Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 08:09

 

FRÉDÉRIC II, ROI DE PRUSSE,

Souverain Grand Commandeur de l’auguste Sénat.

GRANDES CONSTITUTIONS SECRÈTES

OU

RÈGLEMENTS

DES

 

Souverains Grands Inspecteurs Généraux,

33ème DEGRÉ,

GRANDS COMMANDEURS A VIE

DE

LA FRANCHE ET ROYALE MAÇONNERIE ANCIENNE ET MODERNE

SUR


 

LES DEUX HÉMISPHÈRES ;

CONSTITUÉES A



 

PARIS, YORK ET BERLIN

––––––––––

ARTICLE I.

Symbolique

Un Souverain Grand Inspecteur Général 33ème degré a le pouvoir de faire des Maçons en loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil, consistoire et Sénat.Il a la prérogative d’être Souverain Commandeur à vie de toute la Maçonnerie, mais il ne peut transférer ce droit qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général 33ème degré comme lui, et qu’il jugerait capable de faire exécuter et remplir les pouvoirs qu’il lui laisserait en main. Il faut donc pour cela, qu’il connaisse en ce frère une volonté bien prononcée à faire ponctuelle­ment exécuter les Constitutions Secrètes, et qu’il soit vigilant à don­ner connaissance de ce qui se fait au Souverain Grand Inspecteur Général 33ème le plus près de lui, ou à défaut, en droiture au premier Grand orient, soit ancien soit moderne, de Paris, Berlin ou York.

ARTICLE II.

Symbolique

Les Souverains Députés Inspecteurs Généraux ont aussi le pouvoir de nommer des Députés, en raison des facultés intellectuelles qu’ils voient dans les Chevaliers ou Princes qu’ils veulent ou qu’ils ont be­soin d’instituer et de constituer. Ils leur délivrent les pouvoirs néces­saires, afin de visiter le pays où ils se trouvent, et qu’ils puissent se présenter aux loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, pour y prendre connaissance de leurs travaux, voir s’ils se conforment aux Constitutions des Grands Orients qui leur ont été délivrées ; à la charge de chaque Député de faire part sur le ch a m p à son Grand Commandeur de ce qui se passe, soit en bien, soit en mal, et s’ils s’écartaient des Règlements alors le Souverain Grand Inspec­teur Général se transporterait sur les lieux, s’y ferait reconnaître, et s’il se trouvait des esprits opiniâtres et tellement entêtés de leurs faus­ses connaissances qu’il ne pût les amener à son but, il en écrirait à tou­tes les loges de la correspondance, aux trois orients susdits en moti­vant dans ses planches le jugement qu’il aurait rendu, soit qu’il ait démoli , interdit ou cassé ce qu’ils auraient fait. Les Grands Orients d é clarent de suite le jugement du Grand Commandeur valide, en ins­truisant les loges de la correspondance, pour qu’elles aient à s’y confor­m e r, et les Constitutions s’imposent d’elles mêmes.

ARTICLE III.

Symbolique

Le Souverain Grand Inspecteur Général ou Grand Commandeur a les mêmes droits que le Grand Orient ou Sénat. Il peut suspendre, interdire, casser, annuler tout ce qui sera contraire aux Règlements. Il ne saurait trop étendre sa surveillance sur les loges bleues. C’est là principalement que se commettent les plus grands abus. Beaucoup méconnaissent les pouvoirs de quantités de frères qui possèdent les hautes dignités. Les maîtres de ces loges ne sauraient trop prendre de précautions pour éviter ces écarts, auxquels se laissent entraîner des maçons qui, quoique n’étant point élevés en grade, se croient maîtres absolus de leur conduite. Aussi est-ce en raison de cela que l’on a constitué à vie les Souverains Grands Inspecteurs Généraux que l’on a nantis des plus illimités pouvoirs, afin qu’ils corrigent les erreurs et arrêtent les progrès du vice.

ARTICLE IV.

Collège

Tout Souverain Grand Député Inspecteur Général a le pouvoir d’instituer et de constituer des loges, collèges, conseils, chapitres, sou­verain grand conseil, consistoire et Sénat, de faire des maçons au de­hors et même en loge s’il le juge à propos ; de les élever en grades en leur faisant remettre les métaux déterminés entre les mains du tré­sorier ; sans que le président ni l’atelier puisse lui faire la plus légère représentation à ce sujet, sans se mettre dans son tort, et sous le coup de la plus sévère réprimande. Si le président se trouvait posséder la même dignité, alors le plus ancien dans l’endroit a la préséance ; mais par décence, et faveur spéciale, le plus ancien offre toujours sa place et ses prérogatives au visiteur qui à son tour doit en agir avec la même honnêteté et décence. Après la séance, le visiteur qui est Sou­verain Député Grand Inspecteur Général doit demander la soumis­sion des travaux, qui doit lui être à l’instant présentée ; et s’il y trou­ve quelque chose qui ne soit pas dans l’ordre, il fait paisiblement ses observations, et fait en sorte de la faire corriger.

