Rites et rituels

Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 16:07

La disposition, les symboles et les ornements de la Maçonnerie de l’Arche Royale, ainsi que les rites et les cérémonie que nous pratiquons à l’heure actuelle, furent adopter par nos prédécesseurs lors de la construction du Second Temple. Ils le furent, aussi bien pour nous remémorer les voies providentielles grâce auxquelles ces anciens secrets furent retrouvés, que pour graver dans nos coeurs ces hautes leçons de morale que nous sommes tenus de mettre en pratique en tant que membres de ce Suprême Degré.

La forme d’un Chapitre de l’Arche Royale, lorsqu’il est convenablement aménagé, se rapproche, autant que les circonstances le permettent, de celle de l’Arche Caténiforme. Ainsi conservons nous présente à la mémoire l’image du caveau voûté dans lequel le Mot Sacré fut déposé, tandis que la structure impénétrable de cette Arche, la plus solide des constructions architecturales, nous enseigne la nécessité de sauvegarder nos mystères de la profanation par la discrétion la plus inviolable. Elle symbolise aussi avec force cette adhésion indéfectible à l’ordre social et à l’esprit d’union fraternelle qui ont assuré la force et la continuité de tout l’édifice maçonnique, lui permettant ainsi de survivre à la ruine des plus grand empires et à la puissance destructrice du temps. Et, de même que les éléments constituant l’Arche Caténiforme convergent naturellement vers le centre ou clef de voute qui resserre et maintient l’ensemble de la construction, de même, apprenons-nous à considérer avec respect toute autorité civile ou maçonnique légalement constituée et à nous y soumettre de bonne grâce.

Les trois Principaux du Chapitre représentent la clef de voute de l’Arche car, s’il fallut arracher cette clef de voute pour retrouver les secrets de l’Arche Royale, il faut également passer par les trois chaires pour acquerir une connaissance parfaite de ce Suprême Degré. Dans la maçonnerie de l’Arche Royale, nous reconnaissons six lumières: trois secondaires et trois principales. Les trois lumières secondaires représentent la Lumière de la Loi et des Prophètes, et leur nombre fait allusion aux ordonnances patriarcales, mosaïques et prophétique. Les trois lumières principales représentent le Mot Sacré lui même et symbolise les pouvoir créateurs, protecteur et destructeur de la Divinité. Ces lumières sont disposées en forme de triangle équilatéral et chacune des lumières secondaires se trouve au milieu des lignes formées par les lumières principales. Le plus grand triangle est ainsi divisé géométriquement en trois triangles plus petits à ses extrémités et un quatrième au centre. Tous les quatre sont égaux et équilatéraux. Cette disposition symbolique correspond au mystérieux triple Tau qui comporte deux angles droits à chacune de ses extrémités et deux autres au centre, soit en tout huit angles droits. Ces huit angles droits correspondent à l’ensemble des angles formés par les quatre triangles, puisque la somme des angles de tout triangle est égale à deux angles droits. Cela permet aussi d’expliquer le bijou porter par les Compagnons dont les intersections forment un certain nombre d’angles. On peut en faire cinq combinaisons différentes et, si on les ramène à leur valeur en angles droits on s’aperçoit qu’elles  correspondent aux angles  contenu sur la surface des cinq corps platoniciens représentant les quatre éléments et la sphère de l’Univers. L’écharpe portée par les Comp. est un emblème sacré symbolisant la lumière car elle est composée de deux des principales couleurs dont les voiles du Temple et du Tabernacle étaient tissés. Ce caractère sacré est encore démontré par le dessin irradié qui a toujours été considéré comme l’emblème de la dignité royale et du pouvoir.

Les insignes figurant sur les bannières que portent les Comp. sont les armoiries distinctives des douze tribus d’Israël. Elles font allusion à la bénédiction prophétique du Patriarche Jacob, à ses 12 fils après qu’il les eut réunis à cet effet, peu de temps avant sa mort, ainsi qu’il est écrit au 49ème Chapitre du Livre de la Genèse. Il est fait également ment ion des Tribus au  Second Chapitre du livre des Nombres. Les quatre bannières principales représentent les étendards de tête des quatre divisions de l’armée d’Israël; elles portaient comme emblème un homme, un lion, un boeuf et un aigle. Un homme pour personnifier l’intelligence et la compréhension, un lion pour représenter la force et la  puissance, un boeuf pour exprimer la patience et l’assiduité, un aigle pour indiquer la promptitude et la rapidité avec lesquelles les volontés et les désirs du Grand JE SUIS sont toujours exécutées. Les attributs des sceptres dénotent les dignités Royale, Prophétique et Sacerdotale, qui ont toujours été et doivent toujours être conférées d’une manière spéciale comportant la communication de secrets particuliers.

