnerie. Le second, également disparu, est Abel Hermand. Il fut,
quant à lui, le lien ténu avec ce qu'il est convenu d'appeler l'Ordre Intérieur
du Régime Écossais Rectifié. Deux figures inoubliables pour un hommage des plus
mérités.

Très jeune organisation, disions-nous. Oui, car la création d'une obédience sous
le nom de « Grande Loge Indépendante et Régulière pour la France et les Colonies
Françaises » ne date que de 1913. Mais elle est le point de départ de ce qui
allait devenir la G.L.N.F. dans l'immédiat après-guerre, puis G.L.N.F. Bineau
après la scission de 1958 (voir plus loin).
Mais pourquoi donc, une fois séparés de Bineau, avoir conservé le titre de G. L.
N. F. ? Tout simplement parce que les dissidents se considéraient comme seuls
héritiers et dépositaires de l'esprit français qui avait prévalu lors de la
création de l'obédience en 1913. Les deux descendants directs de son créateur
Édouard de Ribaucourt, Pierre le fils et Édouard le petit-fils, étaient parmi le
plus actifs de la cause.
Et pourquoi Opéra ? Tout simplement encore, parce que l'un deux pouvait disposer
de locaux à l'adresse du « cercle Républicain », au numéro 5 de l'avenue de
l'Opéra, à Paris, et qu'une adresse officielle était indispensable pour le dépôt
en préfecture de la demande de création d'une association nouvelle. La «
G.L.N.F. Opéra » allait en naître.

Revenons à la création de 1913. Elle était elle-même l'aboutissement d'une
longue marche, jalonnée de ces multiples péripéties dont toute l'histoire de la
maçonnerie, trop humaine en ce sens, est largement émaillée. On y trouve tout et
son contraire pour peu qu'on la regarde dans les détails, mais elle est aussi,
si on l'observe du point de vue de Sirius, un sillon comme celui que savait en
son temps tracer le laboureur et son solide attelage de boeufs.

Documents rares, souvent incomplets, parfois contradictoires et truffés de
langage particulier, cryptés, truqués et tendancieux. Il n'est pas facile de s'y
retrouver et l'historien y rencontre bien des embûches. On peut s'en consoler
car l'essentiel a sans douté été mis ainsi à l'abri du regard des profanes,
l'allégorie seule se chargeant du message confié au langage des symboles.
La loge connue sous le nom de « Centre des Amis » et qui porte le numéro 1 de la
G.L.T.S. « Opéra » est chargée d'une histoire qui est celle de l'obédience tout
entière. Elle peut être aussi considérée comme un vecteur privilégié du Régime
Écossais Rectifié de son origine à nos jours.

La destruction, en 1314, de l'Ordre du Temple est un fait historique. Si la
transmission de son message par des chevaliers mandatés reste discutable, le
fait que, ayant accueilli ces fuyards, Robert Bruce, roi d'Écosse, créa en son
royaume l'Ordre de Saint-André du Chardon d'Écosse n'est pas discutable. Que
lesdits émissaires de Jacques de Molay y aient déposé ledit message reste
également discutable.
Que l'Ordre du Chardon ait survécu ou non aux tragiques fluctuations de
l'histoire d'Écosse et d'Angleterre reste discutable, mais que Jacques II,
chassé par son gendre, se soit établi au château de Saint-Germain-en-Laye en
1688 ne peut être contesté.
Non plus le fait qu'il y ait institué une loge bleue sur laquelle fut souché
un chapitre de Maîtres Écossais de Saint-André.

Comment de là la Tradition se développe en France, passe en Thuringe puis en
Allemagne, et par quels princes et gentilshommes, quels mariages, quelles
relations amicales ou militaires, encore des points discutables. Mais, à partir
de là, les ouvrages ne font pas défaut et chacun, selon sa sensibilité, peut s'y
référer.
La publication vers 1735 du fameux « Discours de Michel de Ramsay » tend à
établir sur des bases historiques les origines chevaleresques de ce qu'on
appelle alors l'Art Royal. Il contribue à répandre l'Écossisme au sein des
nombreux ateliers qui, depuis Saint-Germain-en-Laye et en quelques trente-sept
ans, ont proliféré dans toute la France. Prolifération des ateliers mais aussi
prolifération parallèle de hauts grades plus ou moins fantaisistes. La plus
grande confusion règne en Europe comme en France dans ce développement quasi
anarchique.