ARTICLE V.

Collège

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont absolument les maîtres de l’Art Royal Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie sur les deux Hémisphères. Ce sont eux qui la commandent et la régissent. Ils en soutiennent la dignité et en perpétuent la pureté des maximes. Ils la préservent de la déprava­tion, et répriment les désordres qui pourraient avoir lieu dans son sein. Quoique cet Ordre sublime se soit toujours soutenu avec splen­deur et même avec applaudissement, pour mieux le maintenir et pour la conservation du Saint Empire, l’auguste Sénat a jugé à propos de constituer les Souverains Grands Inspecteurs Généraux.

ARTICLE VI.

Collège

Tout Commandeur a aussi le droit de faire des Règlements et Sta­tuts pour les loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand con­seil et consistoire, à seule fin de supprimer tous les abus qui pour­raient exister. Ses règlements doivent être adoptés à l’unanimité et sans restriction ; et s’il éprouvait la moindre désobéissance dans leur acceptation, il en écrira de suite aux Grands Orients qui, sur sa plainte, retireront les Constitutions accordées.

ARTICLE VII.

Collège

Les Souverains Commandeurs sont chargés d’instaurer la paix et l’union entre des frères qui ne seraient pas d’accord de même qu’entre des loges d’un même endroit qui auraient quelques difficultés entre elles. Ils font en sorte de les amener à parfaire union et bonne intelli­g e n c e, par la voix de la douceur, de la franchise et de la fraternité, et si l’une de ces loges ou toutes les deux se refusent à reconnaître l’autori-té et la médiation du Souverain Grand Inspecteur Général, le cas alors devient grave, et la cassation ne peut être évitée. Car méconnaître un Souverain Grand Inspecteur Général, c’est méconnaître les fondateurs de l’Art Royal, ceux qui qui lui ont donné naissance, et enfin ceux qui en étaient les dépositaires et qui l’ont conservé jusqu’à ce jour.

ARTICLE VIII.

Collège

La dignité d’un Souverain Grand Inspecteur Général ou Comman­deur est à vie. Elle émane des trois Orients, Ancien, Moderne et Écos­sais. C’est pour cela qu’un Souverain Prince Commandeur ou Sou­verain Grand Inspecteur Général a tous les droits et pouvoirs sur toute la Maçonnerie des deux mondes, dont il est le chef suprême, re­présentant lui-même personnellement les trois Grands Orients.

ARTICLE IX.

Conseil

Les présentes Constitutions Secrètes sont émanées de notre Puis­sant et Illustre Frédéric III, roi de Prusse, Grand Maître Souverain en Chef de l’armée des Souverains Princes et Chevaliers de l’Aigle Blanc et Noir y compris les prussiens, les anglais et les français, de même que les Chevaliers Adeptes du Soleil, du Liban, de Royal Hache, de Rose Croix, de Saint André, Chevalier d’Orient et d’Occident, de Jé­rusalem, Grands Élus Parfaits, Royal Arche, Marque et Passé Maître, etc., etc., etc.

Tout Souverain Grand Inspecteur Général 33ème exercera les mê­mes droits que les Grands Orients. Il fait respecter les Règlements, tient la main à leur exécution, afin que le dépôt du Saint Empire soit conservé à perpétuité.

ARTICLE X.

Conseil

Toutes loges, collèges, conseils, chapitres, etc., qui ne se conformeront pas aux présentes Constitutions Secrètes, c’est-à-dire aux trois Rites, Ancien, Moderne et Écossais, sont dans le cas de cassation et sans réplique. De plus, si l’un de ces trois Rites voulait méconnaître l’auto-rité d’un Souverain Grand Inspecteur Général Commandeur de l’Ordre, il lui sera présenté seulement l’article qui le condamne sans lui donner connaissance de la totalité des présentes Constitutions Secrè­tes qu’on ne doit exhiber qu’à un Grand Commandeur de l’Ordre ; et si on ne pouvait le convaincre de ses torts par exhibition du présent titre et article, on emploiera des arguments de modération : et enfin, si l’o-piniâtreté continue, il sera de suite destitué et cassé à jamais.