Le V.S.L., l’E. et le C. sont les emblèmes propres aux trois Grands Maîtres qui présidèrent à la construction du Premier Temple. Le V.S.L. représente la Sagesse du R.i S.....n, l’E la force de H...m R.i de T.r et le compas l’habileté raffinée de H...m A.i. Le maçon vraiment spéculatif les considérera toujours cependant comme les véritables symboles de la Sagesse, de la Vérité et de Justice du Très Haut. La Sagesse du Très Haut est amplement démontrer dans le V.S.L. qui nous apporte le témoignage de Sa Toute Puissance et nous révèle Sa Volonté. La Vérité du Très Haut est représenté à juste titre par l’E qui est le symbole reconnu de la force et le critère de la perfection. Sa Justice infaillible et impartiale, ‑qui a défini pour notre instruction les limites du bien et du mal et assigné à chacun de nous la part qui lui revient de félicité et de peine‑, est démontrée clairement par le C. instrument  qui nous permet de mesurer et de déterminer les limites de toutes les figures géométrique et, ainsi, d’avoir une idée de leur rapport ou de leur égalité avec un modèle donné. Le glaive et la truelle furent adoptés par les Maçon de l’Arche Royale pour commémorer la vaillance de ces hommes valeureux qui participèrent à la construction du Second Temple et qui, la truelle à la main et le glaive au coté, étaient toujours prêt à défendre la Cité et le Sanctuaire Sacré contre les attaques non provoquées de leurs ennemis. Il ont ainsi légué aux générations futures une leçon impressionnante en montrant qu’une résistance virile et déterminée à la violence arbitraire est le premier des devoirs sociaux après l’obéissance absolue à l’autorité légalement constituée La pioche, le levier et la pelle sont les outils qu’utilisèrent les Séjournants chargés de préparer le terrain pour les fondations du Second Temple: la pioche pour défoncer le sol, le levier pour prendre des appuis et la pelle pour enlever le gravois et rejeter la terre. La signification spirituelle que nous donnons à ces outils est la suivante: Le coup de pioche nous fait penser au son de la trompette du jugement dernier, alors que le sol tremblera, s’ouvrira et que les tombes libéreront leurs morts. Le levier, emblème de la droiture, représente l’attitude de notre corps lorsqu’il se dressera en ce jour redoutable pour se présenter devant son juge terrible mais clément. Le travail de la pelle nous dépeint bien la position du corps couché dans la tombe et nous, nous espérons avec une humble mais sainte confiance, qu’après nous être défait de notre dépouille terrestre, notre âme s’élèvera vers la vie immortelle et l’éternelle béatitude.

Par Thomas Dalet - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 16:01

il y a trois époques dans l’histoire  de la Franc-Maçonnerie qui méritent plus particulièrement de retenir votre attention. Ce sont: celle de la création de la première Loge ou Loge Sainte, celle de la Seconde Loge ou Loge Sacrée et celle de la troisième Loge ou Grande Loge Royale.

La Première Loge ou Loge Sainte fut crée en l’A.L. 2515, deux ans après la délivrance des enfants d’Israël de leur esclavage en Egypte, par Moïse, Oholiab et Betsabel, en un lieu Sacré,au pied du Mont Horeb dans le désert du Sinaï. Ce fut là que les enfants d’Israël plantèrent leurs tentes et se réunir afin d’offrir leurs louanges et leurs remerciement au Très Haut pour la façon remarquable dont il les avait délivrés des Egyptiens. Ce fut là, également, qu’à une époque plus reculée, il avait plu au Très Haut de Se Reveler à son fidèle serviteur Moïse, de le designer d’une part comme le Grand Ambassadeur de Sa Colère contre Pharaon et so peuple, d’autre part comme messager de délivrance et de salut à l’égard de la Maison de Jacob. C’est là aussi qu’eut lieu la révélation du Tabernacle et de l’Arche d’Alliance, objets d’une forme et d’un modèle mystérieux. C’est là encore que furent gravée de la main du Très Haut les Tables de la Sainte Loi avec leurs commandements si sublimes et complets des devoirs moraux et religieux. C’est là enfin que furent dictées par Sa Sagesse infaillible ces Constitutions civile et religieuse aux formes particulières qui, en séparant son peuple élu de toutes les autres nations, consacra Israël comme un vase d’élection pour Son Service.
Pour ces raisons, on appela cette Loge: Première Loge ou Loge Sainte.

S.....n R.i d’I....l, H...m R.i de T.r, et H...m A.i, présidèrent la Deuxième Loge ou Loge Sacrée qui fut créée en l’A.L. 2992 au sein de la Montagne Sainte de Moriah, au centre même du terrain où le sanctuaire solennel du Sanhédrin fut élevé plus tard. En ce lieu Sacré, Abraham avait prouvé sa foi intuitive en ne refusant pas d’offrir son fils bien-aimé Isaac en holocauste sur l’Autel de Son Dieu, alors qu’il plût au Tout Puissant de lui substituer une victime moins chère. Là sur l’aire d’Aravna, le Jébusien, David offrit le sacrifice médiateur grâce auquel la peste fut enrayée. C’est là aussi qu’il eut une vision où lui furent révélés les plans de ce magnifique Temple construit plus tard par son illustre fils, celui de qui Dieu avait dit: « Ce sera lui qui bâtira une maison à mon Nom et j’affermirai pour toujours le trône de son royaume ». Pour ces raisons, on appela cette Loge: Seconde Loge ou Loge Sacrée.