Séjournant à Paris en 1745, le baron de Hund qui se dit dépositaire de lumières
initiatiques d'origine templiéres, pompées soit dit en passant auprès des
mahométans de Jérusalem, les transmet à des ateliers supérieurs. C'est à partir
de 1756 que ce régime prend une grande extension à travers toute l'Europe, miné
pourtant en bien des points par des influences extérieures, cléricales ou
autres.

Et c'est en 1763 qu'un convent est réuni à Aldenberg en Thuringe et que se
trouve codifié la « Stricte Observance Templière ».
Un nouveau convent doit pourtant se réunir neuf ans plus tard, en 1772, à Kohlo,
convent au cours duquel le duc Ferdinand de Brunswick est élu grand maître de la
« Stricte Observance Templière ». Un autre de 1775, à Brunswick, un encore en
1778, à Wolfenbütel, et un à Dresde. Autant de débats et de confrontations au
cours desquels se façonne un nouveau régime au sein duquel semble s'être
dissoute la « Stricte Observance ».
Sans oublier le mémorable Convent des Gaules, à Lyon en décembre 1778, dont
l'importance capitale sur les destinées de l'Ordre n'est plus à démontrer ni le
rôle prépondérant du mystique Jean-Baptiste Willermoz, confluent des deux
courants spirituels du martinisme et du martinézisme. Là furent élaborés deux
documents d'importance capitale dont « le code maçonnique des Loges réunies et
rectifiées en France .» pour les loges bleues.
Là également furent abandonnées définitivement les prétentions à l'héritage
politique et séculier des Templiers et, en place, confirmée la tradition
templière ; bâtir le Temple mystique. Abandon et confirmation desquels est, en
partie au moins, née et adoptée la mention de Rectifié attribuée depuis au
régime écossais auquel nous nous référons. Son retentissement fut tel que le duc
de Brunswick décida d'en faire bénéficier l'ensemble de la maçonnerie dans toute
l'Europe continentale, décision à l'origine de la convocation du Convent de
Wilhemsbad ouvert le 20 juillet 1782.

Mais où est donc le « Centre des Amis » dans tout cela? Patience, nous y venons,
nous nous attardons seulement un peu et cette longue marche, qui n'est pourtant
qu'un raccourci bien succinct, n'a pour objet que de situer le « Centre des Amis
» avec les lointaines origines de la maçonnerie évoquées plus haut. Ce lien est
bien antérieur à la création en 1913 de la « Grande Loge Indépendante et
Régulière pour la France et les Colonies Françaises ».
Ce lien qu'on commence peut-être à percevoir passe encore par un chemin parsemé
de nombreuses embûches. La moindre n'est sans doute pas la Révolution Française
qui stoppa momentanément le fabuleux essor de la maçonnerie en général pour,
peutêtre, lui en donner un plus grand encore à la fin des troubles. Nous savons
qu'un « Grand-Orient » était en place avec une assise considérable avant même le
Convent des Gaules. Il coiffait en particulier des loges militaires réunissant
de nombreux gardes suisses dont on sait aussi la place qu'ils occupaient sous
l'Ancien Régime.