ARTICLE XI.

Conseil

Quand un Souverain Député Inspecteur Général Commandeur se présente à la porte d’une loge, d’un collège, d’un conseil, d’un chapitre, etc., etc., le président en doit être instruit d’avance, de suite il fait for­mer la voûte d’acier, et il envoie sept frères armés d’une étoile chacun, de même que de leurs glaives et des drapeaux du local, observant qu’il faut que le frère porteur du drapeau possède le grade du drapeau dont il est armé. Les frères de la députation font un discours au Souverain Commandeur, et l’introduisent sous la voûte d’acier, jusqu’au trône où étant rendu, le président lui offre son maillet, qu’il accepte, s’il le veut, pour le moment, et s’il ne le veut pas, il remercie le président et prend place à sa droite.

On n’a pas le droit de tuiler un Souverain Grand Commandeur. Il fait son entrée comme un Chevalier Kadosh : et de plus, lorsqu’il est en loge ou en chapitre, etc., etc., il a le droit d’y commander, s’il voit que les travaux ne sont pas conformes aux Règlements.

ARTICLE XII.

Conseil

Le Souverain Sénat s’assemblera par quartier, s avoir le 7 juin, le 7 septembre et le 7 décembre. Tous les Souverains Grands Inspecteurs Commandeurs de l’Ordre s’y réuniront pour rendre compte chacun de sa mission, des travaux qu’il a fait et ce qu’il a reçu des Souverains Commandeurs qui sont en voyage dans des pays éloignés. A chaque assemblée de quartier, le Souverain Sénat des Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs, sur le rapport ou la plainte qui lui est présenté par un Souverain Grand Inspecteur Gé­néral Grand Commandeur, prend un nouvel arrêté sur la loge, le conseil, collège, chapitre, grand conseil, consistoire et Sénat, dont il s’agit.

ARTICLE XIII.

Conseil

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont créés par le Souverain Sénat, qui nomme aussi neuf com­missaires Grands Présidents et Grands Orateurs des augustes con­sistoires, possédant le sublime grade de Souverain Commandeur, pour pouvoir faire exécuter et maintenir ce que prescrivent les Gran-des Constitutions Secrètes dont on ne peut donner connaissance qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, et jamais à aucun autre, sous quelque prétexte que ce soit.

ARTICLE XIV.

Conseil

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur a le droit de délivrer des Constitutions définitives depuis le Symbolique jusqu’au 33ème degré, sans qu’aucun Chevalier ou Prince ne puisse faire la moindre observation. Tels sont nos vœux et nos intentions, voulant et prétendant que les Grandes Constitutions soient mises à exécution dans l’intégralité de leur contenu.

 

ARTICLE XV.

Conseil

Les ratifications se font par le Souverain Sénat, tant pour les Patentes de Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur, que pour les Constitutions. Mais à défaut de ratification, lorsqu’un corps est constitué par le Souverain Commandeur, les Lettres de Constitution délivrées par lui sont aussi authentiques que celles du Sénat, et portent d’avance leur ratification. Tous les pouvoirs dont un Souverain Commandeur est revêtu l’autorisent à agir ainsi qu’il le fait.

ARTICLE XVI.

Chapitre

Chaque Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Com­mandeur aura deux registres, l’un pour ces Règlements, Constitutions et créations, l’autre pour les procès-verbaux, les plaintes, les arrêtés et autres objets de cette nature, à seule fin d’y avoir recours au besoin. Il aura toujours la précaution d’y faire signer les officiers dignitaires de la loge ou du collège, conseil, chapitre, souverain grand conseil, etc., et afin de mieux constater l’exactitude de ses travaux et la régularité de ses actes officiels.

ARTICLE XVII.

Chapitre

Un Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit être sobre, modéré et, jusqu’à un certain point, pacifique ; sans partia­lité ; grand observateur des lois, strict dans l’exercice de ses pouvoirs éminents ; sévère quand le cas l’exige. Il doit inculquer les principes de sagesse de manière à faire respecter l’Ordre Royal et à faire suivre les traces des premiers patriarches, qui furent nommés les Élèves de la Perfection ; dont les instructions et les intentions furent toujours que les Anciennes et Secrètes Constitutions de l’Ordre auguste se­raient entièrement et à jamais conservées et observées.

ARTICLE XVIII.