La Troisième Loge ou Grande Loge Royale se tînt à Jérusalem et fut créée en l’A.L. 3469, par Z. Prince du peuple, A. Le Prophète, et J. fils de Jotsadak, le Grand Prêtre peu après le retour des enfants d’Israël de leur captivité à Babylone. C’est à cette date que la ligné royale de David et la tribu princière de Juda, en la personne de Z., recouvrèrent le pouvoir royal dont les vestiges ne s’effacèrent qu’après la destruction de Jérusalem par les Romains, sous les ordres de Titus, dans la 70ème année de l’ère actuelle. C’est pour commémorer cette restauration qu’on appela cette Loge: Troisième Loge ou Grade Loge Royale et c’est à ses nobles origines que se réfère notre Chapitre. En effet, nous reconnaissons que tout Chapitre de l’Arche Royale régulier, dûment assemblé et convenablement consacré, représente le Grand Chapitre de la Sainte Arche Royale de Jérusalem. Les trois Principaux représentent Z., A., et J. Dont ils portent les noms. Les deux scribes représentent Esdras et Néhémie, lecteurs et commentateurs de la Sainte Loi et membres du Grand Sanhédrin. Vous même représentez les Séjournants qui, en récompense de leur zèle et de leur fidélité qui les amenèrent à découvrir des secrets de l’Arche Royale si longtemps perdus, furent admis à prendre place parmi les Princes et les Chefs du Peuple, représentés ici par tous les autres Compagnons.
Par Thomas Dalet - Publié dans : Rites et rituels
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 15:49

 

Les us et coutumes des Franc-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seu­lement à leurs grands prêtres ou mages, qui s'enga­geaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

Le système de Pythagore était fondé sur un princi­pe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-Maçonnerie, cependant n'est pas la plus ancien­ne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne serve à inculquer les prin­cipes de la Piété et de la Vertu à ceux qui les profes­sent sincèrement.

Permettez-moi d'attirer, tout d'abord votre atten­tion sur la forme de la Loge qui est un parallélépipède, s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les direc­tions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la Charité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

Nos Loges sont placées en des lieux sacrés car la pre­mière Loge fut consacrée par trois grandes offrandes qui reçurent l'approbation divine.

La première fut le consentement d'Abraham à la volonté de Dieu, en ne refusant pas de lui offrir en holocauste son fils Isaac, alors il plut au Très Haut de lui substituer une victime qui lui fut moins chère.

La deuxième, les nombreuses et ferventes prières du roi David, qui apaisèrent la colère de Dieu et arrê­tèrent l'épidémie de peste qui faisait rage parmi son peuple, par suite de la faute qu'il avait commise en le dénombrant.

La troisième, les nombreuses actions de grâce, offrandes, holocaustes et riches présents, que Salomon, roi d'Israël fit, en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au service de Dieu. Par ces trois grandes offrandes, les bases de la Franc-Maçonnerie furent, sont et resteront, je l'espère, éternellement sacrées.

Nos Loges doivent être orientées d'Est en Ouest car tous les Temples dédiés à l'adoration divine, comme les Loges de Maçons régulières et dûment constituées, sont ou doivent être ainsi orientées. À cela nous donnons trois rai­sons principales :

La première est que le Soleil, la Gloire du Seigneur, se lève à l'Est et se couche à l'Ouest.  La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bien­heureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison, qu'il serait trop long de vous expli­quer maintenant, vous sera donnée au cours des "Lectures Émulations" auxquelles vous aurez, je l'es­père, souvent l'occasion d'assister.

Nos Loges sont soutenues par trois grande colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté.

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne.

La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience.

L'Univers est le Temple de Dieu que nous servons. La Sagesse, la Force et la Beauté soutiennent Son Trône comme les piliers de Son OEuvre, car Sa Sagesse est infi­nie, Sa Force omnipotente et Sa Beauté resplendit dans l'ordre et la symétrie de l'ensemble de la création : Il éten­dit les cieux à l'infini, comme un vaste baldaquin, Il dis­posa la terre, comme un marchepied, Il couronna Son Temple avec les étoiles, comme d'un diadème et de Sa Main rayonnent la Puissance et la Gloire. Le soleil et la lune sont les messagers de Sa Volonté et toute Sa Loi est la Concorde.

Nos Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui sont les emblèmes de ces divins attributs et qui, de lus, représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abif.

Salomon, Roi d'Israël, pour la sagesse qu'il montra en construisant, dédiant et consacrant le Temple de Jérusalem au servi­ce de Dieu.  Hiram, Roi de Tyr pour la force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux.  Hiram Abif pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

Mais, comme nous n'avons pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, nous leur donnons les noms les plus célèbres qui sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

Une Loge de FM. est couverte d'un baldaquin céleste de dif­férentes couleurs, comme la voûte du ciel.