L'une d'elles, qui reçut sa patente constitutive à l'Orient des Gardes Suisses,
le 24 juillet 1778, sous le titre distinctif de « Guillaume Tell », fut
confirmée par un acte du « Grand-Orient » du 10 avril 1789. La plupart de ses
membres disparurent tragiquement le 10 août 1792, littéralement massacrés lors
de l'assaut des Tuileries. Ils reposent en paix sous les pelouses de la chapelle expiatoire du square Louis
XVI à Paris.
Leurs frères français survivants ne voulurent pas les oublier et sollicitèrent
du « Grand-Orient » l'autorisation de se réunir sous un autre titre distinctif.
C'est alors qu'apparaît le nom de « Centre des Amis ». Une loge qui va se réunir
dès lors contre vents et marées, travaillant au début au Rite Français. Mais le
24 octobre 1807, elle demande à adopter le « Régime Écossais Rectifié de Dresde
», comme on le nommait parfois à l'époque.
La guerre cependant a déchiré et déchire encore l'Europe entière et la
maçonnerie n'échappe pas à la tourmente ; elle s'en trouve même passablement
ébranlée. Willermoz, qui a de justesse échappé au massacre en 1793, n'a pourtant
pas désarmé et certains suggèrent qu'il pourrait bien être celui (il a presque
quatre-vingt quinze ans à l'époque) qui aspira les responsables du « Centre des
Amis » vers ce ralliement. Une lettre du 10 septembre 1810 semblerait en
apporter la preuve. Il y déclare, s'adressant au prince de Hesse-Cassel :
« ... je viens te parler d'un établissement maçonnique formé à Paris en 1808 et
que j'ai ensuite constitué de même en Préfecture provisoire. Il y prospère sous
le titre de loge du Centre des Amis ; c'est une pépinière qui nous a déjà rendu
de grands services. Car, c'est par les soins des principaux membres de cette
Loge qui furent alors députés auprès de moi à Lyon pour obtenir et copier les
rituels, instructions et documents de tous les grades du Régime, que nous devons
l'honneur et l'avantage inappréciable d'avoir maintenant un protecteur, un Chef
et un GrandMaître National du Régime Rectifié en France, dans la personne du
Sérénissime Frère de Cambacérès, Prince, etc. Qui était déjà depuis quelques
années Grand-Maître des loges du Rite Français, dirigées par le Grand-Orient de
France. »
Le Grand-Orient a dit oui et désormais le « Centre des Amis » ne quittera plus
le Régime Écossais Rectifié. De 1808 à 1814, ses travaux sont conduits dans son
plus pur esprit. Mais la chute de l'Empire porte à l'institution un coup si
sévère qu'on peut craindre un moment la disparition en France de la loge et du
régime.
La dispersion des ses archives est confirmée par un document daté de 1837 qui
nous révèle également que, comme d'aucuns s'y rendent aujourd'hui pour y puiser
dans leurs coffres les écus plus ou moins honnêtement dissimulés, trois vieux
membres du « Centre des Amis » se tournent alors vers Genève pour y solliciter
des Corps supérieurs de la franc-maçonnerie helvétique leur aide pour le
rétablissement du Prieuré de Neustrie.

Cette aide acquise, le trois frères se mettent à l'oeuvre en 1839, mais, hélas,
pour peu de temps ; ils se mettent en sommeil deux ans plus tard, confiant cette
fois archives et rituels à la Préfecture de Genève.
S'ouvre alors une triste période de calomnies et de persécutions de la part de
l'Église romaine qui conduit, par réaction la maçonnerie à un matérialisme
ostentatoire dont on souffre encore de nos jours. Une résolution est votée au
Convent du « Grand-Orient de France », en 1877, qui « décide ne plus faire de la
croyance au Grand Architecte de l'Univers un article de foi maçonnique ». La
formule est rayée des documents de l'Ordre et entraîne dès lors une rupture des
relations avec les puissances maçonniques du reste du monde.

C'est finalement, après une mort apparente de soixante-dix ans, que le « Centre
des Amis » renaît en 1910, tel le phénix, sous l'impulsion d'un certain nombre
de membres du « Grand Prieuré d'Helvétie », En 1911, un accord est signé entre
le Grand-Orient et le Grand Directoire de Genève : le Grand-Orient autorise à
nouveau le « Centre des Amis » à travailler avec les anciens rituels, Le rite
suscite alors un très vif intérêt et la loge prospère rapidement.
Trop, peut-être? Car, après deux ans, l'autorisation d'user de l'exergue « À la
Gloire du Grand Architecte de l'Univers » lui est brutalement retirée. Et la
voilà contrainte à l'exil pour garder son rite dans la pureté originelle.
Et, par ce grand détour, nous voici revenus en 1913 et à la création sous
l'égide du « Centre des Amis », de la « Grande Loge Indépendante et Régulière
pour la France et les Colonies Françaises », « L'Anglaise », numéro 204, de
Bordeaux et « Saint-George » ne tardent pas à se joindre au « Centre des Amis ».
Serait-ce déjà l'arrivée du cheval de Troie grand-breton qui amènera la
prédominance anglaise et l'inévitable scission de 1958? Nous n'oserions le
prétendre, mais qui sait? Son premier Grand-Maître est Édouard de Ribaucourt,
père de Pierre dont nous avons plus haut évoqué la mémoire.
La première guerre mondiale achevée, l'obédience se développe assez
régulièrement. Nous laisserons pour ce qu'elles furent les chamailleries et
autres vicissitudes qui jalonnèrent ce développement. Là, comme partout, il ne
s'agit que d'hommes et les colliers entravent parfois plus l'homme qu'ils ne le
distinguent. Ce en quoi l'humble devise des Templiers, ceux des Croisades, dont
certains se prétendent dépositaires est bien souvent mise à mal : « Non nobis,
domine... » Vingt-et-un ans à peine et vient une autre guerre. S'ouvre alors une
période au cours de laquelle il vaudra mieux nier son appartenance maçonnique
que de constituer des archives. La tête sur le billot n'était pas une image de
rhétorique en ces temps troublés. Et six années de sommeil laissent une période
désespérément creuse pour l'Histoire.