Chapitre

Les Souverains Grand Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs sont obligés de faire observer les fêtes des chapitres qui sont pratiquées six fois par an, et sont d’obligation. On consultera les Rè­glements du Souverain Chapitre de Royal Arche ainsi que ceux du Souverain Chapitre de Rose-Croix. Dans les deux chapitres on est tenu à la charité envers les pauvres, et d’une façon générale à remplir tous les devoirs qui incombent à chacun. C’est au Souverain Grand Inspecteur Général à surveiller et à faire exécuter tous les Règle­ments qui y sont relatifs.

ARTICLE XIX.

Souverain Grand Conseil

Le Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur aura soin de faire munir le Souverain Grand Conseil de Lettres-Patentes de Cons­titution, qu’il délivrera et fera délivrer par l’auguste Sénat des Sou­verains Commandeurs.

Il est expressément ordonné à chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur de ne point communiquer avec un Sou­verain Grand Conseil qui n’aurait pas de Lettres de Constitution, et de ne correspondre avec aucun qu’après avoir pris connaissance de ses Lettres-Patentes de Constitution, après quoi il pourra correspon­dre avec lui et même le surveiller.

ARTICLE XX.

Souverain Grand Conseil

Personne au monde ne peut engager de procédure à l’encontre d’un Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur, ni même lui faire subir aucune pénitence. Il se l’impose lui-même ; et c’est à la Cour Sou­veraine des Grands Commandeurs que s’évoquent les causes qui le concernent. Lorsqu’un Souverain Commandeur, 33ème d e g r é, est sur le point de s’asseoir en loge, collège, conseil, etc., il fait seulement une pro­fonde inclination de la tête au président, qui la lui rend : puis il salue de même l’atelier.

Quand il y a plusieurs Souverains Commandeurs, et qu’un autre entre, ils restent assis, et celui-ci, ayant pris place, salue les autres avant de saluer le président de la loge ou du conseil ; et ils lui rendent pareillement le salut.

ARTICLE XXI.

Souverain Grand Conseil

Les Souverains Commandeurs, 33ème degré, en quelque loge qu’ils se trouvent, sont toujours admis le chapeau sur la tête et l’épée au côté, qu’on ouvre ou qu’on ferme [les travaux]. Ils sont exempts de toutes questions ou, pour mieux dire, selon leur propre volonté ; car quand ils veulent s’en exempter, ils n’ont qu’à prendre leur épée dans la main. Comme marque de privilège et d’honneur, on leur désigne un fauteuil situé à côté du président, à sa droite.

ARTICLE XXII.

Souverain Grand Conseil

(De l’ancienneté des Grandes Constitutions Secrètes. De l’origine exacte de nos symboles ; et de quelle source émanent nos cérémonies et mystères).

Les Assidéens, secte juive, était divisés en Rahamim, ce qui veut dire « Miséricordieux », et en Tsadikim, ce qui veut dire « Justes ». Ils furent les prédécesseurs et les frères des Esséniens et des Pharisiens. Po u r parvenir à l’état de sainteté et de pureté ils faisaient au-delà de ce que la loi leur prescrivait. Leurs Règlements Secrets le dénotent assez cl a i-r e m e n t . Les A t h é n i e n s, à qui ils furent transmis par la tradition orale appelaient cette doctrine Μv oτ ι κov (Mystikon), c’est-à-dire « Philoso­phie Sublime ». Ces mêmes règlements n’étaient confiés qu’aux Grands Commandeurs de leur Ordre ; qui ne les transmettaient qu’à des per­sonnes qui en étaient juges dignes, et dont ils étaient préalablement bien assurés.

ARTICLE XXIII.

Souverain Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, chapitre, Souverain Grand Conseil et Consistoire qui méconnaîtrait l’autorité et le pouvoir d’un Souverain Grand Commandeur, serait premièrement interdite, secondement cas­sée et annulée jusqu’à un jugement définitif de la Cour Souveraine, que le Souverain Grand Commandeur instruirait, étant entendu que sa sentence serait dans tous les cas confirmée. Et alors chaque frère de l’atelier incriminé ainsi que son président seront dépouillés de tou­tes les pièces constatant leur état maçonnique et renvoyés dans la vie profane.

Toutes les loges, collèges, conseils, etc. , en seront avisées par un ta­bleau que le Souverain Grand Commandeur leur adressera, afin qu’ils évitent à l’avenir d’admettre en leur sein aucun de ces frères, s’ils osaient se présenter.

ARTICLE XXIV.