Le moyen par lequel nous espérons y parvenir, comme Franc-Maçon, consiste en l'aide d'une échelle, appelée dans les Saintes Écritures « Échelle de Jacob ».  Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales dont les principales sont:

la Foi, l'Espérance et la Charité. La Foi dans le Grand Architecte de l'Univers, l'Espérance dans le salut et la Charité envers tous nos semblables. Elle rejoint les cieux et repose sur le Volume de la Sainte Loi, car les doctrines contenues dans ce Livre Sacré nous enseignent à croire aux sages préceptes de la Divine Providence.  Cette croyance fortifie notre Foi et nous permet d'atteindre le premier degré.  Cette Foi crée naturellement, en nous un espoir de participer aux promesses divines contenues dans ce Livre Sacré.  Cette espérance nous permet de gravir le second degré, mais le troisième, et le dernier, étant la Charité, renferme le tout, et le Franc-Maçon qui possède cette vertu dans son sens le plus vaste, peut être considéré à juste titre, comme ayant atteint le sommet de sa profession spirituelle ; symboliquement une demeure céleste voilée aux yeux des mortels par le firmament étoi­lé, représenté ici, emblématiquement, par sept étoiles.  Ce chiffre est une allusion au nombre de Franc-Maçons réguliers sans lequel aucune Loge ne peut être parfaite, ni aucun candidat légalement initié dans l'Ordre.

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des bijoux et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, et la Bordure Dentelée qui l'entoure.

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le merveilleux dallage d'une Loge de Francs-Maçons en rai­son de sa diversité et de sa régularité.  Ceci fait res­sortir la diversité des êtres et des objets, dans le monde, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, nous rap­pelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bien­faisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'hu­manité.

La Bordure Dentelée nous rappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une mer­veilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil.

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Sainte Loi, le Compas et l'Équerre.

Les Saintes Écritures doivent régler et diriger notre Foi.  C'est sur Elles que nos candidats à la Franc-Maçonnerie prennent leur Obligations.  De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler notre vie et nos actions.

Le Volume de la Sainte Loi est un don de Dieu à toute l'humanité en général ; le Compas est réservé au Grand Maître et l'Équerre appartient à tous les Frères.

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire ou règle avec fil à plomb.

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajus­ter les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue.  Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les hori­zontales.

La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les mon­tants quand on les fixe sur leurs bases.  Or comme nous ne sommes pas tous des Maçons opératifs, mais des Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre nous enseigne les bonnes mœurs, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans notre vie et nos actions.

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis à leurs successeurs lors de la cérémonie de l'Installation.

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner.  La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer.  La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour essayer et ajuster ses outils.  Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères puissent en tirer des ensei­gnements moraux.

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères de s'instruire en Franc-Maçonnerie, de même le Volume de la Sainte Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle du Grand Architecte de l'Univers sur laquelle il a tracé Ses Lois Divines et Ses Enseignements Moraux qui, s'Ils nous sont familiers et si nous Les appliquons, nous conduiront vers cette Demeure céleste, qui n'est pas faite de main d'homme, Éternelle dans les cieux.

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière, mais grâce à l'habileté et l'in­géniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice.  C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre.  Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son âme, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

La Pierre cubique a une forme régulière ou qua­drangulaire qui peut être contrôlée au moyen de l'Équerre et du Compas.  Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Piété et de Vertu.  Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre de la Parole Divine et le Compas de sa propre conscience.

Dans toutes les Loges dûment consacrées et régulière­ment constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Sainte Loi, supportant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les cieux.

Si nous connaissons bien ce Livre Sacré, et si nous appli­quons les doctrines qu'il contient, il doit nous condui­re, de même que ces deux lignes parallèles, vers celui qui ne nous décevra pas mais qui n'admettra pas que nous le décevions.

En faisant le tour de ce cercle, nous devons nécessaire­ment toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Sainte Loi, et quand un Frère se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

Le mot Lewis ou Louve signifie « Force » et est symbolisé ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon. Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il per­met au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

Louveteau est le nom donné au fils d'un Franc-Maçon.

Son devoir, envers ses parents, est de supporter le far­deau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne et si méritante soit‑elle.

Aux coins de la Loge pendent quatre glands qui doi­vent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est à dire la Tempérance, le Courage, la Prudence et la Justice.  La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères.

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Piété.  Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

Par Thomas Dalet - Publié dans : Rites et rituels
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 18:58


L'Arche Royale irlandaise : la légende n'est pas la même et repose sur la reconstruction du Temple..

A noter les quatre voiles

Let us now consider the Irish Royal Arch Chapter as worked today. The only

qualification is that the candidate has been a Master Mason of at least twelve months.