Dès la reprise des travaux, au lendemain de la Libération, l'interminable titre
de 1913 est ramené à « Grande Loge Nationale Française », point !
La machine tourne avec un ronron de moulin. Les loges sont nombreuses et les
admissions vont bon train. La règle veut qu'un convent soit réuni chaque année.
Celui de 1958 s'ouvre le 22 février. Et là, nous quittons l'histoire pour
l'anecdote, mais une anecdote qui va ouvrir une histoire. L'histoire de la «
Grande Loge Traditionnelle et Symbolique Opéra », On ne sait trop pourquoi mais
l'atmosphère est un peu tendue en de début de convent, à tel point que la parole
est sèchement refusée à plusieurs délégués de loges dès l'examen du rapport
financier. Un projet de modification du règlement général avait été
régulièrement déposé et devait venir à l'examen mais il semble que tout eut été
fait pour que les délégués de loges ne fussent pas informés suffisamment tôt
pour en connaître l'exacte teneur et le but poursuivi.

L'incident était devenu inévitable et, après moultes péripéties peu glorieuses,
une rupture intervint et certaines loges quittèrent l'obédience.
S'ouvre alors une période faste, l'air vif s'engouffre. « La France », loge
tombée en sommeil depuis l'entre deux guerres, va être réveillée par d'aussi
illustres frères que Robert Ambelain, Philippe Encausse, Pierre Mariel, Irénée
Séguret et quelques autres.
Les réceptions se succèdent. La rigueur est pourtant de règle et tout écart dans
le déroulement des cérémonies est relevé et rapidement corrigé si nécessaire.
Cinq ans plus tard, l'obédience est partout reconnue et reçue.
Quinze loges, dont sept à Paris, une à Saint-Germain-en-Laye, une à Dunkerque,
trois à Lille, une à Lyon, une à Nancy, une à Strasbourg et même une à
Léopoldville (qui n'est pas encore Kinshasa) figurent à la matricule.
Recueillis des mains d'un illustre frère très âgé qui les détient depuis 1935,
des documents incontestables permettent le réveil de l'Ordre Intérieur[2]. Ceci
va enfin permettre à ce cher vieux « Régime Écossais Rectifié » de reconstituer
son maillage et de s'épanouir comme peut-être il n'avait encore jamais réussi à
le faire depuis le convent créateur de 1782.
La « G.L.T.S. Opéra », nouveau nom de la « G.L.N.F.-Opéra » compte actuellement
cent trente-quatre loges (dont un certain nombre hors frontières) et deux mille
cinq cents membres.
Ce qui est modeste par rapport à d'autres obédiences mieux implantées et plus
bruyantes. Cependant doit-on se lamenter sur une si modeste place et un certain
manque de puissance? Le pouvoir dans la cité ne fait vraiment pas ou, en tout
cas, ne devrait pas faire partie de la recherche du maçon. La pureté du message
reçu demeure ou devrait demeurer son unique préoccupation et nous pouvons très
bien nous contenter de le transmettre comme nous l'avons reçu en nous remémorant
simplement l'adage qu'aimait à citer Édouard de Ribaucourt] :

" C'est la seule richesse qui s'accroît quand on la partage ".

Passer en quarante ans de trente-cinq membres à deux mille cinq cents peut
sembler à certains une performance modeste ; soit, peut-être, mais c'est
qu'alors nombre de feuilles mal accrochées se sont détachées au fil des ans. Ce
qui n'a pourtant pas empêché l'arbre de fortifier sa ramure, le Régime Écossais
Rectifié est solidement assis au sein de la Fédération Opéra dont il reste le
pilier central.
J'aimerais conclure en vous livrant une forte pensée : elle n'a pas grand chose
à voir avec le sujet de cet article, elle n'est, hélas !, pas de moi. J'en
ignore même l'auteur, amis elle mérite attention et chacun pourra la méditer à
loisir.

DES CENT TREIZE  il y a ceux qui font quelque chose
il y a ceux qui ne font rien
il y a ceux qui croient faire quelque chose il y en a trois qui font quelque chose
il y en a dix qui font des conférences sur ce que font les trois
il y en a cent qui font des conférences sur ce que disent les dix
il arrive que l'un des cent dix vienne expliquer la manière de faire à l'un des
trois alors, l'un des trois intérieurement s'exaspère et extérieurement sourit.
Mais il se tait, car il n'a pas l'habitude de la parole ;
d'ailleurs, il a quelque chose à faire.

André GAYET

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