Souverain Grand Conseil

Tout Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur a le droit de visiter les loges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils et Sénat de l’Ancienne et Moderne Franche Maçon­nerie, d’inspecter, visiter leurs travaux, scruter les registres, dresser des procès-verbaux et de les faire signer par les officiers dignitaires, conformément aux présents pouvoirs.

Chez les Esséniens son nom était « Hanashia », qui veut dire « In­terprète des choses secrètes et saintes, et porteur des grands pouvoirs de l’Ordre ».

ARTICLE XXV.

Souverain Grand Conseil

Aucune loge, collège, conseil, Souverain Grand Conseil, chapitre ou consistoire, si elle n’est constituée par un Grand Orient, ou par un Sou­verain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, n’a le droit de pratiquer des réceptions et initiations à moins d’avoir deman­dé des Lettres de Constitution, et s’il se trouve dans l’endroit quelque Souverain Commandeur elle doit se présenter à lui et lui rendre comp­te de ses opérations et de ses démarches. Elle évite alors un voyage, du fait que le Souverain Commandeur la constitue comme bon lui semble et la met à même de poursuivre ses travaux, sans avoir d’autre soumis­sion à faire à qui que ce soit.

ARTICLE XXVI.

Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, souverain chapitre, Souverain Grand Conseil, tant de l’Ancienne que de la Moderne Maçonnerie, qui voudra augmenter de grade, s’adressera au Souverain Commandeur, si toute­fois il s’en trouve un dans l’endroit ou dans les environs ; et à défaut, il ne pourra obtenir ce qu’il veut qu’en s’adressant au Souverain Grand Orient .

Tout Souverain Commandeur qui instituera ou constituera des lo­ges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils, peut nommer lui-même les frères qu’il jugera les plus capables aux plus hautes Dignités, telles que celles de Président, Premier et Deuxième Surveillants, Orateur et Secrétaire.

ARTICLE XXVII.

Grand Consistoire

Tout Chevalier Prince de Rose-Croix qui ferait des maçons, devra s’instruire s’il n’y a pas quelque frère Souverain Commandeur dans l’endroit ; et s’il s’en trouvait, il ira à lui et se fera connaître, et il le prie­ra en même temps de vouloir bien régulariser les maçons qu’il aurait pu faire.

Le Souverain Commandeur ne peut se refuser à accorder au Che­valier Rose Croix la satisfaction qu’il demande ; il les régularise de suite, et approuve le travail du Chevalier Rose Croix.

ARTICLE XXVIII.

Grand Consistoire

Quand un Souverain Grand Commandeur ou Grand Inspecteur Gé­néral 33ème degré constituera un Souverain Grand Conseil, il faudra qu’il fasse bien attention à remplir les principaux offices du Souverain Grand Conseil de Kadosh par des Chevaliers lettrés. Il devra considé­rer qu’il y a dans ce grade quatre appartements ; le trône occupé par le Grand Maître ; un Grand Député à sa droite ; le Grand Expert à sa gauche ; le Grand Garde des Sceaux à l’angle droit, conjointement avec le Grand Secrétaire ; le Grand Orateur et le Grand Trésorier à l’angle gauche ; le Grand Maître de Cérémonies à la droite du Grand Secrétaire ; et pour le reste il aura soin de se conformer aux Grandes Instructions.

ARTICLE XIX.

Grand Consistoire

Les Grands Commandeurs de l’Ordre sont aussi ceux de la Religion, et même quelque chose de plus. Leur but s’étend plus loin, et il n’est pas étonnant que beaucoup d’individus, qui n’en peuvent apprécier l’importance et l’utilité en cherchant à le découvrir, ne voient qu’à tra­vers mille nuages fort épais. On doit avoir un soin bien scrupuleux de n’instruire de cet important secret que des personnes sûres que l’on connaît bien particulièrement, dont la discrétion est à toute épreuve, l a capacité bien reconnue, la vie et les mœurs irréprochables, et la probi­té au-dessus de tout soupçon ; c’est-à-dire des hommes parfaitement vertueux ; car telles sont les qualités que l’on doit rechercher.

ARTICLE XXX.

Grand Consistoire

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Comman­deur doit avoir dans son registre le modèle de toutes espèces de Lettres de Constitution, depuis le Symbolique jusqu’à et compris le 33ème d e­g r é, des Rites Ancien, Moderne et Écossais ; et ce pour pouvoir en déli­vrer selon le besoin.

ARTICLE XXXI.