The Irish Royal Arch Chapter as worked to day, is set at the repair of the Temple

under Josiah, about 620BC, and is thus more true to the Biblical text of 2nd Chronicles

Chpt. 34 Verses 1-14. Companions, this is the reason that Irish Masons wear their

Aprons under their jackets as the repair took place at a time when Israel was at peace

(a rare occurrence even to this day) we remove our Jackets, when we go to work. The

other two Supreme Bodies set the degree some 100 years later when the Jews having

received their freedom from Cyrus (King of Persia), return to Jerusalem to rebuild the

Temple under the leadership of Zerubbabel (this episode of Jewish history is worked

in Ireland under the Grand Council of Knight Masons).

In Ireland most Halls follow the same design with the Lodge Room on the

upper storey and a Dining Room and Kitchen on the lower. Therefore the Lodge Room

will be changed to suit the Chapter working The room will be divided by four coloured

veils blue, purple, scarlet and white, which are hung North South, and divide the room

East to West. The colours not only parallel those of the Tabernacle the tent like

structure that housed the Ark of the Covenant during the Children of Israel wandering

in the wilderness but also the four ancient elements, air, water, fire and earth. All are

guarded by Captains except the Captain of the White veil who is however known as

the Royal Arch Captain. All have small Banners similar to the colours of their

respective veils, on these banners is a six pointed star in the centre of which is a triple

tau n.b. these are the only banners in an Irish Chapter. The white veil separates the

Council Chamber from the rest of the room, the Superintendent of the Tabernacle sits

inside the Council Chamber within the White veil and the Captain of the Host sits in

front of the three principal Officers , named as the Chief Scribe, High Priest and the

Excellent King, these represent Shaphan, Hilkiah and Josiah although they are never

named in the ceremony. The altar is in its traditional place in the centre of the Lodge

Room and will have a special compartment let into the top this will have a lid with a

ring fitted to enable the crow bar to be inserted. Some Halls have a proper vault in the

floor, unfortunately due to health and safety considerations they are rarely used to-day

as they were intended. However, there is always a light to illuminate the magnificent

plate of gold!

The ritual may appear simple to Scottish and English Companions, but it is

worth giving a brief outline; before the chapter is opened the Ex. King will instruct

any who are not Royal Arch Masons to retire, this is obviously retained from the time

all degrees were worked under the Craft Warrants. After proving the Chapter tyled and

guarded next the Captain of the Host is asked if he can vouch all present as Royal

Arch Masons (No password is given) when the Captain of the Host gives this

assurance the Officers of the Chapter are asked to take their places. The Captain is

next instructed to announce to the Companions to divide the word, all divide the word.

In Ireland the word is the old tripartite one despite a move to change to the one now

used in England and Scotland, a ground swell of opinion from the Irish Companions

stopped this change. The Captain of the Host will have to assure the Ex. King that the

symbols use in our ceremonies are safely preserved and duly deposited. After a prayer,

during which the banners are lowered, the Chapter is declared open.

The degree is divided into two parts, Reception and passing the Veils and the

Degree of the Royal Arch. The Candidate(s) are hoodwinked on entry into the chapter

room, (it is preferable to have three candidates but a Companion can make up the

number) they then pass under an arch made with the hands of the Brethren, then they

take an obligation as a Royal Arch Mason after which they are conducted to the Blue

veil where they are challenged by its Captain for the password, this being given by his

conductor they are now admitted and instructed in the password and sign for passing

the veil, This ceremony is repeated for the purple and red veils. The candidates are

now admitted into the Council Chamber where they express their desire to help with

the work of repairing the Temple the candidates having received permission to assist

with the work leave the room. They return in the attire of workmen i.e. they are in

their shirt sleeves and commence to clear the rubble with a spade, and discover the

secret vault when the pick strikes its top to produce a hollow sound, and lift the ring in

the top with the crow bar, if there is one candidate he will be figuratively lower into

the vault to discover the items left there by our three Grand Masters which will be

explained to him by his conductor. Brethren this is a much truncated version of the

degree, there are no ceremonies at the festive board as in England ( I have attended the

Aldergate Chapter as a guest of its former Scribe E.)

It is common to hear the Chapter referred to as the red, as the regalia as worn

in the Chapter is all red and consists of an apron and sash worn from right shoulder to

left hip, and in certain Chapters white gloves. As in the two other Home constitutions a

member Jewel on a white ribbon may be worn but it is more usual to see the Past

Kings one on a red ribbon and since 1991 a past V. W. Masters jewel is also permitted

in Chapter but it is not permitted to wear Chapter jewels in Craft Lodges although

most people would be too polite to pass comment on a visitor doing so. The

inscriptions on a Royal Arch jewel are as follows, round the circle 'SIT TIBI SCIRE

SATIS SI TALIA JUNGERE POSSI' ( If you canst unite such things thou knowest

enough). On five sides of the two triangles are inscribed in Greek, Latin and English

(O, worshipper of God citizen of the world).

Par Thomas Dalet - Publié dans : Rites et rituels
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Dimanche 30 août 2009 7 30 /08 /Août /2009 18:46

par le Comp:. Harry Carr, P.G.St.B.
Traduction par le Comp:. Gilles Chiniara

Discours donné devant les membres du Chapitre London de Premiers Principaux, no 2712

Cette présentation doit commencer par une excuse, puisqu'il est évident que certains des concepts présentés ici paraîtront surprenants, sinon outrageux. Je dois ajouter qu'ils seront expliqués aussi simplement que possible, à la lumière de la connaissance maçonnique actuelle.

L'Arche Royale fit son apparition en Angleterre durant les années 1740. Nous pouvons supposer que les graines de cette nouvelle cérémonie avaient commencé à germer quelques années avant les premiers rapports officiels, mais nous ne pouvons remonter plus tôt dans la datation de l'Arche Royale.

Raisons pour l'Arche Royale

À la question : «Pourquoi l'Arche Royale est-elle apparue?», la réponse proposée est qu'une cérémonie supplémentaire, ou un «quatrième degré» distinct, était inévitable; ceci peut être expliqué par la connaissance que l'on a de l'évolution des trois degrés symboliques.

Si nous remontons dans l'histoire de la franc-maçonnerie anglaise aussi loin que nous l'osons, au temps où les degrés ou grades maçonniques se développaient encore, il apparaît presque certain que la première cérémonie maçonnique fut réalisée pour le Compagnon maçon, c'est-à-dire l'artisan entraîné et accompli.

Le système des Apprentis fait ses premières apparitions en Angleterre au XIIIe siècle, et il convient de supposer que l'autre degré fut développé comme cérémonie d'admission pour les Apprentis.

À ce moment, et jusqu'au crépuscule du XVIIe siècle, le métier n'avait que deux cérémonies d'admission : l'une pour les Apprentis ou les Apprentis Reçus, l'autre pour les «Compagnons» ou «Maîtres». Tôt ou tard, il devenait inévitable qu'apparaîtrait le désir de cérémonies distinctes pour les Compagnons et les Maîtres; les deux s'égalaient par leurs compétences techniques, mais les Compagnons étaient des employés, et ceux d'entre eux qui étaient assez méritants pour devenir Maîtres allaient naturellement désirer un degré qui leur serait propre.

Le troisième degré apparut en Angleterre vers 1724-1725 et, en 1730, il était devenu assez connu, bien que rarement pratiqué.

À ce stade de l'évolution des degrés, les trois degrés du métier avaient chacun leur propre cérémonie; seul un seul degré n'était pas ainsi représenté. Il n'existait en effet aucune cérémonie propre aux hommes qui avaient présidé une loge, c'est-à-dire, les Maîtres de Loges. Une telle cérémonie devait fatalement apparaître vers 1740.

Ceci est, bien entendu, une simplification à outrance de l'histoire qui ne représente que mes opinions propres, mais elle est basée sur des fondements historiques et les dates mentionnées ici sont supportées par des preuves documentaires.

Les origines de la cérémonie de l'Arche Royale

En excluant les détails mineurs, il est possible de retracer les bases de la cérémonie de l'Arche Royale à deux histoires:

1. L'histoire biblique véridique décrivant le retour de Babylone et la construction du Temple.

2. La légende ancienne décrivant la découverte du caveau voûté, de l'autel et du Mot Sacré.

La portion biblique est de l'histoire pure. La légende, dans sa forme écrite, remonte au temps des premiers Pères de l'Église. Vers 400 A.D., Philostorgius, décrivant la reconstruction du Temple, rapporte la découverte du caveau voûté. Cette version semble constituer la charpente de la légende qui a survécu. Neuf-cents ans plus tard, au XIVe siècle, Nicephorus Callistus, dans sa description de la construction du quatrième Temple, étaye le compte-rendu de Philostorgius. Cette histoire est rapportée avec tant de détails saisissants qu'elle mérite une reproduction textuelle:

«Au moment de la pose des fondations, ainsi que je l'ai dit, il y avait une pierre parmi les autres, à laquelle la base des fondations était fixée, qui glissa de sa place et révéla la bouche d'une caverne qui avait été creusée dans le roc. Le plancher de la caverne se perdait dans l'obscurité de sa profondeur. Les surintendants, désireux d'en apprendre davantage, attachèrent l'un des ouvriers à une longue corde et l'y firent descendre. Celui-ci, atteignant le fond, y trouva de l'eau qui lui arrivait à mi-jambes et, fouillant tous les recoins de ce lieu creux, conclut, aussi sûrement qu'il le pouvait par le sens du toucher, qu'il s'agissait d'un carré. Retournant vers l'ouverture, il heurta un petit pilier, guère plus haut que le niveau de l'eau, et, l'illuminant, y trouva déposé un livre, enveloppé d'un linge léger et propre. L'ayant pris, il indiqua par la corde qu'ils devaient le remonter. Sitôt remonté, il leur montra le livre qui suscita leur admiration, ayant été découvert immaculé et intact, en un lieu obscur et sombre. Le Livre, ouvert, stupéfia non seulement les juifs, mais aussi les Grecs, par ce qu'ils lurent sur ses premières pages, écrit en lettres sublimes : ‘Au commencement était le Verbe, et le Verbe était avec Dieu, et le Verbe était Dieu.' En termes clairs, ces écrits contenaient visiblement tout l'Évangile que la langue divine du Disciple-Vierge avait énoncé.» (Extrait de A.Q.C., vol. Ixix, p.43)