Souverain Sénat du 33ème degré

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Comman­deurs du Saint Empire sont les dépositaires et les conservateurs des Grandes Constitutions Secrètes que sont les décrets du 33ème degré, lesquels existent depuis que le monde est monde. Ces Illustres et Ad­mirables Commandeurs ont juré et prêté le plus terrible des serments de se conduire de manière à faire chérir l’Ordre Royal et Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie, et de faire obéir à ses lois ; et de se conformer à, et d’exécuter, tout ce qui pourra concerner le bien-être de l’Ordre en général.

ARTICLE XXXII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit faire exécuter à la lettre les Règlements, Statuts et Constitutions des divers grades que chacun possède. Il doit lui-même, p e r s o n n e l l e­m e n t , prêter le serment de ne donner copie des Règlements Secrets du 33ème degré à aucun maçon du monde, sans en excepter les Chevaliers Kadosh et les Princes du Royal Secret, à moins d’en avoir obtenu l’ex-presse permission du Souverain Sénat.

ARTICLE XXXIII.

Souverain Sénat du 33ème degré

Nos ancêtres Commandeurs se sont servis de paraboles pour nous instruire ; mais le sens de leurs écrits n’est pas fait pour être compris par tous ceux qui peuvent les lire. L’erreur, l’ignorance et la supersti­tion sont le partage de ceux qui veulent essayer leurs forces contre la Raison, et contre les principes moraux de la Franche Maçonnerie.

La Maçonnerie n’a pas été jetée au hasard. Son type annonce un but moral.

Ô hommes ! Ô vous qui deviez être nos semblables ! N’encenserez-vous jamais que de vaines idoles ? Faut-il que le temple de la Vérité soit si désert ? Institution ancienne et sacrée, la Franche Maçonnerie vous offre les moyens de voir, mais les hiéroglyphes qu’elle place devant vos yeux vous sont inutiles. Le temple se dresse ouvert ; le bandeau tombe de vos yeux, et pourtant vous ne voyez pas. Qu’on vous demande : « Qu’avez-vous vu ? » Vous répondez : « Rien ».

Eh bien ! Apprenez que l’objet de nos rech e r ches est de détruire le mensonge, et de connaître la vérité.

Tous les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Com­mandeurs de l’Ordre sont tenus d’avoir toujours avec eux les présentes Constitutions Secrètes, pour s’en servir au besoin.

En [Et] y avons apposé le sceau de nos Illustres Souverains Com­mandeurs du 33è m e d e g r é, du Souverain Sénat, et celui de notre Grand Conseil, à l’orient de Paris, sous le C. C. [Celestial Canopy], l’an de la Vraie Lumière 5761 ; en vulgaire le 27è m e août 1761 ; en hébreu lvla

[ E l o ul] le 27è m e, 1761. Et signé comme suit:

Maximilien de Saint Simon Chaillou de Jo i n v i l l e, G. P. , 3 3è m e d e g r é. Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é.

Comte de Choiseul, To p i n , Grand Commandeur, 3 3è m e d e g r é. Grand A m b a s s a d e u r, Prince Maçon. B o u chier de Lenoncourt,

Le Souverain Prince de Rohan, Prince Maçon.

Prince Maçon. D u b a n t i n , Brest de la Chaussée, Prince Maçon.

Souverain Prince.

Je certifie, moi, Alexandre Auguste de Grasse, Souverain Député Grand Inspecteur Général et Souverain Grand Commandeur à vie des Isles du Vent et sous le Vent. Je certifie, dis-je, que les présentes Constitutions Secrètes sont conformément à celles du Souverain Grand Commandeur Stephen Morin dont copie a été transcrite sur mon registre au Grand Orient du Cape, le 8ème jour du 5ème mois, appe­lé zvmt [Tamouz], près le C.C., l’an de la Vraie Lumière 5562, 8 juillet, 1802

 

Signé                                                                         Auguste de Grasse

                                                                                                     Grand Commandeur

 

 

LE NEC PLUS ULTRA

 

 

Constitutions Secrètes extraites de l’ouvrage
d’Albert Pike :
The Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry,
publié en (1872),
Transcription du texte français réalisée par
Guy Chassagnard (8 octobre 2004).

Partager cet article

Repost 0
Published by Thomas Dalet - dans Histoire du REAA
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Loge de Recherche Laurence Dermott
  • Loge de Recherche Laurence Dermott
  • Contact

Blason de la RL Laurence Dermott

Loge-Dermott.gif

        729 ARTICLES

                    603    ABONNES 

Recherche

St Patrick blessing

God save the Ireland

           

Michaël Collins