J'ai donné ici la traduction de l'original, telle qu'elle apparaît en anglais, en 1659, dans l'ouvrage de Samuel Lee intitulé Orbis Miraculum. Deux points sont dignes de mention. D'abord, que la forme actuelle de la légende de l'Arche Royale n'est ni pure invention ni innovation récente; il s'agit bien d'une parcelle d'une légende religieuse remontant au cinquième siècle après Jésus-Christ, et probablement même plus ancienne.

Ensuite, le Livre Saint découvert dans le caveau voûté n'était pas l'Ancien Testament, avec les mots usuels : «Au commencement, Dieu créa...»; il s'agissait de l'Évangile selon St-Jean, un texte purement chrétien, et, au moment de sa première apparition, le degré de l'Arche Royale était également purement chrétien. Jusqu'à présent, nos cérémonies de l'Arche Royale débutent par une prière chrétienne, et le travail entier est empreint de symbolisme et d'idées trinitaires, si bien que, malgré son inspiration issue de l'Ancien Testament, une très forte influence chrétienne y demeure manifeste.

Lieu d'origine

Il est impossible de préciser, avec certitude, le pays d'origine de l'Arche Royale, mais il semble possible que la cérémonie ait été importée en Angleterre du pays d'Irlande. Plusieurs des premières références à l'Arche Royale proviennent, sans conteste, d'Irlande et, quand la Grande Loge des Anciens fut fondée en 1751, celle-ci reconnut l'Arche Royale comme un ajout plus ou moins essentiel aux degrés symboliques.

Il existe, toutefois, une autre possibilité voulant que la cérémonie ait ses sources en France, où une myriade d'innovations maçonniques fit son apparition au début des années 1740. En particulier, il existe une référence, dans le Sceau Rompu daté de 1745, à une classe supérieure de Maçons avec une cérémonie commémorant les maçons ayant oeuvré «une truelle à la main, une épée au côté». Plusieurs preuves similaires étayent l'opinion selon laquelle certaines caractéristiques particulières de la cérémonie de l'Arche Royale, quel que soit le nom qu'elle portait, étaient déjà connues sur le Continent à une date antérieure, mais ceci ne peut être considéré comme une preuve de filiation.

La première Grande Loge, des «Modernes», n'offrit aucune reconnaissance officielle ni aucun support à la cérémonie, bien qu'elle fût pratiquée par plusieurs loges de «modernes», et il est intéressant de noter que, quoique la cérémonie ne fût pas considérée comme une composante intégrale des trois degrés symboliques, elle était néanmoins pratiquée dans les loges ordinaires. Les Chapitres de l'Arche Royale n'existaient pas encore comme organisations indépendantes pour l'octroi de ce nouveau grade et il n'existait, bien évidemment, aucune instance dirigeante.

Le premier Grand et Royal Chapitre de l'Arche Royale de Jérusalem («Modernes») fut constitué en juillet 1767. Les «Anciens», qui avaient toujours considéré la cérémonie comme «le fondement, le coeur et la moelle de la Maçonnerie», n'avaient pas réalisé le besoin d'un organisme dirigeant distinct, et les minutes de leur premier Grand Chapitre débutent en 1782, après une série de résolutions adoptées dans leur Grande Loge en décembre 1771.

Développement de l'Arche Royale

En ce qui a trait au développement de la cérémonie de l'Arche Royale, il y a tout lieu de croire que celle-ci fut conçue initialement pour les Maîtres de Loge ou pour les hommes ayant déjà été vénérables d'une loge, et quoique les opinions sur ce point divergent quelque peu, il existe, en fait, une pléthore de preuves pour supporter cette affirmation. En 1744, Dr Fifield Dassigny publia un livre doté d'un titre interminable, A serious and impartial enquiry to the cause of the present decay of Freemasonry in the kingdom of Ireland (Une enquête sérieuse et impartiale sur les causes du déclin actuel de la Franc-Maçonnerie au royaume d'Irlande) dans lequel, évoquant l'Arche Royale, il la décrit comme «une organisation d'hommes ayant déjà été vénérables d'une loge».

Douze ans plus tard, Laurence Dermott, Grand Secrétaire de la Grande Loge des Anciens, mentionnait avec dédain ceux qui «se pensaient Maçons de l'Arche Royale sans avoir été vénérables d'une loge dans la forme régulière» (Ahiman Rezon, 1756, p. 48). Toutefois, à cette époque, la franc-maçonnerie n'étant pas aussi répandu qu'elle l'est aujourd'hui, une telle restriction — si elle avait vraiment été appliquée — aurait rendu la nouvelle cérémonie quasi-impossible, puisqu'il n'y aurait jamais eu suffisamment de candidats pour la maintenir vivante. Ainsi, nous découvrons très tôt les preuves de l'apparition d'une sorte de «degré de vénérable», artificiel, auquel les membres postulant l'Arche Royale recevaient un semblant d'Installation dans le but de se qualifier pour le degré de l'Arche Royale.

Les minutes de la première époque de l'Arche Royale (de 1740 à 1760 environ) sont rarissimes et peu informatives, mais il existe des registres d'une réunion d'urgence tenue à Bolton en 1769, durant laquelle trois hommes furent successivement installés comme vénérables, après quoi le Maître effectif de la loge fut réinstallé. À la loge Mount Moriah, maintenant au no 34, à Londres, il fut résolu, en juin 1785 que «... le Frère Phillips passera vénérable le jour de la St-Jean pour obtenir le Suprême Degré de l'Arche Royale...» À la Philanthropic Lodge de Leeds, actuellement no 304, les minutes de mai 1795 rapportent que «le Frère Durrans passa vénérable pour recevoir l'Arche Royale». Plusieurs rapports de nature similaire rendent évidente l'existence d'une cérémonie fictive de «passage du vénérable» qui fut largement pratiquée durant la deuxième moitié du XVIIIe siècle.

Quand les Grands Chapitres rivaux furent unis en 1817, le «degré de vénérable» fut officiellement aboli, mais son existence se perpétua à divers endroits jusqu'aux années 1850.

Jusqu'à aujourd'hui, dans plusieurs juridictions américaines, les préliminaires à l'Arche royale forment une cérémonie brève qui contient des éléments évidents de notre travail d'Installation.

Le rituel de l'Arche Royale

Quant au rituel de l'Arche Royale, il est surprenant de constater que, hormis les inévitables enrichissements et les changements graduels du style et de la présentation, les éléments essentiels demeurent, de nos jours, largement identiques à ce qu'ils étaient durant les années 1760. Les plus anciennes références de cette période indiquent que le candidat, les y:. b:. découvrit un parchemin qui contenait les premiers mots de l'Évangile de St-Jean : «Au commencement était le Verbe...» Les Séjournants interprétaient l'histoire de la «découverte», et le restant de la cérémonie, comme les degrés symboliques de nos jours, consistait en un Catéchisme de quelques 18 à 20 questions et réponses. Ceci peut être décrit comme le rituel de l'Arche Royale de la première période.

La deuxième période couvre approximativement les années 1780 à 1835. Dans les degrés symboliques, cette période a apporté les plus grandes évolutions stylistiques dans la présentation des éléments symboliques et illustratifs du rituel. Quant à l'Arche Royale, l'essence de sa cérémonie demeura essentiellement inchangée mais, au lieu de 18 à 20 questions dans le Catéchisme, il y avait à ce moment 80 à 100 questions exigeant de longues réponses couvrant la majeure partie de ce qui constitue, de nos jours, les conférences traditionnelle, symbolique et mystique. La quasi-totalité des éléments actuels des conférences se retrouvait, non sous forme de dissertations, mais de questions-réponses.

Le Nom ineffable n'était pas «partagé»; le «mot composé des quatre langues» l'était. Il n'y avait encore aucune lettre aux angles du T:. et le Triple T:. n'est pas apparu jusqu'à environ 1820. La cérémonie de l'Arche Royale connaissait alors de multiples avatars, sujette aux variations locales et aux capacités et limitations de ses interprètes. Apparemment, les deux Grands Chapitres ne firent aucune effort pour diffuser un rituel standardisé, et ce n'est qu'en 1817, avec l'union des deux rivaux, que les circonstances devenaient favorables à l'uniformisation du rituel.

Le premier pas vers ce but s'effectuait au début des années 1830 quand un comité fut nommé par le Grand Chapitre Suprême. Le travail semble avoir été dominé par le Rev. G. A. Browne, à un certain moment Grand Chapelain de la Grande Loge Unie, qui fut nommé spécifiquement lors d'une réunion, avec remerciements spéciaux pour ses services. En novembre 1834, les cérémonies furent répétées et approuvées par le Grand Chapitre Suprême, et un Chapitre de Promulgation fut constitué en 1835, pour une durée de six mois, avec le mandat d'agir comme Chapitre d'Instruction et, plus spécifiquement, d'assurer l'uniformité du rituel à travers l'Ordre. Il effectua des démonstrations des formes nouvellement approuvées des cérémonies d'Installation et d'Exaltation, durant une série de réunions tenues de mai à août 1835. En novembre 1835, pour éviter toute méprise, le Grand Chapitre «résolut et déclara que les cérémonies adoptées et promulguées par le Grand Chapitre spécial les 21 et 25 novembre 1834, constituent les cérémonies de notre Ordre qu'il est du devoir de tout Chapitre d'adopter.» Les différentes versions des rituels actuels, dont Domatic, Aldersgate, et Standard, sont toutes issues du rituel de l'Arche Royale de novembre 1834.

Par Thomas Dalet - Publié dans : Rites et rituels